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Achat de foutas dans la région de Sousse English translation pending
by Sydrac · 2018-11-06 · 14 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais acheter des foutas dans la région de Sousse pour rapporter comme souvenirs. J'aimerais savoir s'il est préférable d'acheter des foutas nid d'abeille ou tissage plat. Les avis sont partagés. Lequel est le plus absorbant? Ça peut coûter combien? Si j'en achète plusieurs, je peux avoir un meilleur prix?

Merci!
Le Yémen par monts et par vaux English translation pending
by Doumechris · 2017-11-29 · 11 replies
Ce récit a été rédigé en 1992 à la suite d'un voyage effectué durant trois semaines. je n'ai pas modifié ce que j'avais écrit à l'époque du ressenti de ce circuit réalisé en petit groupe . "Du haut de la terrasse de l'hôtel Golden Dar, nous dominons l'ensemble de la vieille ville de Sanaa parsemée de dizaines de minarets de mosquées datant quelquefois de treize siècles. Des décorations polychromes entourent les fenêtres et précisent le haut des maisons-tours pour dessiner une fine crénelure.A l'intérieur même de la cité, des jardins potagers aérent cet enchevêtrement de gratte-ciels du moyen age. Des femmes fantomatiques sous leur voile multicolore dans la rue, travaillent nu tête la terre de ces arpents derrière de hauts murs de briques, à l'abri des regards indiscrets des hommes.Ces premières impressions d'une vie héritée d'un passé bimillénaire se transforment à peine lors d'une promenade à l'intérieur des souks. On pense rencontrer l'un des rois mages monté sur un âne, remplissant les sacs d'encens et de myrrhe avant de rejoindre la Judée . Au hasard de nos pérégrinations entre les étals d'épices, de fruits tropicaux, d'écorces de grains de café qui servent à concocter le Qishr, la boisson populaire yéménite, nulle femme ne se promène mais une foule d'hommes enturbannés, vêtus de la fouta- la jupe traditionnelle, armés de la Jambia-poignard recourbé, discute le moindre achat. Chaque rue du souk al Milh (le souk principal de Sanaa) a sa spécialité. A l'une des petites boutiques à la devanture bleue, où des dizaines de bijoux d'or scintillent, nous rêvons de rencontrer sous son voile noir de Bédouins, la reine de Saba de passage à Sanaa. Son royaume de Mare est l'oasis oriental du Yémen irrigué par un gigantesque barrage qui lui survivra quinze siècles . Dans ces ruelles où le tintamarre de la foule est supplanté aux haures de prière par le chant de muezzins qui se renvoient en écho les versets du Coran, les ânes se partagent les détritus avec les chèvres et les poules. Les dromadaires tournent , en sous sol, les meules des moulins à olive ou à grains.

Lorsque nous avons franchi Bab El Yemen, la dernière porte subsistant des remparts ottomans, nous faisons un bond de vingt siècles sans l'Histoire. Les klaxons, les 4X4 remplacent les cris des animaux, les épices font place aux montres à quartz. Aux lueurs de l'aube, la ville s'active, mais dès midi elle semble se dissiper dans les brumes qui descendent des montagnes environnantes. Depuis quatre siècles, le Yémen est sous l'emprise d'un phénomène quotidien qui agit sur la vie sociale et économique : le QAT. Cette plante, dont on mâche les feuilles méthodiquement, l'après midi entre amis, absorbe l'énergie des consommateurs dans le but symptomatique de développer leurs qualités intellectuelles et relationnelles. Les agriculteurs ont abandonné la culture du café au profit de celle du qat plus rentable. Les échoppes du souk, les magasins des quartiers modernes, les bureaux se vident le temps de se façonner, dans la jouegauche, une boule verdâtre de la taille d'une balle de golf. Même les toursites sont victimes de la feuille verte, les guides et chauffeurs abandonnent tout afin d'assouvir leur rituel journalier. Cela remplace notre sieste qui reste moins coûteuse que la consommation de qat qui peut absorber jusqu'à 30 % des revenus.
Hôtel Tata à Labé? (Guinée) English translation pending
by Nicolas023 · 2016-06-17 · 18 replies
Bonsoir à tous,

Je souhaiterai savoir savoir si l'hôtel Tata à Labé est toujours ouvert ? J'y suis passé en 2012 et j'en garde un excellent souvenir. Si oui, pourriez vous me donner ses coordonnées ( Num de tel et ou adresse mail).

D'avance merci.

Nicolas
Sénégal: voyage 4x4 au mois d'octobre English translation pending
by Severinesy · 2015-02-12 · 2 replies
Bonjour à tous, Je connais déjà le Sénégal car j'y suis allée en 2013 rencontrer la famille de mon mari et découvrir son beau pays. Mi octobre nous devons y retourner avec mes parents pour 15 jours. Nous voulons voir les plus beaux paysages. Que me conseillez vous (sachant que nous irons à Gorée car nous avons de la famille là-bas, ainsi que dans la région de mon mari à Kaolack)
La Guinée est toujours là... English translation pending
by Foutadecouv · 2014-05-24 · 3 replies
Juste un petit billet pour lancer un appel aux amoureux de l'Afrique : la Guinée est toujours là. Certes "Ebola" est passé par là avec son cortège macabre mais aujourd'hui l'épidémie est terminée ou en tout cas très largement circinscrite ... Si seulement les projecteurs braqués sur le pays pour cause de catastrophe pouvaient rester braqués sur lui pour conter et raconter la beauté, la diversité des paysages, la gentillesse et l'accueil des populations, .... Un pays à découvrir. Rendez vous en Guinée !
Visa pour la Guinée au Maroc ou ailleurs en route? English translation pending
by Robertgmbh · 2011-12-05 · 2 replies
Y a t'il des consulats qui délivrent le visa entre Toulouse et la frontiere de Guinée? y a t'il un consulat a Madrid? au Maroc? en Mauritanie ?, j'aimerai eviter Dakar, et le Nord Mali Combien coûte t'il faut il un visa pour une algérienne? Merci
InchaAllaH - Petite histoire du Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2011-10-15 · 2 replies
« Tu vois, si on avait une ambulance … ».

Les petites histoires en général commencent toutes par des petites phrases. Celle-ci ne déroge pas à la règle, ce ne sont que quelques mots aussi simple que bonjour ou que As-Salamu Alaykum. Je suis désolé, j’essaye pourtant de donner un sourire à mes textes mais ces lettres s’alignent, s’entêtent, se répètent et résonnent dans ma tête. Sur la feuille blanche muette je ne vais pas vous raconter l’éternité de mon mal-être, juste vous conter le monde et ses formes imparfaites.

C’était un lundi matin, peut-être un mardi. Ce qui est sur et certain c’est que ça aurait pu être n’importe quel jour de la semaine tant les jours se ressemblent au Fouta[1]. Benoît, l’infirmier de Gawdé Bofé, travaille au dispensaire et fait les consultations avec Rugy, la matrone. Une matrone, c’est une femme que l’on forme au village pour pallier au manque de sages-femme au Sénégal. A l’issue de ces 6 mois de formation, elle peut faire les accouchements et assister l’infirmier dans les soins de base. En vérité, elle sait presque tout faire car les urgences ne laissent pas le choix que de se former « sur le tas ».

Abù, le président de l’association des jeunes du village, et moi, sommes chez Benoît. Le matin on se retrouve souvent tous les deux, on discute des projets pour le village, on débat sur l’actualité, bref, on refait le monde comme on peut et surtout avec le peu qu’on a … et ce qu’on a le plus, c’est la parole.

Aujourd’hui, Benoît a beaucoup de patients, surtout des femmes et des enfants. En général, les débuts de semaine sont difficiles. Benoît prend son jour de congé le dimanche, alors dès le lundi, les malades sont nombreux à attendre devant les vieilles portes en ferraille du dispensaire et à s’asseoir sur les bancs en bois. Ceux qui n’ont plus de place restent debout ou reviendront plus tard, peut-être en soirée ou le lendemain.

Mais des cris et des pleurs interrompent notre reconstruction du monde. Une charrette tirée par deux ânes arrive à toute vitesse. Dessus, une femme qui souffre et crie en se tenant le ventre, avec deux hommes, son mari et son frère. De chez Benoît, on entend du bruit. Abù et moi sortons de nos illusions et nous précipitons au dispensaire. De l’agitation, les autres patients s’affolent, car ici, tout le monde se connaît. D’ailleurs même nous on les connaît ces gens-là. La charrette vient de Niarwal, un village à 10 km de Gawdé Bofé, plus loin dans la brousse. Je me souviens qu’avec Abù on était parti là-bas la semaine dernière pour rendre visite au chef du village, Demba BA. Et la femme enceinte qui était chez lui, que j’avais salué et félicité, c’est elle qui vient juste d’arriver.

Je me revois la piste entre les deux villages, et ce jour là avec Abù, on avait crevé une roue à cause des nids de poule et des épines. Obligé de téléphoner à un villageois pour nous en amener une autre et continuer notre chemin. Heureusement ce jour là, on avait pas une femme enceinte avec nous …

On aide Benoît à porter la femme dans la petite salle d’accouchement du dispensaire. Les deux lits sont heureusement vides aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre accouchement les jours passés, parfois ce n’est pas le cas, il faut alors improviser, mettre des matelas dehors …

C’est dommage parce qu’une ONG française avait construit une maternité il y a quelques années mais ils avaient oublié d’amener l’équipement qui va avec. Ce n’est qu’un bâtiment qui, aujourd’hui prend l’eau et sert à stocker le matériel de construction : pelles, ciment, truelles et quelques fils de fer. Au moins, ça sert à quelque chose.

Avec Abù on sort de la salle, et on laisse Benoît et Rugy faire leur travail. On attend tous anxieux sur les bancs du dispensaire. On était en train de refaire le monde et voilà que la réalité nous remet les pieds sur terre … Pourtant ça arrive souvent ici, et on commence à s’habituer, on était même en train de parier sur le prénom du petit : Benoît, David, Abù si c’est un garçon, peut-être Rugy ou Panda si c’est une fille.

Mais alors que l’on s’attendait à entendre les cris du nouveau né, toujours rien. Au bout d’un moment, je me lève et calmement je vais à l’intérieur voir comment ça se passe. Benoît ouvre la porte et se rue dehors presque en me bousculant. Il regarde Abù et lui dit : « Va chercher ta charrette vite ! ». L’infirmier n’avait pas besoin de rajouter quelques mots inutiles, tout le monde sait ce que sa sous-entend : « accouchement compliqué, évacuation vers l’hôpital de Bakel ». Le seul problème, c’est qu’au village il n’y a pas de véhicule, et que la route goudronnée est à 4 km, le seul moyen est d’emmener la femme sur la charrette jusqu’à la route et de prier pour qu’une voiture passe par là et accepte de l’évacuer vers Bakel, à 30 km d’ici,

InchaAllaH.

Abù connaît le métier, il sait ce qu’il doit faire. A défaut d’un véhicule au village, c’est lui qui fait office d’ambulancier, et il en a déjà vu de toutes les couleurs. Un matin justement, il me racontait que parfois les femmes accouchaient sur la charrette pendant le trajet, la faute aux secousses. Mais moins drôle, certaines décèdent aussi sur la charrette avant d’atteindre la route et l’hôpital. Abù me raconte ça comme une banale routine, et en fait ça l’est bien une routine.

On place la femme délicatement sur la charrette. Abù avait mis deux matelas en mousse pour amortir les chocs sur la piste. Rugy et moi nous partons avec lui. Benoît reste au dispensaire s’occuper des autres patients mais je sais qu’il appellera dans quelques minutes pour prendre des nouvelles.

Et c’est parti pour 4 km de piste parsemée de bosses, de nids de poule, de sable, et tout son lot de souffrances pour la femme enceinte. En tant normal, même nous on souffre de ce petit voyage entre le village et le goudron, alors avec une malade à nos côtés ..

Tout le long du chemin, elle s’en remettra à Dieu « AllaH Ouakbar, AllaH Ouakbar … », et nous aussi c’est à Lui que nous pensons à ce moment là.

Le pire c’est que l’on ne sait pas ce qui nous attends une fois arrivé à la route. Parfois, quand on veut voyager, on peut attendre 2 heures ici le temps qu’une voiture arrive, d’autres fois 5 minutes, il n’ y a pas de règle. D’habitude, on s’en fiche, mais aujourd’hui c’est le moment d’avoir un peu de chance. On arrive à la route : rien. Même pas l’ombre d’une vache, c’est pour dire.

Abù décide de remonter la route vers Thianiaf, une petite ville à encore 3 km, il y a un garage, on trouvera forcément une voiture là-bas. Au bout d’1 km, j’entends un bruit, je dis à Abù qu’une voiture arrive, il gare la charrette sur le côté et se met au milieu de la route, malheureusement c’est un 4x4. Je dis malheureusement car avec Abù, quand on voyage tous les deux, les 4x4 sont les seuls à ne jamais s’arrêter. On avait coutume de dire en Pulaar, la langue locale, « Auto mawdo, bernde toccocel » qui signifie en français « grosse voiture, petit cœur ». Autant pour moi, avec notre ambulancier en plein milieu de la route, le chauffeur n’avait pas d’autre choix que de s’arrêter. C’est notre jour de chance, à l’intérieur du véhicule, le préfet de Bakel qui était en déplacement et rentre à sa préfecture. Il accepte d’emmener la femme à l’hôpital.

Ca ne se passe pas toujours comme ça. C’est déjà arrivé qu’Abù arrête une voiture et que le conducteur refuse moyennant finance. Alors il négocie le prix du transport et sort quelques billets de sa poche, c’est triste mais le temps presse. On a pas le temps de se mettre en colère dans ces moments là.

La voiture démarre et tous les trois on reste planter là à regarder le véhicule jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. La tension redescend et on a comme l’impression de respirer à nouveau.

On se regarde sans savoir quoi se dire, puis Abù me lance : « Tu vois, si on avait une ambulance … ». A mon tour, je regarde Abù et Rugy puis leur dit : « On aura cette ambulance, InchaAllaH ». Et tout le monde de répéter :

« InchaAllaH »

Plus tard, on apprendra par Benoît que la femme est arrivée juste à temps à l’hôpital de Bakel, elle est en bonne santé et elle a accouché d’une petite fille, elle s’appelle Rugy et se porte bien. Finalement, on avait quand même gagner notre pari. Elle rentrera au village dans quelques jours quand elle retrouvera ses forces. Pour elle, c’est bon, la pièce est tombée du bon côté, mais pour d’autres …

On pense d’ailleurs à la femme de notre ami Toussé qui, une fois évacuée à Bakel, a du être ré évacué à l’hôpital d’Ourrossogui à plus de 150 km car les médecins ne pouvaient rien faire. Elle est décédée dans une ambulance entre les deux hôpitaux à Dundé, un petit village sur la route. Et on pourrait en citer beaucoup d’autres, Mariam, Maïmouna, Djeynaba, Kadia …

Après cette histoire, avec Abù on a décidé d’arrêter de refaire le monde avec notre bouche, et on est parti avec sa charrette sillonner les 12 villages que prend en charge le dispensaire pour recenser les femmes décédées en évacuation et discuter avec les chefs de village du projet de l’ambulance. Plus tard, on rencontrera le médecin chef de Kanel et on se rendra même à Dakar commencer à négocier les véhicules.

Cette ambulance, on ne l’a pas encore mais aujourd’hui, avec Abù, quand on se parle au téléphone on a toujours en tête cette petite phrase « On aura cette ambulance,

InchaAllaH … ».

Par David DUPUY

[1] Fouta Toro (ou Fuuta Tooro) : Nom d’un grand royaume édifié au XVIème siècle et situé au Nord du Sénégal dans la Vallée du Fleuve.
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2011-10-07 · 5 replies
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Meilleure saison au Burkina Faso ou en Guinée? English translation pending
by Yoann1 · 2011-08-23 · 3 replies
Bonjour, J'aimerais aller au burkina faso (sud ouest) ou guinée conakry ou encore nord benin pour randonnée avec mes enfants mais je n'arrive pas à avoir des infos précises sur la meilleure saison pour y aller

Pourriez-vous me dire la meilleure saison? Quelles sont les saisons qui pose problème?

Nous pouvons partir la bas en fin décembre , mi fevrier, avril ou juillet auot.

Merci de votre aide
Dakar-Cotonou par la route via la Guinée, Côte d'Ivoire, Ghana et Togo English translation pending
by Bozgael · 2011-06-19 · 5 replies
Bonjour à tous, J'habite à Dakar depuis plus d'un an et j'envisage avec ma copine de rejoindre Cotonou par la route (transport en commun) en passant par la Guinée, Cote d'Ivoire, Ghana, Togo et enfin Bénin Le départ est prévu fin octobre 2011 depuis Dakar pour une durée de 2 ou 3 mois environ. Les principales étapes, ou pays où nous souhaiterions prendre notre temps sont la Guinée (Fouta et Forestière), le Ghana, et enfin le Benin pour les amis! Je suis à la recherche de toutes sortes de conseils, infos, tuyau, ... Les routes sont-elles praticables en cette fin de saison des pluies? Est-il risqué de traverser la Cote d'Ivoire vu l'instabilité politique du moment...? et bien sur la question des visas mais je pense trouver ces infos sur d'autres discussions

Merci à tous!😛
Apporter des lunettes de vue au Sénégal? English translation pending
by Misterniko · 2011-05-06 · 11 replies
Bonjour à tous, J'ai snas doute la possibilité de ramener des paires de lunettes de vue (une cinquantaine) récupérées par un ami opticien. j'ai cru comprendre que ca pouvait être utile. Mais je ne sais pas trop à qui les donner: auriez vous des adresses d'association ou de spécialiste au Sénégal qui seraient intéressé pour que je puisse les contacter. Merci pS: je serai au Sénégal durant le mois de juillet
Aller de Dakar à Labé (Guinée) en taxi ou bus? English translation pending
by Pluriel · 2009-04-23 · 8 replies
Qui a déja pris le taxi entre Dakar et Labé ? Où se situe la gare taxi-Labé à Dakar? le prix du voyage est de combien actuellement (210 000 francs Guineéen ?) A-t-on la possibilité de faire renouveller un visa à la frontière guinéenne? Connaissez vous une autre possibilité de se rendre à Labé ? Merci
Recherche aide humanitaire au Sénégal English translation pending
by Madoar · 2009-03-24 · 10 replies
Bonjour Je suis infirmiére depuis 20 ans et je travaille dans un hopital ; mon séjour au Sénégal en janvier m'a ouvert les yeux sur bcp de choses et j'ai très envie d'y retourner pour donner un peu de mon temps et de mes compétences . Dans le cadre hospitalier, nous avons droit a un congé de solidarité qui est de 15 jours ts les 2 ans, ceci afin de partir en aide humanitaire . Pouvez vous m'éclairer sur une Ong ou une association qui acceterait que je les aide, j'ai bcp cherché sur internet mais il y en a tellement ! et c'est pas tjs clair . Merci de ce que vs ferez pour moi Madoar
Budget et bonnes adresses pour un voyage itinérant au Sénégal à l'automne? English translation pending
by MikeG · 2008-11-25 · 9 replies
Bonjour,

J'ai déjà séjourné deux fois quinze jours au sénégal (2001 et 2005) le long de la Côte : du Siné saloun à St Louis. Je repars une troisième fois milieu janvier avec mon beaufrère, mais cette fois ci, nous aimerions faire l'intérieur :

Aller de Dakar à saint Louis puis suivre le fleuve jusqu'à Podor ou Matam, redescendre à dakar et prendre le ferry pour aller en casamance et terminer par le fouta et le pays bassari.

Nous sommes habitués à l'Afrique ( 5 voyages au Burkina Faso dans nos villages jumelés) et acceptons des conditions de vie "rustique" mais avec un minimum de confort et de sécurité santé ( 58 et 65 ans)/

Plusieurs façons de circuler : Soit prendre les taxis brousse dans chaque gare routière ( beaucoup de contacts mais aussi perte de temps) avantage : petit budget Soit trouver un chauffeur guide avec voiture pour tout le circuit....

Je lis souvent les discussions du forum et j'ai donc déjà quelques renseignements sur les bons coins,

Mais j'aimerai surtout connaitre les prix qui se pratiquent pour connaître le budget que je dois prévoir

Tous les tuyeaux, bonnes adresses et conseils que ceux qui l'on déjà fait ou qui sont sur place peuvent avoir sont les bienvenus.

Nous pensons disposer de trois semaines. Est ce jouable ou est ce que l'on voit trop grand ?????

Merci à tous de vos conseils ..........
Trouver un emploi au Sénégal English translation pending
by Aurelia49 · 2008-09-28 · 4 replies
Bonjour à tous, j'ai 22 ans, je suis licenciée de psychologie et j'ai un diplôme de conception de projets humanitaires. Je cherche un emploi ou un poste de volontaire dans le Futa, avez-vous des adresses ou des conseils ? Merci d'avance.
Trajet Labé (Guinée) - Dakar en un peu plus d'une semaine? English translation pending
by Toumai · 2008-02-19 · 3 replies
salut a tous! besoin d'un conseil... je pars en guinée Conakry mi avril . enfin j'arrive à Conakry, et direction labbé ensuite dans ma presque belle famile. mais après??? j'hésite entre prendre un retour à partir de Conakry ou alors de dakar. dc voila ma question... labbé- dakar en un peu plus d'une semaine, c'est faisable? et ça vaut le coup? et aussi ça intéresse qqun de faire un bout du chemin avec moi??????? merci!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Afrique noire à vélo en mars English translation pending
by Corsicanico · 2007-12-09 · 6 replies
Bonjour à tous, Ma compagne et moi sommes tentés par une virée vélocipédique d'un mois en Afrique noire autour du mois de mars. La Mauritanie se prête-t-elle au voyage à vélo ? Certains d'entre vous ont peut-être déjà parcouru à la force du mollet les pistes de ce pays. Pouvez-vous, SVP, me conseiller quelques itinéraires qui vous semblent intéressants : varié, beau, ludique et enrichissant ou me donner quelques adresses de site aux informations fiables ? Je suis preneur de tout autre destination en Afrique noire (toujours à vélo bien entendu). Merci d'avance pour vos réponses Nicolas
Crossing the Senegal-Guinea border near Salemata
by Mjobo · 2025-10-01 · 4 replies
Hi there, We're on a backpacking trip, traveling by public transport/motorcycle taxis. We're in Noubou, south of Salemata in Senegal, just a stone's throw from the Guinean border. Do you know if it's possible to cross the border in this area? Where do we register? Can we cross the border without an official border post and just register in the first town we come to? We have our visas for Guinea.
Sécurité des touristes à Conakry English translation pending
by Notavailable · 2018-02-25 · 19 replies
Bonjour, Je souhaiterai avoir des conseils et des informations pour un voyage en Guinée Conakry en Avril 2018. J'ai lu sur un site gouvernemental qu'il y a des tensions, des violences actuellement dû aux élections locales. Les touristes seraient l'appât de nombreuses bandes de cambrioleurs. Quelqu'un en revient? Est ce si risqué que ça d'y aller? Je souhaiterai accompagner mon compagnon et ses parents visiter leur terre d'origine mais j'hésite d'y aller pour ma 1ère fois en Afrique (n'étant pas Africaine) j'appréhende un peu d'attirer l'attention de personnes mal intentionnées. Merci d'avance pour vos précieux retour.
Formalités administratives pour rentrer avec son véhicule au Ghana et en Guinée English translation pending
by Robinland · 2017-11-16 · 8 replies
Bonjour, Est ce que quelqu'un a des infos pour rentrer avec son véhicule, en Guinée et au Ghana (style carnet de passage en douane ou carnet ATA). Merci d'avance.
Passage frontière Sénégal - Guinée - Côte d'Ivoire et visas English translation pending
by M26 · 2017-11-06 · 25 replies
Bonjour à tous, En pleine préparation d'un voyage de 3 mois en Afrique de l'Ouest, j'ai besoin de vos avis concernant les passages des frontières : -Sénégal-Guinée -Guinée-Côte d'Ivoire. A quel poste frontière conseillez-vous de passer d'un pays à l'autre ? Est-il possible de prendre les visas à la frontière ou mieux vaut-il les avoir pris avant depuis la France ? Y'a-t-il des choses à savoir, à éviter ? Merci par avance pour vos conseils, Méli
État des routes en Guinée-Conakry courant juillet - août? English translation pending
by FranFran21 · 2017-04-19 · 11 replies
Bonjour à tout le monde, je suis nouveau sur ce forum !

Je souhaite me rendre en Guinée-Conakry via le Sénégal dans le courant du mois de juillet avec mon véhicule( VW T4 en bon état ;) ) Selon vous, l'état des routes le permet-il? ou dois je envisager de le faire en 4X4? Mon itinéraire serait a priori la route de Koundara-Boke-Conakry. Est ce que qqn a déjà fait cette route en été et selon lui est ce faisable sans 4X4? Je suis prêt à m'embourber quelques fois mais pas à rester bloquer une semaine voir plus... Je pourrais éventuellement passer par la Gambie et Guinée-Bissau mais je transporterai du matériel médical pour une ONG et je veux éviter de multiplier le passage aux frontières. Si quelqu'un a des conseils sur les différents itinéraires vers Conakry, je lui serait très reconnaissant!

A bientôt!
Traversée 4x4 vers Sierra Leone: carnet ATA ou CPD English translation pending
by Catetcat · 2015-09-02 · 14 replies
Bonjour à tous,

Nous allons partir de Dijon aux alentours du 15 octobre avec un vieux Land Rover et traverser l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie, Le Sénégal, la Guinée Conakry pour arriver en Sierra Leone vers le 5 décembre. J'ai déjà parcouru pas mal de vos messages et beaucoup appris. Il me reste une question quant aux passages des frontières et documents nécessaires pour le véhicule. Il semblerait qu'au Sénégal ce soit le carnet ATA qui est exigé alors qu'en Guinée Conakry ce soit le CPD. quelqu'un pourrait-il nous aider à trancher cette question ? que vaut-il mieux prévoir?
Difficultés éventuelles de voyager en Guinée-Bissau English translation pending
by DeBrazza · 2015-02-01 · 21 replies
Bonjour Je prévois un voyage en Afrique de l’Ouest L’hébergement pose-t-il problème en Guinée Bissau ? Ainsi qu’y aller en voyage ? Si oui, comment résoudre ces problèmes ? Merci anticipé pour la réponse
État des routes en Guinée English translation pending
by Foutadecouv · 2014-07-23 · 21 replies
Je lance une bouteille à la mer .... Enfin plutôt un appel aux voyageurs qui sont passés récemment en Guinée Conakry. Régulièrement des "forumistes" posent des questions sur les routes de Guinée et notamment aux frontières (vers Sénégal, Mali, Cote d'Ivoire, Guinée-B, moins souvent vers Sierra-L et Libéria). Ce serait donc certainement utile aux "futurs aventuriers" de pouvoir trouver une compilation de toutes les infos possibles sur les routes existantes, leur état, les temps de trajet, le type de véhicules nécessaire pour "passer" avec des mises à jour régulières. Alors merci à tous de votre contribution ! Pour ma part, je suis plus particulièrement intéressé par la route/piste entre Labé et le Sénégal en passant par Mali Y.
Climat à Tanger en février English translation pending
by Sankara1987 · 2014-01-01 · 40 replies
Bonjour, je compte partir une semaine a Tanger au mois de février, est-ce la saison idéale, puis-je espérer de voir le soleil et m'échapper de la grisaille parisienne??

J'en profite également pour vous solliciter sur les incontournables à visiter ou à faire (ballades, sites, paysages, plages, souks...).

Merci d'avance. sANKARA
Douze jours en famille de Tanger à Marrakech English translation pending
by Via75 · 2013-05-20 · 21 replies
Bonjour à tous,

ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.

Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...

Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.

Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
Partir seule au Sénégal English translation pending
by Caro33600 · 2012-09-07 · 24 replies
bjr je desire partir au senegal seule en itinerant on me la deconcrilé je souhaite avoir des avis et des renseignements sur des circuits merci🙂
Pensions à Tanger? English translation pending
by Anakarenine · 2012-05-26 · 21 replies
Bonjour, j´aimerais savoir si quelqu´un peut m`índiquer le nom d´une ou 2 pensions dans le centre de Tanger pour Juin (15, 16) ou on peut se loger regulierement?🙂

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