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Retour d'expérience sur location de voiture 4x4 au Pérou English translation pending
Bonjour,
Ayant pas mal cherché des informations sur des locations de voitures au Pérou avant mon départ, je fais ici un rapide retour pour les personnes qui pourraient être intéressées.
Pour commencer et avant de rentrer dans les détails, et après avoir tenté l'expérience, je dirais sans hésitation que la location d'un véhicule et si possible un 4x4 valent vraiment le coup. On va où on veut, on s'arrête quand on veut, on choisit ses horaires, etc. Si c'était à refaire, nous le referions les yeux fermés.
1- Choix du véhicule Nous souhaitions un véhicule solide pour aller partout sans se poser de questions. Nous avons donc réservé un Land Cruiser chez Avis. Coût : 2480.53USD pour 27 jours, forfait de 1500 km par semaine (soit 214 km environ par jour). Nous n'avons pas pris les assurances car paiement par carte de crédit. Mais attention, seules les cartes type Visa Infinite ou Amex Platinum couvrent les locations de 4x4. Avec par exemple une Visa Premier, vous n'êtes pas couverts. Comme nous n'avons pas souscrit les assurances, on nous a demandé un dépôt de garantie de 2500USD sous la forme d'une pré-autorisation sur la carte de crédit.
2- Livraison du véhicule Pour une récupération du véhicule à l'aéroport, Avis nous facturait un énorme supplément. De plus, à la descente de l'avion, il aurait fallu affronter tout de suite la circulation dans Lima et de nuit. Nous avons donc préféré une livraison le lendemain matin suivant le jour de notre arrivée, à l'aube et directement à notre hôtel à Miraflores. Avis est venu également récupéré le véhicule à l'hôtel. Aucun supplément pour ce service que nous recommandons. Nous avons eu un Toyota Land Cruiser Prado quasi-neuf et en excellent état (21915km au compteur). Visiblement, bien que s'agissant d'un véhicule taillé pour les pistes, ses pneus n'avaient connu que le bitume. Présence d'une trousse de secours. Pneus en parfait état. Présence de la roue de secours elle-même en parfait état. Bref, un véhicule rassurant pour partir à l'aventure.

3- Carburant, stationnement et péages Le véhicule fonctionnait à l'essence, et on devait mettre du "95" ou du "97". Arrivés à Puno, alors qu'on était dans le "orange", impossible de trouver une station ayant du "95" ou du "97". Nous avons avons alors échangé avec un péruvien qui avait aussi un 4x4 et il nous a dit de ne pas nous embêter et de mettre du "84". Ce que nous avons et continué de faire jusqu'à ce qu'on retrouve du "95" et du "97" quand on est revenus à Paracas. Nous avons payé dans 80%-90% des cas par carte de crédit (Visa partout, Amex quelques fois) dans les stations. Le reste du temps, on a dû payer en espèces. Côté consommations et budget essence, je n'ai pas noté et je ne me rappelle plus. De mémoire, le gallon devait tourner autour de 18 SOL. Nous avons séjourné dans des hôtels qui avaient des parkings privés gardés et/ou fermés, accessibles aux clients sans supplément, sauf à Cusco où le Casa Andina Private Collection n'a pas de parking et travaille avec un garage voisin (coût journalier 30 SOL). Pour aller au MP, il y a deux parkings à Ollantaytambo : un IncaRail et un PeruRail. Nous étions dans un hôtel situé dans la gare (El Albergue) et qui a un accord avec le parking IncaRail pour un stationnement gratuit. La plupart des routes sont à péages et il faut donc prévoir quand on circule du liquide en petites coupures (10 SOL ou des pièces) pour les péages.
4- Contrôles de police Au Pérou, il y a beaucoup de contrôles de police et nous en avons vu énormément au bord des routes. Nous avons fait en tout 3850km et subit seulement 4 contrôles : 3 contrôles de police (papier du véhicule, permis) et un contrôle sanitaire sur Los Libertadores en redescendant sur la côte. Pour les contrôles de police, nous avons visiblement été vernis parce que la moyenne semble plus élevée. Je pense que le fait d'avoir une "grosse" voiture neuve a joué et fait qu'on ne nous arrêtait pas souvent. De plus, à l'occasion des 4 contrôles subis, aucun agent n'a essayé de nous extorquer de l'argent ou quoi que ce soit. Il y a même un policier qui nous a indiqué qu'il fallait faire attention aux faux flics en nous donnant des indications pour identifier les agents officiels. Ceci étant, il semblerait que cette expérience ne soit pas la norme et des péruviens nous ont dit qu'ils étaient ravis de nous entendre dire ça parce que classiquement, les policiers trouvaient toujours des faux problèmes pour essayer de soutirer de l'argent aux conducteurs. Il faut dire aussi que comme nous ne parlons pas espagnol, la discussion s'arrêtait vite dès qu'on présentait les papiers de la voiture et notre permis (français car on n'a pas eu le temps de faire un permis international et le permis français est valable pour un court séjour). En tout cas, à titre personnel, nous n'avons aucun reproche à faire concernant le comportement des agents de police.
5- Comment s'orienter Les indications ne sont pas toujours claires, ce qui rend difficile la circulation. Quand on demande son chemin, on arrive toujours à avoir des indications pour aller dans la bonne direction. Nous avons utilisé une carte routière et nous imprimions des trajets Google Maps dans les hôtels pour compléter. Sur les pistes, nous avons dû sortir une fois une boussole pour se repérer et se localiser.
6- Sécurité routière et conduite péruvienne Pour faire simple, la conduite est effectivement sportive, mais en étant un peu vigilant et en conduisant uniquement le jour, on s'en sort sans stress. Il suffit d'observer attentivement les comportements des autres au cours des premiers kilomètres et après c'est bon. Autrement, je dirais que sur la route, il faut se méfier dans l'ordre : - des collectivos ; - des bus ; - des autres véhicules. En ville, il faut ajouter les motos taxis qui sont les plus dangereux à mon avis. En termes de sécurité, j'avais longuement discuté et à l'avance de mon itinéraire avec des péruviens qui m'avaient rassuré sur les pistes envisagées. On ne nous a donc déconseillé aucune des pistes prévues, dès lors qu'on roulait dans la journée en étant prudent. Sur route bitumée, on pouvait atteindre des moyennes de 80-90km/h (voire plus, mais il ne faut pas le dire car c'est interdit de rouler plus vite 😉). Sur piste, on a eu des tronçons à 30km/h, mais en moyenne on arrivait je pense à faire entre 40 et 60km/h selon les pistes. Attention, je rappelle qu'on avait une très bonne voiture avec d'excellents pneus et que cette moyenne peut fortement descendre si le moyen de locomotion n'est pas adapté.
7- Où dormir ? Comme indiqué plus haut, nous avons privilégié des hôtels avec parking. Avec un 4x4, je ne connais pas la réglementation, mais il me semble qu'il aurait été techniquement possible de camper dans un certain nombre d'endroits totalement désertiques (et je n'avais pas l'impression que ça posait des problèmes de sécurité). Pour les nuits chez l'habitant, ça doit être possible, mais ponctuellement compliqué car nous avons traversé certains endroits où à mon avis peu de gens parlaient espagnol, et encore moins anglais.
8- Divers Il faut parfois prévoir quelques surprises en route. Entre Cusco et Abancay, il y avait des travaux de réfection de la voie et nous avons été 2h30 totalement à l'arrêt. Plutôt que de faire une circulation alternée, ils ont tout simplement fermé la route dans un sens et en pleine journée. Nous n'avons eu aucune crevaison, même si nous avons fait subir un régime infernal à la voiture.
9- Bilan Nous sommes donc très satisfaits de l'expérience. Le loueur a été globalement clean. Profitant du fait qu'on n'a pas pris l'assurance, ils nous ont facturé après notre retour 293.57 USD de dégâts découverts après avoir lavé la voiture qui est arrivée littéralement couverte de poussière. Il s'agit de quelques rayures sur la carrosserie et je pense que c'est l'intense fréquentation de pistes étroites avec des plantes qui débordaient sur la piste qui en est la cause. Je ne vais donc probablement pas chercher à contester, d'autant plus que c'est couvert par l'assurance de ma carte de crédit.
J'espère que ce retour sera utile à d'autres personnes et je reste disponible pour répondre à vos questions complémentaires. Quand j'aurai un peu de temps, je ferai un retour sur le voyage lui-même dont l'itinéraire a été le suivant en se basant sur les nuits passées : Lima (25-26.07) - Paracas (27-28.07) - Nasca (29.07) - Arequipa (30-31.07) - Yanque (01-02.08) - Puno (03-04.08) - Cusco (05.08) - Ollantaytambo & MP (06-07.08) - Cusco (08-09.08) - Trek (10-13.08, voir www.andeanlodges.com) - Cusco (14-15.08) - Abancay (16.08) - Andahuaylas (17.08) - Ayacucho (18-19.08) - Paracas (20.08) - Lima (21-22.08).
@+ GollumDotNet
Ayant pas mal cherché des informations sur des locations de voitures au Pérou avant mon départ, je fais ici un rapide retour pour les personnes qui pourraient être intéressées.
Pour commencer et avant de rentrer dans les détails, et après avoir tenté l'expérience, je dirais sans hésitation que la location d'un véhicule et si possible un 4x4 valent vraiment le coup. On va où on veut, on s'arrête quand on veut, on choisit ses horaires, etc. Si c'était à refaire, nous le referions les yeux fermés.
1- Choix du véhicule Nous souhaitions un véhicule solide pour aller partout sans se poser de questions. Nous avons donc réservé un Land Cruiser chez Avis. Coût : 2480.53USD pour 27 jours, forfait de 1500 km par semaine (soit 214 km environ par jour). Nous n'avons pas pris les assurances car paiement par carte de crédit. Mais attention, seules les cartes type Visa Infinite ou Amex Platinum couvrent les locations de 4x4. Avec par exemple une Visa Premier, vous n'êtes pas couverts. Comme nous n'avons pas souscrit les assurances, on nous a demandé un dépôt de garantie de 2500USD sous la forme d'une pré-autorisation sur la carte de crédit.
2- Livraison du véhicule Pour une récupération du véhicule à l'aéroport, Avis nous facturait un énorme supplément. De plus, à la descente de l'avion, il aurait fallu affronter tout de suite la circulation dans Lima et de nuit. Nous avons donc préféré une livraison le lendemain matin suivant le jour de notre arrivée, à l'aube et directement à notre hôtel à Miraflores. Avis est venu également récupéré le véhicule à l'hôtel. Aucun supplément pour ce service que nous recommandons. Nous avons eu un Toyota Land Cruiser Prado quasi-neuf et en excellent état (21915km au compteur). Visiblement, bien que s'agissant d'un véhicule taillé pour les pistes, ses pneus n'avaient connu que le bitume. Présence d'une trousse de secours. Pneus en parfait état. Présence de la roue de secours elle-même en parfait état. Bref, un véhicule rassurant pour partir à l'aventure.

3- Carburant, stationnement et péages Le véhicule fonctionnait à l'essence, et on devait mettre du "95" ou du "97". Arrivés à Puno, alors qu'on était dans le "orange", impossible de trouver une station ayant du "95" ou du "97". Nous avons avons alors échangé avec un péruvien qui avait aussi un 4x4 et il nous a dit de ne pas nous embêter et de mettre du "84". Ce que nous avons et continué de faire jusqu'à ce qu'on retrouve du "95" et du "97" quand on est revenus à Paracas. Nous avons payé dans 80%-90% des cas par carte de crédit (Visa partout, Amex quelques fois) dans les stations. Le reste du temps, on a dû payer en espèces. Côté consommations et budget essence, je n'ai pas noté et je ne me rappelle plus. De mémoire, le gallon devait tourner autour de 18 SOL. Nous avons séjourné dans des hôtels qui avaient des parkings privés gardés et/ou fermés, accessibles aux clients sans supplément, sauf à Cusco où le Casa Andina Private Collection n'a pas de parking et travaille avec un garage voisin (coût journalier 30 SOL). Pour aller au MP, il y a deux parkings à Ollantaytambo : un IncaRail et un PeruRail. Nous étions dans un hôtel situé dans la gare (El Albergue) et qui a un accord avec le parking IncaRail pour un stationnement gratuit. La plupart des routes sont à péages et il faut donc prévoir quand on circule du liquide en petites coupures (10 SOL ou des pièces) pour les péages.
4- Contrôles de police Au Pérou, il y a beaucoup de contrôles de police et nous en avons vu énormément au bord des routes. Nous avons fait en tout 3850km et subit seulement 4 contrôles : 3 contrôles de police (papier du véhicule, permis) et un contrôle sanitaire sur Los Libertadores en redescendant sur la côte. Pour les contrôles de police, nous avons visiblement été vernis parce que la moyenne semble plus élevée. Je pense que le fait d'avoir une "grosse" voiture neuve a joué et fait qu'on ne nous arrêtait pas souvent. De plus, à l'occasion des 4 contrôles subis, aucun agent n'a essayé de nous extorquer de l'argent ou quoi que ce soit. Il y a même un policier qui nous a indiqué qu'il fallait faire attention aux faux flics en nous donnant des indications pour identifier les agents officiels. Ceci étant, il semblerait que cette expérience ne soit pas la norme et des péruviens nous ont dit qu'ils étaient ravis de nous entendre dire ça parce que classiquement, les policiers trouvaient toujours des faux problèmes pour essayer de soutirer de l'argent aux conducteurs. Il faut dire aussi que comme nous ne parlons pas espagnol, la discussion s'arrêtait vite dès qu'on présentait les papiers de la voiture et notre permis (français car on n'a pas eu le temps de faire un permis international et le permis français est valable pour un court séjour). En tout cas, à titre personnel, nous n'avons aucun reproche à faire concernant le comportement des agents de police.
5- Comment s'orienter Les indications ne sont pas toujours claires, ce qui rend difficile la circulation. Quand on demande son chemin, on arrive toujours à avoir des indications pour aller dans la bonne direction. Nous avons utilisé une carte routière et nous imprimions des trajets Google Maps dans les hôtels pour compléter. Sur les pistes, nous avons dû sortir une fois une boussole pour se repérer et se localiser.
6- Sécurité routière et conduite péruvienne Pour faire simple, la conduite est effectivement sportive, mais en étant un peu vigilant et en conduisant uniquement le jour, on s'en sort sans stress. Il suffit d'observer attentivement les comportements des autres au cours des premiers kilomètres et après c'est bon. Autrement, je dirais que sur la route, il faut se méfier dans l'ordre : - des collectivos ; - des bus ; - des autres véhicules. En ville, il faut ajouter les motos taxis qui sont les plus dangereux à mon avis. En termes de sécurité, j'avais longuement discuté et à l'avance de mon itinéraire avec des péruviens qui m'avaient rassuré sur les pistes envisagées. On ne nous a donc déconseillé aucune des pistes prévues, dès lors qu'on roulait dans la journée en étant prudent. Sur route bitumée, on pouvait atteindre des moyennes de 80-90km/h (voire plus, mais il ne faut pas le dire car c'est interdit de rouler plus vite 😉). Sur piste, on a eu des tronçons à 30km/h, mais en moyenne on arrivait je pense à faire entre 40 et 60km/h selon les pistes. Attention, je rappelle qu'on avait une très bonne voiture avec d'excellents pneus et que cette moyenne peut fortement descendre si le moyen de locomotion n'est pas adapté.
7- Où dormir ? Comme indiqué plus haut, nous avons privilégié des hôtels avec parking. Avec un 4x4, je ne connais pas la réglementation, mais il me semble qu'il aurait été techniquement possible de camper dans un certain nombre d'endroits totalement désertiques (et je n'avais pas l'impression que ça posait des problèmes de sécurité). Pour les nuits chez l'habitant, ça doit être possible, mais ponctuellement compliqué car nous avons traversé certains endroits où à mon avis peu de gens parlaient espagnol, et encore moins anglais.
8- Divers Il faut parfois prévoir quelques surprises en route. Entre Cusco et Abancay, il y avait des travaux de réfection de la voie et nous avons été 2h30 totalement à l'arrêt. Plutôt que de faire une circulation alternée, ils ont tout simplement fermé la route dans un sens et en pleine journée. Nous n'avons eu aucune crevaison, même si nous avons fait subir un régime infernal à la voiture.
9- Bilan Nous sommes donc très satisfaits de l'expérience. Le loueur a été globalement clean. Profitant du fait qu'on n'a pas pris l'assurance, ils nous ont facturé après notre retour 293.57 USD de dégâts découverts après avoir lavé la voiture qui est arrivée littéralement couverte de poussière. Il s'agit de quelques rayures sur la carrosserie et je pense que c'est l'intense fréquentation de pistes étroites avec des plantes qui débordaient sur la piste qui en est la cause. Je ne vais donc probablement pas chercher à contester, d'autant plus que c'est couvert par l'assurance de ma carte de crédit.
J'espère que ce retour sera utile à d'autres personnes et je reste disponible pour répondre à vos questions complémentaires. Quand j'aurai un peu de temps, je ferai un retour sur le voyage lui-même dont l'itinéraire a été le suivant en se basant sur les nuits passées : Lima (25-26.07) - Paracas (27-28.07) - Nasca (29.07) - Arequipa (30-31.07) - Yanque (01-02.08) - Puno (03-04.08) - Cusco (05.08) - Ollantaytambo & MP (06-07.08) - Cusco (08-09.08) - Trek (10-13.08, voir www.andeanlodges.com) - Cusco (14-15.08) - Abancay (16.08) - Andahuaylas (17.08) - Ayacucho (18-19.08) - Paracas (20.08) - Lima (21-22.08).
@+ GollumDotNet
4000 kilomètres autour du Mékong à vélo (Thaïlande, Laos) English translation pending
4000 kilomètres à vélo autour du Mékong
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Informations erronnées dans le Routard du Maroc, 2014 English translation pending
Cette année le Routard 2014 m'a déçu au Maroc (l'année dernière c'était le Lonely Planet à Bali).
Des informations erronées sur la route et tout autant pour les adresses. Nous y étions fin mai, peu de touristes permettent l'erreur, on a le temps et il y a des places pour se loger, mais en pleine saison ? Je voulais donc dire ici les plus flagrantes, bien sûr cette opinion et la mienne et n'engage que moi.
Info routes : p 487 à 7km du col de Tizi-n-Tichka Jusqu'au village de Telouet, la route est goudronnée avec le fait est des passages endommagés comme le dit le routard. Mais pas jusqu'à Aït Benhaddou; Après le village cela devient une très mauvaise piste avec par endroits des restes de goudron. La piste est dangereuse, sans aucun signalement difficilement accessible sans un bon véhicule. Du village de Tighirt jusqu'à Aït Benhaddou, la première tranche de la route nouvellement goudronnée est facile mais ce n'est que 1/5ème du parcours Les autorités annoncent la fin de la réfection totale du tronçon si tout va bien pour 2016. Ce qui est dommage car la vallée de l'Ounila est magnifique et les villageois se sont beaucoup impliqués et on beaucoup investit pour travailler avec les touristes qui pour la plus part abandonnent et font demi-tour à la mine de sel.
P596 Attention la route de Rissani à Tanshikt est en très mauvais état avec de nombreux nids de poule. Une énorme circulation de poids lourds Très difficile et fatigante. Mais comme le dit le Routard là aussi des paysages exceptionnels.
Hébergements :
A Boulmane du Dadès: "l'Auberge Argana" fût une grosse déception, contrairement à ce que dit le guide 2014, l'intérieur est ancien et défraîchi. Aucun point de vue sur le toit qui n'est pas praticable. Vue de l'extérieur, l'aspect général est quelconque. Nous avons donc traversé la route, et trouvé "Chez Pierre" tout ce que nous cherchions. Celui-ci figurait sur le routard de 2011 que j'avais acheté et heureusement pour moi il leur restait une chambre l'hôtel affiche souvent complet et j'ai trouvé exactement ce qu'indiquait le guide de cette année-là.
A Nekob: L'Auberge Kasbah Ennakhil, beaucoup à dire elle est au bord d'une route très passante de jour comme de nuit et fréquentée de manière intensive par des poids lourds. A l'écart du village, on ne peut s'y rendre à pied. Idem pour une promenade dans la palmeraie qui est en train de disparaitre asséchée. Le routard signale la douche qui bien que jolie est totalement inefficace, de plus elle était sale. Ayant vu que les groupes fréquentaient cet endroit donc j'avais réservé une suite calme dans la Kasbah, aucun problème jusqu'à 22h quand un groupe de 48 néerlandais a pointé son nez à la fin de notre repas. On leur a donné des chambres mitoyennes aux nôtres et nous avons été réveillés à 1h quand ils sont montés se coucher et se sont levés à 6h et nous aussi... Leur accueil très commercial ne m'a pas paru chaleureux.
Des informations erronées sur la route et tout autant pour les adresses. Nous y étions fin mai, peu de touristes permettent l'erreur, on a le temps et il y a des places pour se loger, mais en pleine saison ? Je voulais donc dire ici les plus flagrantes, bien sûr cette opinion et la mienne et n'engage que moi.
Info routes : p 487 à 7km du col de Tizi-n-Tichka Jusqu'au village de Telouet, la route est goudronnée avec le fait est des passages endommagés comme le dit le routard. Mais pas jusqu'à Aït Benhaddou; Après le village cela devient une très mauvaise piste avec par endroits des restes de goudron. La piste est dangereuse, sans aucun signalement difficilement accessible sans un bon véhicule. Du village de Tighirt jusqu'à Aït Benhaddou, la première tranche de la route nouvellement goudronnée est facile mais ce n'est que 1/5ème du parcours Les autorités annoncent la fin de la réfection totale du tronçon si tout va bien pour 2016. Ce qui est dommage car la vallée de l'Ounila est magnifique et les villageois se sont beaucoup impliqués et on beaucoup investit pour travailler avec les touristes qui pour la plus part abandonnent et font demi-tour à la mine de sel.
P596 Attention la route de Rissani à Tanshikt est en très mauvais état avec de nombreux nids de poule. Une énorme circulation de poids lourds Très difficile et fatigante. Mais comme le dit le Routard là aussi des paysages exceptionnels.
Hébergements :
A Boulmane du Dadès: "l'Auberge Argana" fût une grosse déception, contrairement à ce que dit le guide 2014, l'intérieur est ancien et défraîchi. Aucun point de vue sur le toit qui n'est pas praticable. Vue de l'extérieur, l'aspect général est quelconque. Nous avons donc traversé la route, et trouvé "Chez Pierre" tout ce que nous cherchions. Celui-ci figurait sur le routard de 2011 que j'avais acheté et heureusement pour moi il leur restait une chambre l'hôtel affiche souvent complet et j'ai trouvé exactement ce qu'indiquait le guide de cette année-là.
A Nekob: L'Auberge Kasbah Ennakhil, beaucoup à dire elle est au bord d'une route très passante de jour comme de nuit et fréquentée de manière intensive par des poids lourds. A l'écart du village, on ne peut s'y rendre à pied. Idem pour une promenade dans la palmeraie qui est en train de disparaitre asséchée. Le routard signale la douche qui bien que jolie est totalement inefficace, de plus elle était sale. Ayant vu que les groupes fréquentaient cet endroit donc j'avais réservé une suite calme dans la Kasbah, aucun problème jusqu'à 22h quand un groupe de 48 néerlandais a pointé son nez à la fin de notre repas. On leur a donné des chambres mitoyennes aux nôtres et nous avons été réveillés à 1h quand ils sont montés se coucher et se sont levés à 6h et nous aussi... Leur accueil très commercial ne m'a pas paru chaleureux.
La Loire à vélo en tandem English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi comptons parcourir un bout de la Loire à vélo en tandem, cet été entre le 14 et le 21 août.
Nous voulons rallier Orléans à Nantes.
Nos étapes envisagées sont les suivantes :
Orléans - Blois
Blois - Tours
Tours - Azay-le-rideau
Azay-le-rideau - Saumur
Saumur - Angers
Angers - St-Florent
St-Florent - Nantes (en se réservant le dernier jour pour visiter Nantes)
Ma copine fait du vélotaf quotidiennement, et je suis plutôt sportif, mais notre expérience du Tandem se résume à une journée dans la ville de Bruges.
Nous avons vu "Détour de Loire" pour la location du tandem, avec certainement une remorque. On compte prendre le tandem à Orléans et le rendre à Nantes. Peut-être y a-t-il meilleur prestataire ?
Pour l’hébergement, notre idée de départ était le camping, mais nous avons une tente 3 secondes Queshua difficile à caser, puis finalement un bon lit à l’hôtel avec une bonne douche c'est pas mal non plus.
Si je poste ce message c'est pour avoir des témoignages de personnes ayant réalisées la Loire à vélo en tandem ou même en vélo.
Y a-t-il des difficultés à ne pas sous-estimer ? Un mauvais balisage à certains endroits ? Des routes à fortes circulations ? Un tandem avec une remorque passe t-il aisément sur la Loire à Vélo ?
Bref, vos conseils seront les bienvenus !
Merci !
Ma copine et moi comptons parcourir un bout de la Loire à vélo en tandem, cet été entre le 14 et le 21 août.
Nous voulons rallier Orléans à Nantes.
Nos étapes envisagées sont les suivantes :
Orléans - Blois
Blois - Tours
Tours - Azay-le-rideau
Azay-le-rideau - Saumur
Saumur - Angers
Angers - St-Florent
St-Florent - Nantes (en se réservant le dernier jour pour visiter Nantes)
Ma copine fait du vélotaf quotidiennement, et je suis plutôt sportif, mais notre expérience du Tandem se résume à une journée dans la ville de Bruges.
Nous avons vu "Détour de Loire" pour la location du tandem, avec certainement une remorque. On compte prendre le tandem à Orléans et le rendre à Nantes. Peut-être y a-t-il meilleur prestataire ?
Pour l’hébergement, notre idée de départ était le camping, mais nous avons une tente 3 secondes Queshua difficile à caser, puis finalement un bon lit à l’hôtel avec une bonne douche c'est pas mal non plus.
Si je poste ce message c'est pour avoir des témoignages de personnes ayant réalisées la Loire à vélo en tandem ou même en vélo.
Y a-t-il des difficultés à ne pas sous-estimer ? Un mauvais balisage à certains endroits ? Des routes à fortes circulations ? Un tandem avec une remorque passe t-il aisément sur la Loire à Vélo ?
Bref, vos conseils seront les bienvenus !
Merci !
Premier projet en Crète (fin juin) English translation pending
Bonjour à tous,
Je projette de faire une surprise à ma compagne en l'emmenant en Crète fin juin.
Mes critères sont simples, un hôtel 4* ou 5* étoiles en bord de mer, à 40 km maximum de Rethymnon. Pour le budget, 650€/pers maximum comprenant le vol + hôtel en demie-pension. Concernant les visites, je louerai une petite voiture ou un scooter et nous irons aux grès de nos envies.
J'ai déja consulté les agences et les diverses offres sur internet mais je n'ai rien trouvé d'intéressant. On m'a néanmoins proposé le Rithymna beach, mais la partie 4*, qui au vu des commentaires ne m'attire pas franchement.
Voilà, vous savez tout.
Je projette de faire une surprise à ma compagne en l'emmenant en Crète fin juin.
Mes critères sont simples, un hôtel 4* ou 5* étoiles en bord de mer, à 40 km maximum de Rethymnon. Pour le budget, 650€/pers maximum comprenant le vol + hôtel en demie-pension. Concernant les visites, je louerai une petite voiture ou un scooter et nous irons aux grès de nos envies.
J'ai déja consulté les agences et les diverses offres sur internet mais je n'ai rien trouvé d'intéressant. On m'a néanmoins proposé le Rithymna beach, mais la partie 4*, qui au vu des commentaires ne m'attire pas franchement.
Voilà, vous savez tout.
Entrée à vélo dans Paris par le Sud English translation pending
Bonjour les cyclos !🙂
Je prépare mon itinéraire pour le mois de mai 2014. Départ de Roanne (42) jusqu'au pied de la Tour Eiffel à Paris, soit 460 / 480 Km en tout. Pour le découpage par étapes ou le tracé jusque dans le 91, pas de soucis particulier, j'avance bien. Mais pour la fin, grosse question... comment entrer "vivant" dans Paris ?😏
Je vise une arrivée par le Sud, avec passage à "La Ferté Alais (91590)", après je ne sais pas par où passer ... ? Les cartes sont insuffisantes pour savoir.
Je me doute que la route ne sera pas toujours à 100 % passionnante sur la fin du parcours, mais je voudrais éviter des routes sur-fréquentées de camions, des villes ou quartiers peu recommandables un peu coupe-gorge, histoire de finir en beauté sans trop serrer ce qui ne doit pas l'être à ce moment là du voyage.
Avez-vous des conseils ? des idées ? un vécu sur ce tronçon de ce qu'il faut faire ou ne pas faire ? Merci aussi aux locaux qui peuvent me dire le meilleur cap jusqu'à la Tour Eiffel. Je ne veux pas considérer l'Essonne comme une transition, et vraiment en profiter.
Arrivée prévue à Paris le Samedi 10 Mai 2014 entre 15h et 19h selon. Merci à vous toutes et tous Wirly
Je prépare mon itinéraire pour le mois de mai 2014. Départ de Roanne (42) jusqu'au pied de la Tour Eiffel à Paris, soit 460 / 480 Km en tout. Pour le découpage par étapes ou le tracé jusque dans le 91, pas de soucis particulier, j'avance bien. Mais pour la fin, grosse question... comment entrer "vivant" dans Paris ?😏
Je vise une arrivée par le Sud, avec passage à "La Ferté Alais (91590)", après je ne sais pas par où passer ... ? Les cartes sont insuffisantes pour savoir.
Je me doute que la route ne sera pas toujours à 100 % passionnante sur la fin du parcours, mais je voudrais éviter des routes sur-fréquentées de camions, des villes ou quartiers peu recommandables un peu coupe-gorge, histoire de finir en beauté sans trop serrer ce qui ne doit pas l'être à ce moment là du voyage.
Avez-vous des conseils ? des idées ? un vécu sur ce tronçon de ce qu'il faut faire ou ne pas faire ? Merci aussi aux locaux qui peuvent me dire le meilleur cap jusqu'à la Tour Eiffel. Je ne veux pas considérer l'Essonne comme une transition, et vraiment en profiter.
Arrivée prévue à Paris le Samedi 10 Mai 2014 entre 15h et 19h selon. Merci à vous toutes et tous Wirly
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Quelles pistes en camping-car? (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Je prépare notre itinéraire en Namibie pour le mois d'août en famille et en camping-car (déjà réservé). Nous avons pas mal d'expérience des pistes en ccar (un an en Amerique du Sud et plusieurs milliers de km de pistes) mais le ccar de loc n'aura pas de plaques de désensablement ni assurance sur les pistes D, ni même sangles de traction je crois, donc nous devons éviter à tout prix de rester tanqués! Donc exit les pistes sablonneuses. Et là j'ai besoin de votre conaissance du terrain (l'itinéraire reste très classique):
1) de Rehoboh à Sesriem: ai-je bien compris qu-il vaut mieux faire C24 - MR47 - C14 - C19 que C24 - Remhoogte Pass - C19? Le Remhoogte Pass est chaud en ccar? Quel itinéraire est plus beau?
2) Est-ce que les pistes qui vont de la B2 vers Spitzkoppe présentent des difficultés? Lesquelles?
3) Spitzkoppe - Brandberg: D1930 ou vaut-il mieux faire un détour B2 - C33 - C36?
4) Brandberg - Twyfelfontein: C35 - D2612 ou vaut-il mieux faire le détour par Khorixas donc C35 - C39 vers l'ouest puis un petit bout de piste D?
5) Avez-vous un bon plan d'étape sympa entre Twyfelfontein et Etosha?
Mille fois merci Corina
Je prépare notre itinéraire en Namibie pour le mois d'août en famille et en camping-car (déjà réservé). Nous avons pas mal d'expérience des pistes en ccar (un an en Amerique du Sud et plusieurs milliers de km de pistes) mais le ccar de loc n'aura pas de plaques de désensablement ni assurance sur les pistes D, ni même sangles de traction je crois, donc nous devons éviter à tout prix de rester tanqués! Donc exit les pistes sablonneuses. Et là j'ai besoin de votre conaissance du terrain (l'itinéraire reste très classique):
1) de Rehoboh à Sesriem: ai-je bien compris qu-il vaut mieux faire C24 - MR47 - C14 - C19 que C24 - Remhoogte Pass - C19? Le Remhoogte Pass est chaud en ccar? Quel itinéraire est plus beau?
2) Est-ce que les pistes qui vont de la B2 vers Spitzkoppe présentent des difficultés? Lesquelles?
3) Spitzkoppe - Brandberg: D1930 ou vaut-il mieux faire un détour B2 - C33 - C36?
4) Brandberg - Twyfelfontein: C35 - D2612 ou vaut-il mieux faire le détour par Khorixas donc C35 - C39 vers l'ouest puis un petit bout de piste D?
5) Avez-vous un bon plan d'étape sympa entre Twyfelfontein et Etosha?
Mille fois merci Corina
Véloroute de la vallée du Lot English translation pending
Bonjour,
Un temps, nous avons envisagé de rouler le long du canal de Berry, mais faute de réponse dans voyage-forum et vu le peu d'infos glanées ailleurs, on cherche une autre destination : la véloroute de la vallée du Lot de Buzet sur Baïse ( Langon au SE de Bordeaux) jusqu'à Mende ou les sources du Lot ( ou en sens inverse !) nous tente beaucoup .
Qui la connait ? qui l'a pratiquée ? quelles sont les difficultés ?, les dénivelés ? la cartographie ou le guide ?
De plus il nous faut envisager un retour par TER vers notre point de départ
On a trouvé sur internet une carte générale et le récit d'un rando de groupe datant de 2011 .
Qui peut nous aider ?
Merci à vous
Pierre de Lorient
Sécurité en Ouganda (frontière RDC), contact pour réservation du permis gorille English translation pending
Bonjour,
Je prévois de faire un voyage de 2 a 3 semaines en Ouganda en Aout 2014. Je suis sur-motivé à l'idée de voir les gorilles et de découvrir mon premier pays sur le continent africain, sa population, sa faune sa flore, etc...
Etant donnée la situation actuelle en RDC, j'aimerai savoir si qualqu'un pourait me rassurer 😇 (ou pas! 🏴☠️) a propos de la sécurité dans ce pays en ce moment? Surtout vers les zones frontalières avec la RDC ou j'ai l'impression que se trouve pas mal de site touristiques, notemment Ishasha (il me semble) pour voir les lions dans les arbres...
Nous sommes un couple de 30 ans, et on compte partir en autonome, sans passer par une agence ou un tour operator, dans la mesure du possible... On va essayer de faire un mix en transport collectif et de temps en temps louer un 4x4 avec un chauffeur... La logistique reste encore à étudier... 🤪
D'abord réserver le permis gorille, puis achat billet d'avion et le reste on vera apres! 😎
D'ailleurs si quelqu'un a des contact d’hébergement pas trop cher vers le site pour faire le treck gorille a Bwindi, avec quelque un qui pourrait gérér la reservation des permit en toute sécurité ça serait top!
Bref, j'ai trop hate! Et si quelqu'un sur le forum pourrait me donner des nouvelles fraiches du pays ça serait sympa! 🙂
Merci!
Clément
Je prévois de faire un voyage de 2 a 3 semaines en Ouganda en Aout 2014. Je suis sur-motivé à l'idée de voir les gorilles et de découvrir mon premier pays sur le continent africain, sa population, sa faune sa flore, etc...
Etant donnée la situation actuelle en RDC, j'aimerai savoir si qualqu'un pourait me rassurer 😇 (ou pas! 🏴☠️) a propos de la sécurité dans ce pays en ce moment? Surtout vers les zones frontalières avec la RDC ou j'ai l'impression que se trouve pas mal de site touristiques, notemment Ishasha (il me semble) pour voir les lions dans les arbres...
Nous sommes un couple de 30 ans, et on compte partir en autonome, sans passer par une agence ou un tour operator, dans la mesure du possible... On va essayer de faire un mix en transport collectif et de temps en temps louer un 4x4 avec un chauffeur... La logistique reste encore à étudier... 🤪
D'abord réserver le permis gorille, puis achat billet d'avion et le reste on vera apres! 😎
D'ailleurs si quelqu'un a des contact d’hébergement pas trop cher vers le site pour faire le treck gorille a Bwindi, avec quelque un qui pourrait gérér la reservation des permit en toute sécurité ça serait top!
Bref, j'ai trop hate! Et si quelqu'un sur le forum pourrait me donner des nouvelles fraiches du pays ça serait sympa! 🙂
Merci!
Clément
Trajet Sidi Ifni - Essaouira English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un circuit de 12 jours en famille dans le sud Maroc et je suis face à une alternative :
- soit remonter de Sidi Ifni à Essaouira en 2 jours
- soit faire le trajet en 1 journée, ce qui signifie passer la journée sur la route mais dans ce cas nous n'aurions pas à rouler ni la veille ni les deux jours suivants.
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça roule bien entre ces deux villes ? Combien d'heures de route faut-il compter ?
J'ai la Michelin 742 mais j'ai entendu parler de nouvelles voies rapides autour d'Agadir, des infos à ce sujet ?
merci ...
J'ai la Michelin 742 mais j'ai entendu parler de nouvelles voies rapides autour d'Agadir, des infos à ce sujet ?
merci ...
La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure English translation pending
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité.
Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Seule au Kirghizstan 10 jours en vélo/cheval English translation pending
bonjour à tous !
oui je sais, 10 jours c'est pas beaucoup ! en faisant un tour sur les différents forums, je me rends compte que la plupart des gens partent au moins 3 semaines, mais je ne pouvais pas plus.. je me tourne vers vous pour de précieux conseils. en effet, j'aimerais entre autres faire un peu de vélo (pendant 4-5 jours) et faire pendant le reste du temps une excursion à cheval. Pour le vélo, j'aimerais bien ne pas passer par une agence (raison de budget) . savez vous si les vélos qu'on loue à bishkek sont de bonne qualité, équipés (porte bagage)? j'aurais aimé aller jusqu'au lac song kul mais je sais qu'il y a un dénivelé assez important. est ce possible de transporter les vélos dans les bus ou les trains (puisque je ne pourrais pas faire Bishkek Song Kul aller retour en 5 jours..) ? par ailleurs est ce que la route pour y aller est bien indiquée et en bon état ? aussi, est ce nécessaire de tout plannifier à l'avance? (surtout pour le logement?) ou est il plus prudent d'emmener une tente (mais je me surcharge..) après pour la rando à cheval ya t il un endroit que vous me conseiller particulièrement?
voilà merci pour vos conseils sur la faisabilité de mon voyage!
christelle
oui je sais, 10 jours c'est pas beaucoup ! en faisant un tour sur les différents forums, je me rends compte que la plupart des gens partent au moins 3 semaines, mais je ne pouvais pas plus.. je me tourne vers vous pour de précieux conseils. en effet, j'aimerais entre autres faire un peu de vélo (pendant 4-5 jours) et faire pendant le reste du temps une excursion à cheval. Pour le vélo, j'aimerais bien ne pas passer par une agence (raison de budget) . savez vous si les vélos qu'on loue à bishkek sont de bonne qualité, équipés (porte bagage)? j'aurais aimé aller jusqu'au lac song kul mais je sais qu'il y a un dénivelé assez important. est ce possible de transporter les vélos dans les bus ou les trains (puisque je ne pourrais pas faire Bishkek Song Kul aller retour en 5 jours..) ? par ailleurs est ce que la route pour y aller est bien indiquée et en bon état ? aussi, est ce nécessaire de tout plannifier à l'avance? (surtout pour le logement?) ou est il plus prudent d'emmener une tente (mais je me surcharge..) après pour la rando à cheval ya t il un endroit que vous me conseiller particulièrement?
voilà merci pour vos conseils sur la faisabilité de mon voyage!
christelle
5 jours à Chengdu English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 5 jours a Chengdu fin septembre. Je voudrais voir les 2 parcs nationaux jiuzhaigou et huanglong. Les vols Chengdu / jiuzhaigou sont très cher (environ 200euros). Jenvisage donc d arriver a Chengdu et de repartir depuis Chengdu. Est ce que ce circuit est envisageable en bus? Vaut il mieux louer une voiture ac chauffeur? Y a t il une boucle intéressante a faire?
Combien coûte la location de voiture ac chauffeur?
Merci
Traverser la Loire à Saint Nazaire English translation pending
Bonjour,
Arrivant en train à St Nazaire, nous voudrions traverser la Loire pour rejoindre St Brevin et le trajet de la Loire à vélo. Le pont de St Nazaire à vélo est il permis ? Si oui est il dangereux ? (il y aura un ado dans le groupe) Y a t-il des bacs en plus de celui du Pellerin qui est trop loin ?
Merci d'avance
Arrivant en train à St Nazaire, nous voudrions traverser la Loire pour rejoindre St Brevin et le trajet de la Loire à vélo. Le pont de St Nazaire à vélo est il permis ? Si oui est il dangereux ? (il y aura un ado dans le groupe) Y a t-il des bacs en plus de celui du Pellerin qui est trop loin ?
Merci d'avance
Bordeaux-Nice à vélo English translation pending
Bonsoir , j'envisage au moisde Juin d'effectuer le trajetde Bordeaux à Nice et j'ai un soucis ....en quittant Bordeaux vaut il mieux suivre la Dordogne ? la piste Lapebie et la vallée du Lot pour rejoindre Cahors ? il y a tantde choses et de belles à voir que le choix est difficile!! une fois le departpris le reste va toutseul merci de vos conseils; Roland
Voyage à vélo au Pérou (Nord), avis sur itinéraire? English translation pending
Me voila bien dans mes preparatifs de voyage (départ le 18 Juin ) ! j ai acheté un velo qui m attend a Lima et je compte le revendre a la fin de mon périple ! Avis au interressé ! ( Fin Aout )
j ai preparé mon itineraire et je pense faire Lima -Barranca en bus pour éviter la Panamericaine ; Barranca -Huaraz , Grimpe a hatun-Machay ( superbe site de grimpe) ;Huaraz-caraz puis tenter une traversé vers Cajamarca , j ai besoin d avis sur cet itinéraire car peu d info sur ce chemin et je souhaite rester le plus possible dans les montagne/Altiplano ; Cajamarca -Celendine -Chachapoya ( site de Kuelap ) puis remonter vers Moyabamba et Tarapoto ou je souhaite me poser 1a 2 semaines . Ensuite en Aout j aimerais rouler vers le sud pour rejoindre Tingo Maria (Jungle ) pour finir a Pucallpa et enfin rentrer a Lima en Bus .
Cet itineraire est peu frequent en tous cas peu de Cycloaventurier en parle !! j ai besoin de vos experiences et conseils .
Je pars seul et je suis ouvert a des rencontre sur mon chemin et pour parcourir ensemble un bout de route .
Je connais deja bien le Pérou en l ayant parcourue en Bus de nombreuse fois ( Nord et Sud ) mais ce seras la premiere fois en vélo . Merci
Itinéraire en camping-car en Albanie? English translation pending
bonjour
nous desirons partir en mai 2013 a 2 camping car 20 jours voyage compris que nous conseillez vous comme itineraire et comme le temps pour nous est restreint que voir en principale sur place et se qu'il faut eviter (ville) merci a bientot
nous desirons partir en mai 2013 a 2 camping car 20 jours voyage compris que nous conseillez vous comme itineraire et comme le temps pour nous est restreint que voir en principale sur place et se qu'il faut eviter (ville) merci a bientot
Remonter le Wadi Dayqah: construction d'un barrage? (Oman) English translation pending
Bonjour,
je suis en train de lire le carnet de voyage de "Genevois", qui date un peu, il évoque le fait qu'on ne puisse plus remonter le wadi Dayqah à cause de la construction d'un barrage, qu'en est-il maintenant, est-ce toujours le cas?
Merci d'avance pour vos réponses,
Sylvie
je suis en train de lire le carnet de voyage de "Genevois", qui date un peu, il évoque le fait qu'on ne puisse plus remonter le wadi Dayqah à cause de la construction d'un barrage, qu'en est-il maintenant, est-ce toujours le cas?
Merci d'avance pour vos réponses,
Sylvie
Itinéraire à vélo avec enfants en Croatie English translation pending
Bonjour
je recherche des idées d'itinéraires en vélo en Croatie avec 2 enfants de 6 et 3 ans (6 ans à vélo, 3 ans dans la carriole). 20 km par jour environ, pas trop de cotes car c'est dur avec la carriole, et mon ptit cycliste n'a pas encore de vitesses sur son vélo ! Itinéraires de 4 à 10 jours maxi, de préférence sur des pistes cyclables ou des chemins accessibles en VTC, voir des petites routes tranquilles. (l'idéal ce serait une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable) Merci pour vos infos !
je recherche des idées d'itinéraires en vélo en Croatie avec 2 enfants de 6 et 3 ans (6 ans à vélo, 3 ans dans la carriole). 20 km par jour environ, pas trop de cotes car c'est dur avec la carriole, et mon ptit cycliste n'a pas encore de vitesses sur son vélo ! Itinéraires de 4 à 10 jours maxi, de préférence sur des pistes cyclables ou des chemins accessibles en VTC, voir des petites routes tranquilles. (l'idéal ce serait une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable) Merci pour vos infos !
Colorado Plateau: conseils glanés English translation pending
Bonjour à tous,
en direct de Las Vegas (Baby !) 😉
Heureux de vous écrire de Tropicana Ave,
où le soleil se lève sur un ciel limpide ! 😎
La température est très agréable, et l'air bien sec ! 😏
Merci à tous pour vos encouragements au moment du départ :
voici quelques conseils glanés cette première journée,
en exclu pour le Forum ! 🙂Finalement, en suivant les indications donnés sur les sites officiels de la SNCF (transilien.com par ex) j'ai vérifié que le trafic correspondait bien : j'ai donc pris le RER B de Paris, et 45 mn plus tard, j'étais à CDG sans encombres, (mais ça n'a pas été sans angoisses ! 🤪) je pense que c'est le moyen le plus rapide et le plus économique.
Bagages :l'enregistrement des bagages au guichet de Tahiti Nui s'est fait rapidement : sauf sur un point : l'employée a absolument tenu que je lui montre un seul bagage cabine, alors que j'avais une petite valise (aux dimensions prévues) et un petit sac à dos. Il a fallu que je range devant elle le sac à dos dans la valisette ! Heureusement j'avais prévu le coup, mais avis aux futurs voyageurs !😇
Voyage : C'est la première fois que je prenais un vol direct Paris-LAX, c'est drolement agréable et confortable ! Service bien, plateaux repas excellents (je ne m'attendais pas à grand chose : mais je suis tombé sur un menu végétarien, je le recommande ! descriptions plus tard pour les gourmand(e)s ! 😉Ecrans individuels : rien à redire (bons choix de films, jeux, ...)Passage frontière-douane : conforme aux descriptions des voyageurs du forum, plutôt même un peu plus vite que la moyenne pour l'immigration, mais une file d'attente impressionnante pour la douane !!! 😮 Un forumeur averti en vaut deux : parmi les questions déstabilisantes que j'ai eu (-véridique-) :"Une dernière question et je vous laisse passer si vous savez y répondre : (... suspens...) : -Where is Bryan ? 😮 Heureusement je connaissais la réponse ! 😏Location voiture chez Dollar : Ah le moment de vérité, l'épreuve du feu ! ALors, premier bon point : un guichet spécial pour les locations pré-payées internationales ! C'est une bonne idée ! Et en plus avec des employés plutôt sympas, souriants, à l'écoute, plaisantant avec les clients, mais je n'ai pas vérifié tous les contrats signés (avec options à la pelle ou pas). Comme il y avait une longue file d'attente, je suis passé (à leur demande) à un guichet "normal" (pour clients US). Il a fallu valider toutes les options sur le petit écran tactile électronique comme la dernière fois (cf description dans le lien en signature). Par contre, il m'a proposé au moins 3 fois la Road Safe, et même une fois avec un écran en français pour être sûr que je comprenais bien ce que j'osais refuser (poliment mais fermement...) 😠 Il a terminé en me disant, un peu condescendant : "tout le monde la prend, sauf vous !" - hé bien oui, c'est comme ça , merci beaucoup, au revoir ! 😛Choix de la voiture : je teste cette année la Jeep Liberty ! 😎Erreur à éviter : 😊 j'ai un peu honte parce qu'elle figure en bonne place dans le post dédié ! J'ai tenté une seconde fois de relier LAX à Vegas, directement, en enchainant derrière le vol de 12h : autant de nuit, ça va, ça roule bien, en 4h on arrive. Mais là, en fin de journée (17h) j'ai testé les embouteillages de LA, + les travaux sur la route avant d'arriver à Vegas, résultat, je suis arrivé à minuit, crevé, et je pense que ce n'était pas du tout prudent pour la conduite !!! 🏴☠️ Prochaine fois : vol intérieur, ou pause à LA ! 😇A New Day has come, il est temps d'y aller,
à bientôt sur le Forum,
Amitiés à tous ! 😎
Pyrénées — La routes des Cols English translation pending
Bonjour à tous
Je pensais faire ce petit voyage sur La Route des Cols de Hendaye à Cerbère en novembre dernier ce qui m'avait fait démarré une discussion. J'ai sagement remis ce voyage à dans quelques semaines, soit la dernière semaine d'aout et la première de septembre.
Je n'ai pas de questions particulières à poser aujourd'hui mais surtout l'envie d'échanger avec ceux et celles que ça intéresse histoire de faire une petite mise en tête avant la mise en jambes.
- Si ça se trouve, vous y serez peut-être aussi avec des envies d'apéros après quelques difficiles montées. ;-) - Si vous y êtes ou si vous y êtes passés récemment, vous avez peut-être des infos très (f)actuelles à donner en faire profiter les suivants - ...
Ah si, j'ai une question: La 3G, elle passe bien dans toutes les Pyrénées ou trop pas? C'est pour savoir si je peux prévoir compter sur mon bigophone intelligent (pour dénicher les bons resto, les hébergements, les activités, ...),
Je pensais faire ce petit voyage sur La Route des Cols de Hendaye à Cerbère en novembre dernier ce qui m'avait fait démarré une discussion. J'ai sagement remis ce voyage à dans quelques semaines, soit la dernière semaine d'aout et la première de septembre.
Je n'ai pas de questions particulières à poser aujourd'hui mais surtout l'envie d'échanger avec ceux et celles que ça intéresse histoire de faire une petite mise en tête avant la mise en jambes.
- Si ça se trouve, vous y serez peut-être aussi avec des envies d'apéros après quelques difficiles montées. ;-) - Si vous y êtes ou si vous y êtes passés récemment, vous avez peut-être des infos très (f)actuelles à donner en faire profiter les suivants - ...
Ah si, j'ai une question: La 3G, elle passe bien dans toutes les Pyrénées ou trop pas? C'est pour savoir si je peux prévoir compter sur mon bigophone intelligent (pour dénicher les bons resto, les hébergements, les activités, ...),
Une semaine à Chypre en avril 2012 English translation pending
Une semaine à Chypre avril 2012
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon réguli��re. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon réguli��re. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Itinéraire de vingt jours au Cambodge en avril English translation pending
Bonjour,
J aimerais des conseils et des avis sur mOn itinéraire pour un voyage au Cambodge en avril. Je n arrive pas a trouver des infos s ur le temps des trajet s en bus et en bateau
Voici mon itinéraire :
1- phnon Penh : o6/07 avril
2 - kompong : 08 avril
3- siem reap : 09 et 10 avril
4- koh ker : 11 et 12 avril
5 - battambang : 13 et 14 avril
6 - sihanoukville : 15 avril
7- bokor : 16 avril
8 - kampot : 17 avril
9- kep : 18/19 avril
10- phnom da : 20/21 avril
11- mondolkiri : 22/23 avril
12- phnon Penh: 24/25 avril
Traversée Thonon-les-Bains - Trieste à vélo en juillet 2012 English translation pending
Bonjour a tous
Après la traversée des pyrénées d'ouest en est puis des alpes Thonon- Nice, je souhaite faire Thonon / Trieste ou Venise.
Je cherche des renseignements sur les moyens de revenir en france avec mon vélo jusqu'a Lyon ou Paris en train ou en car.Je n'ai pas trouvé de sites satisfaisants
Peut-être que quelqu'un a une suggestion a me proposer.
Je compte dormir sous tente, Est il facile de trouver des campings sur le trajet?
Merci pour vos réponses
Trek Sham et Padum Lamayuru, quelques précisions? English translation pending
Bonjour
Après avoir consulté les différents posts de ce site sur le sujet et y avoir trouvé d'ailleurs beaucoup de réponses à mes questions, il me reste encore quelques interrogations.
Avec mon mari nous partons le 12 juillet 2012 pour Delhi puis soit en bus par circuit touristique (Amritsar, Mc Leod Ganj et Manali) soit en avion, nous nous rendons à Leh pour y passer l'essentiel de notre séjour de 5 semaines. Nous désirons faire le trek de Sham en autonomie pour démarrer en douceur puis ensuite faire la traversée du Zanskar avec un muletier.
Plusieurs questions un peu bêtes se posent... :
Ayant des moyens financiers limités, nous avons l'intention de camper sur le sham (Likir-Kahlse), est ce possible, est ce qu'on ne dérange pas les gens car ça a l'air plutôt habité dans le coin? Peut on acheter des vivres ou manger chez l'habitant ou autre système sur le parcours? L'idée étant de porter un poids raisonnable.
Pour la traversée du Zanskar, l'hésitation se pose pour le sens de la marche. On penche plutôt pour Padum Lamayuru car cela semble plus beau vers Lamayuru et cela semble sympa de finir par le plus beau. Mais est ce que ce n'est pas trop pénible de démarrer par le trajet Leh-Kargil-Padum de deux jours ? Est ce que les bus s'enchainent bien au niveau des horaires et jours de circulation. Ensuite est ce que quelqu'un a l'expèrience d'avoir cherché un muletier à Padum ? Combien il faut envisager de jours d'attente avant d'en trouver un ? La question étant, si j'ai bien suivi, d'emporter de la nourriture pour le voyage, l'attente du muletier et le trek, donc beaucoup et pas évident de bien calculer tout ça.
D'autre part je me pose une question sans doute très bête mais sachant qu'on veut marcher assez léger, se pose la question du stockage du matériel à transporter. Je pensais mettre le plus gros dans nos grands sacs à dos et prévoir un plus petit pour le trek. Mais la question bête est la suivante : qu'ont les muletiers pour le portage sur les mules ? Est ce que des sacs en plus ça ne va pas être problématique ? Je n'ai aucune expérience de portage par mule ou âne... Ou est ce qu'il faut tout mettre dans ces sacs colorés en plastique solides qu'on trouve partout dans le monde ?...
Autre question combien il faut de kérosène pour le voyage en bus, l'attente et le trek pour 2 personnes (3 avec le muletier) ?
Confirmez vous que pour 2 personnes il faut 3 mules et donc à peu près 900 roupies par jour ?
La question qui se pose aussi est, sachant que le muletier ne s'occupe pas de nous et qu'on le retrouve à l'étape, que nous conseillez vous de mettre dans nos sacs ? Duvet, matelas, tente ou couverture de survie, un peu de nourriture... Au cas où on se perde... Mais avec le matos photo, un minimum de fringues et l'eau je me dis que cela va commencer à peser...
Dernière question : l'engagement physique. Quel est votre avis sur ce trek ? Je suis sportive mais pas toute jeune (48 ans) et un peu en surpoids, est ce vraiment très dur ? Avec l'altitude j'ai du mal à me représenter l'effort. Je cours2x par semaine (1x 1/2h et 1x entre 1 h et 2h en terrain de moyenne montagne avec des dénivelés entre 200 et 500 m) . On a déjà pas mal marché mais pas chaque année, la dernière fois c'était le GR20 (il y 4ans environ). Je ne voudrais pas faire l'inconsciente et partir dans un truc inadapté... Mon mari, lui a une grosse condition, il cours plus souvent que moi et 2x plus vite...
Encore une question technique : mon duvet est un peu limite, au Yellowstone l'année dernière j'ai du dormir avec ma polaire, donc que me conseillez vous pour booster ce duvet, un drap polaire ou un drap avec ces tissus synthétiques techniques ?
Pour les passionnés de photos que me conseillez vous d'emmener comme filtre ? UV d'accord mais à part ça ?
Bon voila je crois avoir fait le tour de mes interrogations. J'espère que je ne vous ai pas embêté et que quelqu'un peut m'aider à organiser ces treks.
En tout cas merci par avance de vos réponses.
Voyager à vélo au Québec cet été (août 2012) English translation pending
Bonjour à tous!
Moi et mon ami (24 et 21ans) nous vivons en France et souhaitons partir en aout prochain, en vacance, pendant un mois au quebec, mais nous ne connaissons pas du tout ce pays. Nous recherchons la découverte de la culture, des gens, des paysages divers et variés du QUEBEC.
quels endroits sympa, y'a til à visiter absolument pour être conquis par le Quebec?
Nous prévoyons de faire le voyage en vélo et en train également. Mon ami est un passionné de VTT extreme, connaissez vous des régions pour ce genre de pratique? Pour ce qui est du réseau ferroviaire, les prix sont- ils aussi abordable qu'en FRANCE🏴☠️?
Ce qui me préoccupe beaucoup c'est le circuit que nous devons définir, c'est vraiment une terre inconnue pour nous, nous voudrions voir les plus beaux endroits (comme tout le monde), quel circuit pourriez vous me proposer pour un Voyage de 1mois?
Merci d'avance
Bonne soirée
Moi et mon ami (24 et 21ans) nous vivons en France et souhaitons partir en aout prochain, en vacance, pendant un mois au quebec, mais nous ne connaissons pas du tout ce pays. Nous recherchons la découverte de la culture, des gens, des paysages divers et variés du QUEBEC.
quels endroits sympa, y'a til à visiter absolument pour être conquis par le Quebec?
Nous prévoyons de faire le voyage en vélo et en train également. Mon ami est un passionné de VTT extreme, connaissez vous des régions pour ce genre de pratique? Pour ce qui est du réseau ferroviaire, les prix sont- ils aussi abordable qu'en FRANCE🏴☠️?
Ce qui me préoccupe beaucoup c'est le circuit que nous devons définir, c'est vraiment une terre inconnue pour nous, nous voudrions voir les plus beaux endroits (comme tout le monde), quel circuit pourriez vous me proposer pour un Voyage de 1mois?
Merci d'avance
Bonne soirée
Tour de Bourgogne: cyclotouristes... citoyens de seconde zone English translation pending
Bonjour,
J'ai hésité longtemps avant d'écrire ce post voilà je suis rentré il y a 3 semaines d'un tour de Bourgogne et je suis content d'avoir trouvé pistes cyclables et chemin de halage, mais que de loupés:
Canal de Bourgogne:
- Les barrières d'interdiction d'accés sont systématiquement fermées ce qui oblige a passer sur la bande de terre latérale - Les éclusiers ne donnent pas d'eau entendu que leur a dit " vous êtes au service du canal pas à celui des cyclos" alors qu'ils voient passer en moyenne 6 péniches par jour - Les haltes nautiques sont toujours à l'opposé du chemin de halage
Canal du centre:
- les barrières sont placées en chicanes obligeant le cyclo avec saccoches à poser un pied à terre pour les passer, de plus elles sont placées à demi-pente de chaque franchissemnt de route ce qui coupe l'élan à chaque montée ou descente. Pourquoi ne consulte t'on pas les usagers avant de faire ces travaux!!!
Traversée de Chalons sur Saone, on devrait en faire une attraction du jeux de labyrinthe
Voie verte vrs Cuny
- Chaque croisement et doublé par des chicanes en bois, comme si les panneaux de stop étaient illisibles - Chaque carrefour est marqué d'un stop, même si le chemin de terre ne dessert qu'une maison
Canal du Nivernais
- La descente de l'échelle d'écluses vers Chitry les Mines est un vrai piége, chaque éclusier a cru bon de mettre des dos d'anes les plus méchants possible, tout celà sans peinture pour les signaler; bonjour les dégats sur les rayons et les chutes!! - Toutes les routes et chemins que l'on traversent sont prioritaires et marqué par un stop, ou normalement on doit selon le code la route poser pieds à terre(moi d'abord les vélos aprés..) - Au sud de Clmecy une halte nautique toute neuve et....vide...qui à du couter des milliers d'euros et totalement inutile et sans un point d'eau pour les cyclos
Toutes ces choses font que l'on a l'impression que l'on fait des choses pour le vélo, parceque c'est dans l'air du temps..., mais que c'est a contrecoeur et que ces travaux sont suivis par des gens peu compétants qui ne prennent pas l'avis des utilisateurs; ils seraient bon qu'ils fassent un pétit voyage en Suisse ou en Allemagne pour prendre des cours
J'ai hésité longtemps avant d'écrire ce post voilà je suis rentré il y a 3 semaines d'un tour de Bourgogne et je suis content d'avoir trouvé pistes cyclables et chemin de halage, mais que de loupés:
Canal de Bourgogne:
- Les barrières d'interdiction d'accés sont systématiquement fermées ce qui oblige a passer sur la bande de terre latérale - Les éclusiers ne donnent pas d'eau entendu que leur a dit " vous êtes au service du canal pas à celui des cyclos" alors qu'ils voient passer en moyenne 6 péniches par jour - Les haltes nautiques sont toujours à l'opposé du chemin de halage
Canal du centre:
- les barrières sont placées en chicanes obligeant le cyclo avec saccoches à poser un pied à terre pour les passer, de plus elles sont placées à demi-pente de chaque franchissemnt de route ce qui coupe l'élan à chaque montée ou descente. Pourquoi ne consulte t'on pas les usagers avant de faire ces travaux!!!
Traversée de Chalons sur Saone, on devrait en faire une attraction du jeux de labyrinthe
Voie verte vrs Cuny
- Chaque croisement et doublé par des chicanes en bois, comme si les panneaux de stop étaient illisibles - Chaque carrefour est marqué d'un stop, même si le chemin de terre ne dessert qu'une maison
Canal du Nivernais
- La descente de l'échelle d'écluses vers Chitry les Mines est un vrai piége, chaque éclusier a cru bon de mettre des dos d'anes les plus méchants possible, tout celà sans peinture pour les signaler; bonjour les dégats sur les rayons et les chutes!! - Toutes les routes et chemins que l'on traversent sont prioritaires et marqué par un stop, ou normalement on doit selon le code la route poser pieds à terre(moi d'abord les vélos aprés..) - Au sud de Clmecy une halte nautique toute neuve et....vide...qui à du couter des milliers d'euros et totalement inutile et sans un point d'eau pour les cyclos
Toutes ces choses font que l'on a l'impression que l'on fait des choses pour le vélo, parceque c'est dans l'air du temps..., mais que c'est a contrecoeur et que ces travaux sont suivis par des gens peu compétants qui ne prennent pas l'avis des utilisateurs; ils seraient bon qu'ils fassent un pétit voyage en Suisse ou en Allemagne pour prendre des cours
Traversée des États-Unis à vélo English translation pending
Nous planifions une traversée des États-Unis à vélo (cyclo camping). Notre projet: départ de Vancouver (ou de San Francisco) début mai. On longerait la côte jusqu'à Los Angeles, puis on irait à Las Vegas avant de remonter vers le Utah, voir les plus beaux parcs, (jusqu'à Salt Lake City). De là, on redescendrait vers le sud-est pour rallier le Texas puis la Louisiane avant de remonter plus ou moins à travers les Appalaches jusque chez nous au Québec. Ambitieux projet mais nous serons à la retraite et nous pouvons partir 6 mois (nous sommes en pleine forme!) 😉 Nos priorités: voir les plus beaux parcs, les paysages sortant de l'ordinaire. On est prêts à faire quelques détours au gré des découvertes.
Quelles sont les températures que nous allons affronter?
Quel est le plus beau trajet entre Los Angeles et Las Vegas?
Quels sont les sites à ne pas manquer?
Nous sommes intéressés par toutes vos suggestions
Quelles sont les températures que nous allons affronter?
Quel est le plus beau trajet entre Los Angeles et Las Vegas?
Quels sont les sites à ne pas manquer?
Nous sommes intéressés par toutes vos suggestions
Vélo en Camargue et Arles English translation pending
Hello les cycleux ql quidqms connaissent ils la camargue à vélo je cherchhe des éléments afin de constituer un dossier sur les possibilités de rouler a vélo en camargue au sens large et en particulier arounf Arles et plus précisement la piste dite cyclable Arles le long du rhone vers ports saint louis dossier a l'attention d'un voyage à bicyclette de annecy a arles en 2011 et pour tous les cyclards et saccochards du monde de passage en camargue
http://cbandiera.free.fr/parcours/le-rh ... elo/arles/
claudio de la faverges, vieux cheval de retour