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Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-01-04 · 3 replies
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique… A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total. 6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant. L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!). Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue. La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir. On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici. Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping… Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk… Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule. Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee. Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.

L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.

Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.

Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!

Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et���). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.

Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.

Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).

Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).

Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.

Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.

Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.

Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.

Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!

Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.

Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!

Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.

Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.

Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.

Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Visa touristique ou carte touristique pour Cuba? English translation pending
by Annemarie49 · 2006-01-01 · 23 replies
Bonjour, Je pars pour Cuba et je voudrais loger dans des casas particulares . Faut-il un carte de touristique ? Et où se la procurer?
Travailler au Club Med? English translation pending
by Hedve42 · 2005-11-21 · 603 replies
Salut a tous, j'aimerais travailler au Club Med. Pouvez vous me renseigner sur la durée des contrats, le temps entre 2 contrats, la rémunération, l'ambiance, les conditions de travail, etc... et est ce que quelqu'un a deja travailler au service maintenance ?

Merci d'avance.
Recherche mes origines vietnamiennes English translation pending
by Lethimongchi · 2005-11-19 · 38 replies
Bonjour à tous,

Je m'appelle Dorothée mais aussi "Lê Thi Mông Chi" qui est mon prénom vietnamien. Je suis née dans la province de Quang Nam et ai vécu mes premiers mois à l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang. J'ai été adoptée par une famille française à l'âge de 18 mois en janvier 1969 grâce à l'association Terre des Hommes et Rosemary Taylor.

Depuis peu j'ai entamé des recherches sur mes origines vietnamiennes. J' ai déjà trouvé certaines réponses à mes multiples questions.

J'espère que d'autres portes s'ouvriront grâce à ce forum.

Si quelqu'un possède des renseignements (informations, documents, photos...) sur les thèmes suivants, merci de me contacter : l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang l'orphelinat To Am à Saigon l'ordre des soeurs de Saint Paul de Chartres l'association Terre des Hommes France Rosemary Taylor Soeur Susan Mcdonald Maître Pham Thanh Dan (avocat) pris pour signer l'acte d'adoption à Saigon le village de Phu Qui (province de Quang Nam) qui se situe un peu au nord-ouest de Tam Ky, sur les rives de la mer de Chine : c'est mon village de naissance.

La moindre information peut se réveler une lueur d'espoir.

A très bientôt.
Conseils pour premier trek en Suisse English translation pending
by Eowyn · 2005-09-13 · 11 replies
Bonjour,

Je voudrais faire mon premier trek l'été prochain. Pour l'instant je m'entraine en salle pour être le plus en forme possible; ensuite je ferai des sorties au Salève le dimanche avec une association, ce sont des marches qui durent entre 5 et 8h. Je voudrais être prête pour une randonnée l'été prochain. J'avais pensé faire une partie du GTA ou alors le tour du mont blanc. Avez-vous des conseils? ou d'autres idées de randonnées en Suisse??

Merci bcp Eowyn
Aéroport Delhi et infos sur le Ladakh English translation pending
by Poune · 2005-07-14 · 13 replies
Bonjour, 😊 Nous arriverons à Delhi, Lundi 25 juillet vers minuit heure locale et nous devons nous rendre à l'autre aéroport qui est situé à 7 km (pour partir à Leh vers 5 heures du mat). J'ai lu qu'il y a des bus - navettes fonctionnant la journée, mais comment fait-on en pleine nuit ? (groupe de 17 personnes). Autre question : en revenant (vers le 18 août), nous voudrions, aller à Agra, voir le Taj Mahal mais nous serons à Delhi un jeudi soir, est-vrai que le Vendredi est jour de fermeture pour ce monument et nous devons repartir pour la France le samedi matin. Dommage ! Ceci dit, certains voudront tout de même aller à Agra. Notre hôtel sera pas loin de la gare de New-Delhi, doit-on prendre son billet la veille pour aller de Delhi à Agra ou le matin est-ce possible, ceci pour y passer une journée seulement... malheureusement ! Dernière question (ouf !) sur le Ladakh : 13 d'entre nous font un trek dans la vallée de la Zanskar de Lamayuru à Darsha en passant par Padum où je les rejoint par la route pour faire la dernière partie du trek - mais les 3 autres, qui viennent aussi à Padum, plutôt que de retourner par la route à Darsha, via Kargil, Lamayuru et Leh, voudraient faire la route de Kargil à Srinagar, peut-être Chandigarh et redescendre ensuite pour rejoindre le groupe sur la route de Manali à Delhi au retour. 1 -Qu'en est-il des problèmes de "tensions" pakistanaises - indiennes après Kargil, est-ce agréable ou voyage galère ? 2 - Autre solution : prendre un avion de Srinagar vers Chandigarh ou Jammu et rentrer vers Delhi en visitant. Savez-vous-vous si les liaisons aériennes sont fréquentes et si l'été des places seront disponibles facilement. Ceux, grands voyageurs et connaisseurs de cette région peuvent-ils nous donner des infos de leur expérience ou des sites suceptibles de nous renseigner. Merci beaucoup d'avance. Je ne suis jamais allée en Inde, mais à lire beaucoup de messages de ce forum, je suis ravie d'y partir. Poune
Trek au Ladakh (Inde) sans guide? English translation pending
by Dernis · 2005-07-06 · 34 replies
bonjours chers voyageurs et voyageuses

nous voudrions effectuer un trek au ladakh sans avoir recours à un guide et en logeant dans des guesthouse. Est ce possible? En effet lors d'un trek au Népal pour le camp de base de l'Everest, je me suis rendu compte de l'inutilité d'un guide et de porteurs sur cet itinéraire très pourvu en guesthouse. La situation est elle identique sur certains chemins du Ladakh?

nous serons a leh a partir du 20 aout merci de votre aide
Inde (Ladakh): Où prendre un Horseman? English translation pending
by PartirOu · 2005-07-05 · 15 replies
Bonjour,

Je pars faire un petit trek au Ladakh (Lamaruyu->Chilling) fin août 2005. Je compte prendre des chevaux ou mules avec 1 ou 2 Horsemans.

Ma question est : Dois-je passer par une agence de Leh ? Ou bien, puis-je trouver sur Lamaruyu mes Horsemans ?

Je pense d'ailleurs rester 1 ou 2 nuits sur Lamaruyu.

En ne passant pas par une agence, je me dis qu'au moins je sais qui recevra mon argent...

Qu'en pensez-vous ? Je ne trouve pas beaucoup d'info sur cette possibilité !

Gilles
Situation au Népal English translation pending
by Irwin · 2005-06-06 · 14 replies
Bonjour a tous,

je n ai malheureusement plus eu le temps de me tenir au courant de la situation actuelle au Népal. Cependant, j ai entendu parlé d un attentat qui a sévi ces derniers jours ... quelqu un aurait il des informations sur la region concernée ? et plus général, la situation actuelle a Katmandou et sa vallée ?

J envisage de m y rendre du 30 septembre au 5 novembre mais cela semble un petit peu compromis ... enfin j ai quelques appréhensions. Si des personnes sont suceptibles d envisager un séjour pendant cette période, je souhaiterai avoir un contact.

Si les tensions semblent importantes, il n est pas impossible que j aille directement a Delhi via tribhuvan. Qu en pensez vous ?

Merci de me contacter

A bientot
Situation en Bolivie ( Part III la vengeance ) English translation pending
by Herge · 2005-05-27 · 42 replies
Bonjour a tous,

Cette semaine a ete plutot chaude et mouvementee en Bolivie. Comme toujours je precise que je ne suis pas la pour crier au loup ni pour alarmer les voyageurs qui auraient dans l idee de trainer leurs basquets a la Paz. Soit vous venez pour passer 2 semaines de vacances en Bolivie en pensant voir un maximum de cartes postales (rien de desobligeant de ma part), et dans ce cas la je vous deconseille d y aller car vous aurez des problemes dans vos deplacements, soit vous venez a la Paz dans un contexte plus large ou vous pouvez vous permettre de prendre le temps de mettre un peu le nez dans ce qui est entrain de se passer et dans ce cas la, bien au contraire je vous invite a vous y plonger corps et ame !

Pour resumer la situation : Carlos Mesa, president de la Bolivie, etait pris entre le marteau et l enclume, d'une part augmenter les impots sur le brut et le gaz soutirrés du sol bolivien par les multinationales...et se mettre donc a dos ces societes ( qui sont meme capable de mettre un terme a leurs extractions....donc perte seche pour les caisses de la Bolivie en cas de depart des Texaco, Petrobras, et autre Total ), d autre part ne pas augmenter les impots s etait se mettre a dos les syndicats boliviens qui declarent que les mechants etrangers volent la gentille Bolivie en ne payant que tres peu d impot !...

Donc Mesa dans un premier temps ( tres courageux ) avait declaré que seuls le senat ou les deputes pouvaient se mettre d accord et prendre une decision ....( donc premiere crise il y a trois mois ) ...la patate chaude est revenu sur le bureau de Mesa puisqu aucune chambre n'a voulu prendre le risque de se decider ! ce qui explique la tention depuis deux semaines.......

Puis date butoir...il y a 10 jours sur une nouvelle loi qui declare augmenter de 25 a 50 % les impots sur l extraction, et cette nouvelle loi, le president devait la ratiffier .....coute que coute .....et il l a fait ( de toute facon, il n avait pas d autre alternative).....mais du meme coup il mecontente les multinationales petrolieres ( Petrobras declare deja qu il gele les investissement en Bolivie, etc ..)...et du cote des syndicats ( on aurait pensé qu ils seraient plutot contents ), et ben non, il sont mecontents car il fallait passer non pas a 50 % mais a 100 % ou alors carrement nationaliser tous les hydrocarbures boliviens....bref les syndicats jouent la carte des "jamais contents".

En fait Les syndicats veulent la "peau" de Mesa, donc qu il dise Blanc ou noir ou gris, de toute facon les syndicats sont contre lui. Voila qui n est pas facile !

Questions : Pourquoi veulent ils coute que coute la peau de Mesa .....ahahhahah ben voila ou pourraient commencer les points de vues de chacun ....... d une part les syndicats sont loins d etre tous des anges, ( les syndicats les plus puissants sont les routiers et les cocaleros ..ceux qui cultives la feuille de coca ), nous ne sommes pas non plus naifs, et nous savons tous que bien que la feuille de coca puisse se macher a longueur de journee, 95 % de la production bolivienne de coca ne se destine pas au machage . Donc les routiers sont tenus par les syndicats, donc les blocages de routes sont en general tres bien suivi ( comme par hasard ). Les paysans suivent ceux qui geulent le plus forts ( en general les syndicats de cocaleros )....qui voudraient peut etre ( alors qu ils sont deja au parlement ) mettre en place a la presidence quelqu un qui leur donne toute entiere satisfaction . ( pas aux paysans, mais non ! mais aux syndicats de cocaleros ) ...(surement pour developper le machage de la feuille de coca a l'exportation).

Donc voici le troisieme chapitre qui s ouvre : Mesa a ratifié la nouvelle loi, la balle se trouve maintenant cote syndicats . Les actions de cette semaine ont donc eu pour but de renverser Mesa . tout dabord par le peuple, ce qui expliquent les nombreuses marches vers La Paz, avec pour accompagnement les coupures de route, ou le blocus de La Paz ............quelques debordements de la part d activistes vite calmés par les matraques de la police ......comme ca ne marche pas.......les syndicats essayent une autre strategie : la corruption de quelques colonels pour soulever l armee ( ca c etait mardi 24 mai ) ...mais bon, ces quelques colonels ont un peu bouge mais pas le reste de l armee, donc ca a echoué aussi lamentablement ! Apres leur apparition raté a la tele pour demander a Mesa de partir, ils ont affirme " no es un golpe militar" .non-non..c etait seulement une "tentative".... A la tele, Herrera (a gauche) et Galindo (a droite) deux lieutenants colonels demandent spontanement la demission de Mesa (une enveloppe glissee des syndicats cocaleros depasse encore a gauche de l image sous la table)

En fait le probleme n est pas moral ( choisir entre un Mesa corrompu et un syndicat de cocalero ), on aurait du mal a trouver le "gentil" de l histoire, le probleme vient que Mesa n interresse que la Bourgeoisie et les investisseurs fortunees de Bolivie ( soit 0, 0000000001 % de la polulation ) et que les cocaleros par leur mine super tendre et sympa aux manieres expeditives empruntes a leur copain de Medelin, font la joie de 5 ou 10 % de la polulation, c'est a dire ceux qui labourent, plantent, recoltent la coca pour la vendre ensuite ( avec commissions des syndicats ) aux ...heu.....laboratoires qui la changent en feuille a macher . ( ben tiens ) . Bref .. d'un cote 0, 0000001 % contre 5 a 10 % de la population et au milieu 90 % des boliviens qui ne comprennent pas trop ce qui se passe ..ceux la c est 60 % en dessous du seuil de misere alors que ca soit le fric du gaz ou des feuilles de cocas ...ils ne sont pas prets de le voir ! ni meme de le voir investi dans des ecoles ! ( des fois que ca les rendent un jour capable de comprendre ! ) . Apres le passage a la tele des deux gugusses spontanes, Mesa demande a l armee et non plus a la police d'assurer la securite de la place centrale ( une facon de montrer qu il controle toujours l armee ) . D ailleurs la haut commandement de l armee a declaré apres l arrestation des deux gugusses colonels de la tele qu il s'agissait de "gente sin futuro en las fuerzas armadas dispuesta a decir cualquier cosa" d'ailleur a mon avis a l heure actuelle ils non plus aucun futur et il ne sont plus du tout capable de dire quoi que ce soit ...puisqu'on ne les a plus revu depuis !

Bref, dans une bonne guerre civile, il faut toujours deux camps mais qui puissent quand meme regrouper a eux 2 la majorite des convictions...regarder par exemple le referendum en France, il y a 1 mois tout le monde s en foutait, aujourd'hui apres 1 mois de propagande tout le monde est OUI ou NON et tout le monde s enguele dans les familles ( c'est ca le debut d un bon conflit ) Mais en Bolivie, pour un truc tout de meme plus important, le bolivien de masse s en fou ! Donc la situation peut continuer a crapauter comme ca pendant des semaines . Soit ca se tasse et Mesa a gagné la partie, soit les syndicats arrivent a lancer un gros choc, ( par exemple une grosse repression bien provoqué ..quitte meme a payer l armee par les syndicats pour reprimer dans le sang ..comme en 2003 .... et hop, le lendemain dans la presse 200 morts avec femmes et enfants et la c est gagné pour les syndicats ...puisque les 90 % des boliviens sortiront de leur somnolence pour crier :" Mesa, assassin !" ...et Mesa suivra la methode " je m echappe en helico ! "

Bref nous voila a une charniere, aujourd hui ( jeudi ) en Bolivie c est la fete de Corpus Christi et demain vendredi c est la fete des meres, alors les syndicats ont decreté une treve jusqu a samedi ( le temps de se donner des idees de lancer ou de payer le prochain soulevement ! ).

Pour vous donner une idee de la bonne ambiance en ce moment a la Paz : pour la premiere fois depuis...des lustres, Mesa ne s est pas rendu a la cathedrale pour corpus christi ...la trouille !!!!!!!!!! des fois qu une balle perdu qui passait par la par hasard lui traverse le crane .....un accident quoi ! surement un " individu psychiquement instable" pourrait par exemple avoir une idee aussi saugrenue, non ? Bref Mesa il est resté a la maison aujourd'hui, il pleuvait pas beau pour aller a l eglise qu il a dit !

Et puis des "groupes radicaux" comme on dit ( puisque les syndicats sont eux officielement en treve...ca ne peux donc pas venir d eux, non ? ), ont mis un peu d ambiance sur la place centrale aujourd'hui ( il faut dire que la place en ce moment est interdite aux vehicules et aux personnes aussi ), donc pour faire vraiment la manif devant le palais en ce moment il faut vraiment vouloir ! ( mais les groupes "radicaux " peuvent !).

Pour ce qui est des coupures de routes, a la Paz ( en ville ) c'est aujourd'hui tranquille ) mais par contre les routes qui y menent sont ouvertes, fermees, ouvertes, fermees...bon tout depend de l heure !...en attendant la fin de la treve ...samedi ! En tout cas la route La Paz - Oruro est bloquee de meme pour la route La Paz - Desaguadero et vers Copacabana......Probleme aussi entre Bolivie et Le Perou au poste frontiere du cote du Lac Titicaca .

Bref comme qui dirait " tout va bien ", ca va si bien que l Argentine s est proposé de faire le mediateur, mais les boliviens ne veulent pas de mediateurs la dedans, ils vont regler leurs problemes "internos" tous seuls........ en tout cas aujourd'hui le gouvernement argentin a mis en place 5 avions Hercule pour rapatrier tous les argentins encore a la Paz si "el problema Interno" degenere !

A bientot !

Samedi la suite !

Herge !
Rencontre du Samedi 28 mais 2005 à Paris English translation pending
by Ailleursland · 2005-05-21 · 47 replies
Bonjour à tous,

Suite aux recommandations de François, je vous reprécise les détails de la rencontre du Samedi 28 Mai à Paris.

Cette rencontre est un RDV culturel, destiné à nous faire visiter et découvrir le jardin du Luxembourg sous un autre jour, grâce à l'intervention d'Anne48, architecte-paysagiste, qui nous fera un cours privé sur ce fameux jardin. Anne48 nous demande à tous de nous munir de blocs notes avec crayons et feutres, pour tenter de faire des croquis sur place.

Le rendez-vous est fixé à 14 heures au 97, bd Saint Michel, devant le bar le bac Saint-Michel. Pour les retardataires, départ à 14H30 à la grille du jardin la plus proche du métro, rue Auguste Comte, avec comme signe de reconnaissance un fauteuil roulant dans le groupe.

Une pause goûter est prévue dans l’après-midi. Amazonegirl a proposé d’emmener une tarte poire-chocolat, Voyageuse13 une tarte aux pommes maison, Kakinou une tarte à la rhubarbe, Ludomero un cake, et je me charge avec 2 autres personnes des boissons et des bonbons.

Pour finir et pour ceux que ça tente, nous terminerons la soirée par un restaurant chinois de la rue Royer Collars ( menu entre 9 et 15 euros ). Merci de nous indiquer assez rapidement si vous ne pouvez pas être présents au resto ( c’est noté pour jojo, smokey et ludomero )

Seront présents le 28 : 1 - anne48 + 2 personnes 4 - kakinou 5 - louce 6 - amazonegirl 8 - ailleursland + 1 personne 9 - triskelle 11 - smokey + Jojo 12 - mudem 13 - kaou28 14 - zen37 15 - kelaier 16 - Kairoh 17 - Pramod 18 - Aldine 19 - Voyageuse13 20 - shaniataly 21 – Ludoméro

Ouais en attente de confirmation.

Enfin, Pramod s’est proposé de nous montrer son diaporama du Népal. Pour le moment, rien de concret, mais Anne48 peut nous recevoir pour le visionnage…à suivre…

Voilà, je crois que j’ai tout dit…plus qu’une semaine à patienter.

En attendant, bon WE à tous

😉
Itinéraire Pérou août 2005 English translation pending
by Tranquille · 2005-05-19 · 23 replies
Nous sommes 2 amis désireux d'en savoir un peu plus sur le Pérou et donc sommes en train d'établir un programme pour Aout 2005. Voici ce que l'on nous a conseillé :

Trois semaines

Lima –3 jours- Plaza de Armas Visite de la cathédrale Visite de l’église et du couvent de San Francisco Dans le quartier de Rimac : Paseo de Aguas et alameda de los Descalzos Plages de Miraflores Visite de la station balnéaire de Barranco A Callao : visite de la forteresse del Real Felipe Visite du Museo Oro del Peru Visite du Museo Pedro de Osma Cuzco – 4 jours – La plaza de Armas Visite de la cathédrale et de l’église de la compania Visite du musée d’Art religieux Visite de l’église de San Blas Visite du couvent Santo Domingo et du Coricancha Visite du couvent Santa Catalina Visite du Musée inca Balade dans le quartier San Blas Excursion au Machu Picchu Puno – 1 jour – Visite de la cathédrale Marché Dans les environs : balade à Sillustani (splendide panorama) Lac Titicaca – 2 jours – Excursion à l’île de Taquile Arequipa – 4 jours – Balade dans la ville Visite du monastère de Santa Catalina Visite du Museo Santuario Andino Visite de l’église des jésuites La Compania Visite du Convento de la Recoleta Dans les environs : Excursion à la laguna de Salinas Balade au Canyon de Colca, avec visite des villages du Canyon : Chivay, la croix du Condor, Cabanacondé Visite de la ville de Nazca La cordillère Blanche – 2 jours – Visite de la ville d’Huaraz Visite du village de Monterrey, de la ville de Yungay, et de la bourgade de Caraz Trekking dans la cordillère Blanche Trujillo – 1 jour – Balade dans le centre Plaza de Armas Dans les environs : ruines de Chan Chan, Huaca el Dragon ou del Arco de Iris, pyramides du Soleil et de la Lune Cajamarca – 1 jour – Plaza de Armas Visite de la cathédrale et de l’église de San FranciscoVisite de l’église de Belen Visite de la chambre du Rachat Visite du Museo arqueologico Dans les environs : Banos del Inca Iquitos – 1 jour – Marché de Belen Visite du Musée municipal Visite de la maison de fer Expédition dans la jungle – 2 jours –

Si vous voyez des choses inutiles ou des oublis merci de bien vouloir nous "répondre" afin que nous puissions définir notre itinéraire idéal "prévisionnel"... On est conscient que quoi qu'il arrive nous ne serons pas déçu... Mais nous voulons mettre de notre coté le plus d'infos possibles... A bientot & Merci d'avance pour les réponses ^^
Quel trek choisir dans l'Himalaya? English translation pending
by Glucrin · 2005-05-12 · 24 replies
🙂BONJOUR A TOUS !

Comme j'envisage un petit voyage dans l'Himalaya pour l'automne et que j'hésite entre qq destinations, j'aimerais avoir vos opinions sur les lieux suivants : BHOUTAN - SIKKIM - LADAKH/ZANSKAR - TIBET- NEPAL .

Quel est la région représentant le mieux l'HIMALAYA ? (question banale et subjective🤪, mais qui est importante en ce qui me concerne car je ne pars que 3 semaines env.)

Je recherche surtout une région pour effectuer un trek tout en s'imprégnant de la culture locale, en évitant les coins touristiques (genre Katmandou).

Merci d'avance et à bientôt!😉

dom
Pérou en juin English translation pending
by Fabandco · 2005-05-10 · 9 replies
hello à tous

je pars le 13 juin au pérou pour 3/4 semaines et comme je commence à peine à preparer ce voyage je demande votre aide ..

je ne suis pas pour me retrouver parmi des hordes de touristes alors s'il y a des sites mieux et moins cher que le machu picchu par exemple dites moi !

quelqu'un a t il deja dormi sur l'ile taquile ? ca a l'air vraiment chouette

on a cherche a dormir chez l'habitant et des excursions types "rando vtt "quelqu'un peut me conseiller ?

merci d'avance a tout et tous !

si vous etes au perou en juin on peut se voir ?

amélie
Juillet en Bolivie et au Pérou (Titicaca- Choqueqirao) English translation pending
by Morgouille · 2005-05-09 · 20 replies
Je pars le 2 juillet pour La Paz, je souhaiterais savoir tout ce qui est bon à savoir ;-)

Quels sont les sites incontournables, par ou aller ??? Je suis interessée par le Titicaca, et Choqueqirao... Quelqu'un a-t-il fait cela ????

Je reprends l'avion le 25 juillet à Lima, je sais que c'est court, c'est pour cela que tout vos tuyaux sont les bienvenus !!!

Merci !
5 semaines au Pérou English translation pending
by Oliche · 2005-04-28 · 14 replies
Bien le bonjour !

Nous partons au Pérou du 4/07/05 au 9/08/05 et j'ai quelques questions... Point de vue argent

Nous n'avons pas de carte visa et nous avons l'impression que les commissions sur les chèques de voyage sont importantes. Pour ne pas prendre tout en liquide, est-il possible de retirer de l'argent via une carte de banque classique (par maestro) dans les grandes villes du Pérou ? Point de vue itinéraire

Voici ce que nous comptons faire : +/- 12 jours dans la cordillières blanches (trek, sommet) +/- 12 jours dans la région de Cuzco (trek, vtt dans la vallée sacrée), visites) +/- 3 jours dans la région du lac Titicaca +/- 3 jours dans la région d'AréquipaEst-que cet itinéraire vous semble faisable et judicieux ?

Quel trek conseillez-vous dans la cordillière blanche (ou celle d'Huayhuash) ? Un chouette treck d'une petite semaine sans trop de touriste.

Quel sommet pas trop techinique est-il possible de grimper dans la région ? Après le Cotopaxi (5897 m en Equateur) que j'ai gravi sans trop de difficulté il y a deux ans, je cherche un 6000 "abordable" Peut-être y a-t-il plus de possibilité dans la région d'Aréquipa ? Il paraît que l'Ampato n'est pas trop difficile.

Dans la région de Cuzco, il paraît qu'il n'y a plus de place pour le chemin de l'Inca. Est-ce vrai ? Est-ce qu'un trek vers Choquequirau vaut autant la peine ? Est-il possible de le faire sans guide ?

Nous avons l'intention de louer des vtt pour 3-4 jours à Cuzco et de parcourir ainsi la vallée sacrée. Faisable ?

Quelle île conseillez-vous de visiter sur le lac Titicaca ?

Dans la région d'Aréquipa nous aimerions "faire" le Canyon del Colca en 2-3 jours mais si possible sans guide... Faisable ?

Voilà, déjà un tout tout grand merci pour ceux et celles qui me répondrons !

Bonne journée ! Oliche.
voyage en Colombie English translation pending
by FàTahiti · 2005-04-09 · 14 replies
Bonjour je souhaiterais decouvrir la Colombie.

Bien sûr pour les colombiens avec qui on peut chatter tout va bien et le pays semble sûr🏴‍☠️.......idem pour les colombiens de France....Jai un collègue aussi qui n'a eu aucun probléme alors qu'à RIO il a été braqué deux fois!

Je ne vois pas l'intéret d'un voyage qui se limiterait au balnéaire sur CARTAGENA de indias...DONC y avez vous été en vacances avec une découverte complète sans avoir peur de vous faire kidnapper comme la pauvre INGRID(certes nous ne sommes pas des candidats aux élections colombiennes dénonçant la corruption..)

Qu'en est il vraiment pour les touristes?

Sur les brochures des tours opérateurs ils ne proposent que Cartagena c'est hyper limité ce qui expliquerait que le reste du pays ne soit pas sûr du tout??
trek padum lamayuru (au Zanskar) English translation pending
by Julien004 · 2005-04-03 · 28 replies
salut

je compte faire le trek padum lamayuru, en mai ou juin.

Je souhaiterais le faire en autonome, avec rechaud et tente. est-ce possible ? Ou peut-on trouver du ravitaillement ?

Et je cherche aussi des gens pour m'accompagner.... 2 ou 3 personnes en tout, ne bonne condition physique, ca me parait pas mal.

a+

Julien
Venez au Népal!!! English translation pending
by MelDuf · 2005-03-27 · 11 replies
Je viens de rentrer du Népal où jai fait le tour des Annapurnas.

N'hésitez pas à vous y rendre, la situation politique telle qu'elle nous apparaît en France est alarmiste. Sur place, aucun problème de sécurité, on peut se ballader sur le trek et dans Kathmandou en toute tranquillité. Les népalais sont un peuple très accueillant. Ils ont besoin de touristes pour vivre, en ce moment la situation est catastrophique par l'absence de touristes qui craignent la guérilla maoïste.

En plus, les paysages sont grandioses et variés.

Aidez les népalais dont la vie n'est pas facile, et qui pourtant gardent le sourire !!
Idees de volontariat - Amerique centrale et du Sud English translation pending
by 12a2 · 2005-03-02 · 25 replies
Bonjour a tous,

mon ami et moi voyageons pdt un an depuis octobre 2004 du Mexique a l'argentine en alternant tourisme et volontariat. Si certains d'entre vous cherchent des idees d'assoces ou de projets, notre site peut eventuellement vous donner des pistes :
http://12a2.blogs.com

Pour l'instant, nous avons ete dans des projets d'ecotourisme au Mexique (mangrove, lagune, protection des tortues), nous avons construit une petite bibliotheque dans un village au bord du pacifique au Guatemala (super contact avec les enfants de ce village), et nous avons passe deux semaines ds une assoce qui s'occupe des enfants des rues au Honduras. Tous les contacts et details sont sur le site.

On en est au 5eme pays sur 12, au Nicaragua, la route est encore longue mais ca passe tres vite!
Equateur ou Vénézuela? English translation pending
by Xwrebbitx · 2005-02-09 · 20 replies
Bonjour a tous!

Alors voila mon probleme... héhé... Moi et une amie partons en voyage de la mi-mai à la mi-juillet. Sauf que... on seul petit probleme se pose! On hésite entre L'Équateur et le Vénézuela. Selon vous, qui y sont aller, lequel est le mieux?!! On veut faire des treks en foret, voir la jungle, plein danimaux, des belles plages pour relaxer! des volcan! plein de truc, quelques touriste :P ...rencontrer la culture.

bref...lequel de ces 2 pays serait le meilleur choix compte tenu de ce qu'on veut faire? et lequel est le moins dispendieux? plus sur? etc..

merci de vos conseills!!!
Étiez-vous sur Phi Phi Island le 26 décembre (Thaïlande)? English translation pending
by Zeb · 2005-01-16 · 15 replies
Bonjour,

J'étais sur Phi Phi Island le jour du Tsunami. Nous étions au PP Princess, magnifique resort qui n'est plus maintenant qu'unn champs de ruine (voir ppprincess.com). Nous étions 4 (deux couples) et sommes rentrés au pays à 3 assez solidement blessés. Ce fut terrible.

Si vous étiez à Phi Phi island ce jour-là, j'aimerais qu'on se mette en contact. Pour comparer pour essayer de comprendre, pour remercier ceux qui nous ont aidé... Bref, pour essayer d'exorciser tout ça.

Et on n'est pas obligé de faire ça sur le forum. On pourra éventuellement faire ça dans l'intimité de notre souffrance.

Sébastien, victime du tsunami.
Argentine: 175 morts et 619 blessés dans une discothèque English translation pending
by Herge · 2004-12-31 · 3 replies
Buenos Aires 11h00 ( Paris 15h00 )

Hier soir aux alentours de 23h00, une discotheque (Republica Cromagnon) du quartier de Once a Buenos Aires a ete devastée par un incendie provoqué par un feu de Bengale lors d'un recital de groupe rock "Los Callejeros"

Un spectateur aurait allumé un feu qui aurait de suite enflammé la decoration des plafonds. Le feu s est propagé a une vitesse folle dans tout l'etablissement.

Pour une raison encore inconnue, l electricite a ete coupé et les 6000 personnes presentes a ce moment dans la discotheque se sont retrouvées plongées dans le noir rendant la fuite tres difficile. La grande majorite des 6000 spectateurs etaient des adolescents de 15 a 19 ans. ( la discotheque n etait habilitée que pour recevoir au maximum 1000 personnes )

D autre part, l unique sortie de secours etaient cadenassée et n a pu etre ouverte.

Le proprietaire ( Omar Chabán ) de la discotheque est recherché par la police et se trouve pour l instant en fuite .

Le bilan pour le moment (11h00 h.arg) est incroyablement eleve : 175 morts et 619 blessés

Peu a peu les familles se sont rendus sur place pour verifier si leurs enfants etaient dans la discotheque, les ambulances ont evacues jusqu a 3 heure du matin les blesses...

La pluparts des jeunes n avaient pas leurs papiers sur eux, ce qui rend tres difficile a la fois la reconnaissance des personnes decedes ainsi que des blesses en etat de choc ou dans le comas .

Voici une premiere liste des personnes hospitalisees dans les differents hopitaux de la zone:

Florencia Gauna, Exequiel Capitanich, Diego Noriega, Federico Bustrac, Gimena Carrizo, Romina Costa, Paula Durray, Daniel Luna, Florencia Gallardo, Miguel Vacarotta, Verónica Creposai, Cristina Guinayer, Facundo Flores, Leonardo Castro, Federico Serrano, Marques Morán, Soledad Grabrielle, Mariano Silva, Ayelen Mona, Alfredo Díaz, Hernán Alderete.Aixa Alvarez, Leandro Alvarez, Rubén Dario Arena, Ezequiel Asco, Hernán Baigorria, Nicolás Barani, Guillermo Canavese, Lucas Córdoba, Martín Charnapolski, Marcelo Churruarín, Luciano Darnica, Ezequiel Díaz, María Victoria Dobal, Carolina Domínguez, Julián Ferrari Lescano, Manuel Gómez, Jorge Jelfi, Javier Laura, Carlos Ledesma, Cintia Lobo, Carina Maciel, Amilcar Moreno, Iván Moreno, Lucía Novoa, Luis Padilla, Yesica Pardo, Gigi Pérez, Jonathan Pérez, Leandro Prinocik, Gerardo Riccini, Samantha Rosembleg, Noemí Santos, Sabrina Santos, Facundo Villalba.Soledad Sequeiro, Candela Martinez, David Couche, Rúben Pérez, Carolina Moreira, Lorenzo Galarza, Cecilia Piner, Faustino Brizuela, Martín Perez, Anahí Aranda, Emanuel Countri, Florencia Uze, Diego Cardozo, Mariana Sosa, María Sánchez, Agustín Gimenez Caro, María Orti, Santiago Perez, Martin Letieri, Ricardo Nuñez, Jorge Ramírez, Lorena Cartineli, Graciela Acuña, Carlos Luna, Adriana Juárez, Agustin Poll, Cristian Godoy, Leandro González, Hugo Domínguez, Octavio Sánchez, Daniel Delgado, Carlos Ramírez.Neomí Salto, Guillermo Canaves, Emanuel Gómez, Belén Olivera, Inés Carrasco, Emanuel Vonkar, Jorge Herrero, Matías Rodríguez, Emanuel Rodríguez.Jorge Scarcella, Paula Canzonieri, Andrés López, Diego Lichtenstein, Hernán Cevallos, Martín Cevallos, Analía Ferreira, Lucas Eletto, Natalia Castelli, Johnatan Iñíguez, Sergio Villalba.Iris Carrasco, Pablo Alanis, Martín Gómez, Maximiliano Laguis, Grabiel Avalos, Cristian Velazquez, Exequiel García, Facundo Bardero, Pablo Espinoza, Mariano Durán, Germán Esquivel, Cristian Tamborini, Julio del Río, Angel Pérez.

Les autorités n ont pas encore rendu public la listes de 175 vicitimes..

Pour avoir acces a la chaine d information continue argentine : "Telenoticias ", se connecter a : www.tn24horas.com Herge!
Cherche ONG ou association Amérique Centrale ou latine English translation pending
by Sandrin · 2004-11-08 · 18 replies
je suis actuellement à la recherche de personnes travaillant ou ayant travaillé au sein d'ONG ou asso en Amérique latine ou centrale

j'ai par ailleurs déjà réaliser une démarche personnel de volontariat au chili en 2003 auprès de jeunes défavorisées au sein d'une asso chilienne. il s'agissait de prévention de la délinquance et réinsertion de jeunes délinquant.

j'aimerais renouveller l'expérience sur du long terme (1an si possible à partir de janvier 2005

toutes propositions et contacts ou renseignements seront les bienvenus

bon courage à tous pour vos démarches, je peux aussi vous renseigner pour d'autres info pour ce qui souhaite

sandrin

merci d'avance

sandrin
Cherche volontaires/ colaborateurs vivant en Argentine pour réalisation documentaire video English translation pending
by Nicolasito · 2004-10-07 · 36 replies
Salut,

Je viens sur Bs As la semaine prochaine faire des reportages video sur des familles d'amis argentins vivant à Bs As, La Plata et Salta. J'ai des projets de reportages sur l'Argentine en général (histoire, traditions, sport, musique, gens, Français vivant là bas, prises de vue pour montage en musique etc...).

Je suis amateur (pas très expérimenté) et me lance dans une passion qui me tenait à coeur depuis des années. Etant tombé amoureux l'année derniere de l'Argentine et l'Amérique du Sud, j'ai pris une année sabatique pour visiter, rencontrer les gens, réaliser des docs etc...

Toute personne vivant en Argentine et ayant une bonne connaissance de ce pays est vraiment la bienvenue pour me contacter et afin que l'on essaye de réaliser quelque chose de sympa. Aussi, j'aimerais avoir descontacts un peu parout dans le pays afin de pouvoir aller les interviever et suivre leur conseils pour ne pas louper les choses interessantes de leur région pour mon doc.

Je cherche aussi des personnes interessées à me suivre ou donner un coup de main à réaliser des interview, prises de vues etc...car je serai des fois seuls quand mes amis argentins ne pourront pas être avec moi.

Voilà, j'espère que l'on se croisera peut être! Et merci mille fois pour toute aide.

Ciao, Nicolas
Seule en Colombie en décembre English translation pending
by Lunallena · 2004-09-27 · 25 replies
Coucou!

Est-ce que quelqu'un connaît la Colombie?

Je compte y partir en décembre pour un mois mais je n'ai que peu de renseignements sur ce pays, mis à part la certitude que c'est une destination fabuleuse (et peut-être pas encore envahie par les touristes). Est-ce dangereux pour une fille en sac-à-dos? Connaissez-vous des itinéraires sympas? J'aimerais aussi éventuellement redescendre sur l'Equateur, est-ce possible et facile d'accès? Passionnée de salsa, où faut-il aller pour vivre cette danse intensément?

Toute autre info sur ce pays sera vraiment la bienvenue...

Merci!
Un recit a 20 000 mains English translation pending
by Douya · 2004-08-18 · 16 replies
Pour fêter la réussite de VF et réunir les innombrables talents des voyageurs-écrivains-croqueurs-peintres-poètes, je propose d’imaginer les déambulations d'un voyageur de part le monde. Ce héros, en l'honneur de notre gourou spirituel, on pourrait le nommer SoiFranc ("soit beau, soit fort, soit grand", disait sa maman pendant toute son enfance, sans imaginer que, un jour son fils adoré entre tous ses fils créerait une drogue virtuelle et révolutionnaire sans antidote connu à ce jour et qui serait à l'origine d'échanges réels extraordinaires, de projets fous et même de vrais mariages d'amour!).

Notre SoiFranc a toute la vie devant lui, les yeux, les narines et oreille grands ouverts, une soif inepanchable de connaissances, mais malheureusement pas la capacité de se téléporter de Samarkand à Teotihuacan en un claquement de doigt ou un cliquement de souris.

Je commence le récit à Montréal, à vous de le continuer vers l'est ou l'ouest, le nord ou le sud, au grés de vos expériences, vos envies, vos impulsions. Tous les moyens et les styles sont permis, voyons jusqu’où nous sommes capable de transporter notre héros international.

Ca y est ! Apres des mois d'hésitations, de renoncements, de oui-mais-non, SoiFranc a enfin donne sa démission a son patron. Un soulagement énorme, un bonheur indescriptible, et toute la vie devant lui pour découvrir le vaste monde et voir si l'herbe est plus verte chez le voisin.

Bercé depuis si longtemps de récits de voyages, des grands noms d'hier et d'aujourd'hui, des Nicolas, Ella, Théodore, Jack, Sylvain, Priscilla et tant et tant d'autres. Gavé d'images télévisées époustouflantes, de reportages de National Geographic inoubliables. Le grand pas est fait ! A lui de mettre le pied là où sa main n’est pas encore allée !

Passeport, vaccins, argent, tout est en règle. Le sac est un dilemme. Valise ou sac à dos ? 50 litres ou 10 kilos ? 5 pantalons ou seulement 1 short ? Vêtements chauds ou froids ? Apres moult réflexions, qu’à cela ne tienne, prenons que le strict nécessaire, on trouve de tout au bazar de Gao ou sur les plages de Goa. Carnets pour coucher des mots, appareil photo pour immortaliser des sourires, SoiFranc est enfin prêt pour le grand voyage.

Un dernier coucher et lever de soleil sur le Mont Royal pour embrasser du regard sa chère patrie…

Et l’aventure, enfin, commence, au pied de la porte, le premier pas, celui qui conduira a tant d’autres. Abandonner tous les réflexes de l’homo modernus, plus de voiture, il faut recourir aux merveilles des transports en commun.

On the road !

Gare routière, devant l’immense panneau d’affichage. SoiFranc n’a aucun itinéraire tracé, il veut voyager au gré des vents et des courants, se laisser porter par son instinct et les rencontres, le meilleur des guides.

Dans 5 minutes, 2 bus. L’un va vers l’ouest, l’autre vers l’est.

Pile ou face ?

….
Mon Paris-Hendaye stoppé au but de 2 jours: récit English translation pending
by Cyclomoulin · 2004-08-16 · 35 replies
Un Paris-Hendaye en solo, 13-14 août 2004, stoppé le deuxième jour- Récit

J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…

Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.

j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.

Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.

J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.

j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.

Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.

Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.

Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c’est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !

moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.

J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.

Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.

Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.

Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.

Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.

j'etais compeletement euphorique dans l’effort .

Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.

Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’

En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,

mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.

Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.

J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !

Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).

j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.

Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.

Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.

J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.

J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.

Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.

Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.

Reveil bien avant le lever du jour.

J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.

Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.

Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.

Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.

J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.

C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.

Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.

Zut.

Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?

Je me douche sans savon.

Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).

Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion

je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.

Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.

Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.

Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !

la journée commence tres mal pour moi.

C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.

je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.

je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.

en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).

Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.

le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …

C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !

En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.

Je bois goulument un thé tres sucré.

Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.

C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :

j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.

je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !

La totale.

Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.

Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.

Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.

Je ressens intensément un bien être.

Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.

Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.

Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.

En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.

j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .

j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’

Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’

J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.

Finalement je repars.

Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).

je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.

Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.

samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE

mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !

J’expliquerai plus loin.

J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….

… la Beauce.

des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps

LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !

de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.

A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.

finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.

à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.

je repars sous les aboiements menaçants.

je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.

elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.

je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:

elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’

elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "

Misère !

La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.

Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’

Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.

je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?

c'est ‘marche où crève’.

je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.

Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !

En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.

C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.

je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.

c'était un homme jeune et apparament ouvert.

je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.

il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.

Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.

A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.

mais je me repete.

La Beauce quoi !

J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.

Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?

J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.

je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !

Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.

Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !

je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.

C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.

Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.

apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un

peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!

je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.

toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.

Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !

Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?

C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.

Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.

je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.

je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos

alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.

le cauchemard continue.

dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.

Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.

je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.

Que faire ? j'hésite.

je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !

je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.

C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes

Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !

Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.

La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.

Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’

N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !

mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.

Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.

Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.

En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !

Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.

Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.

Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !

ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.

J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.

(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).

Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "

en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.

J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !

La réalité depasse tres souvvent la fiction.

Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.

J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.

Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.

mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.

Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.

J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.

En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.

Ça fonctionne tres bien.

La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !

mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !

Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.

Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.

Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.

En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.

Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.

Ce sont des choses qui arrivent.

(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)

Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.

J’ai pris quelques photos.

Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.

Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.

Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.

Donc je pense que ça ça va marcher en France.

Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.

Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !

C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.

Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.

je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.

Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.

une methode radicale s’imposait en consequence.

Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !

Pour fini, mes conclusions :

1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.

2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.

3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.

Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.

4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.

5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.

6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.

7 - j’aime pas Arthur.

8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.

J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.

Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.

je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.

‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)

Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !

Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !

Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !

Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
Trek au Népal avec un enfant de deux ans English translation pending
by Katia · 2003-03-24 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je vais peut-être partir au népal en avril pour rejoindre mon mari qui ira grimper un sommet de plus de 8000. Mes enfants agés de 9 et 2 ans m'accompagneront et je souhaite faire un trekking avec eux dans le région des annapurnas (que je connais pour être allée dans ce coin 2 fois). J'envisageais un trek de 15 jours avec une montée à une altitude maxi de 4000m et ne pas dormir au dessus de 3200m env.

Je connais quelqu'un qui a fait un trek au Népal avec sa fille de 3 ans, elle n'a eu aucun problème mais je souhaite d'autres témoignages.

Comme je dois me décider assez rapidement, votre avis est attendu avec...impatience.....

Merci à vous

Kati
Page by Page on the Assisi Way – 1,200 km on Foot
by RichardXI · 2026-07-08 · 94 replies
Preamble

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.



In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?

And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.

Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.

This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.

Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

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