Search VoyageForum
FR
Les villes du sud au départ d'Atlanta English translation pending
by Genevois · 2013-03-25 · 83 replies
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.

Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …

Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.

Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.

Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.

Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.

La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.

La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.

Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.

Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !

Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.

Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !

Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.

Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.

A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.

Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.
Location de voiture aux Etats-Unis English translation pending
by Delfangine · 2013-03-15 · 35 replies
Bonjour,

Depuis hier je recherche un véhicule à louer pour mon périple dans l'ouest, j'avais trouvé chez ALAMO mais ce qui m'ennuie c'est leur couverture en Responsabilité Civile limitée à 1 million de dollars. Cette somme peut paraître importante mais aux US c'est peu.

J'ai donc trouvé par locationvoiture.fr chez Sunny cars un véhicule avec comme assurance : - multirisque zéro franchise - vol zéro franchise - bris de glace - responsabilité civile 7.5 millions de dollars - pneus - dessous de caisse.

Je n'ai jamais loué par l'intermédiaire de locationvoiture.fr et je ne connais pas Sunny cars.

Est-ce qu'il y a des expériences Sunny cars ????

Qu'en pensez-vous ??

Merci LUC
Trois copines dix-huit jours à la découverte de l'Ouest américain English translation pending
by Lexie3 · 2013-03-12 · 69 replies
Difficile de commencer ce récit, cela marque la fin de ce voyage qui n’a pas durée 18 jours mais presque 2 ans Tout a commencé lorsqu’une amie qui partait visiter l’ouest américain en voyage organisé nous propose de se joindre à elle, 15 jours pour 1600€ cela rendait le rêve abordable, et plus le temps avance plus le prix du voyage augmente, les excursions se rajoutent. Je décide d’entreprendre quelques recherche et tombe sur voyage forum, à force de lecture de carnets de voyages, de conseils je découvre des lieux qui me font rêver et décide de me lancer dans la création d’un séjour qui nous ressemblera. Prévu pour 2011 au départ, nos situations professionnelles nous feront finalement déplacer ce séjour à septembre 2012 soit un an de plus pour préparer et rêver! Nous 2 amies Virginie et moi-même presque trentenaire, fan de séries télés, de shopping pas très sportives, plutôt citadines. Se rajoutera ensuite Audrey quelques années de moins et plus baroudeuse que nous.

J’espère que ce carnet pourra aider certains, après toute l’aide que j’ai reçu ici il me semblai juste de vous donner un aperçu de ce que nous avons découvert, de nos louper et nos réussites. Piètre photographes nous sommes équipées de Bridge et j’ai acheté un trépied pour l’occasion. Ce qui n’aura servi a rien car je l’ai oublié plusieurs fois, ou je n’avais pas pris la pièce qui servait d’y fixer l’appareil photo, ou de toute façon ne connaissant rien a la photo je laisse mon appareil faire les réglages pour moi bref pour le cou ce n’est pas avec mes photos que je vais pouvoir vous faire rêver….

Mercredi 29 aout : le trajet C’est le grand jour!!!!! Le réveil sonne à 4h45.… moi qui aime dormir c’est con! l’excitation est là je chante Joe Dassin à tue tête sous la douche « l’ameriiiiiiique l’ameriiiiiiique » 😎 Départ d’Orly il est 6h et nous sommes en pleine forme. Le vol pour Los Angeles se fera pas British Airways avec une escale à Londres Heathrow. Nous décollons à 8h10 comme prévu, et comme en-cas BA nous sert une sandwich au salami….. A 8h j’ai plutôt du mal. Nous atterrissons à Londres avec 8 minutes d’avance ce qui nous arrange car notre correspondance n’est que de 1h10. Nos bagages doivent suivirent automatiquement, nous aurons juste le temps de repasser les contrôles et de nous rendre a l’autre bout du terminal pour embarquer pour notre vol Londres/LA. C’était tout juste mais faisable. Petit fou rire car nos écouteurs ne fonctionnement pas et donc pas de son pour nos films, l’hôtesse nous expliquera juste que nous n’avons pas branché les écouteurs sur le bon port…. Ok boulet ca commence. Repas plutôt bon , service et confort pas mal , le voyage commence bien. Atterrissage à Los Angeles à 13h heure locale, et là l’étape plutôt relou : plus de 2h pour sortir de l’aéroport, longue file pour l’immigration. Enfin notre tour, l’agent super sympa, nous répondons aux questions habituelles, et hop tampon sur notre passeport c’est ok. Nous allons récupérer nos bagages, Virginie trouve sa valise de suite et avec Audrey nous attendons, attendons attendons…. Plus aucun bagage sur le tapis Bon ok 1h de transit à Londres c’était un peu juste je m’en doutais, je relativise et me dit que nos bagages arriveront surement plus tard à notre hôtel dans la journée, nous faisons le tour du tapis et nous trouvons nos bagages par terre!!!! OK nous venons de perdre 10 min, soulagement nous cherchons la sortie, et là surprise: il faut faire la queue pour sortir!!!! Encore 15 min d’attente et un nouveau passage devant les officiers pour déclarer que non nous n’apportons pas d’armes ni de nourriture et nous sortons enfin. Direction les navettes de loueurs de voitures, nous découvrons nos premiers palmiers! J’essaye d’allumer le gps pour qu’il trouve les satellites, au bout d’un certain temps il se met en échec… ok ne pas paniquer j’ai lu sur le forum que ca arrive ca prend du temps. Notre tour arrive chez Alamo, je m’étais bien préparé à refuser toutes les options qu’ils devaient me refiler, finalement aucune insistance, surprise Audrey pourra conduire sans surtaxe (elle a moins de 25 ans) ce qui est pas mal nous allons pouvoir nous relayer. J’ai quand même cédé à « Don » l’employé de chez Alamo qui nous jure que le plein chez eux nous revient moins cher qu’ailleurs bon allez on lui fait confiance (le con il nous a menti!!! 67 € le plein. En moyenne les autres nous sont revenus 10$ moins cher. 10$ de perdue à 3 sur la totalité du voyage et un budget bien plus élevé ce n’est finalement rien du tout.) Allez c’est parti nous allons chercher notre voiture dans la catégorie midsize SUV. J’appréhendais un peu ce passage, nous avons le choix entre des Ford escape et des Jeep (je ne me rappelle plus du model) nous nous enflammons sur une Jeep, une fois dedans je dis « c’est hors de question!!!!!!! » je n’ai conduit jusqu’ici que ma clio, et là je me retrouve au volant d’une voiture énorme avec un pare choc super carré bref pas très à l’aise et les fauteuils étaient un peu dur, pas mal de route nous attend, allons essayer la Ford, voiture de papy plus confortable, pleins d’options de gadget et un toit ouvrant bref nous ne sommes pas très aventurières sur ce coup là ce sera la Ford noir! Nous installons nous 2 gros sacs (Virginie et moi) la valise moyenne d’Audrey ainsi que nos bagages à main dans le coffre qui sera tout pile. J’avais quelques craintes sur la taille quand j’ai du choisir et faire la resa et finalement cela s’avèrera parfait pour nous trois.

Bref me voici soulagée, j’avais quelques craintes pour les vols et la voiture et finalement tout se passe bien Et le GPS trouve enfin un signal!!!! Allez en route pour l’hôtel, Ah le bonheur de conduire sur les routes américaines et en voiture automatiques!!!! Tout est super fluide et se fera super facilement et naturellement. Surprise nous passons par l’autoroute pour aller a l’hôtel, ah ok l’autoroute traversse la ville bon bah c’est parti, il n’y a que 5 voies ca va, sauf quand je vois un énoooooooooooorme camion nous doubler dans le retro j’ai juste sortie un « oh putain!!! » les filles l’ont vu nous doubler tout aussi scotché ah oui ils ne mentaient pas sur les dimension……

Nous arrivons à notre hôtel le travelodge Hollywood Sunset vermont une petite demie heure plus tard. Il fait super chaud, le gérant nous laisse choisir si nous voulons une chambre a l’étage ou en bas, nous restons quelques nuits et nous prenons l’étage (ca fait plus cliché) La chambre n’est pas immense (surtout une fois nos valises posées) mais c’est très correct et propre. La chambre Je n’avais rien prévu de particulier pour ce premier soir en fonction de l’heure et de nos états de fatigues peut être Hollywood boulevard et le Hollywood sign Apres une douche (aaaaaaaaaaaaaaah on se sent mieux) et quelques déballages nous nous mettons en route pour le Hollywood sign vers 18h. Les filles émettent quelques doutes sur mon gps et l’endroit ou il nous emmène, j’avais rentré tous les points à l’avance et ce sera parfait! 6282 innsdale drive point de vue parfait, le soleil commence à décliner et la fatigue s’envole d’un coup! Wahoo il est là avec son D Hollywoo nous prenons la pause, plusieurs fois, vérifions nos photos, reprenons la pause , d’autres personnes arrivent et nous prennent en photo (j’avais évidement oublier le trépied..) de gauche à droite: Moi Virginie et Audrey Nous marchons un peu histoire de nous balader dans le parc plus haut mais 10 mètres plus loin, une vue sur Los angeles et son nuage de pollution, une autre pause photo, nous décidons de repartir à la voiture. Nous croisons un type avec ses chiens les filles jouent avec les chiens (moi je m’en fou) bref le gars s’en va et là je percute!!! Notre première star : Allan Tudyck Bon ok probablement aucun d’entre vous ne le connait, il a joué dans Firefly, Serenity et Dollhouse (séries et film de Joss Whedon le créateur de Buffy entre autre) et comme nous sommes avec Virginie super fan de Buffy et Whedon hey bien nous avions déjà rencontré Allan lors d’une convention à Londres. Bref le type s’en va avec ses chiens et là je fait: mais c’est pas Allan Tudyck (mais comme je ne reconnais jamais personne et confond toujours tout le monde je doute de moi) mais Virginie va confirmer. Il ballade ses chiens nous l’avons déjà rencontré et avons déjà eu nos photos et autographes avec lui (geek) bref nous le laissons filer mais toute heureuse d’avoir croisé notre première célébrité enfin célébrité pour nous. Je pense que si nous avions pu croiser Hugh Jackman je ne l’aurai pas laisser filer comme ça!

Nous rentrons à l’hôtel, et allons manger à pied manger au Wendy Nous mangerons en terrasse et seront les seules dehors les américains préfèrent la clim… La fatigue arrive d’un coup nous rentrons nous coucher pour 21h épuisées mais tellement heureuse d’y être ENFIN.

Jeudi 30 aout: Los Angeles Réveil à 3h les filles pensent qu’il est 7h… finalement à 6h30 elles ne peuvent plus dormir je file donc sous la douche en me disant que nous pourront de cette façon gagner 1h sur notre programme. Pas du tout nous auront du mal a trouver un rythme ce matin, départ donc à 9H (comment vous expliquer que je bouillais intérieurement, et puis finalement je me suis détendue ce sont les vacances) le petit déjeuné assez simple pris à l’hôtel. Donc à 9h direction Hollywood boulevard assez proche de notre hôtel. Nous nous garons dans une rue adjacente et mettons 2$ dans le parcmètre pour rester 1H. Il fait déjà 37° à 9h30.… nous découvrons émue et légèrement hystériques nos premières étoiles! Prenons la pause devant celles importantes pour nous, nous rendons au Chinese Theater ou nous circulons au travers de la foule et là Vi se met a nous appeler en criant et sautillant: elle a trouvé les empreintes de Bruce Willis…. Elle est très fan de Bruce que nous appelons d’ailleurs par son prénom. Nous ferons le chemin retour vers la voiture sur l’autre trottoir, à l’ombre cette fois, mais un peu speed nous avons peur de dépasser le temps du parcmètre. 1h est peut être un peu juste pour la visite, cela nous a suffit mais nous n’avons pas pu rentrer dans les boutiques de souvenirs touristiques. Il y avait un peu de monde à cette heure mais cela restait supportable, nous sommes repassé quelques jours plus tard devant vers 14 et là c’était noir de monde! photo moustache....

Nous reprenons la voiture cette fois ci pour nous rendre sur un lieu de tournage de Glee sauf que cela n’était pas prévu et que le matin même Audrey nous a demandé d’aller voir le tournage ok pas de soucis, elle me dit donc c’est sur Brand avenue. Heu ok mais quel numéro? Pas d’autres infos? Los Angeles c’est grand… notre GPS nous a donc envoyé super loin limite à la sortie de la ville….. Finalement Audrey va réaliser: ah non regarde c’est Brand Avenue mais a Glendale. Nous trouverons finalement Brand Avenue mais elle n’arrivera pas a reconnaitre le lieu. Une heure de perdue sur les autoroutes. Un peu rageant surtout que plusieurs fois avant le départ j’avais demandé les lieux que chacune souhaitait voir afin de les intégrer dans l’itinéraire. Bon après tout nous sommes en vacances donc relax. Nous continuons donc vers caroll avenue pour trouver le manoir des sœurs Halliwell dans Charmed. Séance photo et hop nous remontons en voiture pour nous rendre cette fois ci à Torrance bien plus au sud. Là nous arrivons enfin devant le lycée de Torrance qui est celui ayant servi au tournage de Beverly hills mais surtout de Buffy! Il nous semble tout petit! Mais wahoooooo!! Nous faisons le tour je rentre dans la cour intérieur mais elle est masquée par une bâche car travaux, petit déception quand même. Nous nous rendons ensuite à 5 min de là devant la maison qui était celle de Buffy dans la série. Il faut de plus en plus chaud! L’heure est déjà bien avancé, nous continuons notre périple en voiture et remontons cette fois ci jusqu’à hermosa beach, ou l’air marin nous fait un bien fou!! Nous apercevons le pacifique, et les cabanes de sauveteurs et crions donc!!! Apres une pose devant « la maison de la plage » de la serie Beverly hills. Nous reprenons la voiture (encore) et allons à Venice beach. En chemin nous passons devant des maisons très sympathique à Hermosa il fait bon vivre ici. Nous évitons les parking payants et nous garons dans une petite rue un peu plus loin. Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur la promenade de bord de mer. Bon venice bah clairement nous n’avons pas aimé, c’est trop marginal pour nous, trop chelou. Nous nous installons dans un « restau » sur la ballade et les salades sont énormes!!!! Très bruyant rempli de touristes mais pas si mauvais. Nous quittons le restau vers 16h Nous passons par le skate park et là nous nous croyons vraiment dans 90210 Audrey se fait dragouiller par un skater qui nous dit de revenir le soir pour un happy hour. Mais bien sur…. Vu comment nous avons adoré l’après midi nous allons éviter de revenir le soir…… Passage devant muscle Beach ou un type bien trop bronzé avec un maillot de bain bien trop petit et trop orange nous fait des petits pas de danse…. Grand moment Retour à la voiture afin de prendre le plan et nous rendre aux canaux, très très jolis!!! Passage plutôt éclair, nous partons vers 17h direction santa Monica. Encore une fois une place dans la rue avec paramètre nous évitera de payer le parking. Nous nous installons sur la plage, profitons de cet fin d’après midi, et des températures plus agréables que celles de la journée. Il fait un peu plus plus frais nous allons finalement sur le santa Monica pier nous balader et faire un peu les boutiques, nous achetons chacune un chapeau de « cowboy » qui nous suivra pour le reste du séjour. Retour a l’hôtel avec un passage au KFC ou je commande entre autre un chocolate cake à 3,99$ je trouve ca cher pour un « muffin » sauf que ce n’est pas un muffin qu’ils me donnent mais un véritable gâteau pour 4 pers….. Retour à l’hôtel à 20h30 ou nous mangerons notre kfc sur nos lits bien fatiguées de notre journée.

Journée avec beaucoup de trajet en voiture pour nous rendre d’un lieu de tournage a un autre, mais les étapes Buffy étaient pour nous indispensable. J’avais prévu un peu de shopping sur la third street promenade à santa Monica, je pense que sans l’heure perdue le matin nous aurions pu être plus cool sur le timing.

Vendredi 31 aout : Los Angeles Ce matin lever a 6h30 pour un départ à 8h30.… nous progressons petit à petit sur notre temps de préparation.. Passage au supermarché d’a cote pour quelques courses. Nous nous rendons ensuite au 4616 Greenwood Place qui est l’adresse qui a servi d’extérieur pour les appartement de Melrose Place mais pour nous surtout l’extérieur de l’appartement de Giles (l’observateur de Buffy) arrêt photo et à 8h50 nous quittons ce lieu plutôt sympa pour nous rendre devant les studios Paramount. Petite photo devant la fameuse Paramount gate (pensée pour le film Hollywood) chez Giles À 9h20 nous nous dirigeons vers les studios universal. Spectacle de danse devant l’entrée par des « balayeurs » qui entrainent Audrey dans leur danse et qui suit plutôt bien leur chorégraphie! Grand show a l’américaine. Nous pénétrons dans le parc, Virginie se fait arrêter par un type pour répondre à un questionnaire qui va durer 2 minutes et en échange il nous offre un fast pass pour le tour des studios! Trop bonne opération! Nous filons donc vers le lower lot, et attaquons direct par la momie (2 minutes d’attente) attraction un peu courte à mon gout mais wahoo ca secoue. Ensuite direction transformer, ou là nous attendons 10min. GENIAL!! Mon dieu c’était trop bien fait!!! La 4D vraiment top!! A un moment je ne savais plus si l’écran bougeait ou si notre wagon avançait!! Vraiment bien fait! Bon n’ayant jamais vu les films dès qu’un transformer s’approchait j’avais peur et criait!! Virginie à donc pris les choses en main en me disant « les gris sont méchant ceux en couleurs sont gentils!! » ah ok ca aide a comprendre l’attraction en fait En sortant nous faisons la queue pour faire une photo avec Optimus Prime (un des transformer) et là le gars débarque dans un costume immense!! Nous en prenons vraiment plein la vue. Direction ensuite le jurassic park ou nous déposons nos sacs a la consigne pour 2$ au moins nos sacs resteront sec…. Contrairement à nous…. Nous sortons douchées!!!! L’attraction est vraiment sympa, et la descente finale terrible!!!! Et encore une fois a peine 10 min d’attente.

Direction ensuite Shrek que nous trouverons plutôt moyen (et puis l’attente dans la salle trop climatisée alors que nous sommes encore trempées)

À 12h30 nous commençons la queue pour les Simpson 30 min d’attente, vraiment top comme attractions, nous avons eu un peu mal au coup car beaucoup de choses se passent sur l’écran au dessus de nos têtes. La petite fille derrière moi se sera bien moquée de nous selon elle je ressemblais a un chat effrayé qui sautait partout.

Nous nous décidons pour aller manger sauf qu’en chemin nous rencontrons pleins de personnages avec qui nous allons faire des photos. Burger pas terrible mais bon nous sommes dans un parc nous ne nous attendions pas a de la haute gastronomie.

Direction ensuite le studio tour, ou grâce au pass obtenu par Virginie nous n’attendrons que 10 min au lieu des 50 affichées. Nous nous installons du cote gauche et ce fut un très bon choix. Honnêtement nous avons trouvé le tour plutôt moyen, le sont était très mauvais il était donc quasi impossible de comprendre ce que disait le guide. Par bonheur notre train à fait une pause de 5min juste en face de l’hôtel de ville de retour vers le futur. J’ai donc pu en profiter pour le mitrailler. Passage devant wistéria lane plus que décevant, nous apercevons uniquement 2 maisons (le tournage s’est arrêté ont-ils démonté tout le plateau???) ce qu'il reste de wisteria lane? Par contre le show king kong est vraiment top!! Wahoooo super impressionnant

En sortant nous nous dirigeons vers Waterworld pour le show de 16h plein de monde mais l’organisation vraiment top! La gestion de la foule est vraiment super! Nous nous retrouvons super bien installé vers le centre et 2 rangs derrière la wet zone (ouf car certains vont ressortir comme après 3 jurassic pars d’affilés) Encore une fois: wahoooo nan mais ils sont ouf ces américains!!!! Nous allons faire des photos avec les acteurs après le show et petit fou rire car en passant le bras derrière le grand méchant pour la photo j’ai naturellement sorti en anglais « oh merde vous êtes mouillé » bah son gilet était froid cela m’a surpris et lui m’a regardé et m’a répondu « of couuuuuuuuuuurse we are wet » cela a eu le mérite de le faire bien rire.

Nous allons ensuite flâner et faire les boutiques a la recherche de quelques souvenirs (je me suis offert un oscar: Best Me qui trône sur ma bibliothèque depuis mon retour)

Retour à l’hôtel ou nous nous habillons plus chaudement car ce soir concert gratuit sur la plage de santa Monica! Ce soir là nous avons vraiment galérer a trouver un place de parking! Finalement nous arrivons sur la plage et pas de concert….. Il a eu lieu la vielle…. Oui nous étions sur place la vieille et avons supposé qu’il s’agissait de répétitions…… Nous dinerons au Maria Del Sol au bout du pier, nous partageons une assiette énorme très sympa.

Journée super sympa et détente, peu de monde aux studios universal aucun regret donc de ne pas avoir pris le pass front of line.

la suite arrive bientôt. Et si l'un d'entre vous sais comment je peux réduire la taille des photos je prend!! je n'ai pas trouvé l'info dans la faq.
Retour mitigé du Costa Pacifica du 10 au 17 février English translation pending
by Laurencewill · 2013-02-17 · 125 replies
Bonsoir a tous,

Je ne vais pas faire un compte rendu detaillé jour par jour mais plutot vous donner mon ressenti au retour de cette semaine sur la pacifica

Tout d'abord le bateau : deco de chez costa, on la connait, on aime ou on aime pas, cela dit des efforts de gout ont ete fait dans certain salon notamment a la chocolaterie que j'ai trouvé très joli. Beaucoup de ressemblance avec le magica que nous connaissions deja. Ce bateau a été inauguré en 2009, je trouve qu'il vieillit mal. Nombreuses taches sur les moquettes et sur les banquettes, des plaques ascenseurs cassé en milieu de semaine etc....

Le personnel : Alors c'est la que ca commence a se dégrader Nous étions 625 francais a bord, avec 2 hotes francophone qui ont été totalement inexistants, pas un mot gentil, rien !!!!! Le gars a meme fait une excursions avec nous, il n'a adresser la parole a personne, s'est posé au fond du bus et a fait sa balade, j'ai trouvé ca affligeant, d'autres personnes ce sont fait la meme reflexions dailleurs !!! Rien a voir avec l'hote du magica, cedric, qui avait été super sympa toute la semaine. Très très peu de personnel qui nous comprennent en francais, et c'est a nous de faire l'effort de s'exprimer en anglais, bref ... Au niveau des serveurs, correct, un brave gars mais super long, on etait les derniers sortis du resto tous les soirs Je trouve qu'il y a un certain laissé aller, exemple, a savone, ascenseurs hors d'usage car réserve au services bagages, ok, allez on monte les 6 etages a pieds, et la au beau milieu un bagagiste qui attendait sa livraison, totalement couché dans les escaliers, j'ai du l'enjamber, et encore j'ai eu droit a un regard qui en disait long... Autre exemple : au buffet, rosbeef coupé a la demande, arrive mon tour et il restait une tranche toute séché je lui demande de m'en couper une autre, il me regarde étonné et me file la tranche desséché encore une fois, bref ..... Par contre un grand coup de chapeau au personnel du squock club qui a été d'une gentillesse remarquable, et très pro avec les enfants Les guides d'excusions etaient bien sympa mais s'exprimait dans un francais difficilement comprehensible, dommage....

La nourriture : Grosse baisse de qualité !!! Un buffet qui laisse clairement a désiré, peu de choix du pain super sec, il faut aimé la pizza et les pâtes, cela nous rappelle que costa est belle et bien italien !!! Menu du resto correct mais attention, gros mangeur n'hesiter pas a commander TOUS les plats, portions très petites !!!

Le MSC splendida nous a suivi presque toute la semaine, et au niveau des escales, j'ai trouvé le personnel bien plus présent que chez costa, cela s'est ressenti dès l'embarquement a marseille dailleurs !!!!

Un debarquement sans meme un au revoir, dans le cafouillage d'un exercice de securité du personnel sur le meme pont, on nous a posé a terre, mission accomplie pour costa et basta .....

Nous avons eu le sentiment que costa faisait effectivement du remplissage massif a bas prix , et cela se ressent clairement. On est plus sur de la clientele de VVF que de croisière a mon avis !!!

On a eu l'impression aussi que tout etait bon pour vous faire consommer et dépenser Les photos de départs au resto, avec l'espagnole, avec le pirate etc ...... Tout est bon !!! Sans compter les boissons, a 8euros le pichet de sangria le jour de la paella, la culbute est interressante !!! Idem soirée de gala, le trou normand a 3 euros la coupe, j'estime qu'il pourrait en faire cadeau

Les navettes pour sortir des ports, lorsqu'elles sont payantes sont une véritable arnaque, les taxis vous coûteront moins cher !!!! Testé !!!

Ensuite nous avons eu la pluie a palma, avec grele et tout et tout !! Petites gouttes également a cagliari et déluge a palerme !!!! Heureusement soleil a barcelone et a rome !!! Mais ca c'est pas de la faute a costa 😎

Bilan donc mitigé, et je pense que la prochaine croisière se ferra sur MSC !!

Voila ce qui me vient ce soir, si vous avez des questions pas de soucis j'essaierais d'y repondre !

Voyage cool en groupe... Thaïlande ou Philippines? English translation pending
by Boi · 2013-02-17 · 53 replies
Bonjour,

Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛

On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.

Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?

Dans l'attente de vos réponses,

Boi
Conduire en Malaisie English translation pending
by Jego · 2013-02-07 · 32 replies
bonjour trouve ton des agences de locations de vehicules dans la plupart des grandes villes en malaisie? les routes sont telles en bon etat?les panneaux sont ils ecrits en malaisiens? y a t il des guests houses dans tout le pays, comme en thailande? les plages sur le continent sont telles jolie?(les iles ne m interresse pas) l accueil des malaisiens en general est il bon? le prix des guest house(simple) et petit resto de rue sont ils bon marche?

merci d avance.
Croisière Royal Caribbean Legend of the Seas la semaine du 21 juillet 2013 English translation pending
by Molly09 · 2013-02-04 · 51 replies
Bonjour, nous avons réservé, une croisière avec le Royal Carribean ''Legend of the Seas'' départ de Marseille avec arr��t, Bacelone, Rome, Majorque, Valencia et Genoa. Il y des excursions et on aimerait savoir si quelqu'un d'entres vous pourrait nous conseiller sur le ou les choix à faire, nous sommes de bons marcheurs, les musées n'ont pas notre intérêt.Bien sûr que le vatican, la chapelle sixtine nous intéresse. Et le code vestimentaire pour les soupers, monsieur est-il obligé de porter le veston et la cravate. En passant on a réservé notre vol avec Corsair, est-ce que quelqu'un peut m'en parler?

Merci!

Kathleen et Denis
Mais pourquoi les Français ne viennent-ils plus? (retour de quinze jours en Égypte) English translation pending
by Kob27g · 2013-02-04 · 75 replies
Cette question, on nous l’a posé à maintes et maintes reprises tout au long de notre périple dans cette Egypte paraissant si « dangereuse » à travers nos médias. Nous ? Un couple de routards ayant une petite expérience (Inde, Chine, New-York) sillonnant ce superbe pays du 16 janvier 2013 au 2 février.

Les égyptiens ne comprennent pas pourquoi les français ne viennent plus en Égypte. Ce pays a besoin du tourisme pour vivre et depuis 2 ans, ai confronté à une grave baisse de ce secteur.Planning J1 : vol vers Hurghada J2 : liaison Hurghada – Louxor en bus + visite du temple de Louxor J3 : excursion rive ouest Louxor (vallée des rois, temple d’Hatchespout, Temple d’Abu et Colosses de Memnon) J4 : temple de Karnak + musée de Louxor + excursion à l’île des Bananes J5 : excursion rive ouest Louxor (village des artisans, vallée des nobles, Ramesseum et temple de Séti 1er). J6 : liaison Louxor – Assouan en taxi avec visite de temple d’Edfou et de celui de Kom Ombo. J7 : excursion Abu Simbel J8 : Temple de Philae, de Kalabsha, Grand Barrage et obélisque inachevée. + Visite de l’île des fleurs. J9 : Ile éléphantine + repos + train de nuit vers Le Caire J10 : arrivé au Caire + vieux Caire. J11 : excursion Gizeh, Saqqara et Dahchur. J12 : musée du Caire + balade dans la ville J13 : citadelle + Khan El Khalili J14 : liaison Le Caire – Hurghada en bus. J15 : repos + vol retour.Hotels Hurghada

Hôtel Golden Rose (1 nuit, recommande Routard) Reserve depuis Venere.com a 28€ la double. Hôtel calme, chambre plutôt grande et correcte dans un quartier un peu glauque (immeubles en ruines) mais non loin du centre de Sekkala. Ils nous ont fait payer 316 Le sans trop s’avoir pourquoi, ce qui me reste en travers de la gorge. Petit déjeuner fourni dans une box car nous sommes partis tôt le lendemain. Propose des repas de type buffet à 25Le, tout a fait correct.

Sea View Hôtel (1 nuit, recommandé Routard) Réservé depuis booking.com à 196Le la double. Hôtel correct situé sur la Corniche à Dahar (quartier plus sympa que Sekkala). Les chambres sur la rue sont assez bruyantes. Petit déjeuner (inclus) copieux et bon. Personnel aimable même si le gérant cherche un peu lourdement à nous refourguer ses excursions.

Louxor

Hôtel Nefertiti (4 nuits, recommande Routard) Reserve depuis Booking.com 200Le la double, grande chambre, propre. Hotel bien situé à Louxor, tout proche du temple. Quartier assez bruyant. Personnel très pro et accueillant. Dès son arrivé, le visiteur est chouchouté. Bon buffet de petit dej (compris). Propose un service de restauration (voir avis plus bas) et des excursions (voir avis plus bas aussi)

Assouan

Hotel Keylany (3 nuits, recommande Routard) Reserve depuis Booking.com 225 Le la double. Chambre assez petite et propre. SDB minuscule. Assis aux toilettes, on a la tête dans le lavabo. Plutôt bien situe, proche du souk et du Nil, a 1 bon km de la gare. Quartier bruyant. Petit déjeuner (inclus) très bon. Pas de restauration sur place. Personnel très serviable et propose des excursions (voir plus bas).

Le Caire

Hotel Bedouin (4 nuits, recommande Routard) Reserve depuis hostelworld.com 120Le la double. Chambre de taille correcte mais un peu vieillotte. SDB correcte mais la cloison entre la SDB et la chambre ne monte pas jusqu'au plafond. Bien situé dans le centre, proche de la place Tahrir et du métro et dans un endroit peu bruyant. Petit déjeuner (inclus) se limitant a 3 bouts de pain, de la confiture et un the (il ne faut pas avoir faim). Personnel accueillant. Ce n'est pas vraiment un hôtel, il s'agit plus d'une maison d'hôte. On peut vivre avec la famille, leur demander un thé (gratuit). Comme me dit souvent le jeune a la réception : "feel at home" Pas de restauration sur place et propose des excursions (voir plus bas). Transports, excursions et visites. Préambule : je ne suis pas un archéologue, je donne juste mon avis de touriste moyen (le beauf de base en gros). Certains ne seront pas d’accord avec mes avis.

Liaison Hurghada --> Louxor. Ne voulant pas m'aventurer le premier a trouver un bus pour Louxor. J'ai fait appel à une agence "Memphis Tour" par email depuis la France. Ils parlent français et m'ont propose 2 formules : 105€ pour 2 : taxi depuis notre hôtel d'Hurghada vers notre hôtel de Louxor. 49€ pour 2 : taxi depuis notre hôtel d'Hurghada vers la station de bus, tickets de bus sur la compagnie Upper Egypt Bus, puis taxi de la gare routière de Louxor vers notre hôtel. Paiement par avance sur internet. Nous optons pour la 2eme formule. A 7hm une voiture nous amène a la gare routière, notre guide nous paye un the et une bouteille d'eau chacun. Le bus part a 8h30 et arrive vers 13h a Louxor (pause pipi a mi trajet). Bus nickel. A Louxor, notre taxi est la. Satisfait de la formule.

Louxor excursion rive ouest 1 : les incontournables. L'hôtel Nefertiti propose 2 formules pour une visite comprenant la vallée des rois, le temple d'Hatchespout, le temple d'Abu et les colosses de Memnon. Départ 8h, retour 14h. 190 Le : voiture pour 2 325 Le : voiture pour 2 + guide francophone. On teste la 2eme formule. Voiture nickel, bon chauffeur et rien a redire sur la guide très intéressante et parlant un très bon français. Bon service. Vallée des rois (ticket 90Le) : visite des tombes de Ramsès 3 et 4 et celle de Meremptah. Cette dernière est une bonne alternative car différente des 2 jolies et populaires tombes de Ramsès. Un incontournable. Temple d' Hatchespout (30 Le) : superbe temple taille dans la pierre, un incontournable aussi. Temple d'Abu (30Le) : très joli temple aussi a visiter. Colosses de Memnon (gratuit) : ca a le mérite d'être gratuit, on peut s'y arrêter 5 minutes en passant devant.

Temple de Louxor (50Le) : Beau temple, plutôt désert. Nous l’avons visité pendant l’après-midi pour bénéficier à la fois du temple le jour mais aussi une fois la nuit tombée. A faire avant celui de Karnak car moins majestueux.

Temple de Karnak (65Le) : un incontournable et logiquement beaucoup plus fréquenté que celui de Louxor, car plus grand et majestueux. Bon plan, contre une petit pièce, les gardiens peuvent vous faire accéder aux gradins du son et lumière : de là, un jolie point de vue. Compter 2h de visite.

Musée de Louxor (80Le) : jolie collection mais entrée un peu (voir beaucoup) trop chère… On en fait vite le tour (1h).

Excursion à l’île des bananes (10Le). Pour y accéder, il faut négocier un bateau. On a choisi un bateau à moteur à 120Le pour 2, entrée à l’île incluse. L’hôtel Nefertiti propose le même type d’excursion mais en felouque à 190Le. Ballade sympa de 2h avec un arrêt sur la fameuse île pour un petit tour dans une bananeraie et dégustation de quelques bananes en terrasse le long du Nil. Reposant. A faire en fin d’après-midi pour le coucher de soleil.

Louxor excursion rive ouest 2. L'hotel Nefertiti propose 2 formules pour une visite comprenant la vallée des nobles, le village des artisans, le temple de Ramesseum et le temple de Séti 1er. Départ 8h30, retour 13. 190 Le : voiture pour 2 300 Le : voiture pour 2 + guide francophone. Etant contents le 1ere excursion rive ouest, on opte pour la 2eme formule. C’est donc sans surprise que nous avons été satisfaits de cette excursion. Vallée des nobles (30Le) : choix des tombes de Rekhimé et de Sennefer. Jolies tombes dans un lieu boudé par les touristes. Mérite le détour. Village des artisans (30Le) : une, un temple et les ruines du village. Intéressant pour comprendre la vie des constructeurs de tombes. Temple de Ramesseum (30Le) et de Séti 1er (30Le) : eux aussi boudés par les touristes, ils apportent une petite touche différente aux autres lieux, mais à faire en 2nd temps (pas incontournables).

Liaison Louxor – Assouan Par l’hôtel Néfertiti : 550Le la voiture avec arrêt à Edfou et Kom Ombo, départ 8h, arrivé 14h30. Même chauffeur que pour les 2 excursions rive ouest donc nickel. Temple d’Edfou (50Le) : temple sympa, mieux conservé que ceux de Louxor car plus récent. Pas trop de monde. Temple de Kom Ombo (30Le) : moins beau que celui d’Edfou, il est du même style. Superbe décor au bord du Nil.

Excursion Abu Simbel Par l’hôtel Keylany : 70 Le/personne pour l’aller-retour en minibus (départ 3h15, retour 13h30). 95 Le/personne pour l’aller-retour en minibus + crochet par le temple de Philae ensuite (départ 3h15, retour 15h30). Nous prenons la 1ere formule. Réveil par l’hôtel à 2h45. Départ à 3h15 en minibus qui fait le tour d’Assouan pour récupérer quelques autres routards. Départ du convoi de bus, minibus et taxis à 4h. Arrivé sur site à 7h15. Départ du site à 10h, retour sur Assouan vers 13h30. Voilà pour les détails pratiques. Abu Simbel (95Le) : site avec 2 temples (un grand et un plus petit). Majestueux au lever du soleil, mais c’est bondé car tout le monde arrive avec le même convoi. Un conseil, à peine arrivé, foncez à la billeterie puis vers le site pendant que les groupes d’entassent aux toilettes. Grâce à ça, vous aurez quelques précieuses minutes pour admirer tranquillement le site et faire des photos sans allemand en sandales et chaussettes dans le champ (oh la la, le cliché !!). On revient assez fatigués donc contents de n’avoir pas enchainé sur Philae.

Excursion temples de Philae, Kalabsha, Grand Barrage et Obélisque inachevée. Par l’hôtel Keylany : 120Le la voiture (départ 8h, retour 13h). Déjà le chauffeur arrive en retard, de plus il conduit un peu violemment et n’est pas vraiment amical. Enfin, prestation correcte au niveau du service et du prix. Temple de Philae (50Le) : à peine le ticket en main, il faut négocier un bateau pour accéder sur l’île du temple. C’est galère car beaucoup de touristes, et ces « bateliers » ont le monopole !! Bateau négocié à 80Le avec 1h30 d’attente pour la visite (1h suffit). Site très touristique, temple plus récent que ceux de Louxor et bien conservé. A visiter. Grand Barrage (30Le) : arnaque totale. La voiture traverse la moitié du barrage, nous arrête dans une espèce d’aire de stationnement avec 4 pauvres panneaux explicatifs… Et le pire, c’est qu’il y a du monde. A éviter (à moins d’être un inconditionnel des barrages). Temple de Kalabsha (Gratuit ?) : coup de cœur. Bon au départ ça commence mal, il faut négocier un bateau pour accéder sur l’île de temple. Il y a aucun touriste et peu de bateau. Négociation serrée, on a même failli faire demi-tour. Bateau à 40Le avec 1h d’attente pour la visite. Joli temple (plus petit que celui de Philae) mais totalement snobé par les groupes de touristes. Sur place, les gardiens piquaient un roupillon dans la cour du temple, nous n’avons donc pas payé de droit d’entrée. Plusieurs vestiges sur cette petite île, une jolie vue sur le lac Nasser (et son immonde barrage). Obélisque inachevée (30Le) : visite rapide mais intéressante pour comprendre comment les égyptiens faisaient pour récupérer leurs énormes blocs de pierre. Visite idéale pour clore une excursion.

Excursion à l’île des fleurs (10Le) : Accès par un bateau à moteur, négocié à 50Le, temps d’attente d’1h pour la visite. L’île est assez jolie mais toute petite. Jolie vue sur la rive ouest. Bref ça occupe mais « ça ne casse pas des briques ».

Excursion à l’île Eléphantine (gratuit) : prendre la navette publique sur la corniche (à côté du KFC), 1Le/personne la traversée. Ile étonnante, l’espace de la visite, on se croit dans un autre pays et ce, en plein Assouan. Tout est plus zen. Escale obligatoire chez Baba Doom (voir ci-dessous dans restos et bars). Dommage qu’il y ait cette affreuse tour.

Liaison Assouan – Le Caire Train de nuit : 60$/personne pour une couchette double avec diner et petit déjeuner. Réservé sur internet. Les couchettes sont vraiment pratiques et fonctionnelles. C’est propre, c’est calme. Le dîner était correct (on a même eu une version végétarienne). Le personnel est au petit soin. Points négatifs : le petit déjeuner vraiment pas fameux et les 2h de retard au Caire (15h30 de trajet au lieu de 13h30).

Quartier du vieux Caire : le quartier Coopte du Caire. Zone intéressant, jolies églises et synagogue, tout est gratuit (sauf le musée coopte). Visite assez rapide si on ne visite pas le musée. Quartier accessible facilement en métro.

Excursion pyramides de Gizeh, Dahchour et Saqqara. L’hôtel Bedouin propose 2 formules (départ 8h, retour 16h) : 250 Le : voiture pour 2. 370 Le : voiture pour 2 + guide francophone. L’expérience positive de Louxor nous pousse à prendre la 2eme formule. Malheureusement, cette fois, on a un peu déchant. Guide tout mou, récitant son discours sans envie (autant lire le retour), répondant à côté et ne s’adressant pas à ma copine (il ne lui a même pas demandé son prénom). Bref, il aurait presque pu gâcher de si belles visites. Chauffeur pas top non plus, conduite violente. L’hôtel nous a dit qu’il tiendrait compte de notre avis sur le guide donc… Plateau de Gizeh (60Le + 5Le de péage pour la voiture + 30Le pour accéder dans la pyramide de Khephren) : un site majeur et magique, moins bondé que je m’y attendais. Un incontournable. L’entrée pour Kheops à 100Le nous paraissait excessive (surtout que contrairement aux tombes de Louxor, l’intérieur d’une pyramide n’a rien d’extraordinaire). Malgré tout, pour combler notre curiosité et faire un peu de sport, on opte pour la visite de Khephren totalement snobée. Une petite déception pour le sphinx. Il est situé en contrebas du plateau, il parait donc petit à côté des 3 mastodontes. Dahchour (30Le) : coup de cœur. Une très belle pyramide « rouge » ressemblant à celles de Gizeh dans une zone désertique sans touriste. L’intérieur est plus sympa et plus sportif que celle de Khephren. Saqqara (60Le + 2 Le de péage pour la voiture) : la fameuse pyramide à degrés, malheureusement avec un gros échafaudage sur un flanc (en travaux pour 25 ans il semblerait). Site intéressant car c’est la 1ere pyramide. Sur le site, le musée Imothep (ticket inclus dans le prix de l’entrée) mérite qu’on s’y attarde un peu.

Musée du Caire (60Le) : un incontournable. L’intérieur est vieillot, c’est le bazar digne d’un souk, mais il y a tellement d’objets merveilleux. Nous n’avons pas visité la galerie des momies (ticket supplémentaire de 100Le) et avons quand même passé 3h.

La Citadelle (50Le) : dominant un quartier peu intéressant du point de vue touristique, on a galéré à trouver l’entrée. Site sympa, superbe vue sur le Caire, très jolies mosquées. A l’intérieur aussi le musée militaire et celui de la police… Mérite la visite.

Quartier de Khan El Khalili : le souk du Caire. Plein de marchands, de mosquées, une atmosphère très différente du reste de la ville. Boire un thé attablé à l’un des nombreux bars place Hussein est une expérience sympa pour observer la vie de cette place.

Transfert le Caire – Hurghada : Bus Upper Egypt (65Le) depuis la gare routière Turgoman, sorte de gigantesque centre commercial vide servant de point de départ de nombreux bus. Départ à 8h, arrivé à 15h. Bus nickel. Se mettre du côté gauche (dans le sens de la marche) du bus pour profiter de la vue sur la mer rouge pendant une bonne partie du trajet. 2 arrêts en cours de route. Prévoir un peu de bouffe car les offres culinaires des arrêts ne sont pas extraordinaires (hormis pour les amateurs de biscuits, chips ou barres chocolatées). Restaurants Préambule : je suis végétarien, donc je ne vais pas vous faire partager les bonnes adresses pour la viande. Ma copine mange un peu de viande, mais à tendance à limiter sa consommation à l’étranger. Manger végétarien est très bon marché en Egypte et bien plus facile qu’en France. Les prix donnés sont pour l’addition globale pour nous 2 (hors mention précisée)

Hurghada

Restaurant de l’hôtel Golden Rose : buffet pour 25Le/personne. Bouffe correct, choix limité mais pour le prix, rien à dire.

El Sawaky Camp (sur la corniche à Dahar, à ne pas confondre avec son voisin El Sawaky Beach, non testé par nos soins). - Tahiné + pain, salade orientale, pâtes à la napolitaine, crêpe au miel (+ une crêpe au fromage offerte) : 40 Le. Joli cadre en bord de mer. En cette basse saison, nous serons les 2 seuls couverts du dîner. Repas correct, prix ok. Lieu sympa aussi pour siroter un thé en journée avec vue sur la mer.

El Sunny (souk touristique à Dahar, recommandé Routard). - 6 sandwiches fallafels + pickles : 15Le. Une cantine égyptienne que j’affectionne. Y aller pour déguster des fallafels, du foul, du tahiné au baba ghanouj à prix mini. Par contre, je ne risquerai pas à la viande (personne n’en commande). Bonne adresse pour manger typiquement égyptien.

Louxor

El Sahaby Lane (restaurant de l’hôtel Nefertiti, recommandé routard). - Salade césar, tajine végétarien, riz : 59Le. Plats bien présentés et bon mais un peu chers. Nous n’y avons mangé qu’une seule fois.

Snack Time (le long du temple de Louxor, à côté du macdo). - Calzone fromage/champignon, pizza Margherita : 34Le. - Veggie burger, wrap fallafels, frites, salade grecque : 44Le. - Sandwich végé, coleslaw, panini végé, frites : 42Le. Un fast food à l’égyptienne. On commande au comptoir et on nous sert à table (parfois un peu long). Bons tarifs et plats. Seules les pizzas nous ont déçues car miniscules. Un bon plan.

Abu Ashraf (rue entre le temple de Louxor et la gare, recommandé Routard). - Kochery, pain, assiette kebab : 55Le. Cantine égyptienne proposant un bon et copieux Kochery. Le kebab à quelque peu alourdi la note (et j’ai l’impression qu’on a eu le droit à un tarif « touriste »).

El Zameek ? (sharia Mostafa Kamel) - 2 kochery : 20Le. - 2 sandwichs fallafels, pain et houmous : 15Le. Je me souviens plus vraiment du nom du resto (une grande façade rouge sur 2 étages), il est situé dans une rue parallèle à celle de l’hôtel Nefertiti, et dans une rue perpendiculaire du souk (à 2 pas du souk). Autre cantine égyptienne, notre préférée à Louxor. Bon, copieux et pas cher. En plus, trouvé par nos soins =)

Omar garden : (en plein souk) - 2 soupes de nouilles, 2 rations de riz, légumes en sauce, gâteau de semoule : 35Le. Petit jardin en plein souk. Plein de petits plats à 5Le. C’est correct mais pas extra.

Assouan

Al Sayeda Nafessa (petit rue perpendiculaire au souk, recommandé routard) - 2 menu kochery (salade, sauce, soupe nouille, riz, légume en sauce et kochery : 27Le. Cantine égyptienne. Trop copieux, surtout pour un dîner. Le service est très long (on a la légère impression que les égyptiens sont servis avant nous). Idéal si on veut se remplir le ventre pour pas cher.

Biti (à côté de la gare, recommandé routard) - 2 fétirs : 76Le Pizzeria à l’égyptienne, proposant soit fétirs soit pizzas classiques qu’on agrémente des ingrédients qu’on souhaite. L’impression est mitigée, c’est plutôt fade, surtout pour de la cuisine égyptienne (on aurait peut-être dû mettre le ketchup servi avec nos fétirs…) Et, en plus, c’est cher. Par contre, ça cale. Mais ça reste une déception.

Emy (Corniche, près du Keylany hôtel) : - Riz, grosse salade de fruits, légumes en sauce, soupe de lentille, baba ghanouj, pain : 40Le Beaucoup de petits plats pas chers (entre 5 et 8 Le), jolie vue sur le Nil. Seul bémol, le serveur ne comprend pas l’anglais et ne sachant pas vraiment rajouter les 20% (taxe + service). Enfin, la patronne est intervenue et nous a donné raison. Bonne petite adresse malgré tout. En plus, pour les amateurs, ils servent de la bière.

El Madina (Souk, proche de la gare, recommandé routard). - 2 menus (pain, tahiné, crudités, riz, haricots blancs en sauce tomate) : 50Le. Service rapide, serveurs super sympas. C’est copieux et bon. Bon plan pour le déjeuner.

Mona Lisa (Corniche, près du Keylany, à côté de Emy). - Soupe de légumes, tahiné, sauce concombre, salade grecque, pain et pâtisseries orientales : 46Le. Serveurs ne comprenant pas l’anglais dans service un peu cahotique (il n’avait pas pris notre commande dessert, qui en plus n’était pas bon et assez cher). Pour le reste, rien à redire.

Kochary El Safwan (près de la gare et du souk, recommandé Routard). - 2 kochery large : 12Le Carte ultra simple, choix entre kochery small, medium, large et x-large. C’est bon, service ultra rapide. Bon plat pour les amateurs de ce plat.

Macdo (Corinche). - 2 sundaes : 17Le Pas amateur de ce genre de fast-food, mais il profite d’une superbe vue sur le Nil et la rive ouest. Terrasse sympa, après niveau bouffe… Pour les amateurs, menu entre 20 et 30 Le, mais pas de végéburger.

Baba Doom (île éléphantine, recommandé Routard). - 2 thés : 10Le. Étape incontournable sur cette île. Vue imprenable sur la rive ouest du Nil et ses dunes. État d'esprit complétement décalé. Comme nous a dit un touriste sexagénaire en arrivant : "it's the best place on earth". Le patron est venu boire le thé avec nous. Il a de nombreuses anecdotes à raconter, on ne voit pas le temps passé. On devient zen. Une étape reposante à Assouan.

Le Caire

GAD (recommandé Routard), multiples adresses (on en a repéré 4). Le plus grand et notre préféré se trouve « sharia 26th July ». - Pizza Margherita, baba ghanouj, pain, légumes farcis, riz : 39Le - Kebab, frites, soupe de légumes, riz basmati aux légumes, salade de fruits : 49Le - Kebab, cocktail de fruit, soupe de légumes, salade mixte (betterave, coleslaw, crudités et houmous), pain : 47Le - Pizza Margherita, baba ghanouj, fallafels, pain, pâtes napolitaines : 43Le - Pickles, riz, soupe de tomate, salade de fruits, soupe de légumes, légumes farcis : 47Le Notre coup de cœur. Une carte impressionnante, de l’oriental (fétir, fallafels, mezze, kebab, kofta), de l’occidental (pizza, burger, sandwich, viande, poisson). Bref pour tous les gouts à prix mini. En plus, on en trouve de partout.

Le reste de nos repas au Caire ont été pris « sur le pouce » (kochery, foul, fallafels) dans de petites « cantines ».
Le Sénégal en zone d'insécurité? English translation pending
by Liesel · 2013-01-23 · 134 replies
Bonjour à tous, Etant en parti déjà engagé, notamment pour le transport jusqu'à Dakar, pour un séjour d'une dizaine de jours en Casamance, j'aurais bien voulu savoir, avant de poursuivre mes réservations, si ce séjour n'était pas un peu trop risqué au vu de ce qui se passe en ce moment au Mali et par voie de conséquence les dangers qui débordent sur tous les payes environnants tel que le Sénégal, si des forumistes, ayant séjournés ces derniers temps en Casamance ou qui ont pu avoir des nouvelles "crédibles" de personnes qui y résident ou qui y sont actuellement en vacances dans la région ont pu remarquer une insécurité ou une tension particulière dans cette région. Vous remercie d'avance.

Liesel
Mis à part Paris, quelle est la meilleure ville à visiter en France? English translation pending
by Dolly974 · 2013-01-20 · 47 replies
Salut a tous ! je viens d'arriver en France pour y vivre , depuis septembre et comme j'adore les voyage , je suis tenter pour visiter qq villes de france avant de parcourir l'europe et le monde ! je me demandais pour vous qu'elle serait l'une des meilleurs ville a visiter ici mise a part Paris bien sur ? 😄
Sécurité, coins dangereux et vols en Argentine? English translation pending
by Messi57 · 2013-01-19 · 82 replies
Bonjour à tous, en trainant sur le forum j'ai pu voir qu'en Argentine il y avait des coins dangereux (Boca...) où il fallait éviter de trainer seul sous peine de vol... 🙁

Comment fait une personne qui part à l'aventure (à sac à dos) en Argentine (donc toutes ses affaires sur lui) si il traine avec son appareil autour du cou ?

La personne ne peut pas vraiment cacher ses affaires et il est donc à l'affut de vol...

J'attends vos réponses pour ceux qui ont déjà vécu cette expérience, ou ceux qui sont partis ou habitent en Argentine 😉
L'Indonésie parie sur l'essor du "tourisme-charia" English translation pending
by VoyageForum · 2013-01-16 · 235 replies
Le ministère du Tourisme veut surfer sur la vague du tourisme islamique. Au programme : cuisine halal, sans porc ni alcool, et séparation hommes-femmes. Lire la suite...
Concours du mois de janvier 2013: La forme circulaire dans le monde English translation pending
by Ragamuffin · 2013-01-01 · 276 replies
Comme indiqué dans le titre de ce message les photos de voyage proposées dans ce concours devront donner la part belle - à défaut de la part principale - à la forme circulaire.

Il faut donc qu'un cercle - pratiquement complet - apparaisse de manière évidente sur votre photo quand bien même il n'en serait pas l'élément le plus important.

Exemples :



La présence humaine (ou animale 😛 à condition de rester dans une certaine décence 😮) sont à privilégier.

Les photos de macarons (à condition qu'ils soient bons 😊) sont également acceptées

Modalités pratiques

Dépôt des photos jusqu’au Vendredi 25/01 minuit

Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos; numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...)

Pour voter : du Samedi 26/01 au Mercredi 30/01 minuit

Merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos).

En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium !

L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de Février 2013.

Pour les discussions autour du thème, c'est ici : Discussion autour du concours du mois de Janvier 2013 : La forme circulaire dans le monde

Diaporama (Merci Herikles) : Diaporama La forme circulaire dans le monde

Bonne chance à tous!
Voyage à Paris et sud ouest de la France en juillet 2013 English translation pending
by Chantalboura · 2012-12-31 · 38 replies
Bonjour, Cet été, nous prévoyons partir en France pour environ 18 jours ( mois de juillet) Nous voulons tout d'abord visiter Paris , pur une durée de 7 jours. Par la suite , nous aimerions aller dans le sud-ouest de la France....Nous avons besoin de suggestions, endroits intéressants à voir..quelle ville du sud de la France est la plus appropriée comme point d'arrivée en provenance de Paris en train? par la suite nous aimerions visiter les régions ( ville et village) avoisinantes , quel moyen de transport serait le mieux adapté? Endroits où se loger à bons prix.....quel itinéraire pourriez vous nous suggérer.

Merci !
Croisière Lirica en juillet (tour Méditerranée orientale) English translation pending
by Sandrinefab · 2012-12-28 · 58 replies
Bonjour, Nous partons avec le MSC LIRICA le 18 juillet pour le tour méditerranée orientale (NICE, Rome, Messine, Rhodes, Limassol, Haifa, Zante, Nice). Avez-vous déjà fait cette croisière, quels conseils nous donneriez-vous pour les escales? Pouvons-nous nous débrouiller seuls pour visiter, y a- t- il une excursion à ne pas manquer? Peut-on simplement prendre un bus pour nous amener plus proche des curiosités sans payer l'excursion? Nous avons déjà fait une croisière sur l'Armonia. Nous avions pris une excursion pour Athènes et avons été très déçus. Notre guide devait gérer un groupe de français et d'anglais, elle devait donc traduire deux fois ces explications, du temps perdu et beaucoup moins d'explications en français qu'en anglais... Une telle pratique est-elle courante? je vous remercie pour vos réponses.
Compte rendu: retour du Celebrity Millenium "Asie Sud et Nord" 9 décembre 2012 English translation pending
by Francischem · 2012-12-27 · 114 replies
Bonjour à tous ceux qui m'ont demandé un CR et à chacun que cela peut aider.

Ce CR rapidement écrit (rentré il y a 2 j) permet de conserver la fraicheur des souvenirs et sensations. Il sera divisé en 2 : Celebrity et le bateau (le Millenium) et puis les escales. En avant propos mon sentiment sur Celebrity car c’était la 1ere fois que je signais sur cette CIE : pourquoi ce préliminaire ? Parce que d’une part Costa est depuis qqn temps l’objet de toutes les « attentions » et que Celebrity en profiterait pour lancer une opération de charme sur les déçus de Costa. Plus de 15 ans de Costa et MSC me font dire ceci (évidement éminemment personnel). Ayant largement ici dénoncé la dégringolade en qualité de Costa, que dire de Celebrity dont j’ai tant entendu vanter les mérites ici même : Celebrity m’a semblé être ce que Costa était il y a 20 ans, un rapport qualité prix excellent ; un personnel aux petits soins, discret et efficace en toutes heures, un staff aux excursions et à l’accueil courtois, poli, efficace et se donnant beaucoup de mal pour remédier à vos problèmes et erreurs qui ailleurs vous feraient perdre temps et argent. Un commerce où le client existe dans la plénitude de ses droits et largement au delà pour que son séjour soit facilité et « de rêve »…mon dieu quel bonheur de ne pas se voir viré, voire méprisé à l’acceuil même si votre carte Pearl montre que vous êtes un client fidèle qui connaît usages et limites des choses. Ceci dit, les 6 français avec qui nous étions, tous habitués de Celebrity ont été très mécontents et ont dénoncé un e « Costaisation » de Celebrity….ça promet ! Le plus important pour beaucoup…le restaurant : EXCELLENT, nourriture, inventive, bonne, fraiche, variée, en abondance midi et soir et une qualité des viandes grillées dignes des meilleures rôtisseries : comment fait on pour servir des T bone, cote de bœuf, grillades de cette qualité ??????...peu croyable sauf que si vous la voulez saignante, vous la réclamez non pas « rare » mais blu, ultra blu ! Le buffet au 10 eme… convenable au niveau qualité et varié, cuisine japonaise, chinoise, etc… à midi comme à 17 h 30. Le petit déjeuner au restaurant n’est pas en libre service comme chez Costa mais servi à table sur commande, aucun pb de choix si on prend son temps. LE SELECT DINING : alors là excellente formule qui permet de diner sans heure de 19 h à 21 h sans réserver quand et avec qui on le souhaite, très pratique les jours d’excursions ou quand on veut changer de partenaires de table : la condition pour accéder à ce service ?: régler (et débité) à l’avance les « pourboires » qu’on retient en général à la fin, donc avance de trésorerie mais non supplément puisque de toute façon il faut les payer. ANIMATIONS : alors là…….sur ce bateau, le désert absolu : aucune équipe d’animation, aucun cocktail de bienvenue ou du commandant, ni de présentation du staff, aucune animation aucune, des spectacles courts et pauvrelets, des boutiques sans stocks et personne le soir dans les qq bars. Qq musiciens par ci par là et un orchestre alternant les sempiternels standards internationaux : certains ont dit qu’on s’y emmm….hautement, d’autres que ça changeait des foires méditerranéennes de Costa !...chacun appréciera. Les excursions proposées : de l’avis de tous elles sont pauvres en choix, en points de visites et très chères : pourquoi ?....on le verra mais surtout… comment faire autrement ? Le Millenium : refait en mai 2012, c’est un superbe bateau tout en délicatesse des couleurs, richesses des matériaux, cosy des salons anglais, et là un vrai bonheur de s’isoler dans une bibliothèque en acajou à 2 étages, dans des petits coins chauds et calmes pour y lire, jouer aux cartes ou regarder la mer. Sauf qu’il faut éviter toutes cabines à l’arrière au dessous du pont 5 au risque d’être réveillé par une machinerie en continue entre 3 h et 6 h du matin (quoi ?.....impossible à savoir) mais insomnie garantie. J’arrête là pour Celebrity et le Millenium sur lesquels je pourrai m’étendre sur demande, n’hésitez pas à me poser toutes questions sur piscines, SPA, autres superbes restaurants payants, etc.…. Ah ! Oui le prix des boissons ?.....chères..très chères…l’expresso sur Costa 1,5 à 2 euros : sur le millenium 4,5 HT $ soit environ 3,60 euros… et les vins à table en verre ou bouteille à l’unisson ; 1 verre de vin blanc australien 12 $ et un Viognier 8$ ; le pack d’eau ?....12$ par personne et par jour ! LES ESCALES : Singapour, Bangkok, Ho chi Minh Ville (Saigon), Da nang, Baie d’Along- Hanoi, Hong Kong. Les monnaies : le dollar singapourien, le Bath (en Thaïlande), le dong (Vietnam), le dollar de Hong Kong. Excepté le dong que vous ne changerez pas et payerai en dollars (plutôt) ou euros, je vous invite vivement à changer depuis chez vous ces monnaies et en coupures les plus petites et ce pour 1000 raisons : sur le bateau un monde fou et un change prohibitif, sur place, très difficile et avoir de la monnaie locale vous fait gagner du temps et surtout éviter des longs palabres sur les erreurs et taux sans compter que dans les marchés ou coins perdus on peut ne pas vous accepter des monnaies étrangères ou vous faire n’importe quel change. Le coté pratique : en ces saisons, (déc. janv. fév.) excepté à Hanoi et HK c’est entre 30 et 38° et 90% d’humidité donc on est très vite épuisés, mort de soif et en nage : prévoir donc lingettes, crème solaire, chapeaux, mouchoirs. dans sac à dos. Les ports : Alors là….gros problème et grande différence par rapport à d’autres croisières : excepté Singapour et HK les ports sont très loin en km ( de 90 à 145 km) MAIS SURTOUT EN TEMPS ! car dans ces pays et sur les trajets empruntés autoroute ou petit ruelles de villages de l’intérieur, il y a du monde, des voitures, des camions, des vélos et surtout des motos meurtrières (j’ai été renversé et blessé par l’une d’elles) partout et à toute heure et en toutes directions : un mouvement brownien dont on ne discerne aucune loi ni prévision : je vous déconseille vivement sous peine de crise cardiaque de vous être en 1er rang du bus de l’excursion ou fermer les yeux quand vous verrez doubler en 3 ème position votre chauffeur en pleine nuit au milieu de milliers de tout ce qui peut rouler, marcher, trottiner, pétarader ou foncer ! Donc, les excursions seront chères car 3 h de route à l’aller et autant au retour, épuisantes sous la chaleur et le monde mais…difficiles à éviter car qui aurait le courage de prendre par ses propres moyens un taxi dont on n’est pas sur qu’il arrive à l’heure pour le départ du bateau. Donc le budget excursion gonfle…gonfle…! Bon, j’attaque les choses sérieuses, le détail des escales (à suivre donc dans qq heures !)
Arnaque au Vietnam English translation pending
by Yoyoche · 2012-12-17 · 609 replies
Je rentre du Vietnam. Je suis déçue du Nord. On est sans cesse sollicité pour acheter. Si on ne veut pas, on se fait agresser verbalement. On nous colle les objets sur les bras et on insiste lourdement. Et cela sans arrêt. De plus, on vous demande en service de faire de la monnaie, enfin l'inverse, d'échanger un billet en euros contre des pièces et là encore on se fait arnaquer. On veut rendre service et on en est de 16 euros sur 20. On vous montre les pièces par 10 alignées, seulement la première est de 2 euros, le reste sont des pièces THAI. Même couleur, même taille. Faites attention, je n'ai pas été la seule à me faire avoir. Mais le pire c'est le harcèlement pour acheter. Vraiment in-suportable. Si je reviens au Vietnam, j'éviterais HANOI. Ensuite, exemple vous achetez pour 300 00 dongs, on vous fait croire que vous avez donné un billet de 10 OOO dongs à la place de 100 000, alors que vous n'avez en poche que des 100 000. Encore une arnaque. Mon avis sur les Vietnamiens : des voleurs qui profitent du tourisme. Mais un jour, les touristes n'iront plus.
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
by Krikri6792 · 2012-12-16 · 172 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.

Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :

http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/

Bonne découverte et à + !

.......................................................................................................................................................... Présentation

De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.

J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.

C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.

Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !

C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.

A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.

Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.

Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes

J1 : Samedi 3 novembre 2012

Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.

Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.

Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.

Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint

De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.

J2 : Dimanche 4 novembre 2012

Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.

Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !

Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.

Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.

Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !

Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.

Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.

Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.

Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !

C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !

La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.

Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.

Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.

Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.

Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !

Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?

Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.

Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.

Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).

Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.

18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.

Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…

… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !

Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !

Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail

J3 : Lundi 5 novembre 2012

Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !

Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.

9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.

Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.

Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.

Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !

Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.

Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.

Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.

On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.

Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !

Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.

16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.

Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.

Du plateau nous dominons une mer de canyons !

Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".

L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !

Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.

Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !

En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !

J4 : Mardi 6 novembre 2012

Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.

Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?

Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.

Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.

"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "

Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !

A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.

La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !

Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !

Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.

Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.

Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).

C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.

Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.

Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !

C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.

Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.

Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.

Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.

Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.

Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.

Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.

Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !

Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !

La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !

Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !

Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.

En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.

Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45

J5 : Mercredi 7 novembre 2012

Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !

Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.

Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)

En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.

Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.

A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.

Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.

Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.

Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.

Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.

On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).

Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !

La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.

Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.

L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.

Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !

A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.

Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.

Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".

Il suffit en fait de suivre les traces de pas !

En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !

Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !

Il y a matière à faire plaisir au photographe !

Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.

Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.

Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !

Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !

Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !

Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.

Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !

Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !

Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim

J6 : Jeudi 8 novembre 2012

Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.

A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.

La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.

Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.

On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.

Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.

Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.

Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.

Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).

A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.

Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)

Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.

En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.

Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.

Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.

Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.

Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !

Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !

Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.

La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…

… puis à crapahuter sur la dune Elim.

Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.

Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".

Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…

… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !

Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !

Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !

Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.

Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail

J7 : Vendredi 9 novembre 2012

Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.

Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.

C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !

En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.

Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.

Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).

Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.

Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !

Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).

Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.

Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.

Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…

… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.

Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.

Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.

Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.

La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !

Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !

Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.

Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !

Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !

Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses

J8 : Samedi 10 novembre 2012

Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !

Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.

Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.

Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.

Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.

La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.

Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !

Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.

Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.

Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.

Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.

Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.

Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !

Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.

Un panneau en annonce d'ailleurs !

Des oryx ? Mais ouiiiii !

Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)

Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.

Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.

Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.

Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !

Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !

Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoit�� pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.

Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.

Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !

D'autres évoquant des trous de gruyère !

Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).

A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !

Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.

Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.

Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.

Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.

La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.

A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.

Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !

Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !

Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !

Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !

En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !

Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries

J9 : Dimanche 11 novembre 2012

En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.

En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.

Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.

Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.

Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !

Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !

Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.

Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.

A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.

En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.

De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.

Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.

Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.

Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !

Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.

C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon

Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !

Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !

Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !

Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe

J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15

Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.

Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.

A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.

Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.

Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.

Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.

D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.

Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.

La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.

Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"

Mais qu'est-ce qui se trame ?

Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.

Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !

Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !

Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".

Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.

Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.

Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.

Rock Bridge dans la grisaille !

Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !

Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.

Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !

Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?

Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !

Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !

Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.

19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !

Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !

Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise

J 11 : Mardi 13 novembre 2012

Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !

Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.

Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.

C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.

A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?

L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.

"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).

Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.

Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.

La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.

Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"

Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.

La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !

Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.

Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.

Un dernier coup d'œil au cours de la descente !

A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.

Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?

Attention à boule ;-) Voici les quilles !

L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.

La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !

Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".

La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.

Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !

Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)

Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !

Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages

J12 : Mercredi 14 novembre 2012

6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.

7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !

Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?

Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).

A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.

Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.

Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.

Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.

Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.

Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.

Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.

La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.

Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.

Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.

Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !

Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !

Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !

Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.

Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !

D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !

Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !

A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.

La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.

Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.

Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !

Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.

Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.

Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.

Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.

Chouette, voilà déjà des girafes !

Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !

Il ne manque plus que les éléphants !

Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !

Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !

Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.

En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.

La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.

Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !

Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.

La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !

Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !

A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !

Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !

Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !

Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".

L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !

Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.

Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes

J13 : Jeudi 15 novembre 2012

Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !

Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.

La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.

En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.

A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?

Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !

Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !

Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.

En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.

Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !

Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.

Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.

C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.

Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.

Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !

La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.

Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !

C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !

Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).

On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?

Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.

Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !

Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.

Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !

Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !

Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !

Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.

Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag

J14 : vendredi 16 novembre 2012

Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.

La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).

Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.

C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.

A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.

Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !

Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.

Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.

Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.

Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.

Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.

En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !

Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.

En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !

Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.

Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.

Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.

Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.

En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.

Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.

Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.

Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo

J15 : Samedi 17 novembre 2012

Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !

Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.

Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.

De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.

Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.

Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !

Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.

C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !

Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.

Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.

Sur le trajet vers Okondeka…

Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !

Et tant pis si la piste est bloquée !

Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?

Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)

Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !

Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.

A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.

A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.

L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.

On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.

Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.

18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.

Allons voir ce qui s'y passe !

Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !

Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).

Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !

Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.

C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !

Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.

Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.

Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.

Alors ?

Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !

Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !

Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?

Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !

J 16 : Dimanche 18 novembre 2012

6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.

Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.

Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !

Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !

Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.

A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…

Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.

Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.

Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.

Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !

Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.

Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?

En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.

Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !

Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.

Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.

La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.

Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.

D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !

Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.

Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.

La suite de la soirée sera encore plus magique.

Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.

Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.

C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.

Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !

Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !

J17 : Lundi 19 novembre 2012

Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.

Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.

Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.

Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.

Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.

Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !

Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.

A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.

Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.

Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.

A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !

Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.

Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !

Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.

Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.

Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.

Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !

Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.

Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !

Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.

Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.

Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.

Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail

J18 : Mardi 20 novembre 2012

Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.

On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !

Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?

Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.

Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.

Hum, à moins queue ;-)

Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.

Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.

Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.

A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.

Les acacias sont en fleurs.

La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.

Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.

Arrivée à destination vers 13 h 30.

Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.

L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.

Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.

La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.

Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.

Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.

Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.

Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.

Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.

C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.

Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track

J19 : Mercredi 21 novembre 2012

A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.

Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.

A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.

Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.

Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?

Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.

Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.

Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.

Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.

Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !

Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…

L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.

Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.

Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.

On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.

En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.

Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).

Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.

Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.

Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !

Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.

Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !

J20 : Jeudi 22 novembre 2012

5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.

Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !

6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.

Direction, la partie "Nature Reserve" !

Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.

A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.

L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?

Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.

Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.

Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.

Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !

Puis elle daigne un regard ! Superbe !

Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)

… avant de croiser sa route ! Impressionnante !

Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.

C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.

Léopard à Okonjima

Epilogue

Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.

Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.

Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !

Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.

Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.

Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.

S'il fallait néanmoins désigner…

Nos coups de cœur !

- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !

- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.

- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !

Quelques mots sur les hébergements

De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.

Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.

Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/

Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm

Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/

Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm

Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".

Feuille de Mopane
Bons baisers d'Abyssinie English translation pending
by Ilivic · 2012-12-13 · 20 replies
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde. Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions. Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre. 1Eur = 25Birrs

Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).

Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.

Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)

Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.

Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:

Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.

Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.

Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.

Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).

Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.

Bonnes ethiopiques a tous!
Discussion sur le concours photos de décembre "Le sport dans le monde" English translation pending
by Jpromain · 2012-11-30 · 223 replies
Pour échanger autour autour du thème "Le sport dans le monde", c'est ici que ça se passe.

Pour déposer vos photos et prendre connaissance du règlement, c'est ici.
Croisière transocéanique Rio de Janeiro - Toulon sur le MSC Orchestra le 8 mars 2013 English translation pending
by Didier84 · 2012-11-25 · 414 replies
Bonsoir,

Nous venons de valider notre croisière 2013 sur le MSC Ochestra en date du 08 Mars 2013 au départ de Rio avec une arrivée à Toulon. Y-a-t-il des membres du Forum dans notre cas. Merci Didier DANIEL
Compte rendu de la croisière sur l'Independence of the Seas Espagne-Canaries-Madère English translation pending
by Croisifan · 2012-11-18 · 111 replies
Bonjour à tous,

Beaucoup de compte rendus très interessants après ces vacances de Toussaint. J'ajoute le mien pour la croisière du 31 octobre au 11 novembre, départ de Southampton sur l'Independence of the Seas. Bonne lecture😉.

Prologue

Pour ces vacances de la Toussaint 2012, nous avions repéré deux croisières qui nous intéressaient, toutes deux vers les îles Canaries où nous ne sommes jamais allés : une sur le Costa Deliziosa au départ de Savone et celle de l’Independence of the Seas au départ de Southampton.

J’ai donc envoyé un mail à mon agence préférée (répertoriée bonne agence selon les critères PAPaux😉) pour demander un devis comparatif. Comme nous n’étions que 3 à partir cette fois-ci, nos deux grands n’étant pas du voyage, nous avons tenté la suite.

Il ne restait plus que des junior suites sur l’Independence, à peine un poil moins cher que la grande suite disponible sur le Deliziosa🤪.

Nous avons donc passé un week-end affreux🏴‍☠️ à nous torturer l’esprit pour choisir, oscillant entre le Deliziosa et l’IOS malgré un tableau rationnel des avantages et inconvénients de chaque solution qui n’a pas servi à grand-chose, sinon à accroître encore nos hésitations.

Finalement, le dimanche, voyant arriver la semaine de boulot avec angoisse, nous avons fermé les yeux, respiré très fort et voté pour Indy (petit nom de l’Independence)…en espérant avoir fait le bon choix.

Les semaines suivantes ont été consacrées à préparer les escales et faire connaissance du bateau sur le Web.

Le 30 octobre au soir, nous étions fins prêts, valises bouclées, au top pour les escales et enregistrés sur le site Royal Caribbean.

Mercredi 31 octobre : route pour Southampton et embarquement

Le réveil sonne à 2h45🤪, la nuit a été courte. Le temps de s’habiller, de charger la voiture et nous voilà partis pour Calais où la traversée du tunnel sous la manche par le shuttle est réservée pour 8h20.

Ca commence bien, l’entrée de l’autoroute est fermée pour des travaux😠. Nous perdons une demi-heure à trouver par où passer pour rattraper la route prévue, pendant que M. Croisifan s’autoflagelle😛 de ne pas avoir surveillé les travaux autoroutiers sur Internet.

Nous retrouverons finalement le fil de notre itinéraire. A part les poids lourds qui circulent sans discontinuer sur la voie de droite, il n’y a personne sur la route et nous atteignons le tunnel sous la manche à 6H20. La gentille borne à l’entrée reconnaît notre voiture, nous souhaite la bienvenue et nous propose sans supplément de prendre la navette de 6H48. N’écoutant que notre enthousiasme, nous acceptons et nous présentons à l’enregistrement illico. Nous serons la dernière voiture de la file.

Nous mettons la voiture dans la navette et vogue la galère… En 25 minutes, nous voilà à Folkestone🙂.

M. Croisifan, qui est beaucoup mieux latéralisé que moi, s’adapte quasi-instantanément à la conduite à gauche.

Bon c’est pas tout ça mais il commence à faire faim. On oblique donc vers une aire de service qui s’avèrera finalement réservée aux camions😕 (bon moi en anglais, je connais trucks et pas lorries, shame on me😊). Qu’à cela ne tienne, on se rabattra sur un Mac Do😇 (je vois certains membres du forum faire la moue, mais la faim mène à tout) à la grande joie du jeune Croisifan qui en profite pour commander un wrap steak, œufs, bacon (il faut bien que jeunesse se passe).

Requinqués par un bon café et quelques muffins bien gras et bien sucrés, nous voilà repartis direction Southampton. Il faut remonter pour prendre l’autoroute qui fait le tour du grand Londres puis redescendre. C’est l’heure des entrées de bureaux et il y a un peu de ralentissements mais rien de bien méchant.

Nous atteignons Southampton, où nous apercevons Indy😎, à 10 heures et nous nous présentons à l’entrée du parking du port que nous avions réservé par Internet.

Le charmant Monsieur à l’entrée nous annonce qu’il n’ouvrira pas avant 10H30😠 et nous conseille d’aller prendre un café quelque part. Comme il a un accent anglais très distingué, on évitera de faire nos français râleurs parce que quand même sur notre réservation, c’est bien écrit 10h et personne ne nous a dit que ce ne serait pas ouvert😠. Mais on est en vacances et déjà contaminés par le flegme britannique : on fait donc demi-tour pour se stationner à quelques centaines de mètres en attendant l’heure fatidique.

A 10 heures 28, nous nous présentons à l’entrée et le charmant Monsieur consent à nous faire entrer non sans avoir souligné avec malice qu’il n’est pas 10H30...

Là commence notre calvaire…Quatre rangs de voitures sont déjà stationnés pour attendre de décharger les bagages😮. On observe un peu incrédules, le balai des représentants de Royal Caribbean s’arrêter près de chaque voiture, discuter un moment, remettre un courrier et une étiquette bagages😮😮 : on se dit que décidément les anglo-saxons ont des mœurs bizarres et on se sent un peu comme des ethnologues dans une tribu indigène😇.

On constate que la dépose bagages n’est pas très rapide🤪 et que les voitures avancent au compte-goutte mais on est philosophes et tolérants devant les mœurs locales…avant que le représentant de RCI ne vienne à notre niveau pour nous expliquer que tout ça c’est la faute de l’affreux Norovirus🤪🏴‍☠️…argh, j’en avais entendu parlé et je redoutais de le rencontrer, le voilà donc l’abominable monstre des croisières😮😮.

En bref, sur la croisière précédente, plusieurs passagers (on ne sait pas combien…) ont été contaminés par le vilain Noro et RCI s’emploie à l’éradiquer en briquant et désinfectant le bateau de fond en comble depuis 5H du matin. Le terminal de croisière est lui-même l’objet d’une désinfection en règle, il est donc fermé et l’embarquement ne pourra commencer qu’à partir de 12h30/13h🤪🏴‍☠️.

En attendant, on peut déposer nos bagages et partir visiter Southampton ou ses centres commerciaux. Ça tombe bien, il fait 10°, un vent à décorner les bœufs et il pleut par intermittence, on ne pouvait rêver mieux pour une visite touristique😠… Faute de mieux, on se rue vers le centre commercial le plus proche, M. Croisifan qui adore le shopping😇 est aux anges. Pour se venger, on va prendre un café chez Costa, non mais😛…Croisifan junior en profite pour avaler un sandwich salami/fromage et un deuxième jus d’orange…la croissance ça donne faim😄.

Un peu avant 13 heures, nous retournons vers le terminal où la queue s’étend jusque dehors🤪, heureusement sous un auvent. La file avance assez vite et à l’entrée du terminal, nous sortons nos « setsail pass » obtenus par l’enregistrement internet avec la mention magique « suite ». Une hôtesse nous prend en charge immédiatement et nous fait passer par la file de droite, entièrement déserte alors que la queue à l’intérieur est aussi impressionnante qu’à l’extérieur😇. On tend le dos en prévision des tomates et des œufs pourris imaginaires que nous lancent les croisiéristes qui patientent😊… En même temps, c’est le seul avantage des junior-suites, à part la taille de la cabine, qui comme pour beaucoup de compagnies ne sont pas vraiment des suites.

Grâce à cette priorité, nous sommes rapidement à bord. M. Croisifan, qui veut toujours tester les limites😎😇, propose d’aller dans la cabine bien que les panneaux indiquent qu’elles ne seront disponible qu’à partir de 14h30. Arrivés au pont 10, on se fait gentiment remettre dans le droit chemin par un garçon de cabine qui fait le planton devant la sortie des ascenseurs : 2-0 pour Royal Caribbean😛😛.

Nous décidons donc d’aller déjeuner au Windjammer : il y a du monde mais pas trop, par contre, je trouve le buffet un peu décevant par rapport à ce que j’avais lu et il n’y a pas de terrasse extérieure.

Mais à vrai dire ça ne nous manque pas réellement en ce 31 octobre😎.

Un peu après 14h30, nous avons accès à notre cabine : elle est grande, agréable et bien agencée🙂, avec un balcon lui aussi assez grand pour contenir deux fauteuils et deux transats🙂. Nous sommes au pont 10 vers l‘arrière, juste en dessous du buffet ce qui avait contribué à nos hésitations initiales car on redoutait le bruit. Finalement, c’est une cabine très calme et bien insonorisée.

Notre garçon de cabine vient se présenter vers 15h30.

Les valises quant à elles n’arriveront qu’en toute fin d’après-midi.

L’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est inutile de prendre les gilets de sauvetage et notre point de rassemblement est dans le restaurant au pont 4. Le tout dure une petite demi-heure.

Puis, c’est l’heure du départ🙂. Nous montons sur le pont, la nuit tombe et Southampton s’illumine. L’Oceania de P&O est à quai avec toutes ses lumières. Il souffle un vent terrible, il pleut, on se croirait en route pour une transatlantique, ça y est, on est en vacances et c’est magique😎😎.

On décide d’aller dîner à l’heure anglaise😉, après la douche, à 18h. Il faut dire qu’on a retardé nos montres d’une heure et que la fatigue du voyage se fait durement sentir.

Nous avons choisi l’option « My time dining » et avons donc pré-payé les pourboires.

Malgré les incitations écrites à réserver quand même au jour le jour, nous avons décidé de faire les mauvais élèves😛 et de nous présenter quand ça nous chante. Pour ce premier jour, pas de problème, et nous avons le choix de partager une table ou non. Ce sera non pour ce soir.

Le repas est bon, en revanche il n’ y a pas de menu en français.

Le service est américain, c’est-à-dire attentionné et bavard…On retrouve avec plaisir l’iced water à volonté qu’on avait connu chez NCL et le rosé californien qui nous plait bien😉.

A 19h45, c’est l’heure du Welcome aboard show à l’Alhambra theater. Un peu n’importe quoi🤪 : l’orchestre qui joue quelques morceaux en live, puis 6 chanteurs ensemble qui interprètent un morceau, puis le directeur de croisière qui nous fait son numéro en anglais et nous présente son équipe, puis une chanteuse noire américaine qui interprète avec beaucoup de talent et une voix magnifique des chansons de Diana Ross et Tina Turner et enfin, une chorégraphie finale de la troupe des danseurs à oublier très vite. Tout ça un peu décousu et sans lien.

A la fin, il est 20H30 et on rêve d’une bonne nuit de sommeil. Heureusement, demain c’est jour en mer😎.

Plus d’informations sur le bateau à suivre…

Photo 1 : l'entrée de la Royale promenade au pont 5

Photo 2 : notre cabine

Photo 3 : le restaurant, sur 3 niveaux Photo 4 et 5 : Indy

Photo 6 : le départ de Southampton

Photo 7 : dans les ascenceurs, le jour est affiché sur la moquette
Le SouthWest avant l’Hiver English translation pending
by Itat · 2012-11-17 · 234 replies
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
En direct d'une croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
by PAP86 · 2012-11-16 · 131 replies
Bonjour à tous !

Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴‍☠️ Celebrity l’a fait… 🙂

Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…

A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮

Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…

PROLOGUE

Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎

J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…

On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…

Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐

Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…

Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪

Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕

Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕

Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…

Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐

Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪

Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Compte-rendu de croisière en Mer Noire sur le MSC Lirica - Toussaint 2012 English translation pending
by Ericat1505 · 2012-11-12 · 109 replies
Bonsoir,

Comme d’habitude un retour progressif sur notre dernière croisière.

Au programme cette fois-ci, embarquement à Gênes et escales à Civitavecchia (Rome), Istanbul, Yalta, Odessa, Le Pirée (Athènes) et Sorrente avant de revenir à Gênes avec le MSC Lirica.

Vous trouverez les préparatifs de cette croisière ici :

http://voyageforum.com/...=henri%2021%20lirica

Un autre compte-rendu de cette croisière est en cours ici :

http://voyageforum.com/...tobre_2012_D5641369/

Logement à Nice

Nous sommes arrivés la veille sur Nice par le train et avons pris comme hôtel Le National (Ancienne classification hôtelière : 3 étoiles) à 300 mètres à gauche de la gare (près de la station de tramway). L’inconvénient en restant à côté de la gare, il y a toujours énormément de circulation et beaucoup de bruit (un peu la zone le soir et la nuit à proximité du tramway).

L’Hôtel national est correct sans plus, douche pas très large. Fenêtres isolées phoniquement. Nous avons payé 72 € avec le petit-déjeuner car nous n’étions pas en période estivale.

Pour comparaison, nous avions pris l’Hôtel Berne en septembre (à 200 mètres à gauche en sortant de la gare, avant la station de tramway). Nous avions payé 60 € pour 2 avec petit-déjeuner continental. Chambre correcte sans plus, baignoire sabot mais pas isolée phoniquement, une horreur pour dormir.

La suite prochainement...
Planification d'un voyage à Paris et environs, hébergement, circuit et transport en train? English translation pending
by Yoyochampagn · 2012-11-11 · 10 replies
😊 Salut tout le monde,

Nous débutons nos recherches pour préparer un voyage à Paris au printemps ou à l'automne 2013. Nous venons du Canada et c'est la première fois que nous allons en Europe.

Nous prévoyons 2 semaines pour ce voyage et nous désirons visiter Paris mais aussi combiner ce voyage à une ou deux destinations où nous aimerions s'y rendre en train. Nous avions quelques idées en tête, comme Bruxelle ou l'Alsace ou le Luxembourg. Tout semble bien beau à visiter et nous ne savons pas trop par où commencer.........Quelqu'un a quelque chose à me suggerer? Y a -t-il des incontournables, des endroits à ne pas manquer?Une région particulière à voir? Si oui, lesquels? Et, surtout, qu'est ce qu'il ne faut pas manquer?Est-ce que Bruxelle, l'Alsace ou le Luxembourg sont des destinations à ne pas manquer?Des moyens économiques de se déplacer?Un site internet ou nous pouvons acheter des "excursions tout inclus"?Un site internet où nous pouvons retrouver des trucs pour voyager "pas cher" (billet d'avion (départ de Montréal), de trains, hébergement, bonnes adresses pour se nourrir, les endroits à visiter?Le meilleur temps pour visiter cette région?Vous avez des idées d'itinéraires? Combien de temps devons-nous consacrer à chaque endroit visiter?Pour l'hébergement, nous serons 2 couples, donc nous avons besoin de 2 chambres à coucher séparées. Mais nous sommes ouverts à tout type d'hébergement. Mais nous ne voulons pas être trop loin de Paris quand nous y serons, nous voulons être quand même assez près pour pouvoir marcher et être près des transport (RER ou autre train)Nous prévoyons utiliser les autobus rouge "open tour" pour se déplacer à Paris et ou Bruxelle ou autre. Vous nous conseiller?Bref, j'attend vos suggestions de voyages....
Voyager seule en Asie du Sud-Est, hébergement et budget? English translation pending
by Locioua · 2012-11-07 · 33 replies
Bonjour,

Voilà je projette de partir seule en Asie du sud-est et j'aurais aimé votre avis.

Tout d'abord, j'aimerais aller en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, et je me demandais si le Laos valait le détour et ce qu'il y a à voir là-bas.

De plus, j'aimerais loger dans des backpackers (auberge de jeunesse) ou guesthouses, est-ce qu'on en trouve partout et facilement dans ces pays ?

J'ai également un peu peur de la solitude, je suis assez débrouillarde mais une appréhension demeure toujours, est-ce facile de rencontrer du monde ? J'ai déjà passé 8 mois en Australie et je sais que là bas voyager toute seule est un jeu d'enfant, et que l'on ne reste jamais seule très longtemps, mais est-ce pareil en Asie ?

Concernant la durée, je pense que 1 mois, 1 mois 1/2 suffit, qu'en pensez-vous ? Et concernant le budget, est-ce que 1500€ est suffisant pour vivre sur place pendant 1 mois et demi ?

Merci d'avance pour vos réponses ;) et si vous avez des conseils, je suis preneuse !!!
La France qui souffre... English translation pending
by Atila · 2012-11-05 · 861 replies
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Concours photos du mois de novembre 2012: les forêts et les hommes English translation pending
by Nerol · 2012-11-01 · 203 replies
Voici le thème du concours de novembre 2012 : Les forêts et les hommes

En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).

Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.

Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;

Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici :
https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink

Bon concours à tous !

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display