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Bienvenue chez les chiites! cinq semaines en Iran English translation pending
by Phil64 · 2008-07-12 · 84 replies
Salam a tous, pour vous epargner les fauites de frappes de clavier et les accents manquants, voici mon recit en direct d'Iran apres correction par Mu... (desole pour ce petit differe...) j'espere en partager avec vous un peu de la magie... Safar khosh ! comme on dit en farsi 🙂
Visiter New York en taxi ou métro? English translation pending
by Rahan0 · 2008-07-10 · 43 replies
Nous partons dans quelques jours pour notre périple aux EU et commençons par un séjour de 4 jours à New York où nous avons volontairement décider de ne pas louer de voiture. Sachant que nous sommes une famille de 4, à votre avis quelle est la meilleure façon de visiter un peu NY : le métro ou le taxi ?
Une journée à Carcassonne English translation pending
by Superlili · 2008-07-05 · 15 replies
Comme Carcassonne était sur mon itinéraire voyage, j'ai décidé d'y passer une journée.

Alors en une journée, qu'est-ce que je peux faire? Il y a moyen de voir en une journée? Je ne dors pas là. J'arrive en train le matin et je repars le soir pour Marseille.

Est-ce qu'à la gare de carcassonne je peux laisser mon bagage? Ou même un autre endroit?

Merci🙂
Îles Lofoten à la mi-août (Norvège) English translation pending
by Grorico · 2008-06-09 · 9 replies
Bonjour,

nous prévoyons de nous rendre sur les iles Lofoten du 9 au 22 aout 2008. Mais je me pose qq questions : La saison est elle envisageable ? Nous prévoyons de dormir en camping dans des hytter (?) enfin des genre de mobile home ... ces structures sont elles encore ouverte ? Quelle est la météo ? De plus je souhaiterais savoir si il est nécessaire de réserver toutes les nuits avant de partir ou bien si l'on peut passer un coup de fil qq jours en avance ?

Et puis si vous avez des conseils ... des bons plans ... ou quoi que ce soit d'autre ...

Merci d'avance. A+ Grorico.
Coupeurs de route sur la route Cotonou-Niamey? English translation pending
by Azth · 2008-06-06 · 42 replies
Salut, je pars pour Cotonou dans quelques jours, j'y passe 2 semaines et puis je voudrais aller sur Niamey. Je pensais prendre la route, j'ai appris dans ce forum même qu'il y a des bus qui font ce trajet, notamment la SNTV. Mais comme le voyage a lieu la nuit et qu'il est assez long, des amis me l'ont déconseillés en disant qu'il ya des brigands sur le chemin. Est-ce vrai?
Trois semaines au Québec: trois scénarios, lequel choisir? English translation pending
by Udaipur · 2008-05-30 · 20 replies
Bjr à tous,

nous partons 3 semaines cet été au Québec. Après 6 jour + ou - pour faire Montréal et Québec, nous comptons louer une voiture pour environ 16 jour. Et là, dilemne, il faut choisir car on ne peut pas tout faire!!! 1er scénario : la côte nord jusqu'au bout de la route 138 (sept-îles, archipel des mingan, natashquan), avec un crochet dans les hautes gorges pour 2 jours de canot camping + dans le fjord de Saguenay. retour en traversant à Baie Comeau pour la rive sud, histoire de faire quelques îles du bas st laurent. 2e Scénario : la même chose sauf qu'on va pas jusqu'à la fin de la 138, on passe avant sur la côte sud direction la Gaspésie, puis retour. 3e scénario : on fait tout!!!

Voilà, j'en appelle à votre expérience du pays pour nous conseiller!!

Quelques questions précises: On a sélectionné les htes gorges de la rivière malbaie comme site de canot camping, notamment car pas trop cher et pas besoin de guide, mais avez-vous d'autres plans, peut-être vers Chicoutimi ou autre? On ne compte pas réserver les hébergements, pour rester libre....Sachant qu'on fera surtout camping....Est-ce prudent? Le loueur voiture le moins cher trouvé, www.dollar.com, moins cher que Auto Escape...Connaissez-vous?

Merci!!!!
Formalités pour faire une demande de résidence cubaine? English translation pending
by Casicubain · 2008-05-26 · 48 replies
Je me demande quels sont les formalités à remplir pour faire une demande de rédidence cubaine. En plus, si elle m'est accordée, aurais-je le droit d'apporter avec moi, mes biens personnels, genre mobiliers, ordinateur, télé, auto, le tout livré dans un container. J'y songe vraiment car mon épouse cubaine, qui vit ici au Québec depuis 10 ans et détentrice de son passeport canadien, songe elle aussi à retourner vivre là-bas, dans notre maison. Donc y aurait-il quelqu'un qui pourrait me renseigner sur ce sujet ?
Voie alternative au Machu Picchu par Santa Maria (Pérou) English translation pending
by Skywalker · 2008-05-23 · 12 replies
Comment se faire le Machu Picchu gratuit. voici tous les conseils. 1) Allez a Cuzco au Perou ( sisi c est important ) 2) Il faut se rendre a 7 heures du matin au terminal de bus de Cuzco qui s appelle Santiago OU Quillabamba pour les locaux c est le MEME terminal de bus qui porte 2 noms differents. C est un tout petit terminal d ou partent les bus pour Quillabamba justement A 7heure du matin donc, vous aurez le choix entre 2 compagnies de bus qui partiront a 8 heures et vous acheterez un billet a 15 soles pour "Santa maria" (5 a 7 heures de trajet ) 3) A Santa Maria vous devrez allez a "Santa Teresa" vous aurez le choix pour y aller entre prendre un taxi (cher ) ou un minibus collectif (10 soles) ou essayer de faire du stop en chopant un camion qui passera par la et qui vous demandera 6 ou 7 soles, c est ce qu on a fait avec 3 autres filles rencontrees dans le bus. 2 heures de trajet. 4) A Santa Teresa essayez de rapidement choper un minibus collectif avant 5 heures du soir pour la destination "hydroelectrica" le prix local est de 2 soles un aller, mais ce sera 4 soles si le taxi pars tard car il sera oblige de faire le retour a vide, 3 soles a notre retour en negociant car on est touriste meme en etant nombreux... 15 minutes de trajet. 5) A hydroelectrica vous etes a la fin des rails du train qui vient de Cuzco et qui va au Machu Picchu, il n y a plus qu a suivre les rails pendant 1h30 ( en marchant vite ) ou 2 heures ( en y allant tranquille ) 6) Avant d arriver a "Agua Calientes" ( la "ville machu Picchu" ) il y a une gare apellee "Puntas Ruinas" qui est l endroit le plus proche de la route et du sentier pedestre qui monte au Machu Picchu. La il doit etre entre 6h et 9 heures du soir et vous avez donc 2 choix qui s offre a vous: direction Agua Calientes, 15 /20 minutes plus loin a pied en suivant les rails ou la route pour aller prendre un hotel, acheter un ticket d entree a l office du tourisme (120 soles en mai 2008) et vous lever a 3 heures du matin pour monter au Machu et etre les premiers sur le site. ou bien a Puntas Ruinas vous tentez de vous faire le Machu Picchu en fraude, de nuit, et de dormir sur le site, evidemment la deontologie me dicte de vous conseiller la 1ere solution, cependant, on a choisi la 2 eme.... un local que l on questionne nous dit que il y a 3 postes de controle des tickets et que la haut il est impossible d acheter des tickets que c est possible seulement a Agua caliente. sachez que c est FAUX. Pour allez au Machu de "Puntas Ruinas" traversez d abord le pont juste en bas de la gare, evitez evidement de vous faire trop reperer et de crier a tut tete car il y a quelque petite habitation. De l autre cote du pont il y a une route a gauche, et une a droite, la gauche c est la route qu utilise les bus et voiture pour monter au Machu, pour les pietons direction a droite, puis 20 metres apres, un petit chemin balise part sur la gauche, c est le chemin pietonnier qui va au Machu, courage plus que 1h30 de grimpette. Evidement essayez de ne pas allumer de lampe pour toute la montee, choisisez un soir ou la lune eclaire bien ( pas necessairement la pleine lune mais au moins une petite lune avec un ciel degage ) sur le chemin vous traverserez plusieurs foix la route principale, verifiez bien que il n y a pas de voitures qui risqueraient de vous voir. Pour les postes de controle pas d inquietude ils n existent pas... vous verrez par contre 3 huttes avec un toit construites surement pour proteger de la pluie et se reposer, profiter en pour faire un casse croute. La 3 eme hutte indique que vous etes arives a l hotel du Machu Picchu et egalement a l entree du site... gros probleme se sera probablement allume, et il y aura peut etre des serveurs ou des gens dans l hotel qui risqueraient de vous reperer. Voici comment ca se presente, arrive en haut du chemin l hotel est sur la gauche, face a vous il y a un escalier, a votre droite un batiment qui sont en fait les toilettes, et au dessus des toilette des restaurants (qui seront fermer de nuit ) voici une photo (en rouge le chemin a suivre pour la 1ere solution): de nouveau 2 choix s offre a vous: soit vous fillez vers l escalier, la vous serez en pleine lumiere d un lampadaire, juste apres l escalier fillez a droite, prenez le 2 eme escalier qui sera face a vous, passez les tourniquets de metro et fillez a l ombre, bravo vous avez fait le plus dur et vous etes a l ombre. C est le chemin en rouge sur la photo. un peu plus loin la porte d entree, fermee vous barre la route, mais il est assez facile d escalader sur le cote droit pour passer de l autre cote ( mais ne le faite quand meme que si vous etes sur d y arriver il y a 3 metres de vide en dessous ) et voila vous etes au Machu Picchu la 2 eme solution est selon moi moins risquee mais on ne l as pas faite car il faut une corde ( que l on avait pas ) arrivez en haut du chemin, ne sortez pas vers l escalier eclaire par le lampadaire, fillez sur la droite a travers la foret pour longer le batiment des toilettes a votre droite, continuez 20 metres deriere et vous verez sur votre gauche un mur bien lisse de 3 metres de haut, qui menera deriere la porte d entree du Machu, la difficulte sera alors de reussir a acrocher la corde a la rembarde du mur et de vous hisser, pour cela soit vous avez un crochet au bout de la corde ( attention au bruit..) soit vous testez un bout de la corde et essayez de faire passer la corde a travers la rembarde, a vous de trouver un moyen... peut etre en faisant la courte echelle a quelqun ca devrait marcher egalement. 7) Sur le site, de nuit, on a vu aucun garde, par contre peut etre tomberez vous sur d autre fraudeurs comme vous, nous on etait les seuls, mais le lendemain des gens qui nous ont imite sont tombes sur un italien qui faisait pareil. Allez dormir quelque part sur le Machu, nous on a choisit sur la coline a gauche en rentrant celle qui donne la belle vue que tt le monde voit sur les photos, il y a de la foret juste a cote ou on peut se cacher... ( pres de la station meteo ) attention il peut faire froid... le probleme c est que il ne faut surtout pas prendre de tente je vous explique pourquoi juste apres. 8) Vers 5 heures, debout, a 5h30 ou 6h le site ouvre, les 1er touristes arrivent, avec les 1er gardes... je vous conseille de rester en foret ( vers la station meteo qui est en direction du "punte del inca" (indique par des panneau)) des que les touristes afluent, sortez tranquillement de la foret par le chemin principal comme si vous veniez de par la (ou que vous veniez d allez pisser dans la foret ) mais gare aux gardes, faites vous voir des touristes mais pas des gardes qui pourraient se douter de quelque chose. Une fois melanges aux touristes faite comme eux, photos et sourire... maintenant ATTENTION pour pas vous faire chopper il est INDISPENSABLE de ne PAS avoir de gros sacs a dos car ils sont interdits sur le site car il est interdit d y manger !!!!!! donc petit sac a dos de rigeur 35 litres maxi, cachez votre duvet au fond, l ideal etant meme de pas en avoir!!! comme ca si on vous chope on croira moins que vous avez pu dormir sur le site sans duvet... vous avez juste egare votre ticket.. Sans ticket vous pourrez tenter de grimper en haut du Huayna pichu mais selon les gens il peut avoir un controle des billets pour aller, et aussi pour revenir du huayna pichu. Nous on ne l a pas fait mais un guide nous a dit qu il note juste un nom et ne verifie pas les billets, a vous de voir.. Pour sortir du site normalement il n y a aucun controle, cependant ne prenez pas de risque inutile.. sortez avec un gros groupe de touristes et verifiez avant qu ils ne regardent rien... Apres evidement sur le site, ne faite rien pour vous faire specialement reperer, n evitez pas particulierement les gardes ca paraitrait louche.. faites des photos, souriez, ne regardez pas autour de vous comme des fugitifs, ne criez pas a tout vos potes que vous etes rentrer en fraude, car il y a pleins de guides locaux qui parlent votre langue et qui hesiterait pas a cafter... et l ideal, melez vous a un groupe... Steph et moi on a eu aucun probleme, par contre les 3 filles qui etaient avec nous se sont fait controler a cause d un duvet qui sortait d un sac, et le sac etait trop grand... heureusement elles ont ete malines, on dit que c est nous qui avions les billet de tt le monde, elles sont remontees prendre un billet d une amie qui avait paye son entree, et une est redescendue montrer le billet aux gardes, pendant que les 2 autres sont parties se faire oublier sur le chemin de la station meteo et sont montees tt en haut de la montagne face au huayna pichu. apres elles on visite le machu en evitant le seul garde qui les avait controle, et elles ont change de fringue. Le lendemin par contre les gens qui nous ont imite se sont fait prendre ( a cause des gros sacs ), ils on reussit a negocier et faire croire qu ils avaient perdu leur ticket, mais c etait juste, ils n ont finalement eu que a payer un ticket d entree, mais au depart on leur demandait 200 dollards d amende...A vos risques et perils donc... Sachez au cas ou que il est possible d acheter ses billets a l entree du Machu Picchu, cependant ce n est pas un grand nombre de ticket, c est juste pour les cas d urgence de gens qui ne savaint pas que il fallait les acheter a Agua calientes... Bonne ballade total du prix: taxi pour terminal santiago: 3 soles Cuzco - Santa maria: 15 soles Santa maria - santa teresa: 6 a 10 soles Santa teresa - hydroelectrica: 4 soles idem pour le retour total: entre 56 et 64 soles ( 12 a 15 euros ) ( + 120 soles ( 30 euros ) d entree si vous payez ) + un hotel a agua caliente si vous dormez pas sur le machu + un hotel a santa teresa ou maria la 2 eme nuit
Pourquoi les mecs ne disent-ils pas "j'ai peur de partir seul"? English translation pending
by Lilie82 · 2008-04-28 · 190 replies
salut voyageurs et surtout voyageurs masculins en fait,

je vais peut etre faire ma lourdingue (une fois de plus) mais j'etais a surfer la rubrique "voyager au feminin" et un truc m'est soudainement venu a l'esprit: c'est dingue le nombre de discussions ou de posts ou les nanas avouent sans gene qu'elles angoissent de partir seule, ou demandent a etre rassuree avant le grand depart... Pourquoi y a-t-il une rubrique voyager au feminin et pas voyager au masculin (reponses evidentes mis a part mais quand meme)? Pourquoi vous messieurs testosterone, on ne vous lit jamais poster "j'ai peur de partir seul"... serieux, les reponses semblent evidentes, mais je me demande juste un truc: vous posez vous les memes questions relatives au "j'ai peur" que nous nanas pour vos premiers voyages en solo?

Un truc que j'ai remarque lors de mes petits trottages de globe cependant: En Amerique du Sud et en Asie du Sud Est notemment, je rencontre en fait un bon paquet de nanas seules si ce n'est plus que de mecs seuls... ils semblent que les mecs, mine de rien, sont un peu moins aventureux que les nanas, et aient besoin d'une espece de camaraderie et donc de partir entre mecs...

En fait ce post, c'est vraiment de la curiosite pure et simple pour vous messieurs. Avoueriez-vous cette peur de l'inconnu et d'un voyage en solo comme nous pouvons le faire ou alors est ce que ces peurs/apprehension/besoin d'etre securise ne vous viennent simplement pas a l'esprit?

Attention aux repliques feministes et machos!...😄

voyageusement et curieusement,

Lilie
France: randonnée du GR223: chaussures, bâton, ampoules... English translation pending
by Flyxter · 2008-04-22 · 29 replies
Bonjour à tous,

Avec 3 amis, je vais faire une randonnée s'échelonnant sur environ 7 jours au mois de juin. Nous allons faire une partie du GR223 (pour ceux qui connaissent).

Mais avant de partir, car je suis novice en terme de Randonnée, j'ai quelques questions qui restent sans réponse. C'est donc pour cela que je viens m'adresser ici. Je pense que certains d'entre vous ont une large expérience de la Randonnée, et donc sauront m'aider dans la plupart de mes interrogations.

Tout d'abord, les chaussures. Je ne sais pas quelle paire de chaussures choisir. Les chaussures de marches montantes ? ou les chaussures de Trail ? J'ai trouvé ce très bon site, qui me conseille, d'après le type de randonnée que je souhaite faire, des chaussures de trail. J'aurais voulu avoir vos avis à ce propos. Lequel de ces 2 types de chaussures me conseilleriez-vous (je suis pour l'instant plus partant pour les chaussures de trail) ?

De plus, j'aurais voulu savoir si un bâton était indispensable ? Si oui, c'est UN ou DEUX bâtons qu'il faut prendre ?

En ce qui concerne les ampoules, la question est tout simplement : quel est votre remède miracle pour les ampoules ? Bien que conscient qu'il ne doit certainement pas y avoir de remède miracle, je pense que chacun d'entre vous a ses méthodes personnelles, plus efficace l'une que l'autre. J'aurai voulu que vous m'en fassiez part, car je pense que les ampoules est un des plus grands problèmes de la Randonnée.

Si vous avez d'autres conseils à me donner, je suis preneur.

Merci à vous.
Circuit de New York à Montréal du 20 juin au 8 juillet English translation pending
by Jeunejedi · 2008-04-18 · 25 replies
Salut à tous!

Ca fait un moment que je "lurke" vos très intéressantes discussions, et hier nous avons passé le pas, Nous avons commandé les billets!

Aller: Marseille - New York le 20 juin (arrivée en fin de matinée) Retour: Montréal - Marseille le 8 juillet. (je part le 8 au soir)

(pour le modique somme de 620€ )

Je tiens à dire que c'est un véritable rêve qui se réalise, ça fait des années que j'y pense! "seulement" 19 jours, trop peu pour faire tout ce dont avons envie!

Je commence à construire mon circuit et noter les choses que j'aimerais faire, pour l'instant je pensais a çà:

4 jours et 3 nuits à NYC Puis Bus jusqu'à Niagara Falls le 4eme jours au soir, arrivée à 7hrs du mat! Nous pensons rester voir les chutes jusque dans l'aprem. Histoire de au moins prendre le bateau jusqu'au pied des chutes! Une fois les chutes vues (ce qui semble prendre 3-4hrs!), bus ou train pour Toronto. Nous passons La Nuit à Toronto, le lendemain visite de la ville et en fin de journée location de la voiture.

De là Direction la péninsule Bruce et Tobermory, nuit au camping et visite du coin le lendemain (Sentier Georgian Bay...). Je passerais peut-être une 2eme nuit, puis départ pour Algonquin Park.

Déjà une semaine de passé 🤪 🙁

A Algonquin il est prévu de faire du canoë-camping, pendant 3 jours. Il parait que c'est inoubliable! (avec de bon spray répulsif, sinon les moustiques vont vite devenir inoubliables eux aussi).

D'algonquin, prochaine étape Quebec city! (je délaisse Montreal volontairement pour le moment). Il semble qu'il s'agisse d'une GROSSE étape routière, peut-être 7 heures de route? Nous comptons passer 2 jours à Quebec. 🙂

De là, le Dilemme rive sud ou nord 😎 Enfait pas vraiment un dilemme, le plan est de visiter la Gaspésie en priorité. Mais j'aimerais au moins voir brièvement le Ford du Saguenay, donc je pensais remonter le rive du Saint Laurent jusqu'à Baie Sainte Catherine, puis après prendre le Traversier à Saint Siméon jusqu'à Rivière du Loup. Cette étape est facultative mais bon... Ensuite 6 jours pour visiter la Gaspesie et retourner sur Montreal avec une grosse étape routière, ou nous ne feront que passer ou presque hélas :/

Je peut faire quelques coupes, comme une journée au parc Algonquin, la péninsule de Tobermory...Et je n'ai pas casé les 1000 iles!

En résumé:

20 Arrivée NYC matinée 21 NYC 22 NYC 23 NYC puis le soir bus pour Niagara 24 Niagara puis bus toronto 25 toronto puis départ voiture Tobermory 26 Tobermory puis départ Algonquin 27 Algonquin 28 Algonquin 29 Algonquin puis départ Quebec 30 Quebec 1 Quebec 2 Quebec départ le matin Saguenay => Traversier Gaspesie 3 Gaspesie 4 Gaspesie 5 Gaspesie 6 Gaspesie 7 Gaspesie => retour Montreal 8 Depart Montreal le soir.

Qu'en pensez vous? Je vais mieux mettre en page cela, et détaillez un peu mieux les étapes de notre périple! Cela vous parait-il néanmoins faisable? Je précise que nous sommes plus branché visite des parcs naturels, rando, que visites des villes (mais si il en faut!)
Cartouche de gaz MSR bouteille rouge English translation pending
by Domichti · 2008-03-31 · 20 replies
bonjour à part chez décathlon, sur la route où trouve t on des cartouches de gaz MSR bouteille rouge. Peut on les remplacer par une autre marque coleman primus? merci.Dominique
Distance entre Antananarivo et Diego? (Madagascar) English translation pending
by Gynalin · 2008-03-28 · 33 replies
quelqu'un sait-il la distance entre antanarivo et diego😇 ? combien de temps en taxi-brousse ?🏴‍☠️ et à quel prix ?😮

merci d'avance pour vos réponses.

à +😎
Film: "Les Ch'tis" English translation pending
by Toukoul · 2008-03-12 · 95 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je n'ai pas trouver de rubrique cinéma alors je mets le sujet ici en Audio-Visuel.

" Les Ch'tis "

Tous les Forums francophone en parle, les américains prépare un remake dont le titre sera il semblerait " the Rednecks " .

Donc il semblerait que ce film restera dans la cinémathèque française comme la Grande Vadrouille, Les Bronzés ou Hôtel du Nord le sont.

Donc, un voyage non pas au delà des frontières de l'Europe mais d'une région à une autre, ceci avec la vision des Us et Coutumes au sein d'un même pays.

Alors n'attendons pas qu'il soit 1 an au Box-Office pour oser dire que c'est un bon moment 😉

Bonne journée.

A tantôt.
Camping dans les parcs nationaux du Québec English translation pending
by Pacocado · 2008-03-10 · 10 replies
Bonjour,

Je projette d'aller passer 3 semaines au Québec cet été fin juillet-début aout. Nous allons sans doute dormir dans les parcs nationaux (une petite voiture, une petite tente pour deux) car les prix me semblent moins chers qu'à l'extérieur. Est-ce une bonne idée? Cela vaut-il le coup? Nous comptons aller dans celui des grands jardins, puis du Saguenay, de la Gaspésie, du Faillon, et du Bic.

Ensuite, est-ce nécessaire de réserver même à cette période car j'ai vu qu'ils se prennent pour chaque résa une commission, et qu'au bout d'une vingtaine de nuit, ça fait un petit budget. Qu'en pensez-vous? Merci
Ah, l’Afrique!: Namibie/Botswana en famille English translation pending
by Grisemote · 2008-02-09 · 34 replies
Ah, l’Afrique!

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/

« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!

La carte de Namibie et le parcours



Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.

Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »

- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)

- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»

- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)

- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »

Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.

Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.



Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…

Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.

Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !

Le jour le plus long !

Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !

C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !

Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.

En piste !



La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.





Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.



Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary’s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.

Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.

Les dunes qui chantent



La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.



Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.



Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.



L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.



Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !



Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?



Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …



Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.





On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.

Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.





Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).

Naukluft et l’Olive Trail



Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.



Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.

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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.



5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.



Go to Walvis bay !

La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.



Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.



L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !

Walvis Bay : un havre de paix balnéaire

C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.

A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.



Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.





La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.





la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.





Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.

Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).



Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.



Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.





Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.



Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.





Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.



Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).







Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................

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Le Brandberg Ugab Camp

Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.



Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.

La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.



Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.

Les toilettes!

Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.



Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.

France - Allemagne dans le camping désert!

Aba Huab Camp

Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.



Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)



La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.



Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert

Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.



Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …



L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.

Purros : le village du bout du monde



Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.



Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.





Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?



L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...





Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.



Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !



.................... . La douche du camping!

Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.



Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.



Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.





Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?

Des éléphants dans le camping!

Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »

Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis. Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet. La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux. Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois. Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr. Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous ! Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin. Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers … Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien. Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses. Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver. C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.

Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes. Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus. Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit. Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher. En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente. L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ». Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ». « Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture. Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 . Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…

Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !

Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perpétuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ......... Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation. Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba. Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là. En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif ! Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ». De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire …

Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre … Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable. Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.

La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.

Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ». A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). ....................................................... Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même. De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour. Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure …

FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Visites pour le Québec en mars? English translation pending
by Guigui33 · 2008-01-30 · 15 replies
bonjour, je suis attentif aux différentes réponses qui sont faites aussi bien par des français que par des québecois sur les différentes étapes de chacun, mais j'ai le sentiment que personne n'est vraiment assez pointu pour s'atteler à la charge pour mettre en exergue ce qu'il y a de plus sympa sur cette région du canada. On m'avait pourtant dit que les québecois n'étaient pas des fainéants !? J'aime l'humour, mais pas trop l'ironie ! Alors maintenant ces choses dites, qui me dira mieux qu'une agence de voyage ce que je peux faire au québec en 15 jours et combien de temps sur ces différentes étapes.

Sherbrooke présente t'elle un intérêt, combien de jours environ à passer sur montreal et sur québec, etc .. Merci
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
by 321 · 2008-01-27 · 192 replies
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Gaspésie, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Maine à vélo cet été English translation pending
by Irvine · 2008-01-24 · 6 replies
Voyage de la Nouvelle-Écosse au Québec en famille English translation pending
by Carjeal · 2008-01-21 · 17 replies
Bonjour,

Nous projettons d'aller découvrir le Canada cet été en famille, avec nos 3 enfants de 11, 7 et 4 ans. Arrivée par Halifax, découverte de la Nouvelle-ecosse, puis progression vers le glofe du St-Laurent, la Gaspésie et Québec, le tout sur 18-20 jours environ. L'option camping-car nous tente, mais est-ce bien judicieux partout, y compris en ville. Comment se fait l'accueil, la réservation, et les escales dans les campings ou dans la nature ? Nous ne connaissons pas du tout le pays et sommes intéressés par des conseils avisés sur les coins à voir, et les choses à ne pas faire. Nos centres d'intérêts sont la nature, ours, baleines, forets, lacs (en bref le Canada...), et un peu les villes. On attend avec impatience vos retours pour discuter plus en détail de la concrétisation de ce rêve.
Choix d'un vélo couché English translation pending
by Rouky · 2008-01-07 · 119 replies
Bonjour à tous,

voilà, c'est décidé, cette année je me lance dans l'aventure "vélo couché". Je pars en effet début avril pour quelques mois de vélo. Je souhaite troquer mon bon vieux vélo droit contre un vélo couché ( pour l'expérience, parce que mes genoux me remercieront ...).

Une fois la décision prise, reste à choisir le modèle et là c'est un peu le flou! Autant la comparaison pour un vélo droit est accessible autant pour les vélos couchés, à part les commentaires des constructeurs, je suis bien incapable d'expliquer pourquoi celui-là sera plus stable et celui-là plus solide...

Malgré tout mon choix se porte pour le moment sur l'Optima Condor .

Qu'en pensez-vous? Avez-vous d'autres modèles à me conseiller et pour quelles raisons? Pour faciliter les réponses, je précise que je vais parcourir toutes sortes de routes (goudronnées, pistes) et reliefs ( tibet).

Parmi les options proposées par chaque constructeur, certaines sont-elles réellement nécessaires ( appuie tête, siege carbonne etc).

Un grand merci par avance pour toutes les informations que vous pourrez m'apporter.
Visa pour la Chine de Bangkok English translation pending
by Edtortue · 2008-01-04 · 46 replies
Bjr,

Peut on obtenir un visa pour la Chine de 90 jours a Bangkok ? Ou a Chiang Mai ?

Merci

Ed
Avis sur itinéraire en été 2008 Québec-Ontario-New York English translation pending
by Vaness2922 · 2008-01-03 · 13 replies
Bonjour, ça y est à peu de chose près notre itinéraire est tracé ! Nous partons du 20 juin au 25 juillet 2008, 2 adultes et 3 enfants (14, 8 et 4 ans). Location de voiture à partir de Toronto

20/06 --> Vol Paris/New York - Arrivée 12h20 HL 21/06 --> New York 22/06 --> New York 23/06 --> New York 24/06 --> Vol New York/Toronto - Arrivée 8h30 25/06 --> Location de la voiture --> Chutes Niagara 26/06 --> Parc Wonderland --> Route vers Gananoque 27/06 --> 1000 Iles --> Route vers Upper Canada Village 28/06 --> Route vers Ottawa 29/06 --> Route vers Mont tremblant avec arrêt Parc Oméga 30/06 --> Mont Tremblant 01/07 --> Route vers Parc de la Mauricie (Reserve Mastigouche ou St Maurice à choisir) 02/07 --> Parc de la Mauricie 03/07 --> Route vers le Lac St Jean - Visite Val Jalbert 04/07 --> Visite Zoo St Félicien --> Route vers Fjord Saguenay 05/07 --> Fjord Saguenay 06/07 --> Fjord Saguenay 07/07 --> Fjord Saguenay 08/07 --> Route vers Tadoussac --> Croisière baleines 09/07 --> Route vers Sacré coeur 10/07 --> Sacré coeur 11/07 --> Sacré coeur 12/07 --> Sacré coeur 13/07 --> Route vers les Escoumins (communauté Essipit) 14/07 --> Les Escoumins 15/07 --> Route vers Parc de la Jacques Cartier 16/07 --> Parc La Jacques Cartier 17/07 --> Parc La Jacques Cartier 18/07 --> Route vers Village Vacances Valcartier (incontournable pour les enfants !!!) 19/07 --> Route vers Les Chutes Montmorency et Québec 20/07 --> Québec 21/07 --> Route vers Montréal - Remise de la voiture 22/07 --> Montréal 23/07 --> Montréal 24/07 --> Montréal 25/07 --> Vol Montréal / Paris - Départ 16h

Nous séjournons un moment vers Sacré coeur car l'hébergement choisi (ferme !) plait beaucoup aux enfants !! Nous aurions vraiment aimé aller en gaspésie mais j'ai peur que cela soit trop juste et que nous passions notre temps à rouler !!! Si vous avez des suggestions à faire n'hésitez surtout pas c'est le but de ce post !!! Peut-être qu'il y a des endroits sur lequel nous nous attardons sans attrait particulier et peut être que nous passons à côté d'endroit essentiel !!!

Pour l'hébergement ce sera : - Location appartement à Manhattan (vers la 47ème rue) - Econolodge à Toronto - B&B jusqu'au Parc de la Mauricie - Camping jusqu'à Québec - B&B ou Hôtel à Québec (pas encore réservé !!) - Location d'appartement à Montréal Nous séjournons quelques jours à Montréal, notre rêve étant de nous y installer d'ici à 2 ans, quels quartiers nous conseillez vous pour la location, sachant que pour ce peu de jours nous souhaiterions vivre au plus près de la vie normale et pas en "touristes !!!".

Merci beaucoup à ceux qui auront pris le temps de lire mon Roman !!!! 😉

Vanessa

Ps : Bonne année à tous !!! Ps² : Au niveau du budget nourriture par jour je pensais à 30$/jour/pers ?! Qu'en pensez vous ?
Difficile le choix du matelas auto-gonflant! English translation pending
by Mati7 · 2008-01-03 · 73 replies
bonjour à tous!😉 alors je m'adresse à vous pour avoir des conseils dans le choix d'un matelas auto-gonflant! (je suis partie l'été dernier avec une mousse de 0.7cm et c'est pas vraiment confortable alors du nouveau s'impose!). j'ai déja consulté des discussions abordant ce thème mais elles sont relativements vieilles donc je relance un nouveau sujet... j'hésite en fait entre trois matelas :le modèle a200 de chez décath.(40euro, 570g, volume de 3.7litres, 2cm)chez le vieux camp: trail lite regular, therm a.r.(59euro, 910g, roulé:27*15cm, 3.8cm)ou le modèle artiach: micro lite long (68euro, 712g, roulé: 30*14cm, 3cm)

comme vous voyez ces trois choix sont differents parce que je me demande si:plus de 3cm c'est vraiment plus confortable?mettre 60euro ds an matelas est-ce vraiment utile si je m'en sers environ 20nuits par an?(voyage et en appoint chez moi) et bien sur j'aimerai bien avoir un bon rapport qualité/prix sans mettre les 90euros pr un super therm.a.r!(j'ai un petit budget étudiant mais je veux quand même un bon produit sans me faire arnaquer.)

merci d'avance si certains d'entre vous peuvent me conseiller s'ils ont déja essayé ou entendu parler de ces modèles!🙂
Bigoodi chez les cousins: boucle sur l’Est canadien à partir de Montréal (13 septembre-19 octobre 2007) English translation pending
by Bigoodi · 2007-12-26 · 5 replies
Et voilà les renseignements utiles et le récit de notre dernier voyage au Québec et sur les provinces maritimes : voyage en individuel a deux en location de voiture, nuits à l’hôtel aucune n’a été réservée d’avance sauf la 1ere et la dernière à Montréal.

Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal

Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !

13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)

14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là��c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !

Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.

Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?

Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…

15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).

16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.

Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).

17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca

18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !

19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/

20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.

21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)

22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.

23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).

24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.

25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca

26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.

27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne

28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)

29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)

30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)

01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !

02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !

03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)

04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !

05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)

06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !

07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).

08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !

09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.

10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.

11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com

12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !

13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!

14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.

15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.

16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).

17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.

18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.

19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !

Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)

Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).

Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com

Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca

www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com
http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14

Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Coup de gueule contre "l'authentique" English translation pending
by Zeprof · 2007-12-24 · 90 replies
J’ai du mal avec tous ses voyageurs qui recherchent de l’authentique, à savoir des endroits où ils seraient les seuls touristes, eux les vrais touristes qui bien évidemment voyagent intelligemment, et qui d’ailleurs réfutent le terme de touristes. Mais que sont-ils donc ? Quand j’étais au collège, il y avaient des copains qui étaient tout fiers de connaître tel groupe de rock avant tout le monde, et quand le dit groupe devenait célèbre, leur réaction était que, eux, ça faisait des mois et des mois qu’ils le connaissaient et certains poussaient le snobisme ( oops, le mot est lâché) à ne plus aimer ce groupe une fois connu. Le parallèle, je vous l’accorde, n’est pas terrible mais reflète bien pour moi le coté « ado » à vouloir de « l’authentique ». Voilà, j’ai poussé mon coup-de-gueule, je continuerai à m’étouffer devant ces gens qui recherchent de l’authentique et qui pour ça, d’ailleurs, n’hésitent pas à demander leur avis aux autres. Tant qu’à faire, qu’ils prennent simplement un AR, qu’ils y aillent et l’authentique est là partout! Cheerio et joyeux Noël à tous. Cordialement isa
Récit en photos d'un voyage au Maroc du Sud English translation pending
by A666 · 2007-12-17 · 60 replies
bonjour,

ayant recu de précieuses informations dans ce forum pour mon premier voyage au Maroc du sud, j'aimerais en faire de même pour d'autres en décrivant notre periple en photos et infos route + hôtels. il y aura beaucoup de photos, j'espère que ca ne gène personne... au dessus de la plupart des photos il y a un lien sur le site d'origine de celle-ci. là il y a moyen de regarder la photo en plus grande taille et aussi de la localiser sur une carte Google Maps.

je vais ecrire quelques posts par jour, ca peut donc durer un peu avant d'être achevé.

nous sommes partis à deux debut octobre pour deux semaines en voyage individuel, donc voiture de location. le voyage individuel n'est pas du tout problématique, les routes sont bonnes, celles qui sont mauvaises le sont dès le départ, ca veut dire qu'on connaît la couleur. le plus grand problème de ce type de voyage est qu'on est définitivement dans la minorité - alors que la majorité des vendeurs de choses en tout genre sont en majorité à la recherche de ces quelques "individuels" (j'avais l'impression que la plupart des touristes voyageaient organisés). c'est d'autant plus grave en basse saison. ca peut gacher les vacances et ces quelques indivdus marchands laissent un mauvais souvenir.

mais il suffit de faire une simple expérience pour comprendre qu'une infime minorité de marocains est racoleur comme ca. aller faire ses courses dans les souks hébdo du coin, de préférence chez le marchand de légumes. il vous vendra ses fruits au même prix qu'il les vendrait à ses cousins marocains, il n'en profite pas pour doubler ou quintupler le prix alors qu'on ne s'en rendrait pas compte en tant que touriste. c'est la même chose dans les petits restos de rue qui vendent que la soupe (donc pour les pauvres), on vous fera manger à 8 dirham (EUR 0.80) et ce pour deux personnes.

le plus grand problème avec les "agents d'hôtels", vendeurs de tapis, de fossiles, de dattes, etc est ... la voiture de location. aucun marocain ne conduit une Fiat Palio blanche. même pleine de poussière on vous reconnaît à 20km à contre-jour. le pays est plat par endroits. bref, même avertis on a eu droit à 4 visites de "marchands du désert" (Tesla, Zagora, Rissani, Tinerhir), un hôtel (Rissani) et un resto (encore Rissani) que nous voulions pas, un faux parking (Marrakech), un faux supermarché (Agadir). un bon endroit pour "apprendre" à maîtriser ce problème est Tafraoute, c'est une petite ville, en un soir on connait les 3 rabatteurs d'excursionistes et ils sont tous sympa et marrants. ce n'est pas partout comme ca.

bon un peu de photos...

ca commence à l'aéroport de Munich pour nous, déjà un air de palmiers (en plastique ceux-ci...)

Hotel Kempinski Munich

ensuite taxi pour Agadir. on d'est mis ensemble pour avoir un taxi à quatre (nous ne savions pas qu'on y roule normalement à 6 passagers dedans...). prix 200 dirhams la nuit, c'est ok.

à Agadir on avait reservé à l'hotel Atlantic. c'est pas mauvais, mais c'est bien plus cher que lors de reste du periple. si on ne veut pas rester à Agadir (y a rien a faire!) mais qu'on arrive le soir il vaut mieux rester à Inezgane c'est plus près de l'aeroport en plus. c'est ce que nous avions fait au retour, à conseiller: Hôtel le Provencal.

manger à Agadir: en ville, donc direction nord-est à partir de l'hôtel Atlantic. plusieurs restos pas chers et pas mauvais (mais pas exquis non plus).
Mon premier voyage au Maroc English translation pending
by Mijoperette · 2007-12-16 · 9 replies
Départ programmé pour le 2 décembre... 2005. Hé oui, cela fait un bout de temps que tout cela est arrivé, mais dans mon coeur, c'est encore hier ! Destination... MAROC, d'abord MARRAKECH, puis ESSAOUIRA.

Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.

Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain. Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia. Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard. Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus ! Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.-- LUNDI MATIN. Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA. Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes. De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !" Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel ! Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉) Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville. ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée". Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏) C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes. Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !

Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement. Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain". Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié ! J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim. Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏 porte Bab Marrakech Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur. C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir !



Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente. Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves. La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme. Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus . Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts. plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement. Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons ! Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire. Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres. Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h ! L'autel la Vierge et l'Enfant Flane Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là ! Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave ! Déjà mercredi, comme le temps passe vite ! Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.

P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.

Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais ! Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪) Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance. Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble. Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes ! De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar. Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !



Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard ! La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech. Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles ! Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs. Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant. Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin. petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indifférent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef. Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant. Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏 Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration. Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui. A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer ! Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains. Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport. -- J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée ! --La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄
Retour du Cambodge English translation pending
by Cmichel · 2007-12-15 · 135 replies
😎 salut a tous ma petite contribution infos pratiques recentes sur voyage cambodge dont je rentre juste pp: sary rega guesthouse (tres connue des francophones, mais bien si on debarque car permet une transition ) patronne et equipe tres sympa, ile de la soie : quelques belles rencontres avec ceux qui travaillent la soie siem reap: pour aller de pp à siem reap compagnie angkor express tres correcte . bus bon etat, petite bouteille eau et cookies offert, et parfois vient vous chercher à la guesthouse. si vous avez le choix, preferez une autre compagnie que soraya car ses bus sont fatigués, mais bon, cela le fait quand meme

loger: la sary rega guesthouse (relié a celle de pp) est tres sympa, la patronne (qui apprend avec energie le français) et l'equipe sont adorables et efficaces. . elle est un peu à l'ecart du centre ville, donc pas encore tres frequenté (car pas encore repertorié dans les guides) ce qui lui donne son cote chaleureux . chambres a 8 $ . l'equipe de tuk tuk est tres reglo et sympa (faites gaffe, au billard, sont redoutables) faut profiter de siem reap le plus vite possible, car au rythme des constructions (les hotels et autres constructions), cela va vite devenir le supermarket disneyland à la sauce kmer visites des temples bien sur passionnante surtout si vous arrivez à eviter les groupes made in japan et korean . mais je vous encourage surtout a sortir des grands circuits, il y a des temples tres interessants un peu plus loin et surtout allez dans les villages des alentours, sur les pistes, le contraste est immense entre la foule des touristes et l'extreme denuement de ces villages . c'est clair ils ne profitent pas du tout de l'argent qui tombe sur angkor . vous serez tres (trop) sollicité par plein de gosses, mais si vous dites non, faites le avec un grand sourire, car ils sont craquants et c'est vraiment pas facile pour eux. quasiment tous ceux qui sollicitent de l'argent proposent quelque chose a vendre (ne serai ce qu'une fleur) . cout d'un tuk tuk : entre 15 et 20 $ selon longueur circuit construction d'une route a l'est angkor qui reliera la thailande, les gens du coin disent qu'ils en ont pour 3 ans a manger de la poussiere . possible d'aller aux villages sur pilotis en bateau sur le lac, c'est plus que recommandé vu le coté etonnant de ces villages et l'accueil qu'il y a . deja la ballade bateau pour les rejoindre est assez folklo

siem reap à battambang par le bateau c'est magnifique, la durée est variable vu la hauteur des eaux, mais se glisser au mieu de ces communautés de pecheurs, de leurs maisons flottantes et houses boat pendant des heures (avec toujours pleins de signes chaleureux), se frayer un chemin dans la vegetation restera un grand moment cela peut se faire sur le toit du bateau, vue imprenable mais attention au soleil, ou a l'interieur avec la population locale . j'etais avec un bonze qui fumait allegrement des cigarettes alain delon .... cout : 16 $ et la encore ils viennent vous chercher a votre guesthouse

battambang essayez de rester plusieurs jours, laissez un peu les temples et partez sur les routes et pistes decouvrir les villages, rencontrez autant que possible les personnes, prennez le temps.. logement : pour ceux qui aiment un peu de confort : star hotel, il fait parti du meme groupe que les autres du quartier, mais etant recent, pas encore repertorié dans les guides, donc pas trop de monde et possible de negocier les prix : 8-10$ pour tres bon confort la encore, equipe jeune et tres sympa toujours prete a rendre service et a blaguer tres bon moto top : "mister rich", un grand jeune un peu fou, mais qui vous emmenera en toute securité sur des pistes pas possibles decouvrir les villages. avec d'autres moto top, ils emmenent les gens un peu curieux dans une ferme manger le poulet histoire de se mettre au diapason de la vie a la campagne ou decouvrir des artisans . il vous emmenera aussi voir pres d'une pagode et d'une ecole un memorial a la memoire des victimes des kmers rouges . une fresque resume tout autre solution logement : l'asso de la maison de l'eau de coco qui en plus de son action a construit plusieurs maisons traditionnelles sur pilotis cout : a partir de 10$ et c'est gardé . c'est bien sur l'occasion de voir le boulot de cette asso, a proximité autre asso basé sur le cirque : passionnant un resto tres surprenant au sud, le monorum restaurant, dans un genre de parc autour d'un lac, different espace ammenagé style paillote, vous vous installez et au bout d'un moment on vient prendre votre commande et on vous sert. comme il y a des hamacs (le cambodia sport...) sieste quasi evidente sequence train : essayez le bambou train, cela peut etre sur quelques km, moi j'ai eu droit a plus de 35 km(environ 15$ en emmenant moto top pour un aller simple) sur ce cadre en bois posé sur deux petits essieux, c'est un peu dingue vu l'etat des rails . c'est pas qu'un truc a touriste, les paysans s'en servent pour transporter leurs marchandises, vu que le fameux train battambang pp ne roule que le dimanche . pour combien de temps je ne sais pas, vu que maintenant c'est plus en heures que l'on compte mais en jour ... lorsque je l'ai pris on a mis plus 8 h pour rejoindre pursat (un plus de 100 km). les buffles auraient pu nous depasser l'arrivée etait prevue (sans rire) le lendemain vers 8 h . j'ai fini en bus . le train est dans un etat plus que delabré et il n'y a plus que des marchandes qui l'utilisent en remplissant le wagon de leur marchandises, quelques touristes, et les employés du train et le policier dont la premiere activité est d'installer leur hamac, on comprend pourquoi . mais la vegetation freine bien le train, les rails vont finir par s'echapper pour de bon a moins que les wagons ne se desagregent completement pp-kampot prenez de preference compagnie de bus hua lian logement : long villa autour des 5$ la chambre, tres bonne cuisine. le gars de la reception est tres sympa, organise tout ce qu'il peut, m'a emmener dans les villages des alentours, marais salants, en plus des ballades traditionnelles contrairement a siem reap, location de moto bike possible j'aime bien kampot, c'est assez tranquille . kep est encore plus tranquille voila donc quelques elements pour aider ceux qui partent j'ai pris vietnam airlines qui est une alternative interessante pour les provinciaux, car le preacheminement est apparemment quasi gratuit

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