Search VoyageForum
FR
Via de la Plata (Séville - Saint-Jacques-de-Compostelle) en janvier English translation pending
by Jpp41 · 2008-07-12 · 15 replies
bonjour à tous, j'ai l'idee de faire la via de la plata de seville à compostelle en 2 fois. Le premier troncon je ne pourrais le faire que en janvier 2009, depart vers le 7 ou le 8. J'ai plusieurs questions qui me viennent à l'esprit si par hasard quelqu'un d'autre avait cheminé à cette epoque de l'année de ce coté la:

Quel temps fait il en general dans cette pertie de l'espagne en hiver? Les auberges de pelerin sont elles ouvertes? Le chemin est il bien tracé et interessant sans trop de bitume? y a t"il du monde sur ce chemin en hiver ? car bien que craignant la foule, j'aime bien cependant pouvoir partager de temps en temps.

cela serait bien si quelqu"un pouvait m'apporter une ou plusieurs reponses à mes questions merci

jpp
Le paradis c'est Bali? English translation pending
by Chubix · 2008-06-21 · 114 replies
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur) Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.

j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main

bref, votre avis m interesse .

je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Toilettes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle? English translation pending
by Kyvetos · 2008-06-09 · 29 replies
Bonjour,

J'ai lu plusieurs livres, regarder plusieurs films écrits et produits autant par des hommes que des femmes, tous aussi intéressant les uns que les autres. Mais une chose qui n'est jamais mentionné est, ou-est-ce que les gens vont à la toilette pendant qu'ils marchent? Je sais bien que de temps en temps on rencontre des lieux publiques, mais quand ça n'arrive pas durant 25-30K, vous faites quoi? Je sais ça fait drole de demander ça, mais je suis curieuse. Et une fois par mois, les femmes elles font quoi?

merci jo.
Rubrique vos photos de trains et gares du monde? English translation pending
by Christiang · 2008-06-08 · 70 replies
Je viens de trainer pendant quelques jours ma valise à roulettes dans quelques gares de l'Inde et, au retour, je m'aperçois (oh, surprise !) que le thème photographique des trains et des gares n'a jamais été traité sur VF.

Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !

Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)

A vos archives, VFistes photographes…

Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :







Juste pour rire: qui va à l'ouest des Etats-Unis en septembre? English translation pending
by LeTigre · 2008-06-07 · 483 replies
Parce que j'ai quand même l'impression qu'on va être beaucoup ...

Donc moi ça fait 1
Quinze jours jours à Essaouira avec deux enfants: visites et activités (Maroc) English translation pending
by Emma50 · 2008-05-29 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 15 jours en août à Essaouira avec nos enfants de 2 et 5 ans. Nous avons loué un appartement et je cherche à savoir quelles sont les endroits à voir, quelles activités sont possibles avec les enfants, etc.. Nous ne connaissons pas du tout le pays, je ne me rend pas vraiment compte des distances entre les différentes villes.

Merci de votre aide.
Vos meilleures croisières maritimes? English translation pending
by Accolade · 2008-05-19 · 23 replies
Bonjour a tous, Pardonnez moi par avance, avec un titre aussi vague, je sent que je vais me faire « remonter les bretelles » 😉 Explication de texte : Depuis plusieurs années ma compagne et moi, souhaitons faire une vraie première Croisière Maritime. Nous avons déjà testé plusieurs croisières fluvial, et à chaque fois en sommes revenus content mais pas complètement « Gaga » comme nous pouvons le voir dans certains commentaires de ce forum dédié aux Croisières où j’ai pu lire « virus des croisières » etc… Alors dernièrement je suis passé à notre agence voyage et j’ai récupéré plusieurs documentations…Nous sommes littéralement paumés. Impossible de faire un choix. Évidemment le prix définira le niveau de la croisière, et par définition limitera la destination. Mais après tout, pour nous, une croisière doit rester un moment d’extase, un second voyage de noce, et nous sommes prêt à mettre au-dessus de nos moyens si nous sommes certain de faire le bon choix de la bonne compagnie, la bonne destination. Alors ma question est : Selon votre expérience quels sont par ordre décroissant les 3 croisières (et avec quelles compagnies) a retenu votre préférence. 1ère 2ème 3ème
Itinéraire pour trois semaines en France English translation pending
by Frankolp · 2008-05-08 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'ai la chance d'aller pouvoir visiter la france pour 3 semaine au début Juin avec ma copine.

Je vais arriver à paris et je vais repartir de lyon.

Nous sommes en train de planifier notre voyage, ce qui n'est pas une tâche facile 🙂 Évidament, il y a trop de chose à faire.

J'aimerais faire l'expérience de voyager en train avec mon sac à dos, mais j'aimerais aussi pouvoir aller dans des petits villages et voir de beaux paysages donc l'automobile n'est pas exclus.

À date mon itinéraire ressemble à ça mais j'ai quelques questions :

Paris : 4 jours incluant un au chateau versaille Mont-St-Michel : 1 jours (En tgv a partir de paris et autobus a partir de rennes) St-Malo - 1 jours (En autobus a partir du Mont S-Michel)

Rendu là ça se complique je vais écrire ce qu'on aimerais voir et après je vais poser mes questions: Loire : J'aimerais voir au moins un chateau (ex: Azay le rideau qui m'a l'air plus petit mais plus sympathique) LaRochelle : Semble être une belle place Bordeaux/Biarritz : Semble intéressant mais pas sûr si on va avoir le temps Massif central/Limoges/Roccamadour : Ici ce serait l'auto je crois mais je crois que cela vaut le détour. Carcassonne : Semble être une belle ville Avignon : Semble être une belle ville et peut servir de place pour aller en provence - côte d'azur provence - côte d'azur : Si il nous reste du temps Retour a lyon

Bon je sais qu'il y a peut-être beaucoup trop de région mais je vais tenter de m'enligner comme il faut d'ici là.

Pour mes questions : Est-ce que c'est pensable de faire le tour de la france en 3 semaines (paris- St-Michel - ouest - massif centrale - lyon + extra si le temps (ex: provence)) ???? À quelle moment serait le plus approprié de louer une autombile. Je veux pas plus de 7 jours d'auto qui me permettrait de voir les paysages et sortir des villes un peu. C'est sûr que mon message est un peu vague mais j'attends vos commentaires/suggestions.

Merci et bonne journée.

Des Québecois en préparation 😎
Le Mexique: sur la route des Mayas English translation pending
by Senmout · 2008-04-27 · 14 replies
SUR LA ROUTE DES MAYAS : LE MEXIQUE Voyage en famille

Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.

BUDGET ( 5 personnes) : 6950e

Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.

Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours

Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e

Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e

Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2

Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e

TEMPS DE ROUTE

- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h

NOS HEBERGEMENTS:

- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.

- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.

- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;

- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .

- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$

- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.

- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.

- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking

- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.

- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !

- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !

- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .

LES RESTAURANTS

- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !

- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.

Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $

Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!

Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.

La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$

Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !

CARNET DE ROUTE

MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.

JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴‍☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)

VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴‍☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛

Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.

Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.

Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.

Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉

Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.

Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !

Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .

Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.

Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas tr��s étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.

Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .

Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛

Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.

Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !

Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .

Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine

Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)

Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Trek de l'ascension du Toubkal en autonomie (Maroc) English translation pending
by Jav · 2008-04-25 · 18 replies
Salut à tous!!!

Voilà avec mon amie, nous partons au maroc du 6 au 13 mai 2008, ne connaissant pas la région de l'atlas nous avons décidé de tenter l'ascension du mont Toubkal depuis Imlil, mais sans guide ni muletier juste en binôme, nous sommes bien equipés niveau carte et materiel et avons l'habitude de la haute montagne, d'apres ce que j'ai lu, la plupart d'entre vous a deja realisé cette rando mais souvent organisé par l'intermediaire de guides depuis imlil ou ailleurs! D'où ma question est ce que quelqu'un a déjà tenté cette aventure sans guide ni muletier? le balisage de la piste est il correct? faut il reserver au refuge du Toubkal avant de s'y rendre (au mois de mai) et enfin derniere question à cette periode de l'année, est il possible de rencontrer de la neige sur les versants du Toubkal (histoire qu'on prévoit le materiel adèquat, piolets, crampons......mais s'il n'etait pas necessaire, pour eviter de se le trimballer pour rien...) Voilà toutes vos experiences sont bonnes à prendre, ainsi que vos conseils sur d'autres trekks dans la région, on aimerait marcher 3-4 jours dans cette région donc si vous avez de bonnes alternatives, nous sommes preneurs 😉, nous sommes juste arrêtés pour le moment sur l'ascension du Toubkal (qui d'apres mes recherches peut s'effectuer en 2 jours pour bons marcheurs).

Merci à vous
Trois semaines sur le chemin de Compostelle English translation pending
by BonnieLia · 2008-04-15 · 28 replies
Bonjour !

J'ai besoin d'information SVP donc ne gênez vous pas. Je suis décidée à commencer le chemin de Compostelle cet été. Je n'ai pas le choix de le faire en parties car j'ai seulement 3 semaines au mois de juillet ( je travaille dans une école) . Ma belle mère (65 ans) aimerait m'accompagner mais est indécise car elle a très peur de ne pas être capable. Moi, j'ai 33 ans et je suis relativement en forme. Je n'ai pas peur car je sais que je suis capable de prendre mon temps pour m'assurer de ne pas me blesser. Elle, elle a peur de se faire mal car elle dit avoir des problèmes de genoux mais c'est quand même une femme de ménage qui marche 2-3 heures dans le bois! Je lui répète qu'on a seulement à prendre notre temps et notre rythme.

1. Qu'est ce que vous me suggerez comme chemin ? Je voulais partir d'Arles. Elle n'a jamais visité la France donc tout sera magique.

2. Il y a beaucoup de gens l'été donc je compte apporter une petite tente pour ne pas être mal prises - genre gîte remplie ( question de budget aussi) bonne idée ou non?

3. Est ce que c'est raisonnable de continuer à l'encourager à venir? Je crois qu'elle est capable mais elle non.

4. Vos suggestions en générale...

Merci mille fois les amis - ies, B.
Élections au Népal English translation pending
by Huguetter · 2008-04-13 · 30 replies
A tous qui etes actuellement au NEPAL j' aimerais savoir comment se sont passés les elections ? A quand les resultats definitifs ?.Merci d' avance !
Motivations et choix d'une destination English translation pending
by Williama · 2008-04-02 · 100 replies


Bonsoir, Vous choisissez vos destinations de voyage en priorité en fonction du niveau de vie plutôt modeste d'un pays? ainsi, vous êtes sûrs d'avoir plus de moyens pour voyager que vous aurez plus de dépaysement parce que les gens sont en général plus cools dans ces pays etc...

ou alors vous vous en fichez, seul l'intérêt proprement-dit pour un pays vous intéresse quels que soient les sacrifices à faire si le pays a un niveau de vie élevé?
Voyage en famille au Costa Rica English translation pending
by Desjardinsd · 2008-03-23 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes deux familles de quatre, enfants de 13 et 9 ans et de 15 et 7 ans, et nous allons au Costa Rica pour deux semaines au mois d'août 2008.

Notre itinéraire prévu est le suivant (encore en discussions): 1- Arrivée à San Jose et possiblement un couché pour visiter la ville. 2- Direction de la côte Caraïbes pour quelques jours (deux nuits), visite de Tortugero et de la région. 3- Direction Volcan Arenal, Monteverde pour quatre jours (trois nuits), expéditions et visite de la région. 4- Direction côte Pacifique, possiblement dans le coin de Jaco pour passer le reste du voyage dans un tout inclus. Faire des expéditions avec transport inclus. 5- Retour à San Jose pour le départ.

On hésite entre louer des véhicules pour les étapes 2 et 3 et voguer plus à l'aventure en réservant nos couchers à l'avance, ou plutôt faire le même itinéraire avec des tours organisés. Qu'en pensez-vous? De plus, si on prend l'approche location de voiture, devraient-on louer deux 4x4 prenant pour acquis qu'on y sera pendant la saison des pluies, ou ce serait ok de louer un véhicule assez grand pour transporter 8 personnes plus les bagages?

Vos expériences/suggestions seront appréciées?

Merci à l'avance.

Denis Desjardins
Une semaine dans l'est des Etats-Unis (Boston et NYC) et trois semaines dans l'ouest en mai 2007 English translation pending
by So75014 · 2008-03-18 · 11 replies
Voici enfin le carnet de notre voyage aux Etats-Unis du 7 mai au 4 juin 2007 que nous avons préparé grâce à divers guide, sites internet et aux précieux conseils des membres de Voyage Forum. Avec les notes prises au cours de notre voyage, au jour le jour, il a été facile d’établir ce carnet de voyage, mais le tri parmi plus de 600 photos a été un peu plus dur.

Nous avions réservé les billets d’avion des mois à l’avance au prix de 600 euros ttc par personne, avec comme trajet : Paris à Boston par American Airlines puis New York à Las Vegas par US Airways puis San Francisco à Paris (avec escale à Dallas) par AA. Nous avons ajouté en construisant le voyage un autre vol Las Vegas –> San Francisco pour 76, 5 euros par personne.

Nous avions également réservé certains hébergements à l’avance, notamment à Boston, à Las Vegas, au Grand Canyon, etc.

Le parcours était le suivant : Boston (2 jours), New York (5 jours), Las Vegas, Williams, Grand Canyon, Antelope Canyon, Monument Valley, Canyon de Chelly, Moab (Canyonlands et Arches), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, Las Vegas puis San Francisoco (6 jours).

7 mai 2007 : Le Départ pour Boston Le vol de 13h30 pour Boston est sans retard. Nous arrivons à 15h20 et nous récupérons les sacs à dos, nous franchissons l’immigration et nous passons par l’accueil de l’aéroport pour demander un plan du métro. Nous prenons donc le métro pour rejoindre la YWCA de Black Bay dans laquelle nous passerons 2 nuits. Arrivées à 17h, nous déposons nos sacs et filons explorer la ville en faisant un bout de la Freedom Trail, itinéraire qui parcourt tous les sites touristiques de la ville.

Symbole de la Freedom trail

Pause dîner au Market, regroupement de petits restaus et divers bui bui, sous une halle et retour à la YWCA dans la soirée.

Boston Police

Premières impressions de Boston positives : la ville mélange de beaux immeubles anciens et une architecture plus moderne. On aime.

Boston

Quelques chiffres : Trajet en métro aéroport -> centre ville de Boston : 2$ par personne Chambre double dans la YWCA de Black Bay : 90$ salle de bain et toilette sur le palier (et oui, Boston est une ville chère !)

8 mai 2007 : Boston Effet du décalage horaire : à 7h15, nous prenons le petit déjeuner et quittons la YWCA vers 8 heures. Nous décidons tout d’abord d’aller réserver notre bus du lendemain pour New York et nous choisissons la compagnie Fung Wah. Après avoir réglé ce détail pratique, nous nous consacrons à la visite pédestre de la ville en poursuivant la Freedom Trail jusqu’à North End, le quartier Italien de Boston. Pause espresso et capuccino dans un vrai caffè de Machos !

Photos : église et building

Nous repartons à l’assaut de la ville et allons à pedibus jusqu’à Cambridge pour nous balader dans la célèbre Harvard. C’est l’idée que l’on se fait d’un campus américain : beaux bâtiments, belles pelouses, …Après une pause pique-nique et sieste, nous quittons Cambridqe et allons dans le pittoresque quartier de Beacon Hill où les rues sont étroites et pavées puis dans la Common Boston, très beau parc au coeur de la ville.

Common Boston, le parc au cœur de la ville

La découverte de Boston by night se révèle assez décevante, excepté le quartier de Beacon Hill éclairé par des lampadaires à gaz.

Quelques chiffres : Chambre double dans la YWCA : 90$

9 mai 2007 : Boston puis New York City La journée démarre vers 7h30. Nous bouclons les sacs et les laissons à l’accueil le temps de faire un dernier tour de la ville. Visite du quartier de South End et de Black Bay, pause internet gratuite de 15 minutes dans la superbe bibliothèque de Boston, balade dans le Common Boston Park. Nous repartons ensuite chercher nos sacs à dos que l’on porte, sous une chaleur de plomb, jusqu’à South Station où notre bus nous attend.

A 13 heures, nous quittons Boston pour New York. Nous nous attendions à un dépaysement total puisque nous avions entendu dire que les bus des compagnies chinoises étaient empruntés par les communautés chinoises des 2 villes, qu’ils étaient donc remplis d’asiatiques, que cela sentait la bouffe chinoise, etc…Que nenni, nous ne sommes que 6 ou 7 dans le bus, tous « européens » mangeant sandwishes ou hamburgeurs !

Photo du bus de la compagnie asiatique Fung Wah

Nous avons passé 10 jours à New York en avril 2006 et avons parcouru la ville en long en large et en travers, de Brooklyn au Bronx, avec la visite du MOMA, du MET, de l’Empire State Building, de longues balades dans les différents quartiers, etc. Ce nouveau séjour va nous permettre de repasser aux endroits que nous avons aimés et d’en découvrir de nouveaux.

Nous arrivons sans encombre vers 17h30 où le bus nous laisse au sud de Manhattan. Il nous faut donc prendre le métro, lignes A puis C, jusqu’à Harlem que nous atteignons vers 19h, car nous logeons sur le canapé d’un copain. Nous retrouvons NY avec grand plaisir et notre pote aussi bien sûr.

On ressort vers 21 heures : on mange rapidement dans un bui bui puis nous allons vers Times Square pour prendre un verre au bar du Hilton : vue splendide sur la ville grâce aux grandes baies vitrées, c’est cosi. Les consos sont évidemment assez chères …A 23h00, nous retrouvons un pote de notre pote dans un autre bar : ambiance complètement différente, il y a des machines à sous et des jeux d’arcades !

Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fung Wah : 15$ par personne.

10 mai 2007 : New York City Au programme : promenade matinale à Times Square, pause dans un Europa Cafe (les muffins, énormes, sont excellents le café jus de chaussettes lui, est typique américain), descente de Broadway Avenue, pause pizza et pomme dans un square. Nous assistons à une remise de diplôme en plein air, de la Université of NY C’est très sympa, bonne ambiance.

Cérémonie de remise des diplômé(e)s de la University of New york

A 15h30, nous avons RDV avec notre copain pour visiter l’Intrepid Sea Museum, angle de de la 46th et de la 12è. Nous errons dans le coin une bonne demie heure, mais où donc est passé le Sea Museum ? Et bien, pas de chance, c’est fermé, en travaux. Tant pis, on se promène, et on reprend ensuite la ligne de métro n°1 pour aller faire des coures à Mayfair. En sortant, avec tous nos paquets, on prend un taxi noir, type de taxis qui ne font que des courses dans Harlem. On négocie le prix de la course avant de monter (et oui, il paraît que c’est comme ça que ça marche), ce sera 6$ le trajet. Soirée : repas + DVD et dodo vers 23h30.

Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fungwash : 15$ par personne. Course en taxi dans Harlem : 6$

11 mai 2007 : New York City La journée commence mal : la poignée de la porte de l’appart nous reste dans les mains en voulant verrouiller la porte au moment de sortir. Pas de panique, on s’acharne dessus et on arrive enfin à tout verrouiller. On apprendra le soir que ça arrive souvent ! Nous prenons le métro, ligne C puis A, en direction de Brooklyn. Arrivées à Brooklyn, nous traversons le pont, à pieds, en direction de Manhattan ce qui nous permet d’observer la skyline. C’est gris, mais c’est beau aussi ainsi.



La Skyline depuis le pont de Brooklyn

Le pont de Brooklyn

Petit pause chez J&R pour acheter une carte SD de 2 Go, ce qui m’en fera 3 au total puis nous allons à Ground Zero. Il nous semble que les travaux n’ont pas beaucoup avancés depuis l’année dernière. Les photos accrochées aux grilles sont émouvantes.

Nous remontons Church Street puis pause dans un deli. Après cela, nous remontons Broadway avenue en passant par Times Square. A 15h20, nous sommes dans la queue du MOMA pour profiter du Target Free Friday : entrée gratuite à partir de 16h tous les vendredi. Voilà qu’il se met à pleuvoir et bien sur nous n’avons pas de parapluie, nous nous abritons tant bien que mal sous un sac plastique mais nous tenons bon ! A 16h15, nous entrons dans le MOMA où la clim poussée à fond nous oblige à mettre un pull. Le musée, que nous avons visité l’année dernière, est superbe, particulièrement le 5ème étage.

Après la visite, on rentre à l’appart pour se rendre présentable car à 21h nous avons RDV avec notre copain pour dîner dans un restau Français, tenu par un de ses potes : au menu sole, crabe mou et filet mignon, fraisier en dessert. Nous rentrons tous les 3 en taxi.

Quelques chiffres : Carte SD de 2 Go : 28$ Course en taxi, de nuit, de la 60th (environ) à la 139th : 20$

12 mai 2007 : New York City Réveil difficile vers 7h30 : mal au cœur, mal au ventre, envie de vomir. Une citrate, 2 dolipranes et 1 motilium plus tard, nous nous dirigeons vers le musée Guggenheim, à pieds, à travers Harlem puis Central Park.

Visite du musée : certaines sections sont fermées, l’extérieur toujours en restauration, nous voyons la façade du musée seulement en photo, c’est bien dommage. La visite est assez décevante car il n’y a que 2 salles qui présentent des peintures intéressantes et les autres toiles ne sont pas exposées.

Vers 13h30, achat de salade et de California Maki que nous dégustons dans Cantral Park. Ballade ensuite dans les rues de NY jusqu’à Greenwish. Il y a un vide grenier ce WE et heureusement nous ne trouvons rien.

Greenwish, l’Empire State Building et les châteaux d’eau, caractéristiques new yorkaises

Nous rentrons à l’appart vers 19h et passons une soirée tranquille et reposante.

Quelques chiffres : Entrée du musée Guggenheim : total 22$ (1 tarif plein + 1 tarif réduit ??)

13 mai 2007 : New York City Ici c’est le mother’s day, la fête des mères. Nous avions prévu d’aller assister à une messe Gospel ce matin mais comme l’année dernière, bien que logées au cœur de la communauté à Harlem, nous n’y allons pas alors que l’église est à deux pas (il nous faudra donc revenir une 3ème fois !). Nous réglons le matin des détails pratiques, notamment un passage à la laverie du quartier. Les laverie parisienne sont à côté microscopique. Nous allons ensuite, en métro, dans le Lower East Side pour visiter ce quartier ainsi que le East Side. Puis, nous remontons Broadway en passant devant le superbe Flatiron Building. A Union Square, nous assistons à une démonstration de spectacle asiatique puisque c’est le World Fudan Day. Ne me demandez pas ce que c’est mais l’ambiance est terrible !

Spectacle asiatique à l’occasion du World Fudan Day

Ballade dans Central Park de 16h à 19h où il y a un monde fou et nous remontons à pieds jusqu’à Harlem où nous passerons une soirée tranquille pour le repos de nos pieds.

Cours à Central Park : La crosse

Quelques chiffres : Laverie (lave ligne + sèche linge) : 3, 75$

14 mai 2007 : New York City Dernier jour à NYC ! Nous préparons notre sac avant d’attaquer cette journée. A/R de Harlem à Greenwish, le tout à pieds (pour ce qui ne l’aurait pas compris, nous sommes des adeptes de la marche à pieds !), avec un passage près du Crysler Building notre building préféré, la dégustation de The Cheesecake acheté dans la patisserie découverte l’année dernière.

On se ballade, les semelles de nos chaussures fument, il fait beau, nous aimons NY, nous prenons le temps de déambuler, c’est ainsi que nous concevons nos vacances. Nous aimons vraiment NY, nous reviendrons, promis juré.

Au détour d’un magasin, rencontre avec Spiderman.

Le soir, nous achetons des spécialités africaines dans un bui bui africain de Harlem, le repas est épicé, la note salée (évidemment nous avons pris pleins de choses, pour au moins 6 personnes).

15 mai 2007 : New York City à Las vegas

Aujourd’hui nous partons à la conquête de l’Ouest. Comme nous sommes dans les années 2000, ce sera en avion ! Notre avion US Aiways doit décoller à 10h04 de l’aéroport et nous quittons donc l’appart à 6h50 en même temps que notre copain qui attaque à 7h (et qui sera donc un peu en retard). Nous prenons le métro C puis A et le Airtrain à Howard Beach et atteignons ainsi le terminal 7 après 1h30 de trajet. Enregistrement sans problème, il y a peu de monde. Nous apprenons que notre vol est retardé de 1 heure ! La durée du vol est de 5h40, et avec le décalage horaire de 3 heures, nous arrivons vers 14h. Dès l’atterrissage, nous sommes dans l’ambiance : du hublot on distingue la pyramide du Luxor, au loin la poussière du désert. Cela continue dans l’aéroport où nous sommes accueillies par des machines à sous !

Vue de la célèbre pyramide du Luxor depuis le hublot de l’avion

Nous récupérons la voiture de location, la conduite s’avère facile, et nous nous dirigeons vers l’Imperial Palace où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Conduire sur le strip n’est pas chose facile, il y a du monde, l’entrée de l’Imperial Palace n’est pas très visible et nous passons donc devant une première fois ce qui nous oblige à revenir sur nos pas. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous laissons les clés de la voiture au valet et partons découvrir notre chambre au 13ème étage : lit king size, hot tub (jacuzzi sans les bulles), miroir au plafond, c’est le luxe … très kitch !

« Premier dollar » glissé dans la machine à sous vers 17 heures, on comprend vite ce qui est fascinant ici. Et c’est parti pour la tournée des casinos : Ceasar’s palace, The Venitian, The Mirage, ….De nuit, c’est assez bluffant, on adore !

Céliiiine était là aussi (euh, elle est un peu penchée !!)

Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe (réservé en avril).

16 mai 2007 : Las Vegas

Le programme de la journée, c’est Red Rock Canyon ou Valley of Fire. En sortant de l’hôtel, nous nous rendons vite compte que ce n’est pas une bonne idée, il fait plus de 100°F soit 38°C et il n’est que 10 heures ! Nous passons donc une bonne partie de la journée à écumer les boutiques des deux outlets de Las Vegas. Vers 16 heures, nous rentrons déposer nos achats et poursuivons la tournée des casinos jusqu’à pas d’heure.

L’Empire State Building, le Chrysler Building ... New York, New York

Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe

17 mai 2007 : Las Vegas --> Kingman/Seligman/Williams.

Notre séjour à Las Vegas se termine. Nous prenons la route aujourd’hui en direction du Grand Canyon. Passage par le barrage de Hoover, puis par Kingman où nous faisons une pause au Mr.D’z.



Mr D’z

Nous filons ensuite vers Seligman par la route 66 : personne devant, personne derrière, la route est à nous, il fait chaud, les paysages sont grandioses, nous voilà plongées au cœur du grand Ouest ! Après l’arrêt touristique à Seligman, nous continuons vers Williams où nous passerons la nuit au Rodeway Inn après avoir trouvé un coupon de reduc dans un des journaux récupérés à l’office de tourisme de Kingman. Nous faisons des courses à Williams pour remplir la glacière achetée plus tôt et acheter de quoi tenir quelques jours. Petit tour by night de Williams, c’est rapide mais très sympa, ambiance route 66, des néons partout, on a beaucoup aimé.



Mon rêve américain, la route 66

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 393 Chambre double au Rodeway Inn de Williams : 45, 50 $ ttc

18 mai 2007 : Grand Canyon

Réveil à 6h30. Le petit dej continental est en fait un café et un jus d’orange à venir prendre au comptoir de la réception ...

Nous roulons vers le GRAND CANYON. L’arrivée à 9h30 au point de vue est spectaculaire, on est peu de chose ! Après le choc, nous empruntons le sentier de randonnées qui descend en lacets, faisons demi tour après plus d’heure et on remonte abruptement. Pause dej, sur un banc à l’ombre des pins, face au Grand Cayon. Nous écumons les points de vue répartis le long du chemin « goudroné » et empruntons la free navette jusqu’à Yaki Point. Nous assistons pour finir au coucher de soleil, qui se révèle assez décevant.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 116 Chambre double au Yavapai lodge du Grand Canyon : 103, 53 $ ttc (réservé le 1er février)

19 mai 2007 : Horse Shoe Bend, Antelope Canyon

Départ vers 7h15 via Desert View avec au passage un arrêt à quelques points de vue. Les couleurs du petit matin sont et la vue du Grand Canyon sur le Colorado splendides. Il y a peu de monde et au volant, nous croisons des biches, des lapins ainsi qu’un petit coyote qui traverse la route devant nous.

La route entre le GC et Page est très belle, bordée de roches rouges, c’est aride, il fait beau et très chaud.

Arrêt à Horseshoe Bend pour observer un méandre du Colorado. Le chemin qui mène sur la bute est de sable rouge, les roches sont drapées, c’est magnifique (on se répète souvent dans l’ouest des EU).

Horse Shoe Bend

Rencontre du 3ème type, il est mimi comme tout ce petit lézard

Direction Antelope Canyon où nous troquons notre Cavalier Chevrolet pour le Pick Up des Navajo. Nous sommes 12 dans le pick up, dont … 6 autres français … parmi lesquels un couple avec 2 jeunes enfants voyagent en camping-car. Quelques mètres avant l’arrivée du slot Canyon, le pick up tombe en rade. Il ne voudra pas repartir et il faudra qu’un autre pick up vienne nous chercher pour nous conduire à l’entrée du slot Canyon. L’avenura …



Tout les pick up sont arrivés, le nôtre est en rade à une dizaine de mètres de l’entrée

Upper Antelope Canyon, il n’y a pas d’autre mot, c’est sublime (bon, je sais je me répète). La visite aussi se désorganise, nous sommes sensées rester avec le conducteur du pick up qui est aussi notre guide pour la visite mais tout le monde se disperse, nous rentrerons, près de 2 heures plus tard, avec un autre groupe.

Anteloppe Canyon, non vraiment pas de mot

Pique Nique à Page où nous modifions notre programme. Nous abandonnons l’idée de pousser jusqu’au lake Powel et décidons d’aller directement à Monument Valley. Le lendemain nous décidons également d’inclure le Canyon de Chelly dans notre périple, ce qui n’était pas prévu. Cela nous conduira à faire pas mal de kms ce jour ci et le lendemain ! En chemin, nous nous arrêtons au National Monument Navajo et faisons la piste Sandal Trail pour observer des ruines indiennes, qui sont très loin du point de vue cependant. Après cela, direction Mexican Hat où nous dinerons au Mexican hat Lodge et y passeront la nuit.

Ambiance Western au Mexican Hat Lodge où nous retrouverons 3 Allemandes croisées au Grand Cayon

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 504 Visite de Antelope Canyon = 42$ pour deux Chambre double au Mexican Hat Lodge : 74, 97 $ ttc

20 mai 2007 : Monument Valley et Canyon de Chelly

Le matin, ambiance Western avec la visite de Monument Valley Nous suivons la piste qui met notre chevrolet cobalt à rude épreuve, la citadine n’est pas habituée à faire du tout terrain … et la conductrice non plus ! La visite reste un grand moment, les roches rouges sont époustouflantes.

Mon rêve américain : Monument Valley

Mon rêve américain : Monument Valley (bis)

Après la pause dej, nous mettons le cap sur le Canyon de Chelly. Orage sur la route, les couleurs grises rend le tableau plus réaliste … le rêve américain n’est pas accessible à tous. La descente à pied dans le fond du canyon est assez sportive mais l’effort est récompensé : nous voyons de près des ruines indiennes et nos premiers pétroglyphes … et il faut remonter.

Nous reprenons la route et nous rapprochons de notre prochaine étape et passons la nuit à Bluff. Première étape malheureuse, l’accueil est désagréable et l’odeur canine résiduelle dans la chambre n’arrange rien.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 414 Visite de monument Valley = 5$ par personne Chambre double au Kokopelli inn : 60, 64 $ ttc

21 mai 2007 : Canyonlands The Needles

Nous quittons Bluff sans regret. Ce lundi est consacré à la partie sud de Canyonlands : The Needles qui tirent sont nom des roches en forme d’aiguilles de couleur rouge et blanche. A l’arrivée, nous nous mettons en jambe par une promenade qui permet de voir un camp de cow-boys : Cave Spring. C’est amusant, il nous faut grimper à deux reprises une échelle de bois pour escalader un rocher.

Oh, qu’il est mimi celui là aussi !

Nous poursuivons par une seconde rando d’environ 3h dont l’objectif est d’atteindre ces fameuses aiguilles. Sur le parcours, il y a des champignons minérals, les cactus sont en fleurs, les yuccas aussi, les sentiers sentent le pin.

Les Needles tant attendues

Nous mettons ensuite le cap sur Moab, que nous atteignons après deux heures de route et qui s’avère être une bonne surprise après Mexican Hat et Bluff : enfin un peu de vie ! Nous faisons des courses, une ballade à pieds dans la ville et établissons l’itinéraire du lendemain.

La nuit se passe au Red Stone Inn où il y a une laverie à disposition et un not tub.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 294 Chambre double au Red Stone Inn : 72, 91 $ ttc

22 mai 2007 : Arches

Aujourd’hui, grasse matinée avec un lever à 7h45 ! Nous consacrons la journée à Arches qui est situé tout près de Moab et qui va nous permettre de délaisser un peu la voiture.

Dans la matinée, nous effectuons la rando jusqu’à Double O Arch via Landscape Arch et Wall Arch. Le retour se fait par Primitive Arch : A/R en 2h mais à un rythme de parisien. Nous pique-niquons sur l’aire dédiée super bien aménagée avec au menu des tomates et des haricots de chili : de vraies cow-girls !

Sans transition, nous effectuons la rando jusqu’à Delicate Arch : ça monte, ça monte, ça monte, le dej lui remonte ! Mais c’est sublime, petite pause pour savourer ces paysages. Nous redescendons tranquillement, reprenons la voiture, il me semble reconnaître quelques paysages de Thelma et Louise.



Une vue caractéristique de Arches, n’est ce pas un des paysages qui apparaît dans Thelma et Louise ?

Retour à Moab, nous prenons possession de notre nouvelle chambre au Silver Sage Inn, légèrement moins cher que le précédent, mais légèrement plus excentré aussi. Nous réglons ensuite des détails pratiques : laverie et courses, pour finir par un tour de Moab, des gifts stores.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 85 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc

23 mai 2007 : Canyonlands : Islands in the sky, Dead Horse Point, Cisco

Levées aux horaires, nous sommes à 8h45 dans la partie Nord de Canyonlands : Islands in the Sky. Nous effectuons une rando de 10 kms environ en 2h15 The Neck. C’est assez décevant, nous n’avons pas dû choisir la plus intéressante ! Nous filons ensuite voir Mesa Arch que l’on atteint après une ballade de 20 minutes. Nous décidons de quitter ce parc qui ne nous séduit pas et allons à Dead Horse Point State Park et sa superbe vue sur le Colorado. Ici a été tournée la scène finale de Thelma et Louise. On reste un peu sur notre faim, évidemment sans 4x4, on est un peu limité.

Après cela, nous partons faire un tour sur la ByWay 128 qui longe le Colorado, c’est sublime. Nous faisons halte au musée du cinéma des films tournés dans la région : Thelma et Louise, Rio Grande, Retour vers le futur 3, Indiana Jones 3, pleins de série. Il est super intéressant et très bien fait.

Le musée du cinéma

Le Grand John

Nous reprenons la voiture pour nous rendre sur des lieux de tournage de films. A partir d'un petit dépliant que nous avons récupéré à l'office du tourisme de Moab, nous décidons d'aller jusqu'à Cisco. Cisco est une ville fantôme (ce sera la seule de notre parcours) dans laquelle des scènes de Thelma et Louise ont été tournées. C’est quand même un super gros détour pour pas grand-chose, la ville est vraiment fantôme, impressionnant à voir !

Sur le chemin, station service à l’abandon

Cisco, lieux de tournage de Thelma et Louise, ça vous rappelle quelque chose ? Moi vaguement …

Nous dînons à la Fiesta Mexicana, très bonne adresse, des cocktails énormes, et des plats bien garnis super bons.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 322 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc

24 mai 2007 : Scenic 12 et Capitof Reef

Nous quittons Moab pour rejoindre Capitol Reef. A Capitol Reef, nous randonnons sur Hickman Reef où nous sommes accueillies par un orchestre de serpents à sonnettes puis nous allons voir de superbe pétroglyphes. Nous reprenons la route via la célèbre scenic 12 en direction de Bryce Canyon qui constituera notre prochaine étape. Par la scenic 12, nous traversons des paysages arides, des forêts, le thermomètre descend, puis regrimpe, ouf. Nous poursuivons finalement jusqu’à Panguitch où nous logerons 2 jours.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 470 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc

25 mai 2007 : Bryce canyon et Red Canyon

Journée riche en couleurs grâce à Bryce Canyon et à red Canyon. Les promenades sont l’occasion de s’émerveiller.

Bryce Canyon, un coup de coeur

Son petit frère Red Canyon, plus petit et de couleur rouge, plus uniforme

Nous retournons à Bryce Canyon à l’heure du coucher du soleil pour contempler la lumière déclinante. Bryce Canyon fut une superbe découverte, un vrai coup de cœur.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 219 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc

26 mai 2007 : Zion

Nous quittons Panguitch avec une petite appréhension : nous n’avons pas d’hôtel réservé pour la nuit et nous sommes le samedi du Memorial Day ! Nous arrivons à Zion dans la matinée après avoir traversée le parc par la superbe scenic 9. Nous nous garons au Visitor Center et allons à la gare routière prendre une navette. Il y a du monde à l’arrêt du bus, cela enlève un peu de son charme au parc, les autres étaient nettement moins fréquentés.

Nous prenons la navette pour visiter quelques lieux mais restons finalement peu de temps dans le parc et nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous échouons à Mesquite et prenons une chambre à l’hôtel casino Virgin River, ce n���est pas donné mais c’est le samedi du Memorial Day, ceci expliquant cela.

Vue de Mesquite depuis le parking de l’hôtel

Quelques chiffres :

Nombre de kms parcourus = 257 Chambre double au Virgin river : 98, 09 $ ttc

27 mai 2007 : Las Vegas

Journée de transition, nous quittons Mesquite pour Las vegas car nous partons le lendemain matin en avion pour San Francisco. Nous allons poser nos bagages dans l’hôtel réservé depuis la France situé dans un quartier assez loin du strip, à proximité de l’I15, dans un no man’s land : la chambre est grande, c’est une bonne surprise mais le quartier est excentré. Nous renonçons à nous rendre à pieds sur le strip, prenons la voiture et profitons une dernière fois du vallet de l’Imperial Palace. Dernier tour des casinos, on gagne 5$ au Bellagio, c’est le début de la fortune.

Retour à l’hôtel, on boucle les sacs. Demain, de nouvelles aventures nous attend.

Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 200 environ Chambre double au Vagabond inn : 54, 45 $ ttc

28 mai 2007 : San Francisco

Levées vers 7 heures, nous nous dirigeons vers l’aéroport, rendons la voiture très efficacement puisque cela pend moins de deux minutes, et attendons le départ du vol, prévu à 11h46. L’avion atterrit sans retard à San Francisco, nous récupérons nos sacs et nous nous offrons les services du Shuffles door to door pour rallier le 415 Lincoln Way, près du Golden Parc, où nous avons loué un appart grâce à une connaissance d’un membre de ce forum. L’appart est super mimi mais il fait très froid et nous nous ruons sur les radiateurs électriques. Après le ravitaillement d’usage, nous partons à pieds à la découverte de Castro.

A Castro, nous sommes accueillies par le raimbow flag

Au retour, le vent se lève, il fait froid, même très froid, dans l’appart aussi. Heureusement pour nous, nous ne savons pas encore que nous aurons froid tout le séjour ! Après la chaleur éprouvée dans les parcs, le choc est rude !

Quelques chiffres : Location voiture : du 15 mai au 28 mai : 324 euros TTC (Avis) payé lors de la réservation. Essence pour 3285 kms parcourus = 200 $ Billet d’avion Las Vegas / San Francisco :76, 48 euros par personne Transfert aéroport à San Francisco en super shuffle : 32 $ pour deux Location de l’appart pour 7 nuits : 365, 18 euros

29 mai 2007 : San Francisco

Départ, à pieds, en direction du Civic Centre, rue Powell afin de prendre le cable car qui constitue une attraction en soi. A Ficherman’s Warf, nous observons les otaries qui ont colonisé le Pier 33 et décidons d’aller réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz. Nous grimpons ensuite jusqu’à la Coit tower via Telegraph hill, quartier pittoresque, on adore. On redescend vers North Bay, le quartier Italien puis nous allons vers Chinatown où l’on achète des nouilles que nous allons manger dans le parc de Whashington. Petite ballade dans Chinatown, puis Financial District puis Market Street, passage obligatoire par l’Opéra. Nous remontons ensuite Haigh street, mélange de hyppies, baba cool, clodo et nous arrivons, sur les rotules à l’appart.

Partie de jambes en l’air sur la Haigh Street

Quelques chiffres : Trajet en Cable car : 5$ par personne

30 mai 2007 : San Francisco

Après une matinée de repos, nous partons en début d’après midi à la découverte du quartier hyspano Mission. Nous rallions ensuite Castro pour assister à 16h55 à une séance de cinéma au Castro Theatre « Esacped from Alcatraz ». Et oui, nous préparons la visite de demain. Bon, le film est en anglais évidemment non sous titrés, nous ne comprenons pas tout mais il y a quand même peu de dialogues, Clint Eastwood n’étant pas très bavard !

31 mai 2007 : San Francisco

Nos billets pour la visite d’Alcatraz sont réservés pour 11 h. Durant la traversée en ferry, nous restons à l’intérieur car il fait froid, le Golden Gate est, encore, dans le brouillard. La visite est très vivante, très intéressante grâce aux commentaires de l’audio guide (en français).

Après cette visite, nous allons dans le quartier de Russian Hill et nous grimpons la célèbre qui serpente à plus de °. C’est éprouvant. Retour à pieds à l’appart, la journée a été encore bien remplie.

Quelques chiffres : Visite d’Alcatraz : 21, 75$ par personne

1er juin 2007 : San Francisco

Nous quittons l’appart vers 9h45 avec comme objectif Sauselito en 4 étapes : la traversée du Golden Gate Parc, la traversée du Presidio Parc, la traversée du Golden Gate et enfin 2 miles pour rejoindre Sauselito, le tout à Pieds.

La traversée du Golden Gate, mythique tout simplement, même sous le brouillard !

Après 4 heures de marche, nous atteignons Sauselito. Nous nous requinquons avec un sandwish fait devant nous, énorme, que l’on trouve succulent.

Nous partons ensuite à la découverte de Sauselito et à la recherche des fameux house boats mais bizarre, nous n’en trouverons que quelques uns.

Les boîtes aux lettres des house boats

Retour à San Francisco, en bus. Nous rentrons à l’appart vers 19 heures, quelle journée !

2 et 3 juin 2007 : San Francisco

Au cours de ces deux journées, nous avons poursuivi l’exploration de la ville et nous avons fait quelques boutiques, sous un temps toujours frisquet, avec pas mal de vent. Ces deux jours étaient finalement en trop, nous aurions dû quitter la ville.

4 juin 2007 : San Francisco

Aujourd’hui c’est le départ ! Nous prenons le BART pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 9h30.

Photo prise à travers le hublot de l’avion, zoom à fond, ça me rappelle bien quelque chose.

Notre escale à Dallas, qui devait durer 2h20, dure finalement plus de 4 heures à cause d’un énorme orage sur la ville qui contraint tous les avions à rester au sol. Le vol Dallas Paris se passe ensuite sans problème et nous arrivons à Paris le 5 juin sur les coups de 11 heures. Les vacances sont finies, nous avons une seule envie : revenir !

Quelques chiffres : 1 ticket de métro = 1, 5$ 1 ticket pour le BART = 5, 15$

Conclusion

Ce voyage de 4 semaines fut fantastique. Nous avons aimé New York, Antelope Canyon, Monument Valley, la route 66, Bryce Canyon, The Needles, Arches, l'accueil et la gentillesse des américains, la liberté, les cactus, les paysages désertiques, etc.

Nous avons moins aimé Islands in the sky, la foule à Zion, San Francisco sous la grisaille et le froid, et évidemment le retour au boulot après un séjour aussi splendide.
Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle à vélo English translation pending
by Bercharp · 2008-03-11 · 33 replies
Bonjour,

Je projette de faire le voyage du Puy en Velay à Saint jacques de Compostelle avec un vélo route de randonnée, j'ai étudié un itinéraire qui emprunte la route goudronnée au plus près du chemin traditionnel.

Si Quelqu'un a déja réalisé ce périple je sui preneur d'informations ( durée, difficultés, longueur des étapes, gîtes et hébergements etc... )

merci de vos conseils

bernard
Mariage à Varadero avec un Cubain English translation pending
by Chanelle80 · 2008-03-11 · 396 replies
Bonjour je compte me marier en juin 2008 avec mon conjoint qui est cubain moi je suis canadienne. J'aimerais savoir si quelqu'un l'a déja fait a varadero et comment je fais pour l'organiser. Y a il un palais de justice ... Pour la réception après..... on m'a dit que c'etait impossible dans un hotel . Aidez-moi svp...
Serpents et compagnie dans le grand Ouest américain English translation pending
by Eagles · 2008-03-07 · 67 replies
Hello,

Suite à une discution animée avec mon nouvel ami belge, Broze pour ne pas le citer, 😉, je lance ce post déjà traîté partiellement avec le spécialiste Sedonax.

Mais d'autres avis feraient avancés le schmilblick, comme dirait l'irremplaçable Coluche.

Comme beaucoup de personnes vont se rendre dans les parcs américains cet été, principalement situés dans les états de la Californie, Arizona, Utah, Colorado, New Mexico et Nevada (je m'excuse pour ceux que j'ai oublié); est-ce que les spécialistes de ces parcs (comme Sedonax) peuvent donner conseils aux nouveaux visiteurs; ou à ceux comme moi, qui n'ont pratiqué ces parcs qu'en circuits organisés. Et c'est vrai qu'en circuits organisés, on ne sort pas trop des espaces touristiques et protégés.

Alors pour ceux qui veulent se montrer plus téméraires et ambitieux dans leurs balades, ce serait bien qu'ils bénéficient, comme moi, de vos conseils.

Certes, peut-être qu'avec la fonction "Recherche" de cet excellent site, on trouverait des réponses et informations à droite ou à gauche. Mais ce serait bien plus sympa et pratique de regrouper tous vos précieux conseils sur un seul et unique post.

Alors merci par avance pour vos réponses concernant les types de bestioles qu'on peut rencontrer sur place; que doit-on faire en cas de morsures; combien de réserve d'eau il est utile de prendre avec soit durant ces belles balades; quel type de médicaments au cas où... etc.

Bon week end et au plaisir de vous lire.

PS: Merci de ne pas déplacer ce message, car il concerne vraiment les voyages US.
Insécurité à Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-03-03 · 128 replies
Bonsoir à tous!!!

Voila, je voudrais faire ce post pour vouloir rassuer tous les voyageurs qui désirent partir à Madagascar car il est vrai que depuis quelques semaines nous alimentons le forum de mauvaises nouvelles concernant des agressions dans certains endroits de Mada et je crois que nous contribuons à faire apparaitre un syndrome d'insécurité et de nombreux forumistes jeunes ou moins jeunes m'envoient des messages en MP pour me confirmer ces dires et essayer en même temps de les rassurer, chose que je fais bien évidament!!!! Je crois qu'il est temps de les rassurer et de parler le plus souvent des choses positives concernant ce pays qui est certainement incontournable pour grands nombres de voyageurs.

Amicalement
4500 km à pied: Sri Lanka , Inde, Sikkim English translation pending
by Lilianlulu · 2008-03-01 · 0 replies
Site internet: ventdularge.fr.st 2500 années aprèsla naissance du Bouddha, nous nous engageons sur chemins des reliques bouddhistes, une longue piste montant vers le Nord de l’Inde. Le prétexte est formidable pour suivre une ligne longitudinale et traverser une multitude de paysages : Le Sri Lanka en premier temps. 750 kilomètres de treks… Des chemins qui serpentent entre des petits ilots de verdure et des morceaux de forêts tropicales, nous traversons une multitude de rizières et de plaines marécageuses où s’ébattent des buffles. Il n’y a pas de place pour le vide dans ces paysages, la flore emplit intégralement le moindre espace. Même la rivière dont nous suivons le lit, la Niwala Ganga est de couleur émeraude. L’unique intervalle est réservé à notre route ; du vert, du vert et encore du vert, toutes les nuances de cette couleur éclatent sous l’effet du soleil matinal dans les palmes et les bananiers. « A Ceylan, tout l’effort est d’arrêter la nature, les jardiniers ne plantent pas, ils arrachent »… Au centre de l’île, nous fendons les arbustes des plantations de thé qui surplombe les vallées, Comme un navire où une île en pleine mer, les manufactures et les cottages britanniques crèvent parfois l’océan de thé de leurs éclats blancs. Après plusieurs jours de déclivité et la traversé du parc d’Horton Plains, nous quittons définitivement les escarpements des hautes terres. Lentement, l’horizon s’écrase, le ciel et la terre semble se rencontrer. Le sol se pose en horizontalité, le relief ne sera désormais perturbé que par des monceaux de canopée. Nous traversons alors la région des jardins d’épices. Chaque soir, nous délaissons notre solitude et partons à la rencontre des Hommes, leur culture et la spiritualité si particulière à cette région du monde. Au Nord de l’île, la zone est militarisée et nous ne croisons plus que des militaires camouflés au bord des pistes et des éléphants égarés... Nous y préférons une grande lagune où des centaines d’oiseaux se dissipent au dessus de chevaux sauvages. Les étalons blancs sont en liberté sur une végétation amphibie, coupée d’étang et de marécages salins. Plus loin, le soleil nous offre enfin de belles fenêtres de luminosité sur les dunes du cordon littoral. Le sol respire encore de la violence des combats, la profondeur des cratères nous rappelle que l’histoire de l’île et la guerre civile est encore d’actualité. Nous ne trouverons pas le bateau si espéré pour traverser jusqu’au continent Indien, mais des camps de réfugiés a perte de vue.

L’Inde mystérieuse est si grande. Nous faisons confiance aux trois cent millions de divinités pour veillés sur nous… Au kérala, nous acquérons deux vélos de marque locale et partons en direction de l’extrémité Sud du sous continent Indien. Le Cap Comorin est un promontoire massif de terre rouge qui s’avance dans la mer. D’ici, il ne reste plus qu’à mettre cap au Nord, jusqu’à la frontière Tibétaine. Nous subissons l’attaque de quatre cyclones consécutif qui jetterons sur la terre des violentes rafales et des ondées inimaginables en vélo. Nous traversons des étendues désertiques sur des centaines de kilomètres, mais nous ne manquons pas d’eau ! Le désert reste oppressent, nous le sentons hostile et le sable est l’ennemi juré du cycliste. Entre deux averses, le soleil illumine les salines du Tamil Nadu qui s’étendent à perte de vue… L’Andra pradesh, la région indienne surnommée le grenier à riz du pays présente un des plus beau portrait du monde rural indien. Nous franchissons dorénavant la barre des 80 kilomètres quotidiennement, malgré une chaleur accablante et certains jours un manque de nourriture et des problèmes de déshydratations. A l‘ombre des temples Hindous, nous posons la tente et prenons du repos une fois la nuit avancée, lorsque l’attroupement des villageois commence à se désintéresser de nous. Nous apportons de l’exotisme sous les tropiques et partageons des scènes de vie inconcevables ailleurs qu’en Inde. Les rizières fertiles laissent place à l’abondante jungle tropicale de l’Orissa et ses tribus adivasis, les ethnies minoritaires et premiers habitant de la péninsule indiennes. Successivement, nous sommes atteints de dysenteries et de fièvres accablantes qui nous condamne à l’immobilité et repos le plus total. Quelques kilos de moins et nous repartons en direction des terres de sécheresse au Bengale et puis soudain, les contreforts des vertigineux sommets de l’Himalaya…

…6 heures trente, le soleil matinal réveil nos sens : les glaciers étincelants du Siikim attirent notre vue, les vertes prairies humides dégagent une odeur très agréable de fourrage frais et les torrents fredonnent la fonte des glaces. En contrebas, un ruisseau enserre le village et ses larges berges bordent les premières habitations. Au dessus de nos têtes, les cieux affirment leurs puretés et révèlent les tons des différents paliers d’altitudes. Les vallées aux parcelles fertiles abandonnent en s’élevant leurs taches verdâtres, elles s’enlisent rapidement de couleurs ambrées et de fragments rocailleux. Nous cherchons un passage du regard et finissons par découvrir un sentier de terre abandonné que nous défrichons avec nos bâtons de marche. Des chèvres sauvages viennent nous chipoter des morceaux de brioche dans les mains. Les voyages à pied et sac au dos permettent de retrouver les pas des hommes, nous cavalons en quête de vie et de rencontre, de toutes ces têtes aux cheveux noirs et hirsutes, ces pommettes très rouges, et toujours cette terre qui semble coller à la peau. Nous traversons des hameaux de quelques habitations, posées sur des versants escarpés, en bordures de chemins traversés de torrents nés de sources glaciaires. Des chiens aboient sur nous férocement alors que des zomos[1] nous regardent passer, placides et flegmatiques. Nous croisons quelques personnes qui empruntent ces chemins de terres et de pierres afin de se rendre au village où à l’école. Certains portent des sacs de grains ou des bouteilles de gaz, le front barré d’une corde, le poids retombant sur le dos. Perchés au sommet d’une étroite crête, on se hisse à notre dernier monastère, enveloppé par le battement incessant d’une centaine de drapeaux de prières. Le massif du Kangchenjunga se dévoile, découvrant ses cimes les plus hautes, mais aussi toute une série de barres enneigées avoisinant les 6000 mètres et qui semblent très près de nous. Les sommets sont fascinants, prenants et menaçants… Assis au pied d’un chorten, nous reprenons notre souffle, presque atteints de vertige de se sentir si infime devant de si monstrueuses éminences. Le son d’une conque nous invite à la méditation à l’intérieur de l’enceinte. Le bouddha souffla lui-même dans une conque identique avant de délivrer son premier sermon, à Sarnath. De nos jours, leur tonalité appelle et invite les âmes à s’éveiller, à suivre la doctrine du maître… Après huit mois d’errances et 4500 kilomètres, nous déposons nos sacs tout en gardant en mémoire la formidable leçon de vie que nous a offert ce périple, cette vénération typiquement Indienne et permanente à ce qui vit, ce fatalisme souriant, cette indifférence et ce détachement face à l’effort et à la souffrance rencontrés chez tous ces hommes, cette énergie affichée de croire en cette existence, puisque après tout, elle n’est qu’un passage. Vezin Lilian et Mucy Lucylle ont respectivement suivis des études d’éducateurs sportifs et artistiques avant de sillonner le monde, de mission humanitaire en expédition aventureuse. Ils sont tous les deux passionnés d’ethnologie et fondateurs de l’association humanitaire « Surya ». Ils sont également les auteurs de La marche du prince, un récit de leur voyage édité par Vent du large. Ils reviennent dernièrement d’une nouvelle aventure de 5000 kilomètres du Tibet Oriental au delta du Mékong dans le sud du Vietnam. Site internet : ventdularge.fr.st

[1] Hybrides mi yacks mi vaches.
Réforme du droit du sol évoquée à Mayotte English translation pending
by Toukoul · 2008-02-22 · 122 replies
Christian Estrosi évoque une réforme du droit du sol à Mayotte

Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'île française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.

Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.

S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".

Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.

Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.

La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.

Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.

Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.

Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.

De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.

Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.

Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.

Thierry Lévêque et Gérard Bon
Moyen le plus agréable pour rejoindre Yangshuo depuis Hong Kong avec les transports locaux? English translation pending
by Nefertari · 2008-02-16 · 15 replies
Bonjour à tous

Voilà mon idée d'itinéraire et j'aimerais vos avis éclairés sur le sujet. Je précise mes goûts : le trajet avec les transports locaux fait, pour moi, partie intégrante du voyage. Je cherche donc plus à m'immerger dans la vie locale et à découvrir de jolis paysages, plutôt qu'à optimiser mes temps de parcours. Quand j'ai un choix à faire entre confort et intérêt du voyage, je choisis le voyage. Je voyage donc plutôt de jour et évite les bus pour touristes. Entre deux itinéraires possibles, j'opte généralement pour le chemin des écoliers. Quand aucune des solutions de transport ne remplit ces critères et que je suis amenée à voyager de nuit, je privilégie le confort par rapport au prix.

Donc mon idée : Arrivée à l'aéroport de Hong Kong dans l'après-midi. Première nuit à Kowloon, du côté de Nathan Road (proximité gare et attractions?). Si vous avez une bonne adresse... Départ le lendemain après-midi (je ne suis pas très fan des grosses villes) en train pour Canton. Une nuit sur place. Trajet Canton - Zhaoqing (pour découvrir Huanghushan) : a priori, le bus ne correspond pas du tout à ma façon de voyager sur ce parcours : autoroute? Plutôt le train? Le bateau? Zhaoqing - Wuzhou : Train? Bus? Bateau? Wuzhou - Yangshuo : quel transport?

Merci d'avance !
Sécurité au Togo (Lomé)? English translation pending
by Colionel · 2008-02-15 · 39 replies
Salut à vous !

Je compte partir pour la 1ère fois en afrique entre juin et juillet, et le TOGO me tentait beaucoup !

J'ai lu partout que les togolais était acceuillant et qu'il n'y avait pas trop de problèmes de sécurité dans le pays. Mais en cherchant des info sur le net je suis tombé sur cet article qui dit exactement le contraire !

http://www.wagne.net/csp/csp2003/cahier_animation/ec3.htm

Cet article me semble très alarmiste et je ne remet pas en question mon voyage, mais je voulais savoir ce qu'en pensait ceux qui connaissent lomé : est ce qu'il y a des quartiers à éviter même le jourest ce qu'il est vraiment dangereux de se promener en ville la nuit (par exemple : traverser une parti de la ville pour passer d'un bar à l'autre ? )Est ce qu'il y a des endroits/quartiers ou les blanc ne sont pas les bienvenus ?Est ce que l'on doit doit vraiment se méfier de la police comme dans d'autres pays ?

J'avais juste lu qu'il fallait éviter de prendre la route la nuit, mais je ne savais pas que les villes pouvaient aussi être dangereuse la nuit. J'imagine que le problème ne se pose pas dans les villages.

J'aimerais beaucoup avoir l'avis de ceux qui ont déjà passé du temps là bas !

P.S: je compte faire le voyage seul, en logeant chez l'habitant plutot que dans les hotels.

D'avance merci, Vincent.
Retour de croisière en Antarctique sur le Diamant English translation pending
by Tag54 · 2008-02-14 · 157 replies
Nous en revenons juste d'une croisière en Antarctique sur "le Diamant" de la Compagnie des iles du Ponant et sommes extrêmement enchantés.

Des conférences plusieurs fois par jour par des spécialistes de bon niveau. Une moyenne de 2 débarquements en zodiac par jour. Des paysages époustouflants, des débarquements au milieu de colonies de manchots, des baies grandioses entourées de glaciers se jetant dans la mer, une navigation au milieu d'icebergs majestueux. Les lieux visités avec débarquement : Yankee harbour, Devil island, ile Paulet, Neko harbour (génial), Petermann (mythique à cause de Charcot et point le plus au sud), ile du 25 mai ET le cap Horn. Plus les sites de découverte en Zodiac. Emploi du temps bien chargé et le temps libre restant, passé sur le pont à regarder défiler le paysage (pas de nuit à cette époque de l'année).

Et, pour ne pas gacher, un passage du Drake digne du lac Léman dans les deux sens. Mais pour ça, la compagnie du Ponant n'y était pour rien !

Voyage inoubliable qui ne laisse pas indemne au retour.

Par rapport aux croisières similaires organisées par Hurtigruten ou sur des brise-glace russes, la Compagnie du Ponant met en avant son coté "à la française" que j'ai particulièrement apprécié (confort, décoration, ambiance, gastronomie) ET l'usage exclusif du français à bord, notamment lors des appels, des conférences, des visites et des débarquements. C'est peut-être un détail, mais pour moi, c'était vital . De nombreux spécialistes (17 pour 200 passagers) tous francophones aussi pour répondre à des tas de questions sur la faune, l'histoire des explorateurs, la glace, ....... D'ailleurs, vu le nombre de belges et de suisses à bord, c'est un concept qui a l'air de faire des adeptes.

Et un tarif plutôt compétitif car tout est compris dans le prix. Pas de mauvaise surprise à bord.

A recommander fortement.
Insécurité en Mauritanie et annulation du départ pour le Mali: trente billets d'avion non utilisables! English translation pending
by Maya03 · 2008-02-03 · 13 replies
Suite aux problémes survenus en Mauritanie le convoi de camions d'une association Auvergnate n'a pas pu partir pour le Mali avec le matériel nécessaire aux missions qui devaient, elles, rejoindre le Mali par avion.

Les billets d'avion des membres des missions étaient achetés avant l'annulation du départ des camions.(environ 30 billets) Ces billets ont été acheté par l'intermédiaire de go voyage.

Dés la décision d'annulation du départ des camions nous avons fait la demande d'annulation des billets d'avion auprés de l'agence par lettre recommandé et ce au moins un mois avant la date de départ du vol. Et la ! surprise go voyage ne donne pas suite.

Nous avons une trés importante somme d'argent dans ces billets, ce qui remet en cause toute les prochaines missions car chaques bénévoles réglent son voyage et ses dépenses sur place.

Nous souhaiterions récupérer si ce n'est la totalité de l'argent des billets, mais au moins une partie. Ou renégocier tout ça pour de prochaines missions. Y a t 'il une solution?

Si vous avez vécu cette situation ou si vous avez une solution pour notre probléme merci de bien vouloir nous la communiquer. Nos vous remercions par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter a ce message.
Nouvel An à New York English translation pending
by Asulete · 2008-01-28 · 11 replies
Bonjour à tous,

Avec mon copain on aimerai faire le nouvel an 2009 à new york....Aujourd'hui on a fait le tour des agences de voyage.....aie aie aie les prix des hotels sont exorbitants, et on a un petit budget. Deja pour les billets d'avion on compte 1200e pour nous deux mais si quelqu'un à des bon plan pour nous faire economiser sur ca aussi ca peut etre sympas.....(au depart de paris, ou luxembourg ou frankfort) Bref on aimerait rentrer en contact avec des gens qui ont des bons plans sur cette periode, pour l'hebergement, et aussi pourquoi pas, s'il y a des gens qui ont la même idée que nous rentrer en contact et pour ceux qui on deja vecu cette grande experience, la partager.... Je sais qu'il est un peu tot pour penser au nouvel an 2009 mais deja certains hebergements sont plein...!

Merci a tous pour ce partage

@ bientot

Asulete
Cherche les "anciens" de Pointe-Noire (Congo) English translation pending
by Alinostar · 2008-01-22 · 13 replies
J'ai vécu entre 1975 et 1990 à Pointe-Noire. J'habitais à Loandjili-Village dans le quartier de la Coraf. J'allais au Lycée Karl Marx. Je jouais dans l'équipe de foot Pétrosport. Y a-t-il des anciens avec lesquels je pourrais reprendre contact ? Si vous êtes actuellement à Pointe-Noire, des nouvelles du pays me feraient plaisir.

Merci à vous.

Alain
Croisière sur le Costa Magica English translation pending
by Steevy73 · 2008-01-17 · 112 replies
bonjour a toutes et a tous, je pars en croisiere(sur le magiqua) en avril, savone, tunis, les baleares, l espagne avec 10 adultes et 4enfants, toutes idees d excursions et de bon tuyaux seront les bienvenus.merci d avance

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display