Results for "habitant+ou+couchsurfing+|+8+>+190"
49670 results found.
Nord-est ou nord-ouest du Vietnam pour 1 semaine English translation pending
Bonjour
Nous projetons de partir 15 jours au Vietnam en avril-mai, avec 2 enfants (9 et 13 ans) et passer 1 semaine dans le nord (circuit avec une agence locale) et 1 semaine dans le centre. J'ai lu beaucoup de chose sur le forum. Nous aimerions sortir des sentiers battus et très touristiques (entre autre Sapa apparement d'après les discussions). Donc nous cherchons à savoir si le Nord est correspondrait à nos attente, et si le circuit sera aussi intéressant que l'ouest. Et comme nous avons nos enfants, le risque sanitaire est-il plus important au nord est (paludisme)?
En vous remerciant pour vos remarques et conseils
Famille Ly
Louer une chambre chez l'habitant à New York? English translation pending
bonjour a tous voila je suis en train de préparer mon voyage a New York en avril 2013 et j aimerai savoir si y a possibilité de trouver quelque un qui vit la bas et qui loue une chambre , j ai fais cela a Montréal et c vraiment super de vivre avec des locaux et plus convivial de ce retrouver seul ds une grande ville
vos témoignage m interesse et vos proposition aussi merci :-)
cordialement Delphine
Camping sauvage ou peu cher au lac Ontario? English translation pending
Bonjour !! Nous sommes belges partons a Montréal avec un ami début juillet , nous voulons aller camper 2-3 jours au lac Ontario (Tout en étant pas trop loin de Montréal, près de Kingston par exemple) et nous aimerions savoir si il y a possibilité de faire du camping sauvage gratuitement ou pour moins de 20 dollars la nuit. Merci de me répondre ! 😉
Auberge de jeunesse ou logement pas cher à Dakar en 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes deux étudiants en 5ème année de médecine qui partons pour un stage d'un mois en juillet à l'hopital Grand Yoff.
Nous avons bien sur un budget serré, et nous sommes avides de bons plans logements!
Quel est le plus intéressant pour nous , auberge de jeunesse ( ou équivalent !)? location d'un appart ? en famille ? A la journée / au mois ?
Plutot dans quel quartier ? puisque nous irons en stage tous les jours à Grand Yoff .
Merci d'avance !
Quinze jours de marche et découverte, Turquie ou Maroc? English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous souhaitons partir début décembre pour deux semaines de marche et de ballades découvertes hors des sentiers battus, et à petit budget (500 euros chacun tout compris -vol, hébergement, nourriture).
Nous hésitons entre le Maroc (moyen et haut atlas) et la Turquie. Les prix des vols sont à peu près similaires.
Nous envisageons de marcher pas mal, sans faire un treck véritablement, le but étant de ne pas marcher avec nos sacs sur le dos. Nous aimerions surtout voir de la belle nature, peut être des parcs nationaux, observer des oiseaux, dormir chez l'habitant ou dans des structures rudimentaires, rencontrer la population locale, prendre deux ou trois fois un bus pour visiter deux trois coins différents.
Pourriez vous nous conseiller ? En terme de budget, de facilité de circulation dans le pays, de climat ?
Merci par avance ! 😉
Avec mon ami nous souhaitons partir début décembre pour deux semaines de marche et de ballades découvertes hors des sentiers battus, et à petit budget (500 euros chacun tout compris -vol, hébergement, nourriture).
Nous hésitons entre le Maroc (moyen et haut atlas) et la Turquie. Les prix des vols sont à peu près similaires.
Nous envisageons de marcher pas mal, sans faire un treck véritablement, le but étant de ne pas marcher avec nos sacs sur le dos. Nous aimerions surtout voir de la belle nature, peut être des parcs nationaux, observer des oiseaux, dormir chez l'habitant ou dans des structures rudimentaires, rencontrer la population locale, prendre deux ou trois fois un bus pour visiter deux trois coins différents.
Pourriez vous nous conseiller ? En terme de budget, de facilité de circulation dans le pays, de climat ?
Merci par avance ! 😉
Canon del Colca ou canon del Cotahuasi? (Pérou) English translation pending
Bonjour à tous 😉,
Je suis actuellement en train de préparer notre voyage pour le Pérou pour le mois d'octobre (nous partons à 2, mon mari et moi).
Je me pose des questions concernant les Canons de Colca et de Cotahuasi : je n'arrive pas à me décider sur lequel choisir.
Le Canon de Colca me semble très (trop) touristique, le mini trek vers l'oasis et la nuit à l'oasis semblent trop fréquentés. En revanche, le Canon de Cotahuasi semble difficilement accessible (route fatigante) et les paysages sont-ils aussi beaux qu'au Canon de Colca ?
Lequel des deux me conseillez-vous ? A noter que nous ne souhaitons pas passer par une agence (est-ce possible ?).
Merci pour votre aide,
🙂
Je suis actuellement en train de préparer notre voyage pour le Pérou pour le mois d'octobre (nous partons à 2, mon mari et moi).
Je me pose des questions concernant les Canons de Colca et de Cotahuasi : je n'arrive pas à me décider sur lequel choisir.
Le Canon de Colca me semble très (trop) touristique, le mini trek vers l'oasis et la nuit à l'oasis semblent trop fréquentés. En revanche, le Canon de Cotahuasi semble difficilement accessible (route fatigante) et les paysages sont-ils aussi beaux qu'au Canon de Colca ?
Lequel des deux me conseillez-vous ? A noter que nous ne souhaitons pas passer par une agence (est-ce possible ?).
Merci pour votre aide,
🙂
Réserver les hôtels ou pas pour les Cyclades en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
Avec mon amie, nous partons 1 mois en Grèce pour Santorin (8j), Amorgos (9j), Naxos(4j), Paros (3j), Syros (5j). On a déjà réservé pour Santorin et regardons pour Amorgos Je voudrais savoir s'il vaut mieux faire toute les réservations via le net ou si en plein juillet août, on peut quand même débarquer sur les îles et voir sur place?
Avec mon amie, nous partons 1 mois en Grèce pour Santorin (8j), Amorgos (9j), Naxos(4j), Paros (3j), Syros (5j). On a déjà réservé pour Santorin et regardons pour Amorgos Je voudrais savoir s'il vaut mieux faire toute les réservations via le net ou si en plein juillet août, on peut quand même débarquer sur les îles et voir sur place?
Quatre semaines en Inde au mois d'août: choisir le sud ou le nord? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est y est decision prise, je pars en inde au mois d'aout pour 4 semaines. Je voyages en sac à dos, à l'aventure en auberge chez l'habitant ou peu importe.
Le but du voyage est de découvir le pays, la culture, se méler au habitant, rencontrer des locaux et profiter pour s'enrichir. j'aimerais pouvoir rentrer en contact avec une association sur place pour pourquoi pas leur apporter mon temps et des choses de France.
Cependant, j'hésites entre le nord et le sud et j'aurais aimer faire 3 semaines dans un coin et 1 semaine dans un autre. j'aimerai voir le taj mahal puis partir au Sud avec pourquoi pas un vol interne. pour mes déplacement, je prévois bus, train, stop ...
Qu'en pensez vous ? niveau budget, que dois-je prévoir hors billet d'avion ?
Merci de votre aide,
linsey
C'est y est decision prise, je pars en inde au mois d'aout pour 4 semaines. Je voyages en sac à dos, à l'aventure en auberge chez l'habitant ou peu importe.
Le but du voyage est de découvir le pays, la culture, se méler au habitant, rencontrer des locaux et profiter pour s'enrichir. j'aimerais pouvoir rentrer en contact avec une association sur place pour pourquoi pas leur apporter mon temps et des choses de France.
Cependant, j'hésites entre le nord et le sud et j'aurais aimer faire 3 semaines dans un coin et 1 semaine dans un autre. j'aimerai voir le taj mahal puis partir au Sud avec pourquoi pas un vol interne. pour mes déplacement, je prévois bus, train, stop ...
Qu'en pensez vous ? niveau budget, que dois-je prévoir hors billet d'avion ?
Merci de votre aide,
linsey
Îles Canaries en octobre: gîte ou maison et avion? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme l'indique le sujet, je suis à la recherche d'une agence ou d'un bon plan pour aller aux canaries (Tenerife ...) début octobre 1 semaine mais le concept d'un grand hôtel ne me convient pas. Je préfère prendre une location d'un gite (ou alors un petit hôtel). J'ai essayé de chercher mais le prix de l'avion A/R vol sec plombe à mort le budget.
Avez vous une astuce ou une agence qui propose ce type de voyage (avion+gite+voiture)
Merci pour votre aide.
Olivier.
Olivier.
Séjour linguistique en octobre: New York ou Los Angeles? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir faire un séjour linguistique de 3 mois, avec un mois d'école (soit avec ESL, Boalingua ou Study Global.. ou autre chose à proposer? )
Mon "problème" est que je n'arrive pas à me décider.. J'ai déjà vu New York durant 3 jours l'été passé. C'est une ville extraordinaire, je suis sûre que je m'y plairais... mais pour 3 mois, est ce pas trop long ? Surtout à cette période.. En fait j'ai envisager deux possibilités.
La première : Séjour d'un mois à Los Angeles (Santa Monica plus précisement) avec cours et hébérgement chez l'habitant ou en résidence étuidiant, ensuite 2 mois à New York dans une maison d'étudiant (soit à Manatthan vers la Little Italy, soit à Brooklyn vers un joli petit parc/ quel endroit choisiriez-vous ? ) pour découvrir la vie New yorkaise pendant deux mois et pratiquer mon anglais...
La deuxième : Faire les 3 mois complets à NY où à Los Angeles
J'hésite car si durant le premier mois en Californie je fais des connaissances et qu'après je dois partir et re rencontrer d'autres personnes à NY..
Et aussi est ce que New York n'est pas un peu mort en Octobre, novembre ? Ou Los Angeles... Je ne suis jamais allée à LA alors je n'arrive pas savoir si cela me plaira, le style de vie, le cout de la vie...
Enfin voilà ce n'est pas vraiment une question, mais si vous étiez à ma place vous feriez quoi ?
Merci de m'aider dans ma réfléxion en me faisant part de vos avis, vos voyages et expériences dans ces villes..
:-)
Je prévois de partir faire un séjour linguistique de 3 mois, avec un mois d'école (soit avec ESL, Boalingua ou Study Global.. ou autre chose à proposer? )
Mon "problème" est que je n'arrive pas à me décider.. J'ai déjà vu New York durant 3 jours l'été passé. C'est une ville extraordinaire, je suis sûre que je m'y plairais... mais pour 3 mois, est ce pas trop long ? Surtout à cette période.. En fait j'ai envisager deux possibilités.
La première : Séjour d'un mois à Los Angeles (Santa Monica plus précisement) avec cours et hébérgement chez l'habitant ou en résidence étuidiant, ensuite 2 mois à New York dans une maison d'étudiant (soit à Manatthan vers la Little Italy, soit à Brooklyn vers un joli petit parc/ quel endroit choisiriez-vous ? ) pour découvrir la vie New yorkaise pendant deux mois et pratiquer mon anglais...
La deuxième : Faire les 3 mois complets à NY où à Los Angeles
J'hésite car si durant le premier mois en Californie je fais des connaissances et qu'après je dois partir et re rencontrer d'autres personnes à NY..
Et aussi est ce que New York n'est pas un peu mort en Octobre, novembre ? Ou Los Angeles... Je ne suis jamais allée à LA alors je n'arrive pas savoir si cela me plaira, le style de vie, le cout de la vie...
Enfin voilà ce n'est pas vraiment une question, mais si vous étiez à ma place vous feriez quoi ?
Merci de m'aider dans ma réfléxion en me faisant part de vos avis, vos voyages et expériences dans ces villes..
:-)
Bons plans de logements chez l'habitant en Abkhazie? (état frontalier de la Géorgie et la Russie) English translation pending
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Je prépare un voyage en Abhkazie, d'une durée de un mois pour début mars.
Mais voila je n'arrive a avoir aucunes infos fiables sur la manière de procédé pour aller dans ce petit pays, même après un passage à l'ambassade russe et mes déambulations sur internet.
Comment dois je faire ? Le visa peut il être pris directement sur place ? Etc.
Par ailleurs, je me suis heurté a l'éternelle question du logement, connaitriez vous des bons plans logements, chez l'habitant ou autre orga.
Merci a ceux que seront m'aider. 🙂
Astro
Voyage à petit budget pour filles: choisir Kenya, Tanzanie ou Namibie? English translation pending
Bonjour,
je voudrais partir au mois d'Août avec mes 2 filles (10 et 12 ans) pour 3 semaines environ.
Je ne connais absolument pas l'Afrique et je n'arrive pas à me décider : kenya, tanzanie, namibie ... Je voudrais faire 1 safari + mer, vivre chez l'habitant ou camping.
Je suis petit budget, je ne sais pas quel pays nous conviendrait mieux.
On peut voyager toutes les 3 ou faut il s'inscrire dans un groupe?
Pleins de questions, je suis ouverte à toutes propositions, même rejoindre un groupe.
Visiter la vallée de Dadès ou la vallée du Draa? English translation pending
bonjour,
Donnez moi votre avis sur la question, qu'elle est la plus intérressente parmis ces deux vallée, celle du Draa ou celle de Dadès.
voici mes critères, paysages, beauté des villages et oasis, bref du vrai...
merci
Donnez moi votre avis sur la question, qu'elle est la plus intérressente parmis ces deux vallée, celle du Draa ou celle de Dadès.
voici mes critères, paysages, beauté des villages et oasis, bref du vrai...
merci
Transport entre l'Indonésie ou Malaisie pour l'Australie? English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons des moyens de transport (bateau ou avion) pour rejoindre l'Australie (nord ou côte ouest) à un coût pas trop cher depuis bali ou lombok ou kuala lumpur ou singapour ou bangkok ? Aussi est ce la bonne période en australie côte nord et ouest de janvier à avril ? est ce cher de louer un camping car ? Nous effectuons un périple d'un an en asie et on souhaitait rajouter l'australie mais seulement si pas trop cher;
Merci pour ces infos😮
Nous cherchons des moyens de transport (bateau ou avion) pour rejoindre l'Australie (nord ou côte ouest) à un coût pas trop cher depuis bali ou lombok ou kuala lumpur ou singapour ou bangkok ? Aussi est ce la bonne période en australie côte nord et ouest de janvier à avril ? est ce cher de louer un camping car ? Nous effectuons un périple d'un an en asie et on souhaitait rajouter l'australie mais seulement si pas trop cher;
Merci pour ces infos😮
Visite du Péloponèse, logement chez l'habitant English translation pending
Bonjour
Nous repartons cet été dans les îles Ionniennes mais en voiture cette fois ci en commençant par Corfou et en finissant par Zante. De là bateau pour Killini. J'envisage ensuite de descendre sur Pylos pour y dormir Le lendemain Mystra et coucher à Monemvassia Le surlendemain, soirée à Nauplie Puis ensuite nous retournerons sur Athènes pour notre dernière nuit à Mati ( sur la côte)
Nous sommes des habitués des îles où nous logeons chez l'habitant. Y a t il possibilité de trouver des chambres chez l'habitant dans le Péloponèse (nous sommes 3) ? Tout conseil est bon à recevoir D'avance merci Nath
Nous repartons cet été dans les îles Ionniennes mais en voiture cette fois ci en commençant par Corfou et en finissant par Zante. De là bateau pour Killini. J'envisage ensuite de descendre sur Pylos pour y dormir Le lendemain Mystra et coucher à Monemvassia Le surlendemain, soirée à Nauplie Puis ensuite nous retournerons sur Athènes pour notre dernière nuit à Mati ( sur la côte)
Nous sommes des habitués des îles où nous logeons chez l'habitant. Y a t il possibilité de trouver des chambres chez l'habitant dans le Péloponèse (nous sommes 3) ? Tout conseil est bon à recevoir D'avance merci Nath
Une semaine en Corse: visiter le nord, le sud, ou les deux? English translation pending
Bonjour,
Nous partons début juillet 1 semaine en Corse (en avion avec location de voiture).
Qu'est-il possible de visiter en 6 jours? Nous hésitons à ne faire que le nord?
Ou vaut-il mieux loger, Calvi ou Bastia? Peut-on trouver des chambres chez l'habitant ou des mobilhome pour 2/3 nuits?
Combien de temps faut-il en voiture pour rejoindre les belles villes du sud?
Merci de me donner vos conseils d'itinéraire. C'est dur de choisir qd on n'y est jamais allé.
Johanna
Johanna
Russie et Mongolie en camping-car ou en train? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons voyager en Russie au mois d'Août jusque fin Septembre 2009 (avec un périple en Mongolie). Nous souhaitions à la base entrer en Russie en camping-car (un C25 amménagé) puis le laisser en cours de route pour finir en train et passer en mongolie avec le transibérien. Apparemment pas possible (interdit de rentrer en russie avec un véhicule et d'en ressortir sans, cf une autre disucssion du forum). Je pense que le C25 n'est pas adapté pour aller jusqu'à la frontière mongol...
Que me conseillez-vous : laisser notre véhicule avant d'entrer en Russie et faire tout en train + vélos ? (questions : vélos acceptés dans les trains ?, où dormir à bon prix sans le CC (beaucoup de camping ? camping sauvage autorisé ? chez l'habitant ?) ou autre solution : au moins faire la partie occidentale de la Russie avec véhicule (St-Petesbourg, Moscou, anneau d'or) (partie peut être moins agréable à faire en vélo + train ?) puis ressortir le véhicule pour aller en sibérie en avion ? en train ?
Pour les visas (Russie + Mongolie), nous pensions le prendre en Finlande (car nous quittons la France mi-avril, donc trop tôt pour la demande de visa). Est-ce que c'est possible ? (Visas russe de plus d'un mois avec plusieurs entrées...)
Merci d'avance.
PS : Etapes prévus en Russie : St-Pet, Moscou, Anneau d'or, Kazan, sverdlovsk, Omsk, Novosibirsk, Abakan, Irkustk. Y'a t'il des étapes citées qui ne valent pas le coup ? D'autres non citées qui valent le détour ? Dernière question : est-ce que qq'un a des bons plans pour des guides de rando dans l'Oural ou les Monts Saian ?
PS : Etapes prévus en Russie : St-Pet, Moscou, Anneau d'or, Kazan, sverdlovsk, Omsk, Novosibirsk, Abakan, Irkustk. Y'a t'il des étapes citées qui ne valent pas le coup ? D'autres non citées qui valent le détour ? Dernière question : est-ce que qq'un a des bons plans pour des guides de rando dans l'Oural ou les Monts Saian ?
Station de ski Feldberg: bien ou pas? (Allemagne) English translation pending
Bonjour,
Je pars skier dans la fôret noire au mois de décembre (à Feldberg). Est-ce que c'est une station valable? Ski, après-ski, ...
Je suis déjà allée à La Bresse en France. Est-ce que c'est comparable?
Merci...
Je pars skier dans la fôret noire au mois de décembre (à Feldberg). Est-ce que c'est une station valable? Ski, après-ski, ...
Je suis déjà allée à La Bresse en France. Est-ce que c'est comparable?
Merci...
Dormir chez l'habitant au Maroc English translation pending
Nous sommes un couple avec 2 enfants (3 ans et 5 ans) et nous partons 17 jours au Maroc en avril
Circuit: Rabat, Marrakech, fès. Nous aimerions nous balader entre ces 3 villes plutôt ds des endroits peu touristiques.
Mon mari est d'origine algérienne et comprend l'arabe.
J'attends avec impatience vos expériences et conseils. Nous préférons rester plusieurs jours à un endroit plutôt que de courir.
Au plaisir de vous lire
A+ Marie
Hébergement chez l'habitant à Rio English translation pending
😐bonjour mon voyage à rio se profile pour le mois d'avril j'ai déja un parcours en tete je remercie ceux qui m'ont apportés leur aide à la précédante discussion. De mon coté j'ai poursuivie avec la lecture de quelques guides et quelques sites sur le net au demeurant pour se qui lise le portugais celui sur paraty et très bien fait.
En cherc hant j'ai trouver une adresse dans le quartier diu flamengo chez un carioca surmonée carlos do samba qui me propose de dormit chez lui avec un repas compris plus petit déjeuné pour 50 reais je suis assez partante mais je voudrais savoir si quelqu'un connait la formule et ce qu'il en pense je n'arrive pas à contacter les connection qu'il me fournie par le net merci d'avance si vous connaissit au meme tarif chez l'habitant ( non carioca s'abstenir) donnez des adresse je prends.
merci flo😉
Trajet Sulawesi-Komodo ou Rinca (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons à deux cet été en Indonésie pendant un mois et nous projettons de nous déplacer à Java en sulawesi à komodo ou rinca et ensuite à Bali. Es ce que quelqu'un peut nous conseiller sur le trajet, sachant que nous pensons revenir apres la sulawesi sur komodo ou rinca et que nous ne savons pas comment y aller.
Merci pour toutes vos bonnes informations.
Lau
Voyage en Inde cet été: nord ou sud? English translation pending
Bonjour,
Je suis preneuse de toutes infos pratiques sur l'inde... Je suis depuis longtemps attirée par ce pays et cet été je me lance. Je n'ai malheureusement que 3 semaines de congés du 9 au 30 août.
Je n'arrive pas à me décider entre le Nord ou le Sud car je n'aurais surement pas le tps de faire les 2.
L'objectif de ce voyage est de vadrouiller en sac à dos et se meler à la population. Connaitre leurs traditions, leurs valeurs, leurs modes de vie et découvrir bien sur le paysage et architecture.J'aimerais aussi pouvoir me poser plusieurs jours dans un endroit sympa avant de repartir, j'ai entendu parler d'une sorte de communauté où bcp d'européens se retrouve, on y apprend à faire les massages...
Merci à toute personne qui voudrait bien me donner des conseils.
Ah oui j'oubliais, hormis le cout du billet d'avion. Pour loger ds un endroit correct( pas une superbe hotel non plus, mais peut etre chez l'habitant ou autre ) combien faut-il compter par nuit pour 2 pers ?
Cyndie😄
Je suis preneuse de toutes infos pratiques sur l'inde... Je suis depuis longtemps attirée par ce pays et cet été je me lance. Je n'ai malheureusement que 3 semaines de congés du 9 au 30 août.
Je n'arrive pas à me décider entre le Nord ou le Sud car je n'aurais surement pas le tps de faire les 2.
L'objectif de ce voyage est de vadrouiller en sac à dos et se meler à la population. Connaitre leurs traditions, leurs valeurs, leurs modes de vie et découvrir bien sur le paysage et architecture.J'aimerais aussi pouvoir me poser plusieurs jours dans un endroit sympa avant de repartir, j'ai entendu parler d'une sorte de communauté où bcp d'européens se retrouve, on y apprend à faire les massages...
Merci à toute personne qui voudrait bien me donner des conseils.
Ah oui j'oubliais, hormis le cout du billet d'avion. Pour loger ds un endroit correct( pas une superbe hotel non plus, mais peut etre chez l'habitant ou autre ) combien faut-il compter par nuit pour 2 pers ?
Cyndie😄
Trois jours aux alentours de Cluny ou Vezelay en Bourgogne (France) English translation pending
coucou,
je veux partir 3 jours aux alentours de cluny ou vezelay, en tout cas dans cette région. qui connait un itinéraire sympa avec des hébergements ?
MERCI D AVANCE
Ile Rodrigues: logement chez l'habitant, balades... English translation pending
bonjour la communauté!
nous partons environ 8 jours sur l'ile rodrigues en Avril avec les sacs à dos.nous souhaitons découvrir cette ile authentique dans sa plus profonde nature.J'aimerais connaitre une bonne adresse chez l'habitant pour y dormir (cadre verdoyant, pas loin du lagon ), qqs ballades à ne pas manquer, qqs cuisines à découvrir.Nous aimerions etre au plus près de la population et de la nature.alors n'hésitez pas à faire partager vos expériences......merci!!😉
Randonnées en bus ou voiture à Madère? English translation pending
bonjour
je prevoie un sejour à madere fin mars 2008, je fais de la rando j'aimerais savoir quel ville est mieux situé pour demarer les randos peut on prendre le bus pour aller et retour sur un site, ou louer une voiture, ou un scooter quel est le mieux et le moins cher j'ai trouver un hotel à camara de lobos est ce une ville agréable
merci de votre reponse
je prevoie un sejour à madere fin mars 2008, je fais de la rando j'aimerais savoir quel ville est mieux situé pour demarer les randos peut on prendre le bus pour aller et retour sur un site, ou louer une voiture, ou un scooter quel est le mieux et le moins cher j'ai trouver un hotel à camara de lobos est ce une ville agréable
merci de votre reponse
Iles Canaries: hébergement chez l'habitant et visites des trois plus belles îles English translation pending
Bonjour tout le monde.
Voila, je post, il est vrai, un peu tard sur ce forum, mais j'ai besoin de votre aide! Je compte partir avec ma fiancée aux canaries cet été (plutôt mi août). J'ai repéré des prix interessant pourvu que je m'y prenne cette semaine.
Ma question est la suivante: je voudrai passer 10 jours sur ces îles, mais pas dans un hôtel. Est-il possible de dormir chez les habitants dans des endroits peu touristiques? Si oui, peut-on réserver à l'avance (est-il prudent de partir sans nuit d'hôtel ou juste une seule?).Je ne voudrais pas rester longtemps sur la même île et bouger beaucoup. Quelles sont les 3 plus sauvages et/ou belles îles ou des choses/activités à ne pas rater?
Aussi, est-ce un bon endroit pour rencontrer une autre culture et non pas seulement des hordes de touristes et des vendeurs de glaces sur la plage?
En espérant vivement des réponses. Merci à tous
Voila, je post, il est vrai, un peu tard sur ce forum, mais j'ai besoin de votre aide! Je compte partir avec ma fiancée aux canaries cet été (plutôt mi août). J'ai repéré des prix interessant pourvu que je m'y prenne cette semaine.
Ma question est la suivante: je voudrai passer 10 jours sur ces îles, mais pas dans un hôtel. Est-il possible de dormir chez les habitants dans des endroits peu touristiques? Si oui, peut-on réserver à l'avance (est-il prudent de partir sans nuit d'hôtel ou juste une seule?).Je ne voudrais pas rester longtemps sur la même île et bouger beaucoup. Quelles sont les 3 plus sauvages et/ou belles îles ou des choses/activités à ne pas rater?
Aussi, est-ce un bon endroit pour rencontrer une autre culture et non pas seulement des hordes de touristes et des vendeurs de glaces sur la plage?
En espérant vivement des réponses. Merci à tous
Six jours à Gwalior, ou l'hospitalité sikh...et hindoue (Inde) English translation pending
Les habitues de VF crieront au plagiat quand ils liront le titre de mon message, mais c'est un plagiat assume et revendique ! A travers ce titre, je souhaite en effet adresser un clin d'oeil a Phil64, qui m'a donne envie de passer a Gwalior. Ce sont ses croquis et ses ecrits, ainsi que le superbe recit de Fabricia, qui ont guide mes pas. Daniyavaad a tous les deux ! 🙂
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Plongée en octobre-novembre: île Rodrigues (Maurice) ou Nosy Be (Madagascar)? English translation pending
Personne pour me donner un bon tuyau pour la plongée en octobre ou novembre, j'ai pensé à l'île Rodrigues ou alors Nosy Be.
Peut-être quelqu'un a-t-il une expérience sur ces deux îles ?
Merci !
Plage de sable ou galets en Croatie? English translation pending
Bonjour,
J aimerais partir une semaine en hotel club en Croatie. J aimerais aller sur une plage de sable et non de galets. Connaissez vous des hotels club ou ville avec plage de sable. et si vous avez d autres infos je suis prenneuse. Merci Sabrina
J aimerais partir une semaine en hotel club en Croatie. J aimerais aller sur une plage de sable et non de galets. Connaissez vous des hotels club ou ville avec plage de sable. et si vous avez d autres infos je suis prenneuse. Merci Sabrina
Grèce en octobre 4 jours en famille, que faire et où? English translation pending
Bonjour
Nous venons de prendre un billet avion familial sec 4 jours pour Athene mi octobre:( Ma femme, mes 3 enfants (garcons 11/13 et 14 ans) et moi).
Nous souhaiterions visiter quelques lieux (les 2 plus jeunes adorent la mythologie), mais également faire une initiation au Kite pour l'ainé et moi et surtout bouger librement en voyageant leger et sans contrainte.
Auriez vous quelques idées et savez vous s'il faut reserver à l'avance les ferrys, les chambres chez l'habitant ou en petit hotel ?
Auriez vous une notion de budget au niveau restaurant, hotel et transport.
D'avance un immense merci pour toutes vos suggestions
Sincerement
Bertrand