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2 jours au Caire English translation pending
Bonjour,
Vacances de dernière minute, envie de repos, de soleil et étant fan de snorkeling, nous avons décidé de partir à Sharm el Sheikh (prix supers intéressants) début novembre.
Nous reviendrons en Egypte pour la vallée du Nil et voir Louxor, la vallée des Roi etc. mais en attendant, on n'imaginait pas mettre un pied en Egypte et ne pas voir au moins le Caire et les pyramides... d'où mon post.
N'étant pas fan des sorties "organisées" (qui ont l'air de pulluler depuis Sharm d'ailleurs), nous avons réservé un vol interne avec Egyptair pour passer 2 jours pleins au Caire.
Le premier jour nous comptions faire le Musée du Caire et rejoindre ensuite le plateau de Gizeh où nous dormirons. Pour cette journée est-ce vraiment utile de prendre un guide ? Ou est ce que prendre un taxi de l'aéroport au musée puis du musée aux pyramides suffit largement ?
Et pour le deuxième jour, notre coeur balance entre : - une journée avec un guide pour aller à Saqqarah, Dahchour et Memphis - une visite du Caire islamique et Copte (avec ou sans guide) D'un côté on a envie de voir Saqqarah etc., mais d'un autre passer à côté de la ville du Caire me parait dommage. Quel est votre avis là dessus ?
Si on décide de faire une journée au Caire, est ce qu'un guide est indispensable ou est ce que se faire amener en taxi sur les lieux à visiter est faisable ? Par exemple : Caire islamique (on suit l'itinéraire du Routard) ensuite on se fait amener dans le quartier copte, on s'y promène... etc.
Est ce que de manière générale c'est facile de trouver des taxis à "tous les coins de rue" au Caire, sans avoir à négocier à chaque fois des heures pour le prix de la course, ou bien c'est mieux de réserver un taxi à l'avance qui nous amènera à chaque lieu et nous attendra le temps de notre visite ?
Est ce que vous auriez d'autres conseils à nous donner par rapport à ces 2 jours au Caire ? Nous savons que ça ne sera qu'un survol de tout ça... mais ce voyage imprévu n'était pas du tout destiné à la "découverte" au départ, et ne remplacera pas un futur périple égyptien pour voir les choses de manière plus approfondie.
Merci d'avance pour vos conseils et bonne journée à tous !
Anne
Vacances de dernière minute, envie de repos, de soleil et étant fan de snorkeling, nous avons décidé de partir à Sharm el Sheikh (prix supers intéressants) début novembre.
Nous reviendrons en Egypte pour la vallée du Nil et voir Louxor, la vallée des Roi etc. mais en attendant, on n'imaginait pas mettre un pied en Egypte et ne pas voir au moins le Caire et les pyramides... d'où mon post.
N'étant pas fan des sorties "organisées" (qui ont l'air de pulluler depuis Sharm d'ailleurs), nous avons réservé un vol interne avec Egyptair pour passer 2 jours pleins au Caire.
Le premier jour nous comptions faire le Musée du Caire et rejoindre ensuite le plateau de Gizeh où nous dormirons. Pour cette journée est-ce vraiment utile de prendre un guide ? Ou est ce que prendre un taxi de l'aéroport au musée puis du musée aux pyramides suffit largement ?
Et pour le deuxième jour, notre coeur balance entre : - une journée avec un guide pour aller à Saqqarah, Dahchour et Memphis - une visite du Caire islamique et Copte (avec ou sans guide) D'un côté on a envie de voir Saqqarah etc., mais d'un autre passer à côté de la ville du Caire me parait dommage. Quel est votre avis là dessus ?
Si on décide de faire une journée au Caire, est ce qu'un guide est indispensable ou est ce que se faire amener en taxi sur les lieux à visiter est faisable ? Par exemple : Caire islamique (on suit l'itinéraire du Routard) ensuite on se fait amener dans le quartier copte, on s'y promène... etc.
Est ce que de manière générale c'est facile de trouver des taxis à "tous les coins de rue" au Caire, sans avoir à négocier à chaque fois des heures pour le prix de la course, ou bien c'est mieux de réserver un taxi à l'avance qui nous amènera à chaque lieu et nous attendra le temps de notre visite ?
Est ce que vous auriez d'autres conseils à nous donner par rapport à ces 2 jours au Caire ? Nous savons que ça ne sera qu'un survol de tout ça... mais ce voyage imprévu n'était pas du tout destiné à la "découverte" au départ, et ne remplacera pas un futur périple égyptien pour voir les choses de manière plus approfondie.
Merci d'avance pour vos conseils et bonne journée à tous !
Anne
L'étonnant retour de l'ours noir américain English translation pending
bonjour,
l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
Bonjour à tous
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Retour vers le sud sur le neoRomantica, avec quelque imprévus... English translation pending
bonjour me voilà de retour pour faire un compte rendu de ma première fois sur la gamme néo de costa
au mois de janvier je suis revenue fâchée avec costa car j'avais été déçue par plusieurs choses, toutefois on m'a vivement conseillé d'essayer la gamme néo, ..
j'appréhendais un peu, car ce sont de petits bateaux, et j'ai peur de la promiscuité que cela peu induire....mais une vente privé aura raison de mes dernières réticences ...
donc j'ai donc profité d'une offre sur la croisière de repositionnement du néo romantica, 14 jours au départ de Hambourg, avec arrivée à Marseille ..avec à la clés des escales inédites pour nous !
la croisière a aussi été ponctuée par des gros et petits imprévus, comme par exemple un avis de vent fort en atlantique, avec obligation de revoir notre parcours ...
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
Retour sur 3 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Amis forumeurs, bonjour,
Tout d'abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui notre périple, à mon chéri et moi-même, a été une vraie réussite dans ce merveilleux pays que nous avons adoré. C'est en lisant tous vos conseils, idées, avis, que j'ai bâti notre itinéraire en fonction de nos goûts. Nous voulions être en mode cool, ne pas faire trop de kilomètres et avoir le temps de sentir le pays, de s'attarder, de traîner. J'ai donc j'ai choisi de me cantonner à la classique boucle Joburg Joburg, en zappant les villes, et en écartant LE CAP et sa région. Nous sommes partis du 20 Août au 11 Septembre, et pour une fois, j'avais réservé tous nos logements, ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'avais un peu peur d'avoir mal évalué des distances et des temps, mais, encore grâce à vos conseils, dans l'ensemble ce n'était pas trop mal. Alors à mon tour de faire part de ma petite expérience en Afrique du Sud et d'apporter mon humble contribution à tous les candidats à la découverte de ce pays. Par contre, pour les photos, je ne suis pas la pro, c'est la partie de mon mari, aussi je n'en mettrai pas ici. Nous en avons fait plus de 9000 à nous 2 et après une première épuration, il ne nous en reste "que" 6000 ... Je n'ai pas le talent littéraire de certains, mais j'espère quand même que vous aurez plaisir à me lire.
Tout d'abord, nos coups de coeur: Tembe Elephant Pak et son merveilleux lodge et, contre toute attente pour moi, le Drakensberg. En effet, je ne suis pas fan de montagne, mais vos avis m'ont encouragée à y passer 3 nuits, et là, quel bonheur quelle beauté ... Donc surtout ne zappez pas cette magnifique région. La déception: HluHluwe-Imfolisi Park, et oui au risque de vous faire bondir, non, nous n'avons pas apprécié ce lieu, mais je vous en dirai plus le jour venu. Alors prêts à revivre avec nous ce merveilleux voyage? Catherine
Tout d'abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui notre périple, à mon chéri et moi-même, a été une vraie réussite dans ce merveilleux pays que nous avons adoré. C'est en lisant tous vos conseils, idées, avis, que j'ai bâti notre itinéraire en fonction de nos goûts. Nous voulions être en mode cool, ne pas faire trop de kilomètres et avoir le temps de sentir le pays, de s'attarder, de traîner. J'ai donc j'ai choisi de me cantonner à la classique boucle Joburg Joburg, en zappant les villes, et en écartant LE CAP et sa région. Nous sommes partis du 20 Août au 11 Septembre, et pour une fois, j'avais réservé tous nos logements, ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'avais un peu peur d'avoir mal évalué des distances et des temps, mais, encore grâce à vos conseils, dans l'ensemble ce n'était pas trop mal. Alors à mon tour de faire part de ma petite expérience en Afrique du Sud et d'apporter mon humble contribution à tous les candidats à la découverte de ce pays. Par contre, pour les photos, je ne suis pas la pro, c'est la partie de mon mari, aussi je n'en mettrai pas ici. Nous en avons fait plus de 9000 à nous 2 et après une première épuration, il ne nous en reste "que" 6000 ... Je n'ai pas le talent littéraire de certains, mais j'espère quand même que vous aurez plaisir à me lire.
Tout d'abord, nos coups de coeur: Tembe Elephant Pak et son merveilleux lodge et, contre toute attente pour moi, le Drakensberg. En effet, je ne suis pas fan de montagne, mais vos avis m'ont encouragée à y passer 3 nuits, et là, quel bonheur quelle beauté ... Donc surtout ne zappez pas cette magnifique région. La déception: HluHluwe-Imfolisi Park, et oui au risque de vous faire bondir, non, nous n'avons pas apprécié ce lieu, mais je vous en dirai plus le jour venu. Alors prêts à revivre avec nous ce merveilleux voyage? Catherine
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Circuit de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Mai 2015: notre découverte de l'Ouest américain English translation pending
Voici 2 mois, nous étions au cœur de l'ouest, en pleine découverte de toutes ces splendeurs dont nous avions tant entendu parler et vu tant de photos.
Nous, c'est Olivier, mon mari de presque 50 ans (dans 9 jours !) et moi-même, Agnès (50 ans l'an dernier) Nous étions déjà allés aux USA, mais plutôt au Nord-Est. Noël 2012 pour moi, Michigan et New York (carnet de voyage ici : http://voyageforum.com/v.f?post=6817780;#6817780) et Olivier à Pâques 2013, Michigan, Niagara Falls et Washington DC, car notre fille était jeune fille au pair près de Detroit et nous lui avions promis de lui rendre visite durant son année là-bas. Nous n'avons pas pu combiner 2 semaines de vacances communes, d'où ces 2 voyages séparés.
L'an dernier, j'ai fêté mon demi siècle en faisant une grande fête avec toute ma famille et mes amis. Mes invités se sont cotisés pour me faire plaisir : un pécule pour retourner dans ce pays dont je n'arrêtais pas de leur parler (les saouler ?😉) Sur le coup, j'ai pensé New York (je n'y ai passé que 4 jours, en hiver, et je rêve d'y retourner à une autre saison et de visiter le MOMA raté la 1ère fois) mais en discutant avec mon mari et ma fille (qui a visité l'Ouest durant son année), l'Ouest est vite devenu une évidence. C'est ainsi que ce voyage a débuté, il y a pile 1 an aujourd'hui 🙂 Je me suis attelée à cette tâche passionnante : lire vos messages, vos carnets de voyage, poser des questions parfois, attendre (jamais longtemps) les réponses, noter plein de choses (conseils, visites, circuit, hôtels...) et voir prendre forme NOTRE voyage à nous.....en bref, voyager une première fois. J'ai adoré cette partie du voyage (et il me tarde de le faire à nouveau...mais...pécule à refaire avant...😕) et je vous remercie tous d'y avoir participé, certains sans le savoir. Les guides papier ont complété les forums, mais c'est sur ces forums que j'ai pêché le principal de mes infos. Mon mari, sans se désintéresser de ce projet, m'a laissé carte blanche pour cette préparation. Je lui soumettais mes idées et il validait, ou pas (mais en général, oui 😉)
Nous avons réussi à caler 2 semaines de vacances en commun (une sorte d'exploit ! 🙂) au mois de mai, en jouant avec nos jours de congés, ses RTT, mes heures supp' et les fériés du mois de mai. Merci à mes collègues qui ont accepté de ne pas prendre de jours sur ces semaines-là ! Donc, du 8 au 25 mai nous sommes en congés tous les 2 et nous partons à la découverte de l'Ouest Américain. Voici notre circuit : 08/05/15 : Avions : départ de Brest - Paris - arrivée à San Francisco 09-10/05 : San Francisco 11/05 : Avion : San Francisco - Las Vegas 12/05 : Red Rock Canyon Conservation Area - Las Vegas 13/05 : Valley Of Fire - Zion 14/05 : Zion - Bryce Canyon 15/05 : Bryce Canyon - Kanab - Page 16/05 : Page 17/05 : Page - Monument Valley 18/05 : Monument Valley - Grand Canyon 19/05 : Grand Canyon - Route 66 - Kingman 20/05 : Kingman - Oatman - Los Angeles 21-22/05 : Los Angeles 23-24/05 : Avions : Los Angeles - Boston - Paris - Brest
Nous ne sommes pas sportifs pour 2 sous, nous aimons bien prendre notre temps et ne sommes pas adeptes des bains de foule. Notre circuit et nos "activités" sont à notre image 😛 Nous sommes allés d'émerveillements en émerveillements, avons eu beaucoup de bonnes surprises, des coups de cœur, quelques mauvaises surprises aussi, nous avons été déçus, rarement, mais c'est arrivé, nous avons fait de belles rencontres 🙂 Nous avons eu du soleil, de la pluie, de la grêle, de la neige, des orages.....Nous avons eu chaud, nous avons eu froid, nous avons été bien le plus souvent. Nous avons engrangé près de 3000 photos, des tas de souvenirs, et je viens les partager maintenant avec vous. En route !...
Nous, c'est Olivier, mon mari de presque 50 ans (dans 9 jours !) et moi-même, Agnès (50 ans l'an dernier) Nous étions déjà allés aux USA, mais plutôt au Nord-Est. Noël 2012 pour moi, Michigan et New York (carnet de voyage ici : http://voyageforum.com/v.f?post=6817780;#6817780) et Olivier à Pâques 2013, Michigan, Niagara Falls et Washington DC, car notre fille était jeune fille au pair près de Detroit et nous lui avions promis de lui rendre visite durant son année là-bas. Nous n'avons pas pu combiner 2 semaines de vacances communes, d'où ces 2 voyages séparés.
L'an dernier, j'ai fêté mon demi siècle en faisant une grande fête avec toute ma famille et mes amis. Mes invités se sont cotisés pour me faire plaisir : un pécule pour retourner dans ce pays dont je n'arrêtais pas de leur parler (les saouler ?😉) Sur le coup, j'ai pensé New York (je n'y ai passé que 4 jours, en hiver, et je rêve d'y retourner à une autre saison et de visiter le MOMA raté la 1ère fois) mais en discutant avec mon mari et ma fille (qui a visité l'Ouest durant son année), l'Ouest est vite devenu une évidence. C'est ainsi que ce voyage a débuté, il y a pile 1 an aujourd'hui 🙂 Je me suis attelée à cette tâche passionnante : lire vos messages, vos carnets de voyage, poser des questions parfois, attendre (jamais longtemps) les réponses, noter plein de choses (conseils, visites, circuit, hôtels...) et voir prendre forme NOTRE voyage à nous.....en bref, voyager une première fois. J'ai adoré cette partie du voyage (et il me tarde de le faire à nouveau...mais...pécule à refaire avant...😕) et je vous remercie tous d'y avoir participé, certains sans le savoir. Les guides papier ont complété les forums, mais c'est sur ces forums que j'ai pêché le principal de mes infos. Mon mari, sans se désintéresser de ce projet, m'a laissé carte blanche pour cette préparation. Je lui soumettais mes idées et il validait, ou pas (mais en général, oui 😉)
Nous avons réussi à caler 2 semaines de vacances en commun (une sorte d'exploit ! 🙂) au mois de mai, en jouant avec nos jours de congés, ses RTT, mes heures supp' et les fériés du mois de mai. Merci à mes collègues qui ont accepté de ne pas prendre de jours sur ces semaines-là ! Donc, du 8 au 25 mai nous sommes en congés tous les 2 et nous partons à la découverte de l'Ouest Américain. Voici notre circuit : 08/05/15 : Avions : départ de Brest - Paris - arrivée à San Francisco 09-10/05 : San Francisco 11/05 : Avion : San Francisco - Las Vegas 12/05 : Red Rock Canyon Conservation Area - Las Vegas 13/05 : Valley Of Fire - Zion 14/05 : Zion - Bryce Canyon 15/05 : Bryce Canyon - Kanab - Page 16/05 : Page 17/05 : Page - Monument Valley 18/05 : Monument Valley - Grand Canyon 19/05 : Grand Canyon - Route 66 - Kingman 20/05 : Kingman - Oatman - Los Angeles 21-22/05 : Los Angeles 23-24/05 : Avions : Los Angeles - Boston - Paris - Brest
Nous ne sommes pas sportifs pour 2 sous, nous aimons bien prendre notre temps et ne sommes pas adeptes des bains de foule. Notre circuit et nos "activités" sont à notre image 😛 Nous sommes allés d'émerveillements en émerveillements, avons eu beaucoup de bonnes surprises, des coups de cœur, quelques mauvaises surprises aussi, nous avons été déçus, rarement, mais c'est arrivé, nous avons fait de belles rencontres 🙂 Nous avons eu du soleil, de la pluie, de la grêle, de la neige, des orages.....Nous avons eu chaud, nous avons eu froid, nous avons été bien le plus souvent. Nous avons engrangé près de 3000 photos, des tas de souvenirs, et je viens les partager maintenant avec vous. En route !...
Zambie et Zimbabwe: découverte de leurs parcs English translation pending
Hello tous,
Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".
"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.
Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs
De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE
HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?
MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?
Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?
MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google
MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.
Côté ZAMBIEN:
LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?
KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?
SOUTH LUANGWA: très réputé également.
En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS
2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple
3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA
Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR
Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".
"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.
Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs
De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE
HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?
MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?
Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?
MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google
MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.
Côté ZAMBIEN:
LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?
KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?
SOUTH LUANGWA: très réputé également.
En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS
2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple
3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA
Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR
Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
Pluies intenses aux Philippines English translation pending
Voila 15 jours qu'il pleut beaucoup aux Phils...Ici a Camiguin, il pleut 18 a 20 heures par jour, de fort a tres tres fort, routes coupees a cause des coulees de boues et rocailles...La mousson a changer de periode*, ce n'est plus de Juin a Sept, mais de
Decembre a fevrier, je le constate depuis 4 ans...Quand je vais sur le site "Pagasa"
je vois qu'ils sont totalement a cote de la plaque en terme de previsions(a part pour les typhons)!Ca m'interesserait de savoir le temps qu'il fait en ce moment ailleurs aux Philippines...Merci pour les retours!
* a part Manille et le nord de Luzon.
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne br��le pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne br��le pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Premier jet d'un voyage de 3 semaines, des Rocheuses à l'île de Vancouver English translation pending
Bonjour,
Je me lance !!! Après avoir lu quelques CR et blogs et torturé un peu Google Maps, je vous livre le premier jet de notre projet de voyage l'été prochain.
Nous partons en juillet avec nos 2 garçons qui auront 10 et 13 ans. Nous comptons louer une voiture et loger en hôtel. On aime bien randonner mais n'avons encore jamais fait de longue rando. Notre baptême de longue rando sera peut-être pour ce futur voyage avec Iceberg Lake ou Grinell Glacier... (oui, c'est ça que j'appelle une longue rando 😛) !
Par-rapport au tout premier jet, j'ai ajouté Drumheller et le Dinosaure PP, mais ce n'est peu-être pas une bonne idée car ça compresse un peu le reste et notamment la fin du voyage. Du coup, je me pose la question du temps à passer dans les villes, Seattle et Vancouver : 1 jour, 2 jours ? Ou supprimer carrément Seattle ? J'ai lu des avis très divergents sur cette ville et j'ai du mal à m'en faire une idée précise. S'il n'y a rien d'exceptionnel à voir, je peux éventuellement juste m'arrêter à un point de vue sympa sur la ville et continuer vers Vancouver ?
Voici ce que ça donne pour l'instant :
29 juin Paris > Calgary (arrivée 11h40) > Drumheller - nuit à Drumheller 30 juin Tyrell museum > Dinosaur PP - nuit à Brooks 1 juil Dinosaur > St Mary (USA) - nuit à St Mary 2 juil Glacier NP (USA) - nuit à St Mary 3 juil Glacier NP (USA) - nuit à Columbia Falls ou Whitefish 4 juil Columbia Falls (USA) > Radium Hot Springs - nuit à Radium Hot Spring 5 juil Radium HS > Banff - nuit à Banff 6 juil Banff NP - nuit à Banff 7 juil Banff > Lake Louise - nuit à Lake Louise 8 juil Yoho NP - nuit à Lake Louise 9 juil Lake Louise > Jasper - nuit à Jasper 10 juil Jasper NP - nuit à Jasper 11 juil Jasper > Clearwater - nuit à Clearwater 12 juil Clearwater > Vancouver > Nanaimo - nuit à Nanaimo 13 juil Nanaimo > Telegraph Cove - nuit à Telegraph Cove 14 juil Telegraph Cove > Campbell River - nuit à Campbell River 15 juil Campbell River > Tofino - nuit à Tofino 16 juil Tofino - nuit à Tofino 17 juil Tofino > Victoria - nuit à Victoria 18 juil Victoria > Port Angeles - nuit à Port Orchard 19 juil Port Orchard > Seattle - nuit au nord de Seattle 20 juil Everett > Vancouver - nuit à Vancouver 21 juil Vancouver - nuit à Vancouver 22 juil Vancouver > Paris (décollage à 16h30)
Merci par avance de vos conseils.
Je me lance !!! Après avoir lu quelques CR et blogs et torturé un peu Google Maps, je vous livre le premier jet de notre projet de voyage l'été prochain.
Nous partons en juillet avec nos 2 garçons qui auront 10 et 13 ans. Nous comptons louer une voiture et loger en hôtel. On aime bien randonner mais n'avons encore jamais fait de longue rando. Notre baptême de longue rando sera peut-être pour ce futur voyage avec Iceberg Lake ou Grinell Glacier... (oui, c'est ça que j'appelle une longue rando 😛) !
Par-rapport au tout premier jet, j'ai ajouté Drumheller et le Dinosaure PP, mais ce n'est peu-être pas une bonne idée car ça compresse un peu le reste et notamment la fin du voyage. Du coup, je me pose la question du temps à passer dans les villes, Seattle et Vancouver : 1 jour, 2 jours ? Ou supprimer carrément Seattle ? J'ai lu des avis très divergents sur cette ville et j'ai du mal à m'en faire une idée précise. S'il n'y a rien d'exceptionnel à voir, je peux éventuellement juste m'arrêter à un point de vue sympa sur la ville et continuer vers Vancouver ?
Voici ce que ça donne pour l'instant :
29 juin Paris > Calgary (arrivée 11h40) > Drumheller - nuit à Drumheller 30 juin Tyrell museum > Dinosaur PP - nuit à Brooks 1 juil Dinosaur > St Mary (USA) - nuit à St Mary 2 juil Glacier NP (USA) - nuit à St Mary 3 juil Glacier NP (USA) - nuit à Columbia Falls ou Whitefish 4 juil Columbia Falls (USA) > Radium Hot Springs - nuit à Radium Hot Spring 5 juil Radium HS > Banff - nuit à Banff 6 juil Banff NP - nuit à Banff 7 juil Banff > Lake Louise - nuit à Lake Louise 8 juil Yoho NP - nuit à Lake Louise 9 juil Lake Louise > Jasper - nuit à Jasper 10 juil Jasper NP - nuit à Jasper 11 juil Jasper > Clearwater - nuit à Clearwater 12 juil Clearwater > Vancouver > Nanaimo - nuit à Nanaimo 13 juil Nanaimo > Telegraph Cove - nuit à Telegraph Cove 14 juil Telegraph Cove > Campbell River - nuit à Campbell River 15 juil Campbell River > Tofino - nuit à Tofino 16 juil Tofino - nuit à Tofino 17 juil Tofino > Victoria - nuit à Victoria 18 juil Victoria > Port Angeles - nuit à Port Orchard 19 juil Port Orchard > Seattle - nuit au nord de Seattle 20 juil Everett > Vancouver - nuit à Vancouver 21 juil Vancouver - nuit à Vancouver 22 juil Vancouver > Paris (décollage à 16h30)
Merci par avance de vos conseils.
Voyage au Colorado en photos English translation pending
Bonjour,
Voilà, je n'arrive pas à trouver du temps pour faire un carnet, trop de travail pro et on vient de déménager.
Alors plutôt que de ne rien faire je préfère poster mes photos et surtout en profiter pour remercier pour l'aide à la réalisation de notre voyage essentiellement au Colorado. Nous avons été enthousiasmé par cette région, la diversité autant géographique que climatique. On se retrouvait un jour à 4° et le lendemain à 30°. Il faut dire que l'on a pris notre temps et on a zigzagué à travers l'Etat. Nous avons totalisé 4 trains typique, 2 excursions bateaux parcs et canyons et divers randos (mais pas très longue car on manque d'entrainement!)
Voici les photos des premiers jours.
Arrivée Denver beaucoup d'animation musicale le soir dans le centre, une ville à voir










Train de Silver plume à Georgetown + visite mine






Georgetown
Arrivée Denver beaucoup d'animation musicale le soir dans le centre, une ville à voir










Train de Silver plume à Georgetown + visite mine






GeorgetownRetour du Québec avec du retard... 2011 English translation pending
Bonjour, voici mon récit sur mon voyage au Canada (au Québec plus particulièrement) fait en Septembre 2011. Cela fait déjà 3 ans et je n’avais pas eu le courage d’écrire un carnet, mais depuis j’ai également fait un voyage aux USA et rédigé un carnet pour celui-ci (visible sur VoyageForum, voir le lien dans ma signature) et j’ai donc envie de partager ce voyage également.
Cela est mon premier voyage (autre que l’Espagne déjà faite avec mes parents et les différents lieux de France visité), le Québec étant francophone me permet d’être plus rassuré sur la communication avec les locaux.
J’ai imaginé mon parcours et tout préparé par moi-même avec l’aide de guide et des différents forums.
La durée est de 12 Jours, ce qui m’a paru bien par rapport aux congés possible au travail et au budget nécessaire.
Voici le parcours :
10/09 : Arrivée à Montréal
11/09 : Montréal
12/09 : Montréal
13/09 : Montréal > Parc de la Mauricie
14/09 : Parc de la Mauricie > Lac St Jean
15/09 : Lac St Jean
16/09 : Lac St Jean > Tadoussac
17/09 : Tadoussac
18/09 : Tadoussac > Baie St Paul
19/09 : Baie St Paul > Québec
20/09 : Québec
21/09 : Québec et retour en France
J1 10/09/2011 Marseille > Montréal : J’ai choisi la compagnie Air Transat car cela permettait d’avoir un vol direct depuis Marseille vers Montréal et également le retour direct depuis Québec.
Le vol décollant à 14h45, on part arrive à l’aéroport vers 12h00.
Voilà l’Avion un A310 :

Le vol se passe bien avec deux films vue sur les écrans commun (c’est sûr que des écrans individuels c’est mieux mais bon pour le prix d’Air Transat je m’en contente).
Arrivée à Montréal à l’heure, Passage à l’immigration rapide, récupération des bagages. Direction la douane qui nous prend juste le formulaire remplis dans l’avion et nous laisse passer.
J’achète des billets 3 jours qui permettent de prendre également le bus 747 qui nous dépose tout proche de l’hôtel que j’ai réservé.
Je commence à fatigué pendant ce trajet en bus, mais je suis quand même tout émerveillé de la vision que j’ai des bâtiments, des voitures et des panneaux routiers qui sont typiquement ce que l’on s’imagine de l’Amérique du nord.
Arrivée à l’hôtel Stay du centre, celui-ci ne paye pas de mine, mais l’accueil par une jeune (surement étudiante) parlant peu le français est tout de même sympathique. La chambre est correcte.


Il est 18h30 ici, mais avec le décalage horaire la fatigue ce fait sentir. Pas question de se coucher maintenant, il faut tenir un peu histoire de ne pas être réveillé de trop bonne heure le lendemain.
On part donc faire un tour sur la rue Sainte Catherine, on y va en marchant de l’hôtel (proche de la place Berri et de la place Emilie Gamelin) jusqu’à la place des arts.
Le début de la rue est étrange, je vois beaucoup de SDF, ce n’est pas très rassurant, malgré le fait qu’ils ne viennent pas nous déranger.
Ensuite arrivée sur la place des arts, je me dis que cela serait bien de trouver une carte de téléphone prépayé afin de passer un coup de fil demain matin à la famille. On rentre donc dans le Complexe Desjardins et après avoir tourné un petit peu on trouve une boutique qui en vend.

On ressort et je fais quelques photos des jets d’eau et de la façade éclairée en face :


N’ayant pas vraiment faim car déjà mangé dans l’avion, une pause tranquille au Starbucks pour un donuts et un café nous fait du bien.
Ensuite la fatigue étant bien présente, on refait la rue dans l’autre sens pour rentrer à l’hôtel et on se couche.
Demain première journée complète à Montréal, je suis tout excité et impatient d’approfondir la visite 🙂
J1 10/09/2011 Marseille > Montréal : J’ai choisi la compagnie Air Transat car cela permettait d’avoir un vol direct depuis Marseille vers Montréal et également le retour direct depuis Québec.
Le vol décollant à 14h45, on part arrive à l’aéroport vers 12h00.
Voilà l’Avion un A310 :

Le vol se passe bien avec deux films vue sur les écrans commun (c’est sûr que des écrans individuels c’est mieux mais bon pour le prix d’Air Transat je m’en contente).
Arrivée à Montréal à l’heure, Passage à l’immigration rapide, récupération des bagages. Direction la douane qui nous prend juste le formulaire remplis dans l’avion et nous laisse passer.
J’achète des billets 3 jours qui permettent de prendre également le bus 747 qui nous dépose tout proche de l’hôtel que j’ai réservé.
Je commence à fatigué pendant ce trajet en bus, mais je suis quand même tout émerveillé de la vision que j’ai des bâtiments, des voitures et des panneaux routiers qui sont typiquement ce que l’on s’imagine de l’Amérique du nord.
Arrivée à l’hôtel Stay du centre, celui-ci ne paye pas de mine, mais l’accueil par une jeune (surement étudiante) parlant peu le français est tout de même sympathique. La chambre est correcte.


Il est 18h30 ici, mais avec le décalage horaire la fatigue ce fait sentir. Pas question de se coucher maintenant, il faut tenir un peu histoire de ne pas être réveillé de trop bonne heure le lendemain.
On part donc faire un tour sur la rue Sainte Catherine, on y va en marchant de l’hôtel (proche de la place Berri et de la place Emilie Gamelin) jusqu’à la place des arts.
Le début de la rue est étrange, je vois beaucoup de SDF, ce n’est pas très rassurant, malgré le fait qu’ils ne viennent pas nous déranger.
Ensuite arrivée sur la place des arts, je me dis que cela serait bien de trouver une carte de téléphone prépayé afin de passer un coup de fil demain matin à la famille. On rentre donc dans le Complexe Desjardins et après avoir tourné un petit peu on trouve une boutique qui en vend.

On ressort et je fais quelques photos des jets d’eau et de la façade éclairée en face :


N’ayant pas vraiment faim car déjà mangé dans l’avion, une pause tranquille au Starbucks pour un donuts et un café nous fait du bien.
Ensuite la fatigue étant bien présente, on refait la rue dans l’autre sens pour rentrer à l’hôtel et on se couche.
Demain première journée complète à Montréal, je suis tout excité et impatient d’approfondir la visite 🙂
Iceland Trip 2014 English translation pending
😉 Voilà , je me lance pour un petit résumé de notre escapade islandaise
quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place
Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...
Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet
Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...
Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !
Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !
Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun
Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...
Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos
Et voilà c'est parti :
Jeudi 26 juin soirée
Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.
Photo 1 : trajet aérien

photo 2 : circuit prévu en Islande

Coucher de soleil dans l'ouest des USA English translation pending
Bonjour à tous.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour
Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.
1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Cela fait une semaine que nous sommes rentrés de notre voyage dans l'Ouest des USA. La lecture de tous vos beaux carnets de voyage m'a donné l'envie de me lancer à mon tour dans la rédaction d'un carnet. J'espère que vous serez indulgents car je n'ai aucune expérience pour ce genre d'exercice. Je ne suis pas très douée avec les mots. Quant aux photos, je possède un bon appareil mais déjà un peu vieux et je l'utilise essentiellement en mode automatique. J'avais également emmené 2 compacts moins encombrants.
Avant de commencer le compte rendu, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé pour la préparation de ce voyage en répondant à mes questions et en me donnant de bons conseils.
Voici une petite présentation. Nous sommes une famille de 4. Il y a le papa : Philippe, la maman : Joëlle (moi), la fille : Justine (22 ans) et le fils : Olivier (20 ans). Mais cette année, c'est à 5 que nous embarquons pour les USA car Joachim, le petit copain de Justine nous accompagne.
Voici notre itinéraire :
1er Juillet : Le voyage en avion 2 juillet : Los Angeles 3 juillet : Los Angeles 4 juillet : Los Angeles 5 juillet : La vallée de la Mort 6 juillet : Vallée de la mort/ Las Vegas 7 juillet : Las Vegas 8 juillet : Las Vegas 9 juillet : Las Vegas /Grand Canyon 10 juillet : Grand Canyon/Monument Valley 11 juillet : Monument Valley/Page 12 juillet : Anteloppe Canyon 13 juillet : Lac Powel 14 juillet : Toadstool Hoodoos/Mossy Cave 15 juillet : Bryce Canyon 16 juillet : Bryce Canyon/Cedar Breaks/Zion 17 juillet : The Narrows 18 juillet : Angel Landing/Las Vegas 19 juillet : Las Vegas/ San Diego 20 juillet : San Diego 21 juillet : Zoo de San Diego 22 juillet : Le retour

Il s'agit donc d'un parcours classique.
Bon, maintenant ça y est, je me lance.

1er Juillet : Le départ
Nous arrivons bien en avance à l'aéroport de Bruxelles et nous rencontrons notre premier petit embarras, le check in ne fonctionne pas. Heureusement, nous avons encore la possibilité de nous enregistrer manuellement. Ouf ! Tout va bien, nous recevons nos cartes d'embarquement pour le vol Bruxelles -Philadelphie ainsi que celles pour le vol Philadelphie-Los Angeles. Au comptoir en face de nous, il y a le chanteur Stromaë.
Nous embarquons à l'heure dans un Boeing 757 de la compagnie US Airways et là grosse déception, il n'y a pas d'écran individuel, juste quelques écrans communs. On nous diffuse quelques films auxquels je n'accroche pas. La nourriture que l'on nous sert est infecte. Le vol nous aura semblé bien long mais c'est à l'heure que nous nous posons à Philadelphie. Là, nous profitons des plaisirs de l'attente pour le passage à la douane, récupérons nos bagages et les réenregistrons pour notre second vol. Nous avions une escale de 3 H 30 et il nous reste à peine 10 minutes pour manger un morceau avant d'embarquer.
Nous sommes enfin dans l'avion pour 5 heures de vol jusque Los Angeles. Tout semble aller pour le mieux. C'est l'heure du décollage et l'avion s'avance donc vers la piste. Tout le monde s'attend à ce que l'avion s'élance sur le tarmac et s'élève dans les airs. Mais rien ne se passe. On reste là, immobiles, ceinturés sur nos sièges et on attend. On attend quoi??? On n'en sait rien. 5 minutes passent, puis 10, puis 20, puis une heure. Finalement, l'avion retourne près de l'aérogare. Il nous faudra attendre 3 heures dans l'avion avant de pouvoir décoller. La raison de ce contretemps, c'est qu'il y a trop d'avions qui atterrissent à Los Angeles.
Certains passagers trouvent de quoi s'occuper, et regardent sur leur PC le match de football Belgique/Etats-Unis. Nous ne sommes pas les seuls Belges dans l'avion et quand la Belgique gagne le match des cris de joie retentissent dans l'avion.
C'est très fatigués que nous arrivons finalement à Los Angeles. Nous récupérons rapidement notre voiture chez Alamo et nous filons vers notre hôtel, pressés de nous mettre au lit.
Là je vous mets juste une petite photo pour essayer, pour voir comment cela fonctionne. Il y en aura plus après, enfin si j'y arrive...


Plage à Locmiquelic English translation pending
Bonjour,
J'aurais voulue savoir s'il y a une plage de baignade à Locmiquelic, si oui laquelle ? Et votre avis sur cette plage ainsi que sur cette commune pour y passer 2 semaines ? Biensûr nous comptons bouger ;)
Merci ;)
J'aurais voulue savoir s'il y a une plage de baignade à Locmiquelic, si oui laquelle ? Et votre avis sur cette plage ainsi que sur cette commune pour y passer 2 semaines ? Biensûr nous comptons bouger ;)
Merci ;)
One country, 5 snapshots
Hi there,
I suggest we take a little visual trip around the world while we wait to experience some of these destinations on your future travels. 😉
The concept is simple: one country, 5 photos that, for you, capture the essence of that country. The same country can be shared by multiple participants.
Everything goes, and the thread is open to anyone who wants to join—budding photographers, pros, or complete newbies...
Just one rule: no bad vibes! 🙂
I suggest we take a little visual trip around the world while we wait to experience some of these destinations on your future travels. 😉
The concept is simple: one country, 5 photos that, for you, capture the essence of that country. The same country can be shared by multiple participants.
Everything goes, and the thread is open to anyone who wants to join—budding photographers, pros, or complete newbies...
Just one rule: no bad vibes! 🙂
Projet de circuit au Maroc English translation pending
Je viens vers vous connaisseurs de la région pour un avis sur ce circuit
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
Voyage en famille 3 semaines Ontario/Québec, août English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons activement notre voyage au canada pour 3 semaines au mois d'aout, en famille avec 2 enfants (6 et 9 ans). Après beaucoup de tergiversations, le projet prend forme. Ne connaissant pas le canada, et craignant donc d'être un peu à côté de la plaque, je vous le soumets pour avis. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, de limiter la longueur de chaque trajet, de maximiser les étapes de 2 nuits au moins, et de varier les plaisirs pour ne pas blaser les enfants, ni les épuiser (c'est leur 1er grand voyage hors de france). Le passage à niagara est assumé: le côté spectaculaire du diptyque toronto/chutes est là pour motiver les enfants, même si nous sommes lucides sur le côté touristique des chutes.
jour 1: arrivée à toronto en fin d'après-midi, récupération voiture de location, installation à l'hotel, petite promenade en ville pour sentir l'atmosphère, et récupération post-voyage... jour 2: chutes du niagara (croisière mist maid, tour skyline, etc...) retour vers toronto jour 3: visite de toronto (tour CN, central island, kensington market, ...) jour 4: départ le matin vers kingston. visite gananoque, croisière 1000 iles, nuit à kingston. question: faut-il privilégier la visite de kingston ou gananoque? (il sera surement difficile de voir les 2 dans la même journée) jour 5: départ le matin vers ottawa- visite Ottawa (colline du parlement, promenade le long du canal rideau, marché by, ...) jour 6: visite Ottawa: musée des civilisations + parc gatineau (mais aurons-nous assez de temps pour le parc ?) jour 7: départ le matin vers le parc de la mauricie. j'hésite entre rentrer dans le parc dès notre arrivée, ou commencer par une visite des alentours (shawinigan?). nuit dans le parc (Otentik) jour 8: journée dans le parc de la mauricie. nuit dans le parc jour 9: départ vers le lac st jean. pause pique-nique au parc de la rivière bostonnais. question: aurons-nous le temps de visiter val jalbert en arrivant? (la route semble longue). Si pas le temps: séance baignade (plage à trouver dans le coin). nuit à st félicien. jour 10: zoo de st félicien + visite des alentours (val jalbert si pas déjà fait la veille). nuit à st félicien question: qu'y a-t-il d'autre à voir dans les alentours? jour 11: route vers le fjord du saguenay par la route nord. nuit à ste rose du nord. visite des alentours (st rose, saguenay, baie ste marguerite). questions: Chicoutimi vaut-il le coup qu'on s'y arrête? saguenay est-il bien accessible même si on prend la route nord? est-ce que ca vaut le coup de s'y arrêter? que ne faut-il pas manquer au nord? nous avons choisi la route nord, car nous nous dirigeons vers tadoussac. mais le sud nous tentait bien... ca fait bien plus long par le sud. jour 12: si nos finances le permettent (ça semble cher): croisière dans le fjord avec pause à l'anse st jean. + rando autour du fjord (peut-être dans le parc du saguenay). nuit à ste rose du nord jour 13: route vers tadoussac. visite tadoussac, croisière (baleines), et observation des baleines aux bergeronnes. nuit vers tadoussac (pas encore trouvé où) jour 14: traversée vers rimouski. visite rimouski et site maritime pointe au père (avec sous-marin). question: la ville de rimouski vaut-elle le détour où est-ce que je peux me contenter de la pointe au père? question 2: j'hésite entre dormir à rimouski ou partir de suite vers le parc du bic pour y passer la nuit. jour 15: journée dans le parc du bic. nuit dans le parc du bic ou aux alentours. jour 16: route vers charlevoix (traversée à rivière du loup). visite région (st irénée, les éboulements, baie st paul). hebergement reste à trouver. Cette journée ne me satisfait pas vraiment: la traversée est possible à 11h30 le matin... ca coupe bien, la journée... et pourtant, il doit y avoir tant à voir à charlevoix... jour 17: journée sur l'ile aux coudres. jour 18: route vers quebec. visite quebec, nuit sur place (si nous n'avons pas eu assez de temps pour charlevoix, on pourrait ne partir pour quebec qu'en fin de journée.) jour 19: j'hésite: soit visite quebec, soit parc des chutes de montmorency. mais je lis partout ca n'est pas vraiment impressionnant... mon programme de cette journée reste ouvert pour le moment. Mais je vais surement privilégier quebec. nuit à quebec. jour 20: route vers montreal, visite montreal (hebergement chez de la famille). on rend la voiture de location. jour 21: journée à montreal jour 22: journée à montreal jour 23: journée à montreal, départ pour paris (décollage à 22h30, ce qui laisse du temps pour profiter de la journée) question: ca faut peut-être trop de temps à montreal? (dans l'absolu, bien sur que non. Mais par rapport au temps passé dans les autres régions?)
alors?... qu'en pensez-vous?... n'hésitez pas à suggérer des modifications si ca ne tient pas la route. et désolé pour toute la batterie de questions...
merci d'avance pour vos précieux conseils!!
Nous préparons activement notre voyage au canada pour 3 semaines au mois d'aout, en famille avec 2 enfants (6 et 9 ans). Après beaucoup de tergiversations, le projet prend forme. Ne connaissant pas le canada, et craignant donc d'être un peu à côté de la plaque, je vous le soumets pour avis. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, de limiter la longueur de chaque trajet, de maximiser les étapes de 2 nuits au moins, et de varier les plaisirs pour ne pas blaser les enfants, ni les épuiser (c'est leur 1er grand voyage hors de france). Le passage à niagara est assumé: le côté spectaculaire du diptyque toronto/chutes est là pour motiver les enfants, même si nous sommes lucides sur le côté touristique des chutes.
jour 1: arrivée à toronto en fin d'après-midi, récupération voiture de location, installation à l'hotel, petite promenade en ville pour sentir l'atmosphère, et récupération post-voyage... jour 2: chutes du niagara (croisière mist maid, tour skyline, etc...) retour vers toronto jour 3: visite de toronto (tour CN, central island, kensington market, ...) jour 4: départ le matin vers kingston. visite gananoque, croisière 1000 iles, nuit à kingston. question: faut-il privilégier la visite de kingston ou gananoque? (il sera surement difficile de voir les 2 dans la même journée) jour 5: départ le matin vers ottawa- visite Ottawa (colline du parlement, promenade le long du canal rideau, marché by, ...) jour 6: visite Ottawa: musée des civilisations + parc gatineau (mais aurons-nous assez de temps pour le parc ?) jour 7: départ le matin vers le parc de la mauricie. j'hésite entre rentrer dans le parc dès notre arrivée, ou commencer par une visite des alentours (shawinigan?). nuit dans le parc (Otentik) jour 8: journée dans le parc de la mauricie. nuit dans le parc jour 9: départ vers le lac st jean. pause pique-nique au parc de la rivière bostonnais. question: aurons-nous le temps de visiter val jalbert en arrivant? (la route semble longue). Si pas le temps: séance baignade (plage à trouver dans le coin). nuit à st félicien. jour 10: zoo de st félicien + visite des alentours (val jalbert si pas déjà fait la veille). nuit à st félicien question: qu'y a-t-il d'autre à voir dans les alentours? jour 11: route vers le fjord du saguenay par la route nord. nuit à ste rose du nord. visite des alentours (st rose, saguenay, baie ste marguerite). questions: Chicoutimi vaut-il le coup qu'on s'y arrête? saguenay est-il bien accessible même si on prend la route nord? est-ce que ca vaut le coup de s'y arrêter? que ne faut-il pas manquer au nord? nous avons choisi la route nord, car nous nous dirigeons vers tadoussac. mais le sud nous tentait bien... ca fait bien plus long par le sud. jour 12: si nos finances le permettent (ça semble cher): croisière dans le fjord avec pause à l'anse st jean. + rando autour du fjord (peut-être dans le parc du saguenay). nuit à ste rose du nord jour 13: route vers tadoussac. visite tadoussac, croisière (baleines), et observation des baleines aux bergeronnes. nuit vers tadoussac (pas encore trouvé où) jour 14: traversée vers rimouski. visite rimouski et site maritime pointe au père (avec sous-marin). question: la ville de rimouski vaut-elle le détour où est-ce que je peux me contenter de la pointe au père? question 2: j'hésite entre dormir à rimouski ou partir de suite vers le parc du bic pour y passer la nuit. jour 15: journée dans le parc du bic. nuit dans le parc du bic ou aux alentours. jour 16: route vers charlevoix (traversée à rivière du loup). visite région (st irénée, les éboulements, baie st paul). hebergement reste à trouver. Cette journée ne me satisfait pas vraiment: la traversée est possible à 11h30 le matin... ca coupe bien, la journée... et pourtant, il doit y avoir tant à voir à charlevoix... jour 17: journée sur l'ile aux coudres. jour 18: route vers quebec. visite quebec, nuit sur place (si nous n'avons pas eu assez de temps pour charlevoix, on pourrait ne partir pour quebec qu'en fin de journée.) jour 19: j'hésite: soit visite quebec, soit parc des chutes de montmorency. mais je lis partout ca n'est pas vraiment impressionnant... mon programme de cette journée reste ouvert pour le moment. Mais je vais surement privilégier quebec. nuit à quebec. jour 20: route vers montreal, visite montreal (hebergement chez de la famille). on rend la voiture de location. jour 21: journée à montreal jour 22: journée à montreal jour 23: journée à montreal, départ pour paris (décollage à 22h30, ce qui laisse du temps pour profiter de la journée) question: ca faut peut-être trop de temps à montreal? (dans l'absolu, bien sur que non. Mais par rapport au temps passé dans les autres régions?)
alors?... qu'en pensez-vous?... n'hésitez pas à suggérer des modifications si ca ne tient pas la route. et désolé pour toute la batterie de questions...
merci d'avance pour vos précieux conseils!!
Retour du Cap Vert (16 février - 6 mars 2014) English translation pending
Retour du Cap vert.16 fevrier au 6 Mars 2014
Apres 6 mois environ de recherche et d’info sur le net et plus particulierement sur voyage forum , en retour donc d’envoyer dans un premier temps le parcours .Nous sommes 2 couples .
Lundi 17 Fevrier –Depart Tgv niort à 10h montparnasse (billet prem’s) puis bus airfrance pour depart orly à 17 h par tap Portugal (718 euros le billet pris en septembre )
Nous avons attéri à Praia (avec escale a lisbonne ) vers 1h du matin.visa a l’aéroport (25 euros)
dans un hotel B and B san Remo avenida cidade de Lisboa tres simple mais correct (45 euros avec PD) .J’avais renvoyé un mail la veille de notre départ à Paolo pour confirmer notre arrivée avec demande d’un transfert(12 euros) ….Heureusement car il avait oublié notre arrivée ! et nous aurions été à la porte de l’hotel à 1h du matin !! .La situation de l’hotel nous a permis d’aller à moins de 10 mn à pied faire du change des le lendemain (banque BCA ) et de confirmer la location d’une voiture lors de notre retour de Fogo 3 jours apres. J’ai choisi intercidades .rent a car car ils ont un petit comptoir a l’aéroport et un bureau a 15 mn a pied de l’hotel donc pratique ++++ . Puis visite de la ville :marché, achat d’une carte et d’unités pour le téléphone …
Comme nous devions aller à Fogo pour 2 jours , nous avons allégé nos sacs a dos à l’hotel et récupéré ensuite à notre retour de Fogo. (consigne gratuite)
- Pour les billets inter iles , apres plusieurs essais infructueux aupres de Go voyages et de Tacv ….et des tarifs elevés pour Go voyage j’ai décide de passer par l’agence cap vert rando recommandé sur le site de Mindelo info (à visiter absolument pour la preparation d’un voyage au cap vert ) : un billet aller retour santiago.fogo ( et un billet aller santiago.sao vicente .) avec un transfert de l’aeroport de Fogo jusqu'à cha des caldeira , repas , nuit le lendemain montée du fogo avec le guide , repas du midi et du soir , nuit , petit dejeuner : tres bons contacts avec l’agence. je les ai appelé pour les confirmations de vols ( correspondants parlants français à chaque fois : donc plus pratique que d’appeler Tacv ou l’aeroport )
Il semble impératif d’arriver 1h30 avant le decollage ce que nous avons toujours fait …nous avons rencontré un couple qui était arrivé 1h30 avant mais qui ont attendu pour a l’aeroport pour se faire enregistrer( prises de photos etc ….) ..lorsqu’ils se sont presentes 30 mn avant , ils ont été refusés !!!!
Donc départr pour Fogo le lundi 17 à 16h15 : A l’aeroport , Georges nous attendait..la route pour aller à Chas des caldeiras est assez etonnante…plusieurs arrets photos : paysage de lave impressionnant !!
Nous avons été logé a la casa Alcindo .Alcindo est un jeune guide qui travaille pour une agence et il a crée quelques chambres .C’est ouvert depuis peu.Sa sœur fait la cuisine.L’ambiance est familiale. Les chambres sont tres agréables . tel 00238 9921409. Alcindo6@gmail.com
Mardi 18 février : depart à 6 h20 du gite avec le guide…Tres bon plan pour cet horaire matinal…Lever du soleil dans la montée..Pas d’autres randonneurs en vue et nous avons évité la challeur..Arrivés en haut du Pico à 10h20 : nous étions seuls au monde !!Par contre en descendant sous le soleil , les groupes montaient !... et la descente est quand même assez sympatique !! : cependant : perte d’un baton (impossible de le retrouver dans la Pouzzolane !!) .
Mercredi 19 Février : nous sommes partis à 8 h de cha des caldeiras pour Mosteiros…Des guides nous ont sollicités mais ce n’est pas nécessaire …route facile à trouver ..lorsqu’on descend du grand pico , on a demandé au guide de nous montrer le depart du sentier : en fait on traverse le village et on suit le sentier . Il ne s’agit pas vraiment d’une petite balade mais bien d’une belle et longue randonnée …Tres belle vue sur le volcan .Nous avions des batons(sauf 1 !!) et c’était preférable. Cela a été un bon entrainement pour la suite !! Il y a beaucoup d’acacia , mimosa et nous avons rencontré une dame qui était en train de faire une belle allergie aux pollens et n’avait pas de medicament !! ! A la sortie du sentier Nous avons appelé le taxi qui nous emmené à Cha des caldeiras : heureusement car nous étions vraiment fatigués par cette descente interminable : Ah les genoux !!! 5h de descente avec 1700m de dénivelé… A la sortie du sentier , il nous restait la route pour descendre à Mosteiros ( encore 1 h je pense) ! nous avons rappelé Georges pour qu’il vienne nous chercher .
Georges nous a emmené àSao felipe par la route du Nord Sao jorge : route en cours de refection …Jolie balade en voiture .Il parlait français….Il nous a arrété dans des endroits sympa : plage de sable noir pres d’une ancienne discothèque , villas colorés appartenant à des cap verdiens de la diaspora…, baobab ….
A Sao felipé , nous avons dormi à l’appart hote l inacio sur la route de l’aeroport (5mn en voiture ) .Le propriétaire possede une petite épicerie à coté de l’hotel . diner au tropical club a l’exterieur : tres bien
Jeudi 20 Février retour à Praia : vol à 8h .arrivée à 8h30.Nous avons récupéré la voiture à l’aéroport : pour 2 jours et demain (jusqu’au samedi 12h) : 135 euros soit 54 euros par jour( négocié) :petit 4x4 .avec une caution de 500 euros. Et 200 km par jour .
Nous avons récupéré nos bagages à l’hotel et départ pour la route conduisant à Tarrafal , par Assomada . une adresse de l’hotel sur le guide petit futé de 2008 : hotel qui aurait besoin d’un tres ters gros ravalement de facade et interieur . Les chambres étaient cependant correctes ( 2700 escudos) le proprietairet est venu a notre rencontre pour nous emmener a l’hotel , petit balcon avec vue sur la plage et les pecheurs…
l’ambiance de ce petit port était reposante..
nous sommes allé visiter la prison .
diner chez mama petit resto a proximité de l’hotel . bon repas à 6 euros.Mama a vécu en France .elle loue aussi 2 chambres tres correctes . tel 2662097
Vendredi 21 Février Départ en voiture pour redecendre sur Praia .nous avons pris la route par le Nord et redescendre par la côte : superbe balade , tres beaux paysages , belles côtes nous avons pris quelques chemins de traverse longeant une ribeira. qui nous ont emmené dans un village ou un habitant distillait son grogue..
Nous sommes arrivés à Cidade velha en fin d’apres midi.Le hasard nous a conduit chez Fatima et Alberto (3500 ) : superbe endroit : chambre d’hotes avec piscine , tres tranquile : se situe sur la route qui monte apres la rue banana .A recommander +++.Alberto parle français .
Samedi 22 Février Petit déjeuner copieux..quelques courses au marché et balade à pied dans le centre puis montée en voiture au château sans visite. Belle vue de la côte. Nous sommes retournés a l’aéroport pour rendre la voiture . Il a fallu cependant la remettre en ville car notre caution était à l’agence de praia. Nous avons donc laissé nos bagages en consigne à l’aeroport (1 euro par sac )
Et sommes repartis en voiture a l’agence. Et repris un aluguer (0.40 cts) pour aller sur le plato , balade , petit marché, patisserie tres sympa (avec tables à l’étage ) derriere le tribunal en attendant l’heure du vol. Taxi 8 euros pour rejoindre l’aeroport a 16h. depart à 18h15
Arrivée à Sao vicente à 19h10 .hotel residencial windelo .(reservé en France ) Nous y avons diné . préparé nos sacs a dos pour la randonnée sur san antao, laissé le reste de nos bagages à l’hotel (que nous retrouverons apres notre randocar même hotel )
Dimanche 23 Février transfert à 7h30( 200 esc) préparé par l hotel qui avait pris aussi nos tickets pour le ferry avec petit commission 800 au lieu de 770 ) aller retour :1600 pour 2. Depart du ferry à 8h
Arrivée à porto Novo à 9h. Nous avons rencontré à l’hotel et sur le ferry des francais et allemands qui souhaitaient aussi aller sur ponta do sol. Nous nous sommes retrouvés à la sortie du ferry et avons pris un aluguer à 8 donc 1000esc par pers.
Avant de prendre l’aluguer nous avons fait connaissance avec notre guide (convenu par mail avant de partir) et convenir d’un horaire de depart pour la rando qui commencait le mardi.
Nous avons pris la route de la corde.Plusieurs arrets nous ont permis d’admirer le paysage.
Arrivée à ll’hotel chez Blaise face à la mer ( facade colorée) chambre avec balcon ce qui en fait tout l’interêt .Reservé en France (3440 esc ) . petit restaurant juste à coté : tres bon ++
L’apres midi nous avons marché jusqu’à ribeira grande : la route longe la côte : tres belle. Balade dans la ville. Et retour en taxi
Lundi 24 Février. En sortant de l’hotel un taxi nous a proposé de nous monter a la cova.2500 esc pour 4. Il nous a descendu au fond de l’ancien cratere et nous a montré la direction pour remonter…un peu de brume , arrivés là haut qui s’est vite dégagéé.tres belle balade , beaucoup de jardins , des rencontres avec les habitants , de beaux paysages .Vers passagem nous avons pris un sentier à droite qui nous a permis d’eviter le sentier pavé … 5h de marche. La fin a été difficile pour l’un de nous (douleurs genoux +++).Arrivés à vilas de las palmas. Aluguer pour revenir à l’hotel (600esc pour 4)
Mardi 25 février. Départ de la rando que je decrirais dans la rubrique voyager à pied. :5 jours de randonnées avec sac à dos.Nuit chez l’habitant .
Du mardi au samedi : Ponta do sol .Tarrafal par le Nord
Samedi 1 Mars. Fin de la rando à Montetrigo Arrivée sur la plage de Tarrafal en bateau vers 16h .. chambres juste en face (ouf !!!) chez Suzie et Frank mar tranquilidad :super !! .2 nuits reservées à l’avance. Et il vaut mieux ! (.A priori , prennent minimum 3 nuits) .majorité d’allemands. Baignade .Apéritif sur la plage vers 19h .nous rencontrons d’autres français ce qui nous permet de préparer le depart pour le lundi et eviter l’aluguer de 5h !!
Tres belles chambres.super accueil. Buffet à volonté.et surtout tres bien situé.notre chambre(immense !) était face à la plage : un petit paradis que nous avons apprécié apres notre rando.
Dimanche 2 mars. Repos , repos , repos ……..
Lundi 3 mars. Départ à 12h avec 3 autres couples .8000esc à 8 . 4 personnes dedans et4 derriere….plusieurs arrets pour admirer le paysage et changer de place … Arrivés vers 15h .balade dans la ville.prise de billets pour certains (ouvre à 15h30) et depart ferry à 17h. Arrivés à 18h. c’était la fin du carnaval des ecoles. un chauffeur nous a emmené à l’hotel windelo (105 euros avec pd pour 1 suite(2 chambres dont 1 donnant sur la baie) pour 3 nuits et 12 e de taxe de sejour. Hotel tres agréable.la terrasse donne sur la baie .soir ou matin on peut s’y poser et contempler ++ Le soir : défilé de la samba :costumes superbes . Nous avons diné au chave d’ouro avenue du 5 juillet : grande salle un peu « kitch » : tres bonne cuisine .poisson ++ :3900 esc pour 4 avec du vin et 1 dessert. Mardi 4 MarsCarnaval de 14h à 21h environ et apres dans les rues !!.Quel spectacle !! couleurs , costumes, nombre de participants , nombre de spectateurs , ambiance apres le carnaval ….très très belle journée …A prévoir : petits gilets , sandwichs, et venir tôt pour être devant ….savoir qu’il y a 2 passages !! Nous avons diné au meme endroit. Cela nous permis de voir le soir passer le carnaval du haut des balcons du restaurant. Mercredi 5 Mars.Encore beaucoup d’ambiance dans les rues.Le matin suite du carnaval : election des plus beaux..les reines des chars des presentaient devant un jury … Nous avon s pris un taxi pour faire une balade autour de Mindelo. Retour vers 14h .shopping.balade dans la ville. En fait , la plus agréable de toutes les villes que nous avons faites. Confirmation a la tacv de notre vol pour le retour . Jeudi 6 mars.preparation des valises.on a laissé les chambres à 11h .laissé nos bagages. Et passé le debut d apres midi en ville . un taxi nous a pris a l’hotel à 17h pour prendre l’avion à 18h25. petit retard d’1 heure(le seul de tout le voyage). Sal . depart à 1h pour lisbonne.Arrivée à 5h50.depart à 6h55.arrivée à paris à 10h25.train a à 15h12.(nous aurions pu prendre celui de 12h mais avec plus de stress donc…. Voici , en gros le parcours de nos 3 semaines.Mes impressions sur le voyage à suivre.....
Lundi 3 mars. Départ à 12h avec 3 autres couples .8000esc à 8 . 4 personnes dedans et4 derriere….plusieurs arrets pour admirer le paysage et changer de place … Arrivés vers 15h .balade dans la ville.prise de billets pour certains (ouvre à 15h30) et depart ferry à 17h. Arrivés à 18h. c’était la fin du carnaval des ecoles. un chauffeur nous a emmené à l’hotel windelo (105 euros avec pd pour 1 suite(2 chambres dont 1 donnant sur la baie) pour 3 nuits et 12 e de taxe de sejour. Hotel tres agréable.la terrasse donne sur la baie .soir ou matin on peut s’y poser et contempler ++ Le soir : défilé de la samba :costumes superbes . Nous avons diné au chave d’ouro avenue du 5 juillet : grande salle un peu « kitch » : tres bonne cuisine .poisson ++ :3900 esc pour 4 avec du vin et 1 dessert. Mardi 4 MarsCarnaval de 14h à 21h environ et apres dans les rues !!.Quel spectacle !! couleurs , costumes, nombre de participants , nombre de spectateurs , ambiance apres le carnaval ….très très belle journée …A prévoir : petits gilets , sandwichs, et venir tôt pour être devant ….savoir qu’il y a 2 passages !! Nous avons diné au meme endroit. Cela nous permis de voir le soir passer le carnaval du haut des balcons du restaurant. Mercredi 5 Mars.Encore beaucoup d’ambiance dans les rues.Le matin suite du carnaval : election des plus beaux..les reines des chars des presentaient devant un jury … Nous avon s pris un taxi pour faire une balade autour de Mindelo. Retour vers 14h .shopping.balade dans la ville. En fait , la plus agréable de toutes les villes que nous avons faites. Confirmation a la tacv de notre vol pour le retour . Jeudi 6 mars.preparation des valises.on a laissé les chambres à 11h .laissé nos bagages. Et passé le debut d apres midi en ville . un taxi nous a pris a l’hotel à 17h pour prendre l’avion à 18h25. petit retard d’1 heure(le seul de tout le voyage). Sal . depart à 1h pour lisbonne.Arrivée à 5h50.depart à 6h55.arrivée à paris à 10h25.train a à 15h12.(nous aurions pu prendre celui de 12h mais avec plus de stress donc…. Voici , en gros le parcours de nos 3 semaines.Mes impressions sur le voyage à suivre.....
Le Midwest en avril 2013: Chicago, l'Illinois et le Missouri English translation pending
Bonjour !
Après de longs mois d’hésitation, je poste enfin mon premier message ce forum. Avant tout, je me présente. Je m’appelle Pierre, j’ai 29 ans et j’habite du côté de Liège, en Belgique. Depuis l’été 2010 et un premier voyage aux États-Unis sur la côte est, je suis tombé un peu sous le charme de ce pays si fascinant et contrasté.
Après deux autres voyages dans le sud et l’ouest des États-Unis, je me suis dit qu’il serait intéressant de découvrir une partie du Midwest à partir de Chicago. Mais pourquoi aller dans le Missouri ? Un état à priori sans grand intérêt et que l’on n’arrive que rarement à situer sur une carte ?
Cet état m’a toujours intrigué surtout par son histoire controversée. Les luttes entre esclavagistes et abolitionnistes le long de la frontière avec le Kansas, John Brown, la guerre civile, les histoires de guérillas, William Quantrill, Jesse James et d’autres hors-la-loi.
L’envie de découvrir une autre Amérique, plus rurale, plus authentique mais aussi plus conservatrice et plus religieuse. Voilà, en résumé, les raisons qui m’ont poussées à organiser ce voyage.
Celui-ci durera quinze jours et passera à travers quatre états : l’Illinois, le Missouri, le Kansas et l’Arkansas.
Place maintenant au compte rendu !
Le parcours Chicago, Illinois – 3 nuits Springfield, Illinois – 1 nuit Hannibal et Kearney, Missouri Kansas City, Missouri – 2 nuits Lawrence et Topeka, Kansas Prairie State Park, Missouri Joplin, Missouri – 1 nuit Pea Ridge National Military Park et Eureka Springs, Arkansas Branson, Missouri – 1 nuit Route 66 Jefferson City, Missouri – 1 nuit Route 66 Saint Louis, Missouri – 1 nuit Route 66 Springfield, Illinois – 1 nuit Route 66 Chicago, Illinois – 3 nuitsLes visites payantes et muséesJohn Hancock Observatory à Chicago, IL Lincoln Home National Historic Site à Springfield, IL Jesse James Farm à Kearney, MO Harry Truman Library and Museum, Independence, MO Prairie State Park, Mindenmines, MO Pea Ridge National Military Park, Garfield, AR Missouri State Museum, Jefferson City, MO Gateway Arch, Saint Louis, MO Museum of Westward Expansion, Saint Louis, MO The Skydeck, Chicago, IL The Art Institute, Chicago, ILLes hôtels
· Courtyard by Marriott à Chicago Situé au nord de la Chicago River, à une station de métro du Loop et à deux blocs de Michigan Avenue. Chambre plutôt petite mais bien décorée et confortable. Propre. Personnel souriant et professionnel. Petit déjeuner payant. Buffet très varié.
· The State House Inn à Springfield, IL Situé en face du capitole de l’état, à trois blocs du vieux capitole et du quartier « historique ». Hôtel moderne, chambre décorée avec mobilier « vintage », style années 70. Bon accueil, petit déjeuner compris dans le prix.
· Best Western Inn and Suites à Platte City, MO (en banlieu de Kansas City) Situé dans un zoning en banlieue de Kansas City. Hôtel conforme à l’esprit de la chaîne. Accueil discret et professionnel. Petit déjeuner compris dans le prix.
· Best Western Oasis Inn à Joplin, MO Situé dans un zoning, assez loin de la ville de Joplin. Décoration fidèle aux Best Western, sans charme particulier. Chambre très grande. Nous héritons presque d’un appartement : salon avec canapé séparé de la chambre, deux toilettes, une salle de bain et une petit cuisine. Petit déjeuner compris.
· Best Western Branson Inn and Camp à Branson, MO Situé très loin du centre, tout au bout de la route où se trouvent les salles de spectacles de country. Vue sur les monts Ozarks. Petit déjeuner compris. Grand complexe hôtelier, accueil souriant et professionnel.
· Comfort Suites à Jefferson City, MO Situé à deux pas de l’autoroute, à dix minutes du centre de Jefferson City. Décoration conforme aux motels d’une grande chaine. Chambre propre et confortable. Excellent accueil, personnel toujours disponible pour fournir des renseignements. Petit déjeuner compris.
· La Quinta Inn à Saint Louis, MO Situé à Maryland Heights, à une trentaine de minutes de Downtown. Chambre spacieuse, propre et confortable. Petit déjeuner compris. Accueil loin d’être agréable…
· Homestyle Inn à Springfield, MO Situé à cinq minutes en voiture du centre. Hôtel un peu vieillot, mobilier usé mais chambre suffisamment confortable. Personnel agréable mais pas toujours disponible (personne à la réception et au petit déjeuner pendant bien trente minutes). Petit déjeuner compris.
· The White Hall Hotel à Chicago, IL Situé à un bloc de la Water Tower. Quartier calme avec nombreux magasins plutôt chics. A moins de dix minutes à pieds d’une station de métro. Très de belle décoration, style années 20. Très classe. Belle chambre convenant pour une personne mais pas vraiment pour deux. Énormément de services sont payants… peu de choses gratuites. Exemple : la clé pour avoir accès au minibar est payante, tout comme ce qui se trouvent à l’intérieur de celui-ci, évidemment. Accueil professionnel. Petit déjeuner non-inclus.
Le compte rendu
30 mars 2013
Le jour du départ est enfin arrivé ! Nous arrivons à l’aéroport de Zaventem à 7h20. Nous prenons un vol direct avec Brussels Airlines en direction de Chicago. Le décollage est prévu pour 10h mais l’embarquement est retardé de trente minutes.
A bord de l’avion, nous rencontrons un vétéran américain de la deuxième guerre mondiale. Accompagné de son fils et de sa fille, ils ont visité différents sites de la bataille des Ardennes. Leur père a maintenant 90 ans et a servi au sein d’une unité de parachutistes : la 17ème Airborne.
L’atterrissage est mouvementé. Une fois au sol, le fils du vétéran nous souhaite la bienvenue dans « The Windy City ». Il fait nuageux et venteux et la température est de 14-15°C.

Nous arrivons au Courtyard en fin d’après-midi. Le temps de prendre une douche et déballer nos affaires. J’en profite pour faire un petit tour dans les alentours de l’hôtel et je pousse jusqu’à la Chicago River afin d’avoir un premier aperçu de la ville. Nous ne prenons pas la peine de souper. Nous allons nous coucher vers 20h car nous sommes un peu assommés par le voyage et le décalage horaire.

31 mars 2013
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons à 7h du matin. Le petit déjeuner se fait à l’hôtel. Il est copieux et pas trop cher. Au menu, œufs sur la plat et french toasts.
Ce matin, nous prenons la direction du nord, de la Water Tower et du John Hancock Observatory afin d’avoir une première vue d’ensemble de Chicago. Il fait beau et ensoleillé. Le vent est frais. Arrivé au sommet, la vue est couper le souffle. L’Observatory est particulièrement intéressant si l’on souhaite découvrir au mieux le lac Michigan. Le sud de la ville est à contre jour et plongé dans une sorte de « brume ».
Ensuite, nous continuons notre promenade vers le nord dans le quartier de Gold Coast et sur Oak Street. Nombreux magasins de luxe et de très belles églises remplies à craquer. Et oui, nous l’avions oublié c’est Pâques ! Happy Easter…




Vers midi nous arrivons à Wrighley Field, le stade de l’équipe de baseball de Chicago : les Cubs. Le stade est un des plus vieux des États-Unis. Il date de 1914. Le coin est plutôt sympa. Il y a de nombreux bars et restaurants. On se dit que les jours de matchs, il doit y avoir une sacrée animation.

L’après-midi, nous nous dirigeons vers Union Station. La gare est assez belle bien qu’austère. Pour les cinéphiles, c’est là qu’est tournée la scène finale du film « Les Incorruptibles » avec Kevin Costner, lorsque le landau dévale les escaliers pendant la fusillade. A partir des environs de la gare, on peut voir la Willis Tower mais sa visite sera pour une prochaine fois.


La soirée approche et nous terminons la journée par une courte balade sur Michigan Avenue. Nous rendons ensuite au Millenium Park afin d’avoir un aperçu du « Bean ». Le Park est très animé. De nombreuses personnes profitent des rayons du soleil. C'est très agréable.



Le souper se fait dans un bar de State Street. Ambiance très américaine. Écrans géants avec des événements sportifs, musique plutôt rock… Assez décontracté.
Avant de dormir, je vais vite jeter un coup d’œil sur le State Bridge afin de prendre quelques photos de nuit.

Merci pour votre lecture ! A très bientôt pour la suite ...
Après de longs mois d’hésitation, je poste enfin mon premier message ce forum. Avant tout, je me présente. Je m’appelle Pierre, j’ai 29 ans et j’habite du côté de Liège, en Belgique. Depuis l’été 2010 et un premier voyage aux États-Unis sur la côte est, je suis tombé un peu sous le charme de ce pays si fascinant et contrasté.
Après deux autres voyages dans le sud et l’ouest des États-Unis, je me suis dit qu’il serait intéressant de découvrir une partie du Midwest à partir de Chicago. Mais pourquoi aller dans le Missouri ? Un état à priori sans grand intérêt et que l’on n’arrive que rarement à situer sur une carte ?
Cet état m’a toujours intrigué surtout par son histoire controversée. Les luttes entre esclavagistes et abolitionnistes le long de la frontière avec le Kansas, John Brown, la guerre civile, les histoires de guérillas, William Quantrill, Jesse James et d’autres hors-la-loi.
L’envie de découvrir une autre Amérique, plus rurale, plus authentique mais aussi plus conservatrice et plus religieuse. Voilà, en résumé, les raisons qui m’ont poussées à organiser ce voyage.
Celui-ci durera quinze jours et passera à travers quatre états : l’Illinois, le Missouri, le Kansas et l’Arkansas.
Place maintenant au compte rendu !
Le parcours Chicago, Illinois – 3 nuits Springfield, Illinois – 1 nuit Hannibal et Kearney, Missouri Kansas City, Missouri – 2 nuits Lawrence et Topeka, Kansas Prairie State Park, Missouri Joplin, Missouri – 1 nuit Pea Ridge National Military Park et Eureka Springs, Arkansas Branson, Missouri – 1 nuit Route 66 Jefferson City, Missouri – 1 nuit Route 66 Saint Louis, Missouri – 1 nuit Route 66 Springfield, Illinois – 1 nuit Route 66 Chicago, Illinois – 3 nuitsLes visites payantes et muséesJohn Hancock Observatory à Chicago, IL Lincoln Home National Historic Site à Springfield, IL Jesse James Farm à Kearney, MO Harry Truman Library and Museum, Independence, MO Prairie State Park, Mindenmines, MO Pea Ridge National Military Park, Garfield, AR Missouri State Museum, Jefferson City, MO Gateway Arch, Saint Louis, MO Museum of Westward Expansion, Saint Louis, MO The Skydeck, Chicago, IL The Art Institute, Chicago, ILLes hôtels
· Courtyard by Marriott à Chicago Situé au nord de la Chicago River, à une station de métro du Loop et à deux blocs de Michigan Avenue. Chambre plutôt petite mais bien décorée et confortable. Propre. Personnel souriant et professionnel. Petit déjeuner payant. Buffet très varié.
· The State House Inn à Springfield, IL Situé en face du capitole de l’état, à trois blocs du vieux capitole et du quartier « historique ». Hôtel moderne, chambre décorée avec mobilier « vintage », style années 70. Bon accueil, petit déjeuner compris dans le prix.
· Best Western Inn and Suites à Platte City, MO (en banlieu de Kansas City) Situé dans un zoning en banlieue de Kansas City. Hôtel conforme à l’esprit de la chaîne. Accueil discret et professionnel. Petit déjeuner compris dans le prix.
· Best Western Oasis Inn à Joplin, MO Situé dans un zoning, assez loin de la ville de Joplin. Décoration fidèle aux Best Western, sans charme particulier. Chambre très grande. Nous héritons presque d’un appartement : salon avec canapé séparé de la chambre, deux toilettes, une salle de bain et une petit cuisine. Petit déjeuner compris.
· Best Western Branson Inn and Camp à Branson, MO Situé très loin du centre, tout au bout de la route où se trouvent les salles de spectacles de country. Vue sur les monts Ozarks. Petit déjeuner compris. Grand complexe hôtelier, accueil souriant et professionnel.
· Comfort Suites à Jefferson City, MO Situé à deux pas de l’autoroute, à dix minutes du centre de Jefferson City. Décoration conforme aux motels d’une grande chaine. Chambre propre et confortable. Excellent accueil, personnel toujours disponible pour fournir des renseignements. Petit déjeuner compris.
· La Quinta Inn à Saint Louis, MO Situé à Maryland Heights, à une trentaine de minutes de Downtown. Chambre spacieuse, propre et confortable. Petit déjeuner compris. Accueil loin d’être agréable…
· Homestyle Inn à Springfield, MO Situé à cinq minutes en voiture du centre. Hôtel un peu vieillot, mobilier usé mais chambre suffisamment confortable. Personnel agréable mais pas toujours disponible (personne à la réception et au petit déjeuner pendant bien trente minutes). Petit déjeuner compris.
· The White Hall Hotel à Chicago, IL Situé à un bloc de la Water Tower. Quartier calme avec nombreux magasins plutôt chics. A moins de dix minutes à pieds d’une station de métro. Très de belle décoration, style années 20. Très classe. Belle chambre convenant pour une personne mais pas vraiment pour deux. Énormément de services sont payants… peu de choses gratuites. Exemple : la clé pour avoir accès au minibar est payante, tout comme ce qui se trouvent à l’intérieur de celui-ci, évidemment. Accueil professionnel. Petit déjeuner non-inclus.
Le compte rendu
30 mars 2013
Le jour du départ est enfin arrivé ! Nous arrivons à l’aéroport de Zaventem à 7h20. Nous prenons un vol direct avec Brussels Airlines en direction de Chicago. Le décollage est prévu pour 10h mais l’embarquement est retardé de trente minutes.
A bord de l’avion, nous rencontrons un vétéran américain de la deuxième guerre mondiale. Accompagné de son fils et de sa fille, ils ont visité différents sites de la bataille des Ardennes. Leur père a maintenant 90 ans et a servi au sein d’une unité de parachutistes : la 17ème Airborne.
L’atterrissage est mouvementé. Une fois au sol, le fils du vétéran nous souhaite la bienvenue dans « The Windy City ». Il fait nuageux et venteux et la température est de 14-15°C.

Nous arrivons au Courtyard en fin d’après-midi. Le temps de prendre une douche et déballer nos affaires. J’en profite pour faire un petit tour dans les alentours de l’hôtel et je pousse jusqu’à la Chicago River afin d’avoir un premier aperçu de la ville. Nous ne prenons pas la peine de souper. Nous allons nous coucher vers 20h car nous sommes un peu assommés par le voyage et le décalage horaire.

31 mars 2013
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons à 7h du matin. Le petit déjeuner se fait à l’hôtel. Il est copieux et pas trop cher. Au menu, œufs sur la plat et french toasts.
Ce matin, nous prenons la direction du nord, de la Water Tower et du John Hancock Observatory afin d’avoir une première vue d’ensemble de Chicago. Il fait beau et ensoleillé. Le vent est frais. Arrivé au sommet, la vue est couper le souffle. L’Observatory est particulièrement intéressant si l’on souhaite découvrir au mieux le lac Michigan. Le sud de la ville est à contre jour et plongé dans une sorte de « brume ».
Ensuite, nous continuons notre promenade vers le nord dans le quartier de Gold Coast et sur Oak Street. Nombreux magasins de luxe et de très belles églises remplies à craquer. Et oui, nous l’avions oublié c’est Pâques ! Happy Easter…




Vers midi nous arrivons à Wrighley Field, le stade de l’équipe de baseball de Chicago : les Cubs. Le stade est un des plus vieux des États-Unis. Il date de 1914. Le coin est plutôt sympa. Il y a de nombreux bars et restaurants. On se dit que les jours de matchs, il doit y avoir une sacrée animation.

L’après-midi, nous nous dirigeons vers Union Station. La gare est assez belle bien qu’austère. Pour les cinéphiles, c’est là qu’est tournée la scène finale du film « Les Incorruptibles » avec Kevin Costner, lorsque le landau dévale les escaliers pendant la fusillade. A partir des environs de la gare, on peut voir la Willis Tower mais sa visite sera pour une prochaine fois.


La soirée approche et nous terminons la journée par une courte balade sur Michigan Avenue. Nous rendons ensuite au Millenium Park afin d’avoir un aperçu du « Bean ». Le Park est très animé. De nombreuses personnes profitent des rayons du soleil. C'est très agréable.



Le souper se fait dans un bar de State Street. Ambiance très américaine. Écrans géants avec des événements sportifs, musique plutôt rock… Assez décontracté.
Avant de dormir, je vais vite jeter un coup d’œil sur le State Bridge afin de prendre quelques photos de nuit.

Merci pour votre lecture ! A très bientôt pour la suite ...
Time-Lapse Video of My Road Trip in the Western USA – November 2013 & Travel Journal
I’ve never done a travel journal on VF before... so I’m giving it a go this year 😉. Just to share a bit of my 3-week trip around the West.
Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.
I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.
First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.
Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.
The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.
And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪
Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.
I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.
The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.
Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛

I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.
Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)
I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.
As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.
I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).
I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).

Off I went on my first adventures.
I decided to head to Apache Junction.
First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.


I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.
A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).
I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.
My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.
I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.
Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).

I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!
I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.


I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.
I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!
Saturday, November 2:
I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.
And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!

Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉
I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.
Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.

I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!
Sunday, November 3:
Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.

I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.


Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.
I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.
First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.
Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.
The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.
And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪
Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.
I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.
The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.
Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛

I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.
Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)
I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.
As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.
I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).
I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).

Off I went on my first adventures.
I decided to head to Apache Junction.
First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.


I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.
A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).
I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.
My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.
I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.
Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).

I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!
I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.


I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.
I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!
Saturday, November 2:
I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.
And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!

Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉
I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.
Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.

I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!
Sunday, November 3:
Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.

I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.


Dans la chaleur de l'Ouest américain 2013 English translation pending
Dans un premier temps je pensais pouvoir faire un retour sur le forum presque en direct mais le manque de wifi, le temps que cela prenait en plus du blog que je tenais et la modification de l’insertion des photos sur le forum ont eu raison de ma volonté.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo


Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo



Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.

De la musique et la souris English translation pending
Pour notre nouveau voyage aux USA, nous avons décidé de traverser un état qu’on ne parle pas beaucoup, j’ai nommé le Tennessee.
Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.
Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.
Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.
Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.
30 juillet 2013
Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….
Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.
Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.
Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.
31 juillet 2013
Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.
Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.
On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.
Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.
Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.
Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..
Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….
Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»
Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions
concernant les valises.
On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.
Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.
Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.
Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.
Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.
Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.

Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.
Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.

Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.
On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.
Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.
Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.


Vient le moment de prendre la voiture.
Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.
Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.
Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.
Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.
Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.
Bizarre, on verra.
Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.

Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.
Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.
Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.
Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.
On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.
Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !
Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.
Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.
Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.

Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !
On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…
Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.
Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.
Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.
Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
Dans la première partie de notre séjour, nous avons visité le Tennessee, Smookie Moutain, Nashville, Memphis.
Ensuite nous sommes allés à Orlando passer un séjour basé principalement sur Disney.
Ce voyage s’est passé sans trop de soucis, cela nous change, hormis que nous étions partis avec des amis et que nous sommes revenus en n’étant plus amis.
Mais je ne m’attarderai pas sur ce problème.
30 juillet 2013
Cette année on a fait fort, on travaille le jour où l’on part….
Comme notre vol part de Paris le 31, on a décidé de partir le soir, de dormir près de Paris pour pouvoir être à Charles de Gaule le lendemain à 5h30.
Cette fois, notre fils de 21 ans à préféré passer son tour, il reste en Belgique, il veut travailler comme étudiant un maximum pour se faire de l’argent et une expérience dans son futur métier d’éducateur.
Nous sommes au final 3 Mado notre fille de 16 ans, Laurence mon épouse et moi Patrick.
31 juillet 2013
Une courte nuit, on avait programmé le réveil pour 3h15, mais à 2h40 on était debout.
Nous pouvons ainsi clôturer nos valises et s’apprêter pour un nouveau périple Américain sans se presser.
On avait rendez vous chez des gens qui avait proposé de garder notre voiture et de nous conduire à CDG pour 4h30.
Le temps de les saluer, de transférer nos valises et de faire la route vers l’aéroport, c’est tout juste 3h avant le décollage que nous sommes à CDG.
Nous arrivons sans trop stresser pour s’enregistrer, on est tellement cool que le comptoir d’enregistrement n’est pas encore ouvert.
Mado commence à nous faire une interprétation d’un humoriste qu’elle apprécie beaucoup, Gad Elmaleh. Genre : « elles sont à vous ces valises, vous a-t-on aidé pour les faire, vous a-t-on offert quelque chose…..
Mais a qui voulez vous qu’elles soient, on ne m’offre jamais rien alors pour partir en voyage, vous pensez….
Vous pouvez aller par là svp, mais ou voullez vous que j’aille d’autre, dans le cockpit….»
Ce qui nous fait rire et j’ai difficile de garder mon sérieux lorsque le préposé nous pose effectivement les questions
concernant les valises.
On commence fort, je dis à Mado, il ne manquerait qu’il pense que je me moque de lui et j’aurais droit à un contrôle renforcé.
Mais tout se passe bien et rapidement, nos valises sont enregistrées, l’hôtesse nous souhaite un bon vol et nous parle de notre destination finale.
Mado ne peut s’empêcher de souligner avec ironie qu’elle ne veut pas que le vol se passe comme dans le film.
Pendant tout le voyage, j’ai eu pas mal de délire avec Mado, on n’a pas passé une journée sans faire des jeux de mots. Une fois la douane et les contrôles passés, nous prenons un petit déjeuner. Il est 7h40 quand l’embarquement commence.
Tout se passe bien, sauf qu’un passager ne sait pas boucler sa ceinture, elle est cassée. Un technicien vient la changer ce qui fait que le vol est parti avec 20 min de retard.
Pas trop grave, du moins pour nous, car notre escale à Atlanta dure 2h40, ce qui nous laisse de la marge. Après un brunch, quelques perturbations, une course entre deux avions, un snacks, un sandwich, une glace, rien de terrible comme programme télé (écran central sans choix), 9h30 de vol et des orages pour atterrir, le vol se déroule bien.

Le douanier n’est pas trop sympa lors de notre passage à l’immigration, mais c’est assez rapide. Nous récupérons les valises, passons la douane et redéposons nos baguages sur le tapis pour qu’ils aillent rejoindre notre prochain avion.
Nous en profitons pour manger un sandwich, sans savoir si nous aurons le temps à notre arrivée à Knoxville.

Notre vol est court c’est un vol régional. L’avion est petit, Un EMBRAES d’un peu plus de 50 places. On en rigole, ils ne doivent pas avoir souvent des touristes sur ce vol. D’ailleurs à l’embarquement, l’hôtesse qui devait vérifier nos cartes, était un peu perdue en voyant nos billets internationaux.
On part dans un délire dans l’avion en se disant que personne ne nous comprend, jusqu’à ce que le passager assis à coté de Mado lui demande dans un Français correct d’où nous venons.
Il s’agit d’un Belge de Louvain La Neuve qui possède une maison en Floride et qui se rend à Knoxville pour le travail. On a l’air fin avec notre humour à deux balles.
Le débarquement se passe très vite et les valises suivent aussi vite.


Vient le moment de prendre la voiture.
Malgré que nous sommes que trois et qu’on ne fait pratiquement que de la route, nous avons réservé une grosse voiture. Plus pour se faire plaisir que par nécessité.
Mais Laurence craint de ne pas avoir le modèle choisi, comme nous sommes dans un aéroport régional et que des voitures genre Tahoé ne doivent pas être souvent demandées.
Lors des deux dernière fois, Alamo avait essayé de nous fourguer une catégorie en dessous. Mais Laurence est décidée de ne pas se laisser faire.
Le préposé semble entrepris lorsqu’on présente notre copie du mail de réservation et il doit passer plusieurs coups de fil. Laurence lui demande bien 5 fois si on aura bien la voiture demandée et finalement il nous donne les documents en disant que c’est bien le genre de voiture demandée.
Nous arrivons sur le parking et la dame nous fait attendre 5 min, repasse un coup de fil et enfin nous donne les clés. Mais voila on ne doit pas aller du coté où sont garées les voitures sous l’enseigne Alamo, mais dans un autre service, un peu plus loin.
Bizarre, on verra.
Dans l’allée il y a pas mal de véhicules de gros modèles, pick-up, mini bus, etc. On actionne les clés et on aperçoit une voiture qui réagit. Ce n’est pas un tahoé, mais une AMG YUKON, elle est bien, c’est bon, c’est dans la catégorie demandée.

Je fais l’inspection du véhicule, papier, roue de secours, état des pneus. Ceux-ci me semblent en très bon état. On charge les baguages, je règle le siège, ce qui nous frappe, c’est l’odeur, une agréable odeur de cuir et de propre. On est content.
Le seul bémol, pas de trace indiquant le dernier entretien, je me dis que c’est vu l’état de la voiture, c’est surement noté dans le carnet d’entretien.
Bon, je mets le contact, regarder si pas de témoins restent allumés. Comme lors de nos voyages précédents, et on est surement pas les seuls, on note les kms, enfin les milles. Et là surprise, le compteur indique 2 milles.
Je dois regarder deux fois et me pincer pour être sûr que je ne délire pas suite au décalage horaire. Et oui, la voiture est neuve, elle a juste roulé du vendeur à l’aéroport et encore elle a surement été livrée en camion. Là on est content, une 7 places neuve pour nous trois, whaouu.
On programme le gps pour Gatlinburg qui se trouve à 80 km et nous avons 30 min d’avance. Que ce soit dans l’ouest ou dans l’est, c’est toujours aussi sympa de rouler aux States.
Nous avions loué un chalet, à environs 10 km à l’est de Gatlinburg, suffisamment grand pour deux familles. Car je le rappelle, même si je n’en parle pas nous étions avec des ex-amis !
Nous passons avant d’arriver au chalet, au supermarché que j’avais repéré sur Google. Nous arrivons au chalet, il est 20h00, comme le check-in était jusque 19h00, on avait envoyé un mail au responsable pour expliquer que notre vol arrivait assez tard.
Il nous avait répondu que les clés seraient sous le paillasson. Le lotissement est magnifique, de construction récente.
Au fait il est possible de louer ou acheter des chalets, vraiment très beau. Mais il faut aimer le bois.

Mais voila nous sommes devant notre chalet et pas de paillasson. On fait le tour, on cherche sous les pierres, sous les marches de l’escalier, rien, Nada !
On avait un numéro pour appeler en cas d’urgence, on se résigne à devoir le faire. Mais une idée me vient, on se croirait dans une série télé Américaine, où quand tout semble perdu, une solution apparait pas miracle et on se dit mais oui, c’est évident…
Je mets ma main sur la porte et miracle, elle est ouverte, un chalet équipé en plein milieu des bois avec la porte ouverte… Nous Belges, nous ne sommes pas habitués à ça.
Les clés ne sont pas là, mais on peut rentrer et fermer de l’intérieur. Il y a un petit mot de bienvenue nous invitant à passer au bureau plus tard.
Et les surprises ne s’arrêtent pas en si bon chemin, tout est neuf, beau, deux chambres et une salle de bain à l’étage, une chambre au rez de chaussée et une salle de douche digne d’un palace à Vegas.
Une terrasse avec Rocking-chairs, une véranda avec jacuzzi, cuisine équipée, salon avec télé et feu ouvert au gaz Le wifi, la total, malgré la fatigue, nous sommes ravis, nous nous installons et allons dormir, il est 22h00.
Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip English translation pending
Bonjour à tous!
Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain:
- 3 semaines à Calgary avec échange de maisons.
- 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie.
- 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!
A bientôt.😉
Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!
Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!
A bientôt.😉
Trois petites semaines à l'ouest des États-Unis (retour) English translation pending
De retour des USA, je vous fais partager mon carnet de voyage (juste retour des choses car c'est surtout grâce à ce forum que j'ai préparé ce voyage)
Nous avons voyagé 3 petites semaines de l'Oregon à Seattle puis la route 101, San Francisco, Yosemite, Death Valley, Joshua tree, Los Angeles...
Notre fille Zoé qui a 16 ans passe une année scolaire dans l'Oregon, l'occasion était trop belle de la retrouver et de partir à la découverte de ce grand pays.
Je ne publie pas tout d'un coup.. pour que ce ne soit pas indigeste mais si vous êtes du genre à ne pas aimer les feuilletons, vous pouvez trouver la suite des aventures dans mon blog (rassurez vous, ça finit bien 😉). Pour les autres, la suite très bientôt . et je vais essayer d'ajouter en plus de ce qui est sur le blog quelques petites adresses et prix

Dimanche 5 mai 2013 Depuis presque 9 mois, une partie de notre tête, de notre vie, est dans l'Oregon où notre fille Zoé passe presque 1 an pour son plus grand bonheur. C'était trop tentant d'aller lui faire un petit coucou et d'en profiter pour découvrir ce grand pays où nous ne sommes jamais allés. 3 petites semaines pour en profiter... et vous raconter. C'est bizarre le temps. On part un matin à 10 h de Paris; on fait 13h30 d'avion + 3 h d'escale à Londres et on est à 17 h à Los Angeles... est ce que si on voyageait chaque jour vers l'ouest, on remonterait le temps et on reviendrait à la date du départ ? (ce serait pratique pour les congés... Mais quand même, c'est loin l'Amérique !
Vols sans encombre et passage à l'immigration américaine avec une queue énorme de voyageurs devant les guérites. on se voit déjà bloqués là pour 3 h mais en bons français, on resquille un peu en changeant de file et on s'en sort en 1 h. Empreintes, questions basiques sur les motifs du voyage et nous voilà estampillés" accepted". Thank you Sir. Normalement il faut encore faire la queue pour la douane (1 h) mais un ange gardien nous ouvre une barrière et nous fait sortir directement. Re-thank you Sir !
J'ai eu la bonne idée (on n'est jamais mieux félicité que par soi-même) de louer une voiture pour notre petite nuit à Los Angeles. 49 $ = 1 fois1/2 moins cher que le taxi pour aller à Santa Monica où nous logeons et on va pouvoir se ballader un peu. Notre premier contact avec un autochtone chez AVIS est plutôt sympa "bonjour"; il nous parle de vins français, plaisante, et nous donne notre petite Chevrolet automatique qu'Eric peine un peu à prendre en main.
(je sais, la photo est de traviole mais 9 h de décalage horaire, ça vous tourne la tête...😉
Le soir on veut aller se promener dans Santa Monica et on cherche à se garer mais les parcmétres sont bizarres et peu explicites, on part voir comment font les autres voitures et en se retournant on voit un grosse voiture de police garée à côté de la Chevrolet et un policier en train de faire des photos des plaques. On court (enfin je cours...) "please Sir" et il nous regarde fixement quelques secondes sans rien dire. Eric essaye d'expliquer le problème et le policeman répond que c'est impossible de se garer là - on est mal, on imagine deja le sabot et autre amende ...mais il finit par dire "vous êtes français ?" et il remonte dans sa voiture. OUF ! Thank you Sir !

Dimanche 5 mai 2013 Depuis presque 9 mois, une partie de notre tête, de notre vie, est dans l'Oregon où notre fille Zoé passe presque 1 an pour son plus grand bonheur. C'était trop tentant d'aller lui faire un petit coucou et d'en profiter pour découvrir ce grand pays où nous ne sommes jamais allés. 3 petites semaines pour en profiter... et vous raconter. C'est bizarre le temps. On part un matin à 10 h de Paris; on fait 13h30 d'avion + 3 h d'escale à Londres et on est à 17 h à Los Angeles... est ce que si on voyageait chaque jour vers l'ouest, on remonterait le temps et on reviendrait à la date du départ ? (ce serait pratique pour les congés... Mais quand même, c'est loin l'Amérique !
Vols sans encombre et passage à l'immigration américaine avec une queue énorme de voyageurs devant les guérites. on se voit déjà bloqués là pour 3 h mais en bons français, on resquille un peu en changeant de file et on s'en sort en 1 h. Empreintes, questions basiques sur les motifs du voyage et nous voilà estampillés" accepted". Thank you Sir. Normalement il faut encore faire la queue pour la douane (1 h) mais un ange gardien nous ouvre une barrière et nous fait sortir directement. Re-thank you Sir !
J'ai eu la bonne idée (on n'est jamais mieux félicité que par soi-même) de louer une voiture pour notre petite nuit à Los Angeles. 49 $ = 1 fois1/2 moins cher que le taxi pour aller à Santa Monica où nous logeons et on va pouvoir se ballader un peu. Notre premier contact avec un autochtone chez AVIS est plutôt sympa "bonjour"; il nous parle de vins français, plaisante, et nous donne notre petite Chevrolet automatique qu'Eric peine un peu à prendre en main.
(je sais, la photo est de traviole mais 9 h de décalage horaire, ça vous tourne la tête...😉Le soir on veut aller se promener dans Santa Monica et on cherche à se garer mais les parcmétres sont bizarres et peu explicites, on part voir comment font les autres voitures et en se retournant on voit un grosse voiture de police garée à côté de la Chevrolet et un policier en train de faire des photos des plaques. On court (enfin je cours...) "please Sir" et il nous regarde fixement quelques secondes sans rien dire. Eric essaye d'expliquer le problème et le policeman répond que c'est impossible de se garer là - on est mal, on imagine deja le sabot et autre amende ...mais il finit par dire "vous êtes français ?" et il remonte dans sa voiture. OUF ! Thank you Sir !
