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L'appel du large, au carrefour de ma vie... English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait des années que je suis inscrit sur ce forum (que je connais depuis bien plus longtemps) et ceci est mon tout premier message. Je prends un grand plaisir à lire vos pérégrinations autour du monde mais je suis jusqu'ici resté en retrait des discussions, pour des raisons qui me sont inconnues. Probablement que j'avais la volonté d'échanger avec vous mais mon quotidien prenant le dessus, je remettais toujours ça à plus tard. Il est temps de sortir de mon silence ! 😉
J'ai la trentaine et comme le titre de ce fil de discussion l'indique, je me trouve devant un large carrefour avec pas mal de brouillard à l'horizon.
Vous pouvez consulter mon profil pour en savoir un peu plus mais les voyages ont pris forme assez tardivement dans ma vie. Avant mes 26 ans, je n'avais jamais quitté la France, j'en ai pourtant eu l'occasion à une ou deux reprises mais ça ne s'est pas fait. Alors quand j'ai eu l'occasion d'aller en Corée du Sud dans le cadre de mes études, ce fut un bouleversement total ! Depuis lors, voyager a pris une dimension supplémentaire à mes yeux et j'arrive peut-être à un moment de ma vie où le manque se fait de nouveau ressentir, de manière plus profonde...
En clair, après deux voyages au bout au monde successifs en 2008/2009, j'ai du mal à trouver ma voie. Je me suis écarté de ma voie initiale à cette époque et depuis, je mène une vie assez morne, sans relief, tous les jours sont à peu près les mêmes et je n'ai plus envie de continuer comme ça. C'est comme si je n'étais pas à ma place et que j'observais les gens évoluer autour de moi sans que je fasse partie de la fête, c'est un peu le sentiment que j'ai en tout cas.
En décembre dernier, j'ai laissé mon appartement et j'ai tout mis dans un garde meuble en songeant en prendre un plus grand. En attendant, je suis logé chez un ami et parfois en famille. Célibataire et sans enfant, je me pose sérieusement la question suivante : et si c'était justement l'opportunité pour moi de changer de vie ? Je n'ai plus d'attaches ni d'excuses, alors pourquoi ne pas y réfléchir sérieusement ? Pourquoi ne pas partir ? Mon CDD se termine donc dans quelque temps, je serai alors totalement libre. Alors certes, j'ai peu d'argent de côté mais c'est au moins l'occasion de poser les choses à plat et étudier les perspectives qui s'ouvrent à moi.
En 2012, j'ai fait une formation FLE via l'Alliance française (le DAEFLE), j'ai réussi tous les modules mais je n'ai pas passé l'examen final par démotivation. Je me suis rendu compte que contrairement à ce que je pensais, ce diplôme était peu connu et ne valait pas grand chose face à un Master FLE par exemple. Ceci dit, donner des cours de français est techniquement dans mes cordes même si je me suis aussi rendu compte qu'enseigner est assez lassant et que la création m'intéresse davantage. Devenir un nomade digital est une option séduisante par exemple.
Je sais que nous sommes nombreux ici à être passés par cette phase-là, certains ont sauté le pas, d'autres non. J'aimerais tant faire quelque chose de concret de ma vie, me sentir utile, me sentir vivre tout simplement !
Si vous aussi, êtes (ou avez été) dans cette situation et que vous souhaitez en discuter, n'hésitez surtout pas. Je sais que ma démarche n'est pas très originale mais elle a au moins le mérite d'être sincère. J'ai préféré crée un nouveau sujet plutôt que remonter une ancienne discussion afin les échanges soient le plus clairs possible. Vous pouvez aussi me contacter en privé, le cas échéant.
Enfin si j'avais des questions, ce serait les suivantes :
- Si vous vous retrouvez dans mon témoignage, qu'auriez-vous envie de faire ou qu'avez-vous fait de votre côté ? - Avez-vous eu une démarche solitaire ou avez-vous trouvé des appuis extérieurs (sur ce forum par exemple) ? - Où êtes-vous partis ? Pourquoi ce pays ?
Au plaisir de vous lire. 🙂
Cela fait des années que je suis inscrit sur ce forum (que je connais depuis bien plus longtemps) et ceci est mon tout premier message. Je prends un grand plaisir à lire vos pérégrinations autour du monde mais je suis jusqu'ici resté en retrait des discussions, pour des raisons qui me sont inconnues. Probablement que j'avais la volonté d'échanger avec vous mais mon quotidien prenant le dessus, je remettais toujours ça à plus tard. Il est temps de sortir de mon silence ! 😉
J'ai la trentaine et comme le titre de ce fil de discussion l'indique, je me trouve devant un large carrefour avec pas mal de brouillard à l'horizon.
Vous pouvez consulter mon profil pour en savoir un peu plus mais les voyages ont pris forme assez tardivement dans ma vie. Avant mes 26 ans, je n'avais jamais quitté la France, j'en ai pourtant eu l'occasion à une ou deux reprises mais ça ne s'est pas fait. Alors quand j'ai eu l'occasion d'aller en Corée du Sud dans le cadre de mes études, ce fut un bouleversement total ! Depuis lors, voyager a pris une dimension supplémentaire à mes yeux et j'arrive peut-être à un moment de ma vie où le manque se fait de nouveau ressentir, de manière plus profonde...
En clair, après deux voyages au bout au monde successifs en 2008/2009, j'ai du mal à trouver ma voie. Je me suis écarté de ma voie initiale à cette époque et depuis, je mène une vie assez morne, sans relief, tous les jours sont à peu près les mêmes et je n'ai plus envie de continuer comme ça. C'est comme si je n'étais pas à ma place et que j'observais les gens évoluer autour de moi sans que je fasse partie de la fête, c'est un peu le sentiment que j'ai en tout cas.
En décembre dernier, j'ai laissé mon appartement et j'ai tout mis dans un garde meuble en songeant en prendre un plus grand. En attendant, je suis logé chez un ami et parfois en famille. Célibataire et sans enfant, je me pose sérieusement la question suivante : et si c'était justement l'opportunité pour moi de changer de vie ? Je n'ai plus d'attaches ni d'excuses, alors pourquoi ne pas y réfléchir sérieusement ? Pourquoi ne pas partir ? Mon CDD se termine donc dans quelque temps, je serai alors totalement libre. Alors certes, j'ai peu d'argent de côté mais c'est au moins l'occasion de poser les choses à plat et étudier les perspectives qui s'ouvrent à moi.
En 2012, j'ai fait une formation FLE via l'Alliance française (le DAEFLE), j'ai réussi tous les modules mais je n'ai pas passé l'examen final par démotivation. Je me suis rendu compte que contrairement à ce que je pensais, ce diplôme était peu connu et ne valait pas grand chose face à un Master FLE par exemple. Ceci dit, donner des cours de français est techniquement dans mes cordes même si je me suis aussi rendu compte qu'enseigner est assez lassant et que la création m'intéresse davantage. Devenir un nomade digital est une option séduisante par exemple.
Je sais que nous sommes nombreux ici à être passés par cette phase-là, certains ont sauté le pas, d'autres non. J'aimerais tant faire quelque chose de concret de ma vie, me sentir utile, me sentir vivre tout simplement !
Si vous aussi, êtes (ou avez été) dans cette situation et que vous souhaitez en discuter, n'hésitez surtout pas. Je sais que ma démarche n'est pas très originale mais elle a au moins le mérite d'être sincère. J'ai préféré crée un nouveau sujet plutôt que remonter une ancienne discussion afin les échanges soient le plus clairs possible. Vous pouvez aussi me contacter en privé, le cas échéant.
Enfin si j'avais des questions, ce serait les suivantes :
- Si vous vous retrouvez dans mon témoignage, qu'auriez-vous envie de faire ou qu'avez-vous fait de votre côté ? - Avez-vous eu une démarche solitaire ou avez-vous trouvé des appuis extérieurs (sur ce forum par exemple) ? - Où êtes-vous partis ? Pourquoi ce pays ?
Au plaisir de vous lire. 🙂
Itinéraire 3 semaines Bolivie (+ Pérou Machu Picchu) English translation pending
Bonjour,
Nous partons mi-août pour 3 semaines d'aventure entre le Pérou et la Bolivie et nous aimerions votre avis sur notre itinéraire. Est-ce que nous ratons qqch ? Est-ce que nous passons trop de temps ici et pas assez là ? ... Tous les commentaires sont les bienvenus !
J1: Vol pour LIMA et connection directe pour CUSCO J2: CUSCO --> AGUAS CALIENTIES (en passant par qqs petits villages si possible... Las Salineras / Mornay / Chinchero ?) J3: MACHU PICCHU et retour sur CUSCO le soir J4: CUSCO Nuit - Bus (8h) pour PUNO J5: PUNO --> COPACABANA --> ISLA DEL SOL J6: ISLA DEL SOL / DE LA LUNA J7: ISLA DEL SOL --> COPACABANA --> LA PAZ Nuit - Bus (10h) pour POTOSI J8: POTOSI J9: POTOSI --> UYUNI J10/11/12/13: SUD LIPEZ J14: UYUNI --> LA PAZ J15: Vol pour RURRENABAQUE J16/17/18: AMAZONIE J19/20: LA PAZ J21: Vol retour pour la France
Ne voulant pas non plus trop courir et voulant profiter de notre voyage, nous avons du faire l'impasse sur SUCRE... Est-ce une grosse perte ? Qu'en est-il de COROICO et de la VALLEE DE LA LUNA ?
Merci pour votre aide :)
Nous partons mi-août pour 3 semaines d'aventure entre le Pérou et la Bolivie et nous aimerions votre avis sur notre itinéraire. Est-ce que nous ratons qqch ? Est-ce que nous passons trop de temps ici et pas assez là ? ... Tous les commentaires sont les bienvenus !
J1: Vol pour LIMA et connection directe pour CUSCO J2: CUSCO --> AGUAS CALIENTIES (en passant par qqs petits villages si possible... Las Salineras / Mornay / Chinchero ?) J3: MACHU PICCHU et retour sur CUSCO le soir J4: CUSCO Nuit - Bus (8h) pour PUNO J5: PUNO --> COPACABANA --> ISLA DEL SOL J6: ISLA DEL SOL / DE LA LUNA J7: ISLA DEL SOL --> COPACABANA --> LA PAZ Nuit - Bus (10h) pour POTOSI J8: POTOSI J9: POTOSI --> UYUNI J10/11/12/13: SUD LIPEZ J14: UYUNI --> LA PAZ J15: Vol pour RURRENABAQUE J16/17/18: AMAZONIE J19/20: LA PAZ J21: Vol retour pour la France
Ne voulant pas non plus trop courir et voulant profiter de notre voyage, nous avons du faire l'impasse sur SUCRE... Est-ce une grosse perte ? Qu'en est-il de COROICO et de la VALLEE DE LA LUNA ?
Merci pour votre aide :)
Échappée Ouest américaine en février… English translation pending
Au départ, ce voyage n’était pas prévu !
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy English translation pending
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Croisière "Mille et une nuits" Costa Serena du 16 au 23 janvier 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous avons effectué cette croisière du 16 au 23 janvier dernier que nous avons fait suivre d'un séjour à Dubaï puis d'un circuit en Inde du sud. Nous sommes donc rentrés depuis peu. J'avais beaucoup de réticences envers Costa après notre croisière au cap Nord en août 2014. J'ai changé d'avis cette fois-ci. La cabine (une suite) y était peut-être pour quelque chose ou la "féerie" de la destination? Je vais rédiger un compte rendu sur le bateau et sur les escales (Dubaï-Mascate-Khassab-Abou Dhabi) ainsi que sur les excursions achetées sur le bateau et celles effectuées en étant à Dubaï et qui nous ont permis de visiter d'autres Emirats.
Cordialement,
Nous avons effectué cette croisière du 16 au 23 janvier dernier que nous avons fait suivre d'un séjour à Dubaï puis d'un circuit en Inde du sud. Nous sommes donc rentrés depuis peu. J'avais beaucoup de réticences envers Costa après notre croisière au cap Nord en août 2014. J'ai changé d'avis cette fois-ci. La cabine (une suite) y était peut-être pour quelque chose ou la "féerie" de la destination? Je vais rédiger un compte rendu sur le bateau et sur les escales (Dubaï-Mascate-Khassab-Abou Dhabi) ainsi que sur les excursions achetées sur le bateau et celles effectuées en étant à Dubaï et qui nous ont permis de visiter d'autres Emirats.
Cordialement,
Durée de séjour maximale avec son véhicule aux Canada, USA, Mexique English translation pending
Bonjour a tous
tout est dans le titre
je compte aller voir les 5 continents avec mon camion Glouglou
http://forum.bernard.debucquoi.com/viewtopic.php?f=81&t=7791
je partirai vers le Canada, USA, Mexique puis vers l Amérique du sud
donc pour les USA il me faut le visa B2 , mais il y a un problème
on m a dit que l on ne pouvait pas rester plus d un an au Canada, USA, Mexique cumulé avec son véhicule
ça fait juste un an pour visiter ces 3 pays
y a t il une solution pour avoir plus de temps
merci
A+ jes
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc English translation pending
Bonjour à tous !
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
Floride - Road trip - Août 2014 English translation pending
Bonjour,Voici un aperçu de notre voyage en Floride , Road trip au mois d' Aout 2014. Durée : 16 jours. Novice sur les forums , je n'ai aucun lien vers aucun blog. Mais une bonne envie de vous partager mon voyage 🙂 Permier carnet de voyage, merci d' être indulgent.
1er voyage de couple pour nous 2, 1ere fois aux USA pour moi. Lui était déjà venu en Floride plusieurs fois.
Itinéraire réalisé :

Préparation :
A "l' arrache totale" ... Fouillage de google, blogs , forums & cie et repérage des choses à voir et à faire trois semaines avant de partir . Réservation des billets une semaine avant. ESTA fait in extremis ... impressions de e-tickets, tickets de réduction, info utiles etc un jour avant le départ ... idem pour nos bagages .. Planification très moyenne , nous partons avec : - un billet d' avion en poche , - des valises vides ( outlets NOUS VOILAAAA !!) , - un appareil photo en oubliant le cable usb pour le charger ... euh ... oui vous avez bien lu ..... ( no comment )...(donc oui, uniquement un appareil photo bas de gamme avec, uniquement un batterie pleine... ) , - un ordi portable qui sera trèèès utile sur place, - nos documents ESTA + passeports biométriques - une réservation de voiture chez Alamo + l' adresse de notre 1er hotel aux States
Bref ... ( Note pour moi-même --> toujours préparer son voyage à l' avance )
( à l' avance --> ce n'est pas 1 semaine avant !😇 )
Départ :
Aucune envie de monter sur Paris en train , prendre le métro pour se perdre et ne jamais arriver à temps à l' aéroport. Nous partons donc d' un aéroport de province poche de chez nous jusqu' à Frankfort International . Puis 2eme vol Frankort à Charlotte ( Douglas ) 3eme vol de Charlotte à Orlando International Airport.

WELCOME TO USA 😉

... les photos sont rares durant les trois premier jours ....
Et si on allait aux Phil's? English translation pending
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ��a vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ��a vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Itinéraire en Namibie avril-mai en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple de 25 ans et nous souhaitons découvrir la Namibie pendant 15 jours fin avril-mai 2015. Nous voyagerons en 4x4 avec tente sur le toit, nous prevoyons de dormir principalement en camping avec quelques nuits en lodge.
Nous avons réfléchi à un itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis sur ce dernier. Merci beaucoup par avance,
Guillaume
Jour 1: Windhoek - Découverte de la ville. Nuit à Windhoek
Jour 3: Waterberg - Départ pour Waterberg plateau et sur la route visite de la Phillips Cave et des empreintes de dinosaures. Nuit à Waterberg
Jour 4: Waterberg - Safari a Waterberg. Nuit à Waterberg
Jour 5: Otjiwarongo - départ pour Otjiwarongo. Balade dans la réserve de guépards et de léopards. Nuit à Otjiwarongo
Jour 6: Etosha - Depart pour Etosha et nuit à Etosha
Jour 7: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha
Jour 8: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha
Jour 9: Twyfelfontein - Départ pour Twyfelfontein et visite de la forêt pétrifiée, du gouffre de Wondergat et de Brandberg. Nuit à Mowani
Jour 10: Twyfelfontein - Safari. Visite des environs et nuit à Mowani.
Jour 12: Swakopmund - Départ pour Swakopmund et visite des environs. Nuit à Swakopmund.
Jour 13: Sossusvlei - Suite de la route jusqu'à Sossusvlei et nuit à Sesriem en camping
Jour 14: Sossusvlei - Visite des environs à Sossusvlei et nuit à Sesriem
Jour 15: Mariental - Départ et nuit à Mariental
Jour 16: Mariental - Visite de Mariental et départ pour Windhoek. Nuit à Windhoek
Jour 17: depart pour Paris
Nous sommes un jeune couple de 25 ans et nous souhaitons découvrir la Namibie pendant 15 jours fin avril-mai 2015. Nous voyagerons en 4x4 avec tente sur le toit, nous prevoyons de dormir principalement en camping avec quelques nuits en lodge.
Nous avons réfléchi à un itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis sur ce dernier. Merci beaucoup par avance,
Guillaume
Jour 1: Windhoek - Découverte de la ville. Nuit à Windhoek
Jour 3: Waterberg - Départ pour Waterberg plateau et sur la route visite de la Phillips Cave et des empreintes de dinosaures. Nuit à Waterberg
Jour 4: Waterberg - Safari a Waterberg. Nuit à Waterberg
Jour 5: Otjiwarongo - départ pour Otjiwarongo. Balade dans la réserve de guépards et de léopards. Nuit à Otjiwarongo
Jour 6: Etosha - Depart pour Etosha et nuit à Etosha
Jour 7: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha
Jour 8: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha
Jour 9: Twyfelfontein - Départ pour Twyfelfontein et visite de la forêt pétrifiée, du gouffre de Wondergat et de Brandberg. Nuit à Mowani
Jour 10: Twyfelfontein - Safari. Visite des environs et nuit à Mowani.
Jour 12: Swakopmund - Départ pour Swakopmund et visite des environs. Nuit à Swakopmund.
Jour 13: Sossusvlei - Suite de la route jusqu'à Sossusvlei et nuit à Sesriem en camping
Jour 14: Sossusvlei - Visite des environs à Sossusvlei et nuit à Sesriem
Jour 15: Mariental - Départ et nuit à Mariental
Jour 16: Mariental - Visite de Mariental et départ pour Windhoek. Nuit à Windhoek
Jour 17: depart pour Paris
Damaraland et Kaokoland en 2016 (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Virus quand tu nous tiens.
Revenus de Namibie depuis 10 mois, pas encore partis au Botswana (dans 7 semaines 😎) que déjà nous nous projetons pour un prochain voyage en Namibie en 2016, toujours à la même période, le mois d'avril, pour une quinzaine de jours.
Dans un premier temps, nous avons envisagé un circuit Damaraland / Kaokoland et Caprivi mais cela nous est vite paru infaisable. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le Damaraland et le Kaokaland, avec un mix lodges et camping (cela nous donnera l'occasion de revenir pour faire la bande Caprivi).
Une première ébauche de circuit serait :
J1 - arrivée à Windhoek J2 - ? J3 - Brandberg (camping) J4 et J5 - Palmwag (lodge - Grootberg si possible) J6 et J7 - Puros (camping) J8 - Orupembe (camping) J9 et J10 - Marienfluss (camping) J11 - Etandeka (j'ai bien aimé le lodge où Jety s'est arrêté) J12 et J13 - Epupa (camping) J14 - ? J15 - ? J16 - ? J17 - Windhoek
En J2, je pensais m'arrêter dans la région de l'Erongo, ou alors vers Vingerklip. Avez-vous des suggestions de camping ou lodge sympas.
Une autre interrogation, c'est Marienfluss. J'ai très envie d'y aller, mais à une seule voiture au mois d'avril, j'ai quelques craintes. J'ai suivi avec intérêt cette discussion .
Si nous ne faisons pas Marienfluss, dans ce cas, je pense que nous passerons deux jours au Kunene River Lodge.
Enfin, je ne suis pas très inspirée pour redescendre sur Windhoek en 3 jours. En passant par l'ouest d'Etosha (Olifantrus et/ou Dolomite) ?
Merci de vos avis et suggestions avisés.
Emma
Virus quand tu nous tiens.
Revenus de Namibie depuis 10 mois, pas encore partis au Botswana (dans 7 semaines 😎) que déjà nous nous projetons pour un prochain voyage en Namibie en 2016, toujours à la même période, le mois d'avril, pour une quinzaine de jours.
Dans un premier temps, nous avons envisagé un circuit Damaraland / Kaokoland et Caprivi mais cela nous est vite paru infaisable. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le Damaraland et le Kaokaland, avec un mix lodges et camping (cela nous donnera l'occasion de revenir pour faire la bande Caprivi).
Une première ébauche de circuit serait :
J1 - arrivée à Windhoek J2 - ? J3 - Brandberg (camping) J4 et J5 - Palmwag (lodge - Grootberg si possible) J6 et J7 - Puros (camping) J8 - Orupembe (camping) J9 et J10 - Marienfluss (camping) J11 - Etandeka (j'ai bien aimé le lodge où Jety s'est arrêté) J12 et J13 - Epupa (camping) J14 - ? J15 - ? J16 - ? J17 - Windhoek
En J2, je pensais m'arrêter dans la région de l'Erongo, ou alors vers Vingerklip. Avez-vous des suggestions de camping ou lodge sympas.
Une autre interrogation, c'est Marienfluss. J'ai très envie d'y aller, mais à une seule voiture au mois d'avril, j'ai quelques craintes. J'ai suivi avec intérêt cette discussion .
Si nous ne faisons pas Marienfluss, dans ce cas, je pense que nous passerons deux jours au Kunene River Lodge.
Enfin, je ne suis pas très inspirée pour redescendre sur Windhoek en 3 jours. En passant par l'ouest d'Etosha (Olifantrus et/ou Dolomite) ?
Merci de vos avis et suggestions avisés.
Emma
Retour de la croisière "Perle des Antilles" (Costa) du 24 janvier au 1er février English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais remercier les nombreux messages que j'ai pu lire sur ce forum qui ont pu rendre cette croisière pratiquement parfaite...
Une destination parfaite et des excursions dans chaque ile parfaitement préparer grace a ce site riche en informations... Mais nous ne repartirons probablement pas avec Costa, après c'est notre avis.
Si vous souhaitez des informations toutes fraiches sur cette croisière n'hésitez pas, je ne pense pas avoir le temps de suite de faire un compte rendu mais je le ferais dans tous les cas.
Bonne journée à tous... Le retour sous la neige est dur a encaisser...
Je voulais remercier les nombreux messages que j'ai pu lire sur ce forum qui ont pu rendre cette croisière pratiquement parfaite...
Une destination parfaite et des excursions dans chaque ile parfaitement préparer grace a ce site riche en informations... Mais nous ne repartirons probablement pas avec Costa, après c'est notre avis.
Si vous souhaitez des informations toutes fraiches sur cette croisière n'hésitez pas, je ne pense pas avoir le temps de suite de faire un compte rendu mais je le ferais dans tous les cas.
Bonne journée à tous... Le retour sous la neige est dur a encaisser...
Transatlantique Croisières de France avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous !
Je me présente, Thibaut, 18 ans et je voyage le plus souvent avec mon meilleur ami, Romain, 20 ans. Nous avons fait notre première croisière, la " Saveurs et découvertes " du 24 août 2014 sur l'Horizon de CDF, et nous sommes tombés amoureux du concept CDF, de l'ambiance à bord du bateau, et de l'entente entre les passagers quelque soit l'âge. (Navire que je conseille fortement d’ailleurs, contrairement au Zénith, ou j'ai été quelque peu déçu.)
Nous allons prochainement effectuer la croisière transatlantique du 11/04/2015 sur l'Horizon de Croisières de France, navire que nous connaissons donc, cependant j'ai quelques questions organisationnelles.
Croisières de France inclut t'il le prix de l'entrée en république dominicaine ?(10USD à priori) Faut-il donc emporter des dollars avant de partir, ou l'euro passe pour les quelques escales dans les pays ou règne le $ ?
Je suis également preneur de tout conseils utile.
Si vous êtes également sur cette croisière n'hésitez pas à nous le signaler, cela sera l'occasion de prendre l'apéro 😉
Merci d'avance pour vos réponses.
Thibaut & Romain
Je me présente, Thibaut, 18 ans et je voyage le plus souvent avec mon meilleur ami, Romain, 20 ans. Nous avons fait notre première croisière, la " Saveurs et découvertes " du 24 août 2014 sur l'Horizon de CDF, et nous sommes tombés amoureux du concept CDF, de l'ambiance à bord du bateau, et de l'entente entre les passagers quelque soit l'âge. (Navire que je conseille fortement d’ailleurs, contrairement au Zénith, ou j'ai été quelque peu déçu.)
Nous allons prochainement effectuer la croisière transatlantique du 11/04/2015 sur l'Horizon de Croisières de France, navire que nous connaissons donc, cependant j'ai quelques questions organisationnelles.
Croisières de France inclut t'il le prix de l'entrée en république dominicaine ?(10USD à priori) Faut-il donc emporter des dollars avant de partir, ou l'euro passe pour les quelques escales dans les pays ou règne le $ ?
Je suis également preneur de tout conseils utile.
Si vous êtes également sur cette croisière n'hésitez pas à nous le signaler, cela sera l'occasion de prendre l'apéro 😉
Merci d'avance pour vos réponses.
Thibaut & Romain
Passages de frontières English translation pending
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Itinéraire Cape Town - Johannesburg en 15 jours English translation pending
Bonjour à tous.
Je suis en plein préparatifs et j'ai quelques questions qui vont m'aider à préparer au mieux mon voyage (je m'y prends toujours tard) 🤪. J'arrive à CT le dimanche 15/2 fin de matinée et je repars de Jo le dimanche 1er mars dans la soirée.
Je suis seule avec mon sac à dos. J'ai prévu de dormir dans des auberges de jeunesse et je pensais utiliser le bazbus mais c'est assez contraignant au niveau des jours et horaires de départ. Bazbus propose un forfait Cap > Jo + 4 jours au Kruger mais est-ce envisageable en 15 jours ? Et ce qui m'oblige à suivre leur parcours.
J'ai lu beaucoup de posts et j'en viens à me demander quel serait l'itinéraire le plus "facile" ?
Je pensais faire : (étant seule je préférais ne pas louer de voiture car certains commentaires, à juste titre, m'ont refroidi mais j'ai l'impression que pour être libre je ne vais pas y échapper ; est-ce une bonne idée pour cette région ?)
J'ai réservé au Amber Tree Lodge pour mes 2 premières nuits Dimanche aprem : visite de CT Lundi : table montain le matin et robben island l'aprem
Avec voiture de loc : Mardi : tour d'ouest en est (hout bay, cape point, boulders beach, muizenberg) + nuit à Muizenberg Mercredi : départ tôt pour longer la côte : passage à Betty's bay, dej à Hermanus puis route (quelle est la meilleure route à prendre) jusqu'à Agulhas (nuit à Arniston ?) Jeudi : départ tôt pour Knysna (état des routes ?) et nuit à Plettenberg bay Vendredi : départ (très) tôt pour Port Elizabeth Samedi : visite Addo (depuis PE) + nuit sur place (faut-il obligatoirement un guide avec moi ?) Dimanche : retour PE puis vol JO dans la soirée (vols à 19h10 > 20h50 ou 20h45 > 22h40). Etant seule, n'est-il pas risqué d'arriver si tard sur Jo ? Lundi : départ pour Kruger avec Bazbus pour 4 jours Jeudi soir : retour sur Jo Vendredi/samedi/dimanche : visite Jo et vol retour
Avec Bazbus : ??? bah je ne sais pas... ça m'oblige à manquer plein de choses (oui je sais je ne pourrai pas tout faire de toute façon !) Il n'y a pas de départ de CT le mercredi. Du coup départ le jeudi matin direct pour PE. Mardi : tour péninsule avec Bazbus + nuit à CT Mercredi : ??? Jeudi : CT à PE (8h30>21h45...) Vendredi Addo + nuit sur place ou retour PE Samedi : départ pour Jo Dimanche : visite Jo Lundi > Jeudi : Kruger avec Bazbus Vendredi > Dimanche : visite jo + vol retour
J'avoue qu'avoir ma liberté et donc une voiture me tente vraiment mais niveau sécurité ?.. Et si j'opte pour la voiture, je ne vais pas rencontrer grand monde et j'avoue que le voyage c'est aussi fait pour rencontrer des backpackers comme moi.
Je sais juste qu'il faudrait que je sois à Jo le dimanche 22 au soir pour départ au Kruger le lundi matin pour 4 jours et ce qui me laissera 2.5 jours pour visiter Jo et ses alentours
Pensez-vous que je puisse faire la route seule jusqu'à Port Elizabeth ? A quelle heure le soleil se couche-t-il à cette saison ?
Merci d'avance pour votre aide qui va m'être précieuse Celia
Je suis seule avec mon sac à dos. J'ai prévu de dormir dans des auberges de jeunesse et je pensais utiliser le bazbus mais c'est assez contraignant au niveau des jours et horaires de départ. Bazbus propose un forfait Cap > Jo + 4 jours au Kruger mais est-ce envisageable en 15 jours ? Et ce qui m'oblige à suivre leur parcours.
J'ai lu beaucoup de posts et j'en viens à me demander quel serait l'itinéraire le plus "facile" ?
Je pensais faire : (étant seule je préférais ne pas louer de voiture car certains commentaires, à juste titre, m'ont refroidi mais j'ai l'impression que pour être libre je ne vais pas y échapper ; est-ce une bonne idée pour cette région ?)
J'ai réservé au Amber Tree Lodge pour mes 2 premières nuits Dimanche aprem : visite de CT Lundi : table montain le matin et robben island l'aprem
Avec voiture de loc : Mardi : tour d'ouest en est (hout bay, cape point, boulders beach, muizenberg) + nuit à Muizenberg Mercredi : départ tôt pour longer la côte : passage à Betty's bay, dej à Hermanus puis route (quelle est la meilleure route à prendre) jusqu'à Agulhas (nuit à Arniston ?) Jeudi : départ tôt pour Knysna (état des routes ?) et nuit à Plettenberg bay Vendredi : départ (très) tôt pour Port Elizabeth Samedi : visite Addo (depuis PE) + nuit sur place (faut-il obligatoirement un guide avec moi ?) Dimanche : retour PE puis vol JO dans la soirée (vols à 19h10 > 20h50 ou 20h45 > 22h40). Etant seule, n'est-il pas risqué d'arriver si tard sur Jo ? Lundi : départ pour Kruger avec Bazbus pour 4 jours Jeudi soir : retour sur Jo Vendredi/samedi/dimanche : visite Jo et vol retour
Avec Bazbus : ??? bah je ne sais pas... ça m'oblige à manquer plein de choses (oui je sais je ne pourrai pas tout faire de toute façon !) Il n'y a pas de départ de CT le mercredi. Du coup départ le jeudi matin direct pour PE. Mardi : tour péninsule avec Bazbus + nuit à CT Mercredi : ??? Jeudi : CT à PE (8h30>21h45...) Vendredi Addo + nuit sur place ou retour PE Samedi : départ pour Jo Dimanche : visite Jo Lundi > Jeudi : Kruger avec Bazbus Vendredi > Dimanche : visite jo + vol retour
J'avoue qu'avoir ma liberté et donc une voiture me tente vraiment mais niveau sécurité ?.. Et si j'opte pour la voiture, je ne vais pas rencontrer grand monde et j'avoue que le voyage c'est aussi fait pour rencontrer des backpackers comme moi.
Je sais juste qu'il faudrait que je sois à Jo le dimanche 22 au soir pour départ au Kruger le lundi matin pour 4 jours et ce qui me laissera 2.5 jours pour visiter Jo et ses alentours
Pensez-vous que je puisse faire la route seule jusqu'à Port Elizabeth ? A quelle heure le soleil se couche-t-il à cette saison ?
Merci d'avance pour votre aide qui va m'être précieuse Celia
Trek au Langtang... English translation pending
Bonjour,
Des amis m'ont parlé d'un trek assez facile (pour eux) dans la région du Langtang. Ce circuit se nomme le «Langtang Heritage Trail».
Le trek débute à Syabrubesi, puis passe par Goljung, Gotlang, Chilime, Tatopani, , Thuman, Nagtali, Timure, Briddim et de retour à Syabrubesi.
Je sais qu'on le qualifie de facile et je suis certain que j'aimerais cette région et la culture tibétaine qu'on peut y découvrir. D'un autre point de vue, j'ai 62 ans, je suis en relative bonne forme, mais je ne fais habituellement que des treks assez courts (400m de dénivelée et d'un maximum de 9-10 km à chaque fois) d'une journée à la fois et assez occasionnels (1 ou 2 par mois).
Avant de m'engager dans ce trek, j'aimerais avoir une estimation assez précise des distances et des dénivelées quotidiennes totales - car parfois il semble y avoir plusieurs descentes et remontées dans la même journée - entre chaque étape, arrêt ou village.
Est-ce que je peux trouver sur le web des outils pour estimer assez précisément le niveau de difficulté et ainsi m'aider à décider si après tout je suis en mesure de faire ce trek ?
Je sais que, pour plusieurs d'entre vous, bons trekkeurs ou habitués à la randonnée sur une base très régulière et capable de plusieurs jours en continu avec des dénivelées assez importantes, ce trek est un jeu d'enfant. Mais je ne fais pas parti de cette catégorie et je veux avoir une meilleure idée de ce qui m'attend. Ça pourrait aussi me permettre de mieux me préparer.
Je vous remercie à l'avance de votre aide et de vos bons conseils.
Robert Lespérance
Des amis m'ont parlé d'un trek assez facile (pour eux) dans la région du Langtang. Ce circuit se nomme le «Langtang Heritage Trail».
Le trek débute à Syabrubesi, puis passe par Goljung, Gotlang, Chilime, Tatopani, , Thuman, Nagtali, Timure, Briddim et de retour à Syabrubesi.
Je sais qu'on le qualifie de facile et je suis certain que j'aimerais cette région et la culture tibétaine qu'on peut y découvrir. D'un autre point de vue, j'ai 62 ans, je suis en relative bonne forme, mais je ne fais habituellement que des treks assez courts (400m de dénivelée et d'un maximum de 9-10 km à chaque fois) d'une journée à la fois et assez occasionnels (1 ou 2 par mois).
Avant de m'engager dans ce trek, j'aimerais avoir une estimation assez précise des distances et des dénivelées quotidiennes totales - car parfois il semble y avoir plusieurs descentes et remontées dans la même journée - entre chaque étape, arrêt ou village.
Est-ce que je peux trouver sur le web des outils pour estimer assez précisément le niveau de difficulté et ainsi m'aider à décider si après tout je suis en mesure de faire ce trek ?
Je sais que, pour plusieurs d'entre vous, bons trekkeurs ou habitués à la randonnée sur une base très régulière et capable de plusieurs jours en continu avec des dénivelées assez importantes, ce trek est un jeu d'enfant. Mais je ne fais pas parti de cette catégorie et je veux avoir une meilleure idée de ce qui m'attend. Ça pourrait aussi me permettre de mieux me préparer.
Je vous remercie à l'avance de votre aide et de vos bons conseils.
Robert Lespérance
Français, Charlie Hebdo, tristesse English translation pending
Bonjour à tous,
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Questions sur le visa Chine English translation pending
Bonjour,
je sais que la question du visa est abordée sans arrêt, mais j'ai quelques questions. Nous voulons partir en Chine pour 2 semaines (Pékin et Shanghai) en hôtel, nous ferons donc la demande d'un visa L.
Si j'ai bien compris, avant de demander le visa, il faut réserver billets d'avion et hôtel c'est bien ça?
Ensuite, mes questions: - la lettre d'invitation, c'est quoi? C'est au cas où on loge chez l'habitant et non à l'hôtel? - l'attestation d'assurance couvrant le séjour en Chine: il faut la demander à l'assurance de la carte bleue avec laquelle on a réservé le voyage? - L'attestation de travail, de ressources, ou d'études en France (étudiant de plus de 18 ans): alors là?
Aussi: qu'est-ce que le visa collectif?
Dernière question: arrive-t-il que le visa soit refusé? Dans ce cas, que faire de ses billets d'avion?
Merci pour vos réponses!
je sais que la question du visa est abordée sans arrêt, mais j'ai quelques questions. Nous voulons partir en Chine pour 2 semaines (Pékin et Shanghai) en hôtel, nous ferons donc la demande d'un visa L.
Si j'ai bien compris, avant de demander le visa, il faut réserver billets d'avion et hôtel c'est bien ça?
Ensuite, mes questions: - la lettre d'invitation, c'est quoi? C'est au cas où on loge chez l'habitant et non à l'hôtel? - l'attestation d'assurance couvrant le séjour en Chine: il faut la demander à l'assurance de la carte bleue avec laquelle on a réservé le voyage? - L'attestation de travail, de ressources, ou d'études en France (étudiant de plus de 18 ans): alors là?
Aussi: qu'est-ce que le visa collectif?
Dernière question: arrive-t-il que le visa soit refusé? Dans ce cas, que faire de ses billets d'avion?
Merci pour vos réponses!
L'indignation English translation pending
Bonsoir à toutes et tous
Ce n'est peut-être pas l'endroit mais j'ai envie de vous dire mon indignation (aucun mot n'est assez fort) suite au massacre qui s'est produit ce matin à Paris. Des policiers, des journalistes ont payé de leur vie notre droit à la liberté de la presse.
Itinéraire 15 jours Namibie English translation pending
Bonsoir,
nous revoyons de partir à 2 en Namibie au mois d'avril pour une quinzaine de jours sur place. Nous commencons tout juste à tracer notre itinéraire et nous aurions aimé avoir votre avis sur les trajets que nous prévoyons d'effectuer ( distances, temps de route, temps dédié à chacune des). Voici notre première ébauche
J1 arrivee windhoek 16 h30. nuit : windhoek
J2: (windhoek-keetmanshoop = 500 km= 5h30 ) depart windhoek tot jusqu’à keetmanshoop/quivertree forest nuit : ?
J3 : (keetmanshoop-fish river canyon, (ai ais) = 265 km = 4h30) Apres midi fish river canyon Nuit : ?
J4 : Matinée fish river canyon Depart fish river canyon jusqu’à Aus (5h) jusqu’à natmib desert lodge(nuit)
J5 : Aus – sessriem ( 5h) route D707 Nuit : sessriem
J6 : journée à sessriem sossusvlei
Nuit : parc du naukluft ?
J7 olive trail Nuit : parc du naukluft ?
J8: en route vers cape cross ( 7h de route !!!????) Nuit : cape cross lodge (camping)
J9 : cape cross seal reserve puis depart vers Spitzkoppe Nuit : spitzkoppe
J10 : spitzkoppe brandberg Nuit brandberg
J11 : brandberg etosha ( 7h de route ????) Nuit etosha
J12 : etosha Nuit etosha
J13 etosha Nuit etosha
J14 depart depuis etosha Etape entre etosha et windhoek ?
J15 : retour sur windhoek
J16 : depart avion Nous voyagerons en 4*4 avec tente. Nous aimerions absolument faire le Fish River Canyon et la route D707 même si cela nous rajoute des km. Sous estimons nous les distances et temps de trajets ?? Est-ce complétement déraisonnable de faire 2 jours consacrés à la route ( 7h à chaque fois ?) Etosha est peut être l’étape que nous pourrions raccourcir ?
Merci à ceux qui pourrons nous aider et également à ceux qui l'ont déjà fait grâce à leur précieux conseils sur les différents forums.
nous revoyons de partir à 2 en Namibie au mois d'avril pour une quinzaine de jours sur place. Nous commencons tout juste à tracer notre itinéraire et nous aurions aimé avoir votre avis sur les trajets que nous prévoyons d'effectuer ( distances, temps de route, temps dédié à chacune des). Voici notre première ébauche
J1 arrivee windhoek 16 h30. nuit : windhoek
J2: (windhoek-keetmanshoop = 500 km= 5h30 ) depart windhoek tot jusqu’à keetmanshoop/quivertree forest nuit : ?
J3 : (keetmanshoop-fish river canyon, (ai ais) = 265 km = 4h30) Apres midi fish river canyon Nuit : ?
J4 : Matinée fish river canyon Depart fish river canyon jusqu’à Aus (5h) jusqu’à natmib desert lodge(nuit)
J5 : Aus – sessriem ( 5h) route D707 Nuit : sessriem
J6 : journée à sessriem sossusvlei
Nuit : parc du naukluft ?
J7 olive trail Nuit : parc du naukluft ?
J8: en route vers cape cross ( 7h de route !!!????) Nuit : cape cross lodge (camping)
J9 : cape cross seal reserve puis depart vers Spitzkoppe Nuit : spitzkoppe
J10 : spitzkoppe brandberg Nuit brandberg
J11 : brandberg etosha ( 7h de route ????) Nuit etosha
J12 : etosha Nuit etosha
J13 etosha Nuit etosha
J14 depart depuis etosha Etape entre etosha et windhoek ?
J15 : retour sur windhoek
J16 : depart avion Nous voyagerons en 4*4 avec tente. Nous aimerions absolument faire le Fish River Canyon et la route D707 même si cela nous rajoute des km. Sous estimons nous les distances et temps de trajets ?? Est-ce complétement déraisonnable de faire 2 jours consacrés à la route ( 7h à chaque fois ?) Etosha est peut être l’étape que nous pourrions raccourcir ?
Merci à ceux qui pourrons nous aider et également à ceux qui l'ont déjà fait grâce à leur précieux conseils sur les différents forums.
Paris: où loger avec enfants et transport English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendrons quelques jours à Paris l'été prochain avec deux enfants de 6 et 9 ans et les deux grands-mamans. J'ai quelques questions...
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
Sécurité au Burkina Faso English translation pending
J'ai très envie d'aller au Burkina en avril. Mais que penser de la sécurité là bas ? Entre le Mali proche et les problèmes politiques récents, je ne sais pas si c'est bien prudent.
Compte rendu d’un séjour de 24 jours entre la Turquie (Cesme, Éphèse, Pergame et l'île Chios) et Samos, septembre 2014 English translation pending
Compte rendu d’un séjour de 24 jours entre Turquie (Cesme, Ephèse, Pergame) et les îles de Chios et Samos ( septembre 2014)
Budget pour deux : 2996 €
Avion Bâle-Izmir avec Sunexpress : 436 € AR pour deux
Location de voitures + essence (10j + 8j) : 394 €
Autres transports : 165 €
Hôtels et studios pour 23 nuits : 860 €
Nourriture et restaurants : 927 €
Divers : 214 €
Carnet de route 06/09 2h50 de vol sans histoire entre Bâle et Izmir sous un beau soleil. La valise de nos amis ayant été « explosée» par une manutention musclée, nous avons dû patienter un peu pour régler ce problème avec une employée plutôt revêche. Nous allons ensuite attendre le bus Havas qui doit nous emmener directement à Cesme. Il arrive à 15h30 comme prévu et file par l’autoroute en 1h15 sur Cesme. Arrivés à Cesme nous quittons l’otogar et allons rejoindre l’hôtel (10 mn à pied) que nous avions réservé et dont l’emplacement entre l’otogar et le port nous convenait bien. Il fait bien chaud et nous abandonnons nos vêtements chauds pour adopter une tenue plus adaptée au climat méditerranéen. N’ayant gardé aucun souvenir marquant de notre précédent séjour à Cesme il y a 32ans nous partons sans apriori à la découverte de la ville. Comme souvent le long d’une côte touristique la ville présente deux aspects : l’un destiné aux touristes, ici à Cesme il s’agit d’une promenade le long de la marina avec les mêmes enseignes internationales, rue consacrée au dieu commerce et finalement sans intérêt pour qui vient pour être un peu dépaysé. Par contre dès que l’on sort de cette allée piétonne, la vraie Turquie réapparaît avec ses petits débits de thé et leurs terrasses en plein air, les pâtisseries avec leurs baklavas et loukoums, etc. Nous allons acheter nos billets de bateau pour demain pour l’île de Chios puis prenons un thé dans un caybahcesi à deux pas du port sur une terrasse en compagnie de turcs venus aussi se reposer et se désaltérer. L’odeur caractéristique du thé turc nous replonge instantanément dans nos souvenirs de Turquie, comme celle de la madeleine pour Proust ! Nous continuons note promenade dans le vieux Cesme, et admirons au passage un beau caravansérail transformé en hôtel. A l’heure du dîner nous allons au « Imré restaurant », conseillé par notre vendeur de billets de bateau : l’heureuse tradition, qui consiste à vous montrer les casseroles pour pouvoir choisir vos plats, perdure encore ici au contraire de la Grèce où cette tradition se perd, dommage. Nous nous laissons tenter par des feuilles de vigne farcies, des fleurs de courges farcies etc. Excellent repas à prix doux avec une addition d’environ 50 € pour quatre avec les boissons (bière et raki). Balade digestive en grimpant jusqu’à la citadelle qui domine la ville et offre un beau point de vue sur la mer. 07/09 Après un bon petit déjeuner complet à la turque nous allons à pied jusqu’au port (10mn) pour nous embarquer sur un bateau à destination de l’île de Chios. Beaucoup de touristes turcs profitent de ce dimanche pour aller passer la journée à Chios donc en Grèce ! Une grosse averse nous accueille à Chios ! Nous allons récupérer notre voiture de location dans une agence située sur le port et partons, toujours sous la pluie en direction du village de Mesta où nous avions réservé des studios. Ayant prévenu par sms notre logeuse, elle nous attend et nous emmène voir nos studios en plein dans le centre de ce village fortifié tout à fait original. Les deux studios situés en face à face donnent sur une terrasse semi-couverte commune très agréable. Le village de Mesta est entièrement ceinturé d’une muraille et seules 3 portes étroites donnent accès à l’intérieur du village qui a été entièrement restauré dans le style traditionnel médiéval avec pierres apparentes la plupart des ruelles sont couvertes par des arches, en effet au niveau du 1er étage, les maisons recouvrent les rues les transformant en tunnel. Tout ceci donne au village une atmosphère très particulière. On peut ainsi tourner dans des ruelles toutes semblables au tracé labyrinthique et se heurter à une impasse sans trouver la sortie du village ! C’est l’heure du déjeuner et nous allons nous sustenter d’un repas grec gouteux sur la belle place du village ombragée par de beaux platanes 08/09 Beau temps, ciel bleu, idéal pour entreprendre la balade qui mène de Mesta au village d’Olymbi. Le chemin bien tracé et signalisé monte de Mesta à travers des vergers, des oliveraies en direction d’une chapelle située, comme d’habitude, sur la crête qui sépare les deux villages. Par chance en arrivant vers la crête nous entendons des paysans parler qui sont entrain de récolter le fameux mastic qui a fait et fait encore la réputation de l’île. Nous avions remarqué que, sous une certaine variété d’arbres que nous n’avions pas identifiée, il y avait une poudre blanche répandue sur le sol sous ces arbres. En fait il s’agit d’une mince couche de craie qui permet de récolter plus facilement les gouttes de mastic et pour éviter qu’elles ne s’enfoncent dans le sol . C’est un travail ingrat et pour ramasser les gouttes il faut gratter la couche de craie de ce fait on ramasse de la craie, des feuilles et brindilles et quelques gouttes de mastic qu’il faudra par après séparé par tamisage. Pour l’instant ces paysans qui ne sont pas de première jeunesse sont courbés jusqu’au sol, équipés de genouillères et ratissent le mastic qui suinte des troncs scarifiés. Nous goutons quelques gouttes de mastic à la consistance de chewing-gum mais dont le goût de résine un peu amer s’affadit assez vite. Après avoir passé quelques temps avec ces ramasseurs en essayant d’échanger malgré les difficultés de langue, nous reprenons notre chemin qui descend en pente douce vers le village d’Olymbi, qui ressemble en plus petit et moins bien réhabilité à celui de Mesta. Quelques maisons sont décorées, nous faisons une petite pause rafraichissante sur la place ombragée centrale du village. Retour par le même chemin d’où la vue sur la campagne environnante est superbe, au loin les ruines de quatre moulins se détachent sur le ciel bleu, plus loin la mer scintille au soleil. Le chemin longe des oliveraies avec des oliviers centenaires aux troncs majestueux. Déjeuner sur notre terrasse (Tiropita, olives, fromages, pain et ouzo). Vers le milieu de l’après-midi nous prenons la voiture en direction de la mer et du port de Mesta , Limenas, sans intérêt avec cette immense jetée neuve et déserte destinée sûrement à accueillir dans le futur de gros bateaux. Nous allons nous baigner dans l’une des deux petites criques appelées Didymes situées quelques km après le village de Limenas. Nous sommes seuls et la mer est très bonne. Pour clore cette superbe journée nous allons dîner à Ag. Irini, dans la seule psarotaverna de ce port minuscule situé à quelques km plus au nord de la crique Didymes. Excellent diner à base de poulpe, de calamars et de farcies sous la lumière irisée d’un coucher de soleil. Visite rapide d’Elata, autre village du mastic sans intérêt particulier et retour à Mesta. 09/09 Toujours du beau temps. Départ pour Pyrghi et Emborios : Emborios est une toute petite station balnéaire avec quelques bâtiments, deux restaurants et de superbes plages. Nous nous garons près de la plage de Mavra Volia et allons randonner en direction du sud où un chemin devrait nous permettre d’atteindre la mer tout au bout d’une péninsule. Malheureusement le chemin n’existe plus, nous l’avons cherché tant et plus s’égratignant dans le maquis, puis de guerre lasse revenons vers la plage et allons nous baigner sur cette plage de galets tout noir bordée par une falaise assez impressionnante. En revenant sur nos pas nous allons nous laisser tenter par une nouvelle psarotaverna (To Ifaistio) superbement installée au bord de la mer et aux plats de poissons tout aussi gouteux qu’hier. Nous reprenons ensuite la voiture pour aller découvrir par la route la belle crique de Vrouladia près de la tour génoise de Dotia que nous aurions dû atteindre par le chemin si nous l’avions trouvé. la route se termine par un parking qui surplombe la crique à laquelle on accède par un escalier assez raide la petite plage est superbement isolée au bout de la péninsule au pied d’une falaise, quelques baigneurs sont sur la plage ou dans l’eau, nous ne résistons pas à une 2me baignade dans une eau toujours aussi chaude et transparente. Retour vers le village de Pyrghi, réputé pour ces maisons décorées. La plupart des maisons et des églises de ce village du mastic ont des façades décorées de motifs géométriques grisés sur fond blanc : c’est très original ! Le centre du village est occupé par une grosse tour ronde sans issue destinée à protéger les habitants en cas d’attaque de pirates ou d’ennemis. Retour à Mesta 10/09 Retour à Pyrghi que nous avons visité un peu rapidement hier et dont nous n’avons pas pu voir la belle église. En arrivant nous avons la chance de voir dans une ruelle une vieille paysanne en train de tamiser des sacs remplis de mastic et de déchets divers, sa fille présente nous donne des explications sur la récolte et la transformation du mastic. Tout cela représente beaucoup de travail pour un prix de revient du mastic autour de 100 € le kg, ce qui ne me semble pas cher payé vu le boulot ! Nous allons ensuite visiter la petite église Sts Pierre et Paul du XIIIème s. dont l’entrée est coincée au bout d’un passage voûté étroit et sombre. A l’intérieur elle est entièrement recouverte de superbes fresques du XVIème siècle, certaines malheureusement ont souffert du temps. Nous reprenons la voiture pour la ville d’Armolia (peu d’intérêt) toujours dans la région du Mastic où nous partons faire la balade qui mène en ¾ d’heure au château qui surplombe la vallée : Beaux paysages mais le feu a fait des ravages ici en 2012 et il ne reste que des arbres calcinés sur la dernière partie du parcours. Nous continuons notre route pour aller à la découverte de la côte Est vers Kalamoti par de petites routes sinueuses offrant de beaux panoramas sur la mer au loin. Arrêt baignade sur une plage de sable fin vers Komi puis arrêt déjeuner à Emporios dans la même psarotaverna qu’hier. Sieste et baignade sur la plage de Mavro Volia. Retour à Mesta. 11/09 Départ pour aller visiter le village de Vessa et le monastère de Néa moni. L’unique taverne occupe une place de choix sur la place ombragée du village. Le village de Vessa est tout petit et ici aussi on rénove des vieilles maisons dans un but touristique. Nous continuons notre route en direction de la montagne et la route s’élève bientôt en lacets vers un col puis c’est la descente vers le versant Est de la montagne et le monastère de Néa Moni. Ici aussi les feux de 2012 ont fait des dégâts importants. Nous visitons le monastère qui a été très endommagé lors de l’attaque turque de 1821 qui s’est soldée par près de 3000 victimes assassinées. Beaucoup de bâtiments sont ruinés seule l’église a gardé quelques belles mosaïques byzantines dorées. Après la visite nous empruntons le chemin qui en grimpant mène au monastère voisin de Pateres le paysage est désolé et sec, tout a brûlé de plus il fait très chaud (normal il est 13h). Retour à Mesta pour notre dernière nuit dans la région du mastic. 12/09 Départ en direction du Nord vers le village d’Avgonyma tout en pierre grise et qui domine la mer du haut de la montagne. Beaucoup de maisons, surtout celles dont les terrasses donnent sur la mer, ont été ou sont en train d’être rénovées dans le style local pour être transformées en meublés touristiques. Bon déjeuner dans un des restaurants dont la terrasse donne sur la mer. Nous continuons notre route vers Anavatos, village martyr que les turcs ont incendiés et rasés en 1822 après avoir décimés toute la population lors de la guerre d’indépendance de la Grèce. Le village est accroché sur les versants très pentus d’un piton rocheux et on a du mal au début à distinguer les ruines des maisons de la roche de la montagne de la même couleur. Etrange impression à déambuler dans ces ruines surtout quand on en connait l’histoire dramatique. La baignade du jour se fera dans la superbe baie de Tigani qui succède un peu plus au Nord à celle d’Elunda. Nous dénicherons même quelques vieilles chaises de jardin en plastique et en bon état pour nous reposer sous l’ombrage des pins. En fin d’après-midi nous reprenons la très belle route de la côte avec ses points de vue en direction de Volissos notre prochaine étape. Les studios réservés sont situés au peu au-dessus de la plage de Volissos : de la terrasse la vue sur le port de Limnia et la plage de Limnos est sympa. Le patron Yannis est très accueillant et les studios sont très bien équipés. Dîner de poissons sur la plage de Limnos. 13/09 Visite de Volissos et courses alimentaires. Le village est divisé en plusieurs petits quartiers éparpillés sur la colline qui domine la mer certains quartiers semblent abandonnés avec leurs maisons éventrées qui tombent en ruine. En fin de matinée nous allons nous baigner sur la belle plage de Limnos puis allons déjeuner sur notre terrasse. Un peu plus tard nous prenons la voiture pour aller explorer la route qui continue après la plage de Limnos et mène à d’autres petites plages tout aussi sympa et isolée plus au Nord. La route s’arrête à la hauteur du monastère d’Agh. Markellas. Dîner sur la plage de Limnos à l’excellent restaurant Akrogiali. 14/09 Voulant profiter d’un bel éclairage matinal nous nous sommes levés un peu plus tôt pour faire la balade répertoriée sur le dépliant Walker et qui doit de Volissos nous mener jusqu’à l’église Panagia Neromylon en 2h en passant par la vallée de Malgkiotis. Malgré quelques imprécisions, à savoir fléchage absent, surtout sur le retour nous avons pu faire cette balade agréable qui longe des vergers, d’anciens moulins à eau et quelques chapelles. La boucle nous aura pris environ 3h50. Baignade à Limnos et déjeuner au studio. Vers 17h nous partons en voiture en direction du Nord vers le village d’Aghia Gala : route superbe avec des points du vue merveilleux sur la côte et la mer certaines traversées de village sont délicates tellement la route se rétrécit ou fait des angles droits sans aucune visibilité ! Visite d’Aghia Gala : impression de bout du monde, le village parait presque mort et abandonné, on ne croise ici que des vieux et des chats. On se demande de quoi vivent les gens ici et si les services publics arrivent jusqu’ici ? Dîner toujours au même restaurant à Limnos. 15/09 Nous retournons vers le Nord en voiture en direction de Kalavassi, Kipouries jusqu’à Kambia, village d’où part une autre balade repérée sur le dépliant touristique walker. En fait c’est un chemin qui descend depuis le village de Kambia jusqu’à la mer tout en bas, avec un retour par le même chemin. Il fait beau et si la première partie en descente raide se fait à l’ombre (ouf !) la suite du chemin dans le vallon sera plus exposée : la campagne est très belle avec de magnifiques chênes, des oliviers, des pins, des figuiers, etc. Un moment on suivra les traces d’un ancien canal d’irrigation peu avant d’arriver à la mer. Retour par le même chemin (2h45mn en tout). Retour à Volissos 16/09 Nous quittons Volissos et partons en direction de la ville de Chios par la route la plus directe en descendant vers le versant Est de Chios, le paysage se transforme : il est désolé et désertique, quasiment plus de vert, tout est gris comme la roche. Descente en lacets serrés sur la ville de Chios. Nous nous arrêtons pour visiter un peu la ville, il n’y a rien de particulier à voir, nous faisons un peu de shopping dans la principale rue commerçante at allons déjeuner sur le port, rien d’extraordinaire. Nous partons ensuite à la recherche de notre dernière étape à Chios, une pension dans le Kambos. Après avoir un peu tourné nous la trouvons enfin, un peu plus loin qu’indiqué sur le plan de situation du site de la pension. C’est une belle maison traditionnelle de propriétaires terriens en pierre ocre de Thymiana, attenante à une exploitation agricole, ici des vergers d’agrumes essentiellement. Les chambres sont spacieuses et offrent tout le confort, les draps par contre n’ont pas été changés ! Oubli vite réparé heureusement. Nous ressortons en fin de journée nous balader à Chios ville le long du port entre autres. 17/09 Le matin nous conduisons nos amis au port où ils vont reprendre l’avion à Izmir. Du port nous allons ensuite en voiture aller photographier les fameux moulins du bord de mer à Vrontados. Bel éclairage du matin, à cette heure matinale il n’y a personne. Nous continuons vers le Nord en direction de la petite ville de Langkada. C’est une petite station balnéaire qui a gardé son charme d’antan, sans béton avec ses maisons et son petit port de pêcheurs. Aujourd’hui c’est la Ste Sophie et comme le village a une chapelle dédiée à la sainte c’est la fête. Tous les habitants endimanchés se pressent, autour de la chapelle (pour les hommes), et dans la chapelle pour les femmes. Des tables ont été dressées et des femmes apportent des plats et des gâteaux pour les garnir. A la fin de la cérémonie religieuse, les convives se précipitent autour des tables, les hommes se libèrent les mains de leur komboloî, et se dirigent plutôt vers le salé, les femmes vers le sucré. C’est toujours agréable de se mêler ainsi à une fête villageoise et on nous convie de plus à partager ces agapes. Retour dans le Kambos à l’hôtel et balade en voiture puis à pied dans la petite station balnéaire d’Aghia Ermoni puis dans la ville de Thymiane où nous faisons un excellent dîner au restaurant Russiko. 18/09 Petit-déjeuner matinal car nous devons ramener la voiture chez Thrifty à 7h30 puis prendre le bateau pour Cesme à 8h30. Au départ la solution la plus logique et simple consistait à prendre le ferry grec de la NEL qui de Chios va à Samos, malheureusement pour des raisons politiques et financières la NEL a décidé brutalement d’arrêter cette liaison n’étant plus subventionnée par le gouvernement grec. De ce fait la seule solution de remplacement était toute trouvée, repasser en Turquie jusqu’à Izmir, longer la côte pour revenir à Samos par Kusadasi étonnant pied de nez pour des grecs obligés de passer par l’ennemi de toujours pour transiter d’une île grecque à l’autre ! A Chios ville personne pour réceptionner la voiture ni à 7h30, ni à 8h, tant pis nous garons la voiture près de l’agence, laissons les clés devant la porte avec un mot et partons à pied vers l’embarcadère. Le ferry quitte le port à 8h30 pile et nous emmène à Cesme d’où nous prenons le bus Havas pour l’aéroport d’Izmir (1h05). De là un autre bus nous emmène à Kusadasi en 1h. En ville nous achetons nos billets AR pour Samos et il nous reste du temps pour déjeuner et visiter la ville. On voit tout de suite que Kusadasi s’est entièrement dédié au tourisme, tant dans le grand bazar couvert que dans les rues commerçantes on n’y trouve que magasins de souvenirs offrant, tapis, luminaires, bijoux, cuirs etc. De grands bateaux de croisières déversent leurs milliers de touristes qui vont aller faire chauffer leurs cartes bancaires. En réalité il n’y a pas grand-chose à voir et nous sommes contents de quitter Kusadasi à 17h. la traversée est un peu houleuse et nous débarquons à Samos 1h1/2 plus tard. Nous récupérons notre voiture de location sur le port et partons en direction de Manolates où nous logerons plusieurs jours. C’est un petit village perché dans la montagne et qui domine superbement la mer. C’est un village touristique dont les maisons ont été restaurées, les rues refaites mais en respectant l’architecture locale. On y trouve plusieurs restaurants, des boutiques d’artisanat et peu de logements touristiques. De ce fait après 18h il n’y a quasiment plus de touristes dans le village. Notre studio près de l’église bénéficie d’une vue magnifique sur la côte et la mer 500m plus bas. 19/09 Nous partons en voiture pour aller faire des courses dans la ville de Karlovassi, il est vrai qu’il y a peu de choix à Manolates. Karlovassi ne nous a pas laissé une grande impression, nous dépassons la ville en direction du sud pour aller faire la petite balade de la chute de Potami. N’étant pas équipés pour faire la balade complète (il faut s’immerger jusqu’à la taille et suivre le lit de la rivière) nous nous arrêtons à la hauteur d’un restaurant perché dans sur la colline. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour visiter la plus vieille chapelle de l’île elle est située dans une très beau cadre entourée d’oliviers et d’arbres. Cette balade est très populaire et nous n’arrêtons pas de croiser des groupes d’Allemands, d’Anglais, de Hollandais etc. La route qui continue vers le Sud offre de belles vues sur la côte et la mer. 20/09 Ce matin nous partons à pied faire la balade qui va de Manolates à Vourliotes un autre village perché distant de quelques km d’ici. Il y a plein de balades à faire dans le coin et les différents itinéraires sont bien fléchés, ils permettent de joindre les villages environnants. Nous sommes également surpris par la vitalité de la végétation ici à Samos, tout est vert, il y a des forêts, des vergers, de la vigne, ça nous change de Chios où il n’y avait que pierraille et forêts calcinées. Notre chemin indiqué M2 serpente entre les oliveraies, la vigne et des bosquets et descend au fond d’un vallon avant de remonter vers les hauteurs pour atteindre le village de Vourliotes où nous arrivons au bout de 2h. c’est un sympathique village avec sa place ombragée et ses tavernes dont les tables occupent l’espace central. Nous nous octroyons une pause, en même temps que les hommes du village qui discutent autour de l’inusable café frappé. Retour par le même chemin. 21/09 Nous partons aujourd’hui visiter la partie Sud-ouest de l’île. Premier arrêt à Platanos beau village admirablement situé sur une montagne qui domine toute la côte. Belle place centrale avec ses tavernes, ses tables et ses chaises éparpillées sur la place. Le village est entouré de vignes qui produisent le fameux vin de Samos. Nous descendons ensuite nous baigner sur la longue plage de sable de Marathokampos. Nous ne sommes pas seuls mais on est pas les uns sur les autres. N’ayant pas trouvé de tavernes ouvertes à Marthokampos nous retournons déjeuner à Platanos. 22/09 Nous quittons Manolates pour découvrir la côte Nord et allons nous baigner sur la belle plage de Tsamadou avant d’arriver à Kokkari. Si le front de mer est complètement squatté par des dizaines de restaurants pour touristes, le vieux village sur sa butte est encore assez authentique. Nous continuons en direction de Pythagorion notre prochaine étape. Nous avons là aussi un très beau studio perché sur la falaise qui domine le port et la plage, de la terrasse la vue sur la ville et la mer est magnifique. 23/09 Visite du site de l’Heraion, site antique majeure de l’île à 6 km de la ville. Ce site correspond à l’un des plus grands et plus anciens temple dédié à Héra, le site s’étend sur un grand espace mais il est peu parlant dans le mesure où les ruines ne sont pas très lisibles. Grâce aux nombreux panneaux informatifs la visite n’en est pas moins intéressante. Nous quittons le site pour aller visiter l’église Panagia Megali dans la montagne remarquable par une superbe iconostase en bois doré, de vieilles fresques quelques fois effacées qui tapissent tous les murs et plafonds de la chapelle. 24/09 Nous partons à la découverte de la plage de Possidonio vers le N-E de Pythagorion c’est une belle plage abritée du vent violent qui souffle aujourd’hui mais elle est squattée par de nombreux transats. Nous préférons aller voir un km plus loin la plage de Klima qui nous parait plus agréable : elle est plus grande, bien abritée aussi et il y a peu de transats. 25/09 Dernier jour à Pythagorion, nous allons tester la plage de Kervéli, toujours dans le même secteur un peu plus au nord. Il est 10h et il n’y a personne, la plage est toute petite bordée par une rangée d’arbres, les quelques baigneurs arriveront plus tard. Vers 13h nous prendrons un très bon déjeuner sur la terrasse de l’unique taverne ouverte sur la plage. Nous reprenons la route en direction du monastère de Zoologos. Bien que le monastère soit fermé à cette heure, nous ne regrettons pas le déplacement, la vue sur la côte depuis ce nid d’aigle est splendide, de même la route qui y conduit. Nous continuons vers Samos, dernière balade dans le vieux Samos, nous laissons la voiture sur le port comme convenu et prenons le bateau pour Kusadasi. Traversée mouvementée, le vent violent de ces derniers jours à creuser la mer de belle façon, et l’amarrage à Kusadasi sera chaotique. En quittant le port nous prenons un dolmus qui nous laisse à la station des dolmus pour Selçuk notre prochaine étape. Installation à l’hôtel Ave Maria (fallait le faire en Turquie !) 26/09 De l’hôtel nous allons à pied (15 mn) jusqu’à la station des dolmus pour Ephèse. Nous pénétrons dans le site par le bas, nous sommes seuls à visiter le magnifique théâtre mais en approchant de la bibliothèque de Celsius nous voyons une foule immense descendre la voie et envahir le site de tous les côtés. La beauté du site et l’éclairage du matin nous ferons oublier ce désagrément. Retour à Selçuk et déjeuner de kebap dans une des nombreuses cantines pas chères situées près du marché. L’après-midi sera consacré à la visite de la Basilique Saint-Jean (très ruinée) et de la vieille mosquée Isa Bey. 27/09 Retour à la station des bus et dolmus d’où nous partons en minibus pour Izmir (durée 1h). De la station Konak d’Izmir nous prenons dans la foulée un autre minibus pour Pergame où nous arrivons 2h plus tard. Temps gris et un peu froid à cause du vent qui souffle fort. Nous logeons dans une vieille maison située dans le vieux quartier de Pergame au pied de l’acropole. Les propriétaires sont très gentils et serviables, notre chambre est assez kitch et vieillotte (peut-être à cause de l’odeur tenace de naphtaline) mais confortable. Nous allons déjeuner dans un petit restaurant local sans prétention aux prix sages et à la bonne cuisine (restaurant Sarmatic). Nous allons faire le tour de l’imposante basilique rouge avec ces énormes murs de brique rouge, puis faisons un tour dans la vieille ville. Nous avons l’impression ici, contrairement à Selçuk où le modernisme a triomphé, que la vieille ville est resté identique à l’image que nous nous faisions de ces villes turques vue il y a 35 ans. Dans les petites ruelles tortueuses sont installés les commerces traditionnels : vendeurs de pastèques, coiffeurs avec leurs vieux fauteuils avachis, petits restaurants, épiceries où l’on vend de tout, etc. Aucun magasin de souvenir à l’exception d’un brocanteur antiquaire, vendeur de tapis installé en face de la basilique rouge. 28/09 Après le somptueux petit déjeuner (qui ne fut pas petit, bien au contraire) nous montons à pied jusqu’au téléphérique qui permet d’accéder à l’entrée du site antique. Peu de monde comparé à Ephèse, en résumé beaucoup de ruines pas toujours parlantes à l’exception du grand temple de Trajan et de l’extraordinaire théâtre suspendu dans le vide dans la pente la plus raide de l’acropole. De là haut la vue sur les alentours et Pergame est superbe. Nous quitterons le site en empruntant un chemin qui descend en direction de la ville, l’employé chargé de surveiller les mosaïques nous indiquera par où passer et où franchir la grille qui permet de sortir du site. 29/09 Le soleil est revenu, et c’est le départ pour Izmir en minibus jusqu’à la station Konak, de là un autre minibus est censé nous amener à l’aéroport, mais en réalité il nous laisse au bord de l’autoroute où des taxis attendent le client pour les amener à l’aéroport après avoir râlé nous négocions le taxi à 5tl et nous voilà à l’aéroport, attente, contrôle puis embarquement et décollage à l’huer 2h50 de vol sans histoire jusqu’à Bâle.
En guise de conclusion Chios : C’est une île très originale avec la région du mastic, ses villages fortifiés, ses maisons décorées (Pyrghi) , une nature austère et sèche, montagneuse (centre et Nord) avec de superbes plages (galets ou sable) peu fréquentées. L’influence turque se ressent partout. Samos : île très verte et montagneuse avec de nombreux ruisseaux, traversée de nombreux chemins balisés, très touristique avec une prédominance de nordiques (scandinaves, hollandais, allemands, anglais) qui arrivent par avions entiers de chez eux directement à l’aéroport. En septembre heureusement la grande vague touristique est passée. Turquie Cesme : agréable petite station balnéaire à la mode mais avec encore un quartier authentiquement turc. Kusadasi : grosse station sans intérêt desservie par les grands paquebots de croisière qui déversent leurs flots de touristes avides d’acheter tout et n’importe quoi dans un bazar tourné vers le tourisme de masse. Selçuk : petite ville agréable accolée au site d’Ephèse avec son quartier touristique mais aussi la ville turque authentique. Pergame (Bergama) : ville accolée au superbe site antique de Pergame, composée d’une ville moderne distante de la vieille ville située près de l’acropole. Les photos de ce voyage peuvent être visionnées ici : https://picasaweb.google.com/...&feat=direct...
Carnet de route 06/09 2h50 de vol sans histoire entre Bâle et Izmir sous un beau soleil. La valise de nos amis ayant été « explosée» par une manutention musclée, nous avons dû patienter un peu pour régler ce problème avec une employée plutôt revêche. Nous allons ensuite attendre le bus Havas qui doit nous emmener directement à Cesme. Il arrive à 15h30 comme prévu et file par l’autoroute en 1h15 sur Cesme. Arrivés à Cesme nous quittons l’otogar et allons rejoindre l’hôtel (10 mn à pied) que nous avions réservé et dont l’emplacement entre l’otogar et le port nous convenait bien. Il fait bien chaud et nous abandonnons nos vêtements chauds pour adopter une tenue plus adaptée au climat méditerranéen. N’ayant gardé aucun souvenir marquant de notre précédent séjour à Cesme il y a 32ans nous partons sans apriori à la découverte de la ville. Comme souvent le long d’une côte touristique la ville présente deux aspects : l’un destiné aux touristes, ici à Cesme il s’agit d’une promenade le long de la marina avec les mêmes enseignes internationales, rue consacrée au dieu commerce et finalement sans intérêt pour qui vient pour être un peu dépaysé. Par contre dès que l’on sort de cette allée piétonne, la vraie Turquie réapparaît avec ses petits débits de thé et leurs terrasses en plein air, les pâtisseries avec leurs baklavas et loukoums, etc. Nous allons acheter nos billets de bateau pour demain pour l’île de Chios puis prenons un thé dans un caybahcesi à deux pas du port sur une terrasse en compagnie de turcs venus aussi se reposer et se désaltérer. L’odeur caractéristique du thé turc nous replonge instantanément dans nos souvenirs de Turquie, comme celle de la madeleine pour Proust ! Nous continuons note promenade dans le vieux Cesme, et admirons au passage un beau caravansérail transformé en hôtel. A l’heure du dîner nous allons au « Imré restaurant », conseillé par notre vendeur de billets de bateau : l’heureuse tradition, qui consiste à vous montrer les casseroles pour pouvoir choisir vos plats, perdure encore ici au contraire de la Grèce où cette tradition se perd, dommage. Nous nous laissons tenter par des feuilles de vigne farcies, des fleurs de courges farcies etc. Excellent repas à prix doux avec une addition d’environ 50 € pour quatre avec les boissons (bière et raki). Balade digestive en grimpant jusqu’à la citadelle qui domine la ville et offre un beau point de vue sur la mer. 07/09 Après un bon petit déjeuner complet à la turque nous allons à pied jusqu’au port (10mn) pour nous embarquer sur un bateau à destination de l’île de Chios. Beaucoup de touristes turcs profitent de ce dimanche pour aller passer la journée à Chios donc en Grèce ! Une grosse averse nous accueille à Chios ! Nous allons récupérer notre voiture de location dans une agence située sur le port et partons, toujours sous la pluie en direction du village de Mesta où nous avions réservé des studios. Ayant prévenu par sms notre logeuse, elle nous attend et nous emmène voir nos studios en plein dans le centre de ce village fortifié tout à fait original. Les deux studios situés en face à face donnent sur une terrasse semi-couverte commune très agréable. Le village de Mesta est entièrement ceinturé d’une muraille et seules 3 portes étroites donnent accès à l’intérieur du village qui a été entièrement restauré dans le style traditionnel médiéval avec pierres apparentes la plupart des ruelles sont couvertes par des arches, en effet au niveau du 1er étage, les maisons recouvrent les rues les transformant en tunnel. Tout ceci donne au village une atmosphère très particulière. On peut ainsi tourner dans des ruelles toutes semblables au tracé labyrinthique et se heurter à une impasse sans trouver la sortie du village ! C’est l’heure du déjeuner et nous allons nous sustenter d’un repas grec gouteux sur la belle place du village ombragée par de beaux platanes 08/09 Beau temps, ciel bleu, idéal pour entreprendre la balade qui mène de Mesta au village d’Olymbi. Le chemin bien tracé et signalisé monte de Mesta à travers des vergers, des oliveraies en direction d’une chapelle située, comme d’habitude, sur la crête qui sépare les deux villages. Par chance en arrivant vers la crête nous entendons des paysans parler qui sont entrain de récolter le fameux mastic qui a fait et fait encore la réputation de l’île. Nous avions remarqué que, sous une certaine variété d’arbres que nous n’avions pas identifiée, il y avait une poudre blanche répandue sur le sol sous ces arbres. En fait il s’agit d’une mince couche de craie qui permet de récolter plus facilement les gouttes de mastic et pour éviter qu’elles ne s’enfoncent dans le sol . C’est un travail ingrat et pour ramasser les gouttes il faut gratter la couche de craie de ce fait on ramasse de la craie, des feuilles et brindilles et quelques gouttes de mastic qu’il faudra par après séparé par tamisage. Pour l’instant ces paysans qui ne sont pas de première jeunesse sont courbés jusqu’au sol, équipés de genouillères et ratissent le mastic qui suinte des troncs scarifiés. Nous goutons quelques gouttes de mastic à la consistance de chewing-gum mais dont le goût de résine un peu amer s’affadit assez vite. Après avoir passé quelques temps avec ces ramasseurs en essayant d’échanger malgré les difficultés de langue, nous reprenons notre chemin qui descend en pente douce vers le village d’Olymbi, qui ressemble en plus petit et moins bien réhabilité à celui de Mesta. Quelques maisons sont décorées, nous faisons une petite pause rafraichissante sur la place ombragée centrale du village. Retour par le même chemin d’où la vue sur la campagne environnante est superbe, au loin les ruines de quatre moulins se détachent sur le ciel bleu, plus loin la mer scintille au soleil. Le chemin longe des oliveraies avec des oliviers centenaires aux troncs majestueux. Déjeuner sur notre terrasse (Tiropita, olives, fromages, pain et ouzo). Vers le milieu de l’après-midi nous prenons la voiture en direction de la mer et du port de Mesta , Limenas, sans intérêt avec cette immense jetée neuve et déserte destinée sûrement à accueillir dans le futur de gros bateaux. Nous allons nous baigner dans l’une des deux petites criques appelées Didymes situées quelques km après le village de Limenas. Nous sommes seuls et la mer est très bonne. Pour clore cette superbe journée nous allons dîner à Ag. Irini, dans la seule psarotaverna de ce port minuscule situé à quelques km plus au nord de la crique Didymes. Excellent diner à base de poulpe, de calamars et de farcies sous la lumière irisée d’un coucher de soleil. Visite rapide d’Elata, autre village du mastic sans intérêt particulier et retour à Mesta. 09/09 Toujours du beau temps. Départ pour Pyrghi et Emborios : Emborios est une toute petite station balnéaire avec quelques bâtiments, deux restaurants et de superbes plages. Nous nous garons près de la plage de Mavra Volia et allons randonner en direction du sud où un chemin devrait nous permettre d’atteindre la mer tout au bout d’une péninsule. Malheureusement le chemin n’existe plus, nous l’avons cherché tant et plus s’égratignant dans le maquis, puis de guerre lasse revenons vers la plage et allons nous baigner sur cette plage de galets tout noir bordée par une falaise assez impressionnante. En revenant sur nos pas nous allons nous laisser tenter par une nouvelle psarotaverna (To Ifaistio) superbement installée au bord de la mer et aux plats de poissons tout aussi gouteux qu’hier. Nous reprenons ensuite la voiture pour aller découvrir par la route la belle crique de Vrouladia près de la tour génoise de Dotia que nous aurions dû atteindre par le chemin si nous l’avions trouvé. la route se termine par un parking qui surplombe la crique à laquelle on accède par un escalier assez raide la petite plage est superbement isolée au bout de la péninsule au pied d’une falaise, quelques baigneurs sont sur la plage ou dans l’eau, nous ne résistons pas à une 2me baignade dans une eau toujours aussi chaude et transparente. Retour vers le village de Pyrghi, réputé pour ces maisons décorées. La plupart des maisons et des églises de ce village du mastic ont des façades décorées de motifs géométriques grisés sur fond blanc : c’est très original ! Le centre du village est occupé par une grosse tour ronde sans issue destinée à protéger les habitants en cas d’attaque de pirates ou d’ennemis. Retour à Mesta 10/09 Retour à Pyrghi que nous avons visité un peu rapidement hier et dont nous n’avons pas pu voir la belle église. En arrivant nous avons la chance de voir dans une ruelle une vieille paysanne en train de tamiser des sacs remplis de mastic et de déchets divers, sa fille présente nous donne des explications sur la récolte et la transformation du mastic. Tout cela représente beaucoup de travail pour un prix de revient du mastic autour de 100 € le kg, ce qui ne me semble pas cher payé vu le boulot ! Nous allons ensuite visiter la petite église Sts Pierre et Paul du XIIIème s. dont l’entrée est coincée au bout d’un passage voûté étroit et sombre. A l’intérieur elle est entièrement recouverte de superbes fresques du XVIème siècle, certaines malheureusement ont souffert du temps. Nous reprenons la voiture pour la ville d’Armolia (peu d’intérêt) toujours dans la région du Mastic où nous partons faire la balade qui mène en ¾ d’heure au château qui surplombe la vallée : Beaux paysages mais le feu a fait des ravages ici en 2012 et il ne reste que des arbres calcinés sur la dernière partie du parcours. Nous continuons notre route pour aller à la découverte de la côte Est vers Kalamoti par de petites routes sinueuses offrant de beaux panoramas sur la mer au loin. Arrêt baignade sur une plage de sable fin vers Komi puis arrêt déjeuner à Emporios dans la même psarotaverna qu’hier. Sieste et baignade sur la plage de Mavro Volia. Retour à Mesta. 11/09 Départ pour aller visiter le village de Vessa et le monastère de Néa moni. L’unique taverne occupe une place de choix sur la place ombragée du village. Le village de Vessa est tout petit et ici aussi on rénove des vieilles maisons dans un but touristique. Nous continuons notre route en direction de la montagne et la route s’élève bientôt en lacets vers un col puis c’est la descente vers le versant Est de la montagne et le monastère de Néa Moni. Ici aussi les feux de 2012 ont fait des dégâts importants. Nous visitons le monastère qui a été très endommagé lors de l’attaque turque de 1821 qui s’est soldée par près de 3000 victimes assassinées. Beaucoup de bâtiments sont ruinés seule l’église a gardé quelques belles mosaïques byzantines dorées. Après la visite nous empruntons le chemin qui en grimpant mène au monastère voisin de Pateres le paysage est désolé et sec, tout a brûlé de plus il fait très chaud (normal il est 13h). Retour à Mesta pour notre dernière nuit dans la région du mastic. 12/09 Départ en direction du Nord vers le village d’Avgonyma tout en pierre grise et qui domine la mer du haut de la montagne. Beaucoup de maisons, surtout celles dont les terrasses donnent sur la mer, ont été ou sont en train d’être rénovées dans le style local pour être transformées en meublés touristiques. Bon déjeuner dans un des restaurants dont la terrasse donne sur la mer. Nous continuons notre route vers Anavatos, village martyr que les turcs ont incendiés et rasés en 1822 après avoir décimés toute la population lors de la guerre d’indépendance de la Grèce. Le village est accroché sur les versants très pentus d’un piton rocheux et on a du mal au début à distinguer les ruines des maisons de la roche de la montagne de la même couleur. Etrange impression à déambuler dans ces ruines surtout quand on en connait l’histoire dramatique. La baignade du jour se fera dans la superbe baie de Tigani qui succède un peu plus au Nord à celle d’Elunda. Nous dénicherons même quelques vieilles chaises de jardin en plastique et en bon état pour nous reposer sous l’ombrage des pins. En fin d’après-midi nous reprenons la très belle route de la côte avec ses points de vue en direction de Volissos notre prochaine étape. Les studios réservés sont situés au peu au-dessus de la plage de Volissos : de la terrasse la vue sur le port de Limnia et la plage de Limnos est sympa. Le patron Yannis est très accueillant et les studios sont très bien équipés. Dîner de poissons sur la plage de Limnos. 13/09 Visite de Volissos et courses alimentaires. Le village est divisé en plusieurs petits quartiers éparpillés sur la colline qui domine la mer certains quartiers semblent abandonnés avec leurs maisons éventrées qui tombent en ruine. En fin de matinée nous allons nous baigner sur la belle plage de Limnos puis allons déjeuner sur notre terrasse. Un peu plus tard nous prenons la voiture pour aller explorer la route qui continue après la plage de Limnos et mène à d’autres petites plages tout aussi sympa et isolée plus au Nord. La route s’arrête à la hauteur du monastère d’Agh. Markellas. Dîner sur la plage de Limnos à l’excellent restaurant Akrogiali. 14/09 Voulant profiter d’un bel éclairage matinal nous nous sommes levés un peu plus tôt pour faire la balade répertoriée sur le dépliant Walker et qui doit de Volissos nous mener jusqu’à l’église Panagia Neromylon en 2h en passant par la vallée de Malgkiotis. Malgré quelques imprécisions, à savoir fléchage absent, surtout sur le retour nous avons pu faire cette balade agréable qui longe des vergers, d’anciens moulins à eau et quelques chapelles. La boucle nous aura pris environ 3h50. Baignade à Limnos et déjeuner au studio. Vers 17h nous partons en voiture en direction du Nord vers le village d’Aghia Gala : route superbe avec des points du vue merveilleux sur la côte et la mer certaines traversées de village sont délicates tellement la route se rétrécit ou fait des angles droits sans aucune visibilité ! Visite d’Aghia Gala : impression de bout du monde, le village parait presque mort et abandonné, on ne croise ici que des vieux et des chats. On se demande de quoi vivent les gens ici et si les services publics arrivent jusqu’ici ? Dîner toujours au même restaurant à Limnos. 15/09 Nous retournons vers le Nord en voiture en direction de Kalavassi, Kipouries jusqu’à Kambia, village d’où part une autre balade repérée sur le dépliant touristique walker. En fait c’est un chemin qui descend depuis le village de Kambia jusqu’à la mer tout en bas, avec un retour par le même chemin. Il fait beau et si la première partie en descente raide se fait à l’ombre (ouf !) la suite du chemin dans le vallon sera plus exposée : la campagne est très belle avec de magnifiques chênes, des oliviers, des pins, des figuiers, etc. Un moment on suivra les traces d’un ancien canal d’irrigation peu avant d’arriver à la mer. Retour par le même chemin (2h45mn en tout). Retour à Volissos 16/09 Nous quittons Volissos et partons en direction de la ville de Chios par la route la plus directe en descendant vers le versant Est de Chios, le paysage se transforme : il est désolé et désertique, quasiment plus de vert, tout est gris comme la roche. Descente en lacets serrés sur la ville de Chios. Nous nous arrêtons pour visiter un peu la ville, il n’y a rien de particulier à voir, nous faisons un peu de shopping dans la principale rue commerçante at allons déjeuner sur le port, rien d’extraordinaire. Nous partons ensuite à la recherche de notre dernière étape à Chios, une pension dans le Kambos. Après avoir un peu tourné nous la trouvons enfin, un peu plus loin qu’indiqué sur le plan de situation du site de la pension. C’est une belle maison traditionnelle de propriétaires terriens en pierre ocre de Thymiana, attenante à une exploitation agricole, ici des vergers d’agrumes essentiellement. Les chambres sont spacieuses et offrent tout le confort, les draps par contre n’ont pas été changés ! Oubli vite réparé heureusement. Nous ressortons en fin de journée nous balader à Chios ville le long du port entre autres. 17/09 Le matin nous conduisons nos amis au port où ils vont reprendre l’avion à Izmir. Du port nous allons ensuite en voiture aller photographier les fameux moulins du bord de mer à Vrontados. Bel éclairage du matin, à cette heure matinale il n’y a personne. Nous continuons vers le Nord en direction de la petite ville de Langkada. C’est une petite station balnéaire qui a gardé son charme d’antan, sans béton avec ses maisons et son petit port de pêcheurs. Aujourd’hui c’est la Ste Sophie et comme le village a une chapelle dédiée à la sainte c’est la fête. Tous les habitants endimanchés se pressent, autour de la chapelle (pour les hommes), et dans la chapelle pour les femmes. Des tables ont été dressées et des femmes apportent des plats et des gâteaux pour les garnir. A la fin de la cérémonie religieuse, les convives se précipitent autour des tables, les hommes se libèrent les mains de leur komboloî, et se dirigent plutôt vers le salé, les femmes vers le sucré. C’est toujours agréable de se mêler ainsi à une fête villageoise et on nous convie de plus à partager ces agapes. Retour dans le Kambos à l’hôtel et balade en voiture puis à pied dans la petite station balnéaire d’Aghia Ermoni puis dans la ville de Thymiane où nous faisons un excellent dîner au restaurant Russiko. 18/09 Petit-déjeuner matinal car nous devons ramener la voiture chez Thrifty à 7h30 puis prendre le bateau pour Cesme à 8h30. Au départ la solution la plus logique et simple consistait à prendre le ferry grec de la NEL qui de Chios va à Samos, malheureusement pour des raisons politiques et financières la NEL a décidé brutalement d’arrêter cette liaison n’étant plus subventionnée par le gouvernement grec. De ce fait la seule solution de remplacement était toute trouvée, repasser en Turquie jusqu’à Izmir, longer la côte pour revenir à Samos par Kusadasi étonnant pied de nez pour des grecs obligés de passer par l’ennemi de toujours pour transiter d’une île grecque à l’autre ! A Chios ville personne pour réceptionner la voiture ni à 7h30, ni à 8h, tant pis nous garons la voiture près de l’agence, laissons les clés devant la porte avec un mot et partons à pied vers l’embarcadère. Le ferry quitte le port à 8h30 pile et nous emmène à Cesme d’où nous prenons le bus Havas pour l’aéroport d’Izmir (1h05). De là un autre bus nous emmène à Kusadasi en 1h. En ville nous achetons nos billets AR pour Samos et il nous reste du temps pour déjeuner et visiter la ville. On voit tout de suite que Kusadasi s’est entièrement dédié au tourisme, tant dans le grand bazar couvert que dans les rues commerçantes on n’y trouve que magasins de souvenirs offrant, tapis, luminaires, bijoux, cuirs etc. De grands bateaux de croisières déversent leurs milliers de touristes qui vont aller faire chauffer leurs cartes bancaires. En réalité il n’y a pas grand-chose à voir et nous sommes contents de quitter Kusadasi à 17h. la traversée est un peu houleuse et nous débarquons à Samos 1h1/2 plus tard. Nous récupérons notre voiture de location sur le port et partons en direction de Manolates où nous logerons plusieurs jours. C’est un petit village perché dans la montagne et qui domine superbement la mer. C’est un village touristique dont les maisons ont été restaurées, les rues refaites mais en respectant l’architecture locale. On y trouve plusieurs restaurants, des boutiques d’artisanat et peu de logements touristiques. De ce fait après 18h il n’y a quasiment plus de touristes dans le village. Notre studio près de l’église bénéficie d’une vue magnifique sur la côte et la mer 500m plus bas. 19/09 Nous partons en voiture pour aller faire des courses dans la ville de Karlovassi, il est vrai qu’il y a peu de choix à Manolates. Karlovassi ne nous a pas laissé une grande impression, nous dépassons la ville en direction du sud pour aller faire la petite balade de la chute de Potami. N’étant pas équipés pour faire la balade complète (il faut s’immerger jusqu’à la taille et suivre le lit de la rivière) nous nous arrêtons à la hauteur d’un restaurant perché dans sur la colline. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour visiter la plus vieille chapelle de l’île elle est située dans une très beau cadre entourée d’oliviers et d’arbres. Cette balade est très populaire et nous n’arrêtons pas de croiser des groupes d’Allemands, d’Anglais, de Hollandais etc. La route qui continue vers le Sud offre de belles vues sur la côte et la mer. 20/09 Ce matin nous partons à pied faire la balade qui va de Manolates à Vourliotes un autre village perché distant de quelques km d’ici. Il y a plein de balades à faire dans le coin et les différents itinéraires sont bien fléchés, ils permettent de joindre les villages environnants. Nous sommes également surpris par la vitalité de la végétation ici à Samos, tout est vert, il y a des forêts, des vergers, de la vigne, ça nous change de Chios où il n’y avait que pierraille et forêts calcinées. Notre chemin indiqué M2 serpente entre les oliveraies, la vigne et des bosquets et descend au fond d’un vallon avant de remonter vers les hauteurs pour atteindre le village de Vourliotes où nous arrivons au bout de 2h. c’est un sympathique village avec sa place ombragée et ses tavernes dont les tables occupent l’espace central. Nous nous octroyons une pause, en même temps que les hommes du village qui discutent autour de l’inusable café frappé. Retour par le même chemin. 21/09 Nous partons aujourd’hui visiter la partie Sud-ouest de l’île. Premier arrêt à Platanos beau village admirablement situé sur une montagne qui domine toute la côte. Belle place centrale avec ses tavernes, ses tables et ses chaises éparpillées sur la place. Le village est entouré de vignes qui produisent le fameux vin de Samos. Nous descendons ensuite nous baigner sur la longue plage de sable de Marathokampos. Nous ne sommes pas seuls mais on est pas les uns sur les autres. N’ayant pas trouvé de tavernes ouvertes à Marthokampos nous retournons déjeuner à Platanos. 22/09 Nous quittons Manolates pour découvrir la côte Nord et allons nous baigner sur la belle plage de Tsamadou avant d’arriver à Kokkari. Si le front de mer est complètement squatté par des dizaines de restaurants pour touristes, le vieux village sur sa butte est encore assez authentique. Nous continuons en direction de Pythagorion notre prochaine étape. Nous avons là aussi un très beau studio perché sur la falaise qui domine le port et la plage, de la terrasse la vue sur la ville et la mer est magnifique. 23/09 Visite du site de l’Heraion, site antique majeure de l’île à 6 km de la ville. Ce site correspond à l’un des plus grands et plus anciens temple dédié à Héra, le site s’étend sur un grand espace mais il est peu parlant dans le mesure où les ruines ne sont pas très lisibles. Grâce aux nombreux panneaux informatifs la visite n’en est pas moins intéressante. Nous quittons le site pour aller visiter l’église Panagia Megali dans la montagne remarquable par une superbe iconostase en bois doré, de vieilles fresques quelques fois effacées qui tapissent tous les murs et plafonds de la chapelle. 24/09 Nous partons à la découverte de la plage de Possidonio vers le N-E de Pythagorion c’est une belle plage abritée du vent violent qui souffle aujourd’hui mais elle est squattée par de nombreux transats. Nous préférons aller voir un km plus loin la plage de Klima qui nous parait plus agréable : elle est plus grande, bien abritée aussi et il y a peu de transats. 25/09 Dernier jour à Pythagorion, nous allons tester la plage de Kervéli, toujours dans le même secteur un peu plus au nord. Il est 10h et il n’y a personne, la plage est toute petite bordée par une rangée d’arbres, les quelques baigneurs arriveront plus tard. Vers 13h nous prendrons un très bon déjeuner sur la terrasse de l’unique taverne ouverte sur la plage. Nous reprenons la route en direction du monastère de Zoologos. Bien que le monastère soit fermé à cette heure, nous ne regrettons pas le déplacement, la vue sur la côte depuis ce nid d’aigle est splendide, de même la route qui y conduit. Nous continuons vers Samos, dernière balade dans le vieux Samos, nous laissons la voiture sur le port comme convenu et prenons le bateau pour Kusadasi. Traversée mouvementée, le vent violent de ces derniers jours à creuser la mer de belle façon, et l’amarrage à Kusadasi sera chaotique. En quittant le port nous prenons un dolmus qui nous laisse à la station des dolmus pour Selçuk notre prochaine étape. Installation à l’hôtel Ave Maria (fallait le faire en Turquie !) 26/09 De l’hôtel nous allons à pied (15 mn) jusqu’à la station des dolmus pour Ephèse. Nous pénétrons dans le site par le bas, nous sommes seuls à visiter le magnifique théâtre mais en approchant de la bibliothèque de Celsius nous voyons une foule immense descendre la voie et envahir le site de tous les côtés. La beauté du site et l’éclairage du matin nous ferons oublier ce désagrément. Retour à Selçuk et déjeuner de kebap dans une des nombreuses cantines pas chères situées près du marché. L’après-midi sera consacré à la visite de la Basilique Saint-Jean (très ruinée) et de la vieille mosquée Isa Bey. 27/09 Retour à la station des bus et dolmus d’où nous partons en minibus pour Izmir (durée 1h). De la station Konak d’Izmir nous prenons dans la foulée un autre minibus pour Pergame où nous arrivons 2h plus tard. Temps gris et un peu froid à cause du vent qui souffle fort. Nous logeons dans une vieille maison située dans le vieux quartier de Pergame au pied de l’acropole. Les propriétaires sont très gentils et serviables, notre chambre est assez kitch et vieillotte (peut-être à cause de l’odeur tenace de naphtaline) mais confortable. Nous allons déjeuner dans un petit restaurant local sans prétention aux prix sages et à la bonne cuisine (restaurant Sarmatic). Nous allons faire le tour de l’imposante basilique rouge avec ces énormes murs de brique rouge, puis faisons un tour dans la vieille ville. Nous avons l’impression ici, contrairement à Selçuk où le modernisme a triomphé, que la vieille ville est resté identique à l’image que nous nous faisions de ces villes turques vue il y a 35 ans. Dans les petites ruelles tortueuses sont installés les commerces traditionnels : vendeurs de pastèques, coiffeurs avec leurs vieux fauteuils avachis, petits restaurants, épiceries où l’on vend de tout, etc. Aucun magasin de souvenir à l’exception d’un brocanteur antiquaire, vendeur de tapis installé en face de la basilique rouge. 28/09 Après le somptueux petit déjeuner (qui ne fut pas petit, bien au contraire) nous montons à pied jusqu’au téléphérique qui permet d’accéder à l’entrée du site antique. Peu de monde comparé à Ephèse, en résumé beaucoup de ruines pas toujours parlantes à l’exception du grand temple de Trajan et de l’extraordinaire théâtre suspendu dans le vide dans la pente la plus raide de l’acropole. De là haut la vue sur les alentours et Pergame est superbe. Nous quitterons le site en empruntant un chemin qui descend en direction de la ville, l’employé chargé de surveiller les mosaïques nous indiquera par où passer et où franchir la grille qui permet de sortir du site. 29/09 Le soleil est revenu, et c’est le départ pour Izmir en minibus jusqu’à la station Konak, de là un autre minibus est censé nous amener à l’aéroport, mais en réalité il nous laisse au bord de l’autoroute où des taxis attendent le client pour les amener à l’aéroport après avoir râlé nous négocions le taxi à 5tl et nous voilà à l’aéroport, attente, contrôle puis embarquement et décollage à l’huer 2h50 de vol sans histoire jusqu’à Bâle.
En guise de conclusion Chios : C’est une île très originale avec la région du mastic, ses villages fortifiés, ses maisons décorées (Pyrghi) , une nature austère et sèche, montagneuse (centre et Nord) avec de superbes plages (galets ou sable) peu fréquentées. L’influence turque se ressent partout. Samos : île très verte et montagneuse avec de nombreux ruisseaux, traversée de nombreux chemins balisés, très touristique avec une prédominance de nordiques (scandinaves, hollandais, allemands, anglais) qui arrivent par avions entiers de chez eux directement à l’aéroport. En septembre heureusement la grande vague touristique est passée. Turquie Cesme : agréable petite station balnéaire à la mode mais avec encore un quartier authentiquement turc. Kusadasi : grosse station sans intérêt desservie par les grands paquebots de croisière qui déversent leurs flots de touristes avides d’acheter tout et n’importe quoi dans un bazar tourné vers le tourisme de masse. Selçuk : petite ville agréable accolée au site d’Ephèse avec son quartier touristique mais aussi la ville turque authentique. Pergame (Bergama) : ville accolée au superbe site antique de Pergame, composée d’une ville moderne distante de la vieille ville située près de l’acropole. Les photos de ce voyage peuvent être visionnées ici : https://picasaweb.google.com/...&feat=direct...
Escale croisière Spitzberg à Longyearbyen English translation pending
Bonjour
Nous allons effectuer une croisiere avec MSC au départ de Hambourg fin juillet 2015 qui ira jusqu aux îles Spitzberg avec une escale à Longyearbyen. A priori l escale serait de plus de 12h. MSC propose des excursions qui sont cependant relativement chères (chasse aux fossiles, découverte de la ville, ballade dans la nature, ballade en petit bateau à moteur pour voir la faune, etc ...) Une agence de voyage locale propose également des excursions mais les prix sont également exorbitants ( de l'ordre de 100 à 150€/ personne et nous sommes à 4).
Je voulais savoir s il était possible de visiter soi meme la ville (CA je pense c est possible) mais également de faire tout seul certaines des excursions proposées par les agences de tourisme sur site ou par le croisiériste ?
Quelques exemples:
- ballade dans la calle des fossiles ... Qui a priori est à moins de 5km ( après google map) de la ville
- ballade qui pourrait nous amener jusqu a un glacier pour découvrir la faune et la flore
- visite d un chenil
- autres idées ?
Bref je suis preneur de toute idée concernant ma journee aux Spitzberg.
D autre part je voulais savoir quels sont les meilleurs endroits en mer pour pouvoir voir des baleines, des phoques, des morses, etc ... Sachant que notre croisiere fait les escales classiques : Bergen/ tromsoe/cap nord/ spitzberg/ flaam)
Merci pour vos retours
Philippe
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Promotion du voyage individuel à vélo en Afrique English translation pending
Bonjour ,
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
je souhaiterai partager ma passion pour le voyage en vélo en Afrique ; j'ai 65 ans et je voyage par ce monde de transport depuis de nombreuses années ; Mon premier voyage en vélo en Afrique australe remonte à 1976 . Au cours des 10 dernières années nous avons sillonné en moi et ma femme plus 11 pays d' Afrique (chaque voyage d' une durée de 2 à 3 mois ) principalement sur les pistes . Derniers pays visités : Sao Tome et Principe , Namibie 3 x, Zambie 2 x , Tanzanie , Malawi , Ouganda , Rwanda , Burkina faso , Madagascar, Botswana ... Pour nous c' est la meilleure manière d'aller à la rencontre des africains et d'être en contact direct avec la nature ;
jean louis
Chicago Spring Half Marathon English translation pending
Le 17 MAI 2015 pour mon avant dernier jour aux USA, avant de rentrer en France, j'ai prévu de faire le CHICAGO SPRING HALF MARATHON
Est ce que quelqu'un connait ce semi ?
Apparemment le parcours serais le suivant ( belles vues en perspectives ) http://www.halfmarathons.net/usa_half_marathons_illinois_chicago_spring_half_marathon_map.html
Je sais qu'il y a des marathoniens sur ce forum
Merci
Est ce que quelqu'un connait ce semi ?
Apparemment le parcours serais le suivant ( belles vues en perspectives ) http://www.halfmarathons.net/usa_half_marathons_illinois_chicago_spring_half_marathon_map.html
Je sais qu'il y a des marathoniens sur ce forum
Merci
Les voyages déforment la jeunesse English translation pending
Bjr,
je discutais dernièrement avec un garçon de 25 -26 ans qui travaillait dans l'hôtellerie dans la région de Montpellier. Au fur et à mesure de la discussion, j'ai compris que ce garçon vivait une sorte de drame. L'avenir était bouché, c'était de plus en plus dur, les perspectives d'avenir étaient nulles, Il m'enviait d'avoir connu une période ou tout était possible ou l'avenir donnait envie de construire, d'accepter les difficultés du quotidien. Je tentait de lui faire comprendre que lorsque j'avais 18 ans, c'était la guerre d'Algérie ( une moyenne de 30 morts du contingent par jour, comme réjouissances, c'était pas mal ), qu'à aucun moment je me suis dit que je vivait une période effroyable, qu'à cette époque la couverture sociale était ridicule, que mon père travaillait chez Renault ( ça c'était en 54 ) et que lorsqu'il y avait des grèves il touchait 500 grammes de pâtes, 1/2 litre d'huile et 3 ou 4 bricoles par semaine et des bons pour acheter du pain, que ma mère avait le privilège de faire sa lessive dans le froid tous les lundis dehors avec une lessiveuse, que c'a m'était arrivé de rentrer de Place d'Italie jusqu'à Colombes à pied parce que ( ça ne me gênait pas ) j'avais pas d'argent, qu'on s'entassait à 12 avec joie dans des compartiments det train prévus pour 8...
Je ne suis pas arrivé à convaincre ce garçon que pour lui" tout n'était pas perdu " que c'était peut - être " un peu moins bien qu'avant" mais que ce n'était pas la mort et qu'on pouvait inluencer l'avenir en n'étant pas passif ni défaitiste.
Je n'ai pas du tout réussit à convaincre ce garçon que sa situation et celle de sa génération n'était pas si mauvaise que cela. Fiasco total. Selon ses propres termes, " sa génération était sacrifiée ".
La conversation se déroulait dans un A 380 reliant Bangkok à Paris et c'était le 2 ème voyage en Asie et en 2 ans de ce garçon....
On est très mal barré...
J'espère atteindre Alzeimer ( des conseils ? ) avant que cette génération prenne en main le destin de notre pays...
je discutais dernièrement avec un garçon de 25 -26 ans qui travaillait dans l'hôtellerie dans la région de Montpellier. Au fur et à mesure de la discussion, j'ai compris que ce garçon vivait une sorte de drame. L'avenir était bouché, c'était de plus en plus dur, les perspectives d'avenir étaient nulles, Il m'enviait d'avoir connu une période ou tout était possible ou l'avenir donnait envie de construire, d'accepter les difficultés du quotidien. Je tentait de lui faire comprendre que lorsque j'avais 18 ans, c'était la guerre d'Algérie ( une moyenne de 30 morts du contingent par jour, comme réjouissances, c'était pas mal ), qu'à aucun moment je me suis dit que je vivait une période effroyable, qu'à cette époque la couverture sociale était ridicule, que mon père travaillait chez Renault ( ça c'était en 54 ) et que lorsqu'il y avait des grèves il touchait 500 grammes de pâtes, 1/2 litre d'huile et 3 ou 4 bricoles par semaine et des bons pour acheter du pain, que ma mère avait le privilège de faire sa lessive dans le froid tous les lundis dehors avec une lessiveuse, que c'a m'était arrivé de rentrer de Place d'Italie jusqu'à Colombes à pied parce que ( ça ne me gênait pas ) j'avais pas d'argent, qu'on s'entassait à 12 avec joie dans des compartiments det train prévus pour 8...
Je ne suis pas arrivé à convaincre ce garçon que pour lui" tout n'était pas perdu " que c'était peut - être " un peu moins bien qu'avant" mais que ce n'était pas la mort et qu'on pouvait inluencer l'avenir en n'étant pas passif ni défaitiste.
Je n'ai pas du tout réussit à convaincre ce garçon que sa situation et celle de sa génération n'était pas si mauvaise que cela. Fiasco total. Selon ses propres termes, " sa génération était sacrifiée ".
La conversation se déroulait dans un A 380 reliant Bangkok à Paris et c'était le 2 ème voyage en Asie et en 2 ans de ce garçon....
On est très mal barré...
J'espère atteindre Alzeimer ( des conseils ? ) avant que cette génération prenne en main le destin de notre pays...
Retour d'un séjour de 3 semaines dans le sud du Brésil English translation pending
Bonjour,
Nous rentrons de 3 semaines de voyage dans le sud du Brésil : Rio, Ilha Grande, le Pantanal, les chutes d'Iguazu et Paraty.
Je serai heureuse de vous renseigner ou de répondre à vos questions sur ces destinations.
A trés bientôt !
7 jours en Islande en février English translation pending
Bonjour,
Nous décollons début février pour l'Islande pour un petit périple de 7 jours. Objectif : les aurores boréales, si le temps le permet bien sûr ! Nous allons réserver nos hébergements, mais ne nous inquiétons pas trop pour la disponibilité, cette période semble être peu chargée en touristes. Nous avons néanmoins quelques questions :
- nous sommes conscients des difficultés qui pourraient être liées aux conditions climatiques, et sommes plutôt partisan de "mieux visité" que "vite visité". 7 jours passant vite, est-il plus sage, à votre avis, de partir vers le nord (Myvatn) ou vers le sud ? Nous cherchons de beaux paysages plus que des baignades et des geysers...
- Existe-t-il de belles randonnées / balades / treks à effectuer à cette période ?
- les terminaux CB et distributeurs sont-ils courants dans le pays ? (je suppose que oui)
- nous nous intéressons à quelques activités, type chiens de traineaux ou motoneige. Connaissez vous des lieux particulièrement intéressants pour ce genre d'activités ? Les sorties motoneige sur les glaciers permettent-ils de voir des grottes de glace, etc. ?
- Certains d'entre vous ont certainement vécu la même chose : notre vol de retour s'effectue à 6h du matin. Comment s'organiser ? Dormir sur Reykjavik et rendre la voiture tôt le matin (est-ce seulement possible ?) ? Rendre la voiture la veille et rejoindre (par quel moyen ?) un hôtel/une auberge près de l'aéroport à Keflavik ?
En vous remerciant par avance !
Jonathan Notre blog : http://lamachineavoyages.nephele.fr/
Nous décollons début février pour l'Islande pour un petit périple de 7 jours. Objectif : les aurores boréales, si le temps le permet bien sûr ! Nous allons réserver nos hébergements, mais ne nous inquiétons pas trop pour la disponibilité, cette période semble être peu chargée en touristes. Nous avons néanmoins quelques questions :
- nous sommes conscients des difficultés qui pourraient être liées aux conditions climatiques, et sommes plutôt partisan de "mieux visité" que "vite visité". 7 jours passant vite, est-il plus sage, à votre avis, de partir vers le nord (Myvatn) ou vers le sud ? Nous cherchons de beaux paysages plus que des baignades et des geysers...
- Existe-t-il de belles randonnées / balades / treks à effectuer à cette période ?
- les terminaux CB et distributeurs sont-ils courants dans le pays ? (je suppose que oui)
- nous nous intéressons à quelques activités, type chiens de traineaux ou motoneige. Connaissez vous des lieux particulièrement intéressants pour ce genre d'activités ? Les sorties motoneige sur les glaciers permettent-ils de voir des grottes de glace, etc. ?
- Certains d'entre vous ont certainement vécu la même chose : notre vol de retour s'effectue à 6h du matin. Comment s'organiser ? Dormir sur Reykjavik et rendre la voiture tôt le matin (est-ce seulement possible ?) ? Rendre la voiture la veille et rejoindre (par quel moyen ?) un hôtel/une auberge près de l'aéroport à Keflavik ?
En vous remerciant par avance !
Jonathan Notre blog : http://lamachineavoyages.nephele.fr/