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RoadTrip Marseille/Nice à vélo English translation pending
by Nano34 · 2012-12-17 · 5 replies
Salut tout le monde!

Voila, je me présente en même temps, je m'appels Antoine, 22 ans. Je suis francais, originaire de l'Hérault et vis présentement au Canada, plus précisement a Montréal, au Quebec. J'ai une grande passion pour les voyages!

Je compte passer l'été prochain chez moi, dans le sud de la France, et aimerai bien découvrir ces magnifiques paysage que finalement, je ne connais pas...

J'aimerais vous expliquez mon projet, et savoir si c'est réalisable comme je le pense. Tout d’abord, mon moyen de locomotion sera à vélo. Habitant à Sète, je compte prendre le train direction Marseille pour la première étape. Arrivée a Nice 6 jours plus tard, pour prendre le bateau direction Bastia, en Corse.

JOUR 1 - Départ Marseille -> La Ciotat -> Bandol (49,1KM)

Une fois débarquer a Marseille, j'enfourche mon vélo direction Bandol ou je passerai ma première nuit (itinéraire de 49,1KM) ! Je sais que la grosse partie entre Marseille et La Ciotat ce passe dans les montagnes, avec certainement des cotes ! (savez vous ci se chemin est vraiment difficile sachant que je n'ai pas vraiment une grande expérience dans le vélo?)

Voici l'itinéraire google map



JOUR 2 Bandol -> Toulon -> Hyères -> La Londe les maures (42,5KM)

On part de Bandol pour rejoindre La Londe Les Maures à 42,5 km de la. (Y a t'il des pièges sur ce chemin? Du genre, difficulté de roulé a vélo? Relief?)

Voici l'itinéraire google map



JOUR 3 La Londe les maures -> Saint Tropez (46,2KM)

Je compte bien me relaxé un peu sur les plages de St Trop' ! (Est ce une bonne idée de longé le littoral? ou vaudrai mieux passer par les terres?)

Voici l'itinéraire google map



JOUR 4 Saint Tropez -> Saint Raphael (35,1KM)

Voici l'itinéraire google map



JOUR 5 Saint Raphael -> Cannes (49,9KM)

Voici l'itinéraire google map



JOUR 6 Cannes -> Nice (30,1KM)

Voici l'itinéraire google map



J'ai choisi de faire ce voyage en 6 jours, avec de courtes distances a parcourir chaque jour. En moyenne 45KM par jour (ce qui correspond a quoi? 4H de vélo par jour?)

Une fois arrivée a Nice, embarquement sur le bateau pour la Corse!

J'ai commencé a regarder pour les hébergements, je serai équipé d'une tente (Possibilité de faire du camping sauvage dans cette région?), donc loué un emplacement pour 1 nuit, sans voiture, doit pas couté plus chère que 15€ non?

Dites moi ce que vous pensez de ce parcourt, vos avis, conseils, impressions sont les bienvenues! Je compte partir en Juin, avant les touristes et les grosses chaleurs! Pour le moment seul, mais d'ici la, peut être que ce voyage va plaire a un de mes amis, et m'accompagnera :)

Je vous remercie d'avance! Et à très bientôt

Antoine G.

Tout quitter et partir sans rien English translation pending
by Virginie10 · 2012-12-14 · 176 replies
Bonjour à tous je m'appelle Virginie, j'ai 22 ans et je suis quelque peu perdue dans mes choix concernant l'avenir, je ne suis attirée par rien, n'ai pas vraiment d'ambition mais tous les jours en me levant je ressens l’oppression et le stresse que la société impose; c'est-à-dire étudier, trouver un travaille, me marier, élever des enfants... Mais je ne désire pas tout ceci j'ai comme l'impression de ne pas être faite pour cette vie alors je voudrais connaitre vos avis et expériences sur les voyages entrepris en solo. Je voudrais partir visiter le monde ou du moins l'Europe à pieds le problème c'est que je n ai aucune économie et je voudrais savoir si l'un d'entre vous est déjà parti comme ça sans rien derrière lui, je veux dire sans aucune sécurité financière, est-ce vraiment possible ?
Retour d'un mois et demi à Madagascar (septembre-octobre 2012) English translation pending
by Vulcanie · 2012-12-09 · 4 replies
Bonsoir

Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j'envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l'on peut faire en 6 semaines, c'est long et il faut pourtant faire des choix. Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.

7 septembre – 21 octobre 2012

Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.

Samedi 8 : Arrivée à 9h locale . Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices. Arrivée à Tamatave à 15h . Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend bungalow en campagne et au bord d’un canal.

La Croisette

Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à ...7 : il faut s’y faire ! Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres tout est actif et immobile... Ile Sainte-Marie: joli bungalow et bon repas . La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).

La Bigorne

Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil. Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.

La Bigorne

Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.

La Bigorne

Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route. Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre rues défoncées, petites boutiques comme partout marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction. Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !

La Croisette

Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés les gens viennent de très loin. Ils marchent... Ils attendent... 13h : Andasibe: il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc. Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule. Nuit fraîche.

Feon’ Ny Ala

Vendredi 14 : Il pleuviote avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes. En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar... pique-nique à la cascade chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.

Feon’ Ny Ala

Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt. 13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles ! Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !

Niaouly

Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle. Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu quartier tranquille gens aimables un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.

Niaouly

Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30. Route en bon état. Terrasses et maisons rouges beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes ! 12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2, il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples. L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .

Le Retrait

Mardi 18 : Notre guide sera Setra, rasta sympa plus 2 jeunes couples français. Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches villages en terre brun clair et il fait chaud ! Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz. Nuit à Miandrivazo , coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.

Baobab

Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau. Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum... Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre... Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.

Bivouac

Jeudi 20 : Réveil avant 5 h à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir. Falaises hérons aigrettes nuages bienvenus des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.

Bivouac

Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné il sonorise la rivière les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab. 9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris une tortue un crocodile saute de son rocher. Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .

Karibo

Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines , Vache qui rit, bananes vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.

Camping

Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux. Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre un bel arbre rouge (Hildegardia) une chouette. Le soir : fin du punch !

Camping

Lundi 24 : Lever 5h nous revenons en moins de 4 heures à Belo repas bac 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore. Morondava

Trecicogne

Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer . Temps chaud mais aéré par le vent de la mer en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée village de pêcheurs Vezos. Trecicogne

Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé... Déception. Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !

Cheval de Mer

Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.

Le Retrait

Vendredi 28 : Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste villages vraiment pauvres . Ruée des pousse-pousse visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.

Le Retrait

Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositrade 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières. Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.

Mania

Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe. Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local. Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée tous toussent mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.

Chambre d’hôtes

Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais. 2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons. Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.

Centre

Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir... Une crevaison avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges. Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants. 150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa. Visite de la ville la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières. Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?

Sorotel

Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar. 5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme. Ambalavaodans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal. Marché aux zébus . Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante. Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route. Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .

Sorotel

Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons... Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous... Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers il fait plus chaud villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes. Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route ! Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.

Flamboyants

Vendredi 5 : Farniente Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ). Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.

Flamboyants

Samedi 6 : Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.

Flamboyants

Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.

Sorotel

Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.

Le Retrait

Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.

Chez Jeanne

Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez: chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette impression d’être maintenant dans un autre pays cette impression restera jusqu’à la fin du voyage. Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.

La Baie de Diégo-Suarez

Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.

La Baie de Diégo-Suarez

Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger. Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées.... Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir. Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité il est question de la situation du pays et de la colonisation...

Balafomanga

Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger. Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve ! Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse

Balafomanga

Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus ! Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement il fait chaud troisième tranquille. Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée . Parc d’Ankarana, logement simple mais agréable .

Chez Laurent

Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier . Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus tsingy métalliques pique-nique au chaud !

Chez Laurent

Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise. Bateau à Ankify pour Nosy Komba. Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande. Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.

Lémuriens

Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).

Chez Yolande

Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .

Chez Yolande

Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be. Hell - Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.

Plantation

Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies. Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion. Vol sans histoire.

Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs...

Voyage dans un pays beau et triste à la fois. Beauté des habitants, de leur sourire, de leur gentillesse. Beauté de la nature, des paysages, des animaux, de la végétation.

Tristesse de la pauvreté, de la corruption, du néo-colonialisme, des grands écarts de richesse, de la déforestation. Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c'est encore plus ennuyeux pour les riverains.

Un voyage fort intéressant , loin d'une carte postale.

Vulcanie
Arnaque sentimentale en Thaïlande English translation pending
by Stephanparis · 2012-12-05 · 57 replies
Bonjour, je vois que j’ai des spécialistes de la Thailande en face de moi et j’aimerai vous poser quelques questions…

J’ai rencontré une jolie fille (Bee Bee) réceptionniste dans un bel hôtel à Pattaya ou je suis descendu au mois de Février /mars 2012 pendant 3 semaines et je suis sorti avec pendant mon séjour. Je suis retourné la revoir au mois de Juillet/Août pendant 4 semaines. Pendant ces 6 mois nous étions pratiquement en contact journalier par webcam (internet) ou je lui téléphonais à l’hôtel. Nous étions très accrocs l’un de l’autre… Quelques jours avant mon départ pour Paris nous sommes allés voir une dame qui s’occupe des visas car j’ai invité Bee Bee à venir me voir pendant 3 mois à Paris. Ensuite, fin janvier nous devions rentrer tous les deux en Thailande pendant 3 mois et ensuite si tout allait bien on se serait marier afin de rester ensemble.

Le problème est le suivant : j’ai envoyé tous les documents à cette dame avec le certificat d’hébergement et ma copine a remis les siens avec le passeport que je lui avais offert en Mai 2012. Ma copine n’ayant pas d’argent , la dame du visa m’a dit qu’il fallait que je provisionne son compte bancaire d’environs 1200 euros pour une période de 3 mois de séjour, ce qui me paraissait normal pour l’obtention du visa. J’ai donc envoyé 1600 euros à ma copine en la prévenant et en lui disant qu’elle règle 15000 baths à la dame du visa pour son service.

Le 5 Octobre, bee bee a reçu mon argent par mandat et elle l’a mis sur son compte afin d’obtenir un reçu de la banque indiquant les 63000 baths à remettre à l’ambassade.

Vers le 23 Octobre, alors qu’elle devait venir le 1er Novembre, elle m’a annoncé par téléphone que sa mère qui habitait à 4 heures de Pattaya pleurait tous les jours et qu’elle ne voulait plus que sa fille parte et qu’elle ne savait pas pourquoi…

En fait, pour faire simple, bee bee n’est pas venu à Paris, elle a gardé l’argent, elle m’a effacé de son facebook, de son messenger, de son skype, son téléphone ne répond plus et elle a donné sa démission à l’hôtel…. La totale !!!

Après de nombreuses recherches sur le net j’ai retrouvé son frère sur facebook et dans sa liste d’amis j’ai retrouvé Bee Bee avec son nom écrit en lettre thailandaise ce pourquoi je ne la retrouvais pas en tapant son nom. (je lui ai envoyé plusieurs messages sur facebook, hotmail, skype qui sont bien entendu restés sans réponses). Quelle arnaqueuse !!!

Dans son album photo figure une photo qui a été envoyé 7 jours avant d’un smartphone, photo prise dans un avion, toute mignonne, souriant à la personne qui prend la photo…, assise sur le siège avec un superbe appareil photo …

Je précise que cette fille n’a jamais pris l’avion auparavant et que le passeport que je lui ai offert date du 3 Mai 2012.

Moralité de l’histoire : Cette fille a fait une demande de visa avec moi pour venir à Paris mais sans que je le sache quelques semaines avant j’ai appris qu’elle avait également demandé un visa pour l’amérique.

A la place de venir me rejoindre à Paris, elle est parti aux usa avec un type sûrement plus friqué…

Vous vous imaginez la déception et les boules que j’ai eu quand je me suis aperçu de l’arnaque et de la tromperie !!!

Ce que je veux savoir ce que me conseillent les experts de la Thailande sur ce forum :

Est-ce que je peux la griller auprès :

-l’hôtel ou elle travaillais et ou je l’ai connu en tant que client au cas ou elle reviendrait y travailler ?, d’ambassades si j’envois un dossier expliquant l’arnaque dont je suis victime ??? (par exemple un jour si elle demande un visa pour un pays, elle sera blacklister), hotmail et messenger puiqu’elle a 2 adresses ou elle reçoit du courrier, skype Dois-je prévenir facebook, car elle a son nouveau compte, elle a aussi un ancien compte sans sa photo mais ou elle peut recevoir des messages, et un autre compte qui a disparu ou il y avait 460 amis asiatiques et 10 amis occidentaux qui peut-être étaient des pigeons (sponsors) mais ça je n’en suis pas sûr !!!

Je sais que j’ai perdu toutes mes illusions avec cette fille que j’aimais mais j’ai perdu également mes 1600 euros (ce qui est peu et moins important que l’amour que j’avais pour elle), plus un peu d’argent de poche à d’autres occasions, plus tous les cadeaux que je lui ai offert (ordi portable, téléphone smartphone) croyant en sa sincérité et j’aimerai savoir si je peux déposer une plainte à l’ambassade de thailande (je pense que ça ne donnera pas grand-chose…) Si vous avez des idées, je vous écoute …. Merci pour votre aide !!!
Notre projet de voyage en Écosse English translation pending
by Orane67 · 2012-11-30 · 7 replies
Bonjour à tous.

Mon époux et moi même envisageons sérieusement de partir en septembre prochain en Ecosse.

Nous pensons faire l'aller-retour en avion (Paris) et louer une voiture sur place, cela serait un gain de temps et de fatigue. ^^ Par contre au niveau financier j'ai un peu peur...

Voici le circuit que nous aimerions faire.

- Edimbourg (et Rosslyn Chapel) - Dunfermline - St Andrews - Leuchars - Perth - Dunkeld - Glamis Castle - Arbroath Abbey - Stonehaven - Aberdeen - Fyvie castle - Elgin - Culloden - Inverness - Beauly priory - Dornoch - Ardvreck castle - Dunvegan castle - Loch Morar - Fort William - Trossachs - Inchmahome priory - Dunblane cathedral - Cambuskenneth abbey - Stirling - Glasgow

J'en appelle à vous, déjà connaisseurs de ce magnifique pays, pour avoir quelques avis objectifs et étayés : - ce circuit vous parait-il approprié pour des amoureux des monuments anciens tels que châteaux, cathédrales... ou y a-t-il des endroits que nous pouvons négliger sans rien rater d'exceptionnel ? - est-il raisonnablement réalisable en voiture (seul mon mari conduit, je n'ai pas le permis) sans trop de fatigue ? - combien de temps vous parait nécessaire pour faire le circuit complet dans les conditions citées : en voiture, un seul conducteur ? - comment le découperiez-vous ? je veux dire combien de temps à chaque endroit, quelles étapes, où dormir chaque soir ?

Nous avons quelques idées sur la question mais nous aimerions savoir ce qu'en pensent des gens ayant déjà voyagé là bas. Merci beaucoup d'avance.

Marie-Aude
Projet Afrique du Sud + Swaziland ou Botswana? English translation pending
by Xfg59 · 2012-11-25 · 158 replies
Bonjour à tous,

Après avoir minutieusement programmé - grâce à votre aide - un circuit en Namibie pour l'été prochain, je reviens sur le forum car je dois revoir mes plans. En effet, je n'ai pas pu réserver mes vols tant que mes dates de congés n'étaient pas confirmées, et maintenant, les prix des vols atteignent des sommets 🏴‍☠️🤪 !! Je rappelle que nous sommes 5 et que l'aérien pèse beaucoup dans le budget voyage !

Comme la destination Afrique Australe nous fait vraiment envie, je réfléchis à un circuit au départ de Johannesbourg pour laquelle les vols restent très abordables, mais en hésitant entre ces 2 possibilités :

1. Johannesbourg - Hluluwe Imfolozi - St Lucia - Isimangaliso Wetland Park - Swaziland - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - Marakele - Johannesbourg

2. Johannesbourg - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - puis le Botswana : Makgadigkadi - Kasane (+ Vic Falls) - Chobe - Maun et retour vers Jo'burg en traversant le Kalahari (mais avec quelles étapes ?)

Quelques questions : - Pour des raisons d'ambiance, et aussi pour le porte-monnaie, l'option 4x4 et camping nous plait bien. Le Botswana est-il conseillé dans ce cas ? Les campings n'y sont pas, je crois, cloturés (danger, qui plus est avec des enfants ?) - Le climat dans la partie sud du circuit en AFS ne risque-t-il pas d'être un peu frais ? C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis de côté le Drakensberg et le Lesotho.

@ vous lire,

Xavier
Réveillons en Thaïlande (Pattaya et Hua Hin) English translation pending
by Jeje05 · 2012-11-22 · 40 replies
Bonjour je serais sur pattaya pour le reveillon de noel et sur hua hin pour le reveillon du jour de l'an es ce que vous connaissez de bon restaurant type européen pour ses 2 reveillons? Sixième fois en thailande et ses la premiere fois que l'on va a pattaya et hua hin... Une nouveauté, donc si vous connaissez de bon résto merci de me la faire savoir. Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.
Hôtel Memories Caribe Cayo Coco du 16 au 23 décembre 2012 English translation pending
by Forgetp · 2012-11-21 · 43 replies
Bonjour je part pour le Memorie Caribe Cayo Coco le 16 Déc. 2012 Je veut avoir des avis bons ou mauvais de votre part Des conseils etc, , , , ,

Merci
Intempéries et retard du Costa Favolosa English translation pending
by Tatima · 2012-10-29 · 158 replies
Suite aux intérempéries, le Costa Favolosa qui devait faire son entrée dans Venise hier matin n'a pu rejoindre le port que tard dans la soirée. Les passagers qui devaient embarquer ont attendu toute la journée, ceux qui devaient débarquer, pour beaucoup, on raté leurs trains ou avions. Que prévoit les assurances et les CGV à ce sujet ? Car bien entendu, cela a occasionné à beaucoup des frais importants de rapatriement. Entendu sur RMC ce midi, 150 passagers qui devaient embarquer ont raté le bateau. Je suppose qu'ils avaient du se rendre dans Venise et n'ont pas "vu" (?) le Favolosa qui gagnait le port (pourtant ça doit se voir, je pense...). Je ne comprends pas pourquoi ils ne se sont pas rendus immédiatement au port... Un monsieur se plaignait de ne pas avoir d'infos de Costa, mais si on ne reste pas sur place, on ne peut pas en avoir non plus... La presque totalité des passagers a pu embarquer en toute fin de soirée, et le Favolosa a repris la route pour Bari en fin de nuit. Il y sera à 20 h 30, pour récupérer les passagers restés à Venise et transféré en avion. Puis départ à 22 h 30 pour Izmir, l'escale de Katakolon est annulée pour permettre au bateau d'arriver en temps et en heure à Izmir mercredi. Idem : en cas d'annulation d'escale, je suppose qu'il y a une indemnité ?
Quinze jours à travers le Maroc English translation pending
by Marcde · 2012-10-28 · 74 replies
C'est mon deuxième carnet de voyage, la première faisait suite à une croisière ici c'est un circuit en voiture pour un périple à travers une partie du Maroc. Je fais ce carnet surtout pour donner mon expérience , bonne ou mauvaise , agréable ou pas , car le Maroc il n'y a pas de demi-mesure on aime on pas , je ne parle pas d'une semaine dans un hotel All in mais de visiter et de vivre avec les marocains . Personnellement , je retournerai au Maroc mais je peux comprendre que certains n'en veulent plus.

Alors le circuit prévu était une boucle marrakesh , Fes , Meknes, Chefchaouen , Tanger , Asilah , Rabat, Essaouira, Marrakesh Vol Ryanair de Charleroi en Belgique à l'heure au départ et au retour ...

Location de voiture , je suis passé par une compagnie de relocation , Europcar à MArrakesh en grande compagnie semble la moins chère si on veut une catégorie supérieure j'ai pris une renault fluence mais sur le site d'Europcar , il n'est pas possible d'avoir zéro franchise , Email chez europcar Marrakesh aucune réponse mais à l'arrivée on essaiera bien de nous fourger cette assurance avec zéro franchise que je refuse , donc c'est possible en passant par Europcar d'avoir une zéro franchise, je conseille fortement la zéro franchise au Maroc , notre voiture de location a de nombreuses traces de petits accrochages , je fais des photos de la voiture vu le nombre de petits coups pour ne pas avoir de problèmes au retour.

Je vérifie les pneus car on en avait parlé sur le forum , ils ont l'air dans un état raisonnable et il y a bien une roue de secours gonflée , donc tout va bien , juste une remarque mais j'en parlerai plus tard vérifier aussi les balais d'essuie glace , les miens étaient déchirés , apparemment c'est fréquent aussi mais j'en parlerai plus tard.

Nos ryads et hotels avaient été réservés via booking.com , avant je prenais souvent Expedia mais j'ai du il y a un an annulé des hotels plus de deux mois avant la location mais je me suis aperçu que expedia ne prenait pas de frais pour des annulations mais certains hotels eux prennent des frais et pour certains la totalité , donc depuis je prends booking.com qui me semblent plus sérieux avec les dates limites d'annulations et autres , et je l'ai fait pour changer de ryad au Maroc sans problème même 10 jours avant ...

Alors nous voila installés , enfin quand je dis nous , c'est mon épouse et moi , on sort de l'aéroport , on branche le gps tom tom que j'avais programmé . Alors là pour le gps , je vous conseille de vous armer de patience de le faire chez vous si vous cherchez un lieu précis , car dans les guides , cartes, etc on retrouve soit les noms arabes francisés, soit les noms en français et quand vous essayez d'encoder une rue , il faut vous armer de patience , google maps , le programme tomtom on compare on prend les coordonnées en chiffre cela va plus vite que d'essayer de trouver un nom surtout que le nombre de rue sans nom sur le tomtom semble prendre une proportion énorme, évidemment l'avenue Mohamed V , ça il connait et le centre ville aussi heureusement mais dans notre cas , encoder les adresses des hotels , et certains points d'intéret s nous ont pris un certains temps.

Alors direction les cascades d'Ouzoud (je m'excuse d'avance si je fais des erreurs dans les noms ) mais pour cela il faut traverser Marrakesh , donc pas de problèmes on y va , mais là il faut être préparé je dirais à avoir tous vos sens en éveil car entre les ânes, les calèches , les cars, les voitures mais surtout les MOBYLETTES , il faut s'accrocher , je suis au Maroc depuis une heure , j'ai déjà failli tuer deux motards, trois piétons car ici même si le feux est vert pour les voitures cela n'empêche nullement les pi��tons de passer donc prudence , ensuite on s'habitue à cette conduite où chacun klaxonne , chacun joue de l'influence, chacun s'avance pour finalement freiner et laisser passer mais pendant votre première heure , faite attention.

Je passe finalement Marakesk et progressivement on s'éloigne de la circulation , cela commence à devenir plus roulant à part l'âne que l'on rencontre tous les cinq cent mètres avec son propriétaire dessus ou à côté, des camions plus que chargés qui à la première côte venue , se transformeront en un escargot lamentable . Nous sommes sur la route nationale vers Fes pour le moment quand arrive notre premier village un peu plus important , c'est à nouveau le choc , la route nationale se transforme en un marché , encombré d'une multitude de carrioles tirés par des ânes de charrettes à bras , de taxis de vieilles mercedes ou de camionnetes déversant les villageois des alentours venus faire leur course ou vendre les quelques produits qu'ils ont produits , les piétons semblent ici le roi , et on avance à 10 km heure à peine, laissant passer tantôt une mobylette , tantôt un âne, tantôt une charrette à bras , enfin on sort du village et on commence à angoisser où on est tombé.

Le temps passe , les villages se suivent et se ressemblent , nous arrivons dans un nouveau village et on se décide de s'arrêter on n'avait rien prévu comme boissons et quelques biscuits car on a compris que nos deux heures de trajets allaient être plus long , le village a l'air plus calme, je me gare et là apparait le chef de parking. Eh oui même dans ce village plus calme il y a un chef de parking qui m'indique où garer ma voiture et qui me réclamera à mon départ ses 5 dirhams pour avoir surveillé ma voiture. On rentre dans un magasin , on prend quelques mandarines , des biscuits et une bouteille d'eau gazeuse , je ne suis pas spécialement pour l'eau gazeuse mais je conseille cela quand même dans mon périple comme je l'avais lu certains s'amuse à remplir des bouteilles vides et à resouder les bouchons, l'eau pétillante s'est plus dur ... dans des magasins , je ne crois pas mais dans des lieux touristiques , je l'ai vu de mes yeux....

le problème pas de prix indiqué alors finalement on tend 5 dirhams pour les mandarines mais on se rend compte très vite de notre erreur, on va se retrouver avec la caisse pour ce prix là , eh oui on va prendre pour 2 dirhams , pour avoir environ 1kg , , au total on a pour 22 dirhams , le problème on vient de faire le change à l'aéroport , notre plus petite coupure un 200 dirhams, il devra aller l'échanger à l'échoppe du coin .

Nous revoila repartis et on quitte enfin la nationale pour des routes plus étroites où les ânes et les mobylettes sont moins présentes mais où il est aussi dangereux de les rencontrer car ici ils ne sont plus sur le bas-côté inexistant mais sur la route donc si on croise une autre voiture à ce moment il y a un problème mais il y a aussi les taxis dans les vieilles mercedes qui font ses routes chaque jours plusieurs fois qui connaissent chaque virage, chaque bosse et qui roulent comme des damnés...

sur la route

quand nous arrivons enfin au parking des chutes d'eau, évidemment le premier guide nous aborde et cela va être le plus gros problèmes de nos vacances , quand en prendre, combien donner, on a bien un guide papier du maroc , j'ai pris le Géo , qui donne des indications mais les prix annoncés ne semble pas correspondre plus du double, je ne mettrai jamais les prix ici pour deux raisons la première soit on va trouver que j'ai été un pigeon soit que j'ai été trop radin , nous n'avons pas eu l'impression de nous faire avoir c'est le principal et je crois que dans le maroc aujourd'hui cela doit être votre ligne de conduite , nous sommes aussi habitués des croisières et quand on voit le prix d'une matinée pour un car et un guide dans les croisières 5,10,15,20 euros pour un guide local ne nous semble pas non plus une escroquerie par rapport à la croisière.

Reste la question prendre un guide ou pas , difficile de répondre mais avec un guide vous serez moins abordé, sollicité , il vous conduira aussi dans les magasins n'ayez aucun faux espoir ...mais en général si vous le demander le guide vous montrera ce que vous recherchez et le principal finalement est de passer une bonne journée et ne pas s'engueulé

Alors nous voila avec un guide , oui le même car comme on est parti il est revenu avec une offre plus raisonnable et nous avons accepté...

première vue de la cascade

nous passons au dessus d'un pont pour aller de l'autre côté





la vue vers la vallée
À Montréal Air Transat a confisqué mon réchaud English translation pending
by Mandolpierre · 2012-10-26 · 61 replies
Bonjour

tout est dans le titre. Air Transat, la principale compagnie d'aviation qui dessert le Quebec, a confisqué mon réchaud a essence a l'aéroport de Montréal, au pretexte qu'il avait été utilisé. perte de 150$. De plus la compagnie a refusé de me faire une attestation de confiscation.

Concrètement Air Transat a toujours été très pointilleux sur les bagages, et tous mes bagages ont été scannés, car n'ayant pas le format d'une valise ordinaire. Au scann est apparu le rechaud a essence, propre et bien emballé, sans trace d'essence. J'ai argumenté que des milliers de voyageurs transportent cet objet, que j'ai pris l'avion depuis 10 ans avec, rien a faire, juste la betise tétue digne du sckeche de Fernand Raynaud "Brassard" (
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-rodel/050212/jusquou-mene-le-respect-des-procedures) et mon réchaud a été confisqué. Ok c'est légal mais totalement en dehors du réel.

J'ai alors demandé un certificat, car ce réchaud ne fonctionnant pas (j'avais fait une réclamation auprès de Au vieux Campeur) je voulais au moins pouvoir solliciter un échange auprès de ce magasin, même pas moyen d'obtenir le certificat.

Et comble de tout cela, touts ces gens étaient surpris et fachés que je sois remonté, que je dise que j'allais prévenir tous les voyageurs, via internet.

En espérant que ce message rappelera à ces gens qui croient qu'on peut faire n'importe quoi, que ça n'aura pas de conséquences.... qu'ils se trompent, qu'ils doivent le respect à leur clientèle, car elle les fait travailler.

a bientot Pierre
Traduction d'une phrase française en thaï English translation pending
by Emy32000 · 2012-10-23 · 24 replies
bonjour je cherche la traduction de cette phrase qui me tient à cœur

" La vie est une chance, saisis-là. La vie est un défi, fais lui face. La vie est un rêve, fais en une réalité. La vie est une promesse, remplis-là. La vie est une aventure, ose-là. "

merci d'avance!
Choix d'un club de plongée francophone à Koh Tao English translation pending
by MicDess · 2012-10-04 · 15 replies
Bonjour,

Je prévois un voyage en novembre prochain en Thaïlande et je serais à Koh tao durant 1 semaine, je recherche un club de plongée pour suivre la formation "open-water". Connaissez-vous un club francophone à taille humaine et qui propose un tarif correcte ? D'avance, merci pour vos réponses
Discussion autour du concours du mois d'octobre 2012 "les ponts du monde" English translation pending
by Lahaut · 2012-10-01 · 129 replies
🙂Voilà c'est ici que l'on pose des questions , que l'on formule des suggestions et tout le bla bla bla qui va avec !!😮 Attention je suis là pour surveiller pour que cela ne parte pas en vrille !!!😉
Émission "Faut pas rêver"consacrée à l'Argentine sur France 3 le 28 septembre English translation pending
by Kashtin · 2012-09-18 · 69 replies
Bonsoir à tous,

Le 28 septembre, "Faut pas rêver", sur France 3, est consacré à l'Argentine:

"Pampa, Patagonie, Cordillère des Andes, Iguazú… Ces noms qui évoquent les grands espaces argentins sont au menu de ce numéro de Faut pas rêver, à travers un pays fascinant, grand comme six fois la France ! C’est parti pour des rencontres fortes dans des décors à couper le souffle, et des reportages inédits et surprenants !"

Pascale
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
by Atila · 2012-09-18 · 1034 replies
Bonjour à tous.

Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂

Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...

Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Annulation de croisière en Grèce sur le Princess Danaé du 15 au 29 septembre par l'armateur English translation pending
by Morabob · 2012-09-13 · 40 replies
2 jours avant notre départ venons d'être informés de la suppression de la croisière "vers l'empire d'orient" du fait de l'armateur du navire d'après NDS VOYAGES. Le fait me surprend qu'à moitié, le navire avait été bloqué dernièrement à Lisbonne pour problèmes financiers ! De plus le carnet de voyages nous est parvenu ce midi c'est un peu désinvolte comme procédé !!! Maintenant c'est de parvenir le plus rapidement possible à récupérer la somme engagée !
Vent de revolte sur le bateau de croisières "Princess Danae" English translation pending
by Esculape · 2012-09-12 · 30 replies
Bonjour a tous dixit "la provence"du 10 septembre 2012 les passager du princess danae ne semblaient pas tres satisfaits de leur periple ;leur navire est en effet reste bloque 25 h au port de Lisbone obligeant son commandant a annuler les 2 escales suivantes prevues Cadix et barcelone pour faire route directe sur Marseille imposant 3 jours de mer ininterrompus. n, ayant aucune explication de l, equipage une petition spontanee a commence a circulee reunissant 280 sigature tous exigeant le remboursement des excursions et des taxes portuaires .de surcroit le bateau etant arrive en retard a Marseille des correspondences aérienne ou ferroviaire ont ete ratees selon les sources les autorités portugaises aurait retenue le bateau a Lisbone tandis que son commandant etait convoque au tribunal local le temps que se regle un different financier entre la compagnie et l, un des financier.cette croisiere devait faire escale a Bilbao, la Corogne, leixoeslisbone, Cadix Barcelone. question: y avait il des membres du forum a bord?
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Séjour à Miami et environs d'une semaine mi-août 2012 English translation pending
by Ewea · 2012-08-27 · 3 replies
Bonjour,

Voici un petit résumé de mon troisième voyage en Floride (côte ouest déjà visitée 2 fois)

Billets avion (british airways opéré par AA, direct Paris CDG à MIA) + hôtel pris sur expédia.

Arrivée un peu avant 14h (en avance) à l’aéroport de Miami avec american airlines qui a son tout nouveau terminal : le D. On prend le skytrain vers l’immigration qui est aussi dans un tout nouveau hall avec 70 points de passage évidemment pas tous ouverts. En 40 minutes environ on est sorti pour prendre nos valises : elles sont par terre près du tapis à bagages (en effet ils enlèvent certains bagages des tapis, heureusement que j’avais lu ça quelque part du coup, on n’est pas resté à attendre que nos bagages apparaissent sur le tapis)

On prend le petit train, MIA mover, vers le bâtiment des agences de location de voitures. On a loué un midsize SUV avec national en passant par locationdevoiture avec comme intermédiaire driveFTI (pack premium avec plein d’essence gratuit et toutes les assurances, merci aux forumers). Au comptoir on se fait refiler la Roadsafe plus quand même (on n’ose pas refuser, 6,99$/j). On part prendre la voiture et là il faut choisir entre 2 SUV (standard, crossover?); on trouve ça un peu gros (on est que 2 petites femmes un peu peureuses) mais l’agent nous dit « nobody refuse an upgrade ! » donc je choisi le SUV blanc, 7 places, un kia sorento. Après quelques freinages abruptes du pied gauche qu’un autre agent me fait remarquer (et pourtant j’ai déjà conduit en Floride sans problèmes, ça doit être le stress), nous partons de l’aéroport sans difficultés. Très contentes de ce SUV, agréable à conduire, on ne lui a fait aucune égratignure.

Notre hôtel : le best western on the bay à north bay village un peu éloigné de miami beach (20mn) mais j’y avais apprécié le séjour en 2010 avec petit déj et parking gratuit et ça permet sur la route vers miami beach de traverser des quartiers variés. A côté il y a le resto Benihana à 250m (bon resto japonais, avec les chefs qui cuisinent devant vous), et aussi accolé à l’hôtel il y a le shuckers bar & grill (on n’a pas testé).

J2 visite de Coral gables (on a suivi l’itinéraire pittoresque de mon guide de voyage, Voir), belles photos à faire, quartier reposant, végétation luxuriante, de beaux arbres, banyans, qui font une voute au-dessus de la route (coral way notamment).









Visite de la villa vizcaya : c’est surtout les jardins qui sont magnifiques. Après-midi : visite de miami beach, shopping sur lincoln road, rue piétonne, (bcq de parking à 1$ de l’heure : on a pris celui de la 17ème rue en face du convention center, de là on peut faire du shopping et aller aussi à la plage)





J3 Visite de Fort Lauderdale, en bateau avec carrieB cruise (visite commentée) : beaucoup de villas de milliardaires à voir. J’ai bien apprécié sauf le soleil de plomb mais au peut aller dans la salle climatisée au pont inférieur.







Plage avec très peu de monde. Pendant que je me baigne on me fait sortir de l’eau précipitamment : il y avait un lamantin qui s’approchait !

Puis direction sawgrass mill en fin d’après-midi. Cette fois-ci j’ai été déçue, pas beaucoup d’achat, trop de monde, chez Mikael Kors : un portefeuille plus cher qu’à la vallée village (près de Paris). Je pense qu’il vaut mieux y aller le matin : moins de fatigue donc plus d’enthousiasme peut-être.

J4 Downtown Miami, visite des lieux repérés à l’avance pour ne pas perdre de temps. Metromover (gratuit) pour prendre les vues magnifiques de la ville. Près des stations il y a plusieurs parkings qui font des « flat rate », on a pris un à 10$ la journée mais on s’est aperçues après qu’il y en avait beaucoup d’autres à 5$. Ballade dans Brickell village, Bayside Marketplace (belle promenade de bord de mer).













L’après-midi était prévue une baignade à key biscayne mais un orage s’est abattu sur nous arrivé là-bas donc changement de plan pour aller faire du shopping à aventura Mall (le Forever 21 est bien plus grand qu’à sawgrass mill, les magasins sont plus intéressant mais les prix ne sont pas réduits).

J5 Départ pour key west vers 9h00, on évite les péages car on n’a pas pris l’option pass (on ne nous l’a même pas proposée) et les péages de la Florida Turnpike n’acceptent plus le cash. Quelques arrêts en route (essence, ravitaillement, erreur de parcours) nous font perdre environ 1 heure. On arrive à Bahia Honda vers 13h30 pour picniquer et se baigner (l’entrée est payante pour ce parc national). On est dirigé vers une plage au sud car les autres plus au nord sont envahies d’algues. La plage est belle malgré quelques algues, l’eau est cristalline, beau dégradé de bleus, belle végétation sur l’île. On a pied longtemps mais attention il faut se méfier : une canadienne a dû se battre contre le courant pour revenir car elle a été emportée au large avec son fils.





On repart vers key west ou on a réservé une nuit au best western (belle déco, propre, cosy, parking gratuit, la salle du petit déj est trop petite piscine avec jacuzzi à côté). L’hôtel se trouve près du point le plus au sud des USA, à pied on peut facilement aller vers Mallory square pour prendre des photos du coucher de soleil.







J6 visite de Key West à pied. La maison d’Hemingway est fascinante, j’ai bien apprécié. Tour de la ville en trolley hop and off (cityview) mais c’est vrai que la ville est tellement petite qu’on aurait pu s’en passer mais ça permet de se reposer un peu vu la chaleur écrasante. Départ pour Miami. La route est vraiment magnifique (oversea highway)





J7 Matinée plage à Key Biscayne (péage de 1$, vue sur la skyline de Miami au retour) puis direction les Everglades : j’avais retenu la ballade des Pinelands car c’était la moins longue et en effet c’est très court, beau paysage mais répétitif et bien sûr pas beaucoup de faune en été. Direction airboat on s’arrête chez « Robert Is Here » pour un milshake aux fruits délicieux ! (pas loin de Florida city). Ils vendent des fruits frais, des miels très variés (au gingembre, à la mangue…) et d’autres spécialités. L’airboat est tenu par des indiens Micosukee, on arrive presqu’à la fermeture, on est que 2 dans le bâteau avec le guide, sa tante et sa petite fille. Les alligators vont plus au nord à cette période, ils nous en montrent 2, quelques oiseaux on s’arrête dans un ancien village indien. Les explications de nos accompagnateurs sont très intéressantes. Pas de piqûres de moustiques car cette fois-ci je me suis aspergée de produit OFF ! (Je trouve que les paysages étaient plus intéressants quand j’ai fait de l’airboat vers Naples en 2010).





Diner au resto brésilien TexasdoBrazil de Miami Beach : délicieux, buffet trop abondant de bonnes choses, la viande à volonté très bonne. On en pouvait plus. Ambiance feutrée, déco superbe (jusque dans les toilettes), personnel charmant, le luxe à l’américaine addition de 60$/pers (et on n’a pas bu d’alcool). Le buffet seul nous aurait suffi (moitié prix environ).

J8 Dernier jour, départ prévu à 17h50. Ballade et shopping à Miami beach, ocean drive, lincoln road (déjeuner au Shake shack) puis retour à l’hôtel pour prendre les bagages. Dépose de la voiture de location toujours rapide. L’avion d’AA est un 767 comme à l’aller, avec écran collectif au milieu de l’allée. Les dossiers des sièges ne se baissent pas beaucoup je trouve. Côté place pour les jambes pas de problèmes mais je mesure 1m55 ! Arrivée à Paris en avance mais notre hub étant occupé, l’avion se place plus loin et on rejoint l’aéroport en navette.









Les taxes d’hôtels étaient comprises à Miami mais pas à Key west (pour les 2 hôtels c’était marqué lors de la réservation qu’on pouvait avoir des taxes à payer). Même en ne restant qu’à Miami je constate que les distances sont énormes, cette ville est vraiment très étendue. Il faut optimiser pour ne pas perdre trop de temps.

Le GPS TomTom (que j’ai depuis 2010 : acheté 75$ sur le site de Walmart et récupéré dans un magasin à l’arrivé, « site to store ») avait l’option « ne pas prendre de péage » activée mais nous a quand même fait prendre un péage sur une autoroute de Miami, pourtant je faisais très attention à ne pas prendre les autoroutes quand il était marqué «toll » sur les panneaux : rien n’était marqué puis au dernier moment on voit « toll » pas de retour possible mais heureusement c’était un péage avec une file pour le paiement en cash. Il n’y a que la Turnpike qui ne prend plus de cash apparemment.

Merci aux forumers qui sont une mine d’info pour préparer les voyages. J’apporte ma petite contribution, si vous avez des questions n’hésitez pas.
Plat/dessert de cuisine japonaise? English translation pending
by Wegger · 2012-08-24 · 21 replies
Bonsoir,

N'ayant jamais manger Japonnais, je voudrai tester cette cuisine. A part les Sushis, quels plats vous me conseillez ? Qu'elle est le meilleur plat/desert... ?

Certaines personnes disent que sa rend malade, est-ce vrai ou des conneries ?

A part la Kirin, qu'est-ce qu'il y a comme biere japonnaise ? Combien fait la Kirin 5°/6° ?

Merci
Député français et sa famille agressés en Tunisie English translation pending
by Jeansellier · 2012-08-24 · 149 replies
Entendu au journal de RTL hier 18H et paru dans la presse:

Un de nos députés d'origine tunisienne en vacances à Bizerte sa ville d'origine , en compagnie de son épouse française et de leur fille adolescente s'est fait violemment agressé par un groupe de salafistes qui lui reprochaient la tenue vestimentaire de son epouse en debardeur et de sa fille adolescente en short .

J aimerais bien entendre la position du Ministre du tourisme tunisien à ce sujet .
Voyage dans le Sud algérien en autonome fin 2012 English translation pending
by Guymijo · 2012-08-12 · 79 replies
peut-on effectuer un voyage en individuel dans le sud algerien, actuellement ( fin 2012 )a partir de tamanrasset et djanet .? si c'est possible quelles agences locales sont recommendables ?
D'Est en Ouest: la France à vélo English translation pending
by Anniz68 · 2012-07-30 · 18 replies
Bonjour, je me presente: jeune trentenaire, mariée depuis juin 2012. Notre voyage de noces se fera à vélo🙂, car nous sommes tous les 2 cyclos. Nous partirons de Bouxwiller (68) pour rejoindre Bordeaux (33). Durée du voyage: 13 jours dont 10 à rouler (un peu + de 1000km). Nous commencerons notre périple sur l'eurovelo 6 jusqu'à Paray-le-Monial, puis direction Clermont, puis traverserons le Cantal direction Aurillac. Prendrons ensuite la direction de Sarlat, Bergerac en longeant la Dordogne. Arrivés à Bordeaux, retour en train direction Strasbourg. Je recherche des infos, des conseils ou mêmes des alternatives d'itinéraires... A tracer notre voyage itinerant sur carte, j'ai peur de passer à côté de qqchose de sympa sans m'en être rendue compte😕. J'attends vos commentaires et suggestions. Merci d'avance
Route du Karakorum (KKH) à vélo, frontières ouvertes? (Chine vers Pakistan) English translation pending
by Crowscaperas · 2012-07-28 · 19 replies
Bonjour amis voyageurs.

Avez vous des news pour passé la frontière en vélo de la chine au pakistan par la route KKH?(vu que ca change constament).

Et quelle est la route la plus sécurisé pour passé vers la frontière pakistan-inde.🙂

Je remercie d'avance ceux qui vont répondre.

>Pierre.
Itinéraire en Iran, de Téhéran à Bandar e Abbas English translation pending
by Almasy · 2012-07-26 · 23 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Iran dans quelques jours, pour 20 / 25 jours, seul. Jamais été avant, j'ai pas mal voyagé mais jamais dans cette région du monde.

J'arriverai à Téhéran, j'avais envie d'aller vers le sud, avec une idée d'itinéraire mais sans trop de timing.

Ma première idée était de faire Téhéran, Isfahan, Shiraz (par les Zagros mountains), Bandar e Abbas puis de là traverser le détroit d'Ormuz (liaison par bateau jusqu'à Sharjah) et prendre mon vol retour de Dubai.

J'essaie pas de faire un max de km mais j'aime bien l'idée d'avoir un but (inventé, certes) et d'aller d'un point A à un point B, et les endroits traversés entre ces étapes sont aussi importants que les "villes étapes" elles mêmes. Et j'adore la route (voiture, bus, train), ca fait pour moi partie intégrante du voyage. J'essaie de trouver le bon compromis entre ça et le plaisir de flaner, s'attarder quelques jours de plus dans un endroit, de prendre le temps.

Que pensez vous de l'itinéraire décrit ci dessus ? J'avais aussi pensé passer par Kerman plutôt que par Shiraz, possible de faire les deux mais ca risque de faire un peu beaucoup. Suggestions bienvenus sur les endroits à décrouvrir entre ces étapes, les détours à faire, les routes secondaires à privilégier, etc...

Aussi une question sur la langue : je lis ça
http://www.ontheroad-again.com/conseils/voyager-en-iran/la-question-des-langues-en-iran/ "Peu d’iraniens parlent et lisent l’anglais, même pour des mots simples qui peuvent nous paraître universels, et il peut être ardu de se faire comprendre dans des situations courantes telles que l’achat d’un billet de bus." et ça http://voyageforum.com/forum/parler_anglais_francais_suffisant_partir_seul_en_iran_D2629983/ "Mais en Iran pas de problemes, beaucoup de gens parlent anglais, surtout dans les restaurants, hotels, compagnies de cars."

Un avis ? Sur le post ontheroad, il montre des cartes écrites en farsi, ca doit quand même etre possible d'en avoir en double alphabet, non ?

Merci, en attendant je vais faire un tour sur le forum US voir si je peux aider (9000 km entre LA et NYC l'année dernière) ;)
Préparation transat Brésil Europe sur Costa Fortuna 14 mars/3 avril 2013 English translation pending
by Rcoucou · 2012-07-04 · 678 replies
😛bonjour

j'ouvre ce post pour (voir le titre)

nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues

sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil

voici les escales

arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪

soit 20 jours de croisières

les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent

bienvenue à tous sur ce post

cordialement
Ramadan à Istanbul? English translation pending
by Bukka · 2012-07-04 · 11 replies
Bonjour, Je suis une quinquagénaire, voyageant en couple et habituée d'Istanbul... 8 séjours il me semble! Nous y retournons fin juillet, pour 8 jours et je viens de me rendre copmpte que c'est le début du Ramazan? Est-ce une gêne pour le tourisme occidental? Je pense que l'on aura pas de probleme pour les repas, ni pour la Efes apéritive? Ceux qui on y érait en aout 2011 peuvent me renseigner? Merci et bonne journée à tous et toutes.
Votre pays, ville préféré(e), et pourquoi? English translation pending
by Malaurie · 2012-06-24 · 132 replies
Un endroit vous attire de façon irrépressible...pouvez-vous décrire pourquoi ?
Retour de croisière: Horizon - "Tutti Frutti" - 10 au 17 juin 2012 English translation pending
by HHM · 2012-06-18 · 26 replies
Préalable

Nous essayons de renvoyer ici l’ascenseur aux gentils forumistes qui ont permis d’optimiser notre voyage.

Nous sommes un couple de 67 ans. C’était notre 13ème croisière mais nous ne comparons celle-ci qu’avec des croisières précédentes de même prix final.

Enregistrement

Nous sommes arrivés par taxi de la gare St Charles. A 12h10 le hall d’embarquement était déjà bien rempli. Il nous a fallu 1 heure ½ avant de déposer nos bagages aux deux préposés qui ne maitrisaient pas vraiment leur liste de passagers. Il nous a fallu ½ heure supplémentaire pour les formalités administratives.

Cabine

Nous avons pris possession de notre cabine (4158 – cabine intérieure).

Bonne surprise, grand lit (confortable), deux fauteuils devant la TV, rangement suffisant, (très) petite salle de douche mais tous les sanitaires fonctionnaient parfaitement. Autre surprise, les bagages étaient déjà devant la porte.

Bateau

La décoration est raisonnable, sans éclat et sans tape à l’œil.

Bonne stabilité en mer, pas de faille constatée au niveau de l’entretien, pas d’odeurs ni de bruits inappropriés.

Il y a probablement eu des améliorations après les commentaires très négatifs lus après les premières croisières de ce bateau.

Cependant, impression qu’il y a trop de passagers pour la dimension du bateau. Cela se remarque spécialement au buffet, aux bars et au bord de la piscine, il est impossible de trouver une place aux périodes de pointe.

Personnel

Ils étaient particulièrement agréables et positifs au restaurant et aux bars, nettement moins souriants et même inefficaces au buffet (nettoyage des tables, enlèvement des assiettes terminées). Les cabines étaient parfois seulement remises en ordre dans le courant de l’après-midi, le pire que je n’aie jamais connu.

Boissons

Le point fort : très grand choix de boissons, toutes servies avec beaucoup de glaçons (sauf demande expresse). Difficile de ne pas y trouver son bonheur. Même les vins (blanc, rosé, rouge) sont très agréables, le mousseux est moins enthousiasmant.

Nourriture

A mon avis, le point faible. Aucun dépaysement, j’ai trouvé la nourriture trop « franco-française » mais elle semblait pourtant appréciée par les passagers (applaudissements très nourris lors des présentations des cuisiniers), produits de niveaux plutôt inférieurs préparés sans réelle recherche. Des exceptions, les coquilles St Jacques du premier soir et deux plats de poissons, qui sortaient du lot. Même le diner de gala était moyen. Le sourire des serveurs ne savait pas tout occulter. Que dire du buffet (obligatoire à midi)? J’ai testé la viande à la découpe. Trop cuite, trop dure et nerveuse. Je me suis ensuite contenté des plats mijotés.

Où sont les pâtes grandioses, les plats exotiques, les repas de midi au restaurant, des bateaux italiens ?

Je ne confirme pas du tout les commentaires enthousiastes de certains forumistes.

Animation

Deux orchestres de grande qualité (Brésiliens et Dominicains) avec de bons musiciens et de bons chanteurs.

Les animations de journée étaient comparables à celle des autres compagnies.

L’animation du soir semblait manquer de moyens mais bon, dans l’ensemble, je ne me suis pas ennuyé.

Escales

Nous sommes plutôt sédentaires, ne réservons pas d’excursion, nous essayons d’organiser nos escales avant le départ.

Santa Margherita

Débarquement en chaloupes, bien sécurisé même si la mer est agitée.

Beau petit port, idéal pour passer quelques heures de flânerie agréable.

Civitavecchia

Nous connaissons Rome et le port ne mérite pas une deuxième visite. Nous sommes donc restés sur le bateau (qui est bien plus agréable lorsque les excursions ont du succès).

Salerne

Optez pour la navette du bateau. La navette gratuite vous conduit seulement à 200 ou 300 mètres du bateau et vous oblige à parcourir les 3 km (estimation) à pied dans un cadre peu engageant.

Je conseille de remonter, en flânant, la via Duomo (de mémoire), petite ruelle bien agréable qui conduit à la cathédrale. Surtout ne pas rater la crypte (entrée dans la nef gauche) que j’avais loupée lors d’une croisière précédente et qui est vraiment de toute beauté.

Trapani

Belle situation, bateau amarré devant la vieille ville. La aussi je recommande de flâner gentiment dans les ruelles où vous découvrirez une grande densité de bâtiments vraiment intéressants.

La Valette

Ne pas rater l’entrée du bateau au port, digne de Venise.

Nous avons opté pour un « bête » bus touristique proposé à la sortie du port (rabatteurs francophones). Le circuit bleu visite le nord de l’ile et dure environ 3 heures. Il était possible de descendre du bus et de reprendre le suivant (un toutes les ½ heures) pour poursuivre le circuit. Nous ne l’avons pas fait après avoir constaté la file de gens voulant monter dans notre bus au premier arrêt. Bien prendre soin de se protéger du soleil (ce que je n’ai pas fait) car, cela tape et le vent empêche de s’en rendre compte. Nous avons vu de bien jolies cités, belles églises, belles criques. La recommandation lue sur ce site était vraiment très utile. Nous nous concentrerons sur le centre ville lors d’une prochaine visite.

Retour

Nous avons réservé la navette du bateau vers la gare ce qui nous a permis de sortir dans le premier groupe (vers 9h30) et nous a mis en mesure de rentrer à la maison sans stress. Le dernier groupe, correspondant à notre cabine, devait sortir seulement vers 10h45.

Résumé

Nous avons passé une semaine agréable même si nous préférons une ambiance plus internationale (passagers et cuisine) ce qui assure un plus grand dépaysement. Nous préférons également prendre notre repas de midi au restaurant.

Points très positifs : gentillesse du personnel (restaurant et bar) – boissons

Points au niveau attendu : cabine – itinéraire – ambiance générale

Points décevants : nourriture – enregistrement – rapidité du personnel de cabine et des serveurs du buffet

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