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Maroc-Sénégal en fourgon? English translation pending
salut a tous je vais au maroc bientot et je pense par la suite aller au senegal en fourgon?est ce que les douanes et la route sont difficile?plus est que ca passe si on a un chien et qu en est il des conditions sanitaire au nivau du palu fievre jaune
si certain sont interresse je pars dans 2 semaines
merci de vos reponses
Règne immobile, muet... English translation pending
Bonjour à tous.
Je voulais vous dire que j'ai pris un immense plaisir à lire tous vos textes. Un tour du monde émotionnel sans que cela me coûte un radis et sans bouger le cul de mon bureau. Avouons que ce n'est pas commun!
Cependant ...si peu de textes pour autant de voyageurs?
Non ce n'est pas possible. Je sais, tout le monde ne tiens pas un carnet de bord quotidien et précis lors de ses virées, moi non plus, mais on trouve toujours sur quoi griffonner quelques mots un soir d'inspiration ou les notes de circonstances particulières que l'on reprend par la suite.
Alors? Fouillez dans vos cartons, ressortez vos notes, vos cartes griffonnées, revivez vos souvenirs, je suis sûr que vous trouverez de quoi nous faire rêver et nous donner envie, si ce n'est de faire le tour du monde, au moins de découvrir ce petit coin que chacun de vous, de nous, a un jour déniché à quelques encablures, ou dizaines d'heures de chez lui.
Avec toute ma sympathie, voici une nouvelle page.
José
Règne immobile, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri, pas un chant d’oiseau tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, accroché à l’immobilité de l’instant, fatigué peut-être par tant de terres survolées et résigné dans l’attente de l’ultime instant, le dernier souffle de vent qui le projettera vers son mektoub, ces dernières vapeurs s’étiolant dans un ciel pâli par la chaleur ou peut-être un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante .
Après … ? Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous revoilà à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.
Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Hadidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.
L’accès à ces pâturages est toujours régit par un ²conseil² qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les khaïmas se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie.
Nous serons déjà partis, à regrets. Les impératifs du ravitaillement obligent, pour nous et notre asserdoun qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d’orge et de paille quotidienne.
La vallée d’Anergui, ²notre² belle terre d’accueil, doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir. Nous y passerons les quelques jours dans l’attente des premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle ²errance². La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.
Dans quatre ou cinq jours, du haut du Tizi n’ Darri, nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles au milieu des seguias, les douars et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.
Je voulais vous dire que j'ai pris un immense plaisir à lire tous vos textes. Un tour du monde émotionnel sans que cela me coûte un radis et sans bouger le cul de mon bureau. Avouons que ce n'est pas commun!
Cependant ...si peu de textes pour autant de voyageurs?
Non ce n'est pas possible. Je sais, tout le monde ne tiens pas un carnet de bord quotidien et précis lors de ses virées, moi non plus, mais on trouve toujours sur quoi griffonner quelques mots un soir d'inspiration ou les notes de circonstances particulières que l'on reprend par la suite.
Alors? Fouillez dans vos cartons, ressortez vos notes, vos cartes griffonnées, revivez vos souvenirs, je suis sûr que vous trouverez de quoi nous faire rêver et nous donner envie, si ce n'est de faire le tour du monde, au moins de découvrir ce petit coin que chacun de vous, de nous, a un jour déniché à quelques encablures, ou dizaines d'heures de chez lui.
Avec toute ma sympathie, voici une nouvelle page.
José
Règne immobile, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri, pas un chant d’oiseau tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, accroché à l’immobilité de l’instant, fatigué peut-être par tant de terres survolées et résigné dans l’attente de l’ultime instant, le dernier souffle de vent qui le projettera vers son mektoub, ces dernières vapeurs s’étiolant dans un ciel pâli par la chaleur ou peut-être un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante .
Après … ? Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous revoilà à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.
Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Hadidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.
L’accès à ces pâturages est toujours régit par un ²conseil² qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les khaïmas se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie.
Nous serons déjà partis, à regrets. Les impératifs du ravitaillement obligent, pour nous et notre asserdoun qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d’orge et de paille quotidienne.
La vallée d’Anergui, ²notre² belle terre d’accueil, doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir. Nous y passerons les quelques jours dans l’attente des premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle ²errance². La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.
Dans quatre ou cinq jours, du haut du Tizi n’ Darri, nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles au milieu des seguias, les douars et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.
Mon voyage de 2 semaines au Maroc... English translation pending
Hello,
Je pars lundi pour deux semaines au maroc.
Je n'ai fixé que les grandes lignes de mon voyage, et je compte sur vous tous, pour me donner quelques conseils, bonnes adresses, et tarifs...
Donc j'atteri à Agadir lundi. Je compte passer deux ou trois jours là bas, pour me reposer d'un été de travail. Glande, piscine, plage, bouqinage, et repos sont mes premiers objectifs.
je n'ai pas de réservation d'hotel, et pas un très gros budget, quels petits hotels sympa pouvez vous me conseiller?
De même quels sont les restaus tranquils que vous avez pu tester?
Je voyage seul (la première semaine en tout cas...), dans quels endroits puis-je faire un peu la fête?
Ensuite, je voudrait aller a Essaouira pendant 3-4 jours.
Quel est le meilleur moyen de se rendre à Essaouira en partant d'Agadir (meilleur = meilleur rapport folklo-prix-ambiance...)
Si vous avez des lieux sympa a me proposer, je suis preneur (hotels, boites, restaus...)
Je compte surtout faire un peu de kide-surf là bas. Si vous connaissez de bonnes écoles pas trop chère... (je n'ai aucune notion de surf, mais je suis marin dans l'âme !!!)
Ensuite, je pars a Marrakech rejoindre un mai qui connais déjà bien la ville, donc je setrai pris en charge...
D'autre part, j'ai quelques question plus globales a vous poser.
Amateur occasionel de cannabis, je ne sais pas trop qui écouter entre les guides qui vous promettent 1g=1an, et certains amis qui me disent qu'il n'y a pas trop de problèmes à ce sujet. Qu'est ce que je risque vraiment?
Comment éviter poliment le harcèlement au tapis?
Quel budget journalier compter? Sachant que je compte voyager dans des petits hotels routard, mais aussi me faire plaisir de tant en tant pour des restos ou des sorties.
Davance merci pour vos conseils...
Charles
Je pars lundi pour deux semaines au maroc.
Je n'ai fixé que les grandes lignes de mon voyage, et je compte sur vous tous, pour me donner quelques conseils, bonnes adresses, et tarifs...
Donc j'atteri à Agadir lundi. Je compte passer deux ou trois jours là bas, pour me reposer d'un été de travail. Glande, piscine, plage, bouqinage, et repos sont mes premiers objectifs.
je n'ai pas de réservation d'hotel, et pas un très gros budget, quels petits hotels sympa pouvez vous me conseiller?
De même quels sont les restaus tranquils que vous avez pu tester?
Je voyage seul (la première semaine en tout cas...), dans quels endroits puis-je faire un peu la fête?
Ensuite, je voudrait aller a Essaouira pendant 3-4 jours.
Quel est le meilleur moyen de se rendre à Essaouira en partant d'Agadir (meilleur = meilleur rapport folklo-prix-ambiance...)
Si vous avez des lieux sympa a me proposer, je suis preneur (hotels, boites, restaus...)
Je compte surtout faire un peu de kide-surf là bas. Si vous connaissez de bonnes écoles pas trop chère... (je n'ai aucune notion de surf, mais je suis marin dans l'âme !!!)
Ensuite, je pars a Marrakech rejoindre un mai qui connais déjà bien la ville, donc je setrai pris en charge...
D'autre part, j'ai quelques question plus globales a vous poser.
Amateur occasionel de cannabis, je ne sais pas trop qui écouter entre les guides qui vous promettent 1g=1an, et certains amis qui me disent qu'il n'y a pas trop de problèmes à ce sujet. Qu'est ce que je risque vraiment?
Comment éviter poliment le harcèlement au tapis?
Quel budget journalier compter? Sachant que je compte voyager dans des petits hotels routard, mais aussi me faire plaisir de tant en tant pour des restos ou des sorties.
Davance merci pour vos conseils...
Charles
La route English translation pending
La route tient un peu du masochiste, elle n'attend qu'une chose, qu'on la piétine, qu'on lui roule sur le corps. Mais elle est aussi pourvue d'une grande dose de générosité, car c'est elle qui nous fait découvrir le monde.
Amazonie du Pérou ou du Brésil? English translation pending
Et bien voilà, je quitte pour l'Amérique du Sud dans quelques jours à peine en débutant par l'Île de Pâque qui fais plutôt parti du Sud Pacifique, mais bon, par la suite le Pérou et je suis hésitant à savoir si il est préférable de visiter l'Amazonie par le Pérou ou par le Brésil, destination final de mon périple d'ou je quitte via Sao Paolo. Alors toute information sur l'Amazonie serait grandement apprécié, sinon j'improviserai sur place!
merci,
love, light and Rock n' roll!!
merci,
love, light and Rock n' roll!!
One-month road trip in Namibia
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



From Mexico to the Wonderful Chiapas

This one-month trip, from January 18 to February 17, 2026, allowed us to visit Mexico City and travel through the states of Puebla, Oaxaca, and Chiapas. We mainly used buses (ADO company) for medium and long distances and colectivos or taxis (or Uber) for shorter trips. Before leaving, I had contacted several people on the ground: Harry, a Vendéan settled in Oaxaca offering, among other things, discoveries of artisan villages or the Monte Albán site, and Oscar in Comitán de Domínguez. I’ll come back to our meeting with Oscar, who runs a local agency (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) and owns a very pleasant hostel, a real highlight of our trip. Our journey took place in 8 stages on a loop starting from Mexico City. The connections between each were made by day or night buses depending on the trip duration. I had booked our seats in advance, either directly on the ADO company’s website or through booking platforms depending on the rates offered. Note that by planning ahead, I was able to benefit from very interesting "Early Booking" rates. There are several comfort classes. For all our trips, I had booked seats in Primera class buses, except for two in GL (Grand Luxe) class. The rates are very reasonable, and the buses turned out to be comfortable or even very comfortable (only the basic seat recline might surprise you).
Our itinerary and number of days per stage: Stage 1 – Mexico City: 4 days Stage 2 – Puebla: 2 days Stage 3 – Oaxaca: 4 days Stage 4 – San Agustinillo: 4 days Stage 5 – San Cristóbal de las Casas: 3 days Stage 6 – Comitán de Domínguez: 6 days Stage 7 – Palenque: 4 days Stage 8 – Mexico City: 2 days If I were to do it again, I’d remove one day from Palenque and add it either to Puebla or San Cristóbal to visit nearby sites or villages, or to San Agustinillo to enjoy one more day by the Pacific Ocean.
Stage 1: Mexico City (2,200 m / 9.2 million inhabitants) We arrived in the Mexican capital around 10:00 PM. The simplified customs process was very quick. After exchanging some money at the airport, we took a taxi to our youth hostel. We got around the capital on foot, of course, but also by metro. Signs are very rare, and we took the train in the wrong direction several times. After a few mistakes, we systematically asked on the platform if we were going the right way. The metro is very affordable. You need to get a rechargeable card (the Tarjeta de Movilidad Integrada) and top it up as needed. This card (less than 1 €) isn’t personal, so there’s no need to get one per person.
Mexico City: Day 1.

Visits and walks of the day (note: many museums are closed on Mondays): The Zócalo or Constitution Square: it’s one of the most beautiful, largest (195m x 240m), and oldest squares in the world. This is where Cortés decided to build the center of the new Spanish city on the site of the former Tenochtitlan market. Stones from the pyramids were used to pave the esplanade and build the surrounding colonial churches and buildings. During our visit, the huge square was covered with (resin) cacti, the theme of the temporary exhibition at the time. Indeed, temporary events or exhibitions take place here throughout the year. It’s also the endpoint for many protest marches.





The cathedral: it’s sinking by one centimeter per year despite massive stabilization work (the collapse of many Mexican buildings—30 cm/year—is due to groundwater pumping). It was built starting in 1571 and completed in... 1813. The modest remains of the Templo Mayor (exterior view): they have high symbolic value, as this monument was the most important in the Mexica Empire.
We then walked through the streets of the historic center to the Santísima Church, unfortunately closed for renovation work.
Next, we took the metro to visit one of Mexico’s most important pilgrimage sites: the Insigne y Nacional Basílicas de Santa María de Guadalupe, as well as the Capilla del Cerrito on the hill.
The first, dating from the colonial era, is really leaning a lot.
The second, shaped like a rotunda, is very impressive from the inside.

In the basement, there’s a sacred tunic where, in 1531, an image of the Virgin Mary is said to have appeared. A real mystery for scientists, the garment has never deteriorated since that date. Slow-moving conveyor belts allow pilgrims to admire it, preventing crowds from gathering in front of the image for hours. Well thought out!
From the top of the Capilla del Cerrito, you get beautiful views of huge Mexico City.
Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.

Exploring Senja Island and the Lofoten Archipelago
Hi everyone,
We traveled to Norway in the summer of 2025, from July 17 to 29, to visit Senja Island and the Lofoten archipelago with a rental car. The common thread of these twelve days was clearly hiking, along with a few visits and experiences, and nights spent in a tent or in the car (which made it possible). We chose Narvik Airport for both arrival and departure for several complementary reasons: the desire to visit nearby Senja Island, slightly more affordable airfare, and finally, the rental price of the vehicle—especially the car model we were looking for. We only made one reservation, for the first campsite, as sleeping in a tent made things much easier. But we had the whole structure of the trip planned, a flexible outline that could adapt to the weather conditions we’d encounter. Senja Island isn’t part of the Lofoten archipelago, and during the early stages of planning this trip, we hadn’t planned to visit it. But its relative proximity to Narvik Airport and, above all, its unique geography definitely made us change our minds. We arrived in Evenes, where Narvik Airport is located, nearly 60 km from the city itself. Our first stop was 40 km further in Bjerkvik on the way to Senja, where there’s a Rema 1000 (a very common supermarket chain in Norway). We needed to buy some food and a gas cartridge for our stove. I’d emailed the store manager beforehand, who told me they didn’t sell them but that the two gas stations in the village were likely to have some in stock.
It was only at the Esso station that I found what I needed, but unfortunately, only one cartridge. Luckily, we quickly realized that most campsites (like in Iceland) have a shared kitchen with hotplates. That single small cartridge was just enough for the few nights we spent outside of campsites... We got our first taste of Norway’s characteristic landscapes:
When we arrived at the Senja campsite, it was already 9:30 PM. A sign announced it was full, but luckily, I’d booked it 10 days earlier. By 10:30 PM, as we settled in to eat, it was still broad daylight, and the thermometer read 25°C—despite being at a latitude of 69° North! We went to bed around midnight, exhausted but under the light of a sun that was still very much present. Thanks to Earth’s tilted axis. We’d anticipated this by buying opaque sleep masks because, yes, at this time of year, it’s daylight all the time.
Friday, July 18:
Today, we planned two hikes on the island and a few stops along the way. The map clearly shows that the deepest fjords are in the north and west. Due to time and accessibility, we focused on the northern part of the island. Our first stop was at the viewing platform in Bergbotn:

Then we headed toward Skaland, the starting point for our first hike. Along the way, we found plenty of reasons to stop—especially since, on this first day of travel, our thirst for Nordic landscapes was far from quenched.

The town of Skaland is very practical: free parking, picnic tables for after the hike, and a Joker convenience store right next door. Our goal was the summit of Husfjellet: 670 m of elevation gain, between 8 and 9 km in length, and an estimated 4 hours and 30 minutes.
This hike offers two major viewpoints. The first overlooks the Bergsoyan islands to the west:

At the summit, the view shifts to the Steinfjorden fjord:

You can even clearly see the "Devil’s Teeth," which we’d see from below later:

In total, the hike took us 4 hours and 30 minutes, including all the breaks. We treated ourselves to an ice cream in Skaland to recharge for the next hike. We hit the road again and stopped at Tungeneset to get a closer look at the Devil’s Teeth:

We continued to Fjordgard, the starting point for our second hike. Fjordgard isn’t very welcoming. There was a time when you could park right at the start of the hike up Mount Segla. Now, everything’s blocked off, and locals have even taken to blocking all possible parking spots nearby. You now have to park outside the town at a paid parking lot (90 NOK for 3 hours), adding an extra 2 km (round trip) of walking. Still, that was just a minor inconvenience because the hike that followed quickly made us forget all about it. The hike is fairly short (2 hours) but still has 520 m of elevation gain. This hike was a stark contrast to the first. This morning, we had sweeping views of the vast landscape. Here, Mount Segla, perched on the edge of the cliff, dominates the foreground:


For those prone to vertigo, it might be best to stay at the foot of the mountain, as the trail climbs right along the cliff edge. And from that point on, you quickly understand what verticality really means...

In total, we took 2 hours and 50 minutes, including breaks and the extra walk to the parking lot. The day was already well underway, and with 1,200 m of cumulative elevation gain, it was time to find a spot to eat and sleep. Since we hadn’t made any reservations, we’d planned to bivouac for the night. We weren’t too picky—just practical—so we decided to sleep in the car at the parking lot for tomorrow morning’s hike, just 5 km from Fjordgard.
We traveled to Norway in the summer of 2025, from July 17 to 29, to visit Senja Island and the Lofoten archipelago with a rental car. The common thread of these twelve days was clearly hiking, along with a few visits and experiences, and nights spent in a tent or in the car (which made it possible). We chose Narvik Airport for both arrival and departure for several complementary reasons: the desire to visit nearby Senja Island, slightly more affordable airfare, and finally, the rental price of the vehicle—especially the car model we were looking for. We only made one reservation, for the first campsite, as sleeping in a tent made things much easier. But we had the whole structure of the trip planned, a flexible outline that could adapt to the weather conditions we’d encounter. Senja Island isn’t part of the Lofoten archipelago, and during the early stages of planning this trip, we hadn’t planned to visit it. But its relative proximity to Narvik Airport and, above all, its unique geography definitely made us change our minds. We arrived in Evenes, where Narvik Airport is located, nearly 60 km from the city itself. Our first stop was 40 km further in Bjerkvik on the way to Senja, where there’s a Rema 1000 (a very common supermarket chain in Norway). We needed to buy some food and a gas cartridge for our stove. I’d emailed the store manager beforehand, who told me they didn’t sell them but that the two gas stations in the village were likely to have some in stock.
It was only at the Esso station that I found what I needed, but unfortunately, only one cartridge. Luckily, we quickly realized that most campsites (like in Iceland) have a shared kitchen with hotplates. That single small cartridge was just enough for the few nights we spent outside of campsites... We got our first taste of Norway’s characteristic landscapes:

When we arrived at the Senja campsite, it was already 9:30 PM. A sign announced it was full, but luckily, I’d booked it 10 days earlier. By 10:30 PM, as we settled in to eat, it was still broad daylight, and the thermometer read 25°C—despite being at a latitude of 69° North! We went to bed around midnight, exhausted but under the light of a sun that was still very much present. Thanks to Earth’s tilted axis. We’d anticipated this by buying opaque sleep masks because, yes, at this time of year, it’s daylight all the time.
Friday, July 18:
Today, we planned two hikes on the island and a few stops along the way. The map clearly shows that the deepest fjords are in the north and west. Due to time and accessibility, we focused on the northern part of the island. Our first stop was at the viewing platform in Bergbotn:

Then we headed toward Skaland, the starting point for our first hike. Along the way, we found plenty of reasons to stop—especially since, on this first day of travel, our thirst for Nordic landscapes was far from quenched.

The town of Skaland is very practical: free parking, picnic tables for after the hike, and a Joker convenience store right next door. Our goal was the summit of Husfjellet: 670 m of elevation gain, between 8 and 9 km in length, and an estimated 4 hours and 30 minutes.
This hike offers two major viewpoints. The first overlooks the Bergsoyan islands to the west:

At the summit, the view shifts to the Steinfjorden fjord:

You can even clearly see the "Devil’s Teeth," which we’d see from below later:

In total, the hike took us 4 hours and 30 minutes, including all the breaks. We treated ourselves to an ice cream in Skaland to recharge for the next hike. We hit the road again and stopped at Tungeneset to get a closer look at the Devil’s Teeth:

We continued to Fjordgard, the starting point for our second hike. Fjordgard isn’t very welcoming. There was a time when you could park right at the start of the hike up Mount Segla. Now, everything’s blocked off, and locals have even taken to blocking all possible parking spots nearby. You now have to park outside the town at a paid parking lot (90 NOK for 3 hours), adding an extra 2 km (round trip) of walking. Still, that was just a minor inconvenience because the hike that followed quickly made us forget all about it. The hike is fairly short (2 hours) but still has 520 m of elevation gain. This hike was a stark contrast to the first. This morning, we had sweeping views of the vast landscape. Here, Mount Segla, perched on the edge of the cliff, dominates the foreground:


For those prone to vertigo, it might be best to stay at the foot of the mountain, as the trail climbs right along the cliff edge. And from that point on, you quickly understand what verticality really means...

In total, we took 2 hours and 50 minutes, including breaks and the extra walk to the parking lot. The day was already well underway, and with 1,200 m of cumulative elevation gain, it was time to find a spot to eat and sleep. Since we hadn’t made any reservations, we’d planned to bivouac for the night. We weren’t too picky—just practical—so we decided to sleep in the car at the parking lot for tomorrow morning’s hike, just 5 km from Fjordgard.
Road Trip USA 2023 - Part 2
HIGHWAY 1
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
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CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Highway 1 runs along the Pacific coast of California from Leggett in the north to Dana Point in the south. It's the longest state route in California, stretching 1,050 km.
It's famous for its breathtaking ocean views. That’s actually why it’s become such a popular route for road trips, with tons of attractions and points of interest all along the way.
After crossing the U.S. interior on our way out (see Road Trip USA 2023 - Part 1), we’re starting our return trip along this route from Leggett.
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CALIFORNIA:
Scenic Overlooks on Route 1 Between Leggett and Fort Bragg The Pudding Creek Trestle Bridge in Fort Bragg Glass Beach - Fort Bragg Jenner Lookout Point - Highway 1 Goat Rock Beach - Sonoma Coast State Park - Jenner Point Reyes National Seashore - White House Pool Trail Point Reyes National Seashore - Limantour Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Shipwreck Point Reyes National Seashore - Kehoe Beach Trail Point Reyes National Seashore - McClures Beach Trail Point Reyes National Seashore - Cypress Tree Tunnel Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach North Point Reyes National Seashore - Elephant Seals on Drakes Beach Point Reyes National Seashore - Point Reyes Beach South Point Reyes National Seashore – Elephant Seals Overlooks Point Reyes National Seashore - Chimney Rock Trail Point Reyes National Seashore - Point Reyes Lighthouse Trail Point Reyes National Seashore – Tule Elk Observation Point Bonita Lighthouse Trail - Sausalito Hawk Hill - Sausalito Battery Spencer Trail - Sausalito Rodeo Beach - Sausalito Point Cavallo - Golden Gate View - Sausalito Exploring Downtown Sausalito Visiting Sausalito’s Houseboats Crossing the Golden Gate Bridge - San Francisco Golden Gate Bridge Viewpoints - San Francisco Cruise to Alcatraz Island - San Francisco Visiting Alcatraz Island - San Francisco Civic Center - Downtown San Francisco Market Street & Yerba Buena Gardens - Downtown San Francisco Union Square & Financial District - Downtown San Francisco Fisherman's Wharf, Pier 39 & Embarcadero - San Francisco Sea Lion Observation - Pier 39 - San Francisco Lombard Street & Cable Car - Russian Hill - San Francisco Macondray Lane Historic District - Russian Hill - San Francisco Grace Cathedral & Huntington Park - Nob Hill - San Francisco Telegraph Hill - San Francisco Chinatown - San Francisco Alamo Square & Painted Ladies - Western Addition - San Francisco Palace of Fine Arts - Marina District - San Francisco Presidio of San Francisco California Coastal Trail - Lincoln Park - San Francisco California Palace of the Legion of Honor - Lincoln Park - San Francisco Sutro Baths - Lincoln Park - San Francisco Queen Wilhelmina Garden - Golden Gate Park - San Francisco Bison Paddock - Golden Gate Park - San Francisco Portals of the Past - Golden Gate Park - San Francisco Strawberry Hill - Golden Gate Park – San Francisco Prayerbook Cross & Robin Williams Meadow - Golden Gate Park - San Francisco Hidden Garden Steps & 16th Avenue Tiled Steps - San Francisco Grandview Park - San Francisco Hike - Twin Peaks Three Summits - San Francisco Longboarding Down Twin Peaks Blvd in San Francisco Haight-Ashbury - San Francisco Corona Heights Park - San Francisco Mission Dolores - San Francisco Mural Frescoes (Part 1) - Mission District - San Francisco Mural Frescoes (Part 2) - Mission District - San Francisco Devil's Slide Bunker - Pacifica Mavericks Beach - Half Moon Bay Martins Beach - Half Moon Bay Pigeon Point Lighthouse State Historic Park - Pescadero What to See in Santa Cruz Visiting Capitola What to See in Monterey Carmel-by-the-Sea Lovers Point Park - Pacific Grove Castle Rock, Hurricane Point & Little Sur River Viewpoints Pfeiffer Falls Trail Julia Pfeiffer Burns State Park Vista Point & McWay Falls Highway 1 - Big Sur Viewpoints Salmon Creek Falls San Carpoforo Creek Trail Elephant Seal Vista Point - San Simeon San Simeon Pier Moonstone Beach Boardwalk Shipwreck - Estero Bluffs State Park Surfing Competition in Morro Bay Port San Luis Pier - San Luis Obispo Pismo Beach Monarch Butterfly Grove - Pismo State Beach Nojoqui Falls Park - Solvang Arroyo Hondo Vista Point Solvang, a Charming Danish Town in California Chumash Painted Cave - Santa Barbara Goleta San Marcos Rd & Cachuma Lake Vista Points - Santa Barbara Old Santa Barbara Mission Walking Tour of Santa Barbara’s Historic Downtown West Beach - Santa Barbara What to See in Ventura Paradise Falls - Wildwood Regional Park - Thousand Oaks Sandy Dune & El Matador State Beach - Malibu Point Dume Nature Reserve - Malibu Malibu Pier Road Trip in the Malibu Mountains Los Liones Trail - Santa Monica Santa Monica Pier Rodeo Drive - Beverly Hills Greystone Mansion - Beverly Hills Hollywood Walk of Fame - Los Angeles Griffith Observatory - Los Angeles Hollywood Forever Cemetery - Los Angeles What to See in Venice Beach Venice Beach Skatepark ShoreLine Aquatic Park - Long Beach Alamitos Beach - Long Beach Naples Island - Long Beach Crescent Bay Point Park & Helser Park Kiosk - Laguna Beach Shell Beach at Twin Points - Laguna Beach Prairie Dogs at Agra Vista Point Top Gun House & Oceanside Pier Annie's Canyon Trail - Solana Beach (Via North Rios Trailhead Loop) Old Town San Diego La Jolla Coastal Trail - San Diego Balboa Park - San Diego Pacific Beach - San Diego Mission Beach - San Diego Ocean Beach Tide Pools - San Diego Sunset Cliffs Natural Park - San Diego Tuna Harbor Park - San Diego Seaport Village & Embarcadero Marina Park - San Diego Gaslamp Quarter - Downtown San Diego Coronado Island - San Diego Dead Dolly Lane - Alpine Galleta Meadows Metal Sculptures - Borrego Springs What to See in Palm Springs Robolights - Palm Springs Andreas Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs Palm Canyon Trail - Indian Canyons - Palm Springs West Fork Falls Trail - Indian Canyons - Palm Springs Tahquitz Canyon Loop Trail - Indian Canyons - Palm Springs Desert Christ Park - Yucca Valley Pioneertown Salvation Mountain - Niland Slab City - Niland
Cambodia and Indonesia in summer: ideal itinerary with kids?
Hi everyone,
After letting our backpacks gather dust for several years, we’ve decided to set off on another adventure—this time as a family, with our 10- and 12-year-old kids! We’re planning a trip from mid-June to the end of July, with two stops: Cambodia (2 weeks) and Indonesia (4 weeks). But before diving into the details, we’ve got quite a few questions and doubts.
About Cambodia: We know this period is the rainy season. Is it really a good idea to go then? And if so, is it better to start with Cambodia and then move on to Indonesia, or does the order not matter from a climate perspective? Here are the activities and sites we’ve shortlisted: · The Mekong and Irrawaddy dolphins: do we actually have a chance of seeing them? · The Mondulkiri Project (elephant sanctuary): is this an ethical project? We want to avoid any form of animal exploitation. · The temples of Angkor: are 2 or 3 days enough to fully enjoy them? · Floating villages: where should we go for an authentic experience? Is it possible to spend the night there? · Hikes with waterfalls, lakes, etc.: are there any must-do treks? · And most importantly, what activities or sites would appeal to kids?
For Indonesia: We were there 15 years ago and loved our itinerary: Yogyakarta / Borobudur → Bromo → Kawah Ijen → Bali → Gili Trawangan. This time, we’re torn: · Retracing part of that route to share it with our kids (even if revisiting the same places isn’t super appealing), · Or exploring new regions. What’s almost certain is that we’d like to spend about two weeks in Raja Ampat. For the other two weeks, we’re undecided. We’re looking for kid-friendly ideas for places and activities, while avoiding too many connections for budget and environmental reasons. Since we’ll already see temples in Cambodia, we’d like to mix things up.
And finally… On our last trip to the region, we traveled without kids and went super free-spirited: only the round-trip tickets were booked, and we improvised the rest day by day without any major issues finding accommodation, food, or accessing the activities we’d spotted. Do you think this style of travel is still doable with two kids? Or has it become too risky or stressful? Are there regions where the "backpacker" approach is still possible, and others where it’s better to book in advance? And for certain activities or sites, is it recommended to hire guides?
Thanks in advance for your tips and experiences!
After letting our backpacks gather dust for several years, we’ve decided to set off on another adventure—this time as a family, with our 10- and 12-year-old kids! We’re planning a trip from mid-June to the end of July, with two stops: Cambodia (2 weeks) and Indonesia (4 weeks). But before diving into the details, we’ve got quite a few questions and doubts.
About Cambodia: We know this period is the rainy season. Is it really a good idea to go then? And if so, is it better to start with Cambodia and then move on to Indonesia, or does the order not matter from a climate perspective? Here are the activities and sites we’ve shortlisted: · The Mekong and Irrawaddy dolphins: do we actually have a chance of seeing them? · The Mondulkiri Project (elephant sanctuary): is this an ethical project? We want to avoid any form of animal exploitation. · The temples of Angkor: are 2 or 3 days enough to fully enjoy them? · Floating villages: where should we go for an authentic experience? Is it possible to spend the night there? · Hikes with waterfalls, lakes, etc.: are there any must-do treks? · And most importantly, what activities or sites would appeal to kids?
For Indonesia: We were there 15 years ago and loved our itinerary: Yogyakarta / Borobudur → Bromo → Kawah Ijen → Bali → Gili Trawangan. This time, we’re torn: · Retracing part of that route to share it with our kids (even if revisiting the same places isn’t super appealing), · Or exploring new regions. What’s almost certain is that we’d like to spend about two weeks in Raja Ampat. For the other two weeks, we’re undecided. We’re looking for kid-friendly ideas for places and activities, while avoiding too many connections for budget and environmental reasons. Since we’ll already see temples in Cambodia, we’d like to mix things up.
And finally… On our last trip to the region, we traveled without kids and went super free-spirited: only the round-trip tickets were booked, and we improvised the rest day by day without any major issues finding accommodation, food, or accessing the activities we’d spotted. Do you think this style of travel is still doable with two kids? Or has it become too risky or stressful? Are there regions where the "backpacker" approach is still possible, and others where it’s better to book in advance? And for certain activities or sites, is it recommended to hire guides?
Thanks in advance for your tips and experiences!
Preparing for a trip to Sri Lanka
Hi everyone.
The tickets for SRI LANKA are booked—arriving in COLOMBO on 12/21 and returning from the same place on 01/17. I’ve read here and there that it’ll be high season, but we don’t have a choice, so we’ll make do...
My first question is obviously about the itinerary: Most of the ones I’ve seen go clockwise, and I’m wondering if I should do it the other way: - To avoid the cultural triangle between Christmas and New Year’s - To start with a bit of rest (we’re really wiped out) Does that make sense?
My second question is about the time allocated to each stop, which you’ll find below. Is it balanced? Too much here and not enough there?
My third question will be about Jaffna: yes or no? How long is the trip from Anuradhapura? Where can I fit in the 3 days needed?

Thanks for your replies. A few details: ultra-independent travelers, using public transport, hikers, minimum 2 nights per accommodation. First time in Sri Lanka! !
The tickets for SRI LANKA are booked—arriving in COLOMBO on 12/21 and returning from the same place on 01/17. I’ve read here and there that it’ll be high season, but we don’t have a choice, so we’ll make do...
My first question is obviously about the itinerary: Most of the ones I’ve seen go clockwise, and I’m wondering if I should do it the other way: - To avoid the cultural triangle between Christmas and New Year’s - To start with a bit of rest (we’re really wiped out) Does that make sense?
My second question is about the time allocated to each stop, which you’ll find below. Is it balanced? Too much here and not enough there?
My third question will be about Jaffna: yes or no? How long is the trip from Anuradhapura? Where can I fit in the 3 days needed?

Thanks for your replies. A few details: ultra-independent travelers, using public transport, hikers, minimum 2 nights per accommodation. First time in Sri Lanka! !
Dubai on a budget
Four days of beach relaxation in this truly curious place let me unwind 15 years ago after trekking through Asia or Africa: swimming in clear, clean water and easing jet lag was my goal; seeing that mirage in the middle of the desert also piqued my curiosity... And then Dubai developed, and now I go there once a year for 15 days without ever getting bored!! My backpacker budget doesn’t stop me from enjoying what I love about travel: discovering cultures, architecture, and beaches with turquoise waters.
I’m sharing my favorite spots here for those who love simplicity and the thrill of being amazed! Dubai stretches over 50 km long. I stay in the historic Bur Dubai neighborhood, which is very "Indian" and separated from Deira (the more "Arab/African" district) by a creek.
You cross from one side to the other on abras, small traditional wooden boats that run all day. My hotel is 4 minutes from the Al Ghubaiba bus station, 5 minutes from the Al Ghubaiba metro, and 6 minutes from the Al Ghubaiba boat station!!! It’s easy to get around from here, and at night, it’s lively—safe to go out, with few tourists but mostly the local middle class who built (and are still building) Dubai. It’s simple and very international.
- **Transport:** ...**Getting there:** I fly with Emirates from Paris. Taking the 9:30 PM flight, I sleep on the plane, land at 6:35 AM, exchange 200 euros once I’ve picked up my luggage, change in the restroom, grab a taxi to the hotel, drop off my suitcase, and head straight to the beach! ...**On the ground:** I buy a silver NOL card, which works for buses, metro, and boats. I top it up as needed—it’s valid for 2 years. ...**Taxis:** They have reliable meters. Pink ones are driven by women. Airport-to-hotel fare: 12 €. You’ll find them everywhere, and they don’t complain about short trips. Between 3 PM and 4 PM, it’s trickier because of shift changes.
- **Best times to visit:** For me, it’s April-May and October-November: not too hot for walking but warm enough to swim! Watch out for air conditioning—your worst enemy. It’s everywhere, even at bus stops. Bring a big scarf or sarong to cover your throat and head—going from 32°C to 16°C when you enter a mall, bus, or taxi is pretty harsh!
- **Hotel:** I stay at the Grand Astoria (Fahidi Street) because the value for price and location is great. It’s very clean, and I skip breakfast because near the bus station, there’s a big Carrefour hypermarket where I buy breakfast supplies, water, camel milk, and picnic snacks. There are two nightclubs downstairs—bring earplugs if you want to sleep before 2 AM. Wi-Fi is spotty; you have to change the password every two days. The staff is lovely. Rooms have a TV (4 Indian channels + BBC), a kettle with tea/coffee sachets, and a mini-fridge you fill yourself.
- **Bur Dubai: "My neighborhood"** In the morning, you can see kids in uniforms waiting for the school bus with their parents—second-generation migrants who’ve settled here. They speak English, Arabic, and their mother tongue, have great education, and are in high demand (I see job ads in the local newspapers in the hotel lobby). From the U.S. to the Middle East, Singapore to South Africa, they have bright futures. In the evenings, families stroll along the creek, and it’s common for bench neighbors to ask where you’re from. The whole world crosses paths here. Even with basic English, it’s friendly and warm—the "take care" as people go their separate ways is a nice touch.
Bur Dubai has plenty to explore if you don’t feel like going far: along the creek, there’s a cluster of reconstructed houses forming the Al Shindagha Museum. One ticket lets you visit all the houses, each with a theme tied to the history of the seven emirates (Dubai is one). It takes a full day, but if you stop for lunch, there are tons of restaurants for all budgets, some right by the water.
Walking in the opposite direction, you reach Al Seef, a reconstruction of old Dubai as a small pearl-fishing port. The architecture is lovely, with souvenir shops. My favorite is the Iranian grocery store, where you’ll find camel milk chocolate, black lemon, and sweets with rose, pistachio, and candied apricot. It’s peaceful to walk around here, even as a solo woman. There are free restrooms everywhere, wooden or stone benches, and a nice breeze in the evening. Plenty of waterfront restaurants or places to grab a drink, plus a few towers across the way—nothing spectacular, but they’re prettily lit. There’s a souk with souvenir shops for those who like that!
- **Restaurants:** Bur Dubai has restaurants representing regions of India and the Indian subcontinent. My favorites: Across from the hotel, Paklyari—a Pakistani spot with excellent mutton biryani for 5 €. At Al Seef, Nablus has a great setting by the water. Across in Deira, the Italian restaurant on the 18th floor of the Rotana—go half an hour before sunset for an amazing view of the creek and skyline. The truffle pizza is 24 €. You can take a taxi from Bur, and after dinner, get dropped off at Al Seef to walk back along the creek. For a great thali, Kathhiyawadi is a 10-minute walk from Burjuman metro. My latest discovery: Bordomavi (near the Rashid Al Hadees Masjid 1 bus stop). One of the servers is Algerian and speaks French. You can swim at the small beach with showers/toilets, then have lunch at the restaurant (57 € for two, with starter, main, dessert, and drinks). The setting is peaceful, in a little fishing port with a cool photo op—traditional boats with the modern skyline in the background!
- **Sunset drinks:** The terrace at Concorde Creek View (Bur Dubai) has a creek view, and Canopy by Hilton (Al Seef) overlooks the creek and skyline. You can get a day pass for the pool, including meals and drinks.
- **Lassi:** Near the hotel, SreeRaj Lassi Bar has great ice cream and lassi. *Tip: Everything is takeout-friendly, including leftovers—great for a picnic the next day.
- **Market:** Don’t miss the Waterfront Market—a huge hall where locals buy fish, meat, fruits, and vegetables from all over the world. I love buying fish, shrimp, and cuttlefish, then having it prepared at Yahya’s waterfront restaurant (grilled, in sauce, fried, etc.) with salad, hummus, tabbouleh, and rice. It’s on the way between "my" beach and the hotel, so I stop by easily. I stock up on fruit, and at the Lulu supermarket upstairs, I grab yogurt, water, etc. No need to carry everything—a taxi (available at the main exit) will drop me right at the hotel!
- **Beach:** My favorite: Al Mamzar Park (15-minute taxi ride, 9 €). It has four lifeguarded beaches with showers and restrooms. Opens at 8 AM, but note: Mondays and Wednesdays are for women and young children only! Entry is 1.50 €. On Beach #2, you can rent sun loungers and umbrellas. Beach #3 (the prettiest) has stone tables with benches under big umbrellas—free! I arrive at 8 AM, set up, and walk for an hour along the water, spotting starfish, colorful fish, birds, and occasionally small jellyfish. From bikinis to burkinis, everyone swims as they like! Dubai is judgment-free—no side-eye, just smiles and greetings. I love seeing joyful, full-figured women on women-only days, playing darbuka and singing. Indian women do yoga (even headstands!), Chinese women practice tai chi... I read a lot and swim far out to the buoy limits. Lifeguards keep watch. It’s safe on land too. Once, a 4x4 driver gave me a dirty look for "serving whisky" to my mom from a plastic bottle—until I made him smell it. It was mint tea! Embarrassed, he immediately called his brother, a gym teacher in Poitiers, to apologize in French! People in Dubai are smiley, polite, and very respectful of elders. On weekends, the park is packed with groups and families barbecuing—joyful chaos in every language!
By 1:30 PM, depending on my mood, I’ll get dropped off at the Waterfront Market for fish or a thali restaurant. Sometimes I take the bus—it stops near the abras on the Deira side. Just cross by boat, then it’s a 3-minute walk to the hotel. Takes 45 minutes (vs. 15 by taxi).
For a treat, try Kite Beach (Abu Manara Masjid bus stop). The SoleMio section offers comfy sun loungers, fluffy towels, and umbrellas for 80 € for two in the front row. Go early—you’ll feel like you have the place to yourself, with the Burj Al Arab in the background. It gets busy on weekends.
From there, you can take a taxi to Dubai Mall (not far) to check out the dancing fountains at sunset, for example.
You can also buy day passes at some hotels with sun loungers, towels, pool access, and lunch credit. I tried the Ritz-Carlton—decent (170 € for two, including meals). Lunch was fine, and the view of the lit-up towers at sunset, with the giant wheel, was stunning. I took the metro back in the evening.
There are plenty of free beaches too, like La Mer—worth seeing more for the decor than the beach itself.
- **Even though my main "sightseeing" involves walking around with my head up, admiring the towers in DIFC (amazing), visiting the stunning Mohammed bin Rashid Library (near Creek metro), wandering the souks (including Little India in Bur and the Iranian mosque), or the spice souks in Deira (go early when it’s quiet),** A day trip to Abu Dhabi is worth it. Take the Bur Dubai-Abu Dhabi bus (pay with your NOL card). If you leave early, you’ll see the sunrise over the desert. At the station, buy a bus ticket to the Louvre, cross the footbridge over the highway, and wait for the bus. After the museum, take a taxi to the Grand Mosque, then another taxi back to the bus station. A full but doable day—no need to stay overnight!
In the evening, I love taking the metro (mostly above ground) and passing between the towering, lit-up skyscrapers—it feels like a sci-fi movie. Just missing flying taxis (they’re in the works!)
Sharjah, the closest emirate, has a fantastic Orientalist museum. From Bur Dubai’s maritime station, boats go to Sharjah in 30 minutes, near the aquarium and maritime museum.
- **Shopping:** I buy Indian chai tea spices, incense, camel milk chocolate, Iranian sweets, and fabric from Indian shops selling saris and fabric by the meter. I have a tailor make shirts, tunics, etc. Some shops sell buttons and trimmings to jazz things up.
- **Malls:** To attract customers, mall owners come up with wild ideas: a ski slope at Dubai Mall (worth seeing once), pretty wooden souks at Madinat, and a giant aquarium at Dubai Mall. At sunset, you can watch the dancing fountains to popular global tunes at the foot of the world’s tallest tower. At its base, there’s an excellent Iraqi restaurant, Samad Al Iraki, where the tea server is Tunisian and speaks French! The Ibn Battuta Mall is unique—you can go there straight from Abu Dhabi by bus, for example. Malls have plenty of dining options and are a place to (finally) see locals... though they’re not that interesting. Malls are served by the metro, while buses run along the coast. In Burjuman Mall, there’s a cybercafé on the ground floor where you can print.
A few helpful sites: Visit Dubai - Official Tourism Site RTA (Roads and Transport Authority) - RTA Services
"But what do *you* do in Dubai?" my friends ask, surprised... Yes, I love traveling to countries where I ride on bumpy roads in buses that break down, sleep in places with mosquitoes and cockroaches, and swelter in heat and humidity. But even far from that kind of travel, Dubai has an exotic charm. There’s something for every taste and budget—once you get past the flight ticket (around 680 €, probably cheaper with a layover). Dubai is about relaxing, swimming, being amazed, chatting, and tasting... A safe, clean vacation with no rudeness, and as a woman, it’s a relief to let your guard down. You come back refreshed and at peace!
Hope my experience helps... Next trip: March 2026, with plans to visit the Guggenheim in Abu Dhabi and whatever other curiosities pop up like magic...
Feel free to add to my experience with your own! Happy travels, Laurence
I’m sharing my favorite spots here for those who love simplicity and the thrill of being amazed! Dubai stretches over 50 km long. I stay in the historic Bur Dubai neighborhood, which is very "Indian" and separated from Deira (the more "Arab/African" district) by a creek.
You cross from one side to the other on abras, small traditional wooden boats that run all day. My hotel is 4 minutes from the Al Ghubaiba bus station, 5 minutes from the Al Ghubaiba metro, and 6 minutes from the Al Ghubaiba boat station!!! It’s easy to get around from here, and at night, it’s lively—safe to go out, with few tourists but mostly the local middle class who built (and are still building) Dubai. It’s simple and very international.
- **Transport:** ...**Getting there:** I fly with Emirates from Paris. Taking the 9:30 PM flight, I sleep on the plane, land at 6:35 AM, exchange 200 euros once I’ve picked up my luggage, change in the restroom, grab a taxi to the hotel, drop off my suitcase, and head straight to the beach! ...**On the ground:** I buy a silver NOL card, which works for buses, metro, and boats. I top it up as needed—it’s valid for 2 years. ...**Taxis:** They have reliable meters. Pink ones are driven by women. Airport-to-hotel fare: 12 €. You’ll find them everywhere, and they don’t complain about short trips. Between 3 PM and 4 PM, it’s trickier because of shift changes.
- **Best times to visit:** For me, it’s April-May and October-November: not too hot for walking but warm enough to swim! Watch out for air conditioning—your worst enemy. It’s everywhere, even at bus stops. Bring a big scarf or sarong to cover your throat and head—going from 32°C to 16°C when you enter a mall, bus, or taxi is pretty harsh!
- **Hotel:** I stay at the Grand Astoria (Fahidi Street) because the value for price and location is great. It’s very clean, and I skip breakfast because near the bus station, there’s a big Carrefour hypermarket where I buy breakfast supplies, water, camel milk, and picnic snacks. There are two nightclubs downstairs—bring earplugs if you want to sleep before 2 AM. Wi-Fi is spotty; you have to change the password every two days. The staff is lovely. Rooms have a TV (4 Indian channels + BBC), a kettle with tea/coffee sachets, and a mini-fridge you fill yourself.
- **Bur Dubai: "My neighborhood"** In the morning, you can see kids in uniforms waiting for the school bus with their parents—second-generation migrants who’ve settled here. They speak English, Arabic, and their mother tongue, have great education, and are in high demand (I see job ads in the local newspapers in the hotel lobby). From the U.S. to the Middle East, Singapore to South Africa, they have bright futures. In the evenings, families stroll along the creek, and it’s common for bench neighbors to ask where you’re from. The whole world crosses paths here. Even with basic English, it’s friendly and warm—the "take care" as people go their separate ways is a nice touch.
Bur Dubai has plenty to explore if you don’t feel like going far: along the creek, there’s a cluster of reconstructed houses forming the Al Shindagha Museum. One ticket lets you visit all the houses, each with a theme tied to the history of the seven emirates (Dubai is one). It takes a full day, but if you stop for lunch, there are tons of restaurants for all budgets, some right by the water.
Walking in the opposite direction, you reach Al Seef, a reconstruction of old Dubai as a small pearl-fishing port. The architecture is lovely, with souvenir shops. My favorite is the Iranian grocery store, where you’ll find camel milk chocolate, black lemon, and sweets with rose, pistachio, and candied apricot. It’s peaceful to walk around here, even as a solo woman. There are free restrooms everywhere, wooden or stone benches, and a nice breeze in the evening. Plenty of waterfront restaurants or places to grab a drink, plus a few towers across the way—nothing spectacular, but they’re prettily lit. There’s a souk with souvenir shops for those who like that!
- **Restaurants:** Bur Dubai has restaurants representing regions of India and the Indian subcontinent. My favorites: Across from the hotel, Paklyari—a Pakistani spot with excellent mutton biryani for 5 €. At Al Seef, Nablus has a great setting by the water. Across in Deira, the Italian restaurant on the 18th floor of the Rotana—go half an hour before sunset for an amazing view of the creek and skyline. The truffle pizza is 24 €. You can take a taxi from Bur, and after dinner, get dropped off at Al Seef to walk back along the creek. For a great thali, Kathhiyawadi is a 10-minute walk from Burjuman metro. My latest discovery: Bordomavi (near the Rashid Al Hadees Masjid 1 bus stop). One of the servers is Algerian and speaks French. You can swim at the small beach with showers/toilets, then have lunch at the restaurant (57 € for two, with starter, main, dessert, and drinks). The setting is peaceful, in a little fishing port with a cool photo op—traditional boats with the modern skyline in the background!
- **Sunset drinks:** The terrace at Concorde Creek View (Bur Dubai) has a creek view, and Canopy by Hilton (Al Seef) overlooks the creek and skyline. You can get a day pass for the pool, including meals and drinks.
- **Lassi:** Near the hotel, SreeRaj Lassi Bar has great ice cream and lassi. *Tip: Everything is takeout-friendly, including leftovers—great for a picnic the next day.
- **Market:** Don’t miss the Waterfront Market—a huge hall where locals buy fish, meat, fruits, and vegetables from all over the world. I love buying fish, shrimp, and cuttlefish, then having it prepared at Yahya’s waterfront restaurant (grilled, in sauce, fried, etc.) with salad, hummus, tabbouleh, and rice. It’s on the way between "my" beach and the hotel, so I stop by easily. I stock up on fruit, and at the Lulu supermarket upstairs, I grab yogurt, water, etc. No need to carry everything—a taxi (available at the main exit) will drop me right at the hotel!
- **Beach:** My favorite: Al Mamzar Park (15-minute taxi ride, 9 €). It has four lifeguarded beaches with showers and restrooms. Opens at 8 AM, but note: Mondays and Wednesdays are for women and young children only! Entry is 1.50 €. On Beach #2, you can rent sun loungers and umbrellas. Beach #3 (the prettiest) has stone tables with benches under big umbrellas—free! I arrive at 8 AM, set up, and walk for an hour along the water, spotting starfish, colorful fish, birds, and occasionally small jellyfish. From bikinis to burkinis, everyone swims as they like! Dubai is judgment-free—no side-eye, just smiles and greetings. I love seeing joyful, full-figured women on women-only days, playing darbuka and singing. Indian women do yoga (even headstands!), Chinese women practice tai chi... I read a lot and swim far out to the buoy limits. Lifeguards keep watch. It’s safe on land too. Once, a 4x4 driver gave me a dirty look for "serving whisky" to my mom from a plastic bottle—until I made him smell it. It was mint tea! Embarrassed, he immediately called his brother, a gym teacher in Poitiers, to apologize in French! People in Dubai are smiley, polite, and very respectful of elders. On weekends, the park is packed with groups and families barbecuing—joyful chaos in every language!
By 1:30 PM, depending on my mood, I’ll get dropped off at the Waterfront Market for fish or a thali restaurant. Sometimes I take the bus—it stops near the abras on the Deira side. Just cross by boat, then it’s a 3-minute walk to the hotel. Takes 45 minutes (vs. 15 by taxi).
For a treat, try Kite Beach (Abu Manara Masjid bus stop). The SoleMio section offers comfy sun loungers, fluffy towels, and umbrellas for 80 € for two in the front row. Go early—you’ll feel like you have the place to yourself, with the Burj Al Arab in the background. It gets busy on weekends.
From there, you can take a taxi to Dubai Mall (not far) to check out the dancing fountains at sunset, for example.
You can also buy day passes at some hotels with sun loungers, towels, pool access, and lunch credit. I tried the Ritz-Carlton—decent (170 € for two, including meals). Lunch was fine, and the view of the lit-up towers at sunset, with the giant wheel, was stunning. I took the metro back in the evening.
There are plenty of free beaches too, like La Mer—worth seeing more for the decor than the beach itself.
- **Even though my main "sightseeing" involves walking around with my head up, admiring the towers in DIFC (amazing), visiting the stunning Mohammed bin Rashid Library (near Creek metro), wandering the souks (including Little India in Bur and the Iranian mosque), or the spice souks in Deira (go early when it’s quiet),** A day trip to Abu Dhabi is worth it. Take the Bur Dubai-Abu Dhabi bus (pay with your NOL card). If you leave early, you’ll see the sunrise over the desert. At the station, buy a bus ticket to the Louvre, cross the footbridge over the highway, and wait for the bus. After the museum, take a taxi to the Grand Mosque, then another taxi back to the bus station. A full but doable day—no need to stay overnight!
In the evening, I love taking the metro (mostly above ground) and passing between the towering, lit-up skyscrapers—it feels like a sci-fi movie. Just missing flying taxis (they’re in the works!)
Sharjah, the closest emirate, has a fantastic Orientalist museum. From Bur Dubai’s maritime station, boats go to Sharjah in 30 minutes, near the aquarium and maritime museum.
- **Shopping:** I buy Indian chai tea spices, incense, camel milk chocolate, Iranian sweets, and fabric from Indian shops selling saris and fabric by the meter. I have a tailor make shirts, tunics, etc. Some shops sell buttons and trimmings to jazz things up.
- **Malls:** To attract customers, mall owners come up with wild ideas: a ski slope at Dubai Mall (worth seeing once), pretty wooden souks at Madinat, and a giant aquarium at Dubai Mall. At sunset, you can watch the dancing fountains to popular global tunes at the foot of the world’s tallest tower. At its base, there’s an excellent Iraqi restaurant, Samad Al Iraki, where the tea server is Tunisian and speaks French! The Ibn Battuta Mall is unique—you can go there straight from Abu Dhabi by bus, for example. Malls have plenty of dining options and are a place to (finally) see locals... though they’re not that interesting. Malls are served by the metro, while buses run along the coast. In Burjuman Mall, there’s a cybercafé on the ground floor where you can print.
A few helpful sites: Visit Dubai - Official Tourism Site RTA (Roads and Transport Authority) - RTA Services
"But what do *you* do in Dubai?" my friends ask, surprised... Yes, I love traveling to countries where I ride on bumpy roads in buses that break down, sleep in places with mosquitoes and cockroaches, and swelter in heat and humidity. But even far from that kind of travel, Dubai has an exotic charm. There’s something for every taste and budget—once you get past the flight ticket (around 680 €, probably cheaper with a layover). Dubai is about relaxing, swimming, being amazed, chatting, and tasting... A safe, clean vacation with no rudeness, and as a woman, it’s a relief to let your guard down. You come back refreshed and at peace!
Hope my experience helps... Next trip: March 2026, with plans to visit the Guggenheim in Abu Dhabi and whatever other curiosities pop up like magic...
Feel free to add to my experience with your own! Happy travels, Laurence
USA Road Trip 2023 - Part 1
In January 2023, we started our second road trip across the United States. We stayed from January to mid-March, which gave us plenty of time to visit several cities, attractions, and parks in multiple states.
This travel journal will be split into two parts due to the considerable number of places we visited.
This first journal covers the following states: Ohio, Indiana, Missouri, Oklahoma, Texas, New Mexico, Arizona, Nevada, and California, and takes you through the outbound leg of our road trip.
The second journal will showcase the attractions we visited on the return trip, which mainly follows the famous Highway 1 along the Pacific coast.
So, I invite you to keep reading this first journal, which serves as a long recap to help you discover the various attractions we explored throughout this road trip.
Videos are included throughout the recap. Please click on the image to start the video.
Here are the links to jump to a specific post:
OHIO:
WinterLand - Christmas Lights at Cleveland Public Square Lake View Cemetery - Cleveland - Part 1 Lake View Cemetery - Cleveland - Part 2 Stroll through Columbus Upper Falls to Lower Falls via Buckeye Trail - Hocking Hills State Park – Logan Cedar Falls & Whispering Falls Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Ash Cave Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Exploring Cincinnati
INDIANA:
Visiting Indianapolis
MISSOURI:
Exploring St. Louis
OKLAHOMA:
Catoosa Blue Whale Discovering Tulsa Exploring Oklahoma City
TEXAS:
Exploring Shamrock Discovering McLean Exploring Amarillo
NEW MEXICO:
Ancestral Sites Trail - Pecos National Historical Park Discovering Santa Fe The Santuario de Chimayó Stroll through Los Cerrillos Walk through the village of Madrid San Francisco de Asis Catholic Church & The Bottle House - Golden Albuquerque Murals 66 Diner - Albuquerque Stroll through Old Town (Albuquerque) Rinconada Canyon Trail - Petroglyph National Monument Mesa Point Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Macaw Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Cliff Base Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Piedras Marcadas Canyon - Petroglyph National Monument Sandstone Bluffs & Ventana Natural Arch - El Malpais National Monument
ARIZONA:
Stewart's Petrified Wood Shop – Holbrook Stroll through Holbrook Discovering Joseph City Exploring Winslow Grand Falls (The "Chocolate Falls") – Leupp Island Trail - Walnut Canyon National Monument Rim Trail - Walnut Canyon National Monument Wukoki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Wupatki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Doney Mountain Trail – Wupatki National Monument Citadel & Nalakihu Pueblos Trail – Wupatki National Monument Lomaki & Box Canyon Pueblos Trail – Wupatki National Monument Discovering Flagstaff On the way to Sedona Slide Rock State Park – Sedona Midgley Bridge Trail – Wilson Canyon – Sedona Tlaquepaque Arts & Shopping Village Walking Tour - Sedona Chapel of the Holy Cross - Sedona Hiking at Cathedral Rock - Sedona Hiking the Bell Rock Trail - Sedona Hiking the Airport Loop Trail - Sedona Amitabha Stupa and Peace Park - Sedona Hiking the Boynton Canyon Vortex Trail - Sedona Hiking the Devil's Bridge Trail - Sedona Hiking the Birthing Cave Trail - Sedona Bell Rock Inn - Sedona On the roads of Sedona - Part 1 On the roads of Sedona - Part 2 Keyhole Sink Hiking Trail - Kaibab National Forest Discovering Williams Exploring Ash Fork Discovering Kingman Ramada by Wyndham Kingman Davis Camp Park - Bullhead City Discovering Yucca Lake Havasu Boardwalk Tour A duck catches a lobster – Lake Havasu Boardwalk
CALIFORNIA:
Exploring Needles Discovering Goffs Discovering Amboy Visiting the famous Bagdad Cafe - Newberry Springs Exploring Barstow Vehicles from Hell (Mad Max Cars) - Barstow Peggy Sue's 50's Diner - Yermo Liberty Sculpture Park - Yermo Lake Dolores Water Park - Newberry Springs ZZYZX Road - Mojave National Preserve Alien Fresh Jerky - Baker Kelso Dunes Trail - Mojave National Preserve Hole-in-the-Wall Rings Trail - Mojave National Preserve Visiting Mitchell Caverns - Mojave National Preserve Dante's View - Death Valley National Park Zabriskie Point - Death Valley National Park Golden Canyon - Death Valley National Park Artists Drive & Artists Palette - Death Valley National Park Devil's Golf Course - Death Valley National Park Natural Bridge Trail - Death Valley National Park Badwater Basin - Death Valley National Park Harmony Borax Works - Death Valley National Park Devil's Cornfield - Death Valley National Park Mesquite Flat Sand Dunes - Death Valley National Park Mosaic Canyon Trail - Death Valley National Park On the road - Death Valley National Park
NEVADA:
Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health - Las Vegas Exploring Downtown Las Vegas SlotZilla Zipline - Fremont Street Experience – Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 1 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 2 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 3 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 4 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Free Live Music – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Chucky – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Las Vegas Strip - Part 1 Las Vegas Strip - Part 2 Las Vegas Strip - Part 3 Las Vegas Strip - Part 4 Las Vegas Strip - Part 5 Tom Devlin's Monster Museum - Boulder City Hoover Dam Lake Mead - Lakeview Overlook - Boulder City Nelson Ghost Town - Searchlight
CALIFORNIA:
Scenic Route through Joshua Tree National Park via the North Entrance Hidden Valley Trail - Joshua Tree National Park Barker Dam Trail - Joshua Tree National Park Cap Rock Trail - Joshua Tree National Park Keys View Trail - Joshua Tree National Park Hall of Horrors Trail - Joshua Tree National Park Skull Rock Trail - Joshua Tree National Park Arch Rock Trail - Joshua Tree National Park Cholla Cactus Garden Trail - Joshua Tree National Park Lone Pine - Owens Valley Miss Alabama & Shark Fin - Alabama Hills - Owens Valley Lone Ranger Canyon - Alabama Hills - Owens Valley Mobius Arch Loop Trail (Heart Arch & Lathe Arch) - Alabama Hills - Owens Valley Eye of the Alabama Hills Arch - Alabama Hills - Owens Valley Boot & Cyclops Arches - Alabama Hills - Owens Valley One Mile Arch, Bowling Ball and Pins & Gunga Din Area - Alabama Hills - Owens Valley Whitney Portal Arch Trailhead - Alabama Hills - Owens Valley Fish Rocks & Trona Pinnacles - Mojave Desert Red Cliffs Trail - Red Rock Canyon State Park Hagen Canyon Nature Trail - Red Rock Canyon State Park Tour of Historic Downtown Tehachapi View of the Tehachapi Loop – Monolith César E. Chávez National Monument – Keene Discovering Bakersfield Kern County Museum – Bakersfield Bravo Farms, Tree House & Petting Zoo - Traver Walking Tour of Kingsburg Exploring Fresno Simonian Farms & Soul Consoling Japanese Internment Tower - Fresno Duncan Ceramic Products (iLoveToCreate) - Fresno Walking Tour of Modesto Wat Dhammararam Buddhist Temple - Stockton Walking Tour of Stockton Discovering Stockton University of the Pacific - Stockton Visiting Lodi Sutter's Fort State Historic Park - Sacramento California State Capitol - Sacramento Walking Tour - Sacramento Walking Tour - Winters Walking Tour - Napa The Chandelier Tree In Drive-Thru Tree Park - Leggett One Log House - Garberville Grandfather Tree - Piercy The Living Chimney Tree - Avenue of the Giants Stephens Grove Loop Trail - Avenue of the Giants Gould Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Fleishmann Grove Trail - Avenue of the Giants Mahan Plaque Trail - Avenue of the Giants Founders Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Eternal Tree House & Immortal Tree - Avenue of the Giants Drury-Chaney Loop Trail - Avenue of the Giants Walking Tour - Redcrest
COMING UP NEXT:
USA Road Trip 2023 - Part 2
This travel journal will be split into two parts due to the considerable number of places we visited.
This first journal covers the following states: Ohio, Indiana, Missouri, Oklahoma, Texas, New Mexico, Arizona, Nevada, and California, and takes you through the outbound leg of our road trip.
The second journal will showcase the attractions we visited on the return trip, which mainly follows the famous Highway 1 along the Pacific coast.
So, I invite you to keep reading this first journal, which serves as a long recap to help you discover the various attractions we explored throughout this road trip.
Videos are included throughout the recap. Please click on the image to start the video.
Here are the links to jump to a specific post:
OHIO:
WinterLand - Christmas Lights at Cleveland Public Square Lake View Cemetery - Cleveland - Part 1 Lake View Cemetery - Cleveland - Part 2 Stroll through Columbus Upper Falls to Lower Falls via Buckeye Trail - Hocking Hills State Park – Logan Cedar Falls & Whispering Falls Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Ash Cave Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Exploring Cincinnati
INDIANA:
Visiting Indianapolis
MISSOURI:
Exploring St. Louis
OKLAHOMA:
Catoosa Blue Whale Discovering Tulsa Exploring Oklahoma City
TEXAS:
Exploring Shamrock Discovering McLean Exploring Amarillo
NEW MEXICO:
Ancestral Sites Trail - Pecos National Historical Park Discovering Santa Fe The Santuario de Chimayó Stroll through Los Cerrillos Walk through the village of Madrid San Francisco de Asis Catholic Church & The Bottle House - Golden Albuquerque Murals 66 Diner - Albuquerque Stroll through Old Town (Albuquerque) Rinconada Canyon Trail - Petroglyph National Monument Mesa Point Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Macaw Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Cliff Base Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Piedras Marcadas Canyon - Petroglyph National Monument Sandstone Bluffs & Ventana Natural Arch - El Malpais National Monument
ARIZONA:
Stewart's Petrified Wood Shop – Holbrook Stroll through Holbrook Discovering Joseph City Exploring Winslow Grand Falls (The "Chocolate Falls") – Leupp Island Trail - Walnut Canyon National Monument Rim Trail - Walnut Canyon National Monument Wukoki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Wupatki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Doney Mountain Trail – Wupatki National Monument Citadel & Nalakihu Pueblos Trail – Wupatki National Monument Lomaki & Box Canyon Pueblos Trail – Wupatki National Monument Discovering Flagstaff On the way to Sedona Slide Rock State Park – Sedona Midgley Bridge Trail – Wilson Canyon – Sedona Tlaquepaque Arts & Shopping Village Walking Tour - Sedona Chapel of the Holy Cross - Sedona Hiking at Cathedral Rock - Sedona Hiking the Bell Rock Trail - Sedona Hiking the Airport Loop Trail - Sedona Amitabha Stupa and Peace Park - Sedona Hiking the Boynton Canyon Vortex Trail - Sedona Hiking the Devil's Bridge Trail - Sedona Hiking the Birthing Cave Trail - Sedona Bell Rock Inn - Sedona On the roads of Sedona - Part 1 On the roads of Sedona - Part 2 Keyhole Sink Hiking Trail - Kaibab National Forest Discovering Williams Exploring Ash Fork Discovering Kingman Ramada by Wyndham Kingman Davis Camp Park - Bullhead City Discovering Yucca Lake Havasu Boardwalk Tour A duck catches a lobster – Lake Havasu Boardwalk
CALIFORNIA:
Exploring Needles Discovering Goffs Discovering Amboy Visiting the famous Bagdad Cafe - Newberry Springs Exploring Barstow Vehicles from Hell (Mad Max Cars) - Barstow Peggy Sue's 50's Diner - Yermo Liberty Sculpture Park - Yermo Lake Dolores Water Park - Newberry Springs ZZYZX Road - Mojave National Preserve Alien Fresh Jerky - Baker Kelso Dunes Trail - Mojave National Preserve Hole-in-the-Wall Rings Trail - Mojave National Preserve Visiting Mitchell Caverns - Mojave National Preserve Dante's View - Death Valley National Park Zabriskie Point - Death Valley National Park Golden Canyon - Death Valley National Park Artists Drive & Artists Palette - Death Valley National Park Devil's Golf Course - Death Valley National Park Natural Bridge Trail - Death Valley National Park Badwater Basin - Death Valley National Park Harmony Borax Works - Death Valley National Park Devil's Cornfield - Death Valley National Park Mesquite Flat Sand Dunes - Death Valley National Park Mosaic Canyon Trail - Death Valley National Park On the road - Death Valley National Park
NEVADA:
Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health - Las Vegas Exploring Downtown Las Vegas SlotZilla Zipline - Fremont Street Experience – Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 1 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 2 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 3 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 4 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Free Live Music – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Chucky – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Las Vegas Strip - Part 1 Las Vegas Strip - Part 2 Las Vegas Strip - Part 3 Las Vegas Strip - Part 4 Las Vegas Strip - Part 5 Tom Devlin's Monster Museum - Boulder City Hoover Dam Lake Mead - Lakeview Overlook - Boulder City Nelson Ghost Town - Searchlight
CALIFORNIA:
Scenic Route through Joshua Tree National Park via the North Entrance Hidden Valley Trail - Joshua Tree National Park Barker Dam Trail - Joshua Tree National Park Cap Rock Trail - Joshua Tree National Park Keys View Trail - Joshua Tree National Park Hall of Horrors Trail - Joshua Tree National Park Skull Rock Trail - Joshua Tree National Park Arch Rock Trail - Joshua Tree National Park Cholla Cactus Garden Trail - Joshua Tree National Park Lone Pine - Owens Valley Miss Alabama & Shark Fin - Alabama Hills - Owens Valley Lone Ranger Canyon - Alabama Hills - Owens Valley Mobius Arch Loop Trail (Heart Arch & Lathe Arch) - Alabama Hills - Owens Valley Eye of the Alabama Hills Arch - Alabama Hills - Owens Valley Boot & Cyclops Arches - Alabama Hills - Owens Valley One Mile Arch, Bowling Ball and Pins & Gunga Din Area - Alabama Hills - Owens Valley Whitney Portal Arch Trailhead - Alabama Hills - Owens Valley Fish Rocks & Trona Pinnacles - Mojave Desert Red Cliffs Trail - Red Rock Canyon State Park Hagen Canyon Nature Trail - Red Rock Canyon State Park Tour of Historic Downtown Tehachapi View of the Tehachapi Loop – Monolith César E. Chávez National Monument – Keene Discovering Bakersfield Kern County Museum – Bakersfield Bravo Farms, Tree House & Petting Zoo - Traver Walking Tour of Kingsburg Exploring Fresno Simonian Farms & Soul Consoling Japanese Internment Tower - Fresno Duncan Ceramic Products (iLoveToCreate) - Fresno Walking Tour of Modesto Wat Dhammararam Buddhist Temple - Stockton Walking Tour of Stockton Discovering Stockton University of the Pacific - Stockton Visiting Lodi Sutter's Fort State Historic Park - Sacramento California State Capitol - Sacramento Walking Tour - Sacramento Walking Tour - Winters Walking Tour - Napa The Chandelier Tree In Drive-Thru Tree Park - Leggett One Log House - Garberville Grandfather Tree - Piercy The Living Chimney Tree - Avenue of the Giants Stephens Grove Loop Trail - Avenue of the Giants Gould Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Fleishmann Grove Trail - Avenue of the Giants Mahan Plaque Trail - Avenue of the Giants Founders Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Eternal Tree House & Immortal Tree - Avenue of the Giants Drury-Chaney Loop Trail - Avenue of the Giants Walking Tour - Redcrest
COMING UP NEXT:
USA Road Trip 2023 - Part 2
Join me in discovering Gran Canaria
Introduction
We stayed on the island of Gran Canaria during the first three months of 2024. It’s the third Canary Island we’ve visited, after Tenerife and Lanzarote.
We rented an apartment in Temisas. By staying in the same place for such a long period, the total price dropped by 50%.
We also rented a vehicle to make getting around the island easier.
Why the Canary Islands, and Gran Canaria in particular? For its pleasant climate, the nature and diversity of its landscapes, the charming villages, and especially the beauty of its many beaches.
In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this island.
These attractions are categorized to make it easier to find what interests you.
Videos are included throughout the summary. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
HIKES:
Roque Nublo Maspalomas Dunes - Part 1 Maspalomas Dunes - Part 2 Los Azulejos de Veneguera Barranco de Las Vacas Ventana del Bentayga (Arco del Aserrador) Caves of the King Ventana de Morro (Ventana de la Ganifa) The Dog of Bentayga Cave of the Four Doors Ventana del Nublo Artenera - Caves of Acusa Seca Temisas - El Gigante Cave Fortress of Ansite Puerto de Las Nieves - Roque de Las Nieves Temisas - Cuevas de la Audiencia Roque Bentayga Guayadeque Ravine (Guayadeque Hermitage) Guayadeque Ravine (Cueva de Bartalo) El Zumacal - Barranco Tauco Casablanca Dam (Los Dolores Dam) Ayagaures - La Angostura Dam & Gambuesa Dam Santa Brígida - Alonso Ravine & Centennial Dragon Tree Pino Santo Hike in the Azuaje Ravine Gáldar - Red Lands of Samarrita Tejeda - Charco de La Paloma Bandama Boiler (Camino Borde de Caldera Bandama) Teror - Alamo Ravine Trail – SL-4 Telde - Calasio Caves Special Natural Reserve of Los Tilos de Moya Los Azulejos - Charco de Las Aneas Fataga Ravine Arinaga Military Battery Trail Maspalomas - Las Fuentes and del Canizo Ravines Mogán - Tauro Mountain Trail Tamabada - Llanos de La Mimbre & Sobre la Cueva Viewpoints Trail Hike to the Coronadero Arch via Barranco Hondo Barranco de Silva - Hike to the Jerez Caves Gáldar - Samson Cave - La Atalaya Peak Agaete - Roque Guayedra and Guayedra Ravine Artenara - Caballero Caves Arucas - Bufadero Salt Flats Barranco de Pino Gordo - Natural Pools Telde - Los Cernícalos Ravine Las Cruces - Toba Caves & Picón Puerto de Las Nieves - Moro Cave Agüimes - Morros de Ávila Caves Juncalillo del Sur - Laguna & Salinas de Abajo Caves of Camino de San Felipe Cruz de Tejeda, Cruz Chico and Degollada Viewpoint Hike on the Patalavaca Circuit Motor Grande - Puerto Rico Arch El Montañón - Los Hornos Dam Seafront Walk - Amadores Beach – Puerto Rico Beach Las Niñas Dam El Hornillo - Omega & Omicron Caves Arteara Necropolis Mogán - El Mulato Dam Las Garzas - El Regante Dam La Plata Route - Cho Flores Dam & El Charco Hondo Vega de Acusa - La Candelaria Dam Candelaria Hermitage – Acusa Seca Viewpoint Valsequillo de Gran Canaria – Roque La Vela Ayagaures Dam – GC-602 Lomo del Palo - Monte Pavón Trail Lugar La Laguna - Levada Fataga Dam & Ravine
BEACHES:
Mogán Beach Taurito Beach Tauro Beach Amadores Beach Puerto Rico Beach Anfi del Mar Beach Patalavaca Beach Meloneras Beach Maspalomas Beach English Beach (Playa del Inglés) Las Burras Beach San Agustin Beach Las Alcaravaneras Beach Las Canteras Beach (La Cicer) Las Canteras Beach (La Puntilla) Las Canteras Beach (Santa Catalina) Aquamarina Beach El Agujero - Bocabarranco Beach Hoya Del Pozo Beach Hoya Del Pozo Beach - Lizard with amputated tail El Cabron Beach Ojos de Garza Beach El Burrero Beach
NATURAL POOLS:
Charco Azul - El Risco Agaete Salt Flats Charco de Los Espejos - Sardina del Norte Natural Pools of Punta de Gáldar Snorkeling in the natural pool of Punta de Gáldar Natural Pool La Furnia o El Clavo - Gáldar Natural Pool of Los Dos Roques Emiliano Natural Pool - El Agujero Natural Pool of El Agujero Natural Pools of Roque Prieto Natural Pool El Altillo Los Charcones de Bañaderos – Arucas Natural Pools of El Charco de Las Palomas – Arucas Natural Pools of La Laja - Las Palmas de Gran Canaria Cueva de la Reina Mora - La Garita Natural Pools of Castillo del Romeral
TOWNS:
Center
Santa Brigida Vega de San Mateo Tejeda Artenara Vallesco Teror
Southwest
Santa Lucia de Tirajana Fataga San Bartolomé de Tirajana Puerto de Mogán La Aldea de San Nicolas
North
Arucas Firgas Moya Santa Maria de Guia Gáldar Agaete Puerto de Las Nieves
East
Vegueta - Las Palmas de Gran Canaria Triana - Las Palmas de Gran Canaria Ciudad Jardin - Las Palmas de Gran Canaria Canteras - Las Palmas de Gran Canaria Telde Valsequillo de Gran Canaria Ingenio Agüimes Temisas
VIEWPOINTS:
GC-60 Route (or nearby) GC-210 Route (or nearby) GC-210 Route between the tunnel and La Aldea de San Nicolás GC-215 & GC-65 Routes (or nearby) GC-200 Route (or nearby) GC-130 Route (or nearby) & GC-605 GC-70 Route (or nearby) & GC-21 Sheep herd on GC-70 Route GC-150, GC-240, GC-305, GC-350 & GC-301 Routes GC-606, GC-295, GC-231 and GC-41 Routes (or nearby) Viewpoints – GC-1 Route (or nearby) Viewpoints - Las Palmas de Gran Canaria Viewpoints - GC-2, GC-21, GC-15, GC-216 and GC-132 Routes (or nearby) Viewpoints - GC-503 & GC-217 Routes Viewpoints - GC-604, GC-505, GC-132, GC-42 and GC-802 Routes
MISCELLANEOUS:
San Rafael Aqueduct - Telde Abandoned San Rafael Estate - La Higuera Cenobio de Valerón La Cesta - Tejeda Puerto de la Aldea Scenic Route GC-671 to El Espinillo Scenic Route GC-607 to El Chorrillo The Galdar Cube (Santiago Quarry) Scenic Route GC-504 to Ayagaures Abandoned seaside resort in the Azuaje Ravine El Bufadero de La Garita – Telde GC-505 Route Abandoned Finca Las Haciendas (Los Mocanes) – Las Vegas de Valsequillo Ruins of San Juan Battery - Las Palmas de Gran Canaria Viera y Clavijo Canarian Botanical Garden - Las Palmas de Gran Canaria Tenefé Salt Flats Los Pérez, Lugarejos & Las Hoyas Dams Monte Pavón, Gran Canaria’s little Ireland Valleseco Lagoon Recreational Area Climbing - Fataga Ravine Surfing – El Agujero El Cairete Restaurant - Carrizal de Tejeda Paragliding flight observation - Los Giles La Cuevita Ayagaures Restaurant Statues and Murals - Cruce de Arinaga Aviation Monument (Las Majoreras) & Murals – Carrizal Artistic recycling by Antonio Peñita - Ojos de Garza Rainbows
We stayed on the island of Gran Canaria during the first three months of 2024. It’s the third Canary Island we’ve visited, after Tenerife and Lanzarote.
We rented an apartment in Temisas. By staying in the same place for such a long period, the total price dropped by 50%.
We also rented a vehicle to make getting around the island easier.
Why the Canary Islands, and Gran Canaria in particular? For its pleasant climate, the nature and diversity of its landscapes, the charming villages, and especially the beauty of its many beaches.
In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this island.
These attractions are categorized to make it easier to find what interests you.
Videos are included throughout the summary. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
HIKES:
Roque Nublo Maspalomas Dunes - Part 1 Maspalomas Dunes - Part 2 Los Azulejos de Veneguera Barranco de Las Vacas Ventana del Bentayga (Arco del Aserrador) Caves of the King Ventana de Morro (Ventana de la Ganifa) The Dog of Bentayga Cave of the Four Doors Ventana del Nublo Artenera - Caves of Acusa Seca Temisas - El Gigante Cave Fortress of Ansite Puerto de Las Nieves - Roque de Las Nieves Temisas - Cuevas de la Audiencia Roque Bentayga Guayadeque Ravine (Guayadeque Hermitage) Guayadeque Ravine (Cueva de Bartalo) El Zumacal - Barranco Tauco Casablanca Dam (Los Dolores Dam) Ayagaures - La Angostura Dam & Gambuesa Dam Santa Brígida - Alonso Ravine & Centennial Dragon Tree Pino Santo Hike in the Azuaje Ravine Gáldar - Red Lands of Samarrita Tejeda - Charco de La Paloma Bandama Boiler (Camino Borde de Caldera Bandama) Teror - Alamo Ravine Trail – SL-4 Telde - Calasio Caves Special Natural Reserve of Los Tilos de Moya Los Azulejos - Charco de Las Aneas Fataga Ravine Arinaga Military Battery Trail Maspalomas - Las Fuentes and del Canizo Ravines Mogán - Tauro Mountain Trail Tamabada - Llanos de La Mimbre & Sobre la Cueva Viewpoints Trail Hike to the Coronadero Arch via Barranco Hondo Barranco de Silva - Hike to the Jerez Caves Gáldar - Samson Cave - La Atalaya Peak Agaete - Roque Guayedra and Guayedra Ravine Artenara - Caballero Caves Arucas - Bufadero Salt Flats Barranco de Pino Gordo - Natural Pools Telde - Los Cernícalos Ravine Las Cruces - Toba Caves & Picón Puerto de Las Nieves - Moro Cave Agüimes - Morros de Ávila Caves Juncalillo del Sur - Laguna & Salinas de Abajo Caves of Camino de San Felipe Cruz de Tejeda, Cruz Chico and Degollada Viewpoint Hike on the Patalavaca Circuit Motor Grande - Puerto Rico Arch El Montañón - Los Hornos Dam Seafront Walk - Amadores Beach – Puerto Rico Beach Las Niñas Dam El Hornillo - Omega & Omicron Caves Arteara Necropolis Mogán - El Mulato Dam Las Garzas - El Regante Dam La Plata Route - Cho Flores Dam & El Charco Hondo Vega de Acusa - La Candelaria Dam Candelaria Hermitage – Acusa Seca Viewpoint Valsequillo de Gran Canaria – Roque La Vela Ayagaures Dam – GC-602 Lomo del Palo - Monte Pavón Trail Lugar La Laguna - Levada Fataga Dam & Ravine
BEACHES:
Mogán Beach Taurito Beach Tauro Beach Amadores Beach Puerto Rico Beach Anfi del Mar Beach Patalavaca Beach Meloneras Beach Maspalomas Beach English Beach (Playa del Inglés) Las Burras Beach San Agustin Beach Las Alcaravaneras Beach Las Canteras Beach (La Cicer) Las Canteras Beach (La Puntilla) Las Canteras Beach (Santa Catalina) Aquamarina Beach El Agujero - Bocabarranco Beach Hoya Del Pozo Beach Hoya Del Pozo Beach - Lizard with amputated tail El Cabron Beach Ojos de Garza Beach El Burrero Beach
NATURAL POOLS:
Charco Azul - El Risco Agaete Salt Flats Charco de Los Espejos - Sardina del Norte Natural Pools of Punta de Gáldar Snorkeling in the natural pool of Punta de Gáldar Natural Pool La Furnia o El Clavo - Gáldar Natural Pool of Los Dos Roques Emiliano Natural Pool - El Agujero Natural Pool of El Agujero Natural Pools of Roque Prieto Natural Pool El Altillo Los Charcones de Bañaderos – Arucas Natural Pools of El Charco de Las Palomas – Arucas Natural Pools of La Laja - Las Palmas de Gran Canaria Cueva de la Reina Mora - La Garita Natural Pools of Castillo del Romeral
TOWNS:
Center
Santa Brigida Vega de San Mateo Tejeda Artenara Vallesco Teror
Southwest
Santa Lucia de Tirajana Fataga San Bartolomé de Tirajana Puerto de Mogán La Aldea de San Nicolas
North
Arucas Firgas Moya Santa Maria de Guia Gáldar Agaete Puerto de Las Nieves
East
Vegueta - Las Palmas de Gran Canaria Triana - Las Palmas de Gran Canaria Ciudad Jardin - Las Palmas de Gran Canaria Canteras - Las Palmas de Gran Canaria Telde Valsequillo de Gran Canaria Ingenio Agüimes Temisas
VIEWPOINTS:
GC-60 Route (or nearby) GC-210 Route (or nearby) GC-210 Route between the tunnel and La Aldea de San Nicolás GC-215 & GC-65 Routes (or nearby) GC-200 Route (or nearby) GC-130 Route (or nearby) & GC-605 GC-70 Route (or nearby) & GC-21 Sheep herd on GC-70 Route GC-150, GC-240, GC-305, GC-350 & GC-301 Routes GC-606, GC-295, GC-231 and GC-41 Routes (or nearby) Viewpoints – GC-1 Route (or nearby) Viewpoints - Las Palmas de Gran Canaria Viewpoints - GC-2, GC-21, GC-15, GC-216 and GC-132 Routes (or nearby) Viewpoints - GC-503 & GC-217 Routes Viewpoints - GC-604, GC-505, GC-132, GC-42 and GC-802 Routes
MISCELLANEOUS:
San Rafael Aqueduct - Telde Abandoned San Rafael Estate - La Higuera Cenobio de Valerón La Cesta - Tejeda Puerto de la Aldea Scenic Route GC-671 to El Espinillo Scenic Route GC-607 to El Chorrillo The Galdar Cube (Santiago Quarry) Scenic Route GC-504 to Ayagaures Abandoned seaside resort in the Azuaje Ravine El Bufadero de La Garita – Telde GC-505 Route Abandoned Finca Las Haciendas (Los Mocanes) – Las Vegas de Valsequillo Ruins of San Juan Battery - Las Palmas de Gran Canaria Viera y Clavijo Canarian Botanical Garden - Las Palmas de Gran Canaria Tenefé Salt Flats Los Pérez, Lugarejos & Las Hoyas Dams Monte Pavón, Gran Canaria’s little Ireland Valleseco Lagoon Recreational Area Climbing - Fataga Ravine Surfing – El Agujero El Cairete Restaurant - Carrizal de Tejeda Paragliding flight observation - Los Giles La Cuevita Ayagaures Restaurant Statues and Murals - Cruce de Arinaga Aviation Monument (Las Majoreras) & Murals – Carrizal Artistic recycling by Antonio Peñita - Ojos de Garza Rainbows
Newfoundland - Hikes in the Central Region of the Island
A land of adventure, the central region of Newfoundland is a vast area of dense forests and rugged coastlines.
To the north, between April and June, icebergs from Greenland drift along the famous "Iceberg Alley."
Inland, forests, lakes, and rivers dominate—once precious resources for Indigenous peoples and European settlers.
To the east lies Terra-Nova National Park and its typical habitat, made up of islands, ponds, bogs, and forests.
Finally, the southern coast, dotted with spectacular fjords, is home to several isolated fishing villages as well as the Miawpukek First Nation of Conne River, the province’s only recognized reserve.
Source: https://www.exploretnl.ca/region-centre
Below is a list of the hikes we did in this region. Each hike has a link attached so you can quickly access more information about it.
Videos are embedded throughout the summary. Click on the image to start the video.
King's Point - Alexander Murray Trail Grand Falls-Windsor - Thunder Brook Falls Trail King's Point - Rattling Brook Falls Trail Harbour Breton - Gun Hill Lookout Trail Harbour Breton - Deadman's Cove Trail Harbour Breton - Rocky Point Lighthouse Trail Harbour Breton Community Dildo Run Provincial Park - Black Head Trail Twillingate - Lower Little Harbour Trail Twillingate - Rockcut Twillingate Trails Twillingate - Lower Head Loop Trail Twillingate - Cuckhold's Point Trail Twillingate - Top of Twillingate Trail Terra-Nova National Park - Mill Cove Lookout Trail Eastport - Sandy Cove Lookout Trail
To the north, between April and June, icebergs from Greenland drift along the famous "Iceberg Alley."
Inland, forests, lakes, and rivers dominate—once precious resources for Indigenous peoples and European settlers.
To the east lies Terra-Nova National Park and its typical habitat, made up of islands, ponds, bogs, and forests.
Finally, the southern coast, dotted with spectacular fjords, is home to several isolated fishing villages as well as the Miawpukek First Nation of Conne River, the province’s only recognized reserve.
Source: https://www.exploretnl.ca/region-centre
Below is a list of the hikes we did in this region. Each hike has a link attached so you can quickly access more information about it.
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King's Point - Alexander Murray Trail Grand Falls-Windsor - Thunder Brook Falls Trail King's Point - Rattling Brook Falls Trail Harbour Breton - Gun Hill Lookout Trail Harbour Breton - Deadman's Cove Trail Harbour Breton - Rocky Point Lighthouse Trail Harbour Breton Community Dildo Run Provincial Park - Black Head Trail Twillingate - Lower Little Harbour Trail Twillingate - Rockcut Twillingate Trails Twillingate - Lower Head Loop Trail Twillingate - Cuckhold's Point Trail Twillingate - Top of Twillingate Trail Terra-Nova National Park - Mill Cove Lookout Trail Eastport - Sandy Cove Lookout Trail
Australia 2025: Discovering the 5th Continent
Hi everyone.
Because that’s also what sparks the desire in every traveler (well, at least for me) to set foot on Australian soil: discovering a new continent.
Right now, I’ve got some time on my hands—those who follow me know that. A nasty muscle tear (which really doesn’t want to heal) is keeping me grounded for another week, so I’ve decided to open a new travel journal, recounting my recent trip from December 14, 2024, to January 12, 2025, in Australia.
The origins of this trip started last May in Crete, an island I chose for a 10-day break. It’s really lovely, by the way, but that’s not the point… It’s around this time every year that we decide on our next winter destination, and Argentina was at the top of the list—Sydney wasn’t even on the radar… I’d been looking at flights to Buenos Aires for a while, and the prices were shocking… But by the pool one lazy afternoon, scrolling on my iPhone, a promo from Geneva to Sydney caught my eye. The deal ticked two boxes on my traveler’s bucket list: a flight to Australia and a flight with Singapore Airlines, often ranked as the world’s best airline. A quick chat with the missus (well, of course!) and the decision was made: off to the land of kangaroos! Now, once you add luggage and Economy Plus, it still comes to 1600 € per person, but that’s a reasonable price. Either way, we already know what we’re in for—Australia is a budget commitment!

Thanks to 123rf for the image loan 😛
Right now, I’ve got some time on my hands—those who follow me know that. A nasty muscle tear (which really doesn’t want to heal) is keeping me grounded for another week, so I’ve decided to open a new travel journal, recounting my recent trip from December 14, 2024, to January 12, 2025, in Australia.
The origins of this trip started last May in Crete, an island I chose for a 10-day break. It’s really lovely, by the way, but that’s not the point… It’s around this time every year that we decide on our next winter destination, and Argentina was at the top of the list—Sydney wasn’t even on the radar… I’d been looking at flights to Buenos Aires for a while, and the prices were shocking… But by the pool one lazy afternoon, scrolling on my iPhone, a promo from Geneva to Sydney caught my eye. The deal ticked two boxes on my traveler’s bucket list: a flight to Australia and a flight with Singapore Airlines, often ranked as the world’s best airline. A quick chat with the missus (well, of course!) and the decision was made: off to the land of kangaroos! Now, once you add luggage and Economy Plus, it still comes to 1600 € per person, but that’s a reasonable price. Either way, we already know what we’re in for—Australia is a budget commitment!

Thanks to 123rf for the image loan 😛
What to see in Madagascar in 10 days with kids?
Hello,
A few months ago, I posted a message in the Southern Africa section about a family trip in July/August. In the end, since I had too much trouble deciding on the destination and procrastinated too much with the planning 😎, I changed my mind and we’re going for a completely different trip—to Madagascar, a country we already know a bit since we’ve traveled there several times for 4 to 6 months each time, though our last visit was back in 2012!
The tickets are booked: 19 days on the ground (excluding arrival and departure days in Tana), spanning July and August.
We’re not looking to rack up landscapes (and kilometers). The kids really want to see lots of animals, while we mostly want to show them what daily life is like in Malagasy villages. So ideally, we’d like a trip split into two parts: - For 8/10 days, a hiking portion. The idea isn’t to do a tough trek in very remote areas but rather to walk from one village to another. Let’s say 3-4 hours a day. And when we arrive in each village, we’d have time to explore a bit, chat with the locals, let our kids play with the village children, etc. Stay with locals when possible. Move to a new village every day or every 2-3 days. - A few days visiting 1 or 2 national parks (with lemurs if possible to keep everyone happy!) - With the inevitable travel days, we’ll quickly hit 19 days.
Does this kind of trip sound doable (and fun) to you? Do you know of any villages that would fit our hiking plans?
I don’t have a preferred region yet, except that very dry landscapes appeal to me less. My real love from past trips was the highlands and their bright green rice paddies against red earth, but I’m a bit worried about the cold at this time of year.
After my initial research (thanks to this forum), I get the impression that the Ambalavao/Ambohimahamasina area might meet our criteria. I saw there are "accueil paysan" (farm stays) in that area, which could match what we’re looking for and would let us visit Andringitra National Park and Ranomafana on the way there or back.
But I’m open to all your more original ideas!
For logistical questions (transport, guides, accommodations, etc.), I’ll tackle those later—it’ll depend on the area we choose.
Thanks in advance for your suggestions
A few months ago, I posted a message in the Southern Africa section about a family trip in July/August. In the end, since I had too much trouble deciding on the destination and procrastinated too much with the planning 😎, I changed my mind and we’re going for a completely different trip—to Madagascar, a country we already know a bit since we’ve traveled there several times for 4 to 6 months each time, though our last visit was back in 2012!
The tickets are booked: 19 days on the ground (excluding arrival and departure days in Tana), spanning July and August.
We’re not looking to rack up landscapes (and kilometers). The kids really want to see lots of animals, while we mostly want to show them what daily life is like in Malagasy villages. So ideally, we’d like a trip split into two parts: - For 8/10 days, a hiking portion. The idea isn’t to do a tough trek in very remote areas but rather to walk from one village to another. Let’s say 3-4 hours a day. And when we arrive in each village, we’d have time to explore a bit, chat with the locals, let our kids play with the village children, etc. Stay with locals when possible. Move to a new village every day or every 2-3 days. - A few days visiting 1 or 2 national parks (with lemurs if possible to keep everyone happy!) - With the inevitable travel days, we’ll quickly hit 19 days.
Does this kind of trip sound doable (and fun) to you? Do you know of any villages that would fit our hiking plans?
I don’t have a preferred region yet, except that very dry landscapes appeal to me less. My real love from past trips was the highlands and their bright green rice paddies against red earth, but I’m a bit worried about the cold at this time of year.
After my initial research (thanks to this forum), I get the impression that the Ambalavao/Ambohimahamasina area might meet our criteria. I saw there are "accueil paysan" (farm stays) in that area, which could match what we’re looking for and would let us visit Andringitra National Park and Ranomafana on the way there or back.
But I’m open to all your more original ideas!
For logistical questions (transport, guides, accommodations, etc.), I’ll tackle those later—it’ll depend on the area we choose.
Thanks in advance for your suggestions
Dubai en routard, quelques adresses English translation pending
4 jours de balnéaire dans cet endroit vraiment curieux me permettaient de souffler il y a 15 ans après avoir crapahuté en Asie ou en Afrique : me baigner dans une eau clair et propre et amoindrir le jet lag était mon but ; voir aussi un peu ce mirage au milieu du désert attisait ma curiosité...Et puis Dubai s'est développé et depuis j'y vais une fois par an 15 jours sans m'ennuyer !! Mon budget routard ne m'empêche pas de profiter de ce qui me plait dans un voyage : découvrir des cultures, de l'architecture, des plages aux eaux turquoises.
Je partage ici mes adresses pour ceux qui aiment la simplicité et l'envie d'être étonné !
Dubai s'étale sur 50km de long. Je reste dans le quartier historique de Bur qui est très "indien" et qui est séparé par un bras de mer de Deira le quartier plus "arabe/africain". On passe d'une rive à l'autre avec des abras, petits bateaux en bois typique qui circule toute la journée. Mon hôtel se trouve à 4 minutes de la station de bus Al Ghubaiba, 5 mn du métro Al Ghubaiba et 6 mn de la station de bateau Al Ghubaiba !!! On se déplace facilement depuis ce point et le soir c'est animé on sort en toute sécurité, peu de touristes mais surtout la classe moyenne composée de ceux qui ont fait et font Dubai.
- transports : ...pour y aller : je pars avec Emirates car en prenant le vol de 21h30, dans l'avion je dors avec une musique douce dans le casque , j'atterris à 6h35, je change 200 euros quand j'ai récupéré ma valise, je vais me changer dans les toilettes, je prend un taxi direction l'hotel , j'y dépose ma valise et je file à la plage ! ...sur place : j'achète une NOL carte, l'argentée, qui sert à prendre bus, métro et bateau, selon mes besoins et ma consommation, je la recharge au fur et à mesure, valable 2 ans. ... taxis : équipés de compteur fiable, quand ils sont roses ce sont des femmes au volant, prix aéroport/hotel : 12 euros ...On en trouve partout, ils ne râlent pas quand on fait des trajets courts , entre 15h et 16h plus compliqué car c'est la relève.
- meilleures périodes : pour moi c'est avril-mai et octobre -novembre : pas trop chaud pour se promener mais assez pour se baigner ! Attention à la climatisation votre pire ennemi...elle est partout y compris les arrêts de bus...Un grand foulard ou un paréo pour se couvrir gorge et tête car passer de 32° à 16° quand on rentre dans un mall , un bus ou un taxi c'est assez violent !
- hôtel : je vais au Grand Astoria (Fahidi Street) car le rapport qualité/ prix /emplacement est bien. Très propre je prend sans petit déjeuner car près de la station de bus il y a un grand hypermarché Carrefour où j'achète de quoi petit déjeuner+eaux+lait de chamelle+pique nique... Il y a 2 discothèques en bas prévoir des boule quiés pour s'endormir avant 2 heures du matin..Wifi médiocre il faut changer le mot de passe tous les 2 jours...personnel adorable. Chambre avec télévision (4 chaines indiennes+BBC) un set bouilloire tasses avec sachet thé café et un mini bar.
- Bur Dubai : "mon quartier" Le matin on peut voir des enfants en uniforme qui attendent le bus pour l'école accompagnés par leur mère ou père issus de la 2e génération de migrants et bien installés ici... Ils parlent anglais, arabe et leur langue maternelle, ils ont une éducation poussée et sont trés recherchés d'après les annonces que je vois dans les journaux locaux mis à disposition dans le hall de l'hôtel. Des Etats Unis au Moyen Orient en passant par Singapour et l'Afrique du sud ils ont un bel avenir et sont le soir accompagnés pour une balade en famille par leurs parents et grands parents qui ont permis à Dubai de se développer. Le long du creek quand je prend un thé ou m'assoie il est fréquent que les voisins de banc vous demandent d'où vous êtes...Ici le monde entier se croise, on discute même avec un anglais basique, c'est sympa et convivial, le "take care" ponctue le bavardage quand l'un ou l'autre reprend son chemin... Bur est un quartier avec des visites possibles , super quand on n'a pas envie de bouger: le long du creek (le bras de mer) se trouve un ensemble de maisons reconstituées qui forme un musée "al shindagha museum". On achète un ticket qui permet de visiter l'ensemble des maisons qui ont chacune une thématique liée à l'histoire des 7 émirats dont Dubai est l'un d'eux. Cela prend une journée mais si à l'heure du déjeuner vous stoppez les visites il y a plein de restaurants pour toutes les bourses dans le quartier dont certain au bord de l'eau. En partant à l'opposé on arrive dans le quartier "al seef" qui est la reconstruction à l'ancienne de ce qu'était Dubai au départ : un petit port de pêcheur de perle. Jolie architecture avec des boutiques de souvenirs , ma préférée c'est l'épicerie iranienne où l'on trouve du chocolat au lait de chamelle, du citron noir et des friandises à la rose, pistache, abricot confits, etc... On se promène dans ce quartier tranquille même en temps que femme seule, des toilettes gratuites un peu partout, des bancs de bois ou de pierre ! Le soir un petit vent on peut y manger ou prendre un verre, quelques tours en face, pas les plus belles...
- restaurants : Dans Bur il y a tous ces restaurants qui représentent les régions de l'Inde mais aussi le sous continent indien...mes adresses : en face de l 'hôtel le Paklyari , un pakistanais : excellent mutton byriani à 5 euros , sur le creek (vers les musées)un restaurant népalais : tout y est bon, au bord de l eau à al seef le Nablus, super cadre... En face à Deira le restaurant italien du Rotana au 18e étage...y aller 1/2 avant le coucher du soleil vue super sur le creek et la skyline : la pizza à la truffe est à 24 euros ! On peut y aller en taxi depuis Bur et après diner se faire déposer en taxi à al seef et rentrer à pied le long du creek pour un trés bon thali le Kathhiyawadi à 10mn à pied du métro Burjuman et ma dernière découverte : le Bordomavi (arrêt de bus rashid al hadees masjid1)...un des serveurs est algérien francophone...on peut se baigner sur la petite plage avec douche/toilettes et partir déjeuner dans ce restaurant (57 euros à 2 avec entrée plat dessert boisson) cadre tranquille dans un petit port de pêche. Photo sympa avec port typique et loin derrière toutes les tours modernes !
- boire un verre au coucher du soleil : la terrasse du Concorde Creek View (Bur) (vue creek)et le Canopy by Hilton (al seef) (vue creek et skyline) où l'on peut avoir un forfait piscine à la journée incluant repas et boisson - lassi : à coté de l'hôtel bonnes glaces et lassi au SreeRaj Lassi bar * à noter : partout tout est emportable y compris les restes, pratique pour faire un pique nique le lendemain.
- marché : un endroit à ne pas manquer le waterfront market : c'est une halle immense où les locaux viennent acheter poissons, viandes, fruits légumes : ça vient du monde entier. J'adore y acheter du poisson , crevettes et seiches et dans le restaurant au bord de l 'eau Yahya on vous prépare le tout comme vous voulez (grillé, en sauce, frit etc...) avec salade, houmous, taboulé, riz etc... Je m'y arrête facilement car c'est sur le trajet entre "ma" plage et l'hôtel. Je fais mes provisions de fruits (miam les mangues !!)et dans le supermarché Lulu à l'étage du dessus j'achète yaourt, eau, etc...Je peux me charger puisque un taxi (que l on trouve à la sortie de la porte principale) me déposera devant l'hotel !
- plage : ma favorite : Al Mamzar Park (15mn de trajet/9euros) un ensemble de 4 plages surveillées avec douches, toilettes on paie 1.50 euros à l'entrée. Sur la plage n° 2 transats et parasols à louer et sur la plage n° 3 il y a des tables avec bancs en pierre surmontées de grands parasols et c'est gratuit. Lundi et mercredi réservés aux femmes ! J'arrive à 8h à l'ouverture, je m'installe et vais marcher 1h le long de l'eau où je vois étoile de mer, poissons colorés, oiseaux, plus rarement petite méduse...Du 2 pièces au burkini on se baigne comme on veut !! Il y a toutes les tailles toutes les formes toutes les langues...Comme partout à Dubai pas de regards de travers, pas de jugement, on se sourie, on se salue j'aime voir les femmes joyeuses et bien en chair les jours pour femme, elles jouent du darbouka et chantent, les indiennes font leur yoga et restent sur la tête, quelques chinoises font du tai chi...Moi je lis pas mal et nage assez loin jusqu'aux limites des bouées. Des maitres nageurs veillent ...C'est surveillé à terre aussi et quand un conducteur de 4x4 est venu me faire les gros yeux parce que je servais du whisky dans une bouteille en plastique à ma mère, je l'ai obligé à sentir : c'était du thé à la menthe... Confus il a aussitôt appelé en what s app son frère prof de sport à Poitiers pour que celui ci fasse des excuses en français ! Le week end le parc est plein de groupe qui viennent faire des barbecue dans le parc c'est joyeux ça piaille et chante dans toutes les langues ! Quand je rentre vers 13h30 selon mes envies je me fais déposer au waterfront market pour déjeuner du poisson ou au restaurant de thali. Pour se faire plaisir on peut aussi aller sur la plage de Kite beach (arrêt bus abu manara masjid) et la partie de plage SoleMio propose transat confortable, serviette moelleuse et parasol pour 80 euros à 2 en 1ere ligne...En y allant le matin tot vous avez l'impression d'être seul au monde avec en fond à gauche la fameuse tour de l hôtel burj el Arab...Le week end très fréquenté... On peut aussi prendre des forfaits journées dans certains hotels avec des chaises transats serviettes accès piscine et crédit pour un déjeuner. J'ai tenté le Ritz Carlton pas mal, (170 euros à 2 la journée). Déjeuner correct, on est au milieu des grandes tours qui s'éclairent, superbe vue sur la roue au coucher du soleil. Plein de plage gratuites bien sûr comme dans le quartier de La Mer qui est à voir plus pour sa déco que pour la plage .
- même si les visites principales consistent pour moi à marcher le nez en l'air à observer les tours à DIFC (super) rentrer dans la magnifique bibliothèque Mohamed bin Rashid (à la sortie du métro Creek), déambuler dans les souks en passant par le little India à Bur et la mosquée iranienne ou les souks aux épices ( côté Deira) tôt quand il y a peu de monde, une visite à Abu Dhabi vaut la peine...Prendre le bus Bur-Abu Dhabi (payable avec la nol card en le prenant tôt on voit le soleil se lever dans le désert), à l'arrivée acheter ticket de bus pour le Louvre, traverser en passant par la passerelle qui enjambe l'autoroute et attendre le bus... Après la visite du musée prendre un taxi pour la grande mosquée, visite puis de là reprendre un taxi pour la gare routière et retour. Journée entière bien remplie ! Le soir j'aime prendre le métro, qui est essentiellement aérien, et passer entre les tours immenses éclairées me donnent l'impression d'être dans un film de science fiction...manquent les taxis volants (c'est en projet !) Sharjah l'émirat le plus proche, a aussi un magnifique musée orientaliste et depuis la gare maritime de Bur plusieurs bateau vont en 1/2 heure à Sarjah à proximité de l'aquarium et du musée maritime.
- achat : J'achète des épices à thé indien (chaï), de l'encens, du chocolat au lait de chamelle, des friandises iraniennes et du tissus dans les boutiques indiennes qui vendent les saris et le tissu au mètre puis je demande à un tailleur de me faire des chemises, tunique, etc... Quelques boutiques vendent des boutons et autres passementeries pour agrémenter.
- mall : pour attirer les clients , les propriétaires de mall (grands centres commerciaux) imaginent des choses folles (piste de ski au Dubai Emirates à voir une fois) de jolis souks en bois (Madinat) des aquariums géants au Dubai mall, où l'on peut dès le coucher du soleil aller voir le balai des fontaines aux eaux dansantes sur des airs populaires du monde entier au pied de la plus haute tour du monde...En bas de celle ci un excellent restaurant irakien : Samad Al Iraki où le serveur de thé est tunisien francophone ! Le mall ibn battuta est original on peut y aller directement au retour d'abu dhabi en bus par exemple. Dans les mall on trouve de quoi se restaurer et s'y promener pour (enfin) voir des autochtones ....sans intérêt réel...Les mall sont desservis par le métro alors que les bus longent le bord de mer. Dans le mall Burjuman au rez de chaussée on trouve un cyber café avec possibilité d'imprimer.
Pour aider à la préparation quelques sites :Visit Dubai - Site Officiel de l'Office de Tourisme de Dubai Autorité des routes et des transports (RTA) - RTA Services
"mais qu'est ce que tu fais toi à Dubai ?" mon entourage s'étonne... oui j'aime les voyages dans des pays où je passe sur des routes défoncées dans des bus qui tombent en panne, je dors dans des lieux avec moustiques et cafards où on crève de chaud et d'humidité mais finalement même loin de cette manière de voyager il y a un parfum d'exotisme à Dubai. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses si on passe la barrière de l'achat du billet qui est autour de 680 euros (surement moins cher avec escale). Dubai c'est se reposer, se baigner, s'étonner, bavarder, goûter... Des vacances en toute sécurité dans un lieu propre sans incivilité et en tant que femme ça fait du bien de relâcher son attention, du coup on revient en pleine forme et apaisé ! En espérant que mon retour d'expérience serve ... j'y retourne en avril 2025 si mon témoignage est lu je ferais un complément d'information car j'envisage de visiter le quartier des galeries, d'aller au marché aux puces...J'ai repéré une nouvelle plage...Ah....tant de choses à voir encore !! Bonne découverte, Laurence ps : n'hésitez pas à enrichir mon témoignage sur la même tonalité...je prend vos précieux conseils et suggestions !
Dubai s'étale sur 50km de long. Je reste dans le quartier historique de Bur qui est très "indien" et qui est séparé par un bras de mer de Deira le quartier plus "arabe/africain". On passe d'une rive à l'autre avec des abras, petits bateaux en bois typique qui circule toute la journée. Mon hôtel se trouve à 4 minutes de la station de bus Al Ghubaiba, 5 mn du métro Al Ghubaiba et 6 mn de la station de bateau Al Ghubaiba !!! On se déplace facilement depuis ce point et le soir c'est animé on sort en toute sécurité, peu de touristes mais surtout la classe moyenne composée de ceux qui ont fait et font Dubai.
- transports : ...pour y aller : je pars avec Emirates car en prenant le vol de 21h30, dans l'avion je dors avec une musique douce dans le casque , j'atterris à 6h35, je change 200 euros quand j'ai récupéré ma valise, je vais me changer dans les toilettes, je prend un taxi direction l'hotel , j'y dépose ma valise et je file à la plage ! ...sur place : j'achète une NOL carte, l'argentée, qui sert à prendre bus, métro et bateau, selon mes besoins et ma consommation, je la recharge au fur et à mesure, valable 2 ans. ... taxis : équipés de compteur fiable, quand ils sont roses ce sont des femmes au volant, prix aéroport/hotel : 12 euros ...On en trouve partout, ils ne râlent pas quand on fait des trajets courts , entre 15h et 16h plus compliqué car c'est la relève.
- meilleures périodes : pour moi c'est avril-mai et octobre -novembre : pas trop chaud pour se promener mais assez pour se baigner ! Attention à la climatisation votre pire ennemi...elle est partout y compris les arrêts de bus...Un grand foulard ou un paréo pour se couvrir gorge et tête car passer de 32° à 16° quand on rentre dans un mall , un bus ou un taxi c'est assez violent !
- hôtel : je vais au Grand Astoria (Fahidi Street) car le rapport qualité/ prix /emplacement est bien. Très propre je prend sans petit déjeuner car près de la station de bus il y a un grand hypermarché Carrefour où j'achète de quoi petit déjeuner+eaux+lait de chamelle+pique nique... Il y a 2 discothèques en bas prévoir des boule quiés pour s'endormir avant 2 heures du matin..Wifi médiocre il faut changer le mot de passe tous les 2 jours...personnel adorable. Chambre avec télévision (4 chaines indiennes+BBC) un set bouilloire tasses avec sachet thé café et un mini bar.
- Bur Dubai : "mon quartier" Le matin on peut voir des enfants en uniforme qui attendent le bus pour l'école accompagnés par leur mère ou père issus de la 2e génération de migrants et bien installés ici... Ils parlent anglais, arabe et leur langue maternelle, ils ont une éducation poussée et sont trés recherchés d'après les annonces que je vois dans les journaux locaux mis à disposition dans le hall de l'hôtel. Des Etats Unis au Moyen Orient en passant par Singapour et l'Afrique du sud ils ont un bel avenir et sont le soir accompagnés pour une balade en famille par leurs parents et grands parents qui ont permis à Dubai de se développer. Le long du creek quand je prend un thé ou m'assoie il est fréquent que les voisins de banc vous demandent d'où vous êtes...Ici le monde entier se croise, on discute même avec un anglais basique, c'est sympa et convivial, le "take care" ponctue le bavardage quand l'un ou l'autre reprend son chemin... Bur est un quartier avec des visites possibles , super quand on n'a pas envie de bouger: le long du creek (le bras de mer) se trouve un ensemble de maisons reconstituées qui forme un musée "al shindagha museum". On achète un ticket qui permet de visiter l'ensemble des maisons qui ont chacune une thématique liée à l'histoire des 7 émirats dont Dubai est l'un d'eux. Cela prend une journée mais si à l'heure du déjeuner vous stoppez les visites il y a plein de restaurants pour toutes les bourses dans le quartier dont certain au bord de l'eau. En partant à l'opposé on arrive dans le quartier "al seef" qui est la reconstruction à l'ancienne de ce qu'était Dubai au départ : un petit port de pêcheur de perle. Jolie architecture avec des boutiques de souvenirs , ma préférée c'est l'épicerie iranienne où l'on trouve du chocolat au lait de chamelle, du citron noir et des friandises à la rose, pistache, abricot confits, etc... On se promène dans ce quartier tranquille même en temps que femme seule, des toilettes gratuites un peu partout, des bancs de bois ou de pierre ! Le soir un petit vent on peut y manger ou prendre un verre, quelques tours en face, pas les plus belles...
- restaurants : Dans Bur il y a tous ces restaurants qui représentent les régions de l'Inde mais aussi le sous continent indien...mes adresses : en face de l 'hôtel le Paklyari , un pakistanais : excellent mutton byriani à 5 euros , sur le creek (vers les musées)un restaurant népalais : tout y est bon, au bord de l eau à al seef le Nablus, super cadre... En face à Deira le restaurant italien du Rotana au 18e étage...y aller 1/2 avant le coucher du soleil vue super sur le creek et la skyline : la pizza à la truffe est à 24 euros ! On peut y aller en taxi depuis Bur et après diner se faire déposer en taxi à al seef et rentrer à pied le long du creek pour un trés bon thali le Kathhiyawadi à 10mn à pied du métro Burjuman et ma dernière découverte : le Bordomavi (arrêt de bus rashid al hadees masjid1)...un des serveurs est algérien francophone...on peut se baigner sur la petite plage avec douche/toilettes et partir déjeuner dans ce restaurant (57 euros à 2 avec entrée plat dessert boisson) cadre tranquille dans un petit port de pêche. Photo sympa avec port typique et loin derrière toutes les tours modernes !
- boire un verre au coucher du soleil : la terrasse du Concorde Creek View (Bur) (vue creek)et le Canopy by Hilton (al seef) (vue creek et skyline) où l'on peut avoir un forfait piscine à la journée incluant repas et boisson - lassi : à coté de l'hôtel bonnes glaces et lassi au SreeRaj Lassi bar * à noter : partout tout est emportable y compris les restes, pratique pour faire un pique nique le lendemain.
- marché : un endroit à ne pas manquer le waterfront market : c'est une halle immense où les locaux viennent acheter poissons, viandes, fruits légumes : ça vient du monde entier. J'adore y acheter du poisson , crevettes et seiches et dans le restaurant au bord de l 'eau Yahya on vous prépare le tout comme vous voulez (grillé, en sauce, frit etc...) avec salade, houmous, taboulé, riz etc... Je m'y arrête facilement car c'est sur le trajet entre "ma" plage et l'hôtel. Je fais mes provisions de fruits (miam les mangues !!)et dans le supermarché Lulu à l'étage du dessus j'achète yaourt, eau, etc...Je peux me charger puisque un taxi (que l on trouve à la sortie de la porte principale) me déposera devant l'hotel !
- plage : ma favorite : Al Mamzar Park (15mn de trajet/9euros) un ensemble de 4 plages surveillées avec douches, toilettes on paie 1.50 euros à l'entrée. Sur la plage n° 2 transats et parasols à louer et sur la plage n° 3 il y a des tables avec bancs en pierre surmontées de grands parasols et c'est gratuit. Lundi et mercredi réservés aux femmes ! J'arrive à 8h à l'ouverture, je m'installe et vais marcher 1h le long de l'eau où je vois étoile de mer, poissons colorés, oiseaux, plus rarement petite méduse...Du 2 pièces au burkini on se baigne comme on veut !! Il y a toutes les tailles toutes les formes toutes les langues...Comme partout à Dubai pas de regards de travers, pas de jugement, on se sourie, on se salue j'aime voir les femmes joyeuses et bien en chair les jours pour femme, elles jouent du darbouka et chantent, les indiennes font leur yoga et restent sur la tête, quelques chinoises font du tai chi...Moi je lis pas mal et nage assez loin jusqu'aux limites des bouées. Des maitres nageurs veillent ...C'est surveillé à terre aussi et quand un conducteur de 4x4 est venu me faire les gros yeux parce que je servais du whisky dans une bouteille en plastique à ma mère, je l'ai obligé à sentir : c'était du thé à la menthe... Confus il a aussitôt appelé en what s app son frère prof de sport à Poitiers pour que celui ci fasse des excuses en français ! Le week end le parc est plein de groupe qui viennent faire des barbecue dans le parc c'est joyeux ça piaille et chante dans toutes les langues ! Quand je rentre vers 13h30 selon mes envies je me fais déposer au waterfront market pour déjeuner du poisson ou au restaurant de thali. Pour se faire plaisir on peut aussi aller sur la plage de Kite beach (arrêt bus abu manara masjid) et la partie de plage SoleMio propose transat confortable, serviette moelleuse et parasol pour 80 euros à 2 en 1ere ligne...En y allant le matin tot vous avez l'impression d'être seul au monde avec en fond à gauche la fameuse tour de l hôtel burj el Arab...Le week end très fréquenté... On peut aussi prendre des forfaits journées dans certains hotels avec des chaises transats serviettes accès piscine et crédit pour un déjeuner. J'ai tenté le Ritz Carlton pas mal, (170 euros à 2 la journée). Déjeuner correct, on est au milieu des grandes tours qui s'éclairent, superbe vue sur la roue au coucher du soleil. Plein de plage gratuites bien sûr comme dans le quartier de La Mer qui est à voir plus pour sa déco que pour la plage .
- même si les visites principales consistent pour moi à marcher le nez en l'air à observer les tours à DIFC (super) rentrer dans la magnifique bibliothèque Mohamed bin Rashid (à la sortie du métro Creek), déambuler dans les souks en passant par le little India à Bur et la mosquée iranienne ou les souks aux épices ( côté Deira) tôt quand il y a peu de monde, une visite à Abu Dhabi vaut la peine...Prendre le bus Bur-Abu Dhabi (payable avec la nol card en le prenant tôt on voit le soleil se lever dans le désert), à l'arrivée acheter ticket de bus pour le Louvre, traverser en passant par la passerelle qui enjambe l'autoroute et attendre le bus... Après la visite du musée prendre un taxi pour la grande mosquée, visite puis de là reprendre un taxi pour la gare routière et retour. Journée entière bien remplie ! Le soir j'aime prendre le métro, qui est essentiellement aérien, et passer entre les tours immenses éclairées me donnent l'impression d'être dans un film de science fiction...manquent les taxis volants (c'est en projet !) Sharjah l'émirat le plus proche, a aussi un magnifique musée orientaliste et depuis la gare maritime de Bur plusieurs bateau vont en 1/2 heure à Sarjah à proximité de l'aquarium et du musée maritime.
- achat : J'achète des épices à thé indien (chaï), de l'encens, du chocolat au lait de chamelle, des friandises iraniennes et du tissus dans les boutiques indiennes qui vendent les saris et le tissu au mètre puis je demande à un tailleur de me faire des chemises, tunique, etc... Quelques boutiques vendent des boutons et autres passementeries pour agrémenter.
- mall : pour attirer les clients , les propriétaires de mall (grands centres commerciaux) imaginent des choses folles (piste de ski au Dubai Emirates à voir une fois) de jolis souks en bois (Madinat) des aquariums géants au Dubai mall, où l'on peut dès le coucher du soleil aller voir le balai des fontaines aux eaux dansantes sur des airs populaires du monde entier au pied de la plus haute tour du monde...En bas de celle ci un excellent restaurant irakien : Samad Al Iraki où le serveur de thé est tunisien francophone ! Le mall ibn battuta est original on peut y aller directement au retour d'abu dhabi en bus par exemple. Dans les mall on trouve de quoi se restaurer et s'y promener pour (enfin) voir des autochtones ....sans intérêt réel...Les mall sont desservis par le métro alors que les bus longent le bord de mer. Dans le mall Burjuman au rez de chaussée on trouve un cyber café avec possibilité d'imprimer.
Pour aider à la préparation quelques sites :Visit Dubai - Site Officiel de l'Office de Tourisme de Dubai Autorité des routes et des transports (RTA) - RTA Services
"mais qu'est ce que tu fais toi à Dubai ?" mon entourage s'étonne... oui j'aime les voyages dans des pays où je passe sur des routes défoncées dans des bus qui tombent en panne, je dors dans des lieux avec moustiques et cafards où on crève de chaud et d'humidité mais finalement même loin de cette manière de voyager il y a un parfum d'exotisme à Dubai. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses si on passe la barrière de l'achat du billet qui est autour de 680 euros (surement moins cher avec escale). Dubai c'est se reposer, se baigner, s'étonner, bavarder, goûter... Des vacances en toute sécurité dans un lieu propre sans incivilité et en tant que femme ça fait du bien de relâcher son attention, du coup on revient en pleine forme et apaisé ! En espérant que mon retour d'expérience serve ... j'y retourne en avril 2025 si mon témoignage est lu je ferais un complément d'information car j'envisage de visiter le quartier des galeries, d'aller au marché aux puces...J'ai repéré une nouvelle plage...Ah....tant de choses à voir encore !! Bonne découverte, Laurence ps : n'hésitez pas à enrichir mon témoignage sur la même tonalité...je prend vos précieux conseils et suggestions !
Albania in Autumn Colors
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Discovering South India: Tamil Nadu and Kerala
Hello everyone!
We're off! After exploring the north, the four friends have now discovered the south. We’re excited to share this new travel journal, dedicated to our little group and our strong friendship, written by Richard and illustrated with Kate’s photos. I’ll chime in from time to time with practical tips.
First of all, a big thank you to everyone on VoyageForum who helped us plan this trip. It would’ve been quite different if we’d just relied on guidebooks.
The itinerary lasted just over 3 weeks: Mahabalipuram, Pondicherry, Thanjavur, the Chettinad region, Madurai, Munnar, Munroe Island, Cochin, and Chennai. We traveled by train, taxi, and private car with a driver, took a domestic flight, and stayed in guesthouses, Airbnb apartments, and hotels. For each of us, including flights, the total budget barely reached 2000 €, and we didn’t hold back—knowing we avoid resorts and love street food and small Indian restaurants.

We're off! After exploring the north, the four friends have now discovered the south. We’re excited to share this new travel journal, dedicated to our little group and our strong friendship, written by Richard and illustrated with Kate’s photos. I’ll chime in from time to time with practical tips.
First of all, a big thank you to everyone on VoyageForum who helped us plan this trip. It would’ve been quite different if we’d just relied on guidebooks.
The itinerary lasted just over 3 weeks: Mahabalipuram, Pondicherry, Thanjavur, the Chettinad region, Madurai, Munnar, Munroe Island, Cochin, and Chennai. We traveled by train, taxi, and private car with a driver, took a domestic flight, and stayed in guesthouses, Airbnb apartments, and hotels. For each of us, including flights, the total budget barely reached 2000 €, and we didn’t hold back—knowing we avoid resorts and love street food and small Indian restaurants.

Southwest Part 2: 55 Days in Colorado, New Mexico, Arizona, Nevada, and Utah
This travel journal is the second part of the trip whose first part you can find here: 1st part...
Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...





Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...
We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...
Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏
Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁
After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.

We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!

Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.



Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...





Voyage en voiture France-Bénin, visas et traversée au Maroc English translation pending
Salut à touss , voilà je ves voyager de la France jusqu’aux Benin , je souhaiterais, avis , lconseil , et les informations nécessaires à réaliser mon projet , je compte passer du Maroc , Mauritanie Mali côté ivoire Ghana Togo benin !
J’ai plusieurs question : déjà y’a t’il plus rapide pour atteindre le benin ? Et la piste piste commence reelment à partire d’où ?
J’ai deux chien avec moi en ordre de vaccin et tout se qui va avec , je veut les prendre dite moi ce que vous en pencer ces réalisables ? Quel sont les problèmes et où je pourrai les rencontrer ?
J’aimerais connaître je budget , du bateau avec une voiture pour traverser le détroit ? Pour le Maroc
Pour être en règle avec l’es document , que me faut t’il pour mes papier pour moi , et mon véhicule pour entrer du Maroc , Mauritanie , Mali, côté d’ivoire , Ghana , Togo benin ? Je peut prendre des visa à l’avance pour certain pays dans un autre ? Le prix approximativement de visa pour entre dans ces pays ? Je compte pas trop visité ni faire du tourisme , juste rouler et me rendre chez moi au benin .
D’autre question viendront , je vous remercie pour tout ce qui on lu et qui on pris du temps à me répondre !
Pourquoi pas réaliser un convoi avec certain .
Merci à touss
J’ai plusieurs question : déjà y’a t’il plus rapide pour atteindre le benin ? Et la piste piste commence reelment à partire d’où ?
J’ai deux chien avec moi en ordre de vaccin et tout se qui va avec , je veut les prendre dite moi ce que vous en pencer ces réalisables ? Quel sont les problèmes et où je pourrai les rencontrer ?
J’aimerais connaître je budget , du bateau avec une voiture pour traverser le détroit ? Pour le Maroc
Pour être en règle avec l’es document , que me faut t’il pour mes papier pour moi , et mon véhicule pour entrer du Maroc , Mauritanie , Mali, côté d’ivoire , Ghana , Togo benin ? Je peut prendre des visa à l’avance pour certain pays dans un autre ? Le prix approximativement de visa pour entre dans ces pays ? Je compte pas trop visité ni faire du tourisme , juste rouler et me rendre chez moi au benin .
D’autre question viendront , je vous remercie pour tout ce qui on lu et qui on pris du temps à me répondre !
Pourquoi pas réaliser un convoi avec certain .
Merci à touss
Il est grand temps de rallumer les étoiles! English translation pending
Bonjour à tous
Le Vietnam pays magique multiculturel aux paysages diversifiés et époustouflants. Voilà ce que je vous invite à partager sans aborder s'il vous plaît ce qui aujourd'hui empêche la planète de vivre... Essayons d'être constructifs et positivons! Il est grand temps de rallumer les étoiles!
Pour commencer avec légèreté: La médecine des Dao, le bain aux herbes. C'est un moment délicieux après une journée de marche et de visites rien de tel pour vous requinquer! Ce bain est très souvent proposé aux touristes dans le nord, spécialité de l'ethnie Dao il est "accommodé" dans plusieurs maisons d'hôtes et hôtels aux besoins des touristes.
Traditionnellement les recettes sont destinées à chaque cas et en fonction de la pathologie: femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher, nouveau-nés, malades, vieillards…les herbes seront donc choisies en fonction des besoins et du type de médication (orale, en bain, en emplâtre...). C'est dès l'aube que les femmes, les hommes, les chamanes iront cueillir ces plantes, racines et écorces dans la forêt, le tout sera combiné à un régime adapté (on ne mange pas de tout..) et souvent suivi d'un massage spécifique.
Nous en avons testé plusieurs à plusieurs endroits mais celui de la chamane Dao d'un petit village au nord de Muong Lay restera sans doute le plus authentique et le plus insolite.. On nous prend en main dès notre arrivée dans la maison de la chamane. Elle y vit avec sa fille et son gendre... Maison, je devrai plus dire assemblage de planches et de tôles et quand on connaît les rigueurs de l'hivers on peut rêver mieux. La pièce principale est bourrée de pots en tout genre remplis de décoctions plus ou moins troubles...ces sont les médications à avaler, beurk.. Il y a aussi de gros sacs (plastique) d'herbes, de racines, d'écorces, un vrai magasin d'herboriste (l'ordre et la propreté en moins) sans oublier bien sur l'hôtel des ancêtres. Derrière des rideaux, les couches des habitants, nous ne dormirons pas là, ouf.. Puis attenantes, les deux salles des bains avec 2 baquets chacune et entre les deux sous une pergola un énorme foyer construit en ciment surmonté d'une aussi énorme bassine où l'eau et les herbes "cuisent" jusqu'à parfois 12 heures...c'est là que l'on fait aussi cuire la soupe des cochons... Le feu est alimenté de poupée de maïs et de bois. C'est dans ces baquets que nous tromperont plus ou moins longtemps...le temps de "cuisson" est décidé par la chamane en fonction de chacun, jamais plus de 30 mm...et les herbes qui seront rajoutée dans les baquets seront aussi choisies en fonction de chaque "malade". C'est très très chaud, il faut vraiment se faire violence pour entrer là dedans et c'est sans compter qu'une fois immergés la dame ajoute de l'eau chaude bien sur...ouille. Une fois "les touristes bien cuits" on nous sort de là, inutile de préciser que nous ressemblons plus à des homards qu'à des visages pâles... Après cuisson, nous serons conduits ensuite vers le silo à grains, où une pièce spéciale massage à été aménagée à son top, on l'atteint via une échelle de bois...au sol deux couches. Ici commence le moment le plus douloureux de tous les massages faits au Vietnam par le gendre et la fille de la maison.. Pas de douces caresses, non, non, mais un pétrissage et un battage en bonne et due forme suivis de torsion, j'ai cru ma dernière heure arrivée... Pour clore la séance nous dînerons chez la chamane d'un souper spécial, la couleur des mets est importante, nous ne mangerons que du blanc et du vert....des légumes et des herbes inconnues de nous et un peu de poulet bouilli, élastique à souhait, sans doute celui que nous avons croisé sur le chemin en arrivant et des petits poissons frits (très bons). C'est sans conteste le meilleur soin reçu au Vietnam si l'on fait abstraction de la propreté des lieux, des serviettes (surtout apporter les siennes) et des moments douloureux.
Le Vietnam pays magique multiculturel aux paysages diversifiés et époustouflants. Voilà ce que je vous invite à partager sans aborder s'il vous plaît ce qui aujourd'hui empêche la planète de vivre... Essayons d'être constructifs et positivons! Il est grand temps de rallumer les étoiles!
Pour commencer avec légèreté: La médecine des Dao, le bain aux herbes. C'est un moment délicieux après une journée de marche et de visites rien de tel pour vous requinquer! Ce bain est très souvent proposé aux touristes dans le nord, spécialité de l'ethnie Dao il est "accommodé" dans plusieurs maisons d'hôtes et hôtels aux besoins des touristes.
Traditionnellement les recettes sont destinées à chaque cas et en fonction de la pathologie: femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher, nouveau-nés, malades, vieillards…les herbes seront donc choisies en fonction des besoins et du type de médication (orale, en bain, en emplâtre...). C'est dès l'aube que les femmes, les hommes, les chamanes iront cueillir ces plantes, racines et écorces dans la forêt, le tout sera combiné à un régime adapté (on ne mange pas de tout..) et souvent suivi d'un massage spécifique.
Nous en avons testé plusieurs à plusieurs endroits mais celui de la chamane Dao d'un petit village au nord de Muong Lay restera sans doute le plus authentique et le plus insolite.. On nous prend en main dès notre arrivée dans la maison de la chamane. Elle y vit avec sa fille et son gendre... Maison, je devrai plus dire assemblage de planches et de tôles et quand on connaît les rigueurs de l'hivers on peut rêver mieux. La pièce principale est bourrée de pots en tout genre remplis de décoctions plus ou moins troubles...ces sont les médications à avaler, beurk.. Il y a aussi de gros sacs (plastique) d'herbes, de racines, d'écorces, un vrai magasin d'herboriste (l'ordre et la propreté en moins) sans oublier bien sur l'hôtel des ancêtres. Derrière des rideaux, les couches des habitants, nous ne dormirons pas là, ouf.. Puis attenantes, les deux salles des bains avec 2 baquets chacune et entre les deux sous une pergola un énorme foyer construit en ciment surmonté d'une aussi énorme bassine où l'eau et les herbes "cuisent" jusqu'à parfois 12 heures...c'est là que l'on fait aussi cuire la soupe des cochons... Le feu est alimenté de poupée de maïs et de bois. C'est dans ces baquets que nous tromperont plus ou moins longtemps...le temps de "cuisson" est décidé par la chamane en fonction de chacun, jamais plus de 30 mm...et les herbes qui seront rajoutée dans les baquets seront aussi choisies en fonction de chaque "malade". C'est très très chaud, il faut vraiment se faire violence pour entrer là dedans et c'est sans compter qu'une fois immergés la dame ajoute de l'eau chaude bien sur...ouille. Une fois "les touristes bien cuits" on nous sort de là, inutile de préciser que nous ressemblons plus à des homards qu'à des visages pâles... Après cuisson, nous serons conduits ensuite vers le silo à grains, où une pièce spéciale massage à été aménagée à son top, on l'atteint via une échelle de bois...au sol deux couches. Ici commence le moment le plus douloureux de tous les massages faits au Vietnam par le gendre et la fille de la maison.. Pas de douces caresses, non, non, mais un pétrissage et un battage en bonne et due forme suivis de torsion, j'ai cru ma dernière heure arrivée... Pour clore la séance nous dînerons chez la chamane d'un souper spécial, la couleur des mets est importante, nous ne mangerons que du blanc et du vert....des légumes et des herbes inconnues de nous et un peu de poulet bouilli, élastique à souhait, sans doute celui que nous avons croisé sur le chemin en arrivant et des petits poissons frits (très bons). C'est sans conteste le meilleur soin reçu au Vietnam si l'on fait abstraction de la propreté des lieux, des serviettes (surtout apporter les siennes) et des moments douloureux.
Cévennes, mont Lozère et saute-causses à vélo English translation pending
Saute-Causses à vélo
En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.
Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».
Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.
Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.
Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.
Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.
La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.
La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!

Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.
Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.
Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.
Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.
Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».
Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me prépare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.
Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas évidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.
Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »
Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !
Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.
Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.

Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.
Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.
La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.
Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !
Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.
Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.
Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.
Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.

De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.

Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.

De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s��appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.
Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.
C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !
Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.
Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.
Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.
Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.
Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.
Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.
L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.
Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !
En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.

A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.
Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.
C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !
J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !
On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.
Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!
Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.

Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.
Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.

A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.
Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.
Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.
Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.
Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.
Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.
Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.
Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !
Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.
Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.

Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.
Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.
Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.

Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.
Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.
Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.
Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.
A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes éloignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.

Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.
Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.
L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.
Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.
Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.
Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.
Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.
A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.
Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s’il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.
Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.
Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.
Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.
Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.
Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.
C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.
Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.
Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !
Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !

Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.
Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !
Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.
Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:
Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.
Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».
Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.
Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.
Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.
Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.
La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.
La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!

Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.
Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.
Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.
Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.
Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».
Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me prépare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.
Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas évidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.
Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »
Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !
Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.
Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.

Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.
Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.
La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.
Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !
Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.
Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.
Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.
Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.

De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.

Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.

De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s��appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.
Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.
C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !
Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.
Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.
Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.
Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.
Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.
Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.
L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.
Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !
En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.

A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.
Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.
C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !
J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !
On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.
Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!
Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.

Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.
Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.

A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.
Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.
Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.
Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.
Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.
Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.
Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.
Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !
Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.
Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.

Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.
Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.
Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.

Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.
Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.
Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.
Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.
A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes éloignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.

Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.
Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.
L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.
Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.
Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.
Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.
Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.
A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.
Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s’il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.
Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.
Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.
Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.
Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.
Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.
C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.
Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.
Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !
Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !

Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.
Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !
Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.
Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:
Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
Come discover Prince Edward Island
FOREWORD
In July 2018, we decided to go on a road trip to Prince Edward Island. We had four days off, so it was the perfect opportunity to set off on an adventure.
This time, I hadn’t had much time to prepare an itinerary. I’d only done a bit of research online to try and find tourist attractions that might interest us.
I should say that it wasn’t our first visit to the island, and since our stay was quite short, we decided to complete the island loop by making stops along the coast to admire the lighthouses, small fishing villages, beaches, and the stunning steep cliffs.
We also made a few stops at lookouts along the road and even went for a hike in Greenwich National Park.
Our trip was more of an escape into nature. When we travel, we feel best when we’re far from the noise and crowds.
So, I invite you to discover the fabulous landscapes of Prince Edward Island.
To get there, we had to cover nearly 1,000 km. It took us a full day, and we had to cross parts of Quebec and New Brunswick.
The roads are beautiful. However, there isn’t much to see except the vast forests lining the highways.
The Confederation Bridge, which is 12.9 kilometers long, connects New Brunswick to Prince Edward Island.
There’s no fee to enter the island when you cross this bridge. However, a toll must be paid when leaving the island.
https://www.confederationbridge.com/fr/tolls-fees
https://youtu.be/UWhn5bqLONU
In July 2018, we decided to go on a road trip to Prince Edward Island. We had four days off, so it was the perfect opportunity to set off on an adventure.
This time, I hadn’t had much time to prepare an itinerary. I’d only done a bit of research online to try and find tourist attractions that might interest us.
I should say that it wasn’t our first visit to the island, and since our stay was quite short, we decided to complete the island loop by making stops along the coast to admire the lighthouses, small fishing villages, beaches, and the stunning steep cliffs.
We also made a few stops at lookouts along the road and even went for a hike in Greenwich National Park.
Our trip was more of an escape into nature. When we travel, we feel best when we’re far from the noise and crowds.
So, I invite you to discover the fabulous landscapes of Prince Edward Island.
To get there, we had to cover nearly 1,000 km. It took us a full day, and we had to cross parts of Quebec and New Brunswick.
The roads are beautiful. However, there isn’t much to see except the vast forests lining the highways.
The Confederation Bridge, which is 12.9 kilometers long, connects New Brunswick to Prince Edward Island.
There’s no fee to enter the island when you cross this bridge. However, a toll must be paid when leaving the island.
https://www.confederationbridge.com/fr/tolls-fees
https://youtu.be/UWhn5bqLONU
La SNCF aime-t-elle le vélo? English translation pending
Bonjour à tous
Cyclo de fraîche date, j'ai pour ambition d'amener mon vélo de Paris à Nice fin août et de démarrer mon voyage là-bas. Je pensais qu'il serait assez simple de trouver une place dans un train (quitte à payer un supplément). Comme j'étais naïf !! Je découvre qu'il n'y a absolument rien. L'alternative serait de démonter mon vélo et de le mettre dans une housse, sauf que la SNCF ne prête pas de housse. Or, sachant que je repartirai de Nice à vélo, je n'ai aucune intention de me trimballer une housse.
Bref, quelle solution voyez-vous ? Enchaîner les TER et mettre 2 jours pour aller de Paris à Nice ? Prendre l'avion, et tant pis pour la planète ?
Je suis à l'écoute de vos idées, mais vraiment je tombe de haut.
Merci !
Cyclo de fraîche date, j'ai pour ambition d'amener mon vélo de Paris à Nice fin août et de démarrer mon voyage là-bas. Je pensais qu'il serait assez simple de trouver une place dans un train (quitte à payer un supplément). Comme j'étais naïf !! Je découvre qu'il n'y a absolument rien. L'alternative serait de démonter mon vélo et de le mettre dans une housse, sauf que la SNCF ne prête pas de housse. Or, sachant que je repartirai de Nice à vélo, je n'ai aucune intention de me trimballer une housse.
Bref, quelle solution voyez-vous ? Enchaîner les TER et mettre 2 jours pour aller de Paris à Nice ? Prendre l'avion, et tant pis pour la planète ?
Je suis à l'écoute de vos idées, mais vraiment je tombe de haut.
Merci !
Mais où donc est ce truc là? (5) English translation pending
Bonjour
Où se trouve cette serre ?
En premier chercher le pays et ensuite la ville
Françoise


A quand l'ouverture des frontières dans l'espace Schengen? (à vélo) English translation pending
Hello,
C'est un peu la question qu'on se pose et qui nous oblige à revoir nos plans, pour l'instant c'est très flou, visiblement ce ne serait pas avant Septembre voir même pas envisageable cette année, mais si vous avez des infos de ce côté là n'hésitez pas à les partager.
Gilles
C'est un peu la question qu'on se pose et qui nous oblige à revoir nos plans, pour l'instant c'est très flou, visiblement ce ne serait pas avant Septembre voir même pas envisageable cette année, mais si vous avez des infos de ce côté là n'hésitez pas à les partager.
Gilles
Je vous invite à découvrir l'île de Lanzarote English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En février dernier, nous avons séjourné 2 semaines sur l'île de Lanzarote afin d'en découvrir les différents attraits touristiques.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur le web avant notre départ.
Nous sommes partis de l'aéroport de Québec et avons eu une escale à Montréal ainsi qu'à Bruxelles en Belgique avant d'atteindre Lanzarote.
Lanzarote fait partie des Îles Canaries qui elles-mêmes sont situées dans l'océan Atlantique, à l'ouest du Maroc. Celles-ci font d'ailleurs partie de l'Espagne.
Nous avions déjà visité l'île de Tenerife et nous avions adoré notre séjour à cet endroit.
Nous avons donc décidé de poursuivre la découverte des Îles Canaries en nous rendant à Lanzarote car cette île offre un paysage volcanique spectaculaire, des plages à faire rêver ainsi que de magnifiques villages aux maisons typiques de l'île qui sont majoritairement blanches.
Les sentiers de randonnée sont nombreux et nous permettent de découvrir une grande diversité de paysages.
Les attraits touristiques sont également fort nombreux et facilement accessibles car les routes de Lanzarote se parcourent aisément en voiture car celles-ci sont dans un état impeccable.
D'ailleurs, c'est un pur plaisir que de se déplacer sur ces routes car les paysages qui défilent sous nos yeux sont sensationnels et présentent une perspective différente selon la lumière du jour.
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En février dernier, nous avons séjourné 2 semaines sur l'île de Lanzarote afin d'en découvrir les différents attraits touristiques.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur le web avant notre départ.
Nous sommes partis de l'aéroport de Québec et avons eu une escale à Montréal ainsi qu'à Bruxelles en Belgique avant d'atteindre Lanzarote.
Lanzarote fait partie des Îles Canaries qui elles-mêmes sont situées dans l'océan Atlantique, à l'ouest du Maroc. Celles-ci font d'ailleurs partie de l'Espagne.
Nous avions déjà visité l'île de Tenerife et nous avions adoré notre séjour à cet endroit.
Nous avons donc décidé de poursuivre la découverte des Îles Canaries en nous rendant à Lanzarote car cette île offre un paysage volcanique spectaculaire, des plages à faire rêver ainsi que de magnifiques villages aux maisons typiques de l'île qui sont majoritairement blanches.
Les sentiers de randonnée sont nombreux et nous permettent de découvrir une grande diversité de paysages.
Les attraits touristiques sont également fort nombreux et facilement accessibles car les routes de Lanzarote se parcourent aisément en voiture car celles-ci sont dans un état impeccable.
D'ailleurs, c'est un pur plaisir que de se déplacer sur ces routes car les paysages qui défilent sous nos yeux sont sensationnels et présentent une perspective différente selon la lumière du jour.