Search VoyageForum
FR
Dormir pour pas cher dans le quartier Miraflores de Lima? English translation pending
by Oderaie · 2009-07-11 · 5 replies
Si vous voulez dormir a Miraflores (quartier touristique de Lima) dans une guesthouse atmosphere familiale, voici une super adresse:😉 EXPLORER'S HOUSE Av. Alfredo Leon 158 Miraflores (a hauteur de la Cuadra 10 Avenida Jose Pardo) LIMA www.geocities.com/explorers_house email: explorers_house@yahoo.es Tel: 00 511 241 5002

Il y a des dortoirs, chambres doubles. matrimoniales avec salle de bain privee ou commune, toutes avec eau chaude (de 21 a 35 soles), petit dej tres copieux INCLUS, cuisine a disposition, acces Internet GRATUIT, salon avec TV, service de laverie et aussi terrasse sur les toits. Eva, la gestionnaire vous donnera pleins de conseils utiles pour visiter Lima et les environs. Elle est vraiment adorable, attentionnee et c'est pas commercial! C'est toujours bien d'aider les Guesthouses qui ne sont pas dans les guides. N'hesitez pas a me contacter pour toute question meme sur d'autres endroits du Perou. Bon voyage!!! 🙂
Peut-on partir seule sur le Chemin de Compostelle English translation pending
by Luline · 2009-06-15 · 25 replies
Bonjour à tous ,

Si tout comme moi vous avez franchi ce pas et avez décidé malgré le stress et l'inquiétude de partir seule sur le Chemin de compostelle , je vous remercie de me faire part de vos témoignages , bons plans ...

Je suis de la Région Parisienne, je décide de faire une partie en train jusque je ne sais où ? Vos idées !? St Jean Pied de Port? Ou autre ... Je pense partir fin juillet ou début Août je ne sais pas encore , mais pour environ 3 ou 4 semaines . Quel budget faut-il prévoir ? Que faut-il emporter sans superflu? J'avoue mon ignorance , c'est mon 1er périple seule et à pied ! Je suis dynamique mais jamais fais un tel exploit , j'ai envie de me surpasser et c'est aussi une façon pour moi de tourner la page ...Me ressourcer en qelque sorte ! Je suis seulement stressée d'être seule même si je ne suis pas du genre pétocharde 😕! A vous lire toutes et tous il semblerait que l'on se fasse beaucoup d'amis en route alors j'ai bon espoir ... Merci de tous vos conseils et autres ... Amicalement Cécile.
Retour d'un séjour de trois semaines en Malaisie (avril-mai) English translation pending
by Cocodrilou · 2009-06-09 · 5 replies
Voici le petit résumé de notre séjour de 3 semaines en Malaisie (avril-mai). Nous avons voyagé avec le dernier Lonely Planet où nous avons noté un grand problème de mise à jour (marché n’existant plus à Kuala Lumpur, marché aux puces de Singapour disparus et remplacés par des centres commerciaux ou des parkings depuis plusieurs années !). Notre mode de voyage était routard et nous avons préf��ré les petits bungalows un peu rustiques aux Resorts rutilants et prenions souvent nos repas dans les gargotes et les marchés (très bonne hygiène générale). Nous avions bien préparé l’itinéraire et en avons été ravis de la gentillesse des gens et de la beauté des paysages

Mercredi 22 : Taman Negara- journée recup - hôtel Mat Leon,

Jeudi 23 : Taman Negara- journée canopy tour, ballade en jungle et baignade dans la rivière- hôtel Mat Leon

Vendredi 24 : Bus de retour pour Jerantut et train pour Kuala Lipis- ballade dans cette petite cité coloniale de caractère, assez décevante en fait mais très plaisante pour son grand marché du vendredi soir où on trouve de tout et même des bonimenteurs de foire pour alpaguer la foule et nous 2 les seuls touristes de cette bourgade. On profite du marché pour faire le plein de fruits et légumes pour avoir un peu d’autonomie alimentaire sur Perhentian où il n’y a pas autre chose que des biscuits et sodas à acheter- hôtel chinois sordide que nous ne recommanderons donc pas !

Samedi 25 : reveil à 3h30 pour prendre le train de nuit à 4h46 pour Kuanta Namera– taxi pour Kuala Besit (35RM) puis bateau pour Perhentian (1h30)- ballade sur le nord de l’île et snorkelling sur le joli spot devant le D’ Lagoon, pic nic sur la plage aux tortue- nuit au D’ Lagoon, un peu décevant car bruit entêtant du groupe électrogène, bungalows en bois mitoyen, véritable décharge derrière les bungalows et propriétaire peu aimable.

Dimanche 26 : un peu de snorkeling devant le D’Lagoon. Déçus par cet hotel, nous partons pour Long Beach en bateau, petite halte pour déjeuner dans une gargotte, la plus au calme, mais nous décidons de partir pour Coral bay (10 minutes à pied) qui nous paraissait plus tranquille (moins de bars sur la plage). Recherche d’hôtel sur Coral bay, on finit par poser nos affaires au Senja bay pour une seule nuit mais il nous faut trouver un hotel pour le lendemain et les jours suivants. Ballade vers Mira Chalet pour voir si cet endroit pourrait nous accueillir pendant 1 semaine. L’endroit est chouette mais très isolé (1h de marche de Coral Bay) et le seul bungalow de libre était le plus roots (les routards le quittant le lendemain étaient en fait assez contents de laisser les rats derrière eux) Du coup on réserve un bungalow fraichement repeint au Butterfly– nuit à l’Hôtel Senja Bay, assez classe et très clean pour le prix (sauf le week-end où ils doublent les prix). Souvent complet, on réussit à avoir une chambre pour une nuit.

Lundi 27 : Déménagement pour le Butterfly bungalow, achat des hamacs, snorkelling, nage, le bonheur quoi !- nuit au Butterfly hôtel, diner au Mama’s ou à côté, sur des tables posées dans le sable

Mardi 28 : snorkelling, nage, lecture- nuit au Butterfly hôtel, diner au Mama’s ou à côté, sur des tables posées dans le sable

Mercredi 29 : escursion de snorkeling (par le Maya beach resort, très bien : tortues, requins, baraccuda, raies, poissons clowns, incroyable !) - nuit au Butterfly hôtel, diner au Mama’s ou à côté, sur des tables posées dans le sable

Jeudi 30 : snorkelling, nage, lecture-- nuit au Butterfly hôtel, diner au Mama’s ou à côté, sur des tables posées dans le sable

Vendredi 1 : ballade sur Long Beach, reservation du trajet pour Cameron Highlands - nuit au Butterfly hôtel, diner au Mama’s ou à côté, sur des tables posées dans le sable

Samedi 2 : bateau pour Kuala Besut puis minibus pour cameron highlands, arrivée en fin de journée, petite ballade et et dîner au marché (réservé par Banana travel sur Long Beach, service impeccable)

Dimanche 3 : Ballade par le sentier de rando vers les plantations de thé de la BOH puis retour sur Tanah Rat et rando jusqu’au vieux Old Smoke Pub pour un tea & scones bien merité dans ce vieux pub, vestige de l’architecture coloniale anglaise – nuit chez father’s Guesthouse, impeccable guesthouse gerée de main de maitre par les très (peut-être trop) professionnels proprios.

Lundi 4 : Direction Sanga Palas Tea Plantation en bus. A l’intersection, nous faisons du stop et avons la chance de se faire prendre par des hollandais qui allaient jusqu’au sommet du Gunung Brinchang. Nous redescendons à pied par la jungle sur les hauteurs puis par les magnifiques paysages des theiers. Très peu de touristes car nous sommes lundi et nous profitons de ce calme. Retour au village pour prendre notre bus de 14h pour Ipoh qui n’en finit pas de ne pas partir (arhhh !). Arrivés trop tard à Ipoh pour prendre un bus à destination de l’embarquadère de Pangkor Island (re-arrg !) on s’offre un taxi et arrivons à la nuit tombée juste à temps pour l’apéro sur l’île– nuit au Nazri Nipah Camp, tout y serait parfait si ce n’était le bruit car une salle sert de tripot aux amis du patrons jusque bien tard dans la nuit, diner dans une gargotte de la plage du meilleur riz sauté de Malaisie

Mardi 5 : matinée sur la plage puis location de moto pour faire le tour de l’île, ballade sympa et superbe coucher de soleil à Pasir Bogak– nuit au Nazri Nipah Camp, tout y serait parfait si ce n’était le bruit car une salle sert de tripot aux amis du patrons jusque bien tard dans la nuit, diner dans une gargotte de la plage

Mercredi 6 : ballade en moto et pause sur la plage de Tortoise bay avant de prendre le bateau en début d’après-midi pour aller vers Teluk Intan où nous optons pour un taxi davant l’absence de bus. – arrivés à la tombée de la nuit au Kuala selangor Regional Park, nous posons rapidement nos affaires pour repartir avec notre chauffeurs voir les petites lucioles (ballade en bateau sur une rivière bordée d’arbustes et d’arbres couverts de lucioles, un joli moment plein de poésie à attraper cette petite lanternes vivantes) – nuits dans les chalets du parc régional, impeccables et très calmes

Jeudi 7 : ballade de bonne heure dans le parc, avant que celui-ci n’ouvre au public, un beau moment dans la nature à observer les singes, les oiseaux puis bus pour Kuala Lumpur. L’après-midi, après un bon Burger King, nous nous balladons dans le centre et dans Little India et finissons au coucher du soleil sur les KL towers pour observer la ville s’allumer à la nuit- nuit au village Guest house, très sympa si ce n’étaient les 200 piqures de puces de nuits au réveil !

Vendredi 8 : Une vrai journée d’expat’ : visite des Petronas towers avec tous les toutous, ballades au shopping center éponyme Kuala Lumpur. Reservation des billets de train pour Singapour et squatte de la piscine d’un grand hôtel 4 étoiles puis un menu de pizza, carbonara, bière. C’est sans doute les puces de lit qui nous ont données envie d’un peu de confort ! - nuit au village Guest house, où on nous a changé le matelas et les draps !

Samedi 9 : journée achat avant départ, avons cherché en vain un marché indiqué par le Lonely Planet, décidemment pas à jour, fait des achats de materiel photo, quelques bricoles et cadeaux- Train de nuit couchette pour singapour

Dimanche 10: journée à singapour, Chinatown, le quartier des berges de la rivière, Boat Quay et Clark Quay , Raffles Place, la ville coloniale, l'hotel de ville, le Parlement, le palais de justice les musées, les églises et le téléférique (l’arnaque)- retour à la gare pour récupérer nos bagages et filer à l’aéroport, vol 22h50
Croisière sur le MSC Fantasia: contrôles des bagages aux douanes? English translation pending
by Namou44 · 2009-04-27 · 6 replies
Bonjour à tous,

Avons franchi le cap. Notre première croisière est réservée sur le MSC FANTASIA, départ le 10 juillet 2010 de Marseille. Itinéraire Marseille, Gênes, Naples, Palerme, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille. Pouvez vous nous dire si le service des douanes effectue des contrôles lors du débarquement. Peut on garer un camping car dans le hangar 19 mole Léon Gourret à Marseille qui est l'endroit de stationnement des croisièristes ? ( Nous sommes également camping caristes !!! ) Problème éventuel de hauteur...... Merci d'avance pour vos réponses. 😛
Douceur de vivre au Nicaragua English translation pending
by Yemen · 2009-04-11 · 0 replies
Nicaragua du 21/02 au 7/03/2009 Nous sommes partis à deux, sans vraiment savoir ce que nous allions trouver car peu d’infos sur les forums et peu de personnes qui nous en avait parlé. Surprise : pays facile car transports bien organisés et pas chers, hôtellerie pour toutes les bourses, rien d’extraordinaire mais une douceur de vivre et quelques lieux très agréables. Le petit futé, pas terrible du tout et le guide Ulysse, moyen. Les guides sont complètement dépassées au niveau des logements. Les prix sont nettement supérieurs aux guides et il y a beaucoup de nouveaux logements bien +clairs et propres. Réseau de bus bien développé et pas cher avec des horaires fixes et des places assises … prendre les bus expresso quand c’est possible, c’est pratiquement le même prix que les bus regulares et cela va 2 fois plus vite. Tarifs et horaires sur www.living-history-nicaragua.com/horarios-de-buses-interurbanos Hôtellerie : relativement cher pour des voyageurs d’Asie. Dortoir, environ 7 dollars ; chambre simple, 20 dollars ; pour avoir des chambres agréables, plutôt 25/30 dollars. A partir de 45 dollars, c’est plutôt très bien. Bon, c’est une moyenne…

Aéroport de Managua. Pour prendre le bus pour Léon, Granada, Masaya, il faut se rendre à la gare de bus « UCA ». 2 solutions : par bus, il faut prendre un bus direction « LA SUBASTA » le n° 262, puis prendre le bus 114 ou 105 pour Uca. Ne pas être pressé. Mieux vaut prendre le taxi en traversant la route en face de l’aéroport, la journée : 4$ a deux. Le soir, le double Tuyau : de l’aéroport, pour aller de Managua a Grenada (ou l’inverse), il y a l’agence Paxeos, qui est situé sur le parque central a Managua qui fait le transport pour 12 $ par personne. www.paxeos.com reservas@paxeos.com (a conseiller si vous arrivée tard ou si vous partez tôt car dormir a Managua n’a pas grand intérêt) Si vous devez dormir à Managua et que vous arrivez tard, juste devant l’aéroport, il y a l’hôtel Las Mercedes. En réservant par les sites français, 85 euros, par www.destinia.com 56 euros. Au fait, taxe d’aéroport à l’arrivée à Managua : 10 $

Corn Island : Possible en bus de Managua mais très long. Sinon vol direct 2 fois par jours avec la compagnie « la costena » le matin et l’après midi, 1 h 30 de vol. Conseil : réserver avant par mail reservacion@lacostena.com.ni car ce sont de petits avions a hélices de 10 à 25 personnes. J’ai donné mon numéro de carte bleue par mail, aucun souci, billet à l’aéroport à l’arrivée. Ajouter 2$ par personne, par trajet, de taxe aéroport. Arrivée sur big corn Island, à l’aéroport, prendre un taxi pour un dollar pour aller à l’aéroport pour little corn Island. A pied, c’est vraiment très long et sans intérêt. Bateau qui attend les touristes à l’arrivée des 2 avions : ½ h de traversée, 6 $ par personne. A l’arrivée sur l’île, pas de bus, voiture. A vous d’aller d’un point à un autre pour trouver le logement. Sur la côte à l’arrivée, plage calme avec le village de l’île. Pour trouver « la » plage paradisiaque de l’ile, il faut partir a droite du ponton, suivre le chemin puis partir a gauche direction pension grâce ou casa iguana (15 mn). Sur cette plage, aucune habitation de la population locale. 5 pensions. La plus cher, la casa iguana (possible de réserver par internet). Beau jardin, ce n’est pas un tourisme de luxe mais c’est structuré. Sur la gauche, Il y a 4 petites pensions où l’on trouve des cabanes directement sur la plage. Entre 15 et 30 $ pour 2 personnes. Beaucoup de monde, on prend la cabane que l’on trouve…. Pour nous, ce fut la pension Grâce, pas terrible, préféré les autres si il y a de la place. On a aimé cette petite île avec une plage de sable blanc, des cocotiers, une mer d’un bleu … et sans grands hôtels, que des petites cabanes, pas de voiture, pas de tourisme de masse !!!! Demander où acheter du pain de coco chez un particulier, c’est excellent.

GRANADA Beaucoup d’hôtels. On n’a pas prospecté les dortoirs. Un bon rapport qualité/prix pour ceux qui ne cherchent pas le moins cher et qui veulent des chambres agréables : hospedaje valeria 25 $ pour deux. www.hospedajevaleria.com.ni hopedajevaleria@gmail.com ville très agréable même si plus touristique que Léon, marché très sympa.

LEON ville très dynamique, on a moins aimé que Grenada car plus de voitures mais intéressante. Beaucoup de mal a trouver des chambres qui ne soient pas sombre en dessous de 45 $ sauf à la Tortuga. Chambre à 20 $, simple mais petit patio intérieur sympa et cuisine pour se faire à manger. Pancakes gratuits le matin, café gratuit toute la journée. Dortoir 6$. 30mn à pied de la gare des bus (15 cordobas/ pers en taxi) www.tortugabooluda.com tortugabooluda@yahoo.com A éviter : excursion à st Jacinto. 1/2 heure de bus pour y aller et vraiment rien a voir sur place.

MASAYA très peu d’hôtels, ceux que nous avons trouvé sont pas chers mais très sombres. On n’a pas aimé la ville, on ne l’a pas trouvé belle et on a été très déçu par la marché.

OMETOPE Pour aller sur l’île en venant de San Jorge, aucun souci, de nombreux bateaux tout au long de la journée de 7 h 45 a 17 h 40 (la semaine. Bus de Granada jusque rivas (1 h 30) puis taxi pour un dollar jusqu’au Ferry. Sur l’île du volcan conception, il y a une route macadamisée avec des bus réguliers. Sur l’île du volcan Maderas, la route est défoncée mais il y a quand même des bus régulièrement. Mais il ne faut pas s’inquiéter pour le transport, on se fait prendre en stop très facilement.

A déconseiller : logement à la playa chaco verde. Une toute petite plage, rien à faire aux alentours. Partir directement sur l’autre presqu’île. On a beaucoup aimé l’hôtel « el canto » sur la plage de Santa Cruz. Ouvert depuis 2 ans, pas dans les guides. 25$. 4 chambres qui donnent sur une grande terrasse avec des hamacs d’où l’on a une superbe vue sur les deux volcans. Excellent rapport qualité/prix . Il faut réserver. A notre avis, à préférer à tous les hôtels du coin sur la playa Domingo. www.GoElEncanto.com Juste a côte, a 10mn à pied de la route, la finca el porvenir : Moins cher, chambres très propres, bon accueil, au milieu de la végétation. 16$ la chambre. Bien, simplement on a préféré l’adresse précédente pour la vue, l’espace. Pas d’adresse internet mais pas besoin de réserver car il y a beaucoup de chambres. De l’hôtel « elcanto », aller par la plage jusqu’aux hôtels de la playa Dominguo 2 h AR, lorsque l’on arrive à la finca el porvenir, ne pas prendre les chemins de randonnée à droite mais continuer le chemin tout droit. Le chemin traverse les habitations, on rencontre la population, très sympa, beaux paysages.

SAN CASTILLO C’est vrai que c’est un peu loin de tous les autres centres d’intérêt du Nicaragua mais malgré cela, à ne pas rater. Pour les bateaux : San Carlos/el Castillo plusieurs bateaux jusque 15 h ; El Castillo/San Carlos 5h20, 11h, 15h30 : 1h45 de trajet ; 5h, 7h, 14h (sauf dimanche) : 3h de trajet. 2 nouveaux logements très sympas pour un couple. « Elena Lodge » a gauche a l’arrivée des bateaux. 10 $ sans salle de bain et petit déjeuner mais belle terrasse qui donne sur la rue principale avec hamac s et chaises a bascules. Chambres au 1er étage, la famille vit au Rez de chaussée. « hospedaje Melany » a droite à l’arrivée des bateaux. 20 $ la chambre avec salle de bain et petit déj. Très cosy. Deux très bonnes adresses avec un excellent rapport qualité/prix.

bon voyage
Espèce ou travellers chèques en Argentine? English translation pending
by Marieetyaya · 2009-03-19 · 10 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un jeune couple partant en Argentine dans 2 semaines pour un séjour de 3 semaines, et nous n’arrivons pas à nous décider concernant l’argent à emporter ou pas là bas.

Notre séjour sera nomade, nous prendrons des bus, dormirons dans des auberges de jeunesse… Nous nous demandons si : nous devons emporter des traveller chèques, mais on a peur de devoir courir après des banques qui les acceptent et d’être perdant avec les commissions, partir avec beaucoup d’euros (environ 1000 euros) en espèce, changer au fur et au mesure, et effectuer quelques retraits ou ne faire que des retraits ponctuels au distributeur, mais d’après ce que j’ai pu lire sur les différents forums nous serons limités à 300 pesos par retrait et notre banque nous prendra environ 4 euros de commission à chaque fois...pas très économique comme solutions

Nous somme tirailler entre la sécurité et la facilité…

Comment avez vous fait durant voter séjour ?

Merci de vos réponses ! :-)
Nouvelles fraîches de l'hôtel Cuatro Palmas à Varadero? English translation pending
by Finepix · 2009-03-16 · 56 replies
bonjour

j'aimerais savoir si quelqu'un est revenu dernièrement du cuatro palmas.je part le 9 avril et je voulais juste savoir s'il y avais de nouvelles infos que je devais savoir.et si vous partez dans ses dates manifestez vous 😉 j'aime bien faire des rencontres avec les gents qui sont sur voyage forum. ne vous en fait pas je ne suis pas du genre a collé😄.je sais benny que tu seras la et qui d'autre
Hôtel Grand Palladium Lady Hamilton English translation pending
by Joseeodalpra · 2009-03-02 · 3 replies
🙂 Bonjour c'est decider nous allons en Jamaique au Grand Palladium Lady Hamilton . Voici mes quelques questions, qu' elle bloc de chambre on la meilleure vue, qu'elle restos a la carte a aller absolument, pour les excursions je ferais dunn's river falls absolument, une journee de plage a Negril a ce qu'il parait la plage est magnifique, et nous aimerions bien un journee en catamaran ??? Nous ferons probablement les 2 premiere sortie en taxi ... on me dit que c'est risquer de sortir sans guide touristique quelqu'un peu m'eclairer a ce sujet ? Pour la sortie en catamaran nous reserverons avec l'hotel. Merci, nous partons le 29 mars donc tres bientot. Merci a l'avance pour vos reponse . Josee
Distances entre les aéroports de Buenos Aires? English translation pending
by Adelante74 · 2009-02-22 · 15 replies
bonjour, j'ai besoin de savoir combien de temps, ou a quelle distance, se trouve l'aéroport international de celui des vols intérieurs sur buenos aires? merci par avance fernande
Démarches pour l'obtention du visa algérien? English translation pending
by Lmatina · 2009-02-15 · 10 replies
salut, tout le monde je suis un jeune algerien j'ai une relation avec une jeune colombienne, et elle souhaite venir chez moi, mais je connais pas les démarches a suivre pour qu'elle puisse avoir le visa algerien, en sachant que je peut lui fournir un hebergemen longue durée, merci d'avance.
Bretagne à vélo avec un enfant dans sa remorque English translation pending
by Mezzo38 · 2009-02-10 · 13 replies
Je souhaite faire une escapade d'une dizaine de jour en bretagne au moi sde juillet 2 adultes et un enfant dans sa remorque, je pensais emprunter le réseaux des voies vertes

je partirais de Rennes direction dinard, puis direction carhaix pour finir vers concarneau.

je m'apercois que les voies vertes ne sont pas en enrobé mais en stabilisé, je m'inquiete surtout pour le confort de ma fille est ce possible de rouler sur ces itnéraires avec une remorque pour enfant ?

le camping est il facile ? voila je suis preneur d'info merci
Itinéraire pour voyage d'un mois en Amérique centrale en partant du Guatemala English translation pending
by Bastien8887 · 2009-01-21 · 2 replies
Bjr, j'ai comme projet de partir pour une durée d'un mois en juin-juillet 2009 en Amérique centrale. Je souhaiterais débuter mon voyage par le Guatemala (arrivée à Guatemala city) et j'aimerais savoir s'il était faisable sur une durée de 1 mois de se rendre jusqu'au Nicaragua (départ de Managua) tout en ayant le temps de visiter le Honduras entre deux ? Merci d'avance pour vos témoignages qui me permetront d'évaluer le nombre de choses faisables sur 1 mois.
Passer la frontière Nicaragua - Costa Rica, à San Juan del Norte English translation pending
by Badot42 · 2009-01-20 · 5 replies
Bonjour a tous

Je n ai malheureusement pas tout compris sur la frontiere etre le nicaragua et la Costa-Rica, du moins en ce qui concerne mon parcours de voyage :

Je souhaite en effet partir de Granada et rejoindre San Juan del norte pour descendre la Cote des caraibes costa-Ricaines. Je sais que l on peut legalement passe du nicaragua au Costa-Rica par Cañas blancas et San Carlos / Los chiles, mais dans mon trajet, ces deux postes-frontieres ne me sont d aucune utilite et m ennuie dans la poursuite de mon voyage : Est-il possible de realiser les formalites de passages de frontiere sur la cote caraibe entre le Nicaragua et le Costa-Rica ? Si oui, dans quelle ville ?

Merci pour vos reponse.
Parcours de St Jacques de Compostelle au départ de Burgos, transport Bayonne-Burgos? English translation pending
by Estéfania · 2008-12-11 · 15 replies
bonjour, je compte faire la fin du parcours de st jacques de compostelle au départ de burgos par contre je ne sais pas de quel façon y arriver depuis bayonne? y a t'il des bus ou des trains qui font bayonne-burgos?? et y a t'il vraiment des gites tout au long du parcours? merci a ceux qui pourront me renseigner...
Princesse Galyani: funérailles nationales English translation pending
by Voyageurasi · 2008-11-13 · 112 replies
Source: Gavroche 10/2008 Numero 169 extrait de l article du talentueux Raymond Verge l article complet et le calendrier des ceremonies dans ce meme numero * la fin des obseques devaient obligatoirement s achever plusieurs semaines avant les rejouissances liees a l anniversaire du roi ( 81 ans le 5/12) afin de respecter la bienseance et comme il faut un ciel clement en ces circonstances il est preferable que cela se fasse apres la fin de la saison des pluies marquee par la joyeuse fete Loy Krathong. les ceremonies s etalerons du samedi 15/11 au dimanche 16/11 On s attend donc a des centaines de milliers de personnes a Bangkok sans compter les dizaines de millions qui suivrons les differentes etapes sur leur poste TV. Bien plus q une catharsis collective ce moment exceptionnel rassemblera spirituellement au dela des clivages politiques tout le peuple Siamois a la fois dans le deuil et la fierte legitime d appartenir a une grande nation, representee, voire incarnee par une famille royale bien au dessus du commun des mortels. Car au royaume de Siam selon une croyance encore bien ancree, le souverain est la personnification de Vishnou-Narayan dieu bienveillant par excellence. En principe les sujets de Sa Majeste seront habilles en noir du 14 au 16/11. Il sera demande aux etablissements de loisirs de reduire leurs activites, la radio et tv devront diffuser des programmes en concequence. Drapeau national en berne.
Traversée de l'Amérique Centrale à cheval English translation pending
by Gwladysss · 2008-10-18 · 3 replies
Salut, Hola, "Faites que vos rêves dévorent votre vie avant que votre vie ne dévore vos rêves!" (Saint Exupéry)

Dans le cadre de notre prochaine expédition, la traversée de l'Amérique centrale à cheval, nous recherchons sponsors et partenaires (matériel de randonnée/ bivouac, matériel équestre, structures d'accueil sur place). Si vous connaissez des fournisseurs ou des personnes sur place ou que vous-même vous êtes intéressé pour nous aider ou participer au projet Equiaventuras, n'hésitez pas à nous contacter (contact@equiaventuras.com). Nous recherchons également à passer le Salvador en camion de bétail/ van (3 chevaux) si vous connaissez un éléveur sur place que quelqu'un qui pourrait nous conduire contre rémunération jusqu'au Honduras.

Notre itinéraire:

Mexique Puerto Vallarta (Jalisco) - Manzanillo (Colima) - Puerto de Lazaro Cardenas (Michoacan) - Acapulco (Guerrero) - Pinotepa nacional (Oaxaca) - Puerto escondido (Oaxaca) - Santo Domingo Tehuantepec (Oaxaca) - Arriaga (Chiapas) - Pijijianpan (Chiapas) - Tapachula (Chiapas)

Guatemala Quetzaltenango (Quetzaltenango) - Huehuetenango (Huehuetenango) - Deux semaines d’arrêt et traversée camion/van du Salvador

Honduras Choluteca (Choluteca) - Guasaule / Somotillo

Nicaragua Léon (Léon) - Nagarote (Léon) - Penas Blancas (Rivas)

Costa Rica Upala (Alajuela) - San Ramon (Alajuela) - Parrita (Puntarenas) - Palma sur (Puntarenas) - San Vito (Puntarenas) - Paso Canoas (Puntarenas)

Panama David (Chiriqui) - Tole (Chiriqui) - Soña (Veraguas) - Santiago (Veraguas) - Penonomé (Codé) - El Valle (Codé)

Pour ceux ou celles qui prépare le même type d'Expé, si vous souhaitez échanger des liens entre nos sites ou si on peut s'entraider en quoi que ce soit, à vos e-mails: contact@equiaventuras.com . Le site www.equiaventuras.com sera mis à jour bientôt et nous ouvrons une page "Amis voyageurs" dans la rubrique "Portraits de voyageurs".

Bonne route à tous et à toutes!

Gwladys et François Site internet: www.equiaventuras.com
Voyage au Nicaragua fin octobre English translation pending
by Mosyyy · 2008-09-25 · 5 replies
J'arrive a Managua le 28 octobre vers 5h du soir. J'aimerais savoir si je dois apporter autre chose que mon passeport? Je vais etre obligé de payer environ 30$ pour le visa 30 jours? Ca va prendre du temps a obtenir?

Autres questions, est-il sécure d'arriver a Managua sans reservations de chambres et s'en trouver une en arrivant?

Aussi, il est possible de retirer de l'argent a nimporte quelle heure a Managua ou je suis mieux d'aller a la banque au québec chercher de l'argent du nicaragua pour que quand jarrive la-bas, j'aie deja de l'argent.

Merci beaucoup
Argentine: route de El Calafate vers Puerto Madryn en bus ou voiture? English translation pending
by Benari · 2008-09-15 · 26 replies
Bonjour ! Est-ce que l'un de vous a déjà fait le trajet entre El Calafate et Puerto Madryn en bus ou en voiture ? Nous voulons le faire mais aimerions avoir des avis à ce sujet (routes à suivre, état de ces routes, etc.). Merci ! Lyne 😊
Panama: quel aéroport? English translation pending
by Alaventure · 2008-09-11 · 7 replies
Bonjour Je souhaite aller au Panama, en Amérique Centrale, là où se trouve le canal et quand je fais une recherche pour un billet d'avion, on me propose plusieurs aéroports pour Panama : Panama ( PTY ) et Panama City ( FL, EU, PFN Bay County ) . J'en déduis que Panama City serait situé en Floride, Etats Unis et l'autre Panama, quelque part ( où????, au Panama ? ) . Sachant que les Américains ont occupé le Panama un certain nombre d'années, le Panama City ( PTY ) serait-il toujours américain ( et administrativement rattaché à la Floride ) ou est ce tout autre chose ? Auquel cas quel différence avec l'autre aéroport Panama ( PTY ) ? Le prix des billets d'avion est fort différent selon que l'on va a Panama ( PTY ) ou à Panama City ( PFN ), environ 500 euros de différence . Pouvez vous m'éclairer suir le sujet . Merci
Pèlerinage spirituel sur le Chemin de Compostelle avec très peu d'argent English translation pending
by Mandarina · 2008-07-02 · 15 replies
Chemins de compostelle Bonjour, je m'appelle amandine j'ai 26 ans et je pars lundi de moissac en pèlerinage jusqu'à compostelle. C'est une quête spirituelle que je souhaite entreprendre par le dépassement physique. Je souhaite des témoignages de ceux qui l'auraient entrepris dans cet objectif et surtout avec des moyens aussi réduits que les miens car j'ai très peu d'argent. Je ne pourrais m'arrêter dans des gîtes d'étapes que tous les 4 ou 5 jours, je n'aurais que 5 à 10 euros par jour pour manger. J'ai cependant du bon matériel et je suis sportive, j'ai une tente, je sais faire du feu et ne crains pas la fatigue ni l'inconfort. Cela peut paraître inconcevable mais je n'ai pas non plus le choix. Je suis moi très heureuse d'entreprendre une telle aventure auriez vous des conseils?😊 merci
Sécurité sur l'île de Java? English translation pending
by Sindouda · 2008-06-30 · 8 replies
Bonjour,

J'ai prévu de partir en vacances avec une amie un mois en Octobre et de visiter les îles de Java, Bali et Lombok en mode sac à dos sur le dos. Autant je ne me fais pas trop de soucis en ce qui concerne Bali et Lombok, autant je me demande si ce n'est pas trop dangeureux de partir à Java à deux seulement (deux filles qui plus est...). Qu'en pensez vous? Merci d'avance pour vos réponses
Hôtel ou auberge à Lima? (Pérou) English translation pending
by Juliv · 2008-05-27 · 4 replies
Bonjour à tous! Je cherche à me loger à Lima pour 2 nuits, j'arrive le 26 juin à minuit, j'aimerais donc avoir déjà une réservation de faite pour faciliter les choses et ne pas me retrouver à la rue! Si vous connaissez un endroit pas trop cher, propre, sécuritaire, et facile d'accès de l'aéroport, j'apprécierai beaucoup que vous me le fassiez savoir! Voyageurs, voyageuses, merci! Julie
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Navettes entre les différents aéroports de Bueno Aires? English translation pending
by Kassandre74 · 2008-05-05 · 9 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais savoir si quelqu'un peut me donner des pistes sur les différentes navettes qu'il peut y avoir entre les différents aéroports de Bueno Aires, notamment entre l'aéroport international et les aéroports nationaux.

Y a t-il une compagnie de navettes qui gèrent cela, ou un bus, ou un métro ?

Merci à vous.
Matériel pour cyclotourisme en famille sur la Côte landaise English translation pending
by Titide7 · 2008-05-04 · 15 replies
Nous avons comme "grand" projet de faire la côte landaise à vélo en famille. L'aventure consiste à partir avec un enfant de 8 ans, une de 4 et la petite dernière de 9 mois...

La préparation de ces vacances nous confronte à des problèmes matériels : que choisir sans nous ruiner? Je me laisserais tenter par une remorque enfant de Chariot (corsaire ou captain) pour les enfants en bas âge. Pour le reste du matériel, est-ce plus pratique de prendre une deuxième remorque ou de charger à fond avec des sacoches? Où trouver ces remorques d'occasion (rare et donc difficile à trouver d'occasion)?

D'autre part, est-ce selon vous raisonnable de prévoir des journées de 45 km pour un enfant de 8 ans?

Merci pour tout renseignement et expérience de familles nombreuses...
Shopping à New York English translation pending
by Tititezouzou · 2008-04-17 · 8 replies
Bonjour!! Alors voila si jai mon bac week end shopping a new york!! J'y suis deja allé et j'ai pu constater que A new york city il n'y avait pas beaucoup de choses à petit prix!!En revanche j'ai eu l'occasion d'aller dans un enorme centre commerciale pres d'albany, et un espece d'endroit avec que des magazins de gandes marques comme guess ou autres aux prix de fringues normales!!! Le hic je ne me souviens plus ou c'était!! Donc j'aimerais savoir si quelqu'un connait des endroits enormes avec des magazins de marque ou du moins de qualité à des prix de folie!! hihi
4x4 en Islande English translation pending
by Vieuxleon · 2008-04-13 · 3 replies
Salut à tous

Quelques questions au sujet de mon voyage en Islande prévu pour l'été prochain, la location du 4x4 et les routes à emprunter:

1) Est-il possible de monter à 5 dans un suzuki jinny 4x4 ( avec la matériel de camping et les sacs ) ou est il préférable de louer un toyota Rav 4 4x4 ?

2) Peut on prendre toutes les routes et chemins avec ces 2 types de véhicules ?

3) Quelles sont les routes les plus intéressantes à prendre ? Quel trajet conseillé pour 2 semaines de location ? Je n'ai aucune expérience au niveau de la conduite de 4x4, est il possible de se débrouiller en Islande sans trop de difficultés ?

4) La météo permet-il de camper ( camping sauvage ) au mois de Juillet ?

Merci par avance pour vos réponses
Aller à Calgary (Canada) en partant de Yellowstone (États-Unis)? English translation pending
by Jennydee · 2008-04-02 · 5 replies
bonjour, je me disais qu' avant d'aller dans les rocheuses canadiennes, j irai bien faire un detour a yellowstone et ma question, si mon avion arrive vers yellowstone, comment aller apres à calgary?? en voiture de location (donc frais d'abandon cher?) ou en bus, et si y a un bus, lequel et combien de temps?? merci pour votre aide jen
Guatemala-Panama en cinq semaines? English translation pending
by Amau · 2008-03-04 · 7 replies
Bonjour,

J'ai prévu de partir 5 semaines au mois d'août en Amérique central avec 6 autres personnes. Nous aimerions démarrer du Guatemala, en passant par Honduras, Nicaragua, Costa Rica et finir notre voyage au Panama. Nous pensons au bus pour nos déplacements mais pensez-vous que c'est une bonne idée?(la moins cher?) Nous savons que c'est beaucoup de pays mais est-ce faisable ou bien vaut-il mieux raccourcir les distances? (Si oui, quels pays conseillez-vous?)

Nous vous remercions d'avance pour vos nombreux commentaires qui nous seront très utile!!!😉

Amaury
Relier Tallinn (Estonie) à Bishkek (Kirghizistan) English translation pending
by Tallinn · 2008-02-27 · 7 replies
Bonjour j 'aimerais aller de Bishkek à Tallinn....cet été... je peux voyager pendant 1 mois 1, 5 mois j aimerais voyager seule, aimerait dormir au moins une fois dans une yourte et finir la visite par Moscou et St Petersburg bref classique... je cherche toutes les infos possibles sur visas et frontieres transport

merci! tallinn

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display