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En route vers l'Ukraine (en famille et en fourgon) English translation pending
by Pierre · 2017-08-21 · 15 replies
Bonjour à tous,

Voici un nouveau carnet, je rentre à peine. Pour voir l'ensemble des photos intégrées au texte, allez sur mon blog en signature. Les nouvelles règles d'insertion de photos me compliquent la tâche. Quelques images en fin de post 🙂

🙂

Un mariage début août au sud de Limoges et après ? Cap à l’est, le sud de la Pologne, ses montages et ses églises en bois, une incursion en Ukraine pour visiter la belle Lviv et les campagnes environnantes et un retour par l’Allemagne pour partager une bonne bière avec mes parents. C’est en quelques mots le programme qui s’est dessiné au fil des kilomètres et que je vous propose en mots et en photos.

31/07/2017

Jour : 378 km Total : 378 km

Notre séjour annuel en Vendée dans la maison familiale s’est prolongé jusqu’à fin juillet. Nous partons donc ce matin de Fromentine, direction la Haute Vienne (Coussac-Bonneval) pour le mariage de Claire et Nico.

03/08/2017

Jour : 619 km Total : 997 km

Après trois jours de festivités, la route nous appelle, nous l’entendons nous appâter en dépit des organismes un peu fatigués…

Malgré une petite sieste sur la route, nous avançons rapidement. A 20h00, nous dînons à proximité d’un grand parc dans les environs de Châlon Sur Saône. Des chèvres et des moutons broutent paisiblement, ce qui ravit les enfants. Voici l’un des fils conducteurs de ce voyage : trouver des animaux. Je reprends le volant et nous poussons jusqu’à Belfort où nous passons la nuit sur un parking sordide.

04/08/2017

Jour : 588 km Total : 1585 km

Nous franchissons la frontière allemande et, sur les autoroutes, retrouvons les habituels travaux et embouteillages. Nous passons la Forêt Noire et je dégote un petit coin perdu au milieu des vignes pour la pause déjeuner. Les garçons ramassent du bois afin que je leur confectionne des arcs (autre fil conducteur…)

Pas grand chose à ajouter sur cette deuxième journée passée sur la route. Nous dormons à nouveau sur un parking. Celui-ci est plus plaisant et se trouve à une dizaine de kilomètres de la frontière tchèque.

05/08/2017

Jour : 607 km Total : 2192 km

Nous traversons la République tchèque . Petite pause dans les champs de blé et séance de tir à l’arc obligatoire. Passage de la frontière polonaise. Le soleil se couche lentement. Le ciel rose et les collines vertes offrent un paysage irréel. Il nous faut trouver un endroit pour dormir. Tout le monde en a assez de rouler. Un parking d’église. Non, demain c’est dimanche, on risque d’être réveillés par la messe. Nous tournons dans Skoczow où un banal parking se transforme rapidement en stand de tir à l’arc. Evidémment, c’est le moment choisi par le chauffeur d’un bus pour débarquer la cinquantaine de retraités partis en balade. Les flèches fusent dangereusement et les armes sont confisquées sans préavis.

06/08/2017

Jour : 157 km Total : 2349 km

Le ciel est couvert ce matin. Sur la route, ce sont des trombes de flotte qui s’abattent sur nous. Les reliefs se dessinent, la chaussée s’élève. Nous passons en Slovaquie pour quelques dizaines de kilomètres puis retournons en Pologne. Nous traversons le village de Chocholow dont les habitations sont toutes construites en bois. Je me gare, nous habillons les petits, parcourons 100 mètres à pieds retournons dans notre refuge roulant. Tentative de promenade échouée. Zakopane, Chamonix local est située au pied des Tatras, chaine de montagne à cheval entre la Pologne et la Slovaquie. Nous trouvons un camping en lisière de ville, au pied des tremplins de saut à ski. Malheureusement, sous la pluie, tout est gris. C’est donc dans les 8 m² dont nous disposons que la vie et les jeux en tous genres s’organisent. Une accalmie, je sors les vélos et je pars avec Gaspard et Emile pour une virée (oui, je suis parvenu à faire rentrer les quatre vélos dans la soute du fourgon !).

Naturellement, le chemin emprunté grimpe. Alors que nous attendons Emile, je m’aperçois qu’il est en grande conversation avec un homme. L’homme s’empare de son vélo et lui porte pendant qu’Emile nous rejoint à pied. L’homme est français, Emile lui a demandé de l’aide…

La pluie se remet à tomber, nous nous calfeutrons dans nos 8m², je sais par expérience que ces moments ne durent pas. Demain est un autre jour.

07/08/2017

Jour : 9 km Total : 2357 km

Quelques pas sous la pluie qui cesse rapidement lors de cette promenade à Zakopane. Le musée des Tatras offre tout un tas de bric à brac à voir : des outils, des minéraux, des animaux empaillés… Divertissant en ce jour gris.

A deux pas se trouve une belle église en bois et un magnifique cimetière où reposent des célébrités polonaises.

L’après-midi, alors que le temps semble s’être stabilisé, nous partons à pied pour la petite station de ski de Kuznice.

Notre ascension se fait à contre-courant des files de marcheurs qui descendent. Le lieu est surpeuplé.

Après avoir suivi un sentier forestier, nous passons une nouvelle petite église en bois et débouchons dans une belle clairière. Un renard peu farouche nous y accompagne.

Petite pause et retour à la nuit tombée.

08/08/2017

Jour : 54 km Total : 2411 km

Objectif du jour, rejoindre le Morsie Oko, un très beau lac de montagne. 1h30 d’embouteillages et un parking complet à la faveur des premiers rayons de soleil depuis quelques jours.

Montagne et foules ne s’accommodent pas. Je repère sur la carte, une toute petite station de ski, Male Ciche.

Je gare le camion en haut du télésiège et nous descendons avec douceur dans le tapis d’herbe qui nous mène au village. Des vaches, une glace, une rivière et… une église en bois font notre bonheur. D’autant plus que nous sommes presque seuls pendant que les foules s’entassent au Morsie Oko.

Remontée paresseuse en télésiège.

A Zakopane, sur les étals du marché, des arcs et des flèches en bois attirent l’œil des enfants et nous délestent de quelques Zlotys.

09/08/2017

Jour : 103 km Total : 2514 km

Les embouteillages sont indescriptibles sur la route qui relie Zakopane à Cracovie. Des travaux, des circulations alternées et des milliers de polonais qui rejoignent ou quittent ce centre commercial de la montagne qu’est Zakopane.

Arrivée après 3H30 de route dans les environs de Cracovie. Nous passerons la nuit sur le parking d’un concessionnaire de camping-cars.

Pour l’heure, je décharge les vélos et nous partons tous les quatre sur la piste cyclable de 7 km qui longe la Wista et qui nous mène en plein centre de Cracovie. La chaleur nous pousse à nous hydrater régulièrement même ce petit périple est enchanteur. Les vélos sont cadenassés sur la Grande Place du Marché et nous parcourons à pied les ruelles vivantes de Cracovie.

Retour à vélo et nuit sur le parking.

09/08/2017

Jour : 244 km Total : 2758 km

Nous quittons Cracovie avec l’espoir de rejoindre le Parc Naturel des Bieszczadki, situé au sud-est du pays, aux confins de la Pologne, aux frontières de la Slovaquie et de l’Ukraine.

Carpates sauvages, peuplées par les loups, les ours et les bisons, nous espérons y être plus tranquilles que dans les Tatras.

Les kilomètres s’enchaînent, les « c » coincés entre deux « z » sont légion sur les panneaux du coin. En plus d’être imprononçables, les noms de ces bleds sont impossibles à retenir.

Il fait chaud, très chaud. Nous ne trouvons pas d’ombre pour nous garer et faire à manger. Nous finissons donc dans un resto qui ne paie pas de mine mais dans lequel nous déjeunons divinement pour moins de 20 euros à quatre.

Le camping Diabla Gora dépasse toutes mes espérances. De l’herbe, de l’ombre, des animaux (pour les enfants) et une plage donnant sur une rivière à courant (la San). L’après-midi est donc consacrée à faire et défaire des barrages dans le cours d’eau. Le lieu est enchanteur et peu fréquenté. Voilà ce que j’attendais !

Le soir, je fais quelques courses à vélo dans le bled voisin. Un sentiment de paix mêlé de douceur dans la lumière déclinante m’envahit. Un bel endroit.

« On se connaît ? » « Ah oui, vous aviez aidé mon fils à porter son vélo dans la côte à Zakopane ! »

11/08/2017

Jour : 36 km Total : 2794 km

Le musée en plein air de Sanok est instructif. Il est surtout immense. 160 maisons et bâtiments reconstituent un village du 19ème et 20ème siècle. Certaines portes sont ouvertes et l’on peut y découvrir les modes de vie et les objets.

Une jolie promenade avec les enfants.

Abattus par la chaleur, nous déjeunons sur la place de Sanok où les bornes incendie on été ouvertes pour prévenir les coups de chaud.

Retour à la rivière, deux heures dans l’eau.

En fin d’après-midi, nous passons à vélo le pont en fer, qui à chaque passage, fait un vacarme assourdissant et gagnons le village voisin de Mrzyglod.

La charmante église, les ruelles pavées et les maisons de bois confèrent un caractère intemporel à ce petit bout de Pologne lointaine.

12/08/2017

Jour : 171 km Total : 2965 km

Quelques courses et autant d’églises en bois. La route serpente dans les montagnes. Ici une charrette tirée par des chevaux, là des cigognes. Souvent, des passages à niveau sans barrière. Mieux vaut marquer le stop.

Nous nous garons pour déjeuner et faire l’ascension du Polonina Wetliska (1253 m), sommet populaire des Bieszczadki, coiffé d’un refuge.

Après une grande traversée forestière, la lumière s’amplifie et nous gagnons les prés sommitaux. Le temps est couvert mais jamais menaçant.

Pas la grande foule des Tatras, des rencontres agréables. Les petits nous ont épatés. La montée a été effectuée en 2h30 (1h45 annoncée). En revanche, ils n’ont cessé de parler durant toute la marche… Moi aussi bavard ? Peut-être… Ca permet d’éloigner les ours paraît-il…

Nuit sur un parking en bord de rivière à Ustrzyki Dolne. Nous sommes à 10 km de la frontière ukrainienne.

13/08/2017

Jour : 165 km Total : 3130 km

Ne sachant pas si le poste frontière (petit poste sur petite route) est ouvert aux étrangers (ni polonais, ni ukrainiens), nous demandons à des policiers polonais pendant que nous attendons dans la longue file de voitures. A priori, pas de problème, nous n’avons qu' à prendre notre mal en patience. Finalement, après 1h30 de formalités, nous sommes en Ukraine.

Changement d’ambiance. Routes et ponts dans un état déplorable, bicoques en bois, voitures d’un autre temps… C’est dimanche, les femmes la tête couverte d’un fichu et les hommes aux costumes élimés sortent de la messe. Seuls, les dômes étincelants des églises semblent entretenus et accrochent l’œil dans chaque village.

Pourtant, il faut rester concentré, je louvoie afin d’éviter les nids de poules.

Ajoutons que la signalisation est en cyrillique, pour nous simplifier la tâche. Le nombre de station-service est hallucinant, presqu’une au kilomètre (70 cts le litre de diesel).

Nous arrivons à Lviv. Restaurant italien, certainement l’un des meilleurs dans lequel nous ayons mangé (une quinzaine d’euros à quatre) puis déambulation dans cette magnifique ville aux multiples influences, le nez au vent, l’appareil photo à portée de main. Dans ce parc, les vieux jouent aux cartes, aux échecs ou aux dames. Deux chanteuses périmées s’occupent du fond sonore. Un jeune couple danse, encerclés par les badauds. L’ambiance est singulière, je suis transporté.

Maintenant, il s’agit de trouver où dormir. J’ai vaguement lu sur internet que le parking de l’hippodrome pouvait accueillir des camping-cars pour la nuit. Visiblement, l’endroit est sordide. Nous finissons finalement à 25 km au sud de Lviv, dans le champ d’un apiculteur. Jeux pour enfants et animaux ravissent les petits.

14/08/2017

Jour : 279 km Total : 3409 km

Anne-Gaëlle se fait payer un coup, un verre d’alcool de miel. Il est 9h00 du matin…

Nous souhaitons visiter un château à 70 kilomètres à l’est de Lviv. Nous filons à vive allure sur la route principale, copilotés par ma femme (route rouge sur la carte). Arrivés devant l’édifice, fermé.

Pas abattus, nous déjeunons et nous dirigeons vers Jovkva, petite bourgade située à 25 km au nord de Lviv.

Préférant contourner Lviv, je m’engage sur les routes secondaires (jaunes sur la carte). Le bitume disparaît par endroits. Les nids de poules envahissent la chaussée. Si ce proverbe n’existe pas en Ukraine, je leur propose celui-ci : « Si tu veux savoir où sont les nids de poule, suis la Lada qui est devant toi. »

C’est donc ce que je fais. La Lada devant nous zigzague sans cesse sur la petite route, elle évite tous les trous . Parfois, nous la rattrapons ce qui indique que la chaussée est minée. Parfois, elle prend le large, ce qui est de meilleure augure.

La Lada a disparu. La route devient piste et sable au moment de pénétrer dans une épaisse forêt. Au bout de vingt minutes de doute, nous croisons enfin un véhicule. Un 4x4 dont le conducteur nous confirme que nous sommes dans la bonne direction mais il fait une moue dubitative quant à nos chances d’y arriver en fourgon.

Bref, je ne parle pas l’ukrainien, j’ai compris que la ville était devant, nous poursuivons la piste pendant quarante-cinq minutes.

Enfin, le bitume. Bitume parsemé, mais bitume.

Toutes les vaches du villages semblent s’être données rendez-vous, c’est l’heure d’aller au pâturage. Nous restons bloqués une vingtaine de minutes avant de pouvoir avancer.

Enfin Jovkva, jolie petite bourgade dont on fait le tour en quinze minutes. Une glace, quelques courses et nous reprenons la route de notre champ. Evidemment, on se perd dans Lviv que j’ai voulu traverser.

C’est finalement 279 km que nous avons parcourus lorsque je serre le frein à main chez l’apiculteur.

15/08/2017

Jour : 537 km Total : 3946 km

Nous reprenons la direction de la Pologne. Sur le bas côté, une charrette tirée par des chevaux dépose des voyageurs sur la grande route afin qu’ils prennent le bus.

Je dépense nos derniers billets ukrainiens dans une station service. Plusieurs bouteilles de Moët et Chandon sont en vente derrière le comptoir.

A la douane, nous avons trop de cigarettes. La jeune femme, voyant les enfants nous épargne les formalités et l’amende qui va avec. Je dois cependant jeter discrètement une partie de mon stock.

Sinon, les voitures devant nous se font vider. Les valises sont ouvertes, les moteurs inspectés, les plaques d’immatriculation dévissées…

Nous vient une image : si le camion est vidé, on est pas prêts de franchir cette frontière.

Petite visite rapide du fourgon et nous passons. A peine une heure d’attente.

Resto et nuit à Krapkovice sur la belle pelouse d’un parc avec jeux pour enfants.

16/08/2017

Jour : 453 km Total : 3499 km

Traversée de la Pologne, nos derniers zlotys sont dilapidés dans la station-service à proximité de la frontière. Déjeuner champêtre (avec animaux) avant la pluie puis nous passons la frontière et quittons l’autoroute.

Mes parents sont en vacances à Berlin. Nous les rejoignons demain à Wittenberg, quelques 80 kilomètres au sud de la capitale.

La route qui y mène est barrée. Sans internet, ni GPS, ni même carte d’Allemagne, nous n’y parvenons que grâce à mon sens d’orientation (séquence d’auto-satisfaction).

Sur les rives de l’Elbe, un camping à l’allemande, d’une propreté irréprochable mais hors de prix. La douche est appréciée, je n’ose pas écrire ici à quand remonte la dernière.

17/08/2017

Jour : 199 km Total : 4598 km

Les enfants retrouvent avec joie leurs grand-parents et nous partageons une bière, une rinderroulade et des promenades dans cette jolie ville allemande, cité de Luther.

Les forums de discussion religieuse sont présents aux quatre coins de la ville.

Avant de partir, nous nous arrêtons à l’école dessinée par le célèbre architecte Friedensreich Hundertwasser.

Nous reprenons la route et dormons à Weimar.

18/08/2017

Jour : 850 km Total : 5448 km

Initialement, j’avais prévu de dormir à Verdun. La pluie se met à tomber vers Francfort, c’est d’une traite que nous rejoignons Paris. Le soleil se couche dans un ciel magnifique, parsemé de nuages. Il est 22H15, quand j’éteins le contact, après 850 km parcourus dans la journée.

Quelques photos en guise de mise en bouche...



















🙂
Discussion autour du thème du mois de juin 2017: "Un c'est bien mais 2 c'est mieux et 3 c'est trop..." English translation pending
by Vazyvite · 2017-05-31 · 157 replies
Voici le fil de discussion du Concours Juin 2017

France-Belgique-Pays-Bas à 16 ans English translation pending
by 28novembre20 · 2010-09-17 · 26 replies
Bonjour, voila j'ai 16ans et depuis tout petit j'ai envie de voyager je suis deja partie en pologne a cracovie a l'age de 11ans avec mes grands parents et j'ai encore plus aimer l'etranger avec ce voyage de se retrouver dans une terre inconnue avec des gens inconnue ce démené pour faire une commandes dans un restaurant etc.. Maintenant depuis quelques mois l'envie me reprends de voyager mais seul de laisser ma mere souffler lol et de voyager mais moi mon but est de rester dans un pays et apprendre la langue j'habite en france et je voudrais allez d'abords en belgique puis au pays-bas et y rester pendant quelques mois mais voila le probleme c'est que j'ai un budget limiter et que j'ai 16ans j'ai une carte d'identité et un passeport perimé depuis 2ans et ce que il me faut des autres papiers mon but est soit de partir en train mais je comprends rien et j'ai peur car il faut changer de train etc ps: si quelqu'un peut m'expliquer le changement de train sa serait avec plaisir ou sinon en auto stop mais voila es ce que j'aurai des problemes avec des conducteur vu mon jeune age et surtout a la frontiere. ps: sa peut sembler a une fugue mais c plus pour que j'apprenne la vie avec ses difficultes et que je prenne de l'assurance et que j'apprenne des choses culturellement. cordialement merci communauter!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
De la Pologne à la Croatie, visites, déplacements? English translation pending
by Relaxe61 · 2013-05-09 · 4 replies
Nous (quatre retraités début soixantaine) voyagerons en Europe à partir de 19 septembre et ce pour une période de un mois. Nous arriverons à Cracovie, visiterons ensuite, Vienne, Bradislava, Budapest, Zagreb et ensuite descendrons tout le long de la côte de la Croatie. Nous aimerions avoir des suggestions pour les visites, les moyens de transport à utiliser (bus, train....) Y a-t-il des incontournables?

Toutes vos suggestion sont les bienvenues.

Merci à l'avance, Lise
Voyage improvisé au Vietnam en décembre English translation pending
by Averroes1163 · 2012-07-19 · 23 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes en couple et nous partons tt les deux avec ma compagne au Vietnam au mois de Décembre, pour trois semaines du 7 au 28)

Nous atterissons à HCM ville et nous envisageons de faire phu quoc, hoi an, hue, hanoi, baie d'halong etc...

Nous aimerions partir et ne rien reserver, a part nos deux premieres nuit à HCM ville.

L'an dernier nous avions fait le tour de là Thaillande et du Laos en reservant tous nos hotels et nos vols à l'avance et nous avions été decu car il y avait certains endroits ou nous aurions souhaité nous attarder mais les resas etant faites ce n'était pas possible.

Si quelqu'un connait bien le secteur, vous semble t il possible de partir ainsi (en sachant que nous ferons tous nos depacements en avion je pense) et de ne reserver que deux jours à l'avance nos avions et hotels, en fonction du climat, du centre du sud et du nord, notamment les circuits sur la baie d'halong, tout en sachant que nous souhaitons avoir des hotels de bonne, voir tres bonne catégorie?

Est ce la periode haute, ou pouvons tenter d'aller ou bon nous semble au dernier moment?

Merci pour vos reponses et votre gentillesse!!!

PS: si vous avez besoin je peux vous communiquer pas mal d'infos sur des destination comme: cracovie en pologne, thailande, laos, italie, israel, marakech, etc...
Vacances en Bretagne à 2 (étudiants) English translation pending
by Léa1244 · 2019-04-18 · 59 replies
Bonjour tout le monde Moi et mon copain , voulions partir une semaine et-demi en bretagne . Nous sommes étudiants et un peu faucher 😄

Nous avons des petites astuce , mes parents possède un vito Mercedes (une fourgonnette ) qui est a demi aménager mais pour les camping , ce n'est pas aménager . bref , nous allons passé nos nuit dedans , donc pas besoins de tente . donc une petite économie sur le camping !

bon pour revenir a nos moutons , ou peut on aller en une semaine et-demis , sachant que nous ferrons de l'itinéraire (on ne veut pas stagné dans les campings , on veut se balader un max).

Nous partirons de Nantes et nous voudrions faire une boucle vers le nord ( genre de la baie de st brieuc passant par les cotes de granit rose puis Brest pour revenir a Quimper , puis Nantes ).

Avez -vous de petit endroits a ne pas louper ? Sinon quel activité a faire ? vélo , rando..sachant que mon copain est pas fan pour se bouger le derrière 🙁

Avez-vous des petit resto sympa ?

Merci beaucoup
Hôtel dans le centre de Gdansk? (Pologne) English translation pending
by DID75 · 2007-01-29 · 9 replies
Bonsoir à tous, Je prépare un voyage en Pologne au mois d'Aout et plus précisément à GDANSK. Nous comptons passer plusieurs jours là-bas mais je ne connais pas cette ville. Est-ce que quelqu'un à un hotel dans le centre à me conseiller ? Merci de vos réponses.
Naples, à moitié déçu... English translation pending
by Curniciello · 2020-09-18 · 7 replies
Bonjour à tous,

Me voilà revenu de Naples. Je ne savais pas où partager mon ressenti, les forums de Tripadvisor et du Routard semblent morts. J'espère qu'ici j'aurais des retours.

Grand amoureux de l'Italie, et surtout grand lecteur, je me suis rendu cette année à Naples pour la première fois. Autant vous dire que de Stendhal, à Goethe, en passant par Lamartine, Dumas ou plus récemment Jean-Noël Schifano, Naples me faisait "littéralement" rêver.

En ce qui me concerne, je suis un jeune qui tend vers la trentaine. Je parle encore mal l'italien, mais suffisamment assez pour maintenir de petites discussions, manger au restaurant, commander, ou comprendre ce qu'on me dit.

J'ai longtemps hésité avant d'aller à Naples avec tout ce qu'on pouvait lire sur Internet et dans les guides. Je ne suis pas du genre à m'habiller touriste. J'aime les beaux vêtements, même à l'étranger. Et emporter mon appareil photo ne me rassurait guère.

Arrivé sur place je me suis rendu compte que sur ce point tout était faux. Les jeunes napolitains aiment d'autant plus les beaux vêtements. Je n'ai pas compté le nombre de Balenciaga aux pieds des jeunes filles du Quartier Espagnol. Naples n'est pas plus, ni moins dangereuse que Paris. J'y rentrai tard le soir (avant minuit tout de même) entre les courses nocturnes de scooters sans que je sois embêté. J'ai néanmoins trouvé le centre historique et les alentours de la gare un peu plus suspects le soir. Certainement car ce sont des passages touristiques dans lesquels il est plus facile d'y repérer le touriste

Sur la question de l'insalubrité, même constat que le point précédent. Les Quartiers Espagnols et Rione Sanità sont étonnement propres comparés au centre historique, aux alentours de la gare, ou encore du Longomare qui pour le coup était vraiment sale. Mais ayant voyagé dans d'autres pays, ce n'est pas ce qui a retenu mon attention. De toute façon, j'étais prévenu. A titre de comparaison, Rome est une réelle déchetterie ! J'ai visité des capitales pauvres, et pourtant impeccables. Mais ce n'est pas le sujet

Nous arrivons aux points qui m'ont déçus. Mes amis m'ont vendu Naples comme "la ville la plus chaleureuse d'Italie" dans laquelle "Je me ferai des amis". J'ai personnellement jamais été aussi mal accueilli dans cette ville. Je pensais qu'après un confinement qui a fait du mal à l'Italie, et qu'en l'absence de plus de la moitié des touristes extra-européens, ils seraient "heureux" de me recevoir au restaurant. Pourtant, à chaque fois j'avais l'impression de déranger. On me poussait vers la sortie alors que le restaurant était vide à 12h, on ne faisait pas l'effort de me parler ni de me comprendre. J'étais souvent servi en dernier après les locaux

De même, en ce qui concerne l'amabilité générale, c'est l'unique ville d'Italie où je n'ai rencontré personne. J'ai été perdu une fois au début de mon voyage, j'ai du demander 5 fois avant que quelqu'un m'indique le chemin. Par chance, c'était une française expatriée ! Les autres se détournaient, et pourtant je demandais en Italien.

J'ai longtemps rêvé de Naples, d'y rencontrer ses gens, de pratiquer mon italien, de partager un café, de parler à un pêcheur, de faire le tour de la ville avec un local. Et me voilà rentré bredouille

J'ai certainement généralisé, mais sur toutes les villes que j'ai visité, c'est la première fois que ça m'arrive. J'aimerais y retourner néanmoins, j'ai beaucoup aimé l’atmosphère, les paysages, et surtout essayer de rencontrer 1 ou 2 napolitains. Je ne sais pas s'il existe des associations de bénévolat ou des choses similaires où je pourrai rencontrer du monde, je vais essayer de me renseigner

Que pensez-vous des napolitains, pour ceux qui y sont allés ? Peut-être que des gens y vivent ? Ou mieux, des napolitains seraient présents sur ce forum ?

Peut être que je n'ai juste pas eu de chance cette fois-ci, mais le ressenti était général, l'ambiance était "froide"...
Escapade en Bosnie depuis Dubrovnik avec bébé English translation pending
by Lanikai · 2015-04-20 · 11 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage pour début mai et j'aimerais avoir vos avis car j'ai déjà été en Croatie (Plitvice, Split, Pula) mais je ne connais pas la région de Dubrovnik et encore moins la Bosnie.

Les contraintes sont les suivantes : - Après quelques jours en Croatie, je dispose de 4 jours pour aller en Bosnie pour visiter Mostar et Sarajevo. - Nous serons 2 adultes et un bébé de 10 mois qui sera baladé en écharpe de portage (donc pas de problème pour les randonnées) et qui dort très peu et pas à heure fixe. - Nous aimons nous promener dans la nature, admirer les paysages, visiter un peu les monuments sans y passer toute la journée (on est mieux à l'air libre).

Mes questions : Est-ce que 4 jours suffisent pour Mostar et Sarajevo, ou est-ce trop court ? Possibilité si bcp de choses à faire de rajouter 1-2 jours. Comment est la ville de Sarajevo ? Est-ce adapté pour des vacances avec un bébé ? Nous louerons une voiture à Dubrovnik, le tarif de location de voiture me parait très bas, est-ce normal ? Non pas que je veuille payer plus cher... 😛 En général, peut-on sortir du pays avec ? (ça dépendra sûrement des loueurs mais je me demande si c'est dans les usages ou non).

Je vous remercie par avance pour vos réponses.
Voyager seule: comment affronter nos peurs pour aller vers le plaisir du voyage? English translation pending
by Hannahannah · 2014-01-11 · 158 replies
Salut à toutes et à tous ,

Sur ce forum je trouve souvent des discussions sur le thème voyager seule , certaines se demandent comment vaincre les préjugés, si c'est dangereux , quels sont les pièges à éviter , qu'est ce qu'on va penser d'elles dans leur entourage .

Alors j'ouvre la discussion, qu'en pensez vous ? quelle a été votre première expérience ? . Parlons en, de façon à permettre de sauter le pas à toutes celles qui en ont envie et hésitent encore .

Et vous les hommes qui voyagez seuls qu'en pensez vous ?

Cordialement

Hannah
Le Jeu de la Photo continue... English translation pending
by Lescaribous · 2014-01-02 · 1012 replies
Nouvelle année, Nouvelle discussion et on attend juste une nouvelle photo!! Meilleurs Voeux au passage à tou(te)s les joueu(se)rs Si mes souvenirs sont bons c'est Alienor qui avait la main, alors Aliénor à toi l'honneur de ''lancer le bal'' pour 2014 😉
Votre avis sur notre itinéraire en Slovaquie + autoroute pour Bratislava? English translation pending
by MoniqueM · 2009-02-20 · 37 replies
Nous nous proposons de visiter la Slovaquie (5 jours) - après une visite de Cracovie (Pologne) en route pour Bratislava. Je pensais rester 3 nuits à Levoca, Bardejov ou Poprad. - Lequel de ces choix nous permettrait de maximiser le temps à notre disposition pour visiter ces villes et les plus beaux châteaux (Spisska Kapitula ou Spisské Podhradie?). Nous serons en voiture. J'avais retenu LEVOCA. Est-ce le bon choix? Puis, en se rendant à Bratislava, je pensais prendre l'autoroute (4 h?) (plutôt que la route régulière) - mais en allant voir Vlkolinec. Est-ce réalisable dans un journée? 😠 Merci à l'avance.
Musique klezmer English translation pending
by Sylvie57 · 2005-02-28 · 32 replies
Une discussion a été initiée il a quelques temps à propos du jazz manouche et c'est une très bonne idée. Je suis quant à moi une inconditionnelle de musique klezmer. J'aime cette musique triste mais gaie ou gaie mais triste (c'est selon). Hormis les formations ou chanteurs célèbres (Klezmatics, Kroke, Andy Statman, Moshe Leiser....), j'aurais aimé découvrir des groupes beaucoup moins connus. Alors si vous avez des suggestions.....
Manger à Prague English translation pending
by Herisson39 · 2016-11-23 · 23 replies
Bonjour ,

Que me conseillez vous pour manger le midi et parfois le soir a Prague en évitant les pièges a touristes

Merci
Où partir en vacances cet été? English translation pending
by Le20sur20 · 2015-02-06 · 19 replies
Bonjour, c'est été j'aurais besoin de vacances économiques. Au départ la logique voudrait de rester deux semaines en France. Mais en réfléchissant bien, la France reste une destination chère : transports : SNcF me coûtera aussi cher qu'un vol Ryan air vers n'importe où en Europe, surtout si le billet d'avion est pris à l'avanceautre part, la vie en France est cher : restaurants, hôtels, activité, taxi, etc.…

J'ai donc idée de plutôt partir en Europe de lest le coût de la vie sera beaucoup moins cher mais je ne sais pas dans quel pays partir, je souhaite aller dans un pays je pourrais m'offrir un hôtel confortable voir luxueux au prix d'un hôtel une étoile en France. Et pareil pour le restaurant, les activité, le coût du taxi. Certains me diront de partir au Maghreb pour avoir de tels tarifs, mais le prix des vols est trop élevé. En premier lieu j'ai pensé à la Pologne, et à la Bulgarie. Y as-t-il des pays où le niveau de vie, ou le coût de la vie est encore plus bas ? Attention je veux quand même partir dans un endroit où l'insécurité n'a pas un niveau trop élevé, et je veux quand même pouvoir avoir un cadre agréable, des activités, je ne dis pas un truc trop touristique, mais j'aurais quand même des choses à voir, à visiter et des activités, du confort…

Je pense avoir Tout dit, merci beaucoup.
Monnaie polonaise pour achats sur place English translation pending
by Liwalpa · 2014-03-03 · 25 replies
bonjour a tous dans le cadre de mon travail je dois me rendre en pologne qques jour, dans un salon , je voudrais savoir que dois je faire pour l'achat de mes articles, est ce l'euro? quel est le change, les hotel sont ils cher? merci pour vos reponses, car suis un peu perdu avant de partire !!😕
Destination européenne pour cinq jours pendant les Fêtes? English translation pending
by Dillon · 2013-06-27 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je cherche une destination pour partir quelques jours en fin d'année, juste après noel, en incluant le réveillon. J'aimerais un endroit à la fois avec des coins natures sympa et une ville plutôt animée pour le soir du réveillon. J'aime beaucoup les ambiances un peu féériques des fêtes de fin d'année, donc je cherche une destination ou celà soit bien prononcé. J'ai regardé un peu les endroits type Bavière, etc, mais pour l'instant je ne sais vraiment pas. Ne craignant pas le froid, j'ai aussi regardé un peu l'Irlande, qui a l'air de nécessiter une voiture de loc.. Niveau hébergement je souhaite dormir en auberge ou B&B, au moins cher en fait.

Merci par avance pour vos conseils !
Qualité de service sur Air France English translation pending
by Patrickparis · 2010-07-14 · 516 replies
Bonjour à tous,

je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.

Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?

Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.

Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"

Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.

La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".

Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.

Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.

Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.

Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.

Mais peut-être que j'en demande trop ?
Quelle capitale d'Europe de l'Est pour passer les Fêtes? English translation pending
by Eusebius · 2008-10-29 · 3 replies
bonjour !

j'aimerai passer 5 jours pour les fetes dans une capitale d'europe de l'est ( roumanie ? pays baltes ? ..pas pragues j'y suis déja allé ...), auriez vous une ville coup de coeur pas trop chère a vivre ou pour s'y rendre a me conseiller ?

merci !
Le voyage culinaire English translation pending
by Captainbang · 2020-03-29 · 7 replies
En ces temps de confinement, il devient assez difficile de voyager. Mais il nous reste encore cependant une façon de voyager : la table ! C'est pourquoi j'ai eu l'idée de cette nouvelle discussion. Vous qui avez voyagé, vous avez très certainement ramené de vos voyages des recettes qui vous ont plu et qu'il vous arrive de refaire chez vous, avec les moyens du bord, parce qu'elles ont ce petit goût inimitable de voyage. Amis internautes, je vous invite ici à nous faire partager vos meilleures recettes. A vos claviers !
L'improvisation en voyage, de plus en plus difficile English translation pending
by Greggig · 2019-10-17 · 345 replies
Avec la multiplication des Expedia/Booking/Agoda etc., la prolifération des téléphones cellulaires et l'explosion du nombre de touristes, je trouve qu'il devient de plus en plus difficile de voyager sans avoir à tout, tout, tout planifier des mois à l'avance.

Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!

Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Traversée des Tatras polonaises en mai English translation pending
by Delrome · 2015-07-24 · 2 replies
Bonjour, voici le récit de notre traversée des Tatras Polonaises en mai. Destination peu fréquentée même par les tours opérators qui mixent souvent avec les tratas slovaques. Pourtant il y a se quoi faire de magnifiques randonnées en restant en Pologne.

8/5 : Vol Marseille-Varsovie via Düsseldorf par G...wings

2 mois après la catastrophe aérienne, il y avait de quoi être légèrement stressés. Mais nous sommes bien arrivés malgré 1h30 de retard à Düsseldorf. Heureusement on était larges pour le car.

Nous n'avons jamais compris comment prendre le bus 331 qui devait aller à la gare routière. Pas sûr qu'il y était encore à cette heure. On a donc pris un taxi jusqu'à la gare routière (40zl), c'était pas très loin. Comme souvent, la gare routière n'est pas l'endroit le plus fun de la ville et on avait un car à prendre donc on s'est contenté du premier fast-food venu et encore ouvert B-Bqui nous a servi de très bons hamburgers (pour le dépaysement culinaire c'était pas terrible).

L'autocar pour Zakopane était bondé car il desservait d'autres cilles dont Cracovie, heureusement que j'avais réservé.

9/5 : Zakopane-Chocholowska (+1h à errer dans Zakopane…)

Arrivée à Zakopane à 7h. La nuit a été difficile, la nana à coté de moi est restée collée même quand des places se sont libérées et n’est descendue qu’à Cracovie ce qui a fait 2h de sommeil à peut près correctes. Alex qui avait plus de place a un peu mieux dormi. On arrive sous la pluie et le brouillard, pour le moral c’est pas top, on ne voit même pas les montagnes !

A la gare routière on est paumés. Pas de plan de la ville, rien n’est encore ouvert. On part au hasard donc dans la mauvaise direction, heureusement ce n’est pas grand. On finit par tomber sur la fameuse et historique rue principale puis sur la cathédrale et enfin sur un plan qui nous permet de prendre la bonne direction. En fait le but était de trouver le bureau du parc qui est très excentré car sur le départ des sentiers. Entre temps, la poste centrale s'est ouverte comme ça j'ai pu acheter des timbres. Ce qui pose souvent le plus de problème généralement en voyage a donc été réglé toute suite, grande satisfaction. Ce qui n'a pas empêché que la majorité des cartes postales (sauf celles postées de Varsovie donc le dernier jours mettent 15j à arriver). Rassurés on prend notre premier petit déjeuner dans un joli petit resto tout en bois. D'ailleurs l’architecture des maisons de Zakopane est magnifique, l’hébénisterie est le fort avec une matière première à portée de main.

Donc première expérience avec la carte d’un restaurant, vive le petit « parler le polonais en voyage ». On s’en est bien sorti, les oeufs brouillés-saucisses étaient très bons mais le café à la turque, il faut en avoir l’habitude de ces grains qui flottent… Au final on trouve le bureau du parc (rond point Jean-Paul 2) qui n’était pas vraiment utile sauf pour acheter une carte mais on en trouve aussi dans les boutiques de la rue principale. En fait les tickets d’accès au parc s’achètent dans les guérites aux vrais départs des différents sentiers. Nous rentrons dans le vif du sujet : sentier pod reglani Direction chocholowska. Il ne pleut plus, il fait gris et le brouillard se lève. La toute première partie passe par le stade de sports d’hiver donc plutôt moche et sans intérêt. Ensuite on sort progressivement de Zakopane en longeant la foret, les maisons s’espacent et on arrive dans la vallée. Etape facile, presque pas de dénivelé. Déjeuner à Kiry

Comme quasiment tous les refuges, il y a possibilité de se rapprocher en calèche. En tout cas la piste est très bien entretenue. Nous avons vu ce jour là et les suivants de nombreux couples avec poussettes aller jusqu’au refuge en ballade à la journée. Il y avait aussi des gens à vélo et des calèches. Bien sûr il y a toujours une partie un peu compliquée car irrégulière et raide à la fin. Nous avons vu nos premiers crocus de printemps. Il y avait encore quelques névés sur les cotés mais pas de neige sur le sentier. Juste avant d'arriver au refuge, passage par une jolie petite chapelle où une messe avait été célébrée par Jeau-Paul 2 lors de son passage.

A l’arrivée au refuge, nous découvrons notre chambre de 2 avec un petit lavabo, les douches sont sur le pallier. C’est nickel et super chaleureux, là encore tout en bois, de jolies couettes sur les lits assorties aux rideaux, le top. Le repas du soir se prend très tôt, bien se renseigner à votre arrivée sur l’heure limite ainsi que sur l’heure de début du petit déjeuner car ça varie beaucoup d’un endroit à l’autre. Alors les repas dans les refuges c’est un peu déroutant au début car on commande ce qu’on veut à la carte (première difficulté mais demander car il y a souvent une carte en anglais) et la dame dans la cuisine appelle quand le plat est servi sachant que tous les plats ne sont pas prêts en même temps donc en gros quand la dame crie et que personne ne se lève c’est que c’est le plat du touriste qui n’a rien compris.

C’est confirmé quand la matrone crie une deuxième fois, plus fort avec un air à la fois exaspéré et déçu (personne ne vient prendre ce que je viens de préparer, ça va être froid !!!).

On a fait la connaissance des supers gâteaux aux pommes, les meilleurs qu’on ait mangés c’était là d’ailleurs. On a aussi mangé une bonne truite, une escalope panée et une salade de carotte.



10/5 Sch Chocholowska- Sch Ornak Pluie

Premier petit dej en refuge. En gros on a pris pareil toute la semaine, œufs brouillés, saucisses, café avec quelques variantes. Dans ce refuge il y avait même des petites briques de jus d’orange.

Météo pas terrible du tout, beaucoup de brouillard.

On a donc dû modifier notre itinéraire, le chemin 901 noir était fermé pour cause de travaux de sylviculture. Par contre le sentier 802 était ouvert contrairement à ce que je pensais. Ça a beaucoup raccourci l’étape mais ça nous a permis de laisser les sacs à l’arrivée ce qui est bien car c’est toujours le deuxième jour que je le trouve le plus lourd.

Donc on a eu une petite pluie fine pas trop gènante car grosse partie dans la foret. Beaucoup d'arbres coupés au bord du chemin voire sur le chemin, pas super joli. Et paysages bien bouchés par la brume, dommage. Arrivée au refuge vers 12h donc on y a mangé, tant mieux car le pique nique par ce temps ça aurait été bof.Nous avons essayé le plat national Bigos (soupe au chou), raviolis fromage blanc, pommes de terre, gâteau au pommes crème à l'agrume Ensuite on a fait une petite sieste et on a laissé les sacs pour aller au lac Smeczinski. Petite marche tranquille de 3/4h mais pas mal de neige au sol. A l’arrivée très beau lac de montagne mais panorama bien bouché puis ça s’est levé, on a presque eu du soleil !

Après on est rentré au refuge, c’était pas mal pour un deuxième jour.

Dîner crêpes sauce aigre, fromages braisés-cranberries et encore le gâteau aux pommes.



11/5 Sch Ornak-Kiry Brouillard de dingue puis soleil

C’est l’étape qui nous a fait revenir dans la vallée. Et qui a été magnifique question paysage mais un peu dangereuse.

Petit déjeuner : oeufs brouillés, café, tartine beurre+confiture.

Nous avons pris le tracé vert 505 avec rapidement les pieds dans la neige, d’abord dans la forêt en montant. Le sentier a ensuite bifurqué pour arriver sur une ligne de crêtes très à pic avec toujours plus de neige au sol. Sans bâton de rando (Alex s'était trouvé un vrai bâton) c’était un peu hard et assez impressionnant car encore beaucoup de brouillard. Par contre quand le brouillard se levait le paysage était magnifique. Nous avons fini par arriver au col Chuda Przelacka (1850m) où nous avons pique-niqué (tout peut être acheté dans les refuges) et fait la sieste au soleil. Nous avons même vu quelques chamois.

Après le col, descente assez raide vers la vallée Koscieliska par le 004 rouge, le brouillard s’était complètement levé.

De jolis pâturages encadrés de montagnes puis la piste pour rejoindre Halit avec les calèches.

Nous avions repéré l’hôtel Halit lors de la première étape, le sentier passait devant. Je crois que nous avons été les seuls clients cette nuit là. La bâtisse tout en bois était très jolie mais la déco assez empesée ce qui donnait une ambiance étrange au lieu surtout quand on est seul dedans, ça faisait un peu penser à « psychose ». Mais on a survécu notamment à la douche. La responsable était assez pressée de nous faire dîner, raviolis viande, raviolis frits, pommes de terre, soupes mélangées, gâteau au pommes (ne valait pas celui de Sch Ornak).



12/5 Kiry-Kalatovski Soleil!

Nous avons eu droit à un petit déjeuner buffet rien que pour nous. Nous n’avons pas fait honneur aux maquereaux à la tomate ni aux cornichons mais le reste était très bon.

Belle étape et surtout plein soleil.

Nous avons repris le 504a dans l'autre sens puis 901B et C noirs. Beaux sous-bois et de très belles vues sur les sommets dans les clairières. On a fait 2 détours. Le premier pour aller voir la cascade Siklawikka. On a d’ailleurs fait une halte dans une gargotte qui vendait de magnifiques gaufres à la chantilly-coulis de fraises qui ont fait un super dessert après une soupe aigre-saucisses. D’ailleurs on y était avec la moitié des enfants de Pologne je pense. Ensuite montée assez raide et deuxième détour vers le joli point de vue Sarnia Skala qui donnait d’un coté sur Zakopane et ses environs et de l’autre sur Giewont et sa fameuse croix. Là non plus on n’était pas tout seul. Belle étape qui s’est finie dans la vallée Kalatovski et son (énorme) refuge. En fait plus hotel-cabine que refuge. Chambre petite mais confortable avec douche et belle vue. Comme nous sommes arrivés assez tôt et que nous avions le droit de dîner très tard (jusqu’à 22h, la fête !!!), nous sommes allés lire dehors sur les bancs de pique-nique qu’on a partagé avec une bonne sœur (monastère pas loin). Petit parterre de crocus qu’on a réussi à photographier pour que ça fasse l’effet d’un gros parterre.

Des daims sont aussi venu brouter. La vue est un peu gâchée d’un coté par le téléphérique car en hiver, c'est une station de ski.



13/5 Kalatovski-Murovaniek Nuageux

On a eu un super petit déjeuner : oeufs brouillés-saucisses fumées, fromage frais, salade de crudités, yahourt.

Descente par la vallée vers Kuznice en passant devant un monastère (probablement celui de la religieuse de la veille).

Après le village de Kuznicz, 810jaune, montée raide vers le col Przelecz miedrzy kopami.

207a bleu : descente facile vers le refuge de Murovaniek.

Très gros refuge, pas mal de monde.

On est arrivés assez tôt donc on a déjeuné au refuge : foie, pommes de terres, salade de chou. Alex s'est permis une escalope de porc panée, farcie au fromage et ...à la saucisse. Il a quand même réussi à remarcher l'après midi puisque nous avons laissés les sacs dans la chambre et pris le sentier noir vers les lacs.

Toute une série de très beaux lacs d’altitude (Litworowy, Dwoisty et Zielony) plus ou moins gelés. Comme on était bien lancés et qu’il faisait à peu près beau on est monté jusqu’au col de Karb pour faire une boucle. Sauf que là le sentier était ouvert mais très dangereux car très raide, à pic et dans la neige. Un couple de Polonais était aussi en galère bien que plus équipés que nous (piolets, crampons mais visiblement ils ne savaient pas s’en servir). Donc en gros ça a finit sur les fesses, vive le pantalon étanche !!! Contents quand même d’arriver en bas en un seul morceau.

Lac magnifique de Czarny Gasienicowy



On est revenu par le sentier bleu et on a dîné. Pour se remettre on a commandé des crêpes au fromage blanc-beurre-sucre-crème, une truite au four et des fromages braisés sauce cranberries.

On a demandé à tout avoir en même temps ce qui est tout sauf naturel et qui a donc provoqué une sorte de panique en cuisine mais on sentait qu’ils étaient super contents d’y être arrivés. Peut être même qu’on aura instauré une mode !

14/5 Murovaniek-Morskie Oko Pluie-pluie-pluie et repluie et neige

Etape difficile, c’est celle où on a eu le plus de neige au sol dans la forêt donc elle n’avait pas fondue. On a donc passé toute la marche à s’enfoncer et à glisser. Du coup on a mis beaucoup plus de temps que prévu pour rejoindre Morskie-Oko et on n'a pas déjeuné.

Dernière partie dans la vallée. Nous sommes arrivés sur la route. Malgré le temps couvert il y avait beaucoup de monde qui montait, des couples avec poussettes, une quantité incroyable de groupes scolaires et des gens âgés dans les calèches. Tout ce monde allait plus ou moins vite vers Morskie Oko qui est quand même un des endroits les plus prisés des Tatras Polonaises. La partie sur route est sans grand intérêt et plutôt longue, en plus on avait faim. On a fini par arriver à 17h.

C'est le seul refuge où il y avait vraiment foule. On a dû faire la queue pour manger! Sachant que c'était l'heure limite pour dîner et que le petit déjeuner n'était pas servi avant 9h donc autant dire qu'il fallait faire des réserves : crêpes au fromage, pancakes de pommes de terre, saucisse braisée, gâteau aux pommes, soupe au chou-ribs.

Notre petite chambre avait une vue imprenable sur le lac, bon enfin la vue on l'a surtout eue le soir tard et le lendemain parce que quand on est arrivé c'était tout bouché.

Mais on avait quand même cette vue de notre fenêtre!!!



Chambre double +- petit dej : 150zlj

15/5 Morskie Oko-Zakopane-Cracovie soleil

Alors là le miracle. Tout était découvert au petit matin, zéro nuage! Donc le petit déjeuner c'était 9h, on nous avait prévenu. Et il fallait rendre la chambre avant 10h donc on est parti sans manger mais ça valait le coup. Personne à cette heure si et on a fait le tour du lac. Alex a refusé de monter au col, c'est vrai qu'on aurait été à la bourre. De toute façon le paysage était splendide. Ce lac était un véritable miroir, toutes les photos peuvent être retournées tellement le reflet est parfait.





On a ensuite pris notre petit déjeuner puis on est repartis vers la vallée. La partie route était aussi inintéressante qu'à l'aller sauf que cette fois on voyait les sommets. Jolie partie par le qui passait devant des bergeries. Par contre une des bergeries était censée être une gargotte et était fermée donc on a jeuné. Le chemin est passé devant un monastère tout en bois très beau avec chemin de croix très glissant à la descente. Fin du sentier donc de notre marche (et abandon du bâton) sur la route. Je m'attendais à me retrouver dans un village en banlieue de Zakopane mais non, arrivée sur un lacet de route, un parking certes mais aucun panneau. Heureusement un chauffeur de car scolaire a compris le problème et nous a dit de nous assoir au bord de la route et qu'un bus viendrait. D'ailleurs il y avait déjà un couple assis par terre. Effectivement un bus est arrivé moins de 10min après pour Zakopane. Arrivée à Zakopane une vingtaine de minutes après. On a filé à la gare routière. J'avais bien fait de ne pas réserver car des cars partent toutes les 30min pour Cracovie, il y a plein de compagnies. On a donc réservé pour 1h après ce qui nous a laissé le temps de manger, il était 16h on était morts de faim. Zakopane-Cracovie 2h de car, on a pris la même compagnie qu'à l'aller Polski Bus. Notre hôtel Alexander 2 était bien situé, à 10min de la gare routière et férovière et à 10min du centre ville. Par contre il était aussi attenant à la voie ferrée donc même bien isolé on a eu quelques secousses de sol... Diner sur la place principale de Cracovie dans un des stands de nourriture.

16/5 Cracovie

Super buffet petit déjeuner à l'hotel puis départ pour la visite de Cracovie. On a surtout visité le château. Il faut choisir des "modules" de visites, on a pratiquement tout fait. A noter que sans enfants, le souterrain au dragon n'a aucun intérêt, par contre les vestiges archéologiques sont plutôt sympas, très bien mis en valeur. La Dame à la Licorne pour les amateurs de peinture. Le château est plus sympa pour son architecture d'ensemble et sa cathédrale qu'à l'intérieur où la déco est trop hétéroclite pour être vraiment intéressante. Nous avons ensuite fait un peu de shopping dans la halle aux draps, très touristique. Les bords de fleuve gagneraient par contre beaucoup à être mieux emménagés. Par contre belles rues et magnifiques immeubles.

Départ vers 16h pour Varsovie toujours dans un Polski Bus.

17/5 Varsovie

Pas un très beau temps à Varsovie. Nous n'en avons vu que l'extérieur par manque de temps, l'avion repartant en fin d'après midi. Vaut bien une journée de visite, beaux parc, belles place.

Nous sommes allés à l'aéroport en bus, pris au centre ville, pas de retard, pas de problème.

Livres de route :

- Pologne, J Kuczkiewicz (essai) - Pologne, J Michener (roman historique) - Souvenirs de Pologne, W Gombrowicz (autobiographie) qui donne envie de (re)lire Ferdydurke - La propriété, R Modan (BD)

Guide (en anglais) : The High Tatras Slovakia and Poland - Including the Western Tatras and White Tatras Renáta Nározná, Colin Saunders Carte : Tatrzanski Park Narodowy 1/25000
Camping de Bucarest English translation pending
by Moberbe · 2015-05-05 · 13 replies
Bonjour à tous, Avant mon départ pour la Roumanie, j'ai lu sur un autre site que le camping de Bucarest serait fermé? L'un d'entre vous saurait-il ce qu'il en est? D'avance merci à tous et toutes.
Tour d'Europe dans les mois qui suivent... English translation pending
by Arnaud67 · 2009-01-20 · 8 replies
Bonjour, je vais commencer par expliquer un peu le pourquoi cette envie de tour d'Europe me motive de plus en plus. Je suis étudiant en classe prépa sur Strasbourg depuis septembre. Déjà l'an dernier partir un an en tour du monde me motivait. Je me suis donc renseigné et question finance c'est vraiment trop juste! Au fur et à mesure je me suis limité dans mes choix, et j'ai réduit mon champs de vision. Aujourd'hui l'Europe me tente vraiment beaucoup.

J'aimerais donc savoir si certain d'entre vous sont déjà partis faire un tour d'Europe, ou on des pays à me conseiller ...? Quel budget me conseilleriez vous ? Y aurait-il des gens intéressés pour partir à plusieurs ? ...

Merci beaucoup d'avance ;)
Polska: août 2008 English translation pending
by Beatrices · 2008-09-02 · 22 replies
Si l’envie subite de découvrir cette partie de moi-même du côté maternel ne m’avait pas prise, je n’aurais jamais pensé à partir en voyage en Pologne … et j’aurais eu tort ! Partie à 7h de Lodève, arrivée le lendemain vers 17h à Cracovie, je suis crevée. Un jour et demi de bus non stop avec l’illusoire et folle espérance que la personne assise sur le siège d’à côté descendrait à Vienne, ben non, puis à Bratislava, ben renon, pour pouvoir allonger ce corps qui au fur et à mesure que les heures passent n’arrive plus à se soutenir et tombe parfois sur l’épaule ennemie et dont les longues jambes donnent des coups un peu partout pour essayer de trouver un peu d’apaisement.

I. Cracovie la belle :

dès mes premiers pas dans cette ville, je l’aime et je m’y sens bien. Je ne saurais dire pourquoi. Bon, après avoir humé l’air de ce nouveau pays, Il faut que je trouve l’auberge de jeunesse. Surtout ne pas marcher, j’en peux plus je veux m’allonger le plus vite possible. Un arrêt de tramway : « Hum hum, djin dobré, is there anybody here who speaks english ?” Les regards se tournent vers moi, pas vraiment hostiles, simplement ennuyés d’être dérangés par ce qu'ils semblent assimiler à une extra-terrestre, puis se dirigent de nouveau vers ce qui a l'air d'être le centre d’intérêt du moment : le sol ! Je me débats avec l’adresse, le plan, les arrêts indiqués et tout à coup un vieillard se penche sur mon livre, je pointe l’adresse et il me montre sur le panneau où je dois descendre. Vite il faut que j’arrive à me rappeler comment on dit merci. Pendant un jour et demi je me suis récitée le minimum à apprendre pour un voyageur : bonjour, merci, s’il vous plaît, au revoir, pardon mais en polonais c’est pas du gâteau, ou bien je vieillis, ma mémoire devient défaillante. Pourtant ce sont ces mêmes mots que j’avais appris à 5 ans, grrrr ! Ouf, djin kouyé pan, mille fois djin kouyé bardzo (l'orthographe n'est pas bonne).

J’adore les tramways polonais. De vieux tramways. Dès que je suis dedans et que je me place debout dans le sens de la marche avec mon sac sur le dos, plus personne ne peut passer tellement le wagon est étroit. «Ca fait 3 zlotys ». Ben non pani, pourquoi ? A l’arrêt c’est marqué 2, 50 zlotys. Un jeune gars m’explique en anglais que si j’avais pris mon billet à la machine près de l’arrêt, j’aurais payé le prix indiqué. Bon ok, je saurais pour les prochaines fois. Il fait beau, c’est la fin de la journée, une belle fin de journée. Ca tombe bien, je me rends au « Sun hostel », auberge de jeunesse réservée quelques jours avant le départ et située près d’un parc tout près du centre historique. Mais « située près d’un parc » ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas une grosse avenue avec pleins de voitures pour vous empêcher de dormir, et aussi tous pleins de jeunes français tous plus fêtards les uns que les autres menant un joyeux (pour eux) bordel toute la nuit. Suis-je en train de vivre une initiation à quelque chose qui m’échappe ? genre : Etes-vous capable à 42 ans de résister à quelque chose qui vous empêche de dormir 2 nuits d’affilée tout en restant très zen !!! Les auberges de jeunesse en Pologne sont mixtes. Très étonnant dans ce pays rempli d’églises.

Le premier repas sera composé de pierogi, ces espèces de raviolis fourrés, soit au chou, à la viande, au fromage …. Je crois que durant ces 3 semaines je les ai tous goûtés, plus ou moins bons selon les restos.

Le lendemain matin, j’emprunte une rue qui me conduit droit sur le rynek. Waouh, je trouve ça magnifique, cette grande place, même si je concède à « Vazyvite » que Cracovie n’est pas la plus jolie ville de Pologne. Je me ballade, je m’arrête devant chaque détail, je suis en admiration. La sculpture de ce que j’appelle « la Pologne débaillonnée », me touche particulièrement. Je compare ce pays à une femme qui aurait été violée plusieurs fois et qui malgré tout a su rester « une femme debout » comme on dit en créole. Et même si je ne me sens pas polonaise le moins du monde, je me dis qu’il y a de mon histoire… forcément, dans tout ça. J’entre dans l’église. Rewaouh, c’est d’une beauté… Je ne sais pas décrire les choses alors je ne saurais pas parler de tout ce que je vois. Je le vis plus au niveau des sensations. Je m’assois un moment pour prendre le temps d’ingurgiter. Tout mon être est heureux, mon cœur est réchauffé et je suis réconciliée avec les 2 mauvaises nuits que je viens de passer ! Je ressors et parcours la petite place derrière le Rynek. Deux religieuses passent, très en accord avec l’architecture des lieux, ça ferait une belle photo, que finalement je ne réussirai pas à prendre. Je reste longtemps sur ces lieux, je ne m’en lasse pas. Mais je dois dire que j’ai hâte d’aller visiter les mines de sel de Wieliczka dont la légende m’a fait rêver ! Après tout j’ai trois semaines et pas de projet en particulier, je pourrais continuer ma visite de Cracovie plus tard. A suivre ...
Pologne - Lituanie - Lettonie - Estonie (1ère partie) English translation pending
by Vazyvite · 2008-08-23 · 10 replies
Bonjour,

Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪

>>>> Carte sur Google, ici

Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.



En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux

Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.

Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.



La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.

On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !



Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !

Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )



La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !

Mardi 1er Juillet :

Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.



Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !



On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.



Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.

Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.

Mercredi 2 Juillet :

Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.

Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎

Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.



Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.



Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.

17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !



C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.

La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !



On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕

Jeudi 3 Juillet :

Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau

Collegium Maius :



L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.

Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.



La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !



La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !

Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :



18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.

Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !

Vendredi 4 Juillet :

Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪

Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.



Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !

On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )

On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !

Samedi 5 Juillet :

12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛

Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs



Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊

Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.



Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.

Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Récit d'un tour de la mer Baltique en famille English translation pending
by LandTrotteur · 2006-03-05 · 2 replies
Bonjour, Voici le récit de notre voyage de l'été 2004:

Pour changer des grands espaces Nord africains, nous décidons de traverser l’Europe du Nord. Notre périple autour de la Baltique nous fera parcourir 15 des 25 pays de la communauté européenne. Nous engageons notre périple par une traversée des Alpes italiennes et autrichiennes où nous effectuons notre premier bivouac au pied d’un massif enneigé. La météo ne nous est guère favorable. C’est sous la pluie que nous arrivons à la frontière tchèque. Le douanier est intrigué par notre Land, c’est un véhicule qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer. Les formalités sont rapidement expédiées. Nous faisons une escale dans la région de Brno pour découvrir un peu ce pays. Nous commençons par la visite du château médiéval de Pernstejn. Nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, nous restons sans voix devant le nombre d’interdictions affichées à l’entrée de la visite. Entre les habituelles restrictions du style ne pas manger, boire, photographier, nous apprenons qu’il est interdit de pénétrer dans le château avec des armes ou avec des enfants « braillards » … Les Tchèques sont extrêmement disciplinés et les explications du guide se font dans un silence religieux. Le soir nous trouvons un terrain de camping, pour finir les derniers petits travaux d’aménagement du Land. Un petit garçon de 2 ans court autour de notre véhicule avec un sourire ébahi. Une petite fille part en pleurs car elle veut visiter cette grande maison de poupées. Le campement installé, nous sentons une odeur acre, de plastique brûlé. Nous mettons plus d’une heure pour en trouver l’origine. C’est une aile de la crèche toute proche, toujours en service, qui vient de subir un incendie. Elle continue à se consumer doucement pendant que les enfants continuent d’y jouer ! Heureusement, la tempête qui fera rage toute la nuit éteindra les dernières fumerolles. Le feu proscrit, nous partons remonter notre moral dans une visite de caves bien particulières. Nous nous mêlons à une équipe de joyeux cyclistes qui nous serviront d’interprètes. Après une dégustation de vins, le caviste nous fait découvrir son trésor : les caves sont sculptées de nains et de scènes colorées de contes. Les enfants sont ravis dans ce décor féerique, mais nos interprètes deviennent confus pour nous décrire la dernière chambre : des scènes érotiques en garnissent les murs. Nous finissons notre circuit en République Tchèque par le Karst Morave. Ce sont des grottes formées par l’infiltration des eaux de la Punka. Une des grottes s’est effondrée formant un magnifique gouffre verdoyant. La visite de ces grottes est originale, elle commence à pied puis finit à bord de barques.

La frontière polonaise se franchit sans contrôle. L’état des routes se dégrade ainsi que la conduite des automobilistes : les ambulances et les dépanneuses ne chôment pas. Nous avons rendez-vous avec la famille de Fabrice à Wielizka. En cherchant leur résidence, nous croisons un Range Rover garé à côté d’un restaurant. Nous sommes intrigués par un autocollant « Land Serwis » plaqué sur la portière. Valérie descend pour le photographier, quand quatre hommes nous font signe de venir les rejoindre au restaurant. Nous lions connaissance, l’un d’eux parle un anglais très correct. Il est le patron du principal distributeur de pièces Land Rover de Pologne « Land Serwis » basé à Wielizka. Les trois autres personnes sont ces employés. Il nous fait ensuite l’honneur de visiter son entreprise avant de nous guider jusqu’à l’appartement de nos cousins. Nous restons deux jours à Wielizka dans la famille de Fabrice. Le mot hospitalité n’est pas vain en Pologne : nous avons droit à deux petits déjeuners et deux déjeuners dans la même journée. L’après-midi sera consacrée à la visite de Cracovie. Cela faisait 36 ans que Fabrice n’y était plus revenu. Des souvenirs de l’âge de quatre ans remontent à la surface tant l’ancienne capitale royale a su garder sa splendeur d’autrefois. Nous quitterons la famille après la visite de la mine de sel de Wielizka. Les trois heures de promenade nous amènent à 130 m de profondeur dans différentes salles taillées à même le sel. Nous y découvrons des scènes relatant la dureté de la vie des mineurs ou une chapelle agrémentée de statues, de bas-reliefs et de lustres en sel taillé. Il est alors temps de quitter la famille pour poursuivre notre voyage vers le grand Nord. Nous traversons Varsovie sous une pluie battante. Nous n’arrivons pas à nous habituer à la conduite nerveuse des polonais : il n’est pas rare de se faire doubler par deux véhicules de front sur une deux voies, avec une voiture venant en face ! La recherche des bivouacs ne pose pas de difficulté en Pologne, une route secondaire, puis une piste nous amènent vers des bivouacs tranquilles. Un soir, pourtant, nous entendons des aboiements de chiens accompagnés de déflagrations près des fermes avoisinantes. Curieusement, ces « tirs » proviennent toujours des mêmes directions. Drôles de chasseurs immobiles, non, simplement un système de canons à air comprimé pour effrayer les oiseaux car nous sommes en bordure de vergers. Ce sera notre dernier campement en Pologne.

Nous assistons à une scène bien curieuse à la frontière lituanienne. Le douanier, arborant un appareil tout neuf « Don de la CEE » lui permettant de contrôler les passeports, nous réclame les nôtres. Les pays Baltes étant fraîchement admis dans la communauté européenne, nous lui donnons nos quatre cartes d’identités françaises. L’agent est déstabilisé et l’appareil les rejette tout net. Il tente de rentrer les informations manuellement, mais la file de véhicules s’allonge. Ces collègues, agacés par son excès de zèle, lui font signe de nous faire circuler. Enfin, la Lituanie s’offre à nous, de chaque côté de la route, une multitude de pistes nous tend les bras : nous nous retrouvons rapidement sur les pistes boueuses au milieu de petites fermes délabrées. Nous trouvons notre bivouac entre une grande bâtisse en ruine et un petit lac poissonneux. Nous approchons du grand Nord et le soleil tarde à disparaître. Il descend à peine en dessous de l’horizon, en nous offrant un spectacle flamboyant de coucher de soleil interminable. Après avoir plié rapidement le campement, nous décidons de poursuivre notre route par le chemin des écoliers. Nous croisons de nombreux fermiers étonnés de nous rencontrer au milieu de leurs champs, sur ces pistes perdues. Ils nous saluent tout en affûtant leur faux pour la moisson. L’agriculture n’est pas mécanisée, nous croiserons une charrette tirée par un cheval et saluerons un agriculteur labourant son champ avec sa charrue tractée par un percheron. C’est aussi le territoire des cigognes qui trônent sur les cheminées et les poteaux électriques.

Nous retrouvons le même paysage champêtre en Lettonie. Nous y sommes accueillis par une douanière souriante en talon aiguille et tailleur vert. Le pays est si petit que nous le traversons dans la journée. L’entrée en Estonie est des plus glaciale. Ici, douaniers et douanières ont revêtu des costumes dignes des armées sibériennes. Les bonnets en peaux retournées et par-dessus chauds sont de mise, pourtant le thermomètre affiche 25°C. L’Estonie est le plus riche des trois pays Baltes, les routes et les maisons sont en bien meilleur état qu’en Lituanie ou Lettonie. Nous empruntons des petites pistes pour longer la mer Baltique : c’est l’occasion de se régaler de myrtilles et fraises des bois. A l’écart d’une piste boueuse, nous élisons domicile pour la nuit au milieu des fleurs. La journée du lendemain sera longue : il faut prendre le ferry à Tallinn, la capitale, pour rejoindre Helsinki en Finlande.. Par contre, la légende Land Rover est bien ancrée en Estonie, pour preuve cette affiche publicitaire représentant un Land équipé raid avec un hamburger à la place de la roue de secours sur le capot. Nous arrivons enfin au port de Tallinn. C’est le 15 juillet, de nombreux touristes prennent le ferry ce jour. Nous laissons le Land pour chercher un billet. Nous nous mêlons au finlandais et suédois chargés de vodkas à 80° et de bières. Il ne reste plus qu’un seul billet en direction d’Helsinki pour la fin de journée. L’heure de l’embarquement approche, en cherchant le bon guichet, Fabrice recule dans un poteau et l’échelle se tord. Heureusement le pire est évité, la porte-arrière n’a pas souffert. Le port estonien ne fait pas exception à la règle : l’embarquement est anarchique et les premiers arrivés sont les derniers servis. La traversée sera rapide, moins de trois heures pour rejoindre la Scandinavie. Nous accostons à Helsinki. L’heure avance, nous sortons rapidement du bateau pour chercher un bivouac en dehors de la capitale de la Finlande. Nous ne subissons aucune formalité douanière et nous nous retrouvons sur la rocade d’Helsinki. Malheureusement les indications routières sont peu précises et nous n’arrivons pas à trouver notre chemin. Même s’il est tard, la proximité du cercle polaire nous apporte des fins de journées interminables. Nous trouvons enfin la direction des mille lacs vers Jivaskali. Nous décidons de rouler jusqu’à minuit. Notre présence ne semble pas gêner les élans que nous croisons en bordure de forêt. Nos tentatives pour trouver un bivouac en proximité de la capitale échouent lamentablement. Nous passons dans des pistes boueuses à la limite de l’enlisement : personne n’a vraiment envie de patauger dans cette boue nauséabonde à une heure aussi tardive. Le Land se retrouve presque à l’arrêt quand le train arrière retrouve un peu d’adhérence pour nous sortir d’une ornière profonde en reculant. Une autre tentative dans les bois se solde par un échec : nous tombons sur un champ en friche, en pente, envahi de moustiques. Nous sommes obligés de remonter en marche arrière dans les sous-bois, Valérie guidant avec de la végétation en haut des cuisses. La fatigue commence à se faire sentir et nous installons le campement au bord d’une piste sèche, sans plus se poser de question. Au réveil, les enfants font provision de myrtilles pendant que Fabrice redresse l’échelle de la galerie tordue dans le port de Tallinn. Avec une sangle à cliquet de camion accrochée à un arbre, l’échelle reprend sa forme originelle. La journée est dédiée aux pistes des mille lacs. Nous nous perdons avec plaisir dans de petites pistes encadrées de boulots, longeant les différents lacs. Nous avons une petite pensée pour les grands pilotes du rallye finlandais roulant à près de 200 km/h sur ces pistes étroites et glissantes bordées d’arbres. Pour notre part, nous ne dépasserons pas le 70 en pointe ! La montre de Valérie s’arrête et affiche 15 heures 30 alors qu’en réalité, il est 19 heures 30. Elle est surprise quand Fabrice commence à chercher un bivouac, le soleil toujours haut dans le ciel nous fait perdre la notion du temps. Une ancienne piste défoncée sera un cadre idéal pour notre bivouac ! Toutefois, les moustiques ravis de cette manne inespérée nous assaillent. Nous rallions Oulu au bord de la mer Baltique. A l’approche de cette ville, sur 30 km, nous ne comptons pas moins de 10 radars automatiques, sans compter ceux de l’autre côté de la route. Attention, la police ne plaisante pas avec la vitesse, même en plein milieu de la nuit. La majorité des routes sont doublées de pistes cyclables où les finlandais pratiquent le vélo, le roller avec des bâtons de ski ou la course à pieds. Pendant notre parcours finlandais, nous sommes surpris de ne jamais traverser de ville. Les routes principales ne font que les longer, un peu à la manière de nos autoroutes. A la périphérie d’Oulu, le voyant de charge s’allume et le moteur se met à chauffer. Fabrice détecte rapidement la panne : la courroie d’alternateur changée dernièrement en Grèce s’est désagrégée ! Malheureusement, dans la précipitation de notre départ, Fabrice a oublié la courroie dans le garage et les commerces sont fermés. Qu’à cela ne tienne, Fabrice met en route notre chauffage autonome. La pompe de la chaudière permet de faire circuler le liquide de refroidissement du moteur. Seulement, son débit ne permet pas d’envoyer assez de liquide vers le radiateur du moteur (ce qui est logique, puisqu’il est inutile de perdre des calories dans le radiateur lors du fonctionnement normal du chauffage), il suffit alors d’ouvrir à fond le chauffage de l’habitacle. Cet artifice nous permet de rejoindre le terrain de camping d’Oulu à 40 km/h sans faire chauffer le moteur. Dès notre arrivée, Fabrice commence à préparer le travail de réparation. Nous profitons de notre déconvenue pour découvrir les campings finlandais. A notre étonnement, pour un tarif modeste, les campings sont très bien équipés, les sanitaires nettoyés plusieurs fois par jour. Des cuisines et des barbecues avec le bois sont mis à la disposition des clients. La matinée sera consacrée à la recherche d’une courroie de rechange. Nous sommes dimanche, mais les garages des stations services sont ouverts. Nous y trouverons rapidement notre bonheur. Valérie amène l’après-midi les enfants se baigner dans la mer Baltique. Nous sommes au 65 ème parallèle, pourtant il fait 25° à l’ombre et l’eau est tiède. Il est difficile de réaliser qu’il est possible, l’hiver, de rejoindre les îles d’en face en voiture ! Pendant ce temps, Fabrice remonte la courroie. Nous repartons en direction de Rovaniemi, le village du Père Noël. Nous nous enfonçons dans les terres, dans un paysage de Taïga et de lacs. Nous sommes maintenant en Laponie, le royaume des rennes. Cet animal, au demeurant très attachant, fait preuve d’une grande intelligence. Nous en croisons souvent en Laponie, seuls ou en troupeaux. Notre approche les dérange ; dès lors, prenant leur courage à quatre pattes, ils prennent la fuite. Mais après mûre réflexion, constatant qu’il est plus facile de courir sur terrain dégagé que dans la forêt, à cause de leurs bois, nous les retrouvons devant nous, sur la route. Ainsi, nous en avons « coursés» sur plusieurs centaines de mètres avant qu’ils ne comprennent qu’ils avaient plus de chance de nous semer dans les bois. Mais ils restent un danger pour la circulation. Leur comportement est imprévisible, ils peuvent traverser la route sans prévenir. Pour preuve, les camping-cars et camions sont tous équipés de solides pare-buffles. Il paraît qu’à l’automne, après avoir mangé des baies fermentées, il n’est pas rare d’en croiser quelques-uns saouls et qu’ils ont l’alcool mauvais … Si les pistes sont nombreuses, la recherche de bivouacs n’est pas évidente. Les bas-côtés sont bordés de forêts en friche ou de marais ressemblant à des prairies. Il n’est pas recommandé d’y poser ses roues. Nous ne trouvons souvent qu’un simple renfoncement. Nous déballons les affaires au milieu des moustiques voraces. Il faut vite s’enduire de répulsifs, même sur les vêtements, car ils piquent à travers plusieurs couches. Quand nous nous déplaçons, ils ne nous lâchent pas d’une semelle. Cela vaudra à Valérie une piqûre infectée pendant quelques semaines. Les pistes du nord de la Finlande nous réservent des surprises. De chaque côté du passage, on observe un phénomène géologique étrange. Des dunes de sable se sont formées en recouvrant de petites collines. Les pistes lapones sont de vrais labyrinthes où nous nous perdons avec plaisir. Nous traversons quelques gués. Une visite du musée du peuple Sâme d’Inari (l’un des peuples lapons) vaut son détour, tant celui-ci est instructif : nous apprenons l’évolution géologique de la Laponie, la faune, la flore, la vie des habitants, d’hier et d’aujourd’hui, les instruments de chasse … Il ne nous reste plus qu’une nuit, si l’on peut dire, avant d’atteindre la Norvège. Nous prenons une piste au hasard. Après quelques kilomètres, une petite piste secondaire nous conduit en surplomb d’un étang, avec une petite barque et un foyer bordé de bûches de bois. Ce sera l’un de nos plus beaux bivouacs. Au menu, viande de renne séchée et côtes de porc grillées au feu de bois et soleil de minuit en prime, projetant une lumière tamisée sur l’étendue d’eau. Pour une fois, les moustiques nous ont oubliés ! Vincent, excité à l’idée d’entretenir le feu de camp passera sa première nuit blanche. Nous reprenons notre périple en direction du Cap Nord. La route est jalonnée de fréquentes aires de repos équipées de barbecue et de toilettes écologiques (un simple sac poubelle placé sous la cuvette). De nombreux scandinaves y installent leur caravane ou camping-car pour y passer les vacances. La taïga fait place aux fjords de la mer de Barents. Nous empruntons une piste longeant la frontière russe qui s’enfonce dans le Parc National de l’Ours. La température est encore clémente, le thermomètre affiche 23°C à l’extérieur, malgré le temps qui se couvre. Nous franchirons avec précaution un petit pont de bois en fort mauvais état. Des sac de gravas viennent le renforcer et boucher les trous entre les planches. A ces latitudes, la toundra envahit le paysage. Nous installons notre bivouac sous une tempête qui fera rage toute la nuit. Le lendemain, nous atteignons la ville la plus septentrionale d’Europe. Gamvik est une petite ville typique de Norvège établie sur une presqu’île. En bordure de mer, face au pôle Nord distant de 2000 km, située à 71° Nord 04’ de parallèle, elle est délaissée par les touristes et a pu garder intacte son charme. Un fabricant de girouettes animées y a installé ses ateliers à l’entrée de la ville. Nous bouderons volontairement le Cap Nord. Haut lieu touristique à la pointe d’une île, le cap devient un véritable « attrape touristes ». Il vous faudrait débourser pour quatre personnes pas moins de 100 € pour traverser le tunnel et prendre une place sur l’immense parking face au promontoire. Vous aurez ainsi l'infini privilège d’assister au soleil de minuit bercé par les clameurs d’ébahissement des badauds en extase devant ce spectacle et les flashs qui crépitent. Les routes norvégiennes situées sur les côtes nous obligent à de nombreux détours. Depuis que nous voyageons dans les régions reculées de l’Afrique du Nord ou de l’Orient, c’est la première fois que nous tombons en panne de carburant. Heureusement que nous emportons toujours avec nous un jerrycan de 20 litres par sécurité. Les points noirs couchés sur la carte censés représenter des villes sont en réalité un regroupement que 2 ou 3 maisons. Pour arranger nos affaires, les norvégiens font journée continue, nous avions bien trouvé une station service, mais à 17 heures elle était déjà fermée. Par conséquent, il faut faire le plein à chaque station, même si le prix du carburant est prohibitif. En cherchant un endroit pour la nuit, Fabrice tente un passage dans deux petites ornières dont le fond était recouvert de quelques centimètres d’eau. Arrivé à la moitié, le Land commence à ralentir, puis il s’immobilise à deux mètres de la fin. Le châssis se trouve posé sur une sorte de tourbière gorgée d’eau. Les roues ont déchiré la surface herbeuse et se retrouvent emprisonnées par les racines et reposent sur un mélange de boue liquide et de galets. Nous sortons les plaques et attachons une sangle à cliquet à un arbre. Il commence à se faire tard, nous pourrions sortir le Land en enlevant toute l’herbe le long de l’ornière quand nous apercevons un panneau indiquant que nous sommes sur une zone militaire. L’eau commence à monter, il devient alors impératif de sortir le plus rapidement possible le Land. Nous décidons de faire appel à une aide extérieure. Le premier 4X4 passant sur la route s’arrête et essaie de nous tracter. Même en prenant de l’élan, le Land ne remue pas. Fabrice décide de tout arrêter, craignant d’arracher le crocher de remorquage du 4X4 de notre sauveteur improvisé. Celui-ci accompagne Valérie à un terrain de camping tout proche. Le propriétaire nous envoie un de ses amis nous prêter main forte. Trois quarts d’heure plus tard, nous voyons arriver un tractopelle quatre roues motrices, avec le sosie de Crocodile Dandy à bord. Il accroche la sangle à sa pelle puis commence une première tentative. Le Land reste impassible, tandis que le tractopelle se dresse sur ses roues arrière. Après d’infructueuses tentatives, notre homme au chapeau raccourcit le plus possible la sangle pour pouvoir soulever l’arrière du Land. Ce sera la bonne solution, le Land se soulève de 50 cm puis sort de son piège. Nous finirons notre soirée au terrain de camping, le crochet de remorquage du Land gardant un souvenir un peu tordu … Pour rejoindre les îles Vesterälen et Lofoten, nous choisissons de traverser une petite portion de Finlande et de Suède. En voulant faire le plein de gasoil en Finlande, car nous disposons d’Euros et non de couronnes suédoises, nous remplissons le réservoir de fuel. En effet, fuel et gasoil sont vendus côte à côte sur la même pompe de couleur noire. Nous profiterons ainsi d’un plein à faible coût ! Nous dénicherons, non sans difficultés un bivouac dans une forêt suédoise. Nous mettrons fin rapidement à notre repas, tant les moustiques sont nombreux et envahissants, en avalant certains par moment. Au matin, nous sommes réveillés par le pas d’un renne qui s’arrête devant notre campement. Il observe le Land puis repart au galop : « Quel est donc cet étrange engin au milieu de ma forêt ? » Nous profitons des prix relativement bas en Suède, par rapport à la Norvège, pour faire le plein de provisions. Peu après la frontière Norvégienne, un douanier nous arrête pour contrôler la quantité d’alcool que nous transportons. A raison de 3 à 4 € la bière, le prix de l’alcool est prohibitif. Les alcools de plus de 5% sont vendus en magasins d’état dans les grandes villes. Ne disposant que deux bières, le douanier nous laisse partir, contrairement à ce camping-car allemand avec ses trois cartons de vins et alcools divers, attendant que le douanier finisse de rédiger le PV. Nous repartons tranquillement à l’assaut des îles. De grands ponts enjambent les bras de mer turquoise. Nous jetons notre dévolu sur l’île de Langoya où une crique d’eau turquoise entourée de montagnes majestueuses nous accueillera pour la nuit. Les pistes nous amènent dans des coins reculés où l’herbe pousse sur le toit des maisons, où les moules mesurent 15 cm de long et où les oiseaux ont des becs en forme de spatule multicolore. Nous quittons à regret ce petit coin de paradis à bord d’un ferry. Depuis notre arrivée en Norvège, nous avons des difficultés pour trouver les bivouacs : les pistes sont fermées ou mènent à des propriété privées. Un de nos bivouacs nous fait échouer sur une petite plage idyllique, s’il n’y avait pas la route avec de surcroît un virage. Nous aurons ainsi la visite d’un automobiliste saoûl venu nettoyer son tapis de sol souillé par ses excès, se confondant dans d’interminables salutations. La même nuit une personne tournera autour du Land pour contempler nos équipements. Un autre campement nous amènera à côté d’une voie ferrée cachée par des arbres : émotions garanties en pleine nuit quand un train passera. Une autre fois ce sera un petit animal qui jouera avec notre éponge qui avait nettoyé les assiettes de poissons de la veille. Pour rejoindre la région des grands fjords entre Trondheim et Bergen, nous testons les routes norvégiennes, les nombreux tunnels et les ferries. Les norvégiens conduisent en respectant le code de la route. De toute façon, la police veille. Certaines routes style départementale avec travaux sont payantes, il vaut mieux avoir l’appoint ou une carte bancaire, car il n’y a qu’une caisse automatique sans personnel Notre exploration des fjords débute par la visite de gravures rupestres vieilles de 5000 ans au bord d’un fjord aux eaux turquoises et de monts enneigés. Puis elle se poursuit par la cascade de Mardalsfoss, plus haute cascade d’Europe, avec ses 655 mètres dont 297 mètres de chute verticale. A chaque arrêt, les enfants trouvent soit des framboises, ou des fraises des bois, dont ils font provision pour le déjeuner. L’ascension de la montagne des trolls commence par le franchissement de onze épingles à cheveux sur lesquelles jaillissent les bouillons d’une belle cascade. On enclenche les courtes, étant donné que les nombreux cars de tourisme avancent à la vitesse d’un escargot. Arrivé sur le plateau, la vue sur la vallée est imprenable. Nous abordons le fjord le plus beau, d’après les guides. Malheureusement, les panaches de fumées des paquebots de croisière voilent le fond de la vue. Une route mène à une soi-disant vue exceptionnelle, bien sûre, elle est à péage ! Nous l’éviterons. Notre dernier ferry passe au milieu de quatre fjords d’où nous pouvons admirer de nombreuses cascades plongeant dans la mer. Notre dernier bivouac en Norvège est réellement idyllique. Une petite piste, montant vers une station de téléphérique, nous y conduit. Nous sommes entourés de montagnes enneigées, de cascades et nous distinguons au fond de la vallée les maisons qui ne sont que de petits points. Les enfants trouvent une profusion de fraises des bois. C’est décidé, ce matin, nous ferons de la confiture de fraises des bois au petit déjeuner pour fêter notre dernier jour en scandinavie. Bilan, 5 semaines de pur bonheur et 13 000 km et voilà de retour chez nous. Vous pouvez retrouver les photos sur notre site:
http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/

Valérie et Fabrice.
Réveillon à Prague le 31/12/05 English translation pending
by Chris83 · 2005-09-28 · 22 replies
Bonjour à tous,

je viens de réserver l'avion + l'hôtel à Prague pour le 30/12/2005, et jusqu'au 02/01/06;hôtel Central dans le Stare Mestro à côté de la maison municipale. Moi aussi je pose la question, ou réveillonner ??? si vous avez une adresse, je suis preneur ! (une adresse ou l'on mange, rie, et s'amuse bien entendue !) Nous sômmes un couple de 57 et 58 ans si vous voulez vous joindre à nous ... Cordialement Christian PS : je rentre du Maroc après avoir fait un périple de 2 semaines (villes impériales et grand sud en 4x4) si vous avez besoin de renseignements n'hésitez pas à m contacter)
InterRail pour un mois, juin 2013: vos recommandations? English translation pending
by Soso545454 · 2013-01-24 · 11 replies
Bonjour à tous!

Avec une amie on va se lancer dans l'aventure interrail fin juin, et nous allons acheter le pass 30 jours. J'aimerais avoir vos feedbacks sur cette aventure, le budget qu'il vous a fallu, combien de jours pour chaque ville, votre expérience chez l'habitant, les pays où les paysages sont époustouflants...etc... Je me suis déjà renseignée un peu, et je compte acheter un guide lonely planet sur l'europe si il y a . Voici l'itinéraire des pays que vous voudrions visiter: l'Italie (rome, venise), Croatie, Monténégro, Macédoine, Albanie, Grèce, ( Turquie si on a le temps ), Hongrie ( Budapest) , République Tchèque (Prague), Et si on a le temps Berlin et Amsterdam. Ca fait beaucoup je trouve et il est évident que nous allons louper des choses. Nous recherchons pas forcément la visite de capitale (sauf budapest et prague qui sont magnifiques...) mais plutôt nous cherchons le dépaysement et les coins peut-être plus reculés, moins touristiques.

Nous allons partir avec une tente au cas où, on prévoit de dormir dans des AJ, chez l'habitant si possible et au mieux.
Petit compte-rendu: vol Munich-Lyon en classe économique avec Lufthansa Regional English translation pending
by Damss974 · 2009-12-25 · 24 replies
Bonjour à tous les forumeurs !

Voici mon petit cadeau de Noël à ce forum qui m'apporte tant depuis quelques temps maintenant 🙂 : Mon premier TR, sur un petit vol LH4184 entre l'aéroport de Munich Franz Joseph Strauss et celui de Lyon Saint-Exupéry effectué le 21 juillet 2009, avec Lufthansa Regional Cityline, en Bombardier CRJ-900.

Après un séjour d'une semaine à 150km de Munich, en compagnie d'un ami du même âge que le mien (16 ans) dans les contrées Bavaroises, à Straubing, pour rejoindre nos correspondants, nous retournons avec regrets à la maison, au Sud de Lyon. C'est le vol retour d'un billet payé directement sur le site de la Lufthansa en février dernier, pour la somme d'environ 99 euros (sans l'assurance). C'est donc une ligne très abordable niveau prix, et avec une fréquence de 4 à 5 vols quotidiens, selon les jours, et toujours en CRJ-700 ou CRJ-900.

Aéroport de Munich : Je voulais vous faire part à quel point cet aéroport est génial. Je suis resté dans le terminal 2, qui a suffit largement à mon bohneur ! Il est très bien relié au centre ville de Munich par le RER "S-Bahn", qui m'a par exemple permis de rejoindre la gare centrale (en plein coeur de la ville) en un peu moins de 40 minutes, pour une distance de 29km. Le terminal 2 est dedié presque entièrement à la Lufthansa, à ses filiales, et autres compagnies Star Alliance. La terrasse panoramique est également géniale, malgré qu'elle soit payante (2 euros), cela vaut le coup. Exemple de vue sur la terrasse panoramique :



L'enregistrement : Nous sommes arrivés au terminal 2 aux environs des 12h30, nous sommes montés au premier étage où des bornes d'enregistrements nous attendaient, nous avons obtenu nos coupons d'embarquements en 5 minutes. Ensuite nous nous sommes presentés à l'enregistrement des bagages, il n'y avait personne, 5 minutes également et c'est réglé, débarrassé de nos bagages ! Une chose m'a étonné cependant : on ne nous a pas demandé nos autorisations de sortie de territoire (ca nous sommes mineurs), au contraire des vols que j'ai pu faire vers Londres et Athènes.

Après ceci, on s'est installé dans un restaurant italien, avec un bon plat de spaghettis 😎, ensuite un petit tour à cette fameuse terrasse panoramique, plein de photos, et c'est déjà l'heure du rendez-vous en salle d'embarquement qui se profile.

L'embarquement : L'embarquement a été très fluide, car le passage à la sécurité est commun à toutes les portes d'embarquements qui se trouvent ensuite : il y a donc énormement de files d'attentes disponibles 🙂. Nous trouvons notre porte, nous descendons, et un bus nous attend en bas pour nous ammener à l'avion, plus loin sur le tarmac. Voici une photo du CRJ-900 que nous avons pris (crédit photo : Fabian Bayersdorfer - source : Airliners.net) :



Nous arrivons à bord, où une hotesse nous accueille avec un joli "Bonjour" bien en francais 🙂, nous prenons place à bord, dans de jolis sièges en cuir. L'appareil à une configuration 2*2 sur toute la cabine, avec il me semble 8 sièges business à l'avant. Les portes sont refermées et nous nous rendons compte que l'avion est seulement à moitié plein. L'avion décollera avec une dizaine minutes de retard, après une longue attente au bord de la piste, enfin rien de bien important.

A bord : Après la montée, nous avons pu donc nous séparer en prenant deux places chacun. Ensuite vient la petite collation : Un petit sandwich au fromage ou au jambon au choix, ainsi qu'un Balisto, un Bounty, un Granny et une boisson nous sont proposés.



A peine finit de manger tranquillment que nous sentons l'avion commencer la descente, juste après avoir survolé le lac Léman. Jusqu'ici le vol a été agréable, sans turbulences, et le PNC parlant très bien francais ! C'est un avion agréable, pas très bruyant comparé aux ATR que j'ai pu avoir par la suite. Les sièges étaient très confortables également, avec de la place pour les jambes !



L'approche et l'atterrissage vont être plus animés : En final, l'appareil a beaucoup tangué, le pilote corrigeait sans cesse l'alignement, et l'atterrissage a été dur, mais j'ai su par la suite qu'il y avait un vent assez fort qui soufflait dans toute la vallée du Rhône ce jour-là. Nous arrivons tout de même avec 5 minutes d'avance, alors que nous étions partis avec un léger retard. Un bus vient nous chercher à l'arrivée pour nous rammener dans le terminal 1 de Lyon et là j'ai vraiment été supris : Juste le temps d'arriver à la recupération des bagages, que le tapis commence deja à tourner, et nos valises arrivent par chance dans les premières : Tres belle efficacité !!

CONCLUSION : Je garde un très bon souvenir de ce vol ! Evidemment, un petit vol comme celui-ci ne permet pas de juger réellement la compagnie, mais cet avant-gout correspond assez bien à toutes les qualités et la reputation que l'on confie à Lufthansa en général. De tous mes vols court et moyen-courrier, ce fut le meilleur. Un très bon service du début à la fin a été fournit, et le tarif est vraiment très attractif ! Le principal concurrent, Air France effectue la même ligne, avec le même type d'appareil, pour 150 euros en tarif normal (ne vous fiez pas aux promotions temporaires que j'ai pu voir sur cette ligne sur le site de air france). Air France, qui est au même prix que Swiss, mais cette dernière oblige une correspondance à Zurich. Lufthansa a ainsi toutes les qualités requises sur cette ligne, je vous la conseille vivement !

Et voila pour ce petit TR. Il pourra peut-être paraître anodin et pas très pertinent, mais qui sait, peut-être servira-t-il un jour à quelqu'un ou peut-être servira-t-il seulement de base à un nouveau débat sur le forum. Dans tous les cas je suis content de faire partager mes petites expériences dans le monde du transport aérien 😉 Je ferais en février/mars un TR plus intéréssant je pense, sur mon prochain vol LYS-ORY-RUN avec Air France 🙂

Je remercie Skyteam55 pour son excellent TR de son vol sur American Airlines, dont je me suis inspiré, et surtout Terminator83 qui m'a beaucoup encouragé à me lancer dans ce petit travail 😊

Damien.

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