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Partir en Martinique avec bébé de 18 mois English translation pending
by Val1256 · 2008-12-09 · 10 replies
Bonjour,

Nous allons partir dans quelques semaines à la Martinique avec notre bébé de 18mois... C'est la première fois que notre bébé va prendre l'avion. pouvez vous nous aider dans la liste des objets à prendre en cabiner afin de faciliter ces heures d'avion? avez vous des conseils?

Merci de vos réponses
Capter et régler une parabole sur un camping-car? English translation pending
by Josyl · 2008-12-05 · 21 replies
Comme j'ai dit il y a peu, je suis novice comme camping-cariste. Sur le mien il y a un antenne TV annalogique, ce n'est pas toujours bien cline, je souhaiterais savoir comment vous les spécialistes, vous faite pour capter et régler votre parabole. Merci à vous tous.
Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
by Tokala · 2008-12-01 · 1 reply
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !

Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)

Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...

J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !

Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.

A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...

On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.

J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !

Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.

Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Valises pour cinq semaines en Argentine? English translation pending
by Annettebest9 · 2008-11-30 · 12 replies
Salut salut.. Notre voyage de 5 semaines approche gentimment mainant faut commencer à préparer les valises ;-) En partant en janvier on va avoir tout les climats vu qu'on fait quasi toute l'Argentine.. donc faut prendre un peu de tout comment faire ?
Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
by Tokala · 2008-11-29 · 2 replies
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !

Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)

Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...

J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !

Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.

A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...

On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.

J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !

Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.

Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Retour de douze jours au Panama English translation pending
by Softie · 2008-11-06 · 15 replies
Il y a quelques semaines je vous posais des questions, maintenant je raconte mon voyage !

Jour 1 et 2 : au Balboa Inn, nouveau bed and breakfast situé dans la zone du canal. Le personnel est sympathique, c'est propre et le déjeuner est bon. Dans un quartier résidentiel mais il y a tout de même des restos et commerces autour. Visite de casco viejo : sous un soleil de plomb on a marché sur la promenade au bord de la mer avec la vue sur les gratte-ciels et les nombreux bateaux. Joli quartier, assez sécuritaire si on s'en tient a la zone touristique. De toute façon il y a beaucoup de polices et ceux-ci vous évitent de vous rendre dans les quartiers chauds. Armador causeway : 3 iles reliées par une promenade. Pas mal touristique et bourgeois. Il y a un petit centre commercial à l'ile flamenco surtout avec une boutique hors taxe et des boutiques de souvenirs. Le mail sur 2 étages était placardé, on a jamais su pourquoi ... Bref beaucoup de boutiques et restos et peu de charmes. On a manqué de temps pour aller a l'aquarium du Smithsonian ... parce qu'on est allé au Allbrook Mall : le rêve de quiconque doit magaziner :) . Des dizaines et dizaines de boutiques de toutes sortes. Des plus luxueuses, en passant par les grandes marques et les boutiques à rabais. Jour 3-7 : Vol pour Bocas del Toro au Bluff Beach Retreat sur l'ile de Colon. Une grande maison isolée et luxueuse, entre la plage et la jungle. On a adoré l'emplacement, la plage déserte, les animaux ( les singes hurleurs sont incroyables) et le bruit de la mer. Le concept est un peu comme le Tesoro Escondido, il viennent nous chercher a l'aéroport ( la route est tellement mauvaise vers Bluff Beach, les taxis ne s'y rendent pas ou à prix surréels), on fait les courses et on cuisine soi-même sur place. C'était en fait presque trop luxueux pour nos besoin ... eau chaude, frigo et congélateur, lecteur Dvd, internet sans-fil. Cependant tout fonctionne à l'énergie solaire et avec de l'eau de pluie. Le propriétaire n'était pas sur place et nos hotes était corrects sans plus. À la playa Bluff, la mer etait trop forte pour se baigner mais nous pouvions quand meme jouer dans les vagues. Nous nous sommes rendus à un lagon (1h30 de marche, 1$ de passage aux indigènes) qui etait fantastique pour la baignade. Sommes aussi allés en ville et avons pris un tour de bateau pour la journée. Au programme : dauphins sauvages, snorkeling a coral keys et baignade à red frog beach. Bémol : arrêt-repas relativement dispendieux ... mais puisqu'on a pas le choix du resto ... Jour 8-9 : Retour à Panama city à La Estancia sur Acon Hill. Ne prenez jamais au grand jamais la chambre 4 à moins de vouloir vous réveiller très très tot .... elle est collée sur la salle à déjeuner et les murs sont en carton... Ils accrochent des bananes le matins ... ca attire toute sorte d'animaux. Singes, oppussums, oiseaux de toutes sortes. La colline est superbe à marcher. On y a vu plusieurs toucans et des agoutis. Visite du Parque Metropolitano : La vue est super en haut de la Titi trail. La faune est abondante et c'est un belle mais courte randonnée. Visite des écluses Miraflores : y aller soit le matin ou en fin d'après-midi pour les gros bateaux. Assez impressionnant ... Jour 10-11: Taboga Island malgré les mauvais commentaires ... on a beaucoup aimé! Avons passé 2 nuits au Cerrito tropical. L'ile sent vraiment les fleurs! La chambre elle sentait le moisi. Les gros coussins, le couvre-lit et le rideau de douche sentaient tellement le moisi ... une chance qu'il y avait une commode avec des tiroirs. Le reste était bien, surtout les repas par Senor Aristides. Probablement les meilleurs de tout notre voyage. On a aimé la rusticité du village, l'église qui est la 2e plus ancienne en Amérique. On ne s'est pas baignés par contre. On a préféré faire de la radonnée et aller observer les iguanes. Jour 12 : Retour à Panama City et retour à la maison! On a trouvé les gens sympatiques, ne nous sommes pas trop fait arnaquer par les chauffeurs de taxis, avons eu du beau temps ( 2 jours de pluie a lire dans des hamacs :P ). Nous avons été décus de ne pas parler espagnol par contre. Peu de communication avec les locaux et on se sentait vraiment un peu débiles à ne pas être capable de commander ce qu'on voulait au resto. Oubliez le Lonely Planet sur le Panama. C'est incomplet et vraiment pas à jour. Dans la bibliothèque d'une auberge on a découvert le Moon Handbook sur le Panama qui était vraiment vraiment mieux fait et récent.

Si vous avez des questions ne vous gênez pas!!
Namibie et Botswana en juillet 2009 en 4x4 tente sur le toit et lodges: équipement à prévoir? English translation pending
by Parati · 2008-10-29 · 15 replies
Bonjour,

avant tout merci pour toutes les infos glanées sur ce forum et merci à tous ceux qui ont partagé leurs souvenirs photos astuces... Nous partirons en juillet 2009 en namibie et au botswana avec nos enfants de 7 et 9 ans. Nous avons opté pour la formule 4x4 tentes sur le toit et lodge une fois de temps en temps...

Je ne suis pas une grande habituée du camping et j'aimerai donc avoir votre avis éclairé sur l'équipement qu'il faudrait apporté en plus de celui fourni par les loueurs de voitures.... Les nuits sont froides, les matins et soirées aussi à cette période...

si quelqu'un à des infos "pratico-paratiques"....

Merci d'avance!!! pararti
Hôtel Aqua Parc à Sharm el Sheikh le dimanche 26 octobre English translation pending
by Jula67 · 2008-10-20 · 17 replies
Bonjour, tout le monde... Ns avons réservé hier pour 13 jours l hotel nommé ci dessus, es ce que quelqu un connait?J ai lu sur un site allemand que les serviettes de plage et piscine sont incluses ???quelqu un peut il confirmer?Dans la mesure ou la plage n est pas juste à coté et que l on utilise celle d un autre hotel l' all inclusive est il valable tt de meme??? Bref si vs avez des conseils à nous donner avant le départ ...je suis preneuse!!! Dernière chose ns partons avec nos 2 petits enfants, et avons une chambre double.....comment es ce??? Merci
Hôtel la Pirogue sur l'île Maurice fin octobre English translation pending
by Camacefre · 2008-09-30 · 7 replies
Bonjour, je parts avec ma petite famille à l'ile maurice à la Pirogue le 22.10.2008, cela fait 5 mois que j'attends ainsi que mes enfants pour ce séjour qui je l'espère sera un " rêve ". concernant cette période, qu'en pensez vous et avez vous des avis sur cet hotel? Les enfants rêvent d'aller nager avec les dauphins, y en a t'il qui l'on déjà fait avec des enfants ? A visiter mais tout en profitant du " beau temps je l'espère " y a t'il une adresse d'office du tourisme ou je puisse me renseigner pour organier au mieux notre séjour qui est prévu aussi avec beaucoup de farniente. nous partons avec SOLEA VACANCE qu'en pensez vous. Plein de questions, toujours, c'est comme les enfants qui attendent Noel ! merci à ce qui me répondront😉
Albert Cossery, écrivain égyptien English translation pending
by Geob · 2008-09-11 · 22 replies
Si je suis aller en Egypte, ce n'est pas pour une attirance particuliere pour les pyramides, non, mais pour une oeuvre d'Albert Cossery, fascinante, "Mendiants et orgueilleux". Cet ecrivain egyptien fait partie de ces ecrivains francais, car il a tout ecrit en francais, dont on s'attache autant a ses livres qu'a sa personnalite. En arrivant au Caire, je me suis precipiter dans le souk des orfevres et j'ai vite trouver ce cafe du 18 ieme siecle, avec ses miroirs poussiereux, ou les personnages de "Mendiants et orgueilleux" se reunissent pour ce moquer du pouvoir, des riches, des fonctionnaires vereux, et de la police. Je me suis plonger avec delectation dans l'atmosphere de ce grand roman dont a ete tirer un film vraiment remarquable, qui a su rendre l'esprit de Cossery. "Les faineants dans la vallee fertile", ou l'eloge de la paresse : le pere de famille repond a son fils, qui lui fait part de son intention de travailler, "tu veux nous faire honte" ? Tout ce que vous trouverez de Cossery, lisez le, vous ressentirez un plaisir de lecture qui vous rendra joyeux ! Je ne sais si c'est ma facon de vivre ou pas, mais ce soir Albert Cossery est revenu dans ma memoire, alors je suis aller voir sur Internet s'il habite toujours dans cet hotel rue de Seine, depuis 1945. Il n'y habite plus, il est parti discretement : il est mort le 22 juin, deux semaines apres mon depart. En 2004, je me trouvais au jardin du Luxembourg, pres de l'Orangerie, en debut d'apres midi, attendant l'heure fatidique qui m'arracherait a mon loisir de lezard qui reve sous le soleil pour me rendre a mon travail, quand je vis un homme tres mince, au visage maigre, avec une allure de jeune homme alors que ses traits ne pouvaient tromper sur son age, s'assoir sur une chaise metallique et s'offrir goulument a la chaleur solaire. Une grande emotion s'emparra de moi...je reconnus cet homme, c'etait Albert Cossery ! Sur le coup, j'eus envie de me lever, d'aller lui dire toute mon admiration, mais je ne l'ai pas fait parce que j'ai lu lu ses livres ! La gloire, l'admiration, tout le contraire de tout ce qu'il raconte, lui qui a chanter le petit peuple des villes, les fellahs. Deux "trois pieces cravates" vinrent interrompre l'acte le plus important de sa journee, deux types qui devaient travailler au Senat. Le premier dit : - Bonjour mr Cossery ! L'ecrivain se met debout a une vitesse incroyable (il avait alors 90 ans) - Je vous presente Albert Cossery, un grand ecrivain. L'autre tend la main, Cossery en fait de meme, negligeamment. - Vous ecrivez toujours, demanda le premier, vu que Cossery ne disait rien Avec sa main droite qu'il remua en l'air, paume vers le sol, il leur signifia que c'etait plutot tranquille de ce coter la. Silence. - Bon, on vous laisse, au revoir m. Cossery. Ils s'en allerent, et, sans leur adresser le moindre regard, comme si rien ne s'etait passer, Cossery se remit a discuter avec le soleil ! Je viens de lire qu'a cette epoque, il avait deja ete operer des cordes vocales, et ca c'a du soulager Cossery ce jour la ! Mais ces deux damoiseaux de la republique, ces gens qui sont soi disants bien informes, ils auraient du le savoir ! Cet fin d'apres midi la, avec deux ou trois collegues sybarites au milieu de tant de beotiens, nous avons trouver notre vacation bien courte et enchantee...ce qui ne fut pas le cas de tout le monde qui trouvait qu'on exagerait ! Allez, si vous ne connaissez pas Cossery, regardez sur internet, lisez sa derniere interview, a laquelle il repondait par ecrit. Vous verrez quel homme c'est ! Le genre d'homme qui fait dire que ca vaut le coup de vivre, et le genre d'ecrivain qui fait dire que la litterature est un art indepassable !
Retour de l'hôtel Viva Dominicus Palace 4 étoiles à Bayahibe English translation pending
by Keskonrigole · 2008-08-24 · 21 replies
Bonjour,

Voici mes impressions avec un peu de retard de notre séjour à l’hotel Dominicus Palace du 01 Août au 15Août. Cela fait la 3ème fois que nous allons en Rep. Dom dont la 2ème fois à cet hôtel.

Vol :

Parti avec le TO Marsans, la compagnie fut XL Airways (Charles De Gaulles <--> Punta Cana) Le vol s’est bien passé, nous sommes arrivés à l'heure à l'aller comme au retour Le gros pbme, ce fut les places, c’est toujours aussi exigu au niveau des jambes (au bout d’un moment on a vraiment envi d’arriver), on dirait même que c'est encore plus exigu que sur Corsair Les écouteurs furent gratuits, il nous ont prêté une couverture qui fallait rendre. La nourriture fut moyenne (pates pas trop cuites)

L’Hôtel Architecture toujours aussi belle, des jardins très bien entretenus. Des petits magasins ont été installés depuis. Chambre spacieuse (manque un peu de décoration) et calme (nous étions à la 6451, avec terrasse, 2ème étage face à la piscine) : 2 lits de 2places, fer à repasser, coffre fort gratuit, TV (y a que TV5 comme chaine française), frigo avec bouteilles d’eau, coca, sprit rempli tout les jours. Le ménage était fait tous les jours. Dès fois, des sortes de petites fourmis étaient présentes au niveau du Lavabo. Les dominicains ne sont pas maniaques sur la finition…. Mais bon rien de bien gênant tout de même Le personnel (serveur, etc…) ou les commerçants sont très sympas, ne vous force pas 🙂.... pas comme à Djerba par exemple 🤪 Il y a de + en + de français malgré que l’hôtel soit une chaîne italienne, les italiens ne se font pas plus remarqués que les autres : pas de souci de ce coté là.

Time shear Alors là c’est le point négatif qui n'a pas changé! Des personnes du groupe Viva viennent vous voir pour aller à une réunion d’information. En fait ce sont des gens qui vous incitent à vous inscrire à leur truc pour soi disant payé – cher vos prochains voyage. Au bout d’un moment, ça devient vraiment ennuyeux

Animations/SpectaclePour l’animation y a de tout : Beach Volley/Soccer, fléchette, pétanque, Aquagym, salsa etc…. Des fois ils viennent vous voir pour vous y inviter mais ne vous forcent pas. Il y avait 2 animatrice françaises (Pascaline et Estelle). la musique ne gêne pas du tout quand on est à la plage.Pour les spectacles, ils se défoncent pour que ça plaise au public, bravo. Ils se font au Beach. Le spectacle de Michael Jackson est simplement excellent 😄

Piscine On ne s’y ait pas baigné étant donné qui à la mer des caraibes à 10m . A priori, pas la peine d’arriver à l’aube pour réserver un transat (faut pas venir non plus à 17h00 qd même lol)

Plage/mer La plage est toujours aussi belle (sable fin, blanc), y a de nombreux transats. Les places à l’ombre sont assez vite prises (surtout au bord). On y allait vers 09h30-10h00 on a jamais eu de pbme.En tout cas pas de pbme pour avoir un transat , les serviettes sont fournies sur le côté de la piscine. - La mer est tt simplement superbe, eau turquoise, on a pied loin. Par contre il y avait un peu de vagues dès fois, y a des poissons qui se promènent, même au bord où qui vous chatouillent les jambes (véridique). Masque et tuba à prévoir ;-) Petit remarque : y a une sorte de plaque rocheuse sur une petite surface c’est pas très agréable pour les pied (d’ailleurs les poissons se mettent là). Celle du Beach ou de l'iberostar, je ne l'a trouve pas terrible du tout (y a beaucoup de plaque rocheuse au beach)

Nourritures Ben c’est correct que ce soit petit dej ou diner.ils étaient sous différents thèmes (pays), Il y a un peu de tout poulet, porc, riz, poisson, pomme de terre et bien sur pates.. Dès que les serveurs voient que vous avez fini, ils ne perdent pas de tps pour vous enlever les couverts. Leur melon et ananas = un délice !!!!

Excursions : Pas fait cette année, on a priviligié farniente et ballades, mais c'est toujours aussi cher en passant par le TO. En sortant de l'hotel, il y a un ancien "ch'i" qui s'occupe d'une agence d'excursion, il ne prenomme Pascal. Pour info: Ile de Saona 45€ en passant par lui, 70 € chez Marsans Il y aussi un local "Cap'tain Pat" qui s'est implanté pas loin.

Le temps Nous avon eu 15 jours de soleil... sauf le jour du départ ou on a eu la fameuse tempête tropicale. Prévoir de la crème solaire a FORTE indice, surtout pour les peaux peu bronzées. Car quand le soleil n’est pas caché, il tape vraiment fort.

Par contre pour le retour le bus a mis près de 3h pour arriver à l'aéroport dû aux bouchons et aux inondations Et il y avait un problème de passerelle lors de notre arrivée à Charles de Gaulles (attente de 45 mn dans l'avion avant de pouvoir sortir )

Voilà, notre séjour ne nous a pas du tout déçu, les journées passent trop vite. Espèrons que l'on puisse y retourner dans qques années. Bonnes vacances à ceux qui ont la chance de partir.

Alain
Hôtel Ole les 4 saisons à Djerba avec un bébé English translation pending
by Auré12 · 2008-08-15 · 2 replies
Bonjour,

nous partons dimanche 24 août à cet hôtel à djerba, avec un bébé de 18 mois. Je compte prendre un maximun de nourriture pour elle : lait, petits pots, yaourt, ... quelque couche est ce vraiment utile tout cela. Au niveau des excursions est que vous connaissez des excurssions possibles avec un bébé de 18 mois, (sur un chameau ? bâteau ?...)..😕 vous remerciant par avance.
Hôtel Sol Cayo Santa Maria English translation pending
by MarieFleur · 2008-08-14 · 10 replies
Bonjour !

Nous partons avec ma fille de 11 ans pour le Sol Cayo Santa Maria la semaine prochaine, pour 1 semaine. J'ai quelques petites questions...

Que conseillez-vous pour faire changer le dollar canadien en pesos cubains ?

Y a-t-il des excursions intéressantes à faire près de cet hôtel ? Et quoi d'autres aussi ?

Avec la plage qui semble si belle, le sable blanc, pas besoin de souliers sans doute. Peut-on y faire du snorkling?

Enfin bon, si vous pouvez m'en dire, peut importe le sujet, à propos de cette destinations, vos messages seront le bienvenue !!

Merci à l'avance !!
Météo à Punta Cana à partir du 22 août? English translation pending
by Geant · 2008-08-06 · 22 replies
bonsoir, Quelqu'un revient-il tout juste de Punta Cana car pour le moment je visionne la météo et ce n'est pas terrible!!!! Nous partons le 22/08.
Randonnées à Chamonix English translation pending
by Marjo02 · 2008-07-26 · 8 replies
Selon ce que me dira l'anpe lundi matin, il est possible que je travaille tout le mois d'aout a Chamonix. Cela sera mon premier voyage seule, je vous accord c'est en france donc pas vraiment un voyage mais je ne connais absolument pas cet région (j'habite en picardie). Lors de mes jours de repos j'aimerais en profiter pour visiter la région et découvrir des endroits, faire des randonnées...ect Qu'auriez vous a me conseiller ?
Paludisme dans le sud de la Thaïlande? English translation pending
by Laetb · 2008-07-21 · 6 replies
BONJOUR

TOUJOURS DANS MON VOYAGE EN THAILANDE ON VOUDRAIT SAVOIR SI DANS LA REGION DU SUD EXACTEMENT PHUKET, KHAO SOK, KOH PHI PHI ET KOH LANTA ON POUVAIT SE PASSER DU TRAITEMENT ANTIPALUDEEN, D'APRES CE QUE J'AI LU ON DIRAIT QUE OUI MAIS DES TEMOIGNAGES ME RASSURERONT. NOUS PARTONS AVEC NOS 2 ENFANTS ET ON VOUDRAIT EVITER DES TRAITEMENT SUPERFLUS.

MERCI BEAUCOUP

LAET
Hôtel Club Marmara à Hurghada English translation pending
by Lolo95400 · 2008-07-19 · 23 replies
Bonjour à tous,

Nous revenons d'Hurghada hier et nous sommes resté la bas 15 jours.

Pour commencer, l'hotel n'est pas super la bouffe n'est pas varié du tout mangé des pates durant 2 semaines voila quoi... le reste c'est super dégeu les crudité surtout il faut éviter car quand il reste des crudité le midi et bien il le garde pour le soir et il en remétte par dessu donc les crudité ne sont pas frais du tout donc ATTENTION pour la tourista et l'intoxication alimentaire pourtant je peux vous dire que nous sommes aboslument pas difficile!!!!

Pour les escursions il faut absolument pas les prendre avec l'Hôtel!!!!!! Ne vous faites pas avoir!!

Voila si vous souhaitez avoir d'autres renseignements n'hesitez pas!!!!😛
Retour de l'hôtel Iberostar Safira Palms Zarzis English translation pending
by Astuce · 2008-07-15 · 32 replies
Magnifique et rien à redire!!

Bien sûr, l'hôtel vient d'ouvrir ses portes et fait donc ses maladies de jeunesse mais nous le savions et c'est pq nous n'avons pas payé très cher pr 1 hôtel 4* Iberostar! Beaucoup de Belges et bcp de gens frustrés qui sont capables de rouspéter à longueur de journée alors que soleil, plage superbe et l'hôtel est en fin de plage donc pas d'autre hôtel à côté. Buffets délicieux et très variés. Personnel qui ne demande qu'à nous satisfaire, avec un bonjour et un sourire, on obtient tout voire même plus...évidemment, en hurlant et vociférant...plus difficile... chacun ses choix. Il a fait très très chaud pour un début de saison, entre 40 et 45°C parfois mais température idéale en bord de mer et à l'ombre. Piscine superbe, attention carrelage glissant, seul gros souci pour moi. All Inn parfait, nous y retournerons...mes 3 enfants et moi-même. Si vous souhaitez plus d'infos, n'hésitez pas à me contacter, je vous répondrai avec plaisir! Merci à toute l'équipe du Safira Palms pour ces merveilleuses vacances!
Retour de l'hôtel Thalassa Sousse English translation pending
by Bidoune34 · 2008-07-14 · 13 replies
je suis parti du 6 au 13 juillet 2008, j'ai passé des vacances formidables l'hotel est magnifique style lounge, on s'y sent à l'aise de suite, il n'y apas de pourboire à donner à chaque fois que l'on demande quelque chose, la formule all inclusive est géniale, la piscineest immense, on est pas les uns sur les autres, on avait un bungalow il y avait un grand lit en 180 cm, le restaurant est sous forme de buffet et il y a 3 restaurant que l'on réseve à part, le resto tunisien à faire sans exception, le resto à la carte, et le resto pecheur. pour plus de renseignement ou de photo n'hésitez pas à me contacter. carine
Le Labyrinthe de Crète..... English translation pending
by Crétois · 2008-07-01 · 7 replies
Bonjour,

Le labyrinthe est un "monument" crétois qui est gravé, depuis l'Antiquité, dans nombre de mémoires individuelles et collectives...

Pour ceux qui viennent en Crète, il peut être intéressant de savoir où il se trouve, voire même de le visiter..

Oui mais, pour trouver LE labyrinthe, c'est devenu un véritable parcours labyrinthique....

Il y a d'abord le labyrinthe « officiel », celui que Evans, vers 1900, a décrété être LE labyrinthe mythologique, appuyé par de rares archéologues locaux ....

France 3, dans son émission "Des racines et des ailes", en a parlé à deux reprises, en 2003 et 2006 :

http://www.dailymotion.com/video/x16bjt_vasilakisknossos

L'archéologue que vous entendez ici, Antonis Vassilakis, est une référence MAIS ... je vous invite à lire un de ses ouvrages intitulé : "GORTYNE".... où il parle du labyrinthe de Gortyne....

Mais, dans la même émission, France 3 évoque une SECONDE hypothèse, celle qui est exposée ici :

http://www.dailymotion.com/video/x16bz5_crete-labyrinthe

Le spéléologue que vous entendez ici est un ami de l'archéologue cité plus haut... chose étrange : l'endroit où se trouve cette seconde hypothèse n'est pas mentionné...

Nous voici devant un "Da Vinci Code crétois"....

Alors, je vais vous indiquer une piste : cette "seconde" hypothèse est localisée dans la plaine de Messara... et la quête du labyrinthe vous permettra de la visiter... ce que vous n'aurez pas à regretter...

Quelques indications supplémentaires :

- il y a un "labyrinthe" juste après Plouti, en venant de Gortyne. En passant à Plouti, arrêtez-vous au "Steki tou Kokliou" pour en savoir plus... mais sachez qu'une route asphaltée vous conduit presque jusque l'entrée de ce labyrinthe que vous pourrez visiter sans danger.

- il y a un "labyrinthe" à Agii Deka... et c'est là que vous pourrez éventuellement me rencontrer... et où vous pourrez avoir des indications précises.

- il y a un "labyrinthe" à Kastelli, mais rares seront les personnes qui oseront vous dire où il se trouve, encore moins de vous y accompagner... encore aujourd'hui, c'est un endroit mythique que les crétois fuient...

- il y a un « labyrinth » à Matala : c’est une boutique de souvenirs et un restaurant…

- à Agia Galini, on peut voir, sur les hauteurs du port, les statues de Dédale et Icare….

Je ne puis que souhaiter à tout un chacun de trouver l'issue de ce labyrinthe "touristique" original car de "découverte" totale.... (cela ne durera toutefois pas, alors hâtez-vous !).

Voici quelques indications supplémentaires :

Le labyrinthe de Crète, si je me réfère à un ouvrage vendu en Crète, intitulé "GORTYNE", écrit par l'archéologue Antonis VASSILAKIS, né à Knossos, donc crétois ( page 158), est "un des monuments de la région de Gortyne" (page 109).

Antonis Vassilakis est l'archéologue que l'on voit sur la vidéo susmentionnée :.

Il affirme ici, en le faisant visiter, que le Palais de Knossos est le siège du labyrinthe où, enfant, il s'amusait avec ses amis à se faire peur...

Mais ce Palais de Knossos, dans cette interprétation même de palais royal, a été mis en doute : une autre émission TV parle du "palais de Knossos" comme d'un temple solaire ( http://www.programme-tv.net/2007-08-25/1/5/1733917/hertzien/la-civilisation-engloutie.html ) un ouvrage de H.G. Wunderlich - "Minos et la Crète" - en parle comme d'une nécropole ( http://dinosoria.com/cnossos.htm ). nombreux sont ceux qui savent que la prétendue civilisation "minoenne" est en réalité une civilisation "keftiu"... (c'est ainsi que les Egyptiens les nomment) http://egeophile.info/index.php?option=com_content&task=view&id=36&Itemid=2

En 404 après JC, l'auteur latin Claudianus mentionne le Minotaure de Gortyne... http://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Claudian/De_VI_Consulatu_Honorii*.html

"una omnis summissa phalanx tantaeque salutant te, princeps, galeae. partitis inde catervis in varios docto discurritur ordine gyros, quos neque semiviri Gortynia recta iuvenci flumina nec crebro vincant Maeandria flexu. "

En 1412, Christoforo BUONDELMONDI, moine florentin, le visite, le décrit et en fait même un plan...

En 1580, Sébastian Münster, dans son ouvrage "Cosmographia", le décrit à son tour.

Les visites, descriptions, plans vont ainsi se suivre sans interruption jusqu'avant l'arrivée de Sir Evans... et, avant lui, le labyrinthe n'est jamais mentionné ailleurs qu'à Gortyne..... dans les textes et sur toutes les cartes.

De 1900 à 1980, pour diverses raisons dont certaines tragiques, on ne parlera plus du Labyrinthe de Gortyne. En 1982, des spéléologues, accompagnés d'un habitant du village voisin, Monsieur VOLONAKIS, que l'on peut toujours rencontrer à Kastelli, vont faire un plan très précis.

En 1985, Mme Anna PETROCHILOU, Présidente de la Société Spéléologique de Grèce, va, pendant vingt jours, explorer le Labyrinthe et en faire à son tour un plan.... elle fera alors des communications scientifiques un peu partout en Europe et mentionnera le Labyrinthe de Gortyne dans son ouvrage "Les grottes de Grèce".

Lundi 24 mars 2008, le journal crétois « TO BHMA », consacrait sa page 11 à un article intitulé : « La Terre du Labyrinthe à New-York »……

Mardi 1er avril 2008, le journal « PATRIS » évoque le labyrinthe de Gortyne….

Récemment, Thomas Waldmann, suisse, a créé un site TRES DETAILLE sur ce sujet www.labyrinthos.ch

Vous pouvez aussi regarder ceci : http://www.explorecrete.com/history/labyrinth-myth.htm … ou encore ceci : http://origines1.chez.tiscali.fr/labyrinthe/index.doc

Je n'en dirai pas plus pour l'instant pour ne pas déflorer l'énigme réellement posée aujourd'hui concernant l'emplacement et la nature du site qui a servi de support concret à l'élaboration des mythes faisant référence au labyrinthe.

A bientôt de vous voir parmi nous .

Michel MiXalis ΦΟΥΡΝΑΡΑΚΗΣ
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Faire du kayak en Finlande English translation pending
by Lionel34 · 2008-06-02 · 9 replies
Une recherche un peu poussée sur VF ne me donne pas beaucoup de résultats alors je me permet ce message.

Nous sommes 4 amis souhaitant découvrir la Finlande en kayak, pendant 3-4 semaines (juillet - août). Nous cherchons un coin boisé où nous croiserons un minimum de personnes : en résumé, l'immersion totale ou presque.

Mes questions : est ce que les moustiques sont un vrai problème et comment le contourner ? est que la vie coûte cher là-bas ? j'ai cru comprendre que non en lisant qq posts. comment se rendre là-bas en voiture au meilleur prix : par les pays baltes ou la Suède ? quel compagnie de ferries consseilez-vous ?

Questions aux kayakistes : quels coins conseillez-vous ? l'archipel, les lacs au nord ou au sud… ? ou louer des kayak et à quel prix ?

En échange je suis prêt à donner des infos sur la Kirghizie, un petit pays d'Asie centrale. Allez voir mon site en signature.

Merci d'avance pour votre aide.
Vivre trois mois en Jamaïque, départ en janvier 2009 English translation pending
by Annadoudou1 · 2008-06-01 · 10 replies
Coucou . . .

Tout est dit dans le titre je pense ! lol ! Et oui, voilà c'est décider, nous partons pour la Jamaique en janvier pour une durée de 3 mois pour commencer, et nous comptons y rester pour y vivre si ces trois mois se passent bien.

Nous avons encore 7 mois a attendre avant le grand départ. pffff !!! c'est long, mais nous avons des obligations ici en France, donc pas le choix !!!

Merci de laisser un p'tit message au passage, si vous aussi vous resider en Jamaique, et de me laisser vos impressions . . .

A bientot . . .
Varadero: chaleur extrême du mois de juillet? English translation pending
by Chantalou77 · 2008-05-28 · 6 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà été à Varadero - Cuba au mois de juillet. J'aimerais avoir quelques conseils et commentaires car je veux y aller mais j'ai peur de la chaleur extrême du mois de juillet cubain. J'aimerais donc discuter avec une personne qui a déjà tenter l'expérience.

Merci beaucoup!
Deux semaines à Sharm el-Sheikh avec un bébé English translation pending
by Mengozzi · 2008-05-22 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous. Notre petite famille va passer 2 semaines à Sharm el Sheikh fin juin, et nous aimerions savoir si pour préparer les repas de bébé nous pouvons trouver des légumes sur place? Nous allons de toutes façons emporter des petits pots! mais si l'on ne trouvent pas de légumes, nous n'allons pas nous encombrés du Babycook, ( que nous n'avons encore pas!) Pour le reste, je pense que nous sommes paré! ce sera notre deuxième voyage avec bébé, il a 11 mois ( premier voyage à 4 mois à Majorque en Octobre 07, ou tout s'est bien passé!). Donc: couches, portes bébé dorsal, habits légés, médics, jouets, poussette, s'tèra et s'tèra... Pour moi, un voyage c'est une expédition, alors j'essai de tout prévoir à l'avance et de ne rien laisser au hazard, point de vue organisation bien sûr, le bronzage et les cocktails je laisse les choses se faire...😛 mais on ne sait jamais, alors si vous avez vécu un petit truc auquel vous n'auriez jamais pensé avant, je suis preneur de vos aventures... 🙂et mésaventure...🙁 A notre retour, j'essairai de vous conter ces vacances.... à suivre! D'avance merci à tous ceux qui aurons la gentillesse de nous lires et d'apporter un petit peu plus de sérénité à notre voyage.(...bien que pour moi ce soit une formalité!)😎
Meilleur GPS pour rouler à vélo? English translation pending
by Amgoun2 · 2008-05-11 · 45 replies
Ma recherche n'aboutissant pas, qui peut me parler de G.P.S. pour vélo ? Merci d'avance .
Séjour à l'hôtel Club Covarrubias de Holguin en septembre 2008 English translation pending
by BonJoviGirl · 2008-04-25 · 8 replies
Bonjour à tous!

Et bien...j'ai enfin décidé de me rendre au Club Covarrubias en septembre (le 21 plus précisément). J'ai vraiment lu tout ce que j'ai pu trouver sur le site et après avoir analysé les pour et les contre j'ai dis OUI JE LE VEUX!!! 😉

Ça sera mon 3ème voyage dans le Sud. L'an dernier j'ai été au Iberostar de Punta Cana et aussi au Paradisus Rio de Oro d'Holguin. Là, je baisse de quelques étoiles et j'en suis consciente...je veux : LA PLAGE...LA PISCINE....LA GROSSE CHALEUR...LA PAIX!!! Je pars toute seule, sans mari et sans enfants!!! Si le déjeuner est bon et qu'il y a des pâtes pour souper (comme j'ai vu dans les critiques)...je vais passer la semaine sans problème😛. Pour le reste, je ne suis pas inquiète...je trouverai bien quelque chose à mon goût parmi les plats proposés. Les chambres semblent propres, sans bibittes. Et la vue sur la plage est super belle.

Est-ce que quelqu'un y est allé récemment? Ou quelqu'un y sera en même temps que moi??

Est-ce que le monokini est pratiqué😊??

Joan
Chargeur de batterie et appareil photos au Sud Lipez en mai 2008? (Bolivie) English translation pending
by Bemolochili · 2008-04-24 · 6 replies
Bonjour, Je pars faire le sud lipez et le desert d'atacama en mai et j'ai quelques questions / je flippe de rester en rade de mémoire et batterie sur place, aussi toutes vos infos sont bienvenues. Voici quelques questions, Nous serons en hotel/ refuge et chez l'habitant. est il possible de recharger la batterie de l'appareil photos pendant le circuit dans le Sud Lipez ? J'ai l'impression qu'il y a tres peu d'electricité / vois pas du tout. est il possible d'utiliser un cable allume-cigare dans les 4*4 sur place ? la nuit il fait si froid est ce que cela n' a pas tendance à vider la batterie des appareils ?

merci pour vos infos,
Faire son sac à dos pour une semaine de randonnée sur les sentiers cathares (France) English translation pending
by Marila13 · 2008-04-22 · 23 replies
Bonjour, quelqu'un peut-il m'aider à faire mon sac à dos (liste) pour une semaine de rando itinérante sur les sentiers Cathares début juin. Merci d'avance !

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