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Buffets dans les casinos de Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous!
Mon ami et moi allons faire un circuit de 28 jours aux états unis et nous allons passer 2 nuits à Las Vegas. Nous logerons au Mirage sur le strip et en parcourant le guide du routard (mon fidèle compagnon de voyage lol) j'ai lu que le meilleur moyen de manger (rapport qualité/prix) ce sont les buffets et le routard explique que le mirage en a un très bon...
Alors voila ma question un peu bêbête mais bon c'est pas de ma faute si je suis curieuse, quel type de nourriture contient les buffets?
Voila j'attends avec impatience les réponses de ceux qui ont testé!! merci!!!
Bisous
Mon ami et moi allons faire un circuit de 28 jours aux états unis et nous allons passer 2 nuits à Las Vegas. Nous logerons au Mirage sur le strip et en parcourant le guide du routard (mon fidèle compagnon de voyage lol) j'ai lu que le meilleur moyen de manger (rapport qualité/prix) ce sont les buffets et le routard explique que le mirage en a un très bon...
Alors voila ma question un peu bêbête mais bon c'est pas de ma faute si je suis curieuse, quel type de nourriture contient les buffets?
Voila j'attends avec impatience les réponses de ceux qui ont testé!! merci!!!
Bisous
Se nourrir aux États-Unis? English translation pending
Bonjour,
Ma femme, mes deux enfants (18 et 13) et moi-même partons aux Etats Unis au mois d'août. Nous avons réservé des hôtels et ferons un circuit entre Los Angeles et San Francisco via le grand Canyon.
A quoi devons-nous nous attendre en terme de prix moyen par personne pour le budget nourriture sachant que nous alternerons restauration rapide et normale en fonction des lieux et de l'heure ?
Qu'elle est la fréquence des restaurants et/ou snack sur les routes de l'Ouest ?
Merci pour vos réponses.
Johxel
Ma femme, mes deux enfants (18 et 13) et moi-même partons aux Etats Unis au mois d'août. Nous avons réservé des hôtels et ferons un circuit entre Los Angeles et San Francisco via le grand Canyon.
A quoi devons-nous nous attendre en terme de prix moyen par personne pour le budget nourriture sachant que nous alternerons restauration rapide et normale en fonction des lieux et de l'heure ?
Qu'elle est la fréquence des restaurants et/ou snack sur les routes de l'Ouest ?
Merci pour vos réponses.
Johxel
"Les ruines de l'intelligence" de D.S.Shiffer (la guerre en ex-Yougoslavie) English translation pending
Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Pérou (avril-mai 2008) English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre d'un magnifique voyage de près de 3 semaines au Pérou. J'ai fait le circuit classique (Lima, Arequipa, Puno et les iles, Cusco) et dans ma préparation, j'ai eu très souvent recours à ce site, riche en informations. J'avais envie de vous faire partager mon expérience, même si elle n'apportera pas beaucoup de nouveautés, sachant que je me suis beaucoup inspirée de ce site et du routard :).
Allez, c'est parti....
Samedi 19 avril : Arrivée à Lima
Ca y est, c'est le grand jour, départ tant attendu pour le Pérou !! Métro, bus, on arrive à Orly. On embarque pour Madrid, 5h d'attentes puis départ pour Lima. Le vol est long mais surtout à cause de l'impatience qui me ronge, j'ai hâte de découvrir ce pays. On arrive à Lima à 23h (soit 6h en France), la journée commence à être très longue. L'attente à l'immigration est très longue (1h30) et arrivés à la récupération des bagages, on apprend qu'elles sont restées à Madrid. Comme on est en vacances et qu'il faut positiver, on se dit que ce n'est pas grave, on sera moins chargés ce soir ! J'avais réservé une chambre à l'hôtel Espana (47 soles) dans le centre de Lima et un gars est venu nous chercher à l'aéroport. Le pauvre attend depuis 2 bonnes heures. On monte dans un taxi avec lui, il manque un phare à la voiture mais apparemment c'est normal. Il faut dire qu'on se rendra vite compte que la circulation dans la capitale est assez sportive et hasardeuse, mais là comme c'est la nuit, tout se passe bien. L'hôtel est très sympa, déco un peu trop surchargée mais c'est ce qui fait le charme de l'endroit.
Dimanche 20 avril : Visite de Lima
Avec le décalage horaire, on est réveillés assez tôt. On prend le petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel (4, 5 soles), le serveur est très sympa. A la réception, ils se proposent de nous réserver nos billets de bus pour le trajet de nuit vers Arequipa mais il ne reste plus de place en couchettes. 13h30 de bus en semi incliné, ne nous enchante pas trop, on réserve donc à la place des billets d'avion avec la compagnie Aérocondor, 100 dollars environ chacun. On visite le couvent San Francisco (5 soles), la guide est très bien. Vers 11h45, on file a la plaza mayor pour la relève de la garde. J'ai été un peu déçue, on ne voit pas grand chose et des CRS entourent le palais, c'est un peu too much. Le midi on déjeune dans une polleria dans la rue très commerçante qui part de la place, repas tout à fait correct. On se balade dans la rue et on part vers l'aéroport prendre notre vol interieur. 1h30 plus tard, on attérit à Arequipa, on prend un taxi (assez cher, 30 soles) qui nous emmène à la Casa de Tintin. Notre chambre (numéro 9) est très spacieuse et elle a un petit balcon qui offre une magnifique vue (rivière avec en arrière plan des monts enneigés).
Lundi 21 avril : Visite d'Arequipa
Le petit déjeuner très copieux est servi dans une salle à manger très cosy. On part vers le centre ville à pied, le trajet dure environ 20 minutes mais avec l'altitude c'est assez long. On croise plein de coccinelles, ca a l'air d'être LA voiture typique. La ville est très jolie, on s'y sens vite à l'aise, bien plus qu'à Lima qui est gigantesque. Pour notre première visite, on choisit El mundo Alpaca. C'est une petite ferme et une ancienne usine située tout en haut de la rue Santa Catalina. On y voit quelques lamas et alpagas et une personne nous fait visiter l'ensemble, on nous explique comment les animaux sont tondus et le processus pour obtenir des tissages. L'entrée est gratuite et il y a un magasin, Sol Alpaca, qui est une chaine de magasins (il y en a au moins un autre à Arequipa et à Cusco), si on veut acheter quelque chose. On visite ensuite le couvent Santa Catalina qui vaut vraiment son prix d'entrée (30 soles par personnes). C'est magnifique, comme une petite ville très colorée (rouge, bleu, blanc). Le midi on déjeune au restaurant la Quinta sur une petite terrasse ombragée. On choisit un doble, assortiment de plat typique, 20 soles. Après, on fait le tour des agences pour trouver un trek pour le canyon del Colca. C'est vrai qu'on peut le faire seul, mais l'avantage d'un guide est qu'il peut nous apprendre des choses sur le mode de vie des habitants que ne nous apprennent pas forcément les livres. Pour en revenir aux agences, elles proposent toutes quasiment la même chose pour un prix pas trop différent. On fait affaire avec Colonial Tour, rue Santa Catalina, trek de 3 jours pour 135 soles par personnes. On part ensuite en taxi vers le quartier de Yanahuara, belle vue sur la ville et le volcan. Au coucher du soleil (très tôt, il fait nuit à 18h), on va boire un verre à la terrasse au 3ème étage d'un bar donnant sur la plaza de armas (cf. le routard pour le nom). On a une très jolie vue, les jus de fruits sont très bons et comme il commence à faire un peu frais, on nous prête même des ponchos !! On dine à la crêperie Zig Zag, deux crêpes : avocat-poulet et provencale-thon, c'est très bien mais plus de place pour le dessert. On rentre en taxi à l'hôtel (3 soles) où on retrouve avec plaisir nos bagages enfin arrivés!
Mardi 22 avril : Encore une journée à Arequipa
Visite du musée Sanctuario Andinos (15 soles). On nous passe d'abord un petit film sur les sacrifices humains et sur la découverte des momies puis Cecilia, notre agréable guide, nous commente la visite du musée. C'est très interessant et voir à quel point les momies sont bien conservées est impressionnant. Le midi, on retourne à la crêperie Zig Zag pour gouter leurs crêpes sucrées. Leurs salades sont bonnes et leurs crêpes délicieuses... (framboises et glace à la vanille ainsi que mangue-citron). L'après midi est consacré à se balader dans la ville et à acheter du matériel pour le canyon (chapeau, casquette, serviettes de bain et lampe électrique). Pour les serviettes, on s'en est fait découper au marché, ca faisait très bien l'affaire, surtout qu'on ne comptait pas les ramener en France. Le soir, on a été chercher des sandwichs à la Canasta, une boulangerie.
NB : Cette journée à Arequipa était peut etre de trop car ce n'est pas une très grande ville, elle se visite assez vite. On aurait pu aller visiter las Salinas.
Mercredi 23 avril, jeudi 24 avril : randonnée dans le Colca
Un taxi avec le guide vient nous chercher à l'hôtel vers 5h30 pour nous emmener à la gare routière. On est un groupe de 4 : le guide, mon compagnon, un autre jeune homme et moi. On part en bus local jusqu'a Cabanaconde, on y déjeune et on commence notre descente dans le canyon. Les paysages sont fabuleux. On arrive vers 17h chez une mère et ses 3 filles. Elles sont adorables et font en sorte que notre séjour se passe le mieux possible. Le diner est très bon et copieux ; les chambres, simples mais très propres. Les toilettes et les douches sont à l'extérieur mais il y a de l'eau chaude et de l'électricité. On est réveillés le lendemain par le chant du coq. Au petit déjeuner, elles nous préparent des pancakes avec sucre et confiture ainsi que le traditionnel maté de coca, on aura besoin de beaucoup de forces pour ce qui nous attend aujourd'hui. Quand on nous a vendu le trek, l'agence nous a dit que l'ascension se ferait à 3h du matin le 3ème jour mais notre guide nous propose de le faire l'après midi après la pause à l'oasis car plus facile de le faire dans la journée et moins fatiguant quand on vient de se réveiller en pleine nuit. On accepte. Le matin, on traverse 2 petits villages et le midi on arrive à l'oasis. On se détend dans la piscine bien fraiche qui fait du bien !! On déjeune et on commence l'ascension. Dans l'oasis, on peut louer une mule (pour 30 ou 35 soles, je sais plus) pour la montée mais même si je ne suis pas une grande sportive, je vais le faire toute seule ! Notre guide m'a pris mon sac et m'a fabriqué un baton à l'aide d'un roseau et même comme ça c'était pas évident. Il faisait super chaud et l'eau manquait. Heureusement, il a commencé à faire plus frais et on a rencontré une vendeuse en chemin. On a finalement mis 4h pour remonter à Cabanacondé mais j'étais bien fière d'y être arrivée !! On a diné dans un petit resto a côté de la place et on dormi à l'hôtel municipal, pas top mais vu la fatigue accumulée pendant la journée, ca a très bien fait l'affaire.
Vendredi 25 avril : Cruz del Condor - Chivay
On a pris un bus pour Cruz del Condor, on y était vers 8h30 mais les condors n'étaient pas décidés à se montrer !! On a bien attendu une bonne heure et ca valait le coup, ils étaient 5-6 et volaient suffisamment bas pour qu'on puisse les admirer. On a pris un bus pour Chivay et dès qu'on est arrivés, on a pris un taxi pour les bains thermaux de la Callera (10 soles). C'était agréable mais un peu trop chaud à mon gout (39°C). On a déjeuner dans un resto très touristique sous forme de buffet mais qui s'est avéré bon et avec des specialités péruviennes. On a ensuite repris le bus direction Arequipa.
Notre guide s'appelle Roger, mais on l'appellait "Roy". Il est vraiment super sympa et ca a été super agréable de faire cette randonnée avec lui. Il est interessant et le contact se fait très facilement. Je le conseille fortement. Il bosse pour des agences mais peut également faire des excursions directement avec les personnes. Si vous souhaitez le contacter, voici son adresse mail : roger_munay@live.com
Je rentre d'un magnifique voyage de près de 3 semaines au Pérou. J'ai fait le circuit classique (Lima, Arequipa, Puno et les iles, Cusco) et dans ma préparation, j'ai eu très souvent recours à ce site, riche en informations. J'avais envie de vous faire partager mon expérience, même si elle n'apportera pas beaucoup de nouveautés, sachant que je me suis beaucoup inspirée de ce site et du routard :).
Allez, c'est parti....
Samedi 19 avril : Arrivée à Lima
Ca y est, c'est le grand jour, départ tant attendu pour le Pérou !! Métro, bus, on arrive à Orly. On embarque pour Madrid, 5h d'attentes puis départ pour Lima. Le vol est long mais surtout à cause de l'impatience qui me ronge, j'ai hâte de découvrir ce pays. On arrive à Lima à 23h (soit 6h en France), la journée commence à être très longue. L'attente à l'immigration est très longue (1h30) et arrivés à la récupération des bagages, on apprend qu'elles sont restées à Madrid. Comme on est en vacances et qu'il faut positiver, on se dit que ce n'est pas grave, on sera moins chargés ce soir ! J'avais réservé une chambre à l'hôtel Espana (47 soles) dans le centre de Lima et un gars est venu nous chercher à l'aéroport. Le pauvre attend depuis 2 bonnes heures. On monte dans un taxi avec lui, il manque un phare à la voiture mais apparemment c'est normal. Il faut dire qu'on se rendra vite compte que la circulation dans la capitale est assez sportive et hasardeuse, mais là comme c'est la nuit, tout se passe bien. L'hôtel est très sympa, déco un peu trop surchargée mais c'est ce qui fait le charme de l'endroit.
Dimanche 20 avril : Visite de Lima
Avec le décalage horaire, on est réveillés assez tôt. On prend le petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel (4, 5 soles), le serveur est très sympa. A la réception, ils se proposent de nous réserver nos billets de bus pour le trajet de nuit vers Arequipa mais il ne reste plus de place en couchettes. 13h30 de bus en semi incliné, ne nous enchante pas trop, on réserve donc à la place des billets d'avion avec la compagnie Aérocondor, 100 dollars environ chacun. On visite le couvent San Francisco (5 soles), la guide est très bien. Vers 11h45, on file a la plaza mayor pour la relève de la garde. J'ai été un peu déçue, on ne voit pas grand chose et des CRS entourent le palais, c'est un peu too much. Le midi on déjeune dans une polleria dans la rue très commerçante qui part de la place, repas tout à fait correct. On se balade dans la rue et on part vers l'aéroport prendre notre vol interieur. 1h30 plus tard, on attérit à Arequipa, on prend un taxi (assez cher, 30 soles) qui nous emmène à la Casa de Tintin. Notre chambre (numéro 9) est très spacieuse et elle a un petit balcon qui offre une magnifique vue (rivière avec en arrière plan des monts enneigés).
Lundi 21 avril : Visite d'Arequipa
Le petit déjeuner très copieux est servi dans une salle à manger très cosy. On part vers le centre ville à pied, le trajet dure environ 20 minutes mais avec l'altitude c'est assez long. On croise plein de coccinelles, ca a l'air d'être LA voiture typique. La ville est très jolie, on s'y sens vite à l'aise, bien plus qu'à Lima qui est gigantesque. Pour notre première visite, on choisit El mundo Alpaca. C'est une petite ferme et une ancienne usine située tout en haut de la rue Santa Catalina. On y voit quelques lamas et alpagas et une personne nous fait visiter l'ensemble, on nous explique comment les animaux sont tondus et le processus pour obtenir des tissages. L'entrée est gratuite et il y a un magasin, Sol Alpaca, qui est une chaine de magasins (il y en a au moins un autre à Arequipa et à Cusco), si on veut acheter quelque chose. On visite ensuite le couvent Santa Catalina qui vaut vraiment son prix d'entrée (30 soles par personnes). C'est magnifique, comme une petite ville très colorée (rouge, bleu, blanc). Le midi on déjeune au restaurant la Quinta sur une petite terrasse ombragée. On choisit un doble, assortiment de plat typique, 20 soles. Après, on fait le tour des agences pour trouver un trek pour le canyon del Colca. C'est vrai qu'on peut le faire seul, mais l'avantage d'un guide est qu'il peut nous apprendre des choses sur le mode de vie des habitants que ne nous apprennent pas forcément les livres. Pour en revenir aux agences, elles proposent toutes quasiment la même chose pour un prix pas trop différent. On fait affaire avec Colonial Tour, rue Santa Catalina, trek de 3 jours pour 135 soles par personnes. On part ensuite en taxi vers le quartier de Yanahuara, belle vue sur la ville et le volcan. Au coucher du soleil (très tôt, il fait nuit à 18h), on va boire un verre à la terrasse au 3ème étage d'un bar donnant sur la plaza de armas (cf. le routard pour le nom). On a une très jolie vue, les jus de fruits sont très bons et comme il commence à faire un peu frais, on nous prête même des ponchos !! On dine à la crêperie Zig Zag, deux crêpes : avocat-poulet et provencale-thon, c'est très bien mais plus de place pour le dessert. On rentre en taxi à l'hôtel (3 soles) où on retrouve avec plaisir nos bagages enfin arrivés!
Mardi 22 avril : Encore une journée à Arequipa
Visite du musée Sanctuario Andinos (15 soles). On nous passe d'abord un petit film sur les sacrifices humains et sur la découverte des momies puis Cecilia, notre agréable guide, nous commente la visite du musée. C'est très interessant et voir à quel point les momies sont bien conservées est impressionnant. Le midi, on retourne à la crêperie Zig Zag pour gouter leurs crêpes sucrées. Leurs salades sont bonnes et leurs crêpes délicieuses... (framboises et glace à la vanille ainsi que mangue-citron). L'après midi est consacré à se balader dans la ville et à acheter du matériel pour le canyon (chapeau, casquette, serviettes de bain et lampe électrique). Pour les serviettes, on s'en est fait découper au marché, ca faisait très bien l'affaire, surtout qu'on ne comptait pas les ramener en France. Le soir, on a été chercher des sandwichs à la Canasta, une boulangerie.
NB : Cette journée à Arequipa était peut etre de trop car ce n'est pas une très grande ville, elle se visite assez vite. On aurait pu aller visiter las Salinas.
Mercredi 23 avril, jeudi 24 avril : randonnée dans le Colca
Un taxi avec le guide vient nous chercher à l'hôtel vers 5h30 pour nous emmener à la gare routière. On est un groupe de 4 : le guide, mon compagnon, un autre jeune homme et moi. On part en bus local jusqu'a Cabanaconde, on y déjeune et on commence notre descente dans le canyon. Les paysages sont fabuleux. On arrive vers 17h chez une mère et ses 3 filles. Elles sont adorables et font en sorte que notre séjour se passe le mieux possible. Le diner est très bon et copieux ; les chambres, simples mais très propres. Les toilettes et les douches sont à l'extérieur mais il y a de l'eau chaude et de l'électricité. On est réveillés le lendemain par le chant du coq. Au petit déjeuner, elles nous préparent des pancakes avec sucre et confiture ainsi que le traditionnel maté de coca, on aura besoin de beaucoup de forces pour ce qui nous attend aujourd'hui. Quand on nous a vendu le trek, l'agence nous a dit que l'ascension se ferait à 3h du matin le 3ème jour mais notre guide nous propose de le faire l'après midi après la pause à l'oasis car plus facile de le faire dans la journée et moins fatiguant quand on vient de se réveiller en pleine nuit. On accepte. Le matin, on traverse 2 petits villages et le midi on arrive à l'oasis. On se détend dans la piscine bien fraiche qui fait du bien !! On déjeune et on commence l'ascension. Dans l'oasis, on peut louer une mule (pour 30 ou 35 soles, je sais plus) pour la montée mais même si je ne suis pas une grande sportive, je vais le faire toute seule ! Notre guide m'a pris mon sac et m'a fabriqué un baton à l'aide d'un roseau et même comme ça c'était pas évident. Il faisait super chaud et l'eau manquait. Heureusement, il a commencé à faire plus frais et on a rencontré une vendeuse en chemin. On a finalement mis 4h pour remonter à Cabanacondé mais j'étais bien fière d'y être arrivée !! On a diné dans un petit resto a côté de la place et on dormi à l'hôtel municipal, pas top mais vu la fatigue accumulée pendant la journée, ca a très bien fait l'affaire.
Vendredi 25 avril : Cruz del Condor - Chivay
On a pris un bus pour Cruz del Condor, on y était vers 8h30 mais les condors n'étaient pas décidés à se montrer !! On a bien attendu une bonne heure et ca valait le coup, ils étaient 5-6 et volaient suffisamment bas pour qu'on puisse les admirer. On a pris un bus pour Chivay et dès qu'on est arrivés, on a pris un taxi pour les bains thermaux de la Callera (10 soles). C'était agréable mais un peu trop chaud à mon gout (39°C). On a déjeuner dans un resto très touristique sous forme de buffet mais qui s'est avéré bon et avec des specialités péruviennes. On a ensuite repris le bus direction Arequipa.
Notre guide s'appelle Roger, mais on l'appellait "Roy". Il est vraiment super sympa et ca a été super agréable de faire cette randonnée avec lui. Il est interessant et le contact se fait très facilement. Je le conseille fortement. Il bosse pour des agences mais peut également faire des excursions directement avec les personnes. Si vous souhaitez le contacter, voici son adresse mail : roger_munay@live.com
Campings sur le chemin d'Arles vers Saint-Jacques de Compostelle English translation pending
Bonjour!
Je pars à la fin juin avec ma belle maman pour faire le chemin de Compostelle à partir d'Arles. Nous désirons camper simplement pour le pur plaisir et la liberté d'être à la belle étoile et de profiter de la vie autour de nous. Nous sommes déjà équipés (2 tentes bivouac qui ne dépassent pas 1 kg) et avons très hâtes.
Seulement, nous aimerions savoir s'il y a des gens qui ont choisi de faire le chemin de cette manière et comment ils ont trouvé l'expérience. Est ce qu'il y a des endroits qui vous avez trouvés particulièrement charmants ou difficiles? Et finalement la météo? Est ce qu'un sleeping d'été suffit( avec tapis de sol)?
Merci pour vos commenaires 🙂
Bonnie du Québec
Je pars à la fin juin avec ma belle maman pour faire le chemin de Compostelle à partir d'Arles. Nous désirons camper simplement pour le pur plaisir et la liberté d'être à la belle étoile et de profiter de la vie autour de nous. Nous sommes déjà équipés (2 tentes bivouac qui ne dépassent pas 1 kg) et avons très hâtes.
Seulement, nous aimerions savoir s'il y a des gens qui ont choisi de faire le chemin de cette manière et comment ils ont trouvé l'expérience. Est ce qu'il y a des endroits qui vous avez trouvés particulièrement charmants ou difficiles? Et finalement la météo? Est ce qu'un sleeping d'été suffit( avec tapis de sol)?
Merci pour vos commenaires 🙂
Bonnie du Québec
Avis sur circuit organisé en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous, je voudrais faire un voyage (seul) en Thaïlande pour cet été. Mes disponibilités sont du 27 juillet au 17 aout. Et donc j'aimerai savoir si vous avez des idées pour un voyage (ou circuit) à moindre cout...
J'ai réussi à trouver un circuit sur promovacances pour 1500 € tout compris pour 12 jour 9 nuit et le circuit se fait autour de Bangkok (cf details ci-dessous). Peut-on trouver moins cher ?
merci d'avance
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JOUR 1 : FRANCE / BANGKOK Envol à destination de Bangkok sur vols réguliers. Nuit à bord.
JOUR 2 : BANGKOK Arrivée à Bangkok. Accueil à l'aéroport avec colliers de fleurs. Transfert à l'hôtel et cocktail de bienvenue. Déjeuner libre. Après midi libre (selon l'heure d'arrivée). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : BANGKOK / DAMNOEN SADUAK / RIVIERE KWAI Petit déjeuner et départ pour le marché de Damnoen Saduak. Une découverte unique qui vous permettra de capter le meilleur de l'ambiance du plus authentique marché flottant de Thaïlande : promenade en pirogue le long du grand canal. Déjeuner en cours d'excursion. Route pour Kanchanaburi, quelques notes de musique dans la tête, un paysage déjà connu, c'est le pont de la Rivière Kwaï et le cimetière des alliés. Départ en radeau pour découvrir le paysage. Embarquement à bord du "chemin de fer de la mort", dont il ne subsiste aujourd'hui que 77 km de voies qui constituent un parcours pittoresque ponctué de splendides paysages. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 4 : RIVIERE KWAI / AYUTHAYA / LOPBURI / PHITSANULOKE Petit déjeuner et départ par la route pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam, du 14e au 18e siècles avec plus d'un million d'habitants. Visite du site d'Ayuthaya, avec le temple Mongkoi Bophit, abritant le plus haut bouddha de bronze et le musée national. Déjeuner à Lopburi. Visite du temple khmer de Prang Samyod, temple aux trois flèches, et tour de ville. Poursuite en direction de Phitsanuloke, visite du temple "Wat Prasri Mahatad", remarquable ensemble de ruines avec bassin aux lotus, constituant l'un des plus beaux clichés du voyage. Installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : PHITSANULOKE / SUKHOTHAI / LAMPANG / CHIANG RAI Petit déjeuner. Visite de Sukhothai, première capitale du Siam (1257-1379). Visite des ruines de cet ancien royaume, l'un des sites les plus prestigieux de Thaïlande : Wat Mahatat qui représentait l'édifice le plus important avec ses 185 chedis et ses nombreux sanctuaires, Wat Sichum avec son bouddha assis de 15 m de haut. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Chiang Rai, via Phayao. Arrêt en route à Lampang. Découverte du magnifique temple de Phra Kéo Don Ton, un des plus beaux temples de la région. Arrivée en fin de journée, installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 6 : CHIANG RAI / TRIANGLE D'OR / CHIANG MAI Petit déjeuner. Embarquement à Chiang Rai, sur les "Hang Yao" (pirogues), pour une promenade sur la rivière Kok, qui mène la vie au travers de la jungle sauvage, animée par les villages, le bain des enfants, les bateaux-taxi. Arrêt dans une tribu Karen (Thibeto-Birmanes). Déjeuner. Route pour le Triangle d'Or, frontière des trois pays, Thaïlande, Laos, Birmanie. Puis, rencontre avec les tribus montagnardes "AKKHA et YAO". En fin d'après-midi, départ pour Chiang Mai. Arrivée en fin de journée, installation, dîner en ville et nuit à l'hôtel.
JOUR 7 : CHIANG MAI Petit-déjeuner. Visite de la ville de Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande, Départ pour la visite du temple de Doi Suthep. La colline qui porte son nom est dominée par ce temple splendide, le plus célèbre de Chiang Mai et niché à 1000 m d'altitude. On y accède après avoir gravi un escalier de 306 marches (possibilité de monter en funiculaire, paiement sur place). Déjeuner. Arrêt aux centres artisanaux de laque, tissage de la soie, confection d'ombrelles, sculptures sur bois et travaux d'orfèvrerie. Retour à l'hôtel. Dîner spectacle kantoke. Nuit à l'hôtel.
JOUR 8 : CHIANG MAI / BANGKOK (Train) Petit-déjeuner. Visite d'une ferme d'éléphants (possibilité de promenade : règlement sur place), d'une serre d'orchidées, et d'un élevage de papillons (suivant la saison). Déjeuner sur place. Après-midi, temps libre pour les achats et transfert à la gare pour prendre le train de nuit à destination de Bangkok. Dîner et nuit dans le train-couchettes.
JOUR 9 : BANGKOK / JOMTIEN Arrivée à Bangkok. Petit déjeuner dans un hôtel. Tour de ville de Bangkok et visite du Palais Royal construit dans un style hybride, mi-oriental, mi-occidental où l'on visite les salles de réception avec ses principaux temples. Visite du Wat Po, ou du temple du bouddha couché, le plus vaste de Bangkok, 45 m. de long et 15 m de hauteur, et le plus ancien avec des bâtiments disposés dans deux cours et ses entrées gardées par des statues de pierre à l'allure menaçante. Déjeuner. Promenade l'après-midi sur les klongs de Thonburi, en barge traditionnelle, bordés de maisons sur pilotis, et visite du temple de l'aube, le Wat Arun. Transfert à la station balnéaire de Jomtien. Installation à l'hôtel. Fin d'après-midi libre. Dîner libre et nuit à l'hôtel.
JOUR 10 : JOMTIEN Petit-déjeuner. Journée, déjeuner et dîner libres pour profiter de la plage. Nuit à l'hôtel.
JOUR 11 : JOMTIEN / BANGKOK / FRANCE Petit déjeuner. Matinée et déjeuner libres. Selon l'horaire du vol, transfert à l'aéroport international de Bangkok. Assistance aux formalités d'embarquement et envol à destination de la France sur vols réguliers. Dîner et nuit à bord.
JOUR 12 : FRANCE Petit déjeuner à bord. Arrivée en France dans la matinée. Fin de nos services.
J'ai réussi à trouver un circuit sur promovacances pour 1500 € tout compris pour 12 jour 9 nuit et le circuit se fait autour de Bangkok (cf details ci-dessous). Peut-on trouver moins cher ?
merci d'avance
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JOUR 1 : FRANCE / BANGKOK Envol à destination de Bangkok sur vols réguliers. Nuit à bord.
JOUR 2 : BANGKOK Arrivée à Bangkok. Accueil à l'aéroport avec colliers de fleurs. Transfert à l'hôtel et cocktail de bienvenue. Déjeuner libre. Après midi libre (selon l'heure d'arrivée). Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 3 : BANGKOK / DAMNOEN SADUAK / RIVIERE KWAI Petit déjeuner et départ pour le marché de Damnoen Saduak. Une découverte unique qui vous permettra de capter le meilleur de l'ambiance du plus authentique marché flottant de Thaïlande : promenade en pirogue le long du grand canal. Déjeuner en cours d'excursion. Route pour Kanchanaburi, quelques notes de musique dans la tête, un paysage déjà connu, c'est le pont de la Rivière Kwaï et le cimetière des alliés. Départ en radeau pour découvrir le paysage. Embarquement à bord du "chemin de fer de la mort", dont il ne subsiste aujourd'hui que 77 km de voies qui constituent un parcours pittoresque ponctué de splendides paysages. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 4 : RIVIERE KWAI / AYUTHAYA / LOPBURI / PHITSANULOKE Petit déjeuner et départ par la route pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam, du 14e au 18e siècles avec plus d'un million d'habitants. Visite du site d'Ayuthaya, avec le temple Mongkoi Bophit, abritant le plus haut bouddha de bronze et le musée national. Déjeuner à Lopburi. Visite du temple khmer de Prang Samyod, temple aux trois flèches, et tour de ville. Poursuite en direction de Phitsanuloke, visite du temple "Wat Prasri Mahatad", remarquable ensemble de ruines avec bassin aux lotus, constituant l'un des plus beaux clichés du voyage. Installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : PHITSANULOKE / SUKHOTHAI / LAMPANG / CHIANG RAI Petit déjeuner. Visite de Sukhothai, première capitale du Siam (1257-1379). Visite des ruines de cet ancien royaume, l'un des sites les plus prestigieux de Thaïlande : Wat Mahatat qui représentait l'édifice le plus important avec ses 185 chedis et ses nombreux sanctuaires, Wat Sichum avec son bouddha assis de 15 m de haut. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Chiang Rai, via Phayao. Arrêt en route à Lampang. Découverte du magnifique temple de Phra Kéo Don Ton, un des plus beaux temples de la région. Arrivée en fin de journée, installation à l'hôtel. Dîner et nuit à l'hôtel.
JOUR 6 : CHIANG RAI / TRIANGLE D'OR / CHIANG MAI Petit déjeuner. Embarquement à Chiang Rai, sur les "Hang Yao" (pirogues), pour une promenade sur la rivière Kok, qui mène la vie au travers de la jungle sauvage, animée par les villages, le bain des enfants, les bateaux-taxi. Arrêt dans une tribu Karen (Thibeto-Birmanes). Déjeuner. Route pour le Triangle d'Or, frontière des trois pays, Thaïlande, Laos, Birmanie. Puis, rencontre avec les tribus montagnardes "AKKHA et YAO". En fin d'après-midi, départ pour Chiang Mai. Arrivée en fin de journée, installation, dîner en ville et nuit à l'hôtel.
JOUR 7 : CHIANG MAI Petit-déjeuner. Visite de la ville de Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande, Départ pour la visite du temple de Doi Suthep. La colline qui porte son nom est dominée par ce temple splendide, le plus célèbre de Chiang Mai et niché à 1000 m d'altitude. On y accède après avoir gravi un escalier de 306 marches (possibilité de monter en funiculaire, paiement sur place). Déjeuner. Arrêt aux centres artisanaux de laque, tissage de la soie, confection d'ombrelles, sculptures sur bois et travaux d'orfèvrerie. Retour à l'hôtel. Dîner spectacle kantoke. Nuit à l'hôtel.
JOUR 8 : CHIANG MAI / BANGKOK (Train) Petit-déjeuner. Visite d'une ferme d'éléphants (possibilité de promenade : règlement sur place), d'une serre d'orchidées, et d'un élevage de papillons (suivant la saison). Déjeuner sur place. Après-midi, temps libre pour les achats et transfert à la gare pour prendre le train de nuit à destination de Bangkok. Dîner et nuit dans le train-couchettes.
JOUR 9 : BANGKOK / JOMTIEN Arrivée à Bangkok. Petit déjeuner dans un hôtel. Tour de ville de Bangkok et visite du Palais Royal construit dans un style hybride, mi-oriental, mi-occidental où l'on visite les salles de réception avec ses principaux temples. Visite du Wat Po, ou du temple du bouddha couché, le plus vaste de Bangkok, 45 m. de long et 15 m de hauteur, et le plus ancien avec des bâtiments disposés dans deux cours et ses entrées gardées par des statues de pierre à l'allure menaçante. Déjeuner. Promenade l'après-midi sur les klongs de Thonburi, en barge traditionnelle, bordés de maisons sur pilotis, et visite du temple de l'aube, le Wat Arun. Transfert à la station balnéaire de Jomtien. Installation à l'hôtel. Fin d'après-midi libre. Dîner libre et nuit à l'hôtel.
JOUR 10 : JOMTIEN Petit-déjeuner. Journée, déjeuner et dîner libres pour profiter de la plage. Nuit à l'hôtel.
JOUR 11 : JOMTIEN / BANGKOK / FRANCE Petit déjeuner. Matinée et déjeuner libres. Selon l'horaire du vol, transfert à l'aéroport international de Bangkok. Assistance aux formalités d'embarquement et envol à destination de la France sur vols réguliers. Dîner et nuit à bord.
JOUR 12 : FRANCE Petit déjeuner à bord. Arrivée en France dans la matinée. Fin de nos services.
Le Mexique: sur la route des Mayas English translation pending
SUR LA ROUTE DES MAYAS : LE MEXIQUE
Voyage en famille
Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.
BUDGET ( 5 personnes) : 6950e
Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.
Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours
Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e
Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e
Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2
Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e
TEMPS DE ROUTE
- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h
NOS HEBERGEMENTS:
- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.
- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.
- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;
- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .
- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$
- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.
- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.
- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking
- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.
- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !
- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !
- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .
LES RESTAURANTS
- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !
- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.
Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $
Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!
Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.
La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$
Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !
CARNET DE ROUTE
MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.
JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)
VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛
Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.
Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.
Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.
Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉
Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.
Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !
Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .
Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.
Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.
Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .
Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛
Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.
Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !
Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .
Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine
Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)
Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.
BUDGET ( 5 personnes) : 6950e
Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.
Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours
Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e
Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e
Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2
Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e
TEMPS DE ROUTE
- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h
NOS HEBERGEMENTS:
- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.
- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.
- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;
- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .
- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$
- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.
- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.
- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking
- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.
- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !
- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !
- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .
LES RESTAURANTS
- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !
- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.
Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $
Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!
Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.
La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$
Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !
CARNET DE ROUTE
MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.
JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)
VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛
Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.
Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.
Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.
Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉
Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.
Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !
Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .
Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.
Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.
Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .
Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛
Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.
Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !
Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .
Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine
Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)
Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Alimentation en Thaïlande English translation pending
bonjour, 🙂
nous partons prochainement 3 semaines en thailande, et on nous déconseille de manger des fruits, des glaces, il semblerait que l'on peut etre malade, la "fameuse tourista"
Qu'en pensez vous, ? cela me désole vraiment car leur fruits exotiques ont l'air si appétissant, et une glace serait la bienvenue avec ces chaleurs etouffantes
à bientot 😉
miviju
nous partons prochainement 3 semaines en thailande, et on nous déconseille de manger des fruits, des glaces, il semblerait que l'on peut etre malade, la "fameuse tourista"
Qu'en pensez vous, ? cela me désole vraiment car leur fruits exotiques ont l'air si appétissant, et une glace serait la bienvenue avec ces chaleurs etouffantes
à bientot 😉
miviju
France: randonnée du GR223: chaussures, bâton, ampoules... English translation pending
Bonjour à tous,
Avec 3 amis, je vais faire une randonnée s'échelonnant sur environ 7 jours au mois de juin. Nous allons faire une partie du GR223 (pour ceux qui connaissent).
Mais avant de partir, car je suis novice en terme de Randonnée, j'ai quelques questions qui restent sans réponse. C'est donc pour cela que je viens m'adresser ici. Je pense que certains d'entre vous ont une large expérience de la Randonnée, et donc sauront m'aider dans la plupart de mes interrogations.
Tout d'abord, les chaussures. Je ne sais pas quelle paire de chaussures choisir. Les chaussures de marches montantes ? ou les chaussures de Trail ? J'ai trouvé ce très bon site, qui me conseille, d'après le type de randonnée que je souhaite faire, des chaussures de trail. J'aurais voulu avoir vos avis à ce propos. Lequel de ces 2 types de chaussures me conseilleriez-vous (je suis pour l'instant plus partant pour les chaussures de trail) ?
De plus, j'aurais voulu savoir si un bâton était indispensable ? Si oui, c'est UN ou DEUX bâtons qu'il faut prendre ?
En ce qui concerne les ampoules, la question est tout simplement : quel est votre remède miracle pour les ampoules ? Bien que conscient qu'il ne doit certainement pas y avoir de remède miracle, je pense que chacun d'entre vous a ses méthodes personnelles, plus efficace l'une que l'autre. J'aurai voulu que vous m'en fassiez part, car je pense que les ampoules est un des plus grands problèmes de la Randonnée.
Si vous avez d'autres conseils à me donner, je suis preneur.
Merci à vous.
Avec 3 amis, je vais faire une randonnée s'échelonnant sur environ 7 jours au mois de juin. Nous allons faire une partie du GR223 (pour ceux qui connaissent).
Mais avant de partir, car je suis novice en terme de Randonnée, j'ai quelques questions qui restent sans réponse. C'est donc pour cela que je viens m'adresser ici. Je pense que certains d'entre vous ont une large expérience de la Randonnée, et donc sauront m'aider dans la plupart de mes interrogations.
Tout d'abord, les chaussures. Je ne sais pas quelle paire de chaussures choisir. Les chaussures de marches montantes ? ou les chaussures de Trail ? J'ai trouvé ce très bon site, qui me conseille, d'après le type de randonnée que je souhaite faire, des chaussures de trail. J'aurais voulu avoir vos avis à ce propos. Lequel de ces 2 types de chaussures me conseilleriez-vous (je suis pour l'instant plus partant pour les chaussures de trail) ?
De plus, j'aurais voulu savoir si un bâton était indispensable ? Si oui, c'est UN ou DEUX bâtons qu'il faut prendre ?
En ce qui concerne les ampoules, la question est tout simplement : quel est votre remède miracle pour les ampoules ? Bien que conscient qu'il ne doit certainement pas y avoir de remède miracle, je pense que chacun d'entre vous a ses méthodes personnelles, plus efficace l'une que l'autre. J'aurai voulu que vous m'en fassiez part, car je pense que les ampoules est un des plus grands problèmes de la Randonnée.
Si vous avez d'autres conseils à me donner, je suis preneur.
Merci à vous.
Rénovation ou reconstruction de la citadelle de Bam? (Iran) English translation pending
Bonjour!!!!
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
Mon expérience de croisière sur le MSC Musica en Italie, Grèce et Croatie English translation pending
Bonjour,
Je reviens à peine d'une croisière de 7 jours sur le MSC Musica en Italie, Grece et Croatie du 23 au 30 mars 2008. Avant mon départ j'ai eu l'occasion de lire pas mal de vos commentaires, certains positifs d'autres moins et j'aimerais à mon tour vous faire part de mon expérience. Tout d'abord, J'ai réservé mon voyage avec QCNS Cruise (croisierenet.com je crois). Il est important de le préciser afin que vous autres puissiez éviter mes erreurs. Lors de cette réservation, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un voyage de Noce, donc "Lune de Miel" afin de pouvoir bénéficier des petits avantages qui font toujours LA différence et rendent le voyage particulier. J'ai même envoyé la copie de mon livret de famille. J'ai aussi précisé que j'étais enceinte de 5 mois. Pour info il s'agissait de notre première croisière. Des le début nous avons été assez surpris de voir que rien de particulier nous attendait dans notre cabine (je précise aussi: cabine de catégorie 11, les plus chères) : Pas de corbeille de fruit ni de bouteille d’Asti, comme écrit sur la brochure MSC, et de voir que nous avions une chambre communicante, donc une porte fermée au milieu de la chambre qui donnait sur une autre cabine. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que nos voisins étaient de grands fumeurs et que nous pouvions très généreusement profiter de la fumée de cigarette. De même nous pouvions entendre toutes leurs discussions ainsi que leurs ébats amoureux, en anglais lol. J'essaye d'y mettre une touche comique mais je peux vous garantir que ça n'était absolument pas risible dans ces moments. Biensur nous avons appelé le "99", la réception, et nous nous sommes plaints. Rien n'a été fait. Le premier soir en allant au restaurant Maxim, pareil pour la surprise, nous étions placés à une table de 4, donc avec 2 inconnus!!!! Nous ne nous attendions pas a cela pour notre Lune de Miel. Nous avons râlé, beaucoup râlé même pour enfin nous faire entendre et avoir une table de 2 coincée dans un petit coin pas très romantique sans vue sur la mer. Mais au moins avions nous gagné une bataille! Pendant les 5 premiers jours nous avons passé une quantité massive d'appels à la réception pour nous plaindre de la fumée que nous avions du matin au soir jusqu'à tard dans la nuit, dans notre cabine en précisant bien que j'étais enceinte et que cela m'était extrêmement désagréable. Nous avons aussi demandé à plusieurs reprise notre « accueil spécial Lune de miel ». Nous nous sommes rendus en personne au comptoir réception pour nous plaindre mais là encore, nous avons été ignorés. Une dame à la réception a même eu le culot de me dire que nous n’étions pas listés sur la liste spéciale lune de miel et que donc elle ne pouvait rien faire pour moi. C’est ce que j’appelle un service 4 étoiles !!! Enfin un homme du comptoir accounting a essayé de nous venir en aide afin qu’on puisse avoir une autre chambre mais malheureusement puisque cela ne dépendait pas de son service mais du service housekeeping, lui-même dépendant de la réception…cela n’a rien donné. Bref nous étions vraiment désespérés jusqu’à ce 5eme soir ou nous avons finalement reçu une bouteille d’Asti et 2 coupes dans un sceau de glace…effectivement cela n’avait plus rien d’exceptionnelle après les multiples réclamations que nous avions faites. Ce même soir les fumeurs n’ont cessé de fumer toute la nuit et au matin du 6eme jour de croisière, j’étais dans un état tellement minable, mal à la tête, sinus complètement bouchés, sang dans la gorge, que je suis allée voir le médecin de bord. Je devrais dire l’interne puisque c’est ce qui est écrit sur son tampon bien que sur sa blouse il soit écrit doctor. Celui- ne comprenait pas le francais et a fait mine de comprendre l’anglais (que je parle couramment) mais quand il n’a pas été capable de me demander mon age en anglais style : how much….year ? J’ai compris qu’il n’avait probablement rien compris de ce que je lui racontais. Je parle francais et anglais couramment, et mon mari étant Italien je comprends suffisamment bien l’italien et arrive à m’exprime assez basiquement. Ce médecin ne parlait aucune de ces langues. C’est assez surprenant sur un bateau de croisière italien, fréquenté par une clientèle majoritairement Italienne, française et anglaise. Bref il m’a donné 6 sachets de vitamine C granulé et un spray pour le nez, il ne m’a rien demandé à part mon age, n’a pas essayé de m’ausculter ou de prendre ma tension alors que juste parce que je suis une « femme enceinte qui ne se sent pas très bien », par précaution cela m’aurait semblé normal. Bref remonté un max après cela je suis retournée dans ma cabine pour faire une lettre de réclamation que j’ai déposé à la réception en leur demandant de bien vouloir la signer (accusé réception) et m’en donné une copie. Cela leur posait un problème. Il n’était pas en mesure de faire un accusé réception du document. Je leur ai dit que si je voulais leur faire un procès il me fallait une preuve écrite comme quoi je m’étais plainte et là ils m’ont demandé de repasser plus tard que ce serait fait. Effectivement plus tard j’ai eu la copie de ma lettre signé au dos par la directrice de croisière (je crois) pas de tampon MSC, et une signature au dos d’un document je ne crois pas que cela ait la moindre valeur en cours !!! Par contre le soir même le responsable housekeeping est venu dans notre cabine pour nous proposer une autre cabine. Surprise il y avait encore des cabines de disponible !!! A ce stade du voyage nous ne voulions pas défaire et refaire nos bagages. Il nous a laissé le pass pour l’autre cabine, s’est excusé pour le désagrément et basta. Nous avons utilisé cette cabine pour y dormir les 2 dernières nuits. Nos affaires sont donc restées dans la première cabine et nous devions prendre nos pyjamas et nos brosses à dent avant d’aller nous coucher dans l’autre cabine…J’adoreeeee le camping !!! Sachez qu’il est interdit de fumer dans pas mal d’endroit sur le bateau mais qu’en cabine, c’est uniquement « Fortement déconseillé ». Donc réellement nos voisins n’avaient rien à se reprocher et personne ne pouvait rien leurs reprocher. Le 7eme jour de croisière je reçois une facture du docteur d’un peu plus de 10 euro à signer. Il me facturait les granules et le spray alors que lorsque j’y étais à aucun moment il ne m’a dit que les médocs étaient payant, sans quoi je ne les aurais certainement pas pris sachant que le spray nasal était déconseillé pour les femmes enceintes. De toute façon je n’avais pas touché aux médicaments et pensais bien les rendre. Le jour du débarquement, nous avons réglé en espèces, au comptoir accounting. Ils m’ont obligé à payer les médicaments sans quoi je ne pouvais pas fermer mon compte, ce que j’ai finis par faire car je n’avais qu’une envie, celle de quitter ce navire, et je leur ai laissé les médocs sur le comptoir. Voilà pour mon histoire. Les choses à savoir sur le MSC musica : Si on crie suffisamment fort on peut finir par obtenir ce qui nous ait dû, mais faites le vite et des le début, demandez à parler aux bonnes personnes, à un manager ou à un directeur si quelque chose ne va pas. Ne perdez pas votre temps avec les nanas de la réception qui n’ont aucun pouvoir et semblent mépriser les passagers. Certaines personnes semblaient vraiment enchantée par la croisière, donc apparemment, certains ont eu plus de chance que nous. Nous n’avons pas pu profiter des piscines et rarement du pont supérieur à cause du mauvais temps. Nous avons eu beau temps le dernier jour de croisière et là le pont supérieur était plein à craquer, impossible de trouver un transat pour s’allonger et se relaxer. Apres r��flexion je me suis dit que même en plein été cela ne devait pas être beaucoup mieux. Le pont supérieur ne peut pas recevoir 3000 passagers, c’est clair, et l’été j’imagine bien les gens se battrent pour une place au soleil ou un transat !!!!
Le voyage à prix promotionnel nous a coûté 2700 euro plus les extras sur le bateau, environ 550 euro.
Autre chose : le MSC Musica se dit 4 étoiles, au niveau des infrastructures peut-être et encore, il n’y a pas de piscine couverte, pas de cinéma, la nourriture bien que très généreuse est répétitive et grasse. Au niveau du service c’est limite 2 étoiles, le personnel en majorité serveurs indonésiens au restaurant ne parlent pas bien ni l’anglais, ni le francais, ni l’italien, ils sont très gentils et font de leur mieux pour nous servir le mieux possible mais quand on leur pose une question ils ne peuvent pas y répondre. Ce n’est pas du tout le service attendu dans un 4 étoiles. Les hôtesses dans les bars sont majoritairement roumaines et ne savent pas sourire. Une fois nous nous sommes assis au bar pour prendre un verre, le pianiste venait juste d’arrêter de jouer et s’en allait. Nous avons demandé à notre serveuse s’il allait revenir et dans combien de temps, elle nous répond dans 5 minutes. Au bout de 20 minutes nous posons la même question à une autre serveuse qui nous dit qu’il a pris sa pause et sera de retour dans une demi-heure… Bref ça sent l’exploitation à plein nez ; personnel sous payé, et pas forcement bien traité. Les serveurs font tous les services et passent d’un resto à un autre. Du style on voit le même serveur au petit déjeuner (6heure à 10heure) puis au déjeuner (12.00 à 15.00) puis à l’heure du thé (16.00 à 17.00) encore au dîner (services de 18.45 et service de 21.00) et enfin au buffet de minuit.
Je ne conseille pas cette croisière aux personnes qui aiment être bien reçu et avoir un service 4* (personnalisé). Pour ceux qui aiment le coté « usine » des vacances, manger en grande quantité et à toute heure, essayer de resquiller au spa pour avoir le jacuzzi gratuit, être en permanence avec du monde…alors pour ces gens là c’est parfait.
Bonne croisiere à vous, Ciao Peggaille.
Je reviens à peine d'une croisière de 7 jours sur le MSC Musica en Italie, Grece et Croatie du 23 au 30 mars 2008. Avant mon départ j'ai eu l'occasion de lire pas mal de vos commentaires, certains positifs d'autres moins et j'aimerais à mon tour vous faire part de mon expérience. Tout d'abord, J'ai réservé mon voyage avec QCNS Cruise (croisierenet.com je crois). Il est important de le préciser afin que vous autres puissiez éviter mes erreurs. Lors de cette réservation, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un voyage de Noce, donc "Lune de Miel" afin de pouvoir bénéficier des petits avantages qui font toujours LA différence et rendent le voyage particulier. J'ai même envoyé la copie de mon livret de famille. J'ai aussi précisé que j'étais enceinte de 5 mois. Pour info il s'agissait de notre première croisière. Des le début nous avons été assez surpris de voir que rien de particulier nous attendait dans notre cabine (je précise aussi: cabine de catégorie 11, les plus chères) : Pas de corbeille de fruit ni de bouteille d’Asti, comme écrit sur la brochure MSC, et de voir que nous avions une chambre communicante, donc une porte fermée au milieu de la chambre qui donnait sur une autre cabine. Très rapidement nous nous sommes rendu compte que nos voisins étaient de grands fumeurs et que nous pouvions très généreusement profiter de la fumée de cigarette. De même nous pouvions entendre toutes leurs discussions ainsi que leurs ébats amoureux, en anglais lol. J'essaye d'y mettre une touche comique mais je peux vous garantir que ça n'était absolument pas risible dans ces moments. Biensur nous avons appelé le "99", la réception, et nous nous sommes plaints. Rien n'a été fait. Le premier soir en allant au restaurant Maxim, pareil pour la surprise, nous étions placés à une table de 4, donc avec 2 inconnus!!!! Nous ne nous attendions pas a cela pour notre Lune de Miel. Nous avons râlé, beaucoup râlé même pour enfin nous faire entendre et avoir une table de 2 coincée dans un petit coin pas très romantique sans vue sur la mer. Mais au moins avions nous gagné une bataille! Pendant les 5 premiers jours nous avons passé une quantité massive d'appels à la réception pour nous plaindre de la fumée que nous avions du matin au soir jusqu'à tard dans la nuit, dans notre cabine en précisant bien que j'étais enceinte et que cela m'était extrêmement désagréable. Nous avons aussi demandé à plusieurs reprise notre « accueil spécial Lune de miel ». Nous nous sommes rendus en personne au comptoir réception pour nous plaindre mais là encore, nous avons été ignorés. Une dame à la réception a même eu le culot de me dire que nous n’étions pas listés sur la liste spéciale lune de miel et que donc elle ne pouvait rien faire pour moi. C’est ce que j’appelle un service 4 étoiles !!! Enfin un homme du comptoir accounting a essayé de nous venir en aide afin qu’on puisse avoir une autre chambre mais malheureusement puisque cela ne dépendait pas de son service mais du service housekeeping, lui-même dépendant de la réception…cela n’a rien donné. Bref nous étions vraiment désespérés jusqu’à ce 5eme soir ou nous avons finalement reçu une bouteille d’Asti et 2 coupes dans un sceau de glace…effectivement cela n’avait plus rien d’exceptionnelle après les multiples réclamations que nous avions faites. Ce même soir les fumeurs n’ont cessé de fumer toute la nuit et au matin du 6eme jour de croisière, j’étais dans un état tellement minable, mal à la tête, sinus complètement bouchés, sang dans la gorge, que je suis allée voir le médecin de bord. Je devrais dire l’interne puisque c’est ce qui est écrit sur son tampon bien que sur sa blouse il soit écrit doctor. Celui- ne comprenait pas le francais et a fait mine de comprendre l’anglais (que je parle couramment) mais quand il n’a pas été capable de me demander mon age en anglais style : how much….year ? J’ai compris qu’il n’avait probablement rien compris de ce que je lui racontais. Je parle francais et anglais couramment, et mon mari étant Italien je comprends suffisamment bien l’italien et arrive à m’exprime assez basiquement. Ce médecin ne parlait aucune de ces langues. C’est assez surprenant sur un bateau de croisière italien, fréquenté par une clientèle majoritairement Italienne, française et anglaise. Bref il m’a donné 6 sachets de vitamine C granulé et un spray pour le nez, il ne m’a rien demandé à part mon age, n’a pas essayé de m’ausculter ou de prendre ma tension alors que juste parce que je suis une « femme enceinte qui ne se sent pas très bien », par précaution cela m’aurait semblé normal. Bref remonté un max après cela je suis retournée dans ma cabine pour faire une lettre de réclamation que j’ai déposé à la réception en leur demandant de bien vouloir la signer (accusé réception) et m’en donné une copie. Cela leur posait un problème. Il n’était pas en mesure de faire un accusé réception du document. Je leur ai dit que si je voulais leur faire un procès il me fallait une preuve écrite comme quoi je m’étais plainte et là ils m’ont demandé de repasser plus tard que ce serait fait. Effectivement plus tard j’ai eu la copie de ma lettre signé au dos par la directrice de croisière (je crois) pas de tampon MSC, et une signature au dos d’un document je ne crois pas que cela ait la moindre valeur en cours !!! Par contre le soir même le responsable housekeeping est venu dans notre cabine pour nous proposer une autre cabine. Surprise il y avait encore des cabines de disponible !!! A ce stade du voyage nous ne voulions pas défaire et refaire nos bagages. Il nous a laissé le pass pour l’autre cabine, s’est excusé pour le désagrément et basta. Nous avons utilisé cette cabine pour y dormir les 2 dernières nuits. Nos affaires sont donc restées dans la première cabine et nous devions prendre nos pyjamas et nos brosses à dent avant d’aller nous coucher dans l’autre cabine…J’adoreeeee le camping !!! Sachez qu’il est interdit de fumer dans pas mal d’endroit sur le bateau mais qu’en cabine, c’est uniquement « Fortement déconseillé ». Donc réellement nos voisins n’avaient rien à se reprocher et personne ne pouvait rien leurs reprocher. Le 7eme jour de croisière je reçois une facture du docteur d’un peu plus de 10 euro à signer. Il me facturait les granules et le spray alors que lorsque j’y étais à aucun moment il ne m’a dit que les médocs étaient payant, sans quoi je ne les aurais certainement pas pris sachant que le spray nasal était déconseillé pour les femmes enceintes. De toute façon je n’avais pas touché aux médicaments et pensais bien les rendre. Le jour du débarquement, nous avons réglé en espèces, au comptoir accounting. Ils m’ont obligé à payer les médicaments sans quoi je ne pouvais pas fermer mon compte, ce que j’ai finis par faire car je n’avais qu’une envie, celle de quitter ce navire, et je leur ai laissé les médocs sur le comptoir. Voilà pour mon histoire. Les choses à savoir sur le MSC musica : Si on crie suffisamment fort on peut finir par obtenir ce qui nous ait dû, mais faites le vite et des le début, demandez à parler aux bonnes personnes, à un manager ou à un directeur si quelque chose ne va pas. Ne perdez pas votre temps avec les nanas de la réception qui n’ont aucun pouvoir et semblent mépriser les passagers. Certaines personnes semblaient vraiment enchantée par la croisière, donc apparemment, certains ont eu plus de chance que nous. Nous n’avons pas pu profiter des piscines et rarement du pont supérieur à cause du mauvais temps. Nous avons eu beau temps le dernier jour de croisière et là le pont supérieur était plein à craquer, impossible de trouver un transat pour s’allonger et se relaxer. Apres r��flexion je me suis dit que même en plein été cela ne devait pas être beaucoup mieux. Le pont supérieur ne peut pas recevoir 3000 passagers, c’est clair, et l’été j’imagine bien les gens se battrent pour une place au soleil ou un transat !!!!
Le voyage à prix promotionnel nous a coûté 2700 euro plus les extras sur le bateau, environ 550 euro.
Autre chose : le MSC Musica se dit 4 étoiles, au niveau des infrastructures peut-être et encore, il n’y a pas de piscine couverte, pas de cinéma, la nourriture bien que très généreuse est répétitive et grasse. Au niveau du service c’est limite 2 étoiles, le personnel en majorité serveurs indonésiens au restaurant ne parlent pas bien ni l’anglais, ni le francais, ni l’italien, ils sont très gentils et font de leur mieux pour nous servir le mieux possible mais quand on leur pose une question ils ne peuvent pas y répondre. Ce n’est pas du tout le service attendu dans un 4 étoiles. Les hôtesses dans les bars sont majoritairement roumaines et ne savent pas sourire. Une fois nous nous sommes assis au bar pour prendre un verre, le pianiste venait juste d’arrêter de jouer et s’en allait. Nous avons demandé à notre serveuse s’il allait revenir et dans combien de temps, elle nous répond dans 5 minutes. Au bout de 20 minutes nous posons la même question à une autre serveuse qui nous dit qu’il a pris sa pause et sera de retour dans une demi-heure… Bref ça sent l’exploitation à plein nez ; personnel sous payé, et pas forcement bien traité. Les serveurs font tous les services et passent d’un resto à un autre. Du style on voit le même serveur au petit déjeuner (6heure à 10heure) puis au déjeuner (12.00 à 15.00) puis à l’heure du thé (16.00 à 17.00) encore au dîner (services de 18.45 et service de 21.00) et enfin au buffet de minuit.
Je ne conseille pas cette croisière aux personnes qui aiment être bien reçu et avoir un service 4* (personnalisé). Pour ceux qui aiment le coté « usine » des vacances, manger en grande quantité et à toute heure, essayer de resquiller au spa pour avoir le jacuzzi gratuit, être en permanence avec du monde…alors pour ces gens là c’est parfait.
Bonne croisiere à vous, Ciao Peggaille.
Qu'attendez-vous des croisières? English translation pending
Bonjour,
je suis une passionnée des croisières, j'aime l'ambiance qui rêgne sur les bateaux, la fait de se réveiller chaque jour dans un port différent....
Je suis encore étudiante et en train d'élaborer ma thèse sur ce mode de voyages.
J'aimerais savoir ce que vous pensez des croisières, qu'est ce que vous attendez de ce type de voyage, quels services vous aimeriez voir en plus tel que des concerts, des services pour enfants...?
N'hésitez pas à me donner toutes les idées qui vous passe par la tête!!!!
Merci d'avance pour votre aide😉!
Merci d'avance pour votre aide😉!
Trois semaines dans l'Ouest américain en août 2007 English translation pending
En 2007, nous avons décidé de partir dans le grand ouest américain pour la première fois. Notre trip s’est déroulé du 13 Août au 1e septembre 2007 et a suivi le grand circle avec pour point de départ et d’arrivé San Francisco. Voici notre parcours :
Distance parcourus : à peu près 5 000 km Nombre de jours : 18 Parcs et lieux visités : Yosémith, Bodie, Death Valley, Las Vegas, Route 66, Grand Canyon, Petrified Forest, Painted Desert, Canyon de Chelly, Monument Valley, Canyonlands the needles, Canyonlans island in the sky, Arches, Capitol Reef, Escalante Staircase (lower Calf creek), Bryce Canyon, Zion, Mammoth Lakes, San Francisco Randonnées : environ 40 heures 13 Août : Arrivée à San Francisco à 21H et petite frayeur à l’aéroport : pas de bagage ! Après prise de renseignements, on nous informe que nos bagages arriveront avec le vol suivant vers 22H. On décide d’attendre sagement en nous restaurant au SubWay : pas super mais on se met direct dans l’ambiance culinaire locale ! Puis, une fois les bagages enfin récupérés nous allons à notre Motel situé juste à coté de l’aéroport à El Bruno. 14 Août : Nous avons prévu de visiter San Francisco à la fin du séjour, donc après une nuit très courte, le décalage horaire aidant, nous partons à 7h du matin en direction de Yosémith. Nous avions un peu peur au début de ne pas trouver facilement le chemin mais finalement pas de soucis, j’avais quand même imprimer tous les itinéraires avec google map avant de partir, ça aide ! Arrêt à Manteca pour prendre le petit déjeuner pancakes/saucisses/œuf/café… on est bien calé pour le reste de la journée ! La route commence à s’élever après le New Don Pedro reservoir, moment où je passe le volant à Malika…première fois qu’elle conduit une voiture automatique et première grosse frayeur car en plein dans la montée vers Big Oak Flat, la voiture pile subitement !! Grosse traînée de pneu sur la route…elle a confondu la pédale de frein avec une pédale d’embrayage, arghh. Bon, je reste zen et confiant, je préfère que ça soit cela que la pédale d’accélération dans un virage… La route 120 qui mène à Yosémith est très agréable, on a l’impression d’être déjà dans le parc alors que celui-ci est encore loin. 

New Don Pedro Reservoir, Notre Pontiac G6, Big Meadow à l'entrée de Yosémith On rentre dans le parc en passant par Big Oak puis on traverse la Yosemith Valley par la route. Notre objectif est de commencer par Mariposa Grove afin d’admirer les Séquoias géants. On mange vite fait des hot dogs à Wawona et on commence une petite randonnée dans Mariposa Grove jusqu’à Fallen Tunnel Tree. Il y a pas mal de monde et on est surtout déçu que des trucks tirent des espèces de wagons à bestiaux bondés de touristes le long d’une route qui longe la piste de randonnée. Il faut parfois attendre que ceux-ci partent pour profiter de certains endroits avec plus de calme… enfin bon c’est du tourisme à l’américaine et il en faut pour tous les goûts. Deuxième frayeur de la journée, un bruit d’obus se fait entendre alors que nous sommes tranquillement sur le chemin du retour, qu’est ce ? Une pomme de pin vient se planter 1m devant nous mais vu la taille des arbres, vous pouvez imaginer la taille des pommes de pain ! 1m de plus et je pense qu’un de nous deux auraient eu de très gros problèmes. Il faut dire que c’est comme si une pierre de 2 kg tombait de 40m de haut… à méditer pour les prochaines fois ! 

Valley Portal (yosemith), le Half dome au fond de la yosemith valley, un sequoia géant 
Petite marche à Mariposa Grove, une petite pomme de pin locale... 18h00, il est temps de rentrer vers El Portal où nous allons passer la nuit au Cedar Lodge. En chemin, nous faisons un crochet vers Glacier Point où nous arrivons juste pour le coucher de soleil qui embrase les monts Lyell, Ritter et Banner Peak et qui met progressivement le Half Dome et la Yosemith Valley dans l’obsurité. Magnifique ! Mais beaucoup trop de monde à notre goût… La nuit tombe rapidement maintenant, malika tombe de fatigue et me redonne le volant avant de s’endormir. Des travaux sur la route nous retarde encore car les américains profitent comme nous du mois d’août pour les réaliser. Finalement nous arrivons à El Portal avec presque plus d’essence. Nous ralentissons l’allure et profitons de la descente pour ne pas utiliser l’accélérateur. De nuit, nous avons eu pas mal de mal à trouver l’hôtel mais après deux demi tours (finalement nous étions pas descendu assez bas) nous voici arrivés. On verra le lendemain pour faire le plein d’essence et nous nous dépêchons d’aller manger avant qu’il ne soit trop tard. 



Tenaya Lake, Tioga Pass Resort Puis, nous descendons vers Mono Lake où nous nous arrêtons pas et filons directement vers Bodie, ce qui nous occasionne un petit détour de 30 miles. Mais cela en vaut vraiment le coup ! Nous arrivons à 14h à Bodie après une petite piste de 4 miles. Il fait chaud mais l’ambiance ville fantôme est très sympa. Nous visitons pendant 45 min, faisons quelques photos marrantes avec les vieux objets tout rouillés qui traînent et décidons de repartir plein Sud en direction de Death Valley. 
Quelques photos de la ville fantôme de Bodie à coté du Mono Lake 
Bodie (2 photos) La route longe la chaîne des hauts sommets du mont whitney avant de bifurquer vers L’Est à Lone Pine rour rentrer dans Death Valley. Sur la route, nous nous arrêtons au point de vue sur Panamint Valley et Rainbow Gorge. La chaleur est déjà très présente, pourtant nous sommes à 1300m d’altitude. On traverse la Panamint Valley et enfin arrivons vers 19h à White sand dunes dans Death Valley. On ouvre la porte de la voiture et là, nous avons l’impression qu’un sèche cheveux géant nous envoie de l’air dans la figure. La nuit tombe et pourtant il fait 114 ° F (44° C) ! Quelques photos, malheureusement trop dans l’ombre, et nous partons vers notre hôtel, le Furnacee Creek Ranch. Il fait nuit mais chaud ! On dépose les valises dans la chambre et on part au restaurant (choix entre 2 restaurants et 1 bar). Il faut attendre 1h pour chacun. On n’a pas le choix, on prend un ticket pour le Steackhouse resto et on attend notre tour pour être placés. Tout autour de nous, ca parle que français, on n’est pas trop dépaysés. Le restaurant est sympa et dégage une bonne odeur de grillade. Par contre, il est cher et en plus, une erreur du serveur nous contraint à attendre 1h supplémentaire avant d’être servi ! On râle et le manager nous fait une remise de 20%, la moindre des choses ! Et pas de pourboire pour ce soir ! Finalement, on se couche vers 23h30 : il fait encore 113°F dehors. 
Rainbow Gorge à l'entrée de la Panamint Valley, Sand Dunes à Death Valley 16 Août : Le lendemain, on se lève à 5h pour aller voir le lever de soleil à Zabriskie Point. L’endroit est à coté de l’hôtel et on y accède facilement par une route. Il y a déjà des personnes qui attendent à Zabriskie Point, bien sûr des français…Le soleil devait se lever à 6h02 mais les premiers rayons se font attendre, finalement on se rend compte qu’on aurait pu dormir un peu plus. Ca y’est le soleil embrase la chaîne de montagne en face et commence à éclairer le sommet de Zabriskie Point ainsi que les ravines environnantes. L’appareil photo crépite et mémorise les différentes couleurs qui se dégagent au fur et à mesure de l’avancée du soleil. 

Lever de soleil sur Death Valley, Zabriskie Point (2 photos)
Zabriskie Point Nous décidons de partir à Dante’s view qui s’atteint après un court passage à 14%. Heureusement pour le moteur, la température est ici agréable (1 600m d’altitude et 84°F à 8h du matin). Nous faisons une petite marche le long du point de vue qui domine la vallée. En bas se trouve Badwater et Devils Golfe Course. Malheureusement la brume de chaleur rend la visibilité assez réduite sur l’ensemble de la vallée mais au moins on profite de la fraîcheur ! Maintenant les choses sérieuses commencent, on va visiter la vallée de la mort et affronter la chaleur ! Arrêt à Golden Canyon pour faire une petite randonnée mais la chaleur et le manque d’ombre nous font rebrousser chemin au bout de 15 min, cest pas grave, on a vu le principal. 
Dante's View, Golden Canyon Arrivés à Badwater, il y a de l’eau ! Un panneau nous explique qu’elle n’est pas buvable à cause du sel qu’elle contient, ce qui doit sûrement expliquer qu’elle ne se soit pas évaporée. On imagine les voyageurs des siècles passés qui mourraient de soif dans cet endroit et qui ne pouvaient en boire… Bref, cet endroit est le point le plus bas du continent américain : -86m et l’on peut voir en levant les yeux sur la colline environnante une marque indiquant le niveau de la mer, en effet. La température monte toujours et nous faisons une petite halte à Devil’s Golfe Course pour regarder le sel labouré par le vent. Sur le chemin remontant vers le nord, nous effectuons la petite boucle en voiture de Artiste’s Drive, nous permettant d’admirer la palette de couleur stupéfiante de cet endroit et en plus la route serpentant au milieu des canyons est sublime. Retour à l’hôtel pour prendre le breakfast et acheter de l’eau, et on repart dans le nord de la vallée. On s’arrête dans un premier temps à une ancienne mine de Borax. Il est 11h30 et il fait 120°F (47°C), c’est assez pénible. Puis nous allons à Scottie’s castle et enfin à Ubehebe crater où un vent terrible nous attend. 

Niveau de la mer à Badwater, Badwater, Devil's Golfe Course 


Artiste's Drive, Mine de Borax, Scottie's Castle (2 photos) 
Ubehebe Crater Nous décidons de partir pour Las Vegas et arrivons à 16h30 après avoir suivi une route où il y a absolument rien à voir. On emprunte le Strip Boulevard jusqu’au bout puisque notre hôtel, Le Luxor, est situé tout au Sud. On trouve la pyramide moins impressionnante qu’en photo mais notre sentiment change une fois à l’intérieur. Ca parait immense et assez irréaliste. Une douche, un peu de repos et nous voilà prêts à affronter la civilisation américano-disneynne. Nous arpentons les hôtels du strip cependant notre levée aux aurores nous rattrape et nous n’avons pas le courage d’aller jusqu’au bout. Nous regardons le spectacle des fontaines du Bellagio, la tour Eiffel du Paris Hotel, le Caesar Palace, le New York, le MGM… ça clignote de partout et on est un peu perdu. Nous finissons la soirée par perdre quelques dollars au casino du Luxor et direction le lit ! 


Las Vegas by night 17 Août : Grasse matinée le lendemain, on veut acheter des jetons de poker mais on trouve cela un peu cher donc on se contentera de jeux de cartes à 0.99$. On reprend la route en direction du Grand Canyon en empruntant une partie de la mythique route 66 entre Kingman et Seligman. Ce trajet n’est pas indispensable et ne présente pas beaucoup d’intérêt. La seule étape intéressante étant la dernière, Seligman, petite ville dont les auteurs du dessin animé « Cars » se sont inspirés. D’ailleurs, on y retrouvera les voitures du film. On arrive à 19h30 à Grand Canyon après une longue route assez ennuyeuse. Il fait nuit donc on décide de découvrir le Grand Canyon le lendemain pour ne pas gâcher la première vue de cet endroit grandiose. 

Seligman et les voitures de "Cars" sur la mythique route 66 18 Août : Nous nous levons vers 7h30. Le temps de prendre le petit déjeuner, de regarder les prévisions météo au visitor center et de faire des provisions d’eau, il est déjà presque 10h du matin lorsque nous commençons le trail Hermit Road longeant la south rim vers Hermit Rest (10.3 km). Et oui, on n’est pas des foudres de guerre ce matin mais en tous cas, le chemin qui longe le Grand Canyon est très sympa et propose des passages parfois vertigineux. Le colorado s’aperçoit à de nombreux endroits. La foule très présente au début se fait de plus en plus rare, délaissant la randonnée pour les navettes qui desservent les différents points de vue. Cependant, l’omniprésence de la route, accessible uniquement aux navettes, fait perdre un peu de son charme à la beauté du grand canyon et agace… Au bout de 4h30 nous arrivons au bout de Hermit Rest où nous nous rafraîchissons à la buvette. Et oui, il y a une buvette et un magasin de souvenir au bout ! Business is business ici. Nous reprenons la navette pour le retour juste avant qu’un orage se déclenche : nous avons de la chance. 

Trail de Hermit Road le long de la south rim du Grand Canyon 

Un petit écureil lézardant en profitant de la vue du Grand Canyon ! Le Colorado serpentant au loin (Photo de droite)
Hermit Rest Retour à la chambre pour se reposer un peu et on repart vers 17h pour aller a Shoshone Point, 45 min aller-retour, qui est un (le ?) des seuls points de vue où il n’y a personne. La marche est très facile et passe dans des sous bois. Le point de vue est remarquable et jouit d’une parfaite tranquillité : ça fait du bien. A peine retournée au véhicule qu’un autre orage éclate ! Le dîner aura lieu à la cafétéria du Yavapai Lodge. 
Shoshone Point 
Shoshone Point (Grand Canyon), de retour de Shoshone Point 19 Août : La journée est chargée en perspective. Nous nous levons tôt pour être au départ de la randonnée South Kaibab to Cedar Ridge à 7h40. Nous allons descendre un peu dans le Grand Canyon aujourd’hui ! Le sentier creusé dans la roche par les rangers dans les années 20 est magnifique et descend rapidement dans le canyon. Il y a un peu de monde et beaucoup, comme nous, rebroussent chemin à Cedar Ridge car plus loin signifie descendre au fond, et il faut 2 jours. La remontée s’effectue principalement à l’ombre et nous plaignons les gens qui descendent à ce moment là : pour eux la remontée se fera sous un soleil de plomb ! 9h30, fin de la randonnée et nous reprenons la navette pour l’hôtel. 

South Kaibab to Cedar Ridge 
South Kaibab to Cedar Ridge Nous quittons maintenant le Grand Canyon pour prendre la direction de Hoolbrook pour aller voir Painted Desert et Petrified Forest. Nous arrivons vers 15H à Painted Desert et faisons quelques arrêts photo aux différents points de vue. 

Painted Desert (3 photos)
Painted Desert (1 photo) A Petrified Forest, nous faisons la petite randonnée de Blue Mesa Trail qui est le meilleur moyen de visiter le parc en profitant au maximum de ce bois pétrifié et de ces mesa aux couleurs suprenantes. Malika n’a pas beaucoup apprécié cet endroit mais je dois dire qu’après le Grand Canyon, on devient vite très exigeant ! 

Les teepees de Petrified Forest, Les mesas de Blue Mesa trail (2 photos) 


Du bois pétrifié, aussi lourd que de la pierre ! 
Blue Mesa Trail (2 photos) Puis nous reprenons la route en direction du Canyon de Chelly où nous arrivons vers 18h30. Notre hôtel Best Western devait proposer une piscine mais celle-ci est fermée ! Nous dînons mexicain au Holiday Inn, c’est plutôt bon. 20 Août : La journée est consacrée à la visite du canyon de Chelly et principalement à la randonnée de White House Trail qui est la seule autorisée dans le canyon sans la présence d’un guide Navajo. La randonnée est très agréable et l’intérêt de ce canyon est qu’il est à taille humaine. On a l’impression de vraiment le découvrir et pas seulement de l’effleurer (comme peut nous le faire penser la visite de Grand Canyon). Au fond du canyon nous découvrons des cultures, en effet celui-ci est encore habité ! A coté des ruines de White House, point final de la randonnée, des indiens Navajos vendent des colliers artisanaux pour les femmes et des peintures pour les hommes. 

White House Trail à l'intérieur du Canyon de Chelly 

Canyon de chelly, les ruines de White House, chevaux au fond du Canyon
Remontée du White House trail Après cette courte randonnée de 2h, nous effectuons la route longeant la south rim et qui offre de très beaux points de vue sur le canyon, notamment le fameux Spider Rock où d’après la légende une vielle femme emmenait à son sommet les enfants pas sages ! 
Spider Rock, Vue de la south rim du Canyon de Chelly 
Vue de la south rim du Canyon de Chelly Nous voici au tiers du parcours, alors je vous propose de deviner quelle était l'activité favorite de ma chérie pendant le voyage ? Quelques indices....A vous de jouer ! 



Un petit repas au Burger King, pour ne pas changer les bonnes habitudes, et on part en direction de Monument Valley. On arrive vers 16h30, heure idéale pour entamer la boucle de 17 miles en voiture (en effet il ne sert à rien d'arriver trop tard pour le coucher de soleil car l'endroit est alors plongé en partie dans le noir) à travers les buttes aux formes si particulières qui rappellent les films de western de notre enfance. Nous faisons quelques photos avec John Wayne qui est finalement assez disponible. Il y a quand même beaucoup de monde mais cela nous empêche pas de mitrailler.



Monument valley : Nous à John Ford's Point, Malika avec Marion Michael Morrison alias John Wayne, John Ford's Point, Arist's Point (photo de droite)

Monument Valley : Malika devant les Mitten buttes (photo de gauche et du milieu), teepee (photo de droite)


Gooseneck State Park : Noir et blanc ou couleur ?Finalement, nous arrivons vers 12h30 à Canyonlands the needles. L'heure nous semble assez tardive mais nous demandons qaund même aux rangers du visitor center pour savoir s'il est encore possible de faire Chesler Park loop via joint trail. Pas de problème selon eux, il faut simplement prendre beaucoup d'eau avec nous car la journée promet d'être très chaude (il fera entre 35°C et 42°C) . Nous entâmons donc avec confiance "la" randonnée de notre séjour à 12h50. Il nous faudra 7h de marche pour faire les 18km à travers les slickrocks et les pistes de sable en suivant les cairns (petit monticule de pierre qui sert de balise) disposés le long du chemin. La ballade fut magique, notamment le passage vers joint trail qui permet de passer à travers une fissure pour redéboucher dans Chesler Park, mais alors quelle chaleur ! De plus, le trajet semble beaucoup plus long que les km annoncés car il ne cesse de monter et descendre à travers les slickrocks. Nous sommes retournés à la voiture à 19h50, soit 30 min avant la tombée de la nuit. Nous sommes totalement exténués mais il nous faudra encore 1h30 pour nous rendre à Moab, en évitant différents animaux sur la route, et où nous prendrons nos quartiers pendant 4 nuits. Petit dîner au Pizza Hut pour nous remettre de nos efforts.


Chesler Park loop via Joint trail

Les needles de Canyonlands le long de Chesler Park loop
Chesler Parl loop : Joint trail (photo de gauche), soleil couchant sur les needles (photo de droite)22 Août : encore une grasse matinée ce matin, nous sommes fatigués et nos pieds aussi ! Il faut dire que je commence à accumuler les ampoules et chaque pas me font mal... Aujourd'hui nous visiterons de manière cool Arch National Park, nous effectuerons simplement les marches de Double Arch (30min) et Delicate Arch (2h) considéré par beaucoup comme la plus belle arche du monde. De retour à l'hôtel, nous profitons de la piscine et du spa ! Dîner chez Zach : pizza à volonté ! On peut dire que c'était une journée de repos

Arche National Park : Double Arch
Arch National Park : Delicate Arch23 Aôut : la journée sera consacrée à la visite de Canyonlands Island in the sky grâce aux différents points de vue majestueux qu'offre le parc et à des petites randonnées. On commence la matinée par Mesa Arch Trail qui mène à une arche posée au bord de la falaise et qui offre une vue magnifique sur les montagnes La sal au nord-est et sur Buck Canyon juste devant, superbe !


Mesa Arch avec vue sur Buck CanyonNous enchainons avec le trail conduisant à Murphy Point (2h en profitant bien du panoama). Le début de la randonnée n'a pas beaucoup d'intérêt puisqu'elle suit un chemin de sable sans vue, mais au bout de 1km, l'attrait change et nous longeons des abrupts qui surplombe les canyons dans lesquels s'écoule la Green River (Lower Basins zone, soda springs basin)


Murphy Point Trail : Dead Horse Canyon (photo de gauche), Lower Basins Zone (photo du milieu), Soda Springs Basin (photo de droite)
Murphy Point Trail : Ma chérie devant Soda Springs Basin (photo de gauche), Vue sur Candlestick et Green River overlook (photo de droite)Nous terminerons la journée par Grand View Point Trail qui offre une vue grandiose sur le parc. Monument basin en bas ressemble à une ville avec des gratte ciels de terre. Il fait super chaud et nous avons encore envie de terminer la journée à la piscine de l'hôtel !


Grand View Point trail avec vue sur monument basin (photo de gauche), vue sur Jonction butte (photo du milieu)
Grand View Point trail24 Août : A vrai dire, j'ai un petit trou de mémoire concernant cette journée...alors je vais faire une description simplifiée de notre programme du jour. En début d'après midi, nous sommes retournés à Arches National Park pour faire quelques points de vue : Three Gossips, Balanced Rock, petrified sand dunes


Arches : Petrified Sand Dunes, the three Gossips, Balanced RockAprès 1h à l'intérieur du parc nous sommes arrivés au début de la randonnée de Devil's Garden (7-8km, 3h30) qui est une superbe balade permettant de découvrir de merveilleuses arches et qui a l'avantage d'être un peu plus à l'abris de la foule dès lors que l'on dépasse Landscape Arch, surtout pas avant ! Puis retour à Moab pour notre dernière nuit sur place.


Entrée de Devil's Garden, Landscape Arch, Wall Arch

Partition Arch, Landscape Arch, Navajo Arch

Devil's Garden Fins, Double O Arch (2 photos)25 Août : Direction Capitol Reef, nous arrivons vers 13h à peu pès dans le parc et nous voulons faire la randonne de Cohab Canyon (2h) pour commencer. Nous débutons à 13h30, le chemin monte le long de la falaise pour arriver à une entrée spectaculaire du canyon situé en haut de la montagne. On a l'impression de passer au milieu de deux portes géantes entrouvertes. La ballade est très agréable et on passe au milieu de cheeserock dans une végétation assez luxuriante au regard du peu d'eau présente. La randonnée offre aussi des beaux points de vue surplombant le canyon et la fremont river.



Capitol Reef : Cohab Canyon Trail


Capitol Reef : Cohab Canyon TrailAprès cette petite randonnée, nous décidons de faire la Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge que nous atteignons à 16h30. La gorge est l'ancienne route qui permettait aux pionners de traverser cet endroit. Ceux-ci ont gravé leurs passages sur les parois de la gorge. Nous nous arrêterons ici (20 min aller retour) car le temps est menaçant et l'on craint un gros orage.


Capitol Reef : Capitol GorgeVers 18h30 nous nous arrêtons à Sunset Point qui offre un point de vue surplombant de 800 pieds les goosenecks de la fremont river. Puis nous allons à Torrey où nous allons passer la nuit au Capitol Reef Inn & Cafe.

Capitol Reef : Sunset Point & Goosenecks26 Août : Nous reprenons la route en direction de Escalante mais ayant à l'esprit qu'on reveniendra ici pour faire le Burr Trail et la Cathedral Valley. La Highway 12 que nous empruntons est à mon sens la plus belle route de notre voyage. Elle traverse tout d'abord de magnifiques forêts de bouleaux (Boulder mountains) à près de 3 000 m d'altitude puis plonge à partir de Big Country vers Boulder où les paysages changent radicalement. Jusqu'à Escalante, la route suit un magnifique désert de caynons traversé par la rivière Escalante.


Oak Creek overlook le long de la HW12 dans les Boulder Mountains (photo de gauche), changement de végétation en descendant vers boulder (photo du milieu), forêt des Boulder Mountains (photo de droite)
Vue sur Calf Creek Canyon depuis la Highway 12Nous nous arrêtons pour effectuer la randonnée très facile de Lower Calf Creek que nous débutons vers 10h00 (11km, 3h). La marche le long de la rivière est très agréable et l'intérieur du canyon est comme un petit oasis. Au bout se trouve une magnifique cascade aux couleurs verdatres données par les algues. Un orage s'approche et éclate dans le canyon, heureusement on était déjà parti depuis 15min, encore de la chance !




Quelques photos de Lower Calf Creek


Bryce Canyon sous un temps plutôt maussade27 Août : Le temps est très variable aujourd'hui et n'incite pas à la sereinité... Nous décidons donc de continuer à photographier et à faire l'ensemble des points de vue. Le soleil joue à cache à cache et nous arrivons dès fois à le surprendre. Pour l'instant il pleuviotte de temps en temps. Une grosse éclaircie se profile à l'horizon, on n'hésite pas, on va essayer de marcher un peu à travers les hoodoos de Bryce. C'est limite si on court pas ! Mais à peine après 10 min un orage commence à approcher. Parait il qu'il ne faut pas traîner ici en cas d'orage à cause de la teneur du sol. Donc on remonte vite fait à la voiture pour se mettre à l'abris. On patiente et on finit même par s'endormir dans la voiture ! Après 1 heure, l'orage s'éloigne mais le sol est maintenant boueux ! Impossible de marcher dans cette boue, on a pas le choix, il nous reste que les points de vue. Bryce est donc finalement notre plus grand regret car nous n'avons vraiment pas pu le visiter à cause du temps. Nous avons passer notre frustration dans les photos (plus de 200 au final) et avons donné rendez-vous l'année prochaine !




Natural Bridge, Agua Canyon (2 photos), Bryce autres points de vue (2 photos)


Très rapide excursion à pied dans Bryce avant que l'orage n'arrive !

Ca devient très boueux après la pluie...28 Août : Tant pis pour Bryce, nous partons pour le parc de Zion assez tôt pour arriver aux alentours de 9h30. Les formations rocheuses avant l'entrée du parc sont assez stupéfiantes dont notamment la chekboard Mesa. La circulation ets assez dense dans le parc mais la sortie du tunnel qui débouche sur la vallée de Zion est un grand moment. Finalement nous sommes en avance et nous allons directement au motel pour déposer nos bagages. Heureusement, la chambre est déjà disponible. On se restaure rapidement et allons prendre la navette qui permet de déposer les touristes dans le canyon de Zion sachant que celui-ci est interdit aux voitures, mis à part pour ceux qui loge au Zion Lodge situé à l'intérieur du Canyon.
Nous avons prévu 2 randonnées aujourd'hui : Angel's Landing et Emerald pools ou les Narrows. Nous descendons à l'arrêt the grotto et entâmons Angel's Landing vers 12h00 ce qui est, je l'avoue, pas forcément la meilleure heure car la montée se fera en plein soleil avec une chaleur écrasante. J'ai d'ailleurs beaucoup apprecié les batons de randonnées pour la montée ! La montée se fait par des switchbacks jusqu'à l'entrée du refrigerator canyon, qui porte bien son nom, et permet d'entâmer avec plus de sereinité la fameuse montée avec 21 switchbacks d'affilée ingénieusement incrustés dans la falaise. Nous arrivons a Scout Lookout qui offre déjà de très beaux points de vue sur la vallée. Et à ce moment là nous avons l'hésitation que la plupart des personnes ont je pense : on continue ou on arrête ici ? En effet, juste devant nous le chemin de randonnée se transforme en une montée abrupte le long d'une crête montante avec des parties d'escalade et des passages à coté du vide (heureusement des chaines permettent de s'aider). Malika m'attendra ici. Je pars voir jusqu'où je peux monter mais finalement vu la vitesse à laquelle je progresse, je finis par rebrousser chemin pour ne pas que malika m'attende trop longtemps (pas mal l'excuse !)



Angel's Landing : dure la montée sous le soleil ! Dure la dernière montée ! Mais grandiose la vue !

Angel's LandingNous nous arrêtons au Zion Lodge pour nous remettre de la chaleur et boire quelques petits sodas bien frais. Humm ca fait du bien.
Vers 15h30 nous commençons la deuxièmre randonnée de la journée (plutôt une marche), Emerald Pools, tout en gardant un oeil sur le temps qui commence à devenir menaçant... Arrivés à la deuxième pool, il commence à pleuvoir et nous préférons ne pas aller jusqu'à la troisième. Ca sera tout pour la journée. On aurait bien aimé tenter de faire les Narrows mais le temps ne s'y prêtait pas en fin de journée. Rendez vous est pris pour l'année prochaine et en tôt le matin pour éviter les risques d'orage. Pour l'heure retour à Springdale où se situe notre motel.


Chute d'eau sur la première pool de Emerald pools (2 photos) et le mauvais temps approchant dans la vallée.29 Août : Journée de transition qui doit nous rapprocher de San Francisco. Nous avons choisi comme lieu d'étape Mammoth Lake pour trois raisons : la première est qu'elle était idéalement située par rapport à nos heures de route depuis Zion, la deuxième était qu'elle offrait un lieu d'étape agréable dans un endroit de verdure et de montagnes majestueuses (c'est une station de ski) et enfin la troisième c'était qu'il y a Mammoth Lake des magasins d'usine dont Ralph Lauren. Je rajouterai aussi que les routes 266 puis 168 qui rejoignent Big Pine en traversant la Inyo National Forest Bristlecone pines puis la springs valley sont magnifiques ! Un vrai régal qui permet de faire des kilomètres tout en profitant du spectacle de la nature !
C'est finalement la seule journée du séjour pendant laquelle nous n'allons pas faire de photo. De plus, il est trop tard pour profiter de Mammoth Lake qui a l'air pourtant d'être un endroit très agréable.
30 Août : Le temps est vraiment maussade...il pleut un peu. Nous en profitions pour nous reposer un peu le matin car une longue route nous attend pour rejoindre San Francico.
Nous avions decider de retraverser Yosemtith par la Tioga Pass pour profiter de nouveau de la beauté de cette route. Malheureusement, le pluie commence à grossir et ca devient vite très désagréable...donc aucun arrêt, on file, enfin c'est beaucoup dire car la route est vraiment glissante.
Bref, on arrive finalement en fin de journée pour s'installer à notre hotel, le Parc 55 Hotel, qui est très bien situé dans downtown et à coté du cable car.
On s'installe vite fait (le plus dur a été de trouver une place de parking !) et on part visiter San Francisco. Je précise tout de suite que c'est la seule partie du séjour que nous n'avons pas préparé avant de partir donc on marche sans savoir vraiment vers où...
Le soir, on va manger au House of Nanking dans Chinatown, c'est bon mais il y a la queue et en plus beaucoup de bruit à l'intérieur !




quelques photos des ruelles de San Francisco, du china town, de pier 7


Vue du cable car
31 Aout : La journée va commencer par une belle frayeur...en effet, on se gare dans Union Square afin de prendre rapidement un petit dejeuner dans une boulangerie française (et oui les croissants nous manquent au bout de 3 semaines 🙂). A notre retour, soit pas plus de 15 minutes après, plus de voiture 😮 !! On pense tout de suite à un vol mais en s'approchant de l'endroit où était censé nous attendre notre voiture, on remarque à ce moment-là qu'il est interdit de s'y garer excepté pour les trucks et véhicules de livraison.
On repère vite la moto crotte (petite voiturette) que conduit un patrouilleur des rues et après quelques explications il nous indique l'adresse de la fourrière...1h plus tard et delestés d'environ 250 $$ nous récupérons la voiture.
Bref, nous décidons de nous éloigner un peu du centre ville et partons vers le Presidio, parc très sympa qui conduit à Fort Point et au Golden Gate. Nous visitons Fort Point et allons faire des photos du pont à Fort Point lookout.
En début d'après midi, nous partons en direction du Sud de San Francisco afin de trouver des outlets, ce que nous trouverons pas...finalement on se rend à notre hotel et allons faire une reconnaissance du trajet vers l'aéroport car le départ est à 8h le lendemain matin. Sur le trajet nous admirons la brume dévorer les collines environnantes à une vitesse halucinante.



Alcatraz du Presidio, le Golden Gate, Fort Point
Envol de San Francisco le 1e Septembre tôt le matin...
Rendez vous en 2008 pour un trip "off the beaten tracks" !
Olivier & Malika
Madagascar c'est aussi le pays des caméleons English translation pending
Madagascar le pays des Caméléons😉
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
Une semaine dans l'est des Etats-Unis (Boston et NYC) et trois semaines dans l'ouest en mai 2007 English translation pending
Voici enfin le carnet de notre voyage aux Etats-Unis du 7 mai au 4 juin 2007 que nous avons préparé grâce à divers guide, sites internet et aux précieux conseils des membres de Voyage Forum.
Avec les notes prises au cours de notre voyage, au jour le jour, il a été facile d’établir ce carnet de voyage, mais le tri parmi plus de 600 photos a été un peu plus dur.
Nous avions réservé les billets d’avion des mois à l’avance au prix de 600 euros ttc par personne, avec comme trajet : Paris à Boston par American Airlines puis New York à Las Vegas par US Airways puis San Francisco à Paris (avec escale à Dallas) par AA. Nous avons ajouté en construisant le voyage un autre vol Las Vegas –> San Francisco pour 76, 5 euros par personne.
Nous avions également réservé certains hébergements à l’avance, notamment à Boston, à Las Vegas, au Grand Canyon, etc.
Le parcours était le suivant : Boston (2 jours), New York (5 jours), Las Vegas, Williams, Grand Canyon, Antelope Canyon, Monument Valley, Canyon de Chelly, Moab (Canyonlands et Arches), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, Las Vegas puis San Francisoco (6 jours).
7 mai 2007 : Le Départ pour Boston Le vol de 13h30 pour Boston est sans retard. Nous arrivons à 15h20 et nous récupérons les sacs à dos, nous franchissons l’immigration et nous passons par l’accueil de l’aéroport pour demander un plan du métro. Nous prenons donc le métro pour rejoindre la YWCA de Black Bay dans laquelle nous passerons 2 nuits. Arrivées à 17h, nous déposons nos sacs et filons explorer la ville en faisant un bout de la Freedom Trail, itinéraire qui parcourt tous les sites touristiques de la ville.
Symbole de la Freedom trail
Pause dîner au Market, regroupement de petits restaus et divers bui bui, sous une halle et retour à la YWCA dans la soirée.
Boston Police
Premières impressions de Boston positives : la ville mélange de beaux immeubles anciens et une architecture plus moderne. On aime.
Boston
Quelques chiffres : Trajet en métro aéroport -> centre ville de Boston : 2$ par personne Chambre double dans la YWCA de Black Bay : 90$ salle de bain et toilette sur le palier (et oui, Boston est une ville chère !)
8 mai 2007 : Boston Effet du décalage horaire : à 7h15, nous prenons le petit déjeuner et quittons la YWCA vers 8 heures. Nous décidons tout d’abord d’aller réserver notre bus du lendemain pour New York et nous choisissons la compagnie Fung Wah. Après avoir réglé ce détail pratique, nous nous consacrons à la visite pédestre de la ville en poursuivant la Freedom Trail jusqu’à North End, le quartier Italien de Boston. Pause espresso et capuccino dans un vrai caffè de Machos !
Photos : église et building
Nous repartons à l’assaut de la ville et allons à pedibus jusqu’à Cambridge pour nous balader dans la célèbre Harvard. C’est l’idée que l’on se fait d’un campus américain : beaux bâtiments, belles pelouses, …Après une pause pique-nique et sieste, nous quittons Cambridqe et allons dans le pittoresque quartier de Beacon Hill où les rues sont étroites et pavées puis dans la Common Boston, très beau parc au coeur de la ville.
Common Boston, le parc au cœur de la ville
La découverte de Boston by night se révèle assez décevante, excepté le quartier de Beacon Hill éclairé par des lampadaires à gaz.
Quelques chiffres : Chambre double dans la YWCA : 90$
9 mai 2007 : Boston puis New York City La journée démarre vers 7h30. Nous bouclons les sacs et les laissons à l’accueil le temps de faire un dernier tour de la ville. Visite du quartier de South End et de Black Bay, pause internet gratuite de 15 minutes dans la superbe bibliothèque de Boston, balade dans le Common Boston Park. Nous repartons ensuite chercher nos sacs à dos que l’on porte, sous une chaleur de plomb, jusqu’à South Station où notre bus nous attend.
A 13 heures, nous quittons Boston pour New York. Nous nous attendions à un dépaysement total puisque nous avions entendu dire que les bus des compagnies chinoises étaient empruntés par les communautés chinoises des 2 villes, qu’ils étaient donc remplis d’asiatiques, que cela sentait la bouffe chinoise, etc…Que nenni, nous ne sommes que 6 ou 7 dans le bus, tous « européens » mangeant sandwishes ou hamburgeurs !
Photo du bus de la compagnie asiatique Fung Wah
Nous avons passé 10 jours à New York en avril 2006 et avons parcouru la ville en long en large et en travers, de Brooklyn au Bronx, avec la visite du MOMA, du MET, de l’Empire State Building, de longues balades dans les différents quartiers, etc. Ce nouveau séjour va nous permettre de repasser aux endroits que nous avons aimés et d’en découvrir de nouveaux.
Nous arrivons sans encombre vers 17h30 où le bus nous laisse au sud de Manhattan. Il nous faut donc prendre le métro, lignes A puis C, jusqu’à Harlem que nous atteignons vers 19h, car nous logeons sur le canapé d’un copain. Nous retrouvons NY avec grand plaisir et notre pote aussi bien sûr.
On ressort vers 21 heures : on mange rapidement dans un bui bui puis nous allons vers Times Square pour prendre un verre au bar du Hilton : vue splendide sur la ville grâce aux grandes baies vitrées, c’est cosi. Les consos sont évidemment assez chères …A 23h00, nous retrouvons un pote de notre pote dans un autre bar : ambiance complètement différente, il y a des machines à sous et des jeux d’arcades !
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fung Wah : 15$ par personne.
10 mai 2007 : New York City Au programme : promenade matinale à Times Square, pause dans un Europa Cafe (les muffins, énormes, sont excellents le café jus de chaussettes lui, est typique américain), descente de Broadway Avenue, pause pizza et pomme dans un square. Nous assistons à une remise de diplôme en plein air, de la Université of NY C’est très sympa, bonne ambiance.
Cérémonie de remise des diplômé(e)s de la University of New york
A 15h30, nous avons RDV avec notre copain pour visiter l’Intrepid Sea Museum, angle de de la 46th et de la 12è. Nous errons dans le coin une bonne demie heure, mais où donc est passé le Sea Museum ? Et bien, pas de chance, c’est fermé, en travaux. Tant pis, on se promène, et on reprend ensuite la ligne de métro n°1 pour aller faire des coures à Mayfair. En sortant, avec tous nos paquets, on prend un taxi noir, type de taxis qui ne font que des courses dans Harlem. On négocie le prix de la course avant de monter (et oui, il paraît que c’est comme ça que ça marche), ce sera 6$ le trajet. Soirée : repas + DVD et dodo vers 23h30.
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fungwash : 15$ par personne. Course en taxi dans Harlem : 6$
11 mai 2007 : New York City La journée commence mal : la poignée de la porte de l’appart nous reste dans les mains en voulant verrouiller la porte au moment de sortir. Pas de panique, on s’acharne dessus et on arrive enfin à tout verrouiller. On apprendra le soir que ça arrive souvent ! Nous prenons le métro, ligne C puis A, en direction de Brooklyn. Arrivées à Brooklyn, nous traversons le pont, à pieds, en direction de Manhattan ce qui nous permet d’observer la skyline. C’est gris, mais c’est beau aussi ainsi.

La Skyline depuis le pont de Brooklyn
Le pont de Brooklyn
Petit pause chez J&R pour acheter une carte SD de 2 Go, ce qui m’en fera 3 au total puis nous allons à Ground Zero. Il nous semble que les travaux n’ont pas beaucoup avancés depuis l’année dernière. Les photos accrochées aux grilles sont émouvantes.
Nous remontons Church Street puis pause dans un deli. Après cela, nous remontons Broadway avenue en passant par Times Square. A 15h20, nous sommes dans la queue du MOMA pour profiter du Target Free Friday : entrée gratuite à partir de 16h tous les vendredi. Voilà qu’il se met à pleuvoir et bien sur nous n’avons pas de parapluie, nous nous abritons tant bien que mal sous un sac plastique mais nous tenons bon ! A 16h15, nous entrons dans le MOMA où la clim poussée à fond nous oblige à mettre un pull. Le musée, que nous avons visité l’année dernière, est superbe, particulièrement le 5ème étage.
Après la visite, on rentre à l’appart pour se rendre présentable car à 21h nous avons RDV avec notre copain pour dîner dans un restau Français, tenu par un de ses potes : au menu sole, crabe mou et filet mignon, fraisier en dessert. Nous rentrons tous les 3 en taxi.
Quelques chiffres : Carte SD de 2 Go : 28$ Course en taxi, de nuit, de la 60th (environ) à la 139th : 20$
12 mai 2007 : New York City Réveil difficile vers 7h30 : mal au cœur, mal au ventre, envie de vomir. Une citrate, 2 dolipranes et 1 motilium plus tard, nous nous dirigeons vers le musée Guggenheim, à pieds, à travers Harlem puis Central Park.
Visite du musée : certaines sections sont fermées, l’extérieur toujours en restauration, nous voyons la façade du musée seulement en photo, c’est bien dommage. La visite est assez décevante car il n’y a que 2 salles qui présentent des peintures intéressantes et les autres toiles ne sont pas exposées.
Vers 13h30, achat de salade et de California Maki que nous dégustons dans Cantral Park. Ballade ensuite dans les rues de NY jusqu’à Greenwish. Il y a un vide grenier ce WE et heureusement nous ne trouvons rien.
Greenwish, l’Empire State Building et les châteaux d’eau, caractéristiques new yorkaises
Nous rentrons à l’appart vers 19h et passons une soirée tranquille et reposante.
Quelques chiffres : Entrée du musée Guggenheim : total 22$ (1 tarif plein + 1 tarif réduit ??)
13 mai 2007 : New York City Ici c’est le mother’s day, la fête des mères. Nous avions prévu d’aller assister à une messe Gospel ce matin mais comme l’année dernière, bien que logées au cœur de la communauté à Harlem, nous n’y allons pas alors que l’église est à deux pas (il nous faudra donc revenir une 3ème fois !). Nous réglons le matin des détails pratiques, notamment un passage à la laverie du quartier. Les laverie parisienne sont à côté microscopique. Nous allons ensuite, en métro, dans le Lower East Side pour visiter ce quartier ainsi que le East Side. Puis, nous remontons Broadway en passant devant le superbe Flatiron Building. A Union Square, nous assistons à une démonstration de spectacle asiatique puisque c’est le World Fudan Day. Ne me demandez pas ce que c’est mais l’ambiance est terrible !
Spectacle asiatique à l’occasion du World Fudan Day
Ballade dans Central Park de 16h à 19h où il y a un monde fou et nous remontons à pieds jusqu’à Harlem où nous passerons une soirée tranquille pour le repos de nos pieds.
Cours à Central Park : La crosse
Quelques chiffres : Laverie (lave ligne + sèche linge) : 3, 75$
14 mai 2007 : New York City Dernier jour à NYC ! Nous préparons notre sac avant d’attaquer cette journée. A/R de Harlem à Greenwish, le tout à pieds (pour ce qui ne l’aurait pas compris, nous sommes des adeptes de la marche à pieds !), avec un passage près du Crysler Building notre building préféré, la dégustation de The Cheesecake acheté dans la patisserie découverte l’année dernière.
On se ballade, les semelles de nos chaussures fument, il fait beau, nous aimons NY, nous prenons le temps de déambuler, c’est ainsi que nous concevons nos vacances. Nous aimons vraiment NY, nous reviendrons, promis juré.
Au détour d’un magasin, rencontre avec Spiderman.
Le soir, nous achetons des spécialités africaines dans un bui bui africain de Harlem, le repas est épicé, la note salée (évidemment nous avons pris pleins de choses, pour au moins 6 personnes).
15 mai 2007 : New York City à Las vegas
Aujourd’hui nous partons à la conquête de l’Ouest. Comme nous sommes dans les années 2000, ce sera en avion ! Notre avion US Aiways doit décoller à 10h04 de l’aéroport et nous quittons donc l’appart à 6h50 en même temps que notre copain qui attaque à 7h (et qui sera donc un peu en retard). Nous prenons le métro C puis A et le Airtrain à Howard Beach et atteignons ainsi le terminal 7 après 1h30 de trajet. Enregistrement sans problème, il y a peu de monde. Nous apprenons que notre vol est retardé de 1 heure ! La durée du vol est de 5h40, et avec le décalage horaire de 3 heures, nous arrivons vers 14h. Dès l’atterrissage, nous sommes dans l’ambiance : du hublot on distingue la pyramide du Luxor, au loin la poussière du désert. Cela continue dans l’aéroport où nous sommes accueillies par des machines à sous !
Vue de la célèbre pyramide du Luxor depuis le hublot de l’avion
Nous récupérons la voiture de location, la conduite s’avère facile, et nous nous dirigeons vers l’Imperial Palace où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Conduire sur le strip n’est pas chose facile, il y a du monde, l’entrée de l’Imperial Palace n’est pas très visible et nous passons donc devant une première fois ce qui nous oblige à revenir sur nos pas. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous laissons les clés de la voiture au valet et partons découvrir notre chambre au 13ème étage : lit king size, hot tub (jacuzzi sans les bulles), miroir au plafond, c’est le luxe … très kitch !
« Premier dollar » glissé dans la machine à sous vers 17 heures, on comprend vite ce qui est fascinant ici. Et c’est parti pour la tournée des casinos : Ceasar’s palace, The Venitian, The Mirage, ….De nuit, c’est assez bluffant, on adore !
Céliiiine était là aussi (euh, elle est un peu penchée !!)
Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe (réservé en avril).
16 mai 2007 : Las Vegas
Le programme de la journée, c’est Red Rock Canyon ou Valley of Fire. En sortant de l’hôtel, nous nous rendons vite compte que ce n’est pas une bonne idée, il fait plus de 100°F soit 38°C et il n’est que 10 heures ! Nous passons donc une bonne partie de la journée à écumer les boutiques des deux outlets de Las Vegas. Vers 16 heures, nous rentrons déposer nos achats et poursuivons la tournée des casinos jusqu’à pas d’heure.
L’Empire State Building, le Chrysler Building ... New York, New York
Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe
17 mai 2007 : Las Vegas --> Kingman/Seligman/Williams.
Notre séjour à Las Vegas se termine. Nous prenons la route aujourd’hui en direction du Grand Canyon. Passage par le barrage de Hoover, puis par Kingman où nous faisons une pause au Mr.D’z.

Mr D’z
Nous filons ensuite vers Seligman par la route 66 : personne devant, personne derrière, la route est à nous, il fait chaud, les paysages sont grandioses, nous voilà plongées au cœur du grand Ouest ! Après l’arrêt touristique à Seligman, nous continuons vers Williams où nous passerons la nuit au Rodeway Inn après avoir trouvé un coupon de reduc dans un des journaux récupérés à l’office de tourisme de Kingman. Nous faisons des courses à Williams pour remplir la glacière achetée plus tôt et acheter de quoi tenir quelques jours. Petit tour by night de Williams, c’est rapide mais très sympa, ambiance route 66, des néons partout, on a beaucoup aimé.

Mon rêve américain, la route 66
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 393 Chambre double au Rodeway Inn de Williams : 45, 50 $ ttc
18 mai 2007 : Grand Canyon
Réveil à 6h30. Le petit dej continental est en fait un café et un jus d’orange à venir prendre au comptoir de la réception ...
Nous roulons vers le GRAND CANYON. L’arrivée à 9h30 au point de vue est spectaculaire, on est peu de chose ! Après le choc, nous empruntons le sentier de randonnées qui descend en lacets, faisons demi tour après plus d’heure et on remonte abruptement. Pause dej, sur un banc à l’ombre des pins, face au Grand Cayon. Nous écumons les points de vue répartis le long du chemin « goudroné » et empruntons la free navette jusqu’à Yaki Point. Nous assistons pour finir au coucher de soleil, qui se révèle assez décevant.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 116 Chambre double au Yavapai lodge du Grand Canyon : 103, 53 $ ttc (réservé le 1er février)
19 mai 2007 : Horse Shoe Bend, Antelope Canyon
Départ vers 7h15 via Desert View avec au passage un arrêt à quelques points de vue. Les couleurs du petit matin sont et la vue du Grand Canyon sur le Colorado splendides. Il y a peu de monde et au volant, nous croisons des biches, des lapins ainsi qu’un petit coyote qui traverse la route devant nous.
La route entre le GC et Page est très belle, bordée de roches rouges, c’est aride, il fait beau et très chaud.
Arrêt à Horseshoe Bend pour observer un méandre du Colorado. Le chemin qui mène sur la bute est de sable rouge, les roches sont drapées, c’est magnifique (on se répète souvent dans l’ouest des EU).
Horse Shoe Bend
Rencontre du 3ème type, il est mimi comme tout ce petit lézard
Direction Antelope Canyon où nous troquons notre Cavalier Chevrolet pour le Pick Up des Navajo. Nous sommes 12 dans le pick up, dont … 6 autres français … parmi lesquels un couple avec 2 jeunes enfants voyagent en camping-car. Quelques mètres avant l’arrivée du slot Canyon, le pick up tombe en rade. Il ne voudra pas repartir et il faudra qu’un autre pick up vienne nous chercher pour nous conduire à l’entrée du slot Canyon. L’avenura …

Tout les pick up sont arrivés, le nôtre est en rade à une dizaine de mètres de l’entrée
Upper Antelope Canyon, il n’y a pas d’autre mot, c’est sublime (bon, je sais je me répète). La visite aussi se désorganise, nous sommes sensées rester avec le conducteur du pick up qui est aussi notre guide pour la visite mais tout le monde se disperse, nous rentrerons, près de 2 heures plus tard, avec un autre groupe.
Anteloppe Canyon, non vraiment pas de mot
Pique Nique à Page où nous modifions notre programme. Nous abandonnons l’idée de pousser jusqu’au lake Powel et décidons d’aller directement à Monument Valley. Le lendemain nous décidons également d’inclure le Canyon de Chelly dans notre périple, ce qui n’était pas prévu. Cela nous conduira à faire pas mal de kms ce jour ci et le lendemain ! En chemin, nous nous arrêtons au National Monument Navajo et faisons la piste Sandal Trail pour observer des ruines indiennes, qui sont très loin du point de vue cependant. Après cela, direction Mexican Hat où nous dinerons au Mexican hat Lodge et y passeront la nuit.
Ambiance Western au Mexican Hat Lodge où nous retrouverons 3 Allemandes croisées au Grand Cayon
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 504 Visite de Antelope Canyon = 42$ pour deux Chambre double au Mexican Hat Lodge : 74, 97 $ ttc
20 mai 2007 : Monument Valley et Canyon de Chelly
Le matin, ambiance Western avec la visite de Monument Valley Nous suivons la piste qui met notre chevrolet cobalt à rude épreuve, la citadine n’est pas habituée à faire du tout terrain … et la conductrice non plus ! La visite reste un grand moment, les roches rouges sont époustouflantes.
Mon rêve américain : Monument Valley
Mon rêve américain : Monument Valley (bis)
Après la pause dej, nous mettons le cap sur le Canyon de Chelly. Orage sur la route, les couleurs grises rend le tableau plus réaliste … le rêve américain n’est pas accessible à tous. La descente à pied dans le fond du canyon est assez sportive mais l’effort est récompensé : nous voyons de près des ruines indiennes et nos premiers pétroglyphes … et il faut remonter.
Nous reprenons la route et nous rapprochons de notre prochaine étape et passons la nuit à Bluff. Première étape malheureuse, l’accueil est désagréable et l’odeur canine résiduelle dans la chambre n’arrange rien.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 414 Visite de monument Valley = 5$ par personne Chambre double au Kokopelli inn : 60, 64 $ ttc
21 mai 2007 : Canyonlands The Needles
Nous quittons Bluff sans regret. Ce lundi est consacré à la partie sud de Canyonlands : The Needles qui tirent sont nom des roches en forme d’aiguilles de couleur rouge et blanche. A l’arrivée, nous nous mettons en jambe par une promenade qui permet de voir un camp de cow-boys : Cave Spring. C’est amusant, il nous faut grimper à deux reprises une échelle de bois pour escalader un rocher.
Oh, qu’il est mimi celui là aussi !
Nous poursuivons par une seconde rando d’environ 3h dont l’objectif est d’atteindre ces fameuses aiguilles. Sur le parcours, il y a des champignons minérals, les cactus sont en fleurs, les yuccas aussi, les sentiers sentent le pin.
Les Needles tant attendues
Nous mettons ensuite le cap sur Moab, que nous atteignons après deux heures de route et qui s’avère être une bonne surprise après Mexican Hat et Bluff : enfin un peu de vie ! Nous faisons des courses, une ballade à pieds dans la ville et établissons l’itinéraire du lendemain.
La nuit se passe au Red Stone Inn où il y a une laverie à disposition et un not tub.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 294 Chambre double au Red Stone Inn : 72, 91 $ ttc
22 mai 2007 : Arches
Aujourd’hui, grasse matinée avec un lever à 7h45 ! Nous consacrons la journée à Arches qui est situé tout près de Moab et qui va nous permettre de délaisser un peu la voiture.
Dans la matinée, nous effectuons la rando jusqu’à Double O Arch via Landscape Arch et Wall Arch. Le retour se fait par Primitive Arch : A/R en 2h mais à un rythme de parisien. Nous pique-niquons sur l’aire dédiée super bien aménagée avec au menu des tomates et des haricots de chili : de vraies cow-girls !
Sans transition, nous effectuons la rando jusqu’à Delicate Arch : ça monte, ça monte, ça monte, le dej lui remonte ! Mais c’est sublime, petite pause pour savourer ces paysages. Nous redescendons tranquillement, reprenons la voiture, il me semble reconnaître quelques paysages de Thelma et Louise.

Une vue caractéristique de Arches, n’est ce pas un des paysages qui apparaît dans Thelma et Louise ?
Retour à Moab, nous prenons possession de notre nouvelle chambre au Silver Sage Inn, légèrement moins cher que le précédent, mais légèrement plus excentré aussi. Nous réglons ensuite des détails pratiques : laverie et courses, pour finir par un tour de Moab, des gifts stores.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 85 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
23 mai 2007 : Canyonlands : Islands in the sky, Dead Horse Point, Cisco
Levées aux horaires, nous sommes à 8h45 dans la partie Nord de Canyonlands : Islands in the Sky. Nous effectuons une rando de 10 kms environ en 2h15 The Neck. C’est assez décevant, nous n’avons pas dû choisir la plus intéressante ! Nous filons ensuite voir Mesa Arch que l’on atteint après une ballade de 20 minutes. Nous décidons de quitter ce parc qui ne nous séduit pas et allons à Dead Horse Point State Park et sa superbe vue sur le Colorado. Ici a été tournée la scène finale de Thelma et Louise. On reste un peu sur notre faim, évidemment sans 4x4, on est un peu limité.
Après cela, nous partons faire un tour sur la ByWay 128 qui longe le Colorado, c’est sublime. Nous faisons halte au musée du cinéma des films tournés dans la région : Thelma et Louise, Rio Grande, Retour vers le futur 3, Indiana Jones 3, pleins de série. Il est super intéressant et très bien fait.
Le musée du cinéma
Le Grand John
Nous reprenons la voiture pour nous rendre sur des lieux de tournage de films. A partir d'un petit dépliant que nous avons récupéré à l'office du tourisme de Moab, nous décidons d'aller jusqu'à Cisco. Cisco est une ville fantôme (ce sera la seule de notre parcours) dans laquelle des scènes de Thelma et Louise ont été tournées. C’est quand même un super gros détour pour pas grand-chose, la ville est vraiment fantôme, impressionnant à voir !
Sur le chemin, station service à l’abandon
Cisco, lieux de tournage de Thelma et Louise, ça vous rappelle quelque chose ? Moi vaguement …
Nous dînons à la Fiesta Mexicana, très bonne adresse, des cocktails énormes, et des plats bien garnis super bons.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 322 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
24 mai 2007 : Scenic 12 et Capitof Reef
Nous quittons Moab pour rejoindre Capitol Reef. A Capitol Reef, nous randonnons sur Hickman Reef où nous sommes accueillies par un orchestre de serpents à sonnettes puis nous allons voir de superbe pétroglyphes. Nous reprenons la route via la célèbre scenic 12 en direction de Bryce Canyon qui constituera notre prochaine étape. Par la scenic 12, nous traversons des paysages arides, des forêts, le thermomètre descend, puis regrimpe, ouf. Nous poursuivons finalement jusqu’à Panguitch où nous logerons 2 jours.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 470 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
25 mai 2007 : Bryce canyon et Red Canyon
Journée riche en couleurs grâce à Bryce Canyon et à red Canyon. Les promenades sont l’occasion de s’émerveiller.
Bryce Canyon, un coup de coeur
Son petit frère Red Canyon, plus petit et de couleur rouge, plus uniforme
Nous retournons à Bryce Canyon à l’heure du coucher du soleil pour contempler la lumière déclinante. Bryce Canyon fut une superbe découverte, un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 219 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
26 mai 2007 : Zion
Nous quittons Panguitch avec une petite appréhension : nous n’avons pas d’hôtel réservé pour la nuit et nous sommes le samedi du Memorial Day ! Nous arrivons à Zion dans la matinée après avoir traversée le parc par la superbe scenic 9. Nous nous garons au Visitor Center et allons à la gare routière prendre une navette. Il y a du monde à l’arrêt du bus, cela enlève un peu de son charme au parc, les autres étaient nettement moins fréquentés.
Nous prenons la navette pour visiter quelques lieux mais restons finalement peu de temps dans le parc et nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous échouons à Mesquite et prenons une chambre à l’hôtel casino Virgin River, ce n’est pas donné mais c’est le samedi du Memorial Day, ceci expliquant cela.
Vue de Mesquite depuis le parking de l’hôtel
Quelques chiffres :
Nombre de kms parcourus = 257 Chambre double au Virgin river : 98, 09 $ ttc
27 mai 2007 : Las Vegas
Journée de transition, nous quittons Mesquite pour Las vegas car nous partons le lendemain matin en avion pour San Francisco. Nous allons poser nos bagages dans l’hôtel réservé depuis la France situé dans un quartier assez loin du strip, à proximité de l’I15, dans un no man’s land : la chambre est grande, c’est une bonne surprise mais le quartier est excentré. Nous renonçons à nous rendre à pieds sur le strip, prenons la voiture et profitons une dernière fois du vallet de l’Imperial Palace. Dernier tour des casinos, on gagne 5$ au Bellagio, c’est le début de la fortune.
Retour à l’hôtel, on boucle les sacs. Demain, de nouvelles aventures nous attend.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 200 environ Chambre double au Vagabond inn : 54, 45 $ ttc
28 mai 2007 : San Francisco
Levées vers 7 heures, nous nous dirigeons vers l’aéroport, rendons la voiture très efficacement puisque cela pend moins de deux minutes, et attendons le départ du vol, prévu à 11h46. L’avion atterrit sans retard à San Francisco, nous récupérons nos sacs et nous nous offrons les services du Shuffles door to door pour rallier le 415 Lincoln Way, près du Golden Parc, où nous avons loué un appart grâce à une connaissance d’un membre de ce forum. L’appart est super mimi mais il fait très froid et nous nous ruons sur les radiateurs électriques. Après le ravitaillement d’usage, nous partons à pieds à la découverte de Castro.
A Castro, nous sommes accueillies par le raimbow flag
Au retour, le vent se lève, il fait froid, même très froid, dans l’appart aussi. Heureusement pour nous, nous ne savons pas encore que nous aurons froid tout le séjour ! Après la chaleur éprouvée dans les parcs, le choc est rude !
Quelques chiffres : Location voiture : du 15 mai au 28 mai : 324 euros TTC (Avis) payé lors de la réservation. Essence pour 3285 kms parcourus = 200 $ Billet d’avion Las Vegas / San Francisco :76, 48 euros par personne Transfert aéroport à San Francisco en super shuffle : 32 $ pour deux Location de l’appart pour 7 nuits : 365, 18 euros
29 mai 2007 : San Francisco
Départ, à pieds, en direction du Civic Centre, rue Powell afin de prendre le cable car qui constitue une attraction en soi. A Ficherman’s Warf, nous observons les otaries qui ont colonisé le Pier 33 et décidons d’aller réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz. Nous grimpons ensuite jusqu’à la Coit tower via Telegraph hill, quartier pittoresque, on adore. On redescend vers North Bay, le quartier Italien puis nous allons vers Chinatown où l’on achète des nouilles que nous allons manger dans le parc de Whashington. Petite ballade dans Chinatown, puis Financial District puis Market Street, passage obligatoire par l’Opéra. Nous remontons ensuite Haigh street, mélange de hyppies, baba cool, clodo et nous arrivons, sur les rotules à l’appart.
Partie de jambes en l’air sur la Haigh Street
Quelques chiffres : Trajet en Cable car : 5$ par personne
30 mai 2007 : San Francisco
Après une matinée de repos, nous partons en début d’après midi à la découverte du quartier hyspano Mission. Nous rallions ensuite Castro pour assister à 16h55 à une séance de cinéma au Castro Theatre « Esacped from Alcatraz ». Et oui, nous préparons la visite de demain. Bon, le film est en anglais évidemment non sous titrés, nous ne comprenons pas tout mais il y a quand même peu de dialogues, Clint Eastwood n’étant pas très bavard !
31 mai 2007 : San Francisco
Nos billets pour la visite d’Alcatraz sont réservés pour 11 h. Durant la traversée en ferry, nous restons à l’intérieur car il fait froid, le Golden Gate est, encore, dans le brouillard. La visite est très vivante, très intéressante grâce aux commentaires de l’audio guide (en français).
Après cette visite, nous allons dans le quartier de Russian Hill et nous grimpons la célèbre qui serpente à plus de °. C’est éprouvant. Retour à pieds à l’appart, la journée a été encore bien remplie.
Quelques chiffres : Visite d’Alcatraz : 21, 75$ par personne
1er juin 2007 : San Francisco
Nous quittons l’appart vers 9h45 avec comme objectif Sauselito en 4 étapes : la traversée du Golden Gate Parc, la traversée du Presidio Parc, la traversée du Golden Gate et enfin 2 miles pour rejoindre Sauselito, le tout à Pieds.
La traversée du Golden Gate, mythique tout simplement, même sous le brouillard !
Après 4 heures de marche, nous atteignons Sauselito. Nous nous requinquons avec un sandwish fait devant nous, énorme, que l’on trouve succulent.
Nous partons ensuite à la découverte de Sauselito et à la recherche des fameux house boats mais bizarre, nous n’en trouverons que quelques uns.
Les boîtes aux lettres des house boats
Retour à San Francisco, en bus. Nous rentrons à l’appart vers 19 heures, quelle journée !
2 et 3 juin 2007 : San Francisco
Au cours de ces deux journées, nous avons poursuivi l’exploration de la ville et nous avons fait quelques boutiques, sous un temps toujours frisquet, avec pas mal de vent. Ces deux jours étaient finalement en trop, nous aurions dû quitter la ville.
4 juin 2007 : San Francisco
Aujourd’hui c’est le départ ! Nous prenons le BART pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 9h30.
Photo prise à travers le hublot de l’avion, zoom à fond, ça me rappelle bien quelque chose.
Notre escale à Dallas, qui devait durer 2h20, dure finalement plus de 4 heures à cause d’un énorme orage sur la ville qui contraint tous les avions à rester au sol. Le vol Dallas Paris se passe ensuite sans problème et nous arrivons à Paris le 5 juin sur les coups de 11 heures. Les vacances sont finies, nous avons une seule envie : revenir !
Quelques chiffres : 1 ticket de métro = 1, 5$ 1 ticket pour le BART = 5, 15$
Conclusion
Ce voyage de 4 semaines fut fantastique. Nous avons aimé New York, Antelope Canyon, Monument Valley, la route 66, Bryce Canyon, The Needles, Arches, l'accueil et la gentillesse des américains, la liberté, les cactus, les paysages désertiques, etc.
Nous avons moins aimé Islands in the sky, la foule à Zion, San Francisco sous la grisaille et le froid, et évidemment le retour au boulot après un séjour aussi splendide.
Nous avions réservé les billets d’avion des mois à l’avance au prix de 600 euros ttc par personne, avec comme trajet : Paris à Boston par American Airlines puis New York à Las Vegas par US Airways puis San Francisco à Paris (avec escale à Dallas) par AA. Nous avons ajouté en construisant le voyage un autre vol Las Vegas –> San Francisco pour 76, 5 euros par personne.
Nous avions également réservé certains hébergements à l’avance, notamment à Boston, à Las Vegas, au Grand Canyon, etc.
Le parcours était le suivant : Boston (2 jours), New York (5 jours), Las Vegas, Williams, Grand Canyon, Antelope Canyon, Monument Valley, Canyon de Chelly, Moab (Canyonlands et Arches), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, Las Vegas puis San Francisoco (6 jours).
7 mai 2007 : Le Départ pour Boston Le vol de 13h30 pour Boston est sans retard. Nous arrivons à 15h20 et nous récupérons les sacs à dos, nous franchissons l’immigration et nous passons par l’accueil de l’aéroport pour demander un plan du métro. Nous prenons donc le métro pour rejoindre la YWCA de Black Bay dans laquelle nous passerons 2 nuits. Arrivées à 17h, nous déposons nos sacs et filons explorer la ville en faisant un bout de la Freedom Trail, itinéraire qui parcourt tous les sites touristiques de la ville.
Symbole de la Freedom trail Pause dîner au Market, regroupement de petits restaus et divers bui bui, sous une halle et retour à la YWCA dans la soirée.
Boston PolicePremières impressions de Boston positives : la ville mélange de beaux immeubles anciens et une architecture plus moderne. On aime.
BostonQuelques chiffres : Trajet en métro aéroport -> centre ville de Boston : 2$ par personne Chambre double dans la YWCA de Black Bay : 90$ salle de bain et toilette sur le palier (et oui, Boston est une ville chère !)
8 mai 2007 : Boston Effet du décalage horaire : à 7h15, nous prenons le petit déjeuner et quittons la YWCA vers 8 heures. Nous décidons tout d’abord d’aller réserver notre bus du lendemain pour New York et nous choisissons la compagnie Fung Wah. Après avoir réglé ce détail pratique, nous nous consacrons à la visite pédestre de la ville en poursuivant la Freedom Trail jusqu’à North End, le quartier Italien de Boston. Pause espresso et capuccino dans un vrai caffè de Machos !
Photos : église et buildingNous repartons à l’assaut de la ville et allons à pedibus jusqu’à Cambridge pour nous balader dans la célèbre Harvard. C’est l’idée que l’on se fait d’un campus américain : beaux bâtiments, belles pelouses, …Après une pause pique-nique et sieste, nous quittons Cambridqe et allons dans le pittoresque quartier de Beacon Hill où les rues sont étroites et pavées puis dans la Common Boston, très beau parc au coeur de la ville.
Common Boston, le parc au cœur de la villeLa découverte de Boston by night se révèle assez décevante, excepté le quartier de Beacon Hill éclairé par des lampadaires à gaz.
Quelques chiffres : Chambre double dans la YWCA : 90$
9 mai 2007 : Boston puis New York City La journée démarre vers 7h30. Nous bouclons les sacs et les laissons à l’accueil le temps de faire un dernier tour de la ville. Visite du quartier de South End et de Black Bay, pause internet gratuite de 15 minutes dans la superbe bibliothèque de Boston, balade dans le Common Boston Park. Nous repartons ensuite chercher nos sacs à dos que l’on porte, sous une chaleur de plomb, jusqu’à South Station où notre bus nous attend.
A 13 heures, nous quittons Boston pour New York. Nous nous attendions à un dépaysement total puisque nous avions entendu dire que les bus des compagnies chinoises étaient empruntés par les communautés chinoises des 2 villes, qu’ils étaient donc remplis d’asiatiques, que cela sentait la bouffe chinoise, etc…Que nenni, nous ne sommes que 6 ou 7 dans le bus, tous « européens » mangeant sandwishes ou hamburgeurs !
Photo du bus de la compagnie asiatique Fung WahNous avons passé 10 jours à New York en avril 2006 et avons parcouru la ville en long en large et en travers, de Brooklyn au Bronx, avec la visite du MOMA, du MET, de l’Empire State Building, de longues balades dans les différents quartiers, etc. Ce nouveau séjour va nous permettre de repasser aux endroits que nous avons aimés et d’en découvrir de nouveaux.
Nous arrivons sans encombre vers 17h30 où le bus nous laisse au sud de Manhattan. Il nous faut donc prendre le métro, lignes A puis C, jusqu’à Harlem que nous atteignons vers 19h, car nous logeons sur le canapé d’un copain. Nous retrouvons NY avec grand plaisir et notre pote aussi bien sûr.
On ressort vers 21 heures : on mange rapidement dans un bui bui puis nous allons vers Times Square pour prendre un verre au bar du Hilton : vue splendide sur la ville grâce aux grandes baies vitrées, c’est cosi. Les consos sont évidemment assez chères …A 23h00, nous retrouvons un pote de notre pote dans un autre bar : ambiance complètement différente, il y a des machines à sous et des jeux d’arcades !
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fung Wah : 15$ par personne.
10 mai 2007 : New York City Au programme : promenade matinale à Times Square, pause dans un Europa Cafe (les muffins, énormes, sont excellents le café jus de chaussettes lui, est typique américain), descente de Broadway Avenue, pause pizza et pomme dans un square. Nous assistons à une remise de diplôme en plein air, de la Université of NY C’est très sympa, bonne ambiance.
Cérémonie de remise des diplômé(e)s de la University of New yorkA 15h30, nous avons RDV avec notre copain pour visiter l’Intrepid Sea Museum, angle de de la 46th et de la 12è. Nous errons dans le coin une bonne demie heure, mais où donc est passé le Sea Museum ? Et bien, pas de chance, c’est fermé, en travaux. Tant pis, on se promène, et on reprend ensuite la ligne de métro n°1 pour aller faire des coures à Mayfair. En sortant, avec tous nos paquets, on prend un taxi noir, type de taxis qui ne font que des courses dans Harlem. On négocie le prix de la course avant de monter (et oui, il paraît que c’est comme ça que ça marche), ce sera 6$ le trajet. Soirée : repas + DVD et dodo vers 23h30.
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fungwash : 15$ par personne. Course en taxi dans Harlem : 6$
11 mai 2007 : New York City La journée commence mal : la poignée de la porte de l’appart nous reste dans les mains en voulant verrouiller la porte au moment de sortir. Pas de panique, on s’acharne dessus et on arrive enfin à tout verrouiller. On apprendra le soir que ça arrive souvent ! Nous prenons le métro, ligne C puis A, en direction de Brooklyn. Arrivées à Brooklyn, nous traversons le pont, à pieds, en direction de Manhattan ce qui nous permet d’observer la skyline. C’est gris, mais c’est beau aussi ainsi.

La Skyline depuis le pont de Brooklyn
Le pont de BrooklynPetit pause chez J&R pour acheter une carte SD de 2 Go, ce qui m’en fera 3 au total puis nous allons à Ground Zero. Il nous semble que les travaux n’ont pas beaucoup avancés depuis l’année dernière. Les photos accrochées aux grilles sont émouvantes.
Nous remontons Church Street puis pause dans un deli. Après cela, nous remontons Broadway avenue en passant par Times Square. A 15h20, nous sommes dans la queue du MOMA pour profiter du Target Free Friday : entrée gratuite à partir de 16h tous les vendredi. Voilà qu’il se met à pleuvoir et bien sur nous n’avons pas de parapluie, nous nous abritons tant bien que mal sous un sac plastique mais nous tenons bon ! A 16h15, nous entrons dans le MOMA où la clim poussée à fond nous oblige à mettre un pull. Le musée, que nous avons visité l’année dernière, est superbe, particulièrement le 5ème étage.
Après la visite, on rentre à l’appart pour se rendre présentable car à 21h nous avons RDV avec notre copain pour dîner dans un restau Français, tenu par un de ses potes : au menu sole, crabe mou et filet mignon, fraisier en dessert. Nous rentrons tous les 3 en taxi.
Quelques chiffres : Carte SD de 2 Go : 28$ Course en taxi, de nuit, de la 60th (environ) à la 139th : 20$
12 mai 2007 : New York City Réveil difficile vers 7h30 : mal au cœur, mal au ventre, envie de vomir. Une citrate, 2 dolipranes et 1 motilium plus tard, nous nous dirigeons vers le musée Guggenheim, à pieds, à travers Harlem puis Central Park.
Visite du musée : certaines sections sont fermées, l’extérieur toujours en restauration, nous voyons la façade du musée seulement en photo, c’est bien dommage. La visite est assez décevante car il n’y a que 2 salles qui présentent des peintures intéressantes et les autres toiles ne sont pas exposées.
Vers 13h30, achat de salade et de California Maki que nous dégustons dans Cantral Park. Ballade ensuite dans les rues de NY jusqu’à Greenwish. Il y a un vide grenier ce WE et heureusement nous ne trouvons rien.
Greenwish, l’Empire State Building et les châteaux d’eau, caractéristiques new yorkaisesNous rentrons à l’appart vers 19h et passons une soirée tranquille et reposante.
Quelques chiffres : Entrée du musée Guggenheim : total 22$ (1 tarif plein + 1 tarif réduit ??)
13 mai 2007 : New York City Ici c’est le mother’s day, la fête des mères. Nous avions prévu d’aller assister à une messe Gospel ce matin mais comme l’année dernière, bien que logées au cœur de la communauté à Harlem, nous n’y allons pas alors que l’église est à deux pas (il nous faudra donc revenir une 3ème fois !). Nous réglons le matin des détails pratiques, notamment un passage à la laverie du quartier. Les laverie parisienne sont à côté microscopique. Nous allons ensuite, en métro, dans le Lower East Side pour visiter ce quartier ainsi que le East Side. Puis, nous remontons Broadway en passant devant le superbe Flatiron Building. A Union Square, nous assistons à une démonstration de spectacle asiatique puisque c’est le World Fudan Day. Ne me demandez pas ce que c’est mais l’ambiance est terrible !
Spectacle asiatique à l’occasion du World Fudan Day Ballade dans Central Park de 16h à 19h où il y a un monde fou et nous remontons à pieds jusqu’à Harlem où nous passerons une soirée tranquille pour le repos de nos pieds.
Cours à Central Park : La crosseQuelques chiffres : Laverie (lave ligne + sèche linge) : 3, 75$
14 mai 2007 : New York City Dernier jour à NYC ! Nous préparons notre sac avant d’attaquer cette journée. A/R de Harlem à Greenwish, le tout à pieds (pour ce qui ne l’aurait pas compris, nous sommes des adeptes de la marche à pieds !), avec un passage près du Crysler Building notre building préféré, la dégustation de The Cheesecake acheté dans la patisserie découverte l’année dernière.
On se ballade, les semelles de nos chaussures fument, il fait beau, nous aimons NY, nous prenons le temps de déambuler, c’est ainsi que nous concevons nos vacances. Nous aimons vraiment NY, nous reviendrons, promis juré.
Au détour d’un magasin, rencontre avec Spiderman.Le soir, nous achetons des spécialités africaines dans un bui bui africain de Harlem, le repas est épicé, la note salée (évidemment nous avons pris pleins de choses, pour au moins 6 personnes).
15 mai 2007 : New York City à Las vegas
Aujourd’hui nous partons à la conquête de l’Ouest. Comme nous sommes dans les années 2000, ce sera en avion ! Notre avion US Aiways doit décoller à 10h04 de l’aéroport et nous quittons donc l’appart à 6h50 en même temps que notre copain qui attaque à 7h (et qui sera donc un peu en retard). Nous prenons le métro C puis A et le Airtrain à Howard Beach et atteignons ainsi le terminal 7 après 1h30 de trajet. Enregistrement sans problème, il y a peu de monde. Nous apprenons que notre vol est retardé de 1 heure ! La durée du vol est de 5h40, et avec le décalage horaire de 3 heures, nous arrivons vers 14h. Dès l’atterrissage, nous sommes dans l’ambiance : du hublot on distingue la pyramide du Luxor, au loin la poussière du désert. Cela continue dans l’aéroport où nous sommes accueillies par des machines à sous !
Vue de la célèbre pyramide du Luxor depuis le hublot de l’avionNous récupérons la voiture de location, la conduite s’avère facile, et nous nous dirigeons vers l’Imperial Palace où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Conduire sur le strip n’est pas chose facile, il y a du monde, l’entrée de l’Imperial Palace n’est pas très visible et nous passons donc devant une première fois ce qui nous oblige à revenir sur nos pas. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous laissons les clés de la voiture au valet et partons découvrir notre chambre au 13ème étage : lit king size, hot tub (jacuzzi sans les bulles), miroir au plafond, c’est le luxe … très kitch !
« Premier dollar » glissé dans la machine à sous vers 17 heures, on comprend vite ce qui est fascinant ici. Et c’est parti pour la tournée des casinos : Ceasar’s palace, The Venitian, The Mirage, ….De nuit, c’est assez bluffant, on adore !
Céliiiine était là aussi (euh, elle est un peu penchée !!)Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe (réservé en avril).
16 mai 2007 : Las Vegas
Le programme de la journée, c’est Red Rock Canyon ou Valley of Fire. En sortant de l’hôtel, nous nous rendons vite compte que ce n’est pas une bonne idée, il fait plus de 100°F soit 38°C et il n’est que 10 heures ! Nous passons donc une bonne partie de la journée à écumer les boutiques des deux outlets de Las Vegas. Vers 16 heures, nous rentrons déposer nos achats et poursuivons la tournée des casinos jusqu’à pas d’heure.
L’Empire State Building, le Chrysler Building ... New York, New York Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe
17 mai 2007 : Las Vegas --> Kingman/Seligman/Williams.
Notre séjour à Las Vegas se termine. Nous prenons la route aujourd’hui en direction du Grand Canyon. Passage par le barrage de Hoover, puis par Kingman où nous faisons une pause au Mr.D’z.

Mr D’z
Nous filons ensuite vers Seligman par la route 66 : personne devant, personne derrière, la route est à nous, il fait chaud, les paysages sont grandioses, nous voilà plongées au cœur du grand Ouest ! Après l’arrêt touristique à Seligman, nous continuons vers Williams où nous passerons la nuit au Rodeway Inn après avoir trouvé un coupon de reduc dans un des journaux récupérés à l’office de tourisme de Kingman. Nous faisons des courses à Williams pour remplir la glacière achetée plus tôt et acheter de quoi tenir quelques jours. Petit tour by night de Williams, c’est rapide mais très sympa, ambiance route 66, des néons partout, on a beaucoup aimé.

Mon rêve américain, la route 66
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 393 Chambre double au Rodeway Inn de Williams : 45, 50 $ ttc
18 mai 2007 : Grand Canyon
Réveil à 6h30. Le petit dej continental est en fait un café et un jus d’orange à venir prendre au comptoir de la réception ...
Nous roulons vers le GRAND CANYON. L’arrivée à 9h30 au point de vue est spectaculaire, on est peu de chose ! Après le choc, nous empruntons le sentier de randonnées qui descend en lacets, faisons demi tour après plus d’heure et on remonte abruptement. Pause dej, sur un banc à l’ombre des pins, face au Grand Cayon. Nous écumons les points de vue répartis le long du chemin « goudroné » et empruntons la free navette jusqu’à Yaki Point. Nous assistons pour finir au coucher de soleil, qui se révèle assez décevant.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 116 Chambre double au Yavapai lodge du Grand Canyon : 103, 53 $ ttc (réservé le 1er février)
19 mai 2007 : Horse Shoe Bend, Antelope Canyon
Départ vers 7h15 via Desert View avec au passage un arrêt à quelques points de vue. Les couleurs du petit matin sont et la vue du Grand Canyon sur le Colorado splendides. Il y a peu de monde et au volant, nous croisons des biches, des lapins ainsi qu’un petit coyote qui traverse la route devant nous.
La route entre le GC et Page est très belle, bordée de roches rouges, c’est aride, il fait beau et très chaud.
Arrêt à Horseshoe Bend pour observer un méandre du Colorado. Le chemin qui mène sur la bute est de sable rouge, les roches sont drapées, c’est magnifique (on se répète souvent dans l’ouest des EU).
Horse Shoe Bend
Rencontre du 3ème type, il est mimi comme tout ce petit lézardDirection Antelope Canyon où nous troquons notre Cavalier Chevrolet pour le Pick Up des Navajo. Nous sommes 12 dans le pick up, dont … 6 autres français … parmi lesquels un couple avec 2 jeunes enfants voyagent en camping-car. Quelques mètres avant l’arrivée du slot Canyon, le pick up tombe en rade. Il ne voudra pas repartir et il faudra qu’un autre pick up vienne nous chercher pour nous conduire à l’entrée du slot Canyon. L’avenura …

Tout les pick up sont arrivés, le nôtre est en rade à une dizaine de mètres de l’entrée
Upper Antelope Canyon, il n’y a pas d’autre mot, c’est sublime (bon, je sais je me répète). La visite aussi se désorganise, nous sommes sensées rester avec le conducteur du pick up qui est aussi notre guide pour la visite mais tout le monde se disperse, nous rentrerons, près de 2 heures plus tard, avec un autre groupe.
Anteloppe Canyon, non vraiment pas de motPique Nique à Page où nous modifions notre programme. Nous abandonnons l’idée de pousser jusqu’au lake Powel et décidons d’aller directement à Monument Valley. Le lendemain nous décidons également d’inclure le Canyon de Chelly dans notre périple, ce qui n’était pas prévu. Cela nous conduira à faire pas mal de kms ce jour ci et le lendemain ! En chemin, nous nous arrêtons au National Monument Navajo et faisons la piste Sandal Trail pour observer des ruines indiennes, qui sont très loin du point de vue cependant. Après cela, direction Mexican Hat où nous dinerons au Mexican hat Lodge et y passeront la nuit.
Ambiance Western au Mexican Hat Lodge où nous retrouverons 3 Allemandes croisées au Grand CayonQuelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 504 Visite de Antelope Canyon = 42$ pour deux Chambre double au Mexican Hat Lodge : 74, 97 $ ttc
20 mai 2007 : Monument Valley et Canyon de Chelly
Le matin, ambiance Western avec la visite de Monument Valley Nous suivons la piste qui met notre chevrolet cobalt à rude épreuve, la citadine n’est pas habituée à faire du tout terrain … et la conductrice non plus ! La visite reste un grand moment, les roches rouges sont époustouflantes.
Mon rêve américain : Monument Valley
Mon rêve américain : Monument Valley (bis) Après la pause dej, nous mettons le cap sur le Canyon de Chelly. Orage sur la route, les couleurs grises rend le tableau plus réaliste … le rêve américain n’est pas accessible à tous. La descente à pied dans le fond du canyon est assez sportive mais l’effort est récompensé : nous voyons de près des ruines indiennes et nos premiers pétroglyphes … et il faut remonter.
Nous reprenons la route et nous rapprochons de notre prochaine étape et passons la nuit à Bluff. Première étape malheureuse, l’accueil est désagréable et l’odeur canine résiduelle dans la chambre n’arrange rien.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 414 Visite de monument Valley = 5$ par personne Chambre double au Kokopelli inn : 60, 64 $ ttc
21 mai 2007 : Canyonlands The Needles
Nous quittons Bluff sans regret. Ce lundi est consacré à la partie sud de Canyonlands : The Needles qui tirent sont nom des roches en forme d’aiguilles de couleur rouge et blanche. A l’arrivée, nous nous mettons en jambe par une promenade qui permet de voir un camp de cow-boys : Cave Spring. C’est amusant, il nous faut grimper à deux reprises une échelle de bois pour escalader un rocher.
Oh, qu’il est mimi celui là aussi !Nous poursuivons par une seconde rando d’environ 3h dont l’objectif est d’atteindre ces fameuses aiguilles. Sur le parcours, il y a des champignons minérals, les cactus sont en fleurs, les yuccas aussi, les sentiers sentent le pin.
Les Needles tant attenduesNous mettons ensuite le cap sur Moab, que nous atteignons après deux heures de route et qui s’avère être une bonne surprise après Mexican Hat et Bluff : enfin un peu de vie ! Nous faisons des courses, une ballade à pieds dans la ville et établissons l’itinéraire du lendemain.
La nuit se passe au Red Stone Inn où il y a une laverie à disposition et un not tub.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 294 Chambre double au Red Stone Inn : 72, 91 $ ttc
22 mai 2007 : Arches
Aujourd’hui, grasse matinée avec un lever à 7h45 ! Nous consacrons la journée à Arches qui est situé tout près de Moab et qui va nous permettre de délaisser un peu la voiture.
Dans la matinée, nous effectuons la rando jusqu’à Double O Arch via Landscape Arch et Wall Arch. Le retour se fait par Primitive Arch : A/R en 2h mais à un rythme de parisien. Nous pique-niquons sur l’aire dédiée super bien aménagée avec au menu des tomates et des haricots de chili : de vraies cow-girls !
Sans transition, nous effectuons la rando jusqu’à Delicate Arch : ça monte, ça monte, ça monte, le dej lui remonte ! Mais c’est sublime, petite pause pour savourer ces paysages. Nous redescendons tranquillement, reprenons la voiture, il me semble reconnaître quelques paysages de Thelma et Louise.

Une vue caractéristique de Arches, n’est ce pas un des paysages qui apparaît dans Thelma et Louise ?
Retour à Moab, nous prenons possession de notre nouvelle chambre au Silver Sage Inn, légèrement moins cher que le précédent, mais légèrement plus excentré aussi. Nous réglons ensuite des détails pratiques : laverie et courses, pour finir par un tour de Moab, des gifts stores.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 85 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
23 mai 2007 : Canyonlands : Islands in the sky, Dead Horse Point, Cisco
Levées aux horaires, nous sommes à 8h45 dans la partie Nord de Canyonlands : Islands in the Sky. Nous effectuons une rando de 10 kms environ en 2h15 The Neck. C’est assez décevant, nous n’avons pas dû choisir la plus intéressante ! Nous filons ensuite voir Mesa Arch que l’on atteint après une ballade de 20 minutes. Nous décidons de quitter ce parc qui ne nous séduit pas et allons à Dead Horse Point State Park et sa superbe vue sur le Colorado. Ici a été tournée la scène finale de Thelma et Louise. On reste un peu sur notre faim, évidemment sans 4x4, on est un peu limité.
Après cela, nous partons faire un tour sur la ByWay 128 qui longe le Colorado, c’est sublime. Nous faisons halte au musée du cinéma des films tournés dans la région : Thelma et Louise, Rio Grande, Retour vers le futur 3, Indiana Jones 3, pleins de série. Il est super intéressant et très bien fait.
Le musée du cinéma
Le Grand JohnNous reprenons la voiture pour nous rendre sur des lieux de tournage de films. A partir d'un petit dépliant que nous avons récupéré à l'office du tourisme de Moab, nous décidons d'aller jusqu'à Cisco. Cisco est une ville fantôme (ce sera la seule de notre parcours) dans laquelle des scènes de Thelma et Louise ont été tournées. C’est quand même un super gros détour pour pas grand-chose, la ville est vraiment fantôme, impressionnant à voir !
Sur le chemin, station service à l’abandon
Cisco, lieux de tournage de Thelma et Louise, ça vous rappelle quelque chose ? Moi vaguement …Nous dînons à la Fiesta Mexicana, très bonne adresse, des cocktails énormes, et des plats bien garnis super bons.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 322 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
24 mai 2007 : Scenic 12 et Capitof Reef
Nous quittons Moab pour rejoindre Capitol Reef. A Capitol Reef, nous randonnons sur Hickman Reef où nous sommes accueillies par un orchestre de serpents à sonnettes puis nous allons voir de superbe pétroglyphes. Nous reprenons la route via la célèbre scenic 12 en direction de Bryce Canyon qui constituera notre prochaine étape. Par la scenic 12, nous traversons des paysages arides, des forêts, le thermomètre descend, puis regrimpe, ouf. Nous poursuivons finalement jusqu’à Panguitch où nous logerons 2 jours.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 470 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
25 mai 2007 : Bryce canyon et Red Canyon
Journée riche en couleurs grâce à Bryce Canyon et à red Canyon. Les promenades sont l’occasion de s’émerveiller.
Bryce Canyon, un coup de coeur
Son petit frère Red Canyon, plus petit et de couleur rouge, plus uniformeNous retournons à Bryce Canyon à l’heure du coucher du soleil pour contempler la lumière déclinante. Bryce Canyon fut une superbe découverte, un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 219 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
26 mai 2007 : Zion
Nous quittons Panguitch avec une petite appréhension : nous n’avons pas d’hôtel réservé pour la nuit et nous sommes le samedi du Memorial Day ! Nous arrivons à Zion dans la matinée après avoir traversée le parc par la superbe scenic 9. Nous nous garons au Visitor Center et allons à la gare routière prendre une navette. Il y a du monde à l’arrêt du bus, cela enlève un peu de son charme au parc, les autres étaient nettement moins fréquentés.
Nous prenons la navette pour visiter quelques lieux mais restons finalement peu de temps dans le parc et nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous échouons à Mesquite et prenons une chambre à l’hôtel casino Virgin River, ce n’est pas donné mais c’est le samedi du Memorial Day, ceci expliquant cela.
Vue de Mesquite depuis le parking de l’hôtel Quelques chiffres :
Nombre de kms parcourus = 257 Chambre double au Virgin river : 98, 09 $ ttc
27 mai 2007 : Las Vegas
Journée de transition, nous quittons Mesquite pour Las vegas car nous partons le lendemain matin en avion pour San Francisco. Nous allons poser nos bagages dans l’hôtel réservé depuis la France situé dans un quartier assez loin du strip, à proximité de l’I15, dans un no man’s land : la chambre est grande, c’est une bonne surprise mais le quartier est excentré. Nous renonçons à nous rendre à pieds sur le strip, prenons la voiture et profitons une dernière fois du vallet de l’Imperial Palace. Dernier tour des casinos, on gagne 5$ au Bellagio, c’est le début de la fortune.
Retour à l’hôtel, on boucle les sacs. Demain, de nouvelles aventures nous attend.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 200 environ Chambre double au Vagabond inn : 54, 45 $ ttc
28 mai 2007 : San Francisco
Levées vers 7 heures, nous nous dirigeons vers l’aéroport, rendons la voiture très efficacement puisque cela pend moins de deux minutes, et attendons le départ du vol, prévu à 11h46. L’avion atterrit sans retard à San Francisco, nous récupérons nos sacs et nous nous offrons les services du Shuffles door to door pour rallier le 415 Lincoln Way, près du Golden Parc, où nous avons loué un appart grâce à une connaissance d’un membre de ce forum. L’appart est super mimi mais il fait très froid et nous nous ruons sur les radiateurs électriques. Après le ravitaillement d’usage, nous partons à pieds à la découverte de Castro.
A Castro, nous sommes accueillies par le raimbow flagAu retour, le vent se lève, il fait froid, même très froid, dans l’appart aussi. Heureusement pour nous, nous ne savons pas encore que nous aurons froid tout le séjour ! Après la chaleur éprouvée dans les parcs, le choc est rude !
Quelques chiffres : Location voiture : du 15 mai au 28 mai : 324 euros TTC (Avis) payé lors de la réservation. Essence pour 3285 kms parcourus = 200 $ Billet d’avion Las Vegas / San Francisco :76, 48 euros par personne Transfert aéroport à San Francisco en super shuffle : 32 $ pour deux Location de l’appart pour 7 nuits : 365, 18 euros
29 mai 2007 : San Francisco
Départ, à pieds, en direction du Civic Centre, rue Powell afin de prendre le cable car qui constitue une attraction en soi. A Ficherman’s Warf, nous observons les otaries qui ont colonisé le Pier 33 et décidons d’aller réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz. Nous grimpons ensuite jusqu’à la Coit tower via Telegraph hill, quartier pittoresque, on adore. On redescend vers North Bay, le quartier Italien puis nous allons vers Chinatown où l’on achète des nouilles que nous allons manger dans le parc de Whashington. Petite ballade dans Chinatown, puis Financial District puis Market Street, passage obligatoire par l’Opéra. Nous remontons ensuite Haigh street, mélange de hyppies, baba cool, clodo et nous arrivons, sur les rotules à l’appart.
Partie de jambes en l’air sur la Haigh StreetQuelques chiffres : Trajet en Cable car : 5$ par personne
30 mai 2007 : San Francisco
Après une matinée de repos, nous partons en début d’après midi à la découverte du quartier hyspano Mission. Nous rallions ensuite Castro pour assister à 16h55 à une séance de cinéma au Castro Theatre « Esacped from Alcatraz ». Et oui, nous préparons la visite de demain. Bon, le film est en anglais évidemment non sous titrés, nous ne comprenons pas tout mais il y a quand même peu de dialogues, Clint Eastwood n’étant pas très bavard !
31 mai 2007 : San Francisco
Nos billets pour la visite d’Alcatraz sont réservés pour 11 h. Durant la traversée en ferry, nous restons à l’intérieur car il fait froid, le Golden Gate est, encore, dans le brouillard. La visite est très vivante, très intéressante grâce aux commentaires de l’audio guide (en français).
Après cette visite, nous allons dans le quartier de Russian Hill et nous grimpons la célèbre qui serpente à plus de °. C’est éprouvant. Retour à pieds à l’appart, la journée a été encore bien remplie.
Quelques chiffres : Visite d’Alcatraz : 21, 75$ par personne
1er juin 2007 : San Francisco
Nous quittons l’appart vers 9h45 avec comme objectif Sauselito en 4 étapes : la traversée du Golden Gate Parc, la traversée du Presidio Parc, la traversée du Golden Gate et enfin 2 miles pour rejoindre Sauselito, le tout à Pieds.
La traversée du Golden Gate, mythique tout simplement, même sous le brouillard !Après 4 heures de marche, nous atteignons Sauselito. Nous nous requinquons avec un sandwish fait devant nous, énorme, que l’on trouve succulent.
Nous partons ensuite à la découverte de Sauselito et à la recherche des fameux house boats mais bizarre, nous n’en trouverons que quelques uns.
Les boîtes aux lettres des house boatsRetour à San Francisco, en bus. Nous rentrons à l’appart vers 19 heures, quelle journée !
2 et 3 juin 2007 : San Francisco
Au cours de ces deux journées, nous avons poursuivi l’exploration de la ville et nous avons fait quelques boutiques, sous un temps toujours frisquet, avec pas mal de vent. Ces deux jours étaient finalement en trop, nous aurions dû quitter la ville.
4 juin 2007 : San Francisco
Aujourd’hui c’est le départ ! Nous prenons le BART pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 9h30.
Photo prise à travers le hublot de l’avion, zoom à fond, ça me rappelle bien quelque chose.Notre escale à Dallas, qui devait durer 2h20, dure finalement plus de 4 heures à cause d’un énorme orage sur la ville qui contraint tous les avions à rester au sol. Le vol Dallas Paris se passe ensuite sans problème et nous arrivons à Paris le 5 juin sur les coups de 11 heures. Les vacances sont finies, nous avons une seule envie : revenir !
Quelques chiffres : 1 ticket de métro = 1, 5$ 1 ticket pour le BART = 5, 15$
Conclusion
Ce voyage de 4 semaines fut fantastique. Nous avons aimé New York, Antelope Canyon, Monument Valley, la route 66, Bryce Canyon, The Needles, Arches, l'accueil et la gentillesse des américains, la liberté, les cactus, les paysages désertiques, etc.
Nous avons moins aimé Islands in the sky, la foule à Zion, San Francisco sous la grisaille et le froid, et évidemment le retour au boulot après un séjour aussi splendide.
Trois semaines au Québec avec deux enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord merci de prendre autant de plaisir à nous faire partager votre amour du Québec.
J'en profite très égoïstement pour vous demander des conseils. Nous avons 2 enfants, de 9 et 13 ans et nous partons ensemble cet été rejoindre des amis à Montréal. Nous allons profiter d'eux environ une semaine. Il nous restera donc environ une bonne dizaine de jours pour se promener. L'objectif est de bouger sans faire trop de kms d'un seul coup ou alors de rester au moins quelques jours au même endroit quand nous faisons une longue route. Et comme nous voyageons avec des enfants, il faut trouver le juste milieu entre activités "culturelles" et activités "ludiques" comme des parcs, des jeux d'eau ...j'ai un peu "pottassé" notre itinéraire tout en sachant qu'il faudra en enlever (pas question de courir !!) :
2 nuits Montréal à l'arrivée + le retour environ une semaine avec nos amis à montréal
Deschambault (ravissant petit village ?) Parc national de la Mauricie ? Québec = 5 jours / 4 nuits ?
Château Frontenac / Plaines d’abraham / musée de la civisisation / 1 j = Village vacances Valcartier Village traditionnel huron wendat La chute montmorency
Le Canyon des chutes Sainte Anne Saint Joachim ?
Le parc des laurentides
Région Charlevoix Baie St paul
Le domaine Charlevoix
Port au Persil
St Paul- Rivière du loup Baie Sainte Catherine
Le Saguenay et le lac st jean
Petit Saguenay ? L’anse saint jean ? Le parc national du Saguenay Croisière sur le Fjord de saguenay
Cepal Villégiature, complexes hôteliers au Saguenay-Lac-St-Jean / forfait Chambord Le village historique de Val Jalbert = 1 j
Félicien Zoo sauvage de Saint félicien 1 j Le moulin des pionniers
Sainte Rose du nord (Croisière sur la marjolaine ?) Tadoussac La route des baleines
Rivière du loup Traversier pour St Siméon (Charlevoix) Rimouski Le canyon des portes de l’enfer (passerelle suspendue)
La Gaspésie Métis-sur-Mer Les jardins de métis Rimouski - Cap Chat D’arbre en arbre Le parc national de la gaspésie
Comme vous pouvez le constater, je tatonne vraiment et j'ai du mal avec les croisières (ou les prendre, en faire plusieurs ...)
Merci par avance et à très bientôt
Corine
2 nuits Montréal à l'arrivée + le retour environ une semaine avec nos amis à montréal
Deschambault (ravissant petit village ?) Parc national de la Mauricie ? Québec = 5 jours / 4 nuits ?
Château Frontenac / Plaines d’abraham / musée de la civisisation / 1 j = Village vacances Valcartier Village traditionnel huron wendat La chute montmorency
Le Canyon des chutes Sainte Anne Saint Joachim ?
Le parc des laurentides
Région Charlevoix Baie St paul
Le domaine Charlevoix
Port au Persil
St Paul- Rivière du loup Baie Sainte Catherine
Le Saguenay et le lac st jean
Petit Saguenay ? L’anse saint jean ? Le parc national du Saguenay Croisière sur le Fjord de saguenay
Cepal Villégiature, complexes hôteliers au Saguenay-Lac-St-Jean / forfait Chambord Le village historique de Val Jalbert = 1 j
Félicien Zoo sauvage de Saint félicien 1 j Le moulin des pionniers
Sainte Rose du nord (Croisière sur la marjolaine ?) Tadoussac La route des baleines
Rivière du loup Traversier pour St Siméon (Charlevoix) Rimouski Le canyon des portes de l’enfer (passerelle suspendue)
La Gaspésie Métis-sur-Mer Les jardins de métis Rimouski - Cap Chat D’arbre en arbre Le parc national de la gaspésie
Comme vous pouvez le constater, je tatonne vraiment et j'ai du mal avec les croisières (ou les prendre, en faire plusieurs ...)
Merci par avance et à très bientôt
Corine
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie English translation pending
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok)
(merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)
Préambule Après la
L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours

Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours


Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Les filles au Pérou, juillet 2007 English translation pending
Allez je me lance même s'il y a beaucoup beaucoup à raconter... Voyage forum m'a beaucoup aidé à préparer ce voyage, alors je vous renvoie l'appareil et j'espère que cela servira à d'autres voyageurs!
Je recopie mon journal de bord, fruit de notre périple à ma chérie et à moi au Pérou en juillet 2007.
Il y a pas mal d'infos pratiques, je suis une maniaque de l'organisation!
C'est parti.... au programme le canyon de la Colca, le lac Titicaca, le Machu Picchu, Cuzco et Puerto Maldonado...
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
Transports depuis l'hôtel Don Juan Boca Chica? English translation pending
Bonjour,
Je pars en république dominicaine à boca chica (hotel Don Juan) le 19 mars.
Je cherche des renseignements sur les transports (bus ou location de voiture ?), pour pouvoir aller à bayahibe notamment, et excursions à saona, catalina.
Est-ce que quelqu'un aurait des infos ?
Merci
Une semaine en juin à Marseille ou Nice? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai une semaine de vacances en juin, et j'ai le goût d'aller depuis longtemps d'ailleurs, à Marseilles sauf qu'il m'a été déconseillé par plusieurs 🤪 comme toutes raisons est que je voyage seule et que Marseilles est donc à déconseiller pour une femme seule... Même dans un hôtel, alors je ne sais plus... On me dirige donc, vers Nice, alors je suis très indécise 🏴☠️ je ne connais aucune des 2 villes. Je suis déjà allé quelques fois à Paris, alors j'ai envie de changement.😏 J'attend des conseils des avis, je ne sais plus. Merci à tous.
Élizabeth 🙁
J'ai une semaine de vacances en juin, et j'ai le goût d'aller depuis longtemps d'ailleurs, à Marseilles sauf qu'il m'a été déconseillé par plusieurs 🤪 comme toutes raisons est que je voyage seule et que Marseilles est donc à déconseiller pour une femme seule... Même dans un hôtel, alors je ne sais plus... On me dirige donc, vers Nice, alors je suis très indécise 🏴☠️ je ne connais aucune des 2 villes. Je suis déjà allé quelques fois à Paris, alors j'ai envie de changement.😏 J'attend des conseils des avis, je ne sais plus. Merci à tous.
Élizabeth 🙁
Serpents et compagnie dans le grand Ouest américain English translation pending
Hello,
Suite à une discution animée avec mon nouvel ami belge, Broze pour ne pas le citer, 😉, je lance ce post déjà traîté partiellement avec le spécialiste Sedonax.
Mais d'autres avis feraient avancés le schmilblick, comme dirait l'irremplaçable Coluche.
Comme beaucoup de personnes vont se rendre dans les parcs américains cet été, principalement situés dans les états de la Californie, Arizona, Utah, Colorado, New Mexico et Nevada (je m'excuse pour ceux que j'ai oublié); est-ce que les spécialistes de ces parcs (comme Sedonax) peuvent donner conseils aux nouveaux visiteurs; ou à ceux comme moi, qui n'ont pratiqué ces parcs qu'en circuits organisés. Et c'est vrai qu'en circuits organisés, on ne sort pas trop des espaces touristiques et protégés.
Alors pour ceux qui veulent se montrer plus téméraires et ambitieux dans leurs balades, ce serait bien qu'ils bénéficient, comme moi, de vos conseils.
Certes, peut-être qu'avec la fonction "Recherche" de cet excellent site, on trouverait des réponses et informations à droite ou à gauche. Mais ce serait bien plus sympa et pratique de regrouper tous vos précieux conseils sur un seul et unique post.
Alors merci par avance pour vos réponses concernant les types de bestioles qu'on peut rencontrer sur place; que doit-on faire en cas de morsures; combien de réserve d'eau il est utile de prendre avec soit durant ces belles balades; quel type de médicaments au cas où... etc.
Bon week end et au plaisir de vous lire.
PS: Merci de ne pas déplacer ce message, car il concerne vraiment les voyages US.
Suite à une discution animée avec mon nouvel ami belge, Broze pour ne pas le citer, 😉, je lance ce post déjà traîté partiellement avec le spécialiste Sedonax.
Mais d'autres avis feraient avancés le schmilblick, comme dirait l'irremplaçable Coluche.
Comme beaucoup de personnes vont se rendre dans les parcs américains cet été, principalement situés dans les états de la Californie, Arizona, Utah, Colorado, New Mexico et Nevada (je m'excuse pour ceux que j'ai oublié); est-ce que les spécialistes de ces parcs (comme Sedonax) peuvent donner conseils aux nouveaux visiteurs; ou à ceux comme moi, qui n'ont pratiqué ces parcs qu'en circuits organisés. Et c'est vrai qu'en circuits organisés, on ne sort pas trop des espaces touristiques et protégés.
Alors pour ceux qui veulent se montrer plus téméraires et ambitieux dans leurs balades, ce serait bien qu'ils bénéficient, comme moi, de vos conseils.
Certes, peut-être qu'avec la fonction "Recherche" de cet excellent site, on trouverait des réponses et informations à droite ou à gauche. Mais ce serait bien plus sympa et pratique de regrouper tous vos précieux conseils sur un seul et unique post.
Alors merci par avance pour vos réponses concernant les types de bestioles qu'on peut rencontrer sur place; que doit-on faire en cas de morsures; combien de réserve d'eau il est utile de prendre avec soit durant ces belles balades; quel type de médicaments au cas où... etc.
Bon week end et au plaisir de vous lire.
PS: Merci de ne pas déplacer ce message, car il concerne vraiment les voyages US.
Carnet de route au Rajasthan (Inde) English translation pending
Nous, Sandrine et Franck, avons réalisé un voyage en Inde de deux semaines en mars 2007... Comme introduction à cet immense pays, la région du Rajashtan semblait parfaite. Vous trouverez ainsi ci-dessous notre modeste carnet de route en espérant qu'il permettra de vous replonger dans cette ambiance si particulière ou de vous donner envie, à vous aussi, d'aller y faire un petit tour...
Mercredi 21 mars 2007 Pendant le vol à destination de Delhi, nous avons droit à notre premier repas indien et à la diffusion d’un bollywood ; film typique de l’industrie du cinéma indien. Sur un fond d’histoire à l’eau de rose, un jeune homme, Krish, et de jeunes demoiselles s’adonnent en musique à des déhanchements qui frôlent le ridicule. Je crois qu’il est temps de m’assoupir… Il est presque minuit lorsque notre avion touche le sol indien et il fait encore environ 24°C ! Après avoir passé les formalités douanières qui s’avèrent moins éprouvantes que prévues, nous changeons quelques euros contre les roupies nationales. Le cours y est très intéressant et sans commission. Il est alors temps de retrouver notre guide qui va nous accompagner tout au long de notre périple. Il s’appelle Mishra et parle un français correct bien que teinté d’un fort accent. Le trajet vers l’hôtel Ashok Country Resort, en périphérie de Delhi, nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Il fait nuit noire mais il nous est possible de distinguer quelques bidonvilles, quelques vaches errant dans les rues et, plus nombreux que les vaches sacrées, les rickshaws ! Ces petits véhicules, appelés Tuk Tuk dans d’autres pays, servent de moyens de transport aux indiens et quelques touristes le jour et de chambres à leurs propriétaires la nuit.

Notre guide nous annonce un temps de transport de 15 minutes jusqu’à notre hôtel. La circulation, encore à cette heure, fera que cela se transformera en 45 minutes. On est de toute manière prévenu : Ici, il ne faut pas s’impatienter sur la route… Après une courte nuit (6 heures de sommeil) et un bon petit déjeuner, nous découvrons la vie grouillante typique de l’Inde et encaissons le brouhaha des klaxons, des cris et bien sûr les odeurs… Il faut dire que la première chose que nous constatons après quelques kilomètres, ce sont les ordures disséminées un peu partout. Nous étions au courant mais cela surprend tout de même un peu ! Et sur la route, c’est l’anarchie ! Se côtoient pêle-mêle vaches, piétons (même sur l’autoroute), cyclistes, rickshaws, attelages de toutes sortes et divers engins motorisés. A noter que sur une trois voies, personne ici ne s’offusque de rouler à cinq ou six voitures de front… Autre chose m’ayant interpellé : Il s’agit des travaux dans les périphéries de la ville. Les ouvriers dorment à priori sur place dans des bric-à-brac où nous n’oserions même pas y parquer des poules ! Notre premier déplacement riche en couleurs nous emmène à la Jama Masjid, plus grande mosquée de l‘Inde (jusqu’à 25000 fidèles) située en plein cœur d’Old Delhi, anciennement connu sous le nom de Shajahanamabad. Petite précision, la mosquée est tournée vers l’ouest (vers la Mecque), à la différence des autres pays musulmans que nous avons déjà visités.

Après nous être affranchi des droits photos (200 rps) et avoir ôté nos chaussures, nous pénétrons dans cette immense enceinte constituée en majeure partie de grès rouge. L’impressionnante mosquée surmontée de coupoles surplombe une cour où est situé un bassin aux ablutions. Des gamins s’amusent à faire s’envoler les pigeons… Quant à nous, en chaussettes, nous tentons d’éviter leurs déjections… Le premier réel contact que nous avons avec les indiens est une demande de photo d’un groupe de gosses. S’ensuit bien évidemment une demande de récompense que nous nous refuser d’attribuer. Des gamins indiens seraient littéralement jetés à la rue par des bandes organisées afin de quémander de l’argent. Et en donnant, on encouragerait cette pratique. Ce n’est toutefois pas le cas de tous et il ne faut bien évidemment pas tomber dans la psychose, sachant que ce point de vue n’engage que nous… Au final, pour une première approche, la visite de la mosquée fut sympa mais le spectacle offert ne vaut bien évidemment pas les mosquées visitées à Istanbul ! Après ça, direction le marché Chandni Chowk que nous parcourons à pied, tout proche de la mosquée. En chemin, nous croisons un cortège mortuaire. Le mort, recouvert d’un drap et de fleurs, est transporté à bout de bras sur une civière par quatre indiens traversant le quartier. Drôle de rencontre… Le marché est un véritable capharnaüm ! On lutte pour se frayer un passage parmi les chèvres, les vaches, les rickshaws, les charrettes, … Cela sent mauvais… En suivant les mouches, on comprend pourquoi en voyant la boucherie.

Enfin, ce qu'ils appellent la boucherie ! Les maisons sont délabrées, des centaines de câbles électriques surplombent la rue, les hommes tapent sur des bouts de ferraille à même le sol, des mendiants nous accostent, des pièces de voitures jonchent le sol, … Du grand n’importe quoi ! Mais j’adore ces moments où on va à la rencontre d’une population, voir réellement comment les gens vivent au jour le jour ; et ce, loin des endroits touristiques…
Des centaines de câbles électriques surplombent la rue...

Sur la route du restaurant, nous passons devant la porte de l’Inde et la résidence du président. Rien de spécial à y voir… Sinon, au menu de ce midi, poulet curry et agneau épicé ; le tout bien évidemment accompagné de riz. Je goûte également à la bière locale : King Fisher, légère et correcte… A la sortie du restaurant, anecdote révélatrice de l’état d’esprit local : une femme emmène des briques sur sa tête jusqu’en haut d’un immeuble : Cinq hommes sont là pour « superviser » son travail ! Nous reprenons ensuite la route vers la tombe d’Humayun. Erigé en 1565 sur ordre de la veuve de l’empereur Moghol pour son mari défunt, le mausolée a certainement inspiré la construction du célébrissime Taj Mahal que nous visiterons en fin de circuit.

Tout autour, agréables jardins avec bassins où Sandrine s’est d’ailleurs installée pour dessiner un autre mausolée : celui d’Isa Khan, nabab fidèle à l’empereur Sher Sha. Le site est vraiment magnifique… Quel plaisir de flâner dans ce havre de verdure et de calme accompagnés de mainates et de petits écureuils, loin du fracas de la ville ! Même les indiens et indiennes viennent ici pour passer un moment au calme…
Après avoir effectué le tour de cet admirable édifice de grès rouge, retour au bus pour nous rendre au Qutb Minar. En route, toujours ce spectacle dépaysant : Vaches mangeant les ordures, barbiers exerçant dans la rue, femmes lépreuses, jeunes enfants nus et crasseux… Et ces femmes habillées de magnifiques saris aux couleurs éclatantes… Comment font-elles pour évoluer dans tant de saleté ? Après avoir essuyé une petite averse sur la route, nous arrivons donc sur le site du Qutb Minar, minaret haut de 72 mètres édifié par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire.
La tour est richement sculptée d’inscriptions coraniques mais on ne peut plus y monter depuis qu’une bousculade a fait une quarantaine de morts en 1981 (source : Guide du Routard). Après cette visite, retour à l’hôtel pour un copieux repas : Dal épicé (lentilles en sauce), poulet, bananes caramélisées, … Un vrai festin ! Prions pour que l’estomac tienne le choc ! Seul bémol, je me suis essayé au vin indien. Cela ressemblait plutôt à du jus de raisin mélangé à de la terre. On ne m’y reprendra pas !
Jeudi 22 mars 2007 Après un petit déjeuner américain pris à notre hôtel, nous reprenons la route pour quitter Delhi, la capitale, pour nous rendre à la campagne, dans la région du Shekawati. Cette région semi désertique située à environ 250 km à l’ouest de Delhi est surtout célèbre pour ses havelis, demeures d’anciens riches marchands de l’époque de la route de la soie et des épices dont la particularité est d’être entièrement couvertes de fresques peintes à la main. Mais pour y parvenir nous attendent plusieurs heures de route à travers les états de l’Haryana et du Rajasthan. Avant de nous lancer, nous nous arrêtons quelques minutes en périphérie de Delhi pour prendre en photo une énorme statue de cuivre du dieu Shiva…
Je suis juste à côté, tout petit... Après ça, la route est à nous ! Enfin, presque, car il y a, comme on pourrait dire, un petit peu de circulation ! On compte même jusqu’à dix files de voitures roulant côte à côte !
Sinon, comment qualifier ce trajet ?... Un véritable émerveillement que ces routes indiennes ! On nous avait dit que les meilleurs moments d’un circuit en Inde étaient les déplacements ; et bien je commence sincèrement à le croire. Chaque regard fournit un moment d’étonnement, de ravissement, de surprise ou d’effroi (avec le style de conduite des indiens). Cela ne dérange par exemple personne de doubler un troupeau de chèvre accompagné de son berger sur l’autoroute ! Il nous faut également nous acquitter de péages pour emprunter une route défoncée ! Tout ceci ne correspondant pas à notre perception des déplacements sur route, le dépaysement n’en est que plus grand ! En chemin, nous traversons de petits villages de campagne où il nous est possible de voir des scènes de la vie indienne. Un barbier s’occupe de ses clients dans la rue ; un dentiste en fait de même, … Et plus on avance, plus la végétation s’éclaircit. On commence d’ailleurs à doubler de plus en plus de charrettes tirées par des dromadaires. Le désert ne doit pas être très loin ! Dans les champs, beaucoup de femmes en saris sont à l’ouvrage. On en croise d’ailleurs un grand nombre portant de gros ballots de fourrage sur la tête. Mais que font les hommes ?? A noter qu’ici, toutes les tâches agricoles s’effectuent à la main. Quant aux enfants, ils arborent tous de larges sourires et nous saluent de la main à notre passage. J’en viens donc à penser que les gens paraissent ici moins exposés et intéressés par le tourisme qu’à Delhi. Après le repas pris en plein air dans un restaurant « à touristes », je m’évade pour aller m’approcher d’un groupe de jeunes indiennes travaillant dans les champs. Elles portent de magnifiques saris multicolores sous un soleil de plomb. J’essaie d’engager la conversation mais elles ne parlent ni le français, ni l’anglais. Tant pis, la photo prise à ce moment me permettra tout de même de conserver ce souvenir… La route est longue et il fait très chaud… Sandrine dort… Arrivés au Shekawati vers 16 heures, notre première visite nous emmène dans le village de Nawalgarh. Abstraction faite de l’extrême ruralité de la ville et de la poussière qui vole, les quelques demeures qui nous sont présentées arborent fragilement de nombreuses fresques murales représentant des scènes religieuses ou de la vie quotidienne réalisées entre le 17 et 20ème siècle. Le but de ces ornements était de mettre en évidence la puissance de leurs propriétaires enrichis grâce aux taxes de passage des caravanes en provenance de l’Asie centrale.
Malheureusement, la construction du chemin de fer par les anglais et donc la disparition des caravanes fit tomber en désuétude ces villes de transit. De ce fait, les havelis, très peu entretenus ne sont plus en très bon état. Les pouvoirs publics et l’Unesco ne peuvent malheureusement pas intervenir dans la mesure où ces trésors sont la propriété de particuliers. C’est vraiment dommage, on risque de voir disparaître ce patrimoine progressivement si rien n’est entrepris très rapidement. Pendant tout le temps de la visite, nous sommes entourés de jeunes indiens tentant de nous vendre cartes postales et autres babioles. Ils insistent tellement qu’on en entend même plus les explications de notre guide… L’étape suivante nous emmène à quelques kilomètres dans le village de Mandawa. Au programme, visite d’havelis qui se sont avérés être, à mon avis, en meilleur état de conservation.
Malheureusement, la nuit commence déjà à tomber (vers 19 heures) et nous ne pouvons profiter pleinement de la visite qui aurait mérité un peu plus de temps. Il est temps pour nous de gagner notre hôtel, le Desert Resort Mandawa fabriqué en terre selon l’architecture locale. Et quelle surprise lorsque s’est ouverte la porte de notre suite ? Un immense bungalow recouvert de roseaux et de bambous au milieu duquel se trouve un arbre ! Et oui, le tronc d’un arbre est en plein milieu de la pièce et traverse le toit de notre chambre : le grand luxe qui contraste vraiment avec la pauvreté extérieure… En guise de repas, nous avons droit à un buffet en plein air de spécialités indiennes agrémenté d’un spectacle de marionnettes du cru, de musique et de danses râjasthânis. Un bon moment avant une bonne nuit de sommeil. Toutes ces heures de bus et le décalage horaire se font en effet rapidement sentir… Vendredi 23 mars 2007 Le réveil sonne. Il est 5h45. Il nous faut partir tôt pour rallier la région de Bikaner, ville du nord du Rajasthan, plantée au cœur du désert du Thar. La ville, de 600 000 habitant est fortifiée et protégée par une énorme forteresse. Mais avant de la découvrir, nous prenons notre petit déjeuner et profitons encore un peu de notre hôtel qui nous offre une magnifique vue sur la campagne semi désertique des alentours. La route est très difficile puisque très chaotique. Notre guide en profite pour nous expliquer le système des castes en Inde. Officiellement, les castes sont interdites. Mais officieusement, le système est toujours en place, surtout à la campagne. Comme nous l’avons déjà dit, l’Inde est le pays des contrastes et des paradoxes… Et bien figurez-vous que l’état ne veut plus entendre parler de castes mais qu’une aide sociale n’est attribuée qu’aux personnes affichant leur appartenance à une caste inférieure. Et ici, cela se matérialise avec l’identité. En effet, l’identité d’une personne est composée d’un prénom, d’un nom et de la caste. Par exemple, notre guide nous a dit qu’il s’appelait Mishra… Et bien cela correspond à une sous caste des brahmanes, la caste la plus élevée hiérarchiquement en Inde ! En fait, il existe quatre grandes catégories de castes : les brahmanes, les rajpoutes, les commerçants et les intouchables… sachant qu’il y a une multitude de sous castes. Pendant ce temps, nous traversons le désert du Thar parsemé d’une multitude d’arbres : des pizras qui ressemblent aux arbres du parc de Joshua Tree aux Etats-Unis. Le paysage est sympathique… Ce désert a beau être celui ayant la plus forte densité humaine au monde, on ne croise désormais quasiment personne… Avant d’arriver à Bikaner, nous faisons une halte dans la petite ville de Desnoke surtout réputée pour la visite de son temple Karni Mata plus communément appelé « Temple des rats ». Ici, les habitants vénèrent les rats présents dans ce temple dans la mesure où ils croient qu’ils sont la réincarnation des enfants de la région qui sont décédés… Des indiens passent leurs journées entières dans ce temple…
L’ambiance dans ce temple est vraiment étrange, mystique, … Les fidèles font la queue pour donner des sucreries, des graines et autres fruits aux petites bestioles qui courent et se faufilent parmi les pieds nus des visiteurs ; le tout, agrémenté d’une forte odeur d’encens sur ton de prière. En contournant le temple, nous y avons même vu des personnes en train d’embrasser le mur du temple. Bien qu’intéressant, je m’attendais à y voir plus de rats sachant que je n’y ai bien évidemment pas vu de rat blanc. La légende précise que si on entrevoit un rat blanc dans ce temple, cela nous portera bonheur. A l’extérieur du temple, il y a comme une fête locale où beaucoup de stands vendent des aliments à donner aux petites bestioles. Pour l’occasion, même les enfants sont parés de vêtements multicolores et de maquillage…
Il nous reste désormais une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Bikaner, c’est-à-dire environ une heure de route : c’est la moyenne ! Mais avant cela, nous prenons notre déjeuner dans un ancien palais de maharadjas reconverti en restaurant végétarien. Une fois repartis, nous sommes désormais bloqués quelques minutes sur la route par une vache sacrée sacrément têtue. Personne n’ose la faire bouger. Après quelques coups de klaxon, c’est bon, madame daigne quitter les lieux ! Arrivés en périphérie de la ville, nous visitons les cénotaphes des maharadjas de Bikaner, c’est-à-dire le lieu où sont dressés plusieurs mausolées mortuaires en l’honneur des souverains de la région.
Les cénotaphes sont toujours situés à l’endroit où la dépouille a été brûlée. Le site est agréable et les cénotaphes tout de marbre blanc sont magnifiques. Nous y rencontrons sur place deux jeunes indiens tout mignons qui, pour une fois, ne nous demandent rien. J’essaie d’entamer la conversation avec Dactes et Devila mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. Après une photo prise en leur compagnie, nous leur offrons de petits flacons de gel douche ramassés dans nos différents hôtels. La traversée de la ville de Bikaner ne vaut pas le détour dans la mesure où nous y longeons des canaux d’eau croupie couverte de détritus dans laquelle se jettent les égouts de la ville. L’assainissement est à revoir… Imaginez les odeurs…Par contre, à la vue de la forteresse, nous ne regrettons pas cette étape. Les imposantes murailles de grès rouge du fort de Junagarh construit au 15ème siècle sont en effet magnifiques. En fait, ce fort est constitué de plusieurs palais construits successivement par les différents maharadjas de Bikaner. Plusieurs styles se côtoient ; et ce, dans une parfaite harmonie. La visite effectuée par notre guide est intéressante. Les cours richement travaillées s’enchaînent les unes derrière les autres. On en prend plein les yeux !
Après ça est prévu la visite d’une ferme à dromadaires de Bikaner. Pas grand’chose à en dire, la visite s’avérant sans intérêt : Des dromadaires, et encore des dromadaires, dans des enclos, sans explication ni information… La journée avançant, nous consacrons la fin d’après-midi à une promenade dans le marché local de la ville, haut en couleur et typiquement indien. Etant pratiquement les seuls touristes, nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens curieux de nous voir ainsi déambuler parmi les étales de fruits et de légumes.
J’essaie d’ailleurs d’entamer une conversation avec un jeune indien, mais son anglais encore plus approximatif que le mien et le tabac qu’il est en train de chiquer font qu’on ne comprend pas un mot du message qu’il essaie de me faire passer ; tout cela se passant dans une ambiance bon enfant ! Après ça, direction notre hôtel situé à Gajner : le Gajner Palace, un ancien palais de maharadjas reconverti en hôtel de luxe. Après un apéritif pris en cours de route et offert par notre guide, nous arrivons dans cet établissement très luxueux. Imaginez un magnifique palais au milieu d’un jardin verdoyant au bord d’un lac en plein désert ! Quant à la soirée, elle est magique. Après un très bon repas (dal, riz, agneau relevé, …), nous assistons dans les jardins du palais à un spectacle de danses et de chants du Rajasthan, le tout agrémenté d’un très bon tchaï, thé traditionnel de l’Inde. Que rêver de mieux… Peut-être une bonne nuit dans notre lit XXL… Demain, ce sera Jaisalmer ! Samedi 24 mars 2007 Ce matin, nous faisons une grasse matinée : Levés à 8 heures car le guide a prévu de prendre la route pour Jaisalmer en début d’après-midi. Pour passer la matinée, nous faisons donc un « safari » photo en jeep 4x4 dans le désert avoisinant. En tout cas, toujours pas de tourista à l’horizon ! Tant mieux, pourvu que ça dure ! Il est vrai que nous prenons toutes les précautions possibles : Nous ne buvons pas l’eau du robinet, nous nous brossons les dents avec de l’eau minérale et nous essayons de ne pas manger trop épicé… Après le petit déjeuner, nous montons donc dans notre 4x4 pour aller nous promener dans le désert. Il est vrai que ce safari n’a safari que le nom. Pas de tigre ou d’éléphant en vue. Dans la région, il n’est possible d’apercevoir que des phacochères, des gazelles, antilopes ou autres chacals… Mais bon, la promenade est tout de même sympa…
Le chauffeur du véhicule, quant à lui, l’est un peu moins : Tous les 100 mètres, il nous demande un pourboire ! Il attrape une pauvre petite chèvre pour nous la montrer : Pourboire ! Il aperçoit en premier un chacal sous les arbres : Pourboire ! Il est vrai que ce rapport constant avec l’argent est un peu pesant. Au final, il n’aura que les 50 roupies que nous avions prévu de lui donner. Le désert du Thar dans lequel nous nous trouvons ne ressemble en aucun cas (au moins pour l’instant) au Sahara. Ici, il y a tout de même un peu de végétation… Cela ressemble d’ailleurs un peu plus à la steppe… Mais bon, le paysage reste tout de même agréable… De retour à notre hôtel, nous préparons nos valises pour le départ qui se rapproche. Et avant le déjeuner, nous nous installons dans le grand parc arboré situé sur les bords du lac afin de profiter de quelques instants de calme. Sandrine en profite pour dessiner la façade de notre hôtel. Quant à moi, je commence à écrire le carnet de route de cette journée… Le repas, très bon et très copieux, a lieu dans la grande salle à manger où trônent des trophées de chasse : tigres, têtes d’éléphants, … le tout dans une ambiance très coloniale. Après cela, c’est le départ pour 7 heures de route à travers le désert où les véhicules se font de plus en plus rares… En route, notre guide nous explique les différentes influences religieuses du pays. Bien qu’intéressant, je ne peux résister à l’appel de la sieste post repas. Je suis réveillé par notre quotidienne escale « toilettes » bizarrement toujours situés près d’une boutique pratiquant des prix prohibitifs… Cela n’empêche toutefois pas les quelques européens présents d’acheter et de tomber dans le panneau. Les prix pratiqués dans ces boutiques « à touristes » sont en effet deux à trois fois plus élevés que dans les bazars et autres échoppes des villes où nous nous sommes pour l’instant arrêté ! En plus, ici, la marge de négociation est très faible… Quelques kilomètres plus tard, notre guide nous arrête en plein désert afin d’aller à la rencontre de nomades du désert. Cette étape nous fait prendre conscience de notre chance d’être européens. Ces gens vivent en effet dans le dénuement le plus total. Leur habitation n’est qu’un tas de branches et de tôles rouillées, leurs vêtements sont déchirés, … Une femme pleure… Notre guide entame une conversation avec elle. Apparemment, elle est malade… Toutefois, ces personnes n’ont pas l’air malheureuses. Notre guide nous affirme d’ailleurs que ces gens ne sont pas pauvres ; cela correspond tout simplement à leur mode de vie. A y regarder de plus près, j’en doute un peu…
Nous leur offrons ainsi quelques plaquettes de médicaments que nous avons sur nous (en espérant que nous n’en aurons pas besoin…), ainsi que quelques friandises… Les enfants sont aux anges ! En quittant les lieux, nous nous apercevons que la femme qui sanglotait nous regarde partir en rigolant. Comment devons-nous interpréter ceci ? La route nous amenant à Jaisalmer nous rapproche également du Pakistan. C’est pour cette raison que nous croisons de plus en plus de véhicules militaires ; les relations entre les deux pays n’ayant jamais été très cordiales. Notre route traverse d’ailleurs la petite ville de Pokaran où les indiens ont expérimenté l’arme nucléaire. Le dernier essai datant de 1998, nous ne nous attardons pas trop longtemps ici ! Et finalement, alors que le jour commence tout doucement à tomber, nous apercevons enfin la forteresse au bout de l’interminable ligne droite nous menant à La Carcassonne du désert. Telle un mirage posé sur le désert, la ville jaune est enfin à notre portée. Avant de prendre possession de notre chambre d’hôtel, nous faisons halte quelques minutes en périphérie de ville pour visiter une fabrique de bijoux en argent. A peine un pied posé dans la rue et nous nous faisons alpaguer par les enfants mendiants. Quelques stylos et savons distribués déclenchent alors une bousculade générale. Stop ! Nous n’avons plus rien ! En ce qui concerne la visite, les bijoux restent malgré la pauvreté des lieux très chers et fantaisistes. Nous ne ferons donc aucun achat. Arrivés au Gorbandh Palace, nous passons à nouveau la frontière entre la pauvreté des rues et l’opulence des hôtels. Mais malgré la richesse des lieux, quelle est notre surprise d’apercevoir pendant le repas un rat se promener sur la corniche du mur du restaurant de notre hôtel. Bizarrement, celui-ci n’a pas l’air affamé… La fin de soirée, nous la passons au bar de l’hôtel à siroter lentement un cocktail. Demain, Jaisalmer sera à nous… Dimanche 25 mars 2007 Le réveil à 7 heures est très difficile. Certainement à cause de la fatigue mais également parce que nous détectons l’un est l’autre un début de tourista. Rien de grave pour l’instant mais après avoir pris un médicament, nous espérons que nos intestins tiendront le coup ! Après un petit déjeuner très très light, nous nous rendons au lac Godisar, immense bassin à proximité de la ville où il est possible de voir des indiens s’y laver ou des bergers faisant boire leurs troupeaux de chèvres. Cette première visite s’avère être vraiment sympathique… Un homme jette du pain dans le lac où d’énormes silures apparaissent en surface. Des gamins, en voyant que nous sommes français nous chantent « Frères Jacques », ce qui nous rappelle notre journée à Assouan, en Egypte. Un vieux bonhomme joue de la cithare sur les berges du lac… Tout ceci au petit matin sur fond de cénotaphes et autres temples de couleur ocre. Il règne ici une ambiance vraiment agréable…
Après ceci, nous nous rendons enfin à la fabuleuse forteresse de Jaisalmer ; ce pourquoi il me tardait de venir au Rajasthan. Ce fort se dresse fièrement au cœur du désert du Thar. Bâti à l’âge d’or des caravanes au XIIème siècle, la citadelle dorée n’a rien perdu de sa splendeur.
Passés les remparts et leurs portes successives, on peut lire toute la richesse d’antan de la cité sur les façades ocres des havelis et temples la composant. La « Carcassonne du désert » vaut largement sa réputation ! Au début, on se fait un peu harceler par les pseudo guides et marchands en tout genre, mais après s’être habitué à ces nuisances, on peut dire que l’endroit est réellement magique. Pour ma part, un véritable coup de cœur…
Nous ne savons où donner de la tête, chaque coin de rue valant le coup d’œil et sa photo.
Tout en nous promenant, nous nous dirigeons vers les temples jaïns de Rhishabder. Les jaïns appartiennent à une secte ultra orthodoxe de l’hindouisme qui a pour particularité d’avoir un respect quasi maladif pour toute forme de vie. C’est pourquoi nous sommes accueillis dans un des temples par un prêtre dont la bouche est couverte par un linge au cas où il avalerait par mégarde un insecte. Les jaïns balaient également devant eux afin d’éviter d’écraser toute forme de vie… Concernant les temples, ils sont richement travaillés et ornés de nombreuses sculptures représentant les multiples prophètes de la secte (24) ; le tout dans la pierre jaune typique de la région de Jaisalmer…
En sortant et après quelques négociations, nous faisons l’acquisition d’un album photo en cuir à l’effigie du dieu Ganesh. Notre carnet de route vient de se trouver un support… Après ça, nous redescendons trop rapidement à notre goût vers la sortie, notre guide ne cessant de nous presser. A-t-il une idée derrière la tête ? Nous en profitons toutefois pour contempler l’inextricable dédale de ruelles habitées par des vaches sacrées errant parmi les enfants à pieds nus… Direction la ville basse et ses havelis… Sur le chemin, nous croisons un homme ayant plus d’un mètres d’envergure au niveau de ses moustaches : photo souvenir !
Contrairement aux havelis peints du Shekawati, ceux-ci sont finement sculptés dans le grès jaune local. Le travail accompli est inimaginable.
Du haut du Patwa haveli, le panorama sur le fort est magnifique : A ne pas manquer ! Mais une fois de plus, nous sommes pressés par le guide. Arrivés au rez-de-chaussée, nous comprenons pourquoi… Il veut nous faire acheter des pashminas et autres patchworks hors de prix sur lesquels il doit toucher une juteuse commission ! Rien à faire, nous ne cédons pas et je profite même d’un instant d’inattention pour me glisser dans l’escalier afin de retourner quelques minutes sur la terrasse ; et ce, afin d’y contempler à nouveau le panorama.
De retour à l’hôtel, nous prenons un repas très light, les maux de ventre, bien que supportables, n’étant pas disparus. Et comme le guide nous laisse le début de l’après-midi, nous en profitons pour aller nous rafraîchir au bord de la piscine de notre hôtel. Température extérieure, 40° à l’ombre, eau à 28°… on la trouve même un peu fraîche en y entrant ! Cela nous coûtera toutefois un petit pourboire pour le jeune indien qui accourut dès notre arrivée pour nous placer notre parasol ! Pourboire pour les porteurs, les danseurs, les chauffeurs, les photos, les musiciens, … Ici, c’est une institution ! Comme il nous reste du temps, nous décidons de retourner à la citadelle qui mérite, il est vrai, plus de temps de découverte. Pour y aller, ne voyant pas de rickshaw, je fais un petit signe à un paysan au volant de son petit camion-benne. Celui-ci s’arrête aussitôt et nous propose le transport pour 10 roupies par personne (15 centimes d’euro). A ce prix-là, même pas la peine de négocier ! Quant à cette promenade en solo dans la vieille ville, un régal ! Nous parcourons à notre rythme les petites rues à la rencontre d’endroits insolites et de personnes sympathiques.
Il ne nous faut en fait que quelques minutes pour entamer une conversation avec une femme et ses enfants… Les prenant en photo, la mère nous demande même de noter son adresse afin de lui envoyer les clichés. J’offre à sa petite fille des flacons de gel douche récupérés à l’hôtel et lui mime le geste « chut ». Celle-ci adorable, grand sourire m’imite aussitôt… Un moment vraiment à retenir !
Nous profitons également de ce temps libre pour acheter un chemin de table façon patchwork, spécialité de la ville. Nous téléphonons en France afin d’avoir des nouvelles de notre petite grenouille Anna qui vient d’avoir 9 mois et qui nous manque beaucoup. On apprend par ma mère qu’une deuxième dent vient de faire son apparition. On a hâte de voir ça ! Concernant le retour à l’hôtel, cela restera également comme un grand moment de ce voyage. Nous prenons un rickshaw motorisé… Après quelques minutes, le chauffeur me laisse le guidon et c’est moi qui ai ramené tout le monde à l’hôtel… Il est en effet temps de rejoindre le guide pour aller aux dunes de Sam afin d’assister là-bas au coucher du soleil. En route, nous nous arrêtons au temple jaïn d’Amarsagar situé à 8 km de Jaisalmer. Nous le trouvons moins beau que ceux visités ce matin. Sandrine s’y est toutefois fait apposer de l’huile de bois de santal sur le front par le prêtre, signe de bienvenue. Ensuite, après quelques kilomètres de route à travers le désert, nous nous arrêtons et rencontrons un groupe de chameliers. Nous allons en effet nous rendre aux dunes de Sam à dos de dromadaires.
Sandrine et moi sommes sur le dos de Mickaël Jackson ! Il fait chaud mais l’air est respirable… Arrivés sur place, en attendant le coucher du soleil, j’en profite pour galoper un peu et écoutons ensuite quelques groupes de musique et de danse locale, moyennant bien sûr quelques roupies !
Sandrine me demande ensuite de photographier une jeune indienne et son bébé (encore un pourboire). J’en profite pour lui montrer une photo de notre petite Anna que nous avons continuellement sur nous.
Le soleil est maintenant couché. Il est temps de remonter sur nos dromadaires pour regagner la route (et encore un pourboire pour le chamelier). Bien que rôdée et hyper touristique, cette balade fut bien sympathique. A l’hôtel, encore un repas léger… Sur ce, je pose ma plume pour tenter de me reposer un peu… Lundi 26 mars 2007 Au programme de la matinée, route, route et route. L’objectif est la ville de Jodhpur, surnommée la ville bleue. Les photos du bleu de la ville que j’ai vues avant le départ étaient saisissantes. J’ai hâte de voir ça sur place... Plus on s’approche de Jodhpur, plus on rencontre de personnes et de vie sur le bord des routes. Nous nous éloignons petit à petit de la zone désertique et arrivons dans une zone un peu plus vallonnée. Juste avant la ville, nous traversons d’ailleurs sur des dizaines de kilomètres des carrières de pierres aux dimensions impressionnantes… A ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de montagne à cet endroit… L’heure du déjeuner approche, plus de tourista en vue… Tout va bien, sauf que je commence un peu à me lasser de la nourriture indienne. Tout est très bon mais les senteurs et les goûts sont souvent les mêmes : notre bon vieux steak frites mayonnaise me manquerait-il ? Arrêtons de nous plaindre : Nous sommes en Inde et il faut profiter de chaque instant ! Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un palais de maharadjah où il est possible de manger dans les jardins, ou… dans les anciennes écuries transformées en salle de restaurant. Après s’être bien rassasié (je n’énumère pas ce qu’on a mangé, c’est souvent la même chose), une petite sieste s’impose près de la piscine du palais. Après ça, plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à Jodhpur la bleue. Sur place, la ville paraît immense, très polluée et comme d’habitude, la circulation semble être anarchique… Mais bon, j’essaie à chaque coin de rue d’entrevoir le fort Mehrangarh, objet de notre visite du jour… Et là, je ne suis pas déçu. Ce fort, construit en haut d’un haut promontoire au centre de la ville paraît tout droit sorti de Tolkien.
La hauteur des murs de l’enceinte est impressionnante.
Après s’être doté d’audio guides en français (vraiment très bien fait), nous débutons la visite. Pour commencer, il faut arpenter les quelques rues menant à l’entrée du fort. Beaucoup d’indiens et d’indiennes en saris multicolores se promènent. C’est cool de pouvoir se promener à notre rythme avec ces audio guides. Cela nous change des visites effectuées avec notre guide qui ne raconte pas toujours des choses très intéressantes… Comme dans les autres forts déjà visités, nous voyons des trônes, des palanquins, une salle d’armes, … Mais le plus intéressant (enfin, en ce qui me concerne), c’est que nous avons vue sur la ville bleue en contrebas du fort. Les maisons sont belles et bien bleues. Il ne s’agit pas là d’une légère teinte bleutée ; cette perspective est vraiment originale…
Il paraît que les habitants peignent leurs maisons en bleu car cette couleur repousse les moskitos du coin. Je reste à long moment à contempler la ville, m’évadant dans mes pensées… En tout cas, j’espère que ces quelques lignes et mes photos retranscrirons cette vue irréaliste… Après cette visite, notre guide insiste pour nous faire visiter une manufacture de miniatures. Il s’agit là de la spécialité de la ville de Jodhpur. Ce sont des peintures effectuées à l’aide de pinceaux très fins afin d’effectuer des fresques très détaillées. Un rapide tour pour s’apercevoir que notre guide nous a à nouveau emmené dans un attrape touriste. Les dessins sont certes magnifiques (bien qu’un peu kitch à mon goût) mais les prix y sont exorbitants. Et toujours les traditionnels : « C’est ici qu’on trouve la meilleur qualité ; n’achetez pas les dessins des vendeurs dans la rue ; etc »… Nous allons ensuite nous promener dans le quartier commerçant nommé Sardar Bazar. Nous revoilà dans l’Inde grouillante des grandes villes… Dans ce quartier on peut voir plein d’échoppes vendant des saris, des miniatures, … des roulements, des pièces usagées de moteurs, … ici, rien ne se perd. Quant à la propreté dans certaines « boulangeries », cela laisse à désirer…
Chaque objet y trouve une nouvelle vie. Par contre, les odeurs sont très fortes, la ville est très polluée, les ordures jonchent les trottoirs : Les éboueurs sont-ils en grève ? Les vaches sacrées y fouinent pour trouver à manger : une chaussure usagée, des papiers gras, …
En plus, le climat n’arrange rien. Il fait très lourd et très humide… L’air devient irrespirable… Certains touristes se promènent même en mettant un mouchoir sur leur bouche…
Arrive alors un enfant mendiant dans la rue, habillé de guenilles. Il me tient par la main afin de me soutirer quelques roupies. Celui-ci a toutefois du mal à marcher et à me suivre. Que lui arrive-t-il ? Après un rapide regard, je m’aperçois qu’il a le pied droit rongé par la lèpre : Que faire pour l’aider ?... la vie n’est vraiment pas rose pour tout le monde. Après cette vision de la réalité, il nous faut gagner notre hôtel Rohetgarh établi en pleine campagne dans un ancien palais de maharadjahs. Après avoir côtoyé la misère et la maladie la journée, j’ai un peu honte de décrire l’hôtel luxueux dans lequel nous avons mangé et passé la nuit… Mardi 27 mars 2007 Le réveil sonne à 6h30 dan la mesure où nous avons beaucoup de choses de prévues pour aujourd’hui. Après un petit déjeuner qui ne restera pas comme étant le meilleur du séjour, nous partons en 4x4 visiter les tribus bishnoïs. Les bishnoïs sont une ethnie du Rajasthan accordant une importance primordiale à l’environnement. En effet, isolés de tout, cette communauté strictement végétarienne applique une non violence totale envers tous les êtres vivants, y compris les végétaux. Ainsi, un village entier a été rayé de la carte pour s’être opposé à l’abattage de quelques arbres par les hommes du maharadjah de Jodhpur. Les femmes, quant à elles, recueillent même les faons orphelins afin de les nourrir au sein… Sur la piste nous y conduisant, nous apercevons gazelles et autres antilopes qu’il nous est possible d’approcher. Arrivés au village, nous sommes accueillis par son chef ; vieil homme d’environ 80 ans, enturbanné, tout de blanc vêtu. Mal à l’aise au premier abord dans la mesure où nous débarquons dans une communauté sans connaître leur possible réaction, nous sommes rapidement rassurés par l’atmosphère hyper « zen » régnant dans le village.
Ils vivent de façon très rudimentaire dans des huttes construites en bois et bouses de vaches séchées. Et contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu’à présent en Inde, ici, tout est très propre ! Au détour d’une petite habitation, nous apercevons une mère et son bébé ne devant pas être plus âgé que 3 mois. Sandrine, toujours nostalgique de notre petite Anna, lui demande alors s’il lui est possible d’entrer pour lui montrer quelques photos de notre grenouille. Echanges de grands sourires et quelques photos immortalisent ce moment… Dans un autre village moins authentique, nous sommes accueillis par un geste d’hospitalité : l’offrande de l’opium ! Ici, les hommes ont pour coutume de consommer cette drogue et d’en faire profiter les visiteurs. La potion consiste à mélanger du sucre, de l’eau et de l’opium. Après avoir filtré le tout, le chef du village en fait couler dans le creux de sa main qu’il convient de humer pour profiter du breuvage… Rassurez-vous, cela n’a eu aucun effet dans la mesure où je n’en ai que très peu consommé ; juste un petit goût âcre dans la bouche… Sandrine, quant à elle, n’a pas voulu tenter l’expérience… De retour à l’hôtel de Rohetgarh, nous reprenons notre bus pour 4 heures de route à destination de Ranakpur ; non sans avoir versé le traditionnel pourboire au chauffeur de 4x4. La route traverse l’immense plaine du Rajasthan. Le spectacle proposé étant un peu monotone et la fatigue aidant, une petite sieste s’impose… En me réveillant, j’ai la surprise de me retrouver en basse montagne. Le paysage est ici très boisé et très vert, totalement différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent… Le désert paraît bien loin… A notre arrivée à Ranakpur, nous faisons une première halte au Maharani Bag Orchad Retreat, restaurant sous forme de buffet où nous avons à nouveau pu manger des spécialités locales dans un magnifique jardin verdoyant au son relaxant d’une cithare. Quelle chaleur ! Il me semble qu’aujourd’hui est la journée la plus chaude depuis notre arrivée : environ 40° à l’ombre… Ensuite, direction le temple jaïn qui constitue pour moi une grande attente dans ce voyage. Le temple d’Adineth tient ses promesses. Magnifique vue sur l’architecture extérieure présentant des similitudes avec les temples khmère d’Angkor… L’intérieur est une véritable forêt de marbre incroyablement ciselé…
En entrant, on prend une claque ! Bien que vu en photo, mon impression dépasse mes espérances. C’est littéralement une forêt de piliers dressés selon un plan assez complexe supportant des coupoles, le tout finement ouvragé et recouvert de motifs floraux et géométriques, des personnages, des animaux, des dieux, des démons, … C’est hallucinant car l’ensemble est sculpté dans du marbre blanc !
Je déambule ainsi parmi ces « tronc pétrifiés » au nombre de 1444 ! Je ne sais plus où donner de la tête… Avant le départ, nous sortons du temple pour profiter de la vue extérieure. En nous éloignant un peu, nous profitons également du spectacle des singes accrochés aux branches des arbres environnants. Nous parvenons même à nous en approcher de très près pour les photographier…
Nous restons cependant prudent, un touriste aurait été dévoré par un tigre, ici, il y a quelques années… Nous empruntons ensuite un chemin montant vers un petit sanctuaire d’où la vue doit valoir le coup. Effectivement, la vue sur le temple est superbe ; le blanc de ses murs contrastant avec les collines des alentours. Telle une cathédrale en pleine nature, le temple se dresse en effet au milieu des collines boisées. Cette situation exceptionnelle ajoute à la grandeur du monument.
J’ai vraiment eu, comme vous l’avez certainement compris, un coup de cœur pour cette visite, bien trop courte à mon goût… Et oui, il faut déjà reprendre la route pour Deogarh. Sur la route, nous traversons le marché de Ranakpur où de nombreuses femmes en saris multicolores paradent… Nous faisons également un petit arrêt en cours de chemin en pleine campagne. Comme à l’accoutumée, plusieurs gosses apparaissent comme par miracle d’on ne sait où… Plus étonnant encore, un marchand de glaces mobile est là, au milieu de nulle part. Je m’essaie alors à un petit pot de crème glacée à l’aspect douteux… La glace, achetée 3 roupies (5 centimes d’euro), est plutôt bonne mais je ne garantis pas le résultat intestinal de demain… On verra bien… Ce qui m’a interpellé, c’est une fois que le pot fut terminé, je rendis le pot vide au marchand, n’ayant pas de poubelle sous la main. Celui-ci s’empressa de le jeter à terre… Toute une éducation à refaire ! J’ai donc ramassé le pot vide en attendant de trouver une poubelle : tâche très difficile en Inde ! Arrivés à Deogarh, nous prenons possession de nos appartements dans le palace du maharadjah du coin ; le Deogarh Mahal, magnifique bâtisse de couleur jaune où notre chambre est digne des 1001 nuits… Quant au repas, nous l’avons pris sur le toit terrasse de l’hôtel avec une vue magnifique sur le palais… Que de luxe dans ce pays si pauvre. L’inde est vraiment le pays des paradoxes… Mercredi 28 mars 2007 Nous nous réveillons assez tôt, comme d’habitude et avalons notre petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel. Au programme de cette matinée, beaucoup de route pour rejoindre Pushkar… D’ailleurs, après quelques kilomètres, je ne peux céder à l’appel de la fatigue qui commence à s’accumuler. Avant d’arriver sur le site, notre guide commence à nous évoquer des histoires de faux prêtres basés à Pushkar. Ceux-ci, dans le but d’arnaquer les touristes, obligent ceux-ci à suivre un rituel permettant l’accès au lac sacré. Bien évidemment, ce rituel est payant. La question est de savoir ce qu’il se passe si on refuse de payer ce charlatan. L’histoire dit que le faux prêtre peut par exemple attraper votre appareil photo et le jeter dans le lac… Mais que fait la police ? Notre guide, qui visiblement n’a pas l’air à l’aise sur le sujet nous conseille tout simplement de payer. Soit, je le soupçonne surtout ne pas vouloir avoir d’ennui avec ces prétendus prêtres… Sinon, la ville en elle-même est un lieu sacré de l’hindouisme. La légende dit que le dieu Brahma laissa tomber une fleur de lotus, qui, lorsqu’elle toucha le sol, se transforma en lac autour duquel fut construit Pushkar. Arrivés sur place, nous visitons donc le temple dédié au fameux Brahmâ qui est le seul temple du pays lui étant consacré.
A l’entrée, nous apercevons un sâdhu lisant les lignes d’un livre sacré. Celui-ci paraît de type européen… Notre guide nous expliquera un peu plus tard que ce sâdhu est à cet endroit depuis neuf ans et qu’il lit toujours ce même livre à voix haute… Ah, quand on a la foie…
Le temple par lui-même est très kitch ! C’est en effet le premier temple multicolore que nous visitons. Par contre, il y règne vraiment une ambiance spéciale. Les hindous sont massés devant une statuette à l’effigie du dieu barbu à trois têtes et il est difficile de s’en approcher… De plus, comme celui-ci est en plein soleil, qu’il y règne une température avoisinant les 50°C au soleil et que l’on ne peut marcher sur les dallages qu’à pieds nus… et bien ça brûle ! Nous dirigeant ensuite vers le lac sacré, arriva ce qui dû arriver : Nous sommes interceptés par un homme se disant prêtre et désirant nous conduire au lac. Notre guide prend alors la parole et commence à négocier pour nous ce que nous allons devoir lui donner ! Mais où sommes-nous ? Finalement, nous devons nous acquitter de 50 roupies (environ 1 euro) si nous ne voulons pas avoir d’ennuis (termes employé par notre guide). Il est vrai que la somme est dérisoire mais sur le principe, je ne cautionne bien évidemment pas ce principe. Après ça, la mascarade commence : Faux sermons, jet bidon d’une fleur dans le lac pour avoir la bénédiction du prêtre. Je n’ai d’ailleurs pas encore parlé de sa tenue ! Jean, chemise Lacoste et montre en or : Ca rapporte d’être prêtre à Pushkar !!! Il nous laisse enfin seul profiter du lac (on a tout de même perdu une heure !). Le lac est entouré de ghâts, ces escaliers permettant d’accéder à l’eau. Des indiens et indiennes sont là, effectuant leurs ablutions. Et surprise, il me semble voir un groupe d’indienne aux seins nus effectuant leurs ablutions. Je ne m’attendais pas du tout à assister à une telle scène ; les indiennes paraissant jusqu’à présent très réservées et pudiques…
Un autre groupe d’indiens se jette littéralement dans l’eau afin d’y faire quelques brasses… Personnellement, malgré la chaleur, l’eau ne me donne pas du tout envie… Avant, les morts était brûlés sur les ghâts et étaient jetés dans les eaux du lac, comme c’est encore le cas à Bénarès dans le Gange. Mais ici, c’est terminé ; et ce, pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau étant stagnante… La ville, quant à elle, est propice à la promenade dans une ambiance « hippie ».
De petites boutiques, quelques sâdhus et… des vaches à 5 pattes, emblème de Brahmâ ! On y voit également quelques dromadaires… Il faut savoir qu’au mois de novembre se tient ici la plus grande foire aux chameaux du monde… La suite de la journée, nous la passons en partie à nouveau sur la route en direction de Jaipur la rose. En effet, après Jodhpur la bleue, voici Jaipur la rose… Après avoir laissé traverser une vache sacrée sur l’autoroute, nous arrivons donc dans cette grande ville de plus de quatre millions d’habitants connue pour ses multiples forts et palais. Nos bagages déposés à l’hôtel, à nous Jaipur, à pied ! De premier abord, les rues sont larges et rectilignes. Il faut dire que la ville et relativement récente (18ème siècle). Les bâtiments sont bel et bien peint en rose ; et ce, depuis la venue du Prince de Galles au début du 19ème siècle. Nous commençons par arpenter la rue principale, rue où se trouve le Hawa Mahal, c’est-à-dire le palais des vents. Nous en profitons également pour faire quelques emplettes dans la mesure où nous n’en avons pas encore eu beaucoup le temps. Des négociations s’ensuivent pour des sacs de tissus brodés, des saris, … Après avoir conclu notre deal, nous entamons une conversation avec le vendeur qui nous demande de le prendre en photo avec nous et de lui transmettre ensuite le cliché. Pour cela, il nous donne sa carte où figure son adresse. Les gens ont vraiment l’air très sympa par ici ! Notre soirée, nous avons prévu de la passer au cinéma « Raj Mandir ». En effet, le cinéma de Jaipur est réputé pour sa beauté et sa taille. De plus, voir un bollywood en Inde constitue une expérience vraiment à part. Nous ne voulons donc surtout pas manquer ça. Avant cela, un petit détour dans le McDo du coin. Certains d’entre vous vont peut-être crier au scandale mais je voulais voir ce qu’ils proposaient comme sandwichs en Inde : que des hamburger au poulet ou totalement végétariens. Le film, quant à lui, s’appelle Viva ; et comme tout bollywood qui se respecte, il y a des chants, de la danse, de l’amour, … mais jamais de bisou ! Et les gens regardent ça par 10°C (la clim tourne à fond !) en mangeant, en discutant d’affaires et autres avec leur voisin, … Mais bon, trois heures et demi pour un film en indien, c’est un peu long… Et puis finalement, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance que ça… Toutefois, en sortant, quel contraste avec ce que nous avons vu dans le film ! C’est vraiment une autre Inde que nous avons devant nous… Nous regagnons donc notre hôtel en rickshaw… C’était sans compter sur notre chauffeur qui ne connaissait visiblement pas notre hôtel… ni Jaipur ! Bref, après un petit détour et de multiples arrêts pour demander sa route, il nous a déposé devant notre Holiday Inn où nous avons passé une bonne nuit… Jeudi 29 mars 2007 Encore une journée bien remplie que ce jeudi 29 mars. Après un déjeuner agrémenté de bonnes pâtisseries, nous débutons la visite de Jaipur en nous rendant à la forteresse d’Amber située à quelques huit kilomètres de la ville accessible via une petite route à lacets traversant une forêt. Au détour d’un virage, nous avons enfin vue sur cette impressionnante forteresse se dressant fièrement sur une crête surplombant un lac. Au dessus, plus haut dans les montagnes, on aperçoit le fort de Jaigarh que nous ne visiterons pas. Pour monter au fort, il est possible d’emprunter des jeeps ou de se laisser porter par un éléphant. Nous choisissons la seconde solution, plus exotique, bien que devant attendre notre tour pendant une demie heure en plein soleil. Il n’est en effet que 9 heures mais il commence déjà à faire très chaud. Dans la queue, beaucoup de vendeurs à la sauvette tentent de nous vendre chapeaux et autres babioles. Après une longue négociation, nous achetons un chapeau « d’aventurier » qui me permettra de me protéger du soleil pendant l’attente. On est passé de 200 roupies à 50. Plus tard, en ville, je m’apercevrai que j’aurais pu l’avoir encore moins cher… La montée est agréable bien que très chaotique ; plusieurs photographes nous prennent en photo sur le dos de notre pachyderme décoré et peint.
Et pendant la montée, nous croisons d’autres éléphants descendant la colline afin d’aller chercher d’autres touristes.
Nous visitons le fort et sa monumentale porte couverte de fresques, le palais des miroirs, la salle des audiences, le quartier des femmes (beaucoup plus triste et sinistre que le quartier des hommes…) et montons sur la terrasse en haut de laquelle nous avons une magnifique vue sur la vallée. Sandrine choisit alors ce lieu pour s’installer et commencer à dessiner… En redescendant à pied, nous en profitons pour acheter la photo de nous sur notre éléphant… Sur le chemin du retour à Jaipur, nous faisons un bref arrêt photos devant le Jal Mahal, palais abandonné au beau milieu d’un lac… à sec. Et ensuite, même rituel avec notre guide qui nous emmène dans une fabrique de tapis. C’en est trop et nous décidons de le laisser faire la visite sans nous et allons nous promener dans les rues de Jaipur. Là, nous achetons quelques poteries à une femme en bord de route… qui s’avèreront très fragiles puisque aucune n’a survécu !
Après le repas du midi, nous allons visiter le City Palace, lieu où habite encore l’actuel maharadjah de Jaipur. Seule une petite partie du bâtiment n’est donc accessible. Après avoir passé quelques instants à contempler un charmeur de serpents, nous passons la porte d’entrée et débouchons sur une immense cour.
En son centre, un petit bâtiment abrite deux énormes jarres en argents gardées par des hommes en tenue traditionnelle. Ces jarres sont les plus grosses pièces du monde dans ce métal. Elles auraient servi en 1902 à transporter l’eau sacrée du Gange en Angleterre pour que le maharadjah de l’époque puisse effectuer ses ablutions (9000 litres)… Seul inconvénient, aussitôt que nous prenons une photo de ces jarres, nous sommes alpagués par les gardes nous réclamant quelques roupies. Ils se font leur petit business en plus de leur salaire ! C’est pour cette raison qu’ils n’auront rien de ma part ! Finalement, bien qu’intéressante, cette visite ne constituera pas le meilleur souvenir de mon voyage…
Après la visite de l’observatoire astrologique « Jantar Mantar » qui ne présente à mon avis que très peu d’intérêt, nous parcourons la ville de Jaipur durant une heure à bord d’un rickshaw vélo. Le jeune indien qui nous transporte à coups de pédales est en sueur au bout de quelques minutes. Et lorsqu’il s’arrête quelques instants, c’est pour courir aller nous acheter un collier de fleurs qu’il nous passe autour du cou. Il est vrai que hier, nous avions remarqué beaucoup de vendeurs de colliers faits de fleurs fraîches dans les rues de Jaipur... La journée nous offrant encore quelques heures de lumière, nous en profitons pour désormais arpenter les rues de la ville à pied. Cela nous permet d’observer cette cohue, d’écouter ce vacarme, … Dans les rues de cette mégalopole, on peut y voir des éléphants, des dromadaires, des vaches, … des singes… Mieux qu’au zoo !
On y croise également quelques sâdhus arborant de beaux costumes et de belles peintures sur le visage…
En soirée, nous rejoignons notre guide qui nous offre l’apéritif et s’ensuit une interminable discussion sur différents points ; nous abordons par exemple la croissance de l’homosexualité en Inde due à une grande proportion d’hommes par rapport aux femmes ; sujet de diverses émissions diffusées récemment en France. Pour résumer, selon notre guide, les émissions diffusées sur nos chaînes en France ne sont que des mensonges… Nous n’en saurons pas plus avant d’aller nous coucher… Vendredi 30 mars 2007 Ce matin, réveil aux aurores car c’est un programme des plus chargés qui nous attend aujourd’hui. En fait, beaucoup de route de prévue…Nous prenons donc notre petit déjeuner (bof) et repartons sur les routes de l’Inde… Les paysages désertiques sont désormais très loin, remplacés par des cultures. Beaucoup d’indiens dans les champs, … surtout des femmes qui accomplissent toutes leurs tâches à la main. En effet, ici, rares sont les machines agricoles. D’après le guide, ce n’est pas par manque de moyens mais simplement pour employer le plus de monde possible ! J’en doute tout de même… Travailler en plein soleil dans ces conditions, ce ne doit pas être la fête tous les jours… Le trajet est long et pénible jusqu’à Fathepur Sikri. Avant de nous rendre sur le site, nous faisons une pause afin de prendre notre déjeuner. Et aux alentours de 14 heures, nous voyons se dresser à l’horizon, les murs de grès rouge de la « ville de la victoire », construite par l’empereur Akbar en l’honneur de la naissance de son fils, le futur Jahengir. En fait, ne parvenant pas à avoir de descendance, il alla consulter un saint soufi qui lui prédit la naissance d’un fils s’il construisait un palais à cet endroit. Aussitôt dit, aussitôt fait… et la prédiction se réalisa. Akbar prit alors la décision de s’installer définitivement ici et déplaça ainsi la capitale. Toutefois, la ville ne fut réellement habitée que pendant 16 ans. En effet, le nombre d’habitants grandissant, ils rencontrèrent des difficultés pour alimenter la ville en eau… Une épidémie de peste au 17ème siècle finit de vider la place de ses derniers habitants… En descendant du bus sur le site de Fathepur Sikri, nous sommes écrasés par une chaleur étouffante… Je crois que plus on avance dans notre séjour, plus il fait chaud ! Mais bon, se promener dans cette cité fantôme (désormais occupée par les touristes) qui n’a pas bougé depuis 400 ans vaut tout de même quelques efforts et un peu de sueur ! En entrant dans la ville, nous sommes interpellés par un indien au bord de l’ancien bassin d’eau potable, désormais verte et croupie… Celui-ci y exécute un plongeon d’une quinzaine de mètres de haut… Tout ça pour un pourboire qu’il n’aura pas… ; nous ne lui avions rien demandé ! La visite est une découverte de palais, de cours et autres édifices tout de grès rouge, aux façades ornées de motifs géométriques taillés dans la pierre. Mais bon, bien qu’intéressante, je ne trouve pas le site exceptionnel en comparaison des autres lieux déjà visiter. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout suite à la lecture de la description qu’en faisait le Guide du Routard ! Mais bon, peut-être qu’en début de séjour, Fathepur Sikri nous aurait parue grandiose ! En plus, durant une partie de la visite un pseudo étudiant-guide « admiratif de la culture française » me colle aux baskets et tente dans un français très approximatif de me faire faire une visite guidée. Il aura fallu dix minutes d’ignorance totale pour qu’il daigne enfin me laisser tranquille… Après cela, un peu de fraîcheur climatisée… et remise en marche vers Agra, ville essentiellement connue pour le Taj Mahal, où nous arrivons vers 16h30 ! Ici encore, beaucoup de pauvreté et de saleté. De premier abord, la ville n’est pas très belle. Arrivés sur place, nous slalomons entre les racoleurs en tout genre pour accéder à l’entrée du Fort Rouge, autre merveille d’Agra qui fut longtemps la capitale de l’empire moghol.
Bâti le long de la rivière Yamuna dont le niveau est très bas, il est une succession de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux. Et en approchant du point le plus élevé du fort, sur la terrasse supérieure, … ça y est, nous apercevons enfin le fameux Taj Mahal ! Sur fond de brume (il commence à être tard), le monument trône sur les bords de la rivière Yamuna.
Vivement la visite de demain ! En attendant, nous faisons des photos de familles indiennes venues ici pour poser devant la vue imprenable qu’offre cette terrasse… Les autochtones viennent ensuite voir les photos sur l’écran de l’appareil et visiblement, ils y prennent du plaisir !
Sur cette même terrasse, deux singes se promènent en toute liberté… Essayant d’en prendre un des deux en photo de tout près, l’autre en profite pour me chercher des noises en me montrant ses dents… Ne faisant pas le fier, je m’éloigne… Nous nous attardons également quelques minutes à la prison de Sha Jahan, enfermé dans l’enceinte du Fort Rouge par son fils Arangzeb avec vue sur le mausolée de sa femme, le Taj Mahal. Pas très sympa le fiston, mais la vue aurait pu être pire ! La prison aussi, d’ailleurs : cellule de plus de 100 m², murs en marbre blanc, terrasse, … Le fameux Arangzeb, avide de pouvoir, tua ses trois frères aînés et emprisonna son père afin de pouvoir monter sur le trône… On peut dire qu’il n’avait pas le sens de la famille… La nuit commence désormais à tomber. Il nous faut maintenant rejoindre notre hôtel situé en ville. Là, nous nous reposons après avoir pris notre repas « à l’européenne », c’est-à-dire que je ne mange plus les plats me paraissant épicés. Mon corps est en effet en train de m’indiquer qu’il sature ! Sur ce, une bonne petite nuit va nous faire le plus grand bien en attendant le clou de ce voyage : la visite du Taj Mahal que nous allons entreprendre dès demain matin, aux premières heures du jour… Samedi 31 mars 2007 Afin d’éviter l’a forte affluence des touristes, nous nous rendons aux portes de l’entrée du Taj Mahal assez tôt, vers 8h… Les voitures n’ayant pas la possibilité de s’approcher du monument pour cause de pollution, nous nous y rendons en transport écologique : en bus électrique. Le mausolée est encore nappé d’une légère brume. Toutefois, le ciel est vierge de nuage, les photos devraient être sympas ! Après une fouille sommaire, je passe la porte et… ça y est, le Taj Mahal est devant moi. Je reste béatement en haut des escaliers qui permettent l’accès à l’allée principale menant au mausolée. J’essaie d’en profiter au maximum !
C’est parti, je veux le contempler sous toutes les coutures : du côté droit, vue de dessous, de derrière, vue de la gauche, … Sandrine n’arrive plus à me suivre et me laisse déambuler dans le parc, les yeux toujours rivés sur cette « nouvelle merveille du monde ». L’appareil photo est en surchauffe… Plus je m’approche du monument, plus je suis impressionné par le travail du marbre et des pierres semi précieuses incrustées dans les murs. Quelque soit l’angle sous lequel je le visualise, c’est un véritable joyau.
Nous visitons l’intérieur qui me paraît très sobre comparé à l’architecture extérieure du bâtiment. Deux tombeaux y sont installés ; celui de Shah Jahan, et celui de son épouse, Mumtaz Mahal pour qui l’empereur a fait construire ce mausolée à sa mort. Sandrine me demande si j’en ferais autant pour elle… Il faut savoir que l’empereur a commandé un mausolée pour sa défunte épouse à son meilleur architecte ; et ce, à la hauteur de l’amour qu’il lui vouait. Après quelques mois de travaux, non satisfait de la tournure des événements, l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte pour qu’il comprenne combien il était triste et ce qu’il voulait lui faire accomplir. On ne plaisante pas avec un empereur triste ! En tout cas, cela a fonctionné. Le résultat est magnifique ! Comme pour toute visite de monuments mondialement connus et reconnus, je craignais un peu d’être déçu… mais ce ne fut pas le cas ! Après ça, je retrouve Sandrine tranquillement installée sur un banc, crayon à la main, esquissant les formes arrondies et harmonieuses de l’édifice se dressant face à nous. Quelques minutes passent et je m’aperçois que plusieurs indiens sont derrière notre bancs en train de regarder le croquis que Sandrine est en train de réaliser… Moment sympa… Puis, il faut bien se résigner à partir. Un dernier regard et hop, c’est reparti pour la visite d’Agra. De retour en ville, nous faisons une visite d’un atelier de travail du marbre, spécialité de la région. Les incrustations de pierres dans le marbre sont magnifiques mais comme d’habitude, nous n’imaginons pas ça du tout chez nous. De plus, les prix sont exorbitants ! La journée avance très vite et il faut se rendre à l’évidence, notre voyage touche à sa fin… Un repas rapide pris à notre hôtel, une dernière douche et c’est reparti pour quelques heures de route pour rejoindre Delhi. Après quelques dizaines de kilomètres, nous faisons toutefois halte au site de Sikandra afin d’y visiter le mausolée d’Akbar. Le site est sympathique et trône au milieu d’un immense parc où se promènent de nombreux chevreuils. J’avais lu que le parc était également peuplé de nombreux singes mais rien à l’horizon : il fait peut-être trop chaud ! Dans le mausolée, après s’être déchaussé, nous parcourons un long couloir dans le noir pour parvenir au tombeau. Là, un vieil indien nous tend une fleur afin de la déposer sur le marbre du tombeau. Certainement encore un qui en veut à notre porte monnaie… Après ça, il se met à crier le nom d’Akbar pour nous faire entendre la résonance du lieu. Tous les moyens sont bons pour récolter quelques roupies… Il est mal tombé avec nous… La route qui permet de rejoindre Delhi est longue (environ 5 heures) et il fait déjà noir lorsque nous parvenons dans la capitale indienne. Avant d’aller à l’aéroport, nous prenons notre dernier repas indien, un poulet tandoori qui ne restera pas comme le meilleur des repas ingurgités en Inde. Nous disons adieu à notre guide Mishra qui, lui non plus, ne restera pas comme ayant été un guide exceptionnel. Et malgré un pourboire plus que généreux (2500 roupies), il ne nous remerciera même pas ! Soit, le voyage a été magnifique. Il nous en restera des souvenirs à jamais gravés : des rencontres improbables, de merveilleux sites visités, une population souriantes, des odeurs (pas toutes très bonnes), des couleurs, … et l’envie de revenir dans ce pays pour y voir et y visiter d’autres contrées (le sud, Bénarès, …). Pour conclure… Par quoi commencer… Avant de partir, quelques personnes nous avaient demandé pourquoi nous voulions aller dans ce pays et y voir la misère. La misère, c’est vrai, il y en a. Mais les indiens la côtoient quotidiennement et vivent avec, presque indifféremment ; et après quelques jours, nous y étions également habitués. De là à y être indifférent, je n’irai pas jusque là. Mais nous n’allions pas là-bas pour y voir la pauvreté : plutôt y trouver d’importantes richesses, tant au niveau humain qu’en terme de dépaysement ! Et de ce point de vue, nous n’avons pas été déçu ! Ce qu’on a adoré :
Franck : Jaisalmer, le temple jaïn de Ranakpur, le Taj Mahal, …
Sandrine : Jaisalmer, le fort Mehrangarh… Ce qu’on a moins aimé :
Le Shekawati, les boutiques à touristes
Mercredi 21 mars 2007 Pendant le vol à destination de Delhi, nous avons droit à notre premier repas indien et à la diffusion d’un bollywood ; film typique de l’industrie du cinéma indien. Sur un fond d’histoire à l’eau de rose, un jeune homme, Krish, et de jeunes demoiselles s’adonnent en musique à des déhanchements qui frôlent le ridicule. Je crois qu’il est temps de m’assoupir… Il est presque minuit lorsque notre avion touche le sol indien et il fait encore environ 24°C ! Après avoir passé les formalités douanières qui s’avèrent moins éprouvantes que prévues, nous changeons quelques euros contre les roupies nationales. Le cours y est très intéressant et sans commission. Il est alors temps de retrouver notre guide qui va nous accompagner tout au long de notre périple. Il s’appelle Mishra et parle un français correct bien que teinté d’un fort accent. Le trajet vers l’hôtel Ashok Country Resort, en périphérie de Delhi, nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Il fait nuit noire mais il nous est possible de distinguer quelques bidonvilles, quelques vaches errant dans les rues et, plus nombreux que les vaches sacrées, les rickshaws ! Ces petits véhicules, appelés Tuk Tuk dans d’autres pays, servent de moyens de transport aux indiens et quelques touristes le jour et de chambres à leurs propriétaires la nuit.

Notre guide nous annonce un temps de transport de 15 minutes jusqu’à notre hôtel. La circulation, encore à cette heure, fera que cela se transformera en 45 minutes. On est de toute manière prévenu : Ici, il ne faut pas s’impatienter sur la route… Après une courte nuit (6 heures de sommeil) et un bon petit déjeuner, nous découvrons la vie grouillante typique de l’Inde et encaissons le brouhaha des klaxons, des cris et bien sûr les odeurs… Il faut dire que la première chose que nous constatons après quelques kilomètres, ce sont les ordures disséminées un peu partout. Nous étions au courant mais cela surprend tout de même un peu ! Et sur la route, c’est l’anarchie ! Se côtoient pêle-mêle vaches, piétons (même sur l’autoroute), cyclistes, rickshaws, attelages de toutes sortes et divers engins motorisés. A noter que sur une trois voies, personne ici ne s’offusque de rouler à cinq ou six voitures de front… Autre chose m’ayant interpellé : Il s’agit des travaux dans les périphéries de la ville. Les ouvriers dorment à priori sur place dans des bric-à-brac où nous n’oserions même pas y parquer des poules ! Notre premier déplacement riche en couleurs nous emmène à la Jama Masjid, plus grande mosquée de l‘Inde (jusqu’à 25000 fidèles) située en plein cœur d’Old Delhi, anciennement connu sous le nom de Shajahanamabad. Petite précision, la mosquée est tournée vers l’ouest (vers la Mecque), à la différence des autres pays musulmans que nous avons déjà visités.

Après nous être affranchi des droits photos (200 rps) et avoir ôté nos chaussures, nous pénétrons dans cette immense enceinte constituée en majeure partie de grès rouge. L’impressionnante mosquée surmontée de coupoles surplombe une cour où est situé un bassin aux ablutions. Des gamins s’amusent à faire s’envoler les pigeons… Quant à nous, en chaussettes, nous tentons d’éviter leurs déjections… Le premier réel contact que nous avons avec les indiens est une demande de photo d’un groupe de gosses. S’ensuit bien évidemment une demande de récompense que nous nous refuser d’attribuer. Des gamins indiens seraient littéralement jetés à la rue par des bandes organisées afin de quémander de l’argent. Et en donnant, on encouragerait cette pratique. Ce n’est toutefois pas le cas de tous et il ne faut bien évidemment pas tomber dans la psychose, sachant que ce point de vue n’engage que nous… Au final, pour une première approche, la visite de la mosquée fut sympa mais le spectacle offert ne vaut bien évidemment pas les mosquées visitées à Istanbul ! Après ça, direction le marché Chandni Chowk que nous parcourons à pied, tout proche de la mosquée. En chemin, nous croisons un cortège mortuaire. Le mort, recouvert d’un drap et de fleurs, est transporté à bout de bras sur une civière par quatre indiens traversant le quartier. Drôle de rencontre… Le marché est un véritable capharnaüm ! On lutte pour se frayer un passage parmi les chèvres, les vaches, les rickshaws, les charrettes, … Cela sent mauvais… En suivant les mouches, on comprend pourquoi en voyant la boucherie.

Enfin, ce qu'ils appellent la boucherie ! Les maisons sont délabrées, des centaines de câbles électriques surplombent la rue, les hommes tapent sur des bouts de ferraille à même le sol, des mendiants nous accostent, des pièces de voitures jonchent le sol, … Du grand n’importe quoi ! Mais j’adore ces moments où on va à la rencontre d’une population, voir réellement comment les gens vivent au jour le jour ; et ce, loin des endroits touristiques…

Des centaines de câbles électriques surplombent la rue...

Sur la route du restaurant, nous passons devant la porte de l’Inde et la résidence du président. Rien de spécial à y voir… Sinon, au menu de ce midi, poulet curry et agneau épicé ; le tout bien évidemment accompagné de riz. Je goûte également à la bière locale : King Fisher, légère et correcte… A la sortie du restaurant, anecdote révélatrice de l’état d’esprit local : une femme emmène des briques sur sa tête jusqu’en haut d’un immeuble : Cinq hommes sont là pour « superviser » son travail ! Nous reprenons ensuite la route vers la tombe d’Humayun. Erigé en 1565 sur ordre de la veuve de l’empereur Moghol pour son mari défunt, le mausolée a certainement inspiré la construction du célébrissime Taj Mahal que nous visiterons en fin de circuit.

Tout autour, agréables jardins avec bassins où Sandrine s’est d’ailleurs installée pour dessiner un autre mausolée : celui d’Isa Khan, nabab fidèle à l’empereur Sher Sha. Le site est vraiment magnifique… Quel plaisir de flâner dans ce havre de verdure et de calme accompagnés de mainates et de petits écureuils, loin du fracas de la ville ! Même les indiens et indiennes viennent ici pour passer un moment au calme…
Après avoir effectué le tour de cet admirable édifice de grès rouge, retour au bus pour nous rendre au Qutb Minar. En route, toujours ce spectacle dépaysant : Vaches mangeant les ordures, barbiers exerçant dans la rue, femmes lépreuses, jeunes enfants nus et crasseux… Et ces femmes habillées de magnifiques saris aux couleurs éclatantes… Comment font-elles pour évoluer dans tant de saleté ? Après avoir essuyé une petite averse sur la route, nous arrivons donc sur le site du Qutb Minar, minaret haut de 72 mètres édifié par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire.
La tour est richement sculptée d’inscriptions coraniques mais on ne peut plus y monter depuis qu’une bousculade a fait une quarantaine de morts en 1981 (source : Guide du Routard). Après cette visite, retour à l’hôtel pour un copieux repas : Dal épicé (lentilles en sauce), poulet, bananes caramélisées, … Un vrai festin ! Prions pour que l’estomac tienne le choc ! Seul bémol, je me suis essayé au vin indien. Cela ressemblait plutôt à du jus de raisin mélangé à de la terre. On ne m’y reprendra pas !Jeudi 22 mars 2007 Après un petit déjeuner américain pris à notre hôtel, nous reprenons la route pour quitter Delhi, la capitale, pour nous rendre à la campagne, dans la région du Shekawati. Cette région semi désertique située à environ 250 km à l’ouest de Delhi est surtout célèbre pour ses havelis, demeures d’anciens riches marchands de l’époque de la route de la soie et des épices dont la particularité est d’être entièrement couvertes de fresques peintes à la main. Mais pour y parvenir nous attendent plusieurs heures de route à travers les états de l’Haryana et du Rajasthan. Avant de nous lancer, nous nous arrêtons quelques minutes en périphérie de Delhi pour prendre en photo une énorme statue de cuivre du dieu Shiva…
Je suis juste à côté, tout petit... Après ça, la route est à nous ! Enfin, presque, car il y a, comme on pourrait dire, un petit peu de circulation ! On compte même jusqu’à dix files de voitures roulant côte à côte !
Sinon, comment qualifier ce trajet ?... Un véritable émerveillement que ces routes indiennes ! On nous avait dit que les meilleurs moments d’un circuit en Inde étaient les déplacements ; et bien je commence sincèrement à le croire. Chaque regard fournit un moment d’étonnement, de ravissement, de surprise ou d’effroi (avec le style de conduite des indiens). Cela ne dérange par exemple personne de doubler un troupeau de chèvre accompagné de son berger sur l’autoroute ! Il nous faut également nous acquitter de péages pour emprunter une route défoncée ! Tout ceci ne correspondant pas à notre perception des déplacements sur route, le dépaysement n’en est que plus grand ! En chemin, nous traversons de petits villages de campagne où il nous est possible de voir des scènes de la vie indienne. Un barbier s’occupe de ses clients dans la rue ; un dentiste en fait de même, … Et plus on avance, plus la végétation s’éclaircit. On commence d’ailleurs à doubler de plus en plus de charrettes tirées par des dromadaires. Le désert ne doit pas être très loin ! Dans les champs, beaucoup de femmes en saris sont à l’ouvrage. On en croise d’ailleurs un grand nombre portant de gros ballots de fourrage sur la tête. Mais que font les hommes ?? A noter qu’ici, toutes les tâches agricoles s’effectuent à la main. Quant aux enfants, ils arborent tous de larges sourires et nous saluent de la main à notre passage. J’en viens donc à penser que les gens paraissent ici moins exposés et intéressés par le tourisme qu’à Delhi. Après le repas pris en plein air dans un restaurant « à touristes », je m’évade pour aller m’approcher d’un groupe de jeunes indiennes travaillant dans les champs. Elles portent de magnifiques saris multicolores sous un soleil de plomb. J’essaie d’engager la conversation mais elles ne parlent ni le français, ni l’anglais. Tant pis, la photo prise à ce moment me permettra tout de même de conserver ce souvenir… La route est longue et il fait très chaud… Sandrine dort… Arrivés au Shekawati vers 16 heures, notre première visite nous emmène dans le village de Nawalgarh. Abstraction faite de l’extrême ruralité de la ville et de la poussière qui vole, les quelques demeures qui nous sont présentées arborent fragilement de nombreuses fresques murales représentant des scènes religieuses ou de la vie quotidienne réalisées entre le 17 et 20ème siècle. Le but de ces ornements était de mettre en évidence la puissance de leurs propriétaires enrichis grâce aux taxes de passage des caravanes en provenance de l’Asie centrale.
Malheureusement, la construction du chemin de fer par les anglais et donc la disparition des caravanes fit tomber en désuétude ces villes de transit. De ce fait, les havelis, très peu entretenus ne sont plus en très bon état. Les pouvoirs publics et l’Unesco ne peuvent malheureusement pas intervenir dans la mesure où ces trésors sont la propriété de particuliers. C’est vraiment dommage, on risque de voir disparaître ce patrimoine progressivement si rien n’est entrepris très rapidement. Pendant tout le temps de la visite, nous sommes entourés de jeunes indiens tentant de nous vendre cartes postales et autres babioles. Ils insistent tellement qu’on en entend même plus les explications de notre guide… L’étape suivante nous emmène à quelques kilomètres dans le village de Mandawa. Au programme, visite d’havelis qui se sont avérés être, à mon avis, en meilleur état de conservation.
Malheureusement, la nuit commence déjà à tomber (vers 19 heures) et nous ne pouvons profiter pleinement de la visite qui aurait mérité un peu plus de temps. Il est temps pour nous de gagner notre hôtel, le Desert Resort Mandawa fabriqué en terre selon l’architecture locale. Et quelle surprise lorsque s’est ouverte la porte de notre suite ? Un immense bungalow recouvert de roseaux et de bambous au milieu duquel se trouve un arbre ! Et oui, le tronc d’un arbre est en plein milieu de la pièce et traverse le toit de notre chambre : le grand luxe qui contraste vraiment avec la pauvreté extérieure… En guise de repas, nous avons droit à un buffet en plein air de spécialités indiennes agrémenté d’un spectacle de marionnettes du cru, de musique et de danses râjasthânis. Un bon moment avant une bonne nuit de sommeil. Toutes ces heures de bus et le décalage horaire se font en effet rapidement sentir… Vendredi 23 mars 2007 Le réveil sonne. Il est 5h45. Il nous faut partir tôt pour rallier la région de Bikaner, ville du nord du Rajasthan, plantée au cœur du désert du Thar. La ville, de 600 000 habitant est fortifiée et protégée par une énorme forteresse. Mais avant de la découvrir, nous prenons notre petit déjeuner et profitons encore un peu de notre hôtel qui nous offre une magnifique vue sur la campagne semi désertique des alentours. La route est très difficile puisque très chaotique. Notre guide en profite pour nous expliquer le système des castes en Inde. Officiellement, les castes sont interdites. Mais officieusement, le système est toujours en place, surtout à la campagne. Comme nous l’avons déjà dit, l’Inde est le pays des contrastes et des paradoxes… Et bien figurez-vous que l’état ne veut plus entendre parler de castes mais qu’une aide sociale n’est attribuée qu’aux personnes affichant leur appartenance à une caste inférieure. Et ici, cela se matérialise avec l’identité. En effet, l’identité d’une personne est composée d’un prénom, d’un nom et de la caste. Par exemple, notre guide nous a dit qu’il s’appelait Mishra… Et bien cela correspond à une sous caste des brahmanes, la caste la plus élevée hiérarchiquement en Inde ! En fait, il existe quatre grandes catégories de castes : les brahmanes, les rajpoutes, les commerçants et les intouchables… sachant qu’il y a une multitude de sous castes. Pendant ce temps, nous traversons le désert du Thar parsemé d’une multitude d’arbres : des pizras qui ressemblent aux arbres du parc de Joshua Tree aux Etats-Unis. Le paysage est sympathique… Ce désert a beau être celui ayant la plus forte densité humaine au monde, on ne croise désormais quasiment personne… Avant d’arriver à Bikaner, nous faisons une halte dans la petite ville de Desnoke surtout réputée pour la visite de son temple Karni Mata plus communément appelé « Temple des rats ». Ici, les habitants vénèrent les rats présents dans ce temple dans la mesure où ils croient qu’ils sont la réincarnation des enfants de la région qui sont décédés… Des indiens passent leurs journées entières dans ce temple…
L’ambiance dans ce temple est vraiment étrange, mystique, … Les fidèles font la queue pour donner des sucreries, des graines et autres fruits aux petites bestioles qui courent et se faufilent parmi les pieds nus des visiteurs ; le tout, agrémenté d’une forte odeur d’encens sur ton de prière. En contournant le temple, nous y avons même vu des personnes en train d’embrasser le mur du temple. Bien qu’intéressant, je m’attendais à y voir plus de rats sachant que je n’y ai bien évidemment pas vu de rat blanc. La légende précise que si on entrevoit un rat blanc dans ce temple, cela nous portera bonheur. A l’extérieur du temple, il y a comme une fête locale où beaucoup de stands vendent des aliments à donner aux petites bestioles. Pour l’occasion, même les enfants sont parés de vêtements multicolores et de maquillage…
Il nous reste désormais une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Bikaner, c’est-à-dire environ une heure de route : c’est la moyenne ! Mais avant cela, nous prenons notre déjeuner dans un ancien palais de maharadjas reconverti en restaurant végétarien. Une fois repartis, nous sommes désormais bloqués quelques minutes sur la route par une vache sacrée sacrément têtue. Personne n’ose la faire bouger. Après quelques coups de klaxon, c’est bon, madame daigne quitter les lieux ! Arrivés en périphérie de la ville, nous visitons les cénotaphes des maharadjas de Bikaner, c’est-à-dire le lieu où sont dressés plusieurs mausolées mortuaires en l’honneur des souverains de la région.
Les cénotaphes sont toujours situés à l’endroit où la dépouille a été brûlée. Le site est agréable et les cénotaphes tout de marbre blanc sont magnifiques. Nous y rencontrons sur place deux jeunes indiens tout mignons qui, pour une fois, ne nous demandent rien. J’essaie d’entamer la conversation avec Dactes et Devila mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. Après une photo prise en leur compagnie, nous leur offrons de petits flacons de gel douche ramassés dans nos différents hôtels. La traversée de la ville de Bikaner ne vaut pas le détour dans la mesure où nous y longeons des canaux d’eau croupie couverte de détritus dans laquelle se jettent les égouts de la ville. L’assainissement est à revoir… Imaginez les odeurs…Par contre, à la vue de la forteresse, nous ne regrettons pas cette étape. Les imposantes murailles de grès rouge du fort de Junagarh construit au 15ème siècle sont en effet magnifiques. En fait, ce fort est constitué de plusieurs palais construits successivement par les différents maharadjas de Bikaner. Plusieurs styles se côtoient ; et ce, dans une parfaite harmonie. La visite effectuée par notre guide est intéressante. Les cours richement travaillées s’enchaînent les unes derrière les autres. On en prend plein les yeux !
Après ça est prévu la visite d’une ferme à dromadaires de Bikaner. Pas grand’chose à en dire, la visite s’avérant sans intérêt : Des dromadaires, et encore des dromadaires, dans des enclos, sans explication ni information… La journée avançant, nous consacrons la fin d’après-midi à une promenade dans le marché local de la ville, haut en couleur et typiquement indien. Etant pratiquement les seuls touristes, nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens curieux de nous voir ainsi déambuler parmi les étales de fruits et de légumes.
J’essaie d’ailleurs d’entamer une conversation avec un jeune indien, mais son anglais encore plus approximatif que le mien et le tabac qu’il est en train de chiquer font qu’on ne comprend pas un mot du message qu’il essaie de me faire passer ; tout cela se passant dans une ambiance bon enfant ! Après ça, direction notre hôtel situé à Gajner : le Gajner Palace, un ancien palais de maharadjas reconverti en hôtel de luxe. Après un apéritif pris en cours de route et offert par notre guide, nous arrivons dans cet établissement très luxueux. Imaginez un magnifique palais au milieu d’un jardin verdoyant au bord d’un lac en plein désert ! Quant à la soirée, elle est magique. Après un très bon repas (dal, riz, agneau relevé, …), nous assistons dans les jardins du palais à un spectacle de danses et de chants du Rajasthan, le tout agrémenté d’un très bon tchaï, thé traditionnel de l’Inde. Que rêver de mieux… Peut-être une bonne nuit dans notre lit XXL… Demain, ce sera Jaisalmer ! Samedi 24 mars 2007 Ce matin, nous faisons une grasse matinée : Levés à 8 heures car le guide a prévu de prendre la route pour Jaisalmer en début d’après-midi. Pour passer la matinée, nous faisons donc un « safari » photo en jeep 4x4 dans le désert avoisinant. En tout cas, toujours pas de tourista à l’horizon ! Tant mieux, pourvu que ça dure ! Il est vrai que nous prenons toutes les précautions possibles : Nous ne buvons pas l’eau du robinet, nous nous brossons les dents avec de l’eau minérale et nous essayons de ne pas manger trop épicé… Après le petit déjeuner, nous montons donc dans notre 4x4 pour aller nous promener dans le désert. Il est vrai que ce safari n’a safari que le nom. Pas de tigre ou d’éléphant en vue. Dans la région, il n’est possible d’apercevoir que des phacochères, des gazelles, antilopes ou autres chacals… Mais bon, la promenade est tout de même sympa…
Le chauffeur du véhicule, quant à lui, l’est un peu moins : Tous les 100 mètres, il nous demande un pourboire ! Il attrape une pauvre petite chèvre pour nous la montrer : Pourboire ! Il aperçoit en premier un chacal sous les arbres : Pourboire ! Il est vrai que ce rapport constant avec l’argent est un peu pesant. Au final, il n’aura que les 50 roupies que nous avions prévu de lui donner. Le désert du Thar dans lequel nous nous trouvons ne ressemble en aucun cas (au moins pour l’instant) au Sahara. Ici, il y a tout de même un peu de végétation… Cela ressemble d’ailleurs un peu plus à la steppe… Mais bon, le paysage reste tout de même agréable… De retour à notre hôtel, nous préparons nos valises pour le départ qui se rapproche. Et avant le déjeuner, nous nous installons dans le grand parc arboré situé sur les bords du lac afin de profiter de quelques instants de calme. Sandrine en profite pour dessiner la façade de notre hôtel. Quant à moi, je commence à écrire le carnet de route de cette journée… Le repas, très bon et très copieux, a lieu dans la grande salle à manger où trônent des trophées de chasse : tigres, têtes d’éléphants, … le tout dans une ambiance très coloniale. Après cela, c’est le départ pour 7 heures de route à travers le désert où les véhicules se font de plus en plus rares… En route, notre guide nous explique les différentes influences religieuses du pays. Bien qu’intéressant, je ne peux résister à l’appel de la sieste post repas. Je suis réveillé par notre quotidienne escale « toilettes » bizarrement toujours situés près d’une boutique pratiquant des prix prohibitifs… Cela n’empêche toutefois pas les quelques européens présents d’acheter et de tomber dans le panneau. Les prix pratiqués dans ces boutiques « à touristes » sont en effet deux à trois fois plus élevés que dans les bazars et autres échoppes des villes où nous nous sommes pour l’instant arrêté ! En plus, ici, la marge de négociation est très faible… Quelques kilomètres plus tard, notre guide nous arrête en plein désert afin d’aller à la rencontre de nomades du désert. Cette étape nous fait prendre conscience de notre chance d’être européens. Ces gens vivent en effet dans le dénuement le plus total. Leur habitation n’est qu’un tas de branches et de tôles rouillées, leurs vêtements sont déchirés, … Une femme pleure… Notre guide entame une conversation avec elle. Apparemment, elle est malade… Toutefois, ces personnes n’ont pas l’air malheureuses. Notre guide nous affirme d’ailleurs que ces gens ne sont pas pauvres ; cela correspond tout simplement à leur mode de vie. A y regarder de plus près, j’en doute un peu…
Nous leur offrons ainsi quelques plaquettes de médicaments que nous avons sur nous (en espérant que nous n’en aurons pas besoin…), ainsi que quelques friandises… Les enfants sont aux anges ! En quittant les lieux, nous nous apercevons que la femme qui sanglotait nous regarde partir en rigolant. Comment devons-nous interpréter ceci ? La route nous amenant à Jaisalmer nous rapproche également du Pakistan. C’est pour cette raison que nous croisons de plus en plus de véhicules militaires ; les relations entre les deux pays n’ayant jamais été très cordiales. Notre route traverse d’ailleurs la petite ville de Pokaran où les indiens ont expérimenté l’arme nucléaire. Le dernier essai datant de 1998, nous ne nous attardons pas trop longtemps ici ! Et finalement, alors que le jour commence tout doucement à tomber, nous apercevons enfin la forteresse au bout de l’interminable ligne droite nous menant à La Carcassonne du désert. Telle un mirage posé sur le désert, la ville jaune est enfin à notre portée. Avant de prendre possession de notre chambre d’hôtel, nous faisons halte quelques minutes en périphérie de ville pour visiter une fabrique de bijoux en argent. A peine un pied posé dans la rue et nous nous faisons alpaguer par les enfants mendiants. Quelques stylos et savons distribués déclenchent alors une bousculade générale. Stop ! Nous n’avons plus rien ! En ce qui concerne la visite, les bijoux restent malgré la pauvreté des lieux très chers et fantaisistes. Nous ne ferons donc aucun achat. Arrivés au Gorbandh Palace, nous passons à nouveau la frontière entre la pauvreté des rues et l’opulence des hôtels. Mais malgré la richesse des lieux, quelle est notre surprise d’apercevoir pendant le repas un rat se promener sur la corniche du mur du restaurant de notre hôtel. Bizarrement, celui-ci n’a pas l’air affamé… La fin de soirée, nous la passons au bar de l’hôtel à siroter lentement un cocktail. Demain, Jaisalmer sera à nous… Dimanche 25 mars 2007 Le réveil à 7 heures est très difficile. Certainement à cause de la fatigue mais également parce que nous détectons l’un est l’autre un début de tourista. Rien de grave pour l’instant mais après avoir pris un médicament, nous espérons que nos intestins tiendront le coup ! Après un petit déjeuner très très light, nous nous rendons au lac Godisar, immense bassin à proximité de la ville où il est possible de voir des indiens s’y laver ou des bergers faisant boire leurs troupeaux de chèvres. Cette première visite s’avère être vraiment sympathique… Un homme jette du pain dans le lac où d’énormes silures apparaissent en surface. Des gamins, en voyant que nous sommes français nous chantent « Frères Jacques », ce qui nous rappelle notre journée à Assouan, en Egypte. Un vieux bonhomme joue de la cithare sur les berges du lac… Tout ceci au petit matin sur fond de cénotaphes et autres temples de couleur ocre. Il règne ici une ambiance vraiment agréable…
Après ceci, nous nous rendons enfin à la fabuleuse forteresse de Jaisalmer ; ce pourquoi il me tardait de venir au Rajasthan. Ce fort se dresse fièrement au cœur du désert du Thar. Bâti à l’âge d’or des caravanes au XIIème siècle, la citadelle dorée n’a rien perdu de sa splendeur.
Passés les remparts et leurs portes successives, on peut lire toute la richesse d’antan de la cité sur les façades ocres des havelis et temples la composant. La « Carcassonne du désert » vaut largement sa réputation ! Au début, on se fait un peu harceler par les pseudo guides et marchands en tout genre, mais après s’être habitué à ces nuisances, on peut dire que l’endroit est réellement magique. Pour ma part, un véritable coup de cœur…
Nous ne savons où donner de la tête, chaque coin de rue valant le coup d’œil et sa photo.
Tout en nous promenant, nous nous dirigeons vers les temples jaïns de Rhishabder. Les jaïns appartiennent à une secte ultra orthodoxe de l’hindouisme qui a pour particularité d’avoir un respect quasi maladif pour toute forme de vie. C’est pourquoi nous sommes accueillis dans un des temples par un prêtre dont la bouche est couverte par un linge au cas où il avalerait par mégarde un insecte. Les jaïns balaient également devant eux afin d’éviter d’écraser toute forme de vie… Concernant les temples, ils sont richement travaillés et ornés de nombreuses sculptures représentant les multiples prophètes de la secte (24) ; le tout dans la pierre jaune typique de la région de Jaisalmer…
En sortant et après quelques négociations, nous faisons l’acquisition d’un album photo en cuir à l’effigie du dieu Ganesh. Notre carnet de route vient de se trouver un support… Après ça, nous redescendons trop rapidement à notre goût vers la sortie, notre guide ne cessant de nous presser. A-t-il une idée derrière la tête ? Nous en profitons toutefois pour contempler l’inextricable dédale de ruelles habitées par des vaches sacrées errant parmi les enfants à pieds nus… Direction la ville basse et ses havelis… Sur le chemin, nous croisons un homme ayant plus d’un mètres d’envergure au niveau de ses moustaches : photo souvenir !
Contrairement aux havelis peints du Shekawati, ceux-ci sont finement sculptés dans le grès jaune local. Le travail accompli est inimaginable.
Du haut du Patwa haveli, le panorama sur le fort est magnifique : A ne pas manquer ! Mais une fois de plus, nous sommes pressés par le guide. Arrivés au rez-de-chaussée, nous comprenons pourquoi… Il veut nous faire acheter des pashminas et autres patchworks hors de prix sur lesquels il doit toucher une juteuse commission ! Rien à faire, nous ne cédons pas et je profite même d’un instant d’inattention pour me glisser dans l’escalier afin de retourner quelques minutes sur la terrasse ; et ce, afin d’y contempler à nouveau le panorama.
De retour à l’hôtel, nous prenons un repas très light, les maux de ventre, bien que supportables, n’étant pas disparus. Et comme le guide nous laisse le début de l’après-midi, nous en profitons pour aller nous rafraîchir au bord de la piscine de notre hôtel. Température extérieure, 40° à l’ombre, eau à 28°… on la trouve même un peu fraîche en y entrant ! Cela nous coûtera toutefois un petit pourboire pour le jeune indien qui accourut dès notre arrivée pour nous placer notre parasol ! Pourboire pour les porteurs, les danseurs, les chauffeurs, les photos, les musiciens, … Ici, c’est une institution ! Comme il nous reste du temps, nous décidons de retourner à la citadelle qui mérite, il est vrai, plus de temps de découverte. Pour y aller, ne voyant pas de rickshaw, je fais un petit signe à un paysan au volant de son petit camion-benne. Celui-ci s’arrête aussitôt et nous propose le transport pour 10 roupies par personne (15 centimes d’euro). A ce prix-là, même pas la peine de négocier ! Quant à cette promenade en solo dans la vieille ville, un régal ! Nous parcourons à notre rythme les petites rues à la rencontre d’endroits insolites et de personnes sympathiques.
Il ne nous faut en fait que quelques minutes pour entamer une conversation avec une femme et ses enfants… Les prenant en photo, la mère nous demande même de noter son adresse afin de lui envoyer les clichés. J’offre à sa petite fille des flacons de gel douche récupérés à l’hôtel et lui mime le geste « chut ». Celle-ci adorable, grand sourire m’imite aussitôt… Un moment vraiment à retenir !
Nous profitons également de ce temps libre pour acheter un chemin de table façon patchwork, spécialité de la ville. Nous téléphonons en France afin d’avoir des nouvelles de notre petite grenouille Anna qui vient d’avoir 9 mois et qui nous manque beaucoup. On apprend par ma mère qu’une deuxième dent vient de faire son apparition. On a hâte de voir ça ! Concernant le retour à l’hôtel, cela restera également comme un grand moment de ce voyage. Nous prenons un rickshaw motorisé… Après quelques minutes, le chauffeur me laisse le guidon et c’est moi qui ai ramené tout le monde à l’hôtel… Il est en effet temps de rejoindre le guide pour aller aux dunes de Sam afin d’assister là-bas au coucher du soleil. En route, nous nous arrêtons au temple jaïn d’Amarsagar situé à 8 km de Jaisalmer. Nous le trouvons moins beau que ceux visités ce matin. Sandrine s’y est toutefois fait apposer de l’huile de bois de santal sur le front par le prêtre, signe de bienvenue. Ensuite, après quelques kilomètres de route à travers le désert, nous nous arrêtons et rencontrons un groupe de chameliers. Nous allons en effet nous rendre aux dunes de Sam à dos de dromadaires.
Sandrine et moi sommes sur le dos de Mickaël Jackson ! Il fait chaud mais l’air est respirable… Arrivés sur place, en attendant le coucher du soleil, j’en profite pour galoper un peu et écoutons ensuite quelques groupes de musique et de danse locale, moyennant bien sûr quelques roupies !
Sandrine me demande ensuite de photographier une jeune indienne et son bébé (encore un pourboire). J’en profite pour lui montrer une photo de notre petite Anna que nous avons continuellement sur nous.
Le soleil est maintenant couché. Il est temps de remonter sur nos dromadaires pour regagner la route (et encore un pourboire pour le chamelier). Bien que rôdée et hyper touristique, cette balade fut bien sympathique. A l’hôtel, encore un repas léger… Sur ce, je pose ma plume pour tenter de me reposer un peu… Lundi 26 mars 2007 Au programme de la matinée, route, route et route. L’objectif est la ville de Jodhpur, surnommée la ville bleue. Les photos du bleu de la ville que j’ai vues avant le départ étaient saisissantes. J’ai hâte de voir ça sur place... Plus on s’approche de Jodhpur, plus on rencontre de personnes et de vie sur le bord des routes. Nous nous éloignons petit à petit de la zone désertique et arrivons dans une zone un peu plus vallonnée. Juste avant la ville, nous traversons d’ailleurs sur des dizaines de kilomètres des carrières de pierres aux dimensions impressionnantes… A ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de montagne à cet endroit… L’heure du déjeuner approche, plus de tourista en vue… Tout va bien, sauf que je commence un peu à me lasser de la nourriture indienne. Tout est très bon mais les senteurs et les goûts sont souvent les mêmes : notre bon vieux steak frites mayonnaise me manquerait-il ? Arrêtons de nous plaindre : Nous sommes en Inde et il faut profiter de chaque instant ! Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un palais de maharadjah où il est possible de manger dans les jardins, ou… dans les anciennes écuries transformées en salle de restaurant. Après s’être bien rassasié (je n’énumère pas ce qu’on a mangé, c’est souvent la même chose), une petite sieste s’impose près de la piscine du palais. Après ça, plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à Jodhpur la bleue. Sur place, la ville paraît immense, très polluée et comme d’habitude, la circulation semble être anarchique… Mais bon, j’essaie à chaque coin de rue d’entrevoir le fort Mehrangarh, objet de notre visite du jour… Et là, je ne suis pas déçu. Ce fort, construit en haut d’un haut promontoire au centre de la ville paraît tout droit sorti de Tolkien.
La hauteur des murs de l’enceinte est impressionnante.
Après s’être doté d’audio guides en français (vraiment très bien fait), nous débutons la visite. Pour commencer, il faut arpenter les quelques rues menant à l’entrée du fort. Beaucoup d’indiens et d’indiennes en saris multicolores se promènent. C’est cool de pouvoir se promener à notre rythme avec ces audio guides. Cela nous change des visites effectuées avec notre guide qui ne raconte pas toujours des choses très intéressantes… Comme dans les autres forts déjà visités, nous voyons des trônes, des palanquins, une salle d’armes, … Mais le plus intéressant (enfin, en ce qui me concerne), c’est que nous avons vue sur la ville bleue en contrebas du fort. Les maisons sont belles et bien bleues. Il ne s’agit pas là d’une légère teinte bleutée ; cette perspective est vraiment originale…
Il paraît que les habitants peignent leurs maisons en bleu car cette couleur repousse les moskitos du coin. Je reste à long moment à contempler la ville, m’évadant dans mes pensées… En tout cas, j’espère que ces quelques lignes et mes photos retranscrirons cette vue irréaliste… Après cette visite, notre guide insiste pour nous faire visiter une manufacture de miniatures. Il s’agit là de la spécialité de la ville de Jodhpur. Ce sont des peintures effectuées à l’aide de pinceaux très fins afin d’effectuer des fresques très détaillées. Un rapide tour pour s’apercevoir que notre guide nous a à nouveau emmené dans un attrape touriste. Les dessins sont certes magnifiques (bien qu’un peu kitch à mon goût) mais les prix y sont exorbitants. Et toujours les traditionnels : « C’est ici qu’on trouve la meilleur qualité ; n’achetez pas les dessins des vendeurs dans la rue ; etc »… Nous allons ensuite nous promener dans le quartier commerçant nommé Sardar Bazar. Nous revoilà dans l’Inde grouillante des grandes villes… Dans ce quartier on peut voir plein d’échoppes vendant des saris, des miniatures, … des roulements, des pièces usagées de moteurs, … ici, rien ne se perd. Quant à la propreté dans certaines « boulangeries », cela laisse à désirer…
Chaque objet y trouve une nouvelle vie. Par contre, les odeurs sont très fortes, la ville est très polluée, les ordures jonchent les trottoirs : Les éboueurs sont-ils en grève ? Les vaches sacrées y fouinent pour trouver à manger : une chaussure usagée, des papiers gras, …
En plus, le climat n’arrange rien. Il fait très lourd et très humide… L’air devient irrespirable… Certains touristes se promènent même en mettant un mouchoir sur leur bouche…
Arrive alors un enfant mendiant dans la rue, habillé de guenilles. Il me tient par la main afin de me soutirer quelques roupies. Celui-ci a toutefois du mal à marcher et à me suivre. Que lui arrive-t-il ? Après un rapide regard, je m’aperçois qu’il a le pied droit rongé par la lèpre : Que faire pour l’aider ?... la vie n’est vraiment pas rose pour tout le monde. Après cette vision de la réalité, il nous faut gagner notre hôtel Rohetgarh établi en pleine campagne dans un ancien palais de maharadjahs. Après avoir côtoyé la misère et la maladie la journée, j’ai un peu honte de décrire l’hôtel luxueux dans lequel nous avons mangé et passé la nuit… Mardi 27 mars 2007 Le réveil sonne à 6h30 dan la mesure où nous avons beaucoup de choses de prévues pour aujourd’hui. Après un petit déjeuner qui ne restera pas comme étant le meilleur du séjour, nous partons en 4x4 visiter les tribus bishnoïs. Les bishnoïs sont une ethnie du Rajasthan accordant une importance primordiale à l’environnement. En effet, isolés de tout, cette communauté strictement végétarienne applique une non violence totale envers tous les êtres vivants, y compris les végétaux. Ainsi, un village entier a été rayé de la carte pour s’être opposé à l’abattage de quelques arbres par les hommes du maharadjah de Jodhpur. Les femmes, quant à elles, recueillent même les faons orphelins afin de les nourrir au sein… Sur la piste nous y conduisant, nous apercevons gazelles et autres antilopes qu’il nous est possible d’approcher. Arrivés au village, nous sommes accueillis par son chef ; vieil homme d’environ 80 ans, enturbanné, tout de blanc vêtu. Mal à l’aise au premier abord dans la mesure où nous débarquons dans une communauté sans connaître leur possible réaction, nous sommes rapidement rassurés par l’atmosphère hyper « zen » régnant dans le village.
Ils vivent de façon très rudimentaire dans des huttes construites en bois et bouses de vaches séchées. Et contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu’à présent en Inde, ici, tout est très propre ! Au détour d’une petite habitation, nous apercevons une mère et son bébé ne devant pas être plus âgé que 3 mois. Sandrine, toujours nostalgique de notre petite Anna, lui demande alors s’il lui est possible d’entrer pour lui montrer quelques photos de notre grenouille. Echanges de grands sourires et quelques photos immortalisent ce moment… Dans un autre village moins authentique, nous sommes accueillis par un geste d’hospitalité : l’offrande de l’opium ! Ici, les hommes ont pour coutume de consommer cette drogue et d’en faire profiter les visiteurs. La potion consiste à mélanger du sucre, de l’eau et de l’opium. Après avoir filtré le tout, le chef du village en fait couler dans le creux de sa main qu’il convient de humer pour profiter du breuvage… Rassurez-vous, cela n’a eu aucun effet dans la mesure où je n’en ai que très peu consommé ; juste un petit goût âcre dans la bouche… Sandrine, quant à elle, n’a pas voulu tenter l’expérience… De retour à l’hôtel de Rohetgarh, nous reprenons notre bus pour 4 heures de route à destination de Ranakpur ; non sans avoir versé le traditionnel pourboire au chauffeur de 4x4. La route traverse l’immense plaine du Rajasthan. Le spectacle proposé étant un peu monotone et la fatigue aidant, une petite sieste s’impose… En me réveillant, j’ai la surprise de me retrouver en basse montagne. Le paysage est ici très boisé et très vert, totalement différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent… Le désert paraît bien loin… A notre arrivée à Ranakpur, nous faisons une première halte au Maharani Bag Orchad Retreat, restaurant sous forme de buffet où nous avons à nouveau pu manger des spécialités locales dans un magnifique jardin verdoyant au son relaxant d’une cithare. Quelle chaleur ! Il me semble qu’aujourd’hui est la journée la plus chaude depuis notre arrivée : environ 40° à l’ombre… Ensuite, direction le temple jaïn qui constitue pour moi une grande attente dans ce voyage. Le temple d’Adineth tient ses promesses. Magnifique vue sur l’architecture extérieure présentant des similitudes avec les temples khmère d’Angkor… L’intérieur est une véritable forêt de marbre incroyablement ciselé…
En entrant, on prend une claque ! Bien que vu en photo, mon impression dépasse mes espérances. C’est littéralement une forêt de piliers dressés selon un plan assez complexe supportant des coupoles, le tout finement ouvragé et recouvert de motifs floraux et géométriques, des personnages, des animaux, des dieux, des démons, … C’est hallucinant car l’ensemble est sculpté dans du marbre blanc !
Je déambule ainsi parmi ces « tronc pétrifiés » au nombre de 1444 ! Je ne sais plus où donner de la tête… Avant le départ, nous sortons du temple pour profiter de la vue extérieure. En nous éloignant un peu, nous profitons également du spectacle des singes accrochés aux branches des arbres environnants. Nous parvenons même à nous en approcher de très près pour les photographier…
Nous restons cependant prudent, un touriste aurait été dévoré par un tigre, ici, il y a quelques années… Nous empruntons ensuite un chemin montant vers un petit sanctuaire d’où la vue doit valoir le coup. Effectivement, la vue sur le temple est superbe ; le blanc de ses murs contrastant avec les collines des alentours. Telle une cathédrale en pleine nature, le temple se dresse en effet au milieu des collines boisées. Cette situation exceptionnelle ajoute à la grandeur du monument.
J’ai vraiment eu, comme vous l’avez certainement compris, un coup de cœur pour cette visite, bien trop courte à mon goût… Et oui, il faut déjà reprendre la route pour Deogarh. Sur la route, nous traversons le marché de Ranakpur où de nombreuses femmes en saris multicolores paradent… Nous faisons également un petit arrêt en cours de chemin en pleine campagne. Comme à l’accoutumée, plusieurs gosses apparaissent comme par miracle d’on ne sait où… Plus étonnant encore, un marchand de glaces mobile est là, au milieu de nulle part. Je m’essaie alors à un petit pot de crème glacée à l’aspect douteux… La glace, achetée 3 roupies (5 centimes d’euro), est plutôt bonne mais je ne garantis pas le résultat intestinal de demain… On verra bien… Ce qui m’a interpellé, c’est une fois que le pot fut terminé, je rendis le pot vide au marchand, n’ayant pas de poubelle sous la main. Celui-ci s’empressa de le jeter à terre… Toute une éducation à refaire ! J’ai donc ramassé le pot vide en attendant de trouver une poubelle : tâche très difficile en Inde ! Arrivés à Deogarh, nous prenons possession de nos appartements dans le palace du maharadjah du coin ; le Deogarh Mahal, magnifique bâtisse de couleur jaune où notre chambre est digne des 1001 nuits… Quant au repas, nous l’avons pris sur le toit terrasse de l’hôtel avec une vue magnifique sur le palais… Que de luxe dans ce pays si pauvre. L’inde est vraiment le pays des paradoxes… Mercredi 28 mars 2007 Nous nous réveillons assez tôt, comme d’habitude et avalons notre petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel. Au programme de cette matinée, beaucoup de route pour rejoindre Pushkar… D’ailleurs, après quelques kilomètres, je ne peux céder à l’appel de la fatigue qui commence à s’accumuler. Avant d’arriver sur le site, notre guide commence à nous évoquer des histoires de faux prêtres basés à Pushkar. Ceux-ci, dans le but d’arnaquer les touristes, obligent ceux-ci à suivre un rituel permettant l’accès au lac sacré. Bien évidemment, ce rituel est payant. La question est de savoir ce qu’il se passe si on refuse de payer ce charlatan. L’histoire dit que le faux prêtre peut par exemple attraper votre appareil photo et le jeter dans le lac… Mais que fait la police ? Notre guide, qui visiblement n’a pas l’air à l’aise sur le sujet nous conseille tout simplement de payer. Soit, je le soupçonne surtout ne pas vouloir avoir d’ennui avec ces prétendus prêtres… Sinon, la ville en elle-même est un lieu sacré de l’hindouisme. La légende dit que le dieu Brahma laissa tomber une fleur de lotus, qui, lorsqu’elle toucha le sol, se transforma en lac autour duquel fut construit Pushkar. Arrivés sur place, nous visitons donc le temple dédié au fameux Brahmâ qui est le seul temple du pays lui étant consacré.
A l’entrée, nous apercevons un sâdhu lisant les lignes d’un livre sacré. Celui-ci paraît de type européen… Notre guide nous expliquera un peu plus tard que ce sâdhu est à cet endroit depuis neuf ans et qu’il lit toujours ce même livre à voix haute… Ah, quand on a la foie…
Le temple par lui-même est très kitch ! C’est en effet le premier temple multicolore que nous visitons. Par contre, il y règne vraiment une ambiance spéciale. Les hindous sont massés devant une statuette à l’effigie du dieu barbu à trois têtes et il est difficile de s’en approcher… De plus, comme celui-ci est en plein soleil, qu’il y règne une température avoisinant les 50°C au soleil et que l’on ne peut marcher sur les dallages qu’à pieds nus… et bien ça brûle ! Nous dirigeant ensuite vers le lac sacré, arriva ce qui dû arriver : Nous sommes interceptés par un homme se disant prêtre et désirant nous conduire au lac. Notre guide prend alors la parole et commence à négocier pour nous ce que nous allons devoir lui donner ! Mais où sommes-nous ? Finalement, nous devons nous acquitter de 50 roupies (environ 1 euro) si nous ne voulons pas avoir d’ennuis (termes employé par notre guide). Il est vrai que la somme est dérisoire mais sur le principe, je ne cautionne bien évidemment pas ce principe. Après ça, la mascarade commence : Faux sermons, jet bidon d’une fleur dans le lac pour avoir la bénédiction du prêtre. Je n’ai d’ailleurs pas encore parlé de sa tenue ! Jean, chemise Lacoste et montre en or : Ca rapporte d’être prêtre à Pushkar !!! Il nous laisse enfin seul profiter du lac (on a tout de même perdu une heure !). Le lac est entouré de ghâts, ces escaliers permettant d’accéder à l’eau. Des indiens et indiennes sont là, effectuant leurs ablutions. Et surprise, il me semble voir un groupe d’indienne aux seins nus effectuant leurs ablutions. Je ne m’attendais pas du tout à assister à une telle scène ; les indiennes paraissant jusqu’à présent très réservées et pudiques…
Un autre groupe d’indiens se jette littéralement dans l’eau afin d’y faire quelques brasses… Personnellement, malgré la chaleur, l’eau ne me donne pas du tout envie… Avant, les morts était brûlés sur les ghâts et étaient jetés dans les eaux du lac, comme c’est encore le cas à Bénarès dans le Gange. Mais ici, c’est terminé ; et ce, pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau étant stagnante… La ville, quant à elle, est propice à la promenade dans une ambiance « hippie ».
De petites boutiques, quelques sâdhus et… des vaches à 5 pattes, emblème de Brahmâ ! On y voit également quelques dromadaires… Il faut savoir qu’au mois de novembre se tient ici la plus grande foire aux chameaux du monde… La suite de la journée, nous la passons en partie à nouveau sur la route en direction de Jaipur la rose. En effet, après Jodhpur la bleue, voici Jaipur la rose… Après avoir laissé traverser une vache sacrée sur l’autoroute, nous arrivons donc dans cette grande ville de plus de quatre millions d’habitants connue pour ses multiples forts et palais. Nos bagages déposés à l’hôtel, à nous Jaipur, à pied ! De premier abord, les rues sont larges et rectilignes. Il faut dire que la ville et relativement récente (18ème siècle). Les bâtiments sont bel et bien peint en rose ; et ce, depuis la venue du Prince de Galles au début du 19ème siècle. Nous commençons par arpenter la rue principale, rue où se trouve le Hawa Mahal, c’est-à-dire le palais des vents. Nous en profitons également pour faire quelques emplettes dans la mesure où nous n’en avons pas encore eu beaucoup le temps. Des négociations s’ensuivent pour des sacs de tissus brodés, des saris, … Après avoir conclu notre deal, nous entamons une conversation avec le vendeur qui nous demande de le prendre en photo avec nous et de lui transmettre ensuite le cliché. Pour cela, il nous donne sa carte où figure son adresse. Les gens ont vraiment l’air très sympa par ici ! Notre soirée, nous avons prévu de la passer au cinéma « Raj Mandir ». En effet, le cinéma de Jaipur est réputé pour sa beauté et sa taille. De plus, voir un bollywood en Inde constitue une expérience vraiment à part. Nous ne voulons donc surtout pas manquer ça. Avant cela, un petit détour dans le McDo du coin. Certains d’entre vous vont peut-être crier au scandale mais je voulais voir ce qu’ils proposaient comme sandwichs en Inde : que des hamburger au poulet ou totalement végétariens. Le film, quant à lui, s’appelle Viva ; et comme tout bollywood qui se respecte, il y a des chants, de la danse, de l’amour, … mais jamais de bisou ! Et les gens regardent ça par 10°C (la clim tourne à fond !) en mangeant, en discutant d’affaires et autres avec leur voisin, … Mais bon, trois heures et demi pour un film en indien, c’est un peu long… Et puis finalement, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance que ça… Toutefois, en sortant, quel contraste avec ce que nous avons vu dans le film ! C’est vraiment une autre Inde que nous avons devant nous… Nous regagnons donc notre hôtel en rickshaw… C’était sans compter sur notre chauffeur qui ne connaissait visiblement pas notre hôtel… ni Jaipur ! Bref, après un petit détour et de multiples arrêts pour demander sa route, il nous a déposé devant notre Holiday Inn où nous avons passé une bonne nuit… Jeudi 29 mars 2007 Encore une journée bien remplie que ce jeudi 29 mars. Après un déjeuner agrémenté de bonnes pâtisseries, nous débutons la visite de Jaipur en nous rendant à la forteresse d’Amber située à quelques huit kilomètres de la ville accessible via une petite route à lacets traversant une forêt. Au détour d’un virage, nous avons enfin vue sur cette impressionnante forteresse se dressant fièrement sur une crête surplombant un lac. Au dessus, plus haut dans les montagnes, on aperçoit le fort de Jaigarh que nous ne visiterons pas. Pour monter au fort, il est possible d’emprunter des jeeps ou de se laisser porter par un éléphant. Nous choisissons la seconde solution, plus exotique, bien que devant attendre notre tour pendant une demie heure en plein soleil. Il n’est en effet que 9 heures mais il commence déjà à faire très chaud. Dans la queue, beaucoup de vendeurs à la sauvette tentent de nous vendre chapeaux et autres babioles. Après une longue négociation, nous achetons un chapeau « d’aventurier » qui me permettra de me protéger du soleil pendant l’attente. On est passé de 200 roupies à 50. Plus tard, en ville, je m’apercevrai que j’aurais pu l’avoir encore moins cher… La montée est agréable bien que très chaotique ; plusieurs photographes nous prennent en photo sur le dos de notre pachyderme décoré et peint.
Et pendant la montée, nous croisons d’autres éléphants descendant la colline afin d’aller chercher d’autres touristes.
Nous visitons le fort et sa monumentale porte couverte de fresques, le palais des miroirs, la salle des audiences, le quartier des femmes (beaucoup plus triste et sinistre que le quartier des hommes…) et montons sur la terrasse en haut de laquelle nous avons une magnifique vue sur la vallée. Sandrine choisit alors ce lieu pour s’installer et commencer à dessiner… En redescendant à pied, nous en profitons pour acheter la photo de nous sur notre éléphant… Sur le chemin du retour à Jaipur, nous faisons un bref arrêt photos devant le Jal Mahal, palais abandonné au beau milieu d’un lac… à sec. Et ensuite, même rituel avec notre guide qui nous emmène dans une fabrique de tapis. C’en est trop et nous décidons de le laisser faire la visite sans nous et allons nous promener dans les rues de Jaipur. Là, nous achetons quelques poteries à une femme en bord de route… qui s’avèreront très fragiles puisque aucune n’a survécu !
Après le repas du midi, nous allons visiter le City Palace, lieu où habite encore l’actuel maharadjah de Jaipur. Seule une petite partie du bâtiment n’est donc accessible. Après avoir passé quelques instants à contempler un charmeur de serpents, nous passons la porte d’entrée et débouchons sur une immense cour.
En son centre, un petit bâtiment abrite deux énormes jarres en argents gardées par des hommes en tenue traditionnelle. Ces jarres sont les plus grosses pièces du monde dans ce métal. Elles auraient servi en 1902 à transporter l’eau sacrée du Gange en Angleterre pour que le maharadjah de l’époque puisse effectuer ses ablutions (9000 litres)… Seul inconvénient, aussitôt que nous prenons une photo de ces jarres, nous sommes alpagués par les gardes nous réclamant quelques roupies. Ils se font leur petit business en plus de leur salaire ! C’est pour cette raison qu’ils n’auront rien de ma part ! Finalement, bien qu’intéressante, cette visite ne constituera pas le meilleur souvenir de mon voyage…
Après la visite de l’observatoire astrologique « Jantar Mantar » qui ne présente à mon avis que très peu d’intérêt, nous parcourons la ville de Jaipur durant une heure à bord d’un rickshaw vélo. Le jeune indien qui nous transporte à coups de pédales est en sueur au bout de quelques minutes. Et lorsqu’il s’arrête quelques instants, c’est pour courir aller nous acheter un collier de fleurs qu’il nous passe autour du cou. Il est vrai que hier, nous avions remarqué beaucoup de vendeurs de colliers faits de fleurs fraîches dans les rues de Jaipur... La journée nous offrant encore quelques heures de lumière, nous en profitons pour désormais arpenter les rues de la ville à pied. Cela nous permet d’observer cette cohue, d’écouter ce vacarme, … Dans les rues de cette mégalopole, on peut y voir des éléphants, des dromadaires, des vaches, … des singes… Mieux qu’au zoo !
On y croise également quelques sâdhus arborant de beaux costumes et de belles peintures sur le visage…
En soirée, nous rejoignons notre guide qui nous offre l’apéritif et s’ensuit une interminable discussion sur différents points ; nous abordons par exemple la croissance de l’homosexualité en Inde due à une grande proportion d’hommes par rapport aux femmes ; sujet de diverses émissions diffusées récemment en France. Pour résumer, selon notre guide, les émissions diffusées sur nos chaînes en France ne sont que des mensonges… Nous n’en saurons pas plus avant d’aller nous coucher… Vendredi 30 mars 2007 Ce matin, réveil aux aurores car c’est un programme des plus chargés qui nous attend aujourd’hui. En fait, beaucoup de route de prévue…Nous prenons donc notre petit déjeuner (bof) et repartons sur les routes de l’Inde… Les paysages désertiques sont désormais très loin, remplacés par des cultures. Beaucoup d’indiens dans les champs, … surtout des femmes qui accomplissent toutes leurs tâches à la main. En effet, ici, rares sont les machines agricoles. D’après le guide, ce n’est pas par manque de moyens mais simplement pour employer le plus de monde possible ! J’en doute tout de même… Travailler en plein soleil dans ces conditions, ce ne doit pas être la fête tous les jours… Le trajet est long et pénible jusqu’à Fathepur Sikri. Avant de nous rendre sur le site, nous faisons une pause afin de prendre notre déjeuner. Et aux alentours de 14 heures, nous voyons se dresser à l’horizon, les murs de grès rouge de la « ville de la victoire », construite par l’empereur Akbar en l’honneur de la naissance de son fils, le futur Jahengir. En fait, ne parvenant pas à avoir de descendance, il alla consulter un saint soufi qui lui prédit la naissance d’un fils s’il construisait un palais à cet endroit. Aussitôt dit, aussitôt fait… et la prédiction se réalisa. Akbar prit alors la décision de s’installer définitivement ici et déplaça ainsi la capitale. Toutefois, la ville ne fut réellement habitée que pendant 16 ans. En effet, le nombre d’habitants grandissant, ils rencontrèrent des difficultés pour alimenter la ville en eau… Une épidémie de peste au 17ème siècle finit de vider la place de ses derniers habitants… En descendant du bus sur le site de Fathepur Sikri, nous sommes écrasés par une chaleur étouffante… Je crois que plus on avance dans notre séjour, plus il fait chaud ! Mais bon, se promener dans cette cité fantôme (désormais occupée par les touristes) qui n’a pas bougé depuis 400 ans vaut tout de même quelques efforts et un peu de sueur ! En entrant dans la ville, nous sommes interpellés par un indien au bord de l’ancien bassin d’eau potable, désormais verte et croupie… Celui-ci y exécute un plongeon d’une quinzaine de mètres de haut… Tout ça pour un pourboire qu’il n’aura pas… ; nous ne lui avions rien demandé ! La visite est une découverte de palais, de cours et autres édifices tout de grès rouge, aux façades ornées de motifs géométriques taillés dans la pierre. Mais bon, bien qu’intéressante, je ne trouve pas le site exceptionnel en comparaison des autres lieux déjà visiter. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout suite à la lecture de la description qu’en faisait le Guide du Routard ! Mais bon, peut-être qu’en début de séjour, Fathepur Sikri nous aurait parue grandiose ! En plus, durant une partie de la visite un pseudo étudiant-guide « admiratif de la culture française » me colle aux baskets et tente dans un français très approximatif de me faire faire une visite guidée. Il aura fallu dix minutes d’ignorance totale pour qu’il daigne enfin me laisser tranquille… Après cela, un peu de fraîcheur climatisée… et remise en marche vers Agra, ville essentiellement connue pour le Taj Mahal, où nous arrivons vers 16h30 ! Ici encore, beaucoup de pauvreté et de saleté. De premier abord, la ville n’est pas très belle. Arrivés sur place, nous slalomons entre les racoleurs en tout genre pour accéder à l’entrée du Fort Rouge, autre merveille d’Agra qui fut longtemps la capitale de l’empire moghol.
Bâti le long de la rivière Yamuna dont le niveau est très bas, il est une succession de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux. Et en approchant du point le plus élevé du fort, sur la terrasse supérieure, … ça y est, nous apercevons enfin le fameux Taj Mahal ! Sur fond de brume (il commence à être tard), le monument trône sur les bords de la rivière Yamuna.
Vivement la visite de demain ! En attendant, nous faisons des photos de familles indiennes venues ici pour poser devant la vue imprenable qu’offre cette terrasse… Les autochtones viennent ensuite voir les photos sur l’écran de l’appareil et visiblement, ils y prennent du plaisir !
Sur cette même terrasse, deux singes se promènent en toute liberté… Essayant d’en prendre un des deux en photo de tout près, l’autre en profite pour me chercher des noises en me montrant ses dents… Ne faisant pas le fier, je m’éloigne… Nous nous attardons également quelques minutes à la prison de Sha Jahan, enfermé dans l’enceinte du Fort Rouge par son fils Arangzeb avec vue sur le mausolée de sa femme, le Taj Mahal. Pas très sympa le fiston, mais la vue aurait pu être pire ! La prison aussi, d’ailleurs : cellule de plus de 100 m², murs en marbre blanc, terrasse, … Le fameux Arangzeb, avide de pouvoir, tua ses trois frères aînés et emprisonna son père afin de pouvoir monter sur le trône… On peut dire qu’il n’avait pas le sens de la famille… La nuit commence désormais à tomber. Il nous faut maintenant rejoindre notre hôtel situé en ville. Là, nous nous reposons après avoir pris notre repas « à l’européenne », c’est-à-dire que je ne mange plus les plats me paraissant épicés. Mon corps est en effet en train de m’indiquer qu’il sature ! Sur ce, une bonne petite nuit va nous faire le plus grand bien en attendant le clou de ce voyage : la visite du Taj Mahal que nous allons entreprendre dès demain matin, aux premières heures du jour… Samedi 31 mars 2007 Afin d’éviter l’a forte affluence des touristes, nous nous rendons aux portes de l’entrée du Taj Mahal assez tôt, vers 8h… Les voitures n’ayant pas la possibilité de s’approcher du monument pour cause de pollution, nous nous y rendons en transport écologique : en bus électrique. Le mausolée est encore nappé d’une légère brume. Toutefois, le ciel est vierge de nuage, les photos devraient être sympas ! Après une fouille sommaire, je passe la porte et… ça y est, le Taj Mahal est devant moi. Je reste béatement en haut des escaliers qui permettent l’accès à l’allée principale menant au mausolée. J’essaie d’en profiter au maximum !
C’est parti, je veux le contempler sous toutes les coutures : du côté droit, vue de dessous, de derrière, vue de la gauche, … Sandrine n’arrive plus à me suivre et me laisse déambuler dans le parc, les yeux toujours rivés sur cette « nouvelle merveille du monde ». L’appareil photo est en surchauffe… Plus je m’approche du monument, plus je suis impressionné par le travail du marbre et des pierres semi précieuses incrustées dans les murs. Quelque soit l’angle sous lequel je le visualise, c’est un véritable joyau.
Nous visitons l’intérieur qui me paraît très sobre comparé à l’architecture extérieure du bâtiment. Deux tombeaux y sont installés ; celui de Shah Jahan, et celui de son épouse, Mumtaz Mahal pour qui l’empereur a fait construire ce mausolée à sa mort. Sandrine me demande si j’en ferais autant pour elle… Il faut savoir que l’empereur a commandé un mausolée pour sa défunte épouse à son meilleur architecte ; et ce, à la hauteur de l’amour qu’il lui vouait. Après quelques mois de travaux, non satisfait de la tournure des événements, l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte pour qu’il comprenne combien il était triste et ce qu’il voulait lui faire accomplir. On ne plaisante pas avec un empereur triste ! En tout cas, cela a fonctionné. Le résultat est magnifique ! Comme pour toute visite de monuments mondialement connus et reconnus, je craignais un peu d’être déçu… mais ce ne fut pas le cas ! Après ça, je retrouve Sandrine tranquillement installée sur un banc, crayon à la main, esquissant les formes arrondies et harmonieuses de l’édifice se dressant face à nous. Quelques minutes passent et je m’aperçois que plusieurs indiens sont derrière notre bancs en train de regarder le croquis que Sandrine est en train de réaliser… Moment sympa… Puis, il faut bien se résigner à partir. Un dernier regard et hop, c’est reparti pour la visite d’Agra. De retour en ville, nous faisons une visite d’un atelier de travail du marbre, spécialité de la région. Les incrustations de pierres dans le marbre sont magnifiques mais comme d’habitude, nous n’imaginons pas ça du tout chez nous. De plus, les prix sont exorbitants ! La journée avance très vite et il faut se rendre à l’évidence, notre voyage touche à sa fin… Un repas rapide pris à notre hôtel, une dernière douche et c’est reparti pour quelques heures de route pour rejoindre Delhi. Après quelques dizaines de kilomètres, nous faisons toutefois halte au site de Sikandra afin d’y visiter le mausolée d’Akbar. Le site est sympathique et trône au milieu d’un immense parc où se promènent de nombreux chevreuils. J’avais lu que le parc était également peuplé de nombreux singes mais rien à l’horizon : il fait peut-être trop chaud ! Dans le mausolée, après s’être déchaussé, nous parcourons un long couloir dans le noir pour parvenir au tombeau. Là, un vieil indien nous tend une fleur afin de la déposer sur le marbre du tombeau. Certainement encore un qui en veut à notre porte monnaie… Après ça, il se met à crier le nom d’Akbar pour nous faire entendre la résonance du lieu. Tous les moyens sont bons pour récolter quelques roupies… Il est mal tombé avec nous… La route qui permet de rejoindre Delhi est longue (environ 5 heures) et il fait déjà noir lorsque nous parvenons dans la capitale indienne. Avant d’aller à l’aéroport, nous prenons notre dernier repas indien, un poulet tandoori qui ne restera pas comme le meilleur des repas ingurgités en Inde. Nous disons adieu à notre guide Mishra qui, lui non plus, ne restera pas comme ayant été un guide exceptionnel. Et malgré un pourboire plus que généreux (2500 roupies), il ne nous remerciera même pas ! Soit, le voyage a été magnifique. Il nous en restera des souvenirs à jamais gravés : des rencontres improbables, de merveilleux sites visités, une population souriantes, des odeurs (pas toutes très bonnes), des couleurs, … et l’envie de revenir dans ce pays pour y voir et y visiter d’autres contrées (le sud, Bénarès, …). Pour conclure… Par quoi commencer… Avant de partir, quelques personnes nous avaient demandé pourquoi nous voulions aller dans ce pays et y voir la misère. La misère, c’est vrai, il y en a. Mais les indiens la côtoient quotidiennement et vivent avec, presque indifféremment ; et après quelques jours, nous y étions également habitués. De là à y être indifférent, je n’irai pas jusque là. Mais nous n’allions pas là-bas pour y voir la pauvreté : plutôt y trouver d’importantes richesses, tant au niveau humain qu’en terme de dépaysement ! Et de ce point de vue, nous n’avons pas été déçu ! Ce qu’on a adoré :
Franck : Jaisalmer, le temple jaïn de Ranakpur, le Taj Mahal, …
Sandrine : Jaisalmer, le fort Mehrangarh… Ce qu’on a moins aimé :
Le Shekawati, les boutiques à touristesCompte rendu de notre voyage aux Etats-Unis (deuxième partie) English translation pending
Suite et fin du voyage.
Voila le début .
Jeudi 23 aout.
Aujourd’hui lever aux Aurores car nous prenons le train de Durango à Silvertone. Superbe train à vapeur ou tu peux choisir d’être dehors ou à l’intérieur lors de la traversés. Personnellement, nous prenons les places externe pour mieux profités de l’air fraie et du paysage.

Traversée de plus de 3H mais ça passe assez vite surtout lorsque nous traversons la San Juan Forest.


Terminus tous le monde descends à Silvertone ou à peine descendue que tu as vite u aperçue de la ville qui t’attends en voyant le sheriff en contrebas.

J’ai rien fait m’sieur, promis.
Ville vraiment super agréable ou tu es complètement plongés dans cette univers Cow Boy.

Dommage que nous ne disposions que de deux heures ; on serait bien resté pour regarder un spectacle Western mais bon...


All a board !!! Et c’est repartis mais on sans serait bien passés du retour car il fut vraiment trop long.
A notre retour un tour à la piscine s’impose pour se détendre. Ensuite nous irons mangés au Carvers’s Brewery. Sandwiches et bière au menu. Moins apprécier que le Old Tymer’s Café mais non moins bon.
Dodo au Best Western Mountains Shadows. Super chambre avec piscine Jacuzzi sous une bulle.
Vendredi 24 aout.
8H00 : On va prendre notre premier petit déjeuner hors des hôtels de « choice hotel » Rien à dire petit dèj encore copieux.
C’est parti vers la ville de Chinle qui nous permettra de visiter le Canyon de chelly dit « Canyon di chè »
Au bout de 2H40 de route, nous voilà arriver au Best Western de Chinle. Des problèmes avec cet hôtel : Pour commencer la piscine est en travaux !!! En plein mois d’aout ??? Et oui mon bon Monsieur on a rien trouvé de mieux pour énerver les clients. Désolé…
Problème de paiement et chambres limites propres.
17H00 : Arrivée au Canyon de Chelly. Ne sortez pas vos piè-pièce car là, l’entrée du parc est gratuite.
On va du coté Sud du par cet on s’arrêté aux différant point de vue dont le point de vue qui nous permet d’apercevoir le White House Trail. Pas de rando cette fois.

Les points de vue sont vraiment impressionnants avec, ces prairies vertes qui longent ces canyons de roches rouges. Magique !!!


Dernière attractions de la journée, Spider Rock "Femme Araignée" l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo. Vivant au sommet de ce rocher, elle y emmène les enfants méchants. Encore un endroit spectaculaire, à ne pas louper.

Retour en ville pour trouver un restaurant et finalement on se rabat sur le resto de l’hôtel. Chinle est une ville vraiment glauque avec à chaque coin de rue des prisons ou des maisons de corrections.
Ne sachant pas trop quoi prendre, je prends un Tacos Navajos ; sorte de pizza garni de chili con carne et salades. Plutôt bon.
Dans cette ville, il ne vaut mieux ne pas trop y séjourner sous peine d’attraper un gros coup de cafards. Les magasins sont limites sales et l’endroit te fait vite devenir parano. T’as plus qu’as prié pour ne pas te faire scalper…
Samedi 25 aout.
9H00 : Le réveil n’a pas sonné et en plus le trajet entre Chinle et Santa Fe dure 5H00. Pas de petit déjeuner inclus dans le prix ce matin.
Béni soit le réveil. Et oui ce matin il y avait une (vu le monde) énorme manifestations indiennes. Heureusement qu’on ne sait pas réveiller à 7H00 sinon pas moyen de sortir.
Cette fois, on déjeune dans la voiture pendant que nous arrivons à thermes d’un bouchon. Manquais plus que ça.
Finalement, on arrive à Santa Fe et on prend nôtre chambre au : Santa Fe Sage inn. Chambres très accueillantes et propres. Tant mieux on n’y reste deux jours.

Je conseille à tous de prendre des boissons à leurs distributeurs. Et oui parce que 4 cannettes pour 25 cents au lieu de 4 dollars sa vaut le coup. Si la machine déconne à chaque fois, Coca va être au bord de la faillite.
Piscine (baignoire serais plus approprier. Tellement c’est petit) et TV sont au programme pour se relaxer un peu.
Diner dans la room et c’est partis pour Santa Fe.
Très joli ville avec de belles maisons styles mexicaines et sur la place, atmosphère Espagnole.
Ballade dans la ville :



Finalement on rentre à l’hôtel pour profiter de Santa Fe demain en journée.
Dimanche 26 aout.
Promenade dans Santa Fe y’as pas à dire c’est une belle ville bien typique mais là la pluie est au rendez-vous.

Les Indiens qui vendent leurs babioles sous le palais du gouverneur, n’ont vraiment pas grand choses à vendre et les prix restent chers.
Palais du gouverneur :

La petite église espagnole de Santa Fe

Dommage qu’il pleut autant, nous qui pensions peut être allés vers Albuquerque… On va donc se terrer dans l’hôtel.
Ce soir, nous mangeons au « Cowgirl » et là le Routard nous à déçues parce que il n’a vraiment rien d’extraordinaire dans ce resto.
Lundi 27 aout.
Encore un petit déjeuner compris dans le prix.
Nous sommes allés à Taos (1H30). Location de la chambre au Comfort Suites. Chambre très spacieuse.
Détente à la piscine et direction Taos Pueblos. Malheureusement, Le Pueblo est fermé pour cause de violation de territoire ou quelque chose comme ça.
On va donc à la place de Taos. Belle place, typique mais il n’y a pas cet atmosphère tant rechercher. Une fois les magasins au tour de la place et au à alentour visiter il n’y a plus grand-chose à faire donc nous allons diner à « Ogelvies » ; un bon petit resto Mexicain.
Mardi 28 aout.
8H00 : Comfort suites, est un hôtel faisant partis du groupe choice hotels, le petit d’jeuner est donc présent et tout à fait convenable. Les hôtels du groupe choice hotel n’ont vraiment rien à envier au Best Western ou à d’autres hôtels d’autres chaines.
En allant vers Alamosa, arrêter vous sur le pont qui surplombe le Rio grande, c’est encore un magnifique spectacle.

A Alamosa, il n’y a pas grand-chose à faire mais il ya le parc de Great Sand Dunes. Mais là vu qu’il est 13H00 on se dit qu’il faudrait surement mieux aller faire quelque course et se baigner avant d’aller sur les Dunes. Parce que là il fait chaud.
18H00 : Nous voilà arriver à Great Sand Dunes, et nous sommes déjà étonner de voir la végétation présente avant les dunes puis les montagnes justes derrière.

C’est pas beau ca ma p’tite dame ???

Bien contents d’avoir attendu la fin de journée pour monter ces dunes (ne surtout pas y aller l’après midi sous le cagnard). Après être allé au maximum de nos capacités on reprend un peu en haut de ces dunes magnifiques surplombant un très joli paysage.

BANZAI !!!!!!!!!!!!!!! c’est partis pour une descente des plus rapides ; ça fait du bien, dommage que la monter ne soit pas plus rapide.

19H17 : Rentrer à l’hôtel comfort inn on se débarrasse du sable qui c’est infiltrés dans nos vêtements, on va manger dans chez Oscar’s. Restaurant Mexicains que je recommande (délicieux).
Mercredi 29 aout.
Nous voilà presque à la fin de notre périple mais ce n’est pas finis il reste encore une journée à Denver.
Nous avons réservé une nuit au Red lion hotel car il est proche du centre ville et en plus on est tous près du : « at Mile High Stadium » le terrain de football Américain des Broncos de Denver. L’hôtel est beaucoup plus petit que sur les photos mais l’essentiel c’est qu’il y a des navettes pour nous amener dans le centre. La navette de l’hôtel nous emmène au début de la 16 ème rue (rue la plus commerçante de Denver)
Bon et bien on a plus qu’as flâné dans Denver, faire les boutiques et prendre quelques photos du capitole et même faire un tour au plus grand magasin de sport des Etats-Unis (a ne pas faire)…

La 16 ème rue avec vue sur le capitol.

Le capitol :


En retournant à l’hôtel, un petit tour du stade s’impose ; dommage qu’il ne soit pas ouvert et encore plus dommage de louper le match qui se joue demain soir.

On rentre à l’hôtel qui est à 5 minutes à pied de du stade pour prendre la voiture et manger chez Denny’s pour boucler la boucle.
Penser aussi à visiter le stade le soir : c’est très beau et au loin on peut apercevoir les buildings illuminés de la ville.

Jeudi 30 aout.
10H00 : Grasse mat’ qui fait du bien.
On file encore au stade après avoir laisser les clefs de la chambre d’hôtel pour faire un petit tour rapide de la boutique.

On a fait un plus qu’un petit tour de boutique. Nous avons eu la chance de tomber sur un employé (c’est soir de match et sa bosse dure ici) qui accepte de nous laissé voir l’intérieur du stade il se propose même de nous prendre en photo. TROP BIEN, merci m’sieur.

Aller ! encore une petite bière et on y go… 😛

Dernier fast food du voyage (KFC) et nous allons rendre la voiture. Et nous voila partis vers Paris. SNIF !!!!
Conclusion :
Un voyage GIGANTESQUE, IMPRESSIONNANT et MAGNIFIQUE. Accueille super partout (hormis les indiens), hôtels et restau « impeccable bien » bref on en redemande.
Gros coup de cœur pour : Colorado Nat’l monument, Arches et M.V
Jeudi 23 aout.
Aujourd’hui lever aux Aurores car nous prenons le train de Durango à Silvertone. Superbe train à vapeur ou tu peux choisir d’être dehors ou à l’intérieur lors de la traversés. Personnellement, nous prenons les places externe pour mieux profités de l’air fraie et du paysage.

Traversée de plus de 3H mais ça passe assez vite surtout lorsque nous traversons la San Juan Forest.


Terminus tous le monde descends à Silvertone ou à peine descendue que tu as vite u aperçue de la ville qui t’attends en voyant le sheriff en contrebas.

J’ai rien fait m’sieur, promis.
Ville vraiment super agréable ou tu es complètement plongés dans cette univers Cow Boy.

Dommage que nous ne disposions que de deux heures ; on serait bien resté pour regarder un spectacle Western mais bon...


All a board !!! Et c’est repartis mais on sans serait bien passés du retour car il fut vraiment trop long.
A notre retour un tour à la piscine s’impose pour se détendre. Ensuite nous irons mangés au Carvers’s Brewery. Sandwiches et bière au menu. Moins apprécier que le Old Tymer’s Café mais non moins bon.
Dodo au Best Western Mountains Shadows. Super chambre avec piscine Jacuzzi sous une bulle.
Vendredi 24 aout.
8H00 : On va prendre notre premier petit déjeuner hors des hôtels de « choice hotel » Rien à dire petit dèj encore copieux.
C’est parti vers la ville de Chinle qui nous permettra de visiter le Canyon de chelly dit « Canyon di chè »
Au bout de 2H40 de route, nous voilà arriver au Best Western de Chinle. Des problèmes avec cet hôtel : Pour commencer la piscine est en travaux !!! En plein mois d’aout ??? Et oui mon bon Monsieur on a rien trouvé de mieux pour énerver les clients. Désolé…
Problème de paiement et chambres limites propres.
17H00 : Arrivée au Canyon de Chelly. Ne sortez pas vos piè-pièce car là, l’entrée du parc est gratuite.
On va du coté Sud du par cet on s’arrêté aux différant point de vue dont le point de vue qui nous permet d’apercevoir le White House Trail. Pas de rando cette fois.

Les points de vue sont vraiment impressionnants avec, ces prairies vertes qui longent ces canyons de roches rouges. Magique !!!


Dernière attractions de la journée, Spider Rock "Femme Araignée" l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo. Vivant au sommet de ce rocher, elle y emmène les enfants méchants. Encore un endroit spectaculaire, à ne pas louper.

Retour en ville pour trouver un restaurant et finalement on se rabat sur le resto de l’hôtel. Chinle est une ville vraiment glauque avec à chaque coin de rue des prisons ou des maisons de corrections.
Ne sachant pas trop quoi prendre, je prends un Tacos Navajos ; sorte de pizza garni de chili con carne et salades. Plutôt bon.
Dans cette ville, il ne vaut mieux ne pas trop y séjourner sous peine d’attraper un gros coup de cafards. Les magasins sont limites sales et l’endroit te fait vite devenir parano. T’as plus qu’as prié pour ne pas te faire scalper…
Samedi 25 aout.
9H00 : Le réveil n’a pas sonné et en plus le trajet entre Chinle et Santa Fe dure 5H00. Pas de petit déjeuner inclus dans le prix ce matin.
Béni soit le réveil. Et oui ce matin il y avait une (vu le monde) énorme manifestations indiennes. Heureusement qu’on ne sait pas réveiller à 7H00 sinon pas moyen de sortir.
Cette fois, on déjeune dans la voiture pendant que nous arrivons à thermes d’un bouchon. Manquais plus que ça.
Finalement, on arrive à Santa Fe et on prend nôtre chambre au : Santa Fe Sage inn. Chambres très accueillantes et propres. Tant mieux on n’y reste deux jours.

Je conseille à tous de prendre des boissons à leurs distributeurs. Et oui parce que 4 cannettes pour 25 cents au lieu de 4 dollars sa vaut le coup. Si la machine déconne à chaque fois, Coca va être au bord de la faillite.
Piscine (baignoire serais plus approprier. Tellement c’est petit) et TV sont au programme pour se relaxer un peu.
Diner dans la room et c’est partis pour Santa Fe.
Très joli ville avec de belles maisons styles mexicaines et sur la place, atmosphère Espagnole.
Ballade dans la ville :



Finalement on rentre à l’hôtel pour profiter de Santa Fe demain en journée.
Dimanche 26 aout.
Promenade dans Santa Fe y’as pas à dire c’est une belle ville bien typique mais là la pluie est au rendez-vous.

Les Indiens qui vendent leurs babioles sous le palais du gouverneur, n’ont vraiment pas grand choses à vendre et les prix restent chers.
Palais du gouverneur :

La petite église espagnole de Santa Fe

Dommage qu’il pleut autant, nous qui pensions peut être allés vers Albuquerque… On va donc se terrer dans l’hôtel.
Ce soir, nous mangeons au « Cowgirl » et là le Routard nous à déçues parce que il n’a vraiment rien d’extraordinaire dans ce resto.
Lundi 27 aout.
Encore un petit déjeuner compris dans le prix.
Nous sommes allés à Taos (1H30). Location de la chambre au Comfort Suites. Chambre très spacieuse.
Détente à la piscine et direction Taos Pueblos. Malheureusement, Le Pueblo est fermé pour cause de violation de territoire ou quelque chose comme ça.
On va donc à la place de Taos. Belle place, typique mais il n’y a pas cet atmosphère tant rechercher. Une fois les magasins au tour de la place et au à alentour visiter il n’y a plus grand-chose à faire donc nous allons diner à « Ogelvies » ; un bon petit resto Mexicain.
Mardi 28 aout.
8H00 : Comfort suites, est un hôtel faisant partis du groupe choice hotels, le petit d’jeuner est donc présent et tout à fait convenable. Les hôtels du groupe choice hotel n’ont vraiment rien à envier au Best Western ou à d’autres hôtels d’autres chaines.
En allant vers Alamosa, arrêter vous sur le pont qui surplombe le Rio grande, c’est encore un magnifique spectacle.

A Alamosa, il n’y a pas grand-chose à faire mais il ya le parc de Great Sand Dunes. Mais là vu qu’il est 13H00 on se dit qu’il faudrait surement mieux aller faire quelque course et se baigner avant d’aller sur les Dunes. Parce que là il fait chaud.
18H00 : Nous voilà arriver à Great Sand Dunes, et nous sommes déjà étonner de voir la végétation présente avant les dunes puis les montagnes justes derrière.

C’est pas beau ca ma p’tite dame ???

Bien contents d’avoir attendu la fin de journée pour monter ces dunes (ne surtout pas y aller l’après midi sous le cagnard). Après être allé au maximum de nos capacités on reprend un peu en haut de ces dunes magnifiques surplombant un très joli paysage.

BANZAI !!!!!!!!!!!!!!! c’est partis pour une descente des plus rapides ; ça fait du bien, dommage que la monter ne soit pas plus rapide.

19H17 : Rentrer à l’hôtel comfort inn on se débarrasse du sable qui c’est infiltrés dans nos vêtements, on va manger dans chez Oscar’s. Restaurant Mexicains que je recommande (délicieux).
Mercredi 29 aout.
Nous voilà presque à la fin de notre périple mais ce n’est pas finis il reste encore une journée à Denver.
Nous avons réservé une nuit au Red lion hotel car il est proche du centre ville et en plus on est tous près du : « at Mile High Stadium » le terrain de football Américain des Broncos de Denver. L’hôtel est beaucoup plus petit que sur les photos mais l’essentiel c’est qu’il y a des navettes pour nous amener dans le centre. La navette de l’hôtel nous emmène au début de la 16 ème rue (rue la plus commerçante de Denver)
Bon et bien on a plus qu’as flâné dans Denver, faire les boutiques et prendre quelques photos du capitole et même faire un tour au plus grand magasin de sport des Etats-Unis (a ne pas faire)…

La 16 ème rue avec vue sur le capitol.

Le capitol :


En retournant à l’hôtel, un petit tour du stade s’impose ; dommage qu’il ne soit pas ouvert et encore plus dommage de louper le match qui se joue demain soir.

On rentre à l’hôtel qui est à 5 minutes à pied de du stade pour prendre la voiture et manger chez Denny’s pour boucler la boucle.
Penser aussi à visiter le stade le soir : c’est très beau et au loin on peut apercevoir les buildings illuminés de la ville.

Jeudi 30 aout.
10H00 : Grasse mat’ qui fait du bien.
On file encore au stade après avoir laisser les clefs de la chambre d’hôtel pour faire un petit tour rapide de la boutique.

On a fait un plus qu’un petit tour de boutique. Nous avons eu la chance de tomber sur un employé (c’est soir de match et sa bosse dure ici) qui accepte de nous laissé voir l’intérieur du stade il se propose même de nous prendre en photo. TROP BIEN, merci m’sieur.

Aller ! encore une petite bière et on y go… 😛

Dernier fast food du voyage (KFC) et nous allons rendre la voiture. Et nous voila partis vers Paris. SNIF !!!!
Conclusion :
Un voyage GIGANTESQUE, IMPRESSIONNANT et MAGNIFIQUE. Accueille super partout (hormis les indiens), hôtels et restau « impeccable bien » bref on en redemande.
Gros coup de cœur pour : Colorado Nat’l monument, Arches et M.V
Hôtel Brisas Trinidad: excursions? English translation pending
Je republie mon message, puisqu'il a été effacer...
Premièrement, j'aimerais avoir de l'info sur le Brisas Trinidad, est ce bien? la plage est comment? Est-ce qu'il est possible de faire de la plongée en apnée a proximité? Est-ce possible de se faire faire des tresse? La nourriture est-elle acceptable? La propreté? Le personnel? Bref toute informations sur cette hotel serait apprécier.
Deuxièmement, j'aimerais avoir une idée des excursions offertes ainsi que des prix. Ma chum, reve de nager avec les dauphins, est-ce possible dans cette région? et combien ca coute?
Troisièmement, j'ai cru comprendre que l'aéroport de Cienfuegos est fermer donc le vol ce fait en direction de Santa Clara, et ensuite on doit faire un trajet de 3hrs pour ce rendre à l'hotel, est-ce que c'est juste???
Merci, ... j'attend des infos impatiemment
Premièrement, j'aimerais avoir de l'info sur le Brisas Trinidad, est ce bien? la plage est comment? Est-ce qu'il est possible de faire de la plongée en apnée a proximité? Est-ce possible de se faire faire des tresse? La nourriture est-elle acceptable? La propreté? Le personnel? Bref toute informations sur cette hotel serait apprécier.
Deuxièmement, j'aimerais avoir une idée des excursions offertes ainsi que des prix. Ma chum, reve de nager avec les dauphins, est-ce possible dans cette région? et combien ca coute?
Troisièmement, j'ai cru comprendre que l'aéroport de Cienfuegos est fermer donc le vol ce fait en direction de Santa Clara, et ensuite on doit faire un trajet de 3hrs pour ce rendre à l'hotel, est-ce que c'est juste???
Merci, ... j'attend des infos impatiemment
Itinéraire pour une semaine à Nice? English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir vos suggestions pour 1 petite semaine, c'est cours pour tout ce qui a à voir !!!
J'aimerais aussi avoir une idée de ce que cela peux nous coûter pour les visites ainsi que pour les repas du dîner et souper ce qui n'est pas inclus dans notre forfait !
Vos suggestions sont appréciées
merci, Julie
Vos suggestions sont appréciées
merci, Julie
Endroits incontournables en France? English translation pending
Allo
Je suis une québécoise qui vient faire un stage à St-Malo du début octobre à la fin mars. Tout au long de mon stage et de un à deux mois ensuite (avril-mai) je veux visiter la France. J'aimerais savoir quels sont les incontournables à ne pas manquer. Aussi, quel type d'itinéraire vous me proposeriez? J'aimerais aussi savoir combien je dois prévoir pour les déplacements....brefs quels sont les meilleurs moyens et les plus économiques de visiter la France et quels sont les endroits à ne pas manquer??
MErci beaucoup Mel
MErci beaucoup Mel
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
Ah, l’Afrique ! suite et fin

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.




En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »

Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blanc
Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.
En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché
A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,

crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha
Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.



Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!

Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!
Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.
Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34
Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

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Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.



En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »
Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blancDes sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarchéA l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,
crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.


Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!
Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Mali English translation pending
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes?
Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel.
Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Transcription en France de mariage en Algérie English translation pending
BONJOUR
je me suis mariée le 03/02 et je suis rentrée le 08/02 avec le livret de famille et tout les papiers necessaires pr le dossier. je suis de double nationalité, et je me suis marié en algérie avec un algérien avec ma nationalité algérienne nous n'avons pas fait de ccm car nous ne connaissions pas, et je vois que bcp d'entre vs en parle!!! j'ai envoyé mon dossier à nantes lundi 11/02 en AR.combien de tps peut prendre la transcription? est ce que certains d'entre vous sont ds la meme procédure merci de vos conseil et de votre experience malasam
je me suis mariée le 03/02 et je suis rentrée le 08/02 avec le livret de famille et tout les papiers necessaires pr le dossier. je suis de double nationalité, et je me suis marié en algérie avec un algérien avec ma nationalité algérienne nous n'avons pas fait de ccm car nous ne connaissions pas, et je vois que bcp d'entre vs en parle!!! j'ai envoyé mon dossier à nantes lundi 11/02 en AR.combien de tps peut prendre la transcription? est ce que certains d'entre vous sont ds la meme procédure merci de vos conseil et de votre experience malasam
Places à ne pas manquer en France... English translation pending
Bonjour...
Je pars en France pour une semaine seulement au mois de mai!!
Je veux aller faire la Côte-d'Azur...
Je veux faire Nice, Marseille, Cassis, Aix-en-Provence...
J'aimerais que vous me conseilliez sur quelques autres villes ou villages dans ce coin à ne pas manquer...
J'adore les villages sur le bord de la mer...Tant qu'on peut voir de l'eau..
Y-a-t'il des belles plages dans ce coin là?
Y-a-t'il d'autres places qui sont à ne vraiment pas à manquer?
Y-a-t'il des châteaux vraiment impressionnants dans ce coin là?
J'ai la passe de train alors je pourrai me déplacer sans problème n'importe où... Mais puisque je n'ai pas beaucoup de temps...je veux vraiment savoir d'avance quelles sont les places où je dois aller!!
Merci d'avance!!