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Distance de Saint-Denis à Saint-Leu et tarif taxi? (Réunion) English translation pending
by Amandine80 · 2013-04-11 · 4 replies
Bonjour,

Connaissez vous la distance entre Saint-Denis et Saint-Leu par la route ? Nous partons en voyage à la Réunion, nous arriverons à l'aéroport de Saint-Denis cependant notre location se trouve à Saint-Leu, j'aurai donc voulu connaitre la distance ainsi que le tarif des taxis pour ce trajet.

Cordialement.
Festivités à la saint Jean-Baptiste sur Montréal le 24 juin 2013 English translation pending
by Patrice63 · 2013-04-10 · 6 replies
Je voudrais savoir comment se déroulent les festivités a la saint jean Baptiste a Montréal. Repartant pour la France ce jour là, quelle est le programme de ce lundi 24 juin ? A quelle heure commence et se termine le défilé ? La veille le dimanche, y a t-il aussi des animations ? Je serais seul au mois de juin a Montréal et je serais heureux de rencontré des personnes pour partager sorties et activités a Montréal surtout pendant les francofolies de la chanson [12-24 juin] ou j'irai voir les concerts de Robert Charlebois, Benjamin Biolay, Daphné, Salomé Leclerc, Maissiat et bien d'autres. Merci d'avance de vos réponses et peut-être a bientôt a Montréal.
Croisière tropicale CDF, bateau Horizon English translation pending
by Jacnav · 2013-04-09 · 587 replies
Qui aurait des renseignements sur la Croisière Tropicale départ La Romana République Dominicaine Croisière de France Bateau HORIZON qui est le bleu de France rénové - Nous avons effectué plusieurs croisières avec Costa mais là ce qui nous attire c'est le vrai Tout-Inclus, avec un prix intéressant vol inclus - nous sommes une quinzaine (famille et amis). Mais bon je sais que le bateau est plus ancien par rapport au prestige de Costa. Est-ce que quelqu'un peut m'en dire davantage ? - Merci
République Dominicaine: de Saint-Domingue à Puerto Plata en voiture en quinze jours English translation pending
by FlorUruguay · 2013-04-08 · 20 replies
Hola ! Nous sommes français vivant en Amerique du Sud, et nous souhaitons faire un circuit itinérant en voiture de 15 jours en juillet 2013 : St Domingue, Boca Chica, San Pedro de Macorís, Bayahibe, Punta cana, Los Haitises, Samana, Las Terrenas, Cabrera, Rio San Juan, Sosua, Puerto Plata, La Vega, Jarabacoa, Constanza, et retour à St Domingue. Si vous avez des conseils à nous donner, des sites cachés et merveilleux à partager, des adresses de maison d'hotes à recommander (nous parlons tres bien español), voire un peu de temps pour nous rencontrer sur place (on songe à venir y vivre, por eso...), nous serions ravis d'echanger avec vous ! Hasta pronto !
Transport gare Saint-Lazare - Orly? English translation pending
by Patpco · 2013-04-06 · 6 replies
Bonjour

Je cherche le meilleur moyen de transport à un prix rèsonable pour aller de la gare st Lazare à Orly

Merci
Week-end au Mont Saint-Michel English translation pending
by Paru · 2013-04-03 · 3 replies
Bonjour,

Je sais bien que ce sujet a été discuté plusieurs fois :) Mais j'ai quand même d'autres question à vous poser !

Nous voulions faire un petit tour au mont le 20 avril

Donc location de voiture, départ tôt de Paris pour aller au mont visiter etc.. et retour le lendemain

Sur l'aller nous voulions faire la traversée à pied.. A votre avis est ce que c'est raisonnable avec la météo qu'on a en ce moment ?

J'ai vu que les hôtels été très cher au mont.. Donc je me disais peut être d'aller dormir un peu plus loin après avoir visité le mont au max quitte à rester tard. et d'aller dans un hôtel un peu éloigner du mont pour trouver kkchose de pas cher.. (si vous avez des idées merci !)

Donc voilà ou je veux en venir.. On veut aussi profiter de notre trajet aller et retour en voiture et donc s’arrêter en route pour visiter si possible des vignoble (est ce qu'il y en a du coté Normandie?)

Sinon autre chose en route.. Donc la question est aussi à ceux qui ont fait la route en voiture pour nous conseiller si il y des beaux ptits villages ou autres sur le trajet.

Et nous conseiller aussi sur le choix de logement, sur place ou autre

Merci
VTT au pic Saint-Loup English translation pending
by Echovictor · 2013-04-02 · 1 reply
Bonjour à tous, Nous avons essayé, ce week-end, un circuit découverte au Pic Saint Loup, en VTT à assistance électrique !!! Le top du top ... le vélo est très confortable et l'assistance électrique permet de ne pas forcer dans les côtes ... voire même de s'amuser un peu avec le mode turbo !!! Le loueur, une petite structure installée à Saint Mathieu de Tréviers dans l'Herault s'appelle eepik et propose des circuits avec découverte de la région, des produits locaux et des caves ... avec dégustation !!! C'est vraiment super !!! Nous qui ne sommes pas sportifs ... nous nous sommes biens amusés tout l'après midi !!!

A tester, assurément !!!!
Saguenay vers le parc du Bic: traversée du Saint-Laurent? English translation pending
by Ikter · 2013-03-31 · 6 replies
Hello,

Je m'interrogeai sur les possibilités de traverser le Saint Laurent pour se rendre des alentours de Saguenay jusqu'à la Gaspésie (le parc du Bic par exemple) : y'a t il des traversiers (si oui, quel prix ?), des ponts... ?

Nous voyagerons en stop, covoiturage ou bus

Merci de vos éclaircissements !
Retour de croisière Saint-Nazaire - Gênes sur le Preziosa en Yacht Club English translation pending
by Ringo459 · 2013-03-25 · 8 replies
Retour de croisière pré-inaugurale sur le Préziosa de Saint Nazaire à Gènes.

Nous avons déjà effectué deux croisières, l’une avec MSC sur le Splendida et la seconde avec Costa sur le Costa Atlantiqua. Pour cette nouvelle croisière, nous avons réservé en Classe Yacht club, c’était la première fois et nous étions impatients de vivre cette nouvelle expérience.

Le Préziosa est un superbe navire à la décoration recherchée qui est de beaucoup supérieure au style Costa qui est trop « kitch » à notre gout.

1/ L’accueil

Comme prévu, nous avons eu la possibilité de faire l’enregistrement en priorité accompagné d’un Majordome de Yacht Club. Nous avons bien évité beaucoup d’attente ce qui a été très appréciable mais un peu gênant.

Nous attendaient dans notre cabine une bouteille de Propesco dans un seau à glaçons ainsi qu’une coupe de fruits. Cette dernière était remplacée tous les jours tout comme le mini bar.

Le majordome nous a ensuite présenté le personnel de cabine la conciergerie ainsi que les locaux qui nous étaient réservés donc le magnifique Top sail lounge au 15 ° étage et le pont 18 avec solarium, piscine, jacuzzis et bar privé.

Notre cabine était très agréable, très bien insonorisée avec une salle de bain avec baignoire, un dressing suffisant pour nos affaires et une literie de très bonne qualité.

Tout correspondait à ce qu’il avait été annoncé.

2/ Le navire,

Rien à redire également, très beau bateau totalement fini, personnel agréable et serviable, décoration superbe, beaucoup avaient des notions de français, mais nous parlons anglais couramment et ce n’est pas un problème pour nous.

3/ la restauration.

Le bar

Au niveau du bar c’était parfait, le top sail lounge était très agréable et confortable, selon l’heure de la journée nous avions à notre disposition des mignardises sucrées ou salées, le choix des boissons était largement suffisant et le personnel très agréable. En soirée un pianiste créait une très bonne ambiance musicale.

Le petit déjeuner

Nous avons pris souvent le petit déjeuner en cabine, mais il n’était pas à la hauteur de ce qui était proposé au bar. Pour le yacht club, nous aurions souhaité un service sur table dans la cabine avec de meilleurs produits et un choix plus important.

Les repas

C’est là que nous avons été déçus.

Au niveau service c’était très bien, nous avions réservé au début du voyage une plage horaire pour nous rendre à la palmeraie, le restaurant dédié au 15° étage à l’arrière du navire. Il nous est arrivé de ne pas respecter cet horaire et nous n’avons jamais eu de problème. Le service est parfait, le personnel très serviable et le cadre très agréable.

Par contre au niveau de la qualité des repas, il y a beaucoup à revoir. Autant la présentation était souvent très agréable autant la saveur était quasiment absente.

Tout est surgelé, ce qui veut dire des poissons et crustacés filandreux fades et même franchement mauvais, nous avons souvenir par exemple d’une lotte immangeable et de homards filandreux et fades que nous n’avons même pas fini, c’est dommage de gâcher un tel produit et quelque chose de plus simple bien cuisiné l’aurait avantageusement remplacé

Les pâtes n’étaient pas à la hauteur d’une cuisine italienne, les légumes, surgelés également, n’avaient guère de gout et les viandes pour la plupart cuites en basse température n’étaient guère gouteuse. Nous pourrions comparer cette cuisine à celle d’un hôpital de luxe.

Avec des escales tous les jours, il ne doit pas être difficile pour cette classe de se faire livrer des produits frais.

Le buffet du 18 ° réservé au Yacht Club était encore plus triste, que des crudités sans saveurs et des pâtes assez banales.

Par contre globalement les desserts étaient bons et variés.

4/ les animations :

Spectacles de très grandes qualités, costumes superbes et grande troupe professionnelle, mais peut-être un peu moins d’émotion que sur le splendida, dommage que les deux artistes lyriques qui avaient beaucoup de talent ne se soient pas produit plus souvent. Je pense que cela va se roder.

L’animation était moins présente que chez Costa mais cela ne nous à pas gêné.

En conclusion, nous avons beaucoup apprécié cette croisière, mais beaucoup de regrets par rapport à la qualité de la cuisine.

La formule est très agréable et nous pensons repartir en yacht Club.
Escale de croisière à Saint Pétersbourg le 29 août 2013 English translation pending
by Gregmusicus · 2013-03-25 · 26 replies
Bonjour!

Et hop, c'est commandé : une des croisières des 65 ans de costa en tarif flash : les capitales de la Baltique sur le Fortuna, dernière semaine d'Août. Parmi les escales : Saint-Pétersbourg... un rêve de gosse. Du coup, je ne suis pas tenté par les excursions Costa. Je suis musicien, et cherche à visiter maisons de compositeurs, théâtres.... Plutôt que de faire la file devant l'Ermitage et le visiter au pas de courses.

Je cherche donc à me débrouiller seul (enfin on sera 2 mais seuls quand même). Pour le visas, quelques tuyaux : Costa délivre la fameuse lettre d'invitation en Russie gratuitement, il suffit d'en faire la demande (25€ d'économisés). Le consulat de Russie en Belgique est accessible aux français (pratique car Bxl est plus près de chez moi que Paris) et il présente également l'avantage de pouvoir être accessible sans passer par l'agence VHS si le dossier est complet (et hop encore 25€ d'économisés)... Résultat : un visa jouable pour 35€... Je vous tiendrai au courant si ça marche!!

Pour le reste : quelques questions me trottent : Je suis en contact avec différents guides locaux qui veulent absolument me vendre un service de voiture pour toute la journée. Est-ce vraiment indispensable? Moi j'aimerais emprunter le métro, visiter à pied etc. Pas passer une journée dans une voiture.

Quel est le tarif exact du port au centre en taxi et quelle est la durée de ce transfert?

Merci d'avance!
Visiter seuls Saint Domingue? English translation pending
by Kachou33 · 2013-03-25 · 4 replies
Bonjour,

nous aimerions pendant notre séjour visiter Saint Domingue. Nous logeons à Punta Cana.

Comment se rendre à Punta Cana et à quel prix ? (taxi, bus, avion ?) Quel transport est le mieux ? Combien de temps dure le trajet ? Est-ce faisable dans la journée ? Est-il facile de visiter Saint Domingue seuls ? Des excursions sont organisées, mais est-ce valable ? Entre le prix du trajet, des visites, du restaurant, des déplacements sur place, le tour operator est-il vraiment plus cher ? Le guide du tour operator a t-il une vraie valeur ajoutée ? Que faut-il visiter ?

enfin voilà, j'ai plein de questions sur Saint Domingue 😛
Faire du camping à Saint-Rémy de Provence début mai? English translation pending
by Donnydarko · 2013-03-25 · 1 reply
Tout est dans le titre, on souhaite camper à saint remy de provence fin avril debut mai. Aucune idée si ce sera agreable ou pas ou si faut aporter les doudounes la nuit ? Merci !!!
Moscou ou Saint-Pétersbourg pour un séjour de quatre jours? English translation pending
by Lindbergh · 2013-03-23 · 20 replies
Bonjour à tous, J'ai l'intention d'effectuer une escapade de 4 jours en Russie, fin juillet 2013. N'ayant jamais mis les pays dans ce pays, j'aimerais avoir l'avis des internautes sur le choix de la ville de destination: Moscou ou Saint-Petersbourg Merci d'avance
"Bons plans" pour Saint-Pétersbourg et Moscou à vélo en juillet 2013? English translation pending
by Yveline50 · 2013-03-21 · 2 replies
Le 30 avril prochain grand départ (de ST LO jusqu'à Strasbourg en train) puis en vélo destination st pétersbourg puis moscou, via l'allemagne, la république tchèque la pologne les pays baltes..... Arrivée en Russie début juillet. Je recherche tous conseils, encouragements, remarques pour l'hébergement "low coast" à St pétersbourg et Moscou, et encore mieux des contacts, guides, francophones sur place . Tous vos messages seront les bienvenus. merci.
Admission à l'université de Chicoutimi English translation pending
by Timil · 2013-03-19 · 2 replies
bonjour,

je suis un diplômé Algérien (licence en sciences de gestion), j'ai fais ma demande d’admission en ligne le 10 mars 2013 , j'ai reçu l'accuse de réception de mon dossier le jour même, par ce que j'ai envoyé mon dossier par mail, ,, j'aimerai savoir la durée de traitement de mon dossier et le délai pour recevoir la réponse de l’université. merci
Transport Marseille-Saint-Tropez, visite de vignoble à Cassis English translation pending
by MsndourFerm · 2013-03-17 · 7 replies
Bonjour,

Je voudrais savoir quelle est la meilleur journée pour se rendre à Saint-Tropez à partir de Marseille et le moyen de transport le plus facile et rapide pour s, y rendre? Je serais à Marseille à la mi-juin.

Également, j'ai l'intention de visiter les calanques de Cassis et si J'ai le temps visiter un vignoble de cette localité. Lequelle me suggeriez-vous?

MERCI,

Michel
Festival Partances à Saint-Orens-de-Gameville (Toulouse) les 15 et 16 mars 2013 English translation pending
by Lapresse2 · 2013-03-11 · 0 replies
Festival Partances les 15 et 16 Mars 2013 Salle Altigone à Saint Orens de Gameville ( Toulouse)

Vendredi 15 Mars : 20H30: Chili Namibie Himalaya Afghanistan

Samedi 16 Mars 14H30 Bengladesh Du Yemen à l'Inde

20H30 Vietnam Afghanistan

Réservations: 05 61 39 17 39
Infos sur Chicoutimi English translation pending
by Auch32 · 2013-03-10 · 8 replies
Bonjour à vous !

Nous sommes 4 étudiants qui vont venir faire une année d'étude à l'uqac à la rentrée prochaine. Nous aimerions avoir des renseignements concernant la vie sur place et les activités. Nous venons du Sud de la France. Alors nous nous posions des questions sur plusieurs thème.

Météo : Le froid est-il dur à vivre pour nous sudiste ? On avait donc l'intention d'acheter nos vêtements là bas, pouvez-vous nous donner une ordre de prix (manteau, chaussures...) ? Nous indiquer le nom de boutique pour trouver leur site internet et regarder nous même.

Activités : Quels sont les lieux/activités à faire été comme hiver ? Le prix d'une activité ski et randonnée (raquette l'hiver et été basket) est-il abordable ? Quelles sont les stations proches de chicoutimi qui sont sympa ? ou même un peu plus loin avec des week-ends ?

Sorties Il est venu à nos oreilles une information capitale : le ratio 10/1 est-il tjrs d'actualité ? La ville bouge pour les jeunes ? On est sudiste... Concert, ciné, spectacle...? Divers La location de voiture : quel est le prix (assurances, essence etc) ? Si nous logeons dans un appartement avec les charges non-comprises, quel est le prix des charges ?

Merci de vos réponses !
GR34 de Saint-Malo aux Sables d'Or (Bretagne) English translation pending
by Volfuco · 2013-03-06 · 3 replies
Bonjour,

Avec un ami, nous comptons partir sur le GR 34 entre Saint Malo et les Sables d'Or pendant quatre jours au mois de mai et j'ai quelques questons à ce sujet.

- Est-il faciler de posercsa tente pour la nuit sur cette partie du sentier des douaniers ?

- Est-il intéressant de marcher de saint malo à Dinard ou vaut-il mieux prendre le bateau qui fait la liaison ?

- J'ai lu sur divers blogs que certaines personnes coupent la presqu'ile de Saint Jacut, que me conseillez-vous ? Le paysage vaut-il le détour ?

- En général, comment est la météo mi-mai ?

- Pour ceux qui ont déjà fait ce tronçon, est-ce réaliste de marcher 30km par jour, sachant que nous avons déja fait de la randonnée en montagne ?

Merci beaucoup pour vos réponses !
Transport entre Montréal et Saint-Hyacinthe? English translation pending
by Anelor14 · 2013-03-02 · 2 replies
Bonjour,

Je suis étudiante française et je dois d'ici un mois faire mon stage à Saint Hyacinthe. Je devrais aller sur Montréal assez souvent les week end.

J'aimerai donc savoir quels sont les transports en communs les moins chers pour se trajet. :) Ou alors s'il est plus avantageux d'habiter à Montréal même et de faire l'aller retour chaque jour s'il existe une sorte d'abonnement?

Malgré le petit fascicule qu'on nous donne pour préparer notre arrivée... C'est relativement difficile pour un étranger de si retrouver!! :)
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Se rendre à Saint-Pétersbourg depuis Helsinki sans visa? English translation pending
by Joufret · 2013-02-27 · 8 replies
Bonjour ,

En juin, nous partons pour la Finlande et visiter Helsinski. Nous voudrions profiter de prendre un ferry afin de nous rendre pour 72 heures à Saint-Pétersbourg. D'après le guide Lonely planète nous pourrions nous y rendre sans visa. Quelqun pourrait-il me dire si c'est toujours d'actualité.La cie serait St Peter Line. Merci de me répondre Marie Christine
Fort-de-France, Guadeloupe, Saint John's, Tortola, Saint Domingue, La Romana, Philipsburg, Fort-de-France English translation pending
by Arduina08500 · 2013-02-27 · 1 reply
bonjour à tous

je prépare un cadeau pour ma femme pour nos 10 ans de mariage;

( j ai déjà fait le même type de surprise pour ses 40 ans :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_msc_italie_grece_israel_17_fevrier_2012_D4597931/ ) il nous en reste de super souvenir et on a fait de super rencontre, ils se reconnaitront s ils lisent ce message!)

mis à part ça je suis très tenté par cette croisière

http://www.webcroisieres.com/croisiere, ic3629016iq205061ky79.html

quelqu un l a t il déjà fait?

le décalage horaire est il dur à encaisser?

j'hésite au point d être de lui en parler pour avoir son avis!!
Où dormir avec 4 enfants (même chambre?) vers St Félicien et Ste Rose du Nord? English translation pending
by Larbal · 2013-02-25 · 8 replies
Bonjour,

En cours de finalisation de notre périple de un mois au Québec et Nord USA avec nos 4 enfants (15, 11, 10 et 3 ans) en août prochain, et j'ai logiquement quelques difficultés à trouver des hébergements pouvant nous accueillir à 6 dans la même chambre ou suite ou condo, etc. J'ai notamment besoin d'adresses pour Saint-Félicien et Sainte Rose du Nord ou leurs environs proches.

Merci d'avance pour votre aide.
Kayak dans le fjord du Saguenay English translation pending
by Cecilemel · 2013-02-24 · 2 replies
Bonjour,

a ceux qui ont déjà fait cette excursion de 3h de kayak dans le fjord du Saguenay, a quelle heure cette excursion est la plus belle ? si je peux m'exprimer ainsi... Le site propose 3 sorties : 9h /14h30 et 17h30... et donc je me pose la question... quelle sortie devrais je choisir ? couleurs de la journée, températures ? mouches en fin de journée ? C'est sans doute bête comme question mais cela m'aidera pour planifier ma journée...

Avec mes remerciements

cecilemel
Tadoussac/Fjord du Saguenay/Montréal English translation pending
by Cecilemel · 2013-02-23 · 4 replies
Bonjour,

Je prépare mon voyage au Québec et j'ai besoin d'aide...

Je voudrais visiter le Petit Saguenay, l'Anse St Jean et le Fjord du Saguenay et me demandais si les distances et surtout les temps de route n'étaient pas trop longs si je séjourne à Tadoussac. J'ai trouvé un hébergement adéquat sur Tadoussac et me disais que je pourrais loger là et faire la route sur la journée ? Je voyage seule et en voiture et ne veut pas avoir plus de 4h de route sur la journée...

Vaut il mieux que je loge du coté de l'Anse St Jean pour une nuit et que je reparte sur Tadoussac ensuite ?

De plus je rentre de Tadoussac sur Montréal et cherche une étape sympa (autre que Québec ) sur le chemin retour afin de couper les 7 heures de routes approximatives reliant Tadoussac a Montréal. Avez vous des conseils et des suggestions ?

Merci de votre aide et de vos conseils.

A bientot Cecilemel
La route de Saint-Jacques-de-Compostelle (côté France) English translation pending
by ABradley · 2013-02-22 · 6 replies
Mon amie et moi aimerions connaître les possibilités qui s'offrent à ceux qui se lancent dans ce pèlerinage. Nous sommes croyants mais pas pratiquants et si c'est l'aspect touristique qui nous motive le plus au départ, mon amie et moi, nous aimerions aussi (tant qu'à faire et pour le même prix !) éprouver la dimension spirituelle qui s'empare des randonneurs sur ce parcours.

Mais c'est bien beau de rêver, me rappelle l'élue de mon cœur, il faut aussi penser à manger et à dormir. Et dans des draps propres, autant que possible !! Bon, d'accord, admets-je presque à contre coeur. S'il y a donc quelqu'un(e) sur ce forum qui pourrait m'aider à satisfaire les exigences inouïes de ma tendre et chère moitié, je lui en serais infiniment gré pour le restant de mes jours. Voici donc ce que je voudrais savoir :

1) Les possibilités d'hébergement présentes tout au long d'un parcours que nous souhaiterions commencer dans les Pyrénées. ; 2) Il n'y a pas de petit 2. Du moins pour le moment...

Un grand merci d'avance.
Bus aéroport de Saint Denis - Saint Pierre English translation pending
by Jogette · 2013-02-16 · 8 replies
Bonjour

J aimerais savoir si il y a une ligne de bus qui fait la liaison aeroport de St Denis - Saint Pierre. Y a t il moyen d utiliser lestransports en commun pour se rendre a St Pierre depuis l aeroport de St Denis ?

Merci
Installation à Saint-Pétersbourg, Russie English translation pending
by Duchenaud · 2013-02-09 · 1 reply
Bonsoir, je prépare un voyage à St. Petersbourg pour ce prontemps 2013 et recherche des ressortissants français pouvant donner des conseils sur la vie a prevoir sur place. merci. CDP

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