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Passage au Cambodge par Trat pour Sihanoukville: nouvelle fraiche English translation pending
arrive hier a sihanoukville
resume parcours
achat d un billet bus a ekamai (station bus Est bangkok ) 400 BATHS 1ERE CLASSE confortable
depart 9h00
arrivee a trat a 15h00
nouvelle station de bus bien organise avec des panneaux indication claire
au bour du quai depart pour la frontiere hat lek (100 KM ENVIRON)
110 baths mini bus recent confortable pas trop serre
(attention bien aller au bout du quai et ne pas ecouter rabatteur a 600 baths)
nuit a koh kong, hotel et GH a tous les prix
perso hotel le plus pres du pont 15 dollars superbe vue clim TV5monde propre drap coton
bon restau propre et pas cher
depart le lendemain du riverside hotel a 9h00 par minibus mercedes 600 baths confortable de la place pour les jambes route refaite en grande partie, passage par 4 bacs pitoresques pour traverser les differentes rivieres 3 des 4 ponts sont bientot finis bientot adieu aux bacs (dommage cela retarde le trajet mais j ai passe des moments geniaux) a faire au plus vite magnifique Je connaissais par bateau, c etait mille fois mieux par la route arrive a 15h00 a sihanoukville
attention au prix des motodop a l arrivee a sihanouville il voulait 5 dollars alors que le bon prix etait a moins de 1 dollar
ps : HORS SUJET nouveau il y a maintenant des distributeurs d argent a sihanoukville
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ps : HORS SUJET nouveau il y a maintenant des distributeurs d argent a sihanoukville
Du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle English translation pending
La « magie » du chemin ! Compostelle = le chemin de l’étoile.
Ce récit de voyage n’est ni religieux, ni historique, ni géographique et, encore moins, un exploit sportif ! Et je n’ai pas voulu écrire un descriptif du voyage, jour après jour, mais plutôt écrire des réflexions personnelles (qui n’engagent que moi !) et d’autres réflexions (qui n’engagent que leurs auteurs…)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Tomber en amour avec les filles à Phuket English translation pending
Bonjour à tous,
Nous revennons de passer 15 jours en Thailande, ou nous avons passé un séjour de reve, nous sommes rentré la tete pleine d'images et de couleurs avec des souvenirs exceptionnels.
Nous savions que ce pays aller nous plaire, mais pas a ce point la. De plus nous avions été mis en garde sur les Love story Thai, un homme avertis en valant deux, sur quatres gars 2 sont tombés " amoureux "( je suis l'un d'entre eux comme par hazar ).
Voila le but de ce post: savoir qu'elle sont les risques et les piéges s'il y en a, à entretenir une relation amoureuse avec une jeune fille Thai ? sachant que nous sommes residents Français, mais que nous avons le projet de revenir 2 fois par an la bas ?
Je ne dois pas etre le premier à poser ce genre de question, mais je n'ai pas trouvé de post à ce sujet sur le forum.
Merci à tous pour vos avis, vos onseils et peut etre meme vos experiences perso. 😇
Réouverture de l'aéroport de Sihannoukville au Cambodge... English translation pending
Plus modestement voici un article sur la réouverture, tant attendu, de cet aéroport depuis le 15 Janvier 2007 ......
Le Cambodge a rouvert lundi l'aéroport situé près de la station balnéaire de Sihanoukville, fermé depuis le début des années 1980 à la suite de difficultés financières, avec pour objectif de développer le tourisme sur la côte, selon le gouvernement.
Géré par la Société Concessionaire des Aéroports (SCA), filiale du 1er groupe de construction en France Vinci, l'aéroport, situé à 230 kilomètres au sud-ouest de Phnom Penh, desservira d'abord les lignes intérieures, mais le gouvernement espère élargir à des vols internationaux vers la fin 2007.
Thong Khon, secrétaire d'État auprès du ministère du Tourisme, a indiqué à l'AFP qu'il offrait aux visiteurs un lien direct entre le centre touristique de Siem Reap, où se dresse le temple d'Angkor Wat, et les plages du sud du Cambodge.
SCA possède les droits jusqu'en 2040, de même que pour les aéroports de la capitale et du complexe d'Angkor, et devrait investir 200 millions de dollars pour développer les activités à Sihanoukville, connue pour ses plages de sables blancs.
Le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres du monde où le tourisme se développe rapidement. Le nombre de visiteurs a augmenté de 20 % à 1, 7 million en 2006, rapportant 1, 4 milliard de dollars selon des chiffres officiels.
lapresseaffaires.com
Juste dire que le groupe a obtenu la concession de cet aéroport pour 35 ans .....
Le Cambodge a rouvert lundi l'aéroport situé près de la station balnéaire de Sihanoukville, fermé depuis le début des années 1980 à la suite de difficultés financières, avec pour objectif de développer le tourisme sur la côte, selon le gouvernement.
Géré par la Société Concessionaire des Aéroports (SCA), filiale du 1er groupe de construction en France Vinci, l'aéroport, situé à 230 kilomètres au sud-ouest de Phnom Penh, desservira d'abord les lignes intérieures, mais le gouvernement espère élargir à des vols internationaux vers la fin 2007.
Thong Khon, secrétaire d'État auprès du ministère du Tourisme, a indiqué à l'AFP qu'il offrait aux visiteurs un lien direct entre le centre touristique de Siem Reap, où se dresse le temple d'Angkor Wat, et les plages du sud du Cambodge.
SCA possède les droits jusqu'en 2040, de même que pour les aéroports de la capitale et du complexe d'Angkor, et devrait investir 200 millions de dollars pour développer les activités à Sihanoukville, connue pour ses plages de sables blancs.
Le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres du monde où le tourisme se développe rapidement. Le nombre de visiteurs a augmenté de 20 % à 1, 7 million en 2006, rapportant 1, 4 milliard de dollars selon des chiffres officiels.
lapresseaffaires.com
Juste dire que le groupe a obtenu la concession de cet aéroport pour 35 ans .....
Sulawesi - Célèbes en Indonésie English translation pending
Je suis en train d'organiser mon voyage en Indonésie pour cet été.
Je compte partir un mois. parmi les îles que je compte faire il y a Java et Bali. Ensuite j'hésite entre Sumatra ou les Célèbes? Qu'en pensez-vous?
Concernant les Célèbes: pays de Toraja: est ce vraiment une usine à touristes bedonants venus pour filmer les fameuses crémations? peut s'échaper de cela? Bunaken: que pensez vous de passer quelques jours dans cette île? est ce vraiment paradisiaque? genre coin tranquille au contact de la population? quid des fonds marins?
merci de vos remarques!
merci de vos remarques!
Réveillons de Noël à Phnom Penh English translation pending
Les Réveillons de Noel 2006
Les restaurants à Phnom Penh au Cambodge vous proposent :
Atmosphère : Menu de Noël à $20
Le patron tient au style de l'établissement apprécié par une clientèle fidèle depuis des années pour les spécialités du chef, ses plats de terroirs
Adresse :141c boulevard Norodom Réservations : 023 994 224
Bougainvillier Restaurant et Hotel : Menu de Noël de $32
Bien situé face au fleuve, dans un batiment récent, la restauration s'est renforcée : avec le chef : Guillaume qui élabore une cuisine coloniale française, avec ses spécialités régionales dominées par les produits de la mer et Sokphal qui prépare la cuisine royale khmère.
Adresse :277G quai Sisowath Réservations : 023 220 528
Comme à la Maison Delicatessen : Menu de Noël
Installé depuis plusieurs années dansun quartier calme, dans un cadre de verdure très détendant, cet établissement, pas comme les autres, a construit sa réputation petit à petit.
Adresse :13 rue 57 Réservations : 023 360 801
Red Hibiscus Restaurant Hotel : Menu de Noël de $26
Dans une salle climatisée, au décor simple d'inspiration asiatique, ce restaurant propose une cuisine à base de viandes grillées (boeuf, porc, agneau, bison, poulet, thon, saumon ou espadon) pour une fourchette de prix de $6, 50 à $14 avec une grande variété d'accompagnements.
Adresse :277 quai Sisowath Réservations : 023 990 691
Détails menu du réveillon de Noel - Détails sur le restaurant Site internet : http://www.redhibiscus.biz
Les restaurants à Phnom Penh au Cambodge vous proposent :
Atmosphère : Menu de Noël à $20
Le patron tient au style de l'établissement apprécié par une clientèle fidèle depuis des années pour les spécialités du chef, ses plats de terroirs
Adresse :141c boulevard Norodom Réservations : 023 994 224
Bougainvillier Restaurant et Hotel : Menu de Noël de $32
Bien situé face au fleuve, dans un batiment récent, la restauration s'est renforcée : avec le chef : Guillaume qui élabore une cuisine coloniale française, avec ses spécialités régionales dominées par les produits de la mer et Sokphal qui prépare la cuisine royale khmère.
Adresse :277G quai Sisowath Réservations : 023 220 528
Comme à la Maison Delicatessen : Menu de Noël
Installé depuis plusieurs années dansun quartier calme, dans un cadre de verdure très détendant, cet établissement, pas comme les autres, a construit sa réputation petit à petit.
Adresse :13 rue 57 Réservations : 023 360 801
Red Hibiscus Restaurant Hotel : Menu de Noël de $26
Dans une salle climatisée, au décor simple d'inspiration asiatique, ce restaurant propose une cuisine à base de viandes grillées (boeuf, porc, agneau, bison, poulet, thon, saumon ou espadon) pour une fourchette de prix de $6, 50 à $14 avec une grande variété d'accompagnements.
Adresse :277 quai Sisowath Réservations : 023 990 691Détails menu du réveillon de Noel - Détails sur le restaurant Site internet : http://www.redhibiscus.biz
Quartier Banglamphu (Thaïlande) English translation pending
Bonsoir !!!
J-21 pfff, c'est long !!! Je recherche un hotel avec piscine dans ce quartier à très bas prix pour 10 nuit pour un couple avec 2 enfants, je sais qu'il y a le Rambutri Village Inn, malheureusement il est aussi très prisé (il ne réserve que les chambres climatisées sur le net et ma fille est allergique a la clim), puisque nous arrivons le matin du 2 janv, je crains que les hotels de cette catégories soient prit d'assaut......à vos adresses SVP(en MP ?)
Merci
J-21 pfff, c'est long !!! Je recherche un hotel avec piscine dans ce quartier à très bas prix pour 10 nuit pour un couple avec 2 enfants, je sais qu'il y a le Rambutri Village Inn, malheureusement il est aussi très prisé (il ne réserve que les chambres climatisées sur le net et ma fille est allergique a la clim), puisque nous arrivons le matin du 2 janv, je crains que les hotels de cette catégories soient prit d'assaut......à vos adresses SVP(en MP ?)
Merci
Thaïlande: le gouvernement lance un guide de bonnes manières pour les touristes English translation pending
Société : Le gouvernement lance un guide de bonnes manières pour les touristes.-
Le ministère de la Culture devrait prochainement distribuer aux touristes étrangers un manuel de poche sur les 10 choses à faire et à ne pas faire en Thaïlande. Les autorités espèrent ainsi sensibiliser les visiteurs du royaume sur les tabous siamois afin d’éviter certaines situations inappropriées voire choquantes pour les Thaïs provoquées par des vacanciers peu avertis. Parmi les nombreuses plaintes déposées beaucoup concerneraient l’utilisation des représentations du Bouddha ou encore la tenue vestimentaire et le comportement dans les temples. Le manuel devrait être distribué dans les ambassades, les hôtels, l’aéroport de Suvarnabhumi et à bord des vols internationaux de la Thai Airways. Le petit journal de Bangkok . mercredi 6 décembre 2006
Le ministère de la Culture devrait prochainement distribuer aux touristes étrangers un manuel de poche sur les 10 choses à faire et à ne pas faire en Thaïlande. Les autorités espèrent ainsi sensibiliser les visiteurs du royaume sur les tabous siamois afin d’éviter certaines situations inappropriées voire choquantes pour les Thaïs provoquées par des vacanciers peu avertis. Parmi les nombreuses plaintes déposées beaucoup concerneraient l’utilisation des représentations du Bouddha ou encore la tenue vestimentaire et le comportement dans les temples. Le manuel devrait être distribué dans les ambassades, les hôtels, l’aéroport de Suvarnabhumi et à bord des vols internationaux de la Thai Airways. Le petit journal de Bangkok . mercredi 6 décembre 2006
Festival indien du 8 au 9 décembre à Créteil (France) English translation pending
Ce week end à la maison des arts de Créteil (Métro : Créteil Préfecture)du 8 au 9 décembre se déroule un festival autour de l'Inde : voir le programme ci-dessous :
S'il y a des interessés faites moi signe dont le spectacle de danse vendredi soir qui m'interesse fortement.
HAPPY INDE
Festival
Du 08 au 09 décembre
Vendredi 8 et Samedi 9 décembre A 19h30
BEHZTI déshonneur (théâtre)
Texte de Gurpreet Kaur Bhatti Mise en scène de Virginie Jortay Gurpreet Kaur Bhatti, auteure anglaise d’origine sikh, éminente représentante du nouveau théâtre britannique, excelle dans l’observation dialectique des traditions.Est-il possible de vivre harmonieusement entre l’emprise des valeurs d’une culture d’appartenance et le désir de s’en émanciper sans reniement ? Un viol a lieu dans un temple sikh au coeur de Londres… On va parler de déshonneur dans une société où le code dominant est celui de l’honneur, où les personnages s’enlisent dans leurs contradictions. Caustique, tendre et finalement optimiste, la pièce de Virginie Jortay est un voyage, une immersion dans l’Inde de toutes les dualités possibles. Vendredi 8 décembre A 21h00 SONIA SABRI COMPANY (danse kathak traditionnelle et contemporaine) Un langage chorégraphique et musical intense, d’une infinie élégance, explorant la danse traditionnelle kathak à travers de nouvelles approches formelles contemporaines entre indianité et renouveau britannique …
Vendredi 8 décembre A partir de 22h00 NUIT NOW DELHI LE GRAND MIX (DJ’s, VJ’s, danse et percussions…) avec DJ Gaurav & DJ Tapan (Midival Punditz), DJ Arjun & DJ Ashvin (Jalebee Cartel), MC Ravi "Rags " Khote, images UV Studio & VJ Jaypee, danseurs de Sayari.TV : Queen Harish, Bansi the Dragon percussions Nathoo du Pushkar Temple Drum.
Midival Punditz réunit Gaurav Raina et Tapan Raj, tous deux originaires de Delhi. Défricheurs de l’indian electronica, ils mixent musique classique indienne, sons expérimentaux, percussions électros et folk indien… Présents sur toutes les platines européennes, ils s’entourent notamment de Sultan Khan au chant, de Karsh Kale aux percussions ou encore d’Anoushka Shankar à la sitar… Avec Jalebee Cartel, ils composent pour Créteil un plateau musical et visuel 100% indien. Samedi 9 décembre 21h30
WASIFUDDIN DAGAR - Concert
Wasifuddin Dagar chante du « dhrupad » : chant de temple millénaire et sacré, donné en l’honneur des dieux. L’assemblée, spirituellement en phase, attendait du chanteur qu’il donne son souffle à la divinité. Lentement les images surgissent, profondes, hypnotiques jusqu’au point de virtuosité qu’est l’alap. Enfin, Le jhala est la phase culminante alors que le chanteur mitraille depuis son diaphragme des syllabes chantées. Fascinante incantation.
Du 08 au 22 décembre
Exposition
Baba Anand les fleurs du bien
:: Programme complet ::
LIEU
Maison des arts de Créteil 1, place Salvador Allende 94000 Créteil
INFOLINE www.maccreteil.com
Du 08 au 09 décembre
Vendredi 8 et Samedi 9 décembre A 19h30
BEHZTI déshonneur (théâtre)
Texte de Gurpreet Kaur Bhatti Mise en scène de Virginie Jortay Gurpreet Kaur Bhatti, auteure anglaise d’origine sikh, éminente représentante du nouveau théâtre britannique, excelle dans l’observation dialectique des traditions.Est-il possible de vivre harmonieusement entre l’emprise des valeurs d’une culture d’appartenance et le désir de s’en émanciper sans reniement ? Un viol a lieu dans un temple sikh au coeur de Londres… On va parler de déshonneur dans une société où le code dominant est celui de l’honneur, où les personnages s’enlisent dans leurs contradictions. Caustique, tendre et finalement optimiste, la pièce de Virginie Jortay est un voyage, une immersion dans l’Inde de toutes les dualités possibles. Vendredi 8 décembre A 21h00 SONIA SABRI COMPANY (danse kathak traditionnelle et contemporaine) Un langage chorégraphique et musical intense, d’une infinie élégance, explorant la danse traditionnelle kathak à travers de nouvelles approches formelles contemporaines entre indianité et renouveau britannique …
Vendredi 8 décembre A partir de 22h00 NUIT NOW DELHI LE GRAND MIX (DJ’s, VJ’s, danse et percussions…) avec DJ Gaurav & DJ Tapan (Midival Punditz), DJ Arjun & DJ Ashvin (Jalebee Cartel), MC Ravi "Rags " Khote, images UV Studio & VJ Jaypee, danseurs de Sayari.TV : Queen Harish, Bansi the Dragon percussions Nathoo du Pushkar Temple Drum.
Midival Punditz réunit Gaurav Raina et Tapan Raj, tous deux originaires de Delhi. Défricheurs de l’indian electronica, ils mixent musique classique indienne, sons expérimentaux, percussions électros et folk indien… Présents sur toutes les platines européennes, ils s’entourent notamment de Sultan Khan au chant, de Karsh Kale aux percussions ou encore d’Anoushka Shankar à la sitar… Avec Jalebee Cartel, ils composent pour Créteil un plateau musical et visuel 100% indien. Samedi 9 décembre 21h30
WASIFUDDIN DAGAR - Concert
Wasifuddin Dagar chante du « dhrupad » : chant de temple millénaire et sacré, donné en l’honneur des dieux. L’assemblée, spirituellement en phase, attendait du chanteur qu’il donne son souffle à la divinité. Lentement les images surgissent, profondes, hypnotiques jusqu’au point de virtuosité qu’est l’alap. Enfin, Le jhala est la phase culminante alors que le chanteur mitraille depuis son diaphragme des syllabes chantées. Fascinante incantation.
Du 08 au 22 décembre
Exposition
Baba Anand les fleurs du bien
:: Programme complet ::
LIEU
Maison des arts de Créteil 1, place Salvador Allende 94000 Créteil
INFOLINE www.maccreteil.com
Sécurité à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Je tchat depuis quelque temps avec une thailandaise, je vais aller la rencontrer très bientôt, cependant elle me dit de ne pas rester à Bangkok trop longtemps en étant seul car je risque de me faire agresser ou pire encore. Soit disant que les "thai men" veulent voler les "farang" pour leur piquer l'argent et qu'il y a "many problems with farang".
Moi qui croyait que la Thailande était un pays avec une sécurité normale... donc je vous demande à vous, vous en pensez quoi ? Bangkok à éviter en étant seul ou aucun risque "enorme" ?
Attention, moi je pensais que la Thailande était un pays très sécurisé, donc je ne juge personne, je demande juste vos avis concernant les phrases de cette amie thailandaise.
Merci.
Je tchat depuis quelque temps avec une thailandaise, je vais aller la rencontrer très bientôt, cependant elle me dit de ne pas rester à Bangkok trop longtemps en étant seul car je risque de me faire agresser ou pire encore. Soit disant que les "thai men" veulent voler les "farang" pour leur piquer l'argent et qu'il y a "many problems with farang".
Moi qui croyait que la Thailande était un pays avec une sécurité normale... donc je vous demande à vous, vous en pensez quoi ? Bangkok à éviter en étant seul ou aucun risque "enorme" ?
Attention, moi je pensais que la Thailande était un pays très sécurisé, donc je ne juge personne, je demande juste vos avis concernant les phrases de cette amie thailandaise.
Merci.
1er décembre: journée mondiale contre le sida au Cambodge English translation pending
Comprendre le dilemme du Cambodge, c'est se pencher au travers des barreaux d'un lit, dans le service pédiatrique de l'hôpital national de Phnom Penh, sur une petite fille de 5 ans décharnée qui se meut avec la lenteur des rescapés des camps.Voilà des mois qu'elle est séropositive, avec un sida clinique, et huit semaines qu'elle est devenue éligible pour les médicaments antirétroviraux, comme un millier des 12 000 enfants cambodgiens infectés par le virus.
Le Pr Chhour Y Meng, qui dirige cet hôpital de cent cinquante lits, explique : « Les parents sont très pauvres, ils ont cinq enfants. Quand cette fillette est tombée malade, ils ont acheté quelques comprimés de médicaments vietnamiens. Bien entendu, sans résultat. Mais avec cette mince dépense, comment nourrir les autres enfants ? Les parents sont devant des choix très cruels. »
Le père a fini par amener sa fille très tard à l'hôpital et l'équipe médicale ne lui accorde pas de grandes chances de survie.
Le Cambodge est parvenu, après un pic de contamination par le virus du sida de 3 % de sa population en 1997, à faire chuter durablement depuis huit ans le pourcentage de cas positifs : il est descendu à 1, 9 % de la population en 2005. L'épidémie a également reculé parmi les prostituées. Mais de nouveaux groupes à risque, toxicomanes et homosexuels, ont surgi. Les statistiques récentes comptabilisent 57 000 femmes et 65 000 hommes infectés. De plus en plus, ce sont les épouses qui sont contaminées par leurs maris qui entretiennent des liaisons hors mariage. Douze mille enfants cambodgiens vivent avec le virus. EXtrait du Figaro le 16/112006
Le Cambodge est parvenu, après un pic de contamination par le virus du sida de 3 % de sa population en 1997, à faire chuter durablement depuis huit ans le pourcentage de cas positifs : il est descendu à 1, 9 % de la population en 2005. L'épidémie a également reculé parmi les prostituées. Mais de nouveaux groupes à risque, toxicomanes et homosexuels, ont surgi. Les statistiques récentes comptabilisent 57 000 femmes et 65 000 hommes infectés. De plus en plus, ce sont les épouses qui sont contaminées par leurs maris qui entretiennent des liaisons hors mariage. Douze mille enfants cambodgiens vivent avec le virus. EXtrait du Figaro le 16/112006
Surin le 19 novembre 2549 (Thaïlande) English translation pending
Sawade krap,
apres avoir ecrit mon dernier post le 16 novembre, nous sommes donc parti a la decouverte de la vie de nuit de Surin.....Nous avons ete manger dans une sorte d'immense salle de fetes avec orchestre, il y avais des chanteurs et une ambiance super sympa....Apres cela nous avons ete dans un autre endroit avec des chanteurs, les Thais adore chanter....En sortant nous avons decider d'aller au Karaoke....Les karaokes ici sont totalement differents de chez nous....Ha ca....Rien avoir....Vous entrer, on vous emmene a l'etage ou il y a plein de pieces, chaque piece est un salon avec canape, table de salon, une telivision avec pc pour choisir votre chanson.Vous vous asseyer, vous commander a boire et ensuite une dizaine de filles arrivent, se tiennent debout et vous choissiserzune fille pour vous tenir compagnie et chanter avec vous....Tres special....J'ai chanter avec Henna...Encore plus special, je vais au toilettes, je me tiens evidemment debout et la personne qui s'occupe des toillettes arrive derriere vous, vous met un torchon tiede sur la nuque, vous masse et vous craque la nuque....Tres special aussi...Enfin nous avons passer une bonne soiree....
Le 17 novembre 2549, nous nous somme lever assez tot, pour partir a Surin voir les elephants parader....C'est vraiment un animal magnifique....Nous avons eu la chance de voir Playe Tong Bay, le plus gigantesque et le plus bel elephant d'asie du Sud Est....Ici c'est une star....Il y avait aussi plein de bebes elephants....C'est vraiment beau...Et 350 elephants dans une ville, c'est impressionnant.....J'ai fait au moins 200 photos....Vraiment c'etait super....J'ai hate de voir le big show demain.....
Debut d'apres midi nous sommes retourner manger sur l'etang avec les nenufards🙂....
Vraiment j'adore la cuisine thai, tout est delicieux, peu importe ce que c'est, c'est bon.......
Apres cela nous avons ete visiter le village de la soie....Tres interressant de voir les thais tisser la soie....Denouveau un travail de fou.....Le soir nous repassons par Surin ou nous nous arretons pour faire un tour a dos d'elephant, apres 2 minutes le mahout me fait passer sur la tete de l'elephant et me dit ce qu'il faut faire....Vraiment les mahouts ont un contact exeptionnel avec leur elephant...Ils les dirigent avec des petits mouvements....Ca faisait bien rire le mahout de crier He..Fareng mahout....He....Et essayer de me faire croire que c'est moi qui dirigait l'elephant....Enfin, ca ma bien plus....Et tout ca en pleine ville entre les voitures....Il faut imaginer 350 elephants dans la ville...Qui attendent a la gare pour jouer au taxi, qui se balladent, qui balladent des gens.....La folie.....
Soiree calme etant donner qu, on doit se lever tres tot le landemain.Le big show commence a 8h00, faut se lever a 6h00.....
Le 18 novembre 2549....Ca y est c'est le jour du big show, on se rend donc au stadium de Surin pour le Big show...Alors la....Hohohohoho.....Pfffffffff.......Immense...gigantesque....me laisse sans voix....C'est beau...C'est unique....Spectacle avec 350 elephant et au moins 1500 figurants...Tous habiller d'epoque....Y compris les elephants....Ca retrace l'histoire de Surin avec des danses folkloriques magnifiques....Y a des moments le stadium est plein tellement il y a des acteurs.....Et pas une fausse note....Spectaculaire.....Il faut absolument voir ca....
Apres le big show nous rentrons pour faire un barbecue chez Alban avec pas mal de monde de Vf.....On a passer une bonne apres midi....
Hier soir nous avons ete boire un verre a Surin, apres nous sommes retourner au karaokee.....je suis rentrer avec Henna....
Aujourd'hui journee cool...Nous partons debut d'apres midi pour visiter des temples Kmers....
Voila....Il est ici 9h06....
David
Le Kerala... si court mais tellement intense en émotions! (Inde) English translation pending
Bonjour à tous !
Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ...
Alors s'il vous plait, soyez indulgents.
Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s.
Allez ... j'y vais !
Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?).
Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air).
C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus.
En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion !
Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien !
Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti !
Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu.
Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ...
Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ...
La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas.
La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin.
Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes.
Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue.
Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal !
Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles !
Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ...
Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ?
Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs).
Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen.
Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant !
Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ...
Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables.
Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi !
Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit.
Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans !
Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge.
Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ...
Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre.
Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ...
Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-)))
Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire !
Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ...
Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur.
Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris.
Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala.
D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ...
Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage.
Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage.
Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir !
Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer.
En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment.
Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille.
Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) !
Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!!
Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas).
On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage !
Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !).
On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché).
Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui !
Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...).
A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi.
Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ...
Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!!
Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ...
Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures.
Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ...
Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures.
On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ...
Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels.
Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach.
Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ...
On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ...
Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle !
De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala.
Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu.
@+, Sabaïdee
Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ...
Alors s'il vous plait, soyez indulgents.
Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s.
Allez ... j'y vais !
Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?).
Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air).
C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus.
En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion !
Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien !
Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti !
Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu.
Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ...
Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ...
La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas.
La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin.
Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes.
Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue.
Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal !
Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles !
Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ...
Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ?
Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs).
Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen.
Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant !
Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ...
Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables.
Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi !
Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit.
Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans !
Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge.
Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ...
Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre.
Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ...
Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-)))
Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire !
Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ...
Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur.
Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris.
Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala.
D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ...
Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage.
Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage.
Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir !
Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer.
En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment.
Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille.
Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) !
Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!!
Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas).
On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage !
Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !).
On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché).
Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui !
Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...).
A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi.
Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ...
Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!!
Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ...
Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures.
Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ...
Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures.
On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ...
Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels.
Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach.
Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ...
On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ...
Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle !
De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala.
Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu.
@+, Sabaïdee
Paludisme au Cambodge English translation pending
AKP Phnom Penh, 26 octobre 2006 --
Deux nouveaux produits destinés à combattre le paludisme ont été officiellement lancés hier par PSI (Organisation Population Services International), a rapporté Cambodge Soir.
Le premier produit Malanet, est une moustiquaire imprégnée d'insecticide qui, selon PSI, reste efficace durant trois ans. Le second, Malatab, est un insecticide pour traiter les moustiquaires traditionnelles. "Grâce au soutien du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de USAID, ces deux nouveaux produits pour la prévention du paludisme sont mis sur les marchés à un tarif subventionné. Le prix recommandé de Malanet est entre 10 000 et 12 000 riels ( 2.5 à 3 USD ) selon le modèle. Celui de Malatab est de 1 000 riels" ( 25 cents ), précise PSI. Leur commercialisation sera soutenue par une campagne de communication.
PSI, dont la mission est d'utiliser une approche d'entreprise privée pour mettre à disposition des populations les plus vulnérables des services et produits pour leur santé, est déjà impliquée dans la lutte contre le paludisme à travers la distribution de produits pour la détection du parasite p.falciparum, un travail mené en collaboration avec le Centre national de contrôle du paludisme.
Tout en soulignant que le paludisme avait regressé au cours des dix années, Eng Huot, secrétaire d'Etat à la Santé, a souligné que cette maladie restait un problème de santé publique majeur. "Le programme de PSI vient en complément de l'action du service public pour assurer que tous les Cambodgiens puissent se protéger du paludisme", a indiqué le secrétaire d'Etat.--AKP
Deux nouveaux produits destinés à combattre le paludisme ont été officiellement lancés hier par PSI (Organisation Population Services International), a rapporté Cambodge Soir.
Le premier produit Malanet, est une moustiquaire imprégnée d'insecticide qui, selon PSI, reste efficace durant trois ans. Le second, Malatab, est un insecticide pour traiter les moustiquaires traditionnelles. "Grâce au soutien du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de USAID, ces deux nouveaux produits pour la prévention du paludisme sont mis sur les marchés à un tarif subventionné. Le prix recommandé de Malanet est entre 10 000 et 12 000 riels ( 2.5 à 3 USD ) selon le modèle. Celui de Malatab est de 1 000 riels" ( 25 cents ), précise PSI. Leur commercialisation sera soutenue par une campagne de communication.
PSI, dont la mission est d'utiliser une approche d'entreprise privée pour mettre à disposition des populations les plus vulnérables des services et produits pour leur santé, est déjà impliquée dans la lutte contre le paludisme à travers la distribution de produits pour la détection du parasite p.falciparum, un travail mené en collaboration avec le Centre national de contrôle du paludisme.
Tout en soulignant que le paludisme avait regressé au cours des dix années, Eng Huot, secrétaire d'Etat à la Santé, a souligné que cette maladie restait un problème de santé publique majeur. "Le programme de PSI vient en complément de l'action du service public pour assurer que tous les Cambodgiens puissent se protéger du paludisme", a indiqué le secrétaire d'Etat.--AKP
Formalités de rétractation pour voyage au Sri Lanka annulé English translation pending
Hello à tous.
Pardon aux modos si j'ai pas placé la discussion dans la bonne rubrique.
J'ai décidé de ne pas m'envoler pour Sri-Lanka le 3 Novembre au vu des évènements récents. D'après ce que j'avais projeté de faire là-bas, le conseil d'amis du cru, ainsi qu'après avoir jeté un coup d'oeil rapide à la mise à jour du ministère des affaires étrangères. Sans compter que les TO annulent, tiens, j'oubliais.
Bref. Mon objectif n'est pas de recueillir des avis sur mon choix de ne pas partir, c'est souvent le sempiternel débat, pas toujours constructif, et ma décision est prise. D'autant que ça ne m'avancerait pas beaucoup sur un plan pratique.
QUESTION :
J'ai réservé mon vol via Go Voyages en ligne, départ le 3, retour le 18, non modifiable, non remboursable, blabla. J'ai pas souscrit à leur assurance annulation, ma carte de crédit ne doit pas assurer ce genre de contrainte non plus (situation politique, terrorisme, guerre civile...). Selon mes souvenirs, les assurances annulation ne couvraient de toutes façons pas ce type d'imprévu dans le cadre de remboursements. La situation devient très critique sur place, y compris selon les autorités.
Avis aux experts : puis-je faire jouer cet argument pour changer de destination ? que dire à Go Voyages pour obtenir, peut-être, des aménagements ? Est-ce possible ? Quels sont nos droits, quels ne sont-ils pas ?
Merci d'avance de vos précieux conseils de frequent travelers expérimentés et pas à une galère près.
Syl
Pardon aux modos si j'ai pas placé la discussion dans la bonne rubrique.
J'ai décidé de ne pas m'envoler pour Sri-Lanka le 3 Novembre au vu des évènements récents. D'après ce que j'avais projeté de faire là-bas, le conseil d'amis du cru, ainsi qu'après avoir jeté un coup d'oeil rapide à la mise à jour du ministère des affaires étrangères. Sans compter que les TO annulent, tiens, j'oubliais.
Bref. Mon objectif n'est pas de recueillir des avis sur mon choix de ne pas partir, c'est souvent le sempiternel débat, pas toujours constructif, et ma décision est prise. D'autant que ça ne m'avancerait pas beaucoup sur un plan pratique.
QUESTION :
J'ai réservé mon vol via Go Voyages en ligne, départ le 3, retour le 18, non modifiable, non remboursable, blabla. J'ai pas souscrit à leur assurance annulation, ma carte de crédit ne doit pas assurer ce genre de contrainte non plus (situation politique, terrorisme, guerre civile...). Selon mes souvenirs, les assurances annulation ne couvraient de toutes façons pas ce type d'imprévu dans le cadre de remboursements. La situation devient très critique sur place, y compris selon les autorités.
Avis aux experts : puis-je faire jouer cet argument pour changer de destination ? que dire à Go Voyages pour obtenir, peut-être, des aménagements ? Est-ce possible ? Quels sont nos droits, quels ne sont-ils pas ?
Merci d'avance de vos précieux conseils de frequent travelers expérimentés et pas à une galère près.
Syl
Mes trois premiers jours au VietNam English translation pending
Bonjour, heu bonsoir d'ici🙂 ca fait 3 jours qu'il fait grand beau soleil. Un temps extrememt agreable. Premier jour d'arrivee, depart immediatement pour Vung Tau pour la dolce vita, en aeroglisseur qui m'a amene en 1 H 10 pour 125 km de distance. Apres une bonne sieste, me voila a la plage pour deguster les fameux crabes bleues et j'en ai profite pour acheter un album d'anciens billets de banque d'avant guerre pour le bon et respectable Kun ami qui va se rendre lui a Phuket🙂 Le soir diner dans un super restaurant Gianh Hao sur la corniche. Tous les plats sont excellents: les seiches sont fraiches et croquantes et le poisson au barbecue avec une chair ferme, sans nul doute, c'est du frais et non du congele Deuxieme jour, location d'une moto et balade dans toute la ville et toute la corniche et vers 4 heures, diner dans un excellent restaurant Banh Cay, toujours sur la corniche. Vers 6 heures, catastrophe, en traversant la rue, j'ai ete souleve par une moto et vram! j'ai fait quelques roulades, quelques ecorchures au coude D et a la jambe gauche et un traumatisme sur une cote qui m'a coupe le souffle pendant quelques secondes. Mon appareil de photo numerique que je venais d'acheter pour ce voyage est hors d'usage. Mais je ne suis pas trop gravement blesse, et c'est essentiel. J'ai quand meme pu mitrailler plein de photos de toilette au Vienam et je vous assure que la France elle meme est moins bien equipee qu'au VietNam. Je vous montrerai a mon retour une toilette ou l'on ne sent pas l'odeur de la pisse et pour cause la methode est geniale et l'on devrait la breveter: on a mis des blocs de glace dans le bidet dont la fonte continue et progressive contribue a nettoyer silencieusement ce que la chasse n'a pas reussi au premier coup d'essai.🙂 Le soir, j'ai ete danser chez Hollywood East et surprise, j'ai danse avec un groupe de Thailandais et Thailandaises dont je venais de faire connaissance en arrivant au dancing. Et puis, vous y croyez pas, une jolie et jeune Thailandaise a flashe sur moi et je me souviens de quelques conseils de HoangNam49 sur les discussions a propos des filles thailandaises, ce qui m'a rendu extrement prudent et puis les vietnamiennes sont quand mene plus jolies et plus classes🙂 Ce soir, retour a HoChiMinhVille pour prendre mes billets d'avion et la reservation de 3 nuits a Saigon Con Dao Resort. Grace a des relations, je n'ai pas eu besoin de payer le moindre centime d'avance chez SaigonTourist, alors les billets d'avion sont achetes et payes, ni echanges ni rembourses: la confiance regne quand meme au VietNam. J'en ai profite pour racheter un nouvel appareil de photo numerique pour continuer a prendre des photos de toilettes🙂 du VietNam. Ce soir, diner sur le bateau de croisiere sur le bateau SaigonTourist et au menu un cochon de lait cuit au four en argile cuite. Un vrai regal, arrose de Vodka et de jus d'orange frais presse, accompagne d'un vrai orchestre avec une chanteuse en chair et en os! Le bateau est plein a craquer sur 3 etages et un orchestre pour chaque etage. Demain, lever de bonne heure et depart en avion pour Con Dao. Bonne soiree a vous tous et soyez sage🙂
Salon de massage à Phnom Penh English translation pending
Salut les jeunes,
Je cherche un bon salon de massage pour nous détendre à notre arrivée à Phnom Penh. Si c'est un truc du genre "ong" ou "massage par les aveugles", c'est encore mieux. Avez-vous des bonnes adresses à me soumettre ?
Meilleures salutations !
Je cherche un bon salon de massage pour nous détendre à notre arrivée à Phnom Penh. Si c'est un truc du genre "ong" ou "massage par les aveugles", c'est encore mieux. Avez-vous des bonnes adresses à me soumettre ?
Meilleures salutations !
Hôtel du mois à Phnom Penh English translation pending
Un petit paradis à vous faire découvrir en proche banlieue de Phnom Penh, au Sud aprés le pont Monivong ..... pour ceux qui veulent connaître le calme non loin de cette grande ville .....
Site Web : www.hotel-imprevu-resort.com Petit détour après le pont Monivong. La route est facile. En 6 km on est rendu dans ce petit coin de verdure, une sorte de station balnéaire en concentré. Il y a une piscine vraiment superbe, deux salles de restaurant ouvertes sur la piscine, bar, et 24 bungalows répartis dans la verdure ainsi que deux terrains de tennis. Billard également. L'endroit est très calme et le chef propose une cuisine variée, cuisine française et khmère >aux prix raisonnables. >Accueil agréable. On y parle français. Parking gardé.
L'endroit est réservé avant tout à la détente, avec ses 24 bungalows répartis dans la verdure, dont 18 climatisés pour $20 (ou $25 petit déjeuner inclus) et 6 avec ventilateur pour $13 ($18 avec petit déjeuner inclus).
La piscine est de très bonne taille, avec un bassin dessiné en contours. Différentes zones sont ombragées naturellement ou bénéficient de l'emplacement judicieux des paillottes.
Pour une meilleure relaxation, il faut profiter du massage de pieds sur place.
Deux courts de tennis raviront les sportifs amateurs. Pour les moins sportifs, ils trouveront un billard, à l'ombre et près du bar, comme la piscine et le restaurant.
C'est aussi un restaurant, proposant une cuisine française de qualité, dans une salle ouverte ou en plein air autour de la piscine. Le chef propose une cuisine variée, cuisine française et khmère à des prix raisonnables. Un filet mignon ou un lok lak avec garniture n'excéde pas $6. Un super T-bone de 300gr est au menu, à moins de $10. Un classique des desserts avec une excellente tarte au citron pour $3. Service agréable. Prévoir $4 pour la piscine pour les non-résidents.
Le Resort propose différents services de réservations (visites, voyages, etc) et un accès internet. Navette gratuite vers et depuis Phnom Penh et l'aéroport international Pochentong.
On ne pourra pas dire ainsi que je suis toujours avec la Okay guesthouse, et mes amis me pardonneront ce petit écart ........ 😉
Site Web : www.hotel-imprevu-resort.com Petit détour après le pont Monivong. La route est facile. En 6 km on est rendu dans ce petit coin de verdure, une sorte de station balnéaire en concentré. Il y a une piscine vraiment superbe, deux salles de restaurant ouvertes sur la piscine, bar, et 24 bungalows répartis dans la verdure ainsi que deux terrains de tennis. Billard également. L'endroit est très calme et le chef propose une cuisine variée, cuisine française et khmère >aux prix raisonnables. >Accueil agréable. On y parle français. Parking gardé.
L'endroit est réservé avant tout à la détente, avec ses 24 bungalows répartis dans la verdure, dont 18 climatisés pour $20 (ou $25 petit déjeuner inclus) et 6 avec ventilateur pour $13 ($18 avec petit déjeuner inclus).
La piscine est de très bonne taille, avec un bassin dessiné en contours. Différentes zones sont ombragées naturellement ou bénéficient de l'emplacement judicieux des paillottes.
Pour une meilleure relaxation, il faut profiter du massage de pieds sur place.
Deux courts de tennis raviront les sportifs amateurs. Pour les moins sportifs, ils trouveront un billard, à l'ombre et près du bar, comme la piscine et le restaurant.C'est aussi un restaurant, proposant une cuisine française de qualité, dans une salle ouverte ou en plein air autour de la piscine. Le chef propose une cuisine variée, cuisine française et khmère à des prix raisonnables. Un filet mignon ou un lok lak avec garniture n'excéde pas $6. Un super T-bone de 300gr est au menu, à moins de $10. Un classique des desserts avec une excellente tarte au citron pour $3. Service agréable. Prévoir $4 pour la piscine pour les non-résidents.
Le Resort propose différents services de réservations (visites, voyages, etc) et un accès internet. Navette gratuite vers et depuis Phnom Penh et l'aéroport international Pochentong.
On ne pourra pas dire ainsi que je suis toujours avec la Okay guesthouse, et mes amis me pardonneront ce petit écart ........ 😉
Où passer le jour de l'An en Thaïlande? English translation pending
en faite voila ca va faire la 3eme année que je vient passer le jour de l'an en thailande plus precisement a phuket jai envie de changer mais je sais pas ci il ya mieux en thailande que a phuket le jour de l'an moi je recherche une bonne ambiance la fete quoi mais grave ci qualqun a un plan ou autre qu'il me ledise je suis preneure mais grave merci
La presse sur le coup d'État en Thaïlande (22 septembre 2006) English translation pending
bonjour,
je viens de rentrer de thailande aujourd'hui même d'un voyage de 20 jours.
je voulais pousser un gros coup de gueule contre les médias internationaux, car je trouve sincèrement qu'ils exagèrent beaucoup trop par rapport à la réalité, mais bon les médias doivent couvrir le sensationnel.
tout s'est bien passé pendant mon séjour sur bangkok et koh samui, mon seul regret est de ne pas avoir eu le temps de voir les chars sur bangkok 😉... car je suis rentré direct de koh samui a don muang puis direction paris.
il est vrai que je ne me suis jamais inquiété durant mon séjour en thailande, connnaissant ce beau pays du sourire il s'agit de ma 5eme visite en 2 ans. en faite les seules personnes inquiètes sont les étrangers 😉, car j'ai eu un appel de ma famille en france le mercredi matin pour me demander si j'allais bien. en effet, en thailande rien n'avait changé depuis le début du coup d'état, et les thailandais de koh samui n'ont rien changé à leur habitude ni les touristes d'ailleurs. en faite l'inquiètude pesait plus sur la capitale mais encore un ami a bangkok m'a confirmé qu'aucun blocage de la capitale n'avait eu lieu, ni de blocage de l'aéroport 😉, mince j'aurai aimé rester encore plus longtemps en thailande et ne pas rentrer si vite en france...
donc ptit conseil, n'annuler surtout pas votre voyage en thailande, attendons simplement de voir l'évolution d'ici 1 à 2 semaines, normalement tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici là et surtout suivez les précieux conseils des membres passionnés de thailande de VF.
a +
Cherche guest house à Chiang Khan (Thaïlande) English translation pending
Salut a tous!
Je cherche une bonne adresse de guesthouse a Chiang Khan. Sabaidee m a deja conseille la Sam s guesthouse (d ailleurs merci encore Corinne pour tes infos!) mais malheureusement ils m ont dit qu ils etaient ferme au mois de novembre (quel dommage, ca avait l air si bien!🤪...). Donc, du coup j aimerais bien avoir une adresse dans le meme style avec terrasse vue sur le mekong si possible😛
Merci a+
Je cherche une bonne adresse de guesthouse a Chiang Khan. Sabaidee m a deja conseille la Sam s guesthouse (d ailleurs merci encore Corinne pour tes infos!) mais malheureusement ils m ont dit qu ils etaient ferme au mois de novembre (quel dommage, ca avait l air si bien!🤪...). Donc, du coup j aimerais bien avoir une adresse dans le meme style avec terrasse vue sur le mekong si possible😛
Merci a+
Vietnam ou Cambodge, ou les deux? English translation pending
bjr j ai trouve un circuit aventure au cambodge d e20jours bien sur ce un circuit organise est ce que ce trop long pour le cambodge
d autre part est ce que le cambodge se visite avec le vietnam d emblee ou estce que ce mieux de faire la visite des deux pays separement
si je pose ce sujet ce que les agences en france propose soit l un soit les deux et ca depend aussi du budget
et du temps qu on dispose
deux ou trois semaines
que me conseillez vous par l intermediaire de ces tours operators bien sur je ne suis pas du tout routarde et n suis jamais partie seule avec un vol sec dommage vous me direz.....alors j essaie de faire avec les agences
au plaisir de lire toutes vos info
au plaisir de lire toutes vos info
Meurtre d'un touriste français au Cambodge English translation pending
Juste pour informer ceux qui partiraient dans la région dans quelques jours ou quelques semaines :
http://fr.news.yahoo.com/14092006/290/un-touriste-francais-tue-sur-une-plage-du-cambodge.html
Il ne faut pas etre parano et ne pas y aller mais rien n'empeche de faire attention ;)
http://fr.news.yahoo.com/14092006/290/un-touriste-francais-tue-sur-une-plage-du-cambodge.html
Il ne faut pas etre parano et ne pas y aller mais rien n'empeche de faire attention ;)
Khmer ou Cambodgien? English translation pending
Suite à l'intervention pertinente d'un membre du forum au sujet de la dénomination que je donne parfois aux cambodgiens, en parlant d'eux comme du " peuple khmer ", voici donc quelques réponses que j'essaierais d'étayer au fur et à mesure que je recueillerais des infos, mais libre à vous bien sûr de réagir et de donner votre avis ......
Question du membre : " Bon t'arrêtes un peu d'utiliser cette formule condescendante de "peuple khmer". Tu peux pas dire "les Cambodgiens" comme il se doit "
Question fort intéressante en fait et qui mérite l'ouverture d'un topic et une première contribution de ma part ...
Car c'est une bonne question comme qui dirait l'autre ... et celà fait un petit bout de temps que je me la pose .... et encore plus depuis quelques jours ou une amie khmer est venu dîner à la maison, et ou je lui ai posé la question, à savoir " préféres tu que l'on dise que tu es khmer ou cambodgienne .... ? " et elle m'a répondu " Cambodgienne " .... principalement en fait pour cette connotation de " khmer rouge " à laquelle se rapporte la dénomination khmer ......
Concernant le mot " khmer " il est préférable de l'employer pour tout ce qui est culture et traditions dans ce pays ...... et également voilà ce que m'a rapporté un membre d'un forum khmer ou je suis inscrit et ou j'ai commencé à poser la question .....
Il faut savoir que le mot khmer est un mot khmer ! Donc, en Khmer, impossible de faire autrement ! Mais en Français, eh bien, si on me demande, ce on est quelqu'un pas trop intime, je ne vais pas dire que je suis Khmer mais Cambodgien. Par contre, si l'intélocuteur est un Cambodgien, je lui dirai que je suis Khmer, s'il me demande ma nationalité. Tu me diras, comment je reconnais si c'est un Cambodgien ou pas, ça c'est mon secret, je le sais, c'est tout !
Sinon, dans ce forum, ou dans l'autre d'ailleurs, j'utilise aussi bien Khmer que Cambodgien pour désigner un Cambodgien. Par contre, quand j'utilise le mot Cambodgien, c'est vraiment pour désigner les Cambodgiens du Cambodge, vois-tu ? Car moi, je considère que je suis Khmer de France
Voilà, voilà, tout celà ne va pas être simple ....... 🤪
Question du membre : " Bon t'arrêtes un peu d'utiliser cette formule condescendante de "peuple khmer". Tu peux pas dire "les Cambodgiens" comme il se doit "
Question fort intéressante en fait et qui mérite l'ouverture d'un topic et une première contribution de ma part ...
Car c'est une bonne question comme qui dirait l'autre ... et celà fait un petit bout de temps que je me la pose .... et encore plus depuis quelques jours ou une amie khmer est venu dîner à la maison, et ou je lui ai posé la question, à savoir " préféres tu que l'on dise que tu es khmer ou cambodgienne .... ? " et elle m'a répondu " Cambodgienne " .... principalement en fait pour cette connotation de " khmer rouge " à laquelle se rapporte la dénomination khmer ......
Concernant le mot " khmer " il est préférable de l'employer pour tout ce qui est culture et traditions dans ce pays ...... et également voilà ce que m'a rapporté un membre d'un forum khmer ou je suis inscrit et ou j'ai commencé à poser la question .....
Il faut savoir que le mot khmer est un mot khmer ! Donc, en Khmer, impossible de faire autrement ! Mais en Français, eh bien, si on me demande, ce on est quelqu'un pas trop intime, je ne vais pas dire que je suis Khmer mais Cambodgien. Par contre, si l'intélocuteur est un Cambodgien, je lui dirai que je suis Khmer, s'il me demande ma nationalité. Tu me diras, comment je reconnais si c'est un Cambodgien ou pas, ça c'est mon secret, je le sais, c'est tout !
Sinon, dans ce forum, ou dans l'autre d'ailleurs, j'utilise aussi bien Khmer que Cambodgien pour désigner un Cambodgien. Par contre, quand j'utilise le mot Cambodgien, c'est vraiment pour désigner les Cambodgiens du Cambodge, vois-tu ? Car moi, je considère que je suis Khmer de France
Voilà, voilà, tout celà ne va pas être simple ....... 🤪
Les nouveaux sentiers des pélerins d'Angkor English translation pending
Cambodge Soir - Le parcours de visite des temples d’Angkor en vigueur aujourd’hui a été dessiné par Maurice Glaize dans les années 1930. Petit et grand circuits, les chemins qui amènent les visiteurs au pied des temples ont été tracés à cette époque. A Angkor Wat, les cohortes de bus, touk-touk et taxis déversent leur flot de touristes directement sur le bord de la route, au pied des marches d’accès à l’allée centrale. Les chauffeurs garent ensuite leur véhicule à quelques mètres de là, sous l’ombrage des immenses arbres du parvis. Des centaines de deux-roues et quatre-roues s’agglutinent ainsi à un jet de pierre du temple dans une gentille anarchie nonchalante. Autour d’eux, des paillotes faites de tôles et de bâches en plastique abritent des échoppes de souvenirs ou encore des restaurants. Elles sont disséminées un peu partout.
La route marque la frontière entre les eaux calmes des bassins d’Angkor et cette vie grouillante et colorée. Elle rejoint la ville de Siem Reap à la cité d’Angkor Thom. Aux heures de pointe, le trafic s’intensifie. Des embouteillages se forment même le soir, juste après le coucher de soleil. Et le serpent métallique, pare-chocs contre pare-chocs, n’en finit pas de plonger les tours d’Angkor dans des volutes de gaz carbonique. Traverser cet axe aux environs de 17 heures en haute saison sans se faire renverser relève de la prouesse, une prouesse qu’accomplissent quotidiennement des milliers de visiteurs.
Bruits, fumées d’échappements et désordre permanent font ainsi partie intégrante d’une visite à Angkor. Ce temple imposant qui a donné son nom au complexe est inévitablement le plus encombré de tous car visité principalement aux mêmes heures par les masses de touristes.
Cette physionomie confuse et désordonnée du parvis d’Angkor Wat, inchangée depuis plus de dix ans, est pourtant aujourd’hui en pleine mutation. Les effets ne sont pas encore totalement visibles mais cela ne saurait tarder. En effet, des nouvelles routes de contournement ont déjà été tracées, d’immenses parkings voient le jour, des chemins de promenade pour les piétons sont mis en place, de nouveaux sites auparavant inaccessibles car recouverts de broussailles sont aménagés et un effort tout particulier a été fait en matière de propreté. Certes, la route est encore longue avant la complète réalisation des des prévisions qui remplissent les cartons de l'Autorité en charge de la protection, la sauvegarde et l’aménagement de la région d’Angkor (Apsara). Mais tout se précise et se précipite.
L’aménagement des parvis des temples (27 en tout) est un projet de longue date puisque les premières études remontent à 2002. Pour Ros Borath, le directeur général adjoint d’Apsara, chargé du département des monuments et de l’archéologie, “le but consiste à mettre en valeur l’environnement proche de l’entrée des temples, mieux organiser l’approche des monuments par les visiteurs et résoudre tous les problèmes actuels dûs notamment au nombre croissant de véhicules en circulation. Le projet est en cours de réalisation. Il vient d’être finalisé et va entrer dans sa phase opérationnelle. Cela concerne, en premier lieu, le parvis d’Angkor Wat et, dans la foulée, celui du temple de Banteay Srey, également très anarchique et saturé. Les autres suivront.”
Ainsi donc le visiteur d’Angkor ne sera prochainement plus déposé directement devant le temple mais sur un parking situé plus à l’ouest, derrière la barrière actuelle de restaurants. De là, il empruntera un petit sentier pédestre jusqu’à ce qui est aujourd’hui encore la route d’accès à l’aéroport. Les tours d’Angkor se présenteront alors à lui de face, à quelques centaines de mètres, dans un cadre de verdure reconstitué. Les restaurants et boutiques existants, dont la plupart masquent un magnifique bassin, seront déplacés dans un espace de repos approprié, non loin du parking. Les abords du bassin sont d’ailleurs déjà nettoyés et un chemin de promenade ombragé permet d’en faire le tour. “Le village existant face au temple ne sera pas touché Nous aidons les propriétaires à restaurer leur maison, à arranger leur jardin. Ces gens-là vivent du tourisme. Ils continueront leur travail, le plus souvent artisanal, comme aujourd’hui dans leur atelier sous leur maison sur pilotis mais dans un cadre beaucoup plus authentique. Nous entrons dans une décennie de développement durable et Apsara est aussi là pour aider la population des temples à profiter au mieux des retombées du tourisme. Mais pour cela il faut aménager les visites et canaliser le flot de visiteurs toujours plus important”, poursuit Ros Borath.
Aujourd’hui, les pèlerins d’Angkor prennent leur billet à l’entrée du complexe. Depuis près de quinze ans que le site a rouvert ses portes aux touristes, ni le prix, ni l’organisation des visites n’a évolué. Il en coûte toujours 20, 40 ou 60 dollars selon que l’on acquiert un billet pour une ou trois journées consécutives ou bien pour une semaine de visite. L’entrée est totalement gratuite pour les Cambodgiens.
Aucune autre formule n’a été à ce jour étudiée pour offrir un tarifs avantageux aux familles nombreuses, aux chercheurs, aux handicapés ou encore aux résidents étrangers. Tous les professionnels du tourisme ainsi que certaines personnalités d’Apsara réclament depuis longtemps la suppression du système des trois jours de visites consécutifs, vus par beaucoup comme un frein à l’allongement de la durée de séjour à Siem Reap, gage d’un véritable développement durable de cette région, paradoxalement encore classée parmi les plus pauvres du Cambodge.
En octobre 2004, déjà, lors de journées d’études “tourisme et développement durable sur Angkor”, qui s’étaient déroulées à Siem Reap, il avait été demandé “plus de souplesse dans la billetterie”. Certains avaient même comparé la visite actuelle des temples à une “course contre la montre”. Le consultant Vincent Piron, du groupe Vinci, estimait alors que les outils de visites en place n’étaient absolument pas adaptés à la demande. Il avait proposé la mise en place d’une “entrée du parc payante à tous (y compris les nationaux) et un système de billets vendus à l’unité sur le parvis de chaque temple. Les tarifs pourraient varier selon l’heure d’entrée (pour éviter l’engorgement) ou la saison”, avait-il précisé. D’autres avaient encore proposé un billet utilisable sur une durée déterminée, comportant un nombre d’entrées définies sur le site.
Fin 2005, lors de la douzième session plénière du Comité international de coordination (CIC) pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor, l’année 2006 avait été annoncée comme l’année du début des grands travaux, notamment au sein de l’ancienne zone hôtelière, devenue désormais “cité culturelle”.
Les promesses ont été tenues. Plusieurs musées ainsi qu’un centre d’exposition sont en cours de construction sur ce vaste espace situé entre le Psah Lœu (le poumon économique de Siem Reap) et les temples. Dans deux ans, aux côtés du futur siège de l’autorité Apsara se dressera le centre d’accueil des touristes. “Lorsque ce centre sera ouvert, c’est là que se rendront les nouveaux touristes à leur arrivée. Ils seront alors conseillés sur les différents circuits de visite offerts en fonction du nombre de jours dont ils disposent. Les parvis, notamment celui d’Angkor, seront ainsi un relais essentiel de ce centre d’accueil. Mais nous ne pouvons tout faire et cet aménagement des circuits doit obligatoirement passer par une amélioration de la billetterie afin de constituer des parcours en fonction des durées de séjours de chacun”, ajoute le directeur adjoint.
Actuellement, un observatoire du public est en place dans le cadre de la coopération française à travers un Fonds de solidarité prioritaire. Il permettra très prochainement de connaître précisément les pics de fréquentation des sites les plus visités : Ta Prohm, Phnom Bakheng, Banteay Srey et bien entendu Angkor Wat et Angkor Thom.
Comme cela se fait déjà pour de nombreux monuments ou musées très visités à travers le monde, par exemple au Louvres ou à la Tour Effel, à Paris, le nombre de visiteurs présents sur le site sera contrôlé. Cette régulation devrait donc offrir aux touristes un meilleur confort de visite et aura, au dire des responsables, des incidences positives sur la préservation des monuments. A chacun de ces cinq temples correspondra également un circuit de visite imposé, avec une entrée et une sortie. La totale liberté laissée au visiteur d’aujourd’hui dans son parcours s’en trouvera donc limitée mais la qualité de la visite ne devrait qu’en être améliorée. “Avec près de 5 000 personnes chaque jour quasiment à la même heure, au même endroit, durant certaines périodes, il fallait bien mettre en place un système de visites cohérent. L’aménagement des parvis a été totalement pensé à cet effet”, conclut Ros Borath.
Enfin, une limitation des véhicules à moteur au sein du complexe a débuté en avril dernier, avec une première interdiction : celle des bus de plus de 24 places. Un système de navettes électriques appartenant à une compagnie privée fonctionne déjà afin de transporter les touristes d’un temple à l’autre. La place coûte 2 dollars pour les Cambodgiens et 6 dollars pour les étrangers. L’autorité Apsara affirme que les autres véhicules à moteurs ne seront pas interdits dans le parc comme cela avait été jadis évoqué. Si la formule de location de vélos électriques, lancée l’année dernière, est un véritable succès, d’autant que des points d’échange de batteries sont disséminés sur tout le circuit, les taxis, motos et autres touk-touk seront donc encore autorisés. Malgré tout, lorsque les aménagements du parvis d’Angkor seront terminés, tous ces véhicules devront obligatoirement emprunter les voies de contournement et se garer aux endroits indiqués.
Les grandes lignes sont donc toutes tracées et la plupart des aménagements en cours. La mutation s’opère et les abords des temples millénaires se préparent ainsi à entrer dans une nouvelle phase : celle de l’accueil du tourisme de masse. Dans quelques années, se faire photographier devant sa voiture sur le parvis d’Angkor avec comme toile de fond les trois tours majestueuses, emblème du royaume, ne sera plus qu’un lointain souvenir.
Frédéric Amat
La route marque la frontière entre les eaux calmes des bassins d’Angkor et cette vie grouillante et colorée. Elle rejoint la ville de Siem Reap à la cité d’Angkor Thom. Aux heures de pointe, le trafic s’intensifie. Des embouteillages se forment même le soir, juste après le coucher de soleil. Et le serpent métallique, pare-chocs contre pare-chocs, n’en finit pas de plonger les tours d’Angkor dans des volutes de gaz carbonique. Traverser cet axe aux environs de 17 heures en haute saison sans se faire renverser relève de la prouesse, une prouesse qu’accomplissent quotidiennement des milliers de visiteurs.
Bruits, fumées d’échappements et désordre permanent font ainsi partie intégrante d’une visite à Angkor. Ce temple imposant qui a donné son nom au complexe est inévitablement le plus encombré de tous car visité principalement aux mêmes heures par les masses de touristes.
Cette physionomie confuse et désordonnée du parvis d’Angkor Wat, inchangée depuis plus de dix ans, est pourtant aujourd’hui en pleine mutation. Les effets ne sont pas encore totalement visibles mais cela ne saurait tarder. En effet, des nouvelles routes de contournement ont déjà été tracées, d’immenses parkings voient le jour, des chemins de promenade pour les piétons sont mis en place, de nouveaux sites auparavant inaccessibles car recouverts de broussailles sont aménagés et un effort tout particulier a été fait en matière de propreté. Certes, la route est encore longue avant la complète réalisation des des prévisions qui remplissent les cartons de l'Autorité en charge de la protection, la sauvegarde et l’aménagement de la région d’Angkor (Apsara). Mais tout se précise et se précipite.
L’aménagement des parvis des temples (27 en tout) est un projet de longue date puisque les premières études remontent à 2002. Pour Ros Borath, le directeur général adjoint d’Apsara, chargé du département des monuments et de l’archéologie, “le but consiste à mettre en valeur l’environnement proche de l’entrée des temples, mieux organiser l’approche des monuments par les visiteurs et résoudre tous les problèmes actuels dûs notamment au nombre croissant de véhicules en circulation. Le projet est en cours de réalisation. Il vient d’être finalisé et va entrer dans sa phase opérationnelle. Cela concerne, en premier lieu, le parvis d’Angkor Wat et, dans la foulée, celui du temple de Banteay Srey, également très anarchique et saturé. Les autres suivront.”
Ainsi donc le visiteur d’Angkor ne sera prochainement plus déposé directement devant le temple mais sur un parking situé plus à l’ouest, derrière la barrière actuelle de restaurants. De là, il empruntera un petit sentier pédestre jusqu’à ce qui est aujourd’hui encore la route d’accès à l’aéroport. Les tours d’Angkor se présenteront alors à lui de face, à quelques centaines de mètres, dans un cadre de verdure reconstitué. Les restaurants et boutiques existants, dont la plupart masquent un magnifique bassin, seront déplacés dans un espace de repos approprié, non loin du parking. Les abords du bassin sont d’ailleurs déjà nettoyés et un chemin de promenade ombragé permet d’en faire le tour. “Le village existant face au temple ne sera pas touché Nous aidons les propriétaires à restaurer leur maison, à arranger leur jardin. Ces gens-là vivent du tourisme. Ils continueront leur travail, le plus souvent artisanal, comme aujourd’hui dans leur atelier sous leur maison sur pilotis mais dans un cadre beaucoup plus authentique. Nous entrons dans une décennie de développement durable et Apsara est aussi là pour aider la population des temples à profiter au mieux des retombées du tourisme. Mais pour cela il faut aménager les visites et canaliser le flot de visiteurs toujours plus important”, poursuit Ros Borath.
Aujourd’hui, les pèlerins d’Angkor prennent leur billet à l’entrée du complexe. Depuis près de quinze ans que le site a rouvert ses portes aux touristes, ni le prix, ni l’organisation des visites n’a évolué. Il en coûte toujours 20, 40 ou 60 dollars selon que l’on acquiert un billet pour une ou trois journées consécutives ou bien pour une semaine de visite. L’entrée est totalement gratuite pour les Cambodgiens.
Aucune autre formule n’a été à ce jour étudiée pour offrir un tarifs avantageux aux familles nombreuses, aux chercheurs, aux handicapés ou encore aux résidents étrangers. Tous les professionnels du tourisme ainsi que certaines personnalités d’Apsara réclament depuis longtemps la suppression du système des trois jours de visites consécutifs, vus par beaucoup comme un frein à l’allongement de la durée de séjour à Siem Reap, gage d’un véritable développement durable de cette région, paradoxalement encore classée parmi les plus pauvres du Cambodge.
En octobre 2004, déjà, lors de journées d’études “tourisme et développement durable sur Angkor”, qui s’étaient déroulées à Siem Reap, il avait été demandé “plus de souplesse dans la billetterie”. Certains avaient même comparé la visite actuelle des temples à une “course contre la montre”. Le consultant Vincent Piron, du groupe Vinci, estimait alors que les outils de visites en place n’étaient absolument pas adaptés à la demande. Il avait proposé la mise en place d’une “entrée du parc payante à tous (y compris les nationaux) et un système de billets vendus à l’unité sur le parvis de chaque temple. Les tarifs pourraient varier selon l’heure d’entrée (pour éviter l’engorgement) ou la saison”, avait-il précisé. D’autres avaient encore proposé un billet utilisable sur une durée déterminée, comportant un nombre d’entrées définies sur le site.
Fin 2005, lors de la douzième session plénière du Comité international de coordination (CIC) pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor, l’année 2006 avait été annoncée comme l’année du début des grands travaux, notamment au sein de l’ancienne zone hôtelière, devenue désormais “cité culturelle”.
Les promesses ont été tenues. Plusieurs musées ainsi qu’un centre d’exposition sont en cours de construction sur ce vaste espace situé entre le Psah Lœu (le poumon économique de Siem Reap) et les temples. Dans deux ans, aux côtés du futur siège de l’autorité Apsara se dressera le centre d’accueil des touristes. “Lorsque ce centre sera ouvert, c’est là que se rendront les nouveaux touristes à leur arrivée. Ils seront alors conseillés sur les différents circuits de visite offerts en fonction du nombre de jours dont ils disposent. Les parvis, notamment celui d’Angkor, seront ainsi un relais essentiel de ce centre d’accueil. Mais nous ne pouvons tout faire et cet aménagement des circuits doit obligatoirement passer par une amélioration de la billetterie afin de constituer des parcours en fonction des durées de séjours de chacun”, ajoute le directeur adjoint.
Actuellement, un observatoire du public est en place dans le cadre de la coopération française à travers un Fonds de solidarité prioritaire. Il permettra très prochainement de connaître précisément les pics de fréquentation des sites les plus visités : Ta Prohm, Phnom Bakheng, Banteay Srey et bien entendu Angkor Wat et Angkor Thom.
Comme cela se fait déjà pour de nombreux monuments ou musées très visités à travers le monde, par exemple au Louvres ou à la Tour Effel, à Paris, le nombre de visiteurs présents sur le site sera contrôlé. Cette régulation devrait donc offrir aux touristes un meilleur confort de visite et aura, au dire des responsables, des incidences positives sur la préservation des monuments. A chacun de ces cinq temples correspondra également un circuit de visite imposé, avec une entrée et une sortie. La totale liberté laissée au visiteur d’aujourd’hui dans son parcours s’en trouvera donc limitée mais la qualité de la visite ne devrait qu’en être améliorée. “Avec près de 5 000 personnes chaque jour quasiment à la même heure, au même endroit, durant certaines périodes, il fallait bien mettre en place un système de visites cohérent. L’aménagement des parvis a été totalement pensé à cet effet”, conclut Ros Borath.
Enfin, une limitation des véhicules à moteur au sein du complexe a débuté en avril dernier, avec une première interdiction : celle des bus de plus de 24 places. Un système de navettes électriques appartenant à une compagnie privée fonctionne déjà afin de transporter les touristes d’un temple à l’autre. La place coûte 2 dollars pour les Cambodgiens et 6 dollars pour les étrangers. L’autorité Apsara affirme que les autres véhicules à moteurs ne seront pas interdits dans le parc comme cela avait été jadis évoqué. Si la formule de location de vélos électriques, lancée l’année dernière, est un véritable succès, d’autant que des points d’échange de batteries sont disséminés sur tout le circuit, les taxis, motos et autres touk-touk seront donc encore autorisés. Malgré tout, lorsque les aménagements du parvis d’Angkor seront terminés, tous ces véhicules devront obligatoirement emprunter les voies de contournement et se garer aux endroits indiqués.
Les grandes lignes sont donc toutes tracées et la plupart des aménagements en cours. La mutation s’opère et les abords des temples millénaires se préparent ainsi à entrer dans une nouvelle phase : celle de l’accueil du tourisme de masse. Dans quelques années, se faire photographier devant sa voiture sur le parvis d’Angkor avec comme toile de fond les trois tours majestueuses, emblème du royaume, ne sera plus qu’un lointain souvenir.
Frédéric Amat
Province de Trang (Thaïlande) English translation pending
bonjour à tous,
Après avoir bouquiner un guide (2003 il faut que je m'en procure un plus récent). Je me suis penchée sur la province de Trang.
Qui connait la province enfin surtout les îles de la province de trang ? Comment s'y rend t-on ? Peut-on loger sur places ? Quels sortes de paysage y trouvent-on ? Entre nous j'adore paysage mer turquoise et cocotiers...Est-ce le cas ? Je pense que cela ne doit être trop bétonner.
Trouve t-on de bonnes adresses pour se loger ? Merci pour vos renseignements.
Christelle 😏
Christelle 😏
Hôtel à Phnom Penh English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec un ami en novembre au cambodge .
Nous allons passer quelques jours à Phnom Penh .
A ce sujet ;Pourriez - vous me donner quelques adresses de bons hôtels
Notre budget pour la chambre double : +- 45 dollards
Merci d'avance .
Je pars avec un ami en novembre au cambodge .
Nous allons passer quelques jours à Phnom Penh .
A ce sujet ;Pourriez - vous me donner quelques adresses de bons hôtels
Notre budget pour la chambre double : +- 45 dollards
Merci d'avance .
4000 messages... Vous venez boire un verre? English translation pending
🙂 C'est mon 4001 ème message, j'offre un verre à chacun des 101 000 membres ....... juste il faut venir à l'Hôtel le Petit Palais à Nice avant 20H ce soir .........
A tout de suite si vous le voulez bien ....... 🙂
A tout de suite si vous le voulez bien ....... 🙂
Koh Chang-Cambodge: location de voiture ou bus pour Phnom Penh English translation pending
Salut
Je sais que la liaison dure 45mn mais en arrivant au Cambodge (si on y va 🤪!!) on pourra y rester 5 ou 6 jours, est t'il possible de louer une voiture du point d'arrivé au Cambodge ou de prendre un bus pour rejoindre Phon Phenm, quoi que je suis pas sur que j'aurais vraiment le temps d'aller jusqu" las bas, y'a t'il de beau sites a voir sur cette route, des endroit routard ou dormir.
PS : rien a voir avec ma précédente demande!! Quand vous partez dans un de ces pays, emmenez vous quelques stylors, crayons, ... de vos neveux nièces pour les donner aux enfants de la bas?
merci
Je sais que la liaison dure 45mn mais en arrivant au Cambodge (si on y va 🤪!!) on pourra y rester 5 ou 6 jours, est t'il possible de louer une voiture du point d'arrivé au Cambodge ou de prendre un bus pour rejoindre Phon Phenm, quoi que je suis pas sur que j'aurais vraiment le temps d'aller jusqu" las bas, y'a t'il de beau sites a voir sur cette route, des endroit routard ou dormir.
PS : rien a voir avec ma précédente demande!! Quand vous partez dans un de ces pays, emmenez vous quelques stylors, crayons, ... de vos neveux nièces pour les donner aux enfants de la bas?
merci
Parcours de quatre semaines au Cambodge (urgent) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis entrain de mettre au point notre parcours pour 4 semaines au Cambodge.
D'après le Lonely Planet, voici un parcours possible : Phnom Penh, Kompong Cham, Sen Monorow, Kratie, Ban Lung, Phnom Da, Kampot, Kep, Sihanoukville, Battambang, Siem Reap et retour Phnom Penh.
Lorsque je regarde de plus près cet itinéraire, il faut tout le temps repasser par les mêmes villes et passer d'une ville à l'autre semble parfois être le parcours du combattant !!! J'ai besoin de votre aide !
J'aurais preferé faire le tour du Cambodge dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et finir par les plages du Sud.
Vous serait-il possible de m'éclairer et me de donner vos itinéraires ? Quels sont les lieux à ne pas manquer, sachant que nous avons choisis le Cambodge pour, avant tout, les temples d'Angkor ?
Je vous remercie infiniment pour votre aide
Fabaless
Je suis entrain de mettre au point notre parcours pour 4 semaines au Cambodge.
D'après le Lonely Planet, voici un parcours possible : Phnom Penh, Kompong Cham, Sen Monorow, Kratie, Ban Lung, Phnom Da, Kampot, Kep, Sihanoukville, Battambang, Siem Reap et retour Phnom Penh.
Lorsque je regarde de plus près cet itinéraire, il faut tout le temps repasser par les mêmes villes et passer d'une ville à l'autre semble parfois être le parcours du combattant !!! J'ai besoin de votre aide !
J'aurais preferé faire le tour du Cambodge dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et finir par les plages du Sud.
Vous serait-il possible de m'éclairer et me de donner vos itinéraires ? Quels sont les lieux à ne pas manquer, sachant que nous avons choisis le Cambodge pour, avant tout, les temples d'Angkor ?
Je vous remercie infiniment pour votre aide
Fabaless