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Choisir la Gaspésie (Québec) pour une semaine de nature sauvage en mai? English translation pending
Bonjour,
J'irai de Boston à Québec passer 1 semaine en mai. J'aurai une voiture. vos conseils??? j'aime la nature sauvage, et ai envie de traverser le Maine...
Merci d'avance
Bons plans pour le nord de la côte Est des Etats-Unis? English translation pending
Bonsoir à tous,
Le planning des prochaines vacances en juillet se précise mais les choix ne sont pas simples ... En bref, nous débarquons à Boston, 2 jours, ensuite le Maine 4 jours (parc Arcadia, kayak, Boothbays Harbor, ...) et terminons à New York 4 jours. IL me reste 2 jours à planifier entre le Maine et New-York.
J'aimerais visiter la Fallingwater House de FL Wright mais c'est 12h de route entre le Maine et Mill Run : avez-vous une étape intéressante à me proposer entre les deux lieux ou une bonne adresse pour loger près de la maison ?
Un critère qui peut orienter vos réponses est la composition familiale ! Nous sommes 2 adultes et 3 "grands" de 20,18 et 14 (un garçon et deux filles) pas spécialement intéressés par les grands parcs d'attraction.
Un tout grand merci pour vos réponses.
Anne06
Las Vegas pour une seule nuit: horaires des visites? English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens vers vous pour une nouvelle petite question au sujet de Las Vegas. Voilà, je serais à Las Vegas le 24 mai 2010 pour une seule nuit. Nous arriverons en fin d'après-midi et nous pourrons profiter de la magie de Las Vegas qu'une seule soirée. J'ai planifié déjà ce que nous souhaitons visiter en priorité (je sais que ça va être très speed vu le peu de temps qu'on reste à Vegas):Las Vegas premium outletM&M's storeTour sur le strip pour photosVisites de l'intérieur des hôtels et spectacles gratuits (mais lesquels valent vraiment le coup ???)Fremont Street ExperienceConnaîtriez-vous les horaires ???? Cela m'aiderait à savoir ce que nous allons faire en premier. Merci beaucoup !!!!!!
Je reviens vers vous pour une nouvelle petite question au sujet de Las Vegas. Voilà, je serais à Las Vegas le 24 mai 2010 pour une seule nuit. Nous arriverons en fin d'après-midi et nous pourrons profiter de la magie de Las Vegas qu'une seule soirée. J'ai planifié déjà ce que nous souhaitons visiter en priorité (je sais que ça va être très speed vu le peu de temps qu'on reste à Vegas):Las Vegas premium outletM&M's storeTour sur le strip pour photosVisites de l'intérieur des hôtels et spectacles gratuits (mais lesquels valent vraiment le coup ???)Fremont Street ExperienceConnaîtriez-vous les horaires ???? Cela m'aiderait à savoir ce que nous allons faire en premier. Merci beaucoup !!!!!!
Malaisie avec un bébé: quel itinéraire pour quinze jours? English translation pending
Bonjour,
nous envisageons de faire un séjour de 15 jours en Malaisie (au mois de mai) avec notre fille qui aura 14 mois.
c'est notre premier long voyage avec elle et la malaisie a l'air assez développée pour trouver tout ce dont on a besoin pour un bébé de cet age là. Mon principal soucis étant la nourriture car elle ne mange pas encore exactement comme nous.
Est il facile de trouver des petits pots de bébé partout? et le lait en poudre? Si nous partons une semaine sur des iles est-il nécessaire d'apporter cela pour elle depuis le continent ou est il facile de trouver cela sur l'ile?
nous prendrions un billet Paris-kuala. après nous serions assez tentés par la cote est et les iles perhentian avec pourquoi pas un stop dans la jungle. (on prendra un sac à dos pour porter notre fille). Est ce un itinéraire envisageable avec un bébé?
concernant les prix des hébergements en malaisie, sur le site du routard ca a l'air pas cher du tout mais j'ai eu d'autres echos d'amis partis la bas. Sachant que nous ne cherchons pas les hotels haut de gamme mais simplement des adresses propres et sûr pour notre bébé, combien faudrait il compter de budget par nuit?
enfin, dernière question quel climat trouverons nous en mai? est ce ok avec le bébé?
merci beaucoup pour vos réponses
Hôtel Fram Eco Salem à Monastir English translation pending
Bonjour,
Je compte partir avec mes enfants de 12 et 8 ans au SALEM FRAM ECO, je souhaiterais avoir quelques avis.
Départ fin juillet.
Qui peut me renseigner ?
Hôtel Playa Costa Verde à Holguin English translation pending
Bonjour,
Je part dans 2 semaine à Cuba avec mon copain, habituellement nous choisissons toujours des hôtels 5* à Cuba mais cette fois-ci j'avais envie d'essayer le Playa Costa Verde. J'ai lu d'excellents commentaires sur cet hôtel 4*.
Je sais que c'est Cuba, mais j'aime bien mangé et boire du bon vin, alors je me demandais si le vin était quand même bon à cet hôtel et s'il y avait du champagne durant la journée et au buffet d'offert.
S'il y a d'autres commentaires interessants, n'hésitez pas à m'en faire part.
Merci.
Je part dans 2 semaine à Cuba avec mon copain, habituellement nous choisissons toujours des hôtels 5* à Cuba mais cette fois-ci j'avais envie d'essayer le Playa Costa Verde. J'ai lu d'excellents commentaires sur cet hôtel 4*.
Je sais que c'est Cuba, mais j'aime bien mangé et boire du bon vin, alors je me demandais si le vin était quand même bon à cet hôtel et s'il y avait du champagne durant la journée et au buffet d'offert.
S'il y a d'autres commentaires interessants, n'hésitez pas à m'en faire part.
Merci.
Hôtel pour deux adultes et deux enfants à Cuba? English translation pending
Bonjour à tous , Nous somme 2 adultes et 2 enfants ( 4 ans et 7 ans ) et nous voulons aller à cuba en mai .
Nous hésitons entre 3 hotel mais j'aimerias avoir votre avis en général . Nous voulons une plage magnifique( nous somme allé au las dunas en 2008 et la plage était vraiment extraordinaire.) Mais surtout nous voulons bien mangé ( buffet climatisé ) .... Au las dunas le buffet pas climatisé alors ordinaire! Est-que quelqu'un pourrait nous donner des opinions sur 1- iberostar varadero 2- trip peninsula varadero 3- iberostar daiquiri. ou sur autre si vous pensé que c est mieux!!
Merci beaucoup !!!
Merci beaucoup !!!
Hôtel près de Khao San Road à Bangkok? English translation pending
bonjours,
Je cherche un hotel pas trop miteu, pres de khao san road(bangkok) pour moin de 15 euros la nuit en chambre double, pas besoin de piscine ni de resto (je sais kon mange mieu dehors et pour moin chere)...ni de truc supperflu.
Merci d'avance les fou de tailande...
Jess
Je cherche un hotel pas trop miteu, pres de khao san road(bangkok) pour moin de 15 euros la nuit en chambre double, pas besoin de piscine ni de resto (je sais kon mange mieu dehors et pour moin chere)...ni de truc supperflu.
Merci d'avance les fou de tailande...
Jess
Birmanie: route au nord de Yangoon préférable? English translation pending
Bonjour,
Je pars la semaine prochaine et envisage, après quelques jours passés à Yangoon de remonter en bus "doucement", vers Mandalay, c'est à dire en m'arrêtant plusieurs fois. A priori, je pense choisir plutôt la route Ouest (par Pyay et Minbu-MagWe).
Ai-je raison ?
Pensez-vous que la route Est (Bago, Toungoo, Meiktila) soit préférable ?
Certains d'entre vous se sont-ils déjà arrêtés dans ces villes (d'après les guides les hébergements semblent un peu défaillants), et avez-vous des GH à me recommander ?
Merci pour les conseils que m'a donnés Lobo et pour la générosité de tous ceux qui partagent leur savoir. Comme à chaque fois, dans les jours qui précèdent ce saut en solitaire dans l'inconnu d'une autre culture... excitation du départ et sourdes inquiétudes s'emmêlent joyeusement !
Merci pour les conseils que m'a donnés Lobo et pour la générosité de tous ceux qui partagent leur savoir. Comme à chaque fois, dans les jours qui précèdent ce saut en solitaire dans l'inconnu d'une autre culture... excitation du départ et sourdes inquiétudes s'emmêlent joyeusement !
Hôtel Blau Costa Verde versus le Playa Costa Verde Holguin? English translation pending
Est-ce le même hotel?
Lequel me conseillez vous?
Prix des repas et adresses de restaurants à Langkawi? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
ma question est simple, histoire de me rendre compte quelqu'un peut-il me donner une idée du prix moyen des repas pour trois 5deux aduktes et un enfant) ?
Au passage, si vous avez de bonnes adresses, genre resto romantique ou on mange bien, je suis preneur !!! Merci d'avance à toux ceux qui m'éclaireront !!!
ma question est simple, histoire de me rendre compte quelqu'un peut-il me donner une idée du prix moyen des repas pour trois 5deux aduktes et un enfant) ?
Au passage, si vous avez de bonnes adresses, genre resto romantique ou on mange bien, je suis preneur !!! Merci d'avance à toux ceux qui m'éclaireront !!!
Cheval au quotidien au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir combien coûte, approximativement, une pension pour chevaux au Maroc. Quel est, également, le coût pour faire manger un cheval et que mange t'il au Maroc? Vivre là bas avec ses propres chevaux est il possible sans entrer dans des dépenses inconsidérées?
Merci de vos réponses.
Ladyscharma
J'aimerais savoir combien coûte, approximativement, une pension pour chevaux au Maroc. Quel est, également, le coût pour faire manger un cheval et que mange t'il au Maroc? Vivre là bas avec ses propres chevaux est il possible sans entrer dans des dépenses inconsidérées?
Merci de vos réponses.
Ladyscharma
Retour de croisière dans les Caraïbes sur le Serenade of the Seas (RCI) English translation pending
Nous voilà de retour (ce samedi 30 janvier 2010) de notre croisière CARAIBES (2 croisières back-to-back) sur le Serenade of the seas (Royal Carribean International)
Nous avons visité 11 iles des Caraîbes aux eaux turquoises transparentes, magnifiques...
Le bateau est très beau. Les cabines (nous : extérieure). Nous avons très bien mangé, aussi bien au Windjammer (le self du Pont 11) qu'au restaurant (Pont 4) où nous avons retrouvé Shitsu (coucou Carolle), son chum Claude et ses amis Lise et Daniel.... mais aussi HIBOU.5 et JL que nous avons connu par le biais de ce site (avril 2008) et avec lesquels nous avons passé de très bons moments tous les jours.
Mais l'ambiance festive n'y est pas du tout .... pour nous qui avons quand même la soixantaine, pratiquement pas d'animation, ni de soirées vraiment folles.... et c'est bien dommage. Au lit à 11 heures (p.m.) .... navrant !!! Heureusement, 3 personnes francophones faisant partie du personnel nous ont bien aidé (car tout en anglais !!!).
Quelques conseils pour ceux qui font le même type de croisière : - si vous passez par Miami (départ Paris) : vous devez récupérer vos bagages (déjà enregistrés jusqu'à San Juan de Porto Rico) ; par contre, pour le retour, vos bagages seront récupérés directement à Paris (nous n'étions pas informés de ce fait, et nous avons eu la frousse à l'aéroport de Miami de ne pas les retrouver sur le tapis...). - surtout, au départ de San Juan : ne pas oublier de passer par l'USDA (office de l'Agriculture), à l'extérieur de l'enregistrement, sinon retour à la case 0. - vous ne pouvez pas entrer de bouteilles d'alcool à bord (aussi bien le jour de l'embarquement que lors des escales). Tout est scanné et confisqué (rendu la veille de votre fin de croisière).... il y a quand même quelque subterfuge !!!! - pour acheter des bijoux : ST THOMAS mieux placé que ST MARTIN ; on peut même négocier. - nous n'avons pas pris d'excursions de RCI ; étant à 4 nous avons loué un taxi (il faut compter de 20 à 40 US$ par personne pour une balade de 3 heures environ (avec arrêt plage - nous préférions les plages pas trop fréquentées par les touristes) en fonction du parcours. - pour réserver une croisière RCI ou CELEBRITY ou MAZAMARA : il vaut mieux passer directement par le représentant français qui est Latitude Sud (je n'ai pas d'actions !!!) à Paris. Cela vous évitera des frais supplémentaires d'intermédiaires et des renseignements plus précis et plus personnalisés (cela a été mon cas avec une agence de Monaco -dont je ne vous donnerai le nom qu'en MP- qui ne m'a pas donné satisfaction sur plusieurs points : avion / horaires / cabine etc... et avec laquelle je ne travaillerai plus !)
Nous avons pu faire une comparaison avec nos précédentes croisières sur COSTA : hormis le fait de la fréquentation italienne quelque peu envahissante et bruyante (voire même limite inconvenante, désolés, mais c'est notre sentiment), nous reconnaissons que l'ambiance est beaucoup plus agréable sur COSTA. Nous réessayerons donc pour la prochaine fois, une croisière COSTA (il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas ?)
Pour ceux qui voudraient des renseignements plus pointus sur cette croisière RCI - Caraîbes Sud, avec plaisir de vous en donner.
Mais l'ambiance festive n'y est pas du tout .... pour nous qui avons quand même la soixantaine, pratiquement pas d'animation, ni de soirées vraiment folles.... et c'est bien dommage. Au lit à 11 heures (p.m.) .... navrant !!! Heureusement, 3 personnes francophones faisant partie du personnel nous ont bien aidé (car tout en anglais !!!).
Quelques conseils pour ceux qui font le même type de croisière : - si vous passez par Miami (départ Paris) : vous devez récupérer vos bagages (déjà enregistrés jusqu'à San Juan de Porto Rico) ; par contre, pour le retour, vos bagages seront récupérés directement à Paris (nous n'étions pas informés de ce fait, et nous avons eu la frousse à l'aéroport de Miami de ne pas les retrouver sur le tapis...). - surtout, au départ de San Juan : ne pas oublier de passer par l'USDA (office de l'Agriculture), à l'extérieur de l'enregistrement, sinon retour à la case 0. - vous ne pouvez pas entrer de bouteilles d'alcool à bord (aussi bien le jour de l'embarquement que lors des escales). Tout est scanné et confisqué (rendu la veille de votre fin de croisière).... il y a quand même quelque subterfuge !!!! - pour acheter des bijoux : ST THOMAS mieux placé que ST MARTIN ; on peut même négocier. - nous n'avons pas pris d'excursions de RCI ; étant à 4 nous avons loué un taxi (il faut compter de 20 à 40 US$ par personne pour une balade de 3 heures environ (avec arrêt plage - nous préférions les plages pas trop fréquentées par les touristes) en fonction du parcours. - pour réserver une croisière RCI ou CELEBRITY ou MAZAMARA : il vaut mieux passer directement par le représentant français qui est Latitude Sud (je n'ai pas d'actions !!!) à Paris. Cela vous évitera des frais supplémentaires d'intermédiaires et des renseignements plus précis et plus personnalisés (cela a été mon cas avec une agence de Monaco -dont je ne vous donnerai le nom qu'en MP- qui ne m'a pas donné satisfaction sur plusieurs points : avion / horaires / cabine etc... et avec laquelle je ne travaillerai plus !)
Nous avons pu faire une comparaison avec nos précédentes croisières sur COSTA : hormis le fait de la fréquentation italienne quelque peu envahissante et bruyante (voire même limite inconvenante, désolés, mais c'est notre sentiment), nous reconnaissons que l'ambiance est beaucoup plus agréable sur COSTA. Nous réessayerons donc pour la prochaine fois, une croisière COSTA (il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas ?)
Pour ceux qui voudraient des renseignements plus pointus sur cette croisière RCI - Caraîbes Sud, avec plaisir de vous en donner.
Itinéraire de train pour aller à Disneyland Paris? English translation pending
Bonjour,
J'habite en Meurthe et Moselle à Villerupt (54) et j'aimerais aller à Disneyland Paris en train.
Il y a une gare à l'entrée du parc ( Marne la Vallée / Chessy ) et les compagnies qui s'y rendent sont Thalys, Eurostar et RER A (je ne sais pas s'il y en d'autre).
Je n'ai jamais pris le train et je ne sais pas trop comment chercher sur le net, s'il y a des aller direct, s'il faut faire des changements ou où se trouve la gare la plus proche pour aller à Disneyland ...
Est-ce que quelqu'un peut me renseigner sur tout ça ?
Merci d'avance ;)
J'habite en Meurthe et Moselle à Villerupt (54) et j'aimerais aller à Disneyland Paris en train.
Il y a une gare à l'entrée du parc ( Marne la Vallée / Chessy ) et les compagnies qui s'y rendent sont Thalys, Eurostar et RER A (je ne sais pas s'il y en d'autre).
Je n'ai jamais pris le train et je ne sais pas trop comment chercher sur le net, s'il y a des aller direct, s'il faut faire des changements ou où se trouve la gare la plus proche pour aller à Disneyland ...
Est-ce que quelqu'un peut me renseigner sur tout ça ?
Merci d'avance ;)
Croisière sur le Costa Pacifica: restaurants English translation pending
Bonjour,
J'ai vu qu'il existe, sur le Pacifica, un restaurant nommé My Way et un autre appelé New York, New York.
Dans lequel mange-t-on?
Bonne soirée et merci d'avance pour les réponses
Traversée de Paris à vélo English translation pending
Bonjour
dans le cadre d'un tour de France des départements
j'envisage de traverser comme jean Gabin ; Paris, de la sorte par :
45 Loiret (Orleans) 77 Seine et marne (Melun) 94 Val de Marne (Créteil) 91 Essone (Evry) 92 Hauts-de-Seine (Nanterre) sous les fenetres de la Roselyne de Bagneux75 Paris 93 Seine st denis (Bobigny) 95 Val d'Oise (Pontoise) 78 Yvelines (Versailles) 28 Eure et loire (Chartres) 27 Eure (Evreux) 76 Seine maritime (Rouen) 60 Oise (Beauvais) le but étant de passer par tous les départements, une seule fois
pas évident de slolomer entre tous ces noeuds routiers il existe bien la coulée verte depuis massy je crois, mais ensuite avez vous des tuyaux afin d'éviter les pieges routiers
http://cbandiera.free.fr/tdfcyclo-2/index.php
claude Merci
45 Loiret (Orleans) 77 Seine et marne (Melun) 94 Val de Marne (Créteil) 91 Essone (Evry) 92 Hauts-de-Seine (Nanterre) sous les fenetres de la Roselyne de Bagneux75 Paris 93 Seine st denis (Bobigny) 95 Val d'Oise (Pontoise) 78 Yvelines (Versailles) 28 Eure et loire (Chartres) 27 Eure (Evreux) 76 Seine maritime (Rouen) 60 Oise (Beauvais) le but étant de passer par tous les départements, une seule fois
pas évident de slolomer entre tous ces noeuds routiers il existe bien la coulée verte depuis massy je crois, mais ensuite avez vous des tuyaux afin d'éviter les pieges routiers
http://cbandiera.free.fr/tdfcyclo-2/index.php
claude Merci
Aller seule une journée à Londres étant mineur? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais aller avec une copine à Londres une journée, malheureusement il y a quelques problèmes !!😠Nous sommes mineurs (12 et 12 ans)!!Les sous: nous sommes vraiment fauchés !! Le voyage: comment voyager ? Avec quel moyen de transport y aller ? Sur place: comment mangé ? Comment se déplacer ? Merci d'avance !! 🙂
J'aimerais aller avec une copine à Londres une journée, malheureusement il y a quelques problèmes !!😠Nous sommes mineurs (12 et 12 ans)!!Les sous: nous sommes vraiment fauchés !! Le voyage: comment voyager ? Avec quel moyen de transport y aller ? Sur place: comment mangé ? Comment se déplacer ? Merci d'avance !! 🙂
De Hanoï à Sapa, l'anti-moto-école English translation pending
Pas facile de se remettre à l'écriture, d'autant plus que je sors de 39 de fièvre...
Heureusement que je te parles d'un temps où tout allait comme on mange des Ovomaltines sous le soleil du Vietnam, enfin quand il brille...
C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!
Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!
Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.
J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².
On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.
Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.
Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.
Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!
Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!
A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.
Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.
Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!
Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.
A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.
Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...
Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!
Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!
Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!
Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.
Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.
A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.
L'après-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...
Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.
Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.
En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!
Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!
Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!
A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.
Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!
Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.
A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.
On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??
Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!
C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!
Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!
Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.
J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².
On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.
Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.
Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.
Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!
Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!
A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.
Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.
Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!
Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.
A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.
Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...
Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!
Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!
Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!
Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.
Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.
A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.
L'après-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...
Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.
Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.
En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!
Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!
Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!
A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.
Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!
Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.
A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.
On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??
Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!
Manger à Asilah au Maroc? English translation pending
bonjour,
j'ai oublie dans mon precedent post qu'il me fallait aussi une adresse a Asilah.......
Merci ;o)
Voyage de trois semaines en Nouvelle-Angleterre: itinéraire et étapes? English translation pending
Bonjour,
nous partons en famille pour 3 semaines pour New York et la Nouvelle Angleterre cet été. Nous comptons aller de NYC à Boston en train puis louer une voiture pour visiter le Maine (en posant à Bar Harbour), le Vermont en passant et les Berkshires (petite pose également vers Lenox). Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage et peut-il me conseiller sur l'itinéraire et les étapes, voire sur le voyage lui-même ? Merci d'avance !
nous partons en famille pour 3 semaines pour New York et la Nouvelle Angleterre cet été. Nous comptons aller de NYC à Boston en train puis louer une voiture pour visiter le Maine (en posant à Bar Harbour), le Vermont en passant et les Berkshires (petite pose également vers Lenox). Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage et peut-il me conseiller sur l'itinéraire et les étapes, voire sur le voyage lui-même ? Merci d'avance !
Snorkeling PMT sur les îles Gili et Lombok: meilleurs endroits? English translation pending
Pouvez vous me dire sur quelle ile des Gili AIR ou TRAWANGAN, le PMT est -il le plus facile et le mieux?Je suis allé sur gili air faire du pmt une journée.
Mon problème est que lorsque je n'ai plus pied, j'ai très peur . Je suis magré tout plongeuse bouteille niveau 1 .
Avez vous également des bonnes adresses sur ces iles?
Quelqu'un a-il déja effectue la traversee en speed boat à partir d'Amed?
Merci
Hôtel Grand Bahia Principe Bavaro English translation pending
J, aimerais avoir des info sur ce site, es ce propre, la bouffe est elle bonne , la propreté, dites moi tout
merci 😄
merci 😄
Retour du Costa Serena pour le Nouvel An (27 décembre 2009 au 7 janvier 2010) English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous voila de retour sur la terre ferme, après avoir passé la croisière du nouvel an sur le costa serena.
Dans l'ensemble tout sait magnifiquement bien passé, aussi super bien mangé, excépté 2 jours de mer très houleuse depuis casablanca.
On fera un compte rendu plus détaillé, mais d'abord il faut vider les valises et reprendre la vie normale !
Bonne soirée et à bientôt.
Alexandre et Minouche
Nous voila de retour sur la terre ferme, après avoir passé la croisière du nouvel an sur le costa serena.
Dans l'ensemble tout sait magnifiquement bien passé, aussi super bien mangé, excépté 2 jours de mer très houleuse depuis casablanca.
On fera un compte rendu plus détaillé, mais d'abord il faut vider les valises et reprendre la vie normale !
Bonne soirée et à bientôt.
Alexandre et Minouche
Passer Pâques 2010 dans la région entre Boston et Québec English translation pending
Bonne Année à tous
Nous partons à Boston 10 jours fin mars début avril rendre visite à notre fille qui fait un échange universitaire. Nous souhaitons passer 3-4j sur Boston et faire un circuit en voiture de location de 6 à 7 jours. Notre fille connait déjà la côte qui remonte jusqu'au Maine et nous connaissons déjà NY. Nous envisagieons de remonter en direction de Québec.
Quelqu'un pourrait il nous recommander un itinéraire pour avoir un aperçu sympa, s'arrêter un peu à Québec, peut être faire des activités hivernales ( ou est ce trop tard pour le traineau à chien?) pendant 1 journée ou 2, (j'ai aussi entendu parler des cabanes à sucre), mais sans courrir comme des fous ( on reviendra avec plus de temps!)
Merci
Excursions à faire à Key West? English translation pending
bonjour j'aimerais savoir les excurtions a faire a key west ?
Les plus intéressentes et surtout les plus belles plage
Nous aimerons aller dans un restaurant tipique aussi merci
de me comuniquer toute vos infos ou adresses
merci d avance 😎😎😎
merci d avance 😎😎😎
Commentaires sur la compagnie Canjet? English translation pending
j'aimerais avoir de vos commentaire sur la compagnie aerienne canjet qui se rend a cuba.
ont-il des problemes de ponctualité et la nourriture dans l'avion comment c'est car l'an passe nous avons prix sunwing pour cuba et j'ai bien aimer le services on mange tout le temps une bonne acceuille avec champagne et on a ecouter un film le tout ratuitement et a l'heure
JE PART LA SEMAINE PROCHAINE ET JE NE VEUX PAS ETRE DECU CAR IL EN A QUI DISE QU'ILY A JUSTE QU'A 4HEURES DE RETARD
MERCI
MARIE CLAUDE
Bon couscous à Hammamet? English translation pending
bonsoir😉
tout d'abord meilleurs voeux à tout le monde
qui pourrait nous indiquer ou aller manger un bon couscous à hammamet et ses environs à un prix raisonable😛
Merci
Bonne soirée
Claudie 😎
Fuite d'eau sur un vol Paris - New York de American Airlines English translation pending
Salut les amis,
je crois avoir tiré le gros lot sur le thème de la désinformation aériene et le manque flagrant de crédiblité et de connaissance de la part des journalistes.
Lu sur le site du Nouvel Obs
"Un avion de la compagnie American Airlines effectuant la liaison New-York Paris, a dû atterrir à Bangor dans le Maine (nord-est des Etats-Unis) dans la nuit du 29 au 30 décembre en raison d'un problème technique, a-t-on appris jeudi 31 décembre. Les passagers ont été pris en charge, ils sont arrivés à Paris le 31 décembre vers 1h40. Une source aéroportuaire a donc confirmé cette information annoncée par France Info. Mais elle n'a pas pour autant préciser l'origine du problème technique. Selon la radio publique, un réacteur aurait été endommagé par un bloc de glace qui se serait créé en raison d'une fuite d'eau dans les toilettes de l'appareil. 😏😏 Contactée par téléphone, la porte-parole d'American Airlines à Paris n'a pas pu être jointe. "
C'en est tellement du n'importe quoi que ca devient pathétique 🤪
Sur ce, bonnes fin d'année à tous 😉
je crois avoir tiré le gros lot sur le thème de la désinformation aériene et le manque flagrant de crédiblité et de connaissance de la part des journalistes.
Lu sur le site du Nouvel Obs
"Un avion de la compagnie American Airlines effectuant la liaison New-York Paris, a dû atterrir à Bangor dans le Maine (nord-est des Etats-Unis) dans la nuit du 29 au 30 décembre en raison d'un problème technique, a-t-on appris jeudi 31 décembre. Les passagers ont été pris en charge, ils sont arrivés à Paris le 31 décembre vers 1h40. Une source aéroportuaire a donc confirmé cette information annoncée par France Info. Mais elle n'a pas pour autant préciser l'origine du problème technique. Selon la radio publique, un réacteur aurait été endommagé par un bloc de glace qui se serait créé en raison d'une fuite d'eau dans les toilettes de l'appareil. 😏😏 Contactée par téléphone, la porte-parole d'American Airlines à Paris n'a pas pu être jointe. "
C'en est tellement du n'importe quoi que ca devient pathétique 🤪
Sur ce, bonnes fin d'année à tous 😉
Hôtel Blau à Cayo Coco: photos et renseignements! English translation pending
http://photoshow.voyagesarabais.com/getshow.asp?ps=2C9147D9113B30
Voici de beaux diaporamas sur le Blau à Cayo Coco!!!Quel bel hôtel!!!!Belle végétation superbe piscine.
La mer de toute beauté, j'ai adoré ce site et c'est là que j'ai mangé la meilleure pizza au snack-bar .Tranquillité vous attends.
Mon ami Bunteux qui a fait ces diaporamas c'est son 5 ième séjours.
J'ai parti ce post car je n'étais pas capable de répondre à deux couples qui demandaient des renseignements sur cet hôtel. Le bloc 16 ou 31-32 vue sur la mer. Esna🙂
Voici de beaux diaporamas sur le Blau à Cayo Coco!!!Quel bel hôtel!!!!Belle végétation superbe piscine.
La mer de toute beauté, j'ai adoré ce site et c'est là que j'ai mangé la meilleure pizza au snack-bar .Tranquillité vous attends.
Mon ami Bunteux qui a fait ces diaporamas c'est son 5 ième séjours.
J'ai parti ce post car je n'étais pas capable de répondre à deux couples qui demandaient des renseignements sur cet hôtel. Le bloc 16 ou 31-32 vue sur la mer. Esna🙂
Hôtel Iberostar Rose Hall à Montego Bay English translation pending
Est-ce que quelqu'un est déjà à l'Hôtel Iberostar Rose Hall à Montego Bay en Jamaïque. Ne pas confondre avec les deux autres hôtels : Iberostar Rose Hall Suites et Iberostar Grand Hotel Rose Hall.
Est-ce qu'on mange bien? Est-ce que la plage est belle? Est-ce que les chambres sont propres?
Quelles est les meilleures excursions à faire à cet endroit? Et, pour l'argent est-ce que c'est en argent américaine ou Peso ou autres?
Merci!
Michelle🙂
Est-ce qu'on mange bien? Est-ce que la plage est belle? Est-ce que les chambres sont propres?
Quelles est les meilleures excursions à faire à cet endroit? Et, pour l'argent est-ce que c'est en argent américaine ou Peso ou autres?
Merci!
Michelle🙂