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Découvrir la Réunion English translation pending
by Mar53flo46 · 2013-10-21 · 5 replies
Bonjour, Nous partons, ma femme et moi, une semaine à La Réunion du 6 au 13 novembre 2013. Nous avons loué une voiture. Nous arrivons à St Denis le 6 en fin après midi. Nous dormons à St Denis. Ensuite 2 nuits à Etang Salé, 2 nuits à Cilaos et 2 Nuits à St Leu. Nous sommes en demi-pension dans des hôtels. Nous repartons de St Denis en fin après midi. Merci de nous indiquer les principales choses à voir, en circuit voiture bien sûr mais aussi quelques petites randonnées pédestres. Je sais une semaine c'est certainement trop court pour connaître cette région, mais nous aimerions voir les paysages et aussi les coutumes. Merci de vos conseils. Cordialement
TGVAir Orly-Maurice: retour d'expérience English translation pending
by Diuc38 · 2013-10-19 · 8 replies
Bonjour...

Mon post n'est pas une une critique "négative" du partenariat Compagnie(s) aérienne(s) et SNCF, juste quelque chose de vécu...

Notre voyage étant l'Ile Maurice au mois d'Août de cette année. Voyage fort plaisant et aucuns moustiques à l'horizon...

Notre avion décolle de Orly (Orly Sud) à 21h40. Donc, d'après de savant(s) calcul(s), nous "devions" être présent au guichet à 18h40... Venant de l'Isère, nous avons pris notre TGV à Lyon part-Dieu. - Départ de la gare de Lyon Part-Dieu : 16h30 - Arrivée à la gare de Massy TGV : 18h33 (environ)

Nous nous pointâmes à 15h30 à cette gare, en espérant pouvoir récupérer plus tôt nos billets TGV et tickets pour la navette TGVAir (au cas où si il y a du monde au guichet N°4). Hors, quelle fût ma surprise en découvrant par le biais d'une affiche(au guichet N° 4), que les-dits billets ne pouvaient être délivrés uniquement que 30 minutes avant le départ du train... Imagez plusieurs familles ou même plusieurs personnes voyageant seules, comptez 5 minutes par dossier si tous se passe bien, pour récupérer les billets. Un léger stress s'installe. 🤪

Pour notre part, il n'y avait pas beaucoup de monde et j'étais le 2ème dans la file et un certain nombre d'autres personnes derrière moi. Cool, je suis dans les temps. Relax dans les baskets si ce n'est un léger retard du TVG de 15 min. 🏴‍☠️

Je pose un problème de mathématique : Sachant que le TGV doit arriver à sa gare de destination à 18h33, supposons que le train a un retard de 15 minutes au départ et qu'il ne peut le rattraper voire même augmenter celui-ci à l'arrivée, quelle est l'heure probable d'arrivée de ce TGV en gare de Massy sachant que la dernière correspondance pour Orly (Sud ou Est) par navette est à 19h00 ? Réponse : gouttes de sueurs et stress...

Nous arrivons à Massy et là, quelles surprise (mis à part le retard), nous étions à l'opposé de l'unique sortie du quai vers la gare (se tapez 2 TGV cul à cul avec des bagages de 30 kg chacun et autres, c'est particulier). Enfin nous arrivâmes devant le quai de notre navette que nous voyons partir tranquillement sans nous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 19h00, l'heure s'est l'heure, il fallait se dépêcher et ne pas se lamenter ! 😕 Retour au guichet TGVAir de la gare de Massy. La guichetière (fort aimable, si si 😊) nous donne des tickets du bus N° 91.10 (Massy - Paris Orly Sud puis Ouest), transport en commun. On le prend et tout se passe correctement jusqu'à notre destination de l'Ile Maurice ainsi que nos vacances (pas de moustiques je vous dis !!!!!).

Pour le retour, vol Ok, arrivée à Orly 30 minutes avant l'heure prévue, seul bémol, pour les bagages, ils mettent 2 vols (l'un de Guadeloupe et l'autre de Maurice) sur le même tapis... 'Y a un peu de monde à 7h00...

Bref, nous prenons la navette pour Massy à Orly Porte G, les contre-marques ou tickets nous ont été délivré à l'aéroport de l'Ile Maurice. Pour ma part, j'en ai 4 en rab (ceux de l'allez)... Nous arrivons à la gare de Massy vers les 08h45. Notre TGV pour Lyon est prévu à 11h30. SNIF. Je récupère mes billets et demande par la même occasion si 'il est possible de changer nos billets de 11h30 pour le TVG de 09h30. Le guichetier me répond "Bien sur, mais il y a un supplément !" 😏. Je n'ai pas osez demander le surcoût, d'autres personnes l'ont fait avant moi et on toussé. Maître mot : Patience, patience et patience... Pour la petite histoire, notre TGV venait de Nantes-Rennes avec un embarquement à 11h30, les TGV suivants venaient de Bordeaux et accusaient un retard de 1 heure... Je vous laisse imager l'état de stress...

Tout ça pour dire, que malgré tout, en prenant son mal en patience et je sais qu'il est mis à dur épreuve, il y a des solutions et pas évidentes des fois.

Pour vous, futurs voyageurs, profitez de chaque moment car se sera une anecdote de plus à raconter... Et maintenant, j'en souris même en discutant avec un employé de la SNCF...

A la prochaine...

Davy
Circuit de 21 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Viv33 · 2013-10-18 · 21 replies
Bonjour a tous

Quel itinéraire me conseillez vous sur 21 jours au mois de juillet ? En incluant au séjour 1 jour à Universal Studio, 2 jours à Disney, 1 jour à Sea Wold et les parcs (Mais quels parcs?)

Sachant que j'arriverai sur San Francisco et que je repars de Las Vegas.

Merci pour vos reponses et vos idées
Voyage d'une dizaine de jours en Inde du Nord: que voir? English translation pending
by Raphatravel · 2013-10-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je pars avec mon amie une dizaine de jours au moins de janvier; nous atterrissons à New Delhi. Ayant relativement peu de temps devant nous et désirant voir le maximum sans pour autant faire de la visite express, nous tentons de planifier un itinéraire qui nous permettra de trouver les éléments que nous espérons y voir: authenticité et pas d'infrastructures dénaturées par le tourisme, paysages, culture et une alternance entre la frénésie des villes et la nature.

Nous pensons ne nous arrêter que le minimum nécessaire à Delhi et visiter Jaipur, Jodhpur, peut-être le parc de ranthambore, udaipur et idéalement soit Jaisalmer soit Bikaner (laquelle vaut le plus la peine?). D'autre park, Ranakpur et d'autre plus petits endroits semblaient aussi attirants.

Avis aux connaisseurs: ceci vous paraît-il réaliste et lesquels de ces lieux semblent (in)dispensables, ou avez-vous d'autres suggestions?

Nous sommes bien évidemment aussi disposés à ne pas faire que le Rajasthan ou à aller dans une autre direction mais à part certains endroits importants mais touristiques comme Benares, l'Uttar Pradesh semblait avoir moins de caractère. Enfin, peut-être que certains d'entre vous auront des conseils. Tout sera le bienvenu.

Merci d'avance

Raphaël
Pamukkale "Zero Pointe" (Turquie) English translation pending
by Riobravo · 2013-10-17 · 4 replies
Ma femme voulait voir ce site, perso c'est pas trop mon truc ces lieux à touristes. Nous avons loué une voiture à l'aéroport d'Antalya pour une semaine à un petit loueur local( très bien et deux fois moins cher que Hertz et consorts ), on veut faire la Lycie , mais avant on monte par Pamukkalé, PAS LA MOINDRE GOUTTE D'EAU" dans les vasques !!! Justes quelques bassins avec un peu d'eau rajoutés le long de la montée " mis en pature " aux touristes. Le site ne vaut pas les 40TL que nous avons payés, j'aurais pris des photos aux platrières de Vaucluse c'était pas pire, à éviter. De plus des rabatteurs agressifs en scooters vous poursuivent pendant des centaines de mètres pour vous refiler des hotels, franchement ce site ne vaut pas le détour. Préférez ET DE LOIN la Cappadoce où je ne regrette pas la semaine que j'ai passé à randonner .
Compagnie aérienne pour Madagascar English translation pending
by Barenqui · 2013-10-13 · 34 replies
Bonjour a tous qui peu me dire quel compagnie pour notre voyage a MADAGASCAR preparation de notre voyage en juillet merci a tous
Voyage au Pérou avec bébé d'un an, altitude et sécurité routière English translation pending
by Trusie · 2013-10-08 · 14 replies
Bonjour,

Nous allons voyager au Pérou en avril prochain avec notre bébé qui aura un an. Je me pose plusieurs questions notamment pour le transport en taxis. Il me semble qu'emporter un siège auto n'est vraiment pas pratique car lourd et une fois arrivés sur les lieux touristiques très encombrant... comment avez-vous fait avec vos enfants? Mon autre question concerne l'altitude, mon pédiatre m'a dit que jusqu'à deux ans il déconseillé de monter au delà de 1500 - 1800m, puis il m'a dit "mais il y bien des bébés là bas" ! Autant dire que ces conseils ne me servent à rien... Nous pensons visiter Cusco qui est à 3400m. D'après ce que j'ai lu beaucoup passent part Arequipa avant pour s'acclimater. Pouvez-vous me raconter vos expériences avec des enfants en bas âge? Merci d'avance pour vos conseils.

Céline
La ViaRhôna à vélo English translation pending
by Philman52 · 2013-10-05 · 145 replies
Bonjour, Connaissez vous viaRhôna Ayant l'intention de le faire cet été je cherche des infos Merci
Arnaque au remboursement caution location de vacances Sète English translation pending
by Louisgi · 2013-09-21 · 14 replies
J'ai loué un appartement à Sète pour le premier semestre 2013, via une annonce sur Le bon coin postée par M. Fraimont de la SCI MARLOW à Toulouse. Au moment de quitter cet appartement, l'état des lieux n'a pu se faire car la date fixée par le propriétaire n'a pu être tenue par lui. J'ai procédé au nettoyage de l'appartement et au relevé des compteurs. Après plusieurs relances de ma part concernant le remboursement de la caution, j'ai finalement reçu, début septembre, le mail suivant :

Concernant votre caution, nous allons vous restituer la somme de 4,50 Euros calculé de la manière suivante : - Location du 3/01/2013 au 30/06/2013 – 30 Euros / mois de provision sur charge = 180 Euros. - Caution versée = 450 Euros. - Total versé = 630 Euros. Vos charges : - Facture EDF / GDF : 54 Euros / par mois soit pour 6 mois = 324 Euros. - Facture EAU : 215 Euros pour l’année soit pour 6 mois 107,50 Euros . - ORANGE abonnement : 32 Euros. (du 01/01 au 30/05/2013). - Entretien Chaudière : 120 Euros pour l’année soit pour 6 mois 60 Euros. - Ménage complet à votre départ : 50 Euros. - Dégradations Matelas en 140 Cm, tâche importante : 30 % du prix du matelas neuf : 52 Euros. Calcul récapitulatif : 630 – 625,50 = 4,50 Euros

On constate que - les charges ne tiennent pas compte des consommations réelles - il a été procédé à un ménage complet alors que l'appartement était propre - il m'est facturé partiellement le remplacement d'un matelas sous prétexte d'une tache.

Je conteste formellement ces considérations abusives. Malheureusement, je ne dispose d'aucun état des lieux pour m'opposer à cet arbitraire. Quels sont les recours possibles ?

On comprendra par ailleurs qu'il vaut mieux éviter de recourir aux services du loueur cité plus haut. Je 'évoque pas ici la vétusté de l'appartement et la saleté des parties communes. L'offre ne figure plus sur le bon coin mais on la trouve encore sur Tripadvisor pour laquelle, curieusement, il n'est pas possible de poster un commentaire.
Billets avion Philippines multi-compagnies English translation pending
by Callimelu · 2013-09-19 · 13 replies
bonjour

voilà je pars avec une amie aux philippines du 27 oct au 27 novembre 2013 je suis en train de chercher le meilleur prix pour le billet d'avion et je dois dire que c'est un vrai casse tête 🤪

je ne me souviens pas m'être autant prise la tête l'année dernière pour partir en NZ

bref j'ai vu qu'il y avait des billets multi compagnies et je voulais savoir comment ça se passait concrètement car comme il y a une escale cela veut dire qu'entre les deux il faut récupèrer son bagage puis le faire ré enregistrer lors de l escale? c'est bien ça?

si jamais vous pouvez me faire part de vos bons plans, de vos expériences merci beaucoup si vous avez des infos genre quels sites de comparateur de prix, entre govoyage, opodo, y'en a tellement

merci d'avance 😛
Visa à l'arrivée à l'aéroport de Dhaka English translation pending
by Alexroutard · 2013-09-17 · 13 replies
Bonjour a tous Je sais, sujet déjà évoqué, mais je pars bientôt au Bangladesh et j'ai du mal a avoir la certitude, infos difficiles, difficile d'avoir l ambassade au telephone !!!! Je suis français et je pars 28 jours au Bangladesh ... PUIS JE PRENDRE LE VISA EN ARRIVANT ??? Besoin d'infos de la part de voyageurs qui peuvent confirmer en connaissance de cause 😉

Merci

Alex (Alex Photos du Monde) sur FB et Flickr
Demande de visa pour l'Algérie: le certificat d'hébergement English translation pending
by Kant1 · 2013-09-12 · 7 replies
Bonjour à tous!

Je suis Français, je pars début octobre 2013 en Algérie avec ma compagne, dans le projet de passer plusieurs semaines à Timimoun. J'ai de grosses difficultés à rassembler les documents pour ma demande de visa: il me faut un certificat de réservation d'un hotel! Seulement, à Timimoun les hôtes que j'ai contacté me déconseille d'indiquer que je descends à Timimoun dans la crainte de ne pas voir mon visa accepté.

Qu'en pensez-vous? Est-ce que je me tourne simplement vers une réservation d'hotel sur Alger, même s'il ne s'agit que d'une seule nuit en arrivant (est-ce suffisant pour l'obtention du visa?) ? Avez-vous un plan ou des astuces pour régler cette formalité de certificat d'hébergement?

Merci d'avance pour votre aide !

Quentin.
Camping côte méditerranéenne marocaine English translation pending
by Aspera · 2013-08-30 · 20 replies
bonjour à tous, je part la semaine prochaine en vacance au maroc (camping car) je ne connais pas la cote méditéranéenne il parait que c'est tres beau, aussi je cherche des infos sur les endroits à ne pas manquer et les campings dans cette région, (ceux à éviter aussi !!) l'idéal serai un établissement en bord de mer avec une belle plage de sable blanc, mais cela existe t'il ?? en tout cas merci d'avance pour vos renseignements. Chris et Vero.
Après Perhentians: Singapour versus Kuala Lumpur English translation pending
by Arnonoar · 2013-08-29 · 11 replies
Bonjour

je pars pour Phuket d'ici peu; j'y reste 1 semaine puis je rejoindrai en seconde semaine les iles perhentians. en Malaisie. Je compte y rester 6 jours puis de la, je pensais aller vers Singapore. Mais je me tate et me demande si Kuala Lumpur ne vaudrait pas la peine pour finir la 3eme semaine. Faire les 2 en 1 semaine me semble un peu penible (changement d'hotel, avion, etc etc). Pour ceux qui ont eu l'occasion de visiter ces 2 citees, quels seraient vos retours? Singapore, cela fait un bail que je veux y aller. Moderne et paisible, cela me parait l'endroit ideal pour terminer son sejour. KL me parait plus coloree, plus folle et offrirait plus de possibilites de bouger en dehors de la ville. Merci d'avance.

Voyage à Orlando (attractions) English translation pending
by Stitch200458 · 2013-08-19 · 39 replies
Bonjour tous 🙂

Alors voila ayant déjà été plein de fois à "Disneyland Paris", maintenant je voudrais m'attaquer au plus beau parc Disney qui est "Disneyworld" à Orlando. J'ai trouver des prix assez intéressant pour y aller, en prenant un peu tout a part.

Vol + hôtel: 2123€ Billet Disney 5 jours: 693€ Universal studio: 288€ Total pour 3 personnes: 3104€

pour 8 jours et 7 nuits.

L'hotel inclus le petit déjeuner, et il y a des navette gratuites vers Disney et Universal. Mais j'ai l'impression qu'il est mal situé, si maintenant on veut faire un tour et faire des magasins en dehors des parcs :)

Alors voila, si des personnes ont déjà été faire un séjour de ce genre là-bas, quelques petit conseils sont les bienvenus 😉

Donc en sachant que j'aimerais avoir les navettes gratuites, car bon.. louer une voiture il y a l'essence c'est encore des frais + les parkings des différents parcs. Mais si maintenant vous me dite que c'est abordable, je réfléchirais à la question.

Un hôtel avec petit déjeuner inclus si possible, bien situé près des parcs Disney et Orlando, avec le moyen de faire les magasins, je sais pas s'il y a un centre commerciale près des parcs, si moyen peut-être un hôtel près de la.

Merci beaucoup 🙂
Turquie: permis de conduire international English translation pending
by Turbide · 2013-08-13 · 8 replies
Bonjour A-t-on besoin d'un permis de conduire international en Turquie? Merci à l'avance
Transit pour Johannesburg à l'aéroport de Zurich terminaux départ/arrivée English translation pending
by Cricricannes · 2013-08-10 · 13 replies
Bonjour, Nous avons réservé un vol Nice Zurich Johannesburg avec Suiss Air, si nous avons déjà les terminaux pour Nice et Johannesburg ce n’est pas le cas de Zurich. Nous aurons 1H45 de temps entre le vol Nice/Zurich et celui de Zurich/Johannesburg à l’aller et 3H au retour donc je m’inquiète plus pour l’aller.

Pouvez-vous m’indiquer quel sera notre terminal d’arriver à Zurich depuis Nice et celui du départ de Zurich à Johannesburg? Pour aller d’un terminal à l’autre est-ce le même bâtiment ? Pour le changement de terminal navette ou à pied ? Changement de terminal combien de temps faut-il compter?

Merci pour vos conseils et réponses…
Douane Maroc - Algérie en camping-car English translation pending
by 15071947 · 2013-08-09 · 23 replies
bonjour ! est il possible d'aller en Algérie en passant par le Maroc en camping car ? merci
Vienne English translation pending
by Totochan · 2013-08-04 · 7 replies
Bonjour, je pensais partir une semaine sur Vienne en Autriche début décembre. Je voulais savoir si ce temps prévu d'une semaine était trop ou pas?Sachant que j 'aimerais visiter quelques musées, faire les marchés de Noël , découvrir la ville à pied (ce qui semble dans l 'ensemble faisable d'après ce que j 'ai lu) , assister à un opéra et j 'ai vu qu il y avait possibilité d'aller aux bains. Merci Carole
Location de voiture aéroport de New York/Montréal English translation pending
by Muuchette07 · 2013-08-03 · 40 replies
Juste pour info,

J'ai loué une voiture à l'aéroport à New York et je la rends à Montréal. C'est par Avis. Pour 9 jours, un Suv environ 500 euros.
La Clim, le nouveau Dieu! English translation pending
by Pampita · 2013-08-03 · 145 replies
Oyez oyez, jeunes gens et moins jeunes, approchez-vous donc pour entendre parler d'une nouvelle religion qui étend ses tentacules sur le monde entier et convertit à coup d'éternuements des millions d'adeptes chaque jour... L'air conditionné

C'est une religion qui a

ses temples : les bus, les aéroports. Du Mexique à la Malaisie, de la Hongrie au Vietnam, on ressort du temple à quatre roues purifié de tous nos péchés et tétanisés par la froide clarté du droit chemin thermométrique à suivre...

ses prêtres dévoués et soumis au dogme divin, au premier rang desquels les chauffeurs de bus, fidèles parmi les fidèles, brahmanes du Zéro absolu, bonzes fraîchement ordonnés, archevêques de la congélation, ayatollahs du bas Celsius

son dogme absolument intangible : - Pouvez-vous remonter la température? Il fait vraiment très froid... - Non. - Pourquoi? Regardez, tout le monde est gelé dans le bus... Même vous, vous êtes en train de tomber malade ! - Peut-être mais non. C'est comme ça... Admirable foi envers et contre tout, et surtout contre toute logique. Cette fidélité au dogme, cet amour fanatique du surgelage peut glacer le dos de certains mais force est de respecter le courage de ses adeptes, de ses pèlerins qui gardent si stoïquement la tête froide.

ses victimes collatérales : les passagers. La foi requiert de grands sacrifices et si quelques dizaines millions de personnes tombent malades chaque année, coûtant à la collectivité des milliards, l'on peut voir ça comme un modeste écot à la glorieuse lumière givrée de notre Seigneur. Tombez malade, Dieu reconnaîtra les siens...
Kuala Lumpur, Bali, Singapour du 26 septembre au 11 octobre English translation pending
by Janieva · 2013-08-01 · 5 replies
Bonsoir à tous,

Je compte m'offrir pour la première fois un petit voyage de 15 jours en Asie du Sud Est. Les billets ont déjà été bookés et voici mon parcours : Kuala Lumpur - du 27 au 31 Septembre Bali - du 01 au 08 Octobre Singapour - du 08 au 11 Octobre.

J'y vais un peu à l'aventure... une amie y etant déjà allée me coaches deja mais j'aurais voulu avoir différents avis concernant : - les monuments principaux à visiter à Kuala Lumpur - les sites à visiter à Bali. Ou peut on trouver des spectacles de gamelan et danseuses balinaises ? des marchés? des rizieres? des villages typiques? des plages où on peut se baigner tranquillement la journée sans subir les hordes de touristes ? les endroits ou sortir le soir et rencontrer du monde ( j'ai moins de 30 ans...) ?

Si quelqu'un(e) d'entre vous compte être au même endroit aux dates indiquées, je serais ravie de faire un bout de voyage avec vous :).

A bientôt.

Johanna
Formalités quand décès d'un résident d'origine française en Thaïlande English translation pending
by Kirabelle · 2013-07-31 · 10 replies
Bonjour, Petite question peu joyeuse, mais……..😐 Dans 8 mois, nous partons, mon mari et moi, nous installer à Koh Samui pour y passer notre retraite. Nous y sommes déjà allés et avons pris notre décision il y a de cela plusieurs années…… Une question me perturbe un peu. Lorsqu’un résident thaïlandaisd’origine française ou autre (comme nous), décède en Thaïlande, qu’elle est la meilleure solution ? - incinération et transport des cendres en France en cachette dans les bagages en soute ? - incinération et dispersion des cendres dans la mer ? - incinération et location ou achat d’une concession si cela existe ? - rapatriement du corps en France pour enterrement dans caveau familial ? (là ça va coûter cher et je ne sais même pas si c’est autorisé…..) Merci de me conseiller.😉
Philippines, Vietnam ou Thaïlande English translation pending
by Poissonk · 2013-07-25 · 59 replies
coucou les amis voila, avec mon mari nous sommes fans de l'asie, nous sommes allés deux fois en thailande par nos propres moyens, vols secs, etc... nous voulons repartir en novembre ou début decembre, mais nous nous posons la question ? revenir en thailande (sachant que nous aimons Bangkok, Chiang Mai, Kho Samui, Ko Panghan.... pour vous donner un peu l'idée de nos gouts, ou bien essayer le vietnam ou les Philippines ? déja est ce que la période est bonne pour ces deux autres pays, est ce que ce n'est pas trop cher (sachant que pour les vols les prix se valent) mais la vie là-bas ?? si vous connaissez le vietnam et les Philippines, tous les conseils sont les bienvenues merci
Voyageurs algériens sur la Tunisie English translation pending
by Libertecom · 2013-07-22 · 27 replies
J'ouvre se topic pour collecter les temoignages des algeriens ayant visités la tunisie (situation securitaire, étas des routes, comportement des services de securite avec les voyageurs) pour ainsi rassurer les futures voyageurs maerci a tous le monde
Risque de malaria et moustiques dans la région de Chiang Khong, Huay Xai et Luang Prabang? English translation pending
by Coutantjea · 2013-07-21 · 9 replies
Bonjour,

J'envisage pour la première fois d'aller dans le Nord de la Thaïlande, de prendre un ferry à Chiang Khong côté thaïlandais pour Huay Xai côté laotien, et de m'aventurer jusqu'à Luang Praban.

Je serai disponible de décembre à fin mars et mon séjour sera de 2 mois. J'atterrirai à Bankok, remonterai en direction de Chiang Mai, etc.

Etant donné que je pars pour une longue période je n'envisage pas de prendre d'antipaludéens. J'ai toujours fait ce choix lors de mes nombreux voyage en Inde ( toujours en saison sèche pour diminuer les risques de malaria ). L'an dernier 2 jeunes voyageurs m'ont affirmé qu'ils avaient effectué cet itinéraire en février et qu'ils n'avaient pas été importunés par les moustiques.

Qu'en pensez-vous ? Je stresse un peu car l'an dernier je m'étais posé beaucoup de questions par rapport aux risques de malaria au Rajasthan en janvier et en février mais j'ai rencontré peu de moustiques en cette saison. Je n'envisage bien entendu pas de séjour nocturne dans la jungle mis à part les treks avec retour avant la tombée de la nuit. Votre vécu dans ces régions du nord de la thailande et zone frontalière du Laos sera déterminant pour mon projet.

Merci !
Indonésie: sortie de territoire pour visa? English translation pending
by Stinemien · 2013-07-17 · 1 reply
Bonjour,

Mon copain (Jordanien) et moi arrivons a Bali (depuis Perth, Australie) fin octobre 2013. On voudrait rester environ 2 mois en Indonesie en voyageant dans plusieurs iles. Quelques questions:

- Est-ce qu'il nous faut une preuve que l'on va quitter le pays apres 30 jours ? (quand nous ferons notre VOA a l'arrivee a Denpasar.) - On prefere ne pas prendre l'avion une fois en Asie du Sud Est, est-ce qu'un ticket de ferry pour la Malaysie achete sur Internet ferait l'affaire? - Si on se rend a Borneo, est-ce qu'on peut entrer en Malaysie et retourner en Indonesie si notre visa est toujours valable ? Ou s'il ne l'est pas, est-ce qu'on peut notre demande de nouveau visa Indo a ce moment la ? - Quels sont les meilleurs moyens de prouve qu'on quitte le pays, meme si on compte pas forcement utiliser ce ticket?

Merci

Justine
Indonésie et la santé: dengue, paludisme, rage...? English translation pending
by Cat9001 · 2013-07-14 · 40 replies
Bonjour a tous,

Je me suis pas mal renseigne sur l'indonesie et la sante. Je m'inquiete un peu au niveau sante. Tout d'abord sur la dengue, palu, etc car il y a l'air d'avoir eu pas mal des cas... Aussi je m'inquiete un peu au niveau Rage. J'ai vu sur plusieurs sites qu'il y a eu pas mal de morsure des singe a la "monkey forest" de ubud et c'est plutot inquitant.

Qu'en pensez-vous?

Merci Cat

PS merci d'eviter les commentaire du style "si tu veux qu'il ne t'arrive rien, ne voyage pas..." Je le sais bien mais suis d'un naturel inquiet alors que j adore voyager
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 8 replies
Un petit texte, extrait de mon blog...

INTRODUCTION

La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...

Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)

Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...

(à suivre)

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