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Récit d'un voyage en Birmanie - Thaïlande English translation pending
by Olivier1986 · 2018-06-28 · 22 replies
Bonjour !

Je voulais vous faire partager mon dernier grand voyage en Birmanie et en Thaïlande, qui a duré un peu moins de 100 jours. Si vous voulez télécharger la totalité de mon carnet de voyage, voici le lien :
https://drive.google.com/file/d/1GIOxAjy8x4p5ReZIfAcYIakC4sgsNarZ/view?usp=sharing

Voici mon itinéraire (entre parenthèse : +++ super, ++ très intéressant, + intéressant, 0 aucun intérêt/à fuir) : En birmanie - Yangoon (++)

- Pyai (+, pas grand chose à voir là-bas) - Mrauk U (+, très sympa, mais 15-20h de bus pour y arriver ...) - Bagan (+++)

- Mandalay (++) - Pwin U lin (+, un après-midi, pas plus...) - Thibaw (+, trek sympas, mais les paysages et la végétation ne sont pas très dépaysants) - HPa'an (+++ pour les balades dans les environs)

- Moulmein (++, a voir : le monastère d’U Na Auk, entre Moulmein et Hpa'an)

- Bago (+, jolies pagodes et belle reconstruction du palais royal) - Kyai Ti Yo (rocher doré/golden rock) (+) - Dawei (+++ pour toutes les magnifiques plages aux alentours. Un de mes gros coups de cœur du voyage)

Thailande - Bangkok (++) - Chao Sam Ran (0, plage sans grand intérêt, si ce n'est ses nombreuses méduses)- Petchaburi (+, grottes, temples et palais sympas)

- Kaeng Krachen (+/++, parc national sympa, très sauvage, mais pas assez de possibilités de randonner) - Nakhon Pathom (0, certes, le plus grand stupa de thaïlande, mais c'est tout. Un marché de nuit sympa à côté du stupa, mais on en trouve beaucoup ailleurs!) - Kanchanaburi (0, ville sans grand intérêt. Cimetières militaires impressionnants, "pont de rivière Kwaï", qui n'emjambe pas cette rivière, et qui n'a pas grand chose à voir avec le pont construit par les prisonniers anglo-hollandais) - Nam tok Erawan (cascades d'Erawan) (+++, magnifique ! y rester la nuit pour les avoir à l'aube pour sois tout seul !) - Nam tok Mae Khamin (+) - Kampaeng Phet et Khlong Lan (+) - Parc national de Khao Yai (+++, le parc idéal pour l'observation de la faune sauvage. Éléphants, Calaos bicornes, plein d'oiseaux multicolores et si on a de la chance, des gaurs s'offrent à nos yeux. A éviter le week-end)



Si vous préparez un voyage et avez des questions, n'hésitez pas !

Olivier/Bob (je suis un peu schizo !)
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix English translation pending
by Lucbertrand · 2018-06-09 · 16 replies
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.

Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges

L'ALLER

Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.

Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.

J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.

Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.

J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.

En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.

J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.

Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.

Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.

Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.

Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.



Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.

Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.



Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.

A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.

La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.

Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.

Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.

Le soir Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.

Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.

Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.

Le matin

Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.

Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.



Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.







Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.



Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.

Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.

Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.

A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.





Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.



Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.

Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.



Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.



Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle English translation pending
by Ticapi · 2018-06-06 · 361 replies
Bonjour,

Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.

Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.

J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.

Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.

Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !



Namibrand Tok Tokkie Trail

Richtersveld, Richtersberg Camp



Augrabies Falls NP

Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.

Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !

En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.

Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :

24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Blog de voyage, l'overdose? English translation pending
by Djackx67 · 2018-06-03 · 154 replies
Bonjour, Comme souvent je traine sur internet et je tombe sur un blog de voyage sur l'Amerique du sud. Je ne lis même plus les récits, je me contente de regarder les photos. Puis comme il y a des liens vers d'autres blogs, je clique dessus. Après une dizaine de blogs je me rend compte qu'ils sont quasiment tous identiques, ce sont les même circuits, les même photos, limite les même récits. Ce qui est amusant c'est que tous les blogueurs (et on en croise souvent maintenant) essayent de se démarquer en faisant les même itinéraires ce qui devient vite lassant. A titre personnel, je trouve qu'on arrive a une overdose de blogs, vidéos, conseils au point qu'il n' y a quasiment plus de surprise pour le voyageur qui arrive dans un autre pays. Je me rappelle lors de mon premier grand voyage en Australie qui avait au final duré 2 ans, c’était en 2008, j'avais juste le lonely planet Australie que j'avais parcouru avant de partir. A l’époque je n'avais pas de compte facebook et ne savait même pas que les blogs de voyages existaient, eh bien quel émerveillement lors de mon arrivée a Darwin. Aujourd'hui avec la masse de photos, blogs, vidéos de voyage je trouve que ce premier sentiment risque d’être casser, puisque, pour ceux qui regardent tous ça eh bien tout est connu a l'avance ou presque. Et vous amis voyageurs, que pensez vous de cette "mode" des blogs et autres films de voyage?
Voyage de 4 mois en couple en Asie du Sud-Est English translation pending
by Batmania · 2018-06-02 · 1 reply
Bonjour,

Nous sommes un couple de deux personnes de 20 à 30 ans voulant découvrir les pays en autonomie et voulant rencontrer les cultures locales. Nous avons essayé de fréquenter le moins possible les lieux touristiques, il suffit souvent de s'éloigner de 2 ou 3 rues !

Voici notre itinéraire de 2017 détaillé pour 1 mois par pays, en visitant la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge !

J'espère que ça aidera certaines personnes, bonne lecture et désolé pour la présentation assez sobre !

Général Asie du Sud Est :

Il faut généralement enlever les chaussures avant d’entrer dans une chambre, un temple, ou certaines boutiques. Penser à prendre des tongs ! Les locaux sentent des agrumes pour éviter le mal des transports Déplacement par prix/km (ordre croissant) : Pied, stop, bus locale, vélo, scooter, songhtew, taxi, motodop, tuc-tuc (beaucoup d’arnaque en tuc-tuc) Super site (en anglais) avec énormément d’informations : www.travelfish.org Pour les logements nous faisons notre choix sur booking ou air BNB (Lien supprimé par VoyageForum). On réservait 2 jours avant voir la vieille en générale, mais on était hors saison. L’anglais est utilisé dans tous les endroits touristiques Les déchets non dégradables sont quelque chose de nouveau, beaucoup de gens jettent les détritus dans la nature, il n’y à parfois pas d’organisme de gestion de déchets et encore moins de recyclage… Heureusement les mentalités commences à évoluer Il y à beaucoup de chiens errants. Souvent ils se montrent hostiles en aboyant et en montrant leurs crocs, mais ils n’attaquent pas Un proverbe qui nous vient du Cambodge mais qui à son sens : Les Cambodgiens plante le riz, les Laotiens le regarde pousser et les Vietnamiens le vende !

Thaïlande :

Général :

Une confiance absolue envers les habitants ! A part certains tuc-tuc, nous n’avons à notre sens jamais payé plus chers qu’un résident. Confiance au payement également Lorsque l’on prend le bus publique, on monte dedans et c’est le contrôleur qui vient nous faire payer selon la destination. Il y à de la climatisation à peu près partout (bus, magasins, ATM parfois!), prévoir des vêtements chauds pour les longs trajets en bus Presque autant d’infrastructure que chez nous, ça se construit beaucoup… enlevant du charme aux villes Les 7 eleven sont nombreux et permettent d’acheter des produits d’appoint voir de manger. Le prix d’un produit est globalement le même entre la supérette, le boui-boui, et le vendeur « à la sauvette » dans la rue. Toilette généralement sans PQ, se laver avec de l’eau Quasiment toutes les villes ont des marchés nocturnes, très pratiques pour se restaurer à petit prix ! La nourriture est très épicés, on reconnais les piments rouge et vert, souvent mis à la fin sur le plat. Scooter autorisé si permit international avec cachet moto (ne marche pas avec juste le permis voiture!), des contrôles assez fréquent (500 bath d’amende, par contre vous pouvez rouler 3 jours avec la contravention sans pouvoir être à nouveau verbalisé…) Un bon réseau de bus, le site 12go.com les recenses mais le prix du billet est souvent un peu plus cher (cela permet cependant de pouvoir vérifier les trajets/horaires/compagnies) Beaucoup, beaucoup de temple ! Les visiter selon l’envie, ils sont tous un peu différents ! On à initié un jeu : on dit chacun 1 chiffre en même temps, si la somme est paire on visite, sinon on continue le chemin ! (sauf pour les super temples dont la question ne se pose même pas!)

- 30/08 Bangkok

Arrivé dans l’après-midi, on prend BTS (tram aérien) et bus locale pour arriver dans un campus (AIT) et être hébergé par un couchsurfeur. On repartira directement le lendemain matin pour Sukhothaï.

- 31/08 à 01/09 : Sukhothaï

On prend le bus public pour nous rendre aux temples, puis on loue des vélos à la journée pour visiter ce lieu magique ! On visite le lieu principale, puis on prend un sentier à l’extérieur pour voir les autres temples aux alentours (moins touristiques et très joli aussi!) Après avoir rendu les vélo, on retourne sur le site principale pour assister au magnifique couché de soleil ainsi qu’à une célébration ! Marché, danse, karaoké et spectacle.

Par contre en rentrant tard, il n’y avait plus de bus, et on à trouvé un tuc tuc qu’au bout de 20 min de marche (11 km pour rentrer!)

Le lendemain soir on est aller au grand marché nocturne de Sukhotaï ! Délicieux et pas cher.

Hébergement : Garden House à New Sukothai : simple et pas cher

- 02/09 Si Satchanalai

Trajet à la journée depuis Sukhothaï. On loue également des vélos pour visiter ces temples plus sauvages (certains dans la foret, plus en ruine, un site très vaste).

- 03/09 à 05/09 : Chiang Mai :

Visite à pied des temples (plus de 300 sur 2 km²!) et du marché artisanale.

Puis 2 jours de balades à moto : - Nord : Doi Pui (beaucoup trop de monde ! Mais jolie en effet), puis on continue jusqu’à un village connue pour ces jardins fleuries (devenue un village/magasin à touriste ! Belle balade dans le jardin en n’hésitant à continuer le long de la route), et enfin on se perd sur des routes annexes, pour visiter aléatoirement des petits villages et temples. - Sud : Direction Lamphun où nous assistons par hasard à une sorte de festival des dons envers les moines. Beaucoup de locaux, de paniers à dons, des messes, des présentoirs magnifiques ! On continue de visiter le coin et allons aléatoirement dans certains temples.

Massage de grande qualité le soir ! (par 2 petites vieilles au Choksiri Massage)

Hébergement : Jay GuestHouse : pas cher, bien placé, très bon accueille, mais chambre et salle de bain petites et vétustes

- 06/09 : Pai

Location de moto et visite dans la journée : white bouddha, traversé du vieux pont en croisant les éléphants enchaînés dans des petites cages (ne surtout pas monter à dos d’éléphant!) puis visite du canyon très sympa. Concernant la ville, on l’a trouvé trop influencé par le mode de vie à l’Occident, tout paressait faux pour plaire aux touristes...

Hébergement : Easy GuestHouse : pas cher et conviviale mais un peu excentré

- 07/09 à 10/09 : Chiang Rai

On arrive donc de nuit. On pose les affaires et visitons le « night bazard » , assez grand, avec spectacle de chant !

Nouvelle journée, on va jusqu’au White temple en bus publique. Vraiment très jolie, de nombreux éléments artistiques. On visite ensuite le centre ville (moins intéressant).

Le lendemain nous faisons une journée trek ! Découverte de la jungle, couverts et repas dans des bambous, etc. On à beaucoup aimé !

Dernière journée, on part le matin visiter la « Black House », lieu rassemblant des décorations morbides (peaux de crocodile, serpent, statue de phallus, etc.) et un peu déroutant, mais on est là pour ouvrir nos horizons ! La suite de la journée premier loupé en bus : réservation via le site 12go , sauf que le bus était déjà plein. Donc attente jusqu’au prochain bus pour Chiang Mai et correspondance reporté au lendemain pour Loei.

Hébergement : Lemme Chok Dee Guesthouse : super endroit ! Très beau, spacieux, bien placé, pas cher

- 11/09 à 12/09 : Loei

Grande balade de la gare jusqu’à la Guest House (tuc-tuc plus pratique!). Puis tour en vélo dans la ville. Aucun touriste, peu d’endroits vraiment jolie dans la ville mais une immersion sans artifice (marché locale et petit boui-boui très accueillant ne parlant pas anglais). Le soir couché de soleil sur la rivière à partir d’un pont.

Hébergement : Stray GH vraiment super mais éloigné du centre

- 13/09 : Chiang Khan

Visite de la ville très calme en journée avec de belles maisons en bois, le soir magnifique couché de soleil avec vu sur le Mekong et le Laos, puis marché de nuit très typique !

Hébergement : Thankamon homestay, simple mais agréable. Les prix des logements de la ville sont assez élevés

- 14/09 à 16/09 : Ubon Ratchatanie

Premier jour de bus, Chiang Khan → Loei → Ubon Tani → Ubon Ratchathanie (de 9h à 21h et moins de 30 min entre chaque correspondances!).

Le soir découverte du grand marché de nuit Deuxième jour visite de la ville à pied (Musée historique, temples) Puis journée location de voiture pour visiter les environs : village de 200 ans à l’ouest / rapide de Kaeng Saphue / Khong chiam <3 / Rivière aux deux couleurs (bof) / Cascade Soi Sawan

Hébergement : New Sri Isan 2 (ne pas confondre avec le 1 très luxueux!) Pas cher bien placé mais miteux...

--- Passage au Laos, Vietnam, Cambodge, puis retour en Thaïlande --

- 13/12 : Trat

On à adoré retrouvé le marché de nuit aussi garnit en bonne nourriture ! On à aussi visité le marché couvert, et un peu la ville qui n’est pas exceptionnelle.

Hébergement : Baan Jaidee G.H. : bien décoré, chambre simple, bon rapport qualité / prix

- 14/12 à 17/12 : Koh Wai

La plus petite et sauvage île de la zone, nous avons choisis de nous reposer 4 jours dans cet havre de paix. Plage juste devant notre bungalow, nous avons fait du masque / tuba, regardé le couché de soleil de l’autre versant de l’île, vu les grandes chauves souris le soir, repos et plage ! On à aussi fait le tour de l’île à pied, où on traverse les différents hôtels. Celui qu’on à choisis nous semble être le meilleurs spot (grâce à la plage). Attention au climat, si la mer est trop agité on peut être bloqué sur l’île !

Hébergement : Koh Wai Paradise : bon bungalow, belles plages, mais prix de la nourriture et des locations assez chers. En journée, de nombreux bateaux des îles voisines déposent des touristes sur la barrière de corail, donc c’est parfois bruyant. Possibilité de manger (et loger) chez son voisin plus abordable, Good Feeling Bungalows

- 18/12 : Trat

A cause de la météo on à dû passer par Koh Chang, et avons perdu trop de temps donc préférons dormir à Trat plutôt que d’arriver très tard à Bangkok.

Hébergement : Baan Jaidee G.H. : bien décoré, chambre simple, bon rapport qualité / prix

- 19/12 à 22/12 : Bangkok

Ville avec énormément de centres d’intérêts !

Pour ramener des souvenirs on à fait pas mal de marchés : de chinatown au marché des voleurs, quasiment des marchés sans interruptions. On aurait aimé faire le Saphan Phut Night Market, mais le soir on était trop fatigué pour repartir aussi loin. Bien sûr le marché aux fleurs, de tissus aussi, etc.

Puis des monuments : Mémorial Bridge pour traverser le fleuve, le Wat Arun (coup de coeur!) avec pleins de céramiques, le Wat Phra Chetuphon avec son grand bouddha couché

On à également adoré le village flottant ! Entré ici ( 13°45'43.2"N 100°28'56.5"E )

Hébergement : Eco house : super logement ! Calme, propre, un peu excentré mais possibilité de prendre le bus pour aller au centre ville. Le soir on mangeait au Phadung Krung Kasem Market, où le marché de nuit était sympa !

Laos

Général :

Beaucoup de sourire et de Sabay dii (bonjour en Laos) surtout de la part des enfants, très agréables ! Les Laotiens rigolent très souvent, surtout quand ils sont gênés ou ne comprennent pas. On pourrais croire que c’est parfois du foutage de gueule mais non ! Pays avec peu d’infrastructures (rarement d’eau chaude, mauvaise connexion internet, etc.), les villes sont moins développés et il est pas rare de voir des villages préservés (sans constructions béton). Cela donne beaucoup de charme au pays ! Il y à de nombreuses ethnies dans tous le pays, il faut découvrir leurs cultures en toute humilité Les habitants vivent paisiblement, sans trop d’agitation (et souvent devant la TV !) Les stations de bus sont souvent excentrés de la ville, nécessitant un tuc-tuc… Nourriture copié sur Thaïlande et Vietnam, en plus cher et moins rafiné Très bonne bière Laos, bue partout et par tous Les G.H. proposent tous les services nécessaires aux touristes (locomotion, locations, linge, visa, etc.), ne pas hésiter à faire jouer la concurrence ! Ne pas être pressé lors de la commande dans un restaurant, en profiter pour jouer aux cartes par exemple (souvent 30 min d’attente) Ne pas être a cheval sur la propreté (restaurant et hôtels) Visa pour les pays limitrophes à faire à Vientiane ou Luang Prabang, directement dans l’ambassade pour ne pas avoir de frais supplémentaire Beaucoup de touriste des 4000 îles à Luang Prabang, car tous le monde suit le même chemin. Moins de foule dans le nord Les temples sont plutôt simple d’extérieur mais très décoré à l’intérieur. Il y à souvent des fresques relatant l’histoire de bouddha La pays à été fortement touché par la guerre, de nombreuses bombes restent à trouver, attention à ne pas allez hors des sentiers ! De ce fait, il y a nombre de mutilé A peu près dans chaque zone touristiques il y à des caves et cascade d’eau, prévoir une bonne lampe frontale et maillot de bain !

- 17/09 à 18/09 : Pakse

Ville de passage, Pakse à pourtant du charme ! Promenade à pied du centre-ville jusqu’au Bouddha doré de la colline (Phu Salao) jusqu’au couché de soleil, allez-retour ! L’architecture coloniale se fait sentir, marché de nuit moins accueillant qu’en Thaillande.

Après-midi de balade en vélo dans le nord de la ville en longeant la rivière : très jolie, pas de touriste ! Visite également de plusieurs marchés (celui du centre-ville est immense !), couché de soleil dans le temple Wat Luang.

Hébergement : Nang Noi G.H. : belle maison coloniale, prix correct (en négociant)

- 19/09 à 20/09 : Champasak

Le temps de poser les affaires, puis location de vélo pour aller visiter le Wat Phu (1h de vélo sur bonne route presque plate longeant les rizières, 10km). Temple important historiquement, mais en ruine. Attention au soleil et aux fourmis ! La vue d’en haut est très jolie. Le musé associé est fourni de détails pour comprendre les recherches et la restauration du lieu. Dîner au « Home Made », délicieux restaurant, accueil chaleureux

Le lendemain location de vélo puis traversé en pirogue pour visiter l’île Don Daeng. Les habitants sont super gentil, avec sourire et Sabay Dii dès que l’occasion se présente. On à fait toute la côte Ouest en visitant un petit temple au centre de l’île, on se sent vite dépaysé =)

Hébergement : Vongpaseud G.H. : pas cher, belle vu sur la rivière, mais un peu miteux

- 21/09 à 22/09 : Don Khône

L’une des 3 principales îles des 4000 îles ! On à choisis celle-ci car elle est proche des zones à visiter et assez calme. Balade en vélo jusqu’à la cascade Li Phi (qui ressemblent plutôt à des rapides), avec baignade dans la petite plage aménagé. Lendemain journée balade en vélo également vers les chutes Khon Pa Sai, où on à mangé. Beaucoup de farniente =)

Hébergement : Somphamit Guest House : prix abordable, belle vue sur le Mékong, terrasse + hamac !

- 23/09 Pakse

Journée de trajet : pirogue de Don Khône jusqu’à Nakasang, puis bus jusqu’à Pakse. Location de scooter pour faire le plateau des bolavens, sauf qu’à peine partis une grosse pluie nous à forcé à faire une halte, perdant une petite après-midi de route.

Hébergement : Premier endroit pas hors de prix qu’on à trouvé. Personne ne parlait anglais, donc dialogue difficile, sachant qu’ils ne voulaient pas qu’on ferme notre chambre à clef lorsqu’on est partis diner (wtf ? Heureusement pas de problème)

- 24/09 à 27/09 Plateau des Bolavens

Bonne balade de 4 jours en autonomie ! Découverte de belles cascades et d’Ethnies, jolie paysage de colline. Il est parfois difficile de trouver les centres d’intérêts indiqués sur la carte ! Avoir l’habitude des 2 roues, surtout en temps de pluie sur les routes en terre.

1er jour : Cascade Tad Fan, haute et belle vue, on était les seuls jusuq’à notre départ vers 10h30. Repas à Paksong sur le marché, visite de petits lieux trouvés sur la route, on c’est volontairement un peu perdu avant d’arriver à notre première destination : « Pad Tayicsua ».

Hébergement : Au Pad Tayicsua : on devait être les premiers touristes de la saisons, c’était sale ! (des insectes morts partout) Et assez cher en plus.... Heureusement bien situé et cuisine bonne.

2eme jour : Visite des cascades du Pad Tayicsua ! Les chutes sont sympa et valent la marche assez abrupte pour les atteindres. Reprise de la route, on c’est pris des grosses averses, fait des arrêts, voir des cascades / admirer le paysage, puis arrivé à notre deuxième étape, Sékong.

Hébergement : Bangsamhone G.H. : Un peu cher mais chambre agréable et propre

3ème jours : Visite de Ban Kandone, avec une maison aux esprits, puis visite guidé du village Bane Kokphonang Tai avec Captain Hook. Visite de 3h avec de nombreuses explications sur le mode de vie locale, très différent du notre. On a également mangé sur place. Puis trajet jusqu’à Tad Lo, où on se balade le long de la rivière et des cascades.

Hébergement : Mama Pap : logement le moins cher du voyage (25 000 Kips soit moins de 3 euro) ! Une douzaine de lits double installés dans une pièce, séparé par des draps. Accueille chaleureux et nourriture bon marché.

4ème jour : Levé tôt pour voir le bain des éléphants qui n’a pas eu lieu ce jour là. Visite de la chute Tad Soung (belle vue!), puis on rentre sur Pakse en visitant des bouddha, magasins artisanales et la cascade Pad Pasuam (jolie). A peine arrivé à Pakse qu’on repart en bus pour Thakhek ! Arrivé de nuit, on dort dans l’un des seuls endroit possible…

Hébergement : La seul G.H. ouverte à la gare, prix un peu cher et chambre miteuse… (crotte de souris dans les draps!)

- 28/09 à 30/09 : Boucle de khammouane

Balade en moto en pleine nature ! Visite de grotte, quelque cascade, et des paysages de karts magnifiques. Des panneaux indiquent les centres d’intérêts le long de la route.

1ère journée : Visite de la bouddha’s cave, puis de la sublime Tham Nang Ene Cave, avec tour en barque.

Hébergement : Sabaidee G.H. : bon rapport qualité prix, chambre spacieuse, repas et service super !

2ème journée : Trajet jusqu’à Kong Lor’s cave. De belles routes en serpentin, des barrages hydraulique « noyant » des forêts, des bœufs sur la route et des super paysages. A l’arrivé, grosse conférence avec des français sur la conservation du lieu ! On reporte la visite au lendemain mais profitons de la fête.

Hébergement :Kong Lor Eco Lodge : prix et service correct

3ème journée : On entre les premiers à visiter la grotte ! Très impressionnant de prendre une barque dans le noir complet. On fait une petite étape sur un « îlot », puis sortons de l’autre côté de la grotte. Pause rapide avant d’entamer le retour plus rapide. Sur la route route en moto, quelque pause pour admirer les paysages. On rend la moto puis visite de Thakhek. Bus de nuit pour Vientiane.

- 01/10 à 02/10 : Vientiane

Visite du marché en journée et du marché nocturne (énorme, avec beaucoup d’animation et fête foraine). Visite des principaux temples de la ville et du parc du centre ville. Petit déjeuné au « Croissant d’or » pour se régaler de viennoiseries !

Hébergement : Soukchaluen Guest House : La moins cher trouvé du centre-ville, un peu insalubre

- 03/10 : Vang Vieng

Village qui c’est transformé en bar géant, il y à moins d’abus qu’auparavant, mais préférer la magnifique nature karstique plutôt que les boîtes de nuits...

Découverte des « BBQ » locaux, sorte de gros plat avec des légumes et viande. Journée balade en vélo, on en prend plein la vu avec les chaîne de Karts ! Balade dans les rizière, passage au Blue Lagoon 1 pour baignade et visite de la grotte ! Super impressionnant, on était seul dans une grotte assez profonde et totalement dans le noir. Repas dans un restaurant d’association juste devant l’entré du blue lagoon, très bon et belle vue ! Bus de nuit pour allez à Luang Prabang, peu d’espace et conduite très énergique...

Hébergement :Pan’s Place : Bungalow et services bon marché, accueil chaleureux

- 04/10 à 06/10 : Luang Prabang

Nouvelle fois petit déjeuné au croissant d’or (on était un peu en manque!). Visite à pied de la ville, des temples (presque tous !) et du palais royale. Essai du massage traditionnel, centré sur les muscles, assez douloureux ! On à eu la chance d’y être pile pendant le festival des lumières ! Donc Pleins de préparations en journée de lampions et de dragons, le soir illumination de tous les temples.

Journée visite des villages en face du Mékong : Commencé par le temple Wat Xiang Maen (porte d’entré très jolie), le Wat Jom Phet (en hauteur, belle vue sur la ville), le Wat Long Koon (assez vieux), un dernier petit temple très décoré racontant l’histoire de bouddha en 124 vignettes, puis visite d’une petite grotte avec guide. On est ensuite allez au Sud vers le village de poterie, mais ce n’était pas en fabrication (sûrement à cause de l’événement en préparation). La balade vaut quand même le coup.

Le soir sublime soirée avec défilé de char illuminé, puis les chars ont été mis sur le Mékong. Énormément d’offrandes en plante avec de l’argent ont également été déposés. Un spectacle fascinant. On conseil le Wat Xieng Muan, très bien décoré et avec moins de visiteurs. Rester tard (22h à 23h) pour voir les mises à l’eau sans la foule.

Le lendemain matin on à assisté à 5h45 aux offrandes faites aux moines. Il faut se faire très discret et apprécier ce culte quotidien.

Hébergement : Sanaphay guesthouse : bon rapport qualité / prix, bien situé

- 07/10 à 08/10 : Nong Khiew

Le trajet de Luang Prabang à Nong Khiew en van vaut déjà le coup. Le village comporte du charme, grâce à son pont survolant la rivière. On est allez à la piscine, à 20 min à pied au sud du pont. Entré payante mais belle emplacement, et ça rafraîchie ! Marche d’une heure avec une belle monté pour arrivé au View Point 1, la vue est à couper le souffle ! Puis balade dans le village en longeant la rivière.

Hébergement : Sunrise G.H. : bon rapport qualité / prix, belle vue sur la rivière

- 09/10 à 11/10 : Mang Ngoi

Village plus en retrait et moins développé que Nong Khiew, Mang Ngoi à également du charme ! Le trajet en pirogue constitue un bon moyen pour admirer les paysages, même si on y est mal assis et serré avec les autres passagers.

Lieu paisible propice au farniente, on se balade tranquillement dans le village.

Lendemain, journée de marche vers la grotte Tham Kang et les villages voisins. A cause de la pluie, on est rentré plus tôt que prévu, mais sympa de se promener dans les rizières.

Hébergement : Veranda G.H. : Bon rapport qualité prix, terrasse + hamac avec vu sur la rivière !

- 12/10 : Muang Khua

Ville avec moins de charmes que les deux précédentes, mais la longue traversé en bateau vaut le coup. Balade en ville, traversé du vieux pont.

Hébergement : Première G.H. trouvé, pas fameux

- 13/10 à 15/10 : Phongsaly <3

Une ville pleine de charme qui nous à conquis ! Balade à pied dans le marché couvert, visite de la vieille ville, du temple avec petit lac où les gens se lavent, de la place avec gros lac contenant des bars karaoké et pétanque, et enfin la monté jusqu’au mont Phu Fa avec une vue magnifique.

Le lendemain balade pour voir les villages du coin, mais pas très intéressant (sans guide).

Hébergement : Pas retrouvé, mais il me semble qu’on est souvent allez à Yeehua G.H. pour manger.

Vietnam

Général :

Des paysages magnifiques, de vallée, rizière et karts Une gentillesse à toute épreuve, il n’est pas rare de se faire inviter à venir boire un coup avec des locaux, ou que quelqu’un nous indique le chemin sans qu’on le demande Les villes sont pas très jolies ni agréable à explorer, beaucoup d’infrastructures, très chargé en pub, du béton partout, circulation dense et bruyante, des zones souvent sales… Et ça va pas en s’arrangeant, d’immense construction sont en cours dans presque tous les endroits « jolie » et « sauvage » qu’on à visité. En générale les G.H. demandent 1 passeport en caution pendant la durée du séjour (sûrement illégale) Super boisson de jus de canne à sucre frais et préparé devant nos yeux :D Avec agrumes (citron et orange) encore meilleurs, bon marché (de 300D à 1000D) La nourriture est assez diversifié et très bonne, surtout à Hué. Sandwich bon marché et généralement bon ! Attention, ils mangent aussi du chien grillé, c’est rare d’en voir au bord de la route mais plus fréquent sur la devanture de certain restaurant Ils sont très sportifs ! Le matin et le soir la plupart des gens se retrouvent dans des parcs où des aménagements sont installés Ils vivent beaucoup dehors, pour se couper les cheveux, discuter, travailler, etc. Le pays est long, donc prendre des sleeping bus pour parcourir de longue distance est intéressant pour économiser une nuit d’hôtel. Cependant même avec boules quies et cache œil, on à jamais bien dormis… et il ne faut pas louper l’arrêt ! Souvent on arrive vers 3h du matin, donc soit dormir dans la gare en attendant que le soleil se lève soit prendre finalement un logement pour terminer la nuit Avec la chaleur, il y à souvent des verres de thé glacé gratuit donné en même temps qu’une commande

- 16/10 à 17/10 : Dien Bien Phu

Première approche du Vietnam, après le calme du Laos on c’est retrouvé presque « oppressé » par l’agitation de la ville. Visite du marché , balade dans les ruelles en essayant de trouver des lieux calmes, puis on est monté sur la colline avec grosse statue marquant la victoire contre les français ! Beau point de vu sur la campagne environnante.

Hébergement : Tuan Minh Guest House : bon rapport qualité / prix, juste à côté de la gare de bus, propre et spacieux !

- 18/10 à 19/10 Mai Chau <3

Petite ville de campagne au calme et pleine de charme ! Balade en vélo tout à fait adapté, des rizières à pertes de vue ! On y était pile à la période des récoltes donc on à pu profiter de l’agitation.

Hébergement : Hao Homestay : bon accueille, ressemble plus à un air BNB qu’à une homestay (on est pas mélangé à la famille), prix du plat du soir assez chers

- 20/10 à 21/10 : Hanoi

Capitale de l’agitation par excellence ! Dès la sortie du bus des rabatteurs essaient de vous emmener en taxi / tuc-tuc ou autre. Le service de bus public est correct et bon marché (7 000D le ticket) à condition de savoir quand s’arrêter et qu’elle ligne prendre. Bien sûr il n’y à pas de panneau à la gare, mais des personnes peuvent indiquer qu’elle bus prendre (le n°34 dépose à 2 km au sud du Golden Snake Hostel)

On à pas aimé l’oppression de la circulation en temps que piéton : trottoir emprunté par moto / terrasse / magasin, (obligé de marché sur la route et vigilance maximum), des klaxons en continue, etc. et c’est encore pire la nuit !

On c’est quand même baladé dans les coins principaux de la ville : Petit lac avec le Ngoc Son Temple, le théâtre, marché couvert, villa coloniale, cathédrale, parc avec statue de Lénine, visite de l’ancienne cité impériale Thang Long, la jolie petite bibliothèque BookWorm, la traversé du gros Lac avec jolie temple, avec un coup de cœur pour le chemin de fer qui passe entre deux barres d’immeuble (on était dans le magasin Zó Project quand le train est passé ! Petite frayeur on pensais qu’il n’était plus en service)

Hébergement : Thu Giang G.H. : dans une petite ruelle au calme mais pourtant bien placé au centre ville, prix de la chambre et des services bon marché

- 22/10 à 23/10 : Ha giang

Retour à la campagne ! Ville de passage pour des circuits en moto vers le nord qui vaut apparemment le coup, on c’est cantonné à faire 2 jours de marche en autonomie. Et on à pas regretté ! De beaux échanges avec des locaux (invitation à boire des bières, jouer au badminton), de superbes paysages, et la découverte d’un village typique pleins de charmes (coordonnées 22°48'21.7"N 104°58'06.4"E , un petit sentier permet de monter dans la forêt, mais on déconseille de le faire sans guide car chemin un peu dangereux et très glissant)

Hébergement : Ngan ha Homestay : accueille et prix correct, repas le soir en famille conviviale

- 24/10 à 26/10 : Cat Ba

Préférer Cat Ba que la Baie d’Halong, moins chers et moins touristiques. Le petit centre-ville et les plages environnantes restent touristiques, mais l’île est grande et il est possible de se balader en pleine nature, dans la grande réserve naturelle par exemple.

On à fait 1 journée de croisière en partant du principe que c’est un endroit très touristique et on à finalement été agréablement surpris. La traversé + repas + kayak + plage + île aux singes + village flottant c’est fait sans trop de monde, et pas à la queuleuleu. Le lieu vaut bien sûr la visite !

Le lendemain grosse marche : un locale nous a déposé à l’entré du parc national. Bonne balade avec 2 points de vues en haut. Pour le retour on à choisis de rentrer à pied on longeant la côte Ouest (20km!). C’était très sympa mais le soir claqué !

Hébergement : Victor Charlie G.H. : bien caché, c’est un bon rapport qualité / prix / emplacement. On recommande le Dolphin restaurant pour manger !

- 27/10 à 29/10 : Ninh Binh <3

Gros coup de cœur pour la « Baie d’Halong terrestre» ! On déconseille fortement Tam Coc plus bondés.

Visite de la ville, du côté du parc Thuy Son ainsi que de l’autre côté de la voix ferré (moins intéressant)

Journée de scooter pour visiter les alentours de Van Long ! La traversé en barque est très sympa, dommage que l’eau soit dû à la construction d’un barrage. Nous avons roulé presque toutes la journée en s’émerveillant des paysages, en suivant la digue du parc naturel, puis en se perdant sur les petites routes.

Hébergement : AIQ Hotel : plus cher que les G.H., grande chambre et situé pas trop loin de la gare

- 30/10 à 01/11 : Hué

Visiter la citadelle et se régaler de la bonne nourriture locale ! Les alentours de la citadelle sont sympa à visiter aussi.

Hébergement : Cozy Hue Hotel : bon rapport qualité / prix, bon petit déjeuné offert, super services !

- 02/11 à 03/11 : Kontum

Petite ville loin des touristes, des balades sympa à faire mais attention certains villages sont interdit aux étrangers non accompagnés. On est allez à pied jusqu’à Kon k'tu, visité la ville, puis balade à côté du Kon Tum Indochine Hotel en longeant la rivière vers le Sud. Présence d’ethnies minoritaire et de jolie maison avec grand toit en chaume.

Hébergement : Konklor Hotel : on c’est fait plaisir avec un belle hôtel offrant beaucoup de confort pour se remettre des mauvaises nuits en sleeping bus.

- 04/11 à 06/11 : Buon Ma Thuot

Visite de la ville pour l’énorme marché couvert, la « Ha Noi Bakery » et ces délicieuses pâtisseries et sandwichs, puis visite du musé sur les ethnies. On à ensuite prit le bus local pour visiter le Lac Lake, vraiment sympa !

Hébergement : Ngoc Tram G.H. : pas cher mais pas très propre, le personnel ne parle pas anglais

- 07/11 à 08/11 : Ho Chi Min Ville (HCMV)

Après l’aventure de Hanoi on avait peur d’HCMV ! Finalement les trottoirs sont plus grand, et c’est uniquement à l’heure de pointe qu’on c’est sentie oppressé par la circulation.

Nous avons visité le zoo du centre ville, le marché couvert, les principaux monuments (palais de la réunification, la poste, etc.)

Hébergement : Thien Phu G.H. : la chambre la moins chers (10 euro) est en fait à côté de la réception. Mais il y à la clim, et avec des boules quies c’est ok. - 09/11 à 10/11 : Sa Dec

Marché de jour et de nuit intéressant, pas mal de temples jolies à visiter. On c’est baladé le long du bras du Mékong jusqu’au Flower village.

Hébergement : Phuong Nam 2 Hotel : prendre une petite rue pour y accéder ! Bon rapport qualité / prix, chambre spacieuse et très propre

- 11/11 à 12/11 : Chau Doc

Il est possible de visiter un marché flottant ainsi qu’une réserve d’oiseau.

Nous avons opté pour la visite du mont Sam : Après avoir prit le bus local qui nous à déposé au pied du mont, on à bêtement prit la route bitumé passant par le Sud et remontant le mont. Heureusement il y avait pas mal de temples le long du chemin ! La vue d’en haut est très belle. Nous sommes redescendu par là où on vous conseil de monter : à travers un petit sentier qui traverse pleins d’habitations au Nord Est du mont ! Le départ et l’arrivé sont à peu près à ces coordonnés ( 10°40'55.2"N 105°04'46.5"E ).

On à également visité le petit village sur pilotis aux coordonnées 10°41'25.0"N 105°04'54.1"E, très typique !

Hébergement : Thanh Van Hostel 2 : un peu excentré, mais bon rapport qualité / prix

Cambodge

Général :

Le Cambodge se remet progressivement de la période Khmer Rouge, on ressent les restes de la mobilisation des ONG qui ont contribué à redynamiser le pays Pays avec peu d’infrastructures (donc plus de charme), mais assez pour voyager Avec la venue des ONG, le dollars US remplace peu à peu le Kips dans tous les endroits touristiques. Pour préserver l’identité du pays, nous avons choisis de tout payer en Kips (on nous rendait parfois la monnaie en dollars US) Il est facile et abordable de louer des moto dans toutes les villes. La qualité du véhicule laisse souvent à désirer, bien vérifier les freins ! Ne pas hésiter à dire non si on est pas en confiance, quitte à prendre un taxi ou tuc-tuc La nourriture est plus chers que dans les pays voisins, mais les logements et transports sont très abordables Les temples sont riches en détails : statues, ornements extérieurs et des belles fresques à l’intérieur. C’est un bon mélange entre la Thaïlande et le Vietnam ! Il y à des temples anciens un peu partout, c’est parfois l’aventure pour les voir mais ça vaut souvent le coup ! Les G.H. ne comportent généralement pas d’eau chaude, mais ont souvent des billards ! Des boulangeries presque partout, mais parfois avec des sauces très spéciales… Une valeur sûre reste le Donut

- 13/11 à 14/11 : Kep

Petite station balnéaire assez tranquille, avec possibilité de balade et de visiter des îles.

Nous avons profité de la plage, puis marché dans le parc naturel (mal fléché et peu entretenu) et goûté le crabe au poivre vert. Puis location de moto pour visiter le coin, hébergement à kampot.

Hébergement : Khmer House Hotel : logements et repas abordables, billard à disposition

- 15/11 à 17/11 : Kampot

Moins sauvage que Kep, la campagne de Kampot reste jolie à visiter.

On à fait 3 jours d’itinéraire : - Les marais salant au sud Est de Kampot, visite de l’île avec village Doun Taok jusque tout en bas (10°32'33.1"N 104°10'58.0"E) en s’arrêtant au fil des vues / temples que l’on croise - Trajet pour visiter le parc national de Bokor, zone en pleine construction… Belle route en serpentin pour y accéder, beau panorama en haut, et un lieu chargé d’histoire avec des habitations à l’abandon. On est resté le soir au couché de soleil sur la petite plage Nataya Beach. En ville, marché de nuit sympa pour manger ! Nous testons aussi le massage par des malvoyants, principalement sur les nerfs et les muscles, à tester ! - Petit déjeuné dans un bar associatif « Epic Art » où nous achetons des sandwichs, puis partons en direction de Kep. Visite des grottes Camdogia et Phnom Chhngok, qui est plus grande et intéressante. On à prit un guide pour la deuxième, qui nous à fait faire un peu d’escalade pour redescendre. Puis on est allés manger sur un banc pile en face du lac secret (10°36'15.9"N 104°17'11.0"E), en hauteur donc pas mal de marche ! Visite intéressante de « La plantation » de poivre, enfin découverte du coin puis plage à Kep !

Hébergement : Sebana Hotel : tenue par un français qui conseil bien sur les choses à voir, prix correct pour la chambre qui est cependant assez chaude. Bonne emplacement pour se balader à ville à pied

- 18/11 à 19/11 Phnom Penh

Capital assez dense, peu de « nature », des rues très touristiques au Sud du marché de nuit, mais des beaux monuments. Visite des principaux centres d’intérêts de la ville : Wat Phnom (sympa), Wat Oulanom, visite du palais royale (cher mais ça vaut le coup), marché de nuit

Hébergement : #10 Lakeside Guesthouse : bon logement au calme, bien placé, consommation pas chers et billard à disposition !

- 20/11 à 22/11 : Kompong Cham

Ville sympa à visiter en VTT ou moto. 1er journée en VTT : visite du French Lighthouse avec belle vue d’en haut, du quai remontant le Mékong côté ville, puis du Wat Nokor et le temple juste à côté (très cool!). On termine vers les collines de l’homme et de la femme, Phnom Srei et Phnom Pros, avec pleins de grandes statues et une belle vue.

2ème journée en VTT : on commence par le temple aux multiples statues, le Dei Doh Pagoda, puis nous visitons l’île Koh Pen où on passe la journée à se perdre dans les jolies chemins ! Nous n’avons pas trouvé de plage par contre

3ème journée en moto : belle route jusqu’à Han Chei Montain, colline avec pleins de statues d’animaux et jolies temples. Belle vu sur le Mékong également ! On y pique nique puis roulons jusqu’au soir sur la route 7 vers l’Est pour découvrir la région.

Hébergement : OBT homestay chiro : géré par une chouette association, super bungalow et bonne nourriture, assez excentré de la ville.

- 23/11 à 24/11 : Sen Monorom (Rattawakari)

Point de départ pour balade à moto et treck avec éléphants.

Nous avons choisis la balade en moto, visite de la belle Busra Waterfall, puis on va au point de vue Dohkrormom Mountain en prenant les escaliers, et enfin nous parcourons les petites routes pour découvrir de jolies paysages.

Hébergement : Happy Elephant Bungalows : bungalows sympa et bon rapport qualité / prix, mode chill out ou soirée selon les touristes du moment

- 25/11 à 29/11 : Banlung (Ratanakiri) <3

Moins touristique que Sen Monorom, Banlung à été un coup de cœur pour nous ! Les principales activités sont la moto, les trecks, et les waterfalls. Nous ferons tout !

1er jour à pied, découvrons la ville et son marché (peu charmant), puis allons au jolie lac Yeah Loam Lake.

2ème jour en moto : visite de la cascade des 7 marches, sur le chemin on à croisé beaucoup de plantation (poivre, hévéa (latex), banane, noix de cajou, manioc), ainsi que des mines d’or. Puis on à pris des toutes petites routes pour rejoindre Katieng waterfall (en 2h, être très à l’aise en moto). Enfin on regarde le couché de soleil d’un beau point de vue (13°44'05.7"N 106°58'04.4"E), avant de rentrer. Le soir fête foraine avec manège et concert !

3ème et 4ème jour : Treck dans la forêt ! On prend moto + bac pour traversé la rivière + moto + marche et treck dans le Virachey National Park. On était 2 + le guide francophone et le guide local, super chouette ! Au levé du 2ème jour on à pas vu de gibbons mais on les a entendus.

5ème jour repos et moto : Visite de Cha Ong waterfall, Kachanh Waterfall, puis visite à proximité.

Hébergement : The courtyard G.H. : super logement, un propriétaire proche des client qui partage son histoire, des services bon marchés, pleins de bons conseils, et bonne organisation pour le treck !

- 30/11 à 02/12 : Strung Treng

Visite de la ville avec grand marché couvert, c’est un point de départ pour des activités nautiques sur le Mékong.

Pour changer, nous ferons des visites à moto en longeant le Mékong (nord côté Est et Ouest, et sud côté Ouest, le meilleur !), et découvrons des coins très paisibles. Jolie couché de soleil sur les deux ponts en rentrant.

Hébergement : Savet Phom Tmey G.H. : assez excentré mais bonne chambre et bon service (fruit shake <3 <3!)

- 03/12 à 04/12 : Sra Em (Temple Preah Vearh)

Ville étape pour allez au temple Preah Vearth, pas facile d’y aller et de se loger (pas touristique donc peu d’anglophone). Ville pas très charmante en soi.

Pour le temple on a pas réussis à loué de moto donc on à prit un motodop (taxi en moto), puis on à monté les 2200 marches d’escaliers pour atteindre le temple ! On était les premiers à acheter le billet mais d’autres touriste sont monté en 4x4, du coup il y avait un peu de monde en haut. La vue est impressionnante, mais on à pas été conquis par les ruines des temples...

Hébergement : Piseth Pish G.H. (14°14'18.1"N 104°43'45.7"E) : personne parle anglais, mais chambre propre et moins cher que la concurrence

- 05/12 à 06/12 : Kompong Thom

Bon marché de nuit, et proche de la campagne pour découvrir des temples sympa aux alentours.

1ère journée en tuc-tuc (car pas de moto convenable) : en direction du sud, visite du village de tailleur de pierre, d’une entreprise de collecte / fabrication et vente d’écharpe en soie (appelé krama), visite du temple Phnom Santuk (800 marches, belle vue d’en haut, bouddha taillé dans la pierre et jolies temples) 2ème journée en moto : visite du site Sambor Prei Kuk, vraiment magique ! Des ruines qui fusionnent avec les arbres (ou l’inverse), le tout dans la foret ! Penser à emmener un pique nique, car prix des plats sont chers (6 à 10 dollars US au lieu de 1 à 4 dollars US). Vers 15h30, les rayons traverses mieux les arbres et la luminosité est … incroyable !

Hébergement : Techo Meas Guest House : bon rapport qualité / prix, et pas miteux comparé aux autres G.H. dans la rue. Bon accueil Super repas dans l’office de tourisme !

- 07/12 à 10/12 : Siem Reap (Temples d'Angkor)

La ville de Siem Reap est le lieu « dortoir » pour visiter les temples d’Angkor. La ville à connue une énorme expansion avec la masse de touristes. La rue Pub street ressemble à Disneyland tellement c’est touristique, mais bon comme ça les autres endroits sont moins fréquentés =) Nous avons aimé le marché de nuit et le Made In cambodgia Market (produits artisanales).

Organisation : Le site d’Angkor est très grand, il faut donc bien planifier ces déplacements. Les temples de la petite et la grande boucle étant les plus touristiques, nous avons fait le choix de les visiter soit au levé soit au couché de soleil (en plus la luminosité rend le lieu encore plus intemporelle). Il est possible de visiter tous les temples en 3 jours, mais on vous conseil de faire des jours de repos car ça fait des grosses journées.

Transport : - Location de moto (8 $/j) : légale même si on vous dira le contraire pour louer un tuc-tuc. Location à l’endroit suivant : 13°21'08.5"N 103°51'12.0"E. Indispensable pour visiter le complexe de Roluos et le Banteay Srei. - Location de vélo (2$/j): faisable pour les temples Angkor War, Angkor Thom et proches. - En tuc-tuc si vous êtes 4 (plus rentable que la moto ou le vélo selon les tarifs) ou pour se reposer entre les temples.

Jour 0 en vélo : pour acheter le billet et allez voir le couché de soleil à Angkor Wat (gratuit après 17h)

1er jour en vélo : Départ à 5h, levé de soleil sur le pont du Angkor Wat, puis direction le Bayon qui ouvre seulement à 7h30 ! Oups… Attente jusqu’à l’ouverture où il n’y à pas beaucoup de monde, mais ça se rempli vite. Temple assez mystique à voir ! On continue un peu au nord avec le Baphuon qui offre une belle vue d’en haut, on continue à pied sur le sentier au nord dans la forêt où l’on mange devant le Phimeanakas, presque seul avec des chants d’oiseaux. Puis on continue à pied au nord voir le Tep Pranam, premier coup de cœur ! Qu’elle fusion avec la nature :D On en profite pour voir l’imposante fresque du roi lépreux, marchons sur la terrasse des éléphants et reprenons les vélos vers l’Est. Visite du Thommanon bien conservé, et en face la ruine Chau Say Tevoda. On continue avec le Takeo, jolie vue d’en haut, puis le Ta Prohm (deuxième coup de cœur), célèbre par le film Tom Raider (qui est mystique par ces grands arbres et des chemins labyrinthiques). Attention dès 14h la foule à prit d’assaut le temple ! On rebrousse chemin voir Top (qui est en fait une ruine) puis l’isolé Ta Nei, calme et dans la jungle. On se motive un dernier coup pour aller voir Preah Khan au couché de soleil (pas fait en entier, on y reviendra!) avant de rentrer.

2ème jour en moto : Ne pas oublié de se faire poinçonner le ticket, puis direction le complexe de Roluos. On commence par Bakong vers 10h, bien conservé, assez haut, peu de monde, troisième coup de cœur ! On y mange dans la cours à l’ombre. On galère dans le sable pour voir le Prasat Prei Monti qui est en fait en ruine et ne vaut pas le coup. On continue avec le Preah Ko, jolie ensemble bien conservé ! Un peu au nord le temple Lolei qui était entièrement en rénovation lors de notre passage. On reprend la route par la campagne pour trouver le Banteay Samre, grand et bien conservé, rappelant Angkor Wat, très peu de monde. En continue toujours plus au nord voir le Banteay Srey, petit temple mais très riche en détails. Peu de monde vers la fermeture. Puis on à voulu voir le couché de soleil à l’Est du Baray (gros lac), mais nous n’avons pas trouvé d’endroit convenable.

3ème jour en moto : Départ 5h30 pour (enfin!) voir Angkor Wat en entrant par la porte Est (moins de monde). Le temple est très grand, il y à de belles fresques, mais c’est finalement par son entré Ouest que la vue du temple est la plus belle. En effet c’est surtout la vue d’ensemble, avec l’aménagement des petits lacs devants (et le levé de soleil en contre jour) qui donne un effet magique à l’instant. On continue la journée pour faire la grande boucle. On refait, en entier cette fois, le Preah Khan. Quatrième coup de cœur ! Grand temple, dans la forêt, pleins de détails, un régale. Ensuite on visite le jolie plan d’eau Neak Pean. Puis le Ta Som, petit temple avec belle arche d’entrée. Visite du East Mebon et Pre Rup, hauts temples (symbolisant le mont Meru) avec des tours mais en plein soleil. Enfin visite de Banteay Kdei en forêt, dernier coup de cœur où on se pose jusqu’à 16h30. On essaye en vain de voir le couché de soleil sur le West baray, mais profitons du beau parcours en campagne. On rentre en disant au revoir devant le Angkor Wat !

Hébergement : Angkor Sweet Home : accueil chaleureux, belle chambre au calme, mais un peu excentré Proche de l’hébergement nous avons souvent mangé au restaurant universitaire Puc canteen Food (13°21'11.9"N 103°51'36.9"E), super accueil, délicieux, pas cher, locale =D Également le Paris Bakery, tenu par un français, avec des délices à -50 % après 18h (donc parfait pour le petit déjeuner et les sandwichs du lendemain)

- 11/12 à 12/12 : Battamang (croisière sur Tonlé Sap)

Croisière de 8h sur le Tonlé Sap de Siem Reap à Battamang. On découvre une vie entière se passant sur le lac, avec des villages, magasins, restaurants, écoles etc. flottant sur le lac et suivant le niveau d’eau qui fluctu pendant l’année. On à adoré !

En ville on à visité le grand marché assez diversifié, et avons eu un cours de cuisine instructif !

Nous avons fait une journée de moto pour voir le Banon Temple (400 marches, belle vue sur les alentours, temples très ressemblants au Angkor Wat) et les alentours. Pour le trajet, préférer le versant Est de la rivière plus bucolique.

Hébergement : Seasons G.H. bon accueille, chambre propre et au calme.
Discussion autour du thème du mois de juin 2018: "Murs murs du monde" English translation pending
by Kate · 2018-05-31 · 535 replies
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre car... pas de murs entre nous !! 😛

Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758

Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Retour de voyage en Namibie English translation pending
by Thlx · 2018-05-31 · 68 replies
Bonjour, Je suis revenu début mai d'un mois en Namibie. Premier séjour dans ce pays pour moi et premier séjour en Afrique globalement pour ma femme. J'ai pu préparer ce voyage grâce aux commentaires et informations glanées sur ce site, aussi, même si je vais vous épargner un énième récit de voyage, il m'a semblé honnête de partager quelques observations. Nous sommes partis en Avril, fin de la saison des pluies et début de la saison sèche, et nous avons particulièrement apprécié. Peu de monde, un climat ensoleillé mais pas trop chaud , 3 jours de pluie sur un mois et encore il vaut mieux parler de bruine ou de crachin. Séjour réalisé avec 4X4 et tente de toit, loué chez ASCO et réservations des camp sites effectuée sans surcoût par Tourmaline. Le circuit de découverte de 5500 kilomètres partait vers le sud jusqu'à la Rivière Orange, pour remonter jusqu'au nord vers Epupa et retour par Etosha sur Windhoek. Assurances complémentaires rapatriement et assurances minimisant la franchise pour le véhicule. Vols assurés par Qatar airways, Train Bordeaux Paris, Paris Doa, Doa Windhoek à l'aller. Retour modifié par Qatar sans surcoût Windhoek Doa, Doa Madrid, Madrid Bordeaux (en avion). Tout s'est très bien passé et nous avons été conquis (le mot est faible) et nous repartons en Namibie en avril 2019. Toutefois nous pratiquerons différemment.

Résa des hébergements par Tourmaline, sérieux et bien pratique et sans surcoût. La location chez Asco est même moins chère qu'en direct.Asco est une société sérieuse mais il ya en a d'autres et qui sot plus près de l'aéroport ce qui vous permet d'éviter les transferts groupés où vous êtes obligés d'attendre que le bus d'Asco soit plein. Qui plus est Asco est assez onéreux.

Quel que soit le loueur nous ne prendrons pas d'assurance complémentaire véhicule. Les conditions d'application de ces garanties complémentaires sont à notre sens particulièrement restrictives et perdent beaucoup de leur intérêt.

Nous reprendrons un double cabine avec tente de toit, confortable pour deux et permettant d'avoir sous la main des affaires et du matériel propre. Nous retiendrons à nouveau l'essentiel de l'hébergement en tente avec 3 ou 4 nuitées dans un lodge, (ceci sur un mois) La nourriture ne pose aucun problème, il suffit d'être un peu prévoyant et d'avoir en secours quelques boites de conserves. Parfois il est même moins couteux d'aller manger au lodge du camp sites que de se faire à manger en achetant soi même les ingrédients. L'eau n'a pas été un souci non plus avec toujours une voire deux bouteilles de 5 litres d'eau minérale d'avance. Le ravitaillement en gas oil doit être géré c'est sûr mais sans stress. On refaisait systématiquement le plein sitôt le premier réservoir épuisé. Le gas oil est bon marché. Nous avons apprécié les sites touristiques classiques comme Sosusvlei et Etosha. Mais pour le premier, au delà de la beauté des dunes, le coté "usine à touristes" est un peu gênant. Bien que pas souvent évoqué dans les guides nous sommes tombés sous le charme de la piste au delà d'Ai Aïs qui passe le long de la rivière Orange et remonte sur Aus. Magnifique, des espaces immenses et des vues à couper le souffle dans la première partie puis une piste confidentielle le long de la rivière. Cette piste la visite du Fish River Canyon resteront un souvenir marquant. Cela vaut largement la route D707 dont tout le monde parle entre Aus et Sesriem. Nous avons apprécié l'accueil des Namibiens, souriants aimables et avec un sens de l'hospitalité qui par moment nous donne de sérieuses leçons. Aucun souci de sécurité, en particulier hors des villes. Pas été emballés par Swakopmund et la côte, pas impressionnés par Windhoek non plus, il faut dire que nous sommes plus nature que citadins. Le trajet prévu a été respecté hors mis les chutes d'Epupa pour cause d'inondations. 5500 kms c'est un beau trajet, surtout quand un seul conduit. Il s'agissait de voir un maximum de choses permettant de cibler un autre voyage plus tranquille pour "profiter". Nous savons désormais où nous allons retourner et approfondir.

C'est un voyage dont on se souvient, qui laisse des traces et touche personnellement plus qu'on ne l'imagine. Nous repartirons avec enthousiasme, amoureux de ce beau pays. A votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Bon voyage
Bords de la Laïta (GR34 et environs) English translation pending
by Jparpour2bon · 2018-05-19 · 24 replies
Bonjour,

Dix kilomètres, tout juste. Et encore...C'est la distance que j'ai parcourue à pied le long d'un bout de GR34 en plusieurs fois sur trois jours.

C'est en lisant la carte topographique de Quimperlé que l'idée m'est venue de parcourir une partie de ce GR, un bien modeste tronçon, celui là même qui longe la Laïta (fleuve) et traverse la forêt domaniale de Carnoët dans le département du Finistère.

Non, je n'étais pas à la recherche d'un druide, ni de sources d'eau, mais plutôt à la recherche de l'inspiration pour quelques essais de photos dans le domaine du vivant.

A la base, ce parcours m'apparaissait suffisant pour quelques essais, l'objectif n'étant pas d'avaler les kilomètres et d'user outre mesure mes souliers ; sans compter que plus on marche, moins on fait des photos... A cet égard, je crois avoir obtenu ce que j'étais venu chercher.

La Laïta coule du nord vers le sud depuis Quimperlé avant de se jeter dans l'anse du Pouldu. La Laïta représente également la limite administrative entre les deux départements du Morbihan (56) et du Finistère (29).

Le GR34 dans la zone géographique considérée, permet d'atteindre Quimperlé depuis le Pont de Saint-Maurice après 16 km de marche. A l'opposé (vers le sud), on prend la direction du Pouldu qu'on atteint après environ 4 km de marche.

Pour être tout à fait honnête, je me suis en partie écarté du strict tracé du GR, véritable autoroute des randonneurs, déjà par curiosité et ensuite pour y trouver une certaine sérénité/sécurité nécessaire avant un déballage de matériel de prise de vue.

- Ballade 1 : sentier parallèle au GR34 depuis le Pont de Saint-Maurice vers le NNE

Le point de départ se trouve au sud du pont où un parking véhicules est aménagé (en bordure de D.162). Cette première ballade emprunte un ensemble de sentiers situés sur la rive gauche de la Laïta (parallèles au GR34) et qui aboutissent au village de Kervardel. Les milieux traversés sont d'une grande diversité, représentés par des espaces forestiers, les rives de la Laïta et des milieux cultivés.

En ce début de mois de mai, il est impossible d'échapper au jaune soufre du colza et à ses nombreux pollinisateurs. Les abeilles en particulier, très courtisées, hyperactives et mobiles, travaillent sans répit.

1 : fougère et colza

Et puis il y a les papillons, mouches et moucherons, bourdons et autres cétoines. La parcelle est étendue et le gisement considérable. Quelle ambiance.

2 : piéride sur colza

3 : cétoine sur colza

Non loin, après avoir honoré le jaune, voici qu'apparaît le pourpre du trèfle lui aussi en pleine floraison.

4 : trèfle cultivé, de jachère ou de fourrage

Ces parcelles cultivées jouxtent une forêt mixte où dominent le pin maritime, le pin de Douglas et le châtaigner. L'ajonc et le houx sont eux aussi en fleurs et très présents à mi pente, sur les bords creusés par le fleuve.

5 : pin de Douglas sur les hauteurs de la Laïta

Dans le sous-bois, on sent ses pieds comprimer un épais tapis constitué par l'accumulation de feuilles mortes, de rameaux, de bogues et de mousses que la fougère épiscopale est parvenue une fois de plus à transpercer verticalement pour accéder au peu de lumière que les grands arbres ont bien voulu lui concéder.

6 : fougère à la lisière d'un bois

En contrebas, la Laïta avec ses berges et ses bancs de sable, apparaît comme un paradis pour les amateurs de sports d'eau (kayak, canoë, voile, paddle, ...)

7 : la Laïta (fleuve)

Le dénivelé n'a rien d'himalayen (50 m) et le parcours, bien que jalonné de cailloux et de racines qui dépassent, est à la portée de tous.

Après le jaune, le pourpre et les verts plus ou moins soutenus, le brun rugueux des troncs de résineux, un bleu surgit : celui d'une printanière typique de sous-bois, la jacinthe sauvage. J'arrive au bon moment pour pouvoir scruter ce bleu indéfinissable situé quelque part entre mauve et indigo.

8 : jacinthes sauvages sous un jeune châtaigner

9 : détail sur jacinthe sauvage

10 : fougère et jacinthes

Le soleil en fonction de sa course, joue avec elles au chat et à la souris, les sortant de l'ombre ici, puis là, sous un pinceau de lumière. Une araignée d'une taille ridicule, y tend un piège et semble bien inspirée car les visiteurs de ce sous-bois et de ces fleurs odorantes, proies potentielles, sont nombreux.

11 : araignée (Thiridiidae) ayant élu domicile dans une station de jacinthes sauvages

12 : arum et gaillet dans le sous-bois humide

Cette demi-journée aura été riche en découvertes, et j'ai pensé que si on emprunte ces sentiers pour la marche pure et dure parfois, on peut aussi le faire avec plus de pondération pour profiter de la vue et des ambiances.

Ballades suivantes à suivre (quand j'aurai le temps de les écrire).
Concours Photo du mois de mai 2018: "Tu rêves Herbert?" English translation pending
by Pyrene64 · 2018-04-28 · 142 replies
Le thème du mois de mai 2018 : Tu rêves Herbert ??

"Les z'amoureux qui s'bécottent sur un banc public", sous un réverbère, quelle belle image non ?

Alors pour cette 95ème édition, c'est l'éclairage public dans le monde qu'il faudra me faire découvrir, que ce soit en ville, en campagne, dans le désert, dans la jungle.... Que ce soient des réverbères, des éclairages de route ou autoroutes, un simple lampion destiné à éclairer un chemin... peu importe. De jour, de nuit, juste une ombre, un morceau... Je ne demande pas à voir "le plus bel éclairage du monde", non. J'attends de vous une photo esthétique et/ou originale. Surprenez-moi !!

Vous avez jusqu’au jeudi 24 mai à 23h59 pour poster vos photos. Les votes seront ouverts du Vendredi 25 mai au mardi 29 mai à 23h59.

Les photos seront postées sur 1 mail distinct On vote pour 3 photos auxquelles on attribue 1, 2 ou 3 points.

La photo ayant obtenu le plus de points accorde à son auteur la charge, ou l'honneur, de choisir le thème du concours de Juin.

En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou dont le nombre de mandats antérieurs d'organisateur sera inférieur à celui de son alter ego (il faudra se dénoncer).

Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

Le diaporama sera bientôt là.

La discussion c'est par ici: https://voyageforum.com/v.f?post=8782815;

Bon concours à toutes et à tous !
Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
by SuisseChris · 2018-04-21 · 104 replies
Hello,

Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS

Prologue :

Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.

Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.

Période de voyage :

Du 30 mars au 20 avril 2018

Note :

Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)

Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.

Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.

Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.

Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).

Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....

Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.

La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Série de meurtres de touristes à Koh Tao: vrai ou faux? English translation pending
by Lucky0123 · 2018-04-01 · 31 replies
Bonjour, Je pars prochainement en Thaïlande et je souhaiterais y faire de la plongée pendant quelques jours. Après recherches, Koh Tao me semble le meilleur marché pour faire de la plongée et passer éventuellement une certification. Cependant j'ai vu lors de mes recherches qu'il y avait une série de meurtres de touristes en cours depuis plusieurs années et toujours non résolue. On parle de mafia locale et de police corrompue. J'ai lu des trucs vertigineux comme par exemple qu'un français du nom de Dimitri Povse avait été retrouvé pendu dans son bungalow les mains attachés dans le dos mais que la police locale avait conclu à un suicide 😕. Également une belge Élise d'Allemagne retrouvée pendue au milieu de la jungle etc. Plus d'une dizaine de meurtres au total et des viols 😕. Donc ma question pour ceux qui connaissent l'île: est ce que cela est vrai ou est-ce juste des fake news qui profiteraient aux îles voisines ? Je suis limité en budget donc ma préférence est nettement pour cette île mais évidemment si tout cela est vrai, ça ne donne pas envie. J'ai vu que Koh Chang qui n'est pas du tout dans le même coin était assez abordable pour la plongée aussi mais n'est elle pas un peu pollué avec la proximité des villes de Bangkok et Pattaya ? Et les récifs y valent ils le détour ? Peut-être moins car trop près du continent ? Koh Phi Phi semble remporter tous les suffrages pour les plus beaux spots de plongée de Thaïlande mais le hic c'est que l'hébergement et les sessions de plongée coûtent plus du double comparés à Koh Tao !!! Merci à ceux qui peuvent renseigner.
Itinéraire de 2 semaines en famille au Vietnam du Nord English translation pending
by Polda · 2018-03-31 · 20 replies
Bonjour,

J'ai besoin de votre aide pour finaliser notre itinéraire au Vietnam car malgré mes lectures quotidiennes, je n'arrive pas à me décider ! En plus le temps presse, nous partons du 18 au 30 avril. Nos enfants ont 2, 6 et 8 ans. Nous arriverons à Hanoi.

La seule chose qu'on a réservée c'est une jonque privée à Cat Ba du 24 au 25 avril. C'est au milieu du séjour mais comme on s'y est pris un peu tard il n'y avait plus beaucoup de dates disponibles.

Je pensais donc rester max 2 nuits à Hanoi puis partir dans les montagnes (donc du 20 ou 21 au 23 avril). J'hésite entre Sapa et le parc national Ba Be.

Pour Sapa, il me semble qu'il faut prendre un bus de nuit. Et pour Ba Be ? Ensuite, est-il possible de rejoindre directement l'île de Cat Ba de là-bas ?

Après le tour sur la jonque, je pensais rester sur l'île de Cat Ba encore 2 nuits (25, 26 avril), pour se balader dans le parc.

Et ensuite ? Il reste encore 3 nuits (27, 28, 29 avril). Retour à Hanoi ou y a t'il une étape sur la route ? Pu Luong ? Tam Coc ?

D'abord, je pensais prendre un vol Haiphong-Da Lang pour aller à Hoi An mais je crois que c'est beaucoup trop serré...

De manière générale, est-il facile de prendre le bus, et faut-il acheter les tickets à l'avance ?

Que penses-vous le l'itinéraire ? Hanoi 19-20/04 ou 21 Sapa ou Ba Be (20)-21-22-23 Cat Ba 24-25 (jonque) -25-26 île ? 27-28-29 30 départ de Hanoi

Je sais qu'il est un peu tard mais j'espère pouvoir faire appel à vos expériences quand même !

Merci beaucoup d'avance !
Japon: entre villes et montagne English translation pending
by Lilevis · 2018-03-21 · 94 replies
Bonjour à toutes et à tous

Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.

Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka

27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..

Samedi 28 Octobre Tokyo

Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.



Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.



Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.

Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.

Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.

Dimanche 29 Octobre

C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.

Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)

Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.

Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.

Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.

Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.



Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.

Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.



Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.



Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.

Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.



Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.

Récit plus complet avec photos ici

A suivre,
Le lac Titicaca vaut-il toujours le déplacement? English translation pending
by RKieffer · 2018-03-17 · 12 replies
J'ai récemment passé deux semaines au Perou réparties entre le lac Titi caca, Machu Pichu et Lima. Le lac m'intéressait surtout pour ses îles flottantes , ses habitants et leur mode de vie. J'en suis reparti un peu insatisfait et même pas mal déçu. Pourquoi? P.C.Q. CE MODE DE VIE EST EN VOIE DE DISPARITION. Notre guide ne lui donnait pas plus de deux générations encore et ce dernier souffle se résume à recevoir les touristes et à leur expliquer leur mode de vie ancestral. Les jeunes ont quitté le navire et vivent maintenant à Puno où les conditions de vie sont de loin supérieures. Les habitants des îles n'utilisent plus leurs bateaux en joncs qui ne servent plus qu'à trimbaler les touristes en soif d'exotisme. L'artisanat vendu sur les îles comme étant des créations originales de chaque famille, on peut la retrouver dans quantité de boutiques à Puno à 30%'moins chère. Est-ce à dire qu'il ne faut plus y aller, alors là il faut y réfléchir comme il faut. Sans contredit le tourisme a permis à cette population de se sortir de sa misère sordide, de s'offrir le minimum vital tant en santé qu'en éducation. Cependant le prix à payer est la disparition d'une culture vivante au profit d'une culture factice. À vous de décider et choisir
Itinéraire de 2 semaines au nord du Vietnam fin septembre English translation pending
by Odilji · 2018-03-09 · 41 replies
Bonjour Nous sommes 2 baroudeuses et partons fin septembre au Vietnam Nord, en in indépendantes. Nous aimons l’authenticité, les rencontres avec les habitants et les beaux paysages. Etant seniores, nous préférons les motos taxis au scooter seul et les petites randonnées.Les trajets en bus, même de nuit, ne nous dérangent pas. Eventuellement, nous pouvons demander à une agence de nous aider pour un tronçon de quelques jours trop difficile à faire. J'aimerais vos conseils sur l’itinéraire suivant Durée : 2 semaines (la dernière sera pour les baies d’Halong) est il possible de faire : - - Hanoi/ Nghia Lo (2 nuits) Tu Le (1 nuit)/ Mu Cang Chai (2 nuits) puis aller à Bac Ha en passant 1 nuit à Sapa pour couper la route - - Bac Ha /Xin Man /Hoang Su Phi / Hagiang - - Dong Van et Meo vac et revenir sur Hagiang pour retour sur Hanoi OU Faut il mieux nous concentrer uniquement sur la partie Nord Est pour faire moins de route Dans ce cas ne faire que : - Hanoi/Hagiang /Dong Van/Meo Cac/Bao Lac/Cao Bang et retour Hanoi Un très très grand merci pour vous précieux conseils.
Voyage Zimbabwe, Namibie et Botswana English translation pending
by Pepe875 · 2018-02-22 · 74 replies
Bonjour à tous,

A mon tour de mettre en ligne le carnet de notre voyage en Afrique australe réalisé en septembre-octobre 2017. Nous avons eu une approche visiblement différente de la plupart des voyageurs pour découvrir ces magnifiques pays. Plutôt que la location d'un 4x4 équipé très couteux (les prix étaient de l'ordre de 1000€ la semaine), nous avons opté pour la location d'un Rav 4 2x4 quasi neuf qui nous a couté 800€... pour 4 semaines kms illimité. Plutôt que de partir de Windhoek, nous sommes partis de Johannesburg, vol moins cher, voitures de loc moins chères et nous avons du passer toutes les frontières avec la voiture. L'inconvénient, parce que bien entendu il y en a un, c'est qu'il a fallu faire beaucoup de kms en 4 semaines pour visiter ces 3 pays, mais comme j'aime conduire et que ma femme aime visiter en voiture, ça n'a pas été un pb. En fait, je savais qu'avec une voiture 2x4, on pouvait emprunter pratiquement toutes les pistes excepté ManaPools et le sud Kariba, excepté La partie Okavango et Chobe du Botswana et l'extrême ouest de la Namibie. L'idée était de commencer par le Kruger, puis de passer au Zimbabwe en allant vers l'est et les montagnes de Chimanimani, puis d'aller sur Kariba, de faire la traversée du lac avec le ferry, de visiter la réserve Hwange et les chutes Victoria, puis de passer au Botswana avec la visite du parc Chobe, puis la bande de Caprivi, Popa Falls, Etosha, puis Ruacana et Epupa Falls, descendre sur Opuwo, Swakopmund, Sesriem puis retour sur le Botswana, Maun et retour Johannesburg. On a presque tout fait à part la traversée du Kariba pour cause d'annulation du ferry pour manque de clients. Au niveau réservations, nous n'avons réservé qu'une seule nuit, la première à Pretoria le soir de notre arrivée. Tout le reste a été réservé sur place, au fur et à mesure, les journées n'étant pas planifiées en avance, juste la trame du voyage l'était, c'est comme ça qu'on aime voyager. Nous sommes arrivés avec du matériel de camping, tente, matelas double gonflable ultra confortable, housse de couette, réchaud, lampes, tout ce qui était petit, léger et transportable en avion. Nous avons acheté à notre arrivée tout le reste en grande partie à Johannesburg, table, chaise, couette, oreiller... Le but étant de donner tout à quelqu'un avant notre retour.

24 septembre 2017 : Arrivée à JHB

Vol depuis Francfort, sans histoire, on vient récupérer notre voiture à l'aéroport. On pense que tout va aller vite, on a beaucoup communiqué avec l'agence locale depuis la France pour qu'ils préparent les papiers nécessaires au passage des différentes frontières. En fait, rien n'est prêt, personne n'est au courant, on a passé 3 h à l'agence principalement à cause de la frontière Afsud - Zimbabwe qu'on savait très compliquée mais pas à ce point. Il fallait 4 documents différents et un manquait, l'autorisation du fabriquant du véhicule pour entrer au Zimbabwe.. et nous étions un dimanche. Bref, à force de faire le forcing, on a fini par y arriver et c'est le départ pour les magasins pour préparer le voyage. On trouve tout ce qui est énuméré plus haut pour pas cher, du gaz, de la nourriture puis c'est parti pour l'équipement de la voiture version Zimbabwe. Ce pays exige en effet certains équipements non fournis par les loueurs et j'avais lu que les nombreux Road Blocks sur leurs routes ont la fâcheuse tendance à dresser des amendes sans qu'on puisse acheter ce matériel chez eux. Je tombe sur un magasin en pièces autos parfaitement au courant du matériel demandé (extincteur, stickers, gilets...), on équipe la voiture et c'est parti pour Pretoria. La seule nuit réservée nous attendait, on se pointe devant la porte de la maison grâce à notre GPS qu'on a amené depuis la France. Personne, pas de sonnette, ils étaient pourtant prévenus de notre arrivée. Envoi d'un sms, pas de réponse. je me décide à connecter les données internet, envoi d'un message et la miracle, la porte s'ouvre. Et le porte monnaie aussi, je paierai cash cette erreur, 55€ de supplément sur la facture téléphone au retour, pour 1 mn de connexion, 2 fois le prix de la chambre.

Pascal
Compte rendu croisière MSC Fantasia du 28 janvier au 11 février 2018 English translation pending
by Rcoucou · 2018-02-15 · 106 replies


Bonjour

Nous avions réservé avec mes amis cette croisière de 14 jours aux Caraïbes avec MSC en remplacement d'une transat que Costa avait délibérément reculée de 21 jours sans nous avertir. Transat remboursée complètement ainsi que les frais déjà engagés par nos soins vol et une nuit d'hôtel comprise. En effet nous préférons prendre les vols à part et profiter d'une nuit d'hôtel pour encaisser le décalage horaire.

Mais cette fois nous sommes partis le vendredi 26 janvier et nous avons réservé 2 nuits à Pointe à Pitre, car le vol XL airways le samedi était plus cher, ce qui nous permettait de profiter d'une nuit supplémentaire au Gosiers pour le même prix.🙂

Nous avons donc profité pleinement de la journée du samedi 27 janv à l'hôtel du karibéa beach clipper et de sa plage "privée" avec transat et tonnelle pour nous abriter du soleil. Nous avons même profité de son animation du samedi soir pour danser quelques slows et rocks après le repas (comptez 23 € le plat et dessert, sans boisson).



A 6 H 30 le lendemain j'ai pu apercevoir le MSC Fantasia de notre balcon se dirigeant vers le port, petite nuit mais compensée par une agréable journée sur le transat au soleil.





Le 28 janv jour de l'embarquement notre taxi Ruddy est venu nous conduire au port vers 12 heures, je pensais que nous aurions pu embarquer avant 14 heures comme avec Costa. Et malheureusement le portier du port avait reçu des consignes bien précises, pas d'ouverture des portes du port avant 14 heures.🤪

Si bien que nous avons poireauté 1 h 30 derrière cette porte d'accès où s'amassaient tous les futurs passagers du Fantasia, avec une cohue indescriptible à l'ouverture des "arènes" les derniers voulant passer les premiers, piétinant les pieds avec leurs lourdes valises à roulettes. 😠

Pourtant une fois parcourus les 100 m qui nous séparaient du hall du terminal MSC, nous avons été agréablement accueillis par le personnel MSC, pour y déposer nos lourds bagages.

Question : pourquoi ne pas autoriser les passagers à rejoindre ce grand hall d'accueil avant 14 heures et pouvoir ainsi gérer une file d'attente en bon ordre ?

Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas, car là il vaut mieux venir en maillot de bains si l'on devait attendre à la porte d'accès du port.😉

Un grand couac pour l'image de MSC, mes amis n'ont d’ailleurs pas compris leur stratégie d'accueil.

Je vous conseille donc de venir vers 14 h 30 après la cohue pour renter tranquillement dans le terminal.

Pas de verre de bienvenue comme chez Costa, pas de siège pour attendre, rien de confortable pour accueillir les futurs passagers, un zéro pointé pour le 1er embarquement MSC à Pointe à Pitre.🤪

Suivra la traditionnelle photo souvenir après le rapide enregistrement déjà fait sur internet.

Enfin nous rentrons sur le bateau pour la photo d'identification pour la carte d'accès à bord. Petit problème quand même, celle-ci sera disponible dans notre future cabine que vers 17 heures.

Qu'en est-il du forfait All In réservé par l'intermédiaire de l'agence ? Heureusement nous avions le justificatif de la réservation boissons de MSC et avons pu profiter d'une bonne bière en rejoignant le self au 14 éme étage et y manger.

ci-joint les horaires d'ouverture du self Zanzibar pont 14 6 H -10H30 petit-déjeuner 10H30 -12H petit-déjeuner continental 12H - 17H déjeuner buffet 12H - 24H Pizzera (choix de plusieurs & gratuites) 12H -17H Paradis hamburger (+ frites) 17H - 18H30 fruits , bar à salade 18H30 - 21H30 dîner

Boissons 24 heures/24 heures à disposition gratuites Café, Thé , Eau , glaçons

Vous pouvez donc manger de 6H à 21H30 sans problème. Un plus par rapport à Costa qui a réduit ses prestations à bord ou les rendants payantes (pizzas)

Et boire pendant toute la journée, ce qui n'est pas le cas chez Costa, boissons gratuites seulement au petit-déjeuner.

Une signalétique par type de buffets placée en hauteur, vous aide à trouver d'un coup d'œil les types de mets que vous recherchez, fruits, pâtes, plats chauds, fromages etc...sans devoir vous pencher sur les comptoirs et sans gêner ceux qui se servent et un plan du self à l'entrée.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le "bouton magique" placé sur chaque table le "call service", vous appuyez dessus et dans la minute qui suit vous avez un serveur du bar qui vous demande ce que vous désirez boire.😎

Incroyable mais vrai dans "la minute qui suit" deux tout au plus, ils arrivent de nulle part, et même parfois 2 serveurs, si vous avez oublié d'annuler l'appel après leur passage. Chapeau bas pour le service MSC, ils prennent les commandes des boissons, bières, vins, cafés expresso, cappuccino et même les bouteilles d'eau que vous avez gratuitement avec vos forfaits All In.

Bien que des fontaines d'eau soit toujours à disposition dans le self.

Nous rejoindrons nos cabines vers 16 h 30 pour récupérer nos cartes et constaterons que nous ne sommes pas au même service à table, le second pour moi, le premier pour mes amis qui avaient cependant fait la demande auprès de l'agence, et qui avait confirmé le changement. Nous irons donc au restaurant le Red Velvet rencontrer le maître d’hôtel qui nous attribua une table de 6 au second service.🙂



Les cabines balcons que nous avions pour une fois réservées sont joliment décorées, mais il manque d'après ma femme un peu de rangement dans les 3 placards à l'entrée, qui cachent le coffre-fort à code et toute une rangée de 6 tiroirs.

Les tables de nuit comportent aussi 2 étagères de rangement et un tiroir, certes un peu étroit.

La salle de bains avec une douche à robinet thermostatique et quelques étagères vitrées pour poser les accessoires de bain. Dessous l'évier, la corbeille et des étagères pour disposer vos affaires. Pas de miroir grossissant comme chez Costa, mais un décapsuleur de secours. Un fil déroulable pour pendre les affaires mouillées et deux distributeurs de shampoing et de gel dans la douche. Un équipement complet pour prendre sa douche avec 2 grandes et 2 petites serviettes ainsi qu'un tapis de sol en éponge.





Le lit de la cabine balcon est dans le bon sens, avec une literie confortable, avec chacun 2 oreillers et en plus 2 petits coussins sur le divan deux places convertibles. Car dans les cabines extérieures, la tête du lit est placée contre la fenêtre, très désagréable quand il y a du roulis pendant la nuit.

Une petite table vient compléter l'ameublement installé devant le bureau avec son frigo près rempli et la TV disposée en hauteur qui diffuse en boucles les consignes de sécurité. Un pouf est aussi logé dans l'alvéole du bureau.

Un téléphone vous permet d'appeler les différents services à bord et également les cabines de vos amis en composant directement leurs numéros, leurs noms s'affichent alors sur le combiné.

Une porte coulissante verrouillable permet d'accéder au balcon qui comporte deux chaises et une mini-table.

Deux serviettes de plage orange viendront compléter l'équipement et deux gilets de sauvetage que nous aurons la chance d'enfiler vers 18H30 avant l'appareillage à 19H. Exercice sommaire réalisé dans des endroits publics, bars, casino du pont 7 pas très loin des chaloupes de secours mais que nous ne verrons pas de près. Un exercice qui consiste à pointer votre carte pour valider votre présence et expliquer sommairement comment mettre le gilet de sauvetage. L'avantage c'est qu'il se déroule dans un endroit confortable mais très peu efficace en cas de problème. Tous les services à bord sont suspendus, plus d'ascenseurs de bar ouvert etc..

Je vous raconterai une anecdote plus tard à ce sujet lors de notre escale à la Martinique.😛

Ne reste plus qu'a faire connaissance avec ce beau bateau mais ce sera pour la suite à demain ... Si vous le voulez bien

A+
Baleines, manchots, lions, éléphants... Cape Town et la Namibie English translation pending
by Ticapi · 2018-02-14 · 157 replies
Bonjour à tous,

Après notre magnifique voyage en juin-juillet 2016, nous avions qu’une envie, revenir en Afrique Australe.🙂 Nous voulions découvrir la région de Cape Town et son fameux Cap de Bonne-Espérance. Mes parents ayant envie de nous accompagner, il a fallu adapter l’itinéraire prévu. Mes parents ne pouvant marcher pendant des heures, nous avons enlevé le Cederberg de notre itinéraire. Ils souhaitaient ardemment voir des animaux, surtout des éléphants, nous avons donc décidé d’intégrer le Kruger ou Etosha. Le choix a été vite fait, la Namibie nous manquait tant.

Nous sommes de nouveau passés par Tourmaline pour les réservations des voitures, Lodges et Guest Houses. Comme en 2016, ils ont été très réactifs et de bon conseil. Les réservations ont été faites une année à l’avance, mais il fallait déjà inverser certaines étapes et adapter le trajet. En effet, De Hoop était complet à nos dates, pareil pour le Cliff Lodge. En Namibie, il était tout simplement impossible d’avoir deux nuits de suite à Okaukuejo.

Nous avons acheté les billets d’avion au mois de novembre. Pour l’aller, un vol direct de Zurich à Cape Town avec Edelweiss et pour le retour un vol de Windhoek à Zurich avec SSA et Swiss, via Johannesburg. Un peu plus tard, nous avons réservé le vol de Cape Town à Windhoek avec Air Namibia.

Notre itinéraire :

05.10. Départ 06.10. Cape Town, Fullham Lodge 07.10. Cape Town, Fullham Lodge 08.10. Cape Town, Fullham Lodge 09.10. Cape Town, Fullham Lodge 10.10. De Hoop, De Hoop Collection 11.10. De Kelders, Cliff Lodge 12.10. De Kelders, Cliff Lodge 13.10. Stellenbosch, L’Avenir Country Lodge 14.10. Windhoek, Windhoek Gardens Guest House 15.10. Etosha, Okaukuejo 16.10. Etosha, Halali 17.10. Etosha, Okaukuejo 18.10. Etosha, Onguma Bush Camp 19.10. Okonjima, Okonjima Bush Camp Chalets 20.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 21.10. Erongo Mountains, Erongo Wilderness Lodge 22.10. Départ

Un grand merci à toutes les personnes qui ont écrit les nombreux carnets que j’ai lus lors de la préparation du voyage. Merci à Michel pour le conseil de monter sur le Lions Head.🙂
Projet 2019 pour la Namibie English translation pending
by Lol64 · 2018-02-13 · 19 replies
Bonjour,

Malgré mes nombreuses lectures, je n'arrive pas à me décider et j'ai besoin de l'aide de voyageurs qui connaissent déjà la Namibie.

Nous (2 adultes) projetons un voyage qui pourrait peut-être se concrétiser en 2019, soit en avril/mai (moins de monde, prix plus bas, paysages plus verts), soit en octobre/novembre (journées plus longues mais très haute saison)

Pour la formule, on opterait pour location de 4*4 et nuits en lodges ou guest farms (ben non, pas envie de camping 😊)

Notre priorité : les paysages, les grandes étendues, pouvoir faire des balades pas forcément en étant accompagnés. Les animaux, ce serait un plus mais pas du tout la motivation première.

J'essaie de construire un itinéraire un peu diversifié mais je bloque sur la seconde partie :

Première partie : Windhoeh > Mariental > Fish River > Klein Aus Vista & Luderitz/Kolmanskop > Koinassis via la 707 > Tok Tokkie trail (2J) > Sesriem > Solitaire > Walvis Bay

Jusque là, je ne me pose pas (trop) de questions. C'est ensuite que ça se complique. Sur les 6 nuits restantes, vaut-il mieux faire :

2 nuits dans l'Erongo (Erongo wilderness ou Hohenstein lodge) > 2 nuits à Waterberg > 2 nuits à mont Etjo

ou

1 nuit Erongo > 1 nuit Brandberg White Lady ou twyfelfontein (notre seule motivation serait les paysages différents ou les éléphants, pas très intéressés par les peintures) > 1 nuit Vingerklip > 2 nuits mount Etjo (par rapport au 1er parcours, il y a 100km de plus)

Nous avons volontairement écarté Etosha, Epupa (trop au nord et des chutes plus pauvres en eau si c'est en octobre) et Palmwag ce qui nous permettrait éventuellement d'envisager un second voyage ciblé nord-ouest > nord-est pourquoi pas jusqu'aux chutes Victoria ... 😇

QUESTIONS :

1. Est-il vraiment intéressant (toujours question paysages) d'envisager 2 nuits sur le plateau du Waterberg ?

2. Est-il préférable de passer 2 jours dans les montagnes de l'Erongo où vaut-il mieux faire Brandberg, voir Twyfelfontein, plus à l'ouest, comme on le voit le plus souvent ?

3. Est-il mieux, enfin et pour finir, d'envisager 2 nuits à Mont Etjo ou d'opter pour la réserve d'Erindi ?

Je tourne un peu en rond depuis quelques jours. Si vous pouviez éclairer ma lanterne ... 😉
Un sénior en vadrouille au Myanmar English translation pending
by Enavent · 2018-02-11 · 16 replies
Bonjour, après un long break, je vous invite à me suivre en Birmanie, de mi novembre à mi décembre, en passant par la Thaïlande, ma contribution: Vous donner des informations pour faciliter votre futur périple, mon but: Trouver le meilleur rapport qualité / prix. Passer par la Thaïlande permet d'avoir un vol moins cher, sert de base arrière au cas ou, franchir une frontière physique c'est toujours un moment particulier... L'idéal c'est de partir à 4, je suis parti tout seul. Si vous êtes en bonne santé sans être sportif et n'avez pas de problème d’asthme ou de circulation, c'est possible, je l'ai fait. Vieux motard je recherche mon autonomie et mon indépendance. Les opinions subjectives que j’émets n'engage que moi. Toutes contributions utiles sont les bien venues. Let's go. Vol sur une compagnie Européenne à un tarif très raisonnable (je préfère préserver l'emploi chez nous, dans des pays qui respectent les droits de l'homme et de la femme) sur A380. A Bangkok après être descendu de la bétaillère et passé la douane, descente au sous sol pour prendre le City Line 40 Bahts le jeton (a ne pas perdre, sert à la sortie) pour gagner le centre ville, l'appareil rend la monnaie, mais avant, passage à la banque pour changer mes €, derrière le distributeur se trouve 2 monnaies changer (Value plus et Super Rich) Changer un maximum, je n'ai pas trouvé un meilleur taux à Bangkok. Compter 1 heure pour atteindre le terminus, de là avec un couple de Niçois nous avons pris un taxi pour le quartier de Khao San road pour 100 B. Le taxi avec compteur à Bangok c' est abordable, nous avions réservé la même GH Lamphu House (700 B sans pt déj 130 B) dans une impasse en retrait de la fureur du quartier. Simple, la clim (ouf) mais salle de bain commune, propre. Bruyant la nuit à cause du personnel. C'est le seul hôtel que j'ai réservé sur Booking machin, je ne suis pas pour et peu internet. Mais après 20 heures de vol je voulais éviter de galérer pour trouver une chambre. D'ailleurs cela m'a posé un problème car je n'avais réservé que 2 nuits. Khao San, avant c'était une rue maintenant, c'est devenu tout un quartier où les occidentaux imposent leur mode de vie, sans compter les routards en fin de parcours qui échouent là, bizarre, unique, ce n'est pas l'Asie. De plus c'est mal desservit par les transports, à part l’accès au Chao Phraya (à faire absolument) et la possibilité d' aller dans l'agence d' Olivier (au 200 Khao San Road dans une petite galerie marchande) un Français de très bon conseil que je recommande pour organiser son voyage. Bref, au retour j'irais loger dans Sukhumvit plus facile d’accès. Donc je voulais rester une 3 ème nuit, mais tout était déjà complet avec Booking machin, à 7 heure ni une ni deux je saute dans un taxis (80 B) pour Phaya Thai, de là sky train pour Mo Chit sortie 3, franchir la passerelle et prendre un bus N° 3 ou 77 pour le terminal de bus qui se trouve de l'autre coté du parc mais il y a un bout. Le terminal est immense, trouver le guichet de la compagnie 99.999 (compagnie public) 1 seul départ de jour, 8h15, direct pour Mae Sot, les autres de nuit (580 B) bus VIP avec hôtesse, un arrêt dans un petit terminal près de l'aéroport de Don Muang, traversée de l'interminable banlieue de Bangkok après plaine jusqu’à Tak avec un arrêt le midi dans un grand hall où en présentant son billet l'on peu choisir un menu pour déjeuner. Après, 4 voies en construction à travers une partie plus montagneuse (la frontière n'est pas près de fermer au contraire, cela va devenir un axe important à travers l'Asie du S.E.) Arrivée vers 16h au terminal de Mae Sot, derrière l'aéroport, au milieu d'une zone commerciale. La ville se trouve derrière à l'Est, prendre un Tuktuk. J'ai dormi à la GH Phannu (300 B sans AC 500 B avec) Simple et propre, réveillé par les coqs et la pluie sur la tôle ondulée. Diner et petit déj en face à la Casa Mia sympa pas cher, attention à la glace ! Prendre un Pick-up (30B) pour la frontière (7 km). Avoir son visa (28 jours maxi), 2 solutions: E visa 50 $ par internet rapide 3 jours ce que j'ai fait ou prendre un visa classique à Bangkok moins cher mais perte de temps (1 journée) Après le pont (400m) coté Birman le chef est venu pour valider mon E visa. Je n'ai pas vu de véhicule immatriculé à l’étranger au Myanmar (j'avais vu un documentaire ou une voyageuse arrivait a faire entrer une moto après de longues formalités) Il est peut être possible de passer en vélo. Attention décalage horaire -1/2 heure et changement de sens de circulation. Pour l'argent: DAB partout, de préférence aller sur celui qui est couplé avec une banque, en cas de problème...Ouverture des banques 9h 15h fermées le W-End. Dans les distributeurs prendre le maxi (300.000 K) car frais fixes, plus les frais de votre banque. Pour éviter d'engraisser les banquiers, le mieux c'est de changer des €, acceptés partout si billets en bon état, à partir de 50 € meilleur taux, un chèque pour se dépanner auprès de nos compatriotes ainsi que des $ au cas ou. Avant même la sortie du poste de douane les rabatteurs agissent pour vous prendre dans leur van, je pars a la recherche du terminal de bus que je ne trouve pas. Finalement après marchandage (100 B) je monte dans un vieux car pour Pha An. A refaire j'irai d'abord a Mawlamine car d'une part le bateau qui remonte vers Pha An permet d'aller visiter le joli temple de U na Auk et d'autre part désormais il existe un bus de nuit direct de Pha An vers le lac Inlé sans passer par Yangon. Si au début la route est correcte cela ne dure pas et devient plus proche d'une vicinale, avec beaucoup de travaux, de plus on s’arrête souvent pour refroidir les freins, le moteur, ou manger... 120 km, on se traine mais de toutes façons on ne pas doubler. Avant d'arriver on me dépose au milieu de nul part "c'est pas loin" 8 km, une paille, il fait toujours aussi chaud, ça commence bien, je me pose sur le bord de la route, un petit pick-up s’arrête, je monte derrière, le jeune couple à l'avant ne parle pas l'anglais et me dépose près du fleuve, la ville est étendue et je suis loin du centre que je gagne à pied, il est 16h. J'espérais trouver une chambre au Galaxy Motel la pension des rêves du Lonely. Complet, j'atterris un peu plus loin près de la Paya Shweyinhmyaw au Golden sky 1, en passant devant le Than Lwin Pyar tout bleu dans le même style. Chambre (15.000 K sans AC 20.000 avec) au 2 ème étage, petit déj compris sur une terrasse avec une vue superbe sur les montagnes karstiques et le fleuve. C'est propre et correct, reste les tauliers, que l'on a l'impression de déranger, le petit personnel est très sympa. J'y rencontre 2 Françaises (d'un certain age) qui ont négocié avec un chauffeur de taxis pour une course de 3 semaines dans tout le pays (pour 2.000 €) Pourquoi pas ? Tous les soirs à 17 h je vais assister au coucher du soleil à la pagode d’à coté, puis diner au Lucky 1 ou Khit Thit en face. Le matin trainer au marché, superbe, la région vient de s'ouvrir au tourisme et reste authentique. Dans la journée balade en moto (6.000 k/j) location chez Good Luck ( eh oui cela ne s'invente pas) face à la Clock tower moins cher que dans les hôtels (et faut bien faire vivre tout le monde) Attention la moto, si vous n'avez pas l'habitude, laissez tomber. Ce n'est surtout pas ici qu'il faut apprendre. C'est le plus gros qui à la priorité. Les hôtels (ex le Galaxy) proposent des excursions très bien faites pour 5.000 K. A voir absolument: Kyauk Kalap tôt le matin ou tard le soir sinon beaucoup de touristes Birman, pas la peine de se déchausser pour monté sur le rocher, d'abord on ne monte pas bien haut, de plus on ne peux pas prendre de photos. Saddan caves, pas facile à trouver rien n'est indiqué, de plus la carte fournie est complétement fausse, l'idéal c'est d'avoir l'application Maps.me sur son smartphone, que je n'avais pas. Bref, il faut emprunter une piste sur 8 km pour l'atteindre, si il pleut, c'est pas la peine. Inutile de prendre une lampe c'était éclairé, par contre emporter ses chaussures, c'est surtout le retour en barque qui est superbe. J'ai réussi a obtenir une chambre au Galaxy mais le prix est de 25 $ et non 25.000 K comme je le pensais, la chambre est grande avec salle d'eau, eau chaude et frigo. Kim la patronne est charmante, son mari: un peu trop obséquieux à mon goût, vous pouvez laisser des affaires Thaïlandaise en attendant votre retour. En un mot c'est pas non plus l'affaire du siècle. Là j'ai pris un billet (8.000 K) pour la descente en bateau pour Mawlamyine. Départ à 13 h sur un petit bateau bâché en compagnie de 7 autres touristes, arrêt à mi parcours dans un village. Arrivée à 16h30 où attend un thounkbein qui nous dépose à nos hotels respectifs. J'ai choisi le Sandalwood, bonne pioche, grande chambre avec salle d'eau, carrelée, très propre (15.000 K sans AC). Pour manger, aller près du fleuve, sur la droite Gd Father & Mother resto associatif et à gauche le soir Street Food. En plus pas loin du Breeze GH où, sans être client on peux bénéficier de leurs services pour organiser ses déplacements. La ville est en pente et c'est pénible de faire à pied la balade du Lonely, mieux vaux prendre un moto taxi et se faire déposer sur la crête au Paya U Zina et aller vers les autres temples à pied. Je recommande l'immense marché, le Gd bouddha couché, à 22 km au Sud, impressionnant et très kitch et peu avant les 2 rochers au milieu des champs avec leur stupa. Au Nord ne pas louper la pagode Nwa la bo, à égalité avec le rocher d'or, mais bien plus tranquille. Conseils y aller en moto 1 personne par moto ça grimpe sec ou alors prendre un pick-up le plus tôt possible au rond point qui se trouve sur North Bogyoke avant le pont 20 km plus loin il vous dépose a l'embranchement pour la route qui grimpe au temple, de là attendre ( plus ou moins longtemps) un véhicule pour monter. A propos du rocher d'or, ça ressemble au Mt St Michel mais sans la mère poulard, par contre éviter d'y dormir, c'est la seul fois ou j'ai du utiliser mon sac à viande (Pann Myo Thu 10 $) En face du terminal de bus, stationnent les camions pour monter. Contrairement à ce que dit le GdR il vaut mieux se mettre sur le premier banc, car on peu se mettre debout et voir le paysage. Près du sommet des essais de téléphérique sont en cours. Droits de péage pour le site 10.000 K. Garder ses chaussures si l'on veux visiter les villages plus loin. Pas la peine de dormir en haut pour assister au coucher du soleil le dernier camion redescend vers 18h. Je souhaitais aller à Loikaw, une région qui s'ouvre au tourisme, Bago ne possède plus de terminal bus, aucun renseignement fiable pour aller à Loikaw ou de là on doit pouvoir gagner en bateau la lac Inlé. Alors direction Yangon et son immense terminal avec ses centaines de car, sa banque, à l'ouest prendre le bus 36 (200 k) ou un van pour gagner la pagode Sule en plein centre, de là à pied, gagner le Chan Myaye GH ou le Cherry un peu plus loin même type. Je vais au premier, 8 ème étage, petite chambre sans fenêtre, propre (21.600 K avec AC) salle de bain commune. Déjeuner et diner au 203 petite gargote où on choisi son plat, bon et pas cher. Incontournable visite de la Shwedagon, compter 1/2 journée et 10.000K. A faire, le tour de Yangon en train, à la gare centrale quai 7 ou 8, 3h de voyage, le spectacle est autant dans le train que dehors. Retour au terminal pour prendre un bus de nuit pour le lac Inlé, pas de réservation, départ vers 19h, difficile de s'y retrouver ici tout est écrit en Birman, je suis allé à l'agence où était écrit VIP, compter 16.000 K avec repas et clim, dans un Scania type Marco Polo, confortable comme les autres, 1ère partie sur la High Way, 2 ème partie plus sinueuse, au petit matin on me dépose à un carrefour à Shwenyaung. Je ne suis pas allé à Kalaw pour le "treck" il semble que se soit devenu un boulevard et que les villageois saturent de voir tant d'étrangers, par contre possibilité d'y aller en train départ vers 8h30. On me propose de me conduire au lac pour 8.000 K. Un local paie 500 K. Ici vous êtes considéré comme une tirelire à roulette, rançon du succès, vous voici prévenu. Après le péage (12.500 K.) arrivé à Nyaungshwe, J'ai logé au Golden Empress GH (30 $) (en face du Royal Nyaung Shwe Hotel) tout en bois, avec AC, mais pas nécessaire à cette période de l'année, essayer de dormir à l'étage. Tanda la gérante est adorable, à l'écoute de toutes vos demandes. Diner à coté au Star Flower, cuisine Italienne ça change. Location de vélo, pas de moto (2.000 K/j) bien vérifier l'état, avec, possibilité d'aller boire un coup chez le Français qui s'occupe des vignes, au soleil couchant (beaucoup de monde) ou d'aller de l'autre coté jusqu'aux sources d'eau chaude, suivre la route. Pour les marchés des 5 jours se renseigner auprès de son logeur (ça change tout le temps). Pour ma part je suis allé à Aungban, à 9h30 ça se termine, pas de touriste, sur une colline derrière, marché aux bestiaux, possibilité de dormir la veille dans un hôtel au sortir de la ville. Pour le lac je recommande d'arriver au débarcadère vers 7h pour trouver un bateau (6 personnes par bateau) et, de faire la balade complète jusqu'à Sankar, en passant par Intheine, où derrière le village se trouve tout un site en cours de restauration. 60.000 K par bateau, mais cela permet d'aller dans des sites moins touristique et d'éviter les fabriques artisanales. Prévoir pull crème solaire et chapeau. Minibus au départ de l’hôtel ( 8.000 k) à 9h pour Mandalay, beaux paysages au début après c'est plat, arrivé à 17h, il me dépose devant l'ET GH (16 $) qui s'avère bruyant à cause de la rue, je changerai pour le Nylon 2 un peu plus loin, rien à voir pour 2 $ de plus je dispose d'une belle chambre au calme avec salle de bain plus petit déj sous forme de buffet. Réveille à 5h30 par le muezzin d'à coté. La ville est étendue, circuler en vélo (2.500 K./j en mauvais état) est très dangereux, la balade du Lonely est sympa et se termine au River View Hôtel où un cocktail est offert à partir de 17h sur le toit terrasse. J'ai loué une moto en bon état à un particulier (10.000 k) par l'intermédiaire du ET. pour visiter les anciennes capitales royales, sinon à Inwa obligé de prendre une calèche... Déçu par le pont U Bein niveau du lac très bas, j'ai aimé Mingun (péage 5.000k) en arrivant de Sagaing en longent le fleuve. Diner au Pan Cherry bon mais spice et au Rainforest loin et cher pour ce que c'est. Pour 9.000 K un minibus me prend à l'hotel à 8h pour Bagan, où j'arrive à 14h après le péage (25.000 K) à Nyaung U au New Park Hotel (15 $) la petite chambre simple avec AC salle d'eau, eau chaude, dans un bel environnement pas loin de la rue des restos. A cette période les températures sont très agréables. Prévoir plusieurs jours c'est vraiment super. A 6h prise en main d'un scoot électrique (6.000 K /j) pour se rendre sur un temple (ex: Buledi) depuis le tremblement de terre de 2016 peu de temple sont ouvert, conséquence on n'est jamais tout seul, mais cela reste magique, l'envol des montgolfières ( 380 $ par personne pour 45 mn, c'est du vol) je ne sais pas d'où elles décollent (près du golf ?) après petit déj à l’hôtel, puis balade sur le site par les sentiers (difficile en vélo) Déj au Myo Myo on choisi ses petits plats très bon. A 17h on regrimpe sur un temple pour assister au sunset. Le scoot: si la batterie commence à donner des signes de faiblesse le ramener au loueur pour éviter de rentrer à pied. Il semble toujours possible de gagner directement Mrauk U (pas loin du drame que subisse les rohingyas depuis des années) Tous renseignements auprès d'Ever Sky sympa et fiable. Pour moi retour sur Pha-An via Yangon (17.500 K) (possibilité d'un vol pour Bangkok sur Air Asia ou Nok Air à bon prix) bus de nuit où l'on vient vous chercher à votre hôtel. Retour à la Clock tower, dans la moiteur. Possibilité d'aller sur la cote vers Dawei et de franchir la frontière. Plus au Sud c'est l'aventure. Pour ma part je repasse par Mae Sot (10.000 K. minivan, départ de 8h à 12h) je pensais aller à Sukhothai, mais je n'ai plus le temps. Plus de place en VIP je prends la catégorie inférieur mais correct (375 B.) départ à 19h pour Bangkok arrivée à 4h à Mo Chit, le métro ne demarre qu'a 6h. Cette fois je descends à Nana (Sukhumvit où hélas sévit la prostitution)) pour gagner le soi 4 pour trouver une petite G.H. La Gde Résidence fait parfois des promos 2.000 B la chambre, Dans le soi se trouve l'agence Julie travel ou l'on parle français. Diner entre le Soi 1 et la voie ferrée dans un hangar, pas cher le poisson grillé est très frais. Conclusion: Jamais je ne me suis senti en insécurité, les Birmans sont parfois roublard (la faute à qui ?) Des temps fort, la Shwedagon, le lac Inlé, Bagan, après on peu s'éloigner des sentiers battus par les touristes et être plus dans l'aventure et l’authentique. Je reste à votre disposition pour toutes infos complémentaires et vous céder mon guide Lonely (la dernière édition). Good trip.
D'Aurangabad à Belur (Karnataka) English translation pending
by Aleph240758 · 2018-02-03 · 94 replies
mardi 02 janvier et mercredi 03 janvier. Cette année je pars avec ma nièce Audrey qui n'est jamais venue en Inde. Nous partons de Toulouse pour Mumbai où nous arrivons à 01h. L'E-visa enregistré nous récupérons nos sacs et partons nous enregistrer pour le vol d'Aurangabad à 05h15. Avant de partir l'hôtel Holiday Era (en face de la railway station ) à Aurangabad m'a envoyé un email m'annonçant qu'une voiture viendrait nous chercher à l'aéroport ce qui est très sympa. A Mumbai, un nouveau email de l'hôtel qui s'excuse de ne pas pouvoir venir à l'aéroport car il y a des grèves de transport ce jour. Nous prendrons donc un taxi et effectivement la ville est très calme, pas de circulation ce qui est surprenant en Inde. Le gardien de l'hôtel nous donne notre chambre et nous offre la clim en s'excusant de ne pas avoir pu venir nous chercher à l'aéroport. La chambre est petite et propre et très vite nous nous glissons sous les draps pour récupérer de ce long voyage. En fin de matinée on émerge et après avoir fait connaissance avec le gentil patron de l'hôtel nous voulons sortir nous balader et il nous demande de ne pas s'éloigner , pas plus d'un kilomètre car avec les grèves et manifestation il y a des jets de pierre , c'est très dangereux et tout est fermé ce que nous constatons dans la rue pratiquement déserte et les boutiques fermées. Nous passons notre journée à dormir . Le soir nous dînons au restaurant attenant à l'hôtel , très bon et très copieux et j'ai honte d'en laisser une bonne moitié mais nos estomacs sont bien pleins. Le patron de l'hôtel nous offre une bouteille d'eau et réserve les billets de bus pour Bijapur , voyage prévu samedi soir .

jeudi 04 janvier.

Ce matin , la vie reprend et nous allons échangé nos euros à un taux de 72 roupies pour 1 euro , le meilleur taux de la rue. Nous partons en rickshaw pour Khultabad où nous commençons les visites par le tombeau d'Aurangzeb, tombe très simple comme il le voulait. De là , à l'extérieur de la ville nous allons au Mughal Gardens 'jardin du paradis " ou Jahan Banu Begum Bagh. Ce jardin est très bien entretenu avec plusieurs tombeaux. Nous sommes seules à nous promener dans ce lieu calme . Ce jardin est mûré et divisé en 4 parties par un canal. Au centre du jardin se trouve une enceinte de 4 kiosques aux toits "bangla" (Bengale ). Au centre de l'enceinte se trouve la tombe de Jahan Banu Begum qui selon les sources seraient la belle-fille ou la petite fille de l'empereur Aurangzeb sans aucune précision mais certainement quelqu'un d'important pour justifier un tel mémorial.









Et maintenant route pour Daulatabad et visite du fort en fin de matinée donc sous la chaleur .



Au départ, on prend les allées sur notre droite où jouent les singes et les écureuils. On reprend l'allée principale qui nous amène à la tour (muezzin) et on continue tout droit et nous commençons à monter.



Audrey est jeune et marche vite pour moi et donc avec cette montée j'essaie de la suivre et ça monte, ça monte , mon coeur s'emballe, mon souffle est rapide et je dois m'asseoir plusieurs fois car il fait très chaud et je commence à avoir la tête qui tourne , je dois récupérer , boire et m'alimenter. Audrey s'aperçoit que je ne la suis plus, elle vient donc à ma rencontre et voit je suis au bord du malaise et l'éventail en main me ventile et petit à petit je me remets de ces premières émotions . A petits pas j'arrive au sommet où la vue est grandiose et je suis contente d'y être arrivée.





Au retour, avant de repartir un fresh lemon soda finira par me rétablir .

De retour à Aurangabad nous nous arrêtons à Bibi ka maqbara . C'est un mausolée construit à la fin du XVII siècle par Aurangzeb en hommage à sa première femme.



ben quoi !! tout le monde veut son Taj Mahal !!! et ici au moins il n'y a pas trop de monde😏







puis nous allons au Panchakki c'est un moulin et nous demandons au rickshaw de nous laisser au bazarpour nos premiers achats. Le soir nous dînons en terrasse au restaurant "le Kailash " avec nos premiers papad masala (je n'ai pas peur dès le premier jour et Audrey aime bien ) et un dosa accompagné d'un lassi.
Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants English translation pending
by Marati · 2018-02-03 · 173 replies
Bonjour à tous, Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.

Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.

Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.

Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !

J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.

Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress English translation pending
by Rouquine38 · 2018-01-23 · 83 replies
Nous sommes de retour depuis déjà 3 semaines, il est grandement temps de commencer ce carnet.

Cette année afin de trouver un peu de soleil au milieu de l’hiver, nous avons opté pour deux îles sous le vent au Cap Vert. Nous aurions pu choisir, les îles de Sal ou de Boa Vista avec sable blanc et mer turquoise. Notre objectif n’était pas de passer une semaine à nous prélasser sur une plage mais plutôt de découvrir le volcan Fogo et faire l’ascension du Grand Pico.

Voici donc le programme prévu pour notre semaine capverdienne: Île de Santigo: 3 nuits Île de Fogo: 3 nuits Île de Santiago: 2 nuits

Suite aux conseils et avis de forumeurs (Ptitortue, Maud49, Stef2Mars, Rdemonte, Willemspie…) que je remercie chaleureusement, nous avons dû découper notre séjour de cette façon. D’une part, les transports aériens entre les îles n’étant pas très fiables, nous ne pouvions pas finir par Fogo avant de reprendre notre vol international. Et d’autre part, il fallait tenir compte du jour de Noël qui est férié, la population étant en majorité catholique, il n'était pas possible d'avoir un guide sur Fogo ce jour-là, donc impossible de commencer notre séjour par Fogo.

Les trois premiers jours sur Santiago, nous avions réservé une voiture pour être en totale autonomie sur l'île. Par contre, en ce qui concerne Fogo, nous avons utilisé les services d'une agence locale CapVertrando qui s'est occupé des vols intérieurs, des transferts, des hébergements et du guide.

Ça c'est ce qui était prévu... Mais la réalité a été différente. Heureusement, au Cap Vert c'est : No Stress

Road trip de 32 jours en Ecosse English translation pending
by Ericoco · 2018-01-14 · 1 reply
Trente-deux jours de road trip sur les routes d’Ecosse en novembre - décembre.

Bonjour à tous, comme à chaque retour de trip, voici le carnet de route pour remercier ceux qui nous ont aidé dans la préparation et aidé à notre tour. Vous pouvez voir les photos de ce carnet (le même avec les photos) sur notre blog en cliquant le lien suivant :
http://www.1destination2voyages.com/road-trip-en-ecosse

L’Ecosse… C’est Corinne qui a choisi cette destination si chère aux fans d’Outlander. Quant à moi, je dois bien l’avouer, j’étais assez sceptique sur le côté dépaysement de ce voyage, d’autant plus que la période choisie, novembre-décembre, devait, d’après les commentaires lus sur les différents forums de voyage, nous faire vivre, au mieux un mois de pluie, au pire un enfer glacé… Trente-deux jours et 5200 km plus tard, je ne vois plus l’Ecosse du même œil, et avant que vous commenciez la lecture de ce carnet de route, je voudrais soumettre au test « vrai/faux », d’après notre expérience, les affirmations courantes que l’on peut lire, ici et là, sur ce pays.

En Ecosse :

- Il pleut tous les jours : faux, 2 jours de pluie sur 32, une dizaine de jours d’un temps mitigé qui alterne bruine, neige et soleil, et du ciel bleu pour les autres jours et nous étions en novembre/ décembre... - Il y a des mecs bourrés partout et pas seulement dans les pubs : faux, nous n’en avons vu aucun, pubs compris, mais surtout ça ne rigole pas avec l’ivresse dans le pays. - Il n’y a que des rousses : encore faux, il y a beaucoup de brunes, mais surtout des blondes. - La vie est chère, y passer un mois est hors de prix : vrai et faux, il suffit de bien préparer son voyage et de bien le gérer pour ne pas exploser le budget. - Il y fait très froid : pas plus qu’à Paris en hiver. - Les fantômes, c’est du pipeau : peut-être, mais une fois sur place, on voit les choses différemment. - Les écossais sont froids et renfermés : faux, ils sont sympas. - La conduite à gauche c’est galère : faux, ce n’est pas tant la conduite à gauche qui nous a gênés que la sophistication de la voiture de location. De plus les écossais sont très cools et tolérants sur la route. - On y mange mal : mieux en tout cas que dans certains pays, nous n’en avons pas souffert, et puis leur saumon est l’un des meilleurs du monde. - Il n’y a pas de dépaysement, c’est comme chez nous : faux, c’est différent et la route 500 est l’une des dix plus belles du monde, ça ressemble plus à l’Amérique du nord qu’à l’Europe. - Dix jours suffisent pour tout voir dans ce petit pays : faux, 32 n’ont pas suffi…

Préparation du trip :

Vols : réservés sur le site Air-France KLM. Voiture de location : réservée en ligne sur le site Rentalcar, loueur Trhifty. Hébergements : hôtels et B&B, réservés sur les sites Booking.com et Expédia.fr

Jour 1 : Nice Edimbourg via Amsterdam avec KLM. Départ de Nice à 12h20 arrivée à Edimbourg à 16h20 locale (1h00 de moins que la France). Récupération rapide des bagages, l’aéroport d’Edimbourg est de taille humaine et très bien organisé. Peu de monde, nous sortons de l’aérogare pour rejoindre l’emplacement des taxis situé au rez-de-chaussée du parking en face du terminal. Nous sommes seuls, d’autres passagers attendent le passage bus Air Link. Nous avons choisi le taxi, malgré son prix, 25 £ pour rejoindre le centre-ville, car nous avions hâte d’arriver mais surtout pas envie de trimballer nos sacs dans des bus, pour une fois que nous voyageons en Europe. Il fait frais, 6°, et la nuit tombe, il fera nuit à 17h00. Le taxi nous dépose à la guesthouse que nous avons réservé sur le site Expédia, 143 £ pour 4 nuits, en petit déjeuner. Le Braveheart, 26 Gilmore street. Assez rustique, mais très bien placé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique et bien desservi par les bus. 18h00, chambre récupérée, nous sortons pour notre première soirée écossaise. Premier arrêt au pub « Bennett », l’un des pubs les plus réputé d’Edimbourg, qui se trouve à une centaine de mètres du Braveheart. Le pub est plein car l’équipe d’Ecosse de rugby joue ce soir à Murray Field contre les iles Samoa, et la rencontre est retransmise à la télé. Nous prendrons quand même le temps de boire notre première bière du voyage dans ce magnifique endroit, ambiance chaleureuse. Petit tour dans le quartier, il commence à faire froid et nous décidons d’aller dîner, il est 19h00 et tous les restos sont déjà pleins. Nous choisirons un restaurant bar charcuterie, pas très loin du Bennett. Repas de tapas pour 35£ à deux avec nos deux premiers whisky écossais. Retour à la guesthouse et repos bien mérité.

Jour 2 : Levés à 8 heures et départ, à pied, après le petit déjeuner, pour le château d’Edimbourg. Il fait beau, pas un nuage ne viendra gâcher notre journée, mais nous nous sommes bien couverts car le vent est froid. Visite du château, entrée 17£, une belle visite de deux heures avec en prime, à notre arrivée, un défilé militaire pour les commémorations de la première guerre mondiale, kilts et cornemuses, nous sommes bien en Écosse. Un peu de shopping sur Royal mile suivra la fin de la visite avant une pause déjeuner au World’s End, 4High Street, un beau pub où nous gouterons à nos premiers Haggis et Fish and chips. 33£ pour deux, Corinne en profitera pour m’acheter le tee-shirt du pub. Visite ensuite de la cathédrale Saint Gilles sur Royal Mile, très bel édifice, qui me fera penser au roman «Les piliers de la terre ». 15h00, tour de la ville en bus panoramique de la société City Hop, bus rouges à impériale, billets réservés en ligne sur le site Viator, 12£/pax, valables 24 heures à partir de la première utilisation. Belle balade qui permet d’avoir un aperçu de la ville sans se fatiguer, plusieurs arrêts possibles pour visiter les différents monuments. Retour sur Royal Mile vers 17h00 et visite du Musée de l’illusion, entrée 15£. Drôle et intéressant, nous conseillons ce musée qui se trouve à une centaine de mètres de l’esplanade du château. Retour ensuite vers le secteur de Gilmore avec en route une pause whisky dans un pub où des irlandais venus soutenir leur équipe nationale de foot qui joue un match capital contre la Suisse, mettent l’ambiance. Nous finirons la soirée au TUK TUK, un restaurant indien situé à l’angle de Gilmore street et de Levens street. 20£. Nous nous apercevons que les Ecossais dînent tôt, souvent dès 17 heures 30 et qu’il est ensuite difficile de trouver une place dans un pub ou un restaurant. Retour au Braveheart pour une nuit de repos bien méritée.

Jour 3 : Départ après le petit déjeuner pour la Vieille ville où nous prendrons un bus City Hop pour Holyroodhouse, résidence d’été de la reine d’Angleterre lorsqu’elle vient en Ecosse. Entrée : 12,5 £. Un bel endroit qui se visite comme un château. 13 heures, nous reprenons un bus City Hop pour rejoindre le musée National Galery, entrée gratuite, un régal. Magnifiques tableaux dont ceux de Monnet, Gauguin et bien d’autres. 15 heures, nous rejoignons, à pied, le Musée National d’Ecosse. Entrée gratuite, un magnifique musée qui ravira parents et enfants. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, nous prendrons une collation au premier étage du musée. Un petit snack qui sert de très bonnes pâtisseries et de merveilleux chocolats chauds. 11 £ pur deux. Nous retournerons ensuite sur Royal Mile où Corinne a réservé un tour « City of dead » dont le départ a lieu le long de la cathédrale St Gilles à 19h00. Nous ferons passer le temps en faisant les pubs dont le Brodie celui-là même ou Stevenson a écrit … Départ du tour à l’heure en compagnie d’une quinzaine de personnes et d’un guide déjanté. Balade qui nous conduira dans les sous-sols d’Edimbourg pour finir dans la crypte d’un cimetière. Pas mal, mais exclusivement en anglais, 14£ / pax, réservé sur Viator. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Brodie, 35£ pour deux. Retour à la guesthouse pour une nuit de repos bien méritée…

Jour 4 : on traine un peu après le petit déjeuner, le contrecoup du froid et des efforts de la veille, puis départ pour Océan Terminal où se trouve le Britania, dernier yacht de la reine d’Angleterre, maintenant transformé en musée flottant. Transport en bus, N°11, depuis Gilmore place. 1,60 £ / pax, prévoir l’appoint car le chauffeur ne rend pas la monnaie. Vingt minutes de trajet et nous voilà arrivés. Un endroit assez triste pour un bateau de cette classe, mais impressionnant pat la taille des navires à quai dans le port. Une visite intéressante, entrée 15,50 £, possibilité de restauration sur place ou au centre commercial Océan Terminal. Deux heures de visite en tout puis nous retournons, en bus, sur Gilmore place pour permettre à Corinne de prendre deux heures de repos car la soirée va être longue. Mais avant, arrêt déjeuner au Bennett, où nous mangerons de délicieux hamburgers / bière, 29£ pour deux. 18 heures départ en bus pour la nouvelle ville où nous descendons à Prince street avec au programme shopping et pub en attendant 22h00, l’heure à laquelle nous avons réservés nos places pour le spectacle, Spirit of Ecosse, réservées sur Viator pour 30 £ / personne. Nous avions réservé pour 22 heures, mais étant en ville, nous sommes passés à 18h30 repérer les lieux et là on nous propose d’assister au spectacle de 20h00, on accepte, et on fera bien car on s’apercevra en sortant qu’il n’y a pas de spectacle à 22h00, léger, léger Viator…

Jour 5 : On quitte le Braveheart à 10h00, pour rejoindre, en taxi -7.5 £ - Haymarket Terrace où se trouve l’agence de location Thrifty où nous devons récupérer notre voiture de location. Nous avions réservé un Ford Fiesta et on se retrouve avec une VW Golf TDI 2.0 flambante neuve avec 65 KM au compteur. Nous craignions la conduite à gauche et le volant à droite, mais tout ira bien, je prendrai rapidement en mains cette superbe voiture et à part quelques soucis de synchronisation des vitesses, aucun problème ne viendra perturber notre premier jour de road trip. Nous prenons la route pour Rosslin où se trouve la Rosslin Chapelle, un bel édifice plein de mystère à une quinzaine de kilomètres d’Edimbourg. Entrée 9£. Petite restauration possible sur place. Départ ensuite pour Forth Bridge et son fameux pont rouge que les Ecossais nomment leur Golden Gate…, faut dire qu’il a la même couleur. Deux autres ponts dont un superbe ouvrage à haubans, enjambent également le bras de mer à cet endroit. Pause photos, balade, nous reprenons ensuite la route pour Stirling, célèbre pour les faits de guerre qui s’y sont déroulés, en empruntant la route touristique ouest qui passe par Cullos où nous ferons une petite pause. La nuit tombe déjà, il est 16 heures, et il est temps de se mettre en route pour Stirling et le « Broomhall Castle » où nous allons passer nos trois prochaines nuits. Réservé sur Booking.com, 267 euros en petit déjeuner. Nous arrivons à 18 heures, soirée bar et dîner au restaurant du château et chambre fantôme…

Jour 6 : Petit déjeuner typiquement écossais et nous prenons la route pour le mémorial de Wallace, le héros du film Braveheart joué par Mel Gibson, il fait beau, le ciel est d’un bleu limpide et aucun nuage ne vient gâcher notre plaisir. Nous délaissons la navette gratuite pour monter au sommet de la colline où se trouve la tour érigée à la mémoire du héros highlander. Entrée 9 £ mais 5 aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment compris pourquoi. Petite balade à pieds sur un sentier qui grimpe à travers la forêt jusqu’au monument. Magnifique, est le seul mot qui me vient à l’esprit en voyant la tour qui pointe vers le ciel. Il faut absolument monter tout en haut de l’édifice où une vue à couper le souffle s’offre à vous. Pensez à bien vous couvrir, le vent est violent et froid au sommet. Départ ensuite pour le château de Stirling, porte d’entrée des Highlands. Parking au pied du château, 4 £ la journée, et entrée du château 15 £. Un très beau château que j’ai préféré à celui d’Edimbourg, très bien entretenu. Il y a peu de monde, on se régale. Nous passerons près de deux heures et demie à arpenter le monument. Le ciel est toujours aussi bleu, mais le vent s’est renforcé, il est … glacial. Nous quittons le château pour aller déjeuner dans la vielle ville de Stirling au Darnley Coffee house, 18 Bow street, où nous nous déjeunerons pour moins de 20 £ à deux, de sandwichs, gâteau et chocolat chaud. Pour la petite histoire cette maison fut la résidence de lord Damley, époux de Marie Stuart. 16 heures, nous regagnons la voiture en passant par le cimetière, où sous le soleil couchant nous avons bien cru apercevoir des fantômes… Nous rentrons ensuite au Broomhall Castle pour récupérer un peu de la fatigue du froid et profiter de notre chambre. Dîner sur place.

Jour 7 : Route pour Linlithgow où se trouve le palais du même nom. Un château bien conservé qui appartenait aux Stuart et où séjourna la reine Marie Stuart. Situé à environ 36 kilomètres de Stirling au bord d’un loch. Entrée 15 £, parking gratuit. Une belle visite qui vous donnera un aperçu de la vie à l’époque de Marie Stuart. Nous nous sommes régalés et avons doublé la visite avec l’église paroissiale qui se trouve face au château et qui est donnée pour être une des plus exceptionnelles d’Ecosse. Nous ferons également une balade à pieds dans le parc du château au bord du loch ce qui nous permettra d’apprécier les couleurs de l’automne. Nous décidons de rejoindre ensuite le Blackness Castel, un beau château au bord de mer face au Forth Bridge et ses deux successeurs. Les lieux ont servi de décor à certain épisodes de la série Outlander, notamment en servant de quartier général à Black Jack Randall, mais aussi où ont été tournées les scènes déchirantes de l’incarcération de Jamie Frazer. Malheureusement pour nous, le château est fermé tous les jeudis et vendredis. Nous devons donc nous contenter de le voir de l’extérieur. Malgré le ciel bleu et le soleil, le vent froid est mordant et nous décidons d’aller visiter un autre château, celui de Doune, à une quinzaine de kilomètres de Stirling. Un château qui a également servi de décor à la série Outlander, et pas des moindres puisqu’il incarne le château fictif de Leoch, là où vivent Colum Mc Kenzie et son clan. Mais aussi lors d’une scène où Claire et Franck visitent le château en ruines au XX siècle. Bref, un château pour les amateurs de la série. Entrée 6£, parking gratuit sur place. Nous finirons la journée par une visite de la vieille ville de Stirling où nous dînerons, assez tôt car affamés, au N°2 Baker Street, un pub chaleureux au possible. 18 £ livres pour deux menus burgers maisons et bières. Retour au Broomhall Castle pour la nuit.

Jour 8 : Nous quittons Broomhall Castel après une dernière nuit, la prochaine nous la passerons à Perth, début de notre trip dans le nord. Mais avant de rejoindre l’ancienne capitale de l’Ecosse nous nous dirigeons sur le Loch Lomond, pour faire une randonnée dans le parc national des Trossachs. La chance est avec nous et le ciel bleu nous accompagne toujours. 35 km entre Stirling et le Loch Lomond où nous remontons la rive orientale jusqu’à la petite ville de Balmaha, point de départ de la randonnée du jour, l’ascension de Conic Hill, qui du haut de ses 362 mètres offre une superbe vue sur le loch et la région environnante. Un peu de monde en ce samedi, les écossais sont en balade. Deux heures vingt plus tard, nous voilà revenus mais pas suffisamment épuisés pour nous arrêter, nous enchainerons par la seconde balade proposée, Millennium Forest, une agréable marche de moins d’une heure, d’abord en forêt puis au bord du loch ensuite. Les couleurs automnales dont se sont parés les arbres font penser à celles de l’été indien. Il est temps de rejoindre Perth, à 70 Km de là, où nous avons réservé une chambre pour trois nuits au Skye lodge Perth, une sorte de motel situé parmi les installations de l’aérodrome local… 45£ la nuit en petit déjeuner, réservé sur booking.com. Une belle surprise en définitive, avec une chambre agréable et bien équipée. Le temps de nous retaper un peu et nous voilà repartis pour aller dîner à Perth à 4 km de là. C’est samedi soir, la ville est envahie par une foule immense qui déambule dans les zones piétonnes, mais aussi sur les quais de la rivière où un concert est donné par plusieurs artistes et est retransmis sur écrans géants. Les manèges forains ont envahis les rues et le marché de noël ajoute à la fête. Il y aura même un superbe feu d’artifices tiré depuis la rivière. Mais nous avons faim, nos estomacs au régime sec depuis le petit déjeuner, crient famine et nous nous mettons à la recherche d’un pub où dîner. Notre choix se portera sur « La Taverne », un pub comme nous les aimons, animé et agréable. Dîner pour 28£ pour deux avec entrée et plat principal. Nous quittons La Taverne apaisés, et regagnons le parking pour récupérer notre voiture, non sans faire quelques arrêts devant des concerts donnés à différents endroits de la vieille ville.

Jour 9 : Nouveau réveil avec le soleil, nous décidons d’en profiter, d’autant plus que la pluie est annoncée pour le lendemain, et de faire route pour Saint Andrews, en bord de mer, où se trouve West Sand, la plus grande plage d’Ecosse. Située à environ 40 km de Perth, c’est une ville balnéaire, chic et riche, où le golf fût inventé. On y trouve d’ailleurs le musée du golf. Nous arrivons à 10 heures trente et commençons par une balade sur la plage de West Sand. Sous le soleil et malgré le vent frais, la balade prend des airs de sortie du dimanche. C’est agréable et vivifiant. Nous rejoignons ensuite le sentier piétonnier qui démarre de la plage et rejoint l’ancienne cathédrale en passant par l’aquarium et le château, trois lieux que nous voulons visiter. Nous commençons par la cathédrale, billet jumelé avec celui du château 9£. Une visite impressionnante au milieu des ruines de l’ancienne cathédrale, détruite par les protestants. Ruines qui se trouvent elles-mêmes entourées d’un cimetière, mystère et ambiance… Nous monterons au sommet de la tour pour profiter de la vue panoramique sur la région proche. Une grimpette qui nous laissera sans souffle, tant elle est haute et les escaliers raides… Direction ensuite le Saint Andrews Castle, lui aussi en ruine, mais superbement implanté sur les falaises du bord de mer. La marche et le froid ont creusé nos estomacs qui commencent à crier famine, on se met donc à la recherche d’un pub, notre choix se portera sur le Green King situé sur la rue principale, où nous nous régalerons de Fish and chips. 30£ pour deux, bière et whisky compris. On poursuivra la journée par la visite de l’aquarium, entrée 11£, un petit aquarium public sympa et bien entretenu. 16h00, le jour diminue et le froid se fait plus vif, 3.5 °C, nous reprenons la route pour Perth pour une nouvelle soirée en ville où nous retournons au pub La Taverne qui avait bien plu la veille. Malheureusement, nous arrivons à 19h40 et le pub ferme à 20h00 le dimanche… Nous serons donc obligés de nous rabattre sur un Pizza Hut, 20£ à deux, car tout est fermé, ce n’est plus la ville vivante que nous avons découvert 24 heures plus tôt… Nous rentrons au Skye Lodge rapidement car il fait très froid et la pluie menace.

Jour 10 : La pluie a fini par faire son apparition, en fait une simple bruine, très fine, qui va nous accompagner toute la journée. Nous décidons de commencer par Scone Palace, un château réputé, qui se trouve à moins de trois kilomètres du lodge. Mais la chance n’est pas avec nous, nous trouvons grilles closes pour cause de fermeture de novembre à mars. Peu importe, nous mettons à profit cette mini déception pour prendre la route en direction de Pitlochry, une jolie, très jolie même, bourgade qui se trouve sur la route d’Inverness. Nous comptons y voir une échelle à saumons installée sur le barrage de la rivière d’où s’écoulent les eaux du loch Falkaly. Nous souhaitons également y visiter la distillerie Edradour, la plus petite et une des plus anciennes du pays. Le ciel est bas, les nuages semblent comme posés sur les collines environnantes au sommet desquelles la neige a fait son apparition. Les couleurs de l’automne dans les Highlands qui se rajoutent au décor nous offrent un spectacle de toute beauté. Nous passons Pitlochry sans apercevoir la signalisation indiquant l’échelle à saumons, pourtant indiquée à l’entrée de la ville. Tant pis, nous continuons à rouler jusqu’à un pont qui enjambe une rivière et sur lequel passe une route qui s’enfonce dans la forêt. On la suit, même émerveillement devant les couleurs qui nous nous entourent de toutes parts, et on arrive au Loch Tummel, où nous nous arrêtons au Queen’s view, qui offre un point de vue sur ce très bel endroit. Les nuages bas, le Loch, les couleurs, il ne manque rien… Nous repartirons ensuite pour Pitlochry où nous finirons par trouver la fameuse échelle à saumons que nous rejoignons à pieds après une balade d’une dizaine de minutes où l’on traverse la rivière en empruntant un joli pont suspendu. Nous verrons l’échelle mais pas les saumons qui doivent nager au fond des eaux noires et tourbillonnantes… Midi, il est l’heure de se mettre en quête du Moulin Inn and Brevery, un pub déniché sur le Routard et le Lonely, qui tiendra toutes ses promesses par la qualité de ses bières, brassées sur place et de ses plats, sans parler du décor, conforme à ce que l’on peut attendre d’un pub des Highlands. 42£ pour deux, plats, desserts et bières. La distillerie Edradour ne se trouve qu’à deux kilomètres de là et c’est tout naturellement que nous nous y rendons. Visite du magasin de vente où sont proposés de nombreux whiskys à tous les prix, puis visite de la distillerie, 10£ / personne, avec un charmant monsieur en kilt qui répond au nom d’Edward. La visite débute par la dégustation de divers whiskys, trois, et la projection d’un film, sous-titré en français pour nous ! Charmante visite que nous avons appréciée. La nuit est maintenant tombée et nous regagnons Pitlochry pour une balade pédestre dans la rue principale avant de reprendre la route pour Perth à 35 km de là. Nous finirons la journée par un repas au pub The Bothy, un très bel établissement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble victorien. 28£ pour deux. Retour et nuit au Skye Lodge.

Jour 11 : La pluie est toujours présente ce matin, mais elle s’est en plus drapée d’un manteau blanc, une brume qui enveloppe le paysage et qui ne se lèvera pas de la journée, rendant les Highlands encore plus mystérieux. Nous quittons le Skye Lodge pour le château de Glamis qui, comme la veille celui de Scone Palace, est fermé en novembre. Tant pis ou tant mieux, l’occasion est belle de foncer vers la vallée de Glen Clova, réputée pour ses paysages, à 30 km de là. Au passage, nous ferons une halte à Kirriemuir, ville natale de l’auteur de Peter Pan, le dessin animé de Walt Disney dont on peut voir une statue de bronze à l’entrée de la ville. La route de la vallée de Glen Clova est une route étroite d’une vingtaine de kilomètres qui finit en cul de sac. Tout le long du trajet qui serpente entre les collines, vous pourrez apercevoir vaches et moutons, mais surtout des dizaines de faisans qui n’hésitent pas à se balader le long de la route. Nous irons jusqu’au bout, endroit d’où démarrent les randonnées, mais le temps ne s’y prête vraiment pas et nous ferons demi-tour non sans nous arrêter au Glen Clova Hôtel, pour nous restaurer. Une superbe salle de restaurant dans un pub comme on imagine en trouver dans les Highlands. 35£ pour deux. Reprise du trip en direction de Stonehaven pas loin d’Aberdeen où nous avons réservé une chambre pour la nuit à l’hôtel Belvédère, 61£ en petit déjeuner sur booking.com. La pluie et le brouillard se font plus intenses, le ciel semble s’être couché sur la terre… A quelques kilomètres de Stonehaven, se trouve le magnifique et irréel château de Dunnottar bâtit sur éperon rocher au bord de mer. Impressionnant, surtout sous le brouillard et le jour qui commence à baisser. Nous nous y arrêterons pour prendre quelques photos car il est trop tard pour visiter et reviendrons demain. Nous terminerons la soirée par un dîner au restaurant pub The Ship Inn, sur le port, dont nous avons trouvé l’adresse dans le Routard, mais d’un rapport qualité prix nettement supérieur à ce qui est décrit dans le guide. Un très bon resto que nous conseillons. 48£ pour deux, entrée, bière et whisky compris.

Jour 12 : Ciel bas mais pas de pluie ce matin. Tant mieux puisque nous avons programmé la visite du château de Dunnottar. Il y a peu de monde et l’endroit, sans le brouillard de la veille est impressionnant, un des plus beaux châteaux que nous avons visité en Ecosse. L’ensemble nature et ruines est mystérieux, il y a absolument tout ce qu’il faut pour faire travailler mon imagination d’auteur de romans… Entrée 6£, nous terminerons la visite par une descente jusqu’au bord de mer, découvert à marée basse. La baie est majestueuse, phoques, dauphins et même des baleines peuvent y être aperçus par les plus chanceux. Midi, départ pour Aberdeen à 22km de là. Nous garons la voiture au parking du muséum maritime, premier objectif de notre passage en ville. Un très beau musée, sur le port face aux cargos et autres remorqueurs à quais. Entrée gratuite, petite restauration sur place. Nous poursuivrons ensuite par une balade à pieds en ville et un passage au marché de noël doublé d’une fête foraine. Visite, également gratuite du musée de l’ancienne prison de la ville, The Tolbooth Museum, un petit musée où il faut grimper des escaliers en colimaçons pour atteindre les anciennes cellules, pas réjouissant mais intéressant. Nous récupérons ensuite la voiture pour rejoindre la cathédrale de Saint Machar, qui n’est autre que la cathédrale en granit, excusez du peu, la plus vieille du monde ! Nous arrivons 3 minutes avant la fermeture. Le bâtiment qui se trouve entouré d’un ancien cimetière où, comme dans la chanson, les croix sont penchées, est intéressant et bien entretenu et nous profiterons du son puissant de l’orgue sur lequel un instrumentaliste fait des répétitions. Il fait sombre lorsque nous quittons la cathédrale et les ombres dansent autour des tombes… Je sais, j’ai beaucoup d’imagination, mais je vais bien finir par apercevoir un fantôme, j’y crois, nous sommes en Ecosse ! Départ pour le Mercure Aberdeen Ardoe Hotel & SPA où nous avons réservé pour 2 nuits. Un très beau complexe dont le bâtiment principal est un ancien château et qui offre tout le confort de la chaine, piscine comprise. 161£ pour deux nuits avec petits déjeuners, réservé sur Booking.com. Soirée sur place : pub, resto, dodo…

Jour 13 : La neige est tombée pendant la nuit et a recouvert d’un joli tapis blanc les pelouses de l’hôtel. Mais le ciel qui a retrouvé sa couleur bleu fait de nouveau mentir les mauvaises langues qui prétendent que le mauvais temps règne en maitre sur l’Ecosse. Une biche et ses trois petits nous feront le plaisir de passer devant notre fenêtre, paisibles, comme si de rien n’était… Nous prenons la route pour Braemar, à 90 km de là, où nous nous voulons visiter le château. En route, nous ferons un stop à Ballater, une jolie petite bourgade où nous ferons un peu de shopping, soldes du black Friday qui approche oblige, boirons un cappuccino en mangeant des bonbons au whisky et ferons quelques photos. Le tapis de neige est de plus en plus épais à mesure que nous approchons de Braemar. Tout est blanc et c‘est magnifique. Le château apparait enfin. En bord de route, au milieu d’un champ surplombant la rivière. Petit mais très esthétique, il dresse fièrement ses tours vers l’azur du ciel. La neige, tout autour, rend l’endroit magique et nous nous régalons. Nous sommes seuls, le château est fermé en novembre, mais peu importe, ce que l’on voit de l’extérieur nous suffit amplement. Nous regagnons ensuite la ville de Braemar à 500 m de là. Une jolie petite ville qui sent le lieu de villégiature de gens aisés. Comme à Ballater, nous en ferons le tour en balade. Je remarquerai que des bus font le trajet pour Aberdeen pour 3,50£ l’aller simple, aller-retour possible dans la journée, environ 2 heures de trajet. L’après-midi commence à bien avancer et nous décidons d’aller voir le pont « Linn of Dee », cité dans le Routard, qui se trouve à environ 8 km de Braemar et que l’on rejoint en empruntant une petite route qui démarre à la sortie de la ville et s’enfonce dans la forêt en longeant la rivière, jusqu’à un cul de sac. Beaucoup de neige sur et autour de la route mais nous circulons quand même très bien. Le Pont est joli mais c’est surtout la rivière qui passe dessous en s’engouffrant dans une gorge étroite qui vaut le détour. Le jour baisse et les températures deviennent négatives, il est temps de retourner vers Aberdeen. Repas au pub du Mercure Aberdeen Ardoe, 51£, et une nuit de repos bien méritée, demain nous continuons à monter vers le nord…

Jour 14 : Le soleil est de nouveau au rendez-vous ce matin, froid mais beau. Nous commençons la journée par un passage au Frazer Castle, situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel. Le château est fermé en hiver mais on peut en faire le tour à pieds et visiter les jardins et le parc. Un beau château, en très bon état, mais il fait trop froid pour trainer longtemps et nous reprenons la voiture pour rallier la ville de Tomintoul où démarre la « Highland Tourist Route » aussi nommée « Malt Whisky Trail » car de nombreux distilleries se trouvent le long de son tracé. Une route magnifique et bucolique qui chemine entre vallons et montagnes, longe la Spey, une rivière à eau claire qui alimente les distilleries, forêts et champs agricoles. Le tout recouvert d’un joli manteau de neige sous un ciel d’un bleu éclatant. La route monte jusqu’à la station de sports d’hiver de Moray avant de redescendre vers Glenlivet. Nous décidons de nous arrêter à la distillerie de Glenlivet mais cette dernière est fermée du 10 novembre au 12 mars. Nous nous rabattons alors sur celle de Glenfiddich, à une quinzaine de km de là, et arrivons juste avant la dernière visite à 16h00. Visite d’une heure trente, tarif : 10£ avec dégustation de whisky, sauf pour celui qui conduit à qui on remettra une mignonette à consommer plus tard… Un vrai régal que cette visite, rien que pour nous deux, avec Lucy notre jeune et sympathique guide. Une belle distillerie et une visite que nous conseillons vraiment de faire. D’autres sont également proposées de 2h30 et 4h30 aux tarifs de 50 et 95£. La nuit est maintenant tombée et nous reprenons la route pour Lossiemouth, en bord de mer, à 30 km de là, où nous avons réservé une chambre pour deux nuits au B&B Jomarnic, 140£ pour deux nuits en petit déjeuner. Après un accueil des plus charmants de Maureen, nous allons dîner sur le front de mer au 1639, un restaurant de fruits de mer. 51£ pour deux avec boissons. Nuit au Jomarnic.

Jour 15 : Ciel mitigé ce matin, et c’est peu de le dire ! Bleu, gris, blanc, venteux, ensoleillé, nuageux, pluvieux, neige…, une météo capricieuse qui va nous accompagner toute la journée. Une journée que nous débutons par un passage à Lossiemouth pour voir le petit port de pêche mais surtout l’immense plage de sable qui apparaît à marée basse face à Clifton street et que l’on rejoint par un petit pont en bois. Départ pour Fraserburgh à environ 70 km de là. Nous suivrons en partie la route A 98 et un peu, grâce au GPS qui perd les pédales dans ces contrées, une petite route côtière. Aucune des deux ne nous laissera un souvenir impérissable malgré le soleil et parfois la neige… Les deux traversent des paysages de terres agricoles et des bourgs qui nous ont semblés plus tristes et rudes que ceux de toutes les régions traversées jusqu’à présent. Le temps a tourné et nous arriverons à Fraserburgh à 12 heures 40. Corinne nous a déniché un musée original à visiter, celui des Lighthouses, les phares maritimes. Un beau musée, entrée 7.90 £, petite restauration possible sur place. Le point fort du musée est la visite du phare, toujours en activité, bâtit dans un ancien château de la famille Frazer, que nous effectuons avec un guide et un autre couple. Plus que le phare, par ailleurs très beau, c’est la violence du vent qui nous épatera ! Un vent glacial, si puissant qu’il vous empêche d’avancer, et les cents mètres à franchir à pieds, qui séparent le musée du phare, prennent des allures d’aventures ! Je ne vous raconte pas la puissance du vent au sommet du phare… Il est d’ailleurs écrit dans l’ancienne chambre des gardiens que les rafales peuvent atteindre 140 miles à l’heure, ou 69 m / seconde, sur le site du phare. Un vent qui souffle pratiquement tous les jours. Face à la mer, les éléments déchainés nous donnerons un aperçu de la difficulté du métier de marin. Nous rentrons, glacés / frigorifiés, au musée et prendrons une petite collation au snack (soupe chaude / sandwich, 15 £ pour deux). On décide de stopper les frais, il fait trop froid maintenant pour continuer à explorer le coin et nous retournons sur Elgin à 70 bornes de là pour visiter la cathédrale, en ruine, de cette ancienne ville médiévale. Il est 16 h 00 lorsque nous arrivons, sous un mélange de pluie et de neige. Il fait déjà nuit et nous ne verrons que l’extérieur de la cathédrale. Le vent nous a lessivé, et nous décidons de rejoindre le B&B à 4 km de là pour récupérer un peu avant de ressortir dîner en ville à Lossiemouth, au Guidi’s sur Clifton street, très agréable, 45 £ pour deux avec desserts, cafés et bien sûr whiskys…

Jour 16 : Nous quittons le B&B Jomarnic pour prendre la route d’Inverness, nous ferons au passage une halte à Elgin pour voir la cathédrale que nous n’avions pas pu voir la veille pour cause de pluie et d’obscurité. Nous profitons du grand soleil de ce matin pour faire quelques photos du site. Les ruines de la cathédrale du XIII siècle sont imposantes et l’ensemble prend une connotation particulière sous le soleil. Le temps de faire le plein et nous reprenons la route pour Inverness. Nous nous arrêterons au château de Brodie, normalement fermé en cette saison, mais dans lequel est organisé un marché de noël. Nous en profiterons pour allier visite du marché et du château plus vin chaud et petits gâteaux… Reprise du parcours avec un arrêt à Culloden pour visiter le site de la bataille du même nom qui opposa les soldats anglais aux Jacobites écossais. La visite, entrée 11£, permet de voir le site où la bataille a eu lieu et de visiter le musée qui s’y rapporte. L’accès au site de la bataille, sans le musée, est gratuit. Nous avons apprécié cette visite qui nous a replongés dans les films Braveheart et la série Outlander. Nous reprenons la route pour Inverness où nous arrivons vers 15h30. Visite de la cathédrale St Andrews et balade dans la ville sont au programme. Après un peu de shoping dont un arrêt à la boutique Frazer, nous finirons notre journée dans un pub qui retransmet les matchs de foot dans une belle ambiance. Nous avons apprécié Inverness, une jolie ville, avec des rues piétonnes où la plupart des boutiques sont ouvertes même en ce jour de dimanche. La nuit est tombée et nous rejoignons Dingwall à 20 km de là où nous avons réservé deux nuits, 90 £ la nuit avec le petit déjeuner, au château Tulloch réputé pour être hanté… Dîner et nuit sur place. Jour 17 : Temps nuageux ce matin pour notre journée « monstre du Loch Ness ». Nous prenons la route pour Drumnadrochit où se trouve le « Loch Ness Exhibition Centre », notre première étape sur les traces de Nessie. Entrée 7.5 £, une exhibition en images qui explique module après module, ce que peut être le monstre si monstre il y a… Sympa et très bien documenté. L’ensemble est jumelé avec des magasins de souvenirs dédiés à Nessie où vous pourrez parfaire votre panoplie de fan ! Nous passons ensuite aux choses sérieuses : le Urquhart Castle, situé à 3 km de Drumnadrochit. Un superbe site en bordure du Loch Ness où se trouvent les ruines, bien restaurées et entretenues du château Urquhart. Entrée 9 £, restauration sur place plus boutiques. Nous avons apprécié le site, peu fréquenté en cette saison. C’est très beau et ni le froid, les quelques gouttes pluies ou le plafond bas des nuages n’ont pu gâcher notre plaisir. Au contraire, l’ensemble donne un aspect encore plus mystérieux à l’endroit… Nous poursuivons par la rive Est jusqu’à Fort Augustus où se trouvent cinq belles écluses (but de notre visite) qui relient le Loch Lochi au Loch Ness par le Caledonian canal. C’est très beau, et le soleil qui commence à pointer de nouveau rajoute au plaisir. Malgré l’heure avancée (15h00…) nous choisissons de rentrer sur Inverness via Pean Bridge et Aviemore, en contournant le Loch Ness. Un parcours d’environ 90 km qui nous offrira de sublimes points de vue sur les Highlands qui resplendissent sous les derniers rayons du soleil, et ravira le photographe qui sommeille en Corinne. Au fur et à mesure de notre progression vers Inverness, nous rencontrerons de fortes chutes de neige sur une partie du trajet. Neige, nuit et circulation… Nous avons hâte d’arriver à Inverness, nous y serons deux heures plus tard et finirons la journée au pub Hootananny sur Church Street, 36 £ pour deux. Retour et nuit au Tulloch Castle.

Jour 18 : Corinne prend le volant ce matin pour rejoindre le Fort Georges à une vingtaine de km d’Inverness que nous rejoignons depuis Dingwall. Le soleil est au rendez-vous, le vent glacé aussi… Peu de monde au Fort Georges, une enceinte militaire de toute beauté donnée pour être l’un des plus beaux forts d’Europe. Parfaitement entretenu, le fort est encore occupé par un régiment des Highlanders qui partagent maintenant les lieux avec des régiments de touristes… Entrée : 9 £, comprend l’accès au très beau musée des Highlanders. Restauration possible sur place. Une visite que nous avons beaucoup aimée et qui durera trois heures. Départ ensuite pour Tain où nous avons réservé une nuit au Mansfield Castle, 65£ avec le petit déjeuner, un magnifique château, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Top classe. Arrivés à 15 heures à Tain, nous ferons une balade à pieds dans cette petite ville puis nous rentrerons avant la nuit au château pour récupérer de froid et profiter de notre nouvelle soirée de chatelains… Repas et nuit au Mansfield Castle.

Jour 19 : Road trip. Nous entamons au départ de Tain, notre road trip sur la North Coast 500, décrite comme l’une une des dix plus belles routes du monde. Nous avons prié les dieux du whisky la veille pour avoir encore du beau temps et ils nous ont entendu, plein soleil ce matin. Départ pour Dornoch, via Portmahomack et Lairg, où nous voulons visiter la cathédrale. Mais cette dernière est fermée et nous n’en ferons que le tour pour prendre quelques photos. Golspie ensuite, où nous nous arrêtons pour visiter le château Dunrobin, qui est fermé mais dont les jardins à la française et les terrasses sont ouvertes au public gratuitement. Un château magnifique de conte de fées avec une superbe vue sur la baie. Le château est fermé mais la salle de restauration est ouverte, nous nous y arrêterons le temps de boire un cappuccino devant la cheminée. On reprend la route en direction de Wick, traversant tout au long des petites bourgades, et multipliant les pauses photos pour immortaliser ces paysages qui nous en mettent plein la vue. Nous ferons un arrêt après Helmsdale, pour faire une mini randonnée qui nous conduira jusqu’au village fantôme, du moins ce qu’il en reste, de Brabear. Le vent s’est levé, il fait très froid face à la mer et le sol est recouvert de quelques centimètres de neige. Peu importe, nous irons jusqu’au bout et reviendrons glacés… Nous n’avons pas dû prier assez longtemps hier soir, ou pas bu assez de whisky, ce qui revient au même, car le temps se dégrade et semble avoir perdu les pédales. En l’espace d’une heure, nous aurons droit à du soleil, de la neige, de la pluie, de la grêle, du vent, froid et chaud (enfin presque…). Nous arriverons à Wick sous une véritable tempête de neige et poursuivrons sans nous y arrêter pour retrouver le ciel bleu… à la sortie de la ville. On continue sur John O’Groats, surnommé ainsi car c’est la fin de la route avant les iles Shetland. Nous y ferons un stop dans un vent puissant et glacial qui nous obligera après quelques photos à nous rabattre sur un coffee shop pour nous réchauffer. Reprise de la route pour Armadale via Thurso où nous avons réservé pour deux nuits dans un B&B, l’Armadale House. 70 £ la nuit en petit déjeuner. Il n’est que 15 heures mais il fait déjà beaucoup trop sombre pour faire de belles photos et remettons à demain l’exploration de cette portion de la route. Nous ferons donc encore quelques arrêts puis rejoindrons notre B&B, avant d’aller dîner dans un petit bourg au Strathy Inn à quelques kilomètres de là. 35 £ pour deux. Nuit à l’Armadale House.

Jour 20 : Poursuite de notre trip sur la North Coast 500, entre Armadale et Tongue. Une route magnifique dont les paysages changent au rythme d’une lumière qui varie de tons et d’intensité toutes les dix minutes… Mis à part le vent, toujours constant en puissance et fraicheur, le temps change tout le temps, nuages, neige et soleil, se battent pour occuper le ciel de l’Ecosse. Notre balade sur cette portion de route, l’A 836, nous conduira à Farr Point, Torrisdale Bay, à Skerray et sa magnifique baie où se trouve un petit port de pêche, puis enfin à la baie de Tongue et à la ville du même nom, qui offre une superbe vue sur la baie de Kyle of Tongue et les sommets du mont Ben Hope. Nous déjeunerons à l’Hotel Tongue, un superbe ancien relais de chasse. 35 £ pour deux. 14 heures 30, le temps se couvre et la neige pointe son nez. Nous décidons de retourner sur Armadale en faisant une boucle par la vallée de la Strhathnaver. Une route en « Single track », c’est-à-dire étroite qui n’autorise pas le croisement de deux véhicules. Il faut donc anticiper et se garer sur les emplacements prévus, passing place, lorsque l’on n’aperçoit un véhicule qui arrive en face. Heureusement pour nous nous n’en croiserons que trois tout au long des 53 km du parcours. Je dis heureusement car la plus grande partie est recouverte d’une petite couche de neige qui s’est accumulée au cours de la journée. Cette route, la B 873 puis B 871, débute à Altnatharra et finit par rejoindre l’A 836, à hauteur de Bettyhill. Elle chemine entre des basses montagnes enneigées et longe le loch Naver et la rivière du même nom. Le tout dans de somptueux paysages propices à la photographie. Nous apercevrons des cerfs et des biches, paisibles au bord de la route. Retour sur Armadale et, comme la veille, repas au Strathy Inn, 41 £, notre seule possibilité de dîner car tout est fermé dans les environs. Nuit à l’Armadale House.

Jour 21 : C’est reparti sur la North Coast 500, en direction de Durness. La route version road trip à l’américaine, de grands espaces, des paysages à couper le souffle, et un ruban d’asphalte qui s’étire à l’infini, alternant double voie et single track. Peu, très peu de circulation, par certains de ses côtés, la 500 nous rappellera ses célèbres consœurs américaines… Le ciel est égal à lui-même, alternant bruine, brume et plafond bas de gros nuages que percent de temps à autres les rayons du soleil, une ambiance qui donnent du mystère aux landes de bruyères, aux plages, falaises et autres lochs, sur lesquels souffle le vent. Un paysage, le paysage, que l’on souhaitait trouver en Ecosse, sinon nous serions venus en juillet… Tout est dépeuplé, aussi loin que se porte la vue, les seuls « vivants » que nous apercevons sont les moutons. Seuls au monde, la North 500 remplit sa mission. Nous multiplions les pauses photos et ferons un arrêt à Durness, petit hameau aux maisons dispersées, au Cacao Mountain, à un mille du centre en direction du golf, une petite fabrique de chocolat qui fait également bar où vous pourrez boire de merveilleux chocolats chauds et acheter ou manger la production locale. Nous poursuivons la route en direction de Lochinver, où nous avons réservé pour la nuit au B&B Park House, 60 £ la nuit avec petit déjeuner. Nous ferons des passages à Kinlochbervie, où se trouve la plus belle plage de sable du Royaume-Uni, mais que nous ne pourrons pas voir par faute de temps. Nous pensions pouvoir la rejoindre en voiture mais en fait il faut marcher environ 6.5 km et bien qu’il ne soit que 14 heures 30, la luminosité commence à baisser. Nous ferons donc l’impasse et repartons en direction de Scourie puis Kylesku, avant de poursuivre sur Lochinver. La nuit qui tombe rajoute à l’ambiance. Nous arrivons vers 17 heures au B&B. Dîner en ville et nuit au Park House.

Jour 22 : Reprise du road trip en direction d’Ullapool, sur les rives du loch Broom, à une soixantaine de km de Lochinver. Comme la veille nous explorerons les recoins de la North 500, mais la pluie a fait son apparition aujourd’hui sous forme d’une bruine fine et continue accompagnée d’une brume qui enveloppe le paysage côté mer. Nous décidons donc de filer direct sur Ullapool et de nous rabattre sur une randonnée à l’intérieur des terres. Après une pause-café au Seaforth, un grand pub sur le front de mer face au port de pêche et au terminal des ferrys pour l’ile de Lewis et Harris, nous reprenons la route jusqu’au Lael forest garden à Inbhir Làthail à quelques kilomètres d’Ullapool en direction d’Inverness. Nous y ferons une randonnée de deux heures trente dans la forêt en suivant un sentier qui démarre au pied d’une cascade et se prolonge en forêt. Nombreuses petites cascades et vert à profusion nous ferons le plus grand bien malgré la pluie, mais nous sommes bien équipés. N’oubliez pas vos bottes en caoutchouc ! Retour en ville pour un peu de shopping dans les boutiques de souvenirs et direction le Morefield Motel où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 60 £ avec petit déjeuner. Un motel à l’américaine avec la voiture garée devant la chambre, toute petite mais très propre et équipée. Une soirée rock roll y est prévue mais nous préférons en ce samedi soir retourner au Seaforth pour dîner car on nous a dit que c’était le pub le plus fréquenté de la ville. Soirée au Morefield Motel. Jour 23 : Soleil. Journée road trip sur la North 500 au programme dont une portion comprise entre Torridon et Applecross considérée comme la plus belle partie de la Route 500. Et nous n’allons pas être déçus. Une portion de route autant spectaculaire pour les paysages et panoramas qu’elle offre que par le ruban de bitume lui-même. Côté nature, on en prend plein les yeux, c’est superbe, les mots me manquent pour le décrire. Côté route, une single track qui monte et descend façon montagnes russes, qui se rétrécit par endroit au point d’être à peine plus large que la voiture, qui monte vers des sommets enneigés et redescend en deux tours de roues vers la mer. Une route, très peu fréquentée, moins de dix véhicules croisés en 2 heures trente et plus de 120 bornes. Une route qui effraie parfois, surtout le passager, par les ravins sans protections qu’elle oblige à frôler. Des Montagnes et des vallées qui m’ont fait penser à un épisode du Seigneur des anneaux. Des baies abritées où les bateaux de pêche ont trouvé abris. Des maisons blanches où nous ne verrons jamais personne… Des moutons, des cerfs, des biches, des faucons, mais aussi la vache des Highlands que nous voulions voir depuis longtemps. Le temps a passé trop vite et la lumière commence à décliner. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui embrase l’horizon. Nous rejoignons Kinlochewe où nous avons réservé une chambre pour la nuit au Kinlochewe Hotel, 80 £ avec petits déjeuners. Dîner sur place, nous n’avons d’ailleurs pas le choix car tout est fermé dans les environs. Un bel hôtel à l’ancienne, avec un beau bar où nous dînerons, seuls, car nous sommes les seuls clients. Un bon repas et surtout du whisky pour fêter l’anniversaire de Corinne.

Jour 24 : départ pour l’ile de Skye et comme il fait beau, nous en profitons pour aller voir le château le plus photographié d’Ecosse à Dornie, pas très loin du pont qui relie l’ile de Skye à la côte ouest de l’Ecosse. Un très beau château, que tout le monde a vu en photo sur les prospectus des agences de voyages ou autres blogs… Le plus photographié, certes, mais avantage du hors saison, nous sommes presque seuls, à nous les photos. Très beau, nous reviendrons dans deux jours visiter l’intérieur car fermé ce jour. Dix minutes et un pont plus tard, nous voilà sur l’ile de Skye roulant en direction de Portree. Nous y arriverons à midi avec l’espoir de pouvoir, enfin, manger des fruits de mer, puisque plusieurs restos sont cités dans les guides. Ben non ! Tout est fermé et les quelques touristes que nous rencontrerons devront se rabattre sur des restos indiens… Pas nous, tant pis, un passage sur le port et ses fameuses maisons de couleur et un autre dans une boulangerie et reprise de la route. Portree : bof, une mini déception il faut le dire. Une ville de cette taille (3200 habitants), sans restauration possible à midi… Tout le reste n’est que boutique à touristes et même le port ne tient pas ses promesses. Nous reprenons la route direction la région de Trotternich avec un premier arrêt à Old Man of Storr, le fameux rocher que l’on rejoint en 45 mn de randonnée. Mais la brume a envahi les montagnes et la visibilité trop réduite empêche la randonnée. Nous poursuivons donc la route vers les Waterfalls Kilt, à une dizaine de km de là, où se trouve la plus haute chute d’eau du Royaume Uni, c’est le Routard qui l’affirme. Une belle cascade et un panorama sublime sur les falaises Kilt Rocks. Nous poursuivons ensuite en direction de Dunvegan, où nous avons réservé pour la nuit dans un B&B, en faisant le tour complet de la route nord de Portree. Comme la veille, nous serons enchantés par les paysages sublimes tout au long du parcours. Nous multiplierons les arrêts photos et auront de nouveau droit à un coucher de soleil. 15 heures 30, nous arrivons à Dunvegan et décidons de pousser jusqu’à la seule distillerie de l’ile, la Talisker à Carbost à 25 bornes de là. Nous y arriverons juste à temps pour visiter la boutique mais pas la distillerie, dernière visite à 16 heures. La nuit est tombée et nous regagnons notre B&B, l’Argyll House à Dunvegan, 60 £ la nuit en petit déjeuner. Un peu de repos et départ pour Edinbane à 17 minutes de route (16 km) où se trouve l’Edinbane Inn, l’un des deux seuls restos, de la région, ouverts…, 49 £ pour deux. Nuit à l’Argyll House.

Jour 25 : Le temps se gâte sur l’ile de Skye. D’après nos hôtes, la pluie devrait faire son apparition vers 14 heures. Nous décidons d’aller voir Neist Point, la pointe la plus à l’ouest de l’ile dans le secteur de Glendale à une dizaine de km de Dunvegan. On y accède par une petite route single track qui se termine sur un minuscule parking après avoir traversé de beaux paysages et quelques bourgs tranquilles. Nous sommes seuls, heureusement, vu la taille du parking et la route, on imagine ce que ça doit être en pleine saison avec voitures et campings cars… Le vent est violent, du genre à refermer la portière à votre place où à vous pousser hors du sentier. Mais il ne fait pas froid, c’est même la journée la plus chaude de notre trip avec 10 °C. Nous empruntons le sentier qui doit nous mener au phare après 30 mn de marche. Dès le départ, le paysage est somptueux, falaises et océan se disputent la palme. C’est impressionnant de puissance. Le vent se calme lorsque nous arrivons au bout de la première partie, une pente raide qui nous débouche sur un pâturage où les moutons nous regardent passer. Puis ça remonte et le vent reprend de plus belle sitôt le sommet franchi avec le phare qui se trouve à moins de deux cents mètres de là, au bord de l’eau. Nous ne pouvons-nous attarder davantage, ça castagne trop. Il est temps de remonter… Nous croiserons trois jeunes filles qui, comme nous, se sont lancées à l’assaut de Neist Point, et c’est tout. L’aller-retour plus le trajet en voiture nous aura pris deux heures. Le ciel se charge davantage maintenant et nous reprenons la route pour Sligachan pour admirer Cullin Hill, des sommets qui pointent vers le ciel en partant de la mer. Nous y arrivons vers 13 heures et faisons une pause au Sligachan Hotel, pour nous régaler d’une bonne soupe du jour, aux marrons, au restaurant, le seul ouvert dans le secteur. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route, mais les éléments se déchainent, pluie et vent joignent leurs efforts pour nous rendre la vie difficile, de plus il n’est que 14 heures 30, mais il fait sombre comme en début de soirée. Nous décidons de rentrer à l’Argyll House pour un après-midi détente cosy devant la cheminée. Corinne en profitera pour se reposer et moi pour me remettre à l’écriture qui me démange les doigts… Dîner au Stein Inn, 45 £ pour deux, à 20km de là, le seul ouvert ce soir et nuit à l’Argyll House.

Jour 26 : Je viens d’apprendre la disparition, pendant la nuit, de Johnny, c’est un peu comme si une partie de ma vie disparaissait avec lui, tant ses chansons m’ont accompagnées dans ma vie et mes voyages. Le blues est là, à moi de repartir… Et comme pour accompagner mon blues, la tempête se déchaine à l’extérieur. Nos hôtes nous apprennent que les liaisons par ferry sont coupées et que le pont de l’ile de Skye risque d’être fermé à cause du vent trop violent. Nous avons prévu de rejoindre Fort William aujourd’hui, à plus de 150 km de là et nous nous dépêchons pour ne pas rester bloqués sur Skye. Skye qui restera pour nous une petite déception, nous en attendions beaucoup, trop peut-être, et même si nous sommes hors saison, même si le temps n’est pas des plus cléments, nous n’avons pas ressenti sur l’ile la magie du reste de l’Ecosse et de la route 500 en particulier. C’est donc sans regrets que nous quittons l’ile par l’A87 en direction de Spean Bridge, où nous avons réservé pour 2 nuits au Tirindish House B&B, 70 £ la nuit avec petits déjeuners. Puis de Spean Bridge, nous prenons l’A82 pour rejoindre Fort William. La route depuis Skye est superbe et nous offre de magnifiques vues jusqu’à celle sur le Ben Nevis, couronné de nuages. Fort William, nous arrivons à 13 heures, et faisons une petite balade en ville, le temps de boire un chocolat chaud dans un pub et allons visiter le Highland West Museum, entrée gratuite, au cœur de la ville. Un joli musée qui raconte aussi bien l’histoire locale que la préhistoire… éclectique. Nous visitons aussi l’église St Andrews qui est superbe avant de nous rendre à la gare des trains car contrairement à ce que nous avons toujours lu depuis que nous préparons ce trip, nous avons appris que le train à vapeur « Le Jacobite », celui de Harry Potter- oui, oui, c’est bien celui-là, circule tous les jours entre Fort William et Mallaig, départ à 10h15, retour 16h00. 35 £ la place en A.R, cher, car 4 trains normaux par jours font le même parcours pour la moitié du prix, mais nous voulons celui-ci et rien d’autre. Nous décidons donc de prendre celui du lendemain et reprenons la route pour Glenfinnan où se trouve le fameux viaduc sur lequel on voit passer le train dans le film. Nous arrivons 5 mn avant le passage du Jacobite. Il pleut mais la magie opère et une petite poignée de fans sont présents pour assister au spectacle. Pour le voir il faut emprunter un petit sentier derrière le Visitor center de Glenfinnan et on y accède en 5 mn de marche. La nuit tombe, nous regagnons le B&B. Dîner dans un village proche, 48 £ pour deux, car tout est fermé ici, et nuit au Tirindish.

Jour 27 : Départ à 9h00 pour la gare de Fort William où nous allons prendre le train à vapeur pour Mallaig. Le train crache déjà toute sa vapeur lors de notre arrivée à la gare 45 mn avant le départ. Parking à proximité, gratuit en cette saison, avec accès direct aux quais. Le billet s’achète directement à bord du train, en cash seulement, 35 £ en seconde et 59 £ en première. Restauration possible à bord. Notre wagon est vide, mais le reste du train est bien rempli. Départ à 10h15 et arrivée à Mallaig à 12h25 avec un stop de 25 mn à la gare de Glenfinnan juste après le viaduc, pour pouvoir visiter le mini musée ou autre. Retour : départ de Mallaig à 14h10 et arrivée à Fort William à 16h. Une pause que nous mettrons à profit pour nous balader un peu en ville et aller déjeuner au Steam Inn, 32 £ pour deux. Il y a d’autres restos ouverts en ville. La balade en train est sympa et agréable et nous fait découvrir de beaux paysages à travers les vitres embuées du tortillard… Nous redevenons des enfants le temps du trajet, l’ombre d’Harry Potter plane sur le train. De retour à Fort William, nous ferons un peu de shopping en ville avant de rentrer au B&B pour nous préparer pour le dîner. Nuit au Tirindish.

Jour 28 : Manteau blanc sur Spean Bridge ce matin, la neige est tombée cette nuit. C’est prudemment que nous prenons la route pour le Nevis Range où nous espérons pouvoir prendre le téléphérique ouvert toute l’année. Pas de bol. Ce dernier est en maintenant pour une semaine encore. Tant pis nous prenons la route pour Glencoe à 40 km de là où nous voulons faire une randonnée. Route magnifique avec de beaux paysages enneigés. C’est sous une tempête de neige que nous arrivons au Visitor Center de Glencoe où se trouvent un shop, un café et un petit musée local, entrée 6,5 £. Nous récupérons les infos nécessaires à notre rando et rejoignons le village de Glencoe d’où partent les trois randonnées qui nous intéressent depuis la forêt du Lochan Trails. La chance est de nouveau avec nous, le soleil refait son apparition, neige et soleil… Nous partons pour une randonnée d’une heure trente, paisible et accessible à tous, le tout dans un décor de noël. 13 heures, nous faisons un stop au Glencoe Café dans la rue principale du village pour déjeuner. Très bien, cool et sympa, bon et pas cher surtout. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route pour Oban où nous allons passer la nuit au Lochnell Arms Hotel, 65 £ la nuit en petit déjeuner. Mais d’abord, une petite balade dans cette petite ville charmante où se trouve la seul distillerie de la région, mais aussi la seule du pays à se trouver en ville, la distillerie Oban. Entrée 10 £ avec dégustation, visite et verre cadeau. Une visite sympa pour amateur de whisky. Nuit et dîner au Lochnell Arms.

Jour 29 : Départ pour Balloch à 90 bornes de là. Nous prenons la 85 puis la 82, deux très belles routes qui nous ferons une nouvelle fois traverser de très beaux paysages enneigés jusqu’au loch Lomond, mais un parcours sous un ciel bleu et un soleil magnifique. Nous ferons un arrêt pour visiter la jolie ville de Luss sur les rives du loch Lomond. Une halte plaisante et agréable. Arrivée à Balloch à 13 heures, et là nous apprenons que contrairement à tout ce que nous avons lu pendant la préparation du trip, il est possible de faire une balade en bateau sur le loch. Deux départs par jour en cette saison, 11h30 et 13h30, prix 10,50 £. Une belle balade sous le soleil dans un beau bateau avec moquette, cuir rouge et bien sûr un bar… De retour à 14h30, nous nous rendront au Bird of Frey Centre, à côté de l’aquarium public, où nous pourrons voir toutes sortes d’oiseaux du monde entier. Un petit parc intéressant, à découvrir. Entrée 8 £. Nuit et repas au Queen of Loch à Balloch où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 61 £ en petit déjeuner.

Jour 30 : Levés tôt, nous prenons la route pour Glasgow où nous allons rendre la voiture et passer les deux derniers jours du voyage avant le retour à la maison. Il fait froid, la route est verglacée et un brouillard épais réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres. Seulement une vingtaine de km séparent l’aéroport de Balloch, mais il nous faudra presqu’une heure pour les parcourir dans ces conditions. Nous finissons par arriver et rendons la voiture à notre loueur Thrifty. Nous avons parcouru pas moins de 4184 km en 26 jours… Nous prenons un taxi, 20 £, pour rejoindre l’hôtel Ibis Budget où nous avons réservé pour deux nuits, 45 £ la nuit en petit déjeuners. C’est à pieds que nous rejoignons le Glasgow bridge où nous remontons la rivière jusqu’au Riverside muséum, 30 mn de marche, entrée gratuite, un très beau musée. La ville comme la campagne est enveloppée par le brouillard, il fait très froid et après la visite nous prenons un taxi, 12 £, pour regagner le centre-ville, où nous allons déjeuner au Café Gandolfi, 38 £ pour deux avec boissons. Nous finirons la journée par une balade dans le centre-ville envahi par une foule dense. Le matin se déroulait en ville la course des pères Noël à laquelle plusieurs milliers de personnes, toutes vêtues comme le vieux barbu, participaient. Nuit à l’Ibis Budget et dîner à proximité.

Jour 31 : Glasgow. Ciel bleu ce matin sur la ville et la campagne environnante. Mais le froid est là, tout est blanc et givré. Nous partons en taxi, 12£, pour voir The Burrel Collection à l’extérieur de la ville. Sur place nous sommes informés que le site est fermé pour travaux… Et le taxi est parti nous laissant seuls au milieu d’un paysage de campagne, blanc et pétrifié… Tant pis, on se rabat sur la Pollok House, un beau manoir au milieu d’un immense jardin, entrée 6,50 £, c’est très beau, surtout l’extérieur où coule une rivière. Re-taxi, 15 £, cette fois pour le musée Kelvingrove Art Gallery, mais avant nous allons déjeuner dans un resto sympa sur Argyll Street, le Kelvingrove Café, 29 £ pour deux. Visite du musée, entrée gratuite, mais fermeture exceptionnelle à 15h30 aujourd’hui, il est 14 heures, nous ferons la visite en une heure trente. Départ à pied pour le centre-ville que nous rejoignons après 45 minutes de marche en mode balade. Un centre toujours aussi animé puis nous rentrerons à l’hôtel, en taxi, après une pause chocolat chaud, pour préparer nos bagages. Dîner dans un restaurant indien du quartier où se trouve l’hôtel Ibis.

Jour 32 : Bye-Bye l’Ecosse, levés tôt car notre vol retour via Amsterdam est prévu à 9h05. Journée de voyage, arrivée à Nice à 16h35.

Merci de m’avoir lu. Ericoco.
Voyager pour pas cher à Cuba English translation pending
by Zebigbat · 2018-01-02 · 26 replies
Bonjour,

J'aimerais beaucoup visiter Cuba, de préférence avant que l'ouverture de l'île ne la sature trop de touriste. J'envisage un voyage de 3 semaines en juin. Seulement je suis étudiant et mon budget risque d'être serré. J'ai entendu que Cuba était relativement chère pour les touristes par rapport à d'autres pays de la région, je me demandais tout de même si vous aviez pu voyager à petits prix.

Comment se loger ? Les casas sont-elles incontournables, y a-t-il moyen d'économiser de l'argent de se côté là ? Pas d'auberges de jeunesse ou équivalents ? Je suppose que partir à 2 réduit sensiblement les dépenses au final... J'ai cru comprendre que l'économie pour les touristes (en CUC) et celles pour les cubains (en CUP) étaient séparées. Est possible d'avoir accès aux biens/services "pour cubains" ? Par exemple pour les bus/trains ? Pour la nourriture ? Éventuellement, pour se loger ? Les bus, les trains permettent-ils de se déplacer convenablement ? Est-ce possible de faire une grande partie du voyage à vélo, et si oui, faut-il amener le sien ou peut-on en acheter un sur place ? Qu'elles sont les activités "abordables" ? Par exemple, se loger à proximité des plages touristiques est-il cher ? Pour des randonnées, peut-on se débrouiller sans guide ? Est-il possible de louer un logement pendant une durée plus longue (une semaine/10 jours) et de faire des escapades à partir de là (et peut-être économiser encore :p ?) ? Le conseilleriez-vous ? Enfin, avez-vous beaucoup rencontré/interagit avec les cubains, ou évoluent-ils à distances des touristes ? Le fait de ne pas avoir de guide pénalise-t-il de ce côté là ?

Bref, conseilleriez-vous de partir pour Cuba avec un petit budget :) ?

Désolé pour l'ambiance pingre du message, merci d'avance pour vos réponses !
Novembre - décembre 2017: Thaïlande et Myanmar, un peu hors des sentiers battus English translation pending
by Jacou0109 · 2017-12-28 · 9 replies
Carnet d’un voyage de 38 jours en Thaïlande (Bangkok, Singburi, Uthai Thani, Kamphaeng Phet, Mae Sot) et au Myanmar (Malwamyine, Hpa An, Kyaik Hti Yo, Bago, Ngwe Saung, Chaung Tha, Sittwe, Mrauk U, Yangon)

8/11 de Bâle à Istanbul

Une journée marquée par de nombreuses heures d'attente tant à Bâle qu'à Istanbul, liées à des vols retardés et à une longue escale à Istanbul. Le grand aéroport Ataturk, s'il est bien calme dans les allées d'embarquement, est beaucoup plus fréquenté et cosmopolite dans la grande avenue commerciale où se concentrent magasins, boutiques hors-douane et restaurants. Malgré le retard de 2h à Bâle, il nous reste encore 6h à attendre avant le décollage prévu à 2h du matin et il n'est que 20h. Entre les tentatives de sieste, allongés sur un banc, la lecture de revues et de guides du voyage et une déambulation dans les allées commerciales, le temps finit quand même par passer et nous embarquons et décollons dans un Boeing 777 bien plein. Au bout de 8h et 25 mn nous voilà rendus à Bangkok. Les formalités de visas (exemption pour un séjour de moins de 30 jours) ont été expédiées en deux temps trois mouvements, les bagages par contre ont été plus longs à récupérer. Nous nous préparions à prendre l'airport link pour nous rapprocher du centre ville mais après nous être renseignés, l’employée de l' office du tourisme nous conseille plutôt de prendre le bus S1 qui part devant la sortie 7 et qui peut nous laisser devant le « Democracy monument » situé à 10mn à pied du Lamphu tree pour seulement 60B p.p. En dépit de quelques bouchons devant les postes de péages nous ne mettrons qu'une heure pour faire ce trajet jusqu'au monument. Si dans le bus il faisait frais, clim oblige, dans la rue par contre il fait moite et chaud (30°). Troisième retrouvaille avec le Lamphu tree ! Douche, rangement des vêtements d'hiver, nous ressortons plus légers et allons dîner à Khao San au Pannee restaurant que nous connaissions déjà. Ici à Khao San c’est toujours la même ambiance cosmopolite, routarde un peu artificielle, enclave du tourisme international dominée par le business de pacotille. Après la chaleur moite nous retrouvons aussi avec plaisir les odeurs, les sons et les couleurs de ce pays, on est bien contents d'être de nouveau en Asie ! Mon premier curry vert du séjour est le bienvenu et ses parfums à base de coco, galanga, citronnelle en bâton me ravissent. Monique quant à elle se pâme devant son premier phat thai. Promenade rapide dans le quartier et retour au Lamphu pour une nuit réparatrice de 10h.

9/11 de Bangkok à Singburi

C'est avec plaisir que nous nous installons à notre table habituelle, celle qui donne sur l'allée le long du canal, pour prendre le petit-déjeuner : toujours autant de choix entre les plats thaïs, les omelettes, les fruits, yaourts, toasts beurre et confitures. Nous quittons l'hôtel et hélons un taxi qui nous emmène à la station de bus de Mochit pour 100B (pile au compteur). Là on nous indique le guichet 32 où nous prenons deux tickets pour Singburi avec un départ à 10h. Nous partons à l'heure, le bus est loin d'être rempli et ne le sera pas jusqu'à l'arrivée 2h plus tard. Après avoir longtemps longé les faubourgs de Bangkok, avec leurs habitations et leurs commerces, la campagne avec ses rizières et ses champs a pris le relais. A la station de bus de Singburi, nous avons pris un songthaew pour faire les quelques km qui nous séparait du Sumali villa, notre hôtel pour deux jours. Nous sommes agréablement accueillis par le patron, Philippe un français installé depuis de longues années en Thaïlande. La chambre est grande, propre et dispose de tout le confort. Une grande piscine nous tend les bras, le jardin tout autour est très beau et de plus très bien entretenu. En fin d'après-midi je vais faire un petit tour à pied jusqu'au Wat tout proche, le premier du voyage mais qui sera suivi par de nombreux autres !!! Eloigné de tout restaurant digne de ce nom nous dînons au Sumali : une soupe Tom Yang Khung bien épicée (à base de coco, combawa, citronnelle, crevettes, champignons et légumes variés pour moi et un matsaman à la noix de cajou et au poulet pour Monique, délicieux !.

11/11 Sing Buri Bonne nuit dans un lit king size et avec une clim bien réglée. Petit-déjeuner sur la terrasse en face du jardin avec de bons produits. Discussion avec Philippe qui nous prête sa moto tricycle pour aller nous balader dans les environs. Ciel bleu et chaleur sont au rendez-vous. Nous mettons nos casques et c'est parti sur environ 10 km jusqu'au « Musée des héros » à Bang Rachan où est retracée l'héroïque résistance de quelques villageois qui ont arrêté et provisoirement battu l'armée birmane qui s'apprêtait à envahir la ville d'Ayutthaya en 1766. Musée pédagogique comme souvent dans ces pays avec force maquettes très bien faites, scènes grandeur nature où l'on présente les phases importantes des combats victorieux. Le musée est installé au milieu d'un grand jardin d'agrément où est repris la thématique de la résistance. De façon générale il y a, tant à la ville qu'à la campagne, de beaux parcs publics avec animation, petits commerces, stands de nourriture très fréquentés surtout le W-E par les habitants. Nous reprenons notre moto pour aller voir le grand Wat Phikung Thong réputé pour son très grand bouddha assis qui se voit à des km à la ronde. Le site plutôt kitch est très fréquenté, de plus on est samedi et il y a une belle animation. Des dizaines d'animaux en plâtre grandeur nature égaient les parterres de fleurs et de buissons, tout le bestiaire très coloré est représenté : lions, tigres, éléphants, biches et cerfs, lapin, coqs et poules, buffles.

Nous ressortons à pied pour aller voir le Wat Phra Non Chakrasi Worawihan situé juste à côté de l'hôtel. Alors qu'hier au soir tout semblait fermé aujourd'hui tout est ouvert et éclairé et les fidèles se pressent pour prier, allumer des bougies ou des bâtons d'encens, secouer un fagot de baguettes devant le grand Bouddha couché où y faire adhérer des feuilles d’or. Il est toujours étonnant pour des occidentaux de voir la ferveur que témoignent les Thaïs à la religion bouddhiste : des petits enfants aux vieillards, chacun vient s'agenouiller, prier et faire des offrandes. Beaucoup de commerces prolifèrent autour des temples, spécialement quand ils sont réputés. On est samedi, il y a beaucoup de monde et les gargotes qui entourent le temple sont toutes très sollicitées. Retour à l'hôtel pour se rafraîchir dans la piscine. Vers 17h la fille de Philippe qui doit aller au grand marché de nuit du samedi à Sing Buri se propose de nous y emmener : c'est un grand marché couvert où l'on trouve les secteurs habituels des marchés thaïs : celui de le nourriture avec les vendeurs de poissons, de viande, de fruits et légumes, celui des petites cantines qui cuisinent tout ce qu'il est possible de cuisiner en Asie et croyez-moi il n'y a pas de limite ! Il y a aussi les vendeurs de billets de loterie, de fringues, de parfums et de bijoux. Les allées étroites sont noires de monde et ça achète, et ça marchande avec le sourire. Retour à l'hôtel et diner de Kaï pta met Mamuang (noix de cajou et porc grillés) et de Panaeng pork (soupe parfumée et épicée à l’ananas).

12/11 de Singburi à Uthai Thani

Pan, la fille de Philippe nous emmène en ville pour essayer de régler nos problèmes de transport : en effet quitter Singburi pour Uthai Thani pourtant assez proche et sur une grande route n'est pas évident. Finalement elle va nous emmener assez loin à plus de 10 km de la ville pour nous laisser à un arrêt de bus le long de l'autoroute d'où nous allons prendre un minivan pour Nakhon Sawan. Après 2h d'autoroute nous voilà à la station de bus de Nakhon Sawan. À 11h30 un vieux bus brinquebalant va nous amener à Uthon Thani en redescendant l'autoroute n°1 vers Bangkok sur 25 km avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre Uthaï Thani où nous arriverons au bout d'une heure ¼. Là il nous faut choisir un hôtel mais nous ne savons pas trop où nous sommes, finalement nous nous entassons difficilement dans un tuktuk, (à 2 avec les sacs c'est pas gagné) qui nous emmène au Payamai resort, la 1re adresse que j'avais sélectionnée : mauvaise pioche, c'est loin, isolé, rustique et cher. Retour en tuktuk en ville où nous allons au Phiboonsook hôtel : c'est un hôtel standard en pleine ville, sans charme avec des chambres classiques mais avec clim, sdb privative et propre, pour 650B, c'est donc d’un bon rapport qualité/prix. Nous nous installons puis allons découvrir la ville. Il est presque une heure et la ville semble dormir ! Les magasins ont tiré leurs rideaux, les restaurants et buvettes itou. Nous découvrons les bords de la rivière qui font le charme de la ville. Première constatation, il n'y a pas de touristes à l'horizon et les locaux parlant anglais sont quasi inexistants. Le long de la rivière nous rencontrons un couple de belges qui font les mêmes constatations que nous. Du bord de la rivière on aperçoit quelques maisons flottantes amarrées le long de la berge.

Nous voilà donc dans une ville authentiquement thaïe : peu ou pas d'inscription en anglais, peu de gargotes ouvertes le dimanche sauf près du marché, il est encore plus difficile de boire de la bière, la plupart des cantines sollicitées n'en ont pas et les magasins et débits de boissons ne les vendent qu'à certains créneaux horaires (9-12 et 17-20), il y a ici une prohibition de l'alcool qui surprend par rapport aux sites touristiques habituels où l'alcool coule à flot !!! Finalement nous allons boire un thé glacé dans un kiosque près du marché au bord de la rivière. Dans la soirée nous irons de même dîner dans le même kiosque de deux matsaman poulet et bœuf arrosés d'un délicieux citron pressé dans une mer de glaçons. Retour à l'hôtel, nuit moyenne la clim et la couette font alterner chaleur et fraîcheur, une horde de chiens ajoute une note bruyante....

13/11 Uthai Thani Petit-déjeuner de rôtis et cafés au kiosque musulman près de la rivière. Nous louons des vélos et partons en direction du « glass temple » ou Wat Tha Sung. C'est un temple moderne du milieu du 20e siècle dont la particularité est d'être à l’intérieur entièrement recouvert de miroirs. De même les colonnes sont recouvertes de milliers de losanges en verre qui se reflètent les uns les autres à l'image de la galerie des glaces de Versailles. L'effet est vraiment impressionnant et esthétique. A part un car de touristes il y a peu de monde. Avant de partir nous profitons des grands jardins et du lac qui entourent le temple.

Nous reprenons nos vélos et pédalons 30 mn pour rejoindre Uthai Thani et notre hôtel. Nous ressortons peu avant 14h en direction du port d'où partent les bateaux qui font la croisière sur la rivière.

Le batelier que nous avions réservé ce matin vient nous prendre pour une balade de 45 mn (100B pp) sur une petite barquette pour 2 passagers. Sympathique balade qui permet de longer les nombreuses maisons flottantes amarrées le long de la rivière. De retour, je loue un vélo pour aller voir de près le Wat Sangkat Rattana Khiri, celui perché sur la colline accessible par une longue montée en escalier de 445 marches, heureusement à l'ombre à cette heure. Très belle vue sur la ville et les environs, il n'y a pas un chat là haut, seul un bonze avec sa tenue safran et quelques ouvriers et ouvrières réparant une terrasse. Au loin on peut voir de belles rizières cerclées par les méandres d'une rivière. Vers 18h30 tenaillés par la faim nous cherchons de quoi dîner. C'est paradoxal car les petites cantines ne manquent pas mais il est impossible de se faire comprendre pour savoir ce qu'on y sert. Au marché nous trouvons notre bonheur et dînons d'un excellent padt thai à 40B la portion, soit à peine plus de 1 €. Nous terminons notre repas par des dimsuns.

14/11 d'Uthai Thani à Kamphaeng Phet Levés à 7h nous improvisons un petit-déjeuner sur place, grâce aux cafés disponibles à l'hôtel, et à quelques achats : le tout est très sucré, tant le café que les banana cakes que les yaourts. Nous faisons téléphoner la réceptionniste pour qu'elle nous appelle notre sympathique chauffeur de tuktuk utilisé l'avant veille. 5mn plus tard nous voilà à la station de bus. Le bus pour Nakhon Sawan mettra 1h30mn après moult détours avant d'arriver. Là nous attendrons jusqu'à 11h avant de reprendre un bus VIP à 2 étages pour Kamphaeng Phet. Peu après le départ nous nous arrêtons pour déjeuner (2 plats à 10B, c'est très bon marché) puis pour faire le plein et enfin vers 13h50 nous voilà rendus. Nous négocions un songthaeun (espèce de tuktuk collectif) avec un couple de Belges rencontré la veille à Uthai Thani. Le marchandage est laborieux compte tenu du fait que nous n'allons pas dans la même direction. Nous nous installons au Three J GH, sympathique GH routard dans le centre de K.P. avec un patron très avenant et de bons conseils pour tout ce qui concerne le ville et la région. Après nous être reposés, nous partons à pied vers le centre ville et la rivière Ping distante d'1 km environ. Nous commençons par passer devant le marché couvert qui à cette heure, il est près de 16h30, n'est plus fréquenté. Par contre et c'est évident c'est le marché de nuit presque en face qui a pris le relais. Les cuisiniers s'affairent et les clients ne manquent pas ! Nous continuons en direction de la rivière et nous nous promenons sur la grande allée qui la longe en compagnie des joggeurs et des promeneurs de chiens. Un temple chinois très coloré va servir de lieu pour une fête. Retour au marché de nuit où je vais dîner d'un « pad tyoui ? » (plat de très larges pâtes mélangées au wok avec des légumes variés et un peu de porc mariné, c'est bon, copieux et pas cher (35B=1€.)

15/11 Kamphaeng Phet Levé vers 7h30 petit-déjeuner sur place (salade de fruits, œufs frits, toasts, beurre et confiture). Nous louons des vélos (50B pp) et partons vers le site historique de K.P. Comme rien n'est indiqué nous nous perdons vers le nord de la ville et après un détour de plusieurs km nous arrivons à l'entrée Nord du site ! Nous payons l'entrée (150B pp) et nous voilà dans un cadre forestier et ombragé à visiter les uns après les autres les différents sites de K.P. Si certains ne sont que des ruines peu parlantes d'autres par contre sont très intéressantes comme le Wat Chang Rob avec sa galerie de 66 éléphants qui ceinture la base des quatre côtés du temple. Le Wat Singha et son grand Bouddha est également très beau ainsi que le Wat Phra si Riyabot et le Wat Phra Non. La balade est agréable et les oiseaux s'en donnent à cœur joie dans les grands arbres du site. Nous quittons le parc Nord puis pénétrons dans le parc sud avec le magnifique Wat Phra Khéo et ses trois bouddhas presque intactes encore recouverts du stuc d'origine. Retour à l'hôtel, vite un citron pressé et une Chang bien fraiche !!! Je ressors vers 17h faire un tour au marché de nuit et le long de la rivière Ping. Dîner dans un restaurant chinois tout près de l'hôtel : poulet à la sauce citron, springrolls deep fried, légumes bouillis.



16/11 de Kamphaeng Phet à Sukhothai

Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue ce matin, il s'agit d'une petite pluie fine, il fait un peu plus frais. Le patron du GH nous emmène à la station de bus, là plutôt que d'attendre encore plus d'une heure le bus pour Sukhothai nous embarquons à bord d'un songthaeun, la pluie a cessé et nous voyagerons assez confortablement et rapidement puisqu'il nous laissera à Sukhothai au bout d'1h20mn. Nous nous installons au Lotus village hôtel. 20 mn plus tard nous sommes attablés au Poo restaurant (ancien resto belge que nous avions déjà fréquenté il y a 3ans) à déguster pad thai et curry vert : délicieux !

17/11 visite du site de Sukhothai

Pour rejoindre le site d’old Sukhothai nous prenons un songthaeun juste après le Poo restaurant (durée 20mn et 30B pp). Nous louons deux vélos (2x30B) et partons visiter ce site déjà vu il y a 3 ans. C'est toujours aussi beau et la redécouverte du site en vélo est très agréable. Si au début nous avons été confrontés à des groupes de touristes importants, cela s'est rapidement tassé. Nous avons pu à partir de midi visiter tranquillement les plus importants monuments sans être dérangés le moins du monde. Une petite pause boissons et grignotis (springrolls) a été la bienvenue en compagnie d'un groupe de cyclistes français dont certains étaient aveugles et qui faisaient un grand tour de la Thaïlande en un mois à vélo ! L'après-midi nous avons visité d'autres temples et nous avons pu assister à une séance de danses folkloriques devant le monument du roi Ramkhamhaeng.



18/11 de Sukhothai à Mae Sot

Départ du Lotus village vers 11h20 en tuktuk. À la station de bus un minivan s'apprête à partir pour Tak, alors plutôt que d'attendre 2h un bus direct nous saisissons cette occasion, 1h plus tard nous voilà à Tak, une 1/2h plus tard nous reprenons un minivan pour Mae Sot que nous atteignons en 1h1/2 par une route en partie en travaux et qui sera bientôt une superbe 4 voies qui traversera à la manière suisse cette chaîne de montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Nous prenons 2 motos taxis pour la Phannu GH, très bien pour 500B avec clim et sdb privée. Balade dans deux temples typiquement birmans, avec leur stupa doré style « shwedagon » et leurs bonzes safran qui s'affairent ici à cueillir des noix de coco et à les ouvrir pour les boire ! Le marché de Mae Sot est très grand et actif et influencé par le Myanmar tout proche : on y voit des musulmans et musulmanes avec leurs habits caractéristiques, des birmans en longyis, des femmes maquillées au tanaka, des stands vendant des longyis et des restaurants proposant des spécialités birmanes... le soir nous sommes allés au plus proche, le restaurant Borderline, qui fait partie d'une ONG anglo-saxonne. On y trouve cette faune caractéristique, celle des « bonnes âmes occidentales » qui organisait ce soir là une exposition et un vernissage avec petits fours et boissons. une occasion pour justifier je suppose l'argent versé par les Etats occidentaux. Devant le resto se trouvait un énorme 4X4 blanc immaculé avec une plaque bleue (= ONG internationales), on sait au moins à quoi leur sert l'argent des dons !!!

19/11 de Mae Sot à Mawlamyine Nous quittons l'hôtel et avons un peu de mal au début à trouver un tuktuk pour nous emmener à la frontière toute proche (5km). Finalement un vieux tuktuk conduit par un chauffeur aussi vieux nous y emmènera à très petite vitesse. Les formalités sont vite remplies des deux côtés : à peine la frontière passée nous sommes « pris en main » par des rabatteurs qui nous pilotent et nous dirigent vers les bureaux de change et les minivans partagés qui attendent de partir pour Mawlamyine ou ailleurs. 10 mn plus tard nous sommes partis dans une Probox de Toyota, apparemment la voiture type la plus courante ici. On s'extraie de la circulation dense de la ville et prenons une route assez correcte pendant une heure, puis cela se dégrade, la route est pleine de nids de poule, de cassis et de dos d'ânes, c'est une route à deux voies étroites où deux camions ont du mal à se croiser et avec les motos, les tracteurs, les vélos, la conduite est sportive et notre chauffeur aime la conduite sportive, dès que la route se dégage il appuie sur le champignon et la voiture dépasse les 100 km/h. Un peu plus loin la route redevient plus large et mieux revêtue et au bout de 3h1/2 nous sommes rendus. Le taxi nous laisse à notre demande devant l'hôtel Cinderella mais les prix sont corsés (60$) et il n'y a de la place que pour ce soir. Nous essayons le Sandalwood tout proche: la chambre toute carrelée de blanc est propre, lumineuse avec AC, sdb et le petit-déjeuner pour 26500K soit 18€. Nous allons déjeuner au Cinderella réputé pour sa bonne cuisine et des prix corrects : nous mangerons, un massala de mouton, un « Konbao » de poulet copieux et goûteux avec plein de légumes, une bière, un jus de citron et deux cafés (20000K = 13 € à deux). Nous partons ensuite à pied visiter une partie de la colline aux pagodes. Nous commençons par celle du Bouddha en bambou vanné puis continuons par les suivantes en direction du Nord. Nous retrouvons des touristes occidentaux en nombre et surtout des Français. L'ambiance de fin d'après-midi est super, le soleil va bientôt se coucher et les chedis d'or reluisent au soleil couchant. De plus on a une belle vue sur la ville, le fleuve et les îles au loin. Nous vivons un beau moment un peu magique.

20/11 Mawlamyine



Levé vers 7h nous prenons le petit-déjeuner sur place : minimaliste surtout pour le beurre et la confiture qui permettrait de tartiner au mieux une demie tartine, café lyophilisé, 2 œufs avec toasts et un verre de jus sucré. N'ayant pas rencontré de touristes prêts à partager un taxi pour aller visiter les curiosités locales, je m'en vais enquêter auprès du Breeze GH par chance deux Françaises sont là en train de négocier le même tour que nous. Nous tombons vite d'accord et ¼ d'heure plus tard nous partons dans une Susuki Every presque neuve pour le sud en direction des deux pitons karstiques qui émergent singulièrement de la plaine évidemment les Birmans en ont profité pour construire des temples et pagodes au sommet de ces deux pitons et les braves touristes pieds nus sous une chaleur déjà intense n'ont pas le choix, il faut y aller ! Pas sûr que la vue vaille le déplacement. Un peu plus loin s'est construit le plus grand bouddha couché du monde, c'est kitch et original. A l'intérieur se trouve un musée didactique du bouddhisme : on y voit des scènes très réalistes avec des personnages grandeur nature en trois dimensions, plutôt gores quand il s'agit de représenter les méfaits de l'enfer avec le diable et toutes les tortures possibles et imaginables !

Un peu plus loin nous nous arrêtons au monastère Pa Auk, centre de méditation pour hommes ou femmes. C'est un immense terrain sur lequel ont été construit des temples et des petits bungalows pour les moines, disséminés dans la forêt. Dans chaque grande salle de méditation on trouve des dizaines de petites tentes moustiquaires qui permettent de s'isoler et de méditer dans le silence total. Nous terminons notre tour par la pagode U Zina, celle qui est située le plus au sud sur la colline des pagodes de Malwamyine. En fin d’après-midi je ressors faire quelques photos du coté du marché et de la vieille ville : Impressions du siècle dernier, de vieilles bâtisses décrépites, des coolies qui trimballent d'énormes sacs des bateaux aux entrepôts. Les ruelles étroites sont encombrées d'un fatras de colis et de sacs, la rue est sale ainsi que les environs immédiats des échoppes. Je remonte vers la rue principale passe devant une superbe mosquée de style anglais victorien puis remonte vers la prison de l'époque anglaise toujours utilisée. Certaines ruelles sont assez misérables et comme toujours il y a partout de petites cantines simplissimes installées dans des abris de fortune au bord des trottoirs. J'arrive ensuite à la pagode Mahamouni, la seule qui manquait à notre palmarès. La pagode à une forme originale de pyramide à degrés, alors que les chedis sont habituellement de forme courbe sans angles. Là aussi c'est une débauche d'or, de pierreries et de verre destinée à impressionner le croyant et à adorer Bouddha. Le coucher du soleil n'a pas eu lieu à cause des nuages, d'ailleurs il a plu dans la soirée. Vers 19h nous allons faire un tour au marché de nuit : une quinzaine de petites cantines, souvent tenues par des musulmans et qui proposent des plats à consommer sur de petites tables et chaises installées le long de la rivière Thanlwin.

21/11 de Mawlamyine à Hpa An

À 8h un tuktuk nous emmène au port d'où partent les bateaux pour Hpa An. Nous sommes une douzaine de touristes, (essentiellement des Français) et nous voilà partis pour 5h30 de navigation, au cours de laquelle nous longerons des champs fertiles où poussent des bananiers, de la canne à sucre et du riz. Au départ de Malwamyine nous croiserons de nombreux pêcheurs sur leurs barques, lançant leurs filets. De ci de là une pointe dorée dépassant des arbres signale un chedi, il fait chaud mais avec la brise du fleuve c'est supportable. Un arrêt est prévu peu avant la moitié du trajet pour aller visiter un vieux temple du XIXe siècle. Des tuktuk nous attendent à l'embarcadère et nous amènent en 5mn au monastère U Na Auk : L'ensemble est composé de très beaux bâtiments, on remarque en particulier dans deux temples, une superbe frise sculptée en haut relief relatant des épisodes de la vie de Bouddha. Il y a également de belles peintures d'or sur fond rouge et bordeaux. Les plafonds sont à caissons et surlignés d'or. Quant à l'extérieur l'or et l'argent coulent à flot, entre autres sur les frises métalliques qui ceinturent les temples. Retour à la barque puis c'est reparti pour encore 2h de navigation tranquille sur un fleuve calme et très large. Régulièrement des bateaux dragueurs raclent le fond du fleuve pour ramener des graviers. Vers 13h30 nous voilà arrivés à Hpa An. L'hôtellerie à Hpa An est relativement limitée donc souvent complète et d'un rapport qualité-prix défavorable! Après avoir visité plusieurs GH, le choix étant limité nous acceptons une chambre ridiculement petite (pas plus de 8m2) au Golden Sky..

22/11 Hpa An Petit-déjeuner sur la terrasse du Golden sky d’où l’on bénéficie d'une belle vue sur les rizières environnantes. A 8h30mn on part faire un tour avec un tuktuk du Galaxy (5000K pp) avec nos amis pharmaciens Dominique et Alain et deux jeunes femmes israéliennes. Le tour consiste à visiter plusieurs grottes, la plupart ornées de bouddhas et de temples. En plus des sites visités, l'intérêt du tour est de se balader dans cette campagne caractéristique avec ces rizières et ses pitons karstiques. On est en période de récolte et les paysans s'affairent dans les rizières, moissonnant à la main ou utilisant plus rarement un tracteur. Ce tour nous a permis de voir : une belle grotte décorée, la Sadan cave, un temple du VIIe siècle remarquable par ses sculptures votives gravées dans la falaise, et la grotte aux 300 000 chauves-souris dont l'envol a duré au minimum 15 mn. Ce soir nous avons pu changer de chambre et occuper la 404 nettement plus spacieuse.

23/11 de Hpa An au Rocher d'Or (Kinpun) A 8h30 nous prenons le bus à la « clocktower » pour 2h30mn de bonne route jusqu'à Kyak thi yo. Là nous négocions une voiture privée pour 6000K pour nous amener en 15mn à Kinpun. Ici aussi l'hôtellerie est d'un mauvais rapport qualité-prix : le 1er hôtel visité le Sea Star est sale et cher, de plus le gérant ne semble pas avoir envie de nous louer des chambres ! Le 2me le Pann Myo Thu est « un peu » mieux, mais même pour 20$ c'est pas terrible mais on fera avec pour une nuit. On part ensuite vers la station de camion pour le Rocher d'Or. Sous un grand hangar, des camions dont la benne est équipée de 7 rangées de bancs superficiellement capitonnés attendent à tour de rôle d'avoir fait le plein à raison de 6 personnes par rangée. Ce choix de serrer les gens au maximum répond à mon avis à deux impératifs, rentabiliser le camion mais aussi empêcher les gens de bouger dans les virages, et Dieu sait, oups, Bouddha sait qu'ils sont nombreux. On monte une échelle de coupée et on s'entasse. Quand le camion est plein, il démarre et grimpe une route impossible à au moins 15 à 20% de pente, le moteur en surrégime en 1re ou 2nde. Au bout de 15 mn on s'arrête pour permettre à des fidèles de faire la quête pour les « bonnes œuvres » du bouddhisme puis on repart secoués dans tous les sens et agrippés au montant pour ne pas écraser son voisin dans les nombreuses épingles à cheveux. Nouvel arrêt pour payer et pour laisser passer les voitures qui descendent puis la montée infernale reprend : durée 45 mn jusqu'en haut, on passe devant une télécabine et c'est la dernière montée vers 1000m d'altitude. Tout le monde descend. Une longue allée bordée par les marchands du temple mène progressivement vers le Rocher d'Or. Des porteurs montent de grosses charges dans des hottes en osier. D'autres attendent avec des palanquins les pèlerins susceptibles de se payer 4 porteurs pour les trimballer jusqu'au Rocher. Les sollicitations pour laisser de l'argent sont nombreuses comme ces boites transparentes remplies de billets où ces plaques indiquant des dons. Autour du Rocher la ferveur est intense, des hommes (les femmes ne peuvent approcher le rocher) collent des feuilles d'or sur le rocher et prient. Plus loin un bonze tient son auditoire en haleine. Un peu partout les occasions de prier ou de brûler un cierge ne manquent pas. Plus au nord on quitte le sacré et re-voilà les marchands du temple avec leurs bondieuseries, leurs cochonneries chinoises, leurs sucreries... Retour au camion et redescente dans les mêmes conditions : accélération, freinage, virage et rebelote, toujours à la limite. Nuit calme à part les psalmodies d'un bonze, relayées par un haut parleur, et qui veut faire profiter tout la ville de sa sagesse nous abrutissant de Purima...purima...purima une bonne partie de la nuit

24/11 du Rocher d'Or à Bago

A 8h nous prenons le bus pour Bago que nous atteindrons en 3h. Paysage de campagne avec rizières, les montagnes se sont effacées. Le bus nous laisse à l'entrée de la ville car on suppose qu'il continue vers Yangon par la nationale. Les motos taxis et tuktuk nous tombent sur le râble pour nous proposer leurs services ! Comme ils sont tous en cheville avec des revendeurs de billets de bus nous nous retrouvons vite dans une pseudo agence de voyages. En effet des touristes sacs à dos comme nous, sont des clients potentiels car Bago n’est qu’une étape. Le gérant nous propose pour le lendemain un taxi à 5h du matin pour rejoindre la gare de bus de Yangon Dagon Ayar d'où partent les bus vers l'Ouest pour Chaung Tha ou pour Ngwe Saung. Bon même s'il a un peu une tête d'escroc nous lui faisons confiance. Il nous emmène ensuite gratis jusqu'à l'hôtel Amaragold recommandé par Dominique et Alain où nous nous installons. Chambre standard, clim, sdb privée, draps à changer, eau froide à volonté, location de vélos, personnel agréable et même petit-déjeuner aux aurores. je vais découvrir à vélo les principaux monuments de Bago : le plus emblématique est la pagode Shwemawdaw, l'équivalent de la schwedagon de Yangon, en plus moderne et avec moins de curiosités annexes. Peu de monde à cette heure (15h) il fait très chaud et humide. Entre temps j'ai perdu beaucoup de temps à changer de l'argent, une 1re fois chez KBZ où je n'ai pu changer que 100€ au maximum, une 2nde fois dans une autre banque où on a accepté de me changer 300€ en billets neufs, ces billets neufs ont intrigué les jeunes employés de la banque, ils les ont regardés, touchés, passé le doigt sur le fil, au final ça a duré près de 20 mn ! Après la grande pagode je me suis perdu a essayer de trouver deux autres temples mais le plan du routard comme celui de l'OT était tellement faux que j'ai laissé tomber, de plus rien n'est écrit en lettres latines, ni le nom des rues ni les temples. J'ai néanmoins trouvé le lac Pyan et son temple, puis le grand monastère qui jouxte un quartier populaire de type bidonville dont les habitants se débarrassent de leurs ordures en les jetant sur les bords de la rivière, pas très ragoutant ! J'ai ensuite eu du mal à trouver la pagode schwethalyaung réputée pour son grand bouddha couché : un de plus, pas remarquable me semble-t-il. Il est 17h45, la nuit tombe et je n'ai pas de lumière sur mon vélo, je retourne donc rapidement à l'hôtel. Pour dîner nous allons trois rues plus loin dans un restaurant populaire birman : nouilles légumes et cheveux d'ange avec poulet, correct et pas cher.

25/11 de Bago à Yangon et Ngwe Saung

Réveil à 4h30, petit-déjeuner rapide puis attente, longue, on s'impatiente vers 5h20 on fait téléphoner par l’employé de l’hôtel, on nous répond que le chauffeur va arriver dans 5mn finalement vers 5h45 le taxi arrive, chauffeur endormi. La route est assez dégagée et le conducteur conduit vite, bientôt les faubourgs de Yangon et déjà une grande activité règne au bord des routes. À 7h le taxi nous laisse devant la gare de bus Dragon. Les rabatteurs se précipitent tout autour du taxi, puis sachant que nous avons déjà un billet, se désintéressent de nous. Attente dans une « gare routière » d'un autre monde : un long bâtiment sommaire à deux étages, divisé en une vingtaine de box permettant l’accueil des passagers. Des minuscules cantines coincées entre les gaz d'échappement des bus et le bâtiment offrent de quoi se rassasier ou de quoi acheter des doses de bétel à chiquer, les doses de particules fines des gaz d’échappement sont gratuites ! Les alentours de la gare sont transformés en dépôts d'ordures. Démarrage vers 8h15 dans un bus correct mais sans AC (contrairement à l'annonce mais on ne le regrette pas !), 2me arrêt de 15 mn un plus loin sans raison apparente puis on repart tranquillement s'arrêtant pour prendre ou faire descendre des passagers. Très vite la ville laisse sa place à la campagne : des rizières à perte de vue, des lacs et des étangs, des digues, des rivières larges que l'on franchit par de grands ponts, des plantations de courges sur châssis... on y voit des paysans, moissonner le riz, faire des gerbes, de gros tas de riz sont étalés sur des bâches au bord de la route pour être séchés. Des meules de paille apparaissent un peu partout. Des bovins (zébus, buffles ou vaches) paissent ou se repaissent dans les mares. Des échassiers blancs de toutes tailles ponctuent de taches blanches les nuances de verts des rizières. Après quelques arrêts, dont un arrêt déjeuner nous arrivons à Ngwe Saung vers 14h30 soit 6h de trajet. De l'arrêt de bus nous partons à pied vers le « All Seasons » réservé sur booking car étant samedi nous avions quelques craintes concernant la disponibilité des chambres le W-E. L'hôtel est un bloc de couleur mauve sans esthétique particulière, le prix de 44$ est très nettement surévalué : les petits jeunes qui gèrent sur place sont gentils mais difficilement compréhensibles vue leur connaissance limitée de l'anglais. Pas de verre de bienvenue, pas de bouteille d'eau non plus, pas de wifi, de l'électricité seulement entre 18h et 6h. Ici on pratique des prix hors sol ! On le constatera également dans les restaurants où le prix de la bière Myanmar est uniformément à 3000 contre 2000 à Malwamyine et 2300 à Hpa An. Les plats aussi subissent une inflation. Ngwe Saung est un village-rue bordé de restaurants, bars, magasins divers, et plus loin sur plusieurs km de grands resorts qui se réservent les accès à la plage. Cela fait un drôle de mélange entre les resorts à 150$ la chambre et quelques petits hôtels et GH à 15€ la chambre. Dans l'après-midi nous allons voir quelques hôtels ou resorts pour trouver ce qui pourrait nous convenir. Après avoir tourné nous hésitons entre le Shwin Tha et le Seconda Casa. L'un est très éloigné, pas de wifi mais avec une belle vue depuis les bungalows sur la mer. Le Seconda Casa est moins cher avec clim, wifi, électricité 18h/24h, bungalow en bois mais sans vue directe sur la mer, par contre il est au centre du village. Finalement nous le choisissons. Dîner copieux au Golden Myanmar de soupe et riz aux légumes.

26/11 Ngwe Saung

Nous nous installons au Casa et partons faire un tour à la plage toute proche. La plage de sable blanc très vaste s'étire sur des km et est bordée de cocotiers et de resorts tout du long. Tous les 300m on peut voir des ensembles de tables, chaises et parasols, restaurants populaires, location de bouées, et de quads. La plage est parcourue par quelques quads, quelques chevaux et pas mal de motos qui utilisent la plage comme route de desserte. Mais ça reste somme toute assez calme, pourtant on est dimanche. L'eau est très chaude et les rouleaux ne sont pas très impressionnants. Pour me sécher, je pars me promener, sans appareil photo hélas et je tombe sur la remontée des filets par une douzaine de pêcheurs. Je ressors en fin d'après-midi et vais me balader vers le sud de la plage, en revenant je revois une nouvelle remontée des filets de pêche et cette fois-ci je peux la photographier : la pêche est bonne, des petits poissons blancs, type anchois, brillent et s'agitent dans le filet. En 5 mn les poissons sont transférés dans des paniers que deux hommes ramènent au village. Les filets sont disposés d'une certaine façon sur le sable prêts à être immergés une nouvelle fois. Diner au Home restaurant juste en face de notre hôtel : excellent vivaneau à la sauce citron ainsi que de grosses crevettes.

27/11 Ngwe Saung

Nuit un peu perturbée par une climatisation très bruyante et des couvertures rappeuses d'autant plus que nous n'avons pas de draps de dessus. Nous sommes maintenant les seuls clients de l'hôtel ! En effet cette station balnéaire n’est fréquentée que par des touristes birmans ou asiatiques le week-end. Première baignade de la journée dans une eau agréable, presque personne dans l'eau à des kilomètres à la ronde. Je m'en vais louer un vélo juste à côté de l'hôtel (3000/j) puis je pars sur la plage en direction du sud sur plusieurs km jusqu'à une rivière qu'il faudrait franchir à gué pour continuer vers un phare. Là un raidillon accède à la route goudronnée qui longe les resorts du N au S. En arrivant au village je prends une rue parallèle à la rue commerçante pour m'approcher du vrai village de pêcheurs et d'agriculteurs. Petites maisons en dur ou en bois, pimpantes ou non, c'est le village traditionnel typique de l'Asie du S-E. Diner le soir au Home restaurant d'un curry rouge aux crevettes et d'un curry vert au poulet (moins bon que le rouge).

28/11 Ngwe Saung

Balade matinale en vélo sur la plage, d'abord vers le Nord puis le sud : à cette heure (7h) il y a déjà de l'animation, deux birmans escortent deux vaches sur la plage qu'ils vont amener dans un champ un peu plus au nord, des touristes locaux se selfisent à qui mieux-mieux sur la plage. Si certains pédalent, d'autres courent, d'autres encore parcourent la plage en quad ou à moto. Petit-déjeuner sur la terrasse puis baignade dans une mer chaude à peine troublée par quelques rouleaux inoffensifs. Matinée lecture, puis déjeuner chez Home (pad thaï, bière et smoothie au coco.) puis balade à vélo dans les environs du village. En fin de journée je retourne à la plage, baignade puis photos de pêcheurs remballant des filets et répartissant des seaux de petits poissons sur des bâches et des filets pour les faire sécher. Beau coucher de soleil. Diner au Golden Myanmar (excellente soupe thaïe très copieuse et très piquante à 4500K.)

28/11 de Ngwe Saung à Chaung Tha Levé vers 7h je pars faire mon tour de plage quotidien à vélo sous un soleil encore légèrement voilé, la température est agréable et la plage est quasi déserte. Vers 10h nous allons au resto Home, où nous devons retrouver les motos taxi réservés par l'intermédiaire de la patronne. Ils arrivent peu avant 10h et nous partons à moto vers le Nord pour rejoindre Chaung Tha. Ce sera un superbe voyage, alternant pistes étroites dans la forêt, le long de plages désertes, traversant des villages de pêcheurs aux maisons sur pilotis. Il nous faudra également traverser des bras de fleuves et de rivières et pour ce utiliser trois traversiers (soit une barque pour 3 motos au maximum, soit pour le dernier une barque pouvant accueillir plusieurs motos et une dizaine de passagers. A midi donc au bout de 2h nous arrivons à Chaung Tha. Nos conducteurs nous montrent un 1er hôtel qui ne nous convient pas trop puis nous allons voir celui que nous pensions prendre et ce sera le bon, le Shwe Hin Tha : belle chambre au 1er étage avec lit à baldaquin et moustiquaire, ventilo et une belle vue sur le jardin, ses tecks et ses frangipaniers, on peut même voir la mer dans le coin ! Le prix est très raisonnable (33000k). Balade sur la grande plage, retour à l'hôtel. Dîner au restaurant de l'hôtel Shwe Ya Min (crevettes à l'ail et baracuda à la sauce lait de coco : moyen, c'est un peu sucré et ça manque bigrement de sel.) Il fait presque frais ce soir, il y a du vent, le soleil s'est caché en fin d'après-midi, on ne ressent pas d'humidité, mais les moustiques sont toujours là, hélas !!!

30/11 Chaung Tha Nuit un peu perturbée par des moustiques silencieux et voraces, de guerre lasse on a déplié les moustiquaires que l'on pensait inutile avec le ventilo ! Après, heureusement ça allait mieux, le ventilo permettait de garder un air un peu frais. On part sur la grande plage en direction du sud : la plage s’anime, les vendeurs sont de plus en plus nombreux, les estivants ont déplié leurs bâches et s'installent avec casse-croûtes et thermos. Les loueurs de chambres à air sont débordés, des ânes et quelques zèbres birmans attendent le chaland. C'est tout un monde bon enfant qui profite de la plage. Nous continuons notre chemin et passons devant les cahutes délabrées du quartier des pêcheurs : De grands espaces de séchage du poisson sur pilotis sont construits sur le bord de mer.

01/12 Chaung Tha Ce mati, début de week-end, petit-déjeuner buffet très copieux et de bonne qualité. Peu après nous partons à pied en direction de la belle plage située au Nord après du Hill garden resort. Personne, une superbe plage de sable blanc, des cocotiers et une mer chaude. Retour par la plage jusqu'à l'hôtel puis détour par la banque pour changer de l'argent (les billets de 20€ même neufs valent moins que ceux de 50€ !) puis j'achète les billets de bus pour Yangon. Retour par la plage, arrêt bière et noix de coco devant l'hôtel sur la plage. Vers 16h30 je pars faire mon tour photos sur la partie de la plage la plus animée, guettant des scènes intéressantes avec un bel éclairage et il y en a toujours !

02/12 Chaung Tha Aujourd’hui samedi il y a plus de monde, même sur notre plage déserte, des vacanciers ont loué des bouées et un zodiaque pour s'amuser dans les vagues. Quelle différence entre Ngwe Saung et Chaung Tha ? Les deux stations balnéaires ont leurs avantages et leurs faiblesses : N.S. dispose d'une plus belle plage en arc de cercle, il y a les pêcheurs qui ramènent leurs filets sur la plage le soir, la rue principale ombragée est agréable, les vélos sont pas chers à louer mais comme il y a peu d'hôtels accessibles à la clientèle birmane de classe moyenne il y a peu d’animation populaire comme à Chaung Tha. C.H. est un grand village avec des habitants et des pêcheurs, la plage est moins belle mais très animée et très populaire et les vélos y sont beaucoup plus chers à louer (1000K/h au lieu de 3000k/j). Il y a par contre une très belle plage déserte au nord. Balade au coucher du soleil pour m'immerger dans la fête pour les vacanciers, et observer les vendeurs essayant de gagner péniblement quelques kyats. En effet il y a une suite ininterrompue de vendeurs, femmes, enfants, hommes qui arpentent la plage ou hèlent le client depuis leur stand pour leur proposer : des plats cuisinés, des brochettes de crevettes ou de poissons, des coquillages, des boissons, des cadres , du poisson séché, des locations de vélos, bouées, zodiaques etc.

03/12 de Chaung Tha à Yangon A 9h30 le bus doit nous prendre devant l'hôtel mais à 10h toujours pas de bus, l'inquiétude grandit mais pas chez les birmans interrogés « wait, wait » nous disent-ils ! En effet le bus fait la tournée des hôtels pour récupérer ses clients, et vers 10h30 le voilà enfin et nous partons : le bus est correctement climatisé, les fauteuils confortables mais il y a peu d'espace entre les sièges alors avec une taille de 1m80 j'ai les genoux au niveau de la poitrine ! Même paysage qu'à l'aller : des rizières à perte de vue et la récolte va bon train, en effet on voit de gros tas de riz non décortiqué en bordure des routes et des rizières, des camions et des tracteurs chargés de gros sacs blancs. Le bus s'est arrêté 40 mn pour déjeuner puis au bout de 2h, encore 30 mn d’arrêt pour prendre de l'essence et on est arrivé dans les embouteillages de Yangon à la nuit tombée vers 18h soit après 7h30 de voyage. Le bus nous a laissé près du lac Inya, un taxi hélé nous a emmenés jusqu'à l'hôtel. L'hôtel au fond d'une impasse est super propre : grande chambre, lit confortable, sdb impeccable clim silencieuse et efficace et de plus excellent rapport qualité-prix (34€ avec petit-déjeuner). Nous dînons sur place, les restaurants avoisinants étant un peu loin.

04/12 de Yangon à Sittwe en avion

Balade le long du lac Inya et visite du Myanmar Plazza : immense mall à l'américaine avec toutes les enseignes chics du moment : Samsung, KFC, Adidas, Nike, le prêt-à-porter français, Bata, et un supermarché avec des produits français : fromage, vins, charcuterie etc. Une bulle capitaliste dans l'un des pays les plus pauvres du monde ! Si l'on met cela en regard des innombrables bidonvilles misérables longés hier soir en arrivant de Chaung Tha, c'est terrifiant ! Le Myanmar est déjà l'un des pays les plus corrompus de la planète, avec les appétits entraînés par son ouverture au monde, la situation va s’agraver et le peuple n'en profitera pas ! A l'aéroport nous attendrons notre vol pour Sittwe un peu plus longtemps que prévu soit un retard d'une heure ce qui semblerait normal pour cette compagnie. Finalement décollage à 14h35 dans un ATR 72 de la Mann Yadanarpon pour 1h10mn de vol : beaux paysages, d'abord des centaines de bras de fleuves et des rivières qui serpentent et cloisonnent des milliers de rizières plus ou moins grandes et plus ou moins vertes puis place à des collines et montagnes recouvertes de forêts et on longe finalement la côte sableuse du Golfe du Bengale avant d'atterrir à Sittwe. L'avion est au bord de la piste, nous descendons sur le tarmac, des employés déchargent les bagages, nous partons à pied vers le bâtiment, d'autres passagers nous remplacent et l'avion repart. Nous bagages arrivent dans des charrettes tirées par des hommes, chacun récupère les siens, dernier contrôle par un agent et nous prenons un tuktuk pour le centre ville (3500K). Nous le faisons arrêter au Shwe Thazin hôtel, c'est cher pour ce que c'est mais il n'y a pas beaucoup d'alternatives : le Memory est plein et les autres sont moins bien, donc on reste. Petite balade avant la nuit dans Strand street et le grand marché qui va fermer ses portes. Impressions un peu glauques de ce marché sombre, resserré, misérable, de ces quais sur le fleuve, transformé en dépotoir géant, de ces miséreux qui zonent et qui survivent... Dîner au River View, sur Main road, restaurant un peu occidentalisé même si la clientèle est locale essentiellement : excellent dîner de tempura de poissons et beignets de crevettes aux minuscules pommes de terre frites.

05/12 de Sittwe à Mrauk U

Levés aux aurores, en fait il fait nuit noire et il est 5h30, petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, puis taxi (3500 par couple) jusqu'à la station de bus d'où un beau bus part vers 6h30 pour Mrauk U.Le bus est plein et mettra 3h30 par une route en travaux et qui devrait d'ici 1 an ou 2 être entièrement bétonnée, pour l'instant ça cahote sec. De part et d'autres de la route, une fois de plus des rizières, des paysans qui travaillent : repiquent le riz ou le récoltent, le dépiquent puis le mettent en sac. Il y a plusieurs récoltes par an. De gros tas de sacs bien gonflés attendent les camions au bord de la route. D'après la presse locale les Chinois ont acheté la semaine dernière 50 000 tonnes de riz birman ! En arrivant à Mrauk U on partage un tuktuk collectif à 6 touristes (1000k pp) nous descendons au Prince GH avec un couple de jeunes allemands. Contrairement à l’avis du Routard qui n’y a pas mis les pieds depuis longtemps ! La GH est très sommaire, la chambre pas très propre et la salle de bains de même et le prix est nettement surévalué : 30$! Bon, comme on a réservé 2 nuits sur internet on reste ! Petite balade dans la ville assez pauvre avec de petites huttes en paille tressée ou en bois, rarement en dur. On voit en passant de ci de là de vieux chedis recouverts de végétation et de mousse, traces du passé glorieux médiéval de Mrauk U quand elle était la capitale du royaume d’Arakan du XVe au XVIIIe siècle. En fin de journée je pars explorer les environs et les points de vue en hauteur susceptibles de me fournir de belles photos au coucher ou au lever du soleil. Il y en a un depuis une pagode dorée située en hauteur près du Prince. Le sentier est un peu difficile à trouver au début et grimpe raide, mais la vue depuis là- haut mérite ces efforts. Belle vue sur les environs, bel éclairage avec les fumées nombreuses qui se dégagent du village à la tombée du jour. Dîner au GH avec un couple de médecins allemands sympathiques, Béatrice et Michel.



6/12 Mrauk U Nuit froide et humide la 1re du séjour ! Vers 6h30 je suis parti pour grimper vers la pagode dorée et assister au lever de soleil à 6h50. Là haut 4 jeunes birmans attendaient pour la même raison que moi avec leurs appareils photos prêts. Pour y aller depuis le Prince, prendre à gauche la route pour aller au village et tourner à gauche avant le pont (il y a un puits circulaire à côté de cette route) continuer sur 200m et prendre la 2me piste à gauche qui se dirige vers un portique décoré, juste avant cette entrée une large piste part à gauche vers un temple et 10 m plus loin à la hauteur d'un poteau électrique un petit sentier grimpe à droite, le suivre en montée raide jusqu'à la pagode dorée tout en haut, en cas d'embranchement prendre à gauche toujours en montée. Durée depuis le Prince 15/20 mn, attention le sentier est étroit et glissant surtout le matin avec la rosée ! En haut superbe panorama à voir le soir comme le matin. Nous partons ensuite chercher un nouveau gîte celui-là ne convenant vraiment pas. Après avoir testé le Shwe Thanzin, nous lui préférons le Mrauk U hôtel (50$ la chambre, belle et propre avec petit-déjeuner). Je pars vers le marché faire quelques photos et louer un vélo près des 3 pagodes de l'autre côté du pont, pour visiter quelques pagodes situées en dehors du centre de la ville, en particulier la Sakyamanaung (bel ensemble avec un chedi central entouré de 12 pagodons), la Ratanamaung, le temple Kothaung (avec ses multiples pinacles tout autour du haut mur d'enceinte et sa galerie intérieure couverte de milliers de Bouddhas minuscules ou non), la Paya Haridaung (belle vue), la Paya Peisi Daung (et ses bouddhas à dem- enterrés dans un petit temple octogonal mangé par la végétation. Avec un ciel malheureusement assez couvert les photos sont plombées ! Dîner avec Béa et Michel au Moe Cherry restauran, une adresse sympa avec de bons plats à prix correct.

7/12 Mrauk U Petit-déjeuner en compagnie de Claudia, une Allemande voyageuse professeur de français à Aix la Chapelle. Changement d’hôtel, nous quittons le Prince (mal nommé !) pour nous installer au Mrauk U hôtel. Visite ensuite des sites principaux de Mrauk U : le temple Shitthaung, les temples Andaw et Ratanabon, la pagode Laymyetnha, et Htut Kanthein : où que le regard se tourne, on peut voir des stupas se dresser sur les sommets des collines ou plus bas, leurs clochetons dépassant des maisons et des arbres alentours. Les palais principaux sont massifs avec d'épais murs d'enceinte à l'intérieur plusieurs galeries circulaires présentent des statues de bouddhas ou des scènes sculptées inspirées de la vie de Bouddha. Dans l'après-midi j'essaye de faire confirmer nos billets d'avion-indispensable !- par la standardiste de l'hôtel mais aucun numéro sur les dix essayés ne répond ! Le responsable de l'hôtel après plusieurs tentatives y arrivera finalement. Je reprends mon vélo pour aller explorer quelques temples vers l'ouest de Mrauk : la pagode Parabaw et la Lokamanaung. Certaines sont difficiles à trouver. Je reviens vers le grand temple pour tester les points de vue en hauteur qui pourrait être intéressants au couchant, certains sont excellents (celui à gauche avant d'arriver au Shittaung, ainsi que celui qui domine le Leymethna au Nord). Il yen a également un autre derrière l'hôtel Mrauk U.

8/12 Mrauk U Très bonne nuit, calme, fraîche, bonne literie. Je vais ramener le vélo puis reviens par le marché toujours aussi animé et intéressant à voir, humer et photographier. Vers 9h nous repartons voir et revoir les palais principaux du site de Mrauk U, pour admirer en particulier les statues de bouddhas et celles des femmes aux coiffures différentes dans le Htut Kanthein. Nous essayons de nous faire confirmer la possibilité de quitter Mrauk U et de rejoindre Sittwe par le ferry dimanche prochain mais les avis divergent. Finalement le gérant de l’hôtel nous confirme qu’il y a bien un ferry public « lent » qui quitte Mrauk U le dimanche matin à 7h et il peut nous prendre les billets. Ce soir il a un peu plu.

9/12 Mrauk U Balade à pied vers le temple Koh Taung à travers la campagne et par des chemins très boueux, normal il a plu hier et dans la nuit. Des séances de photos avec des bonzes ont été organisées sur le site du temple et j'en profite !

10/12 de Mrauk U à Sittwe Il pleut, à 6h30 on prend le tuktuk pour l'embarcadère. Il règne ici une belle animation. Le vieux bateau est amarré au quai et deux planches de bois brut en pente permettent d'y accéder. C'est un peu casse- gueule pour les passagers mais encore plus pour y faire monter des motos et ce n'est pas ce qui manque. A 7h15 c'est le départ, le bateau est bien rempli et on commence à longer les rives du fleuve. C'est bucolique avec les pêcheurs qui attendent dans leurs barques que le poisson morde. Des rizières à perte de vue s'étendent des rives de la rivière au lointain, les buffles paissent, les paysans fauchent, c'est dimanche mais l'activité ne cesse pas. Au bout de 2h la rivière se transforme en fleuve et en bras de mer, le ciel toujours couvert laisse quelques fois filtré quelques rayons de soleil. Sur le bateau, les passagers dorment, mangent, regardent éventuellement la série télé où « les femmes pleurnichent et crient pendant que les hommes se disputent ou se battent », au bout de 4h précises la ville de Sittwe se signale, nous débarquons prenons un tuktuk avec Claudia. Balade dans l’après-midi le long de la mer jusqu'au point de vue aménagé autour du phare, lieu de rencontre familial privilégié ce dimanche.



11/12 de Sittwe à Yangon en avion Agréable petit-déjeuner buffet sur la terrasse panoramique du Memory au 5me étage avec le soleil levant en bonus. Je repars une dernière fois faire un tour au marché de fruits et légumes déjà bien animé puis à celui des poissons, forte odeur, sol mouillé, sale et glissant, un peu plus loin des barques font l'aller retour entre les barques de pêche et le quai pour décharger le poisson, d'autres transportent des passagers. Les alentours se limitent à une grande décharge à ciel ouvert, un peu plus à l'est de gros engins font des travaux de terrassement pour aménager, je suppose un nouveau port plus adapté aux conditions modernes. De part et d'autres de la zone centrale du marché les tuktuk et autres moyens de transports attendent le client dans un bel embouteillage le tout ponctué de klaxons, de cris, de rires donc d'une bonne ambiance. Des portefaix lourdement chargés essaient de se frayer un chemin dans les allées déjà très étroites du marché où stationnent les clients en train de choisir leurs poissons ou leurs légumes. Les mouches omniprésentes se régalent de toute cette marchandise, le soleil commence à taper dur et les gens se protègent du soleil avec leurs chapeaux originaux, triangulaires, en palmes tressées. Au secteur des bijoutiers, on les entend jouer du marteau, ou actionner des laminoirs pour amincir des feuilles d'or ou des tiges d'argent. Plus loin des ferblantiers débossellent des cruches et des récipients en fer blanc. Plus loin encore se tient le marché au riz : de gros sacs s'entassent devant et dans les magasins, des porteurs chargent et déchargent les sacs depuis des camions et des rickshaws. Les petites stations de vente de noix de bétel se succèdent le long de la rue, les vendeurs préparent à la chaîne un mélange à base de feuilles de bétel, de noix d'arec, d'épices et de chaux. Les rickshaws ont vraiment l'air d'être du siècle dernier, les mêmes que ceux utilisés par les anglais durant la colonisation. Leurs propriétaires sont à peine moins vieux ! Retour à l'hôtel puis départ en tutktuk pour l'aéroport où il nous faudra patienter plusieurs heures, l'avion prévu à l'origine à 13h35 a été retardé vers 14h (info communiquée il y a déjà quelques jours) puis finalement à 14h30 et définitivement à 15h07, c'est coutumier dans cette compagnie ! Durée du vol 1h14mn. A Yangon nous prenons un taxi (négocié à 5000 k) pour le Serene hôtel. La chambre réservée est moins belle qu'à l'aller et les draps douteux. Pas question de quitter Yangon sans avoir revu la Shwedagon ! On repart sur University Rd où l'on trouve un taxi pour aller à la Shwedagon (3000K). Le trafic est dense et les bouchons nombreux, il est plus de18h, il fait nuit mais le miracle joue à plein : en arrivant devant la pagode qui se signale au loin grâce à un éclairage bien conçu on tombe sous le charme : l'or qui étincelle de tous les côtés, les bougies qui brillent dans la nuit, les fidèles qui prient, d'autres qui se prennent des selfies, des familles qui déambulent avec enfants, d'autres encore vont arroser d'eau les statues de certains autels, cela porte chance, ça grouille de vie. Le fond sonore est assuré par une bonzesse qui récite dans un mauvais micro et de façon nasillarde des mantras bouddhiques, un peu énervants à la longue. Au bout de 1h30 nous rentrons en taxi et nous nous faisons déposer au Myanmar Plazza pour dîner dans un des nombreux restaurants qui occupent le dernier étage de ce centre commercial. Nous choisissons le Tadka Indian restaurant : bon choix, c'est délicieux (mutton korma masala et mutton madurai masala, du riz, un cheese naan et un pain tandoori à un prix abordable.)



12/12 de Yangon à Bangkok en avion

Nous quittons Yangon et le Myan

mar pour Bangkok : Le taxi nous dépose à l'aéroport, attente au Terminal 2 puis décollage dans un Boeing de Nok Air pour une heure de vol. A l’aéroport domestique Don Mueang nous prenons le bus A4 à la porte 6 jusqu'à Democracy monument, atteint en 30 mn pour rejoindre à pied Lamphutree house.

13/12 Bangkok

Ce matin nous partons à pied (20mn) en direction de l'embarcadère Phra Athit prendre le ferry en direction du Wat Arun. Le trajet en ferry sur la Chao Phraia est une expérience en soi et de plus à coût modéré (15B pp). Il y règne un trafic intense qui génère beaucoup de vagues, on y voit des ensemble de barges tirées par des remorqueurs et une quantité invraisemblable de « long boats » qui se croisent, se dépassent, s’évitent de justesse quelques fois. Amusante est aussi la façon dont l'employé à l’arrière du ferry signale au conducteur la manœuvre à effectuer par des grands coups de sifflet nuancés. C'est avec plaisir que nous revoyons le Wat Arun et ses couleurs variées que l’on doit au revêtement de céramique colorée. Puis nous traversons la Chao Phraia en direction du Wat Po autre merveille de Bangkok. C'est un grand espace qui renferme plusieurs temples, des stupas en céramique, des statues chinoises, de petits jardins, des centaines de bouddhas de toute tailles, une école de médecine, une autre de massage : le tout est très beau surtout le grand bouddha couché en or. Retour par le même trajet : ferry jusqu'au Wat Arun (2x4B) puis la ligne de ferry vers le nord (2x15B) jusqu'à Phra Athit. C'est toujours un vrai plaisir de se balader, tout autour de Khao San, dans ces rues très animées où se pressent les petites cantines, et les vendeurs de toutes sortes de choses. Dans l'après-midi une grosse averse nous rappelle le temps de la mousson quand nous venions ici en été. En fin de journée je repars faire un tour à Khao San où se retrouve toute une faune occidentale : vieux et jeunes routards s'y croisent dans les salons de massage, les magasins ou les bars et restaurants.

14/12 Journée attente et achat de quelques souvenirs à Khao San ; en fait il n'y a rien de bien folichon à acheter. Vers 18h nous prenons le taxi de l'hôtel pour 1h40mn de trajet à cause des bouchons. Décollage peu avant minuit dans un airbus A330 pour 10h de vol avec quelques turbulences jusqu’à Istanbul. Après 4h d'attente, nous reprenons un Boeing 737 pour 3h de vol avec 30 mn de retard dû à un trafic intense à Istanbul Ataturk. Fin du voyage

Impressions birmanes :

Quand on arrive au Myanmar venant d'un autre pays limitrophe, on est vite frappé par de nombreuses différences dans tous les domaines : – les Birmans sont habillés différemment, longhis pour les hommes et dans certaines régions des chapeaux en paille tressée de forme cylindrique et pyramidale tant pour les hommes que pour les femmes. – les hommes comme les femmes ont l'habitude soit de chiquer des noix de bétel et donc de cracher un filet rouge soit de fumer des cigares (cheroots) ou même la pipe.

– Les femmes et les enfants, plus rarement les hommes, sont maquillés avec le fameux tanaka, cette pâte que l’on étale sur le visage de façon plus ou moins esthétique, crème solaire locale et protection contre les piqûres de moustiques.

– Dans les temples, les chedis (pagodes ou stupas) ont une forme caractéristique en cloche souvent dorée, différentes des autres pays, les accès au temple se font par de grandes rampes d'escaliers couvertes.

– Sur quasiment toutes les routes, mêmes les plus pourries, il y a de multiples péages qui s'imposent à tous les moyens de transport selon un barème précis. – Concernant les moyens de transport on peut voir des tuktuk mobylette qui peuvent transporter plus de 10 passagers, on voit aussi des rickshaws antédiluviens de l'époque coloniale anglais. – Au Myanmar sur les routes on roule à droite, de plus les voitures comme les camions ont aussi le volant à droite ! Bonjour les dépassements quand on n’y voit rien !!! – Dans les rues, sur les trottoirs on peut voir des générateurs qui pallient les nombreuses coupures d'électricité. – De même dans les chambres d'hôtels il y a de gros boitiers régulateurs du courant électrique au’ dessus d’appareils comme les climatiseurs. – J'ai beaucoup aimé dans les réceptions d'hôtels ou dans les banques les nombreuses horloges indiquant l'heure de Hong-Kong, Londres, Paris, Pékin etc. – De même dans certains hôtels type resort le personnel de maison et d'entretien se balade avec des talkies-walkies dont on se demande à quoi ils peuvent servir !

Quelques « légers » désagréments :

En préambule de il ne faut jamais oublier que l'on est dans l'un des pays les plus pauvres du monde et qu'une ouverture au monde aussi récente après un enfermement aussi long entraîne pour les touristes occidentaux que nous sommes un certain nombre de désagréments. On ne peut pas s'extasier devant l'authenticité d'un pays encore peu touché par la mondialisation, même si elle avance à grands pas, et en même temps se plaindre de la mauvaise qualité des hôtels, de la nourriture, de l'hygiène ou des transports. C'est le revers de la médaille. Et si les Birmans en général ne semblent pas pour l'instant être obnubilés par l'appât du gain comme dans d'autres pays proches combien de temps cela durera-t-il ? Cela dit, nous ont un peu « lassés »:

- les ersatz de jus super sucrés que l’on trouve dans les hôtels au petit-déjeuner entre autres - l’inévitable pain toast, regrettable héritage anglais ! - le manque de sel dans les plats et de l'eau en bouteille au goût quelquefois désagréable - les incessantes quêtes, offrandes à Bouddha alors que les temples bouddhistes regorgent d'or et de pierreries - les coupures de courant dans la journée dans l'Ouest et un wifi faiblard et instable - la pollution liée, surtout en ville, aux gaz d'échappement des voitures et à la campagne à la poussière omniprésente. Il en résulte une passion inextinguible des Birmans pour le balayage, et ce dès le matin tôt !

Photographier au Myanmar Comme les autres pays d'Asie du Sud-Est le Myanmar est un paradis pour le photographe. En effet les gens se laissent facilement prendre en photos. Cela dit il vaut mieux être discret, se faire oublier en se cachant un peu, utiliser les grandes focales et plutôt l'écran orientable que le viseur pour être moins repérable et obtenir des portraits au naturel. Comme souvent dans ces pays il est difficile de gérer les contrastes entre ombre et lumière, en effet dans les marchés les étals sont au soleil et les marchandes à l'ombre ou abritées par de grands chapeaux ! Pour les instantanés, (scènes imprévues) il faut réagir très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps dans des mises au point sophistiquées, ça passe ou ça casse, mieux vaut disposer d'un mode automatique efficace et rapide dans toutes les situations ! Par beau temps il faut privilégier les éclairages du matin ou de la fin d'après-midi, mais en cas de couverture nuageuse pas de solution, les photos seront plombées et sans relief, hélas !

Les hôtels

Si en Thaïlande les hôtels présentent un rapport qualité/prix assez juste et compréhensible ce n'est pas le cas au Myanmar. On a eu des chambres minables et sales pour plus de 30$, alors que d'autres étaient luxueuses et propres pour 36$. De plus les prix sont variables et peuvent évoluer selon la tête du client ou selon vos aptitudes au marchandage ! Dans un même hôtel on peut trouver des chambres minables et d'autres pas mal du tout ! Autant dire qu'il y a des efforts à faire ! Par contre on a eu rarement à se plaindre du personnel toujours agréable même s'il ne comprenait pas toujours nos demandes exprimées en anglais.

En résumé

C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé ces deux pays déjà visités auparavant. Nous avions délibérément opté pour une Thaïlande moins touristique et plus authentique (à l’exception de Sukhothai) et ne l’avons pas regretté, bien au contraire. Ce même raisonnement nous a guidés pour notre deuxième voyage au Myanmar. De ce fait nous avons croisé très peu de touristes occidentaux durant notre périple à l’exception de Hpa An, du Rocher d’Or et de Yangon.

Les grands moments du voyage

En Thaïlande, Kamphaeng Phet tout comme Uthai Thani sont des villes agréables authentiques et intéressantes surtout Kamphaeng Phet du fait de son parc historique. Sukhothai est incontestablement un site remarquable et incontournable. Au Myanmar, nous avons bien aimé Malwamyine, sa colline de superbes pagodes et ses environs, Hpa An pour ses paysages de rizières ponctuées de pitons karstiques, Le Rocher d’or pour l’animation qui y règne, Ngwe Saung et Chaungtha stations balnéaires birmanes typiques quant à Mrauk U c’est un très beau site encore très peu valorisé et d’une très grande beauté. L’alternance de collines boisée et de rizières d’où dépassent des stupas dont certains sont recouverts de végétation en fait son charme principal.

Sans répéter ce que nous avons constaté et relaté plus haut, si le Myanmar me parait sans conteste être un pays très pauvre à l’infrastructure touristique encore balbutiante, les progrès constatés en six ans sont notables : amélioration du réseau routier, mais il reste beaucoup à faire, construction de stations d’essence, de nouveaux hôtels, de banques et d’ATM (Distributeur Automatique de Billets). La mondialisation pointe également le bout de son nez avec la publicité en anglais omniprésente pour les nouveaux objets de consommation comme les smartphones ou les sodas étatsuniens et les fast food. J’ai souvent été étonné par le nombre très élevé des petites cantines qui squattent tous les espaces disponibles tant à la ville que dans les villages. Ayant compris que les Thaïs comme les Birmans cuisinent rarement chez eux et qu’ils mangent à n’importe quelle heure du jour dès qu’ils ont faim on comprend mieux l’importance de ces minuscules gargotes et leurs succès. Enfin pour terminer il faut évoquer l’extrême gentillesse de ces peuples du sud-est asiatique qui malgré la barrière de la langue nous ont toujours témoigné beaucoup d’attention et offert des sourires.

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Budget total pour 2 personnes et 38 jours : 3510 € NB : Le change avec des euros a toujours été plus intéressant qu'avec des $ compte tenu du prix d'achat de ces derniers en France.

avion Bâle/Mulhouse – Bangkok AR (Turkish) 983 € avion Yangon-Sittwe AR (Maan Yadanarpon) 414 € avion Yangon – Bangkok (Nok Air) 63 € transports terrestres/fluviales sur place 308 € hôtels (35 nuits soit 28 € par nuit) 981 € nourriture/restaurants 491 € visites + visas + divers 270 €

L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://photos.app.goo.gl/3RqpUbPvYp6xBRh92

NB : Les légendes ne sont pas visibles en mode diaporama
10 à 15 jours pour une première fois en Issan English translation pending
by Hitorogoshi · 2017-12-20 · 23 replies
Bonjour à tous,

Mon post est tout simple : Actuellement en Thaïlande depuis Octobre, j'aurai une 10-15aine de jours "libres" début Février. J'en suis actuellement à mon troisième voyage et n'ayant jamais mis le pied en ISSAN (ni à Pattaya, mais pour la seconde, je m'en porte bien), je suis vraiment tenté malgré que deux semaines ne soient pas tant pour une première approche. Je potasse mon vieux Lonely Planet de 2009 depuis une demi-heure mais les descriptions des villes ne font pas rêver, Roi Et, Nakhon Ratchasima, Khon Kaen, Buriram, etc.

Quoi de mieux donc, que de demander alors à des gens qui vivent là-bas ou qui y sont allés/en sont tombés amoureux ?

Quelle(s) ville(s) me conseilleriez-vous pour 10-15 jours ? Je peux "gagner" 5 jours en faisant sauter Krabi (que je ne connais pas non plus)... si certains pensent que c'est judicieux.

J'attends vos avis pour me faire le mien :)

Merci à tous, et profitez des moments avec votre famille pour cette fin d'année.
Itinéraire de 26 jours en Birmanie English translation pending
by Annik74 · 2017-12-15 · 31 replies
Bonjour à tous! Billets d'avion pour la Birmanie cette fois! Ce sera pour février! J'ai donc besoin d'avoir des renseignements sur un itinéraire de 26 jours en Birmanie. Sachant que: - il faut compter dans ces 26 jours le trajet aller/retour vers Bangkok. - que nous voyageons petit budget, sac à dos - que nous comptons entrer par un endroit et sortir par un autre (d'ailleurs est ce possible??) et mieux du nord vers le sud ou l'inverse? - que nous ne sommes pas contre un avion interne (en fonction du prix évidemment) afin de s'économiser quelques heures de bus. - que les impératifs sont: Hpa-An, Yangon, Bagan, Mont Popa, Mandalay et ses environs (pour pas tout citer), Lac Inle. - Savoir aussi si l'est de la Birmanie, vers Kyaing Tong, est sympa?

L'idée serait de faire une boucle soit rentrer par Mae Sot et ressortir par Tachileik soit l'inverse.... est ce une bonne idée?? Ca évite de faire un aller/retour à Yangon.... ou est ce mieux de reprendre un avion pour Bangkok....???? Bref beaucoup de questions!!!

Si vous avez des idées et/ou un itinéraire à me proposer, et des bons plans logement guesthouse (10/15€ la nuit pour 2)... je suis preneuse!

Merci d'avance et surtout VOYAGEZ BIEN! Annik
Le Yémen par monts et par vaux English translation pending
by Doumechris · 2017-11-29 · 11 replies
Ce récit a été rédigé en 1992 à la suite d'un voyage effectué durant trois semaines. je n'ai pas modifié ce que j'avais écrit à l'époque du ressenti de ce circuit réalisé en petit groupe . "Du haut de la terrasse de l'hôtel Golden Dar, nous dominons l'ensemble de la vieille ville de Sanaa parsemée de dizaines de minarets de mosquées datant quelquefois de treize siècles. Des décorations polychromes entourent les fenêtres et précisent le haut des maisons-tours pour dessiner une fine crénelure.A l'intérieur même de la cité, des jardins potagers aérent cet enchevêtrement de gratte-ciels du moyen age. Des femmes fantomatiques sous leur voile multicolore dans la rue, travaillent nu tête la terre de ces arpents derrière de hauts murs de briques, à l'abri des regards indiscrets des hommes.Ces premières impressions d'une vie héritée d'un passé bimillénaire se transforment à peine lors d'une promenade à l'intérieur des souks. On pense rencontrer l'un des rois mages monté sur un âne, remplissant les sacs d'encens et de myrrhe avant de rejoindre la Judée . Au hasard de nos pérégrinations entre les étals d'épices, de fruits tropicaux, d'écorces de grains de café qui servent à concocter le Qishr, la boisson populaire yéménite, nulle femme ne se promène mais une foule d'hommes enturbannés, vêtus de la fouta- la jupe traditionnelle, armés de la Jambia-poignard recourbé, discute le moindre achat. Chaque rue du souk al Milh (le souk principal de Sanaa) a sa spécialité. A l'une des petites boutiques à la devanture bleue, où des dizaines de bijoux d'or scintillent, nous rêvons de rencontrer sous son voile noir de Bédouins, la reine de Saba de passage à Sanaa. Son royaume de Mare est l'oasis oriental du Yémen irrigué par un gigantesque barrage qui lui survivra quinze siècles . Dans ces ruelles où le tintamarre de la foule est supplanté aux haures de prière par le chant de muezzins qui se renvoient en écho les versets du Coran, les ânes se partagent les détritus avec les chèvres et les poules. Les dromadaires tournent , en sous sol, les meules des moulins à olive ou à grains.

Lorsque nous avons franchi Bab El Yemen, la dernière porte subsistant des remparts ottomans, nous faisons un bond de vingt siècles sans l'Histoire. Les klaxons, les 4X4 remplacent les cris des animaux, les épices font place aux montres à quartz. Aux lueurs de l'aube, la ville s'active, mais dès midi elle semble se dissiper dans les brumes qui descendent des montagnes environnantes. Depuis quatre siècles, le Yémen est sous l'emprise d'un phénomène quotidien qui agit sur la vie sociale et économique : le QAT. Cette plante, dont on mâche les feuilles méthodiquement, l'après midi entre amis, absorbe l'énergie des consommateurs dans le but symptomatique de développer leurs qualités intellectuelles et relationnelles. Les agriculteurs ont abandonné la culture du café au profit de celle du qat plus rentable. Les échoppes du souk, les magasins des quartiers modernes, les bureaux se vident le temps de se façonner, dans la jouegauche, une boule verdâtre de la taille d'une balle de golf. Même les toursites sont victimes de la feuille verte, les guides et chauffeurs abandonnent tout afin d'assouvir leur rituel journalier. Cela remplace notre sieste qui reste moins coûteuse que la consommation de qat qui peut absorber jusqu'à 30 % des revenus.
Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais... English translation pending
by Lol64 · 2017-11-28 · 425 replies
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.

GENÈSE DU VOYAGE

Pourquoi le Vietnam ?

Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.

Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.

Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.

Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?

Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.

Ce sera le Nord, en automne

Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.

L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...

Quelle formule ?

Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.

Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛

C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...

L'agence

Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂

Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕

Remerciements

Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉

Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.

S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !

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