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Hôtel ou guesthouse pas cher mais bien à Phitsanulok? English translation pending
by Chtijeremy · 2012-08-03 · 9 replies
Bonjour chers voyageurs,

Je fais un circuit en Thailande et j'ai une escale à Phitsanulok. Je dois trouver un logement pour une nuit. J'ai beaucoup de mal à trouver des trucs bien (propre et sans bestioles si possible, avec salle de bain privée/eau chaude et avec clim) à prix intéressant (moins de 1000 ou 1200 baht la nuit). C'est la seule ville du circuit ou je galère à trouver, alors si vous pouvez m'aider un peu, j'en serais très heureux car là, je galère. Soit c'est trop cher, soit c'est pourri ou alors trop loin de la ville. Helppp
Croisière MSC Splendida, sur le départ English translation pending
by Lizavril · 2012-08-02 · 21 replies
Le départ, c’est dimanche, donc je vous donne mes impressions d’avant-croisière, notre première croisière. Je reviendrais à mon retour vous faire un vrai C/R qui vous permettra de comparer mes attentes et la réalité (bonne ou mauvaise)

Je vais commencer par le choix d’une croisière. En novembre dernier, au moment de réfléchir à nos vacances d’été 2012, Mr Liz souhaitait partir en Corse. Après des recherches, une constatation : la Corse ce n’est pas donné, quand, comme nous, on cherche des vacances confortable, à l’hôtel, en 3*, avec piscine et autres aménagements. De fil en aiguille, mes pérégrinations sur le web m’ont amené sur le site Costa. L’idée d’une croisière s’est installé et j’ai donc regardé les 2 seules compagnies que je connaissais alors Costa et MSC. Après une hésitation entre le circuit du feu Costa Concordia et celui du Splendida, j’ai choisi MSC croisière pour une raison simple, le prix. En décembre, lorsque j’ai réservé l’offre MSC était moins chère que celle de Costa. Je passe, donc, commande en ligne et là ça ne fonctionne pas. Plusieurs tentatives et rien pas de réservation, je téléphone à MSC qui me dit que la promo n’est pas valable au départ de Barcelone. On se dit que ce n’est pas grave qu’il y aura d’autres promos. Mais 2 jours plus tard, mon compte est débité de l’acompte, rien sur le site et après un coup de fil à MSC pas de réservation non plus. Ça commençait mal !!! Le problème est vite réglé, on me propose de bénéficier de l’offre au départ de Barcelone et nous confirmons notre réservation de la suite Auréa n° 10002.

Janvier 2012, naufrage du Concordia. Après le sentiment d’horreur, un sentiment plus égoïste de soulagement de ne pas avoir choisi le Costa Concordia pour cette première croisière. En toute honnêteté, je pense que j’aurais annulé ma réservation et choisi un autre type de vacances.

Dans ce début d’année, je découvre, en cherchant des avis sur le Splendida, je découvre ce site. Le premier où les avis paraissent objectifs et pas simplement négatifs. Après quelques mois à fureter sur le forum, je suis encore surprise de voir des personnes se plaindre de la facturation des 7€/p/j c’est écrit très clairement et visible dès la réservation. Pour les 15% de service, il aurait fallu que je lise avec attention les conditions générales mais c’est écrit noir sur blanc.

Sur les conseils de PAP, je transforme ma réservation suite Auréa en Suite YC1, la 16001. C’est plus cher, un peu au-dessus du budget prévu je dois l’avouer mais cela correspond tout à fait à mon attente pour les vacances. Un certain « luxe », du calme, une forme d’All-inclusive… Je vous dirais mon ressenti par rapport à cette attente.

Concernant les excursions, voilà notre projet : Barcelone : nous voulons arriver avant le bateau, pour le voir accoster, tant pis s’il faut patienter ensuite pour monter à bord ou pour avoir notre cabine. La Goulette/Tunis : nous souhaitons faire Carthage et Sidi Bou Saïd, Nous pensons réserver via la conciergerie du Yacht Club l’excursion du bateau, ça nous permettra de les tester ou de changer d’avis et de prendre un taxi. Mais comme je n’ai pas trop envie de marchander et j’aimerais avoir des explications que seul un guide peut donner… La Valette : visite de la ville par nous-même, préparation faite à l’avance avec l’aide d’Ericat1505. Messine : « une escale de transition », juste la visite à 12h pile de l’horloge astronomique. La journée du lendemain risque d’être fatigante. Rome : excursion CIV07 grand tour de Rome, ville éternelle, réservé (et payé) à l’avance avec la croisière. Pour une première visite de Rome, pas d’aventure, j’ai une confiance limitée dans les transports italiens (plus de 2h de retard au départ de Florence avec le train Artesia). La visite servira à nous donner envie de revenir. Nous n’oublierons pas de jeter une pièce dans la fontaine de Trevi !! Gênes : visite par nous-même, préparation faite à l’avance sur le site de l’office du tourisme de Gênes.

Rendez-vous à notre retour (après le 15/8 car nous rentrons par le chemin des écoliers) pour un compte-rendu, escale par escale.
Itinéraire pour deux semaines au Kerala et Tamil Nadu? English translation pending
by Tartine59 · 2012-07-19 · 15 replies
bonjour je prepare mon voyage pour mars 2013 2 semaines. je vous donne l'itineraire que j'ai choisi et si quelqu'un peux me dire si c'est le must ce serait super, à savoir : mahabalipuram 2 nuits, pondichery 2 nuits , tanjore 1 nuit , trichy 2 nuits, rameswharam 2 nuits, madurai 1 nuit, munnar 2 nuits, alleppey 1 nuit house boat, et 2 nuits a cochin.... qu'en pensez vous est- ce faisable ? verrons nous le plus beau de ces 2 régions ? en sachant que nous aimons beaucoup la nature , les paysages, les rencontres avec les gens du pays et le moins de touristes possible... le calme et les belles choses.... voila j'attends de vos nouvelles. je viens juste de m'inscrire sur ce site et.....je vous attends. cordialement MARTINE
Itinéraires pour un mois en Inde du Sud? English translation pending
by Fearnol · 2012-07-02 · 41 replies
Bonjour à tous.Je viens de m'inscrire sur ce forum car c'est la première fois que je vais partir seul. J'ai déja beacoup lu et je me suis pas mal documenté mais j'aimerais avoir plusieurs avis.

J'attendais le résultat d'un concours pour pouvoir partir un mois seul en sac à dos en Inde du sud.Mon concours infirmier obtenu je peux concrétiser ce projet!

Je pars du 31 Juillet au 28 Aout. J'arrive à Mumbai à 22h30 le 31 et je repars de Mumbai le 28 à 12h.Je comptais rester dans cette ville jusqu'au 4 Aout et prendre un vol interieur jusqu'à Chennai .Ensuite j'aurai du 4 jusqu'au 27 pour visiter le tamil nadu et le Kerala. Cela vous semble il bien?

J'aime la nature les grands espaces et j'aimerais visiter quelques temples et passer une ou deux nuits dans une ashram. Bien entendu dormir une nuit dans un houseboat et j'ai entendu parler d'un train qui va dans les montagnes ou le climat est plus frais et ou tout est tres vert chose que j'aimerais aussi faire. Si vous pouviez me renseigner et me donner des conseils d'itinéraires se serait vraiment simpa.

Merci d'avance.
Boucle en Turquie depuis la France à moto en trois semaines English translation pending
by Alexabenoit · 2012-06-16 · 11 replies
Notre projet est de partir en turquie via la grêce avec ferry ancone->patras puis le pirée->cios->cesme en turquie. Certains d'entre vous l'ont ils déjà fait? Est ce trop court en 3 semaines? Pour le retour on envisage istanbul->igoumesnista par la route puis ferry ancone. Ou alors en joker, si ma femme sature d'être passagere, elle ferait le retour en avion, moi retour par route et par les balkans? Qu'en pensez vous? Ma femme est habituée a des vacances en moto de ce type mais géneralement, on roulait en moyenne 1 jours/3. Je suis preneur de tout conseils et retour d'expérience de ce type. Déjà a l'aller, on je souhaite faire nimes-> ancone en 2 étapes via briançon. Voilà....
Avis sur itinéraire de vingt-cinq jours en Namibie + Victoria Falls? English translation pending
by Stephlam · 2012-04-09 · 25 replies
Bonsoir à tous!

nous partons cet été (25 juillet au 19 aout) à 2 (couple), et prévoyons de voir un maximum de pays! On essaye de construire un voyage rythmé: paysages, animaux, et "visites" express! on veut s'en mettre plein la vue, sans pour autant passer trop de temps à chaque étape (même si on sait que certaines méritent de s'y attarder et on le fera!), et on aimerait un voyage hors des "sentiers battus" !😉 L' arrivée à Windhoek est prévue le 26 au matin, nous avons réservé le 4X4, et nous sommes en pleine préparation de l'itinéraire.. comme ça devient urgent, (nous devons réserver les campings et les entrées des parcs) on commence à s'affoler un peu....! 😉 La lecture des différents posts à ce sujet, et l'étude des nombreux carnets de routes présents sur le site, nous pose différentes interrogations...

Nous sommes en plein dilemne: en effet nous aurions envie de faire à la fois fish river canyon et les vic falls en revenant par le Bostawana... (nous ne pouvons pas prendre d'avion entre vic falls et windhoek, pour des raisons budgétaires et parce que nous devons rendre le 4X4 à windhoek) Pensez vous que cela est faisable? cela est il judicieux de vouloir tout faire (fish river+ namibie + vic falls) ? ou risque t'on de "tout faire" sans vraiment "rien faire" au final... ?

voici les grandes lignes de notre itinéraire : ceci n'est qu'un premier jet que l'on vous soumet pour solliciter votre aide! alors, n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils et remarques !! nous sommes preneurs de toutes les suggestions car novices de la Namibie!! 🙂 1 26/07/2012 5:10 - Arrivée Windhoek Int. Airport + Mariental / Kalahari Desert 2 27/07/2012 Fish River Canyon 3 28/07/2012 Fish River Canyon 4 29/07/2012 Aus (chevaux sauvages?) 5 30/07/2012 Sesriem 6 31/07/2012 Sesriem 7 1/8/2012 Walvis Bay 8 2/8/2012 Spitzkoppe 9 3/8/2012 Spitzkoppe 10 4/8/2012 Brandberg / Messum 11 5/8/2012 Palmwag 12 6/8/2012 Palmwag (skeleton coast ?) 13 7/8/2012 Etosha 14 8/8/2012 Etosha 15 9/8/2012 Etosha 16 10/8/2012 Rundu 17 11/8/2012 Kongola 18 12/8/2012 Kongola (caprivi string parks) 19 13/08/2012 Kasane 20 14/08/2012 Victoria Falls / Kasane (day trip) 21 15/08/2012 Makgadikgadi 22 16/08/2012 Ghanzi 23 17/08/2012 24 18/08/2012 Kalahari 25 19/08/2012 "14:00 Windhoek 18:00 Windhoek Int Airport" la journée du 17/08 est vide pour l'instant, elle servirait à combler la visite du kaokoland, ou servirait de journée de "battement" à placer suivant les besoins dans le voyage...

Autres questions: - cela vaut t'il la peine de consacrer 10 jours pour les vic falls (aller, visite, retour via Bostwana...) ? nous avons peur de sacrifier le reste en faisant ça... ! qu'en pensez vous ? - ce trajet (aller et retour aux Vic falls), outre le temps qu'il prendra nous permettra t'il de profiter tout de même des paysages, animaux, ou tout autre point d'intérêt? - dans le cas où nous enlèverions ce trajet aux vic falls pour nous consacrer à la Namibie, pensez vous que l'on peut envisager (et que cela vaut le coup) un itinéraire comprenant la partie Bostwanienne du désert du Kalahari ? sinon que nous proposez vous de mieux, de plus atypique?

En définitive, que nous conseillez vous? que modifieriez vous dans l'itinéraire? quelles étapes rajouteriez vous? Quels points incontournables a t'on oubliés?

Merci d'avance pour votre aide!

Bonne soirée,

Stéphanie
Mafia taxi-moto au port du nord de l'île de Cat Ba via Along (Ha Long) English translation pending
by Sagaman · 2012-04-07 · 31 replies
Le Lonely Planet (LP) Vietnam de 2012 parle du problème dans un encart.

Il y a un post sur ce probleme sur Tripadvisor :
http://www.tripadvisor.co.uk/ShowUserReviews-g737051-d386683-r98025756-Cat_Ba_Island-Cat_Ba.html

Mais nous avions le LP de 2010 qui ne parle pas de cette mafia ! Il indique pouvoir aller sur l'ile de Cat Ba via le port d'Along avec un bateau touristique traversant une belle partie de la baie avec arrêt à 2 belles grottes et un village de pêcheur. Dans ce port d'embarcation plein de touriste à 4 km de la gare des bus, il y a des guichets mais aucun ne vend le billet pour la traversé aller simple jusqu'au nord de l'ile de Cat Ba, ce qui nous a bien perturbé. Dès que vous arrivé dans le port un ou une vendeuse ambulante avec un badge vend le billet mais au début ses propos sont flous, elle semble dire qu'il n'est pas possible de traverser l'ile en bus pour rejoindre la ville de Cat Ba afin de nous vendre un tour complet dont on ne voulait pas; puis de fil en aiguille ça devient possible et ne demande que 1 USD/personne pour le bus. Mais elle nous a tellement embrouillée que finalement on n'a pas payé pour le bus mais uniquement pour la traversé. Dans le bateau nous étions une dizaine de personnes mais nous étions les seules a ne pas avoir de billet de bus. L'animateur nous a réclamé en publique et de manière autoritaire 5 USD/personne pour le billet de bus qui soit disant était son bus privé : on l'a envoyé sur les roses... Nous avons débarqué dans le minuscule port totalement isolé en même temps qu'un 2eme bateau avec d'autres touristes; tout le monde est allé vers l'arrêt de bus principal quelques dizaines de mètres plus loin accompagné par l'animateur de notre bateau qui faisait toujours croire au bus privé. Mais un panneau indiqué bien le caractère publique du bus ainsi que du tarif de 15000 dong/pers. Bien entendu l'animateur de notre bateau a informé la voiture taxi et les taxi-moto que nous étions aujourd'hui les 2 touristes a plumer. Leurs tarifs étaient évidemment très élevés. Le bus public est arrivé, les taxi-moto nous ont empêché de monter dans le bus; il fallait payer 10 USD/personne pour monter dans le bus...ce que nous avons fait finalement !

Conclusion : pour ne pas avoir de problème avec cette mafia vous devait absolument prépayer votre transfert en bus à travers l'ile. Pour info une touriste nous a indiqué avoir payé la totalité du transfert depuis Hanoi 180000 dong (bus Hanoi-Along port + bateau touristique + bus dans l'ile)
Problème de réchaud primus omnifuel English translation pending
by Piercarl · 2012-04-04 · 1 reply
bonjour a tous, O grands manitous de la mecanique si simple et pourtant si capricieuse des rechauds essence.. mon petit primus omnifuel a un probleme de puissance que j'espere certains d'entre vous sauront identifier : il a jusque la tres bien marche, (je suis debutant, je n'ai vide que les deux tiers d'une bouteille pour tte experience) au sans plomb turc, que les boutiques de location de quad/scout utilisent pour leurs machines. Arrive au dernier petit tiers de combustible restant ds ma bouteille, je pompe, prechauffe, parviens a une belle corolle bleue a faible puissance, mais lorsque je veux monter en puissance il capotte puis s'eteint. Impossible de chauffer une casserolle, la puissance est trop faible. Voila les symptomes. J'ai nettoye le bazard, bien noirci par les prechauffages repetes et inutiles, pensant a un encrassage qque part. Rien. Je n'ai pas change les filtres, ni a la pompe ni au niveau du rechaud, pensez vous qu'il faudrait? Apres une dizaine d'utilisations ca ferait cher en filtres, qd ils disent que "normallement" on n'y touche pas. Peut etre le niveau d'essence est trop bas? Ca doit fonctionner normallement jusqu'a ce qu'il n'y ai plus une goutte? j'utilise l'injecteur 37. j'ai essaye le 28, sans succes. j'ai essaye de pomper plus, puis moins, d'ouvrir plus, puis moins, puis... je m'y perd, HELP! J'arrive bientot en Khirgizie, je compte bien m'en servir ds les montagnes de ce petit salop... Merci pour vos reponses! bonnes routes
Tenue vestimentaire à Bali English translation pending
by Eve2212 · 2012-03-13 · 35 replies
Bonjour,

Je pars dans une semaine et aurait une question concernant la tenue vestimentaire homme et femme à Bali afin de ne pas choquer les Balinais. Ce qui est choquant pour un pays ne l'est pas forcément pour un autre et je prefererai éviter les impairs...

Biensur, je parle de la vie quotidienne et non de la visite des temples, car j'ai bien compris qu'il fallait pour cela avoir les épaules et les jambes couvertes.

J'ai lu pas mal de chose mais les avis divergent bien souvent, et parlent surtout de Java...Or je n'y vais pas....

Nous allons dans les villes suivantes : Seminiak / Legian (arrivée), puis Ubud, Amed, Padangbai, Bukit...

Pour une femme tout d'abord ....? Donc, à Bali, puis-je porter des shorts, débardeurs et robes courtes. sachant que je n'ai plus 15 ans et ne porterai pas des vetements trés courts (1 seul short court et sinon toutes mes tenues robes ou jupes sont au max mi-cuisses)....?

Faut-il impérativement des tee-shirts manches courtes, plutot que des débardeurs ?

Le soir, faut-il s'habiller plus "chic" pour aller manger et sortir ?

Et pour les hommes ? Quelles tenues ?

Concernant les moustiques, j'ai lu qu'il fallait des la tombée du jour se couvrir avec tee-shirt manches longues, pantalon long et chaussures fermées !! quelles vilaines bebetes !!! Je vais mourir de chaud !! non ?! Est-ce reellement necessaire ou un anti moustique suffit il ?

Merci par avance, car je ne sais plus trop quoi emporter !
Réparer une crevaison avec une roue Rohloff? English translation pending
by Satis88 · 2012-02-26 · 16 replies
est il facile de réparer une crevaison avec une roue roaloof j'envisage d'acheter un vélo pour le grand cyclotourisme merci
Ski Pulka en Vercors English translation pending
by Mlefevre · 2012-02-21 · 7 replies
Voici encore un petit carnet hivernal...

Cliquez pour le récit en images

Bonne lecture! Marie



Quelques photos et vidéos d'une randonnée de 3 jours réalisée en février 2012 avec mon fils Arnaud. Nous étions équipés de skis de randonnée nordique+peaux de phoque et d'une pulka. Le but n'était pas de faire de la distance mais de profiter d'un massif que j'apprécie de plus en plus au fil des saisons : j'ai d'abord découvert le Vercors en Eté, y suis retournée l'Automne dernier. Ne manque que le Printemps...

Vu les conditions un peu "rustiques" de la randonnée, j'ai troqué mon reflex pour un compact aussi la qualité des photos s'en ressent-elle un peu.

Du Vallon de Combeau à la cabane de Chaumailloux

Jeudi 16/02/12 Il a neigé un peu la veille et il nous faut mettre les chaînes pour atteindre le parking du Vallon de Combeau : cette route située au sud du massif du Vercors (au-dessus du village de Benevise) permet de monter sans effort à près de 1400m. Les paysages sont de suite magnifiques, point de grands parkings ou de remontées mécaniques. On est de suite dans le vif du sujet!

Ça souffle sur les Hauts Plateaux du Vercors! Heureusement il ne fait pas froid, à peine quelques degrés au-dessous de zéro. Le vent de face combiné à un assez long passage en dévers ne nous facilitent pas la tâche! Le dévers est l'ennemi de la pulka: je maintiens celle-ci par l'arrière afin de l'empêcher de filer dans la pente... Nous arrivons finalement en vue de la jolie cabane de l'Essaure. Nous y sommes chaleureusement accueillis par mad et PHP du forum Carnet d'aventures, y faisons une petite pause à l'abri du vent, avant de poursuivre vers le nord et le col du Creuson. Trop sûre de moi, je néglige le GPS si bien qu'on part un peu trop vers l'ouest. Nous passons près d'un des nombreux gouffres qui abondent dans ce massif calcaire. Le vent a tourné et nous l'avons maintenant de 3/4 arrière. Dans les rafales sur cette neige croûtée et verglacée, le contrôle de la trajectoire est moyen mais le spectacle est ébouriffant et magnifique! Nous loupons donc la bergerie de Chamousset (nous sommes sans doute passés entre la tête des Baumiers et la tête des Chanaux) et après avoir enfin sorti le GPS corrigeons le tir vers la cabane de Chamousset.

Il y a quelques pentes assez raides qu'Arnaud choisit d'aborder en version luge! Les heures passent, la lumière s'adoucit et les ombres s'allongent... Nous tombons par hasard sur un igloo, d'abord confondu avec un cairn. Heureusement que nous avons le GPS car la chute de neige récente et le vent ont effacé toute trace et l'endroit est un dédale de vallons entrecroisés. Avec ce vent, nous choisissons de ne pas camper mais de dormir dans la cabane de Chaumailloux. Le ciel est magnifique! Alors que le soleil est près de se coucher, nous arrivons enfin au Pas de l'Aiguille, et découvrons -sous des allures de volcan en éruption- le fameux Mont Aiguille. Alors qu'Arnaud file vers la cabane, je fais encore quelques photos avec cette lumière irréelle. En approchant de la cabane, je perçois une bonne odeur de feu de bois : nous ne serons pas seuls, quatre autres randonneurs, à raquettes, ont déjà un peu réchauffé l'atmosphère (0° au sol, 2°C à la hauteur des "couchettes, -4°C dehors le soir, -8°C le matin)

Opération fonte des neiges pour produire de l'eau, pâtes... Et à 20h30, chacun se réfugie dans son duvet...

Vers la plaine de la Queyrie Vendredi 17/02/12 Le vent a soufflé en rafales puis s'est calmé en milieu de nuit. La météo prévoit du beau temps, aussi sommes-nous étonnés de nous retrouver au sortir de la cabane dans cette purée de poix! En remontant de quelques centaines de mètres, nous laissons le nuage derrière nous et découvrons le Mont Aiguille dans toute sa splendeur: Je le trouve vraiment fascinant! Nous arrivons bientôt à la bergerie du Jas Neuf, puis partons vers le nord et la bergerie de Peyre-Rouge (pas une sinécure ce trajet très vallonné)

On aperçoit à présent simultanément les principaux emblèmes du Vercors : le Grand Veymont et le Mont Aiguille. Il n'y a plus de vent et toute la neige qui décorait hier les sapins a fondu... A l'est se découvre l'imposant massif des Ecrins. Pause pique-nique un peu avant la bergerie de Peyre-Rouge, il fait très bon... Nous arrivons en début d'après-midi dans la très belle plaine de la Queyrie.

Je suis ravie, il n'y a pas de vent, la météo prévoit du beau temps pour demain, je vais pouvoir réaliser ma lubie : camper au pied du fameux Arbre Taillé!

On fait une bonne pause, Arnaud fait l'inventaire de ses ampoules (je le bats à plate couture, mais j'ai un don particulier!) Il se rafraîchit un peu... Tandis que je me mets à la popote (faire fondre de la neige... ça prend du temps), Arnaud encore fringant monte vers le Pas des Bachassons.

Vue vers le sud et l'Arbre Taillé (le point à G de l'arbre, c'est moi!) Vue vers le Nord avec le Grand et le Petit Veymont. De plus près! Vers les Alpes... Puis il me rejoint. Le vent se lève un peu si bien que je préfère commencer à monter la tente avant qu'il ne forcisse. Vue imprenable! Le vent forcit si bien qu'on dîne rapidement. Il y a toujours des nuages vers Chaumailloux, c'est beau! Le soleil descend sur l'horizon et la tente se retrouve dans l'ombre vers 17h30. On se couche à 18h, record battu! A part les randonneurs rencontrés à la cabane de l'Essaure et celle de Chaumailloux, ça fait 2 jours que nous n'avons vu personne! Peu après nous être couchés, nous entendons tout de même passer 1 ou 2 skieurs.

Retour vers Combeau Samedi 18/02/12 Grand beau encore ce matin, quelle chance! On se remet en route, ça tire un peu dans les mollets! On trace directement vers Chaumailloux, cela permet de profiter encore du Mont Aiguille. Arrivés à Chaumailloux, on retrouve du monde... On reprend des forces et on refait de l'eau avant d'attaquer la montée en dévers au-dessus de Chaumailloux (finalement une bonne idée de m'être "perdue à l'aller", nous n'avons pas eu ce genre de difficulté) Parvenus en haut, nous jetons un dernier regard vers le Mont Aiguille et le Grand Veymont. Nous croisons une famille avec 3 enfants d'environ 5 à 10 ans, en raquettes+sacs à dos sauf pour la petite dernière! Visiblement ils vont bivouaquer. Courageux! Je fais remarquer à Arnaud qu'on n'a jamais fait ça avec lui et ses soeurs... Il me dit qu'ils auraient râlé!

Nous arrivons à la bergerie de Chamousset (loupée à l'aller donc). Nous descendons ensuite vers le col du Creuson. La belle Montagnette apparaît. Arnaud contemplatif... Ensuite ce n'est que de la descente... Dernière photo vers le col du Creuson, plus bas vers la cabane de l'Essaure, c'est la foule! On décide donc de ne pas camper mais de poursuivre jusqu'à la voiture, d'autant que la météo du lendemain semble assez incertaine. Superbe balade avec des conditions météo quasi-idéales!

Marie
Grand tour de l'Europe à pied et camping sauvage, équipement indispensable? English translation pending
by Ptiteclochet · 2012-01-28 · 36 replies
Oyé Oyé !! Bonjour à Tous !

Je fais appel aux baroudeurs aguerris, voyageurs de longue date, aux amoureux du trek sauvage ( ou presque ! ) pour poser une petite question :

Tout D'abord, après multiples projets de voyage, j'ai enfin choisi ma destination : a partir de début Juin 2012, je compte partir faire un grand tour de l'Europe ( je dispose de beaucoup de temps ) en commençant par Bergen, à L'Ouest de la Norvège, puis traverser la Suède, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Ukraine, Moldavie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine, Albanie, Monténégro, Croatie, Slovénie, Autriche, Suisse et France.. Je compte faire ce grand tour à pieds et dormir le plus possible en camping sauvage.

Question : Quel est le matériel INDISPENSABLE à avoir avec soit lorsqu'on souhaite être le plus indépendant possible sur les routes ( mis à part l'équipement de base et de rigueur : tente, sac de couchage, vêtements chauds, imperméable, canif, trousse de secours, de couture, lampe ) Pouvez vous me donner l'exemple d'un ou des " outil " qui vous a été d'un grand secours pendant vos périples et auquel on ne pense pas spécialement avant de partir ?

Je tiens à préciser que je compte voyager le plus " pauvrement " et léger possible. aucun confort excepté l'indispensable.

Je vous remercie !!

Bonne route à tous !
Météo air et eau aux Galapagos en juillet English translation pending
by Maryfrance · 2011-12-29 · 3 replies
Bonjour, Si vous avez voyagé aux Galapagos en juillet, aidez-nous! Je prépare notre voyage en Equateur pour l'année prochaine, nous y serons en juillet, pas d'autres possibilités. Comme j'ai lu que la météo des Galapagos n'est pas très favorable à cette époque, ciel couvert, eau plutôt froide et mer agitée...( nous aimons le snorkelling), mer aussi agitée pendant la nuit donc parfois nuit peu agréable sur les bateaux... j'aimerais connaître votre expériences à cette époque! Vu que le prix est super élevé et que nous sommes une famille de 4 personnes, j'aimerais être sûre de ne pas seulement voir des animaux sur les îles mais aussi de pouvoir nous baigner, snorkeller parmi les poissons en y voyant quelque chose, donc avec de l'eau calme et claire ...donc j'hésite à inclure les Galapagos à notre parcours. Pouvez-vous me dire comment étaient les conditions météo, particulièrement la chaleur de l'eau, la visibilité....) aux Galapagos lors de votre voyage? Merci et bonnes salutations Mary-France

P.S Nous avons snorkeller en Australie avec des Australiens à la même époque et malgré la combi, l'eau étant à 18-19, on ne reste pas longtemps...dans l'eau
Réglage de parabole et pointeur satellite sur camping-car English translation pending
by Claude66 · 2011-12-09 · 7 replies
Bonjour à tous. Après un voyage au printemps en Turquie nous avons passé l'été et l' automne en France. Très beau pays (la France) où l'accueil des camping-caristes est (comparativement aux autre pays), très bien organisé. Nous avons fait l'acquisition d'un décodeur TNT-SAT , dont nous sommes satisfaits, mais, j'ai des problèmes de réglage de ma parabole manuelle. Malgré l'aide d'une boussole j'ai du mal à "pointer juste" ! J'envisage l'achat d'un "pointeur satellite". Pouvez vous me faire part de vos expériences réussies , pour le pointage manuelle de la parabole . Il existe des petits boitiers entre 10 et 20 euros. Sont-ils efficaces ? Par avance merci. P.S. je suis à la recherche d'un porte-moto, 500 euros maxi ... Si l'un d'entre vous a ça dans sa cave ... merci
En France en hiver, faire du tourisme? English translation pending
by Rhnma · 2011-11-09 · 42 replies
Bonjour,

Je suis une calédonienne. J'ai mis les pieds la première fois en France en 1997, j'en garde un bon souvenir. Mon mari et moi aimerions partir en vacance avec nos enfants, c'est un de nos projets pour 2012. En effet nous souhaiterions passer un mois en métropole ( 15 déc au 20 janv). Pourquoi cette période ? Cela correspand aux vacances scolaires, et ce serait l'occasion pour nos fils de 11 et 7 ans de découvrir la neige.

Nous avons commencé à réfléchir sur comment va se dérouler notre séjour (Hébergement, itinéraires ...) . On voulait faire le tour de France ( les plus grandes villes, les sites les plus connus...) en voiture pour apprécier mais surtout découvrir le paysage à notre rythme. Je vais paraître bête, mais en essayant de comprendre une océanienne qui connait que le soleil, pourriez-vous me répondre SVP. Les questions que l'on se posait, était: est ce que la neige ne va pas nous gâcher nos itinéraires ? est ce qu'il ne fera pas trop froid sur les routes pour nos enfants ? Quelle serait les heures idéales pour faire les trajets en voiture ?

En Calédonie la plus basse température que j'ai connu, je crois était de 9° degrès la nuit et 18° le jour, alors je vais peut être vous paraître un peu folle de faire le tour de France avec mes enfants à cette période. Si vous pouvez m'aider à préparer mon séjour, ou à me rassurer ou même me conseiller, je serais très ravie.

Au plaisir,
Vercors, la traversée English translation pending
by Mlefevre · 2011-10-28 · 10 replies
Bonjour à tous,

Voici le récit de notre traversée du Vercors effectuée fin octobre 2011.



Pour le récit en images cliquez ici Bonne lecture! Marie

Texte seul:

Introduction: Une balade à la journée au Grand Veymont avec Fred il y a 3 ans m'avait convaincue de retourner plus longtemps explorer ce massif étonnant. Lâchement abandonnée par le reste de la compagnie (Fred en congrès à Paris, Caro à Strasbourg, Marion en voyage scolaire aux USA et Arnaud préférant pouponner chats et chien), je réquisitionnai mon père, 73 ans, qui se laissa faire de bonne grâce.

En incorrigible optimiste, j'élaborai le parcours « idéal », du moins pour nous qui préférons le minéral au végétal : - départ du Vallon de Combeau au sud (au-dessus de Benevise au nord de Châtillon en Diois) - 1ère nuit au pied du Grand Veymont sur la pelouse de l'Aiguillette - en J2 : ascension du Grand Veymont puis passage par les crêtes et/ou le balcon est pour dormir à la cabane de la Peyrouse - 3ème jour via le balcon et/ou les crêtes jusqu'à la cabane des Clos - enfin remontée vers le versant ouest et Villars de Lans en passant par le pas de l'Oeille ou le Col Vert.

La météo nous obligera en fait à changer nos plans...

Une bonne occasion de retourner une autre fois dans le Vercors !

Un merci tout particulier à Guillaume Laget dont les photos n'ont fait qu'attiser mon envie de Vercors et dont j'ai beaucoup apprécié les conseils durant la préparation de la rando.

Si vous hésitez encore à aller vous balader par là-haut, jetez un œil ici :
http://www.tetras.org/

Pas mal hein ! Bon maintenant soyez indulgents en regardant mes photos....

Arrivée à Villars de Lans: Vendredi 21/10 Pour profiter d'une météo avantageuse durant le WE, je me suis organisée pour quitter le boulot vers midi. 6h de route sans histoire, très belle sur la fin et je retrouve mon père à Villars de Lans, au gîte d'étape de l'Essendole Il vient de Quiberon, a dormi en route dans la voiture ce qui lui a permis de constater que son sac de couchage n'est pas assez performant : achat d'un vrai duvet bien chaud en passant à Valence.

Dîner sympa et bon en compagnie d'autres randonneurs et au lit de bonne heure !

Du vallon de Combeau au refuge de Chaumailloux

Samedi 22/10

Petit-déjeuner à 7h, on laisse une voiture au gîte et nous prenons l'autre pour aller au départ de la rando, au sud du massif, vers le vallon de Combeau.

L'avantage de ce point de départ est qu'il se situe déjà à 1500 m, ce qui évite de se farcir les plus de 1000 m de dénivelé quand on part de Châtillon en Diois par exemple. Cependant le coin est paumé (il nous a fallu plus de 2h de route pour y arriver) et il n'y a pas de transports en commun.

Les paysages près du col de Rousset sont très spectaculaires. Il est trop tôt pour les vautours, pas encore d'ascendances...

Ce vallon de Combeau est très beau : formes douces, espaces dégagés, mélange de calcaire et de pelouse. Nous laissons la voiture au parking.

Il n'est pas loin de 11h quand nous quittons le chemin pour un sentier (on préfère!)

Nous sommes donc au sud du massif du Vercors:

Un peu plus loin, nous découvrons avec le refuge de l'Essaure à quoi ressemble l'une de ces fameuses cabanes du Vercors : c'est assez douillet et très réconfortant de savoir qu'à notre époque il est encore possible de partager en accès libre un tel endroit. C'est propre, rangé et il y a même une réserve de bois déjà coupé (et une scie pour la compléter).

On imagine parfaitement le réconfort que peut apporter un tel endroit après une journée de mauvais temps!

Le chemin continue de s'élever doucement, il est vraiment très agréable, varié et peu fatigant.

On adore ces paysages de "steppe" rencontrés un peu avant la bergerie de Chamousset.

Il y a près de cette bergerie un point d'eau plutôt destiné au bétail. Dans ce massif calcaire, l'eau est très rare et j'ai construit notre rando à partir des points d'eau existants (plus d'info dans le carnet pratique)

Quelle vue nous réserve le passage de ce petit col herbeux?

Un panorama époustouflant sur le Mont Aiguille à droite et le plus haut sommet du Vercors: le Grand veymont (2341 m) à gauche.

Mon père participe scrupuleusement à l'entretien du balisage! Moi, j'évite - vu le poids de nos sacs - tout mouvement inutile du dos (la bonne excuse!)

Derrière le Grand Veymont se déroulent vers le nord toutes les crêtes du Vercors..

Ce soir on va dormir au pied du Grand Veymont : ça fait encore une trotte!

Derrière le Mont Aiguille se profile le massif des Ecrins enneigé.

Au 1er plan c'est l'automne mais tout là-haut c'est déjà l'hiver!

Nous arrivons en vue du refuge de Chaumailloux. Nous allons continuer au-delà.

Petite pause pique-nique au soleil : il fait bon!

Vers la pelouse de l'Aiguillette

Près du refuge de Chaumailloux coule un ruisselet, chose rare dans le coin!

Nous prenons ensuite plein nord par le Pas de l'Ours (sentier bien balisé par des cairns mais pas très "roulant") et arrivons ensuite à la Jasse de Peyre Rouge, fermée.

Un peu avant d'arriver dans la plaine de la Queyrie, 4 jeunes randonneurs nous rattrapent.

Ils nous indiquent la direction de la Carrière Romaine mais nous suivons le fil naturel du vallon et la loupons de 500 m. Tant pis! La prochaine fois...

Nous rejoignons l'Arbre Taillé dont les dimensions nous étonnent dans cet endroit exposé.

Au sud, ça se couvre...

Nous poursuivons vers le Pas des Bachassons et peu à peu le Grand Veymont apparaît : cette fois il est tout proche!

Drôle d'atmosphère derrière nous :

On va vers le beau temps...

Nous faisons le plein d'eau à la fontaine des Bachassons, qui est déjà dans l'ombre. Le fond de l'air y est très frais!

Au loin les Alpes rosissent au soleil couchant.

Lestés de qq litres d'eau supplémentaires, nous poursuivons vers la pelouse de l'Aiguillette.

Comme prévu, il y a foule à la petite cabane de l'Aiguillette (ils dormiront à 8) et nous installons notre tente un peu plus loin.

Derniers rayons... Superbe journée!

Le Grand Veymont

Dimanche 23 octobre 2011 Nuit trrrès fraîche (mon père moins frileux que moi - pas difficile -) m'a gentiment proposé son duvet. Finalement on a assez bien dormi tous les deux. Pas un souffle de vent, heureusement! Je pense que la température est descendue en dessous de -10°C (-3°C au petit matin à 700 m nous ont dit des randonneurs croisés un peu plus tard) Nous étions à 1900 m... Il y a une bonne couche de givre recto-verso sous le double toit mais nous sommes au sec. Vers 8h le 1er rayon pointe enfin!

Vive l'énergie solaire!

Le Grand Veymont est dans un nuage...

Je me dépêche d'essuyer le givre sur la tente avant qu'il ne fonde.

Le soleil jour avec les nuages, on adore!

Enfin, ça se dégage!

Du moins sur les hauteurs... En bas c'est une mer de nuages.

Au fil de notre ascension, le Mont Aiguille grandit!

Les bouquetins sont au RDV.

D'abord un groupe de mâles.

Vraiment pas craintifs : leur chasse est interdite. Voilà le secret!

Vue imprenable sur le fascinant Mont Aiguille.

La pelouse de l'Aiguillette et ses curieuses dolines.

A l'est l'Aiguillette du Petit Veymont

On est repéré par un guetteur sur sa crête : serait-ce un chamois, beaucoup plus craintif car chassé?!

Voilà le coin des femelles et de leurs petits.

Elles ont l'air d'apprécier la vue sur les Hauts Plateaux.

Tiens des moutons!

Il reste un peu de neige à l'approche du sommet.

Au loin, le Mont Blanc.

Nous voilà au sommet!

Pause pique-nique parmi de nombreux autres randonneurs (c'est dimanche!)

Les Hauts Plateaux

Nous profitons encore un peu de la vue sur les crêtes avant d'amorcer la descente vers le Pas de la Ville.

Celle-ci s'avère très périlleuse : la neige est verglacée et avec nos gros sacs nous n'en menons pas large!

Les prévisions météo qui se sont avérées optimistes pour le WE (il n'a pas fait si beau qu'annoncé et on a croisé plein de gens transis en short!) annonce de la pluie pour après-demain et un temps "mitigé" pour demain. Nous prévoyions d'aller flâner entre crêtes et balcon est, ce qui nous aurait obligé à emprunter l'un ou l'autre pas pour changer de versant. L'état du Pas de la Ville nous convainc de changer nos plans : il est plus raisonnable de basculer de suite vers les Hauts Plateaux. Nous décidons d'aller dormir à la cabane de Tiolache du Milieu. Demain nous poursuivrons jusqu'à Corrençon et il nous restera ensuite une dizaine de km pour après-demain jusqu'à Villars de Lans.

Nous faisons le plein d'eau à la Fontaine de la Chau, environ 6 km avant Tiolache (pas d'eau)

Par ici, ce n'est pas la foule...

Nous passons la cabane de la Jasse du Play, dans son joli vallon

Et avons besoin de l'aide du GPS pour trouver la cabane de Tiolache, bien cachée au fond d'un tout petit vallon.

Il y a pas mal de ruines mystérieuses dans le coin.

Il pleuviote alors que nous arrivons à la cabane : nous y sommes (presque) seuls, chouette! Un lérot assure ici une permanence zélée comme en témoigne le sympathique livre d'or (plein à craquer, il faudrait y ramener un nouveau cahier, si quelqu'un lit ces lignes...) Le poêle démarre au quart de tour, il y a une bonne réserve de bois que mon père complète pendant que je fais la tambouille. Quel confort! Nous négocions notre tranquillité en abandonnant à la bestiole des croûtes de pain que nous laissons dehors : ça a marché! On a pu dormir tranquillement bercé par le bruit des averses et du vent. Bien contents de ne pas camper!

Lundi 24 octobre 2011 Nous quittons la cabane sous la pluie (au moins on n'aura pas porté les ponchos en vain) et nous enfonçons dans la forêt, pas notre tasse de thé. C'est assez monotone, d'autant plus qu'il ne faut pas quitter le sentier des yeux, irrégulier et rendu glissant par la pluie et les feuilles mortes. Petite bouffée d'espace en arrivant au Pot du Play. Vraie bouffée d'oxygène en arrivant à la très belle clairière de Darbounouse! Nous y trouvons un endroit ensoleillé et abrité du vent pour y faire une petite sieste. Puis nous replongeons dans la forêt... Le soleil parvient parfois à se faufiler entre nuages et arbres... Nouvelle petite pause à la jolie cabane de Carrette, où nous aurions volontiers passé la nuit mais nous n'avons plus assez d'eau. Nous rejoignons enfin une route forestière, pas palpitante....

Tout va bien, nous ne sommes pas perdus! La pluie arrive à Corrençon en même temps que nous, quel timing! Les 3 hôtels du village sont fermés si bien que nous trouvons refuge dans le gîte d'étape des Hauts Plateaux situé au niveau du parking du golf. Fonctionnel mais sans grand charme, chauffage, douche, plaques électriques....13 euro/pers à payer à la mairie un bon KM plus bas, pas glop... Nuit sous la tempête avec une tôle du toit qui n'a cessé de battre (heureusement j'avais des boules Quiès, pas mon père...)

Epilogue Mardi 25 octobre 2011 La tempête a fait rage toute la nuit. Ce matin il pleut et il vente encore assez fort. Il nous reste une dizaine de km pas palpitants du tout jusqu'à Villars de Lans : le GR suit le plus souvent la route... C'est décidé, on appelle un taxi! On se félicite d'avoir changé nos plans vu la tournure des conditions météo. Les 2 premières journées de rando ont été magnifiques, un vrai régal! Moins convaincus par la forêt des Hauts Plateaux, plus monotone, moins dépaysante. Nous avons été touchés par la convivialité qui règne sur les sentiers du Vercors : on a croisé plein de jeunes randonneurs sympa et aussi quelques grand-pères "encore plus vieux que moi" dirait mon père. Touchés aussi par ce réseau de cabanes laissées aux bons soins de tous et de chacun. Nous avons d'ailleurs laissé qq victuailles à Tiolache du Milieu en espérant qu'elles échappent à la convoitise de Léon. Bon appétit à ceux qui les trouveront! Bref, une belle envie d'y retourner pour enfin découvrir le balcon est (entre autres!)

Nous allons récupérer la voiture au sud et quittons le Vercors sous la pluie mêlée de soleil...

Carnet pratique En plus des indispensables cartes IGN (3237 OT et 3236 OT) et Garmin, j'ai utilisé les liens suivants:

Refuges, sources, points remarquables, site très complet, une mine! : http://www.refuges.info/ Site de la Grande Traversée du vercors : http://www.vercors-gtv.com/ On y trouve un forum et on peut y télécharger (en bas à G de la page d'accueil) "l'INFO SOURCES" mise à jour régulièrement. Plein d'infos ici aussi : http://www.bivouak.net/ Des récits de randos ici aussi : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil Ou là : http://www.expemag.com/voyage/
Vos avis sur les sites à ne pas manquer en Europe? English translation pending
by Kytsune · 2011-09-28 · 9 replies
Bonjour à tous!

Nous allons débuter avec mon ami et notre chien un tour du monde en mars 2012, mais il va se scinder en deux parties. Pour la première partie nous partons faire le tour de l'Europe en camion (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Suède, Finlande, Russie, Biélorussie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Turquie, Grèce, Albanie, Monténégro, Croatie, Autriche, Italie).

Nous sommes libres de partir pendant plusieurs mois et n'avons pas de contrainte pour le retour (si ce n'est le budget...😕). Je ne tiens pas forcément à me fier aux bouquins et je préfèrerai avoir l'avis de voyageurs sur les sites incontournables de ces différents pays. Qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas louper durant notre voyage? Personnellement je ne suis allée qu'à Prague (Magnifique ville) et je ne connais pas du tout les autres pays.

Nous serons assez libres par le fait que nous aurons notre camion mais également limités pour certaines choses (je pense aux musées, châteaux... du fait du chien). Si celà peut vous aider, nous aimons beaucoup la randonnée, la nature en général, les paysages mais aussi les choses un peu plus culturelles, historiques...en fait presque tout tant qu'il s'agit de découverte 😏

J'attends avec impatience vos suggestions et ne manquerais pas de les ajouter à notre carnet de route.

Merci beaucoup!!
Cambodge et Laos du 9 au 28 novembre: transport, visites...? English translation pending
by Lolotata · 2011-09-27 · 6 replies
nous partons du 9 au 28 novembre au cambodge et laos , nous serons 6 personnes sac à dos pas difficile de trouver un moyen de transport pour 6 et se loger sachant que l'on a rien réservé ? quelle visite à ne pas manquer ? quel piège a éviter ? "à angkor, faut-il prendre un guide ? combien de jours ? quel endroit avez-vous préféré ? quel endroit authentique pas trop touristique ? les visas faut-il les faire à Paris , pas de perte de temps comme cela débardeur ou tee-shirt avec manches ? jupe sous genou ou bermuda ? tong , sandales de marche ou tennis ? je ne suis pas vaccinée pour l'hepathite b pas obligatoire "mon médecin et pharmacien contre" du micro pur dans les valises ? merci d'avance
Tour du monde: pays à faire ou non, conseils? English translation pending
by PaulineB0903 · 2011-09-01 · 3 replies
Bonjour à tous,

J'ai dans l'intention de partir dans un an faire un "tour du monde" ou pas vraiment, disons que je compte me rendre sur chaque continent et y passer un bon bout de temps. Je voudrais vos conseils concernant des pays à faire ou à pas faire, des visites/monuments incontournables, des idées du coût de la vie, .. Je partirai seule et aurai un budget pas si impressionnant que ça (surtout que les vols coutent déjà pas mal) 🙂 Je suis une debrouillarde pour être déjà souvent partie pendant plusieurs mois et seule mais je voudrais, tout en laissant un côté aventurier, arranger au mieux mon voyage !

Tous vos conseils sont les bienvenus bien que le sujet soit un peu vague 😄!! Merci d'avance
Visiter les Pyrénées, hébergement, activités... English translation pending
by Sebas12 · 2011-08-13 · 35 replies
Bonjour, j'ai fait quelques petites recherches sur le site mais sans vraiment rien trouver d'interessant sur les Pyrénées. Si quelqu'un d'entre vous les a déja visitées, si vous avez quelques suggestions qu'il soit au niveau de l'hébergement, des régions à prioriser ou des activités a y pratiquer, vous pourrez m'en faire part sur ce poste.

Merci à l'avance.
Les Etats-Unis à moto, côte Est ou côte Ouest? English translation pending
by Yeggon · 2011-07-27 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je prévois, d'ici un an et demi de partir aux Etats-Unis faire une escapade en moto, je suis du coup l'ensemble des discussions ayant lieu sur ce forum, et je me suis vite rendu compte qu'il y avait parmis vous des "officionados" des Etats-Unis (n'est-ce pas Michel63 !!! Ton site est extra et je passe mes soirées à le regarder 😉 ) Je suis avec mon épouse passionné par ce pays, le problème qui se pose à nous, étant donné que ce sera notre premier voyage là-bas quel côté devons nous privilégier ? Car forcément d'un côté comme de l'autre notre coeur balance. Si des personnes peuvent nous aiguiller de par leurs expérience personnelles nous vous en remercions d'avance. Par la suite j'aurais également pas mal de questions concernant la logistique si des gens parmis vous peuvent m'aider je suis preneur également Bonne journée à tous V Renaud
Italie: Archipel des Eoliennes, 7 îles à découvrir... en 7 escales English translation pending
by Jemaflor · 2011-07-24 · 15 replies
Eparpillées au nord des côtes siciliennes, les îles de l’archipel des Eoliennes ont toutes en commun une origine volcanique. Seraient-elles pour autant toutes semblables ? Pas vraiment, car chacune d’entre elles offre aux visiteurs ses particularités, son originalité et un charme bien différent… D’île en île, je vous propose un cabotage en mer Thyrrhénienne, au programme 7 escales, une dans chaque Eolienne. Prêt à embarquer pour Lipari, Vulcano, Salina, Panarea, Stromboli, Filicuidi et Alicuidi ? Puisque vous êtes partant … alors bon vent au pays d’Eole !

Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …

Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.



Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).

Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.

La route côtière en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.



L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !

Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.

Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.

La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.

Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.

C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.

Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.



Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.

A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ? La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.

A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !

Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.



Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.



Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.



Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.

La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.



En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.



Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !



La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !

Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !



Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.



C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …



Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !

Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.



Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.

Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.



Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c’est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…



Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !



La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.

C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.



En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.



Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …

La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.



Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.

Jean
Expression "L'argent est roi" aux États-Unis? English translation pending
by Kristen1 · 2011-07-22 · 54 replies
J'entends beaucoup de Français qui disent souvent "l'argent est roi" quand ils parlent des USA. Qu'est-ce que ça veut dire, exactement? Pensez vous que les Français ont une autre vue sur l'argent? Quelles sont les différences si il y en a? Et est-ce qu'on dit la même chose sur le Canada ? Kristen
Mesa Verde suivi de Canyon de Chelly? (Ouest américain) English translation pending
by Whereismycar · 2011-05-31 · 12 replies
Bonjour,

je prépare actuellement un voyage de trois semaines dans les parcs de l'ouest américain. A la base j'avais choisi de passer deux nuits à Mesa Verde suivies de deux nuits au Canyon de Chelley. Au cours de mes recherches, je me suis rendu compte que ces deux étapes consécutives allaient sans doute se ressembler. Ai-je raison de faire ces deux étapes? Si j'ôte 1 nuit sur chaque étape, que puis-je faire d'autre "dans le coin"? Pour précision cette partie du voyage est ainsi décomposée: - .... - 2 nuits à canyonlands - 2 nuits à Mesa Verde - 2 nuits au Canyon de Chelly - 2 nuits à Monument Valley - 1 nuit à Page - ....

Merci pour votre aide,

Christophe
Vos photos sur la route derrière un camion? English translation pending
by Cleastre · 2011-05-13 · 384 replies
A la fois en souvenir d'heures laborieuses 🏴‍☠️ que nous avons tous connues au moins lors d'un voyage, et surtout pour le sourire 😉, je vous invite à poster vos meilleures photos de patience, passée derrière le cul d'un camion...

Dans les Hautes Alpes, 2010
Cambodge: d'aléas en galère... English translation pending
by Saint · 2011-04-13 · 8 replies
Une journée de moto...hors sentiers battus. 20 mars 2011.

Nous sommes partis le dimanche matin de la ville de Koh Khong, à la frontière thaïlandaise, après avoir fait les pleins des motos, vérifié les niveaux d'huile et le bon fonctionnement du GPS sur lequel j'ai installé la carte du Cambodge. Le soleil s'était levé bien avant nous mais on profitait encore de la douce fraîcheur à cette heure matinale de la journée.

Selon la carte, nous avions à parcourir 28kms de bitume avant d'attaquer 120kms de piste qui devait nous permettre de rejoindre Phnom Penh par le Nord.

Sur le papier, c'était simple...

La première et petite difficulté fût de trouver l'entrée de cette piste. Évidemment, aucun panneau indicateur, et les "locaux" rencontrés étaient aussi efficaces en anglais que moi en Hébreux..!



A nos questionnements, chacun souhaitait nous remettre sur les routes bitumées croyant naturellement que nous étions perdus. En effet, à leurs yeux, que pourrions nous faire sur cette piste malaisée alors qu'il existe une belle route asphaltée pour se rendre à destination..?

"Ils sont fous ces Blancs..!!!" On roule donc..Après une erreur sans conséquence, on trouve la piste en question. Parfait... Quelques militaires basés à la première croisée de chemins ( toujours sans indication bien sûr) nous confirment que nous sommes sur la bonne direction. Re- parfait... En même temps, ils nous font comprendre que cette piste est en mauvais état. Comme pour nous dissuader de l'emprunter. - "Ok. Merci pour l'info", mais nous on est venus pour ça, donc on continue..! On va pas s'arrêter au bout de deux kilomètres parce qu'on nous dit que c'est difficile..! Après une dizaine de minutes de trajet on constate que la piste est certes mauvaise mais néanmoins carrossable. Il faut surtout éviter les grosses pierres qui pointent du sol et tenter de traverser les grandes flaques d'eau boueuse sans tomber au beau milieu. Petite leçon d'équilibre et excellent exercice de pilotage de nos Honda 250 Cm3 de location. En fait, rien d'insurmontable ni de réellement dangereux. Pas de raison de s'inquiéter des avertissements des militaires.

On continue donc, plutôt confiants. D'autant que la piste s'éclaire et se transforme en un tracé de latérite bien rouge, plutôt agréable, même si les risques de dérapages sur les gravillons sont réels. On reste prudents mais assez sereins.

Nous roulons une bonne demi- heure toujours attentifs aux moindres défauts de la piste. Nous nous arrêtons à une patte d'oie, et quelques maisons sur pilotis... Doit- on prendre à droite ou à gauche..? Aucune indication évidemment . Mais on a bien compris désormais que l'on en aurait nulle part.

Je fais le point GPS.

"Tous les villageois" viennent nous voir et les gamins nous offrent leurs plus beaux sourires en nous adressant des "Hello" répétés. Petite bousculade car ces jeunes enfants et quelques vieillards édentés se montrent très intéressés par les motos. Mais quant à nous indiquer le bon chemin..!! C'est une autre histoire. C'est illusoire d'espérer une aide de ces gens qui probablement sont convaincus que nous savons où nous allons. Mon GPS est formel.. C'est la piste de droite qu'il faut choisir. Dommage..! Car celle de gauche me semblait en bien meilleur état. Je remets mon casque et après de nombreux " bye bye ", nous reprenons la piste qui devient dés lors plus cassante. Nous avons déjà fait une cinquantaine de kilomètres depuis le départ. Sans difficulté majeure. Mais maintenant cela semble se compliquer. A l'évidence nous ne sommes plus sur une piste très passante. Beaucoup d'ornières boueuses, de la caillasse, des branches basses qu'il faut bien sûr éviter sous peine de se blesser le visage. Certains ponts, à l'origine composés de troncs d'arbres posés côte à côte n'ont pas résisté aux années et à l'humidité permanente .

A l'origine, ils n'ont pas été conçus pour le moindre véhicule comportant des roues... Il faut donc à chaque fois les contourner et descendre dans le lit des rivières qui, fort heureusement, à cette époque de l'année sont presque à sec. Parfois, il faut passer sur une planche mal équarrie et toujours trop étroite à mon goût, en espérant qu'elle supportera les 130 kilos de la moto et mon propre poids. Mais ça passe à chaque fois.. Je croise les doigts..!

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J'ai enlevé mon casque. Je dégoulinais dessous. Mal attaché à mon porte bagage arrière qui supporte déjà mon sac à dos, il se prend dans la roue, me déséquilibre et se détache en explosant la visière. Un casque tout neuf juste acheté à Phnom Penh avant de partir. Plus de visière. Il est vrai que je ne m'en servais pas. Mais quand même.. Un casque tout neuf.!! Passons... Petit incident sans gravité. Nous continuons.. A allure réduite car ce ne sont que des montées et descentes, parfois dans des cailloux vicieux et tranchants. On jongle continuellement avec les vitesses . Il faut trouver la bonne allure pour chaque portion de terrain.

Nous sommes donc soumis à une concentration constante car la moindre faute et c'est la chute. La fatigue aidant, évidemment, ce qui devait arriver...arrive.! Gilles, mon compagnon de route, la roue avant coincée dans une profonde ornière, se laisse embarquer et se casse la figure en essayant d'en sortir. Vitesse réduite donc pas de bobo mais c'est dans la boue..! Une bonne boue bien visqueuse qui ferait les délices de tous les buffles de la contrée. Je ne peux m'empêcher de réprimer un rire en le voyant se remettre sur pied, tout penaud et surtout bien enrobé. Il faudra trouver un peu d'eau claire pour se débarbouiller. Mais aucune inquiétude les passages à gué sont fréquents. Nous continuons donc sur notre mauvaise piste, à travers la forêt qui s'épaissit. Certains arbres deviennent gigantesques et vraiment très hauts. J'imagine leur âge. Bien plus vieux que moi... D'autres sont tombés en travers de la piste. Leurs immenses troncs, à moitié rongés témoignent de leur force passée. Nous arrivons néanmoins à franchir ces obstacles. D'autres avant nous ont dégagé cette piste. J'imagine sans peine leurs difficultés ..! Avec cette chaleur cela a dû être harassant.

Après une dizaine de minutes, on s'arrête à nouveau à l'abri de frondaisons de hauts bambous. Un peu de repos et de fraîcheur. Quel délice..! La conduite des motos nécessite une attention de chaque instant. Il est bon de souffler un peu et l'endroit est agréable. Bien ombragé et presque frais..! Je réalise à ce moment là que cela fait au moins une heure que nous n'avons rencontré âme qui vive. Pour de "bons Européens", ça fait long. Gilles et moi parlons peu, tout à l'attention de ce qui nous entoure. La forêt est dense et les cris d'animaux qui l'anime sont stupéfiants. Dignes des meilleurs films hollywoodiens. Impression d'une nature vierge. Exubérante et grouillante de vie. Nous sommes sans nul doute des intrus dans le monde qui nous entoure. Probablement tolérés... Pas plus.

Quelques kilomètres plus loin, dans le gué d'une rivière, on trouve à se rafraîchir d'eau claire.

On s'éclabousse comme des gosses. On s'allonge littéralement dans l'eau fraîche. L'endroit est magique. Il y a des myriades de papillons blancs qui nous entourent. C'est vraiment sublime. Quelques photos et nous repartons, pantalons et chemises collés à la peau. Les motos malgré le traitement qu'elles subissent semblent bien tenir. La piste se durcit encore..! Là, ça commence à devenir compliqué et vraiment fatiguant de piloter. Vitesse réduite et attention soutenue. Malgré ca, je maîtrise mal la descente d'une petite ravine abrupte et je tombe. Mon rétroviseur droit casse sur une pierre et j'ai la jambe coincée dans la caillasse, sous le côté de la moto. Je ne parviens pas à la sortir. Gilles est devant et ne m'a pas vu tomber..!!! Il continue, concentré sur la piste.Une odeur d'essence qui s'écoule de je ne sais où. J'ai coupé le contact par l'interrupteur d'urgence. Il faut que je bouge de là...! J'enlève mon lourd sac photo que j'ai encore sur le dos et après quelques petites acrobaties qui ne sont plus de mon âge, j'arrive enfin à extraire ma jambe. Il faut que je relève absolument cette moto car mon précieux carburant s'écoule toujours. La bête est lourde... Après quelques pénibles efforts j'arrive à la redresser. J'attends une petite minute sous le soleil implacable pour reprendre un peu de force. Je n'entends plus le moteur de la moto de Gilles. S'est-il arrêté pour m'attendre ou a t- il continué son chemin.? Ma crainte est de ne pouvoir redémarrer. Mais je vais être très rapidement fixé. Je stabilise bien la moto sur sa béquille et donne un coup de démarreur électrique. Un gros ronronnement de pot d'échappement me rassure immédiatement. Il faut maintenant remonter sur la selle, plutôt haute, repartir et ne plus tomber. Quelques efforts encore et c'est bon. J'y suis..! Ma jambe me fait mal, mon jean arraché, j'ai les mains écorchées mais c'est insignifiant. Je suis tendu les premiers 100 mètres mais ça passe et, comme par miracle, la piste devient plus roulante. Cela facilite la conduite et me décontracte immédiatement. Je rattrape Gilles qui ne s'est rendu compte de rien. Nous atteignons un petit village coupé du monde. On s'arrête avec l'espoir de trouver à boire. On est partis sans même une bouteille d'eau. Néanmoins je trouve mon bonheur. Un vrai miracle qu'on puisse trouver une bière ici. Elle est tiède, ne me désaltère pas vraiment. Je m'en offre cependant une seconde. Il faut dire que j'ai au moins perdu un litre de sueur..!! On souffle un peu, assis à l'ombre. J'explique à Gilles l'accroc de mon jean.

Ici, tout autour, on cultive le poivre. Quelques femmes travaillent à la cueillette.

Scène inattendue et des plus intéressante. Cela nous impose une halte. Les petites grappes de poivre encore vert sont cueillies sur des arbres assez hauts et jetées dans de grosses bassines en alu.

Ce travail n'a pas l'air trop pénible. Nous devenons rapidement des objets de conversation et sujets à rire. Que peuvent ils bien se raconter..? Les étrangers ne sont pas fréquents par ici. Non loin, dans la petite case qui fait restaurant, boutique, et habitation, un homme s'attache à effectuer une perfusion de vitamines B12 à une gamine. Il place l'aiguille au niveau du poignet et non pas au bras comme chez nous. Je doute qu'il soit médecin, mais ici.. rien n'est comme ailleurs. Alors sait- on jamais ?

Cette petite fille, allongée dans son hamac me fait de la peine. Elle m'adresse un sourire qui me fait fondre littéralement. On la devine fragile et forte à la fois. Je ne peux évidemment pas m'empêcher de penser à notre confort occidental et à l'injustice qui règne sur cette planète.

Nous reprenons notre route après de chaleureux " bye bye".. Tout le monde comprend ces mots. Dans le monde entier.

L'intersection avec la piste qui devrait nous ramener sur le bitume n'est plus très loin . Selon mon GPS , nous devrions même y être ... On continue un peu pour trouver cette piste. Rien en vue.. Bizarre.. Problème.? Il faut faire demi tour car nous partons vers le Nord et le chemin que nous devons emprunter est plein Est. Nous avons du rater la piste en question. Intérieurement je ne peux m'empêcher de m'interroger. Quelque chose cloche dans tout ça.

Après 5 minutes, toujours pas de piste... Impossible!! . Il y a un truc qui m'échappe. On retourne au "village du poivre vert". ( C'est comme ça que je l'appelle. ) Autant c'est facile de se faire comprendre pour obtenir une bière, autant c'est compliqué pour obtenir de l'info sur une quelconque direction. Finalement, après quelques minutes d'échange, on pense avoir compris que la piste n'est plus très loin, en sens inverse. On rebrousse donc chemin une nouvelle fois. Mais 10 minutes plus tard on a toujours pas trouvé. C'est impensable.! On se gratte la tête. On doit avoir l'air de deux cons perdus dans la cambrousse. Et c'est le cas... " Merde alors.. Elle est pourtant bien sur la carte cette p...... de route.!" Je vérifie avec le GPS. Il semblerait que l'intersection ne soit pas à l'endroit où la carte la situe. C'est la seule déduction logique possible. Je refais le point et nous avons 11 kms à faire pour y parvenir. Ok. On y va.!! D'autant que dans le coin la piste est plus facile. Et... on a pas vraiment le choix.!! Arrivé au point prévu, aucune piste.. C'est pas possible..! C'est du Kafka. "Pas de piste..." Je me le répète en boucle comme pour mieux réaliser.

Un paysan, sorti d'on ne sait où, essaye de répondre tant bien que mal à nos questions. Inutile de lui montrer la carte. Il faut trouver un nom de village pas trop éloigné qui résonne dans sa tête pour qu'il puisse nous aider. Nous débitons tous ceux qui figurent sur la carte. Sans succès. Et c'est Gilles qui y arrive enfin. Question d'accent..! Sans doute... Bref. Cette fameuse piste se révèle être un chemin piétonnier. Pas surprenant que l'on ne l'ai pas vue. Notre carte serait donc fausse..? C'est le cas. Il y figure une piste qui n'existe pas dans la réalité de notre monde mécanique.

Je suis cependant un peu circonspect au moment de l'emprunter car on passe carrément dans les jardins des cases. On progresse en "aveugle". Le chemin se divise parfois et on aura une chance inouïe si on ne se trompe pas. On suit un cap plus qu'un chemin.

Au bout de dix minutes, après une difficile descente très sablonneuse, on tombe sur une rivière qui semble impossible à franchir avec les motos. On s'enlise et il y a plus d'un mètre de profondeur de gué.

Coup de fatigue....Je m'assieds à l'ombre. L'endroit est vraiment beau mais je suis désabusé et dégoulinant de transpiration.

Gilles, les traits tirés, me jette un regard interrogateur. Comme moi il est fatigué mais il reste stoïque. Il a fait la même analyse.

A l'évidence, on ne sera pas à Phnom Pehn ce soir. Un coup d'oeil à ma montre... Il est déjà près de 15 heures. La réalité s'impose. Même avec un GPS, il y a des obstacles qu'on ne peut franchir. La nature est contrariante mais c'est la plus forte. Belle leçon d'humilité.!!

La mort dans l'âme il faut se résigner à faire demi-tour. En clair pour mes neurones encore sceptiques, refaire le chemin en sens inverse.!! Je déteste l'idée même. Je ne sais pas pourquoi mais revenir sur mes pas m'a toujours été horriblement agaçant. Coup de blues en pensant à tous les obstacles qu'il va falloir re-franchir...Alors que théoriquement on est à environ 25 kms du bitume.

Pas le temps de se lamenter. Il faut rentrer avant la nuit. Ça nous laisse 3 heures. C'est jouable. Nous repartons donc. Mais nous connaissons déjà les difficultés. De ce fait cela semble moins pénible. Et, malgré la fatigue, le câble d'embrayage de la moto de Gilles qui se coince parfois dans sa gaine, nous roulons à bonne allure. Nous repassons donc les mêmes obstacles mais cette fois-ci avec plus d'aisance. Enfin nous rattrapons la piste en latérite. Là on se lâche un peu. Frisant l'imprudence, on augmente la vitesse et on traverse les flaques de boue dans de belles gerbes qui n'épargnent ni les chaussures ni les motos. De toutes façons on est "crades". On évite plus rien sauf la caillasse. Et ça roule bon train. Gilles pilote très bien et roule plus vite que moi. Quand il me dit que cela fait 25 ans qu'il n'est pas monté sur une moto, je suis sceptique.

Vers 17 heures les militaires qui nous ont vu passer le matin nous revoient maculés de boue et de poussière rouge. Ils nous font signe en passant mais nous ne diminuons pas l'allure. Un simple mouvement de menton suffira pour ma part à leur rendre leur salut. Pressés de retrouver le bitume. Et enfin, le voilà. Quel soulagement . La route principale est proche. Il est un peu plus de 17 heures. Nous sommes fatigués, crasseux et nous n'avons rien mangé de la journée. La ville de Koh Khong est à 30 kms. Je propose d'y retourner pour passer la nuit . Gilles me fait remarquer que sur la route de Phnom Pehn, nous pourrons aussi trouver des hôtels. C'est vrai.. Et ça nous économisera 60 kms avec le retour. Nous partons donc pour Phnom Pehn où, selon mes calculs, nous arriverons la nuit. 21 heures environ. Peut -être un peu plus si on s'arrête pour boire un coup.

La route est peu fréquentée et après la journée de piste on tape un peu dans le chrono.

Zone rouge du cadran de vitesse. Ici, pas de radars, alors on peut en profiter.!! On se lâche. De toute façons, on est quasiment seuls sur cette route.

Mais, on fonce droit vers un gros orage qui s'abat brutalement sur nous. De grosses gouttes me percutent douloureusement le visage d'autant que je n'ai plus ni lunettes ni visière. Il faut s'arrêter pour laisser passer le gros de la tourmente. Gilles n'est pas très rassuré de rouler alors qu'il y a de très gros éclairs qui fusent partout dans la campagne. Il m'explique que nos anatomies, pourtant robustes, ne résisteraient pas à 400000 volts d'un éclair vicelard et un truc incompréhensible sur la cage de Faraday... Déjà bien mouillés, on s'arrête dans une petite gargote de bord de route. On ne peut pas manger mais on peut y déguster une bière bien fraîche. C'est toujours ça de pris.!! Nous conversons avec les autres clients bien intéressés de nous voir là. Quelques photos et, alors que la nuit est tombée, l'orage semble se calmer. Nous décidons de reprendre la route. Je pars devant. Bon train. En fait, manette à fond. Les kilomètres défilent et la pluie s'est atténuée. Dans mon unique rétro je ne vois plus le phare de la moto de Gilles. Je décide de m'arrêter pour l'attendre.

Il me rejoint et, au moment de redémarrer, ma moto ne veut plus rien comprendre. Je réprime à peine quelques solides jurons de mon Nord natal et un résiste à un grand coup de savate dans cette maudite machine. J'essaye de me calmer. J'ai appris au fil des années que la colère est effectivement mauvaise conseillère. Nouveaux essais infructueux. Nous décidons unilatéralement, de manière optimiste, que c'est parce que le moteur est trop chaud. Il suffit d'attendre un peu.

Entre temps les jeunes d'une petite case située en contrebas de la route sont venus nous voir. J'en profite pour demander s'ils ont de l'essence. Car j'ai un doute sur ce point. Je n'entends plus le clapotis du liquide dans le réservoir.

Ils nous en amène un litre que je vais payer au prix fort. La moto persiste néanmoins dans son refus à démarrer. La batterie s'essouffle... Fatiguée elle aussi, elle finit par m'abandonner. Je crois que c'est cuit. Il faut passer au plan B. Je demande aux jeunes si je peux laisser la moto chez eux. " No problem..!" L'un d'entre eux, le seul qui parle un peu anglais possède un scooter. Je veux lui louer pour la nuit. Il refuse la transaction mais accepte de nous emmener à un hôtel proche. Ma foi.. C'est mieux que de dormir sur le ciment de la case. Nous partons donc tous les 3 vers cet hôtel, qui, paraît-il est dans le village d'à côté... Nous, Européens , devons avoir un sens bizarre des distances car le trajet me paraît plutôt long. Très long même. Il faut dire que notre petit jeune roule à un train de sénateur. On arrive enfin. Il s'agit d'une guest-house qui a deux chambres disponibles, avec ventilateur, douche, pour 7 dollars. Parfait. Pas question de faire la fine bouche dans pareille situation. La réalité est pourtant peu souriante et très vétuste . Les chambres sont des étuves et la douche ne fonctionne pas. On nous promet de l'eau plus tard. Ok on sera patients. Je me douche enfin d'un mince filet d'eau tiède néanmoins très agréable. La poussière s'écoule en trace rouge sang sur mon abdomen puis sur mes cuisses avant de finir dans le bac écaillé. Ma seule chemise qui, un jour a été blanche est certainement irrécupérable. Rouge de latérite par endroits et totalement encrassée. Je la fait tremper dans un seau plastique et la lave avec ce qu'il me reste de shampoing. Le tout, par terre, sous la douche. Un petit plus de confort pour demain. Car, à n'en pas douter, avec cette chaleur, elle sera sèche dans quelques heures. Nous n'avons rien mangé depuis le matin mais n'avons pas une grande faim. La fatigue nous rattrape. La nuit est tombée depuis plus de deux heures et il fait encore chaud. On trouve un petit resto, non loin de l'hôtel, où l'on peut boire quelque chose et oh... Miracle.. C'est frais.!! Le dieu de la bière existe. C'est certain.!! La patronne nous voyant dans cet état de décomposition avancé nous propose un riz frit avec un peu de viande. Il est 21 heures et normalement c'est fermé. Très sympa. On mange et on ingurgite du liquide. En quantité suffisante pour refaire le plein nous aussi.

C'est pour notre santé bien sûr.!!! Une demi-heure plus tard, je me retrouve étendu à poil sur mon lit en espérant que mon ventilo va tourner toute la nuit. Je transpire encore mais je tombe de fatigue. Je m'endors vite. Demain sera un autre jour.. Et il faudra bien réparer cette satanée moto...

La suite .. devrait être écrite par Gilles. Il a partagé les mêmes moments et moi, j'en suis encore fatigué.
Recherche de dérailleur (vélo) en Bolivie English translation pending
by Frayssoune · 2011-04-04 · 3 replies
Bonjour amis du velo et des grands espaces, nous sommes actuellement en bolivie pour un voyage qui a commencé en argentine et devrait se terminer a lima le 15 juin. nous venons de traverser le sud lipez mais le derailleur de mon velo s´est fendu en deux. est il possible de souder un derailleur car visiblement il est difficile d en trouver un pour mes 8 vitesses. il en existerait made in china. avez vous des retours d´experiences ou savez vous ou nous pouvons trouver des derailleurs neufs car nous sommes a uyuni. merci pour vos precieuses reponses
Le sac du petit backpacker: Listing du sac à dos avant le départ English translation pending
by PitufoS · 2011-04-01 · 23 replies
Bonjour à tous, voila de quoi vous aider à bien anticiper votre départ :)

Liste exhaustive du sac à dos du petit routard !! Elle a été testée et re-testée, bien sûr c’est une espèce se strict minimum (bien qu’on puisse faire encore plus léger en achetant au fur et à mesure les produits surplace par exemple). Elle s’adresse en premier lieu aux backpackers parce que les travellers en van ont bien plus de place pour emporter plus de choses. C’est donc basé sur une certaine expérience que je propose cette petite synthèse qui, je l’espère, vous permettra de partir serein !

Gros sac : (Forclaz 40l Quechua ->il fait 40 litres, mais c’est le top du top, pratique et pas encombrant ; parce qu’il faut aussi penser que vous allez vous le trimbaler tout le long du voyage. Il a pour autre avantage de passer en format bagage à main donc parfait pour ne pas payer plus dans les compagnies charter ou pour acheter sur place un sac à moindre prix à bourrer de souvenirs et caller dans la soute de l’avion)

Dodo :

- mini sac de couchage (S15 ultralight Quechua -> léger et il ne prend vraiment pas de place, en plus on peut se faire un maxi-sac avec le ou la compagne) (Pyjama = t-shirt-caleçon -> fait partie des vêtements) Sanitaire : - serviette microfibre (serviette absorbante Quechua, sèche ultra rapidement et une fois pliée ne prend pas de place) - dans une trousse de toilette : brosse à dent -dentifrice -gel douche -coton tige -pince à épiler -rasoir -crème hydratante -trucs de fille (si vous êtes une fille)

!!! Tout en miniature, la trousse de toilette transparente évite d’avoir à tout sortir à l’aéroport, les cotons-tiges dans un ancien tube de rouge à lèvre pour éviter qu’ils courent partout !!!

Médical : ciseaux-sparadrap-compresses-désinfectant-gel pour les mains-crème apaisante (pour ceux qui ont peur des bêbêtes qui piquent)-paracétamol-pilule (pour les filles)-médicaments avec leur ordonnance (si besoins particuliers)-lessive à la main-un rouleau de PQ-des mouchoirs-crème solaire-médocs pour le palu (si vous y tenez)-pastilles pour l’eau (cependant, ça donne un vieux goût de javel, et les pays où l’on en a besoin, l’eau n’est généralement pas bien chères, je préconise beaucoup plus la bouteille d’eau minérale)

Vêtements : concrètement pour une semaine ou un mois, c’est la même dose, pensez tout de même que vous achèterez au moins un vêtement souvenir !!! - > N’importe quelle destination, minimum requis : 5 paires de chaussettes-5 culottes ou caleçon (+1 chouette pour faire dodo)-3 soutifs-5 t-shirts (dont 1 voire 2 débardeurs et 1 à manches longues) - > Destination chaude : short/bermuda (avec des poches à la roots)-le jogging (ou sarouel, genre pantalon relax)-petit pull à capuche-légère polaire - > Destination plus fraiche/froide : pantalon chanvre (ou coton épais) qui peut se dé-zipper pour faire pantacourt ou se resserrer aux chevilles ou genoux)-le jogging (ou jean)-une polaire-un sweat zippé à capuche

!!! N’oubliez pas qu’il ne sert à rien de se surcharger, en voyage vous n’êtes pas crad’ vous faites juste moins attention à votre « styyyle », ce n’est pas la personne qui vous regarde qui porte votre sac, et puis on n’est pas là pour faire un défilé. En plus c’est quasi-sûr que vous achèterez un t-shirt ou un pantalon ou un pull en alpaga sur place !!!

Chaussures :

- la bonne vieille paire de baskets décath’ - une paire de tongs (pour les douches c’est parfois bien utile, pis aussi pour se détendre)

Divers :

- sac en toile qui servira de sac de linge sale - maillot (on sait jamais où on peut tomber, même dans le plus froid pays) - k-way (si vous avez de la place et si c’est une destination avec une pluviométrie importante, sinon pour une journée de pluie dans le mois, laissez tomber…) - le bon vieux keffieh (+chapeau ou casquette quand on craint le soleil)

Petit sac (en bandoulière ou sac type eastpak, résistant et qui ne fait pas mal aux épaules si possible, il vous servira lorsque vous aurez pu déposer le gros sac quelque part. Il doit pouvoir contenir une bouteille d’eau au moins, le guide et l’appareil photo. Préférez là aussi un sac avec une ouverture difficile à atteindre pour éviter les vols à l’arrachée ou ceux que vous ne remarquerez même pas)

- Une corde (pour étendre le linge lavé avec vos pitites mains ou encore rallonger celle de la moustiquaire qui est trop courte -_-‘) - La moustiquaire miniature deux places (en fonction de la destination et de la période du voyage c’est parfois plus encombrant qu’autre chose mais ça fait un bon oreiller) - Briquet (bien aussi pour désinfecter, non non pas pour allumer des cigarettes ou autres choses…) - Des bougies (en cas de panne d’électricité, là aussi ça dépend de la destination, mais on sait jamais) - Lampe de poche frontale (plus pratique que la dynamo quoiqu’on en dise -> tourner la manivelle quand on est dans un toilettes perdu dans le noir c’est assez moyen) - Petit nécessaire de couture (bobine de fil-aiguille-bouton de pantalon) - Appareil photo (le reflex et les objectifs pour les petits veinards)-cartes SD-clefs USB-chargeur-deuxième batterie ou piles de rechanges-le trépied - Papier-stylo - Lunettes de soleil (et son/un boîtier pour pas les casser) - Cadenas (un pour le sac, un plus gros pour fermer les chambres dans les hôtels douteux) - Un adaptateur universel (les prises ne sont pas toujours les même qu’en France) - Un mp3 (avec écouteurs et de quoi le brancher, ça fait passer le temps lors des longues nuits de bus) - Le guide du bon vieux routard, ou le Lonely Planet

Petite pochette à mettre sous les vêtements (pochette ceinture secrète Delsey ->bonne qualité, à cacher sous le pantalon, là où on n’ira pas vous la chercher ;) ) :

- Passeport - carte vitale - carte bleue - photos d’identité (pour faire les visas aux frontières, ça vous évitera de courir) - papier de vaccination avec le groupe sanguin - carte d’assurance-billets d’avion - photocopies : passeport (on la demande parfois dans les hôtels), Tous les papiers de votre compagnon de voyage (au cas où vous vous faites voler un des sacs)

!!! Scanner et mettre sur une boîte mail tous vos papiers et ceux de vos compagnons de voyage !!!

Pour la question de la tente, libre à chacun de se charger de ce qu’il veut !!!

Voilà, je pense avoir fait le tour. Je le re-dis quand même, c’est une liste que je propose, elle ne conviendra peut-être pas à tous, mais ça reste une base et c’est bien pratique d’avoir sa liste avant le départ. J’y ai rajouté pas mal de chose qui ne me semblent pas indispensables mais utiles, donc parfois bonnes à avoir sous la main. A mon humble avis, on peut quand même se passer de certaines choses mais on aime tous son petit confort, même si notre voyage c’est « à la roots » ! N’oubliez pas de l’adaptez à votre destination, donc renseignez-vous bien sur la météo avant de partir 😉

Je vous souhaite un très beau voyage à tous, pour ma part, c’est l’Amérique du Sud qui m’attend, Yeapaaa !!

lO-k
Risque de paludisme aux Philippines? English translation pending
by Phileve06 · 2011-01-18 · 8 replies
BOnjour

oui je sais je vous ai déjà posé la question ceci concerne le palu sur PALAWAN vu qu'il pleut en ce moment sur les PHILIPPINES n'y a t-il pas+ de risque de PALU je n'avais pas l'intention de prendre de traitement mais maintenant je me pose la question quand pensez vous je pars samedi et je dois faire vite pour prendre une décision HELP ME PLEASE
Partir d'Annecy à vélo? English translation pending
by Maichel · 2011-01-16 · 7 replies
bonjour, je souhaiterais partir d'annecy en juillet en velo pour rejoindre Vienne (en dessous de lyon) en faisant un tour en fance de 2mois!

Je voudrais savoir quel matériel acheter, velo, sacoche ou remorque?, tente, rechaud etc...

J'ai ma chienne qui viendras avec moi donc je ne ferais pas plus de 20 kms par jour. je ne souhaite pas faire une competition mais plutot une balade, je ne suis pas préssé et je prefere evité toute ville un peu trop grande et les routes a fortes frequence d'automoblies.

J'ai un grand besoin de conseils sur tout.

J'ai deja voyager en camion, en bus, a pied mais c'est la premiere fois en velo.

Si vous avez des itineraires nimporte ou en france c'est avec plaisir que je les etudierais.

Je vous remercie d'avance.

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