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Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
Le grand Iwan Frontière iranienne.

Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.

Route de Kermân

L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.

Dans la rue

La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…

Le bazar de Kermân

Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…

Voyage organisé Flicasseries.

Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi

Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…

Chiraz

La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.

Persépolis.

Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.

Mélancolie Pasdaranes

Route d’Ispahan.

Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.

Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…

Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.

Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !

Téhéran.

À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Une semaine à Tokyo: destination et trajet? English translation pending
by Tompoucemada · 2009-07-23 · 24 replies
Bonjour A tous, Pour nos dix ans de mariage, nous souhaitons une escapade dépaysante. Nous avons l'ooportunité de partir 2eme semaine de Septembre pour Tokyo pour une semaine: arrivée le 5 Septembre retour le 12 Septembre. Nous cherchons des conseils de destination et de trajet dans ce laps de temps, Votre aide et conseils seront super appréciés.

Merci à tous
Parcours pour trois semaines au Vietnam English translation pending
by Laurent25196 · 2009-07-17 · 14 replies
Je pars trois semaines au vietnam fin decembre pouvez m'aider un faire mon parcours et me donner des conseilles si 'il faut passer par des agences par ou commencer le voyage nord ou sud et le budjet merci a tous
Comment se déplacer à Shikoku sans louer de voiture? (Japon) English translation pending
by Morgane02 · 2009-04-21 · 8 replies
Bonjour,

Mon copain et moi partons dans un mois au Japon, sans programme bien défini, mais c'est la deuxieme fois que nous y allons et nous souhaiterions donc sortir un peu des sentiers battus dans que cela nous coute trop cher. Aussi nous avons décidé d'opter pour un peu de temps à passer sur Shikoku, entre autres. Les transports n'ont pas l'air forcément simple, entre les bus peu fréquents, les train JR (???) qui ne vont pas partout, les lieux plus ou moins inaccessibles...

Alors si qqn peut nous éclairer un peu sur ce sujet, Merci mille fois!!!!!!

Morgane
Itinéraire de 21 jours en septembre au Japon English translation pending
by Aliceetflo · 2009-04-07 · 13 replies
Bonjour, nous preparons notre tour du monde avec départ le 12 septembre 2009, et notre première étape est le JAPON, où nous comptons rester que 3 semaines car le cout de l'hebergement et des transports nous entame bien notre budget pour notre tour du monde...de toutes façons c'est mon rêve d'aller au japon... Après moultes réflexions sur comment faire, quoi, comment? et quelques petites prises de tetes pour comprendre et calculer, comment utiliser au mieux sont jr pass, nous sommes arrivés à l'itinéraire suivant: arrivée à narita où l'on valide nos pass 14 jours et où on prend le train direction Kyoto (4 jours) ensuite Nara (1 jour) Kobe(1jour) Iroshima(2jours) Fukuoka/hakata(1jour) Beppu(2jours) Fukuoka(1jour) Nagoya(1jour) Izu Hauto (1jour)

Après nous restons une semaine pour visiter Tokyo et nous repartons direction BANGKOK

une amie nous a parlé d'une ile consacrée à l'art contemporain, est ce que vous en avez dejà entendu parler? et si oui, où?

Si vous avez des conseils, des inquiètudes, des remarques elles sont les bienvenues, à bientot ALice et Flo
Mon itinéraire de quinze jours pour un voyage de noce en Thaïlande English translation pending
by Peperpote · 2009-03-25 · 15 replies
Tout d'abord bonjour à tous, je suis nouvelle sur ce forum et j'espère que je post au bon endroit 🙂

voilà pour notre voyage de noce nous avons décider de partir 15 jours (14 nuits) et de visiter la thaïlande

voici notre itinéraire (je precise que je ne connais rien sur la thaïlande et que j'ai réalisé cet itinéraire en fouillant sur le net)

* ** Paris - Chang Mai

Chang Mai
http://www.allin1gh.com/html/chambres.html pendant 2 jours

Sur place :

Visite du Temple Doi Suthep Vallée de la mae Namh (promenade éléphants) Visite Wat chiang Mun

* ** chang Mai - Sukhotaï (en bus environ 5h)

Hotel: http://www.jj-guesthouse.com/ pendant 2 nuits

Sur place :

Visite parc historique Wat Phra Mahathat

* ** Sukhotai - Bangkok en avion 1h25

hotel : http://www.asiarooms.com/hotels2.php#hotelstart pendant 2 jours

Sur Place :

Marché flottant DAMNOEN SADUAK Temples Les jardins du Wat Pho

* ** Bangkok - Kanchanabur (minibus de 2 heures)

hotel : http://www.ganeshapark.com/faq.htm pendant 2 nuits

Sur place :

Promenade avec les éléphants cascade eau chaude

* ** Kanchanabur - Bankok

Hotel : http://www.asiarooms.com/thailand/bangkok/bangkok_palace-hotel-gallery.html pendant 1 nuit

* ** Bangkok - Kabri (en avion) Kabri - Koh lanta

Hotel : http://www.agoda.fr/asia/thailand/koh_lanta_krabi/lanta_casuarina_hotel.html (pendant 5 nuits)

pour se reposer !!!!! (enfin là je cherche pour voir si je trouve autre chose un hotel chic et pas cher près de la mer)

Voilà je voulais connaitre vos avis ? si pour vous il y a des choses à ne pas faire et / ou à privilégier ?

Merci Emilie
Itinéraire pour trois semaines en Inde du Nord? English translation pending
by Lalaq · 2009-01-21 · 6 replies
voilà, nous sommes trois jeunes de 18 ans a partir durant trois semaines en Inde du Nord (atérissage à Delhi début aout) et nous cherchons des conseils d'itinéraires possibles, tout en tenant compte que nous n'avons pas un très gros budget et que nous ne sommes jamais partis en Inde.

Merci d'avance pour votre aide!
Un mois au Népal en septembre 2009 English translation pending
by Myriam73 · 2009-01-03 · 7 replies
Quel est le budget moyen a 2 pour un mois au nepal et quel sera le climat en septembre on va passer quelques temps à lumbini pour voir un ami qui est moine puis ensuite katmandou, pokara... on a pas encore d'idee précise y'a t il des endroits a ne pas manquer sachant que nous sommes passionné par la culture bouddhiste et tibetaine?
Itinéraire à Bali, Java en un mois et demi? English translation pending
by Philou222 · 2008-12-03 · 4 replies
Salut à tous, Je quitte l'europe pour l'indonésie le 02 aout 2009 et je reviens le 13 septembre 2009. J'arrive à Denpasar et je quitte de Djakarta. Je voyage avec les locaux et tente de m'éloigner des sentiers battus un maximum. J'aimerais connaitre un itinéraire qui me permet de vivre mon voyage de cette façon. J'aimerais découvrir les incontournables temples, faire un saut dans la jungle observer des volcans et me remplir les yeux de choses merveilleuses, faire des rencontres fascinantes et obtenir des clichés de qualité (j'aime beaucoup la photo). Ma compagne me suit jusqu'au 24 aout où elle reprend l'avion. Moi je redémarre de Djakarta pour une boucle et finit le périple le 13 aout. J'aimerais également poursuivre avec un compagnon de voyage si c'était possible. Je cherche donc tout ce qui peut s'avérer intéressant comme conseils, les adresses utiles, les endroits particuliers etc... En vous remerciant d'avance Philou
Intérêt de passer à Krabi en Thaïlande? English translation pending
by Hotwaker · 2008-11-16 · 20 replies
est il interessant de passer à krabi ?
Voyage de quinze jours seule au Népal English translation pending
by Pampille · 2008-11-11 · 35 replies
Je prévois un voyage de 15j au Népal fin janvier 2009.J'ai lu bcq de messages sur "Asie du sud" et "voyager au féminin"... mais souvent anciens.Je voudrai des réactions récentes sur: Y a-t-il de vrais pbs d'insécurité politique? (site du ministère alarmant) Quel budget semble correct pour un billet Paris/Katmandou? on me dit 650 à 900 euros mais je n'en trouve pas à ce tarif ds le comparateur et pourtant janvier semble une période creuse...? Quels vaccins sont vraiment recommandés? Je pars seule (par choix) et imagine: guest house réservée de France pour les 2 1ers jours... puis vallée de Katmandou, Bhaktapur, Patan... un trek facile 2/3j... un séjour dans un monastère... Cela semble-t-il faisable? facile à organiser sur place en improvisant? Vos réactions éclairées me permettraient de poursuivre mon projet, en rêvant juste assez, en étant réaliste mais pas trop... Merci tous et toutes. Christine
Bons plans pour passer entre dix et vingt jours au Népal début novembre? English translation pending
by Minibixx · 2008-10-14 · 7 replies
Bonjour a tous,

Nous nous rendons avec mon amie au Népal début Novembre, on traverse la frontière à Gorakhpur mais de là on sait pas trop ce qui nous attends...

C'était pas trop prévu donc on à aucune documentation sur le Népal (guide routard ou lonely planet ou autre...), on compte y passer entre 10 et 20 jours, mais que visiter ? ou loger ? combien de change prévoir pour cette durée ? Bref tout ! On voudrait profiter au maximum de ces quelques semaines donc toute aide sera tres precieuse ;) Merci d'avance à tous ! Namasté d' Udaipur
Avis sur itinéraire de vingt-sept jours pour découvrir la campagne au Japon? English translation pending
by Sophienet · 2008-09-28 · 3 replies
Bonsoir,

Nous partons mercredi 1 oct au japon. (oui, oui...nous partons un peu à l'arraché..donc pas trop de temps pour s'organiser.

Nous connaissons déjà Tokyo pour y être restés plus de 15 jours. Cette fois ci, nous voulons découvrir la campagne. Nous ne voulons pas courir d'un point à l'autre mais prendre notre temps..d'où le fait que nous allions probablement louer une voiture (en plus du train) pour certains coins reculés.

Que pensez-vous de notre itinéraire ? Nous partons 27 jours qui se répartissent comme suit :

( 4 ou 5 jours autour de Kyoto) jeudi 2 octobre = Arrivée osaka vendredi 3 octobre = osaka samedi 4 = train kyoto dimanche 5 = kyoto lundi 6 = kyoto - mardi 7= kyoto - nara mercredi 8 = kyoto ? himeji ?

QUESTION = le Mont Koya : 1 journée + 1 nuit suffisent elles pour découvrir cet endroit ?

( 4 ou 5 jours dans les Alpes) jeudi 9 = trajet tokyo -nagoya -takayama (location voiture) vendredi 10 = takayama + kanagawa...alpes japonaises samedi 11 = matsumoto-kamikochi.... dimanche 12 = tusmago - magome....

QUESTION = quelqu'un a t il déjà vécu le matsuri de takayama ?

lundi 13 = retour sur takayama / nagoya + train nozomi direction Hiroshima

mardi 14 = hiroshima mercredi 15 = hiroshima + miyajima jeudi 16 = passage matsuyama dans shikoku

( 4 ou 5 jours à travers Shikoku) vendredi 17 = shikoku samedi 18 = shikoku vallée de l'iya dimanche 19 = shikoku QUESTION = louer une voiture à Shikoku est-ce nécessaire ? Notamment pour la vallée de l'Iya. des bons plans pour dormir dans la vallée ?

( 4 ou 5 jours à travers kyushu) lundi 20 = soit on rejoint hiroshima et train direction fukuoka soit on prend ferry de shikoku pour beppu mardi 21 = beppu mercredi 22 = aso san et kurokawa onsen jeudi 23 = kumamoto ? ou direct fukuoka et nagasaki

QUESTION = l'aso san ? combien de temps y passer ???

vendredi 24 = nagasaki

samedi 25 = ? ?? dimanche 26 = ??

S'il nous reste du temps, que faire ?? Aller dans les îles comme Naha ?? faire kagoshima - île de yakushima ?? prendre plus de temps entre nagoya et hiroshima par ex avec un stop à Okayama ? aller à l'ouest du honshu vers Matsue et Izumo sachant qu'il y a un matsuri à Izumo bvers le 17 octobre..... Que nous conseillez-vous ????

lundi 27 = osaka mardi 28 = départ d'Osaka

Par avance, merci mille fois à toutes celles et ceux qui prendront le temps de me répondre.

Ci-dessous le lien pour accéder à notre carte..et notre itinéraire.
http://maps.google.fr/...572, 9.887695&z=7
Circuit à Sumatra et Bataks (Indonésie) English translation pending
by Rozenns · 2008-05-31 · 16 replies
bonsoir, nous partons en octobre pour sumatra(medane). nous aimerions aller voir les bataks et autres tribues dans le nord(lac toba?) peut-on nous donner un itinenaire à faire ou conseils de mode de deplacement, guides ...puis nous descendrons vers le sud de sumatra pour rejoindre java et sa region de yojajakarta et les temples et d'ou nous repartirons 30 jours plus tard( notre voyage ne durera que 1 mois) nous n'avons pas encore achete de guide français et donc nous sommes prenneurs de tous conseils pour sumatra et java meme quel guide faudrait acheter (pour les autres voyage nous prennions le grd et le lp), à vous lire rapidement pour deja etre partie.merci.rozenn
Circuits en Inde du Nord et du Sud English translation pending
by Metabaron30 · 2008-04-18 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je tiens d'abord à remercier toutes les personnes qui repondront à mon message et je felicite l'equipe pour leur extraordinaire site qui regorge de news interessantes !

Un grand classique, je désire partir en inde en couple pendant 15 jours environ

J'ai beaucoup de mal à synthétiser les 3 infos suivantes pour faire les bons choix : periode la moins chere et la plus agreable pour effectuer ce voyage ? => nous pensions partir fin octobre/debut novembre pour eviter les grosses chaleurs et la mousson propositions de circuit en inde du nord ? (avec les incontournables, arrive/depart ?) propositions de circuit en inde du sud ? (avec les incontournables, arrivee/depart ?)

Je suis un peu perdu dans les guides tant le nombre de visites à faire est impressionnant, je compte donc sur vous pour me faire profiter de votre experience !

Merci
Paysages naturels en Inde du Nord? English translation pending
by Jouliano · 2008-04-06 · 7 replies
salut je pars 25j en mai en Inde, je prévois le Rajasthan, Agra et Varanesi avec Delhi au début et à la fin... Je pense que tout ce que je vais voir va me stupéfier mais j'ai vraiment envie de faire la découverte de paysages naturelles. Je pense que le Rajasthan est plus connu pour la découverte de ses palais mais peut etre que je me trompe... Ya t'il des lieux, des sites recommandés sur cette itinéraires, des réserves?...J'ai aussi besoin de nature!! lol

merci à vous

🙂
Visites pour cinq jours à Chiang Mai English translation pending
by Ptitecaille · 2008-01-26 · 12 replies
Bonjour à tous! Je vous écris de Nouméa (en Nouvelle-Calédonie! Un pti coin de la terre très sympa mais perdu!lol!). Je m'apprête à partir pour un séjour de 15 jours en Thailande (le 1er!) dont 5 jours à Chiang Mai. Je souhaiterais connaître tout ce qu'il y a de sympa à faire à Chiang Mai (marchés, shopping, tout ce qui attrait aux animaux....) pour un 1er tour là-bas. Dans l'attente de réponses, je vous remercie d'avance!!! 😉 😉 😉
Quatre mois en Asie début mars à début juillet mais dans quel sens? English translation pending
by Virginien · 2007-12-15 · 4 replies
salut a tous . Nous sommes un couple qui est ent rain de voyager actuellement en Nouvelle zelande avec un Working holiday visa. Juste avant nous avons fait un stop d'un mois en Malaisie (super voyage, tant culturel que pour les yeux ...et en plus avec un budget modeste :1000 euros pour deux tout compris, hors bbillet d'avion car c'etais un stop en direction de la NZ.) Bref! nous comptions aller au moins en australie deux mois mais budget trop important ....alors pourquoi pas continuer sur la visite de l'asie. C'est donc pour cela que je fait appel aux bons conseils des pros de l'asie sur le site (pas les agences mais les travllers qui connaissent bien plus le coins Nous avons 4 mois a compter du 1 er mars et un budget d'environs 5500-6000 Euros sur place pour deux .A la recherche d'un voyage authentique en mode eco (PAS comme certains en hotel avec spas et piscine de 25 m....ahah ca ma bien fait rire ...), culturel et a la rencontre des plus beaux paysages et temples..... Nous arrivons a Singapour car c'est un billet ouvert que nous avons sur notre retour en France ....Nous pensions remonter la Malaisie sans stop puisque deja visite. Arrive au sud de la Thailande, commencerons les visites jusqu'a Bangkok ensuite direction le Cambodge, le vietnam, passer ensuite en chine et remonter jusqu'a Pekin (en passant par Hong kong, Shangaii, Xian ).De Pekin, prendre le train en direction Lhasa .Puis un trip par agence(car obligatoire me semble t- il???) pour le Nepal (environs 3 semaines je pense) puis un vol Katmandou - Bangkok debut juin pour finir sur la visite de la Thailande .... pensez-vous ca gerable ou je vois trop en grand ??
Indonésie: Sumatra, Java, Bali, Lombok ou Sulawesi? English translation pending
by Nownie · 2007-09-12 · 13 replies
Bonsoir, nous sommes deux copines et partons le 20 septembre à Sumatra. A l'origine on devait rejoindre quelques jours dans la forêt mon cousin mais no news donc on réfléchit à notre parcours de 3 semaines et demi (retour Medan pour Paris le 10 octobre). Déjà il y a eu le tremblement de terre, après il semble que la météo soit pluvieuse du côté de Sumatra, que nous conseillez vous sachant qu'on veut voir des volcans, vivre au jour le jour avec les indonésiens, visiter les temples et découvrir les "merveilles" naturelles et un tout petit peu de plongée... on hésite entre sumatra, java, bali, lombok etc. que nous conseillez-vous ? est-ce facile de trouver des avions au jour le jour pas trop cher pour faire des sauts de puce entre certaines îles (car on a finalement peu de temps) ! merci beaucoup pour vos conseils éclairés !!! nadine
Circuit Inde-Myanmar-Laos-Cambodge en solo English translation pending
by Elpupino · 2007-09-04 · 8 replies
Bonjour à tous. Je voudrais effectuer un voyage de 2 mois environ: mon circuit serait le suivant: Inde, Myanmar, Laos puis Cambodge. Est-il possible de tout réaliser en bus? Est-il obligatoire de passer de l'inde au myanmar en avion? Comment faire pour les visas? Je voudrais arriver en Inde ( Paris-Inde pour l'aller) et je pense que le retour se ferait par Bangkok (Bangkok Paris pour le retour). Mon bonheur serait de visiter les plus grandes sites religieux et archéologiques (la vallée aux 1000 pagodes au myanmar, Angkor au Cambodge, et bien d'autres....). Est-ce que les spécialistes de l'asie du su-est pourraient m'aider. Merci pour vos conseils!! Elpupino
Circuit en Turquie par agence English translation pending
by Valantino126 · 2007-07-09 · 23 replies
Bonjour tout le monde je vais faire bientot un circuit de 12 jours avec Marmara "circuit Turquie sans fatigue", est ce qu'il y a quelqu'1 qui a deja fais circuit ; comment vous l'avez trouver .???!!! Mille merci Karim
Une semaine à Krabi et alentours en juillet/août English translation pending
by Sébastien21 · 2007-05-07 · 10 replies
Eternelle question: qu'en est-il de la météo pr juillet/Aout du coté de Krabi et ko phi phi

En gros je vais en thailande 3 semaines a cette periode. On sera 2 la première semaine et on rejoint les autres a bangkok en fin de semaine.

J'hesite entre plusieurs itinéraires:

Krabi + Ko phiphi une semaine puis 2 semaines (nord + ko tao + samui) mais meteo krabi pourrie???

Un itinéraire dans les environs de bangkok: des suggestions parce que j'arrive pas à me décider..

un premier séjour du côté de Koh samui puis y retourner en fin de voyage?

Des idées sur l'itinéraire 3 semaines alliant culture et plages

Bref des conseils sont bienvenus étant donné que j'arrive pas à me décider tellement il ya de chose à voir

Merci d'avance

Seb
De l'usage du cannabis dans le monde English translation pending
by Pondy · 2007-02-21 · 278 replies
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.

Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »

Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..

Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…

Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?

Il y a mille questions.

Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.

Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?

Dom.
Égypte: trois semaines en indépendant au mois de septembre English translation pending
by Cedl · 2006-08-15 · 14 replies
Bonjour à tous, je pars trois semaines en septembre en Egypte. Je commence à réfléchir plus sérieusement à mon parcours. Pour l'instant j'envisage Le Caire, Assouan (et Abu Simbel), Louxor (rien que du classique pour l'instant je sais !), puis continuer à descendre la Vallée du Nil, pour ensuite se poser quelques jours à El Fayoum avant de repartir au Caire (et si j'ai le temps, quelques jours à Alexandrie.) Je ne sais pas encore combien de temps je resterai à chaque endroit, tout dépendra si il me plaît. Cependant je me pose des questions : est-il intéressant de s'arrêter dans une des villes de la Moyenne Egypte (entre Louxor et Minia par exemple), personne n'en parle jamais sur les forums, est-ce déconseillée à ce point, n'y a t-il vraiment rien à voir et ce serait une perte de temps ou bien est-il simplement très difficile de s'y déplacer ??? Question semblable concernant El Fayoum, pourquoi personne ne poste de message à son sujet ? quelqu'un y a t-il déjà passé quelques jours ? en venant du sud est-ce possible d'y aller sans passer par le Caire ?

Ensuite j'ai des questions plus praticopratiques : Concernant Abu Simbel, les 10h de cars dans la journée pour une visite de simplement 1 h me font réfléchir. J'ai presque envie de demander si ça les vaut ???. Sinon est-ce que quelqu'un a déjà dormi sur place et est-il possible ainsi de profiter du site en dehors des flux touristiques habituels ? et si c'est le cas avez vous un petit hôtel à me conseiller ?

J'envisage de faire le trajet Assouan - Edfou en fellouque, je vais bien évidemment négocier une fois arrivé sur place mais queqlqu'un qui l'a fait dans les mêmes conditions (sans TO, sans réservation excessive) aurait-il une bonne adresse à me conseiller. Et si l'un d'entre vous peut me donner une fourchette de prix pour ce petit tour, c'est le bonheur.

Je sais que ça fait beaucoup de question mais si vous avez la réponse à l'une d'entre elles n'hésitez pas. D'avance merci ced
Tristes éthiopiques? English translation pending
by Sylvie57 · 2006-05-14 · 68 replies
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Quelle destination prendre en Asie par rapport aux moussons? English translation pending
by JM168 · 2006-03-20 · 22 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterais partir avec ma fille (18 ans) pendant deux mois en Asie cet été. Mais je suis confronté au cruel dilemme des moussons en Asie qui limitent "le champ". Alors soit me payer l'Inde depuis Mumbay pour remonter au Ladakh, soit faire par exemple la Thaïlande, la Malaisie et repartir par Singapour. Je suis un peu paumé... J'avoue. Deux optiques différentes, mais, un seul choix à faire.

J'ai peur de patauger dans la pluie en Inde et d'être "bloqué" uniquement sur le Ladakh (pour avoir un meilleur temps) mais l'apport spirituel est grandiose, et, de l'autre côté ça va être du voyage "farniente", moins enrichissant (et plus cher...!). Pourtant, je connais les deux, mais là...j'ai "plus d'idées"...

Bref, je suis devant la carte de l'Asie avec un "?"...

Si vous avez des conseils... Je suis vivement preneur...! Merci. Que feriez-vous à ma place?

Jean-Michel (également posté dans le forum Asie du Sud-Est)
L'Inde au mois de mai/juin, température? English translation pending
by Drakkar · 2006-01-13 · 6 replies
Bonjour à tous!

C'est ma première question ici, alors svp soyez gentil !

Je compte aller en Inde bientôt, pour 3 ou 4 semaines, et pour l'instant j'irais la-bas vers le 1er mai environ, jusqu'au début juin, fin mai. Quelque chose m'inquiète par contre, la température. Sur Lonelyplanet, ils répètent que la température est insupportable durant cette période de l'année. J'imagine que ce n'est pas pareil partout en Inde, car c'est quand même un pays vaste. (Pas autant que la Canada, mais bon :) ) Quel coin me conseilleriez vous pour ces dates, car je n'ai pas encore décidé ou exactement je voudrais aller en Inde, mais je compte bien voire quelques endroits et me déplacer en train une fois la-bas. Un peu de chaleur ne me dérange pas, mais rester un mois avec des température de 40 celcius+, je sais pas comment je vais m'habituer, au Québec on a rarement ca!!

Merci !!
Retour du Népal English translation pending
by Kilijoe · 2005-11-26 · 29 replies
😄 Renté du Népal le 24/11/05,

Si besoin de renseignements !
Le Gange comme thème du voyage English translation pending
by Aleo · 2005-09-01 · 19 replies
Bonjour,

Je n'ai que 12 jours en Inde. Je sais que c'est speed et qu'il me faut choisir sérieux. Je veux aussi sortir des sentiers battus tout en voulant rencontrer une forme d'authenticité (je rêve !!!).

Je me demande si une escapade ayant comme thème le Gange n'est pas envisageable dans cette durée. Cela voudrait dire : partir de la source du Gange ou à défaut de Haridwar, puis Allahabad (est-ce intéressant?), puis Bénares, puis Calcutta.

J'attends des réactions à cette idée. Saugrenue ou non ? trop ambitieuse ? etc. Y a t-il d'autres lieux autour du Gange plus intéressants ?

Merci de vos réponses.
Racontez-moi l'Inde English translation pending
by Taratroyes · 2005-08-22 · 19 replies
Qui peut me raconter en quelques lignes sont voyage en Inde, ses impressions? Quelle est la meilleure formule pour vsister l'Inde?? circuit, séjour, autotour, rando.....??? Merci

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