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Voyage dans l'Ouest américain: semaine 1 English translation pending
by Rage2001 · 2007-11-11 · 18 replies
Voilà, c’est fini… 2 semaines dans l’ouest américain en compagnie de mes compères Fabien et Fred qui auront été aussi belles que prévues… Pour immortaliser ce voyage, beaucoup de photos et de films, mais avant tout des souvenirs plein la tête et une forte envie de revoir un jour ces lieux qui regorgent de trésors. Afin de vous faire partager nos sentiments et nos ressentis mais aussi pour convaincre les éventuels indécis, voici quelques mots et quelques photos retraçant grossièrement notre périple.

SEMAINE 1

Samedi 8 septembre : Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !



La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…



Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner. Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !

Dimanche 9 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation ! Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses. Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin… Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.



Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.



Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…



Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.



Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.



La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.



En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama. La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.



Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.



Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.



Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.



Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun ! Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé. Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.

Lundi 10 septembre : Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…



Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.



Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici. Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert ! Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.



Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien. Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…



Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles. Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs. Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir ! Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort dénivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !



C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.



Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !



Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.



Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.

Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook. La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river. Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon… Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.

Mardi 11 septembre : Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.



L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).



Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas ! En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation… Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah. Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature. Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.



Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu. Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.



Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique. Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent. Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.



Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.



Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.



Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.



Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.



Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…



Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.



Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour. Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails. C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.



Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs. Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.



Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.



Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua. Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.



Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température. Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h. Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires. Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.

Mercredi 12 septembre : 6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphithéâtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.



La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse. Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste. Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants. Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.



Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.



Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres ! Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend. En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.



Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.



Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.



Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.



Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage ! La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable ! Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…



Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.



Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.



Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.



Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.



Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…



Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.



Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.



En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…). Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.



Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.



Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.



Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement. Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.



Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.



Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.



Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.



Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible. Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique. Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.

Jeudi 13 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue. Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.



Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.



Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.



Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu… Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle. Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton. Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.



Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes. Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.



Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab. Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.



Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain... Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.



La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement. Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.



Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule. Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park. Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche. En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.



Vendredi 14 septembre : Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions. Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.



Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires. Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.



Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch. Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt. Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long. Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment. Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.



Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale. Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès. A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.



Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.



Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse. Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.



Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.



La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets ! Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un… Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.

La 2ème semaine par ici !
Interdiction de fumer au Doi Suthep (Thaïlande) English translation pending
by Geob · 2007-10-26 · 6 replies
Ce 26 octobre, c'est une fete bouddhiste, les temples sont tres frequente, en particulier celui du Doi Suthep. Dans l'enceinte ou se trouve le magnifique chedi, je me suis dirige sur le cote des vendeurs d'amulettes, de statues. Au milieu de tous ces gens occupes a leurs devotions, a se prendre en photos, je les ai tout de suite reperes, surtout celui qui portait des lunettes de soleil, et des tatouages a l'encre sur les bras comme les deux autres qui l'entouraient. A ma grande stupefaction, l'homme aux ray-ban sortit une cigarette et un de ses acolytes le la lui alluma. Que des thais se permettent ca, dans ce lieu, je me suis dit que ces gars la n'ont aucunes regles de morale, et qu'il vaudrait mieux ne pas les croiser, le soir, dans une rue deserte. Je me suis assis sur une marche, a cote des vitrines d'amulettes. L'odeur de la cigarette fit se retourner la jeune femme, habillee tout en blanc, qui discutait avec un vendeur et un moine. Des qu'elle s'est retournee, j'ai vu qu'elle etait munie d'un badge. Je vis surtout son visage outre, scandalise. Elle s'arreta devant moi, et parla avec une colere contenue aux types qui etaient de l'autre cote du pilier sur lequel j'etais adosse. Visiblement, elle etait terriblement choque. J'ai vu les types partir, et aussi l'indifference des autres thais. Deux, trois minutes plutard, je me suis leve pour continuer a deambuler. Elle etait toujours avec le vendeur et le moine, et j'ai vu a nouveau son visage qui s'est retourne vers une sortie : la colere ne l'avait pas quitte. J'espere que cette courageuse jeune femme thaie ne croisera jamais ces types en dehors du Doi Suthep !
"DEMOCRAZY" English translation pending
by Migrador · 2007-10-17 · 118 replies
En lisant une de mes revues de chevet, je tombe sur cet article intitulé DEMOCRAZY qui cite:

"La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous". Winston Churchill

Si on fait le tour de la planète, comme beaucoup d'entre nous, on constate qu'il n'y a pas une forme de démocratie, mais bien autant qu'il y a de pays, ou presque. Rien qu'en Europe, les droits fondamentaux qui devaient être appliqués a tout citoyen européen, ne le sont pas dans tous les pays. La démocratie européenne n'est pas la même que nord américaine, russe ou asiatique.

La phrase de Churcill est intéressante car elle place la démocratie dans le "pire", mais il ajoute que le reste est pire. Cette citation vieille de plus de 50 ans a encore plus de force aujourd'hui. Ce mot est galvaudé, on part en guerre en son nom comme par le passé au nom de la religion catholique.

Qu'en pensez-vous?
Préparer son sac de voyage pour la Thaïlande English translation pending
by Ninou24 · 2007-10-16 · 35 replies
Salut, mon voyage approche et je penses de plus en plus à ce que j'ai y mettre dedans. je sais qu'il ne sert à rien d'ammener beaucoup de chose puisqu'il est plus intéressant d'acheter sur place. mais j'ai une question au sujet des appareils photo, téléphone portable. on m'a dit qu'il fallait que j'apporte avec moi la facture de mon portable et de mon appareil photo pour prouver à l'aéroport que ça vient de france, est-ce vrai? Mon soucis c que je n'ai plus les factures...🤪 Après j'ammene une petite trousse à pharmacie. quelques vêtements mais je compte renouveler ma garde robe en thailande. que faut il ammener impérativement?
Comportement respectable? English translation pending
by Abalone · 2007-10-07 · 123 replies
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les motos se transforment en imperméables ruisselants (sans s'arrêter) ? Nous nous réfugions dans un bar où nous buvons nos 1ères boissons pas fraîches (les boissons sont exposées sur le bar et il n'y a rien dans le frigo). Bière Bia Hoï pour moi. Nous profitons d'une accalmie pour continuer notre promenade, mais devons vite nous abriter sous un auvent. Achat d'un imper à vieille marchande, marchandage pour 4 de plus. Comme elle n'a pas de stock, elle part en chercher d'autres et Annette essaye le sien. Qui se déchire aussi vite qu'enfilé. Quand la petite vieille revient avec ses articles, nous lui payons un seul et refusons les 4 autres. Elle va nous poursuivre pendant 15 minutes.... Annette au sec et nous 4 tout mouillés, nous allons manger au "Cyclopouss", dehors, sous une pergola. Joli décor, excellente cuisine.

Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.

Vos commentaires?
Poèmes de voyage.... English translation pending
by Chinois · 2007-09-17 · 15 replies
Le dromadaire

........................Avec ses quatre dromadaires ........................Don Pedro d'Alfaroubeira ........................Courut le monde et l'admira ........................Il fit ce que je voudrais faire ........................Si j'avais quatre dromadaires
La pêche en Tunisie English translation pending
by Gryca · 2007-09-14 · 6 replies
Bonjour à vous;

Quelqu'un pouura-til me dire quels sont les bonnes périodes pour faire la pêche côtière en tunisie. Je refais un nouveau message aujourd'hui... car pour moi, c'est vachement important ! Je n'ai aucune expérience de la pêche sur la méditerranée, mais mes connaissances sont plûtot sur L'Atlantique !

Donc ...quelle est la meilleure période pour faire de la pêche en Tunisie ? Est-ce Septembre ? Octobre jusqu'à décembre ? ou alors à partir de Mai jusqu'à juin ...juillet ?

Y a-til les mêmes poissons que l'on trouva au Maroc, comme la courbine, le chinchards, les maquereaux? ect... Les poissons de l'atlantiques ne sont pas les mêmes que de la méditerranée ( étant donée que cette mer est fermée).

Je ne veux pas casser ma tirelire, sans savoir des infos sur la peche en tunisie, je ne peux projeter aucune date de départ pour l'instant, car je projette de faire un voyage de plus de 2 mois, mon activité principale étant donné que c'est la pêche cotière, vous devez comprendre que pour c'est vachement important...pour que je me plantes pas !

Sur le forum du Maroc, il y à une rubrique concernant la pêche, mais sur le forum de la Tunisie, il faudrait qu'un forum soit crée pour cette manifestation, car il me semble...pour ma part, que cela devrait intérressé d'autres gens que moi . Merci.
Billet tour du monde? English translation pending
by Achami · 2007-09-05 · 7 replies
Bonjour

Ce n'est pas un tour du monde que je compte faire mais partir un peu plus d'un mois dans 3, 4 pays. Chine, corée du sud, Japon, philippines OU Chine philipinnes, indonesie. (tous cça dépend de mes contacts sur places) Voila j'ai regardé sur internet je me suis fait une idee du budget avion avec des aller-retour et aller simple. bref... Et je me demande s 'il serait interessant pour moi la formule billet tour du monde puisqu il y 3 ou 4 escales. Ou puis je me renseigner sur le net? et que me conseillez vous

Merci a tous

Charlotte
Différence entre les roues de vélo 700a et 700c? English translation pending
by Jacques30 · 2007-08-01 · 8 replies
Bonjour à tous,

Sauriez-vous la différence qu'il y a entre une jante en 700a et 700c ?

Merci pour vos réponses

@+ Jacques
Détour rapide vers Pattaya-Jomtien ou Koh Samet English translation pending
by GeorgesOZ · 2007-07-24 · 37 replies
Bonjour a tous!

Bon, je sais bien qu' il y a deja eu une multitude de postes a ce sujet, mais j' ai un peu de peine a chercher et filtrer a travers des dizaines et des dizaines de messages, en plus le net ou je suis (Berastagi) est un peu "hit and miss". Donc, quelqu' un pourrait-il me conseiller sur les possibilites de faire un petit tour rapide vers une plage sympa pas trop loin de Bangkok, vu que je n' y passe que 4 jours (Jeudi a Dimanche), et que je n' ai pas envie de rester en ville 4 jours. Et pour une fois j' ai envie d' un bungalow sympa sur une plage sympa et pas trop pourrie (ayant deja fait pas mal d' excursions, disons, plus culturelles, a partir de BKK).

J' ai lu tant d' avis opposes sur Koh Samet que je ne m' y retrouve pas. Pattaya, pas besoin de dire, et je ne cherche pas des bars a filles.... Mais a cote je crois qu' il y a quand-meme qqc de pas trop mal?
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
by Scourtoi · 2007-06-13 · 16 replies
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎

* *******************

ERG YEHOUDI

I

De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.

II

Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.

III

Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.

* *******************

MEHAREE

I

Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.

II

Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.

III

Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.

IV

Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.

V

La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.

VI

Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.

VII

Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.

VIII

Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.

IX

La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.

X

Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.

XI

La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.

XII

Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.

XIII

La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.

XIV

Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.

XV

Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.

XVI

Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.

XVII

Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.

XVIII

Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.

XIX

Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.

XX

Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil

XXI

Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches

XXII

L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.

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Livres sur la Birmanie English translation pending
by Fabd · 2007-05-20 · 20 replies
Bonjour,

Quels livres vous me conseillez avant mon voyage en Birmanie? Romans, récits de voyages etc....Peu de titres d'ailleurs.

Merci de votre aide!

fab
Climat à Addis Abeba? (Éthiopie) English translation pending
by Mutlulua · 2007-05-17 · 10 replies
Je vais habiter a Addis Ababa pour deux ans.Je ne veux pas surcharger mes bagages et j'ai besoin de conseil.Il parait que la temperature moyenne est de 20 degrees mais apparemment il fait chaud le jour et ca caille le matin et le soir. On entend des versions contradictoires.Que me faut-it emporter?
Circuit de 3 semaines 1/2 dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by Dicarno · 2007-04-25 · 10 replies
J'ai construit un circuit à l'aide de ce forum, des guides Michelins, du Routard et du Lonely Planet, et de mapquest. Après de multiples tergiversations (au sujet de la longueur des trajets, de l'intérêts des lieux et des visites, du timing, de la météo) et après avoir élaboré une bonne douzaine de plans, je vous soumet le projet final à votre sagacité pour une éventuelle ultime retouche (à noter que je fais volontairement le passage à las Vegas en semaine car les prix des grands resort sont divisés par 2) :

jour 1 : arrivée à San Francisco jour 2 : visite de San Francisco (Golden Gate, Alcatraz, Fisherman Warf, Lombard Street, Russian Hill ...) jour 3 : visite de San Francisco (Financial District, Union Square, Chinatown, Japantown, autres collines ...) jour 4 : trajet San Francisco - Monterey (matin à Parc Muir NP ; après midi à Monterey :aquarium, vieille ville, baie), 200 km jour 5 : trajet monterey - Moro Bay (matin : 17 miles drive, Carmel ; après midi : Big Sur et Hearst Castle), 219 km jour 6 : trajet Moro Bay - Santa Barbara (matin à Solvang ; après midi à Santa Barbara), 171 km jour 7 : trajet Santa barabara - Los Angeles (matin à Malibu ; après midi à Santa Monica), 153 km jour 8 : visite de Los Angeles (Beverly Hills, Boulevards, venice Beach ...) jour 9 : visite de Los Angeles (Downtown, Pueblo), nuit à San Diego, 194 km jour 10 : Journée à San Diego : Seaworld, Marina Bay, Plages jour 11 : Journée à San Diego : Zoo, parc balboa, Downtown, Plages jour 12 : Journée à Disneyland, nuit à Anaheim, 155 km jour 13 : trajet Anaheim - Las Vegas, 427 km jour 14 : Journée à Las Vegas (Strip, grands hotels) jour 15 : trajet Las Vegas - Kingman (barrage Hoover, lake Mead, Oatman), 168 km jour 16 : trajet Kingman - Williams (trajet sur la vieille route 66), 185 km jour 17 : trajet Williams - Grand Canyon - Cameron (journée à Grand Canyon NP), 184 km jour 18 : trajet Cameron - Mexican Hat (après midi à Monument Valley), 225 km jour 19 : trajet Mexican Hat - Page (matin à Gooseneck, après midi à Betatakin Canyon), 229 km jour 20 : trajet page - Kanab (Lake Powell, Upper & Lower Antelope Canyon), 120 km jour 21 : trajet Kanab - Bryce Canyon (journée à Bryce Canyon NP), 127 km jour 22 : trajet Bryce Canyon - Saint Georges (après midi à Zion NP), 262 km jour 23 : trajet Saint Georges - Las Vegas (après midi dans les usines textiles), 275 km jour 24 : Départ de las Vegas
Itinéraire de deux mois pour Argentine-Bolivie-Pérou? English translation pending
by Cocorentin · 2007-03-31 · 5 replies
Bonjour, nous sommes 2 gars arrivant en Argentine en mai pr l'un et juin pour l'autre. Partans de Buenos aires, nous remontons sur Lima et nous avons 2 mois pour ce faire. On aimerait passer par le Paraguay, la Bolivie et le Pérou. On a pas encore fixé d'itinéraire précis, on va surement passer par le lac titicaca, cusco et la machu pichu, avant de rejoindre Lima pour notre retour. Donc si vous connaissez les trucs qui ne sont pas dans les guides, des infos sur ce qu'il y a a voir, à faire, à ne pas rater, bons plans, transports ainsi que les incontournables (ou endroits déconseillés). N'hésitez pas à nous faire partager vos expériences ! En vous remerciant.

Greg et Coco
A quoi m'attendre sur l'Inde, Madras? English translation pending
by MikaL · 2007-03-29 · 11 replies
Je pars 4 mois à Madras du 19 avril au 19 aout 2007. Je n'y suis jamais aller. Beaucoup de personnes m'ont dit de m'attendre à un certain choc culturel. Que veulent t ils dire par là? Dois je m'inquiéter et à quoi dois je m'attendre en allant là bas?Ont m'a dit que c'étais un pays qui craignait....
Attaque de bus dans le sud thaïlandais (14 mars 2007) English translation pending
by Seb91260 · 2007-03-14 · 25 replies
C'était au news en France ce matin, vous avez des infos ??😕
Pharmacie de voyage homéopathique English translation pending
by Remalix · 2007-02-20 · 35 replies
Bonjour

Tout le monde prend avec soi le minimum, en voyage, question santé. Certains produits sont remplaçables pourtant par d'autres plus naturels. J'ai pu voir par exemple sur un post récent quels répulsifs naturels utiliser contre les moustiques. J'ai recherché sur plusieurs sites la composition des pharmacies de voyage type... heu...je n'ai pas vu grand chose de naturel...🤪 Bon ! les premiers soins on ne va pas y toucher...(pansements, bande large...etc) Je souhaite remplacer dans la mesure du possible tout ce que j'ai vu par de l'homéopathie ou de la phytothérapie. Je sais déjà par exemple que l'argile verte, le pyrogenium, l'arnica, la belladonna, le boldo du Chili, l'´homéoplasmine, le céphyl, les huiles essentielles, les fleurs de Bach ou le concentré de pépin de pamplemousse ferons partie de ma pharmacie de voyage... Ça fait déjà pas mal tout ça 🙂 Quelles sont vos expériences en la matière ? Je recherche par exemple un remède naturel efficace contre le mal d'altitude.

Adios !
Arnaque à Bangkok English translation pending
by Foufimagic · 2007-02-18 · 11 replies
un petit coucou, cette fois pour vous mettre en garde... si on vous propose (force meme) a accepte des grains de mais pour donner au pigeons en vous disant good luke, sachez que on vous demandera 70 baths. on c est fais avoir aujourd hui... j ai vraiment crut que c etait gratuit vu la facon dont il on inciste... en plus j aime pas les pigeons.... a 2 j ai reussi a negocier a 90 baths... ouf les meubles sont sauve....

ps : pas d accent (clavier thai)

byby
Hôtel Iberostar Tainos ou Playa Alameda? English translation pending
by Domi299 · 2007-02-16 · 6 replies
je souhaite partir à Cuba avec mon mari et mes 2 enfants, mais je ne sais quel hotel choisir entre les hotels iberostar playa alameda et iberostar tainos. quel est le plus intéressant au niveau qualité prix? laplage est-elle bien? les chambres sont-elles propres? et surtout, qu'en est-il au niveau restauration? merci à tous
Installation au Sénégal English translation pending
by Dmichelle · 2007-01-26 · 37 replies
Bonjour,

Avec mon mari nous désirons vivement nous installer au sénégal car ce pays nous attire beaucoup. Nous n'avons pas un gros capital, mais nous désirons acheter un terrain et y faire construire une petite maison d'hôtes. Avez-vous des conseils à nous donner en ce sens et nous dire quelle région choisir. Merci pour l'aide que vous nous apporterez.
Avis sur circuit aux Etats-Unis English translation pending
by Dicarno · 2007-01-16 · 14 replies
Bonjour,

Je sollicite vos avis pour le circuit suivant. A noter que je dispose de 26 jours, mais pour l'instant j'ignore où placer une journée de repos dans le périple. Par ailleurs sachez que je voyagerai avec ma compagne et une enfant de 3 ans. Donc nous avons d'une part besoin de tenir compte de la récupération du décalage horraire, et d'autres part, de ne pas faire de trop long trajet. De plus, comme nous sommes en mobilité réduite, nous ne pouvons envisager de faire quelques randonnées. Pourriez-vous SVP me donner quelques conseils dans la conception du circuit ? Merci d'avance pour vos réponses.

Jour 1 : Arrivée à L.A. 15 km Jour 2 : Visite de L.A. 50 km Jour 3 : Visite de L.A. 50 km Jour 4 : Trajet Holywood - Anaheim (Disneyland)- San Diego, 206.5 km / 2 h 15 Jour 5 : Visite de San Diego (Seaworld + plages), 30 km Jour 6 : Visite de San Diego (zoo + parc Balboa), 30 km Jour 7 : Trajet San Diego - Palm Desert (Anza Borrego Desert), 194.4 km / 2 h 20 Jour 8 : Trajet Palm Desert - Havasu (Joshua Tree NP), 282.2 km / 3 h 05 Jour 9 : Trajet Havasu - Williams (route 66), 327.3 km / 3 h 30 Jour 10 : Trajet Williams - Grand Canyon, 94.9 km / 1 h 24 Jour 11 : Trajet Grand Canyon - Kayenta, 249.7 km / 3 h 15 Jour 12 : Trajet Kayenta - Cortez (Mesa Verde NP), 190.1 km / 1 h 58 Jour 13 : Trajet Cortez - Kayenta (Monument Valley NP), 230.1 km / 2 h 45 Jour 14 : Trajet kayenta - Page (Lake Powell), 161.2 km / 2 h 05 Jour 15 : Trajet Page - Bryce Canyon, 246.9 km / 2 h 47 Jour 16 : Trajet Bryce Canyon - Kanb (Bryce Canyon NP), 127.4 km / 1 h 35 Jour 17 : Trajet Kanab - St Georges (Zion NP), 134.4 km / 1 h 34 Jour 18 : Trajet St Georges - Las Vegas, 274.6 km / 2 h 28 Jour 19 : Trajet las Vegas - Ridgecrest (Death Valley NP), 490.8 km / 6 h 10 Jour 20 : Trajet Ridgecrest - Visalia, 310.8 km / 3 h 28 Jour 21 : Trajet Visalia - Fresno (Sequoia NP), 234.1 km / 3 h 00 Jour 22 : Trajet Fresno - San Francisco, 301.8 km / 3 h 07 Jour 23 : Visite de San Francisco Jour 24 : Visite de San Francisco Jour 25 : Départ de San Francisco

Les temps de trajet sont à titre indicatif. Il va de soi qu'ils ne tiennent pas compte des impondérables et des pauses reaps, etc.
Voyager seul au Brésil? English translation pending
by Ellestenor · 2006-11-09 · 12 replies
bonjour, je m'appelle eleonore, j'ai 44 ans et je voudrais avoir quelques informations sur le brésil. j'habite barcelone etmon grand fils qui a 18 ans a pris une année sabatique pour voyager. il va partir avec un copain au brésil pour participer à un projet dans un village qui s'appelle Pintadas près de Salvador de Bahia- Apres le copain repart et il reste seul et il veut voyager seul pour faire un tour. tout le monde me dit que le brésil est dangeureux est que ce n'est pas une bonne idée, que ce n'est plus comme avant etc...je suis un peu inquiète pouvez-vous, maider? merci beaucoup ellestenor
Petites excursions aux alentours d'Agadir? English translation pending
by Zalix · 2006-10-03 · 5 replies
bonjour à tous, mon conjoint et moi partons à Agadir à la toussaint; la destination est le fruit d'un long compromis, nous sommes habitués à des destinations urbaines (istanbul, budapest, londres, san fransisco ... ou du moins qui nous font crapahuter un peu... ), nous ne savons pas trop rester sur nos chaises longues, alors en temps normal, le Maroc nous aurait beaucoup plus en ballade (villes des villes impériales, ou du grand sud.. ect), mais je suis enceinte de 4 moi et demie, (donc de plus de 5 mois au moment des vacances) et il n'est pas question de prendre trop de risque d'où le choix d'une destination un peu "cool"... cependant, il n'est pas envisageable pour moi de rester une semaine sur la plage!! Je pense que nous louerons peut-etre une voiture deux ou trois jours, j'aurais donc aimé des conseils sur des petites ballades à faire, des choses à voir pas trop loin tout de meme, ( maxi 80 km, la voiture n'est pas trop conseillée sur les longs trajets), des villages, des coins de nature depaysants, des marchés locaux, des monuments historiques ou typiques, des petites adresses de restaurants locaux ( surtout des petits bouibouis typiques et sympas, on ne veut pas manger international, ça n'a pas d'interet pour nous).... voilà donc mes questions, si vous avez n'importe quelle suggestion, elle est la bienvenue merci d'avance
Vingt et un jours entre Seattle, les Rocheuses et Vancouver English translation pending
by Myslas · 2006-08-20 · 17 replies
Salut à tous!!

Je m'en vais pour 21 jours dans ce merveilleux pays, j'aimerai savoir si vous avez des adresses ou des lieux à ne manquer sous aucun pretexte!! Je pars le 16.09 et je voyage en voiture 🙂 ! Je prévois de passer un jour à Seattle et de finir par 3 jours à Vancouver... J'aimerai bien faire qq marches, kayak, cheval ou activités du meme type...

Merci d'avance pour toutes vos infos!!
Apprendre l'indonésien English translation pending
by Dromresa · 2006-08-13 · 18 replies
Salut à tous!

Je suis nouvelle et je m'intéresse à l'indonésien mais je n'ai absolument aucune notion... Quelqu'un aurait l'adresse d'un site où il y aurait quelques cours basiques? Adresses de dictionnaires en lignes? Et puis est-ce que quelqu'un pourrait traduire en indonésien (s'il y en a qui le parlent), "je t'aime beaucoup" ou "je t'adorre"? 😊 Aparemment c'est une langue très facile à apprendre et à prononcer et comme je n'ai pastrop de difficultés à apprendre de nouvelles langues, je pensais pouvoir m'en tirer toute seule grâce à Internet, malheureusement je n'ai trouvé aucun site...
Traduction turc/français English translation pending
by Anàssa · 2006-07-30 · 101 replies
Bonjour,

Quelqu un peut il me traduire en français Benim Adim Kirmizi ? Un peu par manque de temps et beaucoup par paresse, je ne peux chercher sur les traducteurs internet.

Merci d'avance🙂
Sac de voyage en Thaïlande/Laos/Cambodge: quoi acheter sur place? English translation pending
by Mari31 · 2006-06-20 · 10 replies
Voilà, je pars dans 15 jours pour 2 mois 1/2 en Thaïlanade/Laos/Cambodge, et je dois bientôt faire mon sac!! Problème: le pris de certains articles evidement...je pense en acheter le maximum en Thaïlande, mais je ne suis pas sûre de tout trouver sur place.. Voici ma liste avec les commentaires si j'ai ou j'ai pas..pensezvous que ce que je n'ai pas se trouve en Thaïlande (BKK)ou pas, et ce que c'est moins cher et/ou plus adapté à la vie locale: 2 pantalons larges cotons...j'ai que des jupes (oui, je suis un peu rétro!), il va bien faloir que je me mette en pantal pour marcher...j-achète au moins 1 pantal ici ou tout là bas??2 t-shirt manche courte cotons (ça j'ai)tshirt manche longue coton (j'ai)1 grand foulard (pour faire écharpe en cas de froid, turban en cas de chaud)...a priori c'est pas cher ici, mais peut etre sontils miaux là bas? cadenas/antivol.fil+aiguillelivre (s) : bouquins en anglais ou français pas chers en thaïlande? petite corde+3/4 petites pinces à linguessandales de marche (j'ai)tongsmaillot (une pièce ou 2?? par rapport à la pudeur des gens de là bas..)3/4 culottes2 soutifs (euh..comment dire, il faudrait que j'en change, mais j'ai bien peur que les thaïlandaises n'ai pas la même taille de sein que moi😄, donc de pas en trouver à ma taille)2 paires chaussetes (pour le soir, contre les moustiques)répulsif antimoustiques _produit à impprégner les vêtements antimoustique.......pour ces 2 derniers, je ne sais vraiment pas si je dois les prendre ici ou la basmoustiquaireopinelsavon de marseille (toilette+linge)crème solairecrème hydratante (j'ai)baume lèvres (j'ai)trousse "secours": pansements (normaux+ampoules), médocs pour la tourista, infection urinaire, allergie pollen, mal tête, gorge, préservatifs, mooncup, désinfectant, désinfectant pour eau. tout ça je pense le prendre ici en France.sac à viandelampe torcheappareil photo (j'ai)pellicules photodico anglais (j'ai) + anglais/langue localerasoirspince à epiler (j'ai)petite serviette de toilettepeignecape de pluiecarnet de voyagestylo/crayons couleur/colle en tubepoche secrète (s'attache à la ceinture du pantal) (j'ai)briquetphotos d'identité pour les visas.petit sac pour les villes. passeport, billets avion, billets train pr paris, dollars, carte visa internationale, carte 12-25 SNCF.adresses/contact ambassades chaque pays, GH villes que je visite, médecins anglophone/francophone dans chaque grande ville, ainsi que les hopitaux, ONG que je visite au Cambodge, , numéro pour opposotion carte bleue, rapatrienment, compagnie aérienne.adresses amis/parents

voilà, pensez vous que je puisse trouver tout ce que je n'ai pas pour l'instant (ou doit renouveler) à BKK, mise à part les médicaments que je vais prendre ici, et si oui, conaissez vous un supermarché ou je pourrai trouver la majorité des trucs? dites moi si vous avez des rectifications ou des ajouts à faire à ma liste.

merci d'avance pour votre aide
Chanson en République Dominicaine English translation pending
by Lyes215 · 2006-05-21 · 18 replies
Voila je reviens tout juste de Bayahibe en Rep. dominicaine et la bas je n'ai pas céssé d'entendre une chanson locale à la fois dansante et tres rigolote.

Elle raconte l'histoire d'un type qui s'aperçoit que la fille qu'il a conquis et en fait un travesti nommé "chicorizo", il y a des refrains tres entrainants "aie aie aie aie", "es un hombre perro le beso", "y su papa eres su mama, y su mama eres su papa"...

Bref les locaux aimaient bcp la chanter donc ça avait l'air récent mais je n'ai pas noté ni le titre ni le chanteur...

Si quelqun était en rep. dom ou y vit actuellement il l'a obligatoirement entendue... Pour ceux qui sont passés aux clubs All inclusive de Bayahibe ça n'arretait pas de passer la bas...

Voila si quelqun peut m'aider ce serait sympa!
Traversée de l'Afghanistan à vélo English translation pending
by Fababjien · 2006-04-11 · 17 replies
l'afghanistan un vieux reve. desormait en voyage a velos pour l'inde, nous nous tatons pour choisir l'itineraire. iran pakistan inde ou iran afghanistan pakistan inde.

nous recherchons des personnes qui y soient alle dernierement pour echanger point de vue et conseils.

merci bcp

f. & e.

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