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Mauritanie et Sénégal avec "Chemins de sable" English translation pending
by Ad2004 · 2004-10-08 · 9 replies
Bonjour à tous,

Avec des amis, nous avons trouvé de chouettes voyages sur le site Chemins de sable, notamment au Sénégal, au Mali et en Mauritanie,

est-ce que quelqu'un est déjà parti avec ce TO et pourrais nous donner ses impressions sur leurs prestations ?

Je suis aussi preneuse de conseils sur ces destinations

Merci

Ad
Seco de carne: un petit plat péruvien English translation pending
by Zitoune · 2004-10-08 · 7 replies
Bon, avant toute chose, je recopie et traduis une recette se trouvant dans un ouvrage. Je suis un très très mauvais cuisinié.

SECO DE CARNE (pour 6 personnes)

INGREDIENTS :

1/2 Kg de viande à ragout.

1/2 KG de pomme de terre blanche.

Une grande carotte coupée en cube.

1/2 tasse de petits pois

Un oignon coupé en cube

1/2 cuillière d'ail, de sel, de poivre, de cumin et d'huile.

PREPARATION :

Couper la viande en bouts de 3 cm environ ou à votre convenance. Assaisoner avec le sel et le poivre.

Frire la viande dans l'huile chaude et la retirer aussitôt.

Dans cette huile, frire l'oignon avec l'ail, le cumin, le poivre et le sel.

Ajouter la viande, la carotte et les petits pois, laisser "suer" quelques minutes.

Ajouter les pommes de terre coupées en cube et recouvrir l'ensemble (pomme de terre + viande) d'eau. Laisser cuire 20 mins environ.

A servir avec du riz ou des haricots (meilleur avec du riz).

De mon experience personnelle cette recette est idéale avec du chevreau.
Droits d'auteur.... English translation pending
by Lafleur · 2004-10-06 · 18 replies
Bonjour à tous !😉

Alors voilà il y a quelques jours déjà que j'aimerais écrire un récit à propos de Vf, ses forumistes, nos voyages, nos rencontres etc, etc mais pour celà j'ai besoin de savoir si je peux utiliser vos pseudos, quelques descriptions prises dans vos carnets de textes. Est-ce que celà pose un problème à quelqu'un que je me serve de vos déscriptions pour faire une partie de l'histoire de mon récit ? Comme je n'ai pas visiter le monde entier et que j'ai besoin de descriptions sur l'Inde et encore pleins d'autres pays j'aimerais savoir si je peux me servir de vos descriptions à vous pour faire avancer mes personnages dans ces pays magnifiques que vous avez visité et puis-je utiliser certains de vos pseudos pour mes personnages ??

Je n'ai pas envie d'inventer les personnages ni les descriptions car j'ai envie de rendre un ti hommage à nous tous et donc ce serait un texte plutôt basé sur la réalité donc je ne peux pas inventer enormément !!!

Merci et à bientôt😉
Sécurité en camping car en Sicile? English translation pending
by Laurent186 · 2004-10-02 · 14 replies
Dites, les amis, j'aurais voulu avoir votre vécu pour ceux qui sont allés en camping car en Sicile.

Notemment côté sécurité; les dangers de la route, les risques de vols...

Merci d'avance
Le Pain! English translation pending
by Trekkerbeub · 2004-09-30 · 20 replies
Le pain. L’aliment le plus ancien de l’homme sédentarisé entré dans l’ère de l’agriculture. Une denrée vitale qui a nourri des générations d’hommes depuis des millénaires. Une diversité innombrable de ce met élémentaire, souvent anodin parfois délicieux, se décline à partir d’une recette simple, unique à base de farine, d’eau, de levure. Sa multitude infinie se décline de par sa variété de textures, de formes, de farines, d’eau, de mode de cuisson et de petits secrets jalousement transmis au fil des générations de boulangers ou de traditions familiales, tribales et culturelles.

De nos jours, en occident il s’apparente de plus en plus à du carton pâte ou à du béton ou parfois s’effrite comme du vulgaire plâtre, souvent fade, sans saveur. La société de consommation de masse est passée par là.

Il reste pourtant des artisans soucieux d’élaborer un produit de qualité. Qu’il soit au coin de votre rue ou à l’autre bout du monde, un boulanger sait encore vous combler et vous apporter la joie immense de goûter un produit simple, unique et vrai. L’harmonie conjuguée de l’odeur chaude et suave, de la croûte blonde et dorée, d’un cœur moelleux et délicat vous apporte un bonheur immense, parce que simple, naturel, essentiel, primordial. Cette palette infinie de couleurs blondes, dorées, ocres ou blanc cassé sont un plaisir pour les yeux. Cet éventail d’effluves de blé chaud, ou d’orge brûlant est une joie pour l’odorat. Cette multitude de textures craquantes et croquantes, tendre et fondante, élastique et flexible, onctueuse et souple sont un florilège pour notre palais.

Parlez nous de vos jardins secrets, de vos plaisirs inoubliables de pains d’exception dont vous vous êtes délectés afin de nous faire rêver, afin de ne pas rater ce boulanger rare qui confectionne encore un aliment simplement bon, nourrissant qui enrichira nos voyages de sensations élémentaires mais ô combien bénéfiques. 😉

Beub
Idée de prix aux États-Unis English translation pending
by Thibaut31 · 2004-09-12 · 12 replies
Bonjour à tous,

jusqu'à présent je n'ai fait que 2 voyages en Espagne et au Portugal à partir de chez moi, en moto et avec nuits en camping...

Seulement depuis bien longtemps je rêve d'aller aux USA, et plus particulièrement dans l'Ouest (San Francisco, Monument Valley, Yellowstone...). J'ai des cousins qui seraient intéréssés par un tel voyage (durée 2 à 3 semaines max) et, après avoir visité plusieurs sites internet "traitant du sujet" j'ai estimé la dépense par personne (avion + location voiture 2 semaines + essence pour 5000 kms environ) grâce à des simulations de tarifs à environ 3500 - 4000 F (désolé je parle encore en Francs Francais😛).

Pensez vous qu'il soit illusoire de s'en tirer pour environ 5500 F/personne tout compris à 5 (pour 2 semaines), en partageant les frais et en évitant au maximum les "extras" (nuits en camping, restaurant très occasionel...) ?

Si parmi vous certains ont tenté l'aventure, merci de me faire profiter de votre expèrience perso !
L'excellente cuisine Québecoise English translation pending
by Visa · 2004-09-06 · 23 replies
La cuisine Québecoise est très diversifiée et arrive de plus en plus à maturité suite à 50 ans d'un travail de rationalisation de régionalisation et de qualification . Je peus vous en parler
Dénomination internationale de la malarone English translation pending
by Titania · 2004-08-23 · 14 replies
Qui peut avoir la gentillesse de regarder sa petite boite de Malarone et me donner la denomination commune internationale du medoc Malarone ? Je pense bien qu'il faudra que je le prenne, et s'il est commercialise ici je vais pouvoir l'acheter avec la DCI.

Merci Mesdames et Messieurs VFistes !!!
"Petit train jaune" du Languedoc Roussillon (près de la catalogne) English translation pending
by Madab · 2004-08-18 · 9 replies
Salut a tous!!! Question précise:::::Réponse précise!!!!!

Je pars au début du mois d'octobre pour visiter le sud de la France (Arrivée en avion a Toulouse, Carcassonne, train jaune) et ensuite je descend vers Figueras, Barcelone, Tarragona en Espagne. J'aimerais savoir si ca vaut vraiment la peine de faire le petit train jaune (touristique) entre Villefranche de conflent et Latour de Carol. On m'a dit que ca prend plus de 5 heures de trajet pour seulement 63 kilomètres. J'aimerais connaitre vos idées sur cet attrait touristique. De plus, si vous connaissez bien la région pensez vous que c'est possible de partir de Carcassonne tôt le matin en train pour aller à VilleFranche, faire le train jaune jusqu'à latour de Carole et dans la même journée descendre à Barcelone??? si non, il y a t-il des hôtels abordables dans cet itinéraire.
Contacts pour aider ou faire un don au Sénégal? English translation pending
by Sophie2 · 2004-08-14 · 4 replies
Je vais aller au Sénégal dans un mois et j’aimerais bien être un peu plus « responsable ». Est ce que vous auriez des conseils à me donner sur ce que je devrais faire ? Est ce que vous auriez des contacts avec des ONG ou une Fondation à qui je pourrais faire un don ou que je pourrais aider ?
Un cadeau..... encombrant English translation pending
by Mur · 2004-06-26 · 0 replies
Campement de la pointe de Sangomar, 20h00.

Nous sommes tous les 4 tranquillement assis entrain de siroter un apéro bien mérité !!

Nous sommes douchés, changés, débarrassés de toute la poussière de la journée, ZEN ...

Lazare, le cousin d’Adrien notre pote-chauffeur, doit venir nous chercher dès qu’il y aura de la place dans la salle de resto….

COOL …

« tiens Adrien, mais que fais tu là ? «

Cela fait 10 jours que nous connaissons Adrien, un ami d’un ami qui a su que nous venions au Sénégal nous a parlé d’Adrien, taxi de son état il nous trimballe depuis 10 jours dans sa 505, celle-ci très « locale » nous fait quelques frayeurs (perte du pot, radiateur troué, quant aux pneus …)mais bon on aime beaucoup Adrien et sa voiture !!!

Adrien « Venez avec moi à la voiture, j'ai un cadeau pour vous ... »

Nous « mais fallait pas Adrien, faut pas nous faire de cadeaux, t’es trop gentil etc etc …

Nous suivons Adrien jusqu’à la voiture, très étonnés car ce soir Adrien couche chez ses parents à Palmarin et cela fait un bout de chemin surtout sur cette piste en tôle ondulée,

Chacun de nous quatre, se demande quel peut-être ce cadeau qui justifie tant de kilomètres et tant de mystère !!!

Adrien est manifestement content de lui, il fait nuit et comme il sourit de toutes ses dents … on ne voit que cela

Il ouvre le coffre et se recule pour nous laisser la place, on se penche en cœur, une roue crevée, c’est très banal, rouge de poussière occupe le coffre, et au milieu de la roue ce trouvez un sac en papier kraft,

nous nous penchons encore plus, mais aucun de nous n’osant saisir le sac, c’est Adrien qui attrape le paquet et qui nous le tend, Guy et Daniel ouvrent le sac et Oh Surprise, le cadeau le plus original que nous n'aurons jamais s'étale devant nos yeux, nos yeux écarquillés d'horreur et d'incompréhension : une patte de porc avec les poil et le sabot ! ! ! ! !

Nous manquons de voix, personne n’émet un son, on dirait des carpes !!

QUE FAIRE D’UNE PATTE CRUE A 20H DANS UN HOTEL ? ?

« mais Adrien c’est trop gentil mais on ne peut pas accepter, que veux tu que l’on fasse de cette patte »

Adrien : y a pas de soucis mes Mimi, il faut faire un petit feu sur la plage pour la faire griller ...

C'est évident, encore faut-il avoir, le briquet, le bois, le couteau, la lampe car il fait nuit noire etc. etc. etc.

ON EST MAL …

Mais surtout nous ne voulons pas faire peine à notre Adrien,

Donc on va chercher Lazare pour lui demander si il peut faire cuire notre patte, impossible il s’occupe du resto et il n’a pas de place au four

Mais il nous propose de garder la patte au congélateur et de nous la faire cuire le lendemain, mais le lendemain on repart de bonne heure .... Bon on verra demain, de toute façon la patte sera congelée et avant qu'elle décongèle on avisera .

Le lendemain

Nous étions prêts pour le départ, quand Lazare nous a ramené notre cadeau et Re : oh surprise et déconvenue, en fait de congélateur c'était au frigo qu'elle était notre patte ! ! !

Que faire quand on sait que nous avons au moins quatre heures de route sous un soleil de 50° ?

Y a pas de soucis mes Mimi, Adrien nous a emmenés dans un port de pêche, où le sol était noir, mais vraiment noir de mouches, nous avons acheté un sac poubelle, de la glace pilée, nous avons enveloppée notre patte dans des sacs en plastique entourés de la glace et va y mes Mimi nous sommes repartis.

Nous devions juste nous arrêter quelques instants dans le village des parents d'Adrien, puisque son père devait avoir confectionné un épervier pour Daniel.

En fait le Papa était tellement content de nous voir, qu'il avait gardé du boulot à faire devant nous et c'est plus de 2h30 que nous sommes restés à le regarder poser les plombs sur le filet.

De temps en temps, Daniel allait tâter notre patte pour voir si elle était toujours au frais ...

Car voiture en plein soleil ! ! !

Nous avons quand même visité Joal-Fadiouth, l'île de coquillages, en laissant notre patte au " chaud-froid " dans le coffre.

Nous espérions qu’arrivés à M'Bour chez nos copains nous pourrions, enfin, faire cuire notre patte, mais impossible, ils ne pouvaient pas, vers 17h, notre Adrien est revenue de chez lui et .. et notre patte me direz-vous ?

hé bien Adrien a proposé que sa femme la fasse cuire et que nous venions la manger chez lui le soir .......... Ouf.. SAUVES

Installés dans la cour, Adrien, Emilie sa femme et sa sœur Anastasie avaient bien fait les choses et c'était vraiment une super soirée, et c'est éclairé par la lumière vacillante des lampes à pétrole, que nous avons enfin pu apprécier notre super cadeau en dégustant notre patte accompagnée d'un lit de salade qui nous était formellement interdit mais que nous avons mangée jusqu'à la dernière feuille.

Et c’est parmi les poules les canards et les cochons, que nous avons passé la plus réussie des soirées de notre séjour sénégalais.
Un tit canard au gingembre vous tente??? English translation pending
by Lotusbleue · 2004-05-27 · 10 replies
Cette recette, vous ne la trouverez point au resto non que nenni !!! c'est ma recette concoctée avéque amouuuuuuur ! (hé hé gingembre... amouuuur...)

4 cuisses de canard 1 c soupe de citronnelle en branche ciselée (vous la trouvez facilement au rayon surgelé du mag asiatique... vous prenez que le morceau qui vous intéresse comme ça vous en avez toujours sous la main) 3 gousses d'ail émincées, 1 oignon émincé. 1 morceau de gingembre émincé (en gde surface au rayon exotique il est vendu au rayon légume c'est une espèce de racine biscornue marron clair, ça se garde au frigo ou au congél coupé) Du nuoc man (on en trouve partout maintenant vous savez la sauce de poisson qui pue...) 3 brins de Curry (attention la plante par l'épice mais c'est facultatif car difficile d'en trouver) 1 c soupe de sauce soja (claire) 1 wok ou grande casserole (une cocotte fera très bien l'affaire aussi sans le couvercle) 1 sopalin avéq'un peu d'huile d'olive. ( c'est pour pas que la gamelle attache... mais ça attache quand même !) 1 l de vin blanc (moi j'utilise la marque lichette car elle a une bonne tenue à la cuisson)

Dans le Wok, une lichette d'huile d'olive que vous essuyez avé le sopalin. Faire cuire à feu fort les cuisses env 10mn, rajouter le nuoc man, la citronnelle que vous rendrez en fine poudre dans un vieux moulin à café par exemple, l'ail, les oignons, le gingembre (épluché et coupé en lamelles).

Touillez, rajouter la sauce soja, et arroser régulièrement avé le vin blanc.

Laisser cuire à feu très doux, mais alors le plus doux possible, environ 2 h et veillez à remuer tous les quarts d'heure pour pas que ça attache trop. Moi j'oublie, donc ça crame un peu mais le résultat est bon quand même !

Mes amis qui ont horreur de manger chinois adorent particulièrement cette recette que je sers avec du riz blanc parfumé.

Voilà bon appétit

Ah j'oubliais, quand vous faite la première cuisson des cuisses sans rien, enlevez la graisse du canard dans un bol vous pouvez en faire des glaçons dans les sachets glaçons pour vos futures cuissons de pommes de terre ou autres !
Shanti India... Une vallée dans l'Himalaya... English translation pending
by Parvat · 2004-05-23 · 27 replies
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...

"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…

Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
Logement et visites de Los Angeles sur 5 jours English translation pending
by Seareine · 2004-05-20 · 13 replies
Bonjour a tous... Je pars avec une copine le 10 Octobre de Montréal pour entammer un tour du Pacifique Sud...Notre première alte avant la Polynésie sera Los Angeles. Je ne fais seulement qu'un arrêt de 5 jours et j'aimerais en profiter au maximum sans trop dépenser... Nous avons l'intention de dormir dans une auberge de jeunesse la bas, est-ce que quelqu'un a déja dormi dans une auberge a LA ? Et j'aimerais aussi avoir des renseignements sur les choses a ne pas manquer !! Les bon resto pas trop cher, le magasinage, ..... Et peut-on faire du surf a Venice Beach au mois d'Octobre ???

Merci d'avance pour toutes vos informations !!
Saveurs du sud Vietnam English translation pending
by Lotusbleue · 2004-05-17 · 3 replies
Voilà, à la demande je délivre ici ma première recette, une toute simple pour commencer en plus avec toutes les herbes de mon jardin :

Avec des restes de boeuf et du riz blanc.

Couper en lamelle la viande macérér avec du citron pressé et du 5 épices, hacher une gousse d'ail la faire revenir dans un wok ou une poêle avec une lichette d'huile d'olive, quelques gouttes d'huile de sésame, et une lichette de nuoc man.

Couper en lamelles des feuilles de citronnelle, des oignons blancs avec le vert et verser le tout dans le wok.

Rajouter en dernier la viande juste 5 mn avant de servir. Le boeuf ne doit rester saignant.

Vous pouvez rajouter quelques cacahuètes pilées mais là ce ne sera plus une recette minceur.

Une autre recette un peu plus continentale :

J'ouvre mon frigo, grrrr que des restes et je n'ai pas envie de ma farcir les courses .... je me creuse ... bon j'ai :*

Quelques tranches de jambon cru Un boursin au poivre De la mozarelle Un restant de gruyère râpé.

Bon, allez on va faire un festin avec tous ça !

Je ferme les yeux... 1, 2, 3 Euréka !!!

Je mets mes pommes de terre à cuire dans du cello frais au cronde (c'est plus rapide pour la cuisson bien fermer de cello frais et cuire 10 mn) ensuite dérouler et épluchez les pommes de terres.

Je les coupe en deux et les dispose dans un plat en terre (que j'ai récupéré c'était un plateau de fromage, idéal pour les cuissons pour deux)

Allez c'est parti, je prends mes ciseaux direction mon petit jardin : je coupe 2 feuilles d'oseille, 2 feuilles de sauge (ça c'est pour mes bouffées de chaleur...) un brin de thym poivre et un brin de thym citron, un petit brin de curry (la plante), un petit brin de thym normal de provence et en dernier 2 oignons blancs (ceux que j'ai piqué 1 par 1 à 4 pattes et que je ramasse avant qu'ils ne soient trop gros ça fait un peu comme des cébettes)

Je m'acharne sur ma planche en bois avé mon coupe coupe et hop ni une ni deux tout est coupé, émincé, impecc.

Dans mon wok (ou une poêle) j'émiette une gousse d'ail que je fais revenir dans une lichette d'huile d'olive, j'émince un oignon jaune normal pas trop gros et hop j'arrose de vin blanc pour éviter que ça crame !

Bon, j'hume tout ça... j'ai gardé une vieille bouteille de vin imbuvable aigre à souhait, aujourd'hui c'est un régal pour radoucir mes oignons pas besoin de sucre, mon vin vinaigré et devenu légèrement sucré et ça me donne un fumé le mélange waouhhhhhhh !!!!!

Tiens ma voisine par l'odeur alléchée colle son nez à ma fenêtre pour savoir ce que je prépare.

Bon je cuis tout ça je mélange et hop voilà impeccable mes oignons mélangés aux herbes hummm sentez !!!!

Je reprends mon plat en terre avé mes pommes de terre, je rajoute une lamelle de mozarelle pour couvrir, je poivre (mélange de poivre gris, blanc, noir, rose et vert), j'rajoute une tranchette de jambon cru et j'arrose ma préparation du wok par dessus. j'rajoute une lichette d'huile d'olive et nappe de gruyère râpé !

10mn au four chaud (220) et voilà !!!!

j'retourne dans mon ptit jardin, et j'demande à mon ptit homme de passer de son hamac à table !!!!!

Voilà une deux et hop c'est l'heure de la sieste !
Sécurité dans la région de Poso en Indonésie English translation pending
by Cloo · 2004-03-31 · 2 replies
Salut à tous,

J'aimerais connaître un peu la situation actuelle dans la région de Poso. Est-ce toujours risqué d'y aller ?

Merci à tous et bonne route !
Cours de cuisine au Pérou English translation pending
by Benji · 2004-03-18 · 7 replies
Bonjour,

J'aimerais profiter d'un voyage au Pérou pour approfondir la culture culinaire de ce pays. Auriez vous eu vent de la possibilité d'y prendre des cours de cuisine ? (Egalement pour le Bresil...)

Merci

A+
Sécurité sur les plages de Thaïlande English translation pending
by Kawine · 2004-02-20 · 10 replies
Le départ est pour dans 8 jours maintenant...Ma question est peut-etre sans solution, mais je tente quand même: Que puis-je faire de tous ce que j'aurai sur moi lorsque j'irai à la plage (argent, appareil photo, caméscope). Si je reste là où je loge, ça va, mais si on bouge pour la journée comme j'ai l'intention de souvent le faire, j'aimerai pouvoir filmer ou prendre des photos... Dois-je y renoncer?? Ou doit-on aller se baigner à tour de rôle avec mon copain? Ca serait pas cool.... Avez-vous une solution miracle ou dois-je me résigner??
Vive le ceviche et le cabrito English translation pending
by Zitoune · 2004-01-15 · 10 replies
C est juste pour dire que si vous allez au Perou goutez absolument le ceviche mixto et le seco de cabrito. C est terrible.
Nouvelle cité au Pérou? English translation pending
by Kykyl · 2003-11-22 · 1 reply
Salut,

Il y a peu de temps une nouvelle cite a ete decouverte au Perou. Si vous avez des infos concernant cette nouvelle n hesitez pas, je suis actuellement moi meme entrain d en chercher.

A+ francois
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
by Jaisalmer · 2003-09-30 · 7 replies
13 juillet 2003 Paris Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁 14 juillet 2003

... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...

Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.

Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...

Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -

... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...

Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...

Ce qui reste de ces vingt jours

Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);

Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).

Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Le pain... au quotidien. English translation pending
by José · 2003-09-23 · 6 replies
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, avec mon mulet pour seul compagnon, porteur et ambulance si besoin. Des moments bien en face de moi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même si là-bas il est difficile de faire admettre (comprendre) cette recherche de solitude aux membres d’une société qui a fait de l’ entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune. Refuser respectueusement l’offre de gîte et couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à votre emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. On accepte alors avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce pain pour le chemin qu’il reste à parcourir.

Au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’une amitié profonde et l’immersion totale dans une famille d’accueil. Dans la vallée d’Anergui j’ai joui de ce privilège. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemàa et de la cuisine s’ouvrent sur l’âme berbère.

Il m’est bien difficile de qualifier par un mot juste la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie. Ce sont quelques-une d’entre elles que j’ai le plaisir de partager sur ce forum et peut-être en partager de nouvelles avec certain(e)s d’entre vous.

Le pain … au quotidien.

Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet de Mourik et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée . Cela accentue la mélancolie qui se dégage des Ayt Boulmane en cette fin d’hiver. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j’abrège ma ballade matinale et quotidienne dans les cultures.

Au retour je passe devant la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment le clan des Ayt Boulmane à l’extrémité sud de la vallée.

J’y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d’une demi-douzaine de familles ; je devrais dire dans l’intimité d’une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation de quatre générations, sans heurts apparents, si ce n’est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l’hilarité générale.

Les parfums et la chaleur qui s’e dégagent de la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j’étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l’accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine. Fadma me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom.

J’accepte volontiers l’invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l’absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu’il ne faut pas bouder.

Aghrom c’est le pain quotidien au sens propre du terme. C’est la vie du paysan, du labour à la galette. C’est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain » .

Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Saadiya et Fadma, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d’automne, grand-mère Rabgha et une autre Fadma, la deuxième jeune femme de Bassou, redescendue avant hier de sa bergerie de Kousser.

Je m’assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l’invité doivent toujours être ménagées, aussitôt Fadma s’empresse de me présenter le coussin fait d’un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l’isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Fadma fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l’intervention péremptoire de grand-mère Rabgha me conduit à accepter l’offre. Visiblement rassurée, l’aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d’une deuxième théière.

Fadma reprend la cuisson. Aghrom n’tafant, une galette d’orge sans levain, que j'apprécie particulièrement, cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Le four est un simple morceau de tonneau recouvert de terre au fond de la pièce. Saadiya y termine la cuisson de son dernier pain. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d’envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l’espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.

La place est libre. C’est au tour de Fadma n’Bassou. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D’un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d’une vie entière, gestes mille fois répétés, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …

Saadiya est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n’a pas fait long feu sous le caillou manié de mains de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l’assiette que vient de me tendre Aïcha.

Brahim, le cousin de Saadiya est passé avec un bol de beurre fondu ; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce, comment le savoir, pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Saadiya, sans se démonter et en provoquant l’hilarité générale, l’invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l’ai accompagné sentant sa gène et pour profiter du calme qui règne dans les champs et préserve l’intimité nécessaire à un petit besoin personnel.

Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu’il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa connaissance du français pour me poser des tas de questions sur « l’autre monde ».

La théière est vide et les pains dorés à souhait. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s’est écoulé sans que personne y prenne garde. Fadma s’en aperçoit, donne une galette à la grand-mère et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l’enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c’est son bébé qui dormait non loin du foyer. Rabgha remplit son brasero. D’autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l’eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.

Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Brahim qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu’il fume. Quand il sera marié elle l’acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux.

Il prépare une nouvelle théière, je sors calepin et crayon.

L’affectivité partagée est dans l’air.

D’ailleurs, dans ces montagnes je vis le partage quotidiennement .

Il est valeur commune.
Qui connait les Açores? English translation pending
by Halo · 2003-07-04 · 9 replies
Bonjour à tous,

J'aimerai discuter "Açores" avec vous si vous connaissez un peu l'endroit! 😎

J'avoue, je n'en suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage, ça n'est même pas encore décidé (peut-être au printemps 2004?), mais je SAIS que je vais y aller un jour! 😉 Alors de toute façon, si vous avez des conseils, ça me servira, je les note et rien ne sera perdu! A vos bonnes volontés Msieur Dame!

Alors voila, comme il existe assez peu de guides de voyage sur ces ïles (mis à part le Petit Futé que j'ai déjà acheté), je voudrais savoir : quelles îles avez-vous visité? combien de temps? avez-vous visité Corvo et Flores, les îles les plus éloignées? quels moyens de transport inter-îles avez-vous pris : avion? bateau? vous souvenez-vous du budget correspondant? avez-vous testé le camping : sauvage, pas sauvage, j'ai lu qu'il y avait assez peu de terrains aménagés et que sur plusieurs îles c'était sauvage ou bien négocier un bout de terrain chez l'habitant. avez-vous logé chez l'habitant, à l'hotel ? Les prix vous ont ils paru très "touristiques" ou non? avez-vous été en voiture, en bus, en stop, ou bien à pied? et enfin : quelles îles, villes, endroits, randos, ont été vos coups de coeur ? ah oui une petite dernière question pratique : je comptais acheter en ligne le guide de voyage "Bradt" (en anglais) car je n'ai rien trouvé d'autre d'intéressant sur les Açores (notamment pour les itinéraires de rando). Avez-vous un avis sur les guides existants? (celui-là ou un autre que vous me conseilleriez?)

Merci d'avance pour vos réponses, il est tellement difficile de se faire une idée à travers des guides de voyage, que vos expériences peuvent vraiment m'aider à faire le tri ! 😉
Quel pays visiter en Europe? English translation pending
by ScubaIsa · 2003-04-19 · 4 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je suis Québécoise et je vais faire mon premier séjour en Europe!! Je passerai d'abord 3 semaines en Suisse. J'aimerais ensuite avoir des suggestions sur les beaux endroits à visiter partout en Europe (je n'ai aucune restriction!) J'aime beaucoup la nature, le camping, la randonnée et la plongée. (en apnée surtout) J'aimerais aussi recevoir des conseils sur le camping en Europe et aussi la meilleure façon de se déplacer (pendant plusieurs semaines) Se louer une voiture?? Train?? Autobus?

Si vous avez des suggestions, des conseils et des idées, veuillez s.v.p. m'en faire part. Merci infiniment!!!

Scuba-Isa 😉
Off on a winter adventure in the American West!
by Bibouns51 · 2026-06-02 · 80 replies
Day 1 – February 14

We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...

But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.

"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?



Review of an expedition cruise to the Seychelles with Ponant from January 25 to February 2, 2026
by 4yne · 2026-02-21 · 205 replies
Hi everyone,

It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.

Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.

We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.

I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
Need help organizing a trip to Cape Verde during Carnival
by Jeanne2303 · 2026-01-25 · 29 replies
Hi everyone, After a year where I’ve worked way too much and with a house under renovation, it’s become essential to take a breather. My contract ends on 01/30, and I’ll try to find a new client for early March, so overall, let’s go somewhere in February! I thought Réunion with the full trek around the Mafate cirque for reconnecting with Nature would be perfect, but since it’s cyclone season, it wasn’t such a great idea. Then came the idea that Southeast Asia could fulfill the peace-and-beach vibe, especially Cambodia with its cultural past, but the flight ticket price and a chat with a friend made me change my mind—and boom, Cape Verde popped up, with Santo Antão for hiking and São Vicente for culture and the beach. So I bought a ticket a week ago, and oh, what a coincidence—it’s during Carnival! Except now, I don’t know if it’s reality or just exhaustion talking, but I feel like I’m making a mess of things. I’ve traveled a lot without even booking the first night, but this time, I pre-booked 2 nights in Mindelo (though one of them ended up canceling itself). But the main issue is that I arrive on Monday, 02/09 at 6 PM and leave on Sunday, 02/22 at 11 AM, and there’s a little hiccup in the logical organization—actually, several hiccups—since I don’t really have any organization right now, and that’s where I need help Because Carnival is in full swing from 02/15 to 02/17, right in the middle of my trip, so the logic of my visit to Santo Antão isn’t clicking for me. Plus, I just checked, and there’s zero accommodation available in Mindelo from 02/15 to 02/18 😕 So I don’t know: should I skip Carnival, should I forget about planning and just wing it once I’m there, should I stay on São Vicente after Carnival (because I read Montaganrd’s trip report, and he made São Vicente sound like a rock !), or should I keep in mind the option of heading to Santiago afterward and buying a return flight to Paris from Praia? I need help 🏴‍☠️
The Foam of Days
by Pondy · 2026-01-07 · 31 replies
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here. It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.

First, I need to tell you all an anecdote.

My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).

July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”

And me, replying: “Of course it is!”

And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.

We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.

Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.

The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.

It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.

As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.

How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
Discussion: Waterways Around the World - January 2026 Photo Contest
by Rouquine38 · 2026-01-01 · 51 replies
To chat about waterways, this is the place.
Trip to Morocco in September-October 2025, in our camper van
by Yan55 · 2025-12-27 · 21 replies
Hi everyone, We’re just back from a month-long trip to Morocco in our camper van. After crossing France (we left from the Nantes area) and Spain, we arrived in Algeciras where we bought our boat tickets to Tangier. When we got to Tangier, as we were going through customs, you can imagine our surprise when the customs officer took our road map of Morocco and pointed out the label "Western Sahara" (just like in the forum’s destination section, by the way!). He wanted it to say "Moroccan Sahara" instead!!! But there was nothing we could do—it was an old map... He wouldn’t listen, and after long discussions with the other (younger) customs officers, he finally gave it back and let us through... Unbelievable! Later, we heard that other travelers had their maps confiscated outright. So, hide it well if you want to keep yours!!!

Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.

Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!





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