Results for "Roche+Guyon+|+127"
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Préparer une implantation à Hô-Chi-Minh-Ville English translation pending
bonjour à tous,
actuellement en france, je cherche plus de contacts en france ou a HCM, car je compte bien y vivre à terme
ouvert à une association pour un petit business local avec un vietnamien ou francais, je cherche des idées
sinon, ayant été professeur auxiliaire, pourquoi ne pas tenter d'etre prof de français à mi temps
j'apprend aussi actuellement le dien chan, reflexologie faciale tres utilisée au vietnam, notamment dans les centres humanitaires
heureusement, j'aurai une correspondante amie sur place à HCM, mais comme elle travaille, ele n'aurap as le temps de chercher avec moi des idées des renseignements sur des idées d
je me suis permis de contacter certains deja sur le forum
premier départ envisagé vers mai 2009, voire un peu apres
Antoine http://members.virtualtourist.com/m/7b7d6/
je me suis permis de contacter certains deja sur le forum
premier départ envisagé vers mai 2009, voire un peu apres
Antoine http://members.virtualtourist.com/m/7b7d6/
Hôtel Catalonia Royal Tulum English translation pending
Nous pensons aller au Catalonia Royal Tulum en février. Je viens de parler à un agent et il me recommandait cet hôtel. Par contre, je viens de lire quelques critiques qui disaient qu'il n'y avait pas beaucoup d'animation et de vie, le soir. Nous ne voulons pas nécessairement partir sur la rumba jusqu'à 3h00 du matin mais nous ne voulons pas être dans un complexe ou tout semble mort à 9h00 pm. De plus, il parait qu'il n'y a pas beaucoup d'hôtel à côté.
Je vais attendre de vos nouvelles!!
Un gros merci!
Je vais attendre de vos nouvelles!!
Un gros merci!
Réussir un bon séjour dans le Sous-Massa? (Maroc) English translation pending
bonjour à toutes et tous,
c'est depuit un petit moment que je suis vos discussions sans avoir franchi le pas de l'inscription, ce qui maintenant est fait.
j'ai rejoins depuit peu le rang des retraités, et je partage mon temps entre ma région natal, les Landes et ma région d'adoption le Souss Massa que je ne connais pas encore très bien mais un peu quand même.
j'espère vivement pouvoir échanger avec vous toutes les informations utiles pour réussir un bon séjour.
si vous avez besoin d'informations sur ma belle région, je me tiens à votre disposition.
Guy
c'est depuit un petit moment que je suis vos discussions sans avoir franchi le pas de l'inscription, ce qui maintenant est fait.
j'ai rejoins depuit peu le rang des retraités, et je partage mon temps entre ma région natal, les Landes et ma région d'adoption le Souss Massa que je ne connais pas encore très bien mais un peu quand même.
j'espère vivement pouvoir échanger avec vous toutes les informations utiles pour réussir un bon séjour.
si vous avez besoin d'informations sur ma belle région, je me tiens à votre disposition.
Guy
Randonnée à pied entre copains en Écosse? English translation pending
bonjour a tous.
je cherche des infos pour une randonnée a faire entre copains. Nous désirerions pendant 1 petite semaine partir en écosse de refuges en refuges et nous aimerions pouvoir marcher tout en profitant un max des paysages mais le problème c'est qu'aucuns de nous connais réellement ce beau pays... Donc si certains d'entre vous peuvent nous renseigner ce serait vraiment top!!
merci d'avance
merci d'avance
Hôtel Oasis Brisas Santa Lucia à Camaguey English translation pending
Je pars jeudi de cette semaine et je voudrais savoir la température il fait de ce temps la dans ce coin la. Car quand je regarde Météomédia dans les destinations soleil camaguay apparait pas.
Hate de vous donner des nouvelles au retour avec des photos
Frizi
Hate de vous donner des nouvelles au retour avec des photos
Frizi
Circuit de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour, je viens de repérer chez Vacances transat un nouveau circuit accompagné sur 18 jours. Qu'en pensez-vous ? ça m'a l'aire assez bien équilibré avec un rythme assez cool.
Jour 1 : France / Los Angeles Jour 2 : Los Angeles Visite de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, Rodeo Drive et ses magasins de luxe. Déjeuner. Continuation vers les plages de Santa Monica et Venice Beach. Dîner de poissons à Marina del Rey.
Jour 3 : Los Angeles / Laughlin Visite libre du Getty Center, formidable complexe culturel abritant une collection d’art renommée. L’architecture futuriste du bâtiment et les superbes jardins sont des attraits supplémentaires. Déjeuner. Route à travers le désert de Mojave pour Laughlin.
Jour 4 : Laughlin / Sedona / Montezuma Castle / Flagstaff Départ vers l’Arizona. Arrêt à Seligman, sur la mythique "Route 66". Déjeuner. Suivez la route panoramique du Oak Creek Canyon jusqu’aux impressionnantes falaises rouges vif du village d’artiste de Sédona. Découvrez ensuite les habitations troglodytes de Montezuma’s Castle, construites au 12e siècle dans des anfractuosités de falaise. Retour à Flagstaff pour un dîner typiquement américain.
Jour 5 : Flagstaff / Grand Canyon / Sunset Crater / Flagstaff Découvrez le célèbre Grand Canyon dont les couleurs changeantes et la taille démesurée forment un spectacle à couper le souffle. En option, faites un survol en hélicoptère (environ 170 $ US/pers.). Déjeuner-buffet. Continuation vers les impressionnants paysages volcaniques du Sunset Crater Volcano National Monument. Courte route vers Flagstaff. Dîner musical.
Jour 6 : Flagstaff / Monument Valley / Mesa Verde Découvrez à bord d’un véhicule tout-terrain les paysages spectaculaires de Monument Valley. Votre guide Navajo vous donnera accès à des zones habituellement fermées au public et vous vous invitera ensuite à un savoureux barbecue au cœur de cet endroit magique. Poursuite vers le parc national de Mesa Verde. Dîner. Hébergement au cœur du parc.
Jour 7 : Mesa Verde / Dead Horse Point / Moab Visite du parc de Mesa Verde en compagnie d’un des gardiens du parc, un Ranger qui vous accompagnera toute la matinée et vous donnera accès à un des villages troglodytes cachés à flanc de falaise depuis le 6e siècle. Déjeuner. Route vers Moab, Admirez le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point, à plus de 600 m au-dessus du fleuve Colorado. Dîner. Hébergement à Moab pour 2 nuits.
Jour 8 : Moab / Arches / Moab Visite du parc de Arches. Les centaines d’arches naturelles se parent d’une incroyable variété de couleurs qui raviront les amateurs de photographie. Déjeuner pique-nique dans le parc. Balade en bateau sur le Colorado et dîner-barbecue sur les rives du célèbre fleuve.
Jour 9 : Moab / Grand Junction / Moab Suivez une route panoramique entre vergers et falaises rocheuses colorées jusqu’au Colorado National Monument. Admirez les points de vues les plus spectaculaires sur les dômes rocheux, les hautes aiguilles et les larges vallées se détachant du paysage semi-désertique. Déjeuner puis visite d’un domaine viticole. Retour à Moab. Dîner western.
Jour 10 : Moab / Capitol Reef / Bryce canyon Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Route vers Bryce Canyon à travers les superbes paysages de plateaux rocheux et de forêts d’une des plus belles routes des USA. Dîner. Hébergement à proximité du parc.
Jour 11 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas Visite du parc de Bryce : l’érosion a créé d’impressionnants amphithéâtres remplis de délicates tourelles de roche aux couleurs variées. Selon le temps, vous possibilité d’explorer à pied la partie basse du parc en compagnie de votre guide. Déjeuner, puis traversée du parc de Zion pour un point de vue spectaculaire sur les abruptes falaises vermillon. Arrêt-photo devant un "Truck Stop", relais pour routiers typique. Arrivée à Las Vegas, capitale du divertissement. Dîner libre. Hébergement.
Jour 12 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d’ocre... Déjeuner au cœur d’une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres.
Jour 13 : Las Vegas / Calico / Bakersfield Départ vers la ville fantôme de Calico qui au 19e siècle exploitait une importante mine d’argent. Déjeuner. Temps libre dans un complexe commercial offrant de nombreuses marques célèbres à prix réduits. Continuation vers Bakersfield au cœur de la vallée agricole de Californie. Dîner. Hébergement.
Jour 14 : Bakersfield / Séquoia / San Francisco Etape nature dans le paysage montagneux du parc de Séquoia. Découvrez les célèbres arbres géants, dont certains sont vieux de plusieurs millénaires. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco. Dîner. Hébergement pour 3 nuits.
Jour 15 : San Francisco / Monterey / Carmel / San Francisco Visite des charmantes villes de Monterey et Carmel. Déjeuner de poisson. Parcourez la célèbre route panoramique "17 Mile Drive" qui offre des points de vue spectaculaires sur la côte du Pacifique et ses falaises escarpées. Retour à San Francisco. Découverte à pied de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Votre guide vous remet un pass valable 3 jours pour les transports en communs, dont les célèbres Cable-Cars.
Jour 16 : San Francisco Découverte de cette ville cosmopolite. Traversée du célèbre pont du Golden Gate. Retour en ferry à Fisherman’s Wharf, l'ancien port de pêche reconverti en attraction touristique. Déjeuner sur place. Après-midi libre pour profiter de la ville à votre rythme : utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! En fin de journée, Dîner et soirée surprise sur un rythme de jazz.
Jour 17 : San Francisco / France Utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! Selon l’horaire de vol, transfert à l’aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord.
Jour 18 : France Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
Jour 1 : France / Los Angeles Jour 2 : Los Angeles Visite de la "Cité des Anges" : Hollywood, Sunset Boulevard, Beverly Hills, les empreintes des stars, Rodeo Drive et ses magasins de luxe. Déjeuner. Continuation vers les plages de Santa Monica et Venice Beach. Dîner de poissons à Marina del Rey.
Jour 3 : Los Angeles / Laughlin Visite libre du Getty Center, formidable complexe culturel abritant une collection d’art renommée. L’architecture futuriste du bâtiment et les superbes jardins sont des attraits supplémentaires. Déjeuner. Route à travers le désert de Mojave pour Laughlin.
Jour 4 : Laughlin / Sedona / Montezuma Castle / Flagstaff Départ vers l’Arizona. Arrêt à Seligman, sur la mythique "Route 66". Déjeuner. Suivez la route panoramique du Oak Creek Canyon jusqu’aux impressionnantes falaises rouges vif du village d’artiste de Sédona. Découvrez ensuite les habitations troglodytes de Montezuma’s Castle, construites au 12e siècle dans des anfractuosités de falaise. Retour à Flagstaff pour un dîner typiquement américain.
Jour 5 : Flagstaff / Grand Canyon / Sunset Crater / Flagstaff Découvrez le célèbre Grand Canyon dont les couleurs changeantes et la taille démesurée forment un spectacle à couper le souffle. En option, faites un survol en hélicoptère (environ 170 $ US/pers.). Déjeuner-buffet. Continuation vers les impressionnants paysages volcaniques du Sunset Crater Volcano National Monument. Courte route vers Flagstaff. Dîner musical.
Jour 6 : Flagstaff / Monument Valley / Mesa Verde Découvrez à bord d’un véhicule tout-terrain les paysages spectaculaires de Monument Valley. Votre guide Navajo vous donnera accès à des zones habituellement fermées au public et vous vous invitera ensuite à un savoureux barbecue au cœur de cet endroit magique. Poursuite vers le parc national de Mesa Verde. Dîner. Hébergement au cœur du parc.
Jour 7 : Mesa Verde / Dead Horse Point / Moab Visite du parc de Mesa Verde en compagnie d’un des gardiens du parc, un Ranger qui vous accompagnera toute la matinée et vous donnera accès à un des villages troglodytes cachés à flanc de falaise depuis le 6e siècle. Déjeuner. Route vers Moab, Admirez le spectaculaire panorama du parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point, à plus de 600 m au-dessus du fleuve Colorado. Dîner. Hébergement à Moab pour 2 nuits.
Jour 8 : Moab / Arches / Moab Visite du parc de Arches. Les centaines d’arches naturelles se parent d’une incroyable variété de couleurs qui raviront les amateurs de photographie. Déjeuner pique-nique dans le parc. Balade en bateau sur le Colorado et dîner-barbecue sur les rives du célèbre fleuve.
Jour 9 : Moab / Grand Junction / Moab Suivez une route panoramique entre vergers et falaises rocheuses colorées jusqu’au Colorado National Monument. Admirez les points de vues les plus spectaculaires sur les dômes rocheux, les hautes aiguilles et les larges vallées se détachant du paysage semi-désertique. Déjeuner puis visite d’un domaine viticole. Retour à Moab. Dîner western.
Jour 10 : Moab / Capitol Reef / Bryce canyon Traversez le parc de Capitol Reef. La route panoramique offre des points de vue saisissants sur les hautes falaises multicolores. Déjeuner. Route vers Bryce Canyon à travers les superbes paysages de plateaux rocheux et de forêts d’une des plus belles routes des USA. Dîner. Hébergement à proximité du parc.
Jour 11 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas Visite du parc de Bryce : l’érosion a créé d’impressionnants amphithéâtres remplis de délicates tourelles de roche aux couleurs variées. Selon le temps, vous possibilité d’explorer à pied la partie basse du parc en compagnie de votre guide. Déjeuner, puis traversée du parc de Zion pour un point de vue spectaculaire sur les abruptes falaises vermillon. Arrêt-photo devant un "Truck Stop", relais pour routiers typique. Arrivée à Las Vegas, capitale du divertissement. Dîner libre. Hébergement.
Jour 12 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Las Vegas Découverte du point le plus aride des USA : la Vallée de la Mort présente des paysages variés allant des hautes montagnes au point le plus bas du continent, un désert de dunes de sable et de spectaculaires gisements d’ocre... Déjeuner au cœur d’une oasis. Retour à Las Vegas. Dîner et soirée libres.
Jour 13 : Las Vegas / Calico / Bakersfield Départ vers la ville fantôme de Calico qui au 19e siècle exploitait une importante mine d’argent. Déjeuner. Temps libre dans un complexe commercial offrant de nombreuses marques célèbres à prix réduits. Continuation vers Bakersfield au cœur de la vallée agricole de Californie. Dîner. Hébergement.
Jour 14 : Bakersfield / Séquoia / San Francisco Etape nature dans le paysage montagneux du parc de Séquoia. Découvrez les célèbres arbres géants, dont certains sont vieux de plusieurs millénaires. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco. Dîner. Hébergement pour 3 nuits.
Jour 15 : San Francisco / Monterey / Carmel / San Francisco Visite des charmantes villes de Monterey et Carmel. Déjeuner de poisson. Parcourez la célèbre route panoramique "17 Mile Drive" qui offre des points de vue spectaculaires sur la côte du Pacifique et ses falaises escarpées. Retour à San Francisco. Découverte à pied de Chinatown et dîner de spécialités chinoises. Votre guide vous remet un pass valable 3 jours pour les transports en communs, dont les célèbres Cable-Cars.
Jour 16 : San Francisco Découverte de cette ville cosmopolite. Traversée du célèbre pont du Golden Gate. Retour en ferry à Fisherman’s Wharf, l'ancien port de pêche reconverti en attraction touristique. Déjeuner sur place. Après-midi libre pour profiter de la ville à votre rythme : utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! En fin de journée, Dîner et soirée surprise sur un rythme de jazz.
Jour 17 : San Francisco / France Utilisez votre pass pour les Cable-Cars ! Selon l’horaire de vol, transfert à l’aéroport. Envol pour la France. Dîner et nuit à bord.
Jour 18 : France Petit déjeuner à bord. Arrivée en France.
Périple de Toulouse à Bourgogne à vélo English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum. 😮 À la fin août prochain, j'atterrirai à Toulouse avec une amie et j'ai comme objectif de me rendre aux Iles Baléares pour rejoindre mon groupe de vélo le 25 septembre 2009. J'ai un mois de voyage à faire et je souhaiterais aller à Bourgogne rejoindre un ami pour préparer du travail car je compte passer beaucoup de temps en Europe. Existe-t-il une piste cyclable pour s'y rendre ? Je compte voyager à vélo et j'aurai peut-être un "bob" derrière mon vélo car je veux mon entière autonomie. Quel type de vélo dois-je avoir pour parcourir les routes de l'Europe. Jusqu'ici j'ai fait 5 voyages et nous avons toujours utilisé nos vélos de route.Merci !
Je suis nouvelle sur le forum. 😮 À la fin août prochain, j'atterrirai à Toulouse avec une amie et j'ai comme objectif de me rendre aux Iles Baléares pour rejoindre mon groupe de vélo le 25 septembre 2009. J'ai un mois de voyage à faire et je souhaiterais aller à Bourgogne rejoindre un ami pour préparer du travail car je compte passer beaucoup de temps en Europe. Existe-t-il une piste cyclable pour s'y rendre ? Je compte voyager à vélo et j'aurai peut-être un "bob" derrière mon vélo car je veux mon entière autonomie. Quel type de vélo dois-je avoir pour parcourir les routes de l'Europe. Jusqu'ici j'ai fait 5 voyages et nous avons toujours utilisé nos vélos de route.Merci !
Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement étudiante à l'école du Louvre en section indologie, j'envisage la possibilité de faire un master et éventuellement un doctorat dans ma discipline. Je n'ai pas encore de sujet précis pour l'instant, selon ma prof il y a du travail à faire sur la dynastie Pandya qui a été relativement peu étudiée, mais un travail sur les rapports entre inde et occident au travers des missions jésuites m'interresserait également.
Pour commencer, on a plein de rapports de fouilles, de documents photos, mais c'est souvent incomplet, et ça ne vaux pas le contact terrain.
Donc, quand on est un universitaire étranger en Inde: _Est-ce qu'on doit consulter les facs sur place? Qui sont les tenants en matière d'archéo/histoire/histoire de l'art sur place? _Les archives, comment ça marche? comment on y entre? Quelles sont les logiciels permettant de savoir ce qu'ils sont en stock?
_Pour visiter les temples, est-ce qu'il vaux mieux s'habiller local? _Est-ce que les photos dans les temples et le grimpage sur les façades pour prendre des détails en photo n'est pas trop mal vu?
Voilà, merci beaucoup si vous avez des réponses.
Donc, quand on est un universitaire étranger en Inde: _Est-ce qu'on doit consulter les facs sur place? Qui sont les tenants en matière d'archéo/histoire/histoire de l'art sur place? _Les archives, comment ça marche? comment on y entre? Quelles sont les logiciels permettant de savoir ce qu'ils sont en stock?
_Pour visiter les temples, est-ce qu'il vaux mieux s'habiller local? _Est-ce que les photos dans les temples et le grimpage sur les façades pour prendre des détails en photo n'est pas trop mal vu?
Voilà, merci beaucoup si vous avez des réponses.
Croisière sur le Carnival Valor en mars 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Le nord de l'Espagne sur une semaine à moto English translation pending
Bonjour
fin juin, nous avons decidé de parcourir le nord de l'Espagne, au depart de Bordeaux, sur une semaine, à moto .
Nous comptons rouler 2 à 300 km/jour maxi, pour profiter de la region, et dormir en gite, ou chambre d'hotel pas trop cher .
Nous pensons descendre par Santander, Leon, Salamanca, Plasencia, Toledo, Madrid, puis remonter par le centre, par Zaragoza puis l'Andorre ou Pampelune . Qqu'un peut il me conseiller un parcours pour la remontée depuis la region de Madrid, en evitant le chemin pris à l'aller ?Dans les villes citées ci dessus, avez vous des sites à me conseiller, ainsi que des bons plans pour le couchage ? ( avec garage moto si possible )
merci
Nous comptons rouler 2 à 300 km/jour maxi, pour profiter de la region, et dormir en gite, ou chambre d'hotel pas trop cher .
Nous pensons descendre par Santander, Leon, Salamanca, Plasencia, Toledo, Madrid, puis remonter par le centre, par Zaragoza puis l'Andorre ou Pampelune . Qqu'un peut il me conseiller un parcours pour la remontée depuis la region de Madrid, en evitant le chemin pris à l'aller ?Dans les villes citées ci dessus, avez vous des sites à me conseiller, ainsi que des bons plans pour le couchage ? ( avec garage moto si possible )
merci
Survol du Grand Canyon en avion et louer des vélos à San Francisco? English translation pending
bonsoir,
je souhaite avoir votre avis sur des activités que je souhaite mettre en place.
à grand canyon, je pense réserver un tour en avion de 50 MN avec grand canyon airplane tours, c'est le circuit discovery. c'est moitié moins cher que l'hélico. quelqu'un a t'il expérimenté ?
également, je souhaite louer des vélos à san francisco pour traverser le golden gate et revenir en ferry. Mes 3 ados sont habitués puisque nous habitons en montagne. je souhaite savoir si ce n'est pas trop dangereux avec le trafic. faites moi part de votre expérience.
merci 😊
Combiné Réunion-Maurice: vol, logement, restaurants, budget? English translation pending
bonjour,
nous sommes un jeune couple d'environ 25 ans et nous souhaiterions faire un combiné Réunion-Maurice (dans le meilleur des cas sinon juste la réunion) début Juin au depart de lyon.
je voudrais savoir si tout d'abord est-ce la bonne saison pour partir la-bas et si vous avez des bonnes adresses a nous proposer pas trop cher comme les hotels, gites, resto... quelle compagnie aérienne est la mieux et surtout la moins chère.
ainsi que le budget total d'un voyage comme celui-la pour une dizaine de jours.
je vous remercie
Excursion seuls et risques de mines anti-personnels à San Pedro de Atacama? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à San Pedro dans la semaine. Or, sur un site gouvernemental officiel, il est précisé qu'à certains endroits près de la frontière (notamment vers San Pedro, désert d'Atacama...), il pouvait rester encore quelques mines anti-personnel, même si le plus gros a été enlevé, et qu'il valait mieux éviter les hors sentiers et demander aux policiers les lieux à éviter...
Or, on pensait éventuellement découvrir seuls les beaux sites autour de SPA (vallée de la lune, miniques et miscanti, salar de tara...), et faire nous même nos balades sur les sites, sans passer par des excursions avec agences.
Est ce que ceux qui y sont allés peuvent me dire s'il y a un véritable danger à se promener seul (sans guide) sur les sites, en sortant de la route goudronnée?
Est ce que de rester sur des sentiers et petits chemins de rando clairement tracés est suffisamment surs ? voire pas du tout, et du coup, il faudrait obligatoirement passer forcément par des agences ?
MErci
Planetair
Nous partons à San Pedro dans la semaine. Or, sur un site gouvernemental officiel, il est précisé qu'à certains endroits près de la frontière (notamment vers San Pedro, désert d'Atacama...), il pouvait rester encore quelques mines anti-personnel, même si le plus gros a été enlevé, et qu'il valait mieux éviter les hors sentiers et demander aux policiers les lieux à éviter...
Or, on pensait éventuellement découvrir seuls les beaux sites autour de SPA (vallée de la lune, miniques et miscanti, salar de tara...), et faire nous même nos balades sur les sites, sans passer par des excursions avec agences.
Est ce que ceux qui y sont allés peuvent me dire s'il y a un véritable danger à se promener seul (sans guide) sur les sites, en sortant de la route goudronnée?
Est ce que de rester sur des sentiers et petits chemins de rando clairement tracés est suffisamment surs ? voire pas du tout, et du coup, il faudrait obligatoirement passer forcément par des agences ?
MErci
Planetair
La Réunion: transports en commun, tente, gite, ravitaillement... English translation pending
Bonjour, je dois partir mercredi prochain à La Réunion pour 1 semaine, seul, je souhaite randonner, quelques questions techniques:
* peut-on accéder au départ des principales randonnées sans voiture en utilisant les transports en commun ou le stop ou le covoiturage.
* faut-il emmener une tente ou un sac de couchage est suffisant
* ne sachant pas encore quelles randonnées je vais faire, je ne peux réserver les gites, peut-on le faire la veille par téléphone.
* dans les gites le soir, j'ai compris que l'on pouvait obtenir un repas, comment gère t'on les autres ravitaillements (eau, alimentation) pour la journée lorsque on est en itinérant à pied.
* enfin je cherche éventuellement un accompagnateur.
Je vous remercie pour votre aide, bien cordialement.
Je vous remercie pour votre aide, bien cordialement.
Voyage en camping-car dans l'ouest des États-Unis de fin juillet à mi-août English translation pending
Nous envisageons un voyage sur 18j fin juillet - mi aout : notre projet de parcours :
LA - Las Vegas : que nous conseillez vous pour un arret en route?
Las Vegas - Zion
Zion - Page
Page - Grand Canyon : quelle est la meilleure entree sur le GC?
Grand canyon - Las Vegas
total 1ere partie 724 miles
Las Vegas - Death Valley : peut on laisser le camping car a Las Vegas et louer une voiture pour Death Valey? Death Valley - Yosemite : quelle est la meilleure entree? Yosemite - San franciso San francisco - Los angeles : concernant cette partie de 380miles que nous conseillez vous :abandon du camping car et frais + sauvez 2 jours de route ou faire la route? total 2e partie : 853miles Total : 1600 miles Pensez vous que ce periple est faisable en 18j? A la lecture des nombreux post, nous avons des difficultes a bien doser les distances et le sens du parcours
merci pour vos remarques et critiques sur ce projet 😎
Las Vegas - Death Valley : peut on laisser le camping car a Las Vegas et louer une voiture pour Death Valey? Death Valley - Yosemite : quelle est la meilleure entree? Yosemite - San franciso San francisco - Los angeles : concernant cette partie de 380miles que nous conseillez vous :abandon du camping car et frais + sauvez 2 jours de route ou faire la route? total 2e partie : 853miles Total : 1600 miles Pensez vous que ce periple est faisable en 18j? A la lecture des nombreux post, nous avons des difficultes a bien doser les distances et le sens du parcours
merci pour vos remarques et critiques sur ce projet 😎
Voyage de rêve en décembre 2008 en Jordanie English translation pending
Nous revenons mon épouse et moi-même de Jordanie (nationalités algériennes) où nous avons passé 12 jours intenses et très enrichissants.
Nous avons profité de billets d'avions discountés à 500€ (NR/NE) et somme partis "à l'aventure" sans réservation d'hôtel au préalable. Arrivés le soir, c'est donc un jeune chauffeur de taxi qui nous a servi de guide pour rechercher un hôtel pas cher et une voiture de location. Tout cela à 18h00 un Dimanche !! Parler l'arabe nous a bien aidé, mais beaucoup de jordaniens parlent aussi très bien l'anglais globish.
Le lendemain, direction la mer morte et son panoramic complex avec musée et restaurant. Y passer la nuit se révéla inintéressant pour la saison et l'ambiance (nuageux, mouches ...). on décida de partir le soir même à Kerak. C'est l'hôtel REStHouse avec ses fenêtre sans vis-à-vis (c'est peu de le dire vu qu'elles donnent sur un précipice...) accolé à la citadelle du krak qui a retenu notre attention : pas cher -35 DJ- avec PDJ et taxes inclus, et accueil chaleureux d'un jeune copte très pro. On a pu ainsi visiter la ville de Kerak le soir et dîner dans un nouveau restaurant accolé lui aussi à la citadelle qui nous fit goûter pour pas cher le plat local traditionnel à base d'agneau cuit dans du petit lait (Mansaf).
Le lendemain, visite de la citadelle avec guide et des salles annexes fermées en général aux groupes de touristes où l'on y tourne des séries de films historique arabes (syriens surtout). La vue imprenable sur les collines environnantes y est splendide. Attention au vent en cette saison qui peut être dangereux sur certains points des remparts de la citadelle.
14heures, démarrage vers Pétra sur la route des rois. Attention, déviation à Gharandal, prendre la rue à droite juste avant le dernier ralentisseur à la sortie du village (sinon, vous retombez sur El-Tafila ou l’autoroute du sud après une belle traversée du désert de 30 km). Petite pause sur Dana avec très belle vue sur la gorge avant El-Qaddissya.
L’arrivé sur Petra fut accompagné par un jordanien à qui nous avions demandé la route et qui nous a conseillé un hôtel pas cher mais très correct (équivalent d’un 3 étoiles en France) à 50DJ, le Amra Palace Hotel dont le propriétaire, Ali, vous fera un accueil remarquable. Préférez un hôtel à Wadi Musa, à 500 m de Pétra plutôt que les hôtel inutilement cher situés à l’entrée du site de Pétra. Le soir même, visite de little Petra (gratuit). Seul souci en cette saison, les jours sont très courts, d’où des visites raccourcies par rapport à tout ce qu’il y a à voir. Le lendemain, visite de Petra et de ses sites environnants (sacrifice, etc.). Le plus beau site jamais visité pour ma part. Souvenirs rose et ocre, venteux, parfois chauds, souvent froids (décembre…), embaumé par l’air pur en hauteur et le fumier des bourricots ou des crottins de cheval en contrebas. En effet, les rabatteurs bédouins des lieux, jeunes et voraces cassent sous la besogne acharnée et incessante leurs bêtes même blessées. C’est le seul spectacle désolant, mais on peut le fuir à défaut de la changer (ils vous renvoient à votre « business » dès que vous les critiquez) en se baladant hors des sentiers battus. A ce titre Wadi Siyyagh est à faire ; au moins jusqu’au promontoire qui donne une vue sublime sur le désert (2 heures de marche parfois accompagnée par un troupeau très sympathique de chèvres qui vous prennent pour le berger), le tout au rythme de l’écoulement d’une rafraichissante rivière qui coule au fond de la gorge.
Vous aimerez le Dyiar et les habitations troglodytes, le khezneh et la gorge qui y mène avec ses canalisations sculptées dans la roche à portée de main, les oiseaux roses de Jordanie, les faucons qui y vivent, les panoramas de fin du monde splendides et j’en passe et des meilleurs… Bref, vous aimerez l’archéologie et la nature, les parcours et les jeux de couleurs que la lumière du jour changeante de l‘hiver vous proposerons. Surtout ne prenez (si vous le pouvez) ni chameau ni baudet. Car le temps est surtout précieux non pour arriver vite mais pour être surpris après un chemin parfois long de la découverte d’une des plus belles architectures de l’antiquité en des lieux improbables (la fatigue y est en effet un atout précieux…).
Après deux jours à Pétra, départ pour Wadi Ram (ou wadi el-Qamar, la vallée de la lune, car on y voit clair de nuit lors de la pleine lune). Le séjour la nuit nous a été déconseillé par Sami, un bédouin très pro et très sympathique. Nous avons donc passé après 4 heures en 4x4 (prendre Toyota, c’est fiable) avec une jeune guide qui nous a même sorti des entiers battus et nous a proposé un coucher de soleil très bien placé à l’emplacement d’un campement bédouin.
Le soir même, départ pour Aqabah. Déçus de l’hôtel Crystal, pas cher mais pas très propre avec PDJ très basique mais suffisant. Le tout est de pouvoir visiter la ville de nuit car les magasins sont –dans cette zone franche où on doit passer par une douane – ouverts jusque … minuit. Une ville frénétique et très active donc, qui vaut le détour surtout si on veut faire quelques emplettes. Le lendemain, départ pour South beach d’Aqabah et repos au Radisson SAS pendant 3 jours avec plage d’eau pas froide mais permettant de nager, bronzette, snorkeling, jakuszzi, sauna, piscine, buffet à volonté (cher pour le prix), et massage indien (vendu cher au vu de ce que l’on paie les masseurs venus spécialement du Kerala).
Les deux jours restant furent occupés à visiter les ksours (quasr Amra surtout à ne pas rater coûte que coûte mais évitez Zarqua’, trop de camions et donc de pollution) et Amman (jabal Qalaa et son musée). Pas de visite des sites archéologiques de Jerash ou de Madaba, les sites roains n’étaient pas notre priorité. Visitez le downtown (Wast el-balad) et mangez-y traditionnel, c’est sympa et pas cher.
A Amman, prenez le Ammon Hôtel (ex-Century Park Hôtel), c’est un équivalent d’un hôtel Mercure en France. Sinon le Dove Hôtel est correct aussi mais beaucoup moins cher.
Au final, le séjour peut se résumer en beaucoup de rencontres (on parle arabe, ça facilitait un peu les choses même si on avait du mal vu nos arabes différents), beaucoup de surprises (sites et routes, panoramas à couper le souffle) et énormément de plaisir à être accueillis chaque fois avec le sourire par des gens serviables et très tolérants (le musulman côtoie le chrétien, le juif et le bouddhiste dans une harmonie étonnante malgré la proximité de la guerre à l’est comme à l’ouest…).
Hôtel Sol Lunas y Mares le 19 janvier English translation pending
je pars le 19 janvier et je voudrais des nouvelles fraiches de lhotel??????
Où aller à Cuba pour un groupe de sept/huit personnes? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes un groupe de 7-8 jeunes dans la début vingtaine qui part en voyage à la fin avril pour deux semaine. Nous ne sommes pas capable de décider à quel endroit ou nous voulons aller. Nous avions peut être pensé à aller à Cuba, soit à Varadero ou à Cayo Coco, mais ce n'est pas notre décision finale. Nous recherchons surtout une BELLE plage avec du beau sable, pas de roches, ni d'algues. Nous voulons aussi faire des activités (plongée sous-marine, nager avec les dauphin et +++). Nous voulons aussi que la nourriture soit bonne et quand même assez variée. Nous aimerions que les chambres soit propres et bien entretenu, par contre, nous allons dans le sud pour avoir du plaisir et faire de la plage... De plus, j'aimerais savoir qu'est-ce qu'ils veulent dire par boissons locale, est-ce les coktails? comme la margarita, etc? Pour ce qui est des choix des hotels, nous recherchons quelque chose dans les 1500$ et je crois que à Cuba, il est préférable d'avoir quelque chose en haut de trois étoiles...
PS. Nous ne voulons pas aller en République Dominicaine, car deux d'entres nous y sont déjà aller.
Merci à l'avance pour vos suggestions🙂
Treks au Ladakh en juillet ou août? English translation pending
Bonjour tout le monde,
comme à chaque hiver hiver ou presque je reviens vers vous quand je suis dans les recherches de mon prochain périple!!
Aprés le pérou et l'Inde du Suud nous avons envie, mon frère et moi, de marcher dans le Nord de l'Inde cette fois ci.
Notre choix est fixé sur Le Ladakh, la durée 1 mois, le but lllle trek et la rencontre avec les gens. Nous en sommes là.
Je viens donc récupérer quelques infos sur les trek incontournables, les plus discrets, les coins à vivre absolument...
Je pense que nous prendrons un vol intérieur jusque Leh et ensuite....
Je viens donc récupérer quelques infos sur les trek incontournables, les plus discrets, les coins à vivre absolument...
Je pense que nous prendrons un vol intérieur jusque Leh et ensuite....
A voir en Nouvelle Calédonie? English translation pending
Bonjour à tous,
Ca fait déjà 3 mois que je suis dans ce petit paradis et je vais profiter de l'arrivée de ma mère et de quelques vacances pour faire le tour de la Calédonie! Pour l'instant je suis peu sortie de Nouméa... malheureusement! Je voulais savoir si vous aviez des endroits à me conseiller, qu'il faut absolument voir ou au contraire à éviter... Merci à tous pour vos informations! A bientôt
Ca fait déjà 3 mois que je suis dans ce petit paradis et je vais profiter de l'arrivée de ma mère et de quelques vacances pour faire le tour de la Calédonie! Pour l'instant je suis peu sortie de Nouméa... malheureusement! Je voulais savoir si vous aviez des endroits à me conseiller, qu'il faut absolument voir ou au contraire à éviter... Merci à tous pour vos informations! A bientôt
Voyage en Inde: qu'est-ce qui vaut le coup? English translation pending
Salut!
Je suis en train de faire mon itinéraire pour mon voyage en Inde. Je pars le mois prochain, et après recherches les endroits qui m'interessent sont:
Delhi (j'arrive à Delhi) Agra Fatehpur Sikri Jaipur Mumbai Goa Chennai Kolkata Bodghaya Varanasi
Je me demandais si quelqu'un était déjà allé dans ces endroits et si quelques uns ne valaient pas le coup du déplacement (je n'ai pas beaucoup de temps sur place), et de même si vous recommanderiez plutot d'autres endroits incontournables.
Merci
Delhi (j'arrive à Delhi) Agra Fatehpur Sikri Jaipur Mumbai Goa Chennai Kolkata Bodghaya Varanasi
Je me demandais si quelqu'un était déjà allé dans ces endroits et si quelques uns ne valaient pas le coup du déplacement (je n'ai pas beaucoup de temps sur place), et de même si vous recommanderiez plutot d'autres endroits incontournables.
Merci
Wallonie: une région à découvrir? (Belgique) English translation pending
En surfant sur l'un de mes sites préférés, je suis tombé sur un article parlant du chateau des princes de Ligne, le Chateau de Beloeil . Quelqu'un sait-il ce qu'il y a à voir dans cette région qui semble bien belle et en tout cas, à découvrir sur un week-end allongé .... patrimoine, tourisme, gastronomie, où puis-je aller en Wallonie ?
Jean
Jean
Retour du Grand Sunset Princess à Riviera Maya (décembre 2008) English translation pending
Bonjour à tous..
je reviens d'une semaine du Grand Sunset princess de Rivièra Maya, le check-in fait dans l'autobus donc aucune attente à l'hôtel c'est génial, le complexe est très grand, si vous êtes à l'avant vous avez un bon 15 minutes de marche pour se rendre à la plage. La plage... très décevante je m'attendais à beaucoup mieux, la couleur de l'eau n'est pas tellement belle et l, eau n'est pas très clair, il y a des roches qu, il faut traverser pour avoir par la suite du sable, j, avoue que c, est assez désagréable. il y a beacoup de chaises sur la plage mais il faut se lever de bonne heure pour aller réserver... car il y a beaoucoup de monde vu la grandeur du complexe. Le site est très beau et la végétation est très belle. pour ceux qui aime manger à l'extérieur et bien oubliez ça tout ce fait à l'intérieur, c'est un peu plate à mon avis car lorsqu'il fait beau c'est agréable de manger à l'extérieur même s'il s'agit d'un ptit grill le midi etc.. mais rien du tout. Par contre la nourriture est excellente tant aux buffets que dans les restaurants à la carte, par contre aux buffets la nourriture n'est pas très chaude mais il y a une grande variété de mets sans problème. Pour les restos à la carte vous pouvez réserver pour la journée même et pour le lendemain seulement et bonne chance.. c'est un peu compliquer mais si vous vous présenter à 8hrs am vous devriez avoir de la place (les réservations commencent à 8:30am). Le soir il y a de un ptit groupe qui joue de la musique à l'exétieur au bar entre le Sunset et le Riviera mais vous allez y entendre principalement que de la musique américaine et très peu de musique latino ce qui est très trisque car selon moi lorsque nous allons en voyage on voudrait bien entendre un peu de leur musique... et même pas au resto Mexicain encore la aucune musique latino.... C'est très américanisé et j'oubliais même les spectacles le soir le sont aussi!!! la seule chose que me faisait penser que j'étais au Mexique c'est que javais une limette dans ma cerveza!! donc si vous voulez être dépaysé oubliez ça... c, est dommage.. Nous étions un groupe de 17 personnes et nous avons tous pensés pareils, oui c'est un beau site très luxueux et on y mange bien parcontre pour ce qui est de l'atmosphère et de la chaleur des mexicains et bien il ne faut pas trop y compter... lorsqu'on leur dit bonjour ils sont étonnés et arrivent à peine à nous répondre, c, est pas la majortié mais je dirais presque, en fait je ne peux pas dire " bien oui j, ai eu du plaisir avec un tel ou une telle, soit serveur, barmain etc.."non rien de rien... en résumé j'ai vu Rivièra Maya et c'est ok, je ne pense pas y retourner à moins d'avoir un méchant bon deal mais à part ça non, j'aime mieux aller à Cuba car la mer est 100 fois plus belle et pour la chaleur du peuple et je dirais aussi que même la république passe avant Rivièra Maya... Par contre si vous rechercher un site luxueux, de la bonne bouffe et que pour vous la mer est secondaire et que vous ne voulez pas trop être dépaysé et bien c, est une place pour vous, les autres qui comme moi veulent au contraire, être dépaysé, voir une belle mer et être en mesure d'échanger avec les gens de la place pour connaître leur culture etc et bien il faut aller ailleurs...
Je ne regrette tout de même pas mon voyage car j'ai tout de même apprécié ce luxe mais pour le reste je reste avec un peu de déception...
bon voyage à tous...
je reviens d'une semaine du Grand Sunset princess de Rivièra Maya, le check-in fait dans l'autobus donc aucune attente à l'hôtel c'est génial, le complexe est très grand, si vous êtes à l'avant vous avez un bon 15 minutes de marche pour se rendre à la plage. La plage... très décevante je m'attendais à beaucoup mieux, la couleur de l'eau n'est pas tellement belle et l, eau n'est pas très clair, il y a des roches qu, il faut traverser pour avoir par la suite du sable, j, avoue que c, est assez désagréable. il y a beacoup de chaises sur la plage mais il faut se lever de bonne heure pour aller réserver... car il y a beaoucoup de monde vu la grandeur du complexe. Le site est très beau et la végétation est très belle. pour ceux qui aime manger à l'extérieur et bien oubliez ça tout ce fait à l'intérieur, c'est un peu plate à mon avis car lorsqu'il fait beau c'est agréable de manger à l'extérieur même s'il s'agit d'un ptit grill le midi etc.. mais rien du tout. Par contre la nourriture est excellente tant aux buffets que dans les restaurants à la carte, par contre aux buffets la nourriture n'est pas très chaude mais il y a une grande variété de mets sans problème. Pour les restos à la carte vous pouvez réserver pour la journée même et pour le lendemain seulement et bonne chance.. c'est un peu compliquer mais si vous vous présenter à 8hrs am vous devriez avoir de la place (les réservations commencent à 8:30am). Le soir il y a de un ptit groupe qui joue de la musique à l'exétieur au bar entre le Sunset et le Riviera mais vous allez y entendre principalement que de la musique américaine et très peu de musique latino ce qui est très trisque car selon moi lorsque nous allons en voyage on voudrait bien entendre un peu de leur musique... et même pas au resto Mexicain encore la aucune musique latino.... C'est très américanisé et j'oubliais même les spectacles le soir le sont aussi!!! la seule chose que me faisait penser que j'étais au Mexique c'est que javais une limette dans ma cerveza!! donc si vous voulez être dépaysé oubliez ça... c, est dommage.. Nous étions un groupe de 17 personnes et nous avons tous pensés pareils, oui c'est un beau site très luxueux et on y mange bien parcontre pour ce qui est de l'atmosphère et de la chaleur des mexicains et bien il ne faut pas trop y compter... lorsqu'on leur dit bonjour ils sont étonnés et arrivent à peine à nous répondre, c, est pas la majortié mais je dirais presque, en fait je ne peux pas dire " bien oui j, ai eu du plaisir avec un tel ou une telle, soit serveur, barmain etc.."non rien de rien... en résumé j'ai vu Rivièra Maya et c'est ok, je ne pense pas y retourner à moins d'avoir un méchant bon deal mais à part ça non, j'aime mieux aller à Cuba car la mer est 100 fois plus belle et pour la chaleur du peuple et je dirais aussi que même la république passe avant Rivièra Maya... Par contre si vous rechercher un site luxueux, de la bonne bouffe et que pour vous la mer est secondaire et que vous ne voulez pas trop être dépaysé et bien c, est une place pour vous, les autres qui comme moi veulent au contraire, être dépaysé, voir une belle mer et être en mesure d'échanger avec les gens de la place pour connaître leur culture etc et bien il faut aller ailleurs...
Je ne regrette tout de même pas mon voyage car j'ai tout de même apprécié ce luxe mais pour le reste je reste avec un peu de déception...
bon voyage à tous...
Retour du Sandos Playacar English translation pending
Je peux vous dire que cet hotel est vraiment très bien, si vous souhaitez plus d'infos, pas de soucis, je me ferai un plaisir de tout vous détailler !
Lequel choisir entre l'hôtel Bahia Principe Coba, Tulum ou Akumal à Riviera Maya? English translation pending
Bonjour à tous... Je projète un voyage en janvier et je pense aller dans un de ces trois hôtels. Est-ce que quelqu'un peut me dire en gros, la différence entre les trois et lequel est le mieux... Je voulais aussi savoir si, les gens peuvent aller dans tous les restaurants des trois hôtels peu importe dans lequel ils sont!!! En somme, peut-on se promener et profiter des installations des trois hôtels!!! Merci.
Bonnes adresses pour motards English translation pending
bjr à toutes et tous
je propose de mettre en réponse à ce post toutes les bonnes adresses de lieux, où les motards sont particulièrement bienvenus !!
je ne parle pas des ces lieux où l'on affiche fiérement " ici on acceuille les motards", juste pour faire plus de clients, mais seulement des lieux où on est bienvenu et où on peu parler de notre passion avec le patron ou les habitués !!
cela peut etre un camping, un hotel, un resto, un bistro ou meme une belle p'tite route sympa !!!
en titre de votre réponse merci de glisser la region concerné dans le genre (exemple) " bonne adresse en corse ou alors bonne adresse en ............. ?" pour que ce soit plus facile à trier
il y a le probleme de la pub interdite sur le forum, alors peut etre faut il juste citer la ville et l'adresse sans citer le nom (sur ce sujet vous pouvez donner d'autres idées si vous en avez)
maintenant si il y a des personnes que ce post dérange, qu'ils le signalent au modérateur pour le faire fermer, mais je me passe volontier des commentaires critique que l'on peut voir sur d'autres discussions cordialement Kaoua
je ne parle pas des ces lieux où l'on affiche fiérement " ici on acceuille les motards", juste pour faire plus de clients, mais seulement des lieux où on est bienvenu et où on peu parler de notre passion avec le patron ou les habitués !!
cela peut etre un camping, un hotel, un resto, un bistro ou meme une belle p'tite route sympa !!!
en titre de votre réponse merci de glisser la region concerné dans le genre (exemple) " bonne adresse en corse ou alors bonne adresse en ............. ?" pour que ce soit plus facile à trier
il y a le probleme de la pub interdite sur le forum, alors peut etre faut il juste citer la ville et l'adresse sans citer le nom (sur ce sujet vous pouvez donner d'autres idées si vous en avez)
maintenant si il y a des personnes que ce post dérange, qu'ils le signalent au modérateur pour le faire fermer, mais je me passe volontier des commentaires critique que l'on peut voir sur d'autres discussions cordialement Kaoua
Hôtel Grand Sunset Riviera Princess English translation pending
Bonjour tout le monde !!!!
SVP, si vous avez déja été à cet hotel, pouvez vous me donner des infos ... Est-ce que vous me le conseiller et pourquoi ???
Je cherche un hotel luxueux, propre, avec de bons restos, bons services, de l'animation, près d'un village et avec une belle plage à proximité.
Merci beaucoup de me répondre le plus vite, on aimerait faire cet achat bientôt !!!!
SVP, si vous avez déja été à cet hotel, pouvez vous me donner des infos ... Est-ce que vous me le conseiller et pourquoi ???
Je cherche un hotel luxueux, propre, avec de bons restos, bons services, de l'animation, près d'un village et avec une belle plage à proximité.
Merci beaucoup de me répondre le plus vite, on aimerait faire cet achat bientôt !!!!
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Oslo, Cap Nord, Helsinski en deux mois à vélo: est-ce réalisable? English translation pending
Salut a tous, est il possible de faire Oslo Cap Nord Helsinski en 2mois a velo? Mon projet serait de remonter la cote ouest de la norvege a velo( je sais c'est loin d'être plat) mais je prends le risque de souffrir sur ma selle pour ne pas manquer les fjord! Je pense que remonter la Norvege en un mois est faisable! J'aurais voulu savoir egalement le climat debut aout au Cap Nord?? on se caille vraiment ou avec une bonne polaire c'est bon? et redescendre par le pays aux 1000 lacs la finlande? est ce realisable comme projet ou totalement utopique? Sachant que j'ai une tres bonne condition physique, une motivation enorme et un zest de folie! J'attend vos reponses! et bon vent a tous!
Que faire autour de Siem Reap? (Cambodge) English translation pending
Bonjour,
outre Angkor Wat, que peut-on faire et voir autour de siam reap ?
Je vais arriver à siam reap, puis 6 jours plus trad, je quitte du même aéroport.
Merci
Pierre 🙂