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Brastilava: coût de la vie, bars, boîtes de nuit English translation pending
by Aaleex33 · 2008-01-09 · 18 replies
Bonjour à tous.Voila nous sommes trois jeunes hommes de 20 ans et nous prévoyons d'effectuer un voyage d'une petite semaine en Slovaquie, à Bratislava à la fin du printemps.J'ai vu beaucoup de commentaires favorables sur cette destination, ce qui nous a conforté sur ce choix.Cependant pouvez vous me donner des informations sur la ville de Bratislava en elle meme, les habitants( francophones?, accueuillants?, sympathiques??).La vie est t'elle chére la-bas?Nous prévoyons également de sortir le soir donc avez vous des adresses de bars/boites simpas?Enfin pouvez-vous me conseiller des hotels de qualités?merci d'avance!!🙂 aaa
Quel hôtel choisir à Bayahibe? English translation pending
by Mimadel · 2007-08-31 · 13 replies
bonjour! je souhaite repartir en rép dom en février ou mars 2008. je suis déjà allée à punta cana mais cette fois-ci, je souhaiterai changer de coin. J'ai lu que bayahibe était un trés beau site. le souci, c'est qu'il y a plusieurs hotels et pour un même hotel, j'ai lu des critiques complètement opposées! alors selon vous, quel est le meilleur hotel de bayahibe et pourquoi? j'espère que votre aide me permettra de me décider! merci d'avance
Voyage dans l'ouest des États-Unis en été 2008 English translation pending
by Blondie · 2007-05-07 · 5 replies
Bonjour,

je prépare (un peu à l'avance j'avoue - mais ça me permet de rêver !) un road tour pour l'été 2008. Je suis partie l'été dernier dans l'ouest en circuit accompagné, j'ai adoré, réalisé mon rêve et rencontré pleins de gens sympathiques. Je rêve de retourner là-bas et désirant faire partager ce voyage avec mes proches et leur montrer ce que j'ai vu, je prépare donc ce voyage pour nous tous. Si je n'étais partie qu'avec ma soeur comme l'été dernier, il est probable que j'aurais refait un circuit accompagné mais là nous serons 4 voir 5 personnes. J'avoue qu'en circuit accompagné, vaut mieux être au plus 2 pour pouvoir s'intégrer... Et puis, à 4, je ne serais pas la seule à conduire, nous serons deux...

Bref, je cherche à faire un budget et à trouver le circuit adapté. Nous comptons partir 2 à 3 semaines.

Je souhaite arriver à LA et y passer 3 nuits pour y passer 2 jours complets (pour info, j'aime beaucoup l'ambiance de cette ville). Idem pour SF, j'aimerais y passer 2 jours complets donc 3 nuits. Pour Las Vegas: 2 nuits pour une journée complète et deux soirées là bas. Concernant les parcs, j'aimerais passer par Monument Valley (mon préféré !!! j'en garde un souvenir si beau !), Grand Canyon, Bryce Canyon, Death Valley, Sequoia Park et Lake Powell (Page ?). Nous ne sommes pas de grands randonneurs donc pas de grandes ballades dans chaque parc, une à deux heures de promenade (heu... death valley on se limitera à 5 min de cuisson nous suffirons !!!! mdr !).

Cet été j'ai fait la ville fantôme de Calico, peut être pourrait on intégrer une ville fantôme à notre circuit. En connaissez-vous qui vaille le coût de s'y arrêter ?

Pareillement, je souhaite faire un passage sur la route 66 (pour faire plaisir à mon papa !!!!).

L'été dernier nous avons fait une halte à Laughlin, j'avoue ne pas avoir trouvé cette ville très intéressante...

J'aimerais donc aller de LA à SF voir même de faire une boucle LA-LA en passant par la côte que je ne connais pas. D'ailleurs que me conseillez-vous comme visite su la côte.

Donc en gros, pourriez-vous m'aider à faire ce circuit (mettre les lieux dans le bon ordre) et auriez-vous une idée de budget pour 4 personnes là bas (la 5ième ne sachant pas encore si elle viendra et je doute qu'elle vienne...). Nous louerions une voiture tout le long. Quant aux hôtels rien d'extraordinaire sauf peut être à LV (mais peut être arriverais-je à trouver un bon prix en n'y allant pas un week end...).

A LA, je pense chercher un hôtel près de Santa Monica. A SF, peut être pas trop loin de fisherman...

Voilà donc une ébauche de mon circuit... Je m'y prends tôt mais je veux faire le meilleur voyage !!!! J'avoue que je pose beaucoup de questions ! Merci d'avance pour votre aide.
Attaque au Bahia Principe Punta Cana English translation pending
by Smart · 2007-02-03 · 10 replies
bonjour,

j'aimerais avoir des infos sur un québecois qui c'est fait attaquer sur le site du bahia principe punta cana, surtout si des gens était sur le site quand c'est arrivé .

merci
Hôtel à Delhi English translation pending
by Toraja · 2007-01-29 · 6 replies
Bonjour,

nous sommes à la recherche d'un hotel à Delhi ayant les caractéristiques suivantes : catégorie "budget moyen" dans le terme consacré du Lonely Planet. nous ne souhaitons pas loger dans un hotel de type "routard", nous souhaitons nous poser confortablement qqs heures avant de plonger dans un trip exclusivement "couleurs locales" en direction de Haridwar, rishikech, gaumuk, ..... notre budget : 40 euros pour la chambre double reservation possible par mail depuis le France... et fiable venant nous récupérer à l'aéroport (comme tous on arrive tard...) pouvant réserver à notre place des billets de train (souhaitons repartir dés le lendemain matin de Delhi pour Haridwar)Nous avons consulté les discussions sur ce sujet et nous avons noté pour l'instant une seule adresse répondant à ces critères : "chez Pervez"

Merci pour vos adresses,
Thai Pearls
by Cl30 · 2006-12-29 · 22 replies
I brought back a cultured pearl necklace from BKK. Is it true that there are farms for them? What does the term "Fresh water" mean? Everyone around me has their own opinion. Thanks for your answers. L30
Est-ce que les Péruviennes s'acclimatent bien en France? English translation pending
by Alexo57 · 2006-08-31 · 22 replies
Bonjour, j'aimerais savoir si les peruviennes s'acclimatent bien en France, et si il y a des assoc. dans le nord de la france et dans l'Est où les peruviens peuvent se retrouver entre eux. Nous francais, sommes nous bien vus la bas? Je vais bientot y aller pour voir ma douce et j'apréhende.
Bons plans sur Los Angeles? English translation pending
by Csolio · 2006-06-28 · 20 replies
Salut à tous Je suis tout à bord ravie de rejoindre ce Forum 🙂.

J'avais fait un circuit au Usa l'an dernier, j'y retourne cette année plus prescicement à Los Angeles car cette Ville me fascine(Jdr le cette ville, fan de 24h biensur, fan....Je repars donc très bientot, 1semaine à l'hotel Ramada Inn West Hollywood boulevard sante monica.J'ai quelques informations à vous demander avant de partir. Voila je voudrais tout d'abord vous demander si il exisite des coins sympas près de mon lieux de residence soit Ramada Inn dans le Boulevard Sante Monica ?(Tout est n'importe quoi) Après je voulais vous demander si il exsite des Magasin de Plantes Carnivores près de Santa Monica ? car j'adore cela et je sais qu'il a plein d'espece qui vienne de Californie. Puis je souhaiterais également savoir si il y à des Magasin de mode sympas pour mon age (17 ans) ?

Existe t-il un Service de Livraison de Donuts et de Fast Food 😛 ?

Pour finir, je voulez vous demander aussi si il y à l'acces à internet Wifi dans toute la ville ?

Merci d'avance pour vos reponses 😉
Musée du quai Branly English translation pending
by Zitoune · 2006-06-21 · 21 replies
Ce n est pas vraiment un evenement en rapport avec le voyage mais c est un evenement culturel qui touche a toutes les civilisations. Aujourd hui etait inaugure a Paris le musee du quai Branly :

http://www.lemonde.fr/web/article/0, 1-0@2-3246, 36-785707@51-784215, 0.html

Comme il faut etre objectif et comme il n a pas tort : http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_43789.asp

http://www.quaibranly.fr/ (dans le mecenat, il y a Pernod Ricard, ca promet!)

Et comme disait Jacques : "il y a le refus de l'ethnocentrisme, de cette prétention déraisonnable de l'Occident à porter, en lui seul, le destin de l'humanité (et je rajouterai, pardon Jacques, cette pretention deraisonnable a porter les malheurs de l humanite). Il y a le rejet de ce faux évolutionnisme qui prétend que certains peuples seraient comme figés à un stade antérieur de l'évolution humaine, que leurs cultures dites 'primitives' ne vaudraient que comme objets d'étude pour l'ethnologue ou, au mieux, sources d'inspiration pour l'artiste occidental."

Faudrait qu il vienne participer a VF, detruire un peu le mythe de l authenticite (il a la peau dure), celui du bon sauvage chez qui bon nombre aimerait etre heberge au moins une nuit, cette fameuse "nuit chez l habitant", ou ce fameux "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" parce que j ai pris l avion!! Mis a part ca, a partir de ce week end, les salles d expo sont ouvertes au public. Bonnes visites!!
Retour de l'hôtel Playa Pesquero à Hoguin English translation pending
by Kamikaze941 · 2006-02-18 · 17 replies
Bonjour a tous! avant de partir pour mon voyage au playa pesquero je demandais plusieur information ici sur ce site!! alors je tennais a vous donner mon point de vue sur cette hotel...Premièrement je suis arrivée hier soir (17 février)tres bo vol avec air transat...(si vous avez la chance d'être dans le club transat c'est encore mieux je le prend tjrs!!service 5*)bon bon bon premièrement l'hotel..des notre arrivée, nous avons été tres decus car aucune ambiance quand nous somme arrivée.. aucune petite musique, , , rien..et en plus l'organisation pour la receuille des chambre tres mal organisée, , , ensuite point de vue hotel si vous aimer les site grand..tres tres grand alors vous aller adorer. moi jai été a tout les restaurent a la carte et il son vraiment bon.. le seul par contre qui est pas tres tres bien.. c'est l'asiatique mais pour le reste c'est tres bon.pour ce qui est du buffet.. ben.. ça se répète toujours.il y a un restaurent sur le boulevard principale qui se nomme la tratorria... VRAIMENT bon!! EXCELLENT... moi en gros ce qui ma tres decu c'est le personelle..non je ne généralise pas tout mais quand même apart quelque exception... le personelle surtout ceux du bar lobby.. ne marche que seulement avec le tips...oui je tips beaucoup..mais il vienne a 90% du temps lorsque il voit que tu a dequoi entre les main.. ou bien tu a une camisole plongeante!!!les activitée son vraiment rare tout comme l'animations...malheureusement jai eu 3 jours de mauvais temps sur une semaine de voyage ce qui a encore plus decus mon voyage.. mais comme je vous dit si vous aimer les hotel tres tres grande vous aller adorer.. c'est juste plate parceque la qualitée ny étais pas vraiment.... alors si vous avez n'importe quels question a me poser ca va me faire plaisir de vous répondre!!! ma cote...... 7/10 ciao là
Afrique du Sud: Prétoria-Blyde-Kruger-Drakensberg English translation pending
by PapyDeBlanch · 2005-07-26 · 4 replies
AFRIQUE DU SUD 25/02/2005 – 11/03/2005

Départ le 25/02/2005 Vol Air France Charles de Gaulle 23h45 Arrivée Johannesburg le lendemain vers 10h30.

26/02/2005 : A notre arrivée la charmante Hester et Pete nous attendent. J’avais contacté ces personnes par Internet à l’adresse :
http://www.centurionbb.co.za/PetesRetreat.php. C’est très agréable d’avoir quelqu’un qui nous attend à l’aéroport. La guesthouse de Pete est proche de Pretoria dans le quartier très résidentiel de Centurion et est distant d’une soixantaine de kilomètres de l’aéroport de Johannesburg. Durant le trajet nous faisons connaissance avec nos hôtes. La maison proposée est une charmante demeure ou une aile est dédiée aux invités. Cette aile contient 3 ou 4 chambres ainsi qu’un lieu de détente et restauration. Attenant à cette aile se trouve la demeure de Pete et Hester. Un charmant jardin entoure cette guesthouse avec une petite piscine. Outre nos 2 hôtes nous faisons connaissance avec Willem le fils de la maison qui se destine à être pilote de ligne ainsi que 2 chiens très joueurs. A noter que le premier choc est le niveau de sécurité de ces maisons dans les quartiers résidentiels : palissade autour de la propriété surmontée de fils barbelés ainsi que de fils électriques à haut voltage, pancarte indiquant qu’à toute intrusion il y aura « armed response », détecteur de présence dans l’environnement immédiat. Après un repos mérité, nous prenons une collation préparée par Hester et nous subissons notre premier orage, nous terminons l’après midi à lire dans ce beau petit jardin avant que Pete vienne nous demander si nous désirons boire un verre avec eux. Nous sommes invités sur la terrasse de la maison pour déguster les premiers verres d’un excellent vin d’Afrique du Sud. Nous discutons avec Pete et Hester de la vie en Afrique du Sud et de ce que nous envisageons de faire durant ces 2 semaines. Dans l’après-midi nous faisons une halte pour regarder le match de rugby France –Galles. Rugby qui est le premier sport en Afrique du Sud et Pete est très connaisseur de ce sport ainsi que du cricket. Nous avons le plaisir de faire connaissance de la sœur d’Hester et son mari qui voyagent beaucoup et ont le projet de venir en Europe fin mars et peut-être nous voir en France. Nous sommes invités pour le repas du soir non pas au restaurant de la guesthouse mais à la table familiale. Hester aime cuisiner et faire connaître les plats typiquement sud-africains. Je ne pourrai indiquer tous les noms de ces plats mais ils sont délicieux et très copieux. La soirée est vraiment très agréable en compagnie de toutes ces personnes auxquelles s’est joint Laurence un étudiant du Zimbabwe qui est un habitué de la maison.

27/02/2005 : j’avais demandé à Pete de me prévoir un guide pour visiter Johannesburg et Soweto. Dans toute la littérature, il est indiqué que ces visites doivent se faire avec un guide noir bien sur mais aussi habitant Soweto. Pete nous a trouvé un guide Justis qui est un immigré du Zimbabwe qui a vécu dans Soweto pendant de longues années. Justis après de nombreux petits boulots a créé une entreprise de transports et de courrier express. Cette activité marche très bien puisqu’il a 5 employés et autant de camions. Justis se révélera un guide passionné de Soweto et très respectueux de cet endroit emplit de la grande histoire récente de l’Afrique du sud. Nous commençons notre journée par un petit déjeuner préparé par Hester. (Pourquoi petit ?) Surprise Hester et Pete vont nous accompagner. Ils profitent de l’occasion car ils n’ont jamais visité Soweto. Nous sentons que nos 2 hôtes sont quand même un peu inquiet du déroulement de cette journée. Je pense et cela n’est qu’une supposition, je n’ai pas osé le demander à Pete : Pete était armé pour ces visites. Nous commençons la visite par les abords de Johannesburg et nous pouvons voir que des quartiers d’affaire et des zones industrielles se construisent nombreux et imposants. Nous passons dans quelques quartiers résidentiels avant de se retrouver sur une colline surplombant Johannesburg. Colline qui est un quartier très résidentiel, donc très protégé. Nous pouvons voir l’étendue de la capitale économique de l’Afrique du sud avec un centre garni de quelques hauts buildings. En fin de matinée nous arrivons à Soweto après avoir traversé un certain nombre de townships. Surprise non township n’est pas égal à bidonville.

Ceux-ci appelés squatter camps sont rejetés aux extérieurs des townships. Si les demeures sont très modestes, elles sont malgré tout de tenue correcte. Justis n’hésite pas à passer quelques zones dangereuses sans s’y attarder quand même. Nous arrivons bientôt dans le centre historique de Soweto avec comme particularité que dans le même quartier nous avons 2 maisons de prix Nobel de la paix : Nelson Mandela et Desmond Tutu. Non loin de là se trouve aussi la maison de l’ex femme de Mandela : Winnie très populaire en Afrique du sud malgré les inculpations de corruption. Visite de la maison de Nelson Mandela, une maison 4 pièces traditionnelle de Soweto.

Visite du musée mémorial de la tuerie de milliers de lycéens et étudiants en 1976 sous le régime de l’apartheid. Nous sommes très impressionnés par ce musée en se disant que l’humanité a parfois et trop souvent des cotés barbares irrépressibles. Dans ce centre de Soweto il ne nous est pas difficile d’imaginer ce qu’a pu être cette période et donne à cette visite une sorte de « religiosité » et nous ressentons « quelque chose » qui plane dans l’air. Ce « quelque chose » qui pourrait s’appeler culpabilité lorsqu’on se trouve être blanc. Justis a donné sa maison de Soweto à sa sœur et espère que nous pourrons aller visiter. Entre temps il appelle un ami et décide de nous emmener voir cette maison particulière pour Soweto : une maison sur 2 étages preuve que ce monsieur se trouve dans la « middle class ». Cet ami nous fait visiter sa maison ainsi que 3 maisons au-delà, une maison particulière qui est une taverne clandestine « shebeen » : fermée en ce dimanche midi. Ces tavernes ouvrent le soir pour des habitués du quartier, lieu de débit de boisson et de musiques blues ou rythm’blues. L’ami ensuite, pour parfaire notre connaissance de Soweto, nous emmène chez sa mère qui habite la traditionnelle « 4 pièces » auxquelles se sont adjoints 2 pièces à l’arrière. 20 personnes vivent en ce lieu, 1 personne travaille et 2 autres touchent une maigre pension. Il n’est pas nécessaire de dire la modestie des lieux. Comparé à d’autres lieux dans le monde, ces maisons sont d’une très grande propreté. Hester est très surprise en ouvrant la marmite sur le feu, d’y découvrir une tête de veau entière mitonnant dans un jus fort odorant.

Vers 16 heures nous décidons d’aller déjeuner ailleurs et de nous arrêter à une boucherie en plein soweto. Couramment dans Soweto une boucherie est attenante au rite national du braai, appelé chez nous barbecue. Nous achetons la viande à la boucherie et à la sortie vous la mettez directement sur le braai.

Quel délice ce déjeuner en pleine rue de Soweto, Hester mange très peu, je crois qu’elle craint l’hygiène à la fois au niveau nourriture et des ustensiles. Les habitants de Soweto sont amusés de ces touristes qui mangent à la bonne franquette des townships. Nous poursuivons notre visite de Soweto et Justis tient absolument à nous montrer une maison atypique d’un monsieur qui ne jure que par le blanc autant dans son habillement que dans sa demeure. La maison blanche s’avère être une grande demeure un peu délabrée, prouvant la montée et la décadence de cette famille. Après cette journée bien remplie, Justis s’amuse avec un bus délabré du Zimbabwe qui est largué dans les montées mais qui foncent et nous dépassent dans les descentes. Justis : « Mais je suis sur il n’a pas de frein ce bus ». Au retour de ce périple, après une bonne douche, Pete m’attend pour prendre l’apéro avec un bon verre de vin que nous dégustons au coin du braai car le dimanche soir c’est …. Braai.

28/02/2005 Nous nous levons tôt vers 4h30 pour prendre un bus qui nous amènera à l’est du pays près du parc Kruger. Prétoria est distant de 300 km environ de Nelspruit notre destination finale. Pete s’est levé pour nous accompagner au départ du bus. Il nous donne une boite hermétique comprenant un repas, tout cela amicalement préparé par Hester. Le bus passe d’abord par Johannesburg et s’y arrête environ 1 heure. Le bus de la compagnie Intercape nous propose un petit déjeuner à bord. Cette compagnie est très sérieuse car il y a un changement de chauffeur toutes les 2 heures. Nous avons décidé de prendre ce transport pour voir « du pays ». Ce que nous voyons du pays ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu il y a quelques années ……… aux états unis. Nos images et idées reçues africaines en prennent un coup. L’infrastructure routière, le parc automobile, les petites villes, la campagne, les habitations sont d’un niveau plus que correcte. Vers la fin du trajet nous quittons les plaines du Gauteng pour les paysages plus tourmentés de l’est du pays. Arrivée vers midi à Nelspruit, nous devons aller à Hazyview chez Gecko Bushpackers visible sur la toile à : http://www.gecko-bushpackers.co.za/ Nous avons choisi Hazyview pour sa proximité du Parc Kruger et de la région du Blyde River Canyon. A Nelspruit, vu le coût du transfert vers Hazyview (il y a 60 km environ), nous décidons de louer une voiture. A noter que, et cela nous est arrivé également dans la région de Durban, il est difficile de réserver sur place une voiture ailleurs que dans les aéroports. Par chance nous avons loué la dernière voiture chez Tempest à Nelspruit : une sorte de Wolkswagen Golf appelé Chico. Nous trouvons facilement Gecko qui est situé dans une forêt à l’écart de la route. Surprise Francis mon interlocuteur par mail, notre hôte est une femme (charmante aurai je pu préciser). Son mari (je suppose) possède une société de sécurité et protège les plantations de noisettes. Des exercices paramilitaires sont régulièrement effectués dans la forêt proche. Le lodge est très très simple, le repas du soir constitué par un unique plat du jour quoique correct est assez copieux et quand même assez cher.

01/03/2005 Le lendemain tôt nous partons pour 2 jours dans la Blyde river Canyon. Notre projet est de remonter au nord de la Blyde River et de la descendre jusqu’à Sabie avant de revenir le surlendemain à Gecko. Le site de Blyde River Canyon est impressionnant et magnifique. Ce site mériterait un arrêt et des marches pour une semaine.

Dans l’après-midi, après le modeste Lodge de hier soir, je m’arrête à Pilgrim’s rest charmant village de l’époque des chercheurs d’or préservé, pour y négocier une nuit au célèbre Royal Hotel : succès puisque j’obtiens une chambre avec une réduction de 40%. Cet hôtel comme le reste du village est constitué de bâtiments en bois et tôles ondulés. Vous pouvez avoir un aperçu à : http://www.royal-hotel.co.za Les chambres ont conservé le mobilier et l’esprit de l’époque. Le dîner au restaurant de l’hôtel nous apporte un buffet gargantuesque ainsi qu’une surprise : les employés du restaurant se lancent dans des chansons sud africaines de très haut niveau qui laissent supposer que le critère d’embauche dans ce restaurant est la voix.

02/03/2005 Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner (pourquoi petit §?) nous reprenons la route dans la Blyde River Canyon. La veille nous avions visité les sites incontournables : Three rondavels paysage à couper le souffle, potholes cascades qui creusent des pots, Berlin et Lisbon falls cascades vertigineuses en hauteur. Pour la journée nous décidons de faire le sentier vers les Forest Falls (1h1/2 de marche) cascade sublime aussi large que haute.

Ensuite nous nous redirigeons vers Gecko ou notre loueur doit récupérer notre véhicule. Il arrive à l’heure africaine c'est-à-dire avec presque 2 heures de retard. Dans la soirée, nous discutons avec un couple de canadiens qui voyagent en Afrique du sud pour 3 mois. Cela fait 3 jours qu’ils voyagent dans la parc Kruger avec leur véhicule sans voir d’animaux très intéressants. Ils sont très surpris et amusés que nous ne ferons qu’un jour de visite dans le parc. Contrairement à eux, nous avons demandé à Francis de nous trouver un guide.

03/03/2005 Levés à 4h30, nous réveillons également les canadiens qui doivent se faire encore une journée dans le parc. Notre guide arrive à l’heure africaine avec ½ h de retard. Il arrive avec un énorme 4x4 qui peut contenir 10 personnes. Nous prenons au passage d’autres personnes dans un hôtel et nous voila partis pour un jour de safari appelé game drive. Le jeu consiste à débusquer le « big 5 » c'est-à-dire rhinocéros noir, éléphant, buffles, lions et léopards. Dans cette recherche nous apercevons d’autres espèces bien entendu. Nous verrons au cours de cette journée beaucoup d’animaux dont 4 du « big 5 » car comme au kénya nous ne verrons pas de léopards. Il faut dire que les guides à bord de leur 4x4 sont en liaison par cb avec d’autres guides pour situer les animaux.

Arrivée au lodge triomphant car les canadiens n’ont rien vu de leur journée, je me fais un plaisir de leur montrer les animaux sur mon appareil photo. Ils me demandent alors de dire précisément ou nous sommes passés pour y tenter la chance le lendemain.

04/03/2005 Levés à 5h, Francis nous conduit à Nelspruit pour que nous prenions le bus vers Durban. Départ à 7h en minibus, arrivée à Durban vers 16h. Minibus de la compagnie CityBug. Un unique chauffeur pour tout le trajet, pas de boisson ou collation à bord. Quelques arrêts dans des cafétérias d’autoroutes. Les paysages sont très diversifiés vers la côte sud. Nous remarquons immédiatement le passage dans la région zoulous par leurs villages si caractéristiques.

Notre destination finale de la journée ne doit pas être Durban mais nous devons nous rapprocher de la région du Drakensberg ou nous pensons passer quelques jours. Lors de notre parcours nous nous apercevons que nous passons à Pietermaritzburg qui est une ville proche du Drakensberg. Avec l’aide d’une étudiante sud-africaine et surtout de son portable nous essayons de voir si nous pouvons louer une voiture dans cette ville. Malheureusement pas de véhicules disponibles, ils doivent être acheminés depuis Durban. Donc nous poursuivons jusqu’à Durban. A Durban, nous devons louer notre voiture à l’aéroport donc nous prenons un taxi. A tort nous aurons notre unique frayeur de notre voyage. Après quelques minutes, le chauffeur reçoit un coup de téléphone. Il nous demande à la suite de cet appel, s’il peut dévier sa route pour prendre un homme d’affaire du mozambique. Il nous promet de nous mener à l’aéroport avant de déposer son autre client. Imprudemment j’accepte. Quelques temps après ce chauffeur nous parle de la délinquance en nous disant que cela n’est plus une réalité en Afrique du sud. Le détour parait long et notre inquiétude commence. Heureusement la prise en charge du client concerné se fait à un hôtel. Le client n’a pas l’air facile. Il n’a de cesse de dire au chauffeur qu’il doit être absolument à 17 heures à son rendez-vous. Il est moins 10 et compte tenu de sa promesse il doit d’abord passer à l’aéroport. Chemin faisant, le client signale au chauffeur qu’il y a encore eu une tuerie dans un bus la veille en montrant les manchettes des journaux affichés !!! La pression augmente dans la voiture, le taxi est pris dans des embouteillages et il roule comme un fou slalomant comme aux plus belles heures de Killy. Je m’attend à tout moment que le chauffeur nous demande de conduire d’abord son autre client. En fait il n’en est rien et nous arrivons à l’aéroport à moins 4. Les minutes suivantes ont du être difficiles pour notre chauffeur. A l’aéroport, les voitures modestes ne sont plus disponibles, nous prenons une Chevrolet. Nous voilà partis, il est déjà près de 18h. 2 choix s’opposent : rester sur la côte et se diriger vers Underberg le lendemain, s’avancer un peu. J’avoue je force un peu la décision en nous avançant vers le Drakensberg. Nous descendons la south coast jusqu’à Scottburgh et là nous filons nord ouest sur la R612. Cette route est superbe, nous traversons des villages zoulous et des collines façonnées par la culture de la canne à sucre. Cette façon dont la végétation redessine le paysage nous fait penser à la culture du thé en Asie. Assez vite le jour tombe et la conduite devient plus pénible car dans la nuit il est très difficile de distinguer des noirs marchant non le long mais sur la route. Les villages sont très distants et nous ne voyons pas ni de restaurant, ni d’hôtels. La tension monte un peu dans la voiture !!! Lorsque la crise est prête à éclater nous arrivons à Ixopo. Je tourne pour rentrer dans le village, une petite pancarte devant une maison : trop sombre pour y lire quoi que ce soit. Je sonne et nous sommes tombés par hasard dans une guesthouse « Trevelen Country Cottage » Tel 039 834 1177 qui accepte de nous héberger et de nous restaurer. Cette chambre d’hôte est charmante quoique simple. La propriétaire apparemment d’origine écossaise va nous préparer un repas de toute beauté digne des meilleurs restaurants. La tension est retombée et le reste de la soirée est des plus agréable. 05/03/2005 et 06/03/2005 Départ après un petit déjeuner (pourquoi petit ?) pour Underberg, village en plein Drakensberg sud. Nous y arrivons en fin de matinée. J’appelle une ferme de la région pour le logement. Après négociation – 40% nous nous dirigeons vers Penwarn Country Lodge visible à http://www.penwarn.com à quelques kilomètres de la sortie d’Underberg nous devons prendre à droite une piste très carrossable sur environ 25 km et ensuite sur 4 km un chemin que nous avons la chance de faire par temps sec. La chevrolet frotte de temps en temps. Tout le long de ce chemin nous nous arrêtons une multitude de fois pour admirer les paysages : ce sont une succession de cartes postales. Nous arrivons à la ferme. Cette ferme a une superficie de 17000 hectares. Les repas sont faits avec les produits de la ferme. Le cadre est idyllique, paysage majestueux, logement très chic, repas excellent. Chose impensable dans ce pays : nous demandons à notre hôtesse les clés de la chambre, elle nous répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a pas de voleur, les chambres restent toujours ouvertes. Quand je vous dis idyllique !!! Toutes les activités sont possibles sur place : trek, pêche, équitation, safari, mountain bike, quad, parapente … Nous y passons 2 nuits, nous n’avons marché que dans la propriété. Les paysages sont à couper le souffle, et la faune très dépaysante : zèbres, gnous, élans … Nous faisons souvent du « hors piste » car les chemins sont peu tracés avec une attention particulière car l’Afrique du sud est un pays aux multiples variétés de serpents (nous n’en avons jamais rencontrés). Cette ferme a quelques animaux domestiques dont une loutre nimrod parfois envahissante lorsqu’elle est humide. Seule loutre à avoir son site internet : http://www.nimrodtheotter.com . Pendant tout notre séjour nous sommes accompagnés par la chienne gypsy qui parfois fatigue dans les ballades et demande à être portée. C’est la seule partie du Drakensberg que nous avons fait, je crois que le Drakensberg nécessiterait d’y passer un mois complet.

07/03/2005 et 08/03/2005 Départ après le petit déjeuner (eh oui ….) pour la south coast et l’océan indien. Nous nous arrêtons à Underberg où je téléphone à des lodges : finalement je trouve ce logement à Margate : http://www.ingwemanor.com . Nous prenons la route R617 passant par Kokstad et arrivant sur la côte à Port Shepstone. Il faut bien dire que c’est la partie de notre voyage la plus décevante car cette côte est envahit par des constructions touristiques pas toujours de très bon goût. Ensuite s’il y a une ville à éviter pour se loger c’est bien Margate. La propriétaire est très gentille et très stressée par la sécurité. La côte plus au sud du coté de Port Edward avec sa côte sauvage est à privilégier.

09/03/2005 Nous remontons vers l’aéroport en longeant la côte, nous reprenons un vol : http://www.kulula.com . Nous arrivons vers 21h à Johannesburg et nous retrouvons avec plaisir Pete et Willem à l’aéroport. Ils sont très curieux de ce que nous avons fait et de nos impressions sur leur pays. Hester nous accueille dans sa salle à manger avec un bon dîner et Pete est heureux de trinquer avec moi. J’avais demandé à Pete de me trouver un guide pour visiter Prétoria (ou plutôt Tshwane puisque la capitale a changé de nom pendant que nous y étions) et ses environs. Nous comprenons au cours du repas que Pete et Hester ont passé une partie du week end à nous concocter une journée de visite aux petits oignons.

10/03/2005 Visite de Prétoria et sa région. Nous démarrons la journée par la région située à 40 km environà l’est de Prétoria : Sterkfontein, Zwartkop, Driefontein (les « flamandphones » comprendront). Nous visitons les grottes de Sterkfontein trouvées dans une colline dolomites, c’est le site de la fameuse Mrs Pies (Piesianthropus transvaalenis) qui commence à prendre de l’âge 2 millions d’années. Déjà cette région contient une multitude de petites réserves. En fin de matinée nous arrivons à Prétoria et nous visitons la maison de Paul Kruger. En 1881 débuta la première guerre anglo-boer menée par Piet Joubert huguenots du Vaucluse et Paul Kruger. La république reprit son indépendance sous le nom de Zuid-Afrikaansche Republiek (d’où l’abréviation ZAR que nous retrouvons régulièrement). Paul Kruger devint en 1883 le 1er président de la ZAR, il participa dans les années 1836 au grand trek des Voortrekkers : soulèvement des fermiers contre le pouvoir. Ceci n’est qu’un raccourci de l’histoire déjà mouvementée de l’Afrique du Sud. Revenons à cette maison de Paul Kruger qui est une maison relativement simple avec le mobilier d’époque. Surprise dans une pièce, sur un meuble nous voyons des chiens en porcelaine semblables en tout point à ceux que mamie exposent à Killem. Dans la pièce suivante nous sommes ébahis de voir la salle à manger de mamie. Une pièce de cuivre au dos d’une chaise nous apprend que ces meubles viennent de Hollande. Voilà une découverte intéressante qui permet de mieux situer ces meubles de Killem.

Suite à cette visite nous parvenons au centre de Prétoria et la très animée et très jolie Church Square. Place à l’image de Prétoria qui est radicalement différente de la bouillonnante et inquiétante Johannesburg.

Ensuite nous nous dirigeons vers le Centre de l’Afrique du Sud avec Union Buildings, bâtiment qui regroupent tous les ministères. Devant cet édifice se trouve un très joli parc qui surplombe la ville. Nous décidons d’aller prendre un déjeuner très mérité. Nous allons au restaurant Blue Cane qui en plein Prétoria est aussi une réserve d’oiseaux. Pete et moi-même prenons une entrée composée d’abats d’agneaux. Plat qui aurait bien servi de plat principal pour 2 personnes. Le plat principal est à la mesure du plat précédent c'est-à-dire le double et le double des « ladies plates ».

Nous n’en pouvons plus et Pete demande un « dog bag ». Malgré cette abondance, ce repas fut délicieux et restera comme un très bon souvenir partagé avec nos amis Hester et Pete. L’après midi étant bien avancé nous ne pourrons plus que visiter le mémorial à la gloire des Voortrekkers.

Rapidement nous repassons à la guesthouse pour nous rafraîchir et nous préparer pour le retour. Hester et Pete nous reconduisent à l’aéroport où notre séparation est émouvante.

Si ce pays est dirigé par des noirs, tout le pouvoir économique est aux mains des blancs. Lors de ce voyage toutes les guesthouses et hôtels étaient détenus par des blancs donc l’essentiel de nos contacts l’ont été avec des blancs. Tout le monde reconnaît l’absurdité du système de l’apartheid. Hester racontait l’importance de la classification : white – black – coloured. Elle nous disait que bien qu’étant blanche, lorsqu’elle déclarait ses enfants, les officiers d’état civil exigeait de voir le bébé pour voir si la peau n’était pas foncée. Bien entendu il n’était pas de bon ton de bronzer. Lorsqu’il y avait doute, un crayon passé dans les cheveux pouvait indiquer la race !! Actuellement il y a des quotas d’embauche de noirs dans les entreprises même lorsqu’il y a carence de compétence. L’immigration de compétence est de ce fait importante. Tous les blancs que nous avons rencontrés ont un syndrome de la sécurité. Certains étaient assez stupéfaits de notre témérité de voyager dans les conditions qui sont les nôtres. A part dans le taxi à Durban nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, même immergés dans des quartiers « full black ». Imaginez le comportement des noirs voyant des blancs avec le pistolet à la ceinture. N’auriez vous pas un sentiment d’hostilité en voyant la confiance qui vous est accordée ? Je pense sincèrement que ce déballage de moyens de sécurité participe à l’engrenage de l’insécurité. Ce pays est très évolué, il l’est certes par les années de pouvoir des blancs et du pouvoir économique des blancs. Mais actuellement ce pays est prospère et au vu des travaux de construction, avec une certaine croissance. Les infrastructures sont exceptionnelles. J’avais quelques doutes sur la possibilité qu’un jour un pays africain puisse organiser un grand évènement tel coupe du monde de football ou jeux olympiques, aujourd’hui ce doute est levé. Pour l’avenir de ce pays, nous pouvons être pessimistes et optimistes. Pessimistes sur 2 points, l’afflux d’immigrés de pays voisins crée des squatters camps un peu partout, s’il y a révolte de ces personnes vivant dans la misère, les premiers visés seront les blancs et les noirs qui accèdent petit à petit à la middle class alors nous revivrons des guerres tribales comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays. Bien que Nelson Mandela ne soit pas directement au pouvoir, nous sentons très fort son influence partout dans le pays. Que sera l’état d’esprit des noirs à la mort de Mandela, lui qui est un formidable modérateur et fervent partisan de la paix ? Je ne peux terminer ce compte rendu que par une note optimiste bien sur. Lors de la libération des esclaves noirs aux Etats-Unis, qui aurait pensé à cette omniprésence des noirs dans la vie américaine actuelle (politique, économique, artistique, culturelle) ? Je pense que l’Afrique du Sud est au début de cette libération, le chemin parcouru est déjà phénoménal.
Martinique ou Guadeloupe, quel hôtel? English translation pending
by Steph2france · 2005-03-09 · 8 replies
Bonjour,

Je suis toute nouvelle sur le forum !!!!

Je prévois de partir dans 15 jours vers une belle destination mais je ne sais que choisir !!!! Que me conseillez-vous ? La Guadeloupe ou la Martinique ???

Je recherche de belles plages, de l'animation et de beaux paysages mais ne connaissant personne y étant déjà allé c'est un peu la grande question existencielle que je me pose !!!! Mais ou allez !!!!

J'ai regardé les divers hotels sur les offres promos, j'ai le choix mais .... je n'arrive pas à me decider !!!! Est-il important de prendre la pension complète ou non ?

Merci de votre aide !!!!

Voici les hotels que j'ai vu : en Martinique : BAIE DU GALION 3*, RESIDENCE HAMEAU DE BEAUREGARD 3*, MERCURE DIAMANT CORALIA 3*, Hôtel Diamant Beach 3*

en Guadeloupe : DOMAINE DE GOSIER, DOMAINE DE PETITE ANSE

Avez-vous d'autres hotels a me proposer ?

Désolée pour toutes les questions !!!!

Merci à vous toutes et tous de votre réponse !!!!
Un drame indien English translation pending
by Jaisalmer · 2004-05-18 · 39 replies
namasté,

Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.

Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.

Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.

Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?

Insoutenable !
Cruise around the islands of Komodo
by Galcargil38 · 2026-01-19 · 4 replies
5-day cruise around Komodo Not usually a fan of organized trips, during my stay in Labuan Bajo on Flores in May 2024, I started looking for a fisherman who could show me the islands around Komodo. At the port, I met Ari, a former freediver who knows the islands well, especially the best spots for fish and coral. At the Bohême guest house, I proposed this outing, and one of the activity leaders was happy to join. We headed to Angel Island, where Ari took us snorkeling around the island. During this beautiful day, we appreciated his professionalism, and I suggested coming back the following year for a 5-day cruise. We had to agree on a budget and the period to consider. Over the next year, we kept in touch via WhatsApp. However, a month before departure, Ari told me he had lent his boat to a friend, who ran it aground on a rock, causing it to sink. No boat, no cruise! Since we had an agreement, I asked him to find another solution. His searches in the port, where everyone knows each other, turned out to be fruitful. A certain "Captain" Kambar agreed to take us. He sometimes charters his boat for local travel agencies and could free up the requested period.

There will be six of us on board, as in the meantime, my daughter’s friend, Amandine, could join us for the cruise. Ari will act as a guide, and a mechanic will also be present. To reserve the boat for September 4th, Ari asked me to transfer a deposit of 5 million IDR to his account. After some hesitation, I decided to trust him and made the transfer. A few days later, he confirmed receipt of the amount.

In early September, we arrived in Labuan Bajo. Our first mission was to check the boat’s condition, the presence of life jackets, what we would eat, and if there were any restrictions on drinks. Everything was in order and met our expectations.

The day before departure, we met a 26-year-old Czech woman traveling alone after a stay in New Zealand. The description of our cruise excited her, and she got Ari’s number. That evening, at the restaurant, while we discussed the final preparations, Thérèsa joined us and asked if she could come along for the five-day cruise. Since she seemed like good company, I gladly accepted. However, following Indonesian custom, I negotiated firmly with Ari for a discount, and he agreed to lower the price by 2 million.

On September 4th, we set sail to explore the islands of Komodo and, above all, the seabeds, equipped with fins, masks, and snorkels. We had brought a board game for the trips between islands or for the evenings. In the end, it wasn’t used: the crossings rarely lasted more than an hour, except for two two-hour trips, and the conditions on board weren’t suitable for playing.



The first island we visited is north of Labuan Bajo: Seraya Small. We didn’t disembark but anchored a short distance away. The coral reef, between 5 and 10 meters deep, offered visibility of 8 to 10 meters. We started with a few dives from the boat, as the water was so inviting. As with most of the upcoming sites, we were the only ones enjoying this little paradise. Over about a kilometer along the drop-off, colorful corals and fish abound. As long as you don’t go past the rocky point on the right, the currents remain very weak, and the spot is accessible to beginners. After enjoying the sea enough, we returned to the boat, where Ari had prepared a good meal of rice, chicken, and vegetables. It was simple but excellent after all that effort.

In the afternoon, we discovered Bero Island, where it was very hot. There were fewer fish and corals than at Seraya, but the corals were on white sand, allowing for beautiful, bright photos.

In the evening, we visited Hatamin, a fishing village. The population is very young and curious about our visit. At our request, we could have watched a local dance, but it would have taken some time to organize, and we didn’t plan to return. Ari asked if we wanted to take a shower, as on the boat, we could only rinse off with a little water from a basin.

On the second day, snorkeling near Hatamin, a small paradise island with white sand like in a travel brochure. A small temple is located in the middle of the island. In the water, we saw our first small reef sharks, some clownfish, and a sergeant major fish that followed us throughout our swim. The most beautiful part to explore is opposite the beach. Many corals and fish of all colors. A sailboat was anchored a short distance away, but we didn’t see anyone except an old man who apparently lived in the temple above.





In the afternoon, we headed to the nearby island of Sabolong Besar. It’s a pretty little island with a harmonious resort made up of luxury huts that don’t spoil the landscape. In some places, the water is very clear with good visibility, and some schools of very young blacktip reef sharks swirl near the boat. There are beautiful corals on the left side of the resort and a bit of current when you approach the drop-off. Since the area to explore wasn’t very large, we had time to head to Sabolong Kecil. Then we went to the fishing village of Messah, where a Muslim celebration was taking place. There were people everywhere with many food offerings—what activity! It was like an anthill.



And at the end of the day, we anchored near Kanawa with a beautiful sunset.

On the third day, we discovered Kanawa and some hawksbill turtles. There were many colorful corals, but we didn’t stay long. During this day, the stops were close together, making it intense with four visits. Then we arrived at Sebayur Besar with a different snorkeling approach: Ari dropped us in the current, and we drifted for over a kilometer before he came to pick us up. At first, it seemed a bit worrying to see the boat move away while we were offshore, but we were quickly carried by the current and passed almost too quickly by so many corals and fish to see. What a pleasure to drift and freedive with little effort.

The drift lasted a good hour, and we reached Siaba Island, where the water was colder. There were many boats, and we had quickly lost the habit of seeing other tourists. Visibility was average—it was a nice spot, but after the drift at Sebayur, we liked it less. Around 1 p.m., we anchored with other boats because Ari met up with some friends, and we ate heartily since the cool water had whetted our appetites.



In the afternoon, we were at Manta Point. The water was cool, and there was a lot of excitement trying to follow the giant manta rays. We managed to dive down and get close to them, but it took a lot of effort and breath because, despite their leisurely appearance, they move quite fast for us little swimmers. Here, they come to feed and then return to the depths, and it’s not always certain you’ll encounter them. We ended the day at Makassar with a two-hour sail. There was a lot of wind and swell, the boat rocked, and we hoped there wouldn’t be an engine breakdown. We had to take down the tent on the boat’s roof, which had also been used for sleeping. Makassar’s beach is pink, caused by microorganisms called foraminifera. There are many beach huts along the shore, and we were alone, though it must get busy here during the day. On the fourth day, we visited Padar Island for its viewpoint amid hordes of tourists, then headed to Rinca and its Komodo dragons. Rinca is much less crowded than Komodo, which is why we chose this visit. We saw a few and took the usual photos. In the late afternoon, we snorkeled at Pempend Island, where the sea was choppy and the water a bit murky. And on the last day, we visited Strawberry Rock, named after the reddish rock overlooking the sea. There were many corals, but the water was rough with reduced visibility, and then we went to Kelor with its tourist "bars" and the pretty viewpoint.

In conclusion, we shared amazing moments and managed to complete our program. Luckily, the weather was very kind, and not a drop of rain fell in early September, except just upon returning to the port. It’s worth noting that after five intense days in the water from morning to night, we were glad to return to dry land because we were exhausted.

My daughter and her friend were so thrilled that, in return, they developed a website for Ari to help him get known, and I can share the link if you’d like. I visit Voyage Forum from time to time, so if you have any questions, don’t hesitate—I’ll answer them.
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Retour de notre croisière Arabian Night & India du 19 décembre au 2 février English translation pending
by Tatida · 2017-01-13 · 10 replies
Bonjour à tous

Petit CR de cette croisière, surtout pour les escales en Inde pour lesquelles il y a peu de retour. En bref, comme nous n' apprécions plus vraiment les longs trajets, nous avons volé le 17/12 avec Egytair avec une escale d' une nuit au Caire, logement à l' hôtel, le 18/12 vol du Caire vers Abu Dhabi, logement à l' hôtel et embarquement rapide et sans problème le 19/12. Le bateau est resté à quai jusqu' au lendemain midi. Il était joliment décoré dans l' esprit de Noël et de Hannuka.

Le 21/12 MUSCAT (Oman), arrivée à midi et départ à 22h au port de Muttrah. Comme nous y avions déjà fait escale précédemment, cette fois nous avons simplement pris le Big Bus. Tour de Muscat et retour à Muttrah. Franchement, nous n' avons pas trouvé cela très intéressant. Une promenade pédestre sur la corniche et petit tour dans le souk nous a mieux convenu. Après 3 jours en mer, arrivée à COCHIN le 25/12 (8h30-18h). Après avoir changé des € contre des RS dans une petite caravane à la sortie du port (qui se fait à pied, en longeant le bateau) nous avons négocié un Tuk-Tuk. ( Marrant leur prix, 1200RS ou 20$ ou 20€ ou 20£ !!!) J' avais préparé ce que nous voulions voir et je lui ai expliqué où il devait nos emmener. Pas de problèmes, nous avons passé 6h très agréables à Fort Cochin. Un truc à savoir; à Cochin, c' est très important pour les chauffeur de Tuk-Tuk de débarquer les clients dans quelques boutiques. Je l' avais lu en préparant notre visite mais le chauffeur nous a demandé si ça ne nous dérangeait pas et m' a réexpliqué que c' était très important pour lui. Juste faire un petit tour et sortir. Eh bien non, ça ne nous a pas embêté et si ça lui faisait plaisir , pourquoi pas. Retour au bateau; sur le quai, plein de petites boutiques de souvenirs s' y étaient installées. Le 26/12, New Mangalore (9h-18h). Je n' avais rien trouvé sur internet que nous aurions voulu visiter et les excursions proposées par le bateau se résumaient à la visite d' une entreprise noix de cajou ou d' une ferme produisant des épices avec en plus la visite de quelques temples. Nous avons pris le transfert (15$) proposé par le bateau jusqu' à un Mall en centre ville (qui est très loin du port). Comme nous ne sommes pas très "boutiques", nous avons vite fait le tour et retour au bateau. Pour nous, cette escale n' avait pas beaucoup d' intérêt.

Le 27/12, GOA (7h30-17h) Là, nous avons pris un taxi (oublié combien nous avons payé mais ce n' était pas cher) pour aller à Old Goa. J' ai demandé au chauffeur de nous amener en premier à "Our Lady of the Mount", chapelle qui se trouve sur une colline et d' où on a une vue d' ensemble du site. Le chauffeur était un peu étonné et a du demander son chemin, apparemment, ce n' est pas tous les jours que les clients lui font une telle demande. Il nous a ensuite déposé en "ville" où nous avons alors regardé plus en détail les différents bâtiments. Au retour, arrêt à Panaji, visite de Notre Dame de l' immaculée Conception qui se trouve sur la place centrale de la ville. Promenade (en voiture) dans le quartier de Fontainhas, quartier qui ramène au temps de vie portugaise.
Informations Airbnb sur le bordereau d'entrée au Japon English translation pending
by Sayonaka · 2016-12-05 · 19 replies
bonsoir, je prépare un voyage au japon, je vais utiliser le site airbnb. J'aimerai savoir du coup ce que l'on devait inscrire sur le bordereaux d'entrée au niveau de l'adresse et du numéro de téléphone Japonais.
Brexit: CNI française English translation pending
by ForzAndrea · 2016-06-24 · 42 replies
Bonjour amis voyageurs,

Bon comme beaucoup le brexit me fait me poser des question sur mon futur voyage dans 3 semaines. Si je suis munie d'un passeport, mon mari et mes enfants n'auront eux que leurs cartes d'identité françaises. Pensez vous que cela nous pose soucis pour passer la frontière? On parle un peu partout de visa, mais ils ne vont pas instaurer cela si rapidement si?

Quel bazar... Je suis très attristée par cette décision moi l'amoureuse de l'Europe 😕 Du coup j'attends aussi pour changer mes livres car a priori ça va chuter...
Marrakech, c’est le souk! English translation pending
by Stef2Mars · 2016-04-17 · 84 replies
Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant, qu’il s’agissait de ma toute première expérience en terre africaine.

Préparation

Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».

Vols

Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)

Logement

Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.

Voici le lien vers l’annonce :
https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765

Transports

Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.

Monnaie et change

J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).

Cuisine

Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :

CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com

LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz

Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.

La ville

Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.

Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.

Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…

Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.

Contact avec les Marrakchis

On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.

Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…

Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.

Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.

Déroulement du séjour

Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...

Quelques exemples de tarifs

Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.

Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !

Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.

Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.

Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.

Conclusion et conseils

La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.

Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.

Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.

Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.

Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».

Stef

PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Un mois en Polynésie: Polynésie-Française, île de Pâques English translation pending
by Sarnia · 2016-04-08 · 20 replies
En juin 2015 j'ai eu la chance de passer 4 semaines en Polynésie. Le prétexte était de rendre visite à mon frère qui habite là-bas (Papeete). Grâce à lui nous avons pu bénéficier de l'hébergement sur Tahiti, et il nous a aidé à préparer le voyage en réservant les transferts et hébergements sur les autres îles au salon du Tourisme de Tahiti, où les résidents peuvent avoir des offres intéressantes. Nous avons visité Tahiti, Moorea, Maupiti et Tikehau.

De plus, au milieu du voyage, nous avons passé une semaine à l'Ile de Pâques (Rapa Nui) en profitant des vols directs hebdomadaires de la compagnie Lan Airlines. Cette destination était un peu un fantasme pour moi depuis longtemps et je ne suis pas sûre de me retrouver un jour aussi "proche" donc nous avons franchi le pas!

Notre profil c'est pas très sportif, plutôt contemplatif. J'aime bien les beaux paysages, les couleurs, les lumières (je fais de la photo), un peu de balade à pied, mais pas trop de farniente plage. On s'intéresse aussi à la culture, à l'histoire, à la vie locale et en particulier tout ce qui a trait à la mer et les relations des habitants avec la mer. Je n'avais aucune expérience de snorkeling avant de partir mais je m'y suis mise (forcément) et je dois dire que c'est assez plaisant! 😉

Le budget total du voyage a été d'environ 5500€ par personne (billets d'avion compris).

On a eu une météo assez contrastée, avec pas mal de pluie et de vent, mais rarement de la pluie toute la journée (sauf une fois...) et donc des températures relativement supportables, autour de 26/28°C (j'ai du mal avec la chaleur, donc ça m'a très bien convenu). Beaucoup plus frais à Rapa Nui.

J'ai posté le récit et photos de ce voyage sur mon blog, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...ent-de-latitude.html Si seule l'Ile de Pâques vous intéresse, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...paques-1er-jour.html

Et j’ai aussi regroupé tous les points visités (ou parfois juste survolés) sur une carte

Je vais donner dans les messages suivant quelques détails et infos pratiques sur notre voyage, pour ceux que ça intéresse (et je réponds volontiers à toutes vos questions !).
MSC Preziosa, 17 / 24 octobre 2015:... en marge de la croisière English translation pending
by Cristianh · 2015-10-26 · 46 replies
Bonjour,

Déjà : à 48 h du retour ! ... Le temps passe aussi vite que sur le bateau, maintenant !!!! .... ou alors : - c' est que j' en oublie de plus en plus, en cours de route ... Fâcheux : a voir !

Les valises se rangent plus facilement que les idées: c 'est nouveau aussi, .... mais les impressions qui restent vastes et a contours assez flous, ont, par contre : un support authentifié, ( je me rassure la ) : - les évolutions voulues par MSC sur ce navire, - le nouveau club MSC , vu d' une carte black .... et les nôtres, d' évolutions : - passant de 2 passagers a 4, ....avec nos deux petits enfants : 7 et 11 ans 😛 - de transat a 20 jours, a.... " période scolaire " de 7 , - d' habitudes " Yacht Club " ( 80 jours quand même ) a " Auréa ", pour les usages intégrés, relativisant le fait que nous avions déjà vécu une transat de 20 jours au YC sur ce navire .... ( souvent, une petite tape sur la main ... " non : pas la, ... on ne touche pas " 😕 )

Je conçois, ( tiens, j' ai encore des neurones qui marchent ...!! ).. que cette réflexion " peut : ne pas intéresser tout le monde " ( formule incorrecte, mais plus modeste que : -" ne peut pas intéresser tout le monde "...😊 ) mais : si cela vous chante : ... a bientôt, 😉

Cordialement,
5 jours à Cebu English translation pending
by Bomb78 · 2015-07-04 · 33 replies
Hello tout le monde,

Je fais un petit périple d'une bonne quinzaine de jours en famille (parents pas tout jeune), madame et les 3 enfants (10, 14 et 16 ans) donc 7 au total..

J'ai quand même posé le programme suivant:

4 jours à sirgao island 5 jours à cebu 6 jours à bohol 2 jours à manille (shopping exigé par les miss 😄)

Afin de ne pas fatiguer tout le monde j'ai essayé de limiter les déplacements, le problème c'est que j'ai laissé un peu madame choisir les réservations et elle a réservé 5 nuits à cebu (non remboursable 😐) sachant qu'on a aussi 6 nuits à bohol..

Du coup je me demande quoi faire tout ce temps aux environs de Cebu (tout en gardant un peu pour Bohol) sachant que les nuits d'hotel sont déjà réservées... J'ai trouvé des infos disséminées par ci par là sur le forum, mais rien de synthétique, et surtout es choses qui se font à la journée départ de cebu city le matin et rentrée fin d'après midi par exemple.

Pitié ne me dites pas c'est trop long, je le sais déjà 🏴‍☠️

merci d'avance pour vos conseils
Costa Rica début 2015 English translation pending
by Skarine · 2014-10-07 · 12 replies
Bonjour à tous!

Avec deux amies, nous partons au Costa Rica en janvier 2015, nous y resterons 3 semaines. En fouillant sur le forum, je vois que plusieurs personnes ont des itinéraires précis et avec des journées précises...

Je me demande donc... Est-ce mieux d'avoir un itinéraire "coulé dans le béton" ou de simplement avoir une vague idée d'où on veut aller? Parce que, honnêtement, on ne pensait pas planifier un parcours en particulier... mais plutôt y aller selon nos envies (en ayant une idée, évidemment, de quelques endroits qu'on veut voir/aller).

D'ailleurs, on espère pouvoir en voir le plus possible durant notre séjour, on veut aller tant au nord qu'au sud, tant sur la côte pacifique que la côte caraïbe. Est-ce réaliste?

De plus, est-ce que ça vaut la peine de louer un 4X4 ou les déplacements en autobus sont assez efficaces?

Et tant qu'à faire... 😛 Vos coups de coeur sur le pays?? ^^ Meilleurs spots de plongée?? (snorkeling oui, mais plongée plongée aussi!) Meilleurs endroits pour du treking? Les volcans qui valent le détour??

Merci énormément!! Tout conseil est apprécié!! 🙂
Retour du Cap Vert (16 février - 6 mars 2014) English translation pending
by Theser · 2014-03-29 · 1 reply
Retour du Cap vert.16 fevrier au 6 Mars 2014 Apres 6 mois environ de recherche et d’info sur le net et plus particulierement sur voyage forum , en retour donc d’envoyer dans un premier temps le parcours .Nous sommes 2 couples . Lundi 17 Fevrier –Depart Tgv niort à 10h montparnasse (billet prem’s) puis bus airfrance pour depart orly à 17 h par tap Portugal (718 euros le billet pris en septembre ) Nous avons attéri à Praia (avec escale a lisbonne ) vers 1h du matin.visa a l’aéroport (25 euros) dans un hotel B and B san Remo avenida cidade de Lisboa tres simple mais correct (45 euros avec PD) .J’avais renvoyé un mail la veille de notre départ à Paolo pour confirmer notre arrivée avec demande d’un transfert(12 euros) ….Heureusement car il avait oublié notre arrivée ! et nous aurions été à la porte de l’hotel à 1h du matin !! .La situation de l’hotel nous a permis d’aller à moins de 10 mn à pied faire du change des le lendemain (banque BCA ) et de confirmer la location d’une voiture lors de notre retour de Fogo 3 jours apres. J’ai choisi intercidades .rent a car car ils ont un petit comptoir a l’aéroport et un bureau a 15 mn a pied de l’hotel donc pratique ++++ . Puis visite de la ville :marché, achat d’une carte et d’unités pour le téléphone … Comme nous devions aller à Fogo pour 2 jours , nous avons allégé nos sacs a dos à l’hotel et récupéré ensuite à notre retour de Fogo. (consigne gratuite) - Pour les billets inter iles , apres plusieurs essais infructueux aupres de Go voyages et de Tacv ….et des tarifs elevés pour Go voyage j’ai décide de passer par l’agence cap vert rando recommandé sur le site de Mindelo info (à visiter absolument pour la preparation d’un voyage au cap vert ) : un billet aller retour santiago.fogo ( et un billet aller santiago.sao vicente .) avec un transfert de l’aeroport de Fogo jusqu'à cha des caldeira , repas , nuit le lendemain montée du fogo avec le guide , repas du midi et du soir , nuit , petit dejeuner : tres bons contacts avec l’agence. je les ai appelé pour les confirmations de vols ( correspondants parlants français à chaque fois : donc plus pratique que d’appeler Tacv ou l’aeroport ) Il semble impératif d’arriver 1h30 avant le decollage ce que nous avons toujours fait …nous avons rencontré un couple qui était arrivé 1h30 avant mais qui ont attendu pour a l’aeroport pour se faire enregistrer( prises de photos etc ….) ..lorsqu’ils se sont presentes 30 mn avant , ils ont été refusés !!!! Donc départr pour Fogo le lundi 17 à 16h15 : A l’aeroport , Georges nous attendait..la route pour aller à Chas des caldeiras est assez etonnante…plusieurs arrets photos : paysage de lave impressionnant !! Nous avons été logé a la casa Alcindo .Alcindo est un jeune guide qui travaille pour une agence et il a crée quelques chambres .C’est ouvert depuis peu.Sa sœur fait la cuisine.L’ambiance est familiale. Les chambres sont tres agréables . tel 00238 9921409. Alcindo6@gmail.com Mardi 18 février : depart à 6 h20 du gite avec le guide…Tres bon plan pour cet horaire matinal…Lever du soleil dans la montée..Pas d’autres randonneurs en vue et nous avons évité la challeur..Arrivés en haut du Pico à 10h20 : nous étions seuls au monde !!Par contre en descendant sous le soleil , les groupes montaient !... et la descente est quand même assez sympatique !! : cependant : perte d’un baton (impossible de le retrouver dans la Pouzzolane !!) . Mercredi 19 Février : nous sommes partis à 8 h de cha des caldeiras pour Mosteiros…Des guides nous ont sollicités mais ce n’est pas nécessaire …route facile à trouver ..lorsqu’on descend du grand pico , on a demandé au guide de nous montrer le depart du sentier : en fait on traverse le village et on suit le sentier . Il ne s’agit pas vraiment d’une petite balade mais bien d’une belle et longue randonnée …Tres belle vue sur le volcan .Nous avions des batons(sauf 1 !!) et c’était preférable. Cela a été un bon entrainement pour la suite !! Il y a beaucoup d’acacia , mimosa et nous avons rencontré une dame qui était en train de faire une belle allergie aux pollens et n’avait pas de medicament !! ! A la sortie du sentier Nous avons appelé le taxi qui nous emmené à Cha des caldeiras : heureusement car nous étions vraiment fatigués par cette descente interminable : Ah les genoux !!! 5h de descente avec 1700m de dénivelé… A la sortie du sentier , il nous restait la route pour descendre à Mosteiros ( encore 1 h je pense) ! nous avons rappelé Georges pour qu’il vienne nous chercher . Georges nous a emmené àSao felipe par la route du Nord Sao jorge : route en cours de refection …Jolie balade en voiture .Il parlait français….Il nous a arrété dans des endroits sympa : plage de sable noir pres d’une ancienne discothèque , villas colorés appartenant à des cap verdiens de la diaspora…, baobab …. A Sao felipé , nous avons dormi à l’appart hote l inacio sur la route de l’aeroport (5mn en voiture ) .Le propriétaire possede une petite épicerie à coté de l’hotel . diner au tropical club a l’exterieur : tres bien Jeudi 20 Février retour à Praia : vol à 8h .arrivée à 8h30.Nous avons récupéré la voiture à l’aéroport : pour 2 jours et demain (jusqu’au samedi 12h) : 135 euros soit 54 euros par jour( négocié) :petit 4x4 .avec une caution de 500 euros. Et 200 km par jour . Nous avons récupéré nos bagages à l’hotel et départ pour la route conduisant à Tarrafal , par Assomada . une adresse de l’hotel sur le guide petit futé de 2008 : hotel qui aurait besoin d’un tres ters gros ravalement de facade et interieur . Les chambres étaient cependant correctes ( 2700 escudos) le proprietairet est venu a notre rencontre pour nous emmener a l’hotel , petit balcon avec vue sur la plage et les pecheurs… l’ambiance de ce petit port était reposante.. nous sommes allé visiter la prison . diner chez mama petit resto a proximité de l’hotel . bon repas à 6 euros.Mama a vécu en France .elle loue aussi 2 chambres tres correctes . tel 2662097 Vendredi 21 Février Départ en voiture pour redecendre sur Praia .nous avons pris la route par le Nord et redescendre par la côte : superbe balade , tres beaux paysages , belles côtes nous avons pris quelques chemins de traverse longeant une ribeira. qui nous ont emmené dans un village ou un habitant distillait son grogue.. Nous sommes arrivés à Cidade velha en fin d’apres midi.Le hasard nous a conduit chez Fatima et Alberto (3500 ) : superbe endroit : chambre d’hotes avec piscine , tres tranquile : se situe sur la route qui monte apres la rue banana .A recommander +++.Alberto parle français . Samedi 22 Février Petit déjeuner copieux..quelques courses au marché et balade à pied dans le centre puis montée en voiture au château sans visite. Belle vue de la côte. Nous sommes retournés a l’aéroport pour rendre la voiture . Il a fallu cependant la remettre en ville car notre caution était à l’agence de praia. Nous avons donc laissé nos bagages en consigne à l’aeroport (1 euro par sac ) Et sommes repartis en voiture a l’agence. Et repris un aluguer (0.40 cts) pour aller sur le plato , balade , petit marché, patisserie tres sympa (avec tables à l’étage ) derriere le tribunal en attendant l’heure du vol. Taxi 8 euros pour rejoindre l’aeroport a 16h. depart à 18h15 Arrivée à Sao vicente à 19h10 .hotel residencial windelo .(reservé en France ) Nous y avons diné . préparé nos sacs a dos pour la randonnée sur san antao, laissé le reste de nos bagages à l’hotel (que nous retrouverons apres notre randocar même hotel ) Dimanche 23 Février transfert à 7h30( 200 esc) préparé par l hotel qui avait pris aussi nos tickets pour le ferry avec petit commission 800 au lieu de 770 ) aller retour :1600 pour 2. Depart du ferry à 8h Arrivée à porto Novo à 9h. Nous avons rencontré à l’hotel et sur le ferry des francais et allemands qui souhaitaient aussi aller sur ponta do sol. Nous nous sommes retrouvés à la sortie du ferry et avons pris un aluguer à 8 donc 1000esc par pers. Avant de prendre l’aluguer nous avons fait connaissance avec notre guide (convenu par mail avant de partir) et convenir d’un horaire de depart pour la rando qui commencait le mardi. Nous avons pris la route de la corde.Plusieurs arrets nous ont permis d’admirer le paysage. Arrivée à ll’hotel chez Blaise face à la mer ( facade colorée) chambre avec balcon ce qui en fait tout l’interêt .Reservé en France (3440 esc ) . petit restaurant juste à coté : tres bon ++ L’apres midi nous avons marché jusqu’à ribeira grande : la route longe la côte : tres belle. Balade dans la ville. Et retour en taxi Lundi 24 Février. En sortant de l’hotel un taxi nous a proposé de nous monter a la cova.2500 esc pour 4. Il nous a descendu au fond de l’ancien cratere et nous a montré la direction pour remonter…un peu de brume , arrivés là haut qui s’est vite dégagéé.tres belle balade , beaucoup de jardins , des rencontres avec les habitants , de beaux paysages .Vers passagem nous avons pris un sentier à droite qui nous a permis d’eviter le sentier pavé … 5h de marche. La fin a été difficile pour l’un de nous (douleurs genoux +++).Arrivés à vilas de las palmas. Aluguer pour revenir à l’hotel (600esc pour 4) Mardi 25 février. Départ de la rando que je decrirais dans la rubrique voyager à pied. :5 jours de randonnées avec sac à dos.Nuit chez l’habitant . Du mardi au samedi : Ponta do sol .Tarrafal par le Nord Samedi 1 Mars. Fin de la rando à Montetrigo Arrivée sur la plage de Tarrafal en bateau vers 16h .. chambres juste en face (ouf !!!) chez Suzie et Frank mar tranquilidad :super !! .2 nuits reservées à l’avance. Et il vaut mieux ! (.A priori , prennent minimum 3 nuits) .majorité d’allemands. Baignade .Apéritif sur la plage vers 19h .nous rencontrons d’autres français ce qui nous permet de préparer le depart pour le lundi et eviter l’aluguer de 5h !! Tres belles chambres.super accueil. Buffet à volonté.et surtout tres bien situé.notre chambre(immense !) était face à la plage : un petit paradis que nous avons apprécié apres notre rando. Dimanche 2 mars. Repos , repos , repos ……..

Lundi 3 mars. Départ à 12h avec 3 autres couples .8000esc à 8 . 4 personnes dedans et4 derriere….plusieurs arrets pour admirer le paysage et changer de place … Arrivés vers 15h .balade dans la ville.prise de billets pour certains (ouvre à 15h30) et depart ferry à 17h. Arrivés à 18h. c’était la fin du carnaval des ecoles. un chauffeur nous a emmené à l’hotel windelo (105 euros avec pd pour 1 suite(2 chambres dont 1 donnant sur la baie) pour 3 nuits et 12 e de taxe de sejour. Hotel tres agréable.la terrasse donne sur la baie .soir ou matin on peut s’y poser et contempler ++ Le soir : défilé de la samba :costumes superbes . Nous avons diné au chave d’ouro avenue du 5 juillet : grande salle un peu « kitch » : tres bonne cuisine .poisson ++ :3900 esc pour 4 avec du vin et 1 dessert. Mardi 4 MarsCarnaval de 14h à 21h environ et apres dans les rues !!.Quel spectacle !! couleurs , costumes, nombre de participants , nombre de spectateurs , ambiance apres le carnaval ….très très belle journée …A prévoir : petits gilets , sandwichs, et venir tôt pour être devant ….savoir qu’il y a 2 passages !! Nous avons diné au meme endroit. Cela nous permis de voir le soir passer le carnaval du haut des balcons du restaurant. Mercredi 5 Mars.Encore beaucoup d’ambiance dans les rues.Le matin suite du carnaval : election des plus beaux..les reines des chars des presentaient devant un jury … Nous avon s pris un taxi pour faire une balade autour de Mindelo. Retour vers 14h .shopping.balade dans la ville. En fait , la plus agréable de toutes les villes que nous avons faites. Confirmation a la tacv de notre vol pour le retour . Jeudi 6 mars.preparation des valises.on a laissé les chambres à 11h .laissé nos bagages. Et passé le debut d apres midi en ville . un taxi nous a pris a l’hotel à 17h pour prendre l’avion à 18h25. petit retard d’1 heure(le seul de tout le voyage). Sal . depart à 1h pour lisbonne.Arrivée à 5h50.depart à 6h55.arrivée à paris à 10h25.train a à 15h12.(nous aurions pu prendre celui de 12h mais avec plus de stress donc…. Voici , en gros le parcours de nos 3 semaines.Mes impressions sur le voyage à suivre.....
Voyage en Roumanie à moto English translation pending
by Triumphalou · 2013-10-15 · 40 replies
Je souhaite partir en Roumanie pendant 3 semaines en 2014. Mon itinéraire CLERMONT FERRAND- VENISE- LJUBLJANA - ZAGREB - BUDAPEST en longeant le lac BALATON puis BUCAREST et VAMA VECHE en bordure de la mer Noire. Pourriez vous m'indiquer SVP les routes à prendre en évitant de prendre les autoroutes et routes à péages. Je ne sais pas si l'on si l'on peut rouler dans ses pays sans payer les taxes de certaines routes. De plus je pense dormir dans les campings. Si certaines connaissent ces pays pourriez vous me donner quelques conseils. Je prépare la logistique pour mon voyage. Merci et bon voyage à tous TRIUMPHALOU
2013 Renseignements pratiques pour visiter Angkor English translation pending
by Schnacke67 · 2013-08-03 · 45 replies
Bonjour à tous Voici quelques renseignements pratiques pour visiter les temples d'Angkor. Mon texte initial datait du 20/12/2008. Depuis il y a eu des changements, ce qui suit est une version actualisée.

Première partie : Pass Accès aux temples Les guides Livres sur la description des temples - autres ouvrages - la bibliothèque de l'EFEO Sites internet Musées et la conservation d'Angkor

Deuxième partie : Programme de 3 jours de visite Programme de 7 jours de visite

Troisième partie : Quelques particularités des temples d'Angkor Temples en dehors du site d'Angkor : Beng Mealea – Preah Vihear Autres temples : Banteay Chhmar – Koh ker – Sambor Prei Kuk

Jacques
Îles Perhentian, Kapas ou Tioman? English translation pending
by Ch7oéH6g · 2013-05-20 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je m'envole pour la malaisie dans 1 mois et j'hésite entre entre les îles Perenthians, Kapas et Tioman. Je n'envisage pas de faire les 3. Deux serait suffisant mais je n'arrive vraiment pas à me décider.

Si des personnes pouvaient me faire part de leur impressions récentes sur ces îles, ce serait super.

Merci d'avance pour vos réponses.
Risque de violences à Madagascar? English translation pending
by Michele1707 · 2013-03-14 · 118 replies
Y a t'il vraiment un risque de violences à madagascar vis à vis des touristes et si oui à quel endroit de ce pays ? Je vais à Mada pour faire de la photo, est ce que mon appareil qui est volumineux risque de m'attiree des ennuis
Voyage en Thaïlande dans les coins pas trop touristiques English translation pending
by Pongiste75 · 2013-01-01 · 25 replies
Bonjour à tous,

Je compte partir cet été en Thaïlande pour 40-50 jours. J'aimerais aller dans les endroits pas trop touristiques.

Je suis déjà allé à Samui, Koh Tao, Koh Phangan. C'était sympa mais je trouvais qu'il y avait trop de touristes.

Bref j'aimerais aller à la plage me reposer genre 1 semaine. SI vous connaissez une ville sympa avec plage tranquille dites le moi svp.

J'aimerais également aller à Chiang Mai ou Pai mais je ne connais pas du tout la ville. Je compte passer qq jours à Sukohthai et Ayuuthaya aussi.

Sinon je dois préciser que mon budget n'est pas très grand donc j'aimerais trouver des hotels bon marché assez propre. Si vous avez des adresses et des bon plans dites le moi aussi svp.

Je vous remercie par avance.

Bonne Année à tous.
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Luminosa en janvier 2013 English translation pending
by Titien59 · 2012-11-27 · 17 replies
bonjour,

nous partons pour la croisière Perles des Antilles le 04/01/2013 sur le costa luminosa. etes vous au courant pour les papiers d'identiés?( cni ou passeport) car depuis le 01/05/2012, pour rentrer sur le territoire dominicains, il faut un passeport. qui peut me renseigner? de plus quelles sont les excursions à pas louper? est il intéressant de prendre le forfait all in?

merci pour ces précisions

et si d'autres font la meme croisière, n'hésitez pas!

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