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Qui part au Caraïbes le 27 janvier 2014 Costa Magica (La Romana) depuis Bruxelles English translation pending
Bonsoir,
Après avoir parcouru et suivi tous les CR et nouveaux CR des "Perles des Antilles" avec MSC Musica, et ne voyant pratiquement personne avec cette croisière avec le Costa Magica, je me demande "qui part avec le Costa Magica aux Caraïbes le 27 janvier 2014 départ de Bruxelles via Madrid"?
Je viens de parcourir le catalogue Costa et je viens de voir que la route de voyage est changée, le jeudi 30/1/2014 ce ne sera par l'escale de St. John's/Antigua mais bien Roseau 'Dominique' une autre île. Donc pas d'excursions à Antigua ni DOMINIQUE RÉPUBLICAINE. J'avais réservé le 29/11/2013.
Depuis le temps que je suis les CR des différents membres VF depuis leur retour, j'avais fait mon itinéraire, et je suis déçue de ne rien voir sur l’ile Dominique, et de ne voir personne pour le Costa Magica, également pour le départ de Bruxelles via Madrid, car depuis Paris je suis perdue, Paris je ne connais pas du tout.
Les départs de l'aéroport de Bruxelles ne me posent aucune question.
En tout cas je me réjouis déjà pour Soana.
Donc nous atterrissons à La Romana le soir tard, et le matin immédiatement la visite de l'île Catalina et espérons Soana.
Mais nous n'avons aucune excursion pour Santo Domingo, car l'arrivé est La Romana et départ La Romana.
Je demande donc au Forum si quelqu'un a des renseignements question d'excursions sur l'île Dominique et qui sera avec le Costa Magica.
Bonne soirée, farida
Premiers retours du MSC Musica English translation pending
Bonjour à tous,
juste quelques photos classés par jours.
(Pour les jours suivant, pardon d'avance à Reynald et à Virginie pour certaines photos prises sur son blog, j'ai enlever les photos personnelles...).
Donc J1 Départ de Toulouse et arrivée à Fort de France.
http://imgur.com/a/xgsxZ#0
😉
Vos retour de croisière Tropicale sur l'Horizon English translation pending
Bonjour.
Vous qui êtes renenus d'une croisière TROPICALE sur L'HORIZON, avez vous des astuces pour les excursions lors des escales:
La Romana, navigation, Sainte Lucie, Barbade, Martinique, Basseterre, Tortola,
Merci et bon week end
Merci et bon week end
Qui part avec nous aux Caraïbes le 25 février 2014? English translation pending
Bonjour.
Le premier groupe est déjà aux Caraibes sur le Musica.........on va se régaler avec leur CR, ce qui nous fera patienter pour notre départ du 25 Février.
Ce serait super que nous préparions tous ensemble notre croisière, nos vols... Annie
Le premier groupe est déjà aux Caraibes sur le Musica.........on va se régaler avec leur CR, ce qui nous fera patienter pour notre départ du 25 Février.
Ce serait super que nous préparions tous ensemble notre croisière, nos vols... Annie
Circuit Floride-Louisiane avec enfants avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
après avoir de nombreuses fois été lectrices de ce forum qui m'a été d'une grande aide pour planifier mes voyages, je fais appel à vos lumières.
En effet nous envisageons de partir en avril 2015 aux Etats-Unis et plus précisément de faire un roadtrip entre Louisiane et Floride avec nos 2 enfants qui seront alors âgés de 2 et 5 ans.
Nous avions déjà fait en 2012 le tour de la Floride avec notre fils âgé de 18 mois à l'époque (boucle Miami-Key west- Flort myers- Treasure island- Orlando- saint augustine-Daytona-Miami): Souvenirs inoubliables et donc envie de recommencer car la floride est une destination idéale avec des enfants en bas âge.
Pour ce nouveau roadtrip, j'ai donc peaufiner un petit itinéraire entre 3 semaines et un mois non figé donc j'ai besoin de vos avis et de vos éventuelles propositions sur des endroits ou des visites adaptées avec des enfants.
Comme nous voyageons avec des enfants en bas âge, nous privilégions des vols directs, c'est pour cela que nous arrivons à Houston et que nous repartons de Miami
Proposition d'itinéraire:
Arrivée à Houston ( 2 nuits) Visite de George ranch historical park Route vers Lafayette en passant par Lake Charles : autre proposition de route? choses à voir dans le coin? - Lafayette (4 nuits) ensuite rayonner pour faire les visites réparties sur 3 jours complets: ° Visite de Lafayette Faire le vermillion village et soirée chez « randol's » ° St martinville ° tour sur le lake martin avec norbert leblanc ° breaux bridges ° Visite de New Iberia (option) ° Atchaflaya basin: promenade en bateau sur l'atchafalaya incontournable chez mc gee's landing à henderson (option)
En partant de Lafayette , faire Baton Rouge (capitole et université) puis la route des plantations et visite de l'une d'elles: Laura plantation ou Oak Alley plantation
* Nouvelle Orleans (3 nuits)
(En fonction du nombre de jours de notre voyage et si celui-ci doit être raccourci, nous prendrons l'avion à la Nouvelle Orléans et atterrirons à Tampa et nous ferions donc l'impasse sur Pensacola et l'apalachicola )
Puis route vers Pensacola beach ( 2 nuits)
Visite du musée de l'US navy et Fort pickens
* Apalachicola (1 nuit) saint george island state park passer par navarre- fort walton beach- destin
*Crystal river ou Homasassa ( 2 nuits) faire croisière en bateau pour voir les lamentins (capitaine paul à côté de l'hotel plantation) Weeki wachee springs: mini parc d'attraction sur les sirènes Parc de homasassa springs
* Clearwater et environs ( 2 nuits) caladesi island state park ou honeymoon island state park bushgarden
* Orlando (5 nuits) Faire Animal kingdom, parc aquatique disney (blizzard beach), discoverycove, seaworld
* Miami ( 2 nuits) puis retour France
Voilà vous savez tout, j'attends donc vos propositions, vos modifications ou toute idée constructive qui me permettrait d'améliorer mon voyage
Merci par avance à tous
Proposition d'itinéraire:
Arrivée à Houston ( 2 nuits) Visite de George ranch historical park Route vers Lafayette en passant par Lake Charles : autre proposition de route? choses à voir dans le coin? - Lafayette (4 nuits) ensuite rayonner pour faire les visites réparties sur 3 jours complets: ° Visite de Lafayette Faire le vermillion village et soirée chez « randol's » ° St martinville ° tour sur le lake martin avec norbert leblanc ° breaux bridges ° Visite de New Iberia (option) ° Atchaflaya basin: promenade en bateau sur l'atchafalaya incontournable chez mc gee's landing à henderson (option)
En partant de Lafayette , faire Baton Rouge (capitole et université) puis la route des plantations et visite de l'une d'elles: Laura plantation ou Oak Alley plantation
* Nouvelle Orleans (3 nuits)
(En fonction du nombre de jours de notre voyage et si celui-ci doit être raccourci, nous prendrons l'avion à la Nouvelle Orléans et atterrirons à Tampa et nous ferions donc l'impasse sur Pensacola et l'apalachicola )
Puis route vers Pensacola beach ( 2 nuits)
Visite du musée de l'US navy et Fort pickens
* Apalachicola (1 nuit) saint george island state park passer par navarre- fort walton beach- destin
*Crystal river ou Homasassa ( 2 nuits) faire croisière en bateau pour voir les lamentins (capitaine paul à côté de l'hotel plantation) Weeki wachee springs: mini parc d'attraction sur les sirènes Parc de homasassa springs
* Clearwater et environs ( 2 nuits) caladesi island state park ou honeymoon island state park bushgarden
* Orlando (5 nuits) Faire Animal kingdom, parc aquatique disney (blizzard beach), discoverycove, seaworld
* Miami ( 2 nuits) puis retour France
Voilà vous savez tout, j'attends donc vos propositions, vos modifications ou toute idée constructive qui me permettrait d'améliorer mon voyage
Merci par avance à tous
Croisière des Antilles/Caraïbes sur le MSC Musica (suite) English translation pending
Après le 1 post ouvert en mars 2013, celui la est la suite car le premier a dépassé les 1000 post😏
j'espère que tout le monde a suivi car dans celui la il y aura mon CR 😄
j'espère que tout le monde a suivi car dans celui la il y aura mon CR 😄
Croisière Costa Magica Caraïbes 22 mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
Nous avons réservé notre 1 première croisière hier soir! nous sommes excités et avons tout un tas de questions sur les différentes escales…
Tout d'abord nous voudrions passer quelques jours en Guadeloupe (3/4 jours) avant le départ du Magica le 22 Mars 2014.. A ceux qui connaissent la Guadeloupe pour vous quel sont "les plus beaux endroits, plages, les marchés, resto à faire absolument "
Je vous donne le plan de croisière:
22 mars: Pointe à Pitre 23 mars: Saint Martin (13H00-18H00, on ne reste pas longtemps dommage!) 24/25 mars: La Romana 25 mars: Catalina Island 26 mars: Tortola 27 mars: St John's 28 mars: Fort de France 29 mars: pointe a Pitre
Je cherche des infos pour faire nos excursions par nos propres moyens (les excursions de chez Costa sont cher!..) Si vous avez des bons plans nous sommes preneurs 😉 (nous cherchons des jolies plages, des resto sympa, des endroits pour faire de la plongée du jet ski, les endroits à visités jardin villes marchés…)
On se demande aussi si nous repartirons de Saint Martin pour pouvoir passer 2/3 jours là-bas …qui a-t-il à voir? Vous êtes les premières personnes vers qui nous nous tournons pour avoir des informations.. Merci à vous..
Nous avons réservé notre 1 première croisière hier soir! nous sommes excités et avons tout un tas de questions sur les différentes escales…
Tout d'abord nous voudrions passer quelques jours en Guadeloupe (3/4 jours) avant le départ du Magica le 22 Mars 2014.. A ceux qui connaissent la Guadeloupe pour vous quel sont "les plus beaux endroits, plages, les marchés, resto à faire absolument "
Je vous donne le plan de croisière:
22 mars: Pointe à Pitre 23 mars: Saint Martin (13H00-18H00, on ne reste pas longtemps dommage!) 24/25 mars: La Romana 25 mars: Catalina Island 26 mars: Tortola 27 mars: St John's 28 mars: Fort de France 29 mars: pointe a Pitre
Je cherche des infos pour faire nos excursions par nos propres moyens (les excursions de chez Costa sont cher!..) Si vous avez des bons plans nous sommes preneurs 😉 (nous cherchons des jolies plages, des resto sympa, des endroits pour faire de la plongée du jet ski, les endroits à visités jardin villes marchés…)
On se demande aussi si nous repartirons de Saint Martin pour pouvoir passer 2/3 jours là-bas …qui a-t-il à voir? Vous êtes les premières personnes vers qui nous nous tournons pour avoir des informations.. Merci à vous..
Croisière MSC Musica Antilles/Caraïbes départ le 3 décembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous, nous avons atteints plus de 1000 messages, et le forum me conseille de recréer un nouvelle discution donc je fais suite à:
"Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013?".
http://voyageforum.com/discussion/qui-part-caraibes-bord-musica-3-decembre-2013-d5831588/
En la renommant différemment.
Restez fidèle à cette discution en postant pour arriver au même niveau merci encore à tous et à bientôt.😉
Seychelles: L'île de La Digue, entre mer et paradis English translation pending
Dès que l’on évoque les Seychelles, viennent à l’esprit des images d’îles fleurant bon le paradis … J’en reviens et peux témoigner du cadre enchanteur de ces confettis terrestres isolées au beau milieu de l’Océan Indien.
La Digue est une des 115 îles ou atolls composant le territoire seychellois. Assurément c’est une des plus belles ! Des plages et des paysage de rêve concentrés sur une île d’à peine 10 kilomètres carrés.
Ajoutez-y l’authenticité de l’ambiance tropicale que l’on y découvre et vous comprendrez que tout visiteur ne peut être que séduit par le charme de cet oasis insulaire.
Je vous invite à La Digue … enfin virtuellement ! pour une balade dépaysante en suivant mon récit de voyage, un texte abondamment illustré, vous aurez un avant-goût (visuel) de ce petit paradis … terrestre.

Après une arrivée en catamaran par la mer, la poursuite de la balade à terre se fera à vélo. Un moyen de locomotion idéal pour cheminer tranquillement sur les petites routes de l’île. Près du port, tout autour du carrefour central du minuscule bourg de La Passe, après la Poste et le poste de police, plusieurs loueurs de cycles attendent les visiteurs.

Tous proposent des vélos style VTT dont le porte bagage supporte un panier coloré, les mêmes paniers que l’on trouve dans nos supermarchés, c’est pratique mais cela ne donne pas une allure très sportive au vélo … de toute façon nous sommes là pour nous balader ! Même si les loueurs sont accueillants et tout sourire, il vaut mieux comparer les prix qui varient de 100 à 150 roupies * pour une location à la journée d’un vélo le plus souvent assez vétuste ! Cadre blanc et panier (à provisions) rouge, j’enfourche mon pseudo VTT, ma direction ? La plage ! J’ai hâte de découvrir l’Anse Source d’Argent, elle a fait la renommée de l’île … et se révèle être aussi une bonne source d’argent. En effet, pour y accéder, il faut passer à la caisse (et 100 roupies de plus). Cette plage à nulle autre pareille borde un parc, l’Union Estate, où l’on peut découvrir également plusieurs habitations et activités traditionnelles de l’île. Les droits d’entrée acquittés, la promenade à deux roues emprunte maintenant une piste chaotique traversant une splendide cocoteraie, c’est un réel plaisir que de pédaler à l’ombre de cette belle voûte de palmes !

Au bout du chemin, on parvient enfin à cette plage mythique d’Anse Source d’Argent … ici, le panorama y est d’or ! Comment ne pas tomber sous le charme de ce paysage unique. Un long ruban de sable corallien d’une blancheur immaculé parsemé d’énormes rochers aux formes émoussées, résultat d’une lente érosion marine durant des milliers d’années. Ajoutez à ce décor quelques cocotiers, une mer bleu turquoise que fait resplendir un soleil généreux et vous avez là tout pour vous émerveiller… Rien d’étonnant à ce que ce rivage soit souvent qualifié de paradisiaque !


Les conditions s’avèrent idéales pour profiter sans retenue de la beauté de cette plage. Les visiteurs sont rares en ce début de matinée et la marée est basse. Il est ainsi facile de longer ou de contourner les blocs de granit qui lors de la pleine mer deviennent inaccessibles. On peut même se faufiler entre les rochers et observer le grain de la pierre dont les tonalités vont du gris au rosé en passant par des teintes ocre. Parmi ces énormes rochers plusieurs d’entre eux présentent de profonds sillons verticaux, la lumière matinale les met joliment en relief, on croirait voir là de véritables sculptures, des œuvres de Dame Nature. Tiens ! ici, un palmier cocotier a trouvé une petite place, bien abritée, entre deux mastodontes de pierre.

Le contraste de dimension est saisissant entre les microscopiques grains de sable de la plage et ces gigantesques formations rocheuses disséminées le long du rivage. Le lieu est photogénique à souhait et je ne prive pas de cadrer sous tous les angles ce merveilleux décor. Même si la plage est presque déserte je ne suis pas le seul à immortaliser ce bord de mer. Un jeune couple, probablement juste marié, la robe de la jeune femme en témoigne, prend la pause sous la direction d’un photographe professionnel. Clic et re-clic … avec le nombre de photos prises, à n’en pas douter, le portrait souvenir au milieu de cet environnement digne du paradis ne pourra qu’être réussi.

Aussi impressionnants soient les rochers du bord de mer, la formation granitique la plus imposante, pour ne pas dire la plus monstrueuse, se trouve un peu en retrait. Great Granite Boulder, le nom de cet amas de roches noires, est d’ailleurs considéré comme patrimoine national aux Seychelles. Ce monolithe semble émerger au-dessus de la cime des palmiers qu’il domine vertigineusement. Son origine remonte à plus de 750 millions d’années lorsque qu’une éruption de magma s’est cristallisée en refroidissant, puis ensuite le lent travail d’érosion a façonné, poli et arrondi ainsi la surface rocheuse.

Au pied du géant de pierre, un bassin a été aménagé un bassin où vivent paisiblement quelques tortues géantes. Cette espèce endémique de l’atoll d’Aldabra (situé tout au sud de l’archipel des Seychelles) est désormais protégée. Ces tortues terrestres sont les plus grosses au monde, elles peuvent atteindre 1,2 mètre de long et avec leur lourde carapace peser jusqu’à 300 kg. Leur longévité est exceptionnelle, plusieurs des spécimens visibles ici sont centenaires mais la doyenne (des tortues …) du territoire aurait plus de 200 ans, une vénérable vedette appelée Esméralda ! Il faut observer ces tortues aux pattes d’éléphant se mouvoir avec une lenteur légendaire. Une tête et un cou à la peau ridée qui se dirigent vers vous, puis une bouche qui s’ouvre en venant mordre la feuille de choux que vous lui avez tendue. S’en suit un bref mouvement de paupière, comme un clin d’œil en guise de remerciement …
Qu’il est plaisant de se balader dans ce parc-cocoteraie sous ces larges palmes qui bruissent sous l’effet de la brise marine ! A propos de cocotiers, si nombreux sur tous les rivages de l’île, il est intéressant de découvrir ici, une des activités typique de La Digue, la production de coprah, c’était même autrefois une ressource importante pour les insulaires.

Ainsi, on apprend que pour obtenir la fameuse huile, plusieurs étapes sont nécessaires : fendre les noix en deux ou trois morceaux, les laisser sécher au soleil ou sur des claies puis les passer au four comme nous le montre cet homme. La pulpe desséchée, le coprah, est ensuite écrasée puis broyée à l’aide d’un moulin traditionnel actionné par un bœuf … qui, pauvre bête, « tourne en bourrique » sans cesse sous une paillote. Cet imposant bovidé était en pause (ou en RTT ?) au moment de mon passage. L’huile de coprah ne coulait pas dans le récipient au grand désarroi de des oiseaux. On imagine que cette précieuse graisse est aussi appréciée pour lisser le plumage qu’elle ne l’est pour adoucir la peau …


D’autres bœufs de La Digue ont troqué la charrette à récoltes agricoles pour une charrette … à touristes ! Ce sont les taxis de l’île, dépaysant n’est-ce pas ? Le trajet est toujours identique, Centre bourg – Plage Anse Source d’Argent et vis versa. A voir leur allure tranquille sur les pistes, la course (payante et chère) de ces chars à bœufs est à mille lieux des courses de chars romains, style Ben Hur ! Ces taxis traditionnels, dont les guides touristiques vantent le côté authentique, semblent un peu en perte de vitesse, si l’on peut dire, et paraissent donc de moins en moins utilisés par les visiteurs. Ils leur préfèrent d’autres moyens de locomotion : camionnettes à banquettes ou vélos.

Union Estate où nous nous baladons ce matin était à l’origine un domaine agricole, une plantation comme l’on dit sous ces latitudes. Au bord de la cocoteraie on trouve encore des terres cultivées autour d’une petite ferme. Il y a là des cultures maraîchères avec ces rangs de choux (dont une partie sert semble-t-il à nourrir les voraces tortues géantes du parc !) et des serres … Plus exotiques sont les cultures de la vanille. Une plante grimpante qui s’enroule comme on peut le constater autour de tronc d’arbres. Ici, on la nomme vigne. Quant à la floraison, elle paraît terminée et les fameuses gousses sont encore vertes, elles n’exhalent (à mon grand regret) aucune senteur vanillée, dommage !
Un tel domaine a bien sûr sa maison de maître, on l’aperçoit maintenant à travers les palmes des cocotiers. Elle est idéalement située entre cocoteraie et bord de plage. Plantation House, son nom, appartenait autrefois à une riche famille de planteurs locaux, les Hossen, c’était au 19ème siècle.

L’élégante demeure avec son architecture traditionnelle créole est classée comme patrimoine historique des Seychelles. L’habitation a beaucoup de charme avec son toit de palmes, sa construction tout en bois tropicaux et son agréable varangue. Une varangue ? C’est le nom donné à ces « terrasses » typiques des maisons des îles de l’Océan Indien, un lieu mi-terrasse, mi-pièce, construit en façade et à l’air libre afin de bénéficier de la relative fraîcheur des alizés. En rêvant un peu, on s’imagine ici, en bonne compagnie, bien assis sur un de ces fauteuils en rotin … sirotant un cocktail et le regard captivé par l’horizon marin.

Le temps d’un songe, certains cinéphiles nostalgiques pourront retrouver dans cette propriété un des décors des films érotico-soft « Emmanuelle ». En effet, quelques scènes du film « Good Bye Emmanuelle » ont été tournées dans cette belle habitation Seychelloise. Avec encore un peu d’imagination, on revoit la charmante actrice Sylvia Kristel, héroïne du film, sur un de ces célèbres fauteuils en rotin … Au fait, c’était en quelle année ? En 1977, cela date et ce décor semble un peu fané, teinte sépia … l’actrice est même décédée l’an dernier, alors on peut vraiment dire, Good Bye Emmanuelle !
Un peu plus loin entre route et bord de mer, un lieu historique nous fait encore plus remonter le temps. Quelques croix et des stèles blanches signalent les tombes des premiers colons arrivés sur l’île. Envoyés par la France afin d’explorer les îles granitiques des Seychelles, un des vaisseaux de la flotte de l’explorateur Marion Dufresne a débarqué sur ce rivage en 1768, il s‘appelait La Digue … d’où le nom donné à cette île de l’archipel.

A La Digue, comme dans la plupart des îles, la pêche a longtemps était une importante activité pour les îliens et la construction de bateaux une nécessité. Il reste sur l’île au moins un atelier (de plein air) où l’on fabrique comme autrefois les embarcations traditionnelles. Ces bateaux sont sans doute très adaptés pour débarquer facilement sur les rives de sable mais reconnaissons que leur aspect est assez simple. Côté décoration, là aussi, cela reste on ne peut plus basique avec quelques coups de pinceaux colorés sur la coque.

Bien entendu, pour la pêche (professionnelle et de loisir), des bateaux plus modernes sont le plus souvent utilisés. On peut assister en fin d’après-midi au rituel retour de la pêche, comme ici dans le petit port où l’on étale fièrement les prises de la journée.

La Digue : entre mer et paradis .... la suite sur le message suivant.

Après une arrivée en catamaran par la mer, la poursuite de la balade à terre se fera à vélo. Un moyen de locomotion idéal pour cheminer tranquillement sur les petites routes de l’île. Près du port, tout autour du carrefour central du minuscule bourg de La Passe, après la Poste et le poste de police, plusieurs loueurs de cycles attendent les visiteurs.

Tous proposent des vélos style VTT dont le porte bagage supporte un panier coloré, les mêmes paniers que l’on trouve dans nos supermarchés, c’est pratique mais cela ne donne pas une allure très sportive au vélo … de toute façon nous sommes là pour nous balader ! Même si les loueurs sont accueillants et tout sourire, il vaut mieux comparer les prix qui varient de 100 à 150 roupies * pour une location à la journée d’un vélo le plus souvent assez vétuste ! Cadre blanc et panier (à provisions) rouge, j’enfourche mon pseudo VTT, ma direction ? La plage ! J’ai hâte de découvrir l’Anse Source d’Argent, elle a fait la renommée de l’île … et se révèle être aussi une bonne source d’argent. En effet, pour y accéder, il faut passer à la caisse (et 100 roupies de plus). Cette plage à nulle autre pareille borde un parc, l’Union Estate, où l’on peut découvrir également plusieurs habitations et activités traditionnelles de l’île. Les droits d’entrée acquittés, la promenade à deux roues emprunte maintenant une piste chaotique traversant une splendide cocoteraie, c’est un réel plaisir que de pédaler à l’ombre de cette belle voûte de palmes !

Au bout du chemin, on parvient enfin à cette plage mythique d’Anse Source d’Argent … ici, le panorama y est d’or ! Comment ne pas tomber sous le charme de ce paysage unique. Un long ruban de sable corallien d’une blancheur immaculé parsemé d’énormes rochers aux formes émoussées, résultat d’une lente érosion marine durant des milliers d’années. Ajoutez à ce décor quelques cocotiers, une mer bleu turquoise que fait resplendir un soleil généreux et vous avez là tout pour vous émerveiller… Rien d’étonnant à ce que ce rivage soit souvent qualifié de paradisiaque !


Les conditions s’avèrent idéales pour profiter sans retenue de la beauté de cette plage. Les visiteurs sont rares en ce début de matinée et la marée est basse. Il est ainsi facile de longer ou de contourner les blocs de granit qui lors de la pleine mer deviennent inaccessibles. On peut même se faufiler entre les rochers et observer le grain de la pierre dont les tonalités vont du gris au rosé en passant par des teintes ocre. Parmi ces énormes rochers plusieurs d’entre eux présentent de profonds sillons verticaux, la lumière matinale les met joliment en relief, on croirait voir là de véritables sculptures, des œuvres de Dame Nature. Tiens ! ici, un palmier cocotier a trouvé une petite place, bien abritée, entre deux mastodontes de pierre.

Le contraste de dimension est saisissant entre les microscopiques grains de sable de la plage et ces gigantesques formations rocheuses disséminées le long du rivage. Le lieu est photogénique à souhait et je ne prive pas de cadrer sous tous les angles ce merveilleux décor. Même si la plage est presque déserte je ne suis pas le seul à immortaliser ce bord de mer. Un jeune couple, probablement juste marié, la robe de la jeune femme en témoigne, prend la pause sous la direction d’un photographe professionnel. Clic et re-clic … avec le nombre de photos prises, à n’en pas douter, le portrait souvenir au milieu de cet environnement digne du paradis ne pourra qu’être réussi.

Aussi impressionnants soient les rochers du bord de mer, la formation granitique la plus imposante, pour ne pas dire la plus monstrueuse, se trouve un peu en retrait. Great Granite Boulder, le nom de cet amas de roches noires, est d’ailleurs considéré comme patrimoine national aux Seychelles. Ce monolithe semble émerger au-dessus de la cime des palmiers qu’il domine vertigineusement. Son origine remonte à plus de 750 millions d’années lorsque qu’une éruption de magma s’est cristallisée en refroidissant, puis ensuite le lent travail d’érosion a façonné, poli et arrondi ainsi la surface rocheuse.

Au pied du géant de pierre, un bassin a été aménagé un bassin où vivent paisiblement quelques tortues géantes. Cette espèce endémique de l’atoll d’Aldabra (situé tout au sud de l’archipel des Seychelles) est désormais protégée. Ces tortues terrestres sont les plus grosses au monde, elles peuvent atteindre 1,2 mètre de long et avec leur lourde carapace peser jusqu’à 300 kg. Leur longévité est exceptionnelle, plusieurs des spécimens visibles ici sont centenaires mais la doyenne (des tortues …) du territoire aurait plus de 200 ans, une vénérable vedette appelée Esméralda ! Il faut observer ces tortues aux pattes d’éléphant se mouvoir avec une lenteur légendaire. Une tête et un cou à la peau ridée qui se dirigent vers vous, puis une bouche qui s’ouvre en venant mordre la feuille de choux que vous lui avez tendue. S’en suit un bref mouvement de paupière, comme un clin d’œil en guise de remerciement …
Qu’il est plaisant de se balader dans ce parc-cocoteraie sous ces larges palmes qui bruissent sous l’effet de la brise marine ! A propos de cocotiers, si nombreux sur tous les rivages de l’île, il est intéressant de découvrir ici, une des activités typique de La Digue, la production de coprah, c’était même autrefois une ressource importante pour les insulaires.

Ainsi, on apprend que pour obtenir la fameuse huile, plusieurs étapes sont nécessaires : fendre les noix en deux ou trois morceaux, les laisser sécher au soleil ou sur des claies puis les passer au four comme nous le montre cet homme. La pulpe desséchée, le coprah, est ensuite écrasée puis broyée à l’aide d’un moulin traditionnel actionné par un bœuf … qui, pauvre bête, « tourne en bourrique » sans cesse sous une paillote. Cet imposant bovidé était en pause (ou en RTT ?) au moment de mon passage. L’huile de coprah ne coulait pas dans le récipient au grand désarroi de des oiseaux. On imagine que cette précieuse graisse est aussi appréciée pour lisser le plumage qu’elle ne l’est pour adoucir la peau …


D’autres bœufs de La Digue ont troqué la charrette à récoltes agricoles pour une charrette … à touristes ! Ce sont les taxis de l’île, dépaysant n’est-ce pas ? Le trajet est toujours identique, Centre bourg – Plage Anse Source d’Argent et vis versa. A voir leur allure tranquille sur les pistes, la course (payante et chère) de ces chars à bœufs est à mille lieux des courses de chars romains, style Ben Hur ! Ces taxis traditionnels, dont les guides touristiques vantent le côté authentique, semblent un peu en perte de vitesse, si l’on peut dire, et paraissent donc de moins en moins utilisés par les visiteurs. Ils leur préfèrent d’autres moyens de locomotion : camionnettes à banquettes ou vélos.

Union Estate où nous nous baladons ce matin était à l’origine un domaine agricole, une plantation comme l’on dit sous ces latitudes. Au bord de la cocoteraie on trouve encore des terres cultivées autour d’une petite ferme. Il y a là des cultures maraîchères avec ces rangs de choux (dont une partie sert semble-t-il à nourrir les voraces tortues géantes du parc !) et des serres … Plus exotiques sont les cultures de la vanille. Une plante grimpante qui s’enroule comme on peut le constater autour de tronc d’arbres. Ici, on la nomme vigne. Quant à la floraison, elle paraît terminée et les fameuses gousses sont encore vertes, elles n’exhalent (à mon grand regret) aucune senteur vanillée, dommage !
Un tel domaine a bien sûr sa maison de maître, on l’aperçoit maintenant à travers les palmes des cocotiers. Elle est idéalement située entre cocoteraie et bord de plage. Plantation House, son nom, appartenait autrefois à une riche famille de planteurs locaux, les Hossen, c’était au 19ème siècle.

L’élégante demeure avec son architecture traditionnelle créole est classée comme patrimoine historique des Seychelles. L’habitation a beaucoup de charme avec son toit de palmes, sa construction tout en bois tropicaux et son agréable varangue. Une varangue ? C’est le nom donné à ces « terrasses » typiques des maisons des îles de l’Océan Indien, un lieu mi-terrasse, mi-pièce, construit en façade et à l’air libre afin de bénéficier de la relative fraîcheur des alizés. En rêvant un peu, on s’imagine ici, en bonne compagnie, bien assis sur un de ces fauteuils en rotin … sirotant un cocktail et le regard captivé par l’horizon marin.

Le temps d’un songe, certains cinéphiles nostalgiques pourront retrouver dans cette propriété un des décors des films érotico-soft « Emmanuelle ». En effet, quelques scènes du film « Good Bye Emmanuelle » ont été tournées dans cette belle habitation Seychelloise. Avec encore un peu d’imagination, on revoit la charmante actrice Sylvia Kristel, héroïne du film, sur un de ces célèbres fauteuils en rotin … Au fait, c’était en quelle année ? En 1977, cela date et ce décor semble un peu fané, teinte sépia … l’actrice est même décédée l’an dernier, alors on peut vraiment dire, Good Bye Emmanuelle !
Un peu plus loin entre route et bord de mer, un lieu historique nous fait encore plus remonter le temps. Quelques croix et des stèles blanches signalent les tombes des premiers colons arrivés sur l’île. Envoyés par la France afin d’explorer les îles granitiques des Seychelles, un des vaisseaux de la flotte de l’explorateur Marion Dufresne a débarqué sur ce rivage en 1768, il s‘appelait La Digue … d’où le nom donné à cette île de l’archipel.

A La Digue, comme dans la plupart des îles, la pêche a longtemps était une importante activité pour les îliens et la construction de bateaux une nécessité. Il reste sur l’île au moins un atelier (de plein air) où l’on fabrique comme autrefois les embarcations traditionnelles. Ces bateaux sont sans doute très adaptés pour débarquer facilement sur les rives de sable mais reconnaissons que leur aspect est assez simple. Côté décoration, là aussi, cela reste on ne peut plus basique avec quelques coups de pinceaux colorés sur la coque.

Bien entendu, pour la pêche (professionnelle et de loisir), des bateaux plus modernes sont le plus souvent utilisés. On peut assister en fin d’après-midi au rituel retour de la pêche, comme ici dans le petit port où l’on étale fièrement les prises de la journée.

La Digue : entre mer et paradis .... la suite sur le message suivant.
Cuba en famille English translation pending
De retour de Cuba
Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Quel président pour Madagascar? English translation pending
Qui voyez vous comme président Malgache .
Donner vos avis
Croisière aux Antilles, MSC Musica le 11 février 2014 English translation pending
Bonjour
Je viens de recevoir le changement d'itinéraire pour la croisière MSC (Musica) Perle des Antilles le 11/02/2014.
Fort de France
Pointe à Pitre
Philipsburg
Road Town
Saint Domingue
La Romana
A nouveau Philipsburg et
Fort de France.
Pouvez-vous me dire si quelqu'un à reçu ce changement.
Je voudrais savoir également si certaines personnes ont eu un préachement de Lyon ou Nice pour Paris sans supplément.Merci Bonne soirée à tous
Je voudrais savoir également si certaines personnes ont eu un préachement de Lyon ou Nice pour Paris sans supplément.Merci Bonne soirée à tous
Mise à jour N°10 participants membres VF/MUSICA 2013-2014 English translation pending
édition N°10!!🙂 et un total de 47 membres !!!😎
deux nouveaux participants : bienvenus à loli13 et navigatormc
Pour toutes les escales veuillez vous adressez directement en privé(mp)au membre VF luigi250771
(en bas du tableau , un récapitulatif des horaires tous départs confondus ) 03/décembre/2013
Biker31... toulouse confirmé.........Air France. FDF ...... ...
Betty50.....paris confirmé............ Corsair......FDF..........
Arduina08500 ........paris..............Corsair.......FDF ........
Jeanluc13...... marseille confirmé.....Air France....FDF.....
Rolros.....marseille confirmé..........Air France.......FDF....
Loli13..... marseille........................AF.............FDF........
04/décembre/2013
Flavour.............paris..........................pà p.....................
Kihuelo......marseille...........................Pointe à pitre........
Keylargousa......paris..........................pointe à pitre.........
Krist97................pointe à pitre .......................................
11décembre/2013
Pietrofamili........nantes.......................PAP.................
17/décembre/2013
Luigi250771... lyon confirmé...............AIR FRANCE.....FDF........
Mahane71...... lyon en demande ...AIR France .....FDF...............
Laumavi......... marseille en demande ......................................
18/décembre/2013
Arwenen........ paris...............Pointe à Pitre .............
24/décembre/2013
Madisson.....Bordeaux confirmé.......AIR FRANCE....FDF.....PONT 9
Sigonette....... paris .......................CORSAIR ....FDF.............
Domidu56..... nantes confirmé...........................FDF............
Baxou......toulon confirmé.............AF confirmé...FDF.........PONT 9
Arcocéan........toulouse confirmé.......Air France..FDF............
25/décembre/2013
Stegim......... Toulon confirmé..........AF ..pointe à P....... .pont 10
Titienne7310................paris.......CORSAIR.... PAP .........
31/décembre/2013
Zabou06....transfert nice en demande ...........Fort de France...
Londaise .. marseille en demande... Fort de France.......
08/Janvier/2014
Glionne...............marseille en demande.......AF.........FDF.......
Saimoidomi.............. ................................. .........................
14/JANVIER/2014
Tc38...lyon confirmé............................FDF.....................
18/JANVIER 2014 __
Naviguatorm.....................nice ............FDF....................
21/Janvier/2014
Clown83.......marseille en demande..........................FDF.........
04/février/2014
Simlh83....transfert nice en demande.............FDF........
11/février/2014
Poseidon26............................... ..Cie Corsair................
Bernardpes...................................................................
19/février/2014
Canoma54..................paris.......... .....................pap...........
Ericat1505..............paris....................................pap.....
25/février/2014
Artaban1987 .... BOD confirmé.........AF...... FDF.............
Nini06............Nice confirmé...... ............ FDF................ Pont 9
Rct........... Toulon confirmé.......................FDF..............
Dacy........ Toulon confirmé...................... FDF................
Ptilou. ...........paris................CORSAIR (en attente).FDF pont 11
Jcnb.... montpellier ............AIR F... (en attente)FDF ...
Chochoyette...........paris....................................................
bruno06220............ NICE en demande............FDF..............
04/mars/2014
Carole8161........Lyon en demande ......................FDF...........
Mamolulu.............nantes ...................... FDF......AF....
Vanhauden.........................................................FDF.........
11/mars/2014
Sissi76770...............Paris..................Fort de France.......
Pilou069....... Lyon confirmé.................FDF.....................
*****************************************************
pour tous ceux qui ont pris un acheminement , voici l adresse de contact
transports@croisieres-msc.fr
pour ceux qui veulent contester leur nouvelle attribution de cabine écrire à l adresse suivante : backoffice@croisieres-msc.fr
Il est à noter que 50% des membres à l heure actuelle ont leur cabine attribuée j ai refait des demandes c'est ce qui ressort d après les quelques réponses reçues ce jour et d après mes calculs de fin de soirée nous referons un point sous un mois
attention cependant il est tout à fait possible de voir de nouveaux changements à la discretion d msc une cabine attribuée n est pas définitive jusqu au jour du départ
il est possible également pour ceux qui le souhaitent de rerserver dores et déjà les forfaits boissons à bord du navire
je profite également de la mise à jour pour ceux qui souhaitent reserver une voiture de location à la martinique que nous disposons d un marchand nous faisons avec luigi le nécessaire pour la guadeloupe
concernant les horaires de vol au départ d orly voici les horaires :
les horaires de départ avec acheminement en partance pour Fort de France POUR LA MAJORITE DES DEPARTS = 13H25/16H50 Les retours de FDF 22h10===> orly 11H10+1j (compagnie AIR FRANCE)
Les horaires de départ sans acheminement en partance pour Fort de France 13h/17H20 et retour 20H20 ===>orly 09H40 +1j (compagnie CORSAIR)
les horaires de départ avec acheminement en partance pour Pointe à pitre 12H00/15H30 et retour 17H55===>orly 06H45+1j (compagnie air france)
les horaires de départ sans acheminement en partance pour Pointe à pitre 11H/15H10 et retour 19h00/08H15 +1j corsair
**********
rappel : afin de savoir si vous avez un numéro de cabine attitré rentrez vos identifiants dans le site msc (enregistrement en ligne ); nom prénom et numéro de réservation; vous n êtes pas obligé d aller au bout de l enregistrement à tout moment vous pouvez revenir en arriere votre numéro de cabine sera noté en cases vertes
merci à tous et bonne continuation
deux nouveaux participants : bienvenus à loli13 et navigatormc
Pour toutes les escales veuillez vous adressez directement en privé(mp)au membre VF luigi250771
(en bas du tableau , un récapitulatif des horaires tous départs confondus ) 03/décembre/2013
Biker31... toulouse confirmé.........Air France. FDF ...... ...
Betty50.....paris confirmé............ Corsair......FDF..........
Arduina08500 ........paris..............Corsair.......FDF ........
Jeanluc13...... marseille confirmé.....Air France....FDF.....
Rolros.....marseille confirmé..........Air France.......FDF....
Loli13..... marseille........................AF.............FDF........
04/décembre/2013
Flavour.............paris..........................pà p.....................
Kihuelo......marseille...........................Pointe à pitre........
Keylargousa......paris..........................pointe à pitre.........
Krist97................pointe à pitre .......................................
11décembre/2013
Pietrofamili........nantes.......................PAP.................
17/décembre/2013
Luigi250771... lyon confirmé...............AIR FRANCE.....FDF........
Mahane71...... lyon en demande ...AIR France .....FDF...............
Laumavi......... marseille en demande ......................................
18/décembre/2013
Arwenen........ paris...............Pointe à Pitre .............
24/décembre/2013
Madisson.....Bordeaux confirmé.......AIR FRANCE....FDF.....PONT 9
Sigonette....... paris .......................CORSAIR ....FDF.............
Domidu56..... nantes confirmé...........................FDF............
Baxou......toulon confirmé.............AF confirmé...FDF.........PONT 9
Arcocéan........toulouse confirmé.......Air France..FDF............
25/décembre/2013
Stegim......... Toulon confirmé..........AF ..pointe à P....... .pont 10
Titienne7310................paris.......CORSAIR.... PAP .........
31/décembre/2013
Zabou06....transfert nice en demande ...........Fort de France...
Londaise .. marseille en demande... Fort de France.......
08/Janvier/2014
Glionne...............marseille en demande.......AF.........FDF.......
Saimoidomi.............. ................................. .........................
14/JANVIER/2014
Tc38...lyon confirmé............................FDF.....................
18/JANVIER 2014 __
Naviguatorm.....................nice ............FDF....................
21/Janvier/2014
Clown83.......marseille en demande..........................FDF.........
04/février/2014
Simlh83....transfert nice en demande.............FDF........
11/février/2014
Poseidon26............................... ..Cie Corsair................
Bernardpes...................................................................
19/février/2014
Canoma54..................paris.......... .....................pap...........
Ericat1505..............paris....................................pap.....
25/février/2014
Artaban1987 .... BOD confirmé.........AF...... FDF.............
Nini06............Nice confirmé...... ............ FDF................ Pont 9
Rct........... Toulon confirmé.......................FDF..............
Dacy........ Toulon confirmé...................... FDF................
Ptilou. ...........paris................CORSAIR (en attente).FDF pont 11
Jcnb.... montpellier ............AIR F... (en attente)FDF ...
Chochoyette...........paris....................................................
bruno06220............ NICE en demande............FDF..............
04/mars/2014
Carole8161........Lyon en demande ......................FDF...........
Mamolulu.............nantes ...................... FDF......AF....
Vanhauden.........................................................FDF.........
11/mars/2014
Sissi76770...............Paris..................Fort de France.......
Pilou069....... Lyon confirmé.................FDF.....................
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pour tous ceux qui ont pris un acheminement , voici l adresse de contact
transports@croisieres-msc.fr
pour ceux qui veulent contester leur nouvelle attribution de cabine écrire à l adresse suivante : backoffice@croisieres-msc.fr
Il est à noter que 50% des membres à l heure actuelle ont leur cabine attribuée j ai refait des demandes c'est ce qui ressort d après les quelques réponses reçues ce jour et d après mes calculs de fin de soirée nous referons un point sous un mois
attention cependant il est tout à fait possible de voir de nouveaux changements à la discretion d msc une cabine attribuée n est pas définitive jusqu au jour du départ
il est possible également pour ceux qui le souhaitent de rerserver dores et déjà les forfaits boissons à bord du navire
je profite également de la mise à jour pour ceux qui souhaitent reserver une voiture de location à la martinique que nous disposons d un marchand nous faisons avec luigi le nécessaire pour la guadeloupe
concernant les horaires de vol au départ d orly voici les horaires :
les horaires de départ avec acheminement en partance pour Fort de France POUR LA MAJORITE DES DEPARTS = 13H25/16H50 Les retours de FDF 22h10===> orly 11H10+1j (compagnie AIR FRANCE)
Les horaires de départ sans acheminement en partance pour Fort de France 13h/17H20 et retour 20H20 ===>orly 09H40 +1j (compagnie CORSAIR)
les horaires de départ avec acheminement en partance pour Pointe à pitre 12H00/15H30 et retour 17H55===>orly 06H45+1j (compagnie air france)
les horaires de départ sans acheminement en partance pour Pointe à pitre 11H/15H10 et retour 19h00/08H15 +1j corsair
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rappel : afin de savoir si vous avez un numéro de cabine attitré rentrez vos identifiants dans le site msc (enregistrement en ligne ); nom prénom et numéro de réservation; vous n êtes pas obligé d aller au bout de l enregistrement à tout moment vous pouvez revenir en arriere votre numéro de cabine sera noté en cases vertes
merci à tous et bonne continuation
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2014 English translation pending
Mise à jour N°1 CALENDRIERDEPARTS CROISIERES 2014 Le calendrier 2014 est donc ouvert…Je reprends la main à la suite de Titi. Encore merci à lui pour les précédents calendriers. AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! cela créé une confusion pour tous les membres !!! Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date – pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!!Dernières Informations :
Ø -Totalactuel de croisières/membres = 36 !!!
Ø - 12 nouvelles informations en gras dans la liste (N’hésitez pas àéchanger vos infos) !!!
JANVIER(8 Croisière(s) de membre(s)) 8 –Klodet (Québec) / Holland América Lines - MSRotterdam / 1 mois et 20 jours /Route des épices (Rotterdam à Singapour) 8 - Glionne (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 8 – Saimoidomi (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 14 – Tc38 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 16- Clajo (Belgique) / Costa Luminosa / 10 jours / Arc-en-ciel tropical (Miami) 17– Zoubbye (FR) / Costa SERENA / 12 jours / Méditerranée (Nice / Savone) 21 – Clown83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 22– Christonet (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles (Point à pitre)
FEVRIER(14 Croisière(s) de membre(s)) 4 – Simlh83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 5 - Philippe86(FR) / Costa LUMINOSA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) 11 – Poseidon26 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Bernardpes (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 19 – Canoma54 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 19 – Ericat1505 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Point à pitre) 25 – Artaban1987 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Nini06 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Rct (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Dacy (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Ptilou (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Jcnb (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles(Fort de France) 25 – Chochoyette (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Bruno06220 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France)
MARS(8 Croisière(s) de membre(s)) 1ER– Anjuvani (FR) / Hurtigruten KONG HARALD / 11 jours / Norvège (Bergen) 1ER – Luluval (FR) / Costa MAGICA / 8 jours/ Caraïbes (Guadeloupe) 4 – Carole8161 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Mamolulu (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Vanhauden (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 9 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Emerald Princess / 12 jours / Caraïbes Est(Lauderdale) 11 – Sissi76770 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Pilou069 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France)
AVRIL(1 Croisière(s)de membre(s)) 24 – Savaton (FR) / Costa FORTUNA / 10 jours /Méditerranée (Savone)
MAI(1 Croisière(s)de membre(s)) 31- Tatima (FR) / Costa LUMINOSA / 8 jours / Europe du Nord (Copenhague)
JUIN(0 Croisière(s) de membre(s))
JUILLET(2 Croisière(s) de membre(s)) 18– Christel30 (FR) / Costa DELIZIOSA / 14jours / Méditerranée occidentale (Savone) 19– Ericat1505 (FR) / MSC POESIA / 15 jours / Europe du nord (Copenhague)
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE(1 Croisière(s) de membre(s)) 16– Marschat (FR) / Costa NEOROMANTICA / 12 jours / Méditerranée (Marseille)
OCTOBRE(2 Croisière(s) de membre(s)) 5 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Regal Princess / 12 jours / Méditerranée(Barcelone) 7 - Pasan59 (FR) / CUNARD QUEEN MARY 2 / 10 jours / TransatlantiqueCherbourg – NYC
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
DECEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
JANVIER(8 Croisière(s) de membre(s)) 8 –Klodet (Québec) / Holland América Lines - MSRotterdam / 1 mois et 20 jours /Route des épices (Rotterdam à Singapour) 8 - Glionne (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 8 – Saimoidomi (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 14 – Tc38 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 16- Clajo (Belgique) / Costa Luminosa / 10 jours / Arc-en-ciel tropical (Miami) 17– Zoubbye (FR) / Costa SERENA / 12 jours / Méditerranée (Nice / Savone) 21 – Clown83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 22– Christonet (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles (Point à pitre)
FEVRIER(14 Croisière(s) de membre(s)) 4 – Simlh83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 5 - Philippe86(FR) / Costa LUMINOSA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) 11 – Poseidon26 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Bernardpes (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 19 – Canoma54 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 19 – Ericat1505 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Point à pitre) 25 – Artaban1987 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Nini06 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Rct (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Dacy (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Ptilou (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Jcnb (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles(Fort de France) 25 – Chochoyette (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Bruno06220 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France)
MARS(8 Croisière(s) de membre(s)) 1ER– Anjuvani (FR) / Hurtigruten KONG HARALD / 11 jours / Norvège (Bergen) 1ER – Luluval (FR) / Costa MAGICA / 8 jours/ Caraïbes (Guadeloupe) 4 – Carole8161 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Mamolulu (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Vanhauden (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 9 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Emerald Princess / 12 jours / Caraïbes Est(Lauderdale) 11 – Sissi76770 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Pilou069 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France)
AVRIL(1 Croisière(s)de membre(s)) 24 – Savaton (FR) / Costa FORTUNA / 10 jours /Méditerranée (Savone)
MAI(1 Croisière(s)de membre(s)) 31- Tatima (FR) / Costa LUMINOSA / 8 jours / Europe du Nord (Copenhague)
JUIN(0 Croisière(s) de membre(s))
JUILLET(2 Croisière(s) de membre(s)) 18– Christel30 (FR) / Costa DELIZIOSA / 14jours / Méditerranée occidentale (Savone) 19– Ericat1505 (FR) / MSC POESIA / 15 jours / Europe du nord (Copenhague)
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE(1 Croisière(s) de membre(s)) 16– Marschat (FR) / Costa NEOROMANTICA / 12 jours / Méditerranée (Marseille)
OCTOBRE(2 Croisière(s) de membre(s)) 5 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Regal Princess / 12 jours / Méditerranée(Barcelone) 7 - Pasan59 (FR) / CUNARD QUEEN MARY 2 / 10 jours / TransatlantiqueCherbourg – NYC
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
DECEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
Vente de voyage en Egypte suspendue jusqu'au 15 septembre English translation pending
Bonjour,
La France et L'Allemagne interdisent la vente et les départs de voyages organisés jusqu'au 15/09 pour le moment. Ensuite suivant les événements cette interdiction sera prolongée ou pas. Ceci ne concerne pas les billets d'avions pour les individuels même si le gouvernement déconseille fortement de se rendre en Egypte.
Source (Euronews)
Situation en direct Hurghada - Sharm el-Sheikh English translation pending
Bonjour, j'ai voulu ouvrir un nouveau sujet concernant la situation actuelle des stations balnéaires de la mer Rouge.
A tous les vacanciers qui sont sur place ou bien les gens qui y reviennent, merci de bien vouloir raconter la situation actuelle (manifestations, conseil de rester à l'hôtel, ...). Je compte m'y rendre (Hurghada) fin octobre...
🙂
🙂
Voyage de 3 mois Mexique/Guatemala/Belize English translation pending
Bonjour,
Je prévois de de voyager de novembre à fin février au Mexique avec ma fille de 13 ans et mon mari.
Nous ne connaissons absolument pas cette région du monde.
Nous voyageons sac au dos sans réserver à l'avance pour plus de souplesse.
Amis voyageurs pourriez - vous me donner des conseils pour construire un itinéraire qui allie les visites archéologiques, les lieux pittoresques, typiques et des temps de repos sur des petites plages sympas avec petits hôtels ou mieux, jolis bungalows. Nous aimons aller lentement, prendre le temps de nous imprégner des lieux et de tisser des liens avec les personnes rencontrées.
Sur une "si" longue période je pense qu'il sera hors budget de louer une voiture.
Et surtout qui peut me dire si durant la période des fêtes de fin d'année (15/12 au 15/01 environ) l'affluence touristique rendra la recherche d'hébergement difficile. Faut-il prévoir une position de repli? aller dans un pays voisin comme le Guatemala ou le Bélize?
Est-il envisageable, intéressant d'intégrer ces pays à notre périple?
Merci pour votre aide Salutations Mariedeloti
Merci pour votre aide Salutations Mariedeloti
Croisière Perles des Antilles 1er février 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Qui fait la croisière Perles des Antilles du 1er février 2014 ?
Bonne journée
Sabine
Qui fait la croisière Perles des Antilles du 1er février 2014 ?
Bonne journée
Sabine
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Bilan d'un septième voyage à Cuba: coups de coeur, de gueule, informations pratiques... English translation pending
Bonjour à tous!
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol apprécieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol apprécieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
Mer des Caraïbes avec transat retour Costa Mediterranea, mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
La première discussion ouverte étant un peu confuse avec les différents changements de Costa sur cette croisière, j'ouvre cette nouvelle discussion en espérant qu'il n'y aura plus de changement !
Réservation faite donc pour la croisière à bord du Mediterranea départ le 14 mars
1 Guadeloupe (Antilles) - 23:59 2 Antigua (Antilles) 12:00 18:00 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Grenade (Antilles) 09:00 18:00 5 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 6 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 7 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 8 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 9 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 13:00 23:00 10 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 08:00 17:00 11 St. Kitts (AntilleS) 09:00 17:00 12 Roseau (Dominique) 08:00 18:00 13 … Plaisirs en mer … - - 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 Santa Cruz De Tenerife (Canaries) 09:00 17:00 20 … Plaisirs en mer … - - 21 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 22 … Plaisirs en mer … - - 23 Marseille (France) 13:00
La première discussion ouverte étant un peu confuse avec les différents changements de Costa sur cette croisière, j'ouvre cette nouvelle discussion en espérant qu'il n'y aura plus de changement !
Réservation faite donc pour la croisière à bord du Mediterranea départ le 14 mars
1 Guadeloupe (Antilles) - 23:59 2 Antigua (Antilles) 12:00 18:00 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Grenade (Antilles) 09:00 18:00 5 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 6 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 7 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 8 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 9 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 13:00 23:00 10 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 08:00 17:00 11 St. Kitts (AntilleS) 09:00 17:00 12 Roseau (Dominique) 08:00 18:00 13 … Plaisirs en mer … - - 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 Santa Cruz De Tenerife (Canaries) 09:00 17:00 20 … Plaisirs en mer … - - 21 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 22 … Plaisirs en mer … - - 23 Marseille (France) 13:00
Itinéraire de cinq jours au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars début Novembre à Marrakech avec mon amie pour 5 jours ½. Après avoir parcouru le forum (une source d'infos/conseils bien cossu !) je me suis arrêté sur ce trajet avec en prévision de louer une voiture de location à l’arrivée de l’aéroport :
JOUR 0: Atterrissage à Marrakech (le matin)
JOUR 1: Escapade dans Marrakech
JOUR 2: Départ le matin de Marrakech pour Demnate IminIfri (que peux t'on aller voir hormis les cascades d'ouzoud, vaut-elle vraiment le coup ?)
JOUR 3: Départ le matin de Demnate IminIfri par la route vers Skoura (env. 5/6h de route mais somptueuse si j'ai bien compris) puis dodo vers Skoura
JOUR 4: Kasbah de Tifoultoute rapidement, Oasis de fint, Ait enhaddou et retour vers Skoura pour redodo (cela vaut il le coup de dormir 2 nuits dans le même endroit et de rayonner autour pour voir ces endroits ?)
JOUR 5: Départ le matin de Skoura pour l’aéroport de Marrakech pour prendre le vol en fin d’après midi
Pensez-vous que ce n’est pas trop « intense » en terme de trajet, le détour par Demnate IminIfri et la route de montage jusqu’à Skoura vaut-il vraiment le coup ? Est-ce intéressant de rester dormir vers Skoura et de rayonner autour sur 2 jours ?
Merci pour vos conseils !!!
Manu
PS : J'ai mis le parcours du trajet en fichier joint 🙂
Je pars début Novembre à Marrakech avec mon amie pour 5 jours ½. Après avoir parcouru le forum (une source d'infos/conseils bien cossu !) je me suis arrêté sur ce trajet avec en prévision de louer une voiture de location à l’arrivée de l’aéroport :
JOUR 0: Atterrissage à Marrakech (le matin)
JOUR 1: Escapade dans Marrakech
JOUR 2: Départ le matin de Marrakech pour Demnate IminIfri (que peux t'on aller voir hormis les cascades d'ouzoud, vaut-elle vraiment le coup ?)
JOUR 3: Départ le matin de Demnate IminIfri par la route vers Skoura (env. 5/6h de route mais somptueuse si j'ai bien compris) puis dodo vers Skoura
JOUR 4: Kasbah de Tifoultoute rapidement, Oasis de fint, Ait enhaddou et retour vers Skoura pour redodo (cela vaut il le coup de dormir 2 nuits dans le même endroit et de rayonner autour pour voir ces endroits ?)
JOUR 5: Départ le matin de Skoura pour l’aéroport de Marrakech pour prendre le vol en fin d’après midi
Pensez-vous que ce n’est pas trop « intense » en terme de trajet, le détour par Demnate IminIfri et la route de montage jusqu’à Skoura vaut-il vraiment le coup ? Est-ce intéressant de rester dormir vers Skoura et de rayonner autour sur 2 jours ?
Merci pour vos conseils !!!
Manu
PS : J'ai mis le parcours du trajet en fichier joint 🙂
Conseils moto et périple en Inde cet été! English translation pending
bonjour à tous,
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Que de conseils sur ce site et de recits, j'ai bcp lu et merci donc à tous ceux qui prennent le temps de rapporter leurs aventures. Voilà je me permets d'ecrire car je pars en Inde cet été (delhi) et j'ai 15 jours (après moi j'ai une semaine seul) avec un ami où on a loué une 500cc Enfield. On doit faire delhi, Agra, Benares, delhi. J'aurais aimé avoir peut etre quelques conseils sachant que la moto c'est une 1ère pour moi, mon pote conduit et à déjà conduit en inde. Des conseils// au trajet (faisabilité//à la mousson...des hôtels, adresses...evidemment j'ai lu déjà bcp!), à la mousson (vêtement, protections importantes...)p, à la moto (chaussures, tenue, casque...). le planning (approximatif!) est le suivant: jour1: delhi (arrivée 1h du mat), repos dans aeroport. matin récuperation de la moto. A-m direction Deeg, soir Fathepur Sikri (ou Agra pour passer 2 nuits et pouvoir laisser nos sacs) (sinon option Mathura pour dormir) jour2: Agra (fathepur sikri, Taj mahal (j'ai noté ton conseil de visiter le baby taj et le fort) ) jour 3: Gwalior, Orccha jour 4: Khajurâho, nuit à Chitrakut jour 5,6,7: Vârânasî (avec visite de Sarnath) jour 8: Lucknow jour 9: Aligarh ou direct Delhi jour 10, 11: Delhi jour 12: depart de mon ami; depart pour moi, destination inconnue!!
Merci de vos conseils si vous pouvez, Benj
Rencontre avec les Berbères dans le Haut-Atlas Marocain English translation pending
RENCONTRE AVEC LES BERBERES😎
Ce voyage est organisé pour me vider la tête, me ressourcer, me rétablir de ma rupture.
J’espère quitter le Maroc ayant fait mon deuil en bouclant le circuit (jargon de globe-trotter): la boucle de mon amour fini.
Je choisi le Haut Atlas pour ses paysages grandioses; je sais que ça m’aidera.
Un petit mot sur les Berbères. Ils sont marocains mais pas Arabes et sont vexés si on dit qu‘ils sont Arabes.. En fait, ils occupaient le Maroc bien avant les Arabes venus d’Arabie, etc… Ils parlent Berbère mais connaissent l’Arabe car ce n’est que depuis deux ans que le Berbère est permis à l’école. Ils sont accueillants mais toutefois, toujours un peu intéressés…. je crois moins que l’arabe. C’est mon avis personnel; mais comme partout, Il y a des biens et des moins biens.
Lundi 6 mai
A 17 heures, j’arrive à MARRAKECH, ville que je connais bien et que j’aime. Ce ne sera pas la dernière fois que j’y viendrais même si le circuit de l’amour est bouclé.
Je me rends à l’hôtel Ali pour changer mes devises avant de faire mon apparition à l’hôtel Faouzi où j’ai mes petites habitudes; l’accueil est chaleureux et les chambres propres. Je mange sur la grand place avant de me plonger dans un sommeil profond.
Mardi 7 mai
Je parcours la rue des Princes pour aller déjeuner à mon café habituel. Puis, je prends un bus pour aller à Supratours réserver un billet de bus pour Skoura. On me dit qu’il n’y a pas d’arrêt là; je partirai donc avec CTM. J’achète mon billet à 90 dirhams (9€). Un seul départ à 7H30 du matin. Ceci étant fait, je me balade à Bab Doukala espérant trouver un coordonier pour réparer mes baskets. Le travail est fait pour 30 dirhams. En attendant, je bois un thé à la menthe. Après avoir récupéré mes baskets, je rentre à pied par la médina. De nouvelles échoppes sont apparues, d’autres ont disparu.
J’achète de l’huile d’argan pour hydrater ma peau. Il fait très chaud. Après-midi, je fais un hammam de haute qualité et un massage chez Didi où je vais chaque fois.
J’ai organisé une rencontre OVS au café l’Atlas à 18H. Je sors du massage et file direct vers le bus pour me rendre à mon lieu de rencontre. Nous sommes cinq: deux françaises vivant à Marrakech, une marocaine, un marocain de Casa et moi la belge.
Après la rencontre, je vais boire seule une bière à l’intérieur. A cet instant, je me rends compte que c’est là que j’ai bu pour la première fois une bière avec Alain. Est-ce un hasard? Là aussi, je clôture… Je n’y retournerai plus.
Je finis la journée sur la place animée; je mange du mouton et bois un thé aux épices.
Mercredi 8 mai
Debout à 5H45. Je prends un taxi pour CTM; en bus, il y a un bout de chemin à pied.
Je déjeune à la gare. Départ à 7H30. Assise à côté d’un vieux monsieur, il me raconte plein de choses intéressantes sur la région de Skoura. J’ai oublié les 3/4. C’est trop à la fois. Je dois écrire pour retenir. Il rentrait après une opération du cœur à Rabat.
Arrivée à SKOURA à 13H. J’appelle le proprio de la kasbah la Datte d’Or, qui vient me chercher. C’est une bonne petite adresse mais je pensais qu’elle se trouvait dans la palmeraie mais elle est dans le village. Je me détend dans ma chambre jusque 16H. Puis, je me force à sortir sous le soleil de plomb. Je me lance dans la première partie de la palmeraie. Je longe un chemin pierreux sous la chaleur étouffante avant de bifurquer vers un sentier au bout duquel j’analyse la texture d’une vieille kasbah en ruine; c’est du pisé soit de la terre, du foin et quelques pierres par ci par là; le tout mélangé faisait tenir les mille et une kasbahs de la vallée du Dadès!
Je continue à aller et venir, me perdant dans la palmeraie sans perdre de vue le plan dans ma tête afin de ne pas m’éloigner trop. Après deux heures, je fais une pause méditative avant de rebrousser chemin pour rentrer sous le soleil plombant.
Après la douche, je descends me détendre au jardin en sirotant un thé à la menthe et attendant le repas du soir qui sera une tagine maison copieuse et délicieuse. Le personnel n’est pas très souriant; c’est dommage…
Jeudi 9 mai
Ce matin, je compte aller marcher dans la grande palmeraie mais Abdel, le patron du gîte, demande à un jeune couple si je peux les accompagner aux gorges Sidi Flat. Je suis un peu gênée mais le courant passe et nous partons vers 10H.
Après un chemin de piste, nous entamons une descente à pied vers les petites mais jolies gorges décorées au passage par des lauriers roses. Les semelles de mes baskets sont lisses; je fais attention de ne pas glisser. Boum! je m’étale m’éraflant le genou.
Profitant que le couple pousse un peu plus loin que moi la randonnée, je me baigne dans la rivière limpide; je n’ai pas de maillot; je me déshabille discrètement et suis nue sous mon paréo. Mais, il n’y a pas une âme aux alentours. Le courant de la rivière est très fort; je me régale mais j‘ai du mal à résister car je me fais emporter. J’ai beaucoup de difficultés à rejoindre la berge sous l’œil attentif mais lointain du jeune couple qui vient me chercher ayant trouvé un coin d’ombre sur les rochers volcaïques. On y pic nique puis on se repose. La détente est assurée; nous sommes tous trois en osmose, profitant du silence et du paysage, piquant un petit somme.
Le pire est le démarrage car le soleil plus brûlant que jamais. Après une heure de marche, on retrouve la voiture plutôt dire le sauna roulant. Quelle belle aventure!
Au retour, nous passons dans un village berbère authentique puis prenons la piste durant dix kilomètres. A plusieurs reprises, nous voyons des lézards énormes de couleur jaune-vert-orange: magnifiques; difficile à photographier car ils se sauvent après nous avoir narguer. Ils mordent si on les ennuie et ne lâchent pas leur proie…
Le soir, nous mangeons ensemble un copieux couscous.
Vendredi 10 mai
Je pense repartir avec le bus CTM mais à cause du festival des roses, il est complet. Je prends un taxi collectif qui m’emmène en 1 heure à EL KEELA EL GOUNA.
Un cousin de Youssef, proprio de la kasbah, vient me chercher avec un ami. Nous mangeons une tagine, faisons des achats de produits de roses avant d’arriver à la Kasbah AMNAY à 26 km. C’est la vallée des roses à BOUTAGHAR. L’endroit est magnifique. C’est le calme que je voulais, vraiment l’endroit recherché. Je suis seule dans l’établissement. Le paradis. L’accueil est chaleureux.
Samedi 11 mai
A 11H, départ pour un circuit pédestre de 4H dans la vallée des roses accompagnée d’un guide de fortune. Il n’y a pas de mots assez forts pour dire combien c’est beau. Je suis fatiguée mais vraiment heureuse d’avoir fait cette marche de dix kilomètres.
J’ai vu des roses mais pas trop toutefois en cet endroit, beaucoup de figuiers, des amandiers, des hautes vignes, des dames lavant leur linge dans la rivière. J’ai joué au funambule pour passer le pont qui n’était qu’un fin tronc d’arbre. Cette rando m’a vidé la tête pour faire place au plaisir des yeux au milieu de cette vallée entourée de montagnes. J'ai des piqûres de puces ou de moustiques!
Je descends au jardin et rencontre un pharmacien d’El Keela venu se relaxer fuyant le festival surpeuplé.
Il a amené des bières, m’en propose, j’accepte volontiers.
Nous soupons avec Hassan, maître des lieux. Dernière soirée dans cet Eden. J’ai promis d’y revenir au retour!!! Hassan est content!!!!
Dimanche 12 mai
C’est la fête des mères en Belgique. Je téléphone à maman qui me dit qu’il fait froid. je vais déjeuner sur la terrasse où là, il fait bien chaud. Je me relaxe sur les pierres et m’endors un moment. C’est le départ. Le pharmacien m’emmène à mon nouveau hôtel.
En passant par El Kelaa m'Gouna où il fait bondé, j’achète des produits de soin à base de roses.
Je suis maintenant dans la vallée du Dadès dans le douar (village) de TAZAKHT à 30 Km. Je ne suis plus au calme; l’hôtel Mandar Saghrou Tazakht est situé le long de la seule route qui relie Ouarzazate à Errachidia.
Fin d’après-midi, Hassan me rejoind avec un cousin pour faire un petit tour dans les champs remplis de roses. Je mange une tagine pas trop bonne dans ma chambre... pas marrant ça... Journée pas très enrichissante… Fatigue de hier et retour au bruit…
Lundi 13 mai
Hassan qui est de cette région vient me chercher pour visiter les champs; il connait tous les détours par cœur; c’est là qu’il a grandi. Seule je me serais perdue ou je n’y serais pas allée. Au cours de ma balade de 3H, je vois de nombreuses roses, assiste à la cueillette et à la pesée. Lorsque les femmes ont ramassé les roses, elles les portent à un peseur qui les payera 13 dirhams (1,3€) le kilo…. Celles-ci sont envoyées en usine pour extraire l‘huile essentielle qui sera exportée à l‘étranger pour y faire des parfums de qualité.
Les produits faits à El Keela m’Gouna sont fait par de petits industriels et n‘ont aucun label de qualité d‘où le prix attractif.
Aux champs, les femmes cueillent les roses, arrachent les herbes dans le blé et les hommes chargent les ânes et les mules.
Hassan me fait voir le cimetière juif puis m’emmène dans sa famille manger la tagine. Les femmes m’offrent des roses séchées qui arrivent chez moi en état de poudre... Ben oui 😠 quoi, après un circuit d'un mois...
Son frère est instituteur comme lui l’a été ainsi que leur père. L’école se trouve à côté de la maison. Je suis invitée à m’y rendre. Surprise en passant la tenture de l’école, les 25 élèves se lèvent et chantent pour moi. Gros moment d’émotion car je n'ai jamais eu droit à un tel privilège😄 . Ils comptent en français, récitent l’alphabet sous l’œil vigilant du prof. J’achète 25 gâteaux et du fanta à boutique voisine. C’est la fête pour eux. Moi, je me remets de mes émotions.
Je vais en ville où le calme est revenu vu que le festival est terminé. J'y visite l’usine de roses, achète de l’eau de rose.
Il y avait ici une terrible prison qui renfermait les hommes ayant des opinions opposées au roi Hassan II. Les prisonniers vivaient dans le noir, étaient piqués des scorpions, ne savaient la date que de festival en festival. Les pratiques étaient austères. Quand le roi fut questionné par une journaliste d’Algésiras, il s’est contenté d’allumer son cigare et répondre: madame, ici c’est la capitale de la rose…
Petit tour à la rivière puis retour à l’hôtel. Journée bien remplie...
Mardi 14 mai
Départ pour la vallée du Dades, gîte des Jardins de Dades à 6 km de BOUMALNE. Très mauvaise adresse; le personnel est glacial, le matelas dur, la nourriture infecte.
Hassan a décidé de ne pas me quitter!!! nous marchons 3 H en passant par le village et en montant voir l’autre côté de la montagne… Je suis fière de moi quand même. Quand Hassan part, je continue à vagabonder dans les champs avant de rejoindre l’auberge. A ce moment, Je ne compte pas faire les gorges car déjà faites avant.
Mercredi 15 mai
J’ai très mal dormi sur ce matelas dur comme une planche. Départ pour la maison d’hôte Valentine dans les gorges de Thodra. J’attends un taxi devant l’auberge mais ce sont des français qui finalement me chargeront jusqu’à Boumalne. De là, je prends le bus local pour TINGHIR. Le paysage tout au long de la route est magnifique. Dans la ville, je prends un taxi collectif pour les gorges de Toudra. A la maison d’hôte, je refuse la chambre trop petite et fenêtre très haut placée. Karim me transfère. Après un bref repos, je mets mes chaussures de marche et direction les gorges. 4 H parmi ce décor féérique. Je les trouve plus jolies que celles de Dades.
On me propose de faire le tour de la montagne pour voir les nomades. Trop dur… Je refuse...
Je fais une balade dans les gorges d’une splendeur inexplicable. Beauté à l’état pur!
Le soir, après la tagine, je bois du vin à la terrasse avec Aissam sous le ciel étoilé.Jeudi 16 mai
Après une courte nuit, je vais me promener dans la palmeraie avec Aissam qui me guidera. Heureusement, seule je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Par de petits chemins qui n’en sont pas, en fait, j’arrive à la source des poissons sacrés. On fait du stop pour rentrer. Après-midi, je pars seule refaire les gorges, toujours émerveillée…
Vendredi 17 mai
Je pars à IMILCHIL, ville où les fiancés se marient tous ensemble lors d’un grand festival en septembre. On les marie en 3 min du moment qu’ils ont leurs papiers.
Je compte aller en bus mais Aissam veut m’accompagner et trouve une voiture. Je me laisse séduire par la proposition qui finalement je regrette car ce n’était prévu dans mon budget. Mais bon, l’erreur est humaine…
Avant de partir, je rejoins la rivière par les jardins de la palmeraie jusqu’aux gorges.
Départ à 2H. La vue tout le long du chemin est spectaculaire. Des montagnes à perdre de vue, des petits villages d‘un autre monde...
Après 2H30, arrivée à Imilchil. Il y a deux lacs: selon une légende, il y a le lac de la femme et celui de l‘homme. On voit le premier mais le lac de l’homme doit se faire à pied ou en 4/4. Sous réserve: propos d‘Aissam…donc on ne le fait pas...😠 trop froid et vent.
Aissam propose qu’on loge à TAMTATOUCHE (19 km des gorges) à l’auberge des Amis. Confort au rendez-vous; le prix aussi!!!!
Samedi 18 mai
Je retourne à BOUMALNE et décide finalement de faire les gorges du DADES pour voir la différence avec celles de TOUDRA.
Après un conflit avec Aissam qui me réclame plus d‘argent que prévu (qu'il n'aura pas bien entendu), j’embarque dans un taxi collectif pour Boumalne puis dans un second pour arriver aux gorges.
Je tente l’auberge TISSADRINE. Je suis bien accueillie et le prix me convient. Je me repose un peu puis prend la route vers le col; j’abandonne vite et continue en stop. J’arrive au bord de l’oued; j’y étais déjà venue il y a 2 ans avec une copine canadienne. J’admire l’endroit majestueux et me lance alors le défit de retourner à pied: 7 km avec des difficultés et route en lacets. Je m’arrête régulièrement pour ne fatiguer ni le cœur ni les pieds. Je fais de nombreux arrêts, VIVE le plaisir de voyager seule… Malgré qu’on propose de m’emmener, je refuse et continue ma randonnée. Je suis fière de moi; j’ai gagné le défit. Je dors la nuit comme un bébé.
Dimanche19 mai
Je décide de rester là une 2ème nuit. Le garçon m’explique une balade à faire le long de l’oued. La randonnée dure 6 H et se fait dans un calme étourdissant, rien que le bruit de la rivière et mon souffle. Je traverse la rivière sur un tronc d’arbre tel un funambule, bras à l'horizontale pour garder l'équilibre. J'arrive au bout de mon tronc de 4 mètres de long qui paraît 4 kilomètres... ça relève du miracle!
Je croise des enfants en arrivant au village où je fais du stop pour me rendre 18 km plus loin visiter la kasbah du GLAOUI à Ait-Moutel. Amine, le jeune marocain de Rabat qui me prend en stop est en visite lui-même. Je lui explique que nous allons passer devant la falaise de TAMLALT qu’on appelle vallée des doigts de singes ou vallée des corps humains. Il fera la visite de la kasbah avec moi.
Je fais du stop pendant 4 km afin d’aller voir les cascades. Je me fais expliquer le chemin par le patron de l’hôtel des cascades. Ca parait rude mais j’y vais. A mi-chemin, je rencontre 2 filles m’induisent en erreur et me font monter voir la source; elles ont confondu avec cascades. Je râle. Je dois redescendre accompagnée d’un marocain cette fois pour arriver à la première cascade. Je n’irais pas voir les suivantes car il faut escalader. Je reste là un moment pour prendre un bain de pieds et profiter du bruit de l'eau.
Re-départ pour l’ascension afin de rejoindre la route. Taxi pour l’hôtel où un festin m’attend.
Lundi 20 mai
Je quitte les gorges de Dades à midi; l’endroit était sympa. J’y serais encore restée mais j’ai un autre engagement: repasser par BOUTAGRAR: la vallée des roses.
Je fais la première partie du trajet avec le jeune homme de l’hôtel qui me laisse au village pour prendre le taxi collectif de Boumalne. Puis bus pour El Keela m’Gouna; enfin, taxi collectif jusqu’à la kasbah. C’est le parcours du combattant…Il fait chaud.
Après le thé, j’apprends des mots français à Haida; ça relève du défit…On se marre! Je vais au village recharger les piles de mon appareil photo, me doucher et me détend en attendant la tagine (hé oui, encore 😐) et l’eau de vie que je ne boirai pas.
Mardi 21 mai
Ce matin, avec Saïda, la femme de ménage de 22 ans, j’escalade une montagne pour arriver sur un plateau d’où on peut voir tous les versants. 3H pour faire l’aller-retour. L’ascension et la descente sont périlleuses; on glisse plusieurs fois. J’ai vu deux énormes sauterelles: une verte la plus petite et une énorme que j’ai cru être une pierre car elle était grise; je l’ai un peu assommée en lui jetant une pierre dessus pour m’assurer que c’était une bête. Elle ne savait plus s’envoler et je m’en suis voulue mais à force de l’aider en la poussant, elle est repartie…. ouf... J'ai eu peur.
Après-midi, Saîda me fait un bon massage à la crème de rose. Quoi de plus naturelle dans la vallée des roses!
Le soir, un bon couscous mais comme à mon habitude, j’ai mangé trop vite car trop bon…. Résultat…. Tout le monde, le connaît!!!!
Mercredi 22 mai
Je quitte Boutharar pour me rendre à l’oasis de Fint à 15 Km de OUARZAZATE dont 10 km de piste…Pour m’y rendre: taxi collectif de Boutharar à El Kelaa m’Gouna, puis taxi collectif pour Ouarzazate; c’est dur; le chemin est long, il fait chaud; on est serré comme des sardines. A Ouarzazate, ça se complique car pour l’oasis de Fint, pas de taxis collectifs. Les privés demandent 300 dirhams. Je téléphone au gîte; il m’envoie un client français pour venir me chercher. Je n’aime pas Ouarzazate. J’arrive en fin d’après-midi à Fint. Effectivement, ce petit oasis est une merveille mais je découvrirais demain….
Le soir, nous fêtons le départ de l’hôte français qui a séjourné un mois là-bas!
Jeudi 23 mai
Découverte de l’oasis de Fint. Je croise un paysan avec qui je poursuis la visite durant 4H. S’il y a un endroit qui ressemble au paradis, c’est ici. Entre montagnes, rivières, petites cascades, lauriers roses, arbres fruitiers, il y a le silence. Il doit certainement aussi avoir le serpent 😉 mais en tout cas, il y a le bruit des grenouilles, des oiseaux et d’un animal qui aboie dans la montagne; je fini par l’apercevoir. Il est roux, a la taille d’un renard et descend de la montagne pour venir boire. En chemin, je mange des petits abricots. Je termine la boucle en passant par l’école des trois villages du Fint. Le paysan m’invite à boire le thé et à manger chez lui. Je rentre et m’endort pendant 3H. Je commence à être très fatiguée…
Vendredi 24 mai
Je quitte l’oasis de Fint à 9H, profitant qu’Abdou doit se rendre à Ouarzazate car il n’y a qu’un bus et il est passé depuis longtemps. De là, je prends un taxi collectif pour TELOUET à 85 km. Je dormirai au Lion d’Or; bâtiment datant de 5 siècles avant la construction de la kasbah qui a 2 siècles. Le paysage est surprenant, changeant de couleur avec un décor différent à chaque instant. Ce village est renommé pour la kasbah du pacha El-Glaoui. On voit toujours le salon, le harem, la chambre à coucher avec des décorations en mosaïque et des tapis de soie au mur. Je fais un tour dans la vallée. Ali me fait voir le village des esclaves et un autre avec son hôpital. On passe par la kasbah du grand père du Sultan; il ne reste qu'un pan de mur... difficile de se rendre compte...
Le samedi 25 mai
J’ai décidé de ne pas marcher aujourd’hui mais à 2H, je ne tiens plus; j’enfile mes chaussures et vais faire une marche méditative dans la montagne. Je fais une boucle de 3-4 km qui me fait psychologiquement le plus grand bien.
Je comprends lors de cette méditation que mon objectif principal est atteint.😉
Je me suis retrouvée face à moi-même durant 18 jours et ça fait réfléchir.
Le dimanche 26 mai
Je prends le bus de 6H30 ce matin pour me rapatrier sur Marrakech. La route est magnifique. Je passe le col du Tichka d’où la vue vertigineuse coupe le souffle. A Marrakech, je vais à mon hôtel habituel (Faouzi).
Le lundi 27 mai
Hammam et massage chez Didi avant de conduire de or chez le bijoutier juif que m’a renseigné Hassan de Boutharar. C’est dans le quartier du Mélah. Je lui parle des photos que j’ai fait dans le cimetière juif de M’Gouna dont il est responsable; il est content.
Il agrandi ma bague, répare mes boucles d’oreilles et un bracelet pour 50 euros. Je vais à mon herboristerie habituelle. Je fais encore réparer mes baskets. Je me fais couper les cheveux 😛 puis passe à l’Escale boire une bière avant d'aller imprimer mon billet d’avion.
Mardi 28 mai
Bus pour la vallée d’Ourika à 11H30; taxi collectif pour SITI FATMA où j’ai réservé une chambre à la maison d’hôte Au bord de l’eau.
L’accueil de Martine (une compatriote) et de Poulou (portugais) est chaleureu. L’établissement est pimpant et la petite chambre sac ) dos magnifique; je me sens à l’aise. Apéro puis Poulou me cuisine un filet de viande de la vallée qui fond dans la bouche. Toutefois, les prix sont un peu excessifs surtout qu'ils ne sont pas précisés. Dommage...😕
Mercredi 29 mai
Je fais les cascades avec Brahim, un guide que Martine me conseille. La montée est rude mais le paysage de toutes ses montagnes est grandiose. A un moment, on voit les quatre premières cascades. J’arrête ma montée à la 5ème cascade. trop pour moi d’aller jusqu’à la 7ème. Pour faire ce tour, je mets 6H avec des arrêts réguliers. Je suis contente d’avoir fait ce trek: cerise sur le gâteau…
Jeudi 30 mai
Départ pour Marrakech pour ma dernière journée; je fais mes derniers achats.
Vendredi 31 mai
Retour en Belgique.
Ce voyage aura magnifique. Je suis contente d’avoir pris la décision de venir au Maroc plutôt que de retourner en Espagne.
J’ai raté mon objectif de partir léger et ai dépassé un peu mon budget.
J’ai réussi le plus grand objectif qui était de me vider la tête, me ressourcer et faire le deuil d'un amour fini.
Merci la vie pour ce cadeau…😉
Marie
Musiques en espagnol English translation pending
Bonjour, ma playlist de musiques en espagnol commence à tourner en rond, j'aimerais découvrir de nouveaux morceaux/artistes avec votre aide.
Concernant mes goûts, on va dire que découvrir le Georges Brassens espagnol ne m’intéresse pas vraiment, je cherche des musiques plutôt actuelles. J'aime beaucoup le rap hispanophone (Orishas, Calle 13, Segunda Faz, ..) mais aussi des musiques plus populaires comme Manu Chao ou Juanes, et des sons plus reggaeton type Pitbull.
Donc si vous avez des suggestions à me faire, je suis preneur. Avec un lien YouTube, c'est mieux ;)
Quelques morceaux que j'aime, à titre d'exemple :
- Latinoamerica, Calle 13
- A lo cubano, Orishas
- Pasame el ron, Segunda Faz
- Por la noche, Mala Rodriguez
- Maldito Alcohol, Pitbul
- La vida tombola, Manu Chao
Concernant mes goûts, on va dire que découvrir le Georges Brassens espagnol ne m’intéresse pas vraiment, je cherche des musiques plutôt actuelles. J'aime beaucoup le rap hispanophone (Orishas, Calle 13, Segunda Faz, ..) mais aussi des musiques plus populaires comme Manu Chao ou Juanes, et des sons plus reggaeton type Pitbull.
Donc si vous avez des suggestions à me faire, je suis preneur. Avec un lien YouTube, c'est mieux ;)
Quelques morceaux que j'aime, à titre d'exemple :
- Latinoamerica, Calle 13
- A lo cubano, Orishas
- Pasame el ron, Segunda Faz
- Por la noche, Mala Rodriguez
- Maldito Alcohol, Pitbul
- La vida tombola, Manu Chao
Participants à la croisière "Retour du Costa Luminosa sur l'Europe" en mars 2014? English translation pending
Le Costa Luminosa reviendra des Caraïbes en mars 2014.
La croisière retour se déroulera en 2 parties, soit indépendantes soit jumelées.
Le première partie, du 17 au 27 mars, se déroule dans une partie des Caraïbes pas fréquemment utilisée par Costa (Miami, Cozumel, Roatan, Gran Cayman, Ochos Rios, Grand Turk, Nassau et retour à Miami)
La seconde partie, du 27 mars au 13 ou 14 avril, est une transatlantique ordinaire avec escales à Catalina, Tortola, Antigua, Santa Cruz de Tenerife, Cadix, Malaga, Marseille, Savone).
Ayant réservé les 2 parties ce matin, je me demande si d'autres membres de VF ont ou auront le même projet ?
Vol retour La Romana - Paris de la croisière "Caraïbes" sur l'Horizon de Croisières de France English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de prendre la croisière Caraïbes de CRF au départ de Marseille le 13 novembre 2013. je souhaiterai savoir comment se déroule le retour à savoir départ de la Romana à quelle heure et arrivée à Paris (Orly ou Roissy) ? ceci afin d'organiser mon retour en province.
Si quelqu'un a déjà effectué cette croisière merci par avance pour tous les renseignements utiles (visites de lieux à ne pas rater...! points particuliers.
encore merci
cordialement
Compte rendu de la croisière transatlantique "Retour des Caraïbes" sur le Luminosa en avril 2013 English translation pending
Coucou tout le monde ,
Comme promis je commence mon CR de cette transatlantique "Retour des caraibes" avec le Costa Luminosa en Avril dernier.
Pour nous elle c'est bien passer et ce fut un voyage magnifique, avec quelques petits soucis mais rien de bien méchant.😛
Allez c'est parti, 🙂bien sur ceux qui ont participer à cette aventure sont les bienvenus pour parler aussi de leur expérience et de donner leur opinion et ressenti.😏😏
Samedi 20 Avril:
Après une courte nuit, je n'ai dormi que 2 h, on part de la maison vers 8H30 , en taxi , commander quelques jours avant. On arrive vite fait à l'aéroport,20 mn de trajet et on se dirige vers le balcon de Corsair.
Il y a déjà pas mal de monde mais ça va assez vite.Par contre, je pensais qu'on avait le droit à une petite valise plus un sac à main ou sac à dos, mais là on me dit que non .Une petite valise plus un accéssoire, cela veut dire un apareil photo ou un sac pour ordinateur portable, sinon ça passe pas à la douane.Bon c'est pas grave, on mets tout ça dans les petites valises et hop direction douane. Avant petite pause café, car les enfants n'ont rien pris avant de partir. Et on passe à la douane sans problème et je remarque qu'ils vérifient bien que tout le monde est un seul bagage par personne.
On se retrouve avec un couple qui feront la croisière avec nous.On c'est échangeait nos numéros de portable sur vf en mp.Et nous avons bien fait, on a passer la plus grande partie de la croisière avec eux et nous avons passer de super moments ensemble En plus, ils avaient eux aussi leurs enfants à peu près de l'âge de ma fille, ce qui était top car pas beaucoup d'ados sur le bateau et grâce à cet échange et la réunion vf à bord, ils ont plus connaitre les seuls ado français à bord ...et oui ils étaient que 10 ados Français , on va dire qu'ils se sont quand même bien entendu mais dés fois ils s'ennuaient un peu , car peu d'animation pour eux.Donc en tout , ils étaient un petit groupe de 7 ados français , c'était sympa . Le départ de l'avion est dans les temps , pas d'écran individuel mais pas grave on avait prévu ds et ordi pour occuper tout ce petit monde. Le trajet ce passe bien avec repas à midi et collation avant d'arriver en Guadeloupe.Boissons et petits gâteaux toujours disponible.
Comme promis je commence mon CR de cette transatlantique "Retour des caraibes" avec le Costa Luminosa en Avril dernier.
Pour nous elle c'est bien passer et ce fut un voyage magnifique, avec quelques petits soucis mais rien de bien méchant.😛
Allez c'est parti, 🙂bien sur ceux qui ont participer à cette aventure sont les bienvenus pour parler aussi de leur expérience et de donner leur opinion et ressenti.😏😏
Samedi 20 Avril:
Après une courte nuit, je n'ai dormi que 2 h, on part de la maison vers 8H30 , en taxi , commander quelques jours avant. On arrive vite fait à l'aéroport,20 mn de trajet et on se dirige vers le balcon de Corsair.
Il y a déjà pas mal de monde mais ça va assez vite.Par contre, je pensais qu'on avait le droit à une petite valise plus un sac à main ou sac à dos, mais là on me dit que non .Une petite valise plus un accéssoire, cela veut dire un apareil photo ou un sac pour ordinateur portable, sinon ça passe pas à la douane.Bon c'est pas grave, on mets tout ça dans les petites valises et hop direction douane. Avant petite pause café, car les enfants n'ont rien pris avant de partir. Et on passe à la douane sans problème et je remarque qu'ils vérifient bien que tout le monde est un seul bagage par personne.
On se retrouve avec un couple qui feront la croisière avec nous.On c'est échangeait nos numéros de portable sur vf en mp.Et nous avons bien fait, on a passer la plus grande partie de la croisière avec eux et nous avons passer de super moments ensemble En plus, ils avaient eux aussi leurs enfants à peu près de l'âge de ma fille, ce qui était top car pas beaucoup d'ados sur le bateau et grâce à cet échange et la réunion vf à bord, ils ont plus connaitre les seuls ado français à bord ...et oui ils étaient que 10 ados Français , on va dire qu'ils se sont quand même bien entendu mais dés fois ils s'ennuaient un peu , car peu d'animation pour eux.Donc en tout , ils étaient un petit groupe de 7 ados français , c'était sympa . Le départ de l'avion est dans les temps , pas d'écran individuel mais pas grave on avait prévu ds et ordi pour occuper tout ce petit monde. Le trajet ce passe bien avec repas à midi et collation avant d'arriver en Guadeloupe.Boissons et petits gâteaux toujours disponible.
Croisière transatlantique MSC Musica en novembre 2013 English translation pending
Bonjour
Pascale et moi partirons pour 3 semaines sur le Musica en Novembre 2013.
Avis à tout les membres qui ont envie d'en discuter.
A bientot😏
Trois jours à Rome English translation pending
La génèse de ce long week end à Rome remonte à l'an dernier. Ma soeur et moi, 31 et 34 ans, décidons de ne pas nous faire de cadeau cette année, et de tout mettre dans un week end de filles, juste entre soeurs. Nous n'avions pas voyagé ensemble de cette façon, mais ce fut une réussite !
Il fallut donc choisir une destination. Contrainte : elle habite Paris, moi vers Marseille, une date l'arrangeait, il fallait que ce soit entre le vendredi et le dimanche. Prix, envie de soleil (ah!ah!), horaires... notre choix se porte sur la ville éternelle, dans laquelle je suis déjà allée deux fois, mais qu'elle ne connaît pas.
Notre budget fut le suivant :
Billets Air France, pour les supers horaires qui permettent de vraiment profiter des journées (arrivée vendredi 8h30, départ lundi 21h30), soit 3 jours plein sur place : 175 euros (moins cher de Paris)
Logement : 100 euros la nuit, nous louons un appartement très bien situé, en plein coeur de Rome, et face à une bouche de métro : ICI chez Sophie, française, qui nous a abreuvé de plein de bons plan, bonnes adresses et conseils utiles. Une très bonne adresse ! 🙂
Roma pass : 30 euros. Ce pass permet de bénéficier des transports en illimités (peut-être pas forcément utile, on a surtout beaucoup marché), mais surtout nous a fourni un coupe-file pour le colysée et le forum. C'était boooon !!
Repas, glaces, entrées, souvenirs, liaisons aéroport - centre ville: 150 euros par personne. Nous nous sommes fait plaisir, 😛mais il est facile d'économiser encore.
Maintenant, le petit récit !
Il fallut donc choisir une destination. Contrainte : elle habite Paris, moi vers Marseille, une date l'arrangeait, il fallait que ce soit entre le vendredi et le dimanche. Prix, envie de soleil (ah!ah!), horaires... notre choix se porte sur la ville éternelle, dans laquelle je suis déjà allée deux fois, mais qu'elle ne connaît pas.
Notre budget fut le suivant :
Billets Air France, pour les supers horaires qui permettent de vraiment profiter des journées (arrivée vendredi 8h30, départ lundi 21h30), soit 3 jours plein sur place : 175 euros (moins cher de Paris)
Logement : 100 euros la nuit, nous louons un appartement très bien situé, en plein coeur de Rome, et face à une bouche de métro : ICI chez Sophie, française, qui nous a abreuvé de plein de bons plan, bonnes adresses et conseils utiles. Une très bonne adresse ! 🙂
Roma pass : 30 euros. Ce pass permet de bénéficier des transports en illimités (peut-être pas forcément utile, on a surtout beaucoup marché), mais surtout nous a fourni un coupe-file pour le colysée et le forum. C'était boooon !!
Repas, glaces, entrées, souvenirs, liaisons aéroport - centre ville: 150 euros par personne. Nous nous sommes fait plaisir, 😛mais il est facile d'économiser encore.
Maintenant, le petit récit !