Results for "Bhubaneswar+|+7+>+8"
258 results found.
Voyage à Calcutta, Darjeeling, Orissa, Puri et Bubaneswar en Inde English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons notre voyage... 🙂 et sommes à l'écoute de tous récits de voyage, bons plans, tuyaux, adresses de charme dans ce coin de l'Inde...
Merci à tous...😎
Découvrir comment les enfants apprennent à danser en Inde du Sud cet été English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai déjà posté sur ce sujet mais mon message a été déplacé dans la rubrique "travailler, étudier et vivre à l'étranger", je ne sais pas pourquoi...
Je suis en train de monter un projet pour partir cet été en Inde du Sud avec une bourse Zellidja. La Fondation Zellidja donne des bourses aux jeunes de 16 à 20 ans pour partir seul dans le pays de son choix réaliser un voyage sur le thème qui nous intéresse. (Je suis parti cet été au Burkina découvrir la vie quotidienne des femmes qui font du beurre de karité...génial!!!) Cependant je compte mener à bien ce projet même sans aide financière 🙂 J'aimerais cette année aller dans le Tamil Nadu pour découvrir comment les enfants apprennent à danser...Seulement j'ai un peu de mal à trouver des informations sur le sujet. J'aimerais voir comment un enfant peut apprendre à danser que ce soit au sein de sa famille, dans des associations, des écoles... Seulement je n'ai aucune idée des structures qui peuvent exister. Est ce qu'il existe l'équivalent des conservatoires et des associations de quartier que l'on a en France? Comment pourrais je me mettre en contact avec ces structures? Les cours de danse ne seraient ils pas réservés seulement aux enfants d'un certain milieu social (ou "géographique")? Je suis preneuse de toutes infos sur le sujet! Merci d'avance
Lucile
J'ai déjà posté sur ce sujet mais mon message a été déplacé dans la rubrique "travailler, étudier et vivre à l'étranger", je ne sais pas pourquoi...
Je suis en train de monter un projet pour partir cet été en Inde du Sud avec une bourse Zellidja. La Fondation Zellidja donne des bourses aux jeunes de 16 à 20 ans pour partir seul dans le pays de son choix réaliser un voyage sur le thème qui nous intéresse. (Je suis parti cet été au Burkina découvrir la vie quotidienne des femmes qui font du beurre de karité...génial!!!) Cependant je compte mener à bien ce projet même sans aide financière 🙂 J'aimerais cette année aller dans le Tamil Nadu pour découvrir comment les enfants apprennent à danser...Seulement j'ai un peu de mal à trouver des informations sur le sujet. J'aimerais voir comment un enfant peut apprendre à danser que ce soit au sein de sa famille, dans des associations, des écoles... Seulement je n'ai aucune idée des structures qui peuvent exister. Est ce qu'il existe l'équivalent des conservatoires et des associations de quartier que l'on a en France? Comment pourrais je me mettre en contact avec ces structures? Les cours de danse ne seraient ils pas réservés seulement aux enfants d'un certain milieu social (ou "géographique")? Je suis preneuse de toutes infos sur le sujet! Merci d'avance
Lucile
Cuir et religion en Inde English translation pending
Choque-t-on, hors mis dans les temples, quand on porte du cuir (chaussures, bananes, sacs) ? Dans la rue, sur les marchés, les restaurants, peut-on circuler avec sans choquer ?
Merci
🙂
Gujarat ou Orissa en Inde? English translation pending
🙂Bonjour,
nous préparons notre 5 ème voyage en Inde, ce dernier devrait se faire en Mars ou Mai 07.
Nous sommes partagés entre l'Orissa et le Gujarat, qui peux nous aider ?
Combien de temps passer dans chacun de ces états, sachant que nous voyageons avec les transports locaux et le plus souvent en Bus .
Est il facile d'aller d'Ahmadabad à Bhubaneshwar ?
Merci par avance pour votre aide
Alod😊
Inde: enregistrement des données biométriques pour l’obtention du visa English translation pending
here we go again 😠
https://www.action-visas.com/actualite/inde-enregistrement-des-donnees-biometriques-pour-lobtention-du-visa Initialement prévue pour une implantation en 2015, les autorités indiennes en France s’apprêtent à réclamer la saisie des données biométriques aux requérants de visas.
Il y a 4 ans, la grogne des voyageurs et des professionnels du tourisme accompagnée de la mise en service, couronnée de succès, du e-Visa avaient eu raison de la volonté des autorités indiennes d’imposer l’enregistrement des données biométriques des demandeurs de visas avant le départ. Ces dernières prévoient de revenir sur cette décision très prochainement… En effet, dès lundi 10 Juin 2019, les requérants de visas indiens, quel qu’en soit le type, seront soumis à une collecte des empreintes digitales et faciales à effectuer au moment du dépôt de la demande auprès d’un des Centres de visas indiens en France. Seront exemptés de cette démarche:
Les requérants âgés de moins de 12 ans Les requérants âgés de plus de 70 ans Les requérants dans l’incapacité de fournir leurs 10 empreintes digitales (seule une photo du visage sera prise)
Ces données seront conservées 5 ans par les autorités indiennes, exemptant ainsi les requérants d’effectuer cette démarche à chaque demande de visa durant cette période de 5 ans. Les autorités consulaires indiennes en France devraient, dans les prochaines heures, actualiser leur site afin de détailler cette nouvelle procédure. Les Centres de visas indiens en France ne proposeront donc bientôt plus de réception de demandes de visas par voie postale et les requérants éloignés des cinq centres actuellement présents en France (Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux) devront prochainement convenir d’un déplacement assez contraignant, tant d’un point de vue logistique que financier, pour présenter leur dossier. Bonne nouvelle cependant pour les usagers d’agences de visas reconnues par le consulat, telle qu’action-visas.com, qui souhaitent obtenir un visa touristique ou d’affaires: les requérants de ces deux types de visas (tourisme ou affaires) utilisant les services d’une agence officielle de visas ne seront, jusqu’à nouvel ordre, pas soumis à la saisie de leurs données biométriques et pourront envoyer leur dossier par correspondance à leur agence de visa. Aucun changement donc, dès le 10 Juin 2019, si vous profitez des avantages d’une agence de visas. Les autorités indiennes précisent que « la biométrie aide à protéger l’identité des vrais demandeurs. Il est ainsi plus facile pour les personnes de prouver leur identité et leur statut de voyage. Elle aide le gouvernement indien à lutter contre les abus d’immigration et la fraude d’identité, pour ne nommer que quelques avantages » . Pour rappel, les titulaires d’un visa électronique, à l’exception des touristes de croisières, sont également soumis �� la saisie de leurs données biométriques, cette démarche s’effectuant à l’arrivée dans l’un des 28 aéroports éligibles: Delhi, Mumbai, Chennai, Kolkata, Thiruvananthapuram, Bengaluru, Hyderabad, Cochin, Goa, Ahmedabad, Amritsar, Gaya, Jaipur, Lucknow, Trichy, Varanasi, Calicut, Mangalore, Pune, Nagpur, Coimbatore, Bagdogra, Guwahati, Chandigarh, Visakhapatnam, Madurai, Bhubaneswar et Port Blair.
https://www.action-visas.com/actualite/inde-enregistrement-des-donnees-biometriques-pour-lobtention-du-visa Initialement prévue pour une implantation en 2015, les autorités indiennes en France s’apprêtent à réclamer la saisie des données biométriques aux requérants de visas.
Il y a 4 ans, la grogne des voyageurs et des professionnels du tourisme accompagnée de la mise en service, couronnée de succès, du e-Visa avaient eu raison de la volonté des autorités indiennes d’imposer l’enregistrement des données biométriques des demandeurs de visas avant le départ. Ces dernières prévoient de revenir sur cette décision très prochainement… En effet, dès lundi 10 Juin 2019, les requérants de visas indiens, quel qu’en soit le type, seront soumis à une collecte des empreintes digitales et faciales à effectuer au moment du dépôt de la demande auprès d’un des Centres de visas indiens en France. Seront exemptés de cette démarche:
Les requérants âgés de moins de 12 ans Les requérants âgés de plus de 70 ans Les requérants dans l’incapacité de fournir leurs 10 empreintes digitales (seule une photo du visage sera prise)
Ces données seront conservées 5 ans par les autorités indiennes, exemptant ainsi les requérants d’effectuer cette démarche à chaque demande de visa durant cette période de 5 ans. Les autorités consulaires indiennes en France devraient, dans les prochaines heures, actualiser leur site afin de détailler cette nouvelle procédure. Les Centres de visas indiens en France ne proposeront donc bientôt plus de réception de demandes de visas par voie postale et les requérants éloignés des cinq centres actuellement présents en France (Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux) devront prochainement convenir d’un déplacement assez contraignant, tant d’un point de vue logistique que financier, pour présenter leur dossier. Bonne nouvelle cependant pour les usagers d’agences de visas reconnues par le consulat, telle qu’action-visas.com, qui souhaitent obtenir un visa touristique ou d’affaires: les requérants de ces deux types de visas (tourisme ou affaires) utilisant les services d’une agence officielle de visas ne seront, jusqu’à nouvel ordre, pas soumis à la saisie de leurs données biométriques et pourront envoyer leur dossier par correspondance à leur agence de visa. Aucun changement donc, dès le 10 Juin 2019, si vous profitez des avantages d’une agence de visas. Les autorités indiennes précisent que « la biométrie aide à protéger l’identité des vrais demandeurs. Il est ainsi plus facile pour les personnes de prouver leur identité et leur statut de voyage. Elle aide le gouvernement indien à lutter contre les abus d’immigration et la fraude d’identité, pour ne nommer que quelques avantages » . Pour rappel, les titulaires d’un visa électronique, à l’exception des touristes de croisières, sont également soumis �� la saisie de leurs données biométriques, cette démarche s’effectuant à l’arrivée dans l’un des 28 aéroports éligibles: Delhi, Mumbai, Chennai, Kolkata, Thiruvananthapuram, Bengaluru, Hyderabad, Cochin, Goa, Ahmedabad, Amritsar, Gaya, Jaipur, Lucknow, Trichy, Varanasi, Calicut, Mangalore, Pune, Nagpur, Coimbatore, Bagdogra, Guwahati, Chandigarh, Visakhapatnam, Madurai, Bhubaneswar et Port Blair.
Nouvelles destinations en Inde English translation pending
Bonjour,
Je connais l'Inde du sud par coeur. Je m'y suis même sédentarisé puisque j'y ai loue un appartement à l'année à Kannur.
Le nord je commence à bien connaître aussi. Mais je n'ai jamais mis les pieds dans les Etats suivants : MAHARASHTRA, CHHATTISGARH, ORISSA, BENGALE, JARKHAND, GUJARAT, BIHAR (SAUF BODHGAYA que j'adore), UTTARAKHAN, ASSAM, ARUNACHAL PRADESH, SIKKIM. Et j'ai envie de me remettre à bouger un peu. Donc beaucoup à découvrir encore. Si vous connaissez, et si vous avez des conseils et idées, je suis preneur.
MAIS... JE HAIS LES COINS TOURISTIQUES ET ENVAHIS (style Rajasthan, Agra et son gros-chou-à-la-crème-bof-bof-sans-intérêt).
Je priorise plutôt la Nature et les sites de bout du monde qui vous coupent le souffle (comme l'Himachal Pradesh ou le Zanskar et Ladakh par exemple), plutôt que villes et monuments, j'ai une préférence aussi pour les autochtones authentiques plutôt que les boutiques à touristes tenues le plus souvent par des Kashmiris qui sont là pour faire du business et vous arnaquer un max.
J'ajouterais que je suis un passionné de photo. C'est mon hobby.
Voilà, alors si vous avez des idées et des conseils, un grand merci d'avance.
Où aller en Inde, incontournables? English translation pending
bonjour a tous,
je suis trés tenté par ce pays,
quelques vacances en fin d'années me donnent des idées..........
je suis disponible une petite dizaine de jours et j'aimerais connaitre ldes endroits sympa.
Nous voyagerons a deux (femmes), n'y a t'il pas trop de risques?
je suis tenté par le taj mahal a agra mais y a t'il d'autres choses a voir la bas?
je ne voudrais pas trop courrir pendant mes vacances, y a t'il une ville qui represente a elle seule l'inde?
goa est il sympa?
j'aimerais aussi connaitre les tarifs dans les restaurants?
y a t'il moyen de louer des deux roues et si oui a quelle prix?
merci beaucoup
chrystelle
Itinéraire pour le delta du Gange et peuples adivasis du 15 février au 16 mars 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Inde pour la 4ème fois, du 15 février au 16 mars 2021. J'atterris à Calcutta et je voudrais partir vers les Sundarbans, puis ensuite aller à la rencontre de peuples adivasi, je ne sais pas encore vraiment dans quelle région. Certains d'entre vous ont-ils fait ce type de périple en solo? Peut-on se déplacer facilement en solo, surtout dans les Sundarbans? Avez-vous des conseils d'itinéraire, sachant que je dispose d'un mois? Est-il intéressant de faire une incursion en Orissa? On me dit que les risques de palu sont importants dans ces régions, qu'en pensez-vous? Pour finir, avez-vous des pistes pour un logement "petit budget" à Calcutta?
Toutes vos suggestions, conseils ou mises en garde seront précieux, car j'ai pu constater que les données changent énormément en Inde d'une région à l'autre.
Je suis impatiente de vos retours.
Merci
Je pars en Inde pour la 4ème fois, du 15 février au 16 mars 2021. J'atterris à Calcutta et je voudrais partir vers les Sundarbans, puis ensuite aller à la rencontre de peuples adivasi, je ne sais pas encore vraiment dans quelle région. Certains d'entre vous ont-ils fait ce type de périple en solo? Peut-on se déplacer facilement en solo, surtout dans les Sundarbans? Avez-vous des conseils d'itinéraire, sachant que je dispose d'un mois? Est-il intéressant de faire une incursion en Orissa? On me dit que les risques de palu sont importants dans ces régions, qu'en pensez-vous? Pour finir, avez-vous des pistes pour un logement "petit budget" à Calcutta?
Toutes vos suggestions, conseils ou mises en garde seront précieux, car j'ai pu constater que les données changent énormément en Inde d'une région à l'autre.
Je suis impatiente de vos retours.
Merci
Parcours d'un mois en Inde en août 2011? English translation pending
Bonjour à toute la communauté VF
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Voyage en Inde en juin-juillet-août 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Inde 3 mois cet été, et voulons vraiment balayer le pays. Nous arrivons et repartons de Delhi et comme nous le savons que la mousson frappe fort durant cette période, avez vous un ordre de "circuit" nous permettant de profiter au maximum de ce pays malgré les conditions climatiques! Nous avons envie de passer 1 semaine au Ladakh, et sachant que nous allons 2 semaines au dessus de darjeeling en Aout! Comment se manifeste la mousson dans le sud, pleut il pleinement pendant les 3 mois? Nous voulons profiter aussi de Mumbai. Vaut il mieux y aller au tout début de notre voyage (tout début juin)? Et le Rajasthan est il préférable d'y aller en juin pendant les grosses chaleurs ou pendant la mousson?
et tout vos autres conseils sont les bienvenus! merciiii,
loulou et marion
Nous partons en Inde 3 mois cet été, et voulons vraiment balayer le pays. Nous arrivons et repartons de Delhi et comme nous le savons que la mousson frappe fort durant cette période, avez vous un ordre de "circuit" nous permettant de profiter au maximum de ce pays malgré les conditions climatiques! Nous avons envie de passer 1 semaine au Ladakh, et sachant que nous allons 2 semaines au dessus de darjeeling en Aout! Comment se manifeste la mousson dans le sud, pleut il pleinement pendant les 3 mois? Nous voulons profiter aussi de Mumbai. Vaut il mieux y aller au tout début de notre voyage (tout début juin)? Et le Rajasthan est il préférable d'y aller en juin pendant les grosses chaleurs ou pendant la mousson?
et tout vos autres conseils sont les bienvenus! merciiii,
loulou et marion
Retour de Kolkata et Orissa! English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un petit compte-rendu surtout pratique dernier trip à Kolkata et en Orissa qui vient tout juste de s’achever… J’y suis allée un peu plus de 3 semaines, comme d’hab, seule, en mode sac à dos. C’était mon 3ème voyage en Inde en 1 an et c’était comme la découverte d’un nouveau pays. Vraiment je ne regrette pas. Voyage vraiment en dehors des sentiers battus. Pas croisé âme blanche et les locaux étaient souvent surpris de me voir débarquer dans des petits villages du bout du monde. Pas de tout repos mais magnifique ! C’est parti !
Paris - Mumbai 24 septembre / Mumbai – Paris 17 octobre > Oman Air : 431 € via Ebookers
Mumbai Kolkata sur Spicejet (réservé sur Makemytrip) : 3982 RP. Pour info le transfert entre les 2 terminaux à l’aéroport de Mumbai est super simple et rapide et j’avais vraiment vu beaucoup trop large… Que d’attente. + de 2h de retard pour Spice Jet… Moyen car du coup arrivée vers 23h30 à Kolkata. Du coup j’ai pris un pre-paid taxi pour Sudder Street sans me poser de question : 238 RP. Single Room à l’hôtel Paragon : 350 RP. (Attention, ils ne gardent les sacs que 3h pas pratique dernier jour train de nuit).
Suis restée 4 jours à Kolkata. Divers visites comme le Khalighat temple où j’ai vu les sacrifices de chèvres ; Marble Palace : il faut avoir une autorisation préalable au west Bengal tourist Office mais franchement bof. Au nord, le quartier des sculpteurs en pleine effervescence pour la préparation de la Durga Puja. De là, on peut rejoindre les ghâts et redescendre jusqu’au marché aux fleurs, traverser des quartiers aux ambiances vraiment très variées. J’ai beaucoup beaucoup marché pendant les 4jours et parfois j’étais carrément bloquée dans des rues tellement il y avait de monde. Déplacement en bus, pas toujours évident mais on s’en sort ! Le métro est également top. Ticket environ 5 rp selon destination. Petit tour en ferry également sympa. Kolkata a quand même été un choc et après 4 jours de bruits, poussières, embouteillages, j’étais contente d’en partir.
Train de nuit Kolkata – Puri Départ 22h35, arrivée au petit matin à Puri (juste 30 min de retard !) classe Sleeper. Environ 250 RP. (Pour info, on peut facilement aller à Kolkata du quartier de Sudder Street à la gare de Howrah en bus pour 6 rp.) Hébergement : Derby Hotel 150 Rp. Franchement super. Un de mes meilleurs souvenirs de par l’accueil que j’y ai reçu. Dans le quartier des routards près de la mer. Par contre, ils étaient en travaux et construisaient un nouvel immeuble, donc à voir ce que deviendra ce petit hôtel familial… Je suis restée plusieurs jours à Puri et à partir de là, j’ai sillonné dans les environs que j’ai beaucoup appréciés : A Puri : Rickshaw bus stand jusqu’à quartier routard 25 rp - Bus pour Kornark et son superbe sun temple : 17 RP – 1h Sun Temple 250 RP Au retour, j’ai marché jusqu’à la mer pour m’arrêter à un village de pêcheurs, balade ++ - Bus pour Pipli : 20 RP. Village très coloré. Il faut vraiment s’enfoncer dans les ruelles. Pipli Chandanpur 18 rp. Arrêt également au village de Ragajpur. ++ - Bus Puri – Bhubaneswar : 30 RP 1h30. Il faisait une telle chaleur, du coup j’ai pris un rickshaw pour faire le tour des temples et me balader : 150 RP. A Puri, de belles rencontres vers le village des pêcheurs. Vers le temple aussi, j’ai aimé me perdre dans les petites rues, la vieille ville assez agréable.
Bus Puri – Satapada 20rp afin de prendre le ferry et traverser le lac Chilka. Le ferry est en fait une grande barque sur lequel on s’entasse à une quinzaine ! Départ à 13h30 et c’est parti pour 3h de traversée (30rp) pendant lesquelles je verrai 2 dauphins ! Puis je rejoins Rambha en bus mais ce fut assez galère. 15RP mais 2h d’attente puis 1h de trajet. Hébergement Panthanivas Rambha, chambre à 650 RP, négo à 360 rp. Seul hôtel. Ne suis pas restée finalement car ne m’y sentais pas bien.
Bus pour Berhampur : 20rp 1h30 puis pour les sources chaudes de taptapani, 30 rp 3h. Encore 1 fois un seul hébergement. Panthanivas OTCD. 1er prix de chambre à 850 RP ! Le lendemain j’ai continué jusqu’à Jeerango et la communauté tibétaine. Bus 15rp 1h30. Leur monastère est impressionnant. Une guesthouse : 500RP. On est vraiment au milieu de nulle part et il pleuvait non-stop ce qui a un peu gâché le trip. Pas d’électricité pendant 24h ! Ambiance très particulière ! Du coup, je suis retournée au bord de la mer le lendemain à Gopalpur me poser un peu. Besoin d’un peu de chaleur et de soleil ! Bus jusqu’à Berhampur : 40 rp 4h. Puis jusqu’à Gopalpur 8 rp 1h. Hébergement très sympa au Holiday Inn, 150 RP. J’ai bien aimé ce village de bord de mer, son ambiance calme, ces pêcheurs. La plage est propre mais toujours impossible de s’y baigner car les rouleaux sont vraiment méchants.
De là, j’ai pris un train de nuit, enfin de Berampur, pour Koraput. Le train étant full full, voyage en 2nd classe, assez hardos. Bondé, mais quand je vous dis bondé ! Et très en retard par-dessus le marché ! Ah, mais quand on aime les trains indiens… hi hi. Bon euh, 111 rp cette affaire.
Koraput. Pour aller de la gare au centre, j’ai partagé un Rickshaw. 10 rp. J’ai séjourné au Atithi près du temple pour 150 Rp. (ils ont 2 hôtels, un autre aussi juste à côté un peu plus cher). Je suis arrivée un dimanche, jour de grand marché à Koraput. Magnifique ! Il est vraiment immense, coloré, des sourires à l’infini ! A Koraput, le tribal Museum (free entrance) est à voir. Le temple également.
Le Mardi, lever tôt, départ pour Rayagada, bus à 8h. 55 RP – 4h (100 km). Je souhaite en effet aller au marché de Chatikona le lendemain. Hébergement assez nul : Hôtel Topan, Station Road 250 RP. La plupart des hôtels est full… En début d’après-midi, je reprends un petit bus jusqu’au village de Majhiguda car il y a un marché ce jour-là. (20 RP – 2h). Mais les routes sont tellement défoncées, le bus met un temps fou pour parcourir le peu de KM et quand j’arrive tout est fini ! Néanmoins, il est bon de se promener dans ses belles campagnes, les paysages sont superbes. Par contre, ce n’est vraiment pas de tout repos ! Je sature quand même par moment des bus, des parcours qui n’en finissent pas même si ce sont des moments de vie incroyable. Du coup, je fais du stop pour le retour et reviens en scooter ! Youhoo, ça décoiffe !
Le lendemain, levée aux aurores pour partir au marché de Chatikona. Pour info, c’est le même que celui de Bissamcuttack et d’ailleurs, à l’arrivée, je m’aperçois que le train s’arrête juste au niveau du marché. Bref, je craque, pas moyen de louper ce marché, je pars donc en taxi ! 1200 RP A/R… Il doit y avoir 40 KM, on va mettre un peu plus de 2h pour arriver. A chaque fois qu’on s’arrête, le chauffeur astique sa caisse… ça me fait bien marrer ! ça, on en mange de la poussière ! J’achète 1 ou 2 bricoles à des femmes tribales. Le marché est vraiment beau à voir, aucune agressivité, pas d’alcool, beaucoup de rires… Je repars enchantée. Je ne traine pas car je dois rejoindre Rayagada puis Koraput à nouveau. Le lendemain, c’est le fameux marché d’Ankadelli, pas moyen de le rater ! Bus Rayagada/Koraput 55RP 4h… Arrivée en soirée, vannée, au dodo, demain grosse journée !
Jeudi matin, ça va être vraiment le parcours du combattant et honnêtement, rétrospectivement, quelle galère de ne pas avoir pris de voiture pour rejoindre Onkadelli. Forcément, je ne savais pas. Sur le papier, 65 km… Bon, il faut d’abord rejoindre Jeypore, 1h environ pour 20 bornes. J’arrive vers 8h… et je n’attendrai le fameux marché que vers 13h30 !! Un sketch… Le bus que je prends, se retrouve d’abord bloqué par une procession funéraire… Puis s’arrête un temps infini pendant lequel un gras change un truc dans le moteur et là, j’apprends qu’en fait, il s’arrête dans un bled paumé et non à Onkadelli ! Je commence sérieusement à criser !! Arrivée dans le bled, Lantapur ou quelque chose comme ça, je commence à marcher car personne ne va à Onkadelli, trop tard, trop loin. M’en fiche, trouverai bien quelqu’un à arrêter sur la route ! Je stoppe un scoot, je fais du forcing. Ok il m’avance d’au moins 10 bornes. La route est belle. Je m’approche, je jubile ! On croise un rickshaw, bondé ! Onkadelli, Onkadelli ? Ouais il fait un vague signe de tête… On l’attend en embuscade un peu plus loin… Je crois que je lui saute littéralement dessus. J’ai perdu toute patience et ma détermination et plus forte que jamais !! Finalement, je finirai donc le trajet bon gré malgré dans ce petit carrosse béni ! On s’enfonce de plus en plus dans la montagne… Mais où est donc ce marché ?? C’est incroyable vraiment. Je suis partie depuis des heures et quand j’arrive j’ai envie de pleurer de joie ! Le marché est loin d’être fini ; par contre on me prévient que le dernier bus retour est à 16h (du coup, mieux vaudra se tenir prête dés 15h)… Ici, l’atmosphère est toute autre. Forcément je suis là pour voir les bondas et je vais directement au fonds du marché, là où toutes les femmes sont regroupées. Les hommes aussi. Je sais que je vais peut-être jouer un peu avec le feu mais je suis là pour m’imprégner de l’atmosphère alors… En fait, ils boivent tellement et je ne suis pas sûre qu’à l’heure à laquelle j’arrive il y est une seule personne sobre sur le marché. Les femmes sont particulièrement agitées et agressives et je vais en faire les frais puisqu’une bonda va méchamment s’en prendre à moi et un homme devra intervenir. Je vous avoue quand même que j’ai connu un petit moment de solitude ! Je n’arrivais pas à m’en défaire. Il a dû intervenir 2 fois, et la 2ème fois, elle devenait particulièrement violente, commençant à me taper, me pincer. J’essayais alors de fuir, mais elle me poursuivait, et toutes ses copines avec ! Quel tableau ! Le pire, c’est que du coup, je me suis dirigée à l’endroit pour prendre le bus, et là on m’a dit, No bus !!! Le type qui m’a précédemment aidée me trouve alors quelqu’un pour me ramener (1000 RP), il est bien sûr bien alcoolisé et s’arrêtera dans chaque village pour boire un coup… Mais on arrive à destination. Quand même plus de 3h pour parcourir les 65 KM. Quelle journée !
Le vendredi c’est la dernière journée à Koraput et il pleut non-stop. Samedi, Bus pour Vishakhapatman. 140 RP 6h30. Puis, liaison avec Spice Jet pour Mumbai, reserve sur Makemytrip. 3533 RP. Je passe la nuit à l’aéroport, enfin dehors ! Mais je profite de cette bonne chaleur avant le retour à Paris le lendemain matin… This is the end. Le voyage défile dans ma tête. Un voyage dans un autre pays. Je suis déjà allée en Inde du Sud et aussi dans la Vallée du Gange mais l’Orissa semble vraiment à part. C’est toujours aussi difficile pour moi de décrire mes émotions, mon ressenti. C’est aussi pour cela que ce compte rendu donne surtout des indications pratiques. Mais n’hésitez pas à me poser des questions, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir. Un grand merci à Toto67, Parvat, et d’autres que j’oublie veuillez m’excuser, pour les infos, les échanges que nous avons eus et qui ont contribués à faire que ce voyage restera une fois de plus inoubliable.
Je posterai très bientôt un petit album photo pour vous faire un peu voyager... Alors à très vite et bon vent à vous Delphine
Voici un petit compte-rendu surtout pratique dernier trip à Kolkata et en Orissa qui vient tout juste de s’achever… J’y suis allée un peu plus de 3 semaines, comme d’hab, seule, en mode sac à dos. C’était mon 3ème voyage en Inde en 1 an et c’était comme la découverte d’un nouveau pays. Vraiment je ne regrette pas. Voyage vraiment en dehors des sentiers battus. Pas croisé âme blanche et les locaux étaient souvent surpris de me voir débarquer dans des petits villages du bout du monde. Pas de tout repos mais magnifique ! C’est parti !
Paris - Mumbai 24 septembre / Mumbai – Paris 17 octobre > Oman Air : 431 € via Ebookers
Mumbai Kolkata sur Spicejet (réservé sur Makemytrip) : 3982 RP. Pour info le transfert entre les 2 terminaux à l’aéroport de Mumbai est super simple et rapide et j’avais vraiment vu beaucoup trop large… Que d’attente. + de 2h de retard pour Spice Jet… Moyen car du coup arrivée vers 23h30 à Kolkata. Du coup j’ai pris un pre-paid taxi pour Sudder Street sans me poser de question : 238 RP. Single Room à l’hôtel Paragon : 350 RP. (Attention, ils ne gardent les sacs que 3h pas pratique dernier jour train de nuit).
Suis restée 4 jours à Kolkata. Divers visites comme le Khalighat temple où j’ai vu les sacrifices de chèvres ; Marble Palace : il faut avoir une autorisation préalable au west Bengal tourist Office mais franchement bof. Au nord, le quartier des sculpteurs en pleine effervescence pour la préparation de la Durga Puja. De là, on peut rejoindre les ghâts et redescendre jusqu’au marché aux fleurs, traverser des quartiers aux ambiances vraiment très variées. J’ai beaucoup beaucoup marché pendant les 4jours et parfois j’étais carrément bloquée dans des rues tellement il y avait de monde. Déplacement en bus, pas toujours évident mais on s’en sort ! Le métro est également top. Ticket environ 5 rp selon destination. Petit tour en ferry également sympa. Kolkata a quand même été un choc et après 4 jours de bruits, poussières, embouteillages, j’étais contente d’en partir.
Train de nuit Kolkata – Puri Départ 22h35, arrivée au petit matin à Puri (juste 30 min de retard !) classe Sleeper. Environ 250 RP. (Pour info, on peut facilement aller à Kolkata du quartier de Sudder Street à la gare de Howrah en bus pour 6 rp.) Hébergement : Derby Hotel 150 Rp. Franchement super. Un de mes meilleurs souvenirs de par l’accueil que j’y ai reçu. Dans le quartier des routards près de la mer. Par contre, ils étaient en travaux et construisaient un nouvel immeuble, donc à voir ce que deviendra ce petit hôtel familial… Je suis restée plusieurs jours à Puri et à partir de là, j’ai sillonné dans les environs que j’ai beaucoup appréciés : A Puri : Rickshaw bus stand jusqu’à quartier routard 25 rp - Bus pour Kornark et son superbe sun temple : 17 RP – 1h Sun Temple 250 RP Au retour, j’ai marché jusqu’à la mer pour m’arrêter à un village de pêcheurs, balade ++ - Bus pour Pipli : 20 RP. Village très coloré. Il faut vraiment s’enfoncer dans les ruelles. Pipli Chandanpur 18 rp. Arrêt également au village de Ragajpur. ++ - Bus Puri – Bhubaneswar : 30 RP 1h30. Il faisait une telle chaleur, du coup j’ai pris un rickshaw pour faire le tour des temples et me balader : 150 RP. A Puri, de belles rencontres vers le village des pêcheurs. Vers le temple aussi, j’ai aimé me perdre dans les petites rues, la vieille ville assez agréable.
Bus Puri – Satapada 20rp afin de prendre le ferry et traverser le lac Chilka. Le ferry est en fait une grande barque sur lequel on s’entasse à une quinzaine ! Départ à 13h30 et c’est parti pour 3h de traversée (30rp) pendant lesquelles je verrai 2 dauphins ! Puis je rejoins Rambha en bus mais ce fut assez galère. 15RP mais 2h d’attente puis 1h de trajet. Hébergement Panthanivas Rambha, chambre à 650 RP, négo à 360 rp. Seul hôtel. Ne suis pas restée finalement car ne m’y sentais pas bien.
Bus pour Berhampur : 20rp 1h30 puis pour les sources chaudes de taptapani, 30 rp 3h. Encore 1 fois un seul hébergement. Panthanivas OTCD. 1er prix de chambre à 850 RP ! Le lendemain j’ai continué jusqu’à Jeerango et la communauté tibétaine. Bus 15rp 1h30. Leur monastère est impressionnant. Une guesthouse : 500RP. On est vraiment au milieu de nulle part et il pleuvait non-stop ce qui a un peu gâché le trip. Pas d’électricité pendant 24h ! Ambiance très particulière ! Du coup, je suis retournée au bord de la mer le lendemain à Gopalpur me poser un peu. Besoin d’un peu de chaleur et de soleil ! Bus jusqu’à Berhampur : 40 rp 4h. Puis jusqu’à Gopalpur 8 rp 1h. Hébergement très sympa au Holiday Inn, 150 RP. J’ai bien aimé ce village de bord de mer, son ambiance calme, ces pêcheurs. La plage est propre mais toujours impossible de s’y baigner car les rouleaux sont vraiment méchants.
De là, j’ai pris un train de nuit, enfin de Berampur, pour Koraput. Le train étant full full, voyage en 2nd classe, assez hardos. Bondé, mais quand je vous dis bondé ! Et très en retard par-dessus le marché ! Ah, mais quand on aime les trains indiens… hi hi. Bon euh, 111 rp cette affaire.
Koraput. Pour aller de la gare au centre, j’ai partagé un Rickshaw. 10 rp. J’ai séjourné au Atithi près du temple pour 150 Rp. (ils ont 2 hôtels, un autre aussi juste à côté un peu plus cher). Je suis arrivée un dimanche, jour de grand marché à Koraput. Magnifique ! Il est vraiment immense, coloré, des sourires à l’infini ! A Koraput, le tribal Museum (free entrance) est à voir. Le temple également.
Le Mardi, lever tôt, départ pour Rayagada, bus à 8h. 55 RP – 4h (100 km). Je souhaite en effet aller au marché de Chatikona le lendemain. Hébergement assez nul : Hôtel Topan, Station Road 250 RP. La plupart des hôtels est full… En début d’après-midi, je reprends un petit bus jusqu’au village de Majhiguda car il y a un marché ce jour-là. (20 RP – 2h). Mais les routes sont tellement défoncées, le bus met un temps fou pour parcourir le peu de KM et quand j’arrive tout est fini ! Néanmoins, il est bon de se promener dans ses belles campagnes, les paysages sont superbes. Par contre, ce n’est vraiment pas de tout repos ! Je sature quand même par moment des bus, des parcours qui n’en finissent pas même si ce sont des moments de vie incroyable. Du coup, je fais du stop pour le retour et reviens en scooter ! Youhoo, ça décoiffe !
Le lendemain, levée aux aurores pour partir au marché de Chatikona. Pour info, c’est le même que celui de Bissamcuttack et d’ailleurs, à l’arrivée, je m’aperçois que le train s’arrête juste au niveau du marché. Bref, je craque, pas moyen de louper ce marché, je pars donc en taxi ! 1200 RP A/R… Il doit y avoir 40 KM, on va mettre un peu plus de 2h pour arriver. A chaque fois qu’on s’arrête, le chauffeur astique sa caisse… ça me fait bien marrer ! ça, on en mange de la poussière ! J’achète 1 ou 2 bricoles à des femmes tribales. Le marché est vraiment beau à voir, aucune agressivité, pas d’alcool, beaucoup de rires… Je repars enchantée. Je ne traine pas car je dois rejoindre Rayagada puis Koraput à nouveau. Le lendemain, c’est le fameux marché d’Ankadelli, pas moyen de le rater ! Bus Rayagada/Koraput 55RP 4h… Arrivée en soirée, vannée, au dodo, demain grosse journée !
Jeudi matin, ça va être vraiment le parcours du combattant et honnêtement, rétrospectivement, quelle galère de ne pas avoir pris de voiture pour rejoindre Onkadelli. Forcément, je ne savais pas. Sur le papier, 65 km… Bon, il faut d’abord rejoindre Jeypore, 1h environ pour 20 bornes. J’arrive vers 8h… et je n’attendrai le fameux marché que vers 13h30 !! Un sketch… Le bus que je prends, se retrouve d’abord bloqué par une procession funéraire… Puis s’arrête un temps infini pendant lequel un gras change un truc dans le moteur et là, j’apprends qu’en fait, il s’arrête dans un bled paumé et non à Onkadelli ! Je commence sérieusement à criser !! Arrivée dans le bled, Lantapur ou quelque chose comme ça, je commence à marcher car personne ne va à Onkadelli, trop tard, trop loin. M’en fiche, trouverai bien quelqu’un à arrêter sur la route ! Je stoppe un scoot, je fais du forcing. Ok il m’avance d’au moins 10 bornes. La route est belle. Je m’approche, je jubile ! On croise un rickshaw, bondé ! Onkadelli, Onkadelli ? Ouais il fait un vague signe de tête… On l’attend en embuscade un peu plus loin… Je crois que je lui saute littéralement dessus. J’ai perdu toute patience et ma détermination et plus forte que jamais !! Finalement, je finirai donc le trajet bon gré malgré dans ce petit carrosse béni ! On s’enfonce de plus en plus dans la montagne… Mais où est donc ce marché ?? C’est incroyable vraiment. Je suis partie depuis des heures et quand j’arrive j’ai envie de pleurer de joie ! Le marché est loin d’être fini ; par contre on me prévient que le dernier bus retour est à 16h (du coup, mieux vaudra se tenir prête dés 15h)… Ici, l’atmosphère est toute autre. Forcément je suis là pour voir les bondas et je vais directement au fonds du marché, là où toutes les femmes sont regroupées. Les hommes aussi. Je sais que je vais peut-être jouer un peu avec le feu mais je suis là pour m’imprégner de l’atmosphère alors… En fait, ils boivent tellement et je ne suis pas sûre qu’à l’heure à laquelle j’arrive il y est une seule personne sobre sur le marché. Les femmes sont particulièrement agitées et agressives et je vais en faire les frais puisqu’une bonda va méchamment s’en prendre à moi et un homme devra intervenir. Je vous avoue quand même que j’ai connu un petit moment de solitude ! Je n’arrivais pas à m’en défaire. Il a dû intervenir 2 fois, et la 2ème fois, elle devenait particulièrement violente, commençant à me taper, me pincer. J’essayais alors de fuir, mais elle me poursuivait, et toutes ses copines avec ! Quel tableau ! Le pire, c’est que du coup, je me suis dirigée à l’endroit pour prendre le bus, et là on m’a dit, No bus !!! Le type qui m’a précédemment aidée me trouve alors quelqu’un pour me ramener (1000 RP), il est bien sûr bien alcoolisé et s’arrêtera dans chaque village pour boire un coup… Mais on arrive à destination. Quand même plus de 3h pour parcourir les 65 KM. Quelle journée !
Le vendredi c’est la dernière journée à Koraput et il pleut non-stop. Samedi, Bus pour Vishakhapatman. 140 RP 6h30. Puis, liaison avec Spice Jet pour Mumbai, reserve sur Makemytrip. 3533 RP. Je passe la nuit à l’aéroport, enfin dehors ! Mais je profite de cette bonne chaleur avant le retour à Paris le lendemain matin… This is the end. Le voyage défile dans ma tête. Un voyage dans un autre pays. Je suis déjà allée en Inde du Sud et aussi dans la Vallée du Gange mais l’Orissa semble vraiment à part. C’est toujours aussi difficile pour moi de décrire mes émotions, mon ressenti. C’est aussi pour cela que ce compte rendu donne surtout des indications pratiques. Mais n’hésitez pas à me poser des questions, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir. Un grand merci à Toto67, Parvat, et d’autres que j’oublie veuillez m’excuser, pour les infos, les échanges que nous avons eus et qui ont contribués à faire que ce voyage restera une fois de plus inoubliable.
Je posterai très bientôt un petit album photo pour vous faire un peu voyager... Alors à très vite et bon vent à vous Delphine
Comment rentrer d'Inde en Enfield? English translation pending
bonjour a tous,
ca y est, je suis l heureux proprietaire d une RE 350 bullet de 1975, je vais voyager en inde jusqu a mi avril, et j aimerais, ce que deja beaucoup ont fais apparement, rentrer en france par la route, mais voila,
apparement, l obtention du visa pakistanais a delhi est impossible, est il possible de l obtenir a l ambassade en france ? j ai besoin du carnet de passage en douane, est il possible de l obtenir de la france pour une moto immatricule en inde ?
l autre solution serais l envois en cargo de bombay jusqu en france ou si possible en iran ou turquie, quelqu un a t il de info prix la dessus?
bref, je cherche juste des personnes qui ont fais le trip recemment, ou dans le meme cas que moi, sur le point de le faire, et ayant des infos la dessus.
merci d avance
ca y est, je suis l heureux proprietaire d une RE 350 bullet de 1975, je vais voyager en inde jusqu a mi avril, et j aimerais, ce que deja beaucoup ont fais apparement, rentrer en france par la route, mais voila,
apparement, l obtention du visa pakistanais a delhi est impossible, est il possible de l obtenir a l ambassade en france ? j ai besoin du carnet de passage en douane, est il possible de l obtenir de la france pour une moto immatricule en inde ?
l autre solution serais l envois en cargo de bombay jusqu en france ou si possible en iran ou turquie, quelqu un a t il de info prix la dessus?
bref, je cherche juste des personnes qui ont fais le trip recemment, ou dans le meme cas que moi, sur le point de le faire, et ayant des infos la dessus.
merci d avance
Découvrir la région de Calcutta du 20 janvier au 20 février 2010 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de retraités un peu au-dessus de 60 ans... mais en bonne forme. Nous avons déjà fait plusieurs voyages en Inde et cette fois-ci désirons découvrir la région de Calcutta. Nous partons du 20 janvier au 20 février 2010.
Nous voudrions profiter de ce séjour pour planifier plusieurs visites.
1. DARJEELING
Est-il possible d'emprunter le petit train pour aller à Darjeeling à cette saison ? La période est-elle propice à une telle visite (climat pas trop froid ?). Quelqu'un connat-il des hôtels corrects (moyen de gamme) et bon marché ? Quelqu'un connaît-il un bon chauffeur aux tarifs corrects ?
Nous souhaitons vsiter Tiger Hill (vue sur l'Himalaya), des plantations de thé et quelques temples.
Avez-vous de bonnes adresses, quelle durée faut-il consacrer à ces visites et y a-t-il d'autres visites à ne pas manquer ?
2. ORISSA
Nous pensons y aller par le train, et, sur place faire le triangle : Bhubaneshwar - Puri - Konarak.
Nous nous posons les mêmes questions que ci-dessus (hotels, chauffeur et durée).
3. SUNDERBANDS
Idem 2
Nous comptons sur vous pour nous renseigner et nous aider dans nos projets. Dernière question : connaissez-vous à Calcutta un hôtel correct mais trop cher (pour un mois !). Un très très grand merci d'avance pour vos réponses. Nous rêvons déjà de ce voyage. Amicalement.
Nous comptons sur vous pour nous renseigner et nous aider dans nos projets. Dernière question : connaissez-vous à Calcutta un hôtel correct mais trop cher (pour un mois !). Un très très grand merci d'avance pour vos réponses. Nous rêvons déjà de ce voyage. Amicalement.
Situation difficile à Katmandou? (été 2009) English translation pending
Bonjour à tous !
Avec une amie, nous prévoyons une petite excursion de 3/4 jours début aout en Katmandou. Nous sommes actuellement en Inde et beaucoup de personnes auxquelles nous avons parler nous ont déconseillés formellement de nous y rendre car la situation serait apparement trés tendu. Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus ?
Merci d'avance !
Avec une amie, nous prévoyons une petite excursion de 3/4 jours début aout en Katmandou. Nous sommes actuellement en Inde et beaucoup de personnes auxquelles nous avons parler nous ont déconseillés formellement de nous y rendre car la situation serait apparement trés tendu. Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus ?
Merci d'avance !
Une idée - portraits de ceux qu'on croise en Inde English translation pending
Pendant nos voyages (puisque on y reviens !) nous avons l'occasion de prendre en photo des gens que nous croisons; Grace au numerique c'est la fete - on leur montre la photo sur l'ecran. Mais, l'appareil reste sur nous, les photos vont nous faire revivre notre periple, les "acteurs" immortalisés garderont peut etre en memoire le fait d'etre photographié ...
Parfois on leur promets d'envoyer ces photos (c'est sont des photos a eux aussi), mais d'habitude ça tombe dans l'eau.
Malheuresement, c'est juste un petit instant, on ne connait pas leurs identités ni adresses. Mais, y en a qui sont toujours au memes endroits, memes villages, memes boutiques, memes temples etc; et plusieurs personnes qui reviennent sur ce forum, a leur tour vont visiter CES MEMES endroits - des semaines, des mois plus tard.
D'ou mon idée : imprimons a notre tour ces photos en allant en Inde et offrons les a ces gens.
😎
😎
Région de l'Orissa en Inde: transport, hébergement? English translation pending
bonsoir à tous
je retente ma chance sur ce forum pour avoir des infos concernant l'Orissa. Y at-il des voyageurs qui connaitraient un peu cette région?
Nous partons à 2 fin octobre 2008 et en dehors des quelques pages du Routard, de celles un peu plus nombreuses du Lonely Planet et de celles du département du tourisme de l'Orissa, je n'ai trouvé que peu de témoignages sur des forums de voyages, sur google. Peut-être que je ne cherche pas où il faut.
Nous avons prévu un itinéraire en nous basant sur une carte détaillée, choisissant plusieurs petites villes au hasard (en plus de celles touristiques toujours citées)avec l'espoir de pouvoir nous y arrêter. Nous n'irons pas "visiter" les villages tribaux avec un guide.
Qui pourrait nous faire partager ses coups de coeur, ses déceptions? nous donner quelques "bonnes adresses".
transport? hebergement?
Nous sommes déjà allés en Inde plusieurs fois mais jamais dans cette région qu'il nous tarde de découvrir.
Avec l'espoir d'une réponse, merci++ par avance.
Khajurâho ou Bhûbaneshvar pour les scupltures des temples? (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je me demande qu'elle temple sont les mieux decorés entre ceux de Kajuraho ou ceux de Bhûbaneshvar? Concernant les sculptures erotiques, elles sont presente partout ou bien juste sur une partie du temple car j'ai du mal a savoir.
Merci pour tous vos renseignements,
David.
Je me demande qu'elle temple sont les mieux decorés entre ceux de Kajuraho ou ceux de Bhûbaneshvar? Concernant les sculptures erotiques, elles sont presente partout ou bien juste sur une partie du temple car j'ai du mal a savoir.
Merci pour tous vos renseignements,
David.
Puri du 1er au 15 juin 2008, comment visiter le Chilika Lake? English translation pending
Bonjour à tous, je serai à Puri avec mes 2 enfants du 1er au 15 juin prochain. Si vous passez par là, celà me ferait plaisir de rencontrer des occidentaux après deux mois passés au fin fond de l'Orissa!
J'aimerai beaucoup amener les enfants en ballade sur le chilika lake pour tenter de voir des dauphins, quelqu'un l'a t-il fait? faut-il passer par une agence? Avez-vous d'autres idées de choses sympas à faire avec les enfants (ils ont 15 et 9 ans)
Tous vos bons plans seront bienvenus!
Merci d'avance
J'aimerai beaucoup amener les enfants en ballade sur le chilika lake pour tenter de voir des dauphins, quelqu'un l'a t-il fait? faut-il passer par une agence? Avez-vous d'autres idées de choses sympas à faire avec les enfants (ils ont 15 et 9 ans)
Tous vos bons plans seront bienvenus!
Merci d'avance
Dangereuse la route de Bodhgayâ vers Darjeeling? (Inde) English translation pending
Nous partons 3 filles et un gars en novembre prochain et envisageons de prendre un jeep ou taxi-chauffeur en départ de bodhgaya vers darjeeling. Nous avons entendu dire que ce chemin pouvait être dangereux! Y a-t-il des précautions à prendre? et combien de temps doit-on évaluer ce trajet?
Merci à l'avance!
Merci à l'avance!
Logements pas chers à Puri et Chennai English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche hotels pas chers à Puri et Chennai (300 à 600 roupies).
Merci de vos réponses.
Je recherche hotels pas chers à Puri et Chennai (300 à 600 roupies).
Merci de vos réponses.
Concours Photo du mois de juin 2019: "Chaleur" English translation pending
Le 107éme épisode de ce concours est lancé et le sujet de ce mois de Juin est :
« Chaleur ».
Deux raisons, la première est que l'hiver austral commence aujourd'hui, eh oui en Australie les saisons commencent le premier du mois (?!) et qu'un peu de chaleur sera bienvenue down under et la seconde est que je viens de débarquer à Dubai où les températures montent jusqu'à 44 deg, en cette dernière semaine de Ramadan.
J’espère que ce théme, aux multiples interprétations (il suffit de bien chercher !), sera une source d'inspiration et que les photos seront nombreuses et diverses. Bonne chance !
Les dates : Vous pouvez mettre vos photos dès aujourd’hui Samedi 1 Juin et ce jusqu’au Dimanche 23 Juin, 22:00 (heure de Bern). Le vote pourra commencer dès la minute suivante et se terminera le Samedi 29 Juin, 22:00 (heure de Zurich). Déclaration des résultats le Dimanche 30 Juin si tout se passe normalement !!!
Les modalités du concours : Vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent et en indiquant clairement leur numéro (1, 2 ou 3) ainsi que le lieu de prise de vue. Toutes les explications concernant vos photos seront bienvenues.
Pour ceux qui le désirent les ½ points sont de retour mais uniquement ce mois-ci et seulement pour la troisième place.
Vous voterez donc pour trois (ou quatre) photos en indiquant clairement le nom du participant choisi, suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la deuxième photo deux points et la troisième un point - ou s’il y a des exæquos ½ point chacune.
Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la joie de choisir le thème du concours de Juillet 2019 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis à compter du Dimanche 23 Juin (après 22:00 à Genéve), uniquement les votes.
Le fil de la discussion se trouve ici Le lien de photorama se trouve dans ma signature
R en contemplation devant le cratère gazier de Darvaza
Deux raisons, la première est que l'hiver austral commence aujourd'hui, eh oui en Australie les saisons commencent le premier du mois (?!) et qu'un peu de chaleur sera bienvenue down under et la seconde est que je viens de débarquer à Dubai où les températures montent jusqu'à 44 deg, en cette dernière semaine de Ramadan.
J’espère que ce théme, aux multiples interprétations (il suffit de bien chercher !), sera une source d'inspiration et que les photos seront nombreuses et diverses. Bonne chance !
Les dates : Vous pouvez mettre vos photos dès aujourd’hui Samedi 1 Juin et ce jusqu’au Dimanche 23 Juin, 22:00 (heure de Bern). Le vote pourra commencer dès la minute suivante et se terminera le Samedi 29 Juin, 22:00 (heure de Zurich). Déclaration des résultats le Dimanche 30 Juin si tout se passe normalement !!!
Les modalités du concours : Vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent et en indiquant clairement leur numéro (1, 2 ou 3) ainsi que le lieu de prise de vue. Toutes les explications concernant vos photos seront bienvenues.
Pour ceux qui le désirent les ½ points sont de retour mais uniquement ce mois-ci et seulement pour la troisième place.
Vous voterez donc pour trois (ou quatre) photos en indiquant clairement le nom du participant choisi, suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la deuxième photo deux points et la troisième un point - ou s’il y a des exæquos ½ point chacune.
Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la joie de choisir le thème du concours de Juillet 2019 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.
Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis à compter du Dimanche 23 Juin (après 22:00 à Genéve), uniquement les votes.
Le fil de la discussion se trouve ici Le lien de photorama se trouve dans ma signature
R en contemplation devant le cratère gazier de DarvazaÉchappée belle en Inde - 2012 English translation pending
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan)
L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer.
Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !”
A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine.
Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour.
14 novembre 2012
Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps.
Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ?
Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »…
Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi.
New Delhi
4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.
Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
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Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
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Inde: itinéraire trop bourré? English translation pending
Bonjour,
Je m'adresse ici à ceux qui ont de l'expérience à voyager en Inde. Voilà, ce sera mon premier voyage en Inde et je me demande si l'itinéraire que j'ai envisagé est trop ambitieux et j'ai peur de regretter d'avoir voulu voir trop de choses trop vite, si ce n'est pas le cas tant mieux mais j'aurais besoin d'un avis plus éclairé. Il faut mentionner que cela me laisse 12 journées libres pour le transport.
S'il y a des endroits que vous pensez qui ne valent pas le coup, sentez-vous libre de me le partager.
Voilà la bête:
Mumbai: 3 jours Purushwadi : 2 jours Ellora( et Ajanta) : 2 jours Goa : 2 jours Badami : 2 jours Hampi: 2 jours Mysore: 3 jours Madurai: 2 jours Alleppey : 3 jours Kochi: 2 jours
Jaipur : 2 jours Ranthambore National Park: 2 jours Agra: 2 jours Khajuraho: 1 jour Varanasi: 4 jours
Je m'adresse ici à ceux qui ont de l'expérience à voyager en Inde. Voilà, ce sera mon premier voyage en Inde et je me demande si l'itinéraire que j'ai envisagé est trop ambitieux et j'ai peur de regretter d'avoir voulu voir trop de choses trop vite, si ce n'est pas le cas tant mieux mais j'aurais besoin d'un avis plus éclairé. Il faut mentionner que cela me laisse 12 journées libres pour le transport.
S'il y a des endroits que vous pensez qui ne valent pas le coup, sentez-vous libre de me le partager.
Voilà la bête:
Mumbai: 3 jours Purushwadi : 2 jours Ellora( et Ajanta) : 2 jours Goa : 2 jours Badami : 2 jours Hampi: 2 jours Mysore: 3 jours Madurai: 2 jours Alleppey : 3 jours Kochi: 2 jours
Jaipur : 2 jours Ranthambore National Park: 2 jours Agra: 2 jours Khajuraho: 1 jour Varanasi: 4 jours
3 semaines en Orissa English translation pending
Bonjour
J'ai l'intention de partit 3 semaines en orissa
En fait j'aimera passer 2 jours à Calcutta et continuer sur l'orissa
Si quelqu un peut m'aider et me conseiller
Merci à tous
Séjour en Orissa fin janvier-février 2012 English translation pending
Bonjours, Nous partons début janvier pour N. D , VARANASI, KOLKATA, puis l'ORISSA.
Nous recherchons quelques informations pour la province de l ORISSA, encore peu touristique semble t ' il ? Guides pour visiter villages et tribus dans les montagnes, villages de pêcheurs hôtels ... Quelques adresses d' hôtels à calcutta seraient aussi les bienvenues.
Merci à tous par avance.
Nous recherchons quelques informations pour la province de l ORISSA, encore peu touristique semble t ' il ? Guides pour visiter villages et tribus dans les montagnes, villages de pêcheurs hôtels ... Quelques adresses d' hôtels à calcutta seraient aussi les bienvenues.
Merci à tous par avance.
Quel guide papier pour l'Inde du Nord? English translation pending
Comptant me rendre en Inde du Nord je recherche le guide papier idéal pour accompagner un tel voyage.
Mon principal souci porte sur les informations pratiques, l'exhaustivité des adresses (d'hébergement surtout), l'actualisation des informations, le visuel (j'aime bien savoir rapidement si un hôtel dispose ou pas de la clim par exemple), la facilité de lecture des cartes, ...
Là j'hésite entre le Guide du Routard (les informations semblent plus récentes mais pas super beau à regarder et problème au niveau de la présentation), le Lonely Planet et le Petit Futé. 😐
Lequel me recommanderiez-vous et pourquoi? 🙂
Mon principal souci porte sur les informations pratiques, l'exhaustivité des adresses (d'hébergement surtout), l'actualisation des informations, le visuel (j'aime bien savoir rapidement si un hôtel dispose ou pas de la clim par exemple), la facilité de lecture des cartes, ...
Là j'hésite entre le Guide du Routard (les informations semblent plus récentes mais pas super beau à regarder et problème au niveau de la présentation), le Lonely Planet et le Petit Futé. 😐
Lequel me recommanderiez-vous et pourquoi? 🙂
Jeunes de 21 et 17 ans en Inde English translation pending
Bonjour a tous,
Voila je compte partir en Inde du Nord avec une amie qui est mineure, 17ans. au minimum 15jours.
Sachant que ma seule expérience de voyage est le Pérou ( 1 dans tout le pérou avec mon ex belle famille ), et mon amie n'a jamais voyagé.
J'aimerai avoir des conseils de personnes expérimentés
A savoir :
Est - il préférable de partir avec une agence type Nouvelle frontières ?
Est - il plus avantageux d'avoir un guide qui voyage avec nous, est à ce compte là auriez vous des contacts sérieux à faire partager ?
J'ai télécharger la demande de visa, a priori seul une demande de visa touriste suffit pour voyager en inde ? Sur le site de france diplomatie, il est indiqué que des visas spéciaux sont nécessaires...
Connaitriez vous éventuellement les démarches a faire pour une mineure ?
Désolé, je pose beaucoup de questions en même temps...
Merci d'avance
J'ai télécharger la demande de visa, a priori seul une demande de visa touriste suffit pour voyager en inde ? Sur le site de france diplomatie, il est indiqué que des visas spéciaux sont nécessaires...
Connaitriez vous éventuellement les démarches a faire pour une mineure ?
Désolé, je pose beaucoup de questions en même temps...
Merci d'avance
Voyager "à la roots" en Inde du Sud English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons ma sœur et moi trois semaines en Inde du sud en janvier 2011, et nous souhaitons voyager "a la roots", c'est a dire en ne prévoyant que les grandes lignes pour préserver la spontanéité, et partir a la découverte de l'Inde profonde loin des visites culturelles "classiques", plus proches de la nature et de la population rurale.
Y en aurait il parmi vous qui auraient vécu ce type d'expérience, quels sont les sites vers lesquels je pourrais m'aiguiller, quels sont les risques?
Merci de vos réponses tous les commentaires sont les bienvenus! 😛
Mon circuit en Inde du Nord pendant cinq mois English translation pending
Voilà, je viens de passer trois jours plongé dans cartes et guides pour élaborer un circuit, en restant entre 3, 4 et 8 jours en certains lieux.
Donc, départ de Bordeaux le 28 novembre et arrivée à Pondichery le 29. Pas de date de retour : ce sera quand j'en aurai marre ou à la limite de validité de mon visa.
Projet du Circuit :
BORDEAUX -> PONDICHERY -> JAGDALPUR -> JABALPUR -> VARANASI -> ALLAHABAD -> KHAJURAO -> JHANSI (DATIA ET ORCHHA) -> GWALIOR -> AGRA (FATEHPUR SIKRI, DEEG, MATHURA, BARATHPUR, BALAJI) -> ALWAR -> JAIPUR -> AJMER -> PUSHKAR -> JODHPUR -> JAISALMER -> UDAIPUR -> ( et CHITTORGARH) -> AHMEDABAD (MODHERA, ADELAJ) -> BARODA (CHAMPANER, JAMBUGHODA) -> AURANGABAD -> PUNE (LES GHATS OCCIDENTAUX, MATHERAN) -> BANGALORE et un mois et demi dans le sud que je connais très bien -> BORDEAUX
Un peu plus de détails : - Pondichery = 3 semaines - Jagdalpur = 5 jours - Jabalpur = 1 ou 2 jours - Varanasi = 8 jours - Allahabad = 3 jours - Khajurao = 3 jours - Jhansi = 2 jours - Gwalior = 1 jour - Agra = 8 jours - Alwar = 1 ou 2 jours - Jaipur = 4 jours - Ajmer = 2 jours - Pushkar = 2 jours - Jodhpur = 2 jours - Jaisalmer = 5 jours - Udaipur = 5 jours - Ahmedabad = 5 jours - Baroda = 3 jours - Aurangabad = 6 jours - Pune = 4 jours Si l'on s'amuse à totaliser cela fait moins de 5 mois : c'est qu'il y a les délais de route comptés + une marge de manœuvre pour prolonger ici et/ou diminuer là, selon l'humeur et le plaisir/déplaisir du moment. Donc, à partir de ce canevas, j'attends vos suggestions, vos remarques, vos conseils... Ce qui me pose problème c'est que je tiens absolument à faire l'étape à Jagdalpur pour aller en solo et pas en groupe (c'est pas un zoo), découvrir les marchés et les villages des zones tribales de ce secteur . J'ai vu sur le Lonely Planet qu'il y a toutes sortes de bus locaux pour se rendre dans les villages, mais en revanche ils n'indiquent pas comment on peut arriver jusqu'à Jagdalpur. Je me demande donc comment, depuis Chennai, je vais pouvoir trouver train ou bus pour arriver jusque là, ni comment, ensuite me rendre de Jagdalpur à Jabalpur. Jabalpur est la ville la + proche de la réserve de Bandhavgarh qui détient le record absolu de toute l'Inde de densité de tigres au kilomètre carré.
Un peu plus de détails : - Pondichery = 3 semaines - Jagdalpur = 5 jours - Jabalpur = 1 ou 2 jours - Varanasi = 8 jours - Allahabad = 3 jours - Khajurao = 3 jours - Jhansi = 2 jours - Gwalior = 1 jour - Agra = 8 jours - Alwar = 1 ou 2 jours - Jaipur = 4 jours - Ajmer = 2 jours - Pushkar = 2 jours - Jodhpur = 2 jours - Jaisalmer = 5 jours - Udaipur = 5 jours - Ahmedabad = 5 jours - Baroda = 3 jours - Aurangabad = 6 jours - Pune = 4 jours Si l'on s'amuse à totaliser cela fait moins de 5 mois : c'est qu'il y a les délais de route comptés + une marge de manœuvre pour prolonger ici et/ou diminuer là, selon l'humeur et le plaisir/déplaisir du moment. Donc, à partir de ce canevas, j'attends vos suggestions, vos remarques, vos conseils... Ce qui me pose problème c'est que je tiens absolument à faire l'étape à Jagdalpur pour aller en solo et pas en groupe (c'est pas un zoo), découvrir les marchés et les villages des zones tribales de ce secteur . J'ai vu sur le Lonely Planet qu'il y a toutes sortes de bus locaux pour se rendre dans les villages, mais en revanche ils n'indiquent pas comment on peut arriver jusqu'à Jagdalpur. Je me demande donc comment, depuis Chennai, je vais pouvoir trouver train ou bus pour arriver jusque là, ni comment, ensuite me rendre de Jagdalpur à Jabalpur. Jabalpur est la ville la + proche de la réserve de Bandhavgarh qui détient le record absolu de toute l'Inde de densité de tigres au kilomètre carré.
Récit de séjour de trois semaines au Tamil Nadu et Kerala English translation pending
Bonjour,
En février 2010, mon itinéraire de 3 grosses semaines (23 jours sur place) m'a fait traverser en bus et parfois en train l'Etat du Tamil Nadu puis l'Etat du Kerala. J'ai fait le choix d'un circuit "dynamique" avec beaucoup d'étapes courtes, plutôt qu'un circuit tranquille avec des étapes plus longues. Voici le détail de mon circuit : - Madras : je ne m'y suis pas arrêté car je n'aime pas trop les grosses villes bruyantes et polluées, donc depuis l'aéroport un taxi m'a déposé à un arrêt de bus pour aller direct à Mamallapuram - Mamallapuram (2 J) : petite ville très agréable, un quartier "routard" super sympa, ballades à vélo - Pondichéry (2 J) : la partie française de la ville est calme et jolie (mais les guest house y sont plus chères que dans la partie indienne), bons restos franco-indiens, ballades à vélo, agréable promenade à pied en bord de mer, on se croirait presque en Normandie... - Tanjore (1 J) : superbe musée (Marata Palace Museum : sculptures des divinités hindoues) alors que d'habitude j'aime pas trop les musées, joli temple aussi, par contre je n'ai pas trouvé la ville spécialement agréable - Trichy (1,5 J) : je n'ai pas regretté de m'y être arrêté, les 2 grands temples sont superbes, et différents de celui de Madurai, petite grimpette au Rock Fort (jolie vue panoramique) - Madurai (2 J) : le temple est très beau et très animé, le musée Gandhi est bien aussi, et le temple de Tiruparankundram (8 km en bus) vaut le déplacement, surtout si on fait la grimpette jusqu'à la petite mosquée au sommet de la colline (jolie vue), par contre la ville est très bruyante (prévoir boules Quies pour la nuit...). - Munnar (2,5 J) : c'est ce que j'ai vu de plus beau au cours de mes 3 séjours en Inde (plantations de thé en montagne), je recommande absolument une excursion à la journée à Top Station (y aller en 1h par le bus de 7h30 ou 8h50, se balader un peu de partout, se faire un petit resto sur place, prendre le bus du retour à 14h et s'arrêter au lac Kundala (superbe, on se croirait en Suisse...), se balader et revenir choper le bus de 17h15 ou celui de 17h45 qui ramène à Munnar en 45 mn. Spécialités locales : thé à la cardamone ou au gingembre, bon chocolat, épices diverses. Attention si vous arrivez un vendredi ou un samedi c'est plus dur de trouver un hébergement (car les indiens adorent y venir le WE). - Fort Cochin (2 J) : quartier "routard" agréable, balades à vélo, bons restos. - Kumarakom (1 J) : facilement accessible en 20 mn de bus depuis Kottayam, logement dans une ravissante homestay (sorte de bead & breakfast sauf qu'il y a le dîner si on veut) avec vue superbe sur le canal des backwaters et accueil très chaleureux par la famille : Santhitheeram Heritage Home (Tél : (0481) 252-51-22 près du KTDC Hotel (1000 rp négocié à 700, bon dîner avec poisson à 100 rp et p'tit déj copieux à 65 rp). J'ai réussi (difficilement) à trouver un vélo pour explorer les villages alentours, j'y ai fait de très belles photos. - Allepey (2 J) : tous les jours à 13h il y a un bateau public qui va à Changanassery (11 rp) : croisière superbe de 3h dans des petits canaux, puis à Changanassery prendre un rickshaw jusqu'au bus stand (2 km) et revenir en bus à Allepey (1h). Cette croisière est plus belle que la croisière "classique" Allepey-Quillom (Kolam) qui a lieu sur un canal beaucoup plus large. - Varkala (2 J) : jolie petite ville très (trop ?) touristique perchée au sommet d'une falaise, avec de belles plages, bons restos, beaucoup de gens y vont exprès pour le yoga ou les soins ayurvédiques. - Cap Comorin (Kanyakumari) et ses levers et couchers de soleil (2 J) : peu d'occidentaux, mais beaucoup d'indiens y viennent en pèlerinage, ambiance agréable et reposante dans cette petite ville tranquille, joli temple de Suchindram (en bus). - et enfin Kovalam (1,5 J) pour terminer en beauté ce périple et rejoindre l'aéroport de Trivandrum (à 12 km) : j'ai été agréablement surpris par Kovalam (j'avais eu des échos pas terribles sur les forums), c'est très joli, pas si bétonné que ça (il y a des arbres de partout), les commerçants y sont moins agressifs que ceux de Varkala, bons restos (un peu chers), grimper en haut du phare (de 15h à 17h) pour avoir une jolie vue panaramique, et à partir du phare rejoindre à pied le quartier musulman avec ses mosquées, puis revenir en rickshaw.
Ma fin de séjour un peu perturbée puisque j'ai été victime d'un vol dans la station balnéaire de Varkala, en pleine nuit pendant mon sommeil dans ma chambre d'hôtel en rez-de-chaussée. Probablement par un employé de l'hôtel car j'avais commis la double imprudence de leur communiquer mon jour et heure de départ (chose à ne pas faire en Inde parait-il) et de dormir fenêtre ouverte à cause de la chaleur (je pensais naïvement que les barreaux de la fenêtre constituaient une protection suffisante). Le voleur a réussi à attraper mon sac probablement en passant un manche à balai à travers les barreaux de la fenêtre. Dans mon malheur j'ai eu de la chance d'être tombé sur un "gentleman cambrioleur", une sorte d'Arsène Lupin local, car il ne m'a pris "que" mon argent liquide (120 euros, ce qui est une grosse somme ici en Inde), pour ne pas me pourrir mon voyage (ou pour ne pas se pourrir son karma ?...) il m'a laissé mon passeport (ouf !), mon appareil photo, mes clés d'appartement, mes travellers chèques et ma carte bleue (j'ai quand meme fait opposition par sécurité car il a pu éventuellememt noter le numéro). Cela me servira de leçon pour la prochaine fois... A part cet incident, cette traversée du Tamil Nadu et du sud Kerala fut de toute beauté, avec ses temples, plages, plantations de thé de montagne, sans oublier les saveurs épicées de la cuisine d'Inde du sud... Mais sur le plan émotionnel, mon plus beau voyage en Inde reste mon circuit Calcutta (1 semaine) + côte de l'Orissa (2 semaines), devant ce circuit en Inde du sud et devant le Rajasthan.
Quelques conseils généraux pour terminer : - restos : on peut manger bon, équilibré et pas cher (35 rp) dans les restos indiens végétariens en commandant un thali (on dit plutôt meal ici) ou bien les délicieux dosa (ou dosai) = crêpes très légères servies avec quelques légumes - transports : j'ai fait la plupart de mes trajets en "local bus", pas d'accident à déplorer (à part une fois où le bus a écrasé une chèvre imprudente...), je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité, comme je suis grand (1,86 m) pour les longs trajets j'achetais parfois 2 places l'une à côté de l'autre pour pouvoir être plus à l'aise... - privilégier des étapes courtes dans les villes bruyantes et polluées, et garder plus de jours pour faire des étapes longues en bord de mer ou en montagne - il y a eu peu de moustiques durant ce séjour, je n'ai jamais eu besoin d'utiliser une moustiquaire, les produits locaux sont amplement suffisants : crème Odomos, truc électrique All Out, truc qui brûle (mais odeur bof) Mosquito Coil.
En février 2010, mon itinéraire de 3 grosses semaines (23 jours sur place) m'a fait traverser en bus et parfois en train l'Etat du Tamil Nadu puis l'Etat du Kerala. J'ai fait le choix d'un circuit "dynamique" avec beaucoup d'étapes courtes, plutôt qu'un circuit tranquille avec des étapes plus longues. Voici le détail de mon circuit : - Madras : je ne m'y suis pas arrêté car je n'aime pas trop les grosses villes bruyantes et polluées, donc depuis l'aéroport un taxi m'a déposé à un arrêt de bus pour aller direct à Mamallapuram - Mamallapuram (2 J) : petite ville très agréable, un quartier "routard" super sympa, ballades à vélo - Pondichéry (2 J) : la partie française de la ville est calme et jolie (mais les guest house y sont plus chères que dans la partie indienne), bons restos franco-indiens, ballades à vélo, agréable promenade à pied en bord de mer, on se croirait presque en Normandie... - Tanjore (1 J) : superbe musée (Marata Palace Museum : sculptures des divinités hindoues) alors que d'habitude j'aime pas trop les musées, joli temple aussi, par contre je n'ai pas trouvé la ville spécialement agréable - Trichy (1,5 J) : je n'ai pas regretté de m'y être arrêté, les 2 grands temples sont superbes, et différents de celui de Madurai, petite grimpette au Rock Fort (jolie vue panoramique) - Madurai (2 J) : le temple est très beau et très animé, le musée Gandhi est bien aussi, et le temple de Tiruparankundram (8 km en bus) vaut le déplacement, surtout si on fait la grimpette jusqu'à la petite mosquée au sommet de la colline (jolie vue), par contre la ville est très bruyante (prévoir boules Quies pour la nuit...). - Munnar (2,5 J) : c'est ce que j'ai vu de plus beau au cours de mes 3 séjours en Inde (plantations de thé en montagne), je recommande absolument une excursion à la journée à Top Station (y aller en 1h par le bus de 7h30 ou 8h50, se balader un peu de partout, se faire un petit resto sur place, prendre le bus du retour à 14h et s'arrêter au lac Kundala (superbe, on se croirait en Suisse...), se balader et revenir choper le bus de 17h15 ou celui de 17h45 qui ramène à Munnar en 45 mn. Spécialités locales : thé à la cardamone ou au gingembre, bon chocolat, épices diverses. Attention si vous arrivez un vendredi ou un samedi c'est plus dur de trouver un hébergement (car les indiens adorent y venir le WE). - Fort Cochin (2 J) : quartier "routard" agréable, balades à vélo, bons restos. - Kumarakom (1 J) : facilement accessible en 20 mn de bus depuis Kottayam, logement dans une ravissante homestay (sorte de bead & breakfast sauf qu'il y a le dîner si on veut) avec vue superbe sur le canal des backwaters et accueil très chaleureux par la famille : Santhitheeram Heritage Home (Tél : (0481) 252-51-22 près du KTDC Hotel (1000 rp négocié à 700, bon dîner avec poisson à 100 rp et p'tit déj copieux à 65 rp). J'ai réussi (difficilement) à trouver un vélo pour explorer les villages alentours, j'y ai fait de très belles photos. - Allepey (2 J) : tous les jours à 13h il y a un bateau public qui va à Changanassery (11 rp) : croisière superbe de 3h dans des petits canaux, puis à Changanassery prendre un rickshaw jusqu'au bus stand (2 km) et revenir en bus à Allepey (1h). Cette croisière est plus belle que la croisière "classique" Allepey-Quillom (Kolam) qui a lieu sur un canal beaucoup plus large. - Varkala (2 J) : jolie petite ville très (trop ?) touristique perchée au sommet d'une falaise, avec de belles plages, bons restos, beaucoup de gens y vont exprès pour le yoga ou les soins ayurvédiques. - Cap Comorin (Kanyakumari) et ses levers et couchers de soleil (2 J) : peu d'occidentaux, mais beaucoup d'indiens y viennent en pèlerinage, ambiance agréable et reposante dans cette petite ville tranquille, joli temple de Suchindram (en bus). - et enfin Kovalam (1,5 J) pour terminer en beauté ce périple et rejoindre l'aéroport de Trivandrum (à 12 km) : j'ai été agréablement surpris par Kovalam (j'avais eu des échos pas terribles sur les forums), c'est très joli, pas si bétonné que ça (il y a des arbres de partout), les commerçants y sont moins agressifs que ceux de Varkala, bons restos (un peu chers), grimper en haut du phare (de 15h à 17h) pour avoir une jolie vue panaramique, et à partir du phare rejoindre à pied le quartier musulman avec ses mosquées, puis revenir en rickshaw.
Ma fin de séjour un peu perturbée puisque j'ai été victime d'un vol dans la station balnéaire de Varkala, en pleine nuit pendant mon sommeil dans ma chambre d'hôtel en rez-de-chaussée. Probablement par un employé de l'hôtel car j'avais commis la double imprudence de leur communiquer mon jour et heure de départ (chose à ne pas faire en Inde parait-il) et de dormir fenêtre ouverte à cause de la chaleur (je pensais naïvement que les barreaux de la fenêtre constituaient une protection suffisante). Le voleur a réussi à attraper mon sac probablement en passant un manche à balai à travers les barreaux de la fenêtre. Dans mon malheur j'ai eu de la chance d'être tombé sur un "gentleman cambrioleur", une sorte d'Arsène Lupin local, car il ne m'a pris "que" mon argent liquide (120 euros, ce qui est une grosse somme ici en Inde), pour ne pas me pourrir mon voyage (ou pour ne pas se pourrir son karma ?...) il m'a laissé mon passeport (ouf !), mon appareil photo, mes clés d'appartement, mes travellers chèques et ma carte bleue (j'ai quand meme fait opposition par sécurité car il a pu éventuellememt noter le numéro). Cela me servira de leçon pour la prochaine fois... A part cet incident, cette traversée du Tamil Nadu et du sud Kerala fut de toute beauté, avec ses temples, plages, plantations de thé de montagne, sans oublier les saveurs épicées de la cuisine d'Inde du sud... Mais sur le plan émotionnel, mon plus beau voyage en Inde reste mon circuit Calcutta (1 semaine) + côte de l'Orissa (2 semaines), devant ce circuit en Inde du sud et devant le Rajasthan.
Quelques conseils généraux pour terminer : - restos : on peut manger bon, équilibré et pas cher (35 rp) dans les restos indiens végétariens en commandant un thali (on dit plutôt meal ici) ou bien les délicieux dosa (ou dosai) = crêpes très légères servies avec quelques légumes - transports : j'ai fait la plupart de mes trajets en "local bus", pas d'accident à déplorer (à part une fois où le bus a écrasé une chèvre imprudente...), je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité, comme je suis grand (1,86 m) pour les longs trajets j'achetais parfois 2 places l'une à côté de l'autre pour pouvoir être plus à l'aise... - privilégier des étapes courtes dans les villes bruyantes et polluées, et garder plus de jours pour faire des étapes longues en bord de mer ou en montagne - il y a eu peu de moustiques durant ce séjour, je n'ai jamais eu besoin d'utiliser une moustiquaire, les produits locaux sont amplement suffisants : crème Odomos, truc électrique All Out, truc qui brûle (mais odeur bof) Mosquito Coil.