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Quoi voir au sud de la France? English translation pending
by Pickysthing · 2015-01-26 · 15 replies
Je m'en vais à Montpellier au Sud de le France pendant 3 mois et j'ai l'intention de voir du pays le plus possible. Mais par où commencer? J'ai eu quelques références et classiques à aller voir, mais j'aimerais bien avoir de vos conseils sur des places uniques, typiques, historiques, de plaisances qui valent la peine sur tout la côte Sud de la france: de la Côte d'Azur jusqu'en Espagne/Barcelone.

Des idées.. je les prends tous en consiodération!! :) Si vous pouvez préciser pourquoi vous avez aimé telle ou telle place ce serait encore plus pratique et facile de faire mes choix!! Merci!!
Itinéraire de 15 jours au Gujarat English translation pending
by Patkat · 2015-01-26 · 10 replies
Bonjour je souhaiterais aller 15 jours au Gujarat vraisemblablement en Mars. Est ce que quelqu'un peut me recommender un itineraire. Nous ne sommes pas routards et généralement voyageons en Inde avec un chauffeur 4X4 ou Toyota Inova Nous aimerions dans ce voyage non seulement visiter les villes mais aussi rencontrer les tribus. Nous avons deja voyagé en Inde du sud( tamil nadu, kerala, karnataka)et du nord (rajasthan , varanasi, orissa) Merci de vos conseils et de partager vos expériences. NB 15J est un ordre de grandeur
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-01-26 · 860 replies
Bonjour,

Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...

Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!

Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir

Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.

Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...

Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place

Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été

Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...

Plus tard, viendra le temps des questions précises...

D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014 English translation pending
by Gbogaert · 2015-01-24 · 1 reply
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html

From Cuba, with rhum…

La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

Vinales – 10 novembre

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).

La Havane – 20 novembre

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
Petit tour d'Asie de 6 mois seule English translation pending
by ArabellaS · 2015-01-24 · 25 replies
Bonjour bonjour petite présentation Cécile 22 ans, je décolle mi-septembre pour un petit tour d'Asie de 6 mois toute seule. Je passerai par le Népal, l'Inde, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et l'Indonésie. First things first j'ai établi un budget à 27 euros/jour (sans les transports que j'ai déjà calculés à part), je voulais savoir si c'était suffisant ? Je compte dormir en dortoir d'auberge de jeunesse ou en pension, faire du couchsurfing et manger principalement dans les marchés etc. Ensuite, je serais plus qu'heureuse d'écouter tous vos conseils et avis sur ces pays que je vais visiter. Premier voyage hors de l'Europe pour moi, impatience impatience.. Enfin, je pensais passer mes 2 semaines à Bali à faire le tour de l'île à vélo. Jouable ? Compliqué ? Merci beaucoup à tous pour vos retours !!! :)
Itinéraire Italie du Nord en une semaine English translation pending
by Laetiboo · 2015-01-18 · 27 replies
Bonjour les voyageurs 😉

J'aimerais avoir des avis et échanger avec vous... Nous envisageons de partir une semaine en Italie du Nord, début mai, pour une semaine. Nous habitons dans le Var et souhaitons faire ce voyage en voiture.

Voici pour l'instant l'itinéraire auquel nous avons pensé :

Samedi : Visite de Gênes Nuit à Gênes

Dimanche : Départ pour Pise en passant par les Cinque Terre Repas du soir et nuit à Pise

Lundi : Visite rapide de Pise le matin Route jusqu’à Florence (1h45 de route) Repas du soir et nuit à Florence

Mardi : Visite de Florence toute la journée Départ pour Bologne en fin d'après-midi (2h de route) Repas du soir et nuit à Bologne

Mercredi : Visite rapide de Bologne le matin Départ pour Venise en fin de matinée (2h30 de route) Après-midi et nuit à Venise

Jeudi : Visite de Venise toute la journéeDépart pour Vérone dans la soirée (2h de route) Nuit à Vérone

Vendredi : Visite de Vérone le matin Départ pour Milan en début d’après-midi (2h de route) Visite de Milan l’après-midi Nuit à Milan

Samedi : Visite de Milan toute la journée Match du Milan AC

Qu'en pensez-vous ? C'est réalisable ? C'est un peu chargé mais j'ai vraiment envie d'aller jusqu'à Venise ! Peut-être que nous pouvons sauter une étape ? Mais laquelle...

D'autre part, mon ami est un grand amateur de foot et il y a un match du Milan AC prévu le samedi où nous serons là-bas. J'aimerais lui faire la surprise d'y assister. Savez-vous s'il est facile de trouver des billets sur place ? En faisant des recherches sur internet j'ai trouvé quelques sites qui vendent des places mais les prix sont un peu excessifs...

J'ai déjà repéré des hôtels sur notre parcours mais nous n'avons pas encore réservé donc si vous avez des bons plans je suis preneuse, sachant que nous avons un budget de 70 ou 80€ par nuit grand maximum.

Merci d'avance pour vos réponses !
Circuit 3 semaines au Sri Lanka avec nos deux enfants de 4 et 6 ans été 2015 English translation pending
by Vani84 · 2015-01-10 · 12 replies
Nous allons faire un peu moins de 3 semaines au sri lanka avec nos deux enfant de 4 et 6 ans.

nous avons établis un circuit, et aimerions réservé tout nos hôtels avant de partir.

Pourriez-vous me donner votre avis sur le circuit que nous prévoyons de faire?

Jour 1 arrivé à Colombo à 08:20 visite de colombo nuit à colombo

Jour 2 départ en voiture à Haputale avec visite de chutes nuit à haputale

Jour 3 train pour Ella nuit à Ella

Jour 4 randonnée à litte adam peak nuit à Ella

Jour 5 route pour nuwara Ellya avec Voiture et visite de Horton plains nuit à nuwara Ellya

Jour 6 Randonnée (à définir) nuit à Nuwara Ellya

Jour 7 Train pour Kandy (ça sera un samedi, est-ce suicidaire de faire cela le week-end?) nuit à Kandy

Jour 8 Jardon botanique et temple de la dent nuit à Kandy

Jour 9 visite des Éléphant et kandy nuit à Kandy

Jour 10 route en voiture pour Pollonawura et visite du parc national de Minyria, nuit à Pollanawura

Jour 11 Visite de pollanawura et route pour Uppuvelli (trinco)

Jour 12 Plage

Jour 13 Plage

Jour 14 Plage

Jour 15 Plage

Jour 16 Trajet en voiture pour Dambulla visite de Grottes nuit entre dambulla et sigirya

Jour 17 visite de Sigyria nuit comme jour 16

Jour 18 route pour negombo nuit à negombo et départ le matin à 04:35

pour le jour 10 et 11 de kandy à trinco je pensais prendre un chauffeur que je garderais pour les 2 jours et pour le jour 16, 17, 18 de trinco à Negombo aussi prendre un chauffeur pour 3 jours.

Pour les chauffeurs est-ce que je demande déjà au hôtel de réserver quelque chose, ou je verrais sur place.

merci pour vos avis.
Afrique du Sud: J'y retourne! English translation pending
by Boulwai · 2015-01-07 · 109 replies
Bonjour à vous bonnes gens et que cette année 2015 vous apporte tout ce dont vous avez envie et qu'elle reporte sur votre collègue tout ce qui vous ennuie! Pour ma part, c'est décidé: je repars en Afrique du Sud pour 11 jours et ce, début mai. Séjour entre mâles pour certains viril, juvénile, stérile ou sénile - qui a dit débile????- (nous serions au max 5 personnes)... y en a pour tous les goûts mesdames!😛 En effet, comme je l'avais plus ou moins annoncé à la fin de notre dernier voyage, cette fois-ci, nous y allons pour faire du sport!!!! Au programme, VTT, rando, trail, etc. Le circuit? Rien de précis mais une diagonale très approximative voudrait que l'on débute à Jobourg et finisse à Knysna (retour en avion George-Jnb). Nous passerions 2 ou 3 jours au Lesotho. Je précise quand même que tout ça ne se fera pas à vélo, ni à pied mais bel et bien en voiture de loc. L'idée étant de se poser 1 jour sur place pour randonner ou VTTer puis repartir et ainsi de suite. Je ne réserverais que la première nuit, la dernière et éventuellement au Lesotho. Alors, je vous laisse le temps de réviser vos circuits passés et à venir avant de lancer la foire au questions. Aller, des faciles pour commencer: 1- nous partirions du 3 au 14 mai. Quel serait le climat dans les coins précités. En effet, nous sommes toujours partis en AFS en hiver et là, je ne sais pas trop à quoi m'attendre en mai. 2- nous souhaiterions emmener 2 VTT mais là où ça coince, c'est pour le transport en voiture une fois sur place: un porte vélo risque de s'avérer un peu galère puisqu'il va falloir que qqun se tape la garde de la voiture à chaque arrêt. Un minibus? Trop cher mémère! Une autre solution? D'après vous pourquoi je m'adresse à vous? Aller, avant de me pencher sérieusement sur le circuit, pensez-vous qu'il soit raisonnable de faire JNB-Lesotho-Knysna-JNB en 11 jours? Bien à vous mes chers membres de la communauté des piqués de l'Afrique australe😉
Voyage de noces au Québec English translation pending
by Shee · 2015-01-05 · 80 replies
Bonjour! Après plus de 4 ans de mariage, nous nous décidons enfin à faire notre voyage de noces, le vol est reservé pour le mois de mars. Nous souhaitons visiter 3 villes: Montréal, Quebec, et Toronto. nous atterirons d'ailleurs à Montréal et décollerons de Toronto pour retourner chez nous! Nous voulons privilegier, dans ce voyage, le contact avec la population, c'est pourquoi nous sommes entrain de chercher des chambres chez l'habitant dans chaque ville. (Mise à part une nuit dans l'hôtel de glace... d'ailleurs wahou les prix!!!) Nous avons envie également de découvrir les activités hivernales que l'on peut trouver là bas.

Chers voyageurs, j'espère que vous accepterez de nous parler de vos experiences, que vous nous offrirez vos précieux conseils, les restos à ne pas louper, les choses à visiter, bref, faites nous rêver!!! :)

A&A
Itinéraire Andalousie en 8 jours English translation pending
by Kallisto · 2014-12-21 · 28 replies
Bonjour, Je voudrais réserver mes billes d'avion aujourd'hui mais je tourne en rond avec mon itineraire. Qu'en pensez-vous ? Jeudi 11 juin : arrivee Malaga - location voiture direction Ronda. Nuit à Ronda Vendr 12 juin : visite Ronda et alentours (villages blancs) - Nuit Antequera Sam 13 juin : visite parc El Torqual le matin puis en route pour Grenade Dim 14 juin : visite Alhambra - nuit Grenade Lundi 15 juin : départ Cordoue le matin - visite ville - nuit Cordoue Mardi 16 juin : visite Mesquita le matin, départ Séville l'après midi. - nuit séville Mercr 17 juin : visite cathédrale, Alcazar - nuit Séville Jeudi 18 juin : visite Séville et vol de retour à 19h

Nous rendrons peut être la voiture à Cordoue si ce n'est pas trop cher de la laisser à un endroit différent. Est-ce que le parc El'torcal vaut vraiment la peine de s'y arrêter (nous connaissons déjà bien l'ouest des usa).

Merci par avance de vos conseils' Grâce aux membres du forum j'ai fait un superbe road trip aux usa en 2011.
Croisière sur le MSC Armonia dans les Canaries en mars 2015 English translation pending
by Clau05 · 2014-12-19 · 35 replies
Bonjour Je suis en train d'étudier une croisière sur l'Armonia , rénové, pour mars 2015 dans les iles Canaries . Le prix est intéressant , avec vol inclus de Paris . Mais pour les cabines avec balcon et pour les suites fantastica on ne peut être qu'en" cabine garantie " J'ai toujours choisi ma cabine et ça me gêne un peu de réserver au hasard ! Pour les suites, elles sont toutes au pont 10 . Est ce qu'un membre du forum est parti en suite sur ce bateau? Celles qui sont vers l'arrière ne sont elles pas trop ''à l'arrière ", donc bruyantes ? Les cabines avec balcon sont réparties sur plusieurs ponts et l'attribution sera encore plus aléatoire . Je pense que pour ce type de croisière entre des îles , le choix du côté du bateau , babord ou tribord n'est pas capital . Merci de vos bons conseils Cordialement Claudine
Italie: les "Cinque Terre"... en trois villages English translation pending
by Jemaflor · 2014-12-12 · 16 replies
La nuit est encore noire alors que nous naviguons le long de la côte ligurienne. A travers le hublot de ma cabine, j’observe le paysage. Parmi les masses sombres des falaises, scintillent par endroits des centaines de lumières. Maintenant c’est le faisceau lumineux d’un phare qui balaye le panorama tout en se reflétant sur la surface de la mer … Pas de doute, ce sont bien les « Cinque Terre » que nous longeons. A cet instant, j’ai en tête les images de ces villages isolés aux maisons colorées, des images vues à plusieurs reprises … mais seulement en photos ! Encore un peu d’attente et ce sera la véritable découverte de ces pittoresques bourgades au milieu de leur environnement naturel … Mais pour cela, faut-il encore débarquer à terre ! C’est parfait, notre navire vient d’entamer les traditionnelles manœuvres d’amarrage au quai, nous sommes arrivés à La Spezia. --



La Spezia est le grand port de la région. Bien abrité dans une profonde échancrure de la côte, le site n’a pas été choisi au hasard, ce lieu stratégique convenait parfaitement aux militaires. La Spezia a toujours été un port pour les navires de la marine avant de laisser aussi une place aux cargos de la marine marchande. Et si ce site est bien protégé des éventuels ennemis, il ne l’est pas vraiment de la pluie ! Les montagnes environnantes accrochent souvent les nuages qui déversent sur la ville bruines ou averses, d’ailleurs les habitants de la région n’appellent-ils pas La Spezia le « pissoir » de la côte ? Et ce matin, comme il se doit, le jour se lève … sous quelques gouttes ! Quittons la ville (et la pluie !) en direction de ces fameuses « Cinque Terre » inscrites au patrimoine de l’UNESCO depuis 1997 au programme : les visites de trois des cinq villages. Pour accéder à ces bourgs pris en tenaille entre mer et montagnes, prenons la route. Longtemps isolées, les Cinque Terre ne sont desservies par une route carrossable que depuis les années soixante, avant il n’y avait que le rail et encore … seulement depuis la fin du 19ème siècle. Et auparavant ? Les seules possibilités pour atteindre ces villages enclavés le long d’une côte inhospitalière se résumaient à la voie maritime ainsi qu’à des sentiers … pédestres, à travers les montagnes. Une longue montée, une succession de virages, des tunnels puis des à-pics vertigineux en surplomb de la mer … c’est ainsi que se présente la route goudronnée qui dessert les villages. --

Voilà que l’on arrive maintenant à notre première halte, un parking sur les hauteurs de Manarola. C’est le terminus de la route. En effet, l’accès au cœur du bourg en contrebas est réglementé, les ruelles étroites ne laissant que peu d’espace aux véhicules. Seules les autos des habitants ou bien les fourgonnettes de livraisons sont autorisées à passer la barrière. Aussi, il nous faut obligatoirement nous garer et continuer à pied la visite. De ce belvédère la vue sur Manarola est splendide. Une riche palette de teintes chaudes agrémente le panorama, toutes ces façades colorées composent un plaisant patchwork sur fond d’un joli bleu marine. Les habitations, tout en hauteur, sont adossées à un promontoire rocheux s’avançant sur la mer. Des maisons imbriquées entre elles et des toitures qui s’enchevêtrent dans un drôle de bric-à-brac. Derrière ces murs vivent quelques 700 habitants, Manarola est le plus ancien des villages des Cinque Terre.



Tout le long des quelques centaines de mètres de route qui nous séparent du centre, le regard hésite entre la vue de coquettes maisons de poupée (ô le pimpant rose bonbon !) et les cultures en terrasses de la vigne. Ce vignoble est une fierté des habitants de la région.



Depuis le Moyen Âge, des pierres on été entassées formant ainsi des murets retenant la terre de ces versants pentus. Si l’on met bout à bout l’ensemble des murets des Cinq Terres, cela représente paraît-il une muraille de plus de 6700 km sur les flancs des montagnes. Avec les rangs de vigne ils strient de lignes horizontales le paysage alentour. La moindre parcelle de terre semble cultivée, certaines sont même très proches du rivage. Les vignes les plus basses, presque fouettées par les embruns, produisent du raisin de table. Quant aux terrasses à mi collines, elles permettent d’élaborer des vins blanc secs de qualité, seul le Sciacchetra est un savoureux vin moelleux parfait pour accompagner les desserts. Mais pour travailler des terrains si escarpés, on imagine aisément que les viticulteurs ne doivent pas manquer de courage. Cependant, de nos jours la mécanisation permet de diminuer un peu la pénibilité de ce labeur. C’est ce que l’on constate en voyant ça et là d’étranges engins, des sortes de minis funiculaires pouvant arpenter la forte déclivité des penchants. Ces chariots sur rails sont utilisés pendant les vendanges pour transporter les précieuses grappes, épargnant ainsi le dos et les jambes des hommes. On est content pour eux !





La viticulture est donc une des principales activités agricoles des Cinque Terre, ce n’est pas la seule. Les oliviers, le basilic (pour aromatiser les traditionnelles pasta !) et les agrumes ont également leur place. A côté des citronniers, on voit aussi de nombreux orangers dont les fruits, selon la maturité, arborent des teintes allant du vert à … l’orange, évidemment. Chacun de ces cinq villages a été édifié autour de vallons où dévalent les eaux d’un torrent de montagne. Cinq villages, cinq torrents … Les Cinq Terres sont bien nommées ! A Manarola, le ruisseau s’appelle le Groppo. La petite route longe son cours jusqu’à l’entrée du village où il disparaît en s’engouffrant sous un pont … ses eaux sont entièrement canalisées et rejoignent la mer en cheminant sous terre, enfin sous le bourg. La rue principale descend elle aussi vers la mer. Ici, comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas de voitures stationnées au pied des maisons mais des barques de pêcheurs toutes alignées et bien protégées par des bâches, elles sont aujourd’hui au repos … forcé ! Ces bateaux attendent sans doute une mer moins agitée pour partir à la pêche.







Les passants qui s’engouffrent dans ce tunnel peuvent être divisés en deux catégories. - Il y a ceux, bon marcheurs et amateurs de randonnées pédestres, qui se dirigent d’un pas alerte vers le sentier côtier. La « Via d’ell Amore », porte un nom imagé (est-il besoin de traduire ?). Il laisse imaginer un agréable programme : en 30 minutes, il permet de rejoindre le village de Riomaggiore tout en contemplant des panoramas à couper le souffle. Seulement, l’accès de ce sentier à flanc de collines côtières est en cours d’aménagement en cet automne, il est donc fermé. C’est ainsi ! La balade est donc à faire pendant la saison estivale, il y a paraît-il beaucoup de randonneurs, son accès est même payant … - L’autre catégorie de passants (plus en nombre et dont nous sommes) est composée de personnes se dirigeant vers le quai de la gare ferroviaire locale. Le train bondé comme une rame de métro parisien aux heures de pointe nous mène en quelques minutes à un autre village du Parc National des Cinque Terre. Nous faisons étape à Vernazza et c’est déjà le moment de descendre du wagon.

-- Et si Vernazza était bien le plus pittoresque des villages de ce littoral des Cinque Terre ? Il est facile de tomber sous le charme lorsqu’on admire son décor, par exemple, depuis la jetée. Un port minuscule, une petite place en front de mer bordée d’immeubles traditionnels, des façades aux tons chauds et un clocher octogonal d’une église édifiée sur les rochers, juste au-dessus de la mer. Un vrai décor d’opérette, le tableau est parfait … enfin presque ! On peut simplement regretter les quelques murs un peu décrépis et une peinture écaillée par endroits. Mais ici, finalement, c’est le charme de l’authenticité qui opère, pas question de maquiller le village afin de plaire artificiellement aux visiteurs.



Cette localité a une longue histoire et une prospérité reconnue déjà à l’époque de la République de Gênes. Son cadre et son port naturel en ont fait un lieu stratégique bien protégé par les fortifications et le château des Doria qui depuis le 11ème siècle domine la mer et le village depuis un éperon rocheux.



En flânant parmi les ruelles du bourg, l’atmosphère et l’ambiance toute italienne séduit les visiteurs. Aux fenêtres les mama s’affairent à étendre leur linge … pas possible, le jour de lessive, c’est vraiment tous les jours en Italie ! Un peu plus loin, ce sont des cannes et des filets de pêche qui sont entreposés sur une rambarde. Vernazza a toujours été un village de pêcheurs mais aujourd’hui il n’est pas question de sortir en bateau, la mer est trop agitée. Les vagues qui viennent fouetter et éclabousser les quais en témoignent.





D’ailleurs les barques sont sagement alignées sur la place au pied de l’église dans l’attente de conditions de mer un peu meilleures. Pas de sortie pour la pêche et pas non plus de balades touristiques le long du rivage avec escales de village en village, c’est sans doute dommage ! Ces toutes relatives intempéries n’ont cependant vraiment rien avoir avec ce qui s’est passé à Vernazza, le 25 octobre 2011. Un jour maudit par les 975 habitants de Vernazza. Des pluies torrentielles se sont abattues à cette date sur les sommets et les versants des montagnes alentour. Les conséquences ? Un vrai désastre dans le village, on parle même de dégâts évalués à une centaine de millions d’Euro ! Imaginez des torrents de boue dévalant la montagne jusque dans les rues du bourg. Une grande photo panoramique exposée en bonne place au cœur du village donne un aperçu des dégâts subits.





Un dernier regard sur ce village et ses hautes habitations blotties les unes contre les autres avant de poursuivre le périple. Ce ne sera donc pas en bateaux à cause de l’état de la mer mais en train … et il ne va tarder d’entrer en gare.



-> suite du récit : le village de Monterosso, message suivant ->
Les voyages déforment la jeunesse English translation pending
by Hatthung · 2014-12-07 · 107 replies
Bjr,

je discutais dernièrement avec un garçon de 25 -26 ans qui travaillait dans l'hôtellerie dans la région de Montpellier. Au fur et à mesure de la discussion, j'ai compris que ce garçon vivait une sorte de drame. L'avenir était bouché, c'était de plus en plus dur, les perspectives d'avenir étaient nulles, Il m'enviait d'avoir connu une période ou tout était possible ou l'avenir donnait envie de construire, d'accepter les difficultés du quotidien. Je tentait de lui faire comprendre que lorsque j'avais 18 ans, c'était la guerre d'Algérie ( une moyenne de 30 morts du contingent par jour, comme réjouissances, c'était pas mal ), qu'à aucun moment je me suis dit que je vivait une période effroyable, qu'à cette époque la couverture sociale était ridicule, que mon père travaillait chez Renault ( ça c'était en 54 ) et que lorsqu'il y avait des grèves il touchait 500 grammes de pâtes, 1/2 litre d'huile et 3 ou 4 bricoles par semaine et des bons pour acheter du pain, que ma mère avait le privilège de faire sa lessive dans le froid tous les lundis dehors avec une lessiveuse, que c'a m'était arrivé de rentrer de Place d'Italie jusqu'à Colombes à pied parce que ( ça ne me gênait pas ) j'avais pas d'argent, qu'on s'entassait à 12 avec joie dans des compartiments det train prévus pour 8...

Je ne suis pas arrivé à convaincre ce garçon que pour lui" tout n'était pas perdu " que c'était peut - être " un peu moins bien qu'avant" mais que ce n'était pas la mort et qu'on pouvait inluencer l'avenir en n'étant pas passif ni défaitiste.

Je n'ai pas du tout réussit à convaincre ce garçon que sa situation et celle de sa génération n'était pas si mauvaise que cela. Fiasco total. Selon ses propres termes, " sa génération était sacrifiée ".

La conversation se déroulait dans un A 380 reliant Bangkok à Paris et c'était le 2 ème voyage en Asie et en 2 ans de ce garçon....

On est très mal barré...

J'espère atteindre Alzeimer ( des conseils ? ) avant que cette génération prenne en main le destin de notre pays...
Concours photo de décembre: les petits machins English translation pending
by Cocottte · 2014-12-01 · 196 replies
Ouvrir grand les yeux, observer, scruter, se décentrer, s’émerveiller….

Ce sont les petits objets du quotidien qui seront à l’honneur de ce concours….Objets d’intérieur ou d’extérieur, intimes ou publics, d’usage privé ou collectif….. Objets qui, seuls, pourraient être parfaitement insignifiants, mais qui prennent un autre sens dans leur contexte : décor, détournement, lumière particulière.

Mettez à l’honneur ces carafes, ces godasses, ces tapis, ces bougies, ces poignées, ces billets, ces pinceaux, ces stylos, placez-les dans la bonne main, sur le bon mur, dirigez la lumière, réglez votre appareil photo, et laissez la photo apparaître. Un peu de poésie !

Les paysages, les monuments seront hors sujets, mais les détails de bâtiments ne le seront pas (porte, poignée, …). Seront hors sujet également tous les objets non fabriqués par l’homme (pierre, végétaux ou autres). Les objets ne sont pas nécessairement posés, ils peuvent être aussi suspendus, accrochés.... Un seul objet peut être le sujet de le photo, cela peut aussi être deux ou trois objets associés (mais évitez le bric à brac, merci!) Pour donner une limite de taille, on dira que sont dans le sujet tous les objets pouvant tenir dans une ou deux mains (pas forcément jointes). L'humain n'est pas dans le thème, mais il peut néanmoins apparaître sur le photo, tant qu'il n'est pas le sujet principal.

Tout insignifiants soient-ils, ces objets doivent néanmoins nous faire voyager, que ce soir par leur usage, leur esthétique, ou le décor où ils se trouvent. Merci de nous indiquer où la photo a été prise, et, s’il y a lieu, de nous raconter sa petite histoire. Attention, objet insignifiant ne signifie pas photo insignifiante !

Etant organisatrice de ce concours, je n’y participerai pas (parce que c’est comme ça), je place donc ici quelques unes de mes photos que j’aurais pu y proposer….

Vous êtes invités à proposer jusqu’à 3 photos sur ce post du lundi 1er décembre au samedi 20 décembre à minuit, heure de Paris. De préférence, ne mettre qu’une seule photo par message, en la numérotant. Les votes auront lieu du dimanche 21 décembre 00h01 au samedi 27 décembre àminuit, heure de Paris. Vous voterez pour 3 photos, en indiquant clairement le nom de l’auteur, le numéro de la photo, et le nombre de points que vous lui attribuez (ex : Pseudo N°3 : 1 point). Les miniatures des photos choisies sont les bienvenues ici.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, ou, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de janvier qu'il organisera. Les ex-aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

On peut voter sans avoir participé, participer sans voter, ne pas participer et ne pas voter….

La diaporama suivra bientôt (c’est que je n’ai encore jamais fait ça moi !)

Bon concours à tous !

Pour les râleries et les questions, c’est ici….

Photo 1: carafe, Jordanie Photo 2: planisphère en farsi, Iran 😉 Photo 3: chapelet et pierre à prière, Iran Photo 4: disjoncteurs en plein air, Liban
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town English translation pending
by Diamina · 2014-11-17 · 1149 replies
Bonjour à tous,

J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!

Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!

Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.

Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.

Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.

Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!

Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.

Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.

Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?

Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!

Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?

Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.

Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!

A plus.
Loueurs de motos à St Domingue English translation pending
by Fred4454 · 2014-10-21 · 28 replies
Bonjour,

J'arrive à St Domingue le 1 er novembre pour un gros mois et j'aimerais louer une moto pour la durée de mon séjour. Je pense qu'une 125 cm3 me suffira ! Connaissez vous des loueurs sérieux sur St Domingue ? Et une idée des tarifs pratiqués ?

Merci
Passer d'un bridge à un reflex English translation pending
by Floetlaura · 2014-10-07 · 49 replies
Bonjour à tous,

Je m’adresse aujourd’hui aux amateurs de photographie de voyage forum afin d’obtenir quelques conseils en la matière. Je possède depuis deux ans un appareil bridge (Panasonic Lumix FZ-48). J’en ai été très satisfaite : les possibilités par rapport à mes anciens appareils photos numériques étaient plus élargies. Mais aujourd’hui, je commence à avoir l’impression de tourner en rond et d’avoir fait le tour de mon appareil. Concernant la technique, je dois avouer que mes connaissances théoriques en photo sont proches de zéro… J’ai lu quelques tutos pour m’assurer de prendre correctement en main le FZ-48 mais je ne suis jamais vraiment entrée dans les détails. J’imagine qu’en passant à la gamme du dessus, la mise à niveau sera incontournable. Récemment, j’ai demandé conseil à un vendeur de la FNAC qui m’a conseillé (pour les reflex) le Canon EOS 100D. Qu’en pensez-vous ? Vaut-il mieux s’orienter vers un reflex ou vers un hybride ? Je joins quelques photos pour vous donner un aperçu de ce que j’aime faire.
Japon avec une fille de 3 ans English translation pending
by Bozzio · 2014-09-21 · 34 replies
Bonjour,

nous comptons partir avec une petite fille de 3 ans au Japon en avril 2015. J'ai un peu du mal à me rendre compte de la difficulté de voyager en train. Est-ce qu'il y a de la place pour les bagages? y a-t-il des navettes ou des taxis à l'arrivée des gares?

si je comprends bien, le mieux pour visiter le Japon est de prendre un pass pour le train de de se bloquer quelques hôtels ou Ryokan?

Que me conseillez vous sur 14 jours avec notre petite puce? j'aurais aimé faire un ryokan, un peu de campagne aussi peut-être. et bien sûr Tokyo et Kyoto.

Est-ce qu'il est facile d'avoir des lits supp pour les enfants dans les Ryokans?

Bonne soirée.

Bozz
Transcription acte de mariage franco-algérien à Nantes English translation pending
by SouMar · 2014-09-13 · 17 replies
Bonsoir tout le monde , je suis algérienne et je vais bientôt faire l'acte à la mairie avec un bi-national franco-algérien; on a passé le CCAM juin dernier on l'a eu et la après l'acte on passera à l’étape transcription de l'acte à nantes, je voudrais savoir en général ça prend combien de temps la transcription avec CCAM? Merci d'avance 😄
Escales de la croisère Fascinante Méditerranée English translation pending
by Nougatine30 · 2014-09-12 · 93 replies
Bonjour,

Nous faisons la croisière COSTA Fascinante méditerranée du 25/10 au 1/11/2014.

J'aimerais bénéficier de tous vos tuyaux, bons plans pour faire les escales suivantes sans passer par le croisiériste :

- Savone

- La Spézia

- Barcelone

Tous vos avis m'intéresse afin de préparer au mieux ces escales : moyens de transport, coût, ce qui doit absolument être visité, et même petits restos sympas pour le midi.

En ce qui concerne ROME, ça sera la 3ème fois donc nous nous débrouillons et pour Naples, compte tenu, de la courte durée de l'escale (6 heures) et du fait que nous voulons aller à Capri, je pense que nous devrons prendre l'excursion de Costa pour prendre l'hydoglisseur.

J'attends avec impatience toutes vos suggestions et je vous en remercie par avance.

Bien cordialement
Costa Pacifica, Fjords et Cap Nord English translation pending
by Lilo92200 · 2014-08-28 · 56 replies
Bonjour,

Nous rentrons d'une croisière Costa (14-25 août) et je prépare un compte rendu sur le bateau, les astuces et les escales. Je l'enverrai, dès qu'il sera terminé, à toute personne intéressée par cette destination magique. D'ores et déjà je peux signaler avoir été très déçue par Costa qu'on m'avait tant vanté. D'autres croisiéristes m'ont dit avoir constaté d'importantes restrictions budgétaires depuis trois ans, ce qui fera bientôt fuir les habitués. Pour notre part, déjà inscrits à la croisière Dubaï en janvier 2015, il est trop tard pour annuler...

Cordialement,

Lilou
Viol à Varkala English translation pending
by Terralinde · 2014-08-20 · 23 replies
Bonjour, 😠

Lundi 18 aout, a Varkala,

La police a arrete Huit hommes residents a Melevettoor pres de Varkala pour le viol de deux jeunes femmes apres les avoir garde en captivite durant six jours. Ce drame ne m etonne pas helas, apres avoir vecu 7 ans a Varkala, les hommes vous regardent comme des predateurs. Il est temps que le gouvernement Indien regle une fois pour toute ce probleme de viol qui est devenu un vrai fleau en Inde.
Île Maurice: Des histoires de bateaux English translation pending
by Jemaflor · 2014-08-02 · 10 replies
Un océan, une île, des horizons marins et des alizés … et tout de suite on pense, navigation, plaisance et bateaux. L’océan, c’est l’Indien, l’île, il s’agit de Maurice. A travers ce carnet de voyage, j’évoque quelques souvenirs vécus lors d’un périple à l’île Maurice … c’était il y a quelques années. Les bateaux, pirogues et modèles réduits mais également les pêcheurs en sont les vedettes comme également le récit d’une dépaysante balade nautique sur les eaux d’un lagon turquoise entre îles et barrière de corail. Sentez-vous déjà l’air iodé ? Alors suivez mon sillage…

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L’homme est probablement à la retraite, pourtant, comme tous les jours sans doute il pousse à l’aide de cette grande perche sa petite barque. Peu à peu, il s’éloigne de la plage pour atteindre sa pirogue. On imagine qu’il va partir pour une partie de pêche dans les eaux poissonneuses du lagon. Quant au splendide paysage qui comble mon regard de voyageur avec ces îles à l’horizon, ces eaux bleues, l’homme ne le remarque même plus, il le connaît par cœur, c’est toute sa vie et tout son quotidien laborieux de pêcheur … Prenons nous aussi une embarcation pour caboter de plages en criques. Ici, nous sommes proche du Cap Malheureux, tout au nord de l’île Maurice. Et même si les eaux sont calmes ce matin, la navigation en ces lieux peut être dangereuse, les courants sont forts entre ces îles aux noms imagés : Coin de Mire, île Plate, île Blanche, île aux serpents … sans oublier les dizaines d’îlots et de récifs dont il faut se méfier. Si l’on a affublé ce cap (aux vrais paysages de rêve !) d’un nom si triste c’est que les naufrages ont été nombreux dans les parages.



Une voile grenat gonflée et tendue par le vent apparaît à bâbord, elle file à vive allure en notre direction. Voilà qu’une pirogue traditionnelle croise notre bateau, le pêcheur à la barre, tout sourire, nous salue d’un geste sympathique. Mais au fait, que pêche-t-on dans les eaux mauriciennes ? Des poissons cordonniers, des capitaines, des dorades … mais aussi des marlins, des thazars ou des espadons. Les marins-pêcheurs qui pratiquent la pêche artisanale vendent souvent un partie de leur prise dès leur retour sur la côte sitôt débarqué les poissons sont proposés à la vente comme ici prés de la pimpante église à la toiture rouge de Notre-Dame-Auxiliatrice. Un air de marché improvisé, quelques clientes fidèles et des poissons qui se vendent … comme des petits pains ! Le choix n’est certes pas aussi varié que sur l’étal d’un poissonnier mais question fraîcheur, difficile de faire mieux !



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Ma curiosité naturelle me pousse vers le village de Grand Gaube, une bourgade pas vraiment touristique mais à l’atmosphère authentique et surtout c’est dans ce village que l’on peut trouver les dernières fabriques de pirogues traditionnelles. Il me faut interroger deux habitantes avant d’arriver au bord d’un petit chemin côtier, là même où est situé un atelier de plein air. Une pirogue en restauration, des outils, scie, rabot, marteaux, quelques lattes de bois … et un homme, le propriétaire des lieux, dont le visage et le sourire vous rassurent immédiatement. On est déjà sûr que la conversation va s’engager naturellement.



« Moi, j’étais pêcheur pendant 45 ans et maintenant je retape cette pirogue pour mon fils … » et d’ajouter avec un brin de nostalgie. « la pêche professionnelle en pirogue, c’est bientôt finie … pour gagner sa vie, il vaut mieux travailler pour les touristes … ». L’homme n’est pas avare de renseignements sur cette fabrication artisanale, il me décrit maintenant toutes les étapes et les détails de la construction. Les bois utilisés sont le jaquier d’une part, cette essence a la particularité d’être imputrescible dans l’eau de mer, et le méritan, très cher, car on l’importe d’Indonésie ! La pirogue mauricienne a un profil effilé, elle est peu profonde et longue d’environ 5 mètres et demi. Les lattes de bois sont assemblées puis fixées par des clous habituellement en cuivre. Le mât en filao est fixé dans un trou de la coque et pour tendre la voile, il est relié à une vergue en bambou … Voilà un pêcheur-charpentier de marine passionné par son activité et pour moi, une rencontre sympathique et instructive.

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D’autres passionnés de constructions navales, je vais les rencontrer un peu plus loin à Goodlands dans un atelier bien plus grand que celui du pêcheur retraité de Grand Gaube … et pourtant ce sont des modèles réduits de bateaux que l’on fabrique ici ! L’île Maurice est devenue une spécialiste de la construction de maquettes de bateaux, de pirogues mauriciennes en miniature pour les touristes mais surtout de la réalisation de somptueuses répliques de vieux gréements.



Dans l’atelier, une dizaine d’ouvrières et d’ouvriers s’activent, les uns découpent les lattes de balsa ou poncent les coques récemment assemblées, d’autres peignent avec beaucoup d’attention les canons d’un imposant grand voilier de guerre. Sur l’établi voisin, une consciencieuse employée fixe à la colle des cordages … La visite de cet atelier me replonge quelques années en arrière, au temps où la construction de maquettes était un de mes loisirs. La salle d’exposition de cette fabrique valorise à souhait les bateaux et trois-mâts qu’elle contient, sa décoration cossue avec ses vitrines et ses boiseries vernies vous plonge immédiatement dans l’ambiance marine. On admire ces pièces de collections qui iront orner des appartements, des hôtels particuliers ou des musées dans le monde entier.



La réplique la plus célèbre, superbement réalisée, est certainement celle du Saint Géran un majestueux bateau qui est entré dans l’histoire de Maurice en raison de son naufrage sur les côtes de l’île. La tragédie est évoquée dans le fameux roman « Paul et Virginie » publié en 1787 par Bernardin de Saint Pierre. De l’aventure romanesque à la réalité, des plongeurs ont retrouvé en 1966 des éléments et des objets de l’épave du navire gisant prés des récifs de la petite île d’Ambre, située sur la côte est de l’île.

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Tiens ! Si on allait voir les rivages inhospitaliers où s’est produit ce dramatique naufrage. Il suffit pour cela d’emprunter une route campagnarde cheminant entre des champs de canne à sucre, elle mène en quelques minutes à Poudre d’or, un village qui évoque plus une Maurice profonde qu’un eldorado. L’atmosphère y est paisible avec sa grève de galets, ses rochers sombres puis son étendue de mangrove …



Et le monument en hommage aux disparus du Saint Géran ? C’est à gauche, au bout de ce chemin poussiéreux, m’indique gentiment une passante. Là, face à la mer a été érigée une stèle où l’on peut lire : « Au large de cette côte dans la nuit du 17 au 18 Août 1744 périt le Saint Géran ».



Avant de quitter cette avancée rocheuse, je jette un coup d’œil vers l’océan, histoire d’apercevoir parmi le dédale de récifs et d’îlots, la fameuse île d’Ambre, lieu du célèbre naufrage.

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Direction Trou d’eau Douce sur la côte Est, nous avons rendez-vous ce matin sur la plage de sable clair, près du cocotier. Un bateau (rapide) nous y attend pour une balade dans le lagon, entre les îles de la barrière de corail. Le puissant moteur nous propulse sur les eaux lisses en traçant dans notre sillage une longue traîne, blanche d’écume. Les cases et les habitations du bourg semblent s’éloigner alors que les paysages défilent sous nos yeux : en fond de décor les crêtes escarpées des montagnes volcaniques mauriciennes, les champs de cannes à sucre qui prennent une belle teinte vert tendre et le rivage où se succèdent, plages, hameaux et rochers … un vrai tableau, superbe !





La première escale de ce mini cabotage sera pour l’île du Phare. Un phare à l’abandon construit tout en corail au XVIII ème domine les falaises. Cette île déserte a tout pour plaire aux Robinsons en mal de solitude. En quelques minutes on en fait le tour sur un sol aux rochers acérés, ici, une petite crique, là un arbre unique … Le point de vue privilégié permet de contempler la longue barrière de corail et les vagues successives qui viennent y déferler puis s’y briser. Le vent souffle et balaie par rafale l’île. Du haut des falaises on peut facilement observer les oiseaux marins qui se jouent de ces courants d’air ascendants puis descendants … à l’image de ce paille-en-queue dont le ballet aérien a attiré mon objectif.



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Des oiseaux, il y en a en nombre sur l’île des Aigrettes une petite île devenue un sanctuaire protégée pour sa riche faune ornithologique. La halte est pour nous l’occasion d’un agréable moment de baignade dans des eaux cristallines, tièdes à souhait avec pour décor un horizon bleu lagon … inoubliable, bien sûr !

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Quelle palette de bleus ! Cette partie du lagon, située plus au sud, porte bien son nom : Blue Bay.



Comme posée sur cette mer de rêve on aperçoit une nouvelle île aux airs de paradis, un long ruban de sable, quelques cocotiers et filaos et une demeure de style mauresque quelque peu surprenante sous les tropiques. L’île des Deux Cocos est un havre de luxe et de tranquillité réservé à quelques privilégiés fortunés. L’île est privée, y séjourner vaut de l’or … heureusement, la contempler reste gratuit, aussi, je ne m’en prive pas ! Mais le plus fascinant dans cette baie réside sans doute plus dans ce que l’on peut admirer sous l’eau qu’observer en surface. Des bateaux à fond de verre attendent les visiteurs et permettent d’avoir un aperçu de ces magnifiques fonds marins, même si au travers de la vitre, la vision semble déformée, un peu floue et les couleurs tirent vers la teinte presque sépia !

Non, pour profiter pleinement de la beauté des coraux et des centaines de poissons qui s’y cachent, il faut se mettre à l’eau, palmes aux pieds, tuba et masque sur le visage … et là, la féerie peut commencer. Allons-y, plouf ! Génial spectacle, la lumière fait miroiter les reflets et donne encore plus de relief au massif de corail, par ici quelques poissons aux stries multicolores surgissent par là, d’autres aux écailles scintillantes se précipitent vers les anfractuosités de la roche corallienne, un vrai ballet nautique. On dénombre plus de 20 espèces de coraux dans ce lagon, le plus vaste de Maurice, il s’étend sur 7 kilomètres entre la côte et la barrière de corail quant aux variétés de poissons, il y en aurait 72 … et dire que pendant cette plongée, je n’en ai vu qu’une dizaine, pas de doute, il faudra que j’y retourne ! Un si riche jardin corallien est évidemment protégé, il est loin le temps (et c’est tant mieux) où certains pêcheurs utilisaient des explosifs pour faire sauter les coraux afin de faciliter et d’accroître leurs prises. Mais d’autres menaces fragilisent parfois ce corail : les variations de température des eaux de l’Océan Indien comme cela est déjà arrivé, une hausse presque brutale due à un courant chaud et c’est l’hécatombe au sein des fonds coralliens.

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La dernière étape de ce périple nautique est réservée pour l’île aux Cerfs, l’escale est incontournable lorsqu’on visite la côte est de Maurice. Et même si ces rivages sont très fréquentés (les hôtels y « déversent » leur résidents à tours de bateaux !) la découverte s’avère agréable. Comment pourrait-il en être autrement devant une telle beauté, eaux translucides, bancs de sable blanc, filaos (pins des tropiques) … et si le voyageur préfère le contact des grains de sable aux confort des transats, il peut s’éloigner un peu des groupes de touristes, les plages de l’île aux Cerfs sont longues, les baies vastes … bien sûr, il faut marcher un peu pour mériter son coin de tranquillité.

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Après cette belle virée en bateau dans le lagon, me voilà à Grand Baie, un autre haut lieu du tourisme à Maurice. Assis en bord de plage, j’admire la baie qui forme une anse régulière et observe le va et vient continu des bateaux … avec droit devant moi un catamaran et des embarcations pour promenades en mer, c’est Maurice, côté tourisme et sur la droite une pirogue traditionnelle de pêcheur qui rentre dans la baie, c’est Maurice, côté authenticité … Un panorama où le passé et le présent se mêlent mais où la mer et les bateaux restent toujours au cœur de la vie des mauriciens.

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PS : A voir et à lire sur VF, mon autre récit rédigé au retour de ce voyage à l'île Maurice. "Les couleurs de Maurice" y sont à l'honneur. Voici le lien :
http://voyageforum.com/discussion/couleurs-ile-maurice-d4250488/
Circuit 10 jours en Espagne English translation pending
by Dhbou · 2014-07-23 · 26 replies
Bonjour, J'improvise à la dernière minute un voyage en Espagne en septembre 2014. Je cherche un conseil rapide concernant, les spots à ne pas manquer, sachant que nous sommes un couple, et que nous cherchons ce qui suit : Histoire, bonne bouffe, quartiers historiques pour marche à pieds (vielles villes, commerces restos...). Nous n'aurons que 10 jours en tout, donc quel trajet optimal, commençant par Barcelone? Merci infiniment Dh
Hawaï en octobre ou novembre English translation pending
by Steph13000 · 2014-07-12 · 45 replies
Bonjour à tous le monde

Alors voilà je dois poser le reste de mes congés pour 2015 dans 15 jours et nous voulons partir pour Hawaï soit en octobre ou novembre lequel de ces 2 mois me conseillez-vous ? Tout en sachant que nous resterons 15 jours

Merci par avance

cordialement
Plage de Patong: plus de transat English translation pending
by Azerty013 · 2014-07-10 · 423 replies
bonjour à tous

il paraitrait que ces derniers jours ils ont enlevé tous les transats installés sur la plage de patong j'ai lu ça sur un groupe "amis de la thailande" hier ... il parait que c'est très beau la plage maintenant 😛 même les taxis clandestins ont été arrêtés......

qui est sur place pour confirmer cette bonne nouvelle pour les yeux mais pas bonne nouvelle pour les thai qui gagnaient un peu d'argent par cette manière .....
Retour de croisière sur le Costa Deliziosa du 27 juin au 8 juillet 2014 English translation pending
by Alcati · 2014-07-09 · 73 replies
😉 Bonjour à vous tous,

Nous venons de rentrer à la maison après avoir passé 12 jours sur le COSTA DELIZIOSA. Partis le 27 juin de SAVONE pour faire une croisière nommée : MAGIE DU BOSPHORE, nous avons débarqué hier vers 10h30 à SAVONE.

Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis inscrit sur ce forum depuis 2008 et j'ai pour habitude de faire un compte-rendu avec des photos à l'appui à chaque fin de croisière. Ceci afin de vous aider à découvrir certains endroits. J'ai pris le VICTORIA, le MEDITERRANEA, l'ATLANTICA, le DELIZIOSA, le FAVOLOSA en à nouveau le DELIZIOSA.

Je commente comme il se doit mon vécu à bord. Je ne suis pas quelqu'un de difficile et surtout de râleur. J'observe, je constate, je vis ma croisière à mon rythme et je suis très intéressé par tout ce qui touche la vie en mer, au paquebot que j'ai choisi, à sa technologie, aux personnels de bord et surtout à l'organisation sans oublier le circuit tel qu'il est organisé.

Je ne vais pas vous cacher qu'il y a des imprévus, une organisation est différente d'un navire à l'autre et surtout un comportement ou une organisation qui peut avoir une influence sur nous les passagers s'il s'agit d'un renouvellent d'équipage, du service animation ou tout simplement du service..

Déjà, il faut savoir que nous ne payons pas tous le même tarif. Lorsque vous prenez votre catalogue Costa et que vous réservez votre croisière à l'avance, vous avez tout au long de l'année des promotions pour la même croisière. Pour la mienne, il y a eu des promos jusqu'au dernier moment car le navire n'avait que 2700 passagers. Donc, à vous de voir et de suivre ce type de promotion soit sur le net ou en agence.

Revenons à nos moutons car cette croisière m'intéressait du fait que nous faisions escale deux jours dans le port d'Istanbul. Je connais bien ce trajet pour l'avoir fait 3 fois. Franchement, cela vaut le coup car là vous vivez vraiment d'excellents moments sans avoir à courir. Alors excursion ou pas, on peut vraiment tout faire.

Je vais vous parler du circuit (des escales), de l'ambiance à bord et de l'organisation.

Ma femme, mes petits enfants (11 et 15 ans) et moi-même, sommes partis la veille du Vaucluse pour nous rendre à Savone, c'est-à-dire le 26 juin 2014, en voiture. Nous nous sommes rendus dans la petite localité de FINALE LIGURE afin de nous balader et nous restaurer. C'est un endroit que nous connaissons bien depuis plusieurs année. Auparavant, j'ai réservé deux chambres d’hôtel à l'IDEA HOTEL PLUS à 1 km du port de Savone. Une petit info important, il y a tout prêt de l’hôtel, un immense magasin de chaussures pour hommes, femmes et enfants de bonne qualité et à de bons prix. Nous avons donc apprécié cette nuit et j'ai fait découvrir le port et le centre de Savone aux jeunes. Il y a de bons resto, pourquoi s'en priver...

Le 27 juin, arrivée sur le port à 10h00. A quai, se trouvaient, le NEO RIVIERA, le CLASSICA et le DELIZIOSIA qui lui était près du Palais des croisières. J'ai suivi le cheminement pour stopper mon véhicule sous les petites tentes blanches réservées à l'accueil des véhicules personnels. Une hôtesse me remet une carte d’embarquement n° 5. Nous descendons du véhicule et je patiente en attendant le préposé aux véhicules. A l'arrière, l'équipe de bagagistes s'affairent dans mon coffre et prennent en charge les valises (au total 6) étiquetées - cabine 6207 et 6209. Je prépare ma monnaie et le document faisant foi que j'ai bien réservé sur le net, le parking pour 12 jours. Avant de remettre les billets au préposé car le paiement se fait en liquide uniquement, nous faisons un tour de voiture pour constater les petits chocs ou traces diverses. Il me remet un double de la souche et je paie non pas 10 fois 12 € mais 132 € en tout... Une taxe de 12 € vient de greffer en plus pour chaque client !!!

Libre de nos mouvements après avoir remis la clef du véhicule, nous sortons vers l'arrière du navire afin de voir les boutiques et faire des photos derrière le paquebot et aussi sur le petit pont métallique du port de plaisance.

Après avoir bu un verre dans la rue principale de Savone, nous revenons sur nos pas vers 11h30 au Palais des croisières puis je m'arrête au comptoir des hôtesses afin de changer ma carte d'embarquement. Je vis mes derniers instants du niveau de ma carte "PEARL" et cela me donne la possibilité de gagner deux groupes puisque je suis maintenant dans le groupe 3 au lieu du 5, à l’arrivée. L’embarquement se fait en douceur car nous avons attendu que 20 minutes maxi. Nous connaissons le navire et nous filons au buffet - pont 9. Petite formalité en entrant dans le navire : photo obligatoire pour la sécurité lors des escales (entrée et sorties).

Vers 14h00, nous nous rendons au pont 6 et nous prenons en compte notre cabine. 4 valises sur 6 sont présentes et les 2 autres sont à quelques mètres et vont être livrées d'un moment à l'autre. Nous rangeons nos affaires dans les placards et je goute à l'ensoleillement sur le balcon un moment. En face de moi, le NEO RIVIERA et sur ma gauche : le CLASSICA. Je précise que durant cette croisière, j'ai la chance de photographier pas mal de paquebot.

Comme je n'ai réservé aucune boisson avant d'arriver sur le navire, je vais le faire auprès d'une personne du "ROOM SERVICE" et là, je prends un package de 13 bouteilles d'eau minérale à 28.69 € et un package "BOYS and GIRLS" à 47.82 €. Je précise là que je ne suis pas fan du "all inclusive". Personnellement, nous sommes pas fans d'alcool et mon tarif boisson en fin de croisière me reviendra tout compris à 150.00 € maxi pour 12 à quatre. Je donne cette précision car nous avons été témoin d'abus avec le "all inclusive" sur ce navire. Certains d'entre vous réservent cette formule aussi et là je vous le confirme, d'autres en profites en manipulant les serveurs. Comme vous le savez, vous êtes servi par un préposé aux boissons qui lui remplit votre verre sur votre demande. D'autres, sans réservation profitent de cette option et boivent à l’œil pendant toute la croisière. Par contre, la bouteille réservée sur package, elle, vous sera apportée sur la table. Alors, je vous le dis franchement tout est une histoire de combine et à vous de bien regarder ce qui est pratiqué sur les navires. Si vous êtes bien avec votre serveur, pourquoi payer une bouteille de vin à plus de 20.00 € alors qu'il suffit de placer 10.00 € dans la poche et là vous avez du vin tous les soirs...

Costa à une politique pour l'ensemble de sa compagnie et un règlement aussi. Sachez quand même que lorsque vous êtes sur l'un de ses navires, chacun fait ce qu'il veut en tout bien et tout honneur.

Le premier jour, on vous donne un numéro de table pour le soir car comme vous le savez, soit vous pouvez manger au buffet matin, midi et soir - pont 9 ou le soir ponts 2 ou 3 - restaurant Albatros. A part, votre table réservée le soir, le matin au petit déjeuner et à midi, on vous place en fonction des places et du secteur ordonnés. Si vous êtes avec des amis ou en famille, faites votre choix vous même car vous risquez d'être séparés.

Sur cette croisière, je ne donnerais d'excellentes notes aux maîtres d'hôtel. Je dirais même et excusez-moi du mot employé, mais ce fut un beau bordel et une très mauvais organisation au restaurant Albatros. Le premier soir, nous sommes conviés à une table de 4. Norma, car j'attendais un couple de personnes âgées qui devait nous rejoindre. Donc pas de vague le premier soir. Le lendemain, après en avoir fait part au maître d’hôtel du changement souhaité, il me réponds avec un large sourire que tout sera fait pour le soir suivant. Je reçois un billet dans la cabine pour me notifier du changement de table. Nous nous avançons vers la nouvelle table le 2ième soir et là : surprise...mes petits enfants se retrouvent à une table très éloignée avec des italiens. Je n'ai rien contre ces personnes là mais pour mes petits, c'est leur premier croisière et de plus, mes jeunes n'ont pas souhaités avoir une autre table autre que la nôtre, je me vois dans impossibilité de diner ce soir là...

Je me dis que cela n'est pas grave et nous trouverons une nouvelle solution pour le 3ième jour. En quittant la salle à manger sans avoir assister au repas, j'invite ma communauté à rejoindre le buffet... Nous passons du pont 3 au pont 9 et allons prendre des assiettes pour manger. Je suis interpellé par un pizzaiolo qui me fait comprendre que ce soir : pas de buffet et demain aussi et ainsi de suite. Sauf en cas de retour d'escale tardive... Bravo COSTA, là vraiment trop fort... On va pouvoir manger mais à condition de payer 8 € par personne = une pizza, 1 dessert et une boisson. Je rêve car je me dis mais c'est quand même fou de vivre cela sur le DELIZIOSA. D'autres personnes arrivent et là, on entend hurler au scandale...L'ambiance présente fait que cela déclenche l'arrivée d'un responsable qui s'en prend plein la tête... Un chose est sur, regardez ou lisez bien votre TO DAY car cela est bien mentionné...

Je crois que là, COSTA ne s'est pas fait que des amis et la fidélité en a pris un coup car cela s'est bien avéré : plus de buffet le soir !!!

Je me dis que l'on a plus de 11 jours de croisière devant nous alors, cela devrait le faire...On va en profiter. Je vous invite à faire attention à la vente des boissons à bord. Lisez tout ce que vous signez car le premier soir plus d'une trentaine de personnes sont allées revoir leur commande au "bureau informations" du fait que les commandes avaient été doublées...comme par hasard...

Allez des photos et je vous raconte la suite en texte et en images... Je vous rassure, il y a eu de la tranquillité quand même.

JC
Réflexion intégrale sur mon matériel de bivouac English translation pending
by Jeremiebt · 2014-06-27 · 2 replies
Bonjour, je suis Jérémie. J'ai fait un voyage en Afrique de deux ans en 2010/2012, et je repars en Inde. voyage.jeremiebt --> hésitez pas a vous inscrire sur la newsletter !

L'occasion de "remettre" a plat ma reflexion sur MON MATERIEL DE VOYAGE IDEAL ;)

Voici ou j'en suis.

Tout commentaire est bienvenu !!!!!! Puisse ce document être utile à d'autres ...

Cet article fait écho à celui la : MATERIEL VELO : http://voyageforum.com/v.f?post=6611813;live=1;

NOTRE DEVISE : LEGER ET SOLIDE Nous devons réussir l'exploit de faire tenir l'équivalent d'un placard entier dans une sacoche de vélo. N'oublions pas que c'est nous qui le porterons : notre chambre et notre cuisine devront peser 3 ou 4 kilos, et tenir dans un volume de 20 litres. « Chérie, je crois que pour les vacances, va falloir faire l'impasse sur le parasol, les palmes et la glacière !» Dans l'adéquation « nature-matériel-humain », c'est la réflexion sur le paramètre « humain » qui va nous faire lâcher du lest. - Quels sont nos besoins réels ? - De quoi peut-on se passer ? Pourtant, si le voyage est long, on ne veut manquer de rien. C'est là où le travail sur soi commence, pour que rien ne soit vécu comme une privation, mais un soulagement. Et puis c'est économique. Commencer par éliminer de la liste ce qui n'est pas indispensable, et ensuite gagner du poids en cherchant les options et combinaisons les plus légères. La troisième étape, sera de lâcher encore plus de lest durant le voyage, et revenir le cœur léger… (c’est beau hein ?) Un premier long voyage pour une destination inconnue est source de peur. On se rassure souvent, comme c’était le cas de Jérémie avant son voyage en Afrique, avec du « bon matériel ». L’expérience lui a montré que pour ce genre de voyage, rien ne sert d’investir aveuglément dans du matériel technique trop cher. On se rend compte qu’une fois que les chaussettes techniques anti-transpirantes en poil de papillon brésilien à 50 euros ont rendu l’âme, celles à deux euros choppées sur le marché à 1 euro marchent aussi bien… Faisons preuve de discernement, analysons nos besoins réels, et commençons la liste de courses.

Après notre expérience durant l’été 2013 où nous avions relié des festivals de danses et de musiques traditionnelles en France (1 mois, 500 km), voici ce que nous pensons pouvoir compresser dans 6 sacoches de vélo et un sac à dos : Sacoche 20L : Chambre Jérémie + aquarelles + livres et papiers Sacoche 20L : Chambre Nathalie + trousse santé Sacoche 20L : Tente + cape de pluie Sacoche 20L : Bouffe Sacoche 20L : Duvet + ?? Sacoche 20L : Réchaud + bivouac/cuisine + garage (= matos de réparation) Sac à dos 25L : Entre les tapis de sol sur le porte-bagage arrière : électronique, ordinateurs, tablette

Comme on est très super méga sympas, on vous a recopié la petite liste du matériel que nous avons emporté, ainsi que les arguments qui ont abouti à ces choix. En espérant que, si vous êtes de futurs voyageurs, cela vous aidera à oublier le moins de choses possible sans trop vous creuser la tête. LA THEORIE DU MULTI-COUCHES

Règle d’or : suivre la logique des trois couches (si un vêtement fait double emploi, ou surtout s’il ne remplit qu’à moitié les exigences d’une couche, alors, ce n’est pas le bon vêtement) Une couche « confort/transpiration » à même la peauUne couche « thermique » au milieuUne couche « protection » pour le vent, les intempériesNotre première ligne de défense contre les éléments, lorsque l’on s’aventure en dehors de notre petite boite immobilière, ce sont les vêtements. Or, ces derniers sont souvent étudiés et analysés isolément. On vante en long, large et en travers les mérites d’une veste d’alpinisme, ou les qualités d’un soft-shell. Alors qu’en réalité, en voyage, il faut concevoir sa garde-robe comme « un tout », comme un « système ». C’est une approche différente, une prise de conscience qui change notre préparation. Le mot système n’est pas anodin. C’est un ensemble dynamique, organisé, dans lequel il y a des entrées (inputs) et des sorties (outputs). Un truc presque intelligent ;) Nous optimisons les combinaisons, avec trois couches qui remplissent des fonctions très précises. Chaque couche est « spécialisée ». Il ne faut pas chercher des situations « intermédiaires », ou des vêtements « passe partout ». Un vêtement juste déperlant n’est pas optimisé. Un t-shirt par temps « normal » non plus. On gagne en poids et en quantité de vêtement lorsque chaque élément remplit un rôle « extrême ». TRES froid, TRES chaud ou TRES pluvieux. Les situations intermédiaires se résolvent en combinant judicieusement ces couches spécialisées. Evidemment, tout ceci est à moduler en fonction du climat, du contexte… On ne part pas équipé de la même manière pour le Sahara que pour la Sibérie… (quoique descendre des dunes à ski c’est sympa) 1 - La couche de sous-vêtements. Elle doit absorber et évacuer la transpiration. La laine et l’acrylique (si possible mélangés) permettent d’optimiser ce rôle en augmentant la surface de transpiration. La laine minimise les odeurs, c’est une couche chaude même humide, qui sèche très vite. 2 - Une couche isolante. SI le vêtement ne garde pas l’humidité, c’est idéal. Nous cherchons donc une fibre synthétique dont la face interne reste sèche, même quand l’extérieur est trempé. C’est le principe des couches pour bébé qui rejettent l’humidité vers le dehors. Elle doit évacuer la transpiration, et la faire se condenser à l’extérieur, loin des sous-vêtements. Elle ne doit donc pas être absorbante. Ca doit être une protection thermique. La polaire remplit son affaire. 3 – Une couche imperméable, coupe-vent, anti-pluie, enveloppante.

TABLEAU DES COMBINAISONS

Effort intense : 1 ou 1+2 s’il y a du vent ou s’il fait froid. Effort sous la pluie s’il fait chaud : 1+3. Effort sous la pluie s’il fait froid : 2 + 3 afin de garder une couche isolante sèche. Immobile, s’il fait froid, avec du vent : 1+2+3 LES VETEMENTS (par personne) Ils doivent être pratiques, ne pas craindre de revenir abîmés, et se laver facilement. - Sandales à scratch (50 euros - ancien matériel)

Idéales pour libérer les orteils enfermés pendant des heures dans les chaussures de marche, et aussi pour prendre sa douche, se laver avec ses sandales peut éviter d'attraper des mycoses et autres cochonneries. Pour la baroude, prendre un modèle submersible, léger, qui sèche vite (douche douteuses, traversées de rivière, temps de pluie, qui pue pas trop vite…), avec une semelle relativement rigide pour ne pas avoir de problème de pied dû à l’appui sur la pédale qui coupe la circulation sanguine. Si, peut-être un défaut, ça te laisse un bronzage très personnel des pieds. Idéalement fermée « devant » ou avec une coque pour protéger les doigts de pieds. Pour le voyage en Afrique, Jérémie avait pris du « haut-de gamme » à 70 euros. Elles étaient géniales, elles ont duré tous les jours sous tous les climats plus d’un an. Cette fois-ci, on tape le « moyen de gamme » et voir si c’est aussi fiable. Enfin, en Inde, les sandales sont indispensables pour visiter les sites sacrés ! Pour visiter les sites sacrés, il faut être soit pieds nus (mais c’est assez sale), soit en sandales, donc sandales !

- Chaussures de marche « d’approche » (50 euros - ancien matériel)

Nos pieds seront, même à vélo, notre principal moyen de transport, et ils méritent donc de voyager en première classe. Nous partons avec une seule paire de chaussures. Il faut des chaussures fermées bien sûr, légères et robustes de surcroît. Nous déconseillons les chaussures de montagne montante. Trempé en permanence, le pied respire peu, et c’est très lourd. Elles se doivent d’être légères même trempées et surtout qui sèchent rapidement et qui ne gardent pas l’humidité. Bref, des petites basquettes style « jogging ». Elles doivent protéger un minimum les chevilles sans laisser entrer terre, sable et gravillons. Dans l’eau ou sous une pluie intense, nous ne pourrons pas éviter d’avoir les pieds trempés. L’essentiel est qu’une fois en terrain sec, l’humidité soit évacuée sans avoir besoin de se déchausser. A tester avant bien sûr. Là encore, pour le voyage en Afrique, Jérémie avait prit du « haut-de gamme » à 70 euros. Investissement inutile. Le « moyen » de gamme suffit largement, et on en trouve des pas chères si on a besoin de les remplacer durant le voyage. Il faut des semelles rigides, résistantes aux torsions et aux pliures. C’est capital lorsque l’on pédale pour ne pas « plier » le pied, et pour éviter la pointe de glisser lors de la marche. Elle peut être souple à l’extrémité avant pour l’adhérence lorsque l’on a besoin d’appuis, mais pas dessous ou à l’arrière.

- 2 paires de chaussettes (ancien matériel)

Pour l’Afrique, Jérémie avais prit du haut de gamme, environ 25 euros la paire, type Coolmax, qui permettent d’évacuer la transpiration… Là, on part avec des chaussettes « classique ». Préférer quand même les matériaux naturels (comme le coton) au nylon. Les chaussettes « courtes » semblent très appréciées des marcheurs…

- 2 slips/boxers/culottes (ancien matériel)

Des caleçons type « stretch » sont mieux que ceux en coton. A la rigueur trois, car en cas de panique gastrique c’est la huitième merveille du monde, un slip propre. Sèchent plus vite, frottent moins lors du pédalage… Mais tout est affaire de goût (n’allez pas croire que j’ai goûté à mes slips, hein ???!) Les sous-vêtements sombres, c’est mieux pour les paniques gastriques. Ce n’est pas plus hygiénique, mais c’est psychologique. Pour les filles, préférez aussi le coton large de grand-mère à la dentelle stringuée… - 1 soutien-gorge (Pour Nathalie, au cas où on doive le préciser - ancien matériel) - 1 pantalon déperlant transformable (700 g – 30 euros - ancien matériel)

Pas de jean, ça sèche trop lentement. Il est léger, et sera doublé d’un collant (voir plus bas) si besoin en cas de gros froid. Un pantalon « transformable » en bermuda, avec une fermeture éclair au-dessus des genoux, c’est top, en plus ça fait maillot de bain. En matière synthétique, ils sont très légers.

- 1 maillot de bain pour Nathalie (ancien matériel) Jérémie a son cycliste. - 1 collant ou leggins (8 euros - ancien matériel)

Léger, idéal pour les températures basses, se complète avec le pantalon léger et évite de prendre un second pantalon chaud, trop encombrant. Durant les mois de juillet/août, nous serons dans le Ladakh, zone la plus froide du pays (et donc de notre voyage). La température peut atteindre jusqu'à 30°C en journée à 3500 m d'altitude mais il ne descend rarement en dessous de 5°C la nuit. => ??? La fin du voyage se fera en décembre dans la région de New Delhi où il pourra aussi commencer à faire frais. Nous allons prendre un collant/leggins juste au cas où pour quelques nuits, quitte à s’en séparer pour la suite du voyage. Une autre solution pour des zones plus fraîches est de faire comme un cycliste rencontré : short de cycliste et ajouts de jambières en lycra (manches de jambes) + ajout de manches (collant à bras). Super combinaison polyvalente et légère, dispo dans les magasins de cyclisme ou de ski ou de rando.

- Cuissards de cycliste (50 euros – magasin spécialisé)

Jérémie est parti sans cuissards en Afrique. Il n’a pas trouvé ça gênant, jusqu’à ce qu’un an après le retour, il fasse avec Nathalie 500 km en France durant l’été… avec un cuissard. REVELATION: c’est trop confortable. Idéalement, le prendre dans un vrai magasin de cycliste « sur route », et pas dans un supermarché. Il va quand même être notre meilleur ami pendant longtemps. La différence de qualité entre les cuissards est flagrante si l’on compare les entrées de gamme et le « haut de gamme ». Qualité des coutures, confort… et durée de vie. En gros, si c’est que pour en faire 2/3 heures par jour, ceux à 30 euros suffisent. Si vous partez deux ans et que vous voulez qu’il tienne tout le voyage, n’hésitez pas à mettre une centaine d’euros dedans. Il fait office de maillot de bain (qui sèche donc vite) et idéale pour les douches, surtout celles « collectives ». Ou l'on comprend pourquoi il faut être nu sous son cuissard:
http://floodbook.blogspot.fr/2011/07/faire-du-velo-en-cuissard-cycliste.html

- 1 t-shirt technique de rayon « course à pied » (50 euros - ancien matériel)

Large, un peu élastique, déperlant, sans poches ni zips pour éviter les déchirures, qui sèche vite. Sans manches, c’est top contre les odeurs de transpiration. Antibactérien en laine ! Bannir le synthétique qui est un nid à bactéries. Les coutures lâchent surtout sous les bras et au-dessus des épaules. Vérifiez bien la qualité des coutures en ces endroits. Si possible foncé (moins salissant), et pourquoi pas bien assorti à votre pantalon ;) Un simple « débardeur » pour les filles suffit amplement, sauf dans des pays comme l’Inde où il est bon d’avoir les épaules couvertes. Si possible, les coutures peuvent être placées derrière les épaules à la hauteur des omoplates, et non dessus qui est le point où la tension est la plus forte. Ceux qui mettent des coutures spécialement dessus, savent que c’est ici que le t-shirt va lâcher pour le rendre inutilisable le plus tôt possible. Les salauds ! - 1 t-shirt coton simple (ancien matériel)

Idéal pour la nuit, afin de ne pas se coucher dans sa sueur de la journée. Foncé (donc salissure moins visible), avec des fibres naturelles (moins de problèmes d’odeur qu’avec du synthétique). Il fera office de t-shirt « présentable » si besoin.

- 1 polaire DE QUALITÉ !!! (50 euros - ancien matériel)

Nous la choisissons un peu élastique, déperlante, à surface « soft shell » pour couper le vent. On n’a pas trouvé avec capuche, dommage. Il existe souvent trois degrés d’épaisseur de polaire. Nous prenons un « intermédiaire ». La version « montagne » de la polaire est trop volumineuse et lourde, et la version « light» pas assez thermique pour nous. Attention, les coupes pour « femmes », sont souvent courtes en bas du dos, ce qui n’est pas « thermiquement » super, d’autant plus à vélo où la position expose le bas du dos au froid.

- 1 Petite veste légère « de montagne » (50 euros - ancien matériel) Coupe vent, légèrement chauffante, que nous garderons uniquement dans le Ladakh en cas de température nocturne négatives autour de 5 000.

- Lunettes de soleil (50 euros - ancien matériel)

Larges pour bonne vue panoramique, mais aussi pour le vent, la pluie, les insectes, etc. Mettre un lacet aux lunettes est indispensable. Sinon chute et perte assurées.

- Cheich/Foulard (ancien matériel)

Il fait office de masque anti-poussière, protège la nuque du soleil, le cou du froid. Ca peut servir de gants à l'occasion... et d’oreiller…

- Gants ou mitaines (ancien matériel) Il ne fera pas suffisamment froid dans le Ladakh pour justifier un bonnet et des gants en polaire.

- Cape de pluie (50 euros - ancien matériel)

Nous optons pour une coupe « poncho », sans manches. Certes, c’est un accessoire d'une rare élégance, mais ce k-way géant englobe le vélo, le sac à dos, et le voyageur dedans. En cas de pluie style « mousson », vous ne le regretterez pas et aurez quand même un espoir de retrouver une partie de vos affaires encore sèches. Prenez les modèles avec le moins de coutures possibles, et SURTOUT avec des visières transparentes sur la capuche pour voir sur les côtés, très utile en vélo. Vaude en fabrique des très bonnes. Il peut faire office de tapis de sol et de coupe-vent aussi.

- Poche étanche (15 euros – 80 g - ancien matériel) Pour conserver nos papiers importants nous les mettons dans une banane spéciale, portée au niveau du dos, ajustée au corps, discrète SOUS LES VETEMENTS, et qui ne nous quitte jamais.

- Banane ventrale (160 g – 20 euros)

Pour avoir à portée de main l’appareil photo, un peu de sous, du papier et du crayon… souvent logée dans la sacoche de guidon, quand elle n’est pas sur nous. MATERIEL DE BIVOUAC - 1 tente trois places – MSR Mutha Hubba 3 (3kg – 289 euros – ancien matériel) Si le budget est serré, la KeeGo 3 est une alternative. Nous voulions consacrer une part importante au confort de la tente, car ça va être notre maison pendant longtemps ! L’auvent, pour protéger les vélos, nous semble inutile. Nous les couvrirons sous une bâche (voir partie consacrée). Pour abriter les sacs, on a donc le choix entre une tente deux places avec abside, ou une trois places. Nous optons pour cette dernière. La tente de type « autoportante » permet de ne pas avoir à planter quand l’emploi de sardine est impossible (dans le sable ou sur le bitume). Les fermetures éclair de tentes sont très fragiles, d’autant plus sur le long terme. Du coup, celles à une entrées de chaque côté (soit deux entrées au total) ont presque deux fois moins de temps de durée de vie. Prendre idéalement des teintes foncées/camouflage. Si vous avez des piquets pour votre tente, préférez des sections rondes qui n’abiment pas les œillets. ABSOLUMENT, vérifier que les arceaux sont en aluminium, car ceux en fibre se cassent comme un rien.

Après son expérience africaine, Jérémie pense que la combinaison tente + moustiquaire est trop encombrante et lourde. L’idéal est une tente dont la chambre intérieure est faite INTÉGRALEMENT de moustiquaire, genre la Carbon reflex 2 de MSR mais en VERSION AUTOPORTANTE. Si vous n’avez pas ça, achetez sur place une moustiquaire (bien moins chère qu’en France) dans le cas où vous ne dormez pas dans la tente. Pensez à la prendre rectangulaire, de taille « lit double », avec des fils pour les attacher aux quatre coins (et pas une attache « centrale » qui crée une moustiquaire en forme de cône, pas pratique du tout), et qu'on peut « border » sous son matelas tout autour pour être protégé. En synthétique c’est moins lourd qu’en tissu, et ça se lave mieux. Ça prend moins l’eau en cas de pluie soudaine de nuit, et ça se répare mieux au fil de pêche. Soit on prend de la maille fine opaque plus lourde mais avec plus d’intimité dans le cas où la tente est plantée dans un salon, dans une cour en extérieur… soit on prend une version à mailles larges, plus légère, plus transparente… Et chaque fois qu'on prend une chambre pour la nuit, avoir le réflexe de regarder si on peut accrocher la moustiquaire ... Une astuce consiste à ranger la tente telle quelle dans une sacoche de vélo 20L, sans son sac trop fragile.

- Sac de couchage (ancien matériel)

Nous vérifions qu’ils sont jumelables droite/gauche pour les « clipser » et en faire un double. Soit vous essayez en magasin pour des duvets différents, sinon c’est marqué Left ou Right sur l’étiquette (droite ou gauche en anglais) La coupe « sarcophage » n’est pas gênante pour dormir à deux. Ahhhh plume ou synthétique, PC ou Mac, Nikon ou Canon… les grands débats ! ) Le débat est pourtant assez simple : si c’est pour un endroit sec et chaud, prends du duvet (fibres naturelles). Pour un endroit humide et frais, le synthétique. Autrefois, passé du côté obscur du pétrole (le synthétique à tous les étages), je suis personnellement revenu à des sacs de couchage en duvet. Principalement pour la chaleur, le pouvoir compressible et le poids. Dans tous les cas, les deux se lavent et sèchent bien, sauf si c’est pendant la saison des pluies ou en climat tropical. CQFD ;) Une astuce consiste à les laisser « clippés » l’un avec l’autre, et à les ranger sans leur « sac » ainsi directement dans une sacoche de vélo.

- Drap Polaire ou sac a viande pour le ladakh(lourd et encombrant, même si il complète un sac de couchage aux capacités insuffisantes) ou Sac à viande deux places (40 euros – 900g) ou 2x1 place à coudre Sorte de drap cousu, pour augmenter la durée de vie du duvet et son hygiène (on rentre sans scrupule cradingue dans le sac, car il peut être lavé facilement et sèche en une demi-heure). De plus il augmente les capacités thermiques du sac de couchage sans trop de surpoids, fait office de serviette, protège de la saleté, délimite son « territoire » pour les longues heures de bus, les auberges de jeunesse et les treks, ou les nuits chaudes.

- Tapis de sol (ancien matériel) Pour le premier mois de voyage, dans le Ladakh à 5 000 mètres, des tapis de sol confortables et isolants ne seront pas de trop !

- 1 matelas autogonflant (ancien matériel) Pour le dos délicat de Nathalie

- DIVERS : un briquet, quelques élastiques, 2/3 mousquetons légers

Il existe des mini-cadenas qui se glissent dans les serrures pour éviter qu’une personne avec un double ou un passe-partout puisse ouvrir votre serrure. Très utile dans les hôtels « populaires ».

- Cadenas classique (10 euros) + chaîne/câble

Beaucoup (si ce n’est tous) les hôtels «bas de gamme » en Inde ferment avec un cadenas. Ils sont parfois fournis par l’hôtel, mais autant avoir le sien, c’est plus sûr. C'est souvent un système à deux « crochets », un sur la porte et un sur le mur. Il suffit de remplacer ce cadenas par le sien pour être sûr d’être le seul à avoir la clef. Bien fermer les fenêtres et mettre les sacs hors de portée des « cannes à pêche ». Des « attaches » dans les trains sont prévues pour attacher les sacs des propriétaires à leur siège. C’est ce que font beaucoup d’Indiens. Ce cadenas jumelé à un câble qui englobe les poignées de sac empêche les vols à la tire, les vols par canne à pêche, mais pas les coups de cutter qui ouvrent les sacs pour les vider de leur contenu.

- PQ (467 rouleaux pour être autonome et prévoir les premiers relents de nourriture locale) (ancien matériel) -Pisse debout: (6 euros, 20 g)

IN-DIS-PEN-SABLE ! Très pratique pour les filles en voyage… Ca permet en toute propreté aux filles de faire pipi debout sans baisser son pantalon, à travers la braguette. Ca se trouve au rayon alpinisme, allez savoir pourquoi. MATEREIL DE CUISINE - Popote double

En Afrique, Jérémie était parti avec le système quick 2 by MSR (85 euros – 800g). Investissement inutile. Simple popote en ferraille est tout aussi bien, et pas cher. Les trucs à penser: le couvercle fait passoire, la casserole qui fait assiette et donc si on voyage tout seul, pas besoin de se charger d’une assiette. Lors d’un voyage à plusieurs, des bols s’encastrent mieux que des assiettes. Une casserole avec pince (et non avec poignées), c’est mieux pour le rangement dans les sacs.

- Couverts en inox (2 euros, 50 g)

Les fourchettes sont inutiles ! Une grande cuillère et un couteau multifonction sont la combinaison gagnante pour tout faire, et tout manger ! - Ouvre-boîte et économe (1,35 euros) - 2 opinels de qualité avec lame rétractable pour ne pas percer les sacs (ancien matériel) - Passoire à thé. Plus multifonction que la boule à thé. - Des petits tubes étanches pour le sel, le sucre, les épices, le thé. Les boites de pellicules photo sont très bien pour ça. - Eponge, grattoir, serviette/torchon. - Sac en tissu : Nous conditionnons épices, couverts etc. dans un sac en tissu, avec une petite bouteille d’huile d’olive. En Afrique, Jérémie utilisait un Tupperware, pas idéal pour le rangement. Trop rigide, perte d’espace… - Un Tupperware est très pratique pour mettre les denrées, les restes de pâte ou de légumes pour le prochain repas… Mais attention, important pour ne pas en foutre plein les sacoches, il ne faut pas prendre le système basique par pression, il faut prendre ceux avec un mécanisme de levier pour fermer le couvercle, « sorte de rabats qu’il faut clipser », comme sur les anciennes gourdes en métal …. vous voyez ce qu’on veut dire ?? Sinon, prenez-en qui ferment vraiment très très bien ! - Bassine pliante 20 l. La version ronde est plus solide que la version carrée. A savoir. (26 euros – 150g) - Sacs poubelle (ancien matériel) - Réchaud à bois (Kuenzi Magic Flamme – version NG - Poids : 515g Prix : env. 75 €. http://www.kuenzi.com/) En Afrique, le voyage était en grande autonomie, l’essence trouvable partout… Ce fut un choix judicieux. En Inde, où nous comptons manger dans des restaurants de bord de route plus souvent qu’en Afrique, nous faisons le choix d’un réchaud à brindille. - Léger (le Kuenzi fait 450g mais on en trouve des aussi performants (mais moins robustes) autour de 200 g) - Polyvalent car fonctionnera quels que soient la température extérieure ou le vent. - Écologique car ne nécessite pas de carburant d’origine fossile ou industrielle. - Transportable partout, pas de problème en avion. - Peu salissant (pas de carburant…), mais certains le sont quand même. - Fonctionne au bois, écorce, brindille, herbe, bouse de vache séché… Disponibilité et gratuité du combustible. - On ne laisse pas de traces au sol. - Fiabilité (pas de pièces qui peuvent tomber en panne ou s'user). - Silence (beaucoup moins bruyant qu'un réchaud à gaz). - Faible encombrement dans les bagages (si le réchaud est démontable). - Sans entretien (pas de kit de réparation ou d'entretien à emporter). - Sécurité (le combustible n'explose pas). - Bon marché (les modèles « faits maison » sont gratuits). - Une fois allumé, on pose la popote au bout de 2/3 minutes, et l’eau est à 90 degrés en 6/7 minutes en conditions « normales ». Le temps de couper les légumes, s’étirer, sortir le duvet … - Permet de cuisiner sérieusement (feu vif à très doux) et surtout de faire des cuissons longues (lentilles…) - Alors qu’avec un réchaud à combustible, on hésite parfois à se faire un thé pour économiser le carburant, là on se fait plaisir ! (Note de Nathalie : euh sauf que c’est assez long à le lancer…. cet été j’m’en suis jamais fait des thés les matins ;))) - S’il se casse, on peut en fabriquer facilement sur place en attendant d’en retrouver un neuf (ou pas…). Tout est bien expliqué sur le net à ce sujet. - Le plaisir de cuisiner naturellement et simplement… Enfin, beaucoup jumellent un réchaud à alcool avec le réchaud à bois (voir le dossier en lien ci-dessous). Nous ne prenons pas cette fois-ci de réchaud à alcool car nous ne serons pas en autonomie complète niveau cuisson, et donc le réchaud "de secours" à alcool ne devient pas indispensable.

MATERIEL DE DESSIN ET DE MUSIQUE

- Crayon à papier, boite de 12 aquarelles, encres, pinceaux, crayons divers, acrylique en tube de 12ml (ancien matériel) Penser à mettre l’encre dans des contenants en plastique et pas en verre. Des volumes de 15 ml sont largement suffisants pour un an de voyage. - Papier à grain de taille et de couleur variées (ancien matériel) ELECTRONIQUE Même si voyager en vélo, c'est « se déconnecter », nous partons avec un peu de matériel « électronique ». Alors que ce soit pour la sécurité, le confort, lutter contre l'ennui... voici ce que nous avons emporté. Prendre le maximum de matériel qui se charge en USB (ou avec des piles rechargeable et un chargeur USB) limite considérablement le poids de l'équipement. Compléter ce choix avec un simple adaptateur 220/USB et le tour est joué ! Car si chaque élément à son propre chargeur, c’est compliqué De manière générale, le lithium (que ce soit en pile ou en accu) a un meilleur rendement que le NiMH ou l'alcaline. Mais bon le lithium ce n’est pas super écolo. Plusieurs batteries que l’on charge pendant les pauses repas dans les restaurants valent souvent mieux qu'un panneau solaire. - Dynamo de moyeu

Nous rappelons que notre vélo est muni d’une lampe reliée à la dynamo du moyeu de Jérémie, et qu’il est muni d’une connectique USB, la connectique universelle par excellence, pour charger les piles, les batteries tampon, etc. - Batterie tampon (batterie 2,6A - 5V “BikeCharge Power Pack – Tigra” - 55 euros )

La batterie tampon est un accessoire quasi indispensable dès lors que l'on utilise un panneau solaire ou un dynamo de vélo. Le rôle d’une batterie tampon consiste à emmagasiner l'énergie délivrée par un panneau solaire ou une dynamo, pour la redistribuer ultérieurement aux différents appareils. On peut ainsi charger la batterie tampon durant toute une journée, et recharger ses appareils le soir, au bivouac. La recharge est simple comme un système de vase communiquant. Il suffit de connecter la batterie au chargeur et le tour est joué. Les batteries sont également vendues avec un adaptateur secteur et/ou un adaptateur allume-cigare, ce qui permet de l’utiliser d’une manière autonome. Les batteries actuelles sont au lithium mais on trouve encore quelques batteries au plomb ou au nickel. Lorsque vous pouvez brancher différents connecteurs (USB, Prise jack de téléphone, allume cigare…), il faut effectuer un réglage de la tension de sortie correspondant à l’appareil à charger (cf. indications sur le chargeur et l’appareil). À noter que la tension de charge d’un port USB est de 5,5 V, et celle d’un allume cigare 12V. Prenezdes batteries avec un voyant indicateur de charge. Sinon, il existe des testeurs de batteries indépendants (sorte de petit voltmètre simplifié éclairant une LED – verte = chargée ; orange = douteuse ; rouge = déchargée). ATTENTION : Durant une balade en été 2013, j'ai branché une tablette (qui se charge en USB) directement sur la prise USB de la dynamo du vélo. La tablette se chargeant sur un port USB, j'ai trouvé naturel de le brancher directement sur ma dynamo. Cependant, contrairement à un ordinateur, la tension n'était bien sur pas « régulière » à cause du pédalage. Résultat, elle ne s'est jamais rechargée durant les jours de pédalage, et en plus elle n'a plus jamais voulu se recharger après cette tentative de le faire via la dynamo… J’ai du changer sa batterie. Ce que je ne savais pas (merci à Jean-Michel pour toutes ces questions) : - Le cas particulier de l'ordinateur portable : À noter que les ordinateurs portables fonctionnent avec une tension élevée, de l’ordre de 19V. La tension de fonctionnement des panneaux solaires tournant autour de 16 V (je ne connais pas celle d’une dynamo de vélo, mais ça doit pas être plus), il va donc être impossible de recharger directement la batterie de l’ordinateur à partir du panneau. C’est donc par l’intermédiaire de la batterie tampon que l’on va être capables de délivrer les 19 V nécessaires au fonctionnement de l’ordinateur (les tensions de sortie proposées sur la batterie tampon s’échelonnent généralement entre 5 et 19 V). Dans ce cas précis, la batterie tampon ne va pas recharger la batterie de l’ordinateur : elle va simplement se substituer à celle-ci. - La batterie pour SAMSUNG GALAXY TAB doit subir au moins une charge par mois pour se préserver de l’effet mémoire et éviter que sa tension ne chute trop bas. Une batterie au repos trop longtemps risque de perdre ses performances, voire de ne plus fonctionner du tout. - Ne laisser jamais descendre votre batterie Lithium ion en dessous de 20 % de capacité avant de la recharger. - La batterie pour SAMSUNG GALAXY TAB est livrée avec un reliquat de charge. Il est nécessaire de la charger avant son utilisation. Il est également recommandé de charger et décharger votre nouvelle batterie pour SAMSUNG GALAXY TAB 2 à 5 fois pour obtenir sa capacité maximale.Les questions que je me suis posées à propos des batteries tampon : - Comme cela fonctionne un peu comme des vases communiquants, plus la batterie est « grosse », plus elle peut charger de gros éléments, n'est-ce pas ? à Oui - Est-ce qu'une batterie tampon est suffisante pour charger un ordinateur portable par exemple? à IL FAUT ESSAYER MAIS JE NE PENSE PAS - Ou bien seulement des petits éléments comme la tablette, ou le téléphone ? à IL FAUT ESSAYER - Et est il compliqué de calculer le temps nécessaire à pédaler à 13 km/h pour charger la batterie? Car si j'ai besoin de faire 1000 km pour charger la tablette, ce système ne vaut pas le coup ;) Comment le savoir ?à Il est très difficile de répondre, car il y a beaucoup de variables : La batterie est donnée pour 2600 mA/h ce qui veut dire que « théoriquement », elle peut délivrer 2600mA pendant 1 h ou bien 1300mA pendant 2 h ou bien 650 mA pendant 4 h, etc. En fait, cela suppose que la batterie soit complètement chargée, neuve et qu'il n'y ait pas de perte. Or, il est certain que si tu la fais débiter à 2600 mA, elle va chauffer, plus les pertes dans les fils, plus les pertes dues au transfert. C'est pareil pour un débit moindre, mais les pertes seront moindres. Il faut compter autour de 40 % de perte. Bref… à IL FAUT ESSAYER La meilleure solution est de faire des essais dans les futures conditions d'utilisations. Cela oblige à l'acheter à moins de trouver des tests sur internet ou de se la faire prêter. A mon avis je pense que cela va marcher pour la tablette et le téléphone au moins pour une durée d'utilisation courte, mais j'ai des doutes pour l'ordi. De toute façon, il faut minimiser la consommation en : baissant au maxi la luminosité de l'écran, en évitant d'utiliser le lecteur de CD, en coupant la recherche du WIFI quand ce n'est pas nécessaire, en faisant des cessions les plus coutes possibles, ... Une fois la batterie pleine, combien de fois puis-je « charger » à 70/80 % la tablette ? Tout dépend donc de la consommation de la tablette ou de l'ordinateur (en sachant que c'est l'écran qui bouffe plus de la moitié de la consommation) (tu pourrais éteindre l'écran pour augmenter l'autonomie !!!!) et bien sûr de la durée d'utilisation. Cette consommation est très variable d'un ordinateur à l'autre et surtout de la technique de l'écran utilisé : à LED ou OLED ou... Pour la charge le problème est le même : ce n'est pas simple. Il est recommandé de charger une batterie au dixième de sa valeur pendant 12 à 16 h (et non pas 10 pour tenir compte des pertes). C'est simple, il suffit donc que sur ton vélo tu maintiennes une vitesse constante, pendant 12 à 16 h, permettant à ta dynamo de débiter 260 mA de façon régulière et tu pourras considérer que ta batterie est chargée à bloc !!! Blague à part, je suppose que la batterie Tigra est équipée d'un régulateur de tension et qu'au-dessus d'une certaine vitesse du vélo et donc de la dynamo, la tension et le courant sont régulés pour optimiser la charge de la batterie. Donc, tout dépend de la durée de votre pédalage journalier et aussi de rouler au dessus de la vitesse minimum permettant la charge de la batterie.

Bref, nous avons opté pour la « BikeCharge Power Pack – Tigra » car ma lampe permet de convertir l’électricité de ma dynamo en sortie USB. Sinon, il existe « USB2BYKE » : http://voyageforum.com/discussion/chargeur-usb-telephone-gps-etc-velo-d4872417/ - Lingettes Penser à prendre des lingettes de lunette (même 1er prix) pour nettoyer de temps en temps l'objectif pour la poussière.

- Appareil photo

- Lecteur carte SD/USB: (3 euros, ancien matériel)

- Clef USB

- Cartes SD en plus (appareil photo et H2 2x 32 G) Carte SD pour camera : 64 G pour 8 heures de tournage environ en full HD : 40 euros

- Lot de piles rechargeables: LR6 et petites piles rechargeables pour la lampe frontale (6 euros)

- Téléphone portable + chargeur (montre, réveil, et plus rapide que les signaux de fumée pour les messages de détresse) (ancien matos)

- 1 lampe frontale à pile. Avec des LEDs, il y a 200 heures d’autonomie (permet de pédaler en lumière, d’avoir les mains libres pour faire pipi dans la jungle…) (15 euros – 80 g – ancien matériel)

- Tablette Samsung (ancien matériel) Utilisée essentiellement pour Jérémie lors de ses séances d’aquarellage. - Clavier pour tablette avec housse

- Ordinateur Portable Nous pensions partir sans, mais comme nous voulons réaliser un film sur notre voyage, sa capacité à graver les DVDs et stocker des vidéos est utile. - Double adaptateur casque Très utile pour écouter à deux un mp3 ou une vidéo sur un ordi, une tablette…

- Guides PDF (Petit Futé, Lonely, Bradt ou Michelin) au format pdf. Ca a l’énorme avantage de ne rien peser si ce n’est quelques méga octets. En revanche, c’est parfaitement illégal ;)

- adaptateur pour les prises secteur (10 euros) L’inde fonctionne avec des anciennes prises britanniques de type D http://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_%C3%A9lectrique) Les prises secteurs sont apparemment compatibles (voltage : 220-250, fréquence : 50). Nous disons bien « apparemment », car en plus des coupures et des prises qui ne marchent pas, beaucoup de voyageurs mentionnent que les trous des prises murales sont légèrement plus gros que les trous de « chez nous » ce qui fait que ta prise mâle aura tendance à « flotter » dans la prise femelle, ou au contraire de ne pas permettre le branchement. Certains voyageurs parlent de prises différentes selon les lieux et régions, mais d’autres qu'un adaptateur n'est pas nécessaire, surtout au Nord. Bref, CA DEPEND. Nous achetons donc un petit adaptateur France/Inde. C’est petit et léger. Ne PAS PRENDRE les gros adaptateurs universels, encombrants et chers. - Multiprise (ancien matériel) Pour tout charger en même temps (tablette, batteries, APN, etc.) une multiprise est indispensable ;) DOCUMENTS PAPIERS - Carte d’Inde : quatre cartes de Heynes - 40 euros Pour un cycliste, une carte 1/200 000, utilisée par les automobilistes, est suffisante, et permet de distinguer les itinéraires secondaires des routes principales. Une carte 1/100 000 qui pour les piétons permet de traverser la campagne en distinguant les chemins des pistes est trop fine et souvent inutile au cyclo. La nôtre fait 10 km = 1 cm. Idéale pour les pistes dans le Ladakh.

- Guides Lonly planet Inde Nord et Sud 50 euros (qui seront laissés à Lyon) - Album photo (de la famille, des amis, du pays, carte du monde), très important pour se présenter aux gens rencontrés. Penser à la peaufiner avec des photos de paysages, des fruits et légumes, des animaux français… Comparer leurs vaches sacrées avec les nôtres, des chevaux, des musiciens, des photos de notre activité professionnelle (plus simple à expliquer ainsi…) - (ancien matériel) - Cartes de visites : Un truc qui avait manqué en Afrique, c’est une sorte de carte de visite à distribuer, notamment pour que les locaux gardent un souvenir de nous. Une carte de visite avec tes coordonnées, et une photo de toi avec ton vélo, fait très plaisir. Prévoir de s’envoyer sur sa boite e-mail le fichier jpg pour en imprimer sur place. - Des livres, que nous échangerons sûrement sur place avec des voyageurs rencontrés. - Papiers importants (dans la pochette corporelle mentionnée dans la section « vêtements ») Pour la majeure partie, ils sont photocopiés, scannés, envoyés aux proches et sur notre boite email. On recommande de faire une fiche plastifiée à avoir TOUJOURS sur soi avec les informations essentielles : groupe sanguin, allergies, téléphones en cas d’urgence -au format international : +33 1XX XX XX XX- numéro de réservation des billets d’avion, numéros utiles – opposition cartes bancaires, traveller’s chèques, assurance, etc. Bref, une fiche qui reprend TOUT pour vous et les personnes qui viendraient vous aider en cas de problème. - Passeport (ancien matériel) - Carte bancaire (permet aussi d’être assurés les 3 premiers mois, voir partie « préparatifs » pour plus d’infos) (ancien matériel) - Carnet de vaccination international - Attestation d’assurance - Quelques traveller’s chèques en dépannage. - Quelques dollars et euros cachés en différents endroits.

CE QUE L’ON NE PREND PAS - Un couteau suisse/multifonctions (il ferait double emploi avec le petit outillage que nous avons déjà) – Sac isotherme. Il ne sert à pas grand chose si on n’a pas de pains de glace, même si ça permet d’isoler un minimum, et d’éviter l’effet de serre et que la bouffe à l’intérieur ne monte à 35° si l’on est en plein soleil ! – Assiettes et bol : pourquoi ne pas s’en passer ! Seul, ça me paraît évident : ben oui, la soupe est chaude dans la popote, alors pourquoi s’embêter à la verser dans un bol ? Sinon à aimer que sa soupe refroidisse vite, ou bien être un inconditionnel du toujours plus de vaisselle… Ainsi, on fait la vaisselle au fur et à mesure avec un peu d’eau et on patiente un peu entre chaque plat. De toute façon, amusez-vous à boire votre soupe tout en touillant le plat principal sur le réchaud : dégâts assurés ! A deux, un bol pour le second convive suffit : il fait tout depuis le p’tit déj’ jusqu’aux plats principaux en passent par les soupes et les desserts. Bref, à bas les assiettes. - Cordes, bâches, sangles, oreiller vide à remplir de vêtements, allumettes sifflets bougies couture pince à linge ; colle forte, clochettes ciseaux … (note de Nathalie : Jérem s’emballe mais vous avez compris l’idée ;) - Huile de massage pour les longues étapes. - Un peigne, rasoirs… Nous trouverons des barbiers ambulants de partout. -- Un sur-pantalon de pluie imperméable (double emploi avec la cape), - 1 bermuda pour Jérém (double emploi avec le cycliste). - 1 veste type Gore-tex coupe vent (double emploi car on a pris une polaire « intermédiaire » qui a une surface coupe vent, et une cape de pluie qui fait son office) - Hamac : Certes utile dans les endroits où la tente ne peut être plantée (humidité, bestioles…). Certes aussi, dans la course au poids, il met le complexe tente-matelas au tapis ! On peut compter 800 g pour un hamac avec moustiquaire (histoire d’avoir la paix en dormant) et bâche (histoire de dormir au sec). Niveau confort, c’est horrible pour certains, c’est excellent pour d’autres… Le seul hic, c’est qu’on perd en chaleur, mais l’été c’est rarement un problème… Cependant, il ferait double emploi avec la tente, et ce n’est pas super pour les moustiques et pour l’intimité. Nous décidons de partir sans. -Réchaud multi-combustible (fuel, alcool à brûler, essence, kérosène, gasoil…) Comme expliqué plus haut, nous faisons le choix d’un réchaud à bois. Si vous voulez partir avec un réchaud, il vaut mieux le prendre à gaz pour les pays à tradition de randonnée, à essence partout ailleurs. On ne trouve pas partout cette foutue marque franco-française qu’est Camping Gaz, ni ses cartouches à percer. L’expérience et les tableaux comparatifs des forums montrent qu’au niveau poids, les réchauds (matériel + combustible) à alcool sont les grands gagnants devant les réchauds à gaz (sauf en très haute altitude, en basses température, si on est plus de 2 randonneurs, ce qui n’est pas notre cas)! Autres avantages du liquide: on emporte que ce qui est nécessaire, on voit notre autonomie à vue (alors que les bouteilles de gaz sont opaques), pas cher (nettement moins cher même que le gaz), trouvable partout où il y a des voitures… On peut également fabriquer soi-même, y’a plein de forums détaillant les étapes de fabrication. C’est plus rustique, mais après tout, on ne lui demande que de faire chauffer de l’eau dans toutes les conditions (ou presque). En tout cas, si vous partez avec cette option, la bouteille à essence pour le réchaud est mieux sur un porte-gourde, plutôt que dans une sacoche à cause des vapeurs. Attention alors à ne pas abîmer la « pompe-bouchon ». - Tube étanche : En Afrique, Jérémie était parti avec un gros tube étanche, placé sur le porte bagage arrière (rayon canoë - Tribord 60 litres - 25 euros – 400g) avec la tente et les duvets/draps/moustiquaire. Cette fois-ci, on va prendre des sacoches de vélo plus grandes, pour s’abroger de ce sac. - Les bidons de 5 litres sont encombrants quand on ne les utilise pas. Idéalement, prévoir des emplacements pour 4 à 5 bouteilles de 2 l par vélo permet d’être plus adaptable aux situations, et de ne pas avoir 10 000 trucs accrochés avec des tendeurs (comme des bidons…). D’autant plus que les bouteilles sont changeables plus régulièrement que le bidon, c’est mieux pour l’hygiène.

- Bâche comprise avec la tente, aux dimensions de celle-ci. Très utile pour les pique-niques, pour l’isolation avec le sol, ou simplement pour éviter de percer la tente.

- Permis de conduire international – gratuit (sisi c’est vrai) La procédure à suivre varie selon les départements. Il est donc préférable de vous renseigner auprès de votre préfecture avant de vous déplacer car, dans certains départements, la procédure s'effectue uniquement par courrier (comme à Paris) et, dans d'autres départements, elle a lieu au contraire uniquement au guichet. Voir Internet.
Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Fran��ais, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.

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