Results for "Diego+et+Balboa+|+3+>+99"
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Plutôt radio ou cd aux Etats-Unis durant vos beaux périples en véhicule? English translation pending
Bonjour,
Je ne peux pas imaginer de voyager aux Etats-Unis sans musique. Et vous ?
Pour vos voyages aux States, sur les longues et magnifiques routes américaines, êtes-vous plutôt radio ou cd lors de vos trajets en véhicules ?
Qu'emportez-vous comme disques ? Quel type de musiques ? Quelles sont vos stations radiophoniques préférées ?
Des anecdotes ?
Perso, je prends toujours avec moi une vingtaines de compiles concernant autant d'artistes ou groupes américains et britanniques. Des gens tels que les Beatles, Eagles, Fleetwood Mac, Beach Boys, Led Zeppelin, ELO, Blues Brothers, Van Halen, ZZ Top, John Fogerty, Tom Petty, Bob Seger, Eric Clapton, Jackson Browne, James Taylor, Carole King, Linda Ronstadt... Bref, du bon classic rock.
J'aime aussi beaucoup écouter les radios aux states, type classic rock ou country. C'est vrai que sur le plan des voix et de la technique, nos amis américains ont une sacrée longueur d'avance sur nous.
En me réjouissant de vous lire, je vous souhaite déjà de très bonnes vacances...
A + et bonne semaine à vous 😎
Je ne peux pas imaginer de voyager aux Etats-Unis sans musique. Et vous ?
Pour vos voyages aux States, sur les longues et magnifiques routes américaines, êtes-vous plutôt radio ou cd lors de vos trajets en véhicules ?
Qu'emportez-vous comme disques ? Quel type de musiques ? Quelles sont vos stations radiophoniques préférées ?
Des anecdotes ?
Perso, je prends toujours avec moi une vingtaines de compiles concernant autant d'artistes ou groupes américains et britanniques. Des gens tels que les Beatles, Eagles, Fleetwood Mac, Beach Boys, Led Zeppelin, ELO, Blues Brothers, Van Halen, ZZ Top, John Fogerty, Tom Petty, Bob Seger, Eric Clapton, Jackson Browne, James Taylor, Carole King, Linda Ronstadt... Bref, du bon classic rock.
J'aime aussi beaucoup écouter les radios aux states, type classic rock ou country. C'est vrai que sur le plan des voix et de la technique, nos amis américains ont une sacrée longueur d'avance sur nous.
En me réjouissant de vous lire, je vous souhaite déjà de très bonnes vacances...
A + et bonne semaine à vous 😎
Avis sur circuit de 22 jours San Francisco-Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Pourriez-vous nous donner votre avis sur cette ébauche de parcours que nous préparons pour un voyage en fin septembre-début octobre ? Nous sommes 6 adultes, et nous louons une voiture 7 places.
Jours 1-3 : San Francisco Jour 4 : Yosemite Jour 5 : Kings Canyon Jour 6 : Vallée de la Mort Jours 7-8 : Las Vegas Jour 9 : Saint George Jour 10 : Zion Jour 11 : Bryce Canyon Jours 12-13 : Page – Lake Powell (location de bateau) Jour 14 : Monument Valley Jour 15 : Grand Canyon Jour 16 : Grand Canyon – Petrified Forest Jour 17 : Petrified Forest Jour 18 : Flagstaff Jour 19 : Las Vegas Jour 20 : Barstow Jour 21 : San Diego Jour 22 : Los Angeles
Tout est encore modulable, et certaines étapes vont peut-être sauter, mais à vrai dire nous sommes un peu perdus... toute aide sera la bienvenue !
Pourriez-vous nous donner votre avis sur cette ébauche de parcours que nous préparons pour un voyage en fin septembre-début octobre ? Nous sommes 6 adultes, et nous louons une voiture 7 places.
Jours 1-3 : San Francisco Jour 4 : Yosemite Jour 5 : Kings Canyon Jour 6 : Vallée de la Mort Jours 7-8 : Las Vegas Jour 9 : Saint George Jour 10 : Zion Jour 11 : Bryce Canyon Jours 12-13 : Page – Lake Powell (location de bateau) Jour 14 : Monument Valley Jour 15 : Grand Canyon Jour 16 : Grand Canyon – Petrified Forest Jour 17 : Petrified Forest Jour 18 : Flagstaff Jour 19 : Las Vegas Jour 20 : Barstow Jour 21 : San Diego Jour 22 : Los Angeles
Tout est encore modulable, et certaines étapes vont peut-être sauter, mais à vrai dire nous sommes un peu perdus... toute aide sera la bienvenue !
Circuit de quatorze jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Nous avons décidé de partir en famille dans l'ouest de l'Amérique durant 14 jours (en Septembre 2008). J'ai lu pas mal de carnets de voyage et autres projets auxquels les membres de se forum répondaient. Bourré de motivations et l'envie de voir le maximum, j'ai peut être vu un peu grand pour un voyage de 14 jours, de plus, chacun à ses propres envies (un plus branché sur les parcs nationaux, l'autre plus sur le littoral) . Pour l'instant les grandes étapes, c'est:
San Francisco (2 nuits):
(Yosemite)
Las Vegas et environ (?? nuits): Grand canyon, Brice canyon, Monument Valley, Lake Powell)
San Diego (1 nuit)
Los Angeles (1 ou 2 nuits): Universal Studio, Hollywood, ...
Yosemite est en parenthèse car ça sera suivant le temps restant. Cependant il est presque obligatoire de faire une escale ici.
Comme vous pouvez le voir c'est encore une ébauche de projet, je n'ai pas compté les escales. Mais pour l'instant est ce que cela est possible de voir tout cela en 14 jours en restant dans un voyage cool où l'on peut profiter des lieux sans se dépêcher?
Si quelqu'un aurait un circuit dans le même genre, pourrait il m'en faire profiter ?
Sinon j'ai diverses questions:
Entre Las Vegas et San Diego, il y a t-il des lieux incontournables où s'arrêter ?
Est-il possible pour un jeune conducteur de rouler avec une voiture de location au nom de son père ?
Death Valley est bien un parc national (où il faut payer) qui permet de rejoindre en partie Yosemite à Las Vegas ?
Nous avons décidé de partir en famille dans l'ouest de l'Amérique durant 14 jours (en Septembre 2008). J'ai lu pas mal de carnets de voyage et autres projets auxquels les membres de se forum répondaient. Bourré de motivations et l'envie de voir le maximum, j'ai peut être vu un peu grand pour un voyage de 14 jours, de plus, chacun à ses propres envies (un plus branché sur les parcs nationaux, l'autre plus sur le littoral) . Pour l'instant les grandes étapes, c'est:
San Francisco (2 nuits):
(Yosemite)
Las Vegas et environ (?? nuits): Grand canyon, Brice canyon, Monument Valley, Lake Powell)
San Diego (1 nuit)
Los Angeles (1 ou 2 nuits): Universal Studio, Hollywood, ...
Yosemite est en parenthèse car ça sera suivant le temps restant. Cependant il est presque obligatoire de faire une escale ici.
Comme vous pouvez le voir c'est encore une ébauche de projet, je n'ai pas compté les escales. Mais pour l'instant est ce que cela est possible de voir tout cela en 14 jours en restant dans un voyage cool où l'on peut profiter des lieux sans se dépêcher?
Si quelqu'un aurait un circuit dans le même genre, pourrait il m'en faire profiter ?
Sinon j'ai diverses questions:
Entre Las Vegas et San Diego, il y a t-il des lieux incontournables où s'arrêter ?
Est-il possible pour un jeune conducteur de rouler avec une voiture de location au nom de son père ?
Death Valley est bien un parc national (où il faut payer) qui permet de rejoindre en partie Yosemite à Las Vegas ?
Circuit dans l'Ouest américain en famille du 2 au 20 août English translation pending
Salut à tous, cela fait plusieurs jours (voir des semaines ! que je bosse sur un circuit dans l'ouest du 2 au 20 Août 2008. Nous partons à 6 (avec nos 4 enfants (22, 22, 19 et 8 ans). Billets et loc de voiture c'est OK. Notre parcours me semble pas mal du tout, cependant, si des "connaisseurs" ont à redire, nous sommes preneurs de tous les bons conseils, notamment des routes les plus sympas ou pittoresques à emprunter entre deux étapes, les meilleurs hotels (surtout SF, LA et San Diego), restos.....
du 2 au 5 - Visite SF (j'ai pas enocre bossé sur le planning, mais je sais qu'il y a de quoi !) le 5 aprem départ pour SEQUOIA - Nuit à SEQUOIA Le 6 Visite SEQUOIA puis départ YOSEMITE - nuit vers PORTAL sans doute Le 7 départ pour DV en passant par TIOGA PASS RD - nuit à DV Le 8 DV / LAS VEGAS, arrivée dans l'aprem à LV, visite, nuit à LV, journée glande au bord de la piscine du LOUXOR, encore nuit à LV (pour les djeun's !!!) le 10 départ pour BRYCE en passant par SPRINGDALE (ZION) Arrivée BRYCE fin d'aprem, nuit à BRYCE. Le 11, Bryce le matin, puis route vers PAGE. Ballade bateau LAKE POWEL l'aprem. Nuit à PAGE. Le 12 ANTELOPE le matin et départ vers MONUMENT valleY, arrivée vers 18 H MV. nuit MV Le 13 MV le matin, puis en début d'aprem, départ pour GRAND CANYON Nuit à GC Le 14, matin GRAND CANYON avec tour d'hélico pour les djeuns et départ en fin d'aprem pour PHOENIX. Nuit à PHOENIX Le 15 départ de PHOENIX le matin vers les plages de SANDIEGO. Nuit au bord des plages de SD. Le 16 Sea World, ça c'est pour ma petiote !!! et re nuit à SD si hotel sympa, sinon départ vers LA. Le 17 DISNEY ANAHEIM Le 18 Tour de LA Le 19 UNIVERSAL STUDIOS Le 20 Retour France !
j'ai fait le parcours avec google map, les temps donnés sont-ils fiables, auquel cas, nous avons en moyenne entre 3 et 4 heures de route par jour, ce qui me semble jouable (il y a juste yosemite/DV et Phoenix/San Diego qui seoront plus longs)
Merci de votre aide, je promets d'aider mes prochains par la suite avec mon expérience !!!! lol !
du 2 au 5 - Visite SF (j'ai pas enocre bossé sur le planning, mais je sais qu'il y a de quoi !) le 5 aprem départ pour SEQUOIA - Nuit à SEQUOIA Le 6 Visite SEQUOIA puis départ YOSEMITE - nuit vers PORTAL sans doute Le 7 départ pour DV en passant par TIOGA PASS RD - nuit à DV Le 8 DV / LAS VEGAS, arrivée dans l'aprem à LV, visite, nuit à LV, journée glande au bord de la piscine du LOUXOR, encore nuit à LV (pour les djeun's !!!) le 10 départ pour BRYCE en passant par SPRINGDALE (ZION) Arrivée BRYCE fin d'aprem, nuit à BRYCE. Le 11, Bryce le matin, puis route vers PAGE. Ballade bateau LAKE POWEL l'aprem. Nuit à PAGE. Le 12 ANTELOPE le matin et départ vers MONUMENT valleY, arrivée vers 18 H MV. nuit MV Le 13 MV le matin, puis en début d'aprem, départ pour GRAND CANYON Nuit à GC Le 14, matin GRAND CANYON avec tour d'hélico pour les djeuns et départ en fin d'aprem pour PHOENIX. Nuit à PHOENIX Le 15 départ de PHOENIX le matin vers les plages de SANDIEGO. Nuit au bord des plages de SD. Le 16 Sea World, ça c'est pour ma petiote !!! et re nuit à SD si hotel sympa, sinon départ vers LA. Le 17 DISNEY ANAHEIM Le 18 Tour de LA Le 19 UNIVERSAL STUDIOS Le 20 Retour France !
j'ai fait le parcours avec google map, les temps donnés sont-ils fiables, auquel cas, nous avons en moyenne entre 3 et 4 heures de route par jour, ce qui me semble jouable (il y a juste yosemite/DV et Phoenix/San Diego qui seoront plus longs)
Merci de votre aide, je promets d'aider mes prochains par la suite avec mon expérience !!!! lol !
Ouest américain en quinze jours English translation pending
Bonjour,
Enfin je me lance à la découverte de l'amérique de l'Ouest! 😉
Malheureusement le temps me sera compté. Je ne dispose que de 15 jours pour mener à bien mon périple.
Ne connaissant rien aux Etats-Unis et à ce qui m'attend j'espere quelques conseils avisés:
1/ Que pensez-vous de mon circuit? Mon but étant de louer une voiture et de me limiter en moyenne à 3h de route par jour.
J 1-2 : Los Angeles J 3 : San Diego (y a t-il vraiment un interet à passer par San Diego hormis pour son zoo?)
J 4 : Las Vegas J 5 : Zion J 6 : Bryce J 7 : Grand Canyon par le Nord J 8 : Lac Powell + Antelope J 9 : Grand Canyon par le Sud J 10 : Las Vegas J 11 : Death Valley (aller-retour dans la journée depuis Las Vegas)
J 12-13-14 : San Francisco
Malheureusement, j'ai beau retourner ma carte dans tous les sens j'ai peur de devoir laisser de côté et à grands regrets 2 sites : Yosemite Park + Mesa Verde (+Monument Valley). Pensez-vous que malgré tout il s'agisse d'incontournables? Et dans ce cas là comment modifier mon programme pour parvenir à les inclure? Ou à défaut, lequel est à faire en priorité? Pensez-vous que je sois passer à côté d'autres sites interessant?
2/ Quel choix entre transporter du liquide ou des travelers (possibilité d'utiliser ces derniers facilement?)?
3/ Est-il facile de trouver directement un logement sur place et à bon prix ou vaut mieux t-il reserver à l'avance par internet?
4/ Quel Hotel choisir sur Las Vegas? Il m'ont l'air tous aussi spectaculaire les uns que les autres!!!
J'espere que je trouverai âme charitable pour m'aiguiller dans mon projet.
Celina et Sofia.
Enfin je me lance à la découverte de l'amérique de l'Ouest! 😉
Malheureusement le temps me sera compté. Je ne dispose que de 15 jours pour mener à bien mon périple.
Ne connaissant rien aux Etats-Unis et à ce qui m'attend j'espere quelques conseils avisés:
1/ Que pensez-vous de mon circuit? Mon but étant de louer une voiture et de me limiter en moyenne à 3h de route par jour.
J 1-2 : Los Angeles J 3 : San Diego (y a t-il vraiment un interet à passer par San Diego hormis pour son zoo?)
J 4 : Las Vegas J 5 : Zion J 6 : Bryce J 7 : Grand Canyon par le Nord J 8 : Lac Powell + Antelope J 9 : Grand Canyon par le Sud J 10 : Las Vegas J 11 : Death Valley (aller-retour dans la journée depuis Las Vegas)
J 12-13-14 : San Francisco
Malheureusement, j'ai beau retourner ma carte dans tous les sens j'ai peur de devoir laisser de côté et à grands regrets 2 sites : Yosemite Park + Mesa Verde (+Monument Valley). Pensez-vous que malgré tout il s'agisse d'incontournables? Et dans ce cas là comment modifier mon programme pour parvenir à les inclure? Ou à défaut, lequel est à faire en priorité? Pensez-vous que je sois passer à côté d'autres sites interessant?
2/ Quel choix entre transporter du liquide ou des travelers (possibilité d'utiliser ces derniers facilement?)?
3/ Est-il facile de trouver directement un logement sur place et à bon prix ou vaut mieux t-il reserver à l'avance par internet?
4/ Quel Hotel choisir sur Las Vegas? Il m'ont l'air tous aussi spectaculaire les uns que les autres!!!
J'espere que je trouverai âme charitable pour m'aiguiller dans mon projet.
Celina et Sofia.
Aller où aux États-Unis en famille? English translation pending
Je recherche un endroit agréable sur les Etats-Unis pour mes vacances en familles( avec 2 enfants 6 et 4 ans) début août 2008.
Pour le moment je regarde pour le Canada, mais on me conseille plus la floride pour le soleil.
Qui pourrait me renseigné sur les Etats-Unis? (endroit, hôtel...) de préférences pres de la plage.
merci
merci
L'Ouest des Etats-Unis English translation pending
bonjour a tous je suppose que ma demande n'est pas originale mais tant pis je me lance
on envisage de partir à 2 dans l'ouest americain pour environ 19 jour sur place
l'ideal serait d'arriver et partir de la meme ville (SF, LA, SD) on voudrait voir san fransisco, yosemite, death valley, las vegas, grand canyon, palm springs, yuma, san diego, pensez vous que c'est realisable ? on voudrait faire ça tranquille sans passer des journées entiere au volant...
merci d'avance pour vos avis, vos suggestions, et surtout votre patience!!!
PS :nous hesitons sur la periode mai /juin ou septembre/octobre en tout cas en dehors des vacances scolaires
Un merci avant de partir aux États-Unis English translation pending
Alors voilà je me prend un peu en avance, mais nous sommes dans le tourbillon des préparatifs pour notre premier voyage dans l'ouest des USA. La fin des classes arrive aussi, le bénévolat à l'école et les mille et uns trucs à faire et à finir, donc je ne voulais surtout pas manquer l'occasion de vous remercier chaleureusement d'avoir pris le temps de répondre à mes posts et d'avoir si souvent calmé mon hamster:Loll
Merci au forum voyage et aux gens suivants (ps désolé si j'en ai oublié soyez remercié vous aussi)
Bobcat Doni Fabienne Fphilippe Globetrott Grisemote Jadorry JJlasne Madamebirks Madeinusa Margotche Néfer Ounite Peryreuch Ralph84 Sedonax Senmout Tokala Vilcanota Wavemaster
Donc le départ sera le 25 juin de Québec pour visiter les endroits suivants:
Tucson (saguaro parc et musée) petite visite à la frontière du Mexique Monument Valley Page et les environs Grand Canyon route 66 Death valley Anaheim (disneyland pour les enfants) San Diego (pour le sea world, baie San diego, dodo à la moonligth beach à Encinitas) et une tite visite aux frontières du Mexique Santa monica Los Angeles Monterey San Francisco Las Vegas
Ce n'est pas l'itinéraire exemplaire pour tous, mais c'est le notre qu'on a bâti avec coeur, notre budget, notre temps disponible et bien sûr vos bons conseils.
D'ici le jour J je continue de vous lire quand j'ai une minute, et j'ai bien hâte de m'en mettre plein les yeux! Un bel été à tous! bisous xxx
Merci au forum voyage et aux gens suivants (ps désolé si j'en ai oublié soyez remercié vous aussi)
Bobcat Doni Fabienne Fphilippe Globetrott Grisemote Jadorry JJlasne Madamebirks Madeinusa Margotche Néfer Ounite Peryreuch Ralph84 Sedonax Senmout Tokala Vilcanota Wavemaster
Donc le départ sera le 25 juin de Québec pour visiter les endroits suivants:
Tucson (saguaro parc et musée) petite visite à la frontière du Mexique Monument Valley Page et les environs Grand Canyon route 66 Death valley Anaheim (disneyland pour les enfants) San Diego (pour le sea world, baie San diego, dodo à la moonligth beach à Encinitas) et une tite visite aux frontières du Mexique Santa monica Los Angeles Monterey San Francisco Las Vegas
Ce n'est pas l'itinéraire exemplaire pour tous, mais c'est le notre qu'on a bâti avec coeur, notre budget, notre temps disponible et bien sûr vos bons conseils.
D'ici le jour J je continue de vous lire quand j'ai une minute, et j'ai bien hâte de m'en mettre plein les yeux! Un bel été à tous! bisous xxx
Voyage sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
Salut je pars le 24 aout aux états unis conseillez moi un circuit idéal sachant que je n'ai pas de voiture et que je reste 20 jours aux états unis merci à tous
Problèmes avec l'air climatisé à l'hôtel Playa Turquesa? English translation pending
Bonjour à vous,
J'ai une collège de travail, qui quitte dans 4 jours pour GPT et qui c'est fait dire par son agent de voyage qu'il y avait un problème avec l'air climatisé !
De ce fait elle a été changé d'hôtel. Je voulais savoir si quelqu'un de vous qui quittez sous peu ont eu le même message de leur agent de voyage. Elle avait réservé son voyage avec la petite famille au mois d'octobre avec Sunquest.
Elle est quand même chanceuse elle ira au Playa Pesquero elle gagne en * mais aussi en grosseur de site. C'est presque le double de personne. Cela ne lui enchante pas.
France 😎
J'ai une collège de travail, qui quitte dans 4 jours pour GPT et qui c'est fait dire par son agent de voyage qu'il y avait un problème avec l'air climatisé !
De ce fait elle a été changé d'hôtel. Je voulais savoir si quelqu'un de vous qui quittez sous peu ont eu le même message de leur agent de voyage. Elle avait réservé son voyage avec la petite famille au mois d'octobre avec Sunquest.
Elle est quand même chanceuse elle ira au Playa Pesquero elle gagne en * mais aussi en grosseur de site. C'est presque le double de personne. Cela ne lui enchante pas.
France 😎
Partir seule aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà j'aimerais votre avis sur ce que j'aimerais faire. Si ça vous paraît insensé, trop court...
J'aurai 19 ans au moment du voyage et je parle couramment anglais. Je voudrais partir aux Etats-Unis seule (enfin parce que je n'ai personne qui veut m'accompagner pour le moment) pendant 15 jours ou plus durant le mois de juin ou juillet 2007. J'irais d'abord à NY pendant quelques jours-1 semaine puis ensuite en bus ou train à Pittsburgh pour quelques jours pour voir une amie qui habite là bas. Ensuite je prendrais l'avion pour San Diego pour voir un autre ami qui habite là-bas et visiter un peu le coin (je veux voir le zoo!!!), puis j'irais en voiture ou en train à LA pour quelques jours, ainsi que dans quelques parcs naturelles voisins et ensuite rentrerais à Paris...
Je n'ai pas vraiment le temps ni la possibilité de visiter toute la Californie plus en détails et de passer plus de temps aux Etats-Unis parce que je ne peux compter que sur moi (et mes économies) et sans voiture ce n'est pas très pratique. C'est donc pour une première vue et surtout pour voir mes amis que je veux faire ce voyage. j'ai bien sûr l'intention d'y retourner pour voir tout plus en détails plus tard (quand j'aurai l'argent, des compagnons de voyage et pourrai louer une voiture). J'espère pouvoir entraîner ma mère ou quelqu'un d'autre à NY afin de ne pas me retrouver toute seule^^. La durée du séjour dépend de cela.
Pensez-vous que je ne devrais pas faire cette traversée et choisir entre l'Est et l'Ouest? Pensez-vous que c'est insensé de partir seule à 19 ans même si j'ai des contacts là bas qui peuvent m'aider, me loger? Aussi que me conseilleriez-vous comme logements à NY et LA? (quelque chose de bon marché et pratique pour une jeune fille). avez-vous des astuces pour avoir des billets d'avion moins cher (les trois vols me coûteraient environ 750 euros sur united Airlines)
Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre!!
Je n'ai pas vraiment le temps ni la possibilité de visiter toute la Californie plus en détails et de passer plus de temps aux Etats-Unis parce que je ne peux compter que sur moi (et mes économies) et sans voiture ce n'est pas très pratique. C'est donc pour une première vue et surtout pour voir mes amis que je veux faire ce voyage. j'ai bien sûr l'intention d'y retourner pour voir tout plus en détails plus tard (quand j'aurai l'argent, des compagnons de voyage et pourrai louer une voiture). J'espère pouvoir entraîner ma mère ou quelqu'un d'autre à NY afin de ne pas me retrouver toute seule^^. La durée du séjour dépend de cela.
Pensez-vous que je ne devrais pas faire cette traversée et choisir entre l'Est et l'Ouest? Pensez-vous que c'est insensé de partir seule à 19 ans même si j'ai des contacts là bas qui peuvent m'aider, me loger? Aussi que me conseilleriez-vous comme logements à NY et LA? (quelque chose de bon marché et pratique pour une jeune fille). avez-vous des astuces pour avoir des billets d'avion moins cher (les trois vols me coûteraient environ 750 euros sur united Airlines)
Merci d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre!!
Une année aux Etats-Unis English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis nouveau sur ce site, je souhaiterai avoir quelques informations concernant les Etats Unis. Je suis actuellement étudiant et je vais prendre une année sabatique en fin d'année pour partir aux USA. J'hesite actuellement entre deux organismes (ESL = Embassy CES et Aspect), j'aurai donc aimé avoir des infos de personnes qui connaissent de prés ou de loin ces organismes, pour me guider concernant mon choix!! Ma seconde ionterrogation concerne, le lieux, j'hesite actuellement entre 3 villes (San Francisco, Santa Barbara et San Diego), je souhaiterai partir dans la destination qui me permettra de revenir bilingue, si possible une destination ou il y a peu de francophone, pour me pousser a parler anglais. Serait il possible que des personnes qui ont déja été dans l'une de ses villes, me dise s'ils ont apprecié ou pas, avec les raisons??
Je vous remercie par avance pour votre aide!!😉
Je suis nouveau sur ce site, je souhaiterai avoir quelques informations concernant les Etats Unis. Je suis actuellement étudiant et je vais prendre une année sabatique en fin d'année pour partir aux USA. J'hesite actuellement entre deux organismes (ESL = Embassy CES et Aspect), j'aurai donc aimé avoir des infos de personnes qui connaissent de prés ou de loin ces organismes, pour me guider concernant mon choix!! Ma seconde ionterrogation concerne, le lieux, j'hesite actuellement entre 3 villes (San Francisco, Santa Barbara et San Diego), je souhaiterai partir dans la destination qui me permettra de revenir bilingue, si possible une destination ou il y a peu de francophone, pour me pousser a parler anglais. Serait il possible que des personnes qui ont déja été dans l'une de ses villes, me dise s'ils ont apprecié ou pas, avec les raisons??
Je vous remercie par avance pour votre aide!!😉
Quels sites visiter en Californie? English translation pending
Bonjour je pars pour 2 semaines en californie, mais 3 jours chez une copine a LA alors il me reste 10 jours pour visiter...
J'avais penser faire 2-3 jours a san francisco faire la visite d'un ou deux parc national soit yosemite ou sequoia ou death valley lequel avez vous préféré?
Et en profiter pour faire une petite virée a Las vegas
Si vous avez de bonnes adresse je suis preneur...
Merci
J'avais penser faire 2-3 jours a san francisco faire la visite d'un ou deux parc national soit yosemite ou sequoia ou death valley lequel avez vous préféré?
Et en profiter pour faire une petite virée a Las vegas
Si vous avez de bonnes adresse je suis preneur...
Merci
Which itinerary to choose for 15 days in the American West
Hi everyone!
First time for me in the States from March 24 to April 7, 2025—only 15 days, so choices have to be made. I want to explore part of the West, but obviously planning the route is the trickiest part, so here’s what I’ve come up with and where I have doubts:
-Leaving Paris for LA
1 or 2 nights to visit
-Heading to Vegas, where one couple would go by motorcycle (they’re fans and want the thrill of Route 66) and another by plane (I won’t linger here either—1 or 2 days max!)
Then, Lake Powell, Monument Valley, Grand Canyon, all by rental car for everyone, so the motorcycle gets returned in Vegas.
Now here’s where it gets tricky: either I continue the road trip through the big parks to finish in San Francisco (but it doesn’t seem like the best time—might be too cold), or I head down to San Diego for the return flight. But which itinerary? Kingman, Joshua Tree, Palm Springs, and San Diego—does that make sense? Is it better to go back to Vegas to take a plane or drive the whole way?
So many questions—your help and advice would be super welcome! Thanks in advance, Anne from Périgord Noir
Now here’s where it gets tricky: either I continue the road trip through the big parks to finish in San Francisco (but it doesn’t seem like the best time—might be too cold), or I head down to San Diego for the return flight. But which itinerary? Kingman, Joshua Tree, Palm Springs, and San Diego—does that make sense? Is it better to go back to Vegas to take a plane or drive the whole way?
So many questions—your help and advice would be super welcome! Thanks in advance, Anne from Périgord Noir
Voyage d'une vie Vietnam - Australie - Nouvelle-Zélande - côte est américaine English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons organiser notre voyage de retraités...
notre périple commencera par le Vietnam (j’ai un ami à voir là-bas à ho chi min ville )
Nous comptons y rester une semaine ... ensuite nous comptons nous rendre en Australie (ma compagne y a de la famille) .. nous aimerions y passer une vingtaine de jours ... ensuite la Nouvelle Zélande pour 15 jours ... une semaine dans chaque partie de l’île ... et enfin revenir par l’est américain et visiter Los Angeles.. San Diego... Las Vegas et San Francisco en une semaine ... et revenir sur Paris ...
Beau programme.... il faut que j’organise les liaisons aériennes (a moindre coût) et l’organisation logistique pour chaque destination ..
je fais donc appel à ceux qui ont des expériences à partager dans ce domaine..
Nous pensons partir en janvier 2021 pour une période de 6 à 7 semaines ..
Merci de vos retours ...
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
L'est des États-Unis... au dernier moment English translation pending
Je le repousse depuis maintenant plein plein d'années. Pour diverses raisons : mieux connaitre les lieux, mieux jouer de la musique mais les circonstances (l'an prochain, je partirai surement à Singapour voir ma sœur, le temps, pas envie de repousser encore tout en sachant que les longs voyages solitaires seront plus rares) et un coup de tête fond que j'ai très envie d'y aller cet été.
Donc voilà, au dernier moment, j'envisage de partir 5 semaines aux Etats Unis cet été. Je dois préparer ça en 2 mois (alors que je pensais le faire en 6 mois).
La plus grande peur est de faire comme j'ai eu en Inde, mal gérer le temps dans chaque ville. Sinon, le côté dernier moment, excitation, pur plaisir me plait beaucoup.
Mais dans ce début de préparation, j'ai diverses questions que je pose ici comme je me pose. Peut être trouverai-je des réponses plus facilement.
Où arriver ? NY ? Boston ? Chicago ? Combien de temps pour la Nouvelle Orleans et sa région ? Faire une boucle passant par StLouis et Nashville en voiture? J'aimerai prendre le train 59 City Of New Orleans. Le faire d'un coup ou une étape à Memphis ? Ou une étape en voiture à Memphis dans une boucle ? Faire le New Jersey (Springsteen Trip et concert) en évitant NY (ma copine veut y aller mais peut pas cette année) ou faire une deuxième fois NY ?
Bref rien de précis. beaucoup de confusion qui font se préciser les jours à venir.
Donc voilà, au dernier moment, j'envisage de partir 5 semaines aux Etats Unis cet été. Je dois préparer ça en 2 mois (alors que je pensais le faire en 6 mois).
La plus grande peur est de faire comme j'ai eu en Inde, mal gérer le temps dans chaque ville. Sinon, le côté dernier moment, excitation, pur plaisir me plait beaucoup.
Mais dans ce début de préparation, j'ai diverses questions que je pose ici comme je me pose. Peut être trouverai-je des réponses plus facilement.
Où arriver ? NY ? Boston ? Chicago ? Combien de temps pour la Nouvelle Orleans et sa région ? Faire une boucle passant par StLouis et Nashville en voiture? J'aimerai prendre le train 59 City Of New Orleans. Le faire d'un coup ou une étape à Memphis ? Ou une étape en voiture à Memphis dans une boucle ? Faire le New Jersey (Springsteen Trip et concert) en évitant NY (ma copine veut y aller mais peut pas cette année) ou faire une deuxième fois NY ?
Bref rien de précis. beaucoup de confusion qui font se préciser les jours à venir.
Cherche partenaire à vélo pour côte Ouest USA août ou septembre English translation pending
bonjour je compte faire San Francisco Seattle (1300 km) en août ou septembre si quelqu'un(e) souhaite m'accompagner? je viens de faire 800km sur la carratera australe et seule c'est un peu dur
Croisière tour du monde sur le Luminosa, septembre 2015 English translation pending
Bonjour,
Ça y est!, Costa a commencé à publier la liste des excursions pour le tour du monde qui partira en septembre 2015 à bord du Luminosa, et le compte à rebours a commencé 😎. (J-478 à l'heure ou nous écrivons ces quelques lignes!).
Nous lançons cette nouvelle discussion, afin d'échanger toutes les informations utiles pour réussir ce tour du monde, recueillir suffisamment de participant à l'organisation d'excursions, et pour ceux qui le souhaitent, signaler qu'ils participeront à ce voyage au longs cours et pourquoi pas constituer un groupe VF (Histoire de boire un coup pour fêter le départ!😮).
De temps en temps, j'établirais la liste des participants qui se seront signalés sur cette discussion.
Pour info, nous souhaitons faire organiser par un tour opérateur local une excursion lors notre l'escale à Los Angeles, avec prise en charge à notre arrivée, départ pour las Vegas par moyens terrestres, visite avec une nuit dans un hôtel Casino, et retour le lendemain sur Los Angeles pour une visite au Studio Tour et de la ville de Los Angeles, et se faire déposer " à temps" au bateau!.

Hervé et Isabelle
Ça y est!, Costa a commencé à publier la liste des excursions pour le tour du monde qui partira en septembre 2015 à bord du Luminosa, et le compte à rebours a commencé 😎. (J-478 à l'heure ou nous écrivons ces quelques lignes!).
Nous lançons cette nouvelle discussion, afin d'échanger toutes les informations utiles pour réussir ce tour du monde, recueillir suffisamment de participant à l'organisation d'excursions, et pour ceux qui le souhaitent, signaler qu'ils participeront à ce voyage au longs cours et pourquoi pas constituer un groupe VF (Histoire de boire un coup pour fêter le départ!😮).
De temps en temps, j'établirais la liste des participants qui se seront signalés sur cette discussion.
Pour info, nous souhaitons faire organiser par un tour opérateur local une excursion lors notre l'escale à Los Angeles, avec prise en charge à notre arrivée, départ pour las Vegas par moyens terrestres, visite avec une nuit dans un hôtel Casino, et retour le lendemain sur Los Angeles pour une visite au Studio Tour et de la ville de Los Angeles, et se faire déposer " à temps" au bateau!.

Hervé et Isabelle
"Frais de service" sur Bourse des Vols English translation pending
Bonjour,
Je n'en reviens pas. Après avoir utilisé le site skyscanner pour déterminer les meilleurs prix d'un vol pour l'Arménie, je sélectionne le moins cher: Alitalia à l'aller et Air France au retour, tout ça à réserver sur bourse-des-vols.com. Je remplis les informations, les passagers, décoche les assurances, et surprise au moment de payer......82€ de "frais de services" me sont ajoutés aux 289€ initiaux! Un scandale! Quels services imaginaires?? Cela change totalement le prix qui devient nettement moins avantageux!
D'autres ont-ils eu un mésaventure du même ordre? Y a-t-il un moyen de supprimer ces frais?
Merci pour vos retours!
Je n'en reviens pas. Après avoir utilisé le site skyscanner pour déterminer les meilleurs prix d'un vol pour l'Arménie, je sélectionne le moins cher: Alitalia à l'aller et Air France au retour, tout ça à réserver sur bourse-des-vols.com. Je remplis les informations, les passagers, décoche les assurances, et surprise au moment de payer......82€ de "frais de services" me sont ajoutés aux 289€ initiaux! Un scandale! Quels services imaginaires?? Cela change totalement le prix qui devient nettement moins avantageux!
D'autres ont-ils eu un mésaventure du même ordre? Y a-t-il un moyen de supprimer ces frais?
Merci pour vos retours!
Insécurité à Tananarive! English translation pending
hello tt le monde !! je vous signale qu'il est impossible de circuler dans le centre de tananarive à pieds et plus particulièrement place de la libération, toute l'avenue de la libération , le palais de la reine, sans se faire litéralement agressé et détrousser !!! vous ne ferez pas 200 mètres sans que cela arrive actuellement !!
Visite du Kennedy Space Center avant la croisière "Arc-en-ciel tropical" English translation pending
Bonjour,
Le 8 février commence ma croisière "arc-en-ciel tropical" sur le Costa Mediterranea, mais avant ça je vais passer deux jours à Miami. Au programme, shopping pour ma soeur, mais moi j'aimerais bien aller visiter le kennedy space center à cap canaveral. Je me demande si des internautes y sont déjà allés et si c'est faisable sur une demi-journée, si il y a des navettes depuis Miami ou si il faut absolument louer une voiture?
Meilleures salutations
Julka
Le 8 février commence ma croisière "arc-en-ciel tropical" sur le Costa Mediterranea, mais avant ça je vais passer deux jours à Miami. Au programme, shopping pour ma soeur, mais moi j'aimerais bien aller visiter le kennedy space center à cap canaveral. Je me demande si des internautes y sont déjà allés et si c'est faisable sur une demi-journée, si il y a des navettes depuis Miami ou si il faut absolument louer une voiture?
Meilleures salutations
Julka
Road trip sur la côte Ouest américaine: voiture ou camping-car? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis actuellement au pair aux USA depuis juillet 2012. J'y reste un an avec le graal à la clé; un mois pour voyager sur le territoire de juillet à août 2013. J'habite à Philadelphie, j'ai donc eu l'occasion de faire tout ce qu'il me plaisait sur la côte Est !
Avec trois de mes amies nous partons donc faire : Mont Rushmore - Yellowstone - San Fransisco - La vallée de la mort - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles - San Diego.
Notre grande question de départ est : Voiture ou Camping car ? Quelle la différence de prix entre payer les camping ou hôtels ? Il y a t-il beaucoup d'emplacements dans les grandes villes ? Auriez vous des liens pour trouver les adresses ?
Thank you !
Sophie
Je suis actuellement au pair aux USA depuis juillet 2012. J'y reste un an avec le graal à la clé; un mois pour voyager sur le territoire de juillet à août 2013. J'habite à Philadelphie, j'ai donc eu l'occasion de faire tout ce qu'il me plaisait sur la côte Est !
Avec trois de mes amies nous partons donc faire : Mont Rushmore - Yellowstone - San Fransisco - La vallée de la mort - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles - San Diego.
Notre grande question de départ est : Voiture ou Camping car ? Quelle la différence de prix entre payer les camping ou hôtels ? Il y a t-il beaucoup d'emplacements dans les grandes villes ? Auriez vous des liens pour trouver les adresses ?
Thank you !
Sophie
Trois mois aux États-Unis English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous voilà avec un gros projet en tête pour 2013, partir 3 mois aux Etats-Unis. Alors, pour le moment, tout n'est qu'échaffaudage, grandes lignes... Donc ne vous emballez pas en me disant que c'est impossible car rien n'est fixé. Je suis là pour des conseils, astuces, ...
Alors notre projet se concentre sur 4 grandes étapes... Quoi qu'une petite 5ème peut-être. Notre manière de voyager : Visites des villes, des parcs nationaux, randonnées, motels, campings (+++), manger par nous même (le moins de resto possible 😉), ...
1ère grande étape :
Washington (3 jours) - Philadelphie (2 jours) - New-York (5 jours) - Chutes du Niagara et Toronto (3 jours) - Détroit (étape - 1 jour) - Chicago (3 jours);
Total : 17 jours.
Vol intérieur
2ème grande étape :
Denver (Etape - 1 jour) - Rapid City (Mont Rushmore, Devil's Tower, ... - 2 jours) - Cody (étape - 1 jour) - Yellowstone (4 jours) - Grand Teton (2 jours) - Salt Lake City (Etape - 1 jour);
Total : 11 jours.
3 ème grande étape :
Moab - Arches - Canyonlands (4 jours) - Mesa Verde (1 jour) - Monument Valley (1 jour) - Lac Powell (2 jours) - Grand Canyon (1 jour) - Zion (2 jours) - Bryce Canyon (3 jours) - Las Vegas (4 jours) - Death Valley (1 jour) - Yosemite avec Body (4 jours) - San Francisco (4 jours) - San Luis Obispo (étape - 1 jour) - Los Angeles (4 jours) - San Diego (2 jours) - Palm Springs (2 jours) - Phoenix (1 jour) ;
Total : 37 jours.
Vol intérieur
4ème grande étape :
Houston (Etape - 1 jour) - Nouvelle Orléans (2 jours) - Etape (??? - 1 jour) - Orlando (5 jours) - Miami (3 jours) - Everglades - Key West (3 jours) ;
Total : 13 jours
(5ème étape :
Bateau de Fort Lauderdale jusqu'au Bahamas pendant 7 jours).
Grand total : 85 jours. Il reste donc 5 jours de marge...
Voilà, le "brouillon", les grandes lignes. Il manque donc surement des étapes, peut-être des jours en trop ou trop peu, des choses à voir, ...
Qu'en pensez-vous ? Des idées ? Des conseils ? Je tiens à dire que 1 jour + 1 nuit donc 2 jours, 2 nuits, ...
Nous voilà avec un gros projet en tête pour 2013, partir 3 mois aux Etats-Unis. Alors, pour le moment, tout n'est qu'échaffaudage, grandes lignes... Donc ne vous emballez pas en me disant que c'est impossible car rien n'est fixé. Je suis là pour des conseils, astuces, ...
Alors notre projet se concentre sur 4 grandes étapes... Quoi qu'une petite 5ème peut-être. Notre manière de voyager : Visites des villes, des parcs nationaux, randonnées, motels, campings (+++), manger par nous même (le moins de resto possible 😉), ...
1ère grande étape :
Washington (3 jours) - Philadelphie (2 jours) - New-York (5 jours) - Chutes du Niagara et Toronto (3 jours) - Détroit (étape - 1 jour) - Chicago (3 jours);
Total : 17 jours.
Vol intérieur
2ème grande étape :
Denver (Etape - 1 jour) - Rapid City (Mont Rushmore, Devil's Tower, ... - 2 jours) - Cody (étape - 1 jour) - Yellowstone (4 jours) - Grand Teton (2 jours) - Salt Lake City (Etape - 1 jour);
Total : 11 jours.
3 ème grande étape :
Moab - Arches - Canyonlands (4 jours) - Mesa Verde (1 jour) - Monument Valley (1 jour) - Lac Powell (2 jours) - Grand Canyon (1 jour) - Zion (2 jours) - Bryce Canyon (3 jours) - Las Vegas (4 jours) - Death Valley (1 jour) - Yosemite avec Body (4 jours) - San Francisco (4 jours) - San Luis Obispo (étape - 1 jour) - Los Angeles (4 jours) - San Diego (2 jours) - Palm Springs (2 jours) - Phoenix (1 jour) ;
Total : 37 jours.
Vol intérieur
4ème grande étape :
Houston (Etape - 1 jour) - Nouvelle Orléans (2 jours) - Etape (??? - 1 jour) - Orlando (5 jours) - Miami (3 jours) - Everglades - Key West (3 jours) ;
Total : 13 jours
(5ème étape :
Bateau de Fort Lauderdale jusqu'au Bahamas pendant 7 jours).
Grand total : 85 jours. Il reste donc 5 jours de marge...
Voilà, le "brouillon", les grandes lignes. Il manque donc surement des étapes, peut-être des jours en trop ou trop peu, des choses à voir, ...
Qu'en pensez-vous ? Des idées ? Des conseils ? Je tiens à dire que 1 jour + 1 nuit donc 2 jours, 2 nuits, ...
Traverser les États-Unis en deux mois English translation pending
Bonjour,
Avec 2amis nous souhaiterions traverser les USA d'Est en Ouest durant l'été 2014 sur une période d'environ 2mois (Juillet-Aout).
A ce sujet j'aimerais si c'est possible avoir des renseignements, critiques, avis astuces... de personnes ayant déjà fait un voyage similaire ou qui connaissent bien les USA. Je sais que le sujet a souvent été abordé mais j'ai des questions qui n'ont pas vraiment été abordée dans les autres cas.
Donc voila, pour nos dernières vacances en tant qu'étudiant (nous aurons 24,23 et 21ans) nous souhaiterions faire le trajet suivant: Paris-Washington-Baltimore-Philadelphie-New York- Chute du Niagara-Toronto-Chicago-Route US 66- Bryce Canyon- Grand Canyon- Monument Valley - Death Valley - Las Vegas - San Diego- LA- Sacramento-San Francisco
Pour ce trajet nous avons choisit de louer une voiture (on avait pensé à en acheter une sur place et la revendre mais j'ai vu que vous disiez que niveau assurance c'était trop compliqué). Nous avons misé sur un budget d'environ 4000e-4500e (sans compter l'avion) par personne (enfin plus proche des 4000e, nous comptons sur la différence Euro/Dollar). Budget détaillé: Voiture: 1200e/pers soit 3600e de budget voiture sachant qu'en regardant sur Hertz nous avons trouvé une voiture pour 2300e (en ayant précisé que nous prenons la voiture à Washington et la laissons à San Francisco), nous comptons sur environ 900-1000e de budget essence et nous gardons une marge de 300-400e en cas de probleme soit un total de 3600e Visite and co: 500e/personne Nourriture 780e/personne soit 13e/j en partant sur 60jours Logement: 800e/personnes (nous avons déjà des endroits où dormir normalement à Baltimore, Sacramento voir San Francisco soit environ 6nuits dans notre estimations, puis nous comptons aller dans des campings, motel, auberge de jeunesse, couch surfing, voir dormir dans la voiture cela ne nous pose pas de problème) Sorties nocturnes: 600e/personnes Ainsi qu'une enveloppe de 200e/personnes pour les imprevus Soit 4100e/personne
__
Est ce que d'après vous l'itinéraire est un bon choix? Un détour par Boston vaut-il le coup?
Est ce que le budget est adapté à notre voyage ou non? Voyez vous dans notre budget prévisionnel des oublis?
Est ce que c'est un soucis de passer la frontière USA/Canada Canada/USA, faut-il des documents précis?
Sachant que nous préparons en gros le voyage mais que nous choisirons qu'une fois sur place combien de temps nous restons à tel endroit, quand nous partons... est ce facile de trouver en plein été des auberges de jeunesses motel couchsurfing (difficile je pense sans prévenir trop à l'avance puisque nous saurons surement seulement 2,3j à l'avance les dates des destinations suivantes) camping sans réservation (hormis pour New York ou je pense que nous réserverons à l'avance dans une auberge de jeunesse puisque c'est le début de notre trip.
Concernant la voiture, comme précisé ci dessus j'ai fait une recherche sur le site de Hertz où j'ai trouvé une location pour 2300e cependant il était precisé qu'il n'y avait pas dans le prix l'ajout de conducteur et j'ai lu qu'il y avait des sortes de penalité quand on louait une voiture et que l'on avait en dessous de 24ans sachant que nous serons 2dans ce cas, à combien estimez vous en plus le prix à payer? Sachant qu'un de nous à 24ans auront nous cette pénalité tout de même? Le prix de l'essence est-il vraiment moins cher qu'en France? Si oui, de combien environ?
Avez vous des remarques, suggestions, adresses ou autres, nous prenons volontiers l'avis de chacun!
Merci d'avance pour vos réponses!
Donc voila, pour nos dernières vacances en tant qu'étudiant (nous aurons 24,23 et 21ans) nous souhaiterions faire le trajet suivant: Paris-Washington-Baltimore-Philadelphie-New York- Chute du Niagara-Toronto-Chicago-Route US 66- Bryce Canyon- Grand Canyon- Monument Valley - Death Valley - Las Vegas - San Diego- LA- Sacramento-San Francisco
Pour ce trajet nous avons choisit de louer une voiture (on avait pensé à en acheter une sur place et la revendre mais j'ai vu que vous disiez que niveau assurance c'était trop compliqué). Nous avons misé sur un budget d'environ 4000e-4500e (sans compter l'avion) par personne (enfin plus proche des 4000e, nous comptons sur la différence Euro/Dollar). Budget détaillé: Voiture: 1200e/pers soit 3600e de budget voiture sachant qu'en regardant sur Hertz nous avons trouvé une voiture pour 2300e (en ayant précisé que nous prenons la voiture à Washington et la laissons à San Francisco), nous comptons sur environ 900-1000e de budget essence et nous gardons une marge de 300-400e en cas de probleme soit un total de 3600e Visite and co: 500e/personne Nourriture 780e/personne soit 13e/j en partant sur 60jours Logement: 800e/personnes (nous avons déjà des endroits où dormir normalement à Baltimore, Sacramento voir San Francisco soit environ 6nuits dans notre estimations, puis nous comptons aller dans des campings, motel, auberge de jeunesse, couch surfing, voir dormir dans la voiture cela ne nous pose pas de problème) Sorties nocturnes: 600e/personnes Ainsi qu'une enveloppe de 200e/personnes pour les imprevus Soit 4100e/personne
__
Est ce que d'après vous l'itinéraire est un bon choix? Un détour par Boston vaut-il le coup?
Est ce que le budget est adapté à notre voyage ou non? Voyez vous dans notre budget prévisionnel des oublis?
Est ce que c'est un soucis de passer la frontière USA/Canada Canada/USA, faut-il des documents précis?
Sachant que nous préparons en gros le voyage mais que nous choisirons qu'une fois sur place combien de temps nous restons à tel endroit, quand nous partons... est ce facile de trouver en plein été des auberges de jeunesses motel couchsurfing (difficile je pense sans prévenir trop à l'avance puisque nous saurons surement seulement 2,3j à l'avance les dates des destinations suivantes) camping sans réservation (hormis pour New York ou je pense que nous réserverons à l'avance dans une auberge de jeunesse puisque c'est le début de notre trip.
Concernant la voiture, comme précisé ci dessus j'ai fait une recherche sur le site de Hertz où j'ai trouvé une location pour 2300e cependant il était precisé qu'il n'y avait pas dans le prix l'ajout de conducteur et j'ai lu qu'il y avait des sortes de penalité quand on louait une voiture et que l'on avait en dessous de 24ans sachant que nous serons 2dans ce cas, à combien estimez vous en plus le prix à payer? Sachant qu'un de nous à 24ans auront nous cette pénalité tout de même? Le prix de l'essence est-il vraiment moins cher qu'en France? Si oui, de combien environ?
Avez vous des remarques, suggestions, adresses ou autres, nous prenons volontiers l'avis de chacun!
Merci d'avance pour vos réponses!
Circuit de vingt-neuf jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Après un premier voyage dans l'ouest en 2011 (les grands classiques), je prépare un second voyage pour l'été 2013. Il y a quelques mois, je vous proposais le circuit suivant :
J1 : Madrid - LA J2 : LA J3 : LA - Sequoia - Nuit Three Rivers J4 : Sequoia & Kings Canyon J5 : Three Rivers - Barstow J6 : Barstow - Vegas J7 : Vegas (Nous connaissons déjà) (Un spectacle du cirque du soleil ?) J8 : Vegas - Valley Of Fire - Cedar Breaks - Cedar City J9 : Cedar city - SLC J10 : SLC - Antelope Island - Nuit à proximité (Clearfield, Logan...) (Pousser jusqu'à Craters of the moon ? Vaut le coup?) J11 : Logan ou Craters of thr Moon - Yellowstone J12 à J16 : Yellowstone et une nuit à Cody J17 : Yellowstone - Grand teton J18 : Grand Teton - Jackson J19 : Jackson - Flamin Gorge - Vernal J20 : Vernal - Dinosaur - Moab J21 à 23 : Moab J24 : Moab - Canyon de Chelly J25 : Canyon Chelly - Petrified forest- Meteor crater - Sedona J26 : Sedona (une journée complète ? Que faire ? Nous connaissons déjà Slide Rock State Park) J27 : Sedona - Apache Trail (des infos ? Se fait en 4x4 ?) - Phoenix (Une journée complète à Phoenix n'est pas intéressante ?) J28 : Phoenix - Lake Havasu City J29 : Lake Havasu - Joshua Tree - Palm springs J30 : Palm springs - LA J31 : LA - Madrid
Après réflexion, je me dis que nous avons déjà vu des séquoïas à Mariposa Grove et donc je propose de zapper Sequoïa et Vernal, mais je rajoute un passage par Rapid City, Cheyenne (Frontier day´s), Denver et San Diego.
Mon circuit serait le suivant :
J1 V12 juillet Arrivée LA J2 S13 LA J3 D14 LA LV 451 km, 4 h 41 min J4 L15 LV J5 M16 LV Valley OF Fire Cedar City 321 km, 3 h 48 min J6 M17 Cedar City Cedar Breaks SLC 403 km, 3 h 59 min J7 J18 SLC Antelope Island Jackson 443 km, 4 h 54 min J8 V19 Jackson Old Faithfull 155 km, 2 h 2 min J9 J10 J11 S20 D21 L22 Yellowstone J12 M23 Canyon village Cody Buffalo ou Sheridan 388 km, 4 h 29 min J13 M24 Buffalo ou Sheridan Rapid city 391 km, 3 h 48 min J14 J25 Rapid city Rapid city J15 V26 Rapid city Cheyenne 464 km, 5 h J16 S27 Cheyenne (Frontier day´s) J17 D28 Cheyenne Denver 163 km, 1 h 46 min J18 L29 Denver Glenwood springs 252 km, 2 h 48 min J19 J20 J21 M30 M31 J1 Moab 319 km, 3 h 12 min J22 V2 Moab Canyon de Chelly 320 km, 3 h 58 min J23 S3 Canyon de Chelly Sedona 392 km, 4 h 12 min J24 D4 Sedona Apache Trail Phoenix 343 km, 5 h 23 min J25 L5 Phoenix San Diego 571 km, 5 h 58 min J26 M6 San Diego J27 M7 San Diego Joshua Tree Palm Springs 412 km, 5 h 16 min J28 J8 Palm Springs LA 173 km, 1 h 54 min J29 V9 LA Madrid
Total km : à peu près 6000 selon google maps
Merci infiniment de me donner votre avis sur le circuit. Nous sommes un couple avec un enfant de 11 ans vivant en Espagne et nous ne sommes pas de très grands randonneurs.
Après un premier voyage dans l'ouest en 2011 (les grands classiques), je prépare un second voyage pour l'été 2013. Il y a quelques mois, je vous proposais le circuit suivant :
J1 : Madrid - LA J2 : LA J3 : LA - Sequoia - Nuit Three Rivers J4 : Sequoia & Kings Canyon J5 : Three Rivers - Barstow J6 : Barstow - Vegas J7 : Vegas (Nous connaissons déjà) (Un spectacle du cirque du soleil ?) J8 : Vegas - Valley Of Fire - Cedar Breaks - Cedar City J9 : Cedar city - SLC J10 : SLC - Antelope Island - Nuit à proximité (Clearfield, Logan...) (Pousser jusqu'à Craters of the moon ? Vaut le coup?) J11 : Logan ou Craters of thr Moon - Yellowstone J12 à J16 : Yellowstone et une nuit à Cody J17 : Yellowstone - Grand teton J18 : Grand Teton - Jackson J19 : Jackson - Flamin Gorge - Vernal J20 : Vernal - Dinosaur - Moab J21 à 23 : Moab J24 : Moab - Canyon de Chelly J25 : Canyon Chelly - Petrified forest- Meteor crater - Sedona J26 : Sedona (une journée complète ? Que faire ? Nous connaissons déjà Slide Rock State Park) J27 : Sedona - Apache Trail (des infos ? Se fait en 4x4 ?) - Phoenix (Une journée complète à Phoenix n'est pas intéressante ?) J28 : Phoenix - Lake Havasu City J29 : Lake Havasu - Joshua Tree - Palm springs J30 : Palm springs - LA J31 : LA - Madrid
Après réflexion, je me dis que nous avons déjà vu des séquoïas à Mariposa Grove et donc je propose de zapper Sequoïa et Vernal, mais je rajoute un passage par Rapid City, Cheyenne (Frontier day´s), Denver et San Diego.
Mon circuit serait le suivant :
J1 V12 juillet Arrivée LA J2 S13 LA J3 D14 LA LV 451 km, 4 h 41 min J4 L15 LV J5 M16 LV Valley OF Fire Cedar City 321 km, 3 h 48 min J6 M17 Cedar City Cedar Breaks SLC 403 km, 3 h 59 min J7 J18 SLC Antelope Island Jackson 443 km, 4 h 54 min J8 V19 Jackson Old Faithfull 155 km, 2 h 2 min J9 J10 J11 S20 D21 L22 Yellowstone J12 M23 Canyon village Cody Buffalo ou Sheridan 388 km, 4 h 29 min J13 M24 Buffalo ou Sheridan Rapid city 391 km, 3 h 48 min J14 J25 Rapid city Rapid city J15 V26 Rapid city Cheyenne 464 km, 5 h J16 S27 Cheyenne (Frontier day´s) J17 D28 Cheyenne Denver 163 km, 1 h 46 min J18 L29 Denver Glenwood springs 252 km, 2 h 48 min J19 J20 J21 M30 M31 J1 Moab 319 km, 3 h 12 min J22 V2 Moab Canyon de Chelly 320 km, 3 h 58 min J23 S3 Canyon de Chelly Sedona 392 km, 4 h 12 min J24 D4 Sedona Apache Trail Phoenix 343 km, 5 h 23 min J25 L5 Phoenix San Diego 571 km, 5 h 58 min J26 M6 San Diego J27 M7 San Diego Joshua Tree Palm Springs 412 km, 5 h 16 min J28 J8 Palm Springs LA 173 km, 1 h 54 min J29 V9 LA Madrid
Total km : à peu près 6000 selon google maps
Merci infiniment de me donner votre avis sur le circuit. Nous sommes un couple avec un enfant de 11 ans vivant en Espagne et nous ne sommes pas de très grands randonneurs.
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Circuit dans l'Ouest américain en février 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir 2 semaines aux US du 28 janvier au 11 février (2 semaines) pour visiter la côte ouest. Je me permets de vous solliciter car j'ai besoin de conseils pour organiser mon voyage.
Nous avons trouvé les billets d'avion Paris/L.A, et nous avons la location de voiture. Nous serons 2 adultes et nous souhaiterions faire : Los Angeles (2 jours), San Francisco (3 jours), Vegas (2 nuits mais 1 seule journée sur place), Death Valley, Yosemite, Grand Canyon...les classiques de l'ouest US.
Nous avons prévu de visiter Alcatraz, faire une grande après midi shopping à LA (pour me faire plaisir), un match NBA (pour faire plaisir à Monsieur) sachant que ce match peut avoir lieu à LA, Sacramento, ou San Francisco (ce sera fonction du calendrier). Pour le logement, on réservera nos hôtels une fois que notre itinéraire sera défini.
Merci d'avance!!
Je prévois de partir 2 semaines aux US du 28 janvier au 11 février (2 semaines) pour visiter la côte ouest. Je me permets de vous solliciter car j'ai besoin de conseils pour organiser mon voyage.
Nous avons trouvé les billets d'avion Paris/L.A, et nous avons la location de voiture. Nous serons 2 adultes et nous souhaiterions faire : Los Angeles (2 jours), San Francisco (3 jours), Vegas (2 nuits mais 1 seule journée sur place), Death Valley, Yosemite, Grand Canyon...les classiques de l'ouest US.
Nous avons prévu de visiter Alcatraz, faire une grande après midi shopping à LA (pour me faire plaisir), un match NBA (pour faire plaisir à Monsieur) sachant que ce match peut avoir lieu à LA, Sacramento, ou San Francisco (ce sera fonction du calendrier). Pour le logement, on réservera nos hôtels une fois que notre itinéraire sera défini.
Merci d'avance!!
Une ou deux locations de voitures pour trente-cinq jours dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Hello,
En aout 2012, nous irons 35 jours dans l'ouest américain. J'ai une question pour les locations de voiture. Nous serons 4 adultes pendant 3 semaines mais seulement 2 au début. J'hésite donc entre ces deux possibilités :
- scénario 1 : louer 1 SUV standard pour 35 jours avec un pack gold/premium pour les assurances. Avantage principal : 1 seule fois à se "battre" avec les loueurs, faire les papiers etc. Inconvénients : pas d'assurance Visa Premier (limité à des locations de moins d'1 mois)
- scénario 2 : louer une voiture "normale" 7 jours pour la Californie (on ne sera que 2 adultes à ce moment là) pour faire SF-LA-San Diego. Puis louer un SUV standard pour 28 jours pour 4 adultes pour faire San Diego - l'ouest et les parcs jusqu'au Yellowstone et revenir à SF. Avantage : bénéficier des assurances Visa Premier pour les 2 locations. Inconvénient : logistique administrative de 2 locations différentes.
Qu'en pensez-vous? Que feriez-vous?
Merci pour vos avis,
En aout 2012, nous irons 35 jours dans l'ouest américain. J'ai une question pour les locations de voiture. Nous serons 4 adultes pendant 3 semaines mais seulement 2 au début. J'hésite donc entre ces deux possibilités :
- scénario 1 : louer 1 SUV standard pour 35 jours avec un pack gold/premium pour les assurances. Avantage principal : 1 seule fois à se "battre" avec les loueurs, faire les papiers etc. Inconvénients : pas d'assurance Visa Premier (limité à des locations de moins d'1 mois)
- scénario 2 : louer une voiture "normale" 7 jours pour la Californie (on ne sera que 2 adultes à ce moment là) pour faire SF-LA-San Diego. Puis louer un SUV standard pour 28 jours pour 4 adultes pour faire San Diego - l'ouest et les parcs jusqu'au Yellowstone et revenir à SF. Avantage : bénéficier des assurances Visa Premier pour les 2 locations. Inconvénient : logistique administrative de 2 locations différentes.
Qu'en pensez-vous? Que feriez-vous?
Merci pour vos avis,
L'Ouest américain en voiture ou camping-car? English translation pending
bonjour,
nous aimerions partir 15 jours a 4 en octobre 2011 faire l ouest des etats unis, (LA, SF, YOSEMITE, LV , GRAND CANYON) ds cet ordre la ci c'est possible. Es ce que quelqu un pourrait nous aiguiller sur l etat des routes, (en tenant compte de la taille d'un camping car), sur le choix de nos destinations..... bref est il preferable de louer voiture +motels ou camping car?????
merci d avance
nous aimerions partir 15 jours a 4 en octobre 2011 faire l ouest des etats unis, (LA, SF, YOSEMITE, LV , GRAND CANYON) ds cet ordre la ci c'est possible. Es ce que quelqu un pourrait nous aiguiller sur l etat des routes, (en tenant compte de la taille d'un camping car), sur le choix de nos destinations..... bref est il preferable de louer voiture +motels ou camping car?????
merci d avance