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Semestre d'études en Amérique Latine English translation pending
by Izno159 · 2014-01-06 · 1 reply
Bonjour,

J'ai la chance de pouvoir effectuer 6 mois d'échange en Amérique Latine dans le cadre de mes études. Bien que quelque soit le pays dans lequel je serai au final, je serai satisfait, j'hésite encore entre quelques uns et récolter des informations supplémentaires me sera toujours bénéfique.

Les différents pays étant le Mexique (San Luis Potosi / Mexico), Argentine (Buenos Aires), Colombie (Medellin), Pérou (Lima) et Chili (Santiago / Villa del Mar).

Je recherche surtout des informations au niveau :

- du coût de la vie - des possibilités de voyage intéressantes proches de la ville pour voyager durant le semestre - de la vie étudiante (sorties, sport, ...)

Voilà, n'hésitez pas si vous en avez un à me (dé)conseiller plus particulièrement.

Merci d'avance !
Comptés de Galway et de Clare - Avril 2013 English translation pending
by Yuri66 · 2014-01-05 · 2 replies
Nous sommes donc partis dans ces deux comptés, du 20 au 27 avril 2013. Pourquoi en avril ? Plusieurs raisons :

- moins de touristes (la principale raison !) - des prix en baisse - profiter d'un temps très doux (ce que nous avons eu pendant une grande partie du voyage).

L'itinéraire jour par jour :

- 20/04 : vol Ryanair Gérone/Knock ; visite et soirée à Galway - 21/04 : Clifden et Sky Road - 22/04 : Letterfrack ; Parc National du Connemara - 23/04 : Leenane, Killary Harbour ; retour et soirée à Galway - 24/04 : îles d'Aran - 25/04 : îles d'Aran ; falaises de Moher - 26/04 : Cork - 27/04 : Cork ; vol Ryanair Cork/Gérone

Budget (par personne) :

- avion : 42 € AR - bus : je n'ai pas calculé mais grosso modo ça doit revenir à 100 € - autres transports : bateau (30 €), avion pour les îles (27 €) - auberges et hôtels : environ 170 € pour 7 nuits - nourriture : environ 15 € par jour - extras (bières, entre 3,50 et 4,50 € la pinte).

Compagnies de bus utilisées :

- Citylink pour le Connemara :
http://www.citylink.ie/ - compagnie nationale pour les autres trajets : http://www.buseireann.ie/

20 avril :

10h. Il est temps pour nous de partir à l'aéroport de Gérone, où notre avion décolle aux alentours de midi. Nous arrivons à l'aéroport de Gérone une heure plus tard, check-in rapide, et décollage à 12h30. Arrivée à Knock 2h plus tard, on règle nos montres avec le décalage horaire, puis nous prenons un bus direction Galway. 2h de route pendant lesquelles nous voyons passer des pâturages en pagaille. Qui dit Irlande dit temps pourri... et bien c'est le cas ! Mais il ne pleut pas.



Arrivés à Galway, nous allons à notre hôtel, et là surprise : le gars de l'accueil nous appelle un taxi en disant que nous sommes dans un appartement 2 km plus loin. Il nous paye le taxi, nous montons au dernier étage... et là Whaouuuu ! Un appartement de 60 m², rénové, propre, avec un salon offrant une vue sur le port, et surtout une terrasse offrant une vue sur la mer. Tout ça pour 85 € la nuit, avec en plus le ptit déj offert. Un rapport qualité/prix jamais vu !



Nous allons nous promener dans le centre-ville. Galway est une ville très sympa, très typique. Puis nous passons la soirée dans un pub bondé de monde (on est samedi), mais très sympa. Nous commençons évidemment le voyage par une pinte de Guinness ;)



21 avril :

Lever vers 9h. On a passé une nuit formidable, même les lits sont géniaux ! Nous allons à l'hôtel situé donc à 2 km pour y prendre le petit déjeuner. On s'est dit : "bon ok l'appartement était génial, mais pour compenser le petit déjeuner doit être hyper basique". Que nenni ! On nous a carrément servi à chacun une assiette complète d'Irish Breakfast, et c'était purement divin ! Cet hôtel est formidable, je vous invite à vous y rendre pour quiconque passe une nuit à Galway.





Nous montons ensuite dans un bus, un petit coup d'oeil à la magnifique église de la ville, et c'est parti pour le Connemara ! La route pour nous y rendre est déjà magnifique : montagnes et moutons se succèdent, le tout dans une atmosphère apaisante, on a l'impression d'être loin de tout.





Nous arrivons à notre premier arrêt, la ville de Clifden, où après avoir fait quelques provisions dans le seul supermarché de la ville, nous entamons la Sky Road, une route célèbre offrant de très beaux paysages. La randonnée est longue (16 km), mais c'est quasiment toujours plat, donc pas trop de difficultés. Les différents paysages se succèdent au fur et à mesure de notre avancée. Ainsi, nous passons d'un château en ruines, à des prairies verdoyantes, et enfin à des plaines enclavées dans l'Océan Atlantique. Nous l'avons faite en 5h, avec de nombreuses pauses.







Sur le chemin du retour, il commence à pleuvoir un petit peu, et nous n'étions pas contre après autant d'heures de marche ! Nous croisons d'autres types de paysages, toujours aussi beaux et inattendus. Un grand lac, et le clou du spectacle : des mini-falaises.





Soudain, pendant que nous rentrons à Clifden, un animal roux fonce à toute vitesse sur nous. On a d'abord pensé à un renard, mais c'était un chien. Chien qui visiblement était très attachant, et n'a pas hésité à nous suivre sur au moins 500 mètres !



Nous allons nous installer dans l'auberge de jeunesse de la ville pour 22 € chacun. C'est très basique mais il y a le wi-fi ! Nous sommes ensuite allés manger dans le restaurant en face, dans une ambiance chaleureuse bien irlandaise, et ensuite nous sommes allés dans le pub juste à côté, où nous avons cette fois dégusté une Harp, une bière blonde irlandaise très fruitée et rafraîchissante. La ville en elle-même elle est très jolie et petite. Nous nous sommes sentis vraiment très bien. Pour ma part je cherchais l'isolement positif, je l'ai trouvé. L'église est à voir.

Ici le soleil se couche plus tard qu'à Perpignan à cette période, ce qui nous a fait un peu bizarre au départ. Le soleil se couche à 21h, il fait nuit à 23h. Il est temps d'aller se coucher.

22 avril :

Lever à 8h, sous un ciel gris et un peu de vent. Nouveau trajet en bus, 20 km plus loin, à Letterfrack. Encore une fois, une route magnifique, avec cette fois-ci des couleurs qui tendent vers le rouge.







Aux premiers abords la ville est simpliste. Nous nous rendons dans notre auberge, que je ne vous conseille pas (très mauvaise organisation du "personnel" et literie pas nettoyée. Il y a un supermarché à 100 mètres de notre auberge qui fait des sandwiches excellents sous nos yeux pour 3,50 €, en mettant ce que l'on veut à l'intérieur. On trouvera d'ailleurs ce genre de supermarché 2 autres fois pendant notre voyage.

Letterfrack est le village symbolique du Connemara puisque c'est là que se trouve le parc national. C'est d'ailleurs là-bas qu'on se rend sans tarder. Il y a dans ce parc 3 randonnées, chacune ayant un niveau de difficulté. Nous tentons la plus difficile. Les 2 premiers kilomètres se font facilement, plutôt plats, mais c'est après que ça se gâte. Le sentier devient de moins en moins balisé et la montée de plus en plus raide. Mais quels paysages ! Nous croisons pas mal de points de vue, qui nous permettent d'avoir une vue impressionnante du village et d'une bonne partie du Connemara. Lorsque nous arrivons au sommet (650 mètres), le vent souffle très fort, impossible de rester stable pour prendre une photo correctement. Dommage que le brouillard nous empêche de voir loin, mais qu'importe c'est magnifique.
Intérêt de Little Wild Horse Canyon English translation pending
by Edouardmorel · 2014-01-04 · 8 replies
Bonjour, Préparant mon voyage dans l'Ouest US, je vais faire l'Antelope canyon vers Page. Du coup, quand je serais sur la route, plus tard, entre Moab et Capitol Reef, j'ai vu qu'il y avait un autre slot canyon: Little Wild Horse canyon. Cela vaut-il le coup et ne va-t-il pas faire un peu répétition, en moins spectaculaire, avec Antelope que nous aurons vu auparavant ? Merci ?
1 an en Antarctique (1) English translation pending
by Chouhibou · 2013-12-30 · 2 replies
Bonjour,

Je suis météorologiste et je viens d’être envoyé sur le continent antarctique, plus précisément sur la base française Dumont-Durville, pour y travailler un an. Dans ce journal je vous propose de suivre mon quotidien. Pour des raisons de débit internet très limité je ne joins pas ici de photos. Par contre vous en aurez – et plein d’articles supplémentaires aussi – en vous rendant sur mon site « Adélie, à l’envers de la terre ». Vous pourrez vous abonner à la newsletter si suivre plus confortablement cette aventure vous intéresse.

Ci-dessous donc le 1er compte rendu, récit du périple qui m’a permis d’atteindre le continent polaire austral :

Le temps sait être long. En tout cas celui passé sur l'Astrolabe, navire polaire tient le cap vers DDU, s'étire à n'en plus finir. Voici déjà plus de 250 heures (10 jours, oui) que le navire a largué ses amarres, à Hobart. (Là je vous fais grâce des 40' de voiture, 1h50 de train, 22h d'avion, 15' de bus, et 15h d'attente cumulées nécessaires pour atteindre la capitale tasmanienne, ainsi que des 11h de décalage horaire dont il faut se remettre). J'allais vous dire que, depuis, l'Astro file plein sud mais le verbe est mal choisi. Dans un premier temps évidemment le bateau n'a pas eu de mal à tenir une vitesse de croisière tout à fait honorable d'environ 11 nœuds (multiplier par 1,8 pour avoir les km/h). Car ce navire évidemment se moque du vent qui va bien sous ces latitudes australiennes (les 40èmes rugissants, un peu plus loin les 50èmes hurlants), il se moque des vagues qui le chahutent, de la houle qui le berce et se moque plus encore des passagers livides qui errent du salon à leur couchette, et de moins en moins fréquemment vers la cantine. Le temps passe agréablement (en ce qui me concerne en tout cas), les premiers albatros font leur show et les sacs à vomi se remplissent doucement. Mais l'océan antarctique -comme son nom l'indique quasiment – ce n'est pas que de l'eau salée qui bouge. C''est bientôt, aussi, des glaçons qui flottent. Tant qu'ils sont très isolés, comme ce bel iceberg aperçu vers 55° de latitude sud, il n'y a pas de raison de ralentir l'allure du navire. Au delà du 60ème Sud nous évoluons dans un champs de blocs de glace, parfois très modestes, parfois des plaques de 10, 20 ou 30 mètres. Et ça cogne souvent très fort contre la coque du bateau qui maintient un bon 10 nœuds. On observe nos premiers manchots Adélie, un peu effrayés tout de même par cet intrus monstrueux, des phoques également qui semblent se prélasser, et, à condition d'être très attentif et fidèle à la passerelle (le poste de pilotage), quelques baleines. C'est dans le pack que le pilote doit lever le pied (si j'ose dire évidemment, car toutes les commandes, on s'en doute, sont manuelles). Le pack est parfois dense, parfois moins. Il est épais, ou pas. Le pack ce sont des plaques de glace qui s'agglomèrent entre elles, plus ou moins donc, et qui freinent la progression de l'Astrolabe, jusqu'à la stopper quand il est très compact. C'est un cas extrême mais quand cela arrive le navire fait marche arrière (puis avant puis arrière etc..), reprend son élan et vaille que vaille, à fond les manettes, essaie de disloquer cette croûte glacée et y parvient finalement. A bord, les passagers apprécient la mer plus calme désormais et, remis de leurs nausées, ils traînent. Ils traînent devant la télé, Ils traînent à la passerelle à profiter de ce paysage jusque là inconnu, à guetter la première apparition des orques qui ne viendront pas, ils traînent dans leur couchette où la lecture est confortable, ils traînent sur le pont arrière car la température, proche de 0°, est finalement clémente. Les yeux rivés sur leur PC portable, ils envoient quelques nouvelles ou classent les dizaines de photos déjà prises et qui malheureusement souffrent toutes de l'absence du soleil. 60°, 63°, 65° le bateau avance doucement. Et parfois il tourne en rond plusieurs heures pour éviter les tempêtes génératrices des packs les plus piègeux, ceux qui vous emprisonnent le bateau pour 1 semaine, 15 jours ou plus encore à quelques encablures de DDU. Un voyage vers l'antarctique ça peut donc être des heures d'immobilité. Dans le genre je suis devenu familier avec le 65°44,73'S et 140°40,19'E, point de la planète où il n'y a rien à voir si ce n'est 3 pingouins et quelques centaines de km² de glace blanche. Nous y sommes restés 5 jours, pas tout à fait immobiles puisqu'en dérive lente, au rythme du pack. L'environnement est évidemment unique, mais l'attente est si longue qu'on s'habitue, finalement, à l'exceptionnel. Car ce qui ressemble le plus à un jour coincé sur la banquise, c'est un autre jour coincé sur la banquise. On perd la notion du temps, du jour, les horloges sont là heureusement pour nous rappeler que demain c'est dimanche, la promesse de croissants au petit déjeuner, et c'est tout ce qu'on a trouvé pour briser la routine. Il y a, tout au long de ces 24 heures de clarté -car à minuit il fait grand jour -, du blanc au sol, du gris au ciel, parfois un peu de neige à moins de 10 jours de l'été austral, quelques immenses icebergs qui font l'horizon, un damier du Cap qui tourne, 3 manchots qui rampent sur la glace, il y a la cantine le matin, la cantine à midi, la cantine le soir, il y a ça, et rien que ça, qui tourne en boucle. Bon d'accord, là, un léopard dévore tout près de nous un manchot dont l'option bain de mer aurait dû être remise à plus tard. Pour sûr c'est un événement, les flashs crépitent, on échange nos images, mais cela reste une animation sanguinolente bien éphémère dans cette routine blanche. Nous en étions là. Et puis un jour, est arrivé un petit miracle. Ou, pour être plus exact, une succession de petits miracles. C'est d'abord l'hélico du bord qui peut enfin décoller pour un vol de reconnaissance, qui joue enfin son rôle de vigie et peut « router » le navire, lui indiquer les zones les plus navigables. Et bientôt un enchantement, le soleil revient au moment où le bateau, qui s'est enfin libéré du pack, navigue dans un champs d'icebergs énormes, magnifiques. C'est un spectacle de toute beauté, les visages des passagers s'illuminent, et les photos éclatent enfin de couleurs. Quel univers incroyable, unique. Le soir je rejoins ma couchette et m'endors tant bien que mal, quelque peu surexcité, avec le grand espoir de débarquer le lendemain. Et le lendemain est magique. Il faut imaginer en haut le ciel bleu, au nord la mer calme, libre, mais dessus quand même quelques grands bergs pour faire plus joli, au sud la banquise, épaisse, compacte, infranchissable, quelques dizaines de manchots Adélie qui y prennent pied, une baleine qui fait le dos rond en soufflant, l'Astrolabe adossé là, posé dans ce cadre sublime. Et la cerise sur le gâteau c'est que puisque nous ne sommes plus qu'à 22 miles nautiques, nous allons rejoindre DDU en hélico, nous allons survoler pendant un bon quart d'heure ce paysage fabuleux. Après, quoi vous dire ? Je ne veux jamais, jamais, oublier ces quinze minutes de plaisir, l'émotion que j'ai ressenti à découvrir d'en haut la banquise, les géants de glace posés dessus, les jeux de lumière, les ombres, le continent qui s'élève en pente douce à perte de vue, les îlots rocheux qui font de jolies tâches et perdus là, au bout de ce rêve, quelques bâtiments colorés, habités des hommes, DDU.

Voilà. Je suis par 66°40 de latitude Sud et 140°01 de longitude Est, base Dumont d'Urville, Terres Australes et Antarctique Françaises et j'y suis pour 1 an. J'ai posé le pied sur le grand continent blanc.

(Je posterai dès que possible la suite du récit de mon séjour antarctique)
Road Trip Inde du Nord-Est - Népal - Thaïlande - Cambodge - Vietnam - Hong Kong English translation pending
by Pepert · 2013-12-27 · 19 replies
Bonjour a tous, Une petite presentation rapide, Sabrina (Canadienne) et moi meme Pierre (Francais)vivons actuellement a Montreal et souhaitons s'organiser un road trip en asie pour octobre 2014, notre periple ideale ressemblerai à ca : Inde du nord est - Nepal - Thailande - Cambodge - Vietnam - HK nous estimons une durée de 3 mois environ !! nous sommes actuellement en preparation donc des modifications risque d'etre apporter!! ca serait cool si vous pouviez nous donner votre avis concernant ce projet, si selon vous celui ci est realisable, avec quel budget ?

Merci a tous d'avance des bons conseils de voyageur averti pourrons surement nous etre tres utiles , si vous avez des questions concernant l'amerique du nord c'est notre dada :=)

Bonne journée , Bonne soirée , Bon matin
Où aller pour passer 4 jours sous la neige en amoureux? English translation pending
by Nicolas181 · 2013-12-27 · 6 replies
Bonsoir à tous,

Tout d'abord félicitations aux modérateurs, créateurs et intervenants de ce forum. C'est avec un grand plaisir que je vous lis en "sous-marin" depuis quelques années, mais c'est aussi grâce à vous que j'ai planifié mes divers voyages (Venise, Bénin, Salou, Islande, etc.).

Aujourd'hui c'est pour une destination beaucoup plus simple que je viens vers vous. Avec ma copine nous voulons prendre 4-5 jours pour nous car nous ne voyons plus beaucoup depuis que j'ai dû partir à Paris pour mes études. Du 1 et janvier au 5.

Nous voulons quelque chose de simple mais avec quelques souhaits : Un endroit ou il neige (nous ne voulons pas faire de ski), c'est le point important De préférence à moins de 5h (ou alentour) de route de Montélimar/Valence ou de Lyon De préférence avec une jolie vue sur la belle poudre blanche histoire de "coucouner" au chaud Pas trés cher et de préférence (dernière préférence je vous le promet) en appart'hotel ou avec une demi-pension/pension-complete pas trop cher

Italie/France/Suisse peu importe... Un endroit pomé ne nous rebute pas du tout, au contraire !! Nous nous déplaçons en 4x4 donc le transport n'est pas un problème.

C'est simple mais j'arrive pas à voir ce qui ferait l'affaire ... Je connais pas trop la montagne de notre joli pays.. Comme disait le défunt inventeur de la Kalachnikov, "le plus difficile c'est de faire simple"...

Je m'en remet donc à vous, je suis certain qu'il y a "l'endroit parfait", ambiance montagneuse, nuage gris, paysage blanc dans un endroit magnifique.

Merci d'avance à vous Nicolas
Pluies de janvier au Vietnam English translation pending
by MissMiaouw · 2013-12-26 · 10 replies
Bonjour,

Nous partons le 04 janvier pour le sud du vietnam et le Cambodge. J'ai lu que la météo prévoyait de la pluie. Quelqu'un peut me dire de quel genre de pluie on parle? (le premier qui me répond mouillée... :D) Je me pose la question pour savoir comment organiser mon voyages : est ce que je prends des bottes et mon ciré, comme pour ma Belgique natale, ou bien ce sont des pluies intermittentes (genre le matin et le soir et entretemps grand beau temps)?

Merci à vous, Faites de beaux voyages.

Miss M.
Que voir en... Géorgie English translation pending
by VoyageForum · 2013-12-18 · 0 replies
Que voir en Géorgie ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

1- La côteAbkhazie : comme l'Ossétie du sud, la région est en conflit ouvert avec Tbilissi pour son indépendance et nécessite quelques précautions de base pour sa visite. Sinon on peut y découvrir de beaux paysages avec de petits lacs, l'impressionnant gouffre de Krubera-Voronja, des plages (Gagra, Pitsunda, Sukhumi), le monastère et la grotte de Nouvel Athos, ou encore nombre de villages (Lykhny, Kaman, Pskhu, Moqua...).Batumi : cette ville portuaire de la Mer Noire, au climat serein, attire beaucoup de monde pour ses plages (ou celles des environs comme Sarpi), son animation, ainsi qu'accessoirement ses bâtiments et son architecture contemporaine.Poti : l'intérêt de ce grand port militaire est essentiellement d'offrir des liaisons ferries avec différents ports de la Mer Noire en Bulgarie et Ukraine.Sukhumi : c'est la capitale de la province sécessionniste d'Abkhazie en conflit avec Tbilissi. Traditionnellement la ville est une station balnéaire avec encore divers bâtiments à l'allure soviétique. C'est aussi une base pour découvrir les montagnes et la côte avoisinante.2- L'intérieurAbastumani : petite ville thermale avec quelques édifices anciens, notamment en bois. On peut randonner dans les forêts alentours ou dans le parcs de Borjomi pas loin.Akhaltsikhe : une ville moyenne avec un centre ancien. Plusieurs monastères (Sapara...) et petites forteresses (Khertvisi...) dans ses environs.Borjomi : à l'entrée du parc national du même nom pour lequel elle peut servir de base, la ville est connue pour abriter le Palais Likani des Romanov. Juste à côté, et accessible en train, la station de ski de Bakuriani.Château d'Ananuri : grand château-fort à une soixantaine de kilomètres de Tbilissi.Château de Khertvisi : forteresse médiévale perchée des environs d'Akhaltsikhe.Dmanisi : ce village abrite un site archéologique important au niveau culturel datant de la préhistoire.Gori : dominée par sa citadelle, la ville natale de Staline avec son musée dédié est un lieu de "pèlerinage" pour les nostalgiques du dictateur.Kazbegi : située sur la frontière russe cette bourgade au coeur des montagnes sert de base pour les nombreuses randonnées possibles dans le parc du même nom ou l'ascension du Mont Kazbeg (5 033 m).Koutaïssi : c'est la seconde ville de Georgie et sa capitale administrative. Sa cathédrale ainsi que le monastère de Ghélati à sa périphérie sont classés à l'UNESCO.Lentekhi : petite ville de l'ouest, aux pieds du Caucase, avec plusieurs églises anciennes et un château.Mestia : cette bourgade de Svanéti sert souvent de base pour des randonnées ou la pratique de l'alpinisme dans la région.Monastère de David Gareja : joli monastère orthodoxe du VIe siècle situé à la frontière avec l'Azerbaïjan qui d'ailleurs le revendique.Monastère de Kintsvisi : monastère orthodoxe du XIVe siècle situé dans le centre du pays.Monastère de Sapara : un beau monastère orthodoxe des environs d'Akhaltsikhe.Monastère troglodyte de Vardzia : dans le sud du pays, ce monastère a la particularité d'être creusé à flanc de montagne.Monastère Zedazeni : un des nombreux monastère géorgiens, situé au nord de la capitale.Mtskheta : c'est une des plus anciennes cités de Géorgie, proche de la capitale. Ses nombreux monuments historiques et monastères lui ont valu d'être inscrite au patrimoine de l'UNESCO.Nokalakevi : un site archéologique avec les importants vestiges de la cité antique d'Archaeopolis.Oni : cette petite ville, centre traditionnel de la communauté juive de Géorgie, est au coeur d'une région riche en petites églises et vieux forts moyenâgeux. On peut aussi randonner dans les belles montagnes avoisinantes.Ossetie du Sud : la région limitrophe de la Russie, au nord de la capitale, est en conflit ouvert avec Tbilissi pour son indépendance et n'est pas conseillée à la visite, y compris pour ce qui est de sa "capitale" Tskhinvali.Ouplistsikhe : une cité troglodytique inhabitée juste à côté de Gori.Route militaire géorgienne : c'est le nom de la route traditionnelle reliant la Géorgie (Tbilissi) à la Russie (Vladikavkaz) via le Caucase. C'est maintenant une route plus ou moins touristique qui sillonne parmi de superbes paysages de montagnes.Rustavi : grande ville plutôt sinistrée au niveau économique, à une trentaine de kilomètres de Tbilissi. Elle est typique de l'architecture et de l'urbanisme soviétique.Svanétie : au nord-ouest du pays et limitrophe de la Russie, la Svanétie est une superbe région isolée de forêts et hautes montagnes, aux traditions très fortes. On y vient pour les paysages, la marche et l'alpinisme, mais aussi ses petits villages (Ushguli entre autres), églises et édifices fortifiés qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO.Tbilissi : la belle et animée capitale géorgienne offre un beau centre ancien et plusieurs musées à la visite. Telavi : la capitale de la province de Kakheti, à l'est du pays, possède un certain patrimoine médiéval. Pas mal d'églises, monastères et vieux châteaux dans ses environs, ainsi que beaucoup de vignobles à découvrir.Touchétie : petite région montagneuse et très reculée du nord-est avec des villages où subsistent toujours des cultures et traditions très vivaces.Vallée du Pankissi : cette vallée isolée de l'est, frontalière de la Tchétchénie, abrite plusieurs villages tchètchènes à fortes traditions. 3- Patrimoine naturel Parc national de Borjomi-Kharagauli : grand parc dans lequel on peut randonner parmi les forêts et les montagnes du sud Caucase..Parc national de de Kazbegi : cette vaste zone montagneuse à la frontière russe est un haut lieu de la randonnée (avec entre autre le trek de l'église de la Trinité de Guerguétie), mais aussi de l'alpinisme avec le Mont Kazbeg (5 033 m). Il forme un ensemble avec le parc voisin de Tusheti.Parc national de Lagodekhi : dans l'est, aux frontières avec la Russie et l'Azerbaïjan. Cette très belle zone de montagnes, de forêts et de cascades offre de multiples opportunités de treks.4- Le plus apprécié...

Monastère troglodyte de Vardzia; Mtskheta; Parc national de de Kazbegi; Parc national de Lagodekhi; Svanétie; Tbilissi.

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Nord de la France vers les Pays-Bas à vélo English translation pending
by Krinette · 2013-12-17 · 11 replies
Bonjour a tous et toute Je suis en début de préparatif pour mon futur voyage aux Pays Bas , départ prévue début Avril 2014 , Je part avec ma fille de chez elle qui est de Rennes , nous aimerions nous arrêtées au Havre et Dunkerque et ensuite traversé la Belgique , on aimerais passé par Bruxelles pour ensuite filé sur Rotterdam , Den Haag , Amsterdam et enfin Alkmaar , Seulement le nord de la France je ne connais pas du tous , la Belgique non plus et les Pays Bas encore moins , bien que ça fait des années que je souhaite y allée , surtout avec ma fille, pour allée voir les fleurs et visités . Ça serais en cyclo-camping . Auriez vous des conseilles d’itinéraire , ou je peut me trouvé de la doc , des endroits a ne pas manqués , je prend toute sorte de suggestions , je vous remercie par avance .
www.parcheminsdailleurs.com English translation pending
by Pascal0506 · 2013-12-01 · 53 replies
Bonjour à tous, Nous venons de refaire entièrement mon site www.parcheminsdailleurs.com . Des photos d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine, d'Europe etc... Allez y jeter un oeil, j'attends vos impressions ;) A bientôt. 😉 Pascal
Quel pays visiter en Asie du Sud-Est 1 mois en juillet ou août English translation pending
by Marine888 · 2013-12-01 · 5 replies
Bonjour,

J'envisage de faire un voyage en Asie du Sud-Est cet été et hésite entre pas mal de destinations: Laos, Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Vietnam (pas l'Indonésie que je connais déjà, ni la Malaisie)

Quels coins / pays me conseilleriez-vous sachant :

- que mon voyage est prévu en aout voire en juillet; j'ai vu sur un site que cette période n'était globalement pas très favorable pour voyager en Asie du Sud-Est voire pas du tout recommandée pour le Laos ainsi que pour le nord de la Thaïlande et le Vietnam; qu'en pensez-vous ou quels sont vos retours d'expérience pour un voyage à cette période là? - que je recherche avant tout la découverte et l'immersion dans une autre culture (pas trop intéressée par ex par les plages très touristiques de la Thaïlande); j'aimerais bien faire notamment une semaine - 10 jours en Wwoofing ou Helpexchange et suis preneuse de toute info / bonne adresse à ce sujet - que je voyagerai peut-��tre seule avec dans l'idée de pouvoir rencontrer du monde sur la route - que je ne disposerai que d'un mois voire deux semaines en itinérance

Merci beaucoup pour tout conseil / avis que vous pourriez me donner

Marine
Que voir à... Maurice English translation pending
by VoyageForum · 2013-11-30 · 14 replies
Que voir à Maurice (et Rodrigues) ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans l'île (carte).

1- MauriceCap Malheureux : petit village de l'extrême nord qui offre un joli panorama photogénique avec son église sur fond de mer.Chamarel : village du sud-ouest, dans les terres, dont les environs attirent nombre de visiteurs. A savoir : la cascade de Chamarel, les Terres des Sept couleurs, le parc national de Black River Gorges et un parc de loisirs d'aventure.Curepipe : la seconde ville de Maurice est située sur le plateau central, dans la région des champs de cannes à sucre. On peut y voir pas mal de belles maisons et autres édifices "créoles". C'est aussi sur la commune qu'est situé le cratère de Trou-aux-cerfs qui offre un joli panorama sur les environs.Flacq : sur la côte est, cette grosse bourgade accueille le plus important marché de plein air de Maurice. On y trouve également des plages et le point de départ (à Trou d'eau douce) des bateaux pour l'Ile aux Cerfs.Flic en Flac : petit village côtier au sud de Port Louis devenu au fil du temps une station balnéaire réputée pour sa longue plage et la plongée. Grand Bay : à l'extrême nord de Maurice, au creux de sa baie, c'est une station balnéaire plutôt haut de gamme avec nombre de "tout-inclus". Au programme : plages, plongée et autres activités nautiques, pêche ou encore balades en mer notamment à l'îlot-réserve de Coin de Mire. Ile aux Cerfs : cette petite île toute proche de la côte possède les plus belles plages de Maurice. On y pratique diverses activités nautiques et la plongée. Mahebourg : c'est la "grande ville" (tranquille) du sud-est, proche de l'aéroport. On peut y voir de vieilles maisons coloniales et un (nouveau) front de mer. Juste à côté le site de Blue Bay et son parc marin.Pamplemousses : petit village entre Grand Bay et Port Louis connu pour son magnifique jardin botanique.Peyrebere : une autre station balnéaire à côté de Grand Bay, sur la côte nord, avec une longue plage.Port Louis : la capitale mauricienne compte quelques témoignages historiquse de son passé français et britannique, aussi bien d'ailleurs que de l'apport des communautés indiennes ou chinoises. A ce sujet l'Aapravasi Ghat, quai où débarquaient autrefois les travailleurs indiens, est classé à l'UNESCO. Souillac : petit port de la côte sud avec un joli bord de mer bien moins touristique qu'au nord. Deux sites intéressants dans ses proches environs : la cascade de Rochester Falls et la Falaise Gris Gris.Tamarin : avec sa belle plage et ses rouleaux le site de Tamarin, au sud-ouest, est apprécié des surfeurs. Triolet : c'est le plus grand village de l'île. Il abrite un des principaux temples hindous du pays qu'on peut visiter.Trou aux Biches : une autre station balnéaire à côté de Grand Bay, sur la côte nord.Patrimoine naturel Black River Gorges National Park : grand parc forestier et vallonné à côté de Chamarel. On y vient pour observer les oiseaux et randonner. Blue Bay : au sud de Mahébourg, une très belle plage et surtout de superbes fonds marins propices à la plongée d'ailleurs protégés par un statut de réserve naturelle.Casela Nature Park : entre réserve ornithologique et zoo, l'endroit permet de voir aussi bien des oiseaux que des tigres ou des lions.Domaine du chasseur : sur la côte est, une réserve privée où on peut observer différents animaux. Juste à côté, le Domaine Ylang-Ylang permet de découvrir ces grands arbres.Grand Bassin : au sud, dans la partie haute de Maurice, Grand Bassin est un lac de cratère qui abrite le plus important temple hindou de Maurice. C'est aussi un lieu de pèlerinage.Ile d'Ambre : à deux pas des côtes, au sud de Grand Gaube, cette île est une réserve naturelle. On y vient pour les plages et les oiseaux.Morne Brabant : une péninsule surmontée d'une haute colline à l'extrême sud-ouest de Maurice. Elle est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses paysages et sa "symbolique" au niveau de l'esclavage.Rochester Falls : juste à côté de Souillac, ce sont les principales cascades de Maurice.Les Terres des Sept couleurs : à côté de Chamarel c'est une curiosité naturelle d'origine volcanique avec des dunes de terre de différentes couleurs.2- RodriguesIle au Coco : à quelques kilomètres de la côte ouest, cette petite île est une réserve naturelle pour nombre d'oiseaux.Port Mathurin : avec environ 7 000 habitants, c'est le chef-lieu de Rodrigues.Réserve François Leguat : au sud-ouest de l'île Rodrigues, cette réserve abrite des tortues géantes. On peut y voir également plusieurs cavernes dont la Grande Caverne et celle de la Vierge. 3- Le plus apprécié...

Black River Gorges National Park; Blue Bay; Chamarel; Grand Bassin; Ile aux Cerfs; Morne Brabant; Pamplemousses; Réserve François Leguat (Rodrigues); Rochester Falls; Souillac; Tamarin; Les Terres des Sept couleurs.

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Compte rendu croisière Yacht Club MSC Preziosa 26 octobre au 2 novembre 2013 Italie-Tunisie-Espagne English translation pending
by Croisifan · 2013-11-30 · 99 replies
Bonjour à tous,

J'entame le CR de notre croisière du mois d'octobre. Petit clin d'œil s'ils me lisent à Monique, Cormo et 2Vaux😉. Promis, je finirai ensuite (pour ceux qui ont suivi) le CR de la croisière en Islande😊.

Samedi 26 octobre 2013 :Embarquement à Marseille (8h/19h) Le réveil sonne à 3h du matin🤪 et nous quittons en catimini la maison pendant que les enfants dorment encore… A 3h30 pile, la voiture démarre pour 7h30 de route, direction Marseille. Il fait nuit, n’y a vraiment personne sur la route et M. Croisifan profite de ma vigilance amoindrie par le manque de sommeil pour dépasser les limites😊😊…de vitesse😎 Petit-déjeuner vers Mâcon, puis nous reprenons la route où la circulation se fait plus dense un peu avant Lyon. Je me retourne de temps en temps machinalement vers la banquette arrière mais…il n’y a personne. Ce sont nos premières vacances à deux depuis longtemps et il faut un temps d’adaptation😉. Après Valence, le soleil se précise et les paysages se mettent à sentir bon les vacances🙂. Nous arrivons à Marseille un peu avant midi, sortons de l’autoroute direction « Les ports-La Calade» et nous retrouvons sans coup férir au terminal de croisière. Nous garons la voiture au parking croisière, qui a changé de place depuis notre embarquement en 2010 sur le Bleu de France, et sortons les bagages du coffre : il fait 25°C😎, une aubaine pour des parisiens stressés…et le Preziosa est bien là, qui nous attend. Cette première étape franchie, reste à vérifier si la procédure d’embarquement Yacht Club est à la hauteur des promesses de MSC. Déjà, ça commence mal, personne ne se précipite dans le parking pour porter nos bagages😮😮. C’est donc en traînant nos valises à roulette comme de simples quidams que nous approchons du terminal où un stand extérieur est identifié Yacht Club. Il n’y a personne…🙁Puis arrive un majordome facilement reconnaissable à son queue de pie gris😉. Il nous demande notre billet de croisière : comment ça, ça ne se voit pas qu’on est passagers Yacht Club!!!, il faut le prouver avec des papiers…😇😇 Bon, une fois que nous avons montré patte blanche, un 2ème majordome, notre majordome à nous, René, nous prend en charge, malgré le fait que M. Croisifan refuse obstinément de lui confier la sacoche qui contient mon ordinateur portable😛. Il nous fait entrer dans le terminal, nous conduit à un guichet réservé, nous offre une boisson, et ni une ni deux, nous voilà sur le bateau🙂, précédés de cet étrange personnage en gris qui fait se retourner les autres passagers😊… Il ouvre notre cabine qui est prête : et nous conduit à la conciergerie pour un rapide briefing avec Maria, qui ne parle pas français mais avec qui nous trouvons un compromis en anglais. On écoute patiemment😇 le descriptif de tous les avantages du MSC Yacht Club (qu’on a appris par cœur avant de partir parce qu’en général, on aime savoir où on met les pieds😎) puis on patiente dans le Top Sail lounge en attendant que René ait fini de raccompagner les passagers de la précédente croisière à leur taxi. M. Croisifan, qui n’est pas très patient🤪, trouve que tous ces tralala sont fatigants😠 et propose de retourner à la cabine sans plus attendre, ce que nous faisons. Comment, les bagages ne sont pas encore arrivés 😮? Me voilà presque discréditée 😊alors que j’avais fait miroiter à M. Croisifan un service exceptionnel pour qu’il envisage de dépenser autant pour cette croisière😇. Heureusement, presque au même moment, on toque à la porte et c’est pour la livraison des bagages…ouf ! Je sors en urgence de la valise idoine les tenues de gala : s’agit pas que le costume de M. Croisifan ait des plis…puis nous décidons d’aller manger au buffet du « One pool », le pont piscine réservé aux passagers duYacht club, pont 18. Il y a quelques salades composées, des crudités, des feuilletés, des pâtes et un plat de poisson ainsi que des fruits et quelques pâtisseries. Ce n’est pas la profusion, mais c’est suffisant, varié et frais. Et en plus, on peut boire à volonté😉, c’est inclus dans le prix : pour la peine, nous prendrons qui une bière qui un Coca light…On est ravis d’être là. Pendant que M. Croisifan décide qu’une petite sieste dans la cabine s’impose, je vais bronzer au bord de la piscine où je me serais volontiers assoupie, n’était le niveau sonore redoutable 😠😠de la conversation entre deux couples d’italiens qui marinent dans le jacuzzi. Vers 16h, je rejoins M.Croisifan, qui a fini sa sieste, dans la cabine pour le traîner, à moitié contre son gré😇, au « High tea ». Cette petite cérémonie a lieu tous les jours de 16h à 17h au Top Sail lounge où quelques tables sont nappées et préparées pour le thé. Nous nous asseyons et le majordome de service, en gants blancs, s’avance avec un chariot sur lequel se trouve tout un attirail de porcelaine et d’argent pour préparer le précieux breuvage😮. Après nous avoir présenté plusieurs sortes de thé en feuilles, il concocte la boisson avec le plus grand sérieux tandis qu’un autre majordome nous apporte un plateau de petits sandwiches salés, scones et autres réjouissances. Waou, on a bienfait de venir, on se croirait à Buckingham😇😇… On déguste, on papote et il est bientôt l’heure de l‘exercice de sécurité qui a lieu dans le théâtre, avant de regarder le départ de Marseille et de se préparer pour le spectacle de 19h30 intitulé « The Witches of Paris »😐, tout un programme, qui tient ses promesses 🙂: c’est enlevé, ça scintille et ça se termine par un french cancan endiablé qui mérite largement nos applaudissements. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Yacht Club « La Palmeraie », à l’arrière du bateau, où l’on vient quand on veut, sauf qu’il faut tout de même prévenir la conciergerie du Yacht Club une dizaine de minutes avant🤪 pour être certains d’avoir une table. Nous sommes accueillis dans un style tout ce qu’il y a de plus italien😉 par Giacomo, le responsable du restaurant et par une petite coupe de Prosecco bien sympathique😎, qui fait un peu progresser notre consommation de boissons alcoolisées, histoire de se dire qu’on amortit le all inclusive de la formule Yacht Club😇. Le repas est bon, le service attentif et relativement rapide et les vins compris dans le forfait sont plus qu’acceptables : j’ai un faible pour le petit vin blanc italien fruité😊, qui en plus ne donne pas mal à la tête😎😇… Après cette première journée bien remplie, il est l’heure d’aller dormir (avec un petit chocolat Venchi sur l’oreiller😏, merci MSC), demain l’arrivée à Gênes est prévue à 8h. Heureusement, on retarde nos montres d’une heure dans la nuit.
Florilège de ressenti, vu, dit, entendu: la Chine d'aujourd'hui English translation pending
by Simplybrice · 2013-11-29 · 0 replies
Tetris. En survolant les villes, on se rend compte que les architectes chinois sont passés maître dans l'art de multiplier les immeubles identiques pour en faire des pâtés grands comme des arrondissements.

Jolly Jumper. A Shanghai, pour rejoindre le centre-ville depuis l'aéroport, tu as le choix entre le métro qui roule à une vitesse dite normale, et une navette express qui dépasse les 300km/h. Rien de plus normal.

Elastique. Mon 1er métro est immaculé. Pour un peu, ça sentirait la lavande. Cela dit, ça n'empêche pas une septuagénaire de cracher par terre. Dans la rame... Ce faisant, elle n'oublie pas non plus de tirer sur le glaviot à la main pour éviter qu'il ne pendouille en un long fil d'Ariane. Charmant.

Embuscade. A l'instar de mon tour du monde et de sa première étape stambouliote (
http://afleurdeterre.over-blog.com/7-categorie-10592393.html), je n'ai pu faire autrement que de me faire rouler dans la farine dès mon premier jour. N'ayant pas aperçu le signe dans la guesthouse mettant en garde les voyageurs contre une arnaque notoire, j'attaque le Bund tambour battant. Après quelques minutes, je suis abordé par un couple de jeunes chinois qui désirent que je les prennes en photo avec leur appareil. Je m'exécute. Puis une discussion bon enfant commence. J'apprends qu'ils sont étudiants, viennent de Pékin et qu'ils sont en vacances. Puis après quelques minutes, ils m'indiquent qu'ils ont rendez-vous dans un salon de thé pour une cérémonie/dégustation de premier ordre, et m'enjoigne de me joindre à eux. J'accepte. On se retrouve alors à quelques enseignes de là, dans un petit salon aux murs défraichis éclairés au néon. Pour le premier ordre, je sens déjà que je peux passer mon chemin. Néanmoins je reste. L'expérience semble sympathique, au moins autant que la jeune fille avec laquelle j'échange sans relâche dans la langue de Shakespeare qu'elle parle avec autant de fluidité que possible. Une femme entre dans la pièce et s'installe en face de nous. Dans les trois minutes, elle nous sert une première tasse. On boit. Puis une deuxième, on re-boit. Puis une troisième. Puis une quatrième. L'expérience dure une trentaine de minutes au bout desquelles je m'enquiers des tarifs par acquis de conscience. Pour une variété de thé, il en coute dans les 30 euros! What the fuck?!?!? Le thé vire au vinaigre. On convient néanmoins de partager la note. La femme en face de nous nous indique alors que l'on peut boire autant de tasses que l'on veut, pour peu que ce ne soit pas de nouvelles variétés. Or, mes amis chinois veulent tout tenter! Moi pas. Qui plus est, la peau de mon ventre n'est pas si extensible, je n'ai plus soif. Ainsi, malgré leurs supplications, je m'extrais de la pièce autant pour m'en évader que pour suivre ma carte bleue qui file dans les mains de la tenancière. Une facture plus loin, c'est l'évidence, je me suis fait saké sur les yuans. D'autant que je n'ai pas vu mes acolytes sortir leurs liasses. Ainsi, c'est désormais l'évidence : le jeune couple fait office de rabatteur, et moi de pauvre troufion encore sous le coup du décalage horaire. J'aurais dû me méfier, ils m'ont donné 23 ans quand j'en compte 37. Chine 1 - Brice 0

Darty. Les tablettes et autres smart phones sont partout. L'évolution en quatre ans est criante. Du jeune au vieux, tous ont les yeux braqués en quasi-permanence sur leur jouet. Il n'est pas rare de voir des couples assis face à face dans un lieu public ne jamais se regarder au profit de l'écran tactile. Il en va de même pour les groupes d'amis. Comme en mode silencieux, j'en vibre.

Petit livre rouge. Dans la même veine, en trois semaines en Chine, je n'ai pas le souvenir d'un chinois qui lit sur du papier, que ce soit un journal ou un livre. Pourtant ils doivent exister!

Gris. La différence entre le 1er métro à Shanghai et celui à Paris est qu'à Shanghai, il n'est pas de jeunes fêtards qui rentrent se coucher en marchant en sinusoïde.

Contrefaçon. Si la voiture de police est une Isuzu, l'inscription en lettres chromées peut quand même être inscrite à l'envers.

Sollicitation urbaine. Malgré les mini-shorts qui arpentent les pavés plus que n'importe où ailleurs, la Chine me semble être le pays le plus assexué du monde. Et ce n'est pas non plus contradictoire avec les sollicitations que je rencontre sur East Nanjing Road, l'artère la plus commerçante du bled. Comme si c'était possible... - Massache? Massache? Young man, Massache? - No, thank you. I don't want a massage. - Hum, no massache... Sex massache? Young man? Sex massache?

Boules Quiès. Malgré les à priori sur la faible implication locale quant à l'écologie, les trois quarts des scooters chinois sont électriques et le ciel citadin peut être bleu azur. Par contre, l'inconvénient avec le scooter électrique, c'est que comme il est silencieux, le chauffeur se fait fort de te signaler sa présence au klaxon, ou comment, au niveau sonore, remplacer la grippe par le cancer.

Carnivores. J'en ai vu des villes, et pourtant je n'en ai jamais vu une comme Shanghai avec si peu de pigeons. Pour un peu, ça ferait peur. J'en suis presque à compatir.

Echelle. A Shanghai, le métro fait dans les 200 mètres de long et un changement prend dans les dix minutes.

Allo Paris, ici Londres. Après quatre jours à ne parler qu'anglais sauf pour dire "ni hao" ou "xié xié", j'en suis à rêver en anglais. Il m'a été dit qu'au milieu de la nuit, j'ai hurlé "Somebody put blueberries in my hat!!!!". Vas comprendre Charles...

Cheeeeese. Sur les sites touristiques, le chinois a la fâcheuse habitude de demander au touriste occidental de poser pour la photo. Si c'est un couple, il faut refaire trois fois la scène : une fois avec la femme, une fois avec le mari, une fois avec les deux. Si c'est un groupe, tu prends la journée...

Le compas dans l'oeil. Bon signe. Finalement, mon couple de rabatteurs cachait peut-être un brin de sincérité. Tous les chinois me trouvent entre dix et quinze ans de moins et tous gardent la bouche ouverte d'étonnement à l'annonce du verdict. Il leur arrive aussi de me confondre avec un acteur dont ils auraient oublié le nom...

Dialogue de sourds. Quand un chinois parle un anglais suffisamment confiant pour entamer une conversation, le plus souvent, il faut quand même se dire que la discussion se fait avec un enfant de trois ans. Un exemple. Si un chinois te demande "Whele you flom?", il vaut mieux répondre "Flance" que "I am french". Même chose si tu poses une question, il faut toujours aller au plus simple, par exemple faire en sorte que l'interlocuteur puisse répondre par oui ou non. "Est-ce que ... ?" , ça passe. "Pourquoi ... ?" , ça passe pas.

Dialogue de sourds (bis). J'ai essayé de faire apprendre quelques expressions de français à une jeune femme travaillant à la guesthouse et ce, à sa demande. Et bien c'est aussi compliqué que quand elle essaye de me rendre la pareil.

Agaçant. Pire connerie du voyage : acheter un réveil bon marché des années 80 qui marque les secondes en faisant un tic-tac qui s'entend à 10 mètres à la ronde, et encore plus à 20 centimètres de l'oreiller.

Bon sens. Dans le train, la SNCF locale se sent le besoin de mettre un panneau indiquant qu'il ne faut pas sauter par la fenêtre.

Surprises gastronomiques. Même quand tu achètes un truc aussi basique qu'un sac de cacahuètes dans leur coque, tu n'es jamais sûr de ne pas te retrouver avec du violet, mou et filandreux à l'intérieur.

Folie des grandeurs. Un truc au moins sur lequel les chinois sont prévoyants, il est des ponts avant lesquels il est indiqué "interdit aux plus de 55 tonnes".

Folie des grandeurs (bis). Je ne sais plus où mais il y a quelques années j'avais lu qu'à Dubaï on trouvait un quart de toutes les grues (pas les oiseaux) de la planète. En fait, j'en doute. J'en suis même à penser qu'elles sont plutôt en Chine.

Déconvenue. Ce soir, dans l'immense labyrinthe du gout que constitue la nourriture chinoise, j'ai jeté mon dévolu sur du riz. Difficile de faire plus simple ou plus sûr. Il eu fallu comprendre que le riz dinatoire était cuit à la mode croustillante. Plus croustillante que les Rice Krispies, plus croustillante que le riz cru. J'ai cru me péter une dent à chaque bouchée.

Picturalement pittoresque. Une route à double sens et pas un de plus qui serpente le long d'une vallée réchauffée par les couleurs d'automne. Sept kilomètres à parcourir en voiture en plus d'une heure. A n'y rien comprendre. On est d'abord arrêté pendant une dizaine de minutes au même titre que toutes les voitures qui nous précèdent. Ca interloque. Enfin, on finit par avancer... D'une centaine de mètres, Rebelote. Cinq, dix, quinze minutes. On repart... Temporairement. Puis je comprends. Les conducteurs chinois et leurs passagers, la plupart équipés d'appareils photo de compêt', s'arrêtent au beau milieu de la route et laissent là leur véhicule paître le temps de mitrailler à tout va. La demi-douzaine de policiers présents a l'air de trouver la chose normale pendant que je m'arrache les cheveux.

Problème, cause, conséquence. A cause du temps perdu passé à attendre le retour des conducteurs dans leurs habitacles respectifs, après une journée ponctuée de nombreuses visites et la nécessité de faire les mêmes sept kilomètres dans le sens du retour au pas de course du fait de la foule qui va croissant devant le coucher de soleil et ce, quitte à traverser un tunnel routier à pieds, je rate le dernier bus pour me ramener en ville à 50 bornes de là. Il m'en coutera un taxi, soit un bras.

Abus de confiance. Dans un charmant petit village classé au patrimoine mondial, au détour d'une haute maison, une mamie me voyant faire des photos me fait signe de la rejoindre. Puis, sur le ton de la confidence, elle me fait cette fois signe que si j'emprunte son escalier, je vais finir par atteindre la terrasse qui surplombe les environs, ce qui n'en sera que meilleur comme nourriture à donner à mon objectif. Appréciant l'invitation, j'en m'en vais confirmer ses dires et grimpe. Ca n'est qu'au retour qu'elle m'embusque, et répète à l'envie l'unique mot anglais de son vocabulaire : "Money! Money!". Sacrée mamie, toujours le mot pour ne pas rire.

Médecine douce en milieu rural. Quand tu croises le regard d'un chinois en plus de son chemin, dis lui "Ni hao!" (bonjour) et vois son visage s'illuminer tel un sapin de Noël et sourire de toutes ses dents quand il n'en manque pas. Ca marche à chaque fois et c'est d'autant plus spectaculaire si le dit chinois tire la tronche au premier abord.

Entrechats. En jouant au ping-pong contre une jeune chinoise qui travaille à la guesthouse dans laquelle j'ai posé mon baluchon, celle-ci me demande tout sec (en anglais): "Tu ne serais pas professeur de danse des fois?". La réponse est non.

Bon marché. Au Burger King de Shanghai comme partout ailleurs là-bas, des gens sont payés à faire du tout au rien. Nous sommes trois clients dans le restaurant. Ca fait une moyenne d'un client toutes les cinq minutes. tu as le temps de voir venir. Et pourtant. Un pauvre bougre est payé exclusivement à ramasser les plateaux usagés et à en faire des piles. Rarement j'ai vu une personne qui respirait autant l'ennui. Dans le même genre, dans les deux parcs nationaux dans lesquels je me suis fait les cuisses, d'autres bougres sont eux payés à évacuer les feuilles mortes des voies de randonnée. Si si. Et pendant ce temps là, d'autres types grimpent à longueur de journées des chargements de plusieurs dizaines de kilos pour achalander les hotels et autres boutiques hors de portée de quelques routes que ce soit. En conclusion, merci le plein emploi, il doit pas être bien élevé le SMIC horaire chinois.

Douillet. Lorsque vient l'hiver, les poignées de guidon des scooters se parent de gants de cuisine fourrés du plus bel effet.

Sur ma faim. Au moment de se remplir la panse pour un dîner bien mérité après une journée à arpenter le pavé, je me fais accoster par un gusse. Je comprends bien vite qu'il mendie. Seulement, pour faire valoir son propos, ça ne l'empêche pas de soulever une jambe de son pantalon jusqu'au genou pour me gratifier d'un panorama complet sur la vérole qui lui grignote la chair. Il n'en a pas fallu plus pour que je reporte le repas au lendemain.

La queue entre les jambes. Un soir débarquent dans mon dortoir deux personnes jamais vues auparavant. Un p'tit gars et une p'tite nenette. Peu après on frappe à la porte, trois autres p'tits gars, c'est le reste du groupe. Ils discutent quelques minutes, suffisamment longtemps pour qu'ils m'invitent à me joindre à la conversation. Le lendemain, tous partent à l'assaut des Montagnes Jaunes, et comme c'est également à mon programme, ils me proposent de me joindre à eux. J'accepte malgré le fait que l'un d'entre eux, dans le court lapse de temps, me demande une petite dizaine de fois si je veux dormir avec lui. Après une nuit de sommeil, on décolle. La journée promet d'être compliquée ; même le Lonely Planet met en garde le marcheur quant à la difficulté d'atteindre les sommets en gravissant les marches de l'ouest. Avec le petit groupe, on se met en branle dans une ambiance sympathique, encore que j'ai du mal à vraiment échanger avec eux du fait de leur anglais balbutiant. Cependant, j'apprends que les quatre gars sont des potes de fac et voyagent ensemble, et que Xiaoti, la demoiselle, voyage seule pour un long weekend d'aventures pédestres. J'en prends bonne note et entreprends de former avec elle un binôme de première. Pendant l'ascension, tout le monde en prend physiquement pour son grade. Mais ce n'est pas tout, mes oreilles aussi tant l'homo' de la veille continue sa parade nuptiale à grands renforts de "You want to sweep with me?". Il faut dire que nous sommes le 11 novembre et qu'en Chine, c'est le jour des célibataires. Partout dans le pays, c'est la foire à la dragouille. Mais il se fatigue plus vite à mesure qu'on multiplie les hauteurs de Tour Eiffel en montant des escaliers interminables. Puis, après quelques heures, comme par enchantement, il en vient à changer de disque. Après avoir échangé avec Xiaoti, il en vient à répéter sur le même rythme "she want sweep with you!". Pas tomber dans l'oreille d'un sourd. Surement la conséquence de "Paliss, you live in Paliss? So Lomantic!!!!". Puis ça se tasse, un peu comme mes vertèbres sous le poids du sac. Finalement après sept heures de marche tout sauf plate, on arrive à notre point de chute, un hotel rutilant qui, en plus de ses quatre étoiles, cache un deuxième batiment abritant des dortoirs de quatre à six lits pour lesquels la chinese connection a déjà des réservations. Qu'à cela ne tienne. A la réception, par acquis de conscience, je m'enquiers du prix des chambres doubles. Trop élevé, je m'abstiens et choisis plutôt un lit dans un des dortoirs. A mon arrivée, la pièce fait dans les 8m², tous les lits sont déjà occupés sauf un situé au dessus de celui d'un type qui, en plus de me regarder comme un animal de foire, fume clope sur clope. Un lourd fumet de noodles flotte aussi dans l'air. C'en est rappé de mon plan de faire venir la petite "si elle a froid"... A moins que... Me disant qu'après la journée qu'on vient de manger, je pouvais décemment retourner à la réception demander un autre endroit pour dormir sous couvert d'une prétendue allergie à la cigarette, j'exécute. Là, le préposé réponds par la négative. Pas d'autre dortoir disponible. C'est ça ou rien concernant les dortoirs... Là dessus, j'entame une négociation au taquet. Tous les arguments y passent, de mon incapacité physique à grimper sur le lit superposé supérieur à la journée du célibataire, en passant par l'orientation du matelas qui ne fait pas face à la Mecque. Tout est bon pour tirer le meilleur discount sur une chambre supérieur dans le batiment principal, celui estampillé 4 étoiles. Ainsi, à force de persuasion autant que de harcèlement, l'employé consent à un -60%. Pas mal pour un 11 novembre me dis-je. On se sert la main. Ne me reste plus qu'à m'installer et à aller proposer à Xiaoti de se joindre à moi pour une soirée de récupération, sans oublier de m'excuser auprès des quatre gars quant à la probabilité croissante de ne pas boire une bière ensemble ayant des affaires plus importantes sur le feu. Je commence par les gars. - Salut les gars. Je suis désolé mais je n'ai pas pris le dortoir mitoyen. A la place, j'ai une chambre double dans le batiment d'à côté. - You want to sweep with me? - Non, je veux toujours pas sweep with you! - Mais alors, tu vas rester tout seul là haut? - Je pense proposer à Xiaoti de se joindre à moi. C'est qu'il ne faudrait pas gacher et vue la différence de confort, autant que le plus de gens possibles en profitent. - You want to sweep with me? - Non, toujours pas. Les autres entament en coeur un "Oh ohhhh" signifiant qu'ils ont compris le manège. Je les y laisse et frappe à la porte du dortoir féminin. - Salut Xiaoti. Dis, je viens de monter en gamme et me dis que ça serait drolement égoïste si je ne t'en faisais pas aussi profiter. C'est qu'on a formé une sacrée équipe aujourd'hui et on l'a bien mérité! - Salut Brice, c'est que je viens de défaire toutes mes affaires et que je suis bien là. C'est cool pour toi mais je pense que je vais prendre racine ici. Elle pris donc racine. Par vengeance, je pris trois douches chaudes et ne quitta la chambre qu'à 11h59 le lendemain, une minute avant le check out. La journée suivante fut de toute façon tellement bouchée de brouillard qu'une mère n'aurait pas pu y retrouver ses petits.

Indigeste. Cinq jours à manger des noodles matins, midis et soirs, ça forge des envies d'ailleurs. Ou des envies de framboises. Au choix.

Surprise surprise. Après une trentaine d'heures d'embouteillages nuageux, après avoir ruiné l'odeur de mes draps à grands coups de cuissons de noodles, furibond, je sors fumer une cigarette post dinatoire. Là, regardant mes pieds, je remarque qu'une ombre se porte au sol. N'y croyant guère, je lève les yeux au ciel. Tel un diable jaillissant de sa boite, la lune illumine les alentours avec sa cohorte de milliards d'étoiles. La montée d'adrénaline qui s'en suit n'a rien d'imagé. Spectacle incendiaire. Je file dans mon nouveau dortoir. il a beau faire nuit pendant encore une douzaine d'heures, je m'équipe de la lampe frontale, du trépied et du boitier photo et pars arpenter la montagne en conquérant, façon Hannibal et ses éléphants, pendant cinq heures, juste assez longtemps pour que je perdes toute sensibilité aux bouts des doigts face au froid nocturne. Bonheur.

Home sweet home. J'avais une question récurrente pour tous les chinois à même de tenir une conversation : si vous pouviez aller n'importe où sur la planète pour quelques jours ou pour une vie, à la montagne, à la ville ou à la mer, où cela serait-il? Mise à part une chinoise particulièrement imaginative qui souhaitait visiter la Nouvelle-Orléans et y écouter du jazz, tous m'ont répondu Paris, que ce soit instinctivement ou après mures réflexions. Si ça c'est pas un signe...

Quelques jours à Rome English translation pending
by Aida55 · 2013-11-28 · 11 replies
Bonsoir amis forumistes,

Comme d'habitude, chaque fois que je dois organiser un séjour, je vais m'adresser à tous ceux qui ont l'expérience : les "spécialistes", comme j'aime les appeler, et les "neutres" qui ont parfois une vision plus impartiale des choses😉 Ma question est simple : combien de jours raisonnables sont nécessaires pour se faire une bonne idée de la ville, et de tout ce qui va avec : l'architecture, les spécialités culinaires, les lieux typiques fréquentés par les autochtones, la culture, etc

Sachant que j'ai toujours eu des réponses qui m'ont énormément aidée, même si j'ai laissé la part au feeling, j'attends vos commentaires, vos adresses, vos tuyaux...tout quoi!!!!😄

Je précise : envisagé mi-mars

A bientôt
Seule à l'île Maurice English translation pending
by Josee0308 · 2013-11-24 · 10 replies
Bonjour, je décolle mercredi pour l'Ile Maurice, ça fait huit mois que j'ai réservé mon billet d'avion, et mon logement, c'est un rêve qui se réalise pour moi ! J'ai décidé de partir même seule (car je suis céliba et pas trouver une personne qui puisse venir soit par manque d'argent, de congés....), mais je ne voulais pas m'en priver! J ai choisi de louer un logement plutôt que de passer par un hotel car on m'a dit qu'il n'y avait pas de problèmes à Maurice et que les gens sont gentils, que je n'avais rien à craindre ! Je fonce, dans 3 jours c'est le départ mais je me pose un peu des questions, et je me dit qu il faut que je fasse attention sans aller dans la paranoia car je veux profiter de mes vacances, mais ce qui me fait poser des questions ce sont tous ces témoignages que je vois sur l insécurité à Maurice........et surtout pour une femme seule ! Heureusement que je n'ai pas lu cela y a huit mois car sinon je pense que je serais passer par un hotel mais bon c est pas la meilleure des solutions pour connaitre et apprécier vraiment l'ile, surtout qu on m en a dit beaucoup de bien. Bon je ne vais pas reculer, je fonce, en restant prudente, de tout de façon je pense que c'est comme de partout sauf que je suis loin de chez moi.......J'espère m insérer avec le peuple Mauricien....et revenir vous poster mon expérience en vous écrivant que j'ai passé un merveilleux séjour de 16 jours à Flic en Flac......... Josee
Compte rendu d'une semaine en Andalousie fin octobre 2013 English translation pending
by Muriel18 · 2013-11-23 · 14 replies
Après avoir lu le récit d' Ellobo, qui avait passé une dizaine de jours en Andalousie, je complète avec le mien (de récit) et quelques photos.

Où trouver un peu de soleil pour pas trop cher avant d'affronter l'hiver? Un petit tour sur le site d'une compagnie aérienne low cost et voilà, c'est décidé: ce sera l'Andalousie!

Dimanche 27/10: Nous prenons donc l'avion à Beauvais et atterrissons 2h30 plus tard à Séville. Nous avons déjà passé un long week end à Séville en Février, aussi, nous ne nous y attardons pas. Une fois la voiture de location récupérée, direction Grenade. Il fait très beau (pas un nuage) et aussi très chaud (27/28°c) Nous logeons à quelques km de Grenade, à Santa Fe (hôtel casa del trigo, trouvé en promotion sur un site de vente privée, rapport qualité prix tout à fait correct et comme ça, on évite les problèmes de parking dans Grenade).

Lundi 28: En route pour l'alhambra après le petit déjeuner. J'ai acheté les tickets sur internet il y a quelques semaines déjà, ça évite de faire la queue en arrivant 🙂. Octobre/Novembre n'est peut-être pas la saison la plus judicieuse pour admirer les jardins mais c'est tout de même très beau! Nous nous dirigeons d'abord vers le palais du Generalife et ses jardins.



Allons bon, je n'arrive pas à faire pivoter l'image .... je vais donc essayer de choisir des photos en mode paysage ....🤪



Un petit arrêt pour admirer d'ici le reste de l'alhambra:



Nous entrons maintenant dans le patio du palais:





Les jardins vu du haut du palais:



Nous partons maintenant pour visiter le reste du site. Après avoir longé l'hôtel Parador qui se trouve dans les jardins, nous passons au pied de l'église santa maria de la alhambra (qui est fermée) et qui a été construite sur la mosquée:



Nous en profitons pour visiter les bains maures, juste à côté, du moins ce qu'il en reste; L'entrée au palais Nasrides est à 13h pour nous, nous avons donc le temps d'aller visiter l'alcazaba (la partie militaire) avant.



il reste à l'intérieur la trace des logements des occupants, on peut apercevoir les limites des différentes pièces d'habitation (un peu comme à Vaison)



Du haut de la tour de guet, on a une vue circulaire sur la ville de Grenade, et ses différents bâtiments imposants.



Un petit tour enfin (en attendant 13h) au palais de Charles Quint. Personnellement, je l'ai trouvé plutôt moche, pas du tout raccord avec le reste du site. Il abrite 2 musées, mais le lundi (jour de notre visite), ils sont fermés. Faites vous une idée sur l'esthétique de l'édifice....





Ah! Enfin! L'heure approche et nous allons pouvoir visiter le joyau du lieu 🙂 (le reste était déjà pas mal pourtant!). C'est vrai que ce palais Nasride est magnifique ... il y a beaucoup de monde (malgré les limitations du nombre de visites) mais on est tellement absorbé (subjugué?) par ce qui nous entoure qu'on ne le remarque pas (enfin, c'est mon ressenti!) Je passe sur les appellations des différentes salles et patios et vous mets simplement quelques photos:





..fin de la visite demain!

Muriel
Tour du Dhaulagiri English translation pending
by Gazipach9 · 2013-11-20 · 26 replies
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com) Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (
http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

Situation Sacs à dos: Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.

Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.

Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour

1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.

Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.

Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.

Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.

Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.

Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.

Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.

Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…

Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !

En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.

Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.

Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !

Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.

7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens

Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.

Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…

Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.

Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.

Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.

8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.

*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h

La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.

Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.

En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.

Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.

10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.

Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.

Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.

Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.

Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.

La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.

11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri

Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.

Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.

Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !

Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.

La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.

12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.

La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.

Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.

Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.

Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.

13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.

Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.

Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.

Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…

C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.

Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.

Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.

14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h

On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.

Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.

Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.

La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.

Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !

15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.

Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.

Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.

La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.

Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.

Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.

16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h

Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.

Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.

Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.

Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.

C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.

Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.

Retour :

Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.

Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.

Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.

Enseignements :

Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !

La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.

Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)

La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.

Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?

La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...

Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.

Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.

Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué

Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Séjour Dubaï & Abu Dhabi English translation pending
by Benja747 · 2013-11-17 · 1 reply
Bonjour à tous. Nous partons ma grand mère & moi du 18 décembre au 26 décembre 2013 aux Emirats. ( nous atterrissons a Abu Dhabi et nous redecollons de Dubai ) Nous avons organisés notre séjour pour passer - 4 nuits et 3 jours ( du 18 au 22 ) à Abu Dhabi ( nous logeons dans l'hôtel Royal International ) - 2 nuits et 2 jours à Dubai dans le centre ( du 22 au 24 ) ( nous logeons dans l'hôtel Rose Raayhan by rotana ) - Et nous finirons par passer la nuit et le réveillon de Noel dans le fameux hôtel Atlantis the Palm ( nuit du 24 au 25 ) et ensuite nous redécollerons pour la Belgique le nuit du 25 au 26.

Nous voyageons beaucoup donc nous aimerions visiter un max les 3 jours à Abu Dhabi et les 2 jours dans le centre a Dubai .. ( les 2 jours à l'atlantis sont considérés comme " vacances " ) ( aussi si vous avez des bons plans pour les visites , des coups de coeurs , shopping , … Je suis preneur ) :-)

Donc j'ai quelques questions …

ABU DHABI : - Comment se rendre de l'aéroport de Abu Dhabi ( nous arrivons le soir Terminal 1 ) vers le centre ( ou même l'hôtel ) ? - Nous aimerions faire le " BIG BUS TOUR " pour pouvoir visiter un maximum .. Le conseillez vous ? ( j'ai vu aussi qu'il y a moyen de le combiner avec Dubai .. ) - Avez vous des bons plans pour manger pas cher , etc etc ( je suis preneur pour tous les bons plans :) ) - Comment se rendre à Dubai depuis Abu Dhabi ? Existe t-il un bus spécial ? Si oui quel est le prix et ou devons nous le prendre ?

DUBAI : -Comment s'y prendre pour visiter le Burj al Khalifa et le Burj al Arab ? -Comment se rendre de mon hôtel ( il est situé tout près du Dubai Mall ) jusqu'a l'Atlantis ? -Avez vous des conseils par rapport aux restaurants à l'Atlantis ? ( J'aimerai en réserver un pour le soir de Noel mais je ne sais pas lequel ) -Comment se rendre à l'aéroport ( le moin chère ) depuis l'Atlantis ? - Pareil que pour Abu Dhabi , je suis preneur pour tous les bons plans pas chères etc…

Merci d'avance pour vos réponses :-)
Ravitaillement au Botswana English translation pending
by Max68 · 2013-11-09 · 44 replies
Hello Tous 🙂,

C'est avec plaisir que nous retournons au Botswana du 16 Avril au 2 mai 2014 🙂 😎

Est prévu: Atterrissage à Windhoeck, prise en charge du 4x4 puis direction Ghanzi

Première question: où vaut-il mieux se ravitailler: Gobabis ou Ghanzi ? Y trouverons-nous du pain ?

Ensuite 4 jours dans le CKGR puis 2 nuits dans le Makgadikgadi et 1 nuit à Nxai Pan pour finir à Maun.

Deuxième question: que puis-je espérer trouver à Rakops ? Essence ?, pain ?

A Maun nous rendrons le 4x4 avant de partir pour un safari mobile de 6 jours dans Moremi (Xanakara et Kwhai)

C'est rien de dire que je me réjouis ENORMEMENT 🙂🙂🙂🙂

cordialement

Max
Dunes 45, Messum crater, vallées de Hartman et de Marienflus English translation pending
by Sirde · 2013-11-09 · 24 replies
Bonjour Je recherche des renseignements concernant : -la Dune 45, particulièrement quelqu’un l’ayant faite au coucher de soleil : quel timing adopter en partant de Sesriem, sachant que le soir nous dormons au campsite de Sesriem. -point de sortie Nord de messum crater : au niveau du point S21 20.469 E14 18.701, T4a semble indiquer une piste off road «principale» continuant au Sud-Est puis remontant Nord-Est, alors qu’une piste Nord-Est partant de ce point semble «meilleure» sur Google Earth : quelqu’un peut-il me fournir des traces GPS ? -Cherche des retours d’expériences concernant la vallée de Hartmann et de Marienflus

Cordialement
Seychelles: L'île de La Digue, entre mer et paradis English translation pending
by Jemaflor · 2013-11-09 · 33 replies
Dès que l’on évoque les Seychelles, viennent à l’esprit des images d’îles fleurant bon le paradis … J’en reviens et peux témoigner du cadre enchanteur de ces confettis terrestres isolées au beau milieu de l’Océan Indien. La Digue est une des 115 îles ou atolls composant le territoire seychellois. Assurément c’est une des plus belles ! Des plages et des paysage de rêve concentrés sur une île d’à peine 10 kilomètres carrés. Ajoutez-y l’authenticité de l’ambiance tropicale que l’on y découvre et vous comprendrez que tout visiteur ne peut être que séduit par le charme de cet oasis insulaire. Je vous invite à La Digue … enfin virtuellement ! pour une balade dépaysante en suivant mon récit de voyage, un texte abondamment illustré, vous aurez un avant-goût (visuel) de ce petit paradis … terrestre.



Après une arrivée en catamaran par la mer, la poursuite de la balade à terre se fera à vélo. Un moyen de locomotion idéal pour cheminer tranquillement sur les petites routes de l’île. Près du port, tout autour du carrefour central du minuscule bourg de La Passe, après la Poste et le poste de police, plusieurs loueurs de cycles attendent les visiteurs.



Tous proposent des vélos style VTT dont le porte bagage supporte un panier coloré, les mêmes paniers que l’on trouve dans nos supermarchés, c’est pratique mais cela ne donne pas une allure très sportive au vélo … de toute façon nous sommes là pour nous balader ! Même si les loueurs sont accueillants et tout sourire, il vaut mieux comparer les prix qui varient de 100 à 150 roupies * pour une location à la journée d’un vélo le plus souvent assez vétuste ! Cadre blanc et panier (à provisions) rouge, j’enfourche mon pseudo VTT, ma direction ? La plage ! J’ai hâte de découvrir l’Anse Source d’Argent, elle a fait la renommée de l’île … et se révèle être aussi une bonne source d’argent. En effet, pour y accéder, il faut passer à la caisse (et 100 roupies de plus). Cette plage à nulle autre pareille borde un parc, l’Union Estate, où l’on peut découvrir également plusieurs habitations et activités traditionnelles de l’île. Les droits d’entrée acquittés, la promenade à deux roues emprunte maintenant une piste chaotique traversant une splendide cocoteraie, c’est un réel plaisir que de pédaler à l’ombre de cette belle voûte de palmes !



Au bout du chemin, on parvient enfin à cette plage mythique d’Anse Source d’Argent … ici, le panorama y est d’or ! Comment ne pas tomber sous le charme de ce paysage unique. Un long ruban de sable corallien d’une blancheur immaculé parsemé d’énormes rochers aux formes émoussées, résultat d’une lente érosion marine durant des milliers d’années. Ajoutez à ce décor quelques cocotiers, une mer bleu turquoise que fait resplendir un soleil généreux et vous avez là tout pour vous émerveiller… Rien d’étonnant à ce que ce rivage soit souvent qualifié de paradisiaque !





Les conditions s’avèrent idéales pour profiter sans retenue de la beauté de cette plage. Les visiteurs sont rares en ce début de matinée et la marée est basse. Il est ainsi facile de longer ou de contourner les blocs de granit qui lors de la pleine mer deviennent inaccessibles. On peut même se faufiler entre les rochers et observer le grain de la pierre dont les tonalités vont du gris au rosé en passant par des teintes ocre. Parmi ces énormes rochers plusieurs d’entre eux présentent de profonds sillons verticaux, la lumière matinale les met joliment en relief, on croirait voir là de véritables sculptures, des œuvres de Dame Nature. Tiens ! ici, un palmier cocotier a trouvé une petite place, bien abritée, entre deux mastodontes de pierre.



Le contraste de dimension est saisissant entre les microscopiques grains de sable de la plage et ces gigantesques formations rocheuses disséminées le long du rivage. Le lieu est photogénique à souhait et je ne prive pas de cadrer sous tous les angles ce merveilleux décor. Même si la plage est presque déserte je ne suis pas le seul à immortaliser ce bord de mer. Un jeune couple, probablement juste marié, la robe de la jeune femme en témoigne, prend la pause sous la direction d’un photographe professionnel. Clic et re-clic … avec le nombre de photos prises, à n’en pas douter, le portrait souvenir au milieu de cet environnement digne du paradis ne pourra qu’être réussi.



Aussi impressionnants soient les rochers du bord de mer, la formation granitique la plus imposante, pour ne pas dire la plus monstrueuse, se trouve un peu en retrait. Great Granite Boulder, le nom de cet amas de roches noires, est d’ailleurs considéré comme patrimoine national aux Seychelles. Ce monolithe semble émerger au-dessus de la cime des palmiers qu’il domine vertigineusement. Son origine remonte à plus de 750 millions d’années lorsque qu’une éruption de magma s’est cristallisée en refroidissant, puis ensuite le lent travail d’érosion a façonné, poli et arrondi ainsi la surface rocheuse.



Au pied du géant de pierre, un bassin a été aménagé un bassin où vivent paisiblement quelques tortues géantes. Cette espèce endémique de l’atoll d’Aldabra (situé tout au sud de l’archipel des Seychelles) est désormais protégée. Ces tortues terrestres sont les plus grosses au monde, elles peuvent atteindre 1,2 mètre de long et avec leur lourde carapace peser jusqu’à 300 kg. Leur longévité est exceptionnelle, plusieurs des spécimens visibles ici sont centenaires mais la doyenne (des tortues …) du territoire aurait plus de 200 ans, une vénérable vedette appelée Esméralda ! Il faut observer ces tortues aux pattes d’éléphant se mouvoir avec une lenteur légendaire. Une tête et un cou à la peau ridée qui se dirigent vers vous, puis une bouche qui s’ouvre en venant mordre la feuille de choux que vous lui avez tendue. S’en suit un bref mouvement de paupière, comme un clin d’œil en guise de remerciement …

Qu’il est plaisant de se balader dans ce parc-cocoteraie sous ces larges palmes qui bruissent sous l’effet de la brise marine ! A propos de cocotiers, si nombreux sur tous les rivages de l’île, il est intéressant de découvrir ici, une des activités typique de La Digue, la production de coprah, c’était même autrefois une ressource importante pour les insulaires.



Ainsi, on apprend que pour obtenir la fameuse huile, plusieurs étapes sont nécessaires : fendre les noix en deux ou trois morceaux, les laisser sécher au soleil ou sur des claies puis les passer au four comme nous le montre cet homme. La pulpe desséchée, le coprah, est ensuite écrasée puis broyée à l’aide d’un moulin traditionnel actionné par un bœuf … qui, pauvre bête, « tourne en bourrique » sans cesse sous une paillote. Cet imposant bovidé était en pause (ou en RTT ?) au moment de mon passage. L’huile de coprah ne coulait pas dans le récipient au grand désarroi de des oiseaux. On imagine que cette précieuse graisse est aussi appréciée pour lisser le plumage qu’elle ne l’est pour adoucir la peau …





D’autres bœufs de La Digue ont troqué la charrette à récoltes agricoles pour une charrette … à touristes ! Ce sont les taxis de l’île, dépaysant n’est-ce pas ? Le trajet est toujours identique, Centre bourg – Plage Anse Source d’Argent et vis versa. A voir leur allure tranquille sur les pistes, la course (payante et chère) de ces chars à bœufs est à mille lieux des courses de chars romains, style Ben Hur ! Ces taxis traditionnels, dont les guides touristiques vantent le côté authentique, semblent un peu en perte de vitesse, si l’on peut dire, et paraissent donc de moins en moins utilisés par les visiteurs. Ils leur préfèrent d’autres moyens de locomotion : camionnettes à banquettes ou vélos.



Union Estate où nous nous baladons ce matin était à l’origine un domaine agricole, une plantation comme l’on dit sous ces latitudes. Au bord de la cocoteraie on trouve encore des terres cultivées autour d’une petite ferme. Il y a là des cultures maraîchères avec ces rangs de choux (dont une partie sert semble-t-il à nourrir les voraces tortues géantes du parc !) et des serres … Plus exotiques sont les cultures de la vanille. Une plante grimpante qui s’enroule comme on peut le constater autour de tronc d’arbres. Ici, on la nomme vigne. Quant à la floraison, elle paraît terminée et les fameuses gousses sont encore vertes, elles n’exhalent (à mon grand regret) aucune senteur vanillée, dommage !

Un tel domaine a bien sûr sa maison de maître, on l’aperçoit maintenant à travers les palmes des cocotiers. Elle est idéalement située entre cocoteraie et bord de plage. Plantation House, son nom, appartenait autrefois à une riche famille de planteurs locaux, les Hossen, c’était au 19ème siècle.



L’élégante demeure avec son architecture traditionnelle créole est classée comme patrimoine historique des Seychelles. L’habitation a beaucoup de charme avec son toit de palmes, sa construction tout en bois tropicaux et son agréable varangue. Une varangue ? C’est le nom donné à ces « terrasses » typiques des maisons des îles de l’Océan Indien, un lieu mi-terrasse, mi-pièce, construit en façade et à l’air libre afin de bénéficier de la relative fraîcheur des alizés. En rêvant un peu, on s’imagine ici, en bonne compagnie, bien assis sur un de ces fauteuils en rotin … sirotant un cocktail et le regard captivé par l’horizon marin.



Le temps d’un songe, certains cinéphiles nostalgiques pourront retrouver dans cette propriété un des décors des films érotico-soft « Emmanuelle ». En effet, quelques scènes du film « Good Bye Emmanuelle » ont été tournées dans cette belle habitation Seychelloise. Avec encore un peu d’imagination, on revoit la charmante actrice Sylvia Kristel, héroïne du film, sur un de ces célèbres fauteuils en rotin … Au fait, c’était en quelle année ? En 1977, cela date et ce décor semble un peu fané, teinte sépia … l’actrice est même décédée l’an dernier, alors on peut vraiment dire, Good Bye Emmanuelle !

Un peu plus loin entre route et bord de mer, un lieu historique nous fait encore plus remonter le temps. Quelques croix et des stèles blanches signalent les tombes des premiers colons arrivés sur l’île. Envoyés par la France afin d’explorer les îles granitiques des Seychelles, un des vaisseaux de la flotte de l’explorateur Marion Dufresne a débarqué sur ce rivage en 1768, il s‘appelait La Digue … d’où le nom donné à cette île de l’archipel.



A La Digue, comme dans la plupart des îles, la pêche a longtemps était une importante activité pour les îliens et la construction de bateaux une nécessité. Il reste sur l’île au moins un atelier (de plein air) où l’on fabrique comme autrefois les embarcations traditionnelles. Ces bateaux sont sans doute très adaptés pour débarquer facilement sur les rives de sable mais reconnaissons que leur aspect est assez simple. Côté décoration, là aussi, cela reste on ne peut plus basique avec quelques coups de pinceaux colorés sur la coque.



Bien entendu, pour la pêche (professionnelle et de loisir), des bateaux plus modernes sont le plus souvent utilisés. On peut assister en fin d’après-midi au rituel retour de la pêche, comme ici dans le petit port où l’on étale fièrement les prises de la journée.



La Digue : entre mer et paradis .... la suite sur le message suivant.
Bon plan d'hébergement en Inde English translation pending
by Kijubibou · 2013-11-07 · 23 replies
je prépare un voyage de 2 mois : janvier , fevrier , sur mumbai , ajanta, goa, allepey , cochin ... pourriez vous me recommander des hébergements prix moyen , hotel, guest house ou location merci
Une semaine entre jeunes durant les Fêtes de Noël sur Paris English translation pending
by Thisismy · 2013-11-06 · 8 replies
Bonjour à tous,

Nous aimerions passer une semaine sur Paris entre Noël et le Nouvel An, afin de faire les touristes :)

Par contre on aimerais être dans le beau Paris, c'est à dire la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Louvre etc...

Le Paris riche, n'ayons pas peur des mots, le Paris un peu bourgeois !

Car les villes autour, très peu pour nous.

Auriez-vous des conseils, quel arrondissement nous conseiller pour la location d'un logement, que visiter en premier, ou passer les soirées ...

Nous attendons avec impatience vos idées et impressions :)
Retour d'un voyage d'un mois en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Gaguine · 2013-11-05 · 27 replies
Voyage effectué en octobre 2013

Vol Paris / Tokyo / Noumea effectué sur AF et Air Calin.

Hébergements achetés via l’agence Caledonia Spirit qui nous a fait bénéficier sur les Iles Loyauté d’une offre promo : 1 nuitée gratuite pour 3 nuits payantes. Air pass 5 coupons (32 250 F) pour les trajets Noumea / Mare, Lifou/Ouvea, Ouvea/Noumea et Noumea/Ile des Pins/Noumea Trajet de Mare à Lifou effectué en bateau avec le Betico2.

Mare : Hébergement à l’hôtel Nengone Village en bungalow plage. Très bien. Restauration de qualité. Buffet du dimanche avec animation musicale copieux et varié (3 200 F). Dîner en table d’hôte chez Leon Duhnara à 4000 F Randonnée « Terrasses de Shabadran » réservée auprès de Damas Beaurune mais ce n’est plus Damas en personne qui encadre les randonneurs. Il se contente de sous-traiter la tâche à ses enfants… Dans notre cas, c’était sa fille Yvonne (11 ans) qui nous accompagnait (sans avoir apporté de quoi manger ni boire !). Donc, pas de valeur ajoutée de la part du guide (aucune explication sur la flore rencontrée, rien sur l’histoire de l’île… Début du parcours est un peu délicat lorsqu’il faut escalader la paroi. En cas de chute, il se pose donc un réel problème de sécurité (aucune couverture téléphonique dans la zone). Randonnée à ne pas louper mais en toute connaissance de cause.

Lifou : Hébergement à l’hôtel Drehu Village en bungalow plage. Très bien. Restauration de piètre qualité. Nous préférons prendre les dîners en table d’hôte chez Jeannette Ihage (5300 F). Passage au Nakamal près du club de voile pour boire le kava. Plongées avec le club Wetr Diving dans une eau d’une limpidité extraordinaire. Randonnée intéressante depuis la baignoire naturelle jusqu’aux grottes de Xodre avec un Kanak

Ouvea : Hébergement au Paradis en bungalow royal jardin. Superbe ! A 2 couples, cela revient moins cher que de louer 2 bungalows individuels. Nous n’avons pris aucun repas sur place étant donné le coût et avons préféré le snack Fassy dont la gestion se fait par rotation entre les différentes tribus. Durant notre séjour c’est Marie-Sylvestre qui officiait en cuisine. Les plats proposés étaient très bons et d’excellent rapport qualité/prix (1800 F le crabe et 3600 F la langouste). Plongées avec Mio Palmo difficilement joignable car ne répond pas aux mails et mobile hors service car téléphone volé. Ponctualité très discutable : rendez-vous à 7 h 30 au club pour un départ à 10 h 30. Le moteur du bateau est HS… Marino est donc obligé de louer un bateau de pêcheurs. Cependant, très belles plongées dans le Nord (45 mn de convoyage en voiture) à la Passe du Taureau. Nous n’avons donc absolument pas regretté notre sortie. Sortie Pléïades du Sud avec Maryline sur l’îlot Gee (BBQ de poissons) et arrêt sur le trajet du retour à la nurserie des requins gris. Randonnée Hnimek (passe aux requins) avec Antoine. C’est la randonnée à faire. Antoine est très intéressant.

Grande Terre sous une météo très capricieuse avec les étapes suivantes :

Kone : Hébergement à l’Hôtel Hibiscus en chambre standard. Très petite et mal située (à l’entresol au niveau de la piscine). Mieux vaut choisir une chambre avec vue sur la piscine. Plongées avec le club Gatope Diving annulées pour cause de météo défavorable. Montée au point de vue sur le Cœur de Voh (2 heures A/R). Visite très intéressante de l’ancienne mine de Tiebaghi avec Henri qui en parle avec passion et nous raconte plein d’anecdotes intéressantes. Du coup la visite qui dure en principe 3 heures se termine au bout de 4 heures. Dîner à l’excellente table d’hôte « Chez Kiwi » tenue par une Néo-Zélandaise

Poum : Hébergement au Relais de Poingam. Les hébergements pourtant au même prix ne sont pas de même niveau et nous avons changé nos 2 bungalows individuels contre des bungalows jumelés car l’un était petit et sombre. Cadre très arboré. Plage à 2 pas. Petite piscine d’eau de mer. Restauration d’excellente qualité à un rapport qualité/prix défiant toute concurrence : 3 300 F comprenant apéritif / entrée / plat / dessert / vin et infusion. Staff et personnel très attentionné. Randonnées jusqu’aux marais salants de Khô.

Hienghène : Hébergement au Koulnoue Village en bungalows. Buffets copieux et variés. Découverte de l’organisation d’une tribu avec Alain (Brousse O’thentik) Plongées avec Babou Ocean

Poindimié : Hébergement au Tieti. Avons été surclassés grâce à l’agence en bungalow plage (au lieu de bungalow jardin) pour compenser les désagréments rencontrés lors des hébergements précédents. Dîner en table d’hôte chez Mo Sa Sa Plongées avec Tieti Diving.

Boulouparis : Hébergement aux Paillotes de la Ouenghi. Visite de la distillerie de niaoulis. Randonnée équestre avec Sarramea Randonnées. Nous avions prévu de faire l’îlot Tenia mais y avons renoncé en raison du coût du transfert exagéré (5500 F) et d’une météo peu engageante. Transversale jusqu’à Thio et arrêt à la plage de Moara où un dugong a pris ses quartiers. Mais le temps ne se prêtant pas à la baignade, nous n’avons pu vérifier sa présence et sommes retournés vers la côte ouest moins humide (Plage de Bourake).

Noumea : Hébergement à l’hôtel Le Pacifique sur Anse Vata. Bien situé (proximité de la plage du Méridien et d’un arrêt de bus et nombreux restaurants). Chambres avec vue sur mer (numéros pairs) à fuir car nuisance de la boîte de Nuit « Le Bilboquet » jusqu’à 3 heures du matin. Visite du Centre Culturel Jean-Marie Jibaou Transversale jusqu’à Yaté et déjeuner au Gîte Gabriel. Retour par la même route car route de Goro / Prony déconseillée en raison des fortes pluies des jours précédents. Plongées avec Iatok Diving à Port Moselle. Excursion au Phare Amédée sur le Mary D.

Ile des Pins : Hébergement au Gîte Nataîwach (réservé par nos soins). Dîners excellents (entrée / plat et dessert) pour 3 600 F Excursion à la piscine naturelle et déjeuner chez Kou-Bougny. Attention : Chez Regis n’assure plus de restauration. Plongées avec Kunie Scuba Center. Excursion sur atoll Nokanhui & Ilot Brosse annulée en raison de la météo. Montée au Pic Nga (1 h 45 A/R) Impossibilité de manger une langouste durant notre séjour sur cette île. Les pêcheurs préférant réserver leur pêche aux croisiéristes car cela leur rapporte plus que de les vendre aux pensions de l’île… Et un bateau était attendu chaque jour durant notre séjour ! On s’est rabattu sur les bulimes (les fameux escargots endémiques de l’île) qui sont délicieux.

Notre ressenti :

Le coût de la vie est hyper élevé ! A titre d’exemples : une entrée ou un dessert (800 à1200 F). Un plat (2 400 à 3 200 F) Une bière (350 à 750 F) L’essence par contre reste du même niveau qu’en Métropole (1 600 F).

Nous avons bien aimé découvrir les Iles Loyauté ainsi que l’Ile des Pins (Véhicule indispensable sur les îles). La côte ouest de Grande Terre n’offre pas beaucoup d’intérêt. Lui préférer la côte Est plus jolie, mais également plus arrosée… Sur les îles, impossibilité de manger si on n’a pas réservé à l’avance (même lorsque l’approvisionnement ne fait pas défaut…). Lorsque il y a un « touché bateau » (c’est l’expression utilisée là-bas), on voit surgir de petits stands proposant restaurations et artisanat. Mais les plages sont également envahies par les croisiéristes (jusqu’à 2 000 personnes sur un bateau).

Plongées intéressantes avec architecture de canyons, de grottes dans une forêt de gorgones.

Faune rencontrée : requins gris, mérous, napoléons, raies mantas, seiche…

Restaurants qui méritent le déplacement sur Noumea : L’Assiette du Cagou / Le Miretti Gascon / Au Petit Café / La Perle d’Eram (une annexe du Black Pearl Coffee de Nouville)
Au retour d'un New York - San Francisco... English translation pending
by Pumpkin76 · 2013-11-03 · 13 replies
Bonjour amis voyageurs à vélo, ou plutot bonne nuit vu l'heure à laquelle je poste.... oh joie du décalage horaire 🤪

Je viens partager brièvement ma première expérience du voyage à vélo. Il y a 2 ans, j'arpentais ce forum en quete de nombreuses réponses à mes interrogations. Quel période pour partir? Quel vélo? Quel matériel? Comment gérer la solitude? ... et pleins d'autres encore. J'ai préparé ce voyage pendant 2 ans, pour qu'il se passe au mieux, et au final ces 3 mois ont été encore mieux que je ne l'espérais, et ils sont passé à une vitesse... 🙂

Je me rappelle des messages de certains d'entre vous qui disaient qu'une fois sur le vélo tout le stress et l'apréhension disparaissaient, j'ai eu beaucoup de mal à vous croire, mais je dois bien avouer que c'est exactement ce qui s'est passé pour moi aussi. Pourtant, les 4 derniers mois avant le départ ont été infernals, stressants et pleins de doutes. Le vol entre Orly et Newark s'est déroulé de la pire des manières, je me trompe d'aéroport, mon emballage pour le vélo est refusé, je dois racheter un autre carton cher et bien trop petit. Je dois démonter le vélo à l'arrache, mais il est trop tard, il part dans la soute du prochain vol, je récupère miracleusement celui ci 4h après mon atterissage à New York.

Mais dès lors que j'ai donné mes premiers coups de pédales, tous les doutes et les questions se sont envolés et j'ai vécu certainement les plus belles semaines de mon existence, j'ai réalisé un reve, celui de relier New York à San Francisco en passant par des lieux magiques comme Monument Valley, Zion NP ou encore Death Valley.

A aucun moment j'ai regretté d'etre parti, je ne me suis jamais ennuyé, je n'ai jamais souffert de la solitude, on est Jamais seul quand on voyage en solo à vélo. Bref je ne vais pas raconter toute mon aventure dans ce post (mon blog le fait déjà très bien), mais je voulais encourager les personnes qui préparent leur premier voyage à vélo, ou à celles qui hésitent encore à partir. Allez Y !!!!

Avec un minimum de préparation et d'envie, tout le monde peut le faire, j'en suis persuadé aujourd'hui.

@ plus

Romain
Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions English translation pending
by LaLee · 2013-11-01 · 129 replies
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil. J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.

J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.

Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!

Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.

1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo

Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.

2 octobre - L'arrivée au Japon

C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.





Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.



Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉



On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!



A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.

Un vendredi à Dubaï: que faire? English translation pending
by Millipatti · 2013-11-01 · 4 replies
Bonjour,

Après 13 jours à Oman, nous terminerons notre voyage "moyen-oriental" par 3 jours à Dubaï. Nous passerons la nuit du 2 au 3 janvier dans un hôtel de Deira, sur al Rigga Road (nous y arriverons dans la nuit) pour ensuite passer les 3 autres nuits dans un appartement à proximité de Burj Khalifa.

Notre première journée à Dubaï sera donc un vendredi... une journée où de nombreux lieux sont fermés. Que faire? Ma première idée avait été de visiter cette journée-là Deira et Bur Dubaï, mais ça ne semble pas la meilleure des idées.

Que privilégier dans ce cas? À noter que ce qui nous attire à Dubaï est avant tout l'architecture (y compris d'intérieur) et l'urbanisme. Nous aimerions également visiter quelques galeries d'art contemporain.

Et puis, dernière question (un peu bête) : nous aimerions bien visiter certains intérieurs d'hôtel, bars ou restaurants design. Les touristes et clients y sont-ils tous plutôt "chics"? Le look "voyageur sport" sera-t-il totalement déplacé (je ne me vois pas par exemple porter autre chose que mes sandales de marche pour arpenter les rues de Dubaï...). Risquons-nous de nous faire refouler ? 😐

Merci de vos éclairages.
Chili et Argentine pour trois semaines, départ demain (urgent) English translation pending
by Dadadodu · 2013-10-31 · 12 replies
Bonjour à tous,

Voilà, ma compagne et moi partons pour trois semaines demain au chili + argentine...

Il y a plus d'un mois que nous avons réserver notre véhicule spécifiant bien que nous voulions traverser la frontière... Vous me voyez venir, coup de théâtre ce matin: Pas d'autorisation en cours et long week end au chili donc impossible de joindre l'agence ou nos devons récupérer le véhicule...

Là je suis bien en panique, nous souhaitons passer deux semaines dans le NOA!

Des idées de génie? que risque-t-on à passer le véhicule sans autorisation? les contrôles routiers sont ils fréquents?

Merci de votre aide!

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