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Saga islandaise, voyage au pays des glaciers, des cascades et des trolls English translation pending
by Emma78 · 2015-10-11 · 90 replies


Mars 2015, c'est décidé pour nos congés d'été nous irons en Islande.

L'Islande, en été 😮 ? nous disent certains, dubitatifs.

C'est vrai çà, pourquoi vouloir aller en vacances dans un pays où la météo est peu engageante et souvent capricieuse ? Ou un volcan au nom imprononçable peut paralyser l'espace aérien pendant plusieurs jours ?

Nous répondons aux sceptiques que la météo ne fait pas tout (enfin çà c'est ce que nous pensions avant de partir 😕), que pour les amoureux de grands espaces et les photographes amateurs que nous sommes, l'Islande fait rêver, permettant d'apprécier des paysages grandioses coincés entre glaciers, volcans et parsemés de cascades. Et puis, en Islande il y a des elfes et des trolls, et avec un peu de chances des aurores boréales … bref, que des bonnes raisons pour y aller 😉 😛

Il faut maintenant définir l'itinéraire. Après la lecture de nombreux carnets de voyage et guides, plusieurs lieux nous apparaissent incontournables : Kerlingarfjoll, Myvatn, Landmannalaugar, Skaftafell, sortir de la route 1 et faire de la piste ...

Nous nous arrêtons donc sur l'itinéraire suivant :



Les billets d'avion sont réservés auprès de Icelandair, la voiture est louée auprès de Blue Car Rental. Pour nous accompagner dans cette saga islandaise, nous avons opté pour un 4x4 (indispensable puisque nous emprunterons quelques pistes) Toyota Land Cruiser, les hébergements sont réservés sur Booking.

Pour les hébergements, nous avons fait le choix de guesthouses, farmhouses, cottages en self-catering ou hôtels. Compte tenu des températures, nous n'étions pas tentés par le camping.

Tout est bouclé, il n'y a plus qu'à attendre le 31 août.
Retour croisière Allure of the Seas septembre 2015 English translation pending
by Jibe2 · 2015-10-04 · 129 replies
Bonjour à tous

Nous voici de retour de notre croisière sur le plus grand paquebot du monde : l'Allure

Je vous parlerai d'abord de lui, car les escales sont plutôt classiques, et le plus important est notre ressenti concernant cette expérience sur un paquebot de 362m.

Nous avons choisi d'embarquer à Civitavecchia. Donc train depuis la gare Termini à Rome...ensuite, comme d'habitude, à pieds jusqu'au port. Mais là, changement d'emplacement de la navette : au lieu de la tour, c'est un peu plus loin sur la droite. Ensuite arrêt sur une place pour prendre une 2° navette jusqu'au bateau. Je précise, pour les passagers "en escale" : navette bateau - place (où l'on peut prendre un shuttle pour la gare 2€.)

Enregistrement rapide, malgré le monde, car nous avons repéré une pancarte indiquant que les passagers ayant la carte "Crown & anchor" avaient une file spéciale. Accueil avec la traditionnelle flûte de Crémant de Bourgogne ou cocktail sans alcool. Un escalator nous conduit au pont supérieur . Notre cabine balcon est au 10° pont avec vue sur le Boardwalk et l'Aqua theater. Comme il est midi, direction le Windjammer. Pas trop de monde, le bateau est en escale pour les passagers ayant embarqué à Barcelone. Nous en profitons pour faire une première visite, en attendant les bagages : magnifique !

La Royale promenade : Déjà appréciée sur le Liberty...bordée de boutiques, cafés, pizzéria, et surtout le bar-ascenseur (Rising Tide) Je n'en dis pas plus, pour laisser la surprise aux futurs passagers...et il y en aura des surprises !!!

Central park 12000plantations : arbres, fleurs...et bordé de restaurants et cafés au premier niveau, et cabines balcons jusqu'au 14° pont.

Le Boardwalk Egalement rue à ciel ouvert, surtout destinée aux enfants : manège de chevaux de bois, boutiques de jouets, cafés... et tout au bout du bateau : Aqua theater, murs d'escalade, et au sommet la Zip Line. Cette rue est également bordée de cabines balcons jusqu'au 14°.

Les piscines : De chaque côté du park et du boardwalk, des piscines adultes et enfants, avec parasols et transats en espaliers. A l'avant "le solarium" avec bar, transats, et aussi des fauteuils et canapés avec coussins très confortables. Une petite piscine et des jacuzzis. Le solarium est seulement autorisé aux adultes.

Comme sur tous les bateaux, de nombreux bars avec orchestres, pour écouter de la musique ou danser.

Les restaurants Le restaurant principal est situé sur 3 niveaux...le premier étant réservé au Time dining. Si vous avez choisi ceci, Ne pas oublier de réserver d'avance, pour éviter la queue ! Au restaurant américains (1° niveau), on peu parfois petit-déjeuner ou déjeuner (menu ou buffet)

D'autres restaurants à suppléments, avec une cuisine très variée. Je peux vous dire que la cuisine du Restaurant principal est très variée aussi, et très bonne. La meilleure que nous connaissions sur RCI.

Jeux et sports : Une salle de sport immense, avec toutes sortes d'appareils jamais vus ailleurs. Au pont 14 : jeux pour enfants Au pont 15 : mini-golf, terrain de basket Au pont 16 : flowrider, et départ de la tyrolienne

Les cabines semblables à celles des autres unités de RCI, très confortables (lit de 180) Le canapé est auprès de la porte-fenêtre une cabine sur deux. Cabinet de toilette avec une douche à porte coulissante

Les passagers Majorité d'Américains, mais beaucoup d'Asiatiques, d'Italiens (tien tien on fait des infidélités aux Cies italiennes !), d'Espagnols...et les Français ??? Au jacuzzi, j'ai seulement rencontré 3 Français, faisant parti d'un groupe ! Etant en minorité, nous étions choyés comme des VIP. Pas mal d'enfants, bébés avec poussettes ! La moyenne d'âge était assez jeune, certainement à cause des nombreux divertissements et spectacles (j'en parlerai plus loin)

Le personnel le personnel parlant notre langue était vraiment présent : Mauriciens (une cinquantaine), Tunisiens, Dominicains Donc pas de problèmes pour les échanges avec le personnel, charmant, aux petits soins pour nous. Notre cabinière était Roumaine, mais faisait beaucoup d'efforts pour essayer de parler français...et puis il y avait l'Anglais, la langue commune à tous. Pour les futurs passagers de Royal Caribbean, pas de problème pour se faire comprendre.

Se déplacer Facile : 2 groupes d'ascenseurs, un à l'avant (forward) un à l'arrière (aft) En plus des maquettes du bateau, il y a partout des tableaux tactiles pour trouver son chemin, les menus des repas... les rues et Central park sont aussi des points de repère

L'organisation l'organisation américaine est encore là au top : aux escales, dans les ascenseurs, appuyer sur le bouton "gangway", en sortant des tableaux lumineux vous indiquent le chemin pour quitter le bateau. Il y a toujours 2 passerelles : une à forward et une à aft. Jamais la queue pour sortir...la durée des escales étant assez longue, donc pas de précipitation. On n'a vraiment pas l'impression d'être dans le plus grand bateau du monde, avec des milliers de passagers.

Impressions birmanes English translation pending
by LuluMae · 2015-10-03 · 70 replies
Bonjour à tous 🙂

Encouragée par quelques discussions récentes sur cette partie du forum, je me décide à partager à mon tour quelques photos prises en Birmanie, il y a six mois déjà. J'espère que les uns apprécieront tout simplement le partage, et que les autres sauront m'apporter un regard critique et constructif pour mieux progresser. Une vingtaine de photos est prévue, que je posterai en plusieurs fois.

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Discussion autour du concours photo de septembre 2015: World Street Art English translation pending
by Masterpo · 2015-09-03 · 253 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "World Street Art" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 septembre 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Rajasthan seule mais avec un chauffeur (mars 2015) English translation pending
by Hebdomars · 2015-09-03 · 2 replies
Voyage au rajasthan

Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….

Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !

En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.

Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.

Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.

Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.

J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…

Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.

La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !

Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr

C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.

A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.

Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff

De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.

En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.

Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.

En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.

La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.

Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?

Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.

Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.

Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.

Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.

En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.

La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…

Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !

Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.

MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.

J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!

L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.

Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.

Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…

Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.

Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….

Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
Retour (tout frais) d'infos sur le Sarawak, Semenggoh, Bako, cultural village, Kuching English translation pending
by Sunhae · 2015-09-03 · 22 replies
Bonjour

Ainsi que nous le faisons toujours, petit compte-rendu de notre periple a Borneo, Sarawak.

Borneo, cote Malaisie est separe en 2 etats, le Sabah au nord, le Sarawak au sud qui represente la province la plus etendue de Malaisie. Des evenements recents, d'ordre terroristes ont rendu delicat un voyage au nord pour l'instant. Sans tomber dans la peur irraisonnee, le Sabah est deconseille.

Ce qui nous a frappe par rapport a la Malaisie peninsulaire : La polulation est essentiellement compose de dayak (pleuples multiples de tribus multipkes, originaires de Borneo). Cet etat a ete independant jusqu'en 1958, puis fut ratache a la Malaisie. Les malays de souche y sont minoritaires. On y voit aussi des indiens et des chinois (baba nonya). 116 langues distinctes sont parlees a Borneo. La religion musulmane ne semble pas aussi implantee que sur la peninsule, bien qu'elle soit religion d'etat comme partout en Malaisie. Le degres d'humidite (zones forestieres) allie a la chaleur d'un mois d'aout est vraiment eleve et la pas de Cameron Highlands pour se mettre au frais. La connaissance des dayak de leur environnement, de leur faune et de leur flore est a peine croyable, meme pour les plus jeunes qui ont quitte leurs long houses tribales depuis des annees.

Une (tres, mais alors tres), bonne adresse a Kuching : Le Basaga holyday residence a l'ecart du centre ville ( 30 mns de marche, 5 mns en taxi ou en navette offerte 2 fois par jour par l'hotel). Un reve ! Superbe maison neo coloniale, meublee avec raffinement, chambres fraiches et spacieuses, piscine formidable propre et calme, restaurant delicieux, plats varies et tres copieux. Tres bon rapport qualite prix. Et un super guide (Brandon) qui concocte les excursions les moins couteuses (7.50 euros pour un night safari) et les plus passionnantes qui soient.

Kuching la ville : Calme en bordure de riviere, avec un centre-ville anime. Un choix d'epices incroyable dans les echopes, et d'inombrables petits restaux ou se regaler de Laksa ( noodle servies avec des crevettes fraiches et du lait de coco, agrementees de citron vert, un delice !). Promenade sur la riviere a la demande (7 euros l'heure, peu mentionnees dans les guides et pourtant tres agreables).

Semmenggoh : Centre de rehabilitation des orang-outangs. Le must. 26 specimens vivent dans cette foret protegee dont une petite portion est ouverte au public. Les rangers sont extraordinaires et entretiennent des liens etonnants avec eux. Nous en avons vu un carresser les bras d'un gros male en lui chantant une sorte de berceuse.A pleurer. Nous en avons vu 12 dont 3 bebes accroches au ventre maternel pendant le nourrissage du matin. Rien a dire de plus, c'est indescriptible, juste merveilleux. Ce n'est pas un zoo, les animaux sont libres et se presentent quand ils le souhaitent. Ne jamais utiliser de flash ou de trepieds que nos grands cousins chevelus considerent commedes explosions et des fusils, ce qui les terrorise. Etre absolument silencieux et en cas de tentative de vol, (rare mais c'est arrive), leur donner tout ce qu'on a sans resister. Ils sont 10 fois plus forts que nous. Et bien sur, n'avoir aucune nourriture ni parfum sur soi. De plus le prix d'entree est derisoire et pour le meme prix, on peut egallement voir de magnifiques alligators (en zone protegee). La plupart des tours chargent une 15 aine d'euros cette excursion depuis Kutching. On peut aussi s'y rendre en taxi, en bus pour environ 5 euros.

La foret-reserve de Bako : Paysages grandioses, mangroves, jungle compacte, chutes et surtout les animaux. Singe probicus, silver leaf, semnithopitheque obscurs, macaques, insectes, serpents, et j'en passe... Tout ceci a l'etat sauvage et fermement protege. Un regal. Un campement est possible (basique) avec un seul restau self (tres correcte). Conseil : ne pas y aller en independant mais avec un guide car vous passeriez a cote de tout. Les guides sont des locaux issus des tribus, leur savoir est encyclopedique, les ecouter est captivant et ils sauront comme personne vous denicher les animaux que vous ne verriez pas vous meme. Nous sommes passe par Borneoadventures. Cher mais ca les vaut vraiment. Ils furent les pionniers et sont unaniment respectes.

Le Sarawal cultural village : Presentations des tribus majeures, habitats, danses, musique, interractions diverses et un tres beau spectacle a la fin. A faire, vraiment. En tour organise c'est a peu pres 30 euros en general par personne la demie journee. (Borneoadventures est prohibitif pour cette excursion et ne fourni rien de plus que les autres).

En resume, on a adore. On y retourne en aout prochain pour cette fois un sejour dans la jungle grace aux contacts qu'on s'est fait aupres des guides et qui nous ont simplement invite dans leurs villages natals loin des hordes de touristes. Il va de soit que nous les retribueront. Borneo nous reconnecte tout simplement avec l'essentiel, ce qui vivra apres nous et a vecut avant nous. Cette destination mythique ne peut qu'envouter tous les amoureux de la nature.

Ceci bien sur n'etant pas exaustif, et uniquement le reflet de notre ressenti.
Idées d'itinéraires au Maroc avec enfants English translation pending
by Ylona · 2015-08-28 · 12 replies
Nous souhaitons emmener nos 5 petits enfants 13, 11, 8 ans découvrir le Maroc, avez vous des idées d'itinéraires qui puissent plus les intéresser que d'autres, et des adresses ou nous pourrions dormir chez l'habitant. Merci de vos réponses
Trek en Inde début novembre English translation pending
by JeromeVil · 2015-08-24 · 15 replies
Bonjour à tous, Nous devons partir en Inde avec un ami le 26 octobre prochain et souhaiterions faire un trek.. Après avoir parcouru plusieurs discussions, nous nous sommes arrêtés sur les treks de la crête Singalila et le belvédère du Goecha La. Nous voudrions savoir si il est possible d'effectuer ces treks debut novembre. Peut-on trouver sur place des guides à cette époque et combien cela pouraait nous coûter? POur le logement et la nourriture, tout est compris avec un guide? Si on le fait de façon autonome peut -on trouver de la nourrtiure facilement sur le trajet?Est-il possible d'enchainer ces 2 treks? Et enfin (oui enfin 😇), le trajet new delhi darjeeling est-il a réservé longtemps à l'avance ou peut on le réserver sur place? Merci d'avoir lu jusuq'au bout 🙂
Trois semaines dans les Balkans English translation pending
by Gordrash · 2015-08-24 · 38 replies
Bonjour à tous ! Me revoilà pour partager avec vous notre voyage dans les Balkans. Nous étions trois (moi, ma femme Magali et notre fille Romane) et nous avons voyagé en bus et en trains. Ce fut une expérience enrichissante que je vais tenter de retranscrire dans les pages qui viendrons.

(Les smiley sont pour décrire le trajet, pas la ville visité.)

- Strasbourg à Belgrade (Serbie), en bus. Le 24/07 21h à 17h 😕

- Belgrade - Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), en bus. Le 28/07 8h à 16h 😐 La ville de Belgrade est douce et agréable. De multiples points d'eau potable et de beaux bâtiments. Les gens sont très accueillants et il n'y a pas de problèmes pour se faire comprendre en anglais. Je m'y suis très bien senti et c'est avec plaisir que je l'ai retrouvé en fin de séjour.

- Sarajevo - Mostar (Bosnie-Herzégovine), en train. Le 31/07 7h à 10h 🙂 La ville de Sarajevo est dans les montagnes. Ce qui lui donne une ambiance particulière avec ses rues qui montent et qui descendent. Elle est belle et les gens nous y accueillent bien. Aucuns problèmes pour se faire comprendre.

- Mostar - Kotor (Monténégro), en mini-van. Le 02/08 13h à 17h 🙂 J'ai été agréablement surpris par la petite ville de Mostar. L'accueil fut exemplaire et malgré une affluence touristique marquée, le soir et le matin la ville est baignée dans un calme reposant. La journée, mieux vaut éviter le vieux quartier et ses boutiques de souvenirs. Notre hôte parle parfaitement bien l'anglais.

- Kotor - Podgorica (Monténégro), en bus. Le 03/08 12h à 16h 🙂 Kotor. Quelle jolie petite ville médiéval. Nous n'y sommes restés qu'une nuit mais je suis persuadé qu'elle mérite de s'y attarder. Comme dans les ville précédentes, nous avons été accueillis avec de grands égards et nous n'avons eu aucun problèmes pour nous faire comprendre.

- Podgorica - Tirana (Albanie), en mini-bus. Le 05/08 10h à 14h 😐 La ville de Podgorica n'est pas particulièrement charmante, du moins pour ce qu'on en à vu, et particulièrement peu de monde dans les rues. Peut être est-ce dû aux horaires aux quelles nous sortions. Quoi qu'il en soit j'ai trouvé la ville agréable.

- Tirana - Skopje (Macédoine), en bus. Le 08/08 9h à 17h 🙂 La ville de Tirana n'est pas un gros point touristique mais malgré un manque de moyens évidents, elle est toujours propre. Du matin au soir des petites mains balayent les rues et entretiennent les espaces verts. Dans les rues, les automobilistes sont peut être un peu plus nerveux qu'ailleurs mais faut dire aussi que quand il manque des plaques d'égouts sur la route, on est sur le qui-vive. Pas eu de problèmes pour se faire comprendre non plus.

- Skopje - Presevo (Serbie), en train. Le 11/08 8h à 10h 😐 La ville de Skopje est incontestablement sur la voie de la reconstruction et du tourisme. Je n'ai jamais vu dans le monde une ville avec autant de statues au mètre carré. Le bazar et la vieille ville sont très agréable. Le reste de la ville aussi pour ce que l'on en a vu. Nous n'avons rencontré aucuns problèmes de communication avec les gens.

- Preshevo - Belgrade (Serbie), en train. Le 13/08 1h à 11h 🙂 L'accueil à Preshevo fut parfait. C'est sur, la petite ville n'est pas touristique mais de l'avoir découverte avec Afrim nous l'a rendu attachante. Le camp de Migrants près de la gare m'a beaucoup marqué et ce qui se passe dans les médias y fait directement échos.

- Belgrade - Strasbourg, en bus. Le 14/08 11h à 5h 🙂

Voici une carte avec les trajets approximatif de notre périple.



J'espère que vous me lirez avec autant de plaisir que j'en aurais à vous l'écrire. A bientôt pour le premier jour. 😉
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
by Chamadou · 2015-08-17 · 118 replies
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
Retour d'un voyage au Laos et en Thaïlande du 2 au 27 mars 2015 English translation pending
by Michel35 · 2015-08-17 · 14 replies
Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs années que je glane des conseils, pose et réponds à des questions (avec ma faible expérience) sur « voyageforum ». Alors, juste retour des choses, pour ce voyage, j'ai décidé de vous faire partager mon vécu, mes impressions, mes sentiments... Je veux ce feedback le plus pratique possible.

C'est la quatrième fois que je vais en Thaïlande. L'idée est d'aller à Luang Prabang au Laos (en avion de Bangkok) et de redescendre vers la Cité des Anges en car ou en train en traversant l'Isan du nord au sud.

Le séjour s'est fait du 2 mars au 27 mars 2015. Période chaude, très chaude (c'est pour cela que j'y vais pendant cette période).

Le lundi 2 mars 2015 Vol Paris CDG Terminal 1 à Doha avec un décollage de Paris à 21h00 avec Qatar Airways.

Mon billet d'avion pour la Thaïlande a été réservé, le 22 juillet 2014, sur le site de Qatar Airways pour 512,30 €. Les horaires, à l’aller et au retour, et la durée d’escale me conviennent tout à fait (correspondance train-avion et pas de nuit d'hôtel à Paris à l'aller comme au retour). Je suis partisan des vols avec escale. Pour moi, la durée idéale de l'escale est entre deux et trois heures. Moins de deux heures, je n'ai pas le temps de me dégourdir les jambes, et au-delà de trois heures, je trouve cela trop long. J'ai vu des billets, par la suite, à 422 €, via Bravofly (+frais de réservation ?) avec Jet Airways avec des durées entre 15 et 16 heures (vol + escale). A essayer ?! C'est la première fois que je vole avec Qatar Airways (après avoir volé avec Emirates, deux fois, et Oman Air, une fois), je poursuis avec une compagnie du golfe persique.

Impressions Qatar Airways : Vol en Airbus A340-600 pour le tronçon Paris-Doha. Pas de problème sur la ponctualité départ à l'heure et arrivée en avance avec 45 minutes d'avance à Doha (prévue à 5h30). Repas moyen, tout comme pour la programmation des films et le système de divertissement Oryx de Qatar Airways (je m'attendais à mieux).

Par contre, personnel navigant est souriant, à l'écoute et attentif aux passagers. A ce stade, je déconseille de voler avec Qatar (ou plus précisément en A340 avec Qatar) et je choisirai, à refaire, je choisirai Emirates ou Oman Air.

Le mardi 3 mars 2015 : Bangkok

Aéroport de Doha à Hamad International Airport est neuf, très propre et très bien fléché. Moins « tape à l'œil » et moins grand que celui de Dubaï mais beaucoup plus grand que celui de Mascate à Oman (plus intime).

Vol en 777-300ER. Décollage à 8h35 (à l'heure) de Doha. Arrivée à Bangkok Survarnabhumi à 18h45 (à l'heure). En comparaison, au vol Paris-Doha : Rien à voir. Programmation du divertissement : Super. Nourriture : Super. Confort : Beaucoup mieux mais bruyant.

Douane à l'aéroport de Bangkok Suvarnabhumi : Nombreux « guichets » ouverts. Beaucoup de monde mais très rapide. Une photo, un tampon, récupération des bagages et en route pour l'hôtel.

Nuit d'hôtel : « Sinsuvarn Airport Suite ». Prix : 16,35 € / nuit (sans petit déjeuner) Service de navette gratuite de l'aéroport à l'hôtel et hôtel à l'aéroport. Service parfait, ponctuel et rapide.

Hôtel très propre, accueil très sympathique, un verre offert à l'arrivée. Chambre avec balcon. L'hôtel n'est pas loin du centre commercial Paseo Mall (cela permet de faire des achats, manger, se promener...).

Premier repas du séjour en Thaïlande pour 80 bahts.

Du mercredi 4 mars au lundi 9 mars : Luang Prabang Mon billet d'avion pour Luang Prabang a été réservé, le 29 juillet 2014, sur le site Budget Air pour 161,92 € (frais de réservation inclus). Deux compagnies aériennes desservent Luang Prabang au départ de Bangkok (aéroport Suvarnabhumi) : Lao Airlines et Bangkok Airways (pas d'Air Asia ou de Nok Air sur ce tronçon). Mon choix s'est porté sur la moins chère : Lao Airlines.

Le mercredi 4 mars : Décollage de Bangkok Survarnabhumi à 10h15 et arrivée à Luang Prabang à 12h05. Vol en ATR 72 sans aucun souci. Avion propre, personnel navigant, deux hôtesses, agréables et souriantes.

Petit en-cas pendant le vol (pas terrible).

Visa à l'arrivée (prix 30$ + 1$ « visa fee ») et passage de la douane en une demi-heure montre en main. Prévoir une photo pour le visa.

A la sortie de l'aéroport, pas de panique, un ATM vous attend sur la gauche, ainsi que les chauffeurs de tuk-tuk qui sont là vous mener à votre GH pour un ou deux dollars selon votre capacité à négocier. Petit conseil, laisser partir la « meute » et patientez et quand la masse et les plus « agressifs » sont partis lancez-vous avec le sourire. J'ai payé 1$ et on a bien rigolé pendant la négociation (très rapide) et le trajet.

Nuit d'hôtel : « Villa Luang Sokxay ». Prix : 81,85 € / 5 nuits (sans petit déjeuner) Petite GH très simple. Chambre propre. Le personnel est super sympathique et très arrangeant avec de bons conseils. Très calme malgré la proximité des pubs à proximité (tous ferment vers les 23h00).

Promenade à pied pour tâter l'ambiance laotienne et prendre mes marques. Premier repas au Laos sur une terrasse longeant le Mékong. Repas bon avec une très belle vue.

Après avoir bien bu et bien mangé, petite promenade direction la Nam Khan (affluent du Mékong).

Passage de la passerelle en bambou (qui ne se passe qu'à pied) pour 7000 kips et direction Ban Xieng Leck, petit village de tisseurs de soie (mais ça je ne le sais pas encore), d'ailleurs je ne sais du tout où je vais (mais j'y vais, c'est mon aventure à moi, mon Koh Lanta).

Je conseille, d'ailleurs, de télécharger une application GPS sur votre smartphone (si vous en avez un). Personnellement, j'utilise MAPS.ME quand je suis à pied et SYGIC en voiture ou scooter. Je télécharge les cartes gratuitement (100% gratuit pour MAPS) via l'application Android et sur place je n'ai pas besoin de connexion internet pour l'utiliser, juste un GPS. Possibilité de préparer et de mettre des favoris avec les coordonnées GPS en France et de les utiliser sur place lors du séjour. Sur place, je mets mon hôtel en favoris et comme ça, ben, … je ne me perds pas. Pas bête ?!

MAPS Les + : totalement gratuit et de nombreuses cartes, Les - : pas de son

SYGIC : Les + : très bonnes cartes et assez jolie (en particulier en ville avec la 3D), très précises, très bon pour le guidage routier car son (possibilité d'utiliser le GPS avec une oreillette en scooter). Les - : Payant (mais SYGIC fait souvent des promos), catalogue de cartes moins bien fournit que MAPS.

Le jeudi 5 mars : Ce matin, location d'un vélo (10 000 kips la journée) auprès de la GH avec comme objectif de se promener dans le centre historique de Luang Prabang (ville classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO) et de faire les différents Wat (pas tous, il y en a beaucoup trop). Cette promenade peut se faire à pied, mais si comme moi on est un feignant, le vélo est une bonne option. Il permet, en plus, d'avaler plus de kms sans trop se fatiguer (le terrain est relativement plat).

Le programme du jour : Mont Phousi avec au sommet le That Phu Si et Wat Tham Si (entrée : 20 000 kips) Wat Xieng Thong (entrée : 20 000 kips) Wat Maï (entrée : 10 000 kips) Wat Sop Sickharam (entrée : gratuit) Wat Sensoukharam (entrée : gratuit) Wat Aham (entrée : gratuit) Palais royal (entrée : 30 000 kips)

Mon conseil est de terminer par, mon avis n'engage que moi, la plus belle des pagodes : Wat Xieng Thong.

En plus, en fin d'après-midi, il est très agréable de se reposer au « parc » ou la Nam Khan et le Mékong se rejoignent. Que du bonheur.

Malgré mon vélo, à la fin de la journée, j'en avais plein les pattes et, même si j'adore me promener dans les Wat, le dernier (Wat Aham) je l'ai « torché » en 10 minutes. Donc, en faire moins dans la journée ou sur plusieurs jours.

Le vendredi 6 mars : Le matin, levé avant le soleil pour assister au Tak Bat, cérémonie de l'offrande faite par les fidèles aux moines. Ceux-ci sortent tous en même temps peu avant le lever du soleil. J'y ai assisté au niveau de Wat Maï. C'était relativement calme. Pas trop de touristes et assez respectueux de la cérémonie.

Après cela, prise en main de mon destrier pour la journée. La location du scooter pour la journée au prix de 150 000 kips (un peu cher, j'ai dû me faire un peu, voir beaucoup, gruger). Au programme, le site de Kouang Si Waterfalls (entrée : 20 000 kips). La route se fait super bien. La distance entre Luang Prabang et Kouang Si est de 30 kms. Par contre, là ça monte. La route est belle, très bien entretenue et la direction de Kouang Si est bien indiquée. Aucun problème pour faire cette excursion en scooter (pas besoin de GPS). Sur place, il y a un parking (payant : 2 000 kips pour un scooter – 1 000 pour un vélo).

Le site super sympa. Les cascades et les paliers sont très, très beaux (peut-être un peu moins beaux que ceux d'Erawan près de Kanchanaburi). On peut s'y baigner, pique-niquer, se promener. C'est très agréable, mais très touristiques. Il y a un centre de protection des ours d'Asie. Ce n'est pas un zoo. Le but est de sensibiliser et d'informer le visiteur.

Le samedi 7 mars : Aujourd'hui, l'objectif est d'aller à la grotte de Pak Ou. La difficulté, et je m'en rends compte de suite, je suis seul et on me demande 400 000 kips pour un bateau pour moi tout seul. J'opte pour “m’incruster” dans un groupe. Je rencontre un petit groupe d'une dizaine d'Allemands qui m'ont l'air bien sympathiques (et ils le seront). Alors, je leur demande s'il est possible que je vienne avec eux en payant ma part (j'ai fait allemand première langue donc “no problemo”). Ils acceptent et le prix payé est de 40 000 kips pour le trajet aller-retour. Alors, en voiture Simone bateau Fernand. Le trajet est sympa et dure entre 1h30 et 2h00 selon le sens du courant. La grotte, ou plutôt, les grottes sont payantes. L'entrée est de 20 000 kips. Une petite préférence pour la seconde un peu plus haut (celle avec la porte).

De retour à Luang Prabang, il est vers 14h00, il commence à faire faim et très chaud. Je pars à la recherche de mon repas. Je vois un restaurant, “Le Banneton” pour ne pas le cité, et tout de suite l'eau me monte à la bouche en lisant leur menu. Mon choix : Salade composée et tartine. Le cadre est très joli avec une ambiance colonialo-tek. Mais assez cher tout de même. Mais Dieu que c'est bon. Belle salle, personnel au petit soin, bon repas, ...Ils font de la pâtisserie, du pain, des petits plats typiquement français (tartine, salade, ...).

Le soir, promenade au Night Market. Très touristique mais bonne ambiance, de nombreux produits (vêtements, électronique, accessoires) pas cher (moins cher qu'en Thaïlande, je trouve) avec beaucoup, beaucoup de contrefaçons. Donc, attention à la douane si vous vous laissez tenter.

Le dimanche 8 mars : Aujourd'hui, c'est la journée de la femme qui se fête aussi au Laos. Promenade en vélo en longeant la Nam Khan dans la campagne. Je vois un panneau annonçant la tombe de Henri Mouhot. L'année dernière, je suis allé à Siem Reap pour voir le site d'Angkor découvert au XIXème siècle par...Henri Mouhot. Alors, je me dis je vais voir à quoi cela ressemble. Et bien franchement, on ne peut pas dire que cela attire du monde et qu'elle soit bien entretenue. Une tombe, une statue d'éléphant, une de Henri Mouhot et...c'est tout. L'avantage : on est seul, pas embêté par les touristes chinois et pas de problème pour prendre des photos.

Midi approche. J'entends de la musique. Youppi !!! Une fête. Je m'oriente vers celle-ci. Sur les bords de la rivière, une cabane à frites poissons, des tables, des salas, bref tout pour manger à l'ombre des arbres, une sono, un micro, de la musique. Les gens se retrouvent là pour pique-niquer, chanter, se baigner, manger et occasionnellement boire une bière.

Petite sieste et re-vélo. Sur la route, des hangars avec juste un toit. De la musique, des rires, des cris, ...KÉCÉCÉ ??? Je vais voir. Un boulodrome à faire pâlir des Marseillais. Ils jouent à la pétanque !!! Héritage français. Je suis français, j'aime bien jouer à la pétanque. Je peux jouer ? Daï daï ! Résultat : match perdu et une Lao Beer enfilée. Très bonne ambiance.

Du lundi 9 mars au jeudi 12 mars : Vang Vieng

Le lundi 9 mars :

Aujourd'hui, direction Vang Vieng (VV) en bus VIP réservé la veille auprès de ma GH. Prix 105 000 kips + commission pour la GH. Le coupon est à échanger à la gare routière contre le ticket. Inclus dans le prix : le repas. Départ à 9h30. Très beaux paysages, bus un peu vieillot, repas typique lao.

A la gare routière de VV, une meute de tuk-tuk vous attend et là pas de négociation. C'est 20 000 kips par personne. Point barre sinon tu marches.

J'ai réservé à la « Jammee Guesthouse ». Prix : 41,82 € / 3 nuits (avec petit déjeuner mais pas vu la moindre trace et pas demandé non plus). Les plus : Hôtel très propre, grande chambre, petite terrasse, emplacement un peu en retrait du centre bruyant et backpakers. Les moins : personnel distant.

Je me suis posé beaucoup de questions concernant VV par rapport à ce que j'avais lu sur le net : drogue, beuverie, ... Stop ou pas stop ? J'ai décidé de m'y arrêter et franchement je ne regrette pas. Même s'il y a de quoi faire le c.. (alcool, tubing, quad, ...) cela reste vraiment une belle destination. Libre à vous de faire...ou pas. De beaux paysages, de belles grottes, ambiance sympa le soir pour prendre une bière. Je recommande quand même.

Le mardi 10 mars : Aujourd'hui, rebelote. Location de vélo auprès d'un loueur proche de la GH (20 000 kips pour deux jours) et direction Tham Poukham cave et le mont Pha Ngeun. Grosse erreur de ma part, mais je ne le saurai que ce soir (mes fesses et mes jambes m'en parlent encore). Le vélo que j'ai loué est un vélo de ville et, après quelques kilomètres, je regrette déjà de ne pas avoir pris de VTT. La route est très sympa à faire, assez plate (malgré quelques petites montées) mais en vélo de ville sans vitesse et avec cette grosse chaleur, c'est l'enfer.

Le blue lagon ?! Une jolie mare blue avec des poissons. Sans plus. Ne pas y aller que pour ça. Par contre, la grotte franchement sympa à faire en prenant ces précautions. Pour y accéder, ça monte dure mais ça vaut le coup. Les Lao montent en tongs !!!

Ne pas se perdre car elle très grande et tu es seul au monde à l'intérieur dès que tu passes le bouddha couché. Perso, j'ai poussé un peu à l'intérieur mais toujours en ligne droite et avec une lampe de poche (possibilité d'en louer une à l'entrée pour 10 000 kips).

Le mercredi 11 mars : Cette journée sera tranquille. Promenade dans la campagne en vélo au gré des envies. A gauche, puis à droite et re à gauche, ...à un rythme très, très tranquille. Prise de photo, découverte, rafraîchissements, réservation du billet de bus pour Vientiane avec la compagnie Sout Chai.

Du jeudi 12 mars au dimanche 15 mars : Vientiane

Le jeudi 12 mars : Départ à 9h30 pour Vientiane en mini bus. Par contre, je ne retrouve pas mon ticket (perdu) alors pour le prix, faudra chercher sur le net. Sout Chai est une bonne compagnie de transport privé que je recommande. Service, véhicule récent, propre, eau et repas compris.

Nuit d'hôtel : « Vientiane Star Hotel ». Prix : 41,55 € / 3 nuits (avec petit déjeuner) Très bon hôtel en plein centre de Vientiane, chambre très propre avec TV câblée. Personnel très serviable et de bons conseils pour visiter la ville. Seul petit hic pour certains, les douches et les toilettes sont communes. Je ne sais pas s'ils proposent des chambres avec une salle d'eau privée. A creuser.

Le vendredi 13 mars et le samedi 14 mars : Visites classiques de Si Sa Ket (5 000 kips), Ho Phra Keo, Cop visitor center, Patuxai, Phra Tatluang museum (prix d'entrée : 5 000 kips), musée historique de l'armée populaire lao (un peu excentré tout de même)... Tout peut se faire à pied à partir du moment où marcher ne fait pas peur. Par contre, avec des enfants, prenez des touks-touks pour vous déplacer d'un site à l'autre.

Une activité que j'ai beaucoup aimée, c'est aller sur les bords du Mékong le soir (à partir de 17h00) pour me promener, voir le coucher du soleil, regarder les gens faire des séances de sports collectifs et flâner au marché de nuit.

En bref, Vientiane n'est pas la ville qui, pour moi, reste dans les mémoires. Pas de coup de cœur. Deux jours sont, à mon avis, nettement suffisant pour en faire le tour.

Demain, direction la Thaïlande.

Du dimanche 15 mars au mercredi 18 mars : Nong Khaï

Le dimanche 15 mars : Le transport de Vientiane à Nong Khai se fera en bus de la gare routière. Le prix du trajet est de 15 000 kips et les départs sont à 7h30, 9h30, 12h40, 14h30, 15h30 et 18h00.

Arrivée à la frontière, tout le monde descend du bus, paie son droit de sortie (10 000 kips), passe les contrôles, petit tampon par-ci (sortie Laos) et petit tampon par-l�� (entrée Thaïlande) et on remonte dans le bus qui vous attend de l'autre côté et direction Nong Khai.

Nuit d'hôtel : « The Rim Riverside Hotel ». Prix : 50,37 € / 3 nuits (sans petit déjeuner) Super petite Guest House. Super propre avec vue sur le Mékong. La GH a uniquement trois chambres. Très bien situé entre l'hôpital et le fleuve. Le propriétaire parle très, très bien anglais et est très serviable (comme sa femme mais pas pour l'anglais).

Salakaeoku (donation pour les étrangers de 20 bahts). J'ai adoré me promener dans ce « parc ». Les statues sont très belles, de la très petite à la très grande. Quand je m'y suis rendu, il y avait une multitude de femmes d'un certain âge, toutes habillées en blanc, venues faire des offrandes, se recueillir, ...

Après Salakaeoku, direction (à pieds) Wat Pho Chai. C'est une très belle pagode, très calme bien qu'en centre-ville.

Tout autour, comme souvent en Thaïlande, il y a de nombreux stands pour manger, boire une boisson fraîche ou manger une glace.

Sur le chemin du retour, je cherche un barbier. Chose faite très facilement et pour 40 bahts : rasage, tonte cheveux et massage de crane.

De retour à la GH, je me renseigne pour aller demain à Wat Phu Tok en scooter. Même si sur le papier, la distance est de, à peu près, 180 kms (ça fait quand même 360 kms aller-retour). Le patron de GH ne me conseille pas d'y aller en scooter et il me propose de me servir de chauffeur le lendemain moyennant 2 500 bahts pour le pick-up pour la journée. Rendez-vous pris.

Le lundi 16 mars 2015 : Direction donc Wat Phu Tok. Cordonnées GPS : 18.131446, 103.882088 C'est un site vraiment à faire par son originalité et le paysage quand on est sommet. Le site est plus impressionnant que dangereux. C'est très bien entretenu et sauf à faire le c.., il n'y a pas de problème de sécurité. J'ai adoré.

Le mardi 17 mars 2015 : Aujourd'hui, je loue un scooter auprès de ma GH (200 bahts la journée) et direction Phu Phrabat Historical Park à 65 km de Nong Khai. L'entrée du parc est de 100 bahts. Coordonnées GPS : 17.731382, 102.358071 Ce parc est superbe, calme, bien entretenu, bien fléché. Les rochers sont très impressionnants. La vue au sommet est superbe.

La route se fait très bien en scooter avec le GPS et l'oreillette. La route est belle et je conseille de partir le matin, très tôt, pour voir les ouvriers agricoles se rendre au travail sur leur « Kubota » ou l'arrière des camions. Arrêtez-vous pour « discuter » avec les planteurs de tabac, n'hésitez pas. Ils sont très accueillants et tout aussi curieux que vous et heureux de vous expliquer leur travail. Personnellement, on m'a même proposé une cigarette et on a tenté de m'expliquer le séchage des feuilles (rien compris mais beau moment avec des rires).

Du mercredi 18 mars au vendredi 20 mars : Udon Thani

Le mercredi 18 mars : Ce matin, je quitte Nong Khai pour me rendre à Udon Thani à 60-70 kms. Je ferai le trajet en train. Départ prévu à 13h03 et arrivée à 13h44 pour un prix de 11 bahts en 3ème classe. Et chose étonnante pour la Thaïlande, le train est à l'heure (départ comme arrivée). Je suis adepte des voyages en train en Thaïlande pour les petites distances car ils permettent de prendre son temps, de voir du paysage, d'échanger avec les gens, se sourire, ...

Nuit d'hôtel : « City Inn ». Prix : 32,26 € / 2 nuits (sans petit déjeuner) L'hôtel se situe dans une petite rue perpendiculaire de l'avenue Prajak Sillapakom entre la gare ferroviaire (à 500 m) et le central Plazza (à 300 m). L'hôtel, en lui-même, est très propre. Les chambres sont assez petites mais fonctionnelles. La rue est assez calme malgré les grossistes alimentaires qui la bordent et les bus de la gare routière (à 200 m).

Je trouve l'emplacement vraiment bien, assez central même si un peu excentré du Parc Prajak.

Cet après-midi, je me rends au Central Plazza pour y passer une partie de la journée au calme et surtout au frais. J'en profiterai pour acheter un maillot de football d'une équipe pour 690 bahts. Mon cadeau. C'est un très grand centre commercial, avec tous les services qu'on retrouve dans ceux de Thaïlande : banques, téléphonie, bowling, cinéma, et shops, shops, ...

En fin d'après-midi, je me rends au temple chinois de Chao Pu-Ya (derrière la gare ferroviaire). Son musée (gratuit), dédié à la communauté chinoise d'Udon Thani au RdC et à Confucius l'étage n-1 est superbe. Très bien fait, ludique avec un superbe éclairage qui met en valeur les pièces exposées. Puis, à la tombée de la nuit, direction la pagode et le parc. L'éclairage est fantastique. Faire le tour du lac en prenant le temps de laisser le temps prendre son temps.

Le jeudi 19 mars :

Aujourd'hui, rien de particulier au programme, si ce n'est me perdre dans Udon et finir au parc Prajak. Je me promène dans Udon Thani, tourne à gauche, puis à droite, vais tout droit, et...j'arrive en fin d'après-midi au parc. Je vois les canards, fais le tour du lac et finis par un superbe massage des pieds à la nuit tombante sur les bords du lac. Simplement fantastique.

Du vendredi 20 mars au dimanche 22 mars : Khon Kaen

Le vendredi 20 mars : Ce matin, je quitte Udon pour Khon Kaen (à une centaine de km au sud). Le transport : le train en 3ème classe pour 25 bahts.

Nuit d'hôtel : « Bann Vor Sumongkol Services Apartment ». Prix : 21,04 € / 2 nuits (sans petit déjeuner) Hôtel encore une fois très propre et bien placé avec un tarif très intéressant. Je me rends, pour louer un scooter, chez 191 carrent sur conseil de la personne de l'hôtel (3/33 Prachasumran rd. près de l'hôtel Pullman). Location du scooter pour deux jours à 400 bahts (prix classique). Par contre, et c'était la première fois pour moi en Thaïlande, le loueur m'a demandé mon permis de conduire français et il a fait une copie de mon permis de conduire international, complété un contrat et demandé une caution de 1 000,00 bahts (qui m'a été rendu au retour du scooter).

La paperasse complétée, je me dirige vers le King Cobra Village (Ban Khok Sa-nga) à Sai Mun à une soixantaine de kilomètres de Khon Kaen. Cela se fait très bien en scooter avec le GPS. L'entrée est gratuite pour assister au show mais une (voir deux ou trois) participation(s) est (sont) sollicitée(s) pour spectateurs en cours de spectacle. Personnellement, j'ai bien aimé même si je ne comprends pas les blagues avec le cobra mis dans le survêtement des messieurs, mais je pense savoir autour de quoi elles devaient tourner. Coordonnées GPS : 16.700953, 102.927977

Le samedi 21 mars : Ce matin, je me rends vers le barrage d'Ubolratana. J'ai été un peu déçu par ce site. Sûrement du fait du temps (petite pluie fine) et du fait que j'ai eu la flemme de monter voir le bouddha couché.

Puis, direction, Nam Phong NP quand le soleil est apparu.

Coordonnées GPS : 16.624263, 102.571322 L'entrée coûte 20 bahts par personne et 20 bahts pour le scooter. Vraiment sympa à faire pour ces formations rocheuses. Pas de monde, je devais être le seul dans le parc !? Ce n'est sûrement pas le plus parc de Thaïlande, mais si vous avez le temps et/ou ne savez pas quoi faire, pourquoi pas, mais ne faites pas de détour pour y aller.

Du dimanche 22 mars au jeudi 26 mars : Nakhon Ratchasima

Le dimanche 22 mars : Trajet en train de Khon Kaen à Nakhon Ratchassima. Départ à 8h01 et arrivée à 11h15 (3ème classe pour 38 bahts).

Nuit d'hôtel : « K.H.Chaophaya Inn ». Prix : 51,44 € / 4 nuits (sans petit déjeuner) Grand hôtel très impersonnel (usine) mais propre et vraiment pas loin du centre historique de Nakhon Ratchassima et des réjouissances qui vont avoir lieu en l'honneur de Ya-Mo.

Ce soir commencent les festivités en l'honneur de Thao Suranari (Ya Mo) et elles dureront jusqu'au 3 avril. D'après Wikipédia, Thao Suranari est une héroïne thaïlandaise connue localement sous le nom de Ya Mo. Celle qui portait le titre de Khunying Mo était l'épouse du gouverneur adjoint de Nakhon Ratchasima ; en 1826, elle prit la tête de la résistance contre l'invasion de l'armée de Vientiane. Après la bataille, le Roi Rama III éleva Khunying Mo au titre de Thao Suranari. Chaque année du 22-23 mars au 3 avril, une fête commémore le courage de cette héroïne, et la population rend régulièrement hommage à sa statue haute de 1,85 m en invoquant sa bénédiction. Ce soir, les danseuses répètent la chorégraphie pour demain, jour J. Mais la ferveur est déjà bien palpable et la tension monte.

Ce soir, spectacle son et lumière retraçant les événements qui rendirent célèbrent Thao Suranari. Très beau spectacle avec nombreux figurants, des effets spéciaux, des explosions, un feu d'artifice. Deux heures de très grand spectacle à la Robert Hossein.

Le lundi 23 mars : Ce matin, je pars vers la gare routière Bus terminal 2. Attention, à Nakhon Ratchasima, il y a deux gares routières. Une pour les destinations « locales » (Bus terminal 2 - route Mattraphap à côté de l'hôpital Ste Mary) et une pour les destinations plus « lointaines » (Bus terminal 1 – route Burin) pour aller vers Bangkok par exemple (d'après ce que j'ai compris).

Le prix du billet pour aller à Phimai est de l'ordre de 50 bahts pour 60 kms et à peine une heure de route. Au programme, le parc historique de Phimai et Sai Ngam (Banyan Tree).

Le parc historique de Phimai est un « petit » Angkor Wat situé en plein centre-ville de Phimai. Le prix d'entrée est de 100 bahts.

Après avoir fait l'année dernière, le site d'Angkor, j'ai beaucoup aimé me promener à Phimai même s'il ne faut pas s'attendre à la même chose. A Phimai, le site très (trop) bien entretenu, les bordures sont coupées au cordeau, pas une feuille morte et surtout en plein centre-ville. Angkor, ben...c'est tout simplement magnifique par ces temples, son cadre, sa nature, son ambiance...

Après le site de Phimai, je me rends à pieds vers Sai Ngam situé à, à peu près, deux kms du centre-ville. Je me promène à l'ombre des racines d'un banian. La promenade est très agréable et à l'heure du repas (c'est toujours l'heure du repas en Thaïlande), on peut se restaurer dans un restaurant situé juste en face de la pure Issan food. Très bon restaurant avec une ambiance très sanouk.

J'ai beaucoup aimé la petite ville de Phimai, sa douceur de vivre, son calme, ... Je conseille même d'y rester une nuit.

En fin d'après-midi, retour à Korat et ça commence : défilés des écoles, associations, clubs, guildes... Puis, c'est au tour des dames en tenues traditionnelles d'entrée dans la danse. Après direction le carré historique où la fête se poursuit avec des stands de jeux de fête foraine (chamboule tout, tire au bouchon, pêche, ...), des stands de vendeurs de rue, de la croix rouge, de la police touristique (même s'il n'y a pas beaucoup de touristes étrangers), de l'école d'infirmières... Une ambiance super sympa, festive, bon enfant, ... Des scènes sont réparties dans la vieille ville où des artistes se produisent. Cela va du rock au molam en passant par du théâtre traditionnel thaï. Des matchs de boxe thaïe au stade couvert, des concerts, des spectacles, ...

Et les gens qui n'en finissent pas de rendre hommage à la stature de Ya Mo située à la porte Chumphon (encens, fleurs de lotus, feuille d'or, prière, bénédiction de moines, une mae chi (?) en transe qui mâche du bétel et le recrache sur les fidèles, dans les porte-monnaie).

Et ce sera comme cela tous les soirs jusqu'à mon départ pour Bangkok. Un vrai régal. J'ai beaucoup aimé cette fête et je la recommande vivement.

Le jeudi 26 mars : Bangkok Ce matin à 6h00, je suis à la gare routière de Bus terminal 1 pour me rendre à Bangkok. Prix du billet : 209 bahts (si je me souviens bien) et 4 heures de route (+ les bouchons à l'approche de Bangkok). Arrivé à Mochit, je prends le bus pour 6 bahts et direction le premier arrêt de BTS pour me rendre vers mon hôtel.

Nuit d'hôtel : « Muangphol Mansion ». Prix : 24,08 € / nuit (sans petit déjeuner) Hôtel à deux pas du BTS, du MBK pour le shopping et de la maison de Jim Thompson. Idéalement placé et pas cher pour Bangkok, cet hôtel à un gros inconvénient : il est trop proche du BTS (QUEL BRUIT!!!). Si vous comptez y dormir : à éviter.

Donc, je commence ma journée à Bangkok en visitant la maison de Jim Thompson (à 450 m de mon hôtel). Prix d'entrée : 100 bahts et visite en français à 11h40 (peut-être d'autre l'après-midi). C'est la première fois que je fais cette visite. Pour moi, et ça n'engage que moi, ce n'est pas un incontournable. La maison est très belle, les pièces exposées aussi mais on ne peut pas prendre de photos de l'intérieur. Il y pour moi d'autres visites à faire quand on se rend pour la première fois à Bangkok.

Après-midi shopping au MBK à 350 m de l'hôtel.

Le vendredi 27 mars Départ de l'hôtel vers les 21 heures en BTS pour rejoindre Phaya Thai et prendre le rail link pour l'aéroport. Option à favoriser quand on est seul car beaucoup moins onéreux et plus rapide que le taxi.

Départ de Bangkok à 1h40 et arrivée à Doha à 4h55. Départ de Doha à 8h05 et arrivée à Paris à 13h10. Aucun retard. Vol Doha à Paris en A380. Un régal tant pour la taille de l'écran du service de divertissement, la nourriture et le silence. Qatar Airways : oui mais en A380 (évitez l'A340).

Un très, très gros coup de cœur pour l'Issan, ses paysages, la gentillesse de ses gens, sa gastronomie, sa culture. C'est une région où je sais que je retournerai. Peut-être sur un axe Nakhon Ratchassima-Surin-Ubon Ratchatani. Voilà pour finir mon récit de voyage qui a pour but d'aider, d'orienter les futurs voyageurs. Si besoin, n'hésitez pas à me contacter, je vous répondrai avec plaisir.
Namibie: 15 jours en famille avec chauffeur, juillet - août 2015 English translation pending
by LouisonBillo · 2015-08-14 · 71 replies
Salut,

Je vais tenter de m'appliquer dans la rédaction car j'ai la mauvaise habitude de ne pas me relire et j'ai vu depuis mes nombreuses fautes et oublis !

Arrivés le 25 juillet avec mon épouse nous avions prévu de dormir chez des amis à mi chemin entre la capitale et l'aéroport. Manque de bol n°1 : plus de place dans sa maison. Bon on va camper alors ! Manque de bol numéro 2 : ils annoncent des nuits glaciales (c'est l'endroit le plus froid de la Namibie avec un record à - 24 °C !) Ces premières nuits à -8°C voire moins ont poussé nos amis à nous réserver une nuit à Heja Lodge (on a du mettre le chauffage d'appoint le premier soir) puis à Airport Lodge : patronne très sympa et accueillante, chalets confortables et spacieux (photo) Puis ensuite nous avons passé 2 jours à Duesternbrock à 30 km de Windhoek: c'est valloné, ily a une rivière permanente le site est superbe, on mange le soir avec le proprio dans une ambiance post coloniale. On dort dans un hippo chalet au bord du lac superbe, des oryx, girafes, gnous, koudous, aigles pêcheurs, pélicans et et... des hippos. Le matin scenic drive à 7h00 avec couverture et polaire puis après midi "guépards et léopards drive" (un vulgaire nourrissage d'animaux parqués et familiarisés à la présence humaine) : bof et re bof

Puis 4 jours après nous sont arrivés nos amis et famille : nous serons 8 dont 2 ados et un chauffeur. NB : notre loueur (et moi aussi) ne voulait pas nous laisser conduire "l'autobus" Land Rover Defender safari à 9 places. Nous avons choisi l'option chauffeur (moins cher qu'un guide) mais qui nous a beaucoup aidé pour les animaux et les belles histoires sur la faune, les peuples et la Namibie. C'est en plus un Himba et nous avons beaucoup appris.

Suite à suivre 😎
Road trip américain de 3 semaines le long du golfe du Mexique (avec enfants) English translation pending
by Steph33310 · 2015-08-10 · 60 replies


2 ans...2 ans que je prépare ce voyage!! Au départ, l'envie de visiter les Etats Unis. Pour moi, c'est un retour aux sources puisque j'y ai vécu et pour le reste de la tribu (mari et deux garçons de 11 et 9 ans), c'est le fantasme. Les USA comme on voit à la télé, des images qui leur trottent dans la tête : des envies de tout voir et d'être partout. On met donc sur papier les envies des uns et des autres et au final, c'est 21 jours qui nous mèneront du Texas jusqu'en Floride. 2 ans c'est très long mais c'est ce qu'il faut quand on veut un peu sortir des sentiers battus. Dans ce carnet, ce sera Notre voyage donc fait avec Nos coups de coeur. Je serai hônnète sur les détails des visites, les prix et le temps que cela nous a pris. Parfois frustrés de ne pouvoir faire plus, parfois le temps...de prendre son temps. C'est tout de même un voyage sur les chapeaux de roue, fatiguant mais whouahhhhh!!! Amazing! En détail, cela donne : J1 / Paris / Houston et route pour San Antonio J2 / San Antonio, SeaWorld J3 / Houston et le Space Center J4 / Vermilionville et Lafayette J5 / Breaux Bridge / Lake Martin / Avery Island / Houma J6 / La route des plantations / New Orleans J7 / New Orleans J8 / Pass Christian / Biloxi / Mobile J9 / Pensacola / Panama City J10 / Port St Joe / Cap San Blas / Ochlockoknee River SP / Tallahassee J11 / Fort White / Ichetucknee River / Gainesville J12 / Orlando J13 et J14 / Orlando J15 / Tampa / Fort DeSoto / Siesta Key / Punta Gorda J16 / Captiva et Sanibel / Naples J17 / Everglades J18 et 19 / Keys J20 et 21 / Miami

Je vous embarque? A trés bientôt
À savoir avant de choisir de partir au Sri Lanka English translation pending
by Damienvoyage · 2015-07-21 · 44 replies
Ce pays regorgeant de parcs naturels et sites archéologiques classés par l'UNESCO peut faire rêver. Mais la réalité n' est pas aussi idyllique que la carte postale qu'on voudrait bien s'en faire. 1) les transports en commun ne sont pas hyper pratiques et faire son trip en bag pack relève parfois du casse tête ( Arugam Bay par exemple est difficile d'accès ) Du coup les guides papier et agences sur place recommandent les taxi à 50€/jour (qu'il faut bien entendu loger tout le long du parcours et car on ne vous le dit pas!)

2) Le prix des parcs, sites et musées est exorbitant (compter 15 a 30$ par personnes pour mrs parcs à quoi il faut ajouter le prix de la jeep. Entre 3 et 4000 rp les musées qui ne présentent pas toujours un grand intérêt.

3) Le pays est extrêmement bruyant et la majeure partie des villes sont construites le long de la route (pas très charmant) et obligent à tout faire en tuktuk ou taxi. Ambiance pollution garantie.

4) Côté respect de la nature: Peut mieux faire. Les locaux jettent leurs déchets partout, (même dans le jardin botanique de Kandy). C'est dommage pour une aussi belle faune et flore.

5) Enfin, ce qui d'après moi est le plus décevant c'est agressivité de la population locale. Apprêtez-vous à être harceler à longueur de journée:tous voudrons vous vendre quelque chose ou vous soutirer quelques euros. Tout se négocie chichement. La force de vente est partout (au restaurant on vous amène des plats en plus que vous n'avez pas commandés, on vous proposera des articles supplémentaires sans relâche dans les boutiques, on vous suivra sur de longs mètres dans la rue... Jusqu'à la porte de votre guest house ça nous est arrivé à Habanera, Siguiyria et Kandy par exemple )

Clou final : Gare aux arnaques dans les marchés!! Surtout celui de Kandy (l'un des seul du pays à être organisé en petites boutiques sur étages et regorgeant de souvenirs et batiks).

On vous fera le coup du guide francophone qui après vous avoir amadoué en dénonçant la manière dont les "autres" vendeurs nous arnaques (comble de l'ironie) vous fera payer parfois jusqu'à 3fois le prix pratiqué en magasin!!! Préférer les boutiques du centre-ville de Kandy.

**Les négociations quotidiennes en tout genre finissent par user et polluer le voyage.**

En somme ce pays est pour les baroudeurs avisés ou les routards fortunés qui ne compteront pas leurs sous... Amateur de calme et de nature passez votre chemin.

J'aurais aimé qu'on me préviennent avant. Je suis en vacances pour 3semaines avec ma compagne et au bout de 10jours nous sommes vraiment désillusionnés. 😢
Compte rendu d'une croisière "Îles grecques" sur le Costa Deliziosa English translation pending
by Alexia57 · 2015-07-20 · 41 replies
Ce forum m'a beaucoup aidé à préparer ma croisière qui s'est achevé le 19/07.... Alors, pour vous remercier, j'apporte ma contribution et je vous décris mon séjour ainsi que mes impressions. Nous étions une famille de 2 adultes et 2 ados (14 et 16 ans)

VENISE Tout d'abord, nous avons rejoint Venise le vendredi précédent la croisière (qui commençait le dimanche). Nous avons organisé par nos propres moyens le transfert jusqu'à Venise. Nous avons voyagé avec Ryanair. Nous avons donc atterri à Trévise (au nord de Venise à 1h de route). De là, nous avons pris, devant l'aéroport, un bus ATVO pour la piazzale di Roma (10€/pers: distributeur de billet dans le hall où l'on réceptionne ses bagages mis en soute) De là nous avons rejoint notre bed and breakfast qui se situait à côté de la place San Marco (Locanda Canal... très très bien!) Nous avons traversé tout Venise avec nos bagages. Cela se fait très bien. Il y a beaucoup de ponts à traverser mais c'est tout à fait faisable. De la piazzale di Roma jusqu'à la place San Marco, nous avons mis 1/2h en suivant les panneaux: San Marco ou Rialto. J'ai quand même un plan de Venise car il y a une multitude de petites ruelles (très jolies) mais quand c'est la première fois que l'on vient à Venise on peut s'égarer rapidement. Chose étonnante: Venise n'est pas aussi grande que je le pensais... en 2 jours et demi, nous avons pu voir l'essentiel de cette très jolie ville. Où manger à Venise? Venise est cher! Mais dès que vous vous éloignez des lieux touristiques (San Marco, Rialto, Grande Canal), les prix deviennent plus raisonnables. Une exception : Osteria da bacco dans le quartier Castello: un vrai bon plan. Prix raisonnable, accueil sympa, très bonne nourriture En règle générale, j'ai toujours mon guide du Routard avec moi et je ne suis jamais déçue😉

Bref Venise est belle... envahie par les touristes mais tellement belle!!!

Dimanche: Embarquement sur le Costa Deliziosa: Etant en avance, nous avons fait le trajet à pied jusqu'à quai d'embarquement. Nous avons d'abord fait la queue pour déposer les bagages. Là, nous avons eu un numéro d'enregistrement qui correspondait à notre enregistrement personnel au guichet (comme au rayon boucherie du supermarché). nous avons donc attendu dans un hall que notre n° soit appelé... Dans ce hall pas de possibilité de se restaurer ou de se désaltérer (un pauvre distributeur en panne...) Une fois enregistré, nous avons dû faire une photo familiale (premier petit divertissement 🤪), passage au contrôle des bagages à main (comme à l'aéroport) puis nous avons accéder à notre cabine. Là nous avons retrouvé nos bagages, la carte magnétique (1 par personne) qui permet de tout faire sur le bateau (ouverture de la cabine, achats, pièce "d'identité" pour le débarquement et l'embarquement pendant les escales....)

Nous étions en cabine avec balcon, en premium.

Les escales: nous n'avons pris aucune excursion avec Costa car au vue de mes lecteurs sur le forum, j'estimais que nous pouvions faire nous même les visites

Lundi: BARI Nous sommes arrivés en début d'après-midi au port de Bari. Quand les escales se font à partir du quai d'un port, l'on peut sortir du bateau à tout moment. La ville est proche. Inutile de prendre le bus, en 15 minutes à pied vous êtes au centre ville. C'est n'est vraiment pas grand. Vous tomberez sur les groupes d'excursions à tous les coins de rue. Le seul intérêt (à mon sens) est la visite de la basilique Saint Nicolas. Etant lorraine, je ne pouvais pas y passer sans y faire brûler une bougie... (Saint Nicolas, protecteur des lorrains... et des écoliers... j'ai donc chantonné la chanson de Saint Nicolas au grand drame de mes fils...😏) Nous avons bu un coup et nous sommes remonté dans le bateau

NB: après chaque escale, vous devez passer au check-in... pas de souci, ils ne sont pas très "regardant". Vous pouvez débarquer et embarquer avec votre bouteille d'eau sans problème!!!

Mardi: CORFU Nous sommes arrivés vers 8h. Nous avons déjeuné puis débarqué. Au pied du bateau, une navette gratuite du port attendait pour emmener les touristes à l'entrée du port. Anecdote: les guides Costa empêchaient les personnes qui avaient pris cette excursion de prendre ces bus. Elles devaient marcher jusqu'aux bus spécialement affrétés par Costa qui se trouvaient à l'entrée du port! A l'entrée du port, sur la gauche, il y a un arrêt des bus de la ville (bus bleu). Pour 1€50, ils vous emmènent sur la place du port de plaisance de Corfu. De là nous nous sommes promenés dans la vieille ville.

J'aurai aimé me rendre à la plage de paléokastritsa (d'après le Guide du Routard, c'était quelque chose à faire). Mais l'escale est courte (retour au bateau pour 13h) et j'avais peur de manquer de temps. Nous avons été à une autre plage sur les abords de la ville de Corfu (je ne me souviens pas du nom). Lors de notre promenade dans les petites ruelles, nous avons découvert de petites mémés qui fabriquaient des pâtes de façon artisanales. Très belle découverte d'une spécialité de Corfu.
Devant le Rideau de Bambou English translation pending
by Xrctn · 2015-07-18 · 7 replies


Enfin les vacances !

Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.

Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.

Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.

En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !

Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…

Perth Lundi 30 Mars 2015

C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !

Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures… enfin 15 car nous sommes très en avance !

23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !

Singapour Mardi 31 Mars 2015

6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.

8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.

L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.

Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.

Welcome to Incheon

15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.

Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.

Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !

Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.

Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.

Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.

Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.

Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?

Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.

Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.

Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…

Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.

Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.

Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.

Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.

Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !

Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.

Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.

Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !

La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !

En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.

Séoul Mercredi 1 Avril 2015

Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.

Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !

C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.

L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.

Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.

Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.

Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…

Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.

Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.

Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.

Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !

Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.

A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !

Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.

C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.

Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.

Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.

Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.

Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.

Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.

La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.

La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.

Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !

Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!

Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !

Séoul Jeudi 2 Avril 2015

Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.

Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.

Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.

Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !

Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?

Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.

Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.

Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.

Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.

Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!

C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.

L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!

Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.

En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.

Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.

Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.

Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).

Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.

Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !

Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.

Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…

Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry

Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !

Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !

Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.

Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !

Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.

A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.

La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.

Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !

Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.

Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.

C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.

L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...

Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.

Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?

Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.

De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.

Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !



Séoul Samedi 4 Avril 2015

Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !

Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.

Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !

A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.

Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.

2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !

Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.

Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.

Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.

Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !

Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.

Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.

Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.

Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.

Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.

Busan Dimanche 5 Avril 2015

Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.

Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.

Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux ��tages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.

L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.

Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !

Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.

Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.

Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.

De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.

L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !

Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !

A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !

Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.

Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.

Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.

Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…

En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.

Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.

Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.

A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !

Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.

Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!



Busan Lundi 6 Avril 2015

Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.

Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.

Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.

Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.

Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).

Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.

De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !

Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!

Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !

Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.

Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !

L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.

La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).

Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.

La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.

A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.

Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.

Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.

Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.

Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.

Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !

Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.

Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.

Gyeongju Mardi 7 Avril 2015

Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.

A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.

Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.

La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.

Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.

Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.

Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.

De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.

Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.

La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).

Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.

Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !

Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.

Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.

Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.

Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.

Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.

Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.

En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.

Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…

Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…

Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.

Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015

8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.

Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.

Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.

Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…

Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?

Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !

Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.

Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.

Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.

Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.

Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.

Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.

Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).

Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.

La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.

Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !



Séoul Jeudi 9 Avril 2015

En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.

Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.

Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!

Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.

Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.

Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.

Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.

En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.

Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.

Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.

Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.

Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !

Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.

Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.

Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.

Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.

Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.

Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!

Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !

Séoul Vendredi 10 Avril 2015

Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.

11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.

Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.

Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.

Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.

A quand la prochaine fois ?

Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !

J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!

La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.

Pour les photos, c’est ici et là.
Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille English translation pending
by Korriganelgv · 2015-07-14 · 119 replies
Bonjour à tous !

Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.

Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).

Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Obligation d'un guide pour visiter l'Iran? Nouvelle règle? English translation pending
by Zalouzie · 2015-07-09 · 27 replies
voila la réponse que key2persia me donne suite a une demande de réservation de numéro pour l obtention des visas

" Cher Monsieur, J'espère que tu vas bien. Selon la nouvelle règle de l'AMF, vous devriez avoir un guide touristique et l'itinéraire précis pour toutes lors de votre voyage en Iran si vous voulez voyager avec votre camping-car. Donc, malheureusement nous ne pouvons pas vous aider à obtenir un visa sans visite. S'il vous plaît contacter sales@key2persia.com si vous souhaitez rejoindre l'un de notre tournée d'obtenir vos visas."

( google traduction )

c est nouveau ??

pouvez vous m aidez merci
Le MSC Opera positionné à Cuba cet hiver English translation pending
by Marianna16 · 2015-07-03 · 519 replies
bonjour

une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
Je vous invite à découvrir la Turquie English translation pending
by Pinacoladada · 2015-06-27 · 7 replies
Nous revenons tout juste d'un circuit de 16 jours en Turquie.

Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.

Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.

Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0

JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL

Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.

JOUR 2: ISTANBUL

Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.

Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.

Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.

Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.

En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.

Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.

En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.

Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.

Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.

Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.

A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.

Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.

Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.

A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.

Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...

Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.

De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.

Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.

Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.

JOUR 3 - ISTANBUL

Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.

En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.

Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.

La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.

Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.

Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.

Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.

Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.

La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.

Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.

Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.

A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.

Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.

L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.

Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.

La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.

Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.

Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.

Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .

Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.

Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).

Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.

Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.

Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...

JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP

Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.

La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:

En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.

L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.

Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.

Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.

Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.

Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :

La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.

Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).

Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.

Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.

Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.

La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.

JOUR 5 - LA CAPPADOCE

Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.

Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.

Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.

La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.

A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.

L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.

C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde

La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".

L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"

La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.

Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!

De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.

Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.

Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.

Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.

Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!

Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.

Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.

Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.

Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.

A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.

Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.

Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.

Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.

Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.

Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.

Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.

Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.

Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.

La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.

Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.

Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.

En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.

Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.

Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!

Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.

JOUR 6 - LA CAPPADOCE

Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.

Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.

On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.

Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.

Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.

Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.

Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.

Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.

Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.

Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.

Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.

Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.

Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.

Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.

Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.

Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.

Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.

J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.

Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!

A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.

Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.

Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.

Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:

Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.

Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!

JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA

Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.

L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.

A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.

J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.

Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.

De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.

D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.

En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.

Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.

La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.

Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.

Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.

Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.

Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.

JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA

Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.

Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.

Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.

Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.

Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.

Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.

Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.

Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.

Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.

Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.

Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.

Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.

Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.

Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .

JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE

Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.

On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.

Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.

Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.

Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.

Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.

Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.

On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.

Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.

Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.

La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.

Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.

Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.

Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.

Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.

Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.

La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.

D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.

Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.

Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.

JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU

Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.

Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !

Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.

Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.

Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.

Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.

JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE

Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.

Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.

Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).

Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.

Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.

Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).

Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.

Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).

Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.

Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.

Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).

Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).

Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.

Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.

Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.

Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.

Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.

Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.

Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.

Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.

Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.

Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.

Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.

JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI

Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.

Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.

Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.

L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.

Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.

Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.

La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.

Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.

La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.

En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.

La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.

En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.

Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.

Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.

Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.

La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.

La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.

A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.

Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.

Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.

Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.

Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".

Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.

Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.

Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.

Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.

Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.

Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.

La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.

Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.

Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.

Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.

Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.

Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.

En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.

JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA

En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.

Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.

A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.

D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.

Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.

Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.

Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.

Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.

Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.

Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.

Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.

JOUR 14: BURSA - ISTANBUL

Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.

Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.

Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.

Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.

Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.

Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!

Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.

Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.

Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.

Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.

Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.

Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...

Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.

Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.

Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.

Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.

L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.

Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.

Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.

Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.

Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.

L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.

Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.

La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.

Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.

Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.

Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.

Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.

Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.

Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.

Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.

Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.

C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.

Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.

JOUR 15: ISTANBUL

En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.

Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.

Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.

Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.

Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.

Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.

L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.

Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.

On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.

Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.

La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...

Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.

La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.

Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.

L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.

Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.

Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.

On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.

Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.

L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.

Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.

Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.

Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.

Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.

Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.

On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.

J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.

La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.

Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.

Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...

J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.

De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...

Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.

Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.

Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).

JOUR 16

Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.

Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.

Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
La tendance des voyages "en immersion, authentique, etc" chez les tour opérateurs: vous en pensez quoi? English translation pending
by Sophieclt · 2015-06-25 · 104 replies
Bonjour tout le monde,

J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
Cheyenne et les Frontier Days English translation pending
by MaryElectra · 2015-06-24 · 40 replies
Bonjour à tous. Comme suite à quelques demandes sur ce forum j'ouvre une discussion sur ce sujet afin d'apporter peut-être quelques éléments utiles aux voyageurs intéressés ou de passage dans le Wyoming. J'ai calé ce sujet dans cette rubrique, les administrateurs du forum décideront éventuellement de le mettre ailleurs à leur guise. Il y aura aussi des photos et peut-être une ou deux vidéos.

Qu'est ce que les Frontier Days ?

Il s'agit de l'auto proclamé « plus vieux rodéo en plein air des Etats Unis », nommé en conséquence Daddy of Them All. Il se déroule sur plusieurs jours à Cheyenne, capitale du Wyoming.

Ici la définition de Wikipédia : « Les Cheyenne Frontier Days sont un rodéo organisé, chaque année depuis 1897, à Cheyenne dans le Wyoming (États-Unis). Il prétend être l'un des plus grands rodéos en plein air et de la célébration de l'Ouest dans le monde. L'événement se déroule durant 10 jours centrés autour de la dernière semaine complète du mois de juillet et attire environ 300 000 personnes dans la région chaque année. Les logements se remplissent rapidement durant la haute saison touristique à travers le sud et l'est du Wyoming et jusqu'au Colorado et au Nebraska. »

Les épreuves du rodéo proprement dit entrent dans le classement national de la Professional Rodeo Cowboys Association (PRCA) et sont assez bien dotées pour les vainqueurs par les innombrables sponsors. Le rodéo est en effet le sport national de l'ouest américain et les « cow boys » qui le pratiquent sont généralement des professionnels. Ils viennent de tous les Etats Unis pour cette occasion.

Autour du rodéo lui-même sont organisées des manifestations « wild west » destinées à attirer le tourisme mais bien sympathiques quand même : une fête foraine, un marché old west, un concours de cuisine en plain air dans chariot bâché (chuckwagon cook-off), un village « native » (indien, avec démonstrations de danses et de musique), un breakfast géant gratuit dans les rues, des parades spectaculaires, des mélodrames (on reviendra sur tout ça plus loin), des gunfights, des visites « behind the chutes » (dans les coulisses du rodéo), et surtout des concerts assez prestigieux tous les soirs, de musique country pour la plupart mais aussi assez rock depuis quelque temps. Les après-midi de rodéo et les concerts sont bien évidemment payants. Bref si on aime cet esprit, on ne s'ennuie pas ! J'oubliais la démonstration aérienne des Thunderbirds (équivalent de notre Patrouille de France) et certaines années un « air show » sur l'aéroport militaire.

Cheyenne et le Frontier Park.

Je cite d'abord Wiki avant de donner mon avis personnel :

« La ville de Cheyenne (en anglais : [ʃaɪˈæn] ou [ʃaɪˈɛn]) est la capitale de l’État du Wyoming, aux États-Unis. C’est aussi la plus grande agglomération de l’état. Située au pied des montagnes Rocheuses, à une altitude d'environ 1 850 m, la ville se trouve à 160 km au nord de Denver, dans l’extrême sud-est du Wyoming. L'origine de la ville remonte au 4 juillet 1867, lorsque les premières tentes furent dressées sur le site actuel de Cheyenne. Le nom de la ville provient de la langue sioux qui signifiait « les étrangers ». Les premiers habitants de Cheyenne furent des hommes qui déménagèrent dans l'Ouest afin de travailler pour l'Union Pacific Railroad. Lorsque la ligne fut terminée en novembre 1867, la majorité des colons quitta la ville. La ville continua malgré tout de prospérer, et ceci grâce à la proximité du fort DA Russel, de la ligne de chemin de fer, et des employés du camp Carlin, qui approvisionnaient tous les postes situés sur la frontière indienne. Une prospérité qui était surtout due aux nombreux théâtres de variété et aux saloons typiques du Far West. Par la suite, la ligne de chemin de fer apporta une nouvelle culture à la ville, qui croissait rapidement (près de 5 000 habitants en 1875). L'édification d'un opéra en 1882, dans lequel s'arrêtaient les troupes de théâtre qui faisaient le voyage vers la côte Ouest, finit de donner à Cheyenne l'allure d'une ville de la côte Est. L'autre pendant de la prospérité de Cheyenne fut l'élevage de bovins. Ce fut une industrie florissante qui attira nombre d'hommes d'affaires de l'Est et même d'Europe".

Cette ville au si joli nom (attention à la prononciation !) est une cité florissante avec sa base (Warren Air Force) et son aéroport militaires et si elle n'a rien de particulier pour attirer le touriste (sauf les Frontier Days) je la trouve agréable. Il est facile de s'orienter dans son agglomération, il y a tous les commerces utiles et elle est entourée de grandes prairies doucement vallonnées où paissent les antilopes proghorn, avec peu d'arbres et des étendues à perte de vue. Autour de la ville les habitats sont très dispersés, les maisons ayant quasiment toutes d'immenses terrains avec chevaux. J'aime tout particulièrement à Cheyenne le grand magasin de « western wear » The Wrangler, un incontournable pour moi afin d'y acquérir les « santiags » (mot inapproprié, on doit dire western boots) que je porte toute l'année. En plus pendant les Frontier Days il y a des soldes démentes ! A Cheyenne on peut visiter le beau Capitole, le centre avec ses statues de bisons et de cowboy de... rodéo et autres, la gare de l'Union Pacific, faire un petit coucou à la « largest steam locomotive » dénommée Big Boy et au jardin botanique... J'ai une tendresse particulière pour un restau saloon le Bunkhouse Bar and Grill où l'on trouve, devant, attachés ou garés tous ensemble chevaux, attelages, Harleys et pick-ups. Un vrai morceau de vie quotidienne de l'ouest.

Le Frontier Park est une ville dans la ville. Il comprend le stade de rodéo lui-même (19 000 places) entouré d'une piste pour les courses de chuckwagon et autres, mais aussi des parkings, le musée du Old West, et toute l'énorme infrastructure destinée à accueillir chevaux, bovins (dont les fameux taureaux brahmas), motor homes des participants etc. Howdy !

A suivre (peut-être?) Comment j'ai connu Cheyenne et pourquoi j'y retourne quand je peux. Les épreuves du rodéo. Les autres animations. Mes différents Frontier Days (3 ou 4 je ne sais plus...)
Compte-rendu de notre voyage en Polynésie English translation pending
by Scuba06600 · 2015-06-18 · 19 replies
Je tiens à remercier tous ceux qui, avant moi, ont rapporté sur ce forum leur expérience. Je vous recommande la lecture cette discussion http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/. Je vais raconter notre expérience, l’organisation de notre voyage, nos impressions, nos coup de cœur, les déceptions…. Mais sans jamais comparer ce que je n’ai pas testé. Il s’agit de mon expérience, de mon ressentit…comme tout avis, ça reste subjectif, même si je tiens à rester objectif. Notre voyage était prévu pour concilier la découverte de la Polynésie sur terre (population, faune, flore, paysage..) et sous mer (plongée sous-marine). Mon épouse ne plongeant pas, la plongée n’a pas était le point principal de notre voyage, mais vous verrez que cela a pesé dans le choix des iles. J’ai organisé ce voyage de bout en bout depuis la métropole. Cela demande du temps, de penser à beaucoup de chose pour que tout soit parfait, mais c’est tout à fait réalisable avec un peu de patience. Il n’y a pas de barrière de la langue, tous les hôtels, pensions, locations…ont un site internet. A l’origine ce voyage devait se dérouler en Août 2015, mais après une rapide comparaison, il a été avancé au mois de mai. L’écart sur les billets est significatif entre ces deux périodes, de plus avec tous les ponts du mois de mai, l’impact sur mon activité professionnelle a été limité.

LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.

VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même bénéficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).

NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.

HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’h��bergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…

ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/

A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu’une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).

QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.

Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).

LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.

LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).

LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.

NOTRE PARCOUR :

Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).

Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…

MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.

TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.

Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.

BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.

TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…

Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.

RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…

FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.

TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.

Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
Rome avril-mai 2015 English translation pending
by Suedois · 2015-06-16 · 65 replies
J'ai eu du mal à commencer ce carnet... Trop d'occupations , pas assez de volonté..

Enfin ..

Nous décidons mon épouse, ma frangine, mon beauf et moi-même de partir pour Rome la Bellissima, en Avril 2015.

Nos '' amis '' controleurs aériens en décideront autrement et au pied de l'avion (presque) le séjour est annulé.

L'agence nous donne six mois pour changer de dates, nous perdons les résas du Coliseum et de la Galerie Borghese, nous gardons le transfert par voiture privée de Fumicinio vers Hotel Rome et la visite du Vatican. Gracie.

Or donc fin Avril et pour une semaine avec le 1er Mai au programme, nous partons de Montpellier avec EasyJet. Le Premier trip était prévu par AF et Al Italia.

EsayJet décolle avec 40 minutes d'avance sur le timing. Si vous êtes à la bourre tant pis pour vous. Pour moi, partant chaque année en Israel avec trois heures de délai avant, pas de soucis.

Vol cool, rapide...Pas de boissons sinon payantes.

Arrivé sur Roma, récupération des bagages et vers la sortie où nous attends notre conducteur avec le Merco Super classe (mini Van). 100 euros aller/retour et dépose/récupération au pied de l'Hotel. Rien à dire.

Arrivée à l'hotel '' Rome Love Hote '', place Vittorio Emanuele. Quartier de la Gare de Termini.



Hotel sympatoche, bon acceuil , au deuxieme étage, chambres propres. (Hotel non prévu pour le premier séjour, donc...on fait avec..)

Seul et énorme problème , le petit Déj. Il est servi en bas de l'hotel dans un café tabac-bar-machines à sous... Et pas de place inside.

Donc quand il fait froid pas good. Si vous décidez de prendre cet hotel, ne prenez pas le Petit Déj, faites 20 mètres de pus, il y a un café plus mieux davantage.
Bangladesh en juillet août English translation pending
by Lul · 2015-06-13 · 14 replies
Bonjour, Il y a quelques comptes-rendus de voyageurs revenant du Bangladesh, mais aucun ne concerne les mois de juillet et août. Donc ma question est : la période de mousson est-elle si terrible pour qu'un voyageur n'ose y poser ses sandales ? Luc
Croisière tour du monde en 2017 English translation pending
by Treilles · 2015-06-05 · 689 replies
bonjour,

j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017

Merci Sylvie
Compte rendu de notre croisière en Méditerranée sur le MSC Divina English translation pending
by Grandpierreg · 2015-06-04 · 23 replies
Bonjour à tous !

Je vais vous faire un compte rendu de notre croisière en méditerranée à bord du MSC DIVINA qui a eu lieu de 20 au 27 mai. J’espère qu’il vous sera utile et je suis bien sûr à votre disposition pour toutes questions. Les sujets de discussion, les avis, les comptes rendus, … de ce forum me sont bien utiles pour organiser mes croisières, il est donc normal que j’y participe aussi !

Nous devions faire initialement une croisière à bord du MSC ARMONIA début septembre toujours en méditerranée mais pour des raisons professionnelles, nous avons dû annuler.

Nous avons finalement décidé de partir en mai sur le MSC DIVINA. Nous avions repérer une offre promotionnelle sur ce paquebot et le fait que cette croisière était au départ et à l’arrivée de Barcelone nous arrangeait car ce n’est seulement qu’à 4h ½ de route de Montauban.

Nous avons acheté cette croisière chez AZUR CROISIERES en cabine extérieure BELLA garantie. Nous avons finalement été surclassés en cabine balcon ! La catégorie de prestation n’a pas bougée elle par contre : BELLA alors que la cabine balcon que l’on nous a attribuée était normalement une FANTASTICA.

J’illustrerai ce compte-rendu avec des photos surtout les jours d’escales.

L’itinéraire est le suivant : Barcelone / en mer / Naples / Civitavecchia / La Spezzia / Cannes / Palma de Majorque / Barcelone

JOUR 1 – BARCELONE Nous quittons Montauban sous un ciel nuageux et pluvieux dans la matinée et arrivons à Barcelone en début d’après-midi. Le temps est couvert mais il ne pleut pas. L’embarquement commence à 14 heures. Comme il n’y a pas de parking à proximité immédiate des paquebots comme c’est le cas à Marseille, nous déposons la voiture à « VALET PARKING » que nous connaissons déjà car nous avions fait appel à leur service lors de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE en 2012.

http://valetparking.es/?lang=fr

Nous avons acheté le service « EXCLUSIVE ». Il faut déposer la voiture directement dans leur parking qui est fermé et surveillé apparemment. Il vous transporte ensuite individuellement avec les bagages dans leur propre navette, qui est en fait une voiture, pour vous déposer au pied du paquebot. Le jour du débarquement, vous les appelez, ils viennent vous chercher toujours individuellement au pied du paquebot et vous ramène à leur parking où vous récupérez votre voiture. Il existe également le service « VIP » et «PREMIUM ».

Leur navette nous dépose donc au pied du paquebot. Le MSC DIVINA est le seul paquebot dans le port maritime. A proximité, nous apercevons le luxueux hôtel « W » avec son architecture si particulière avec des yachts amarrés à proximité.

Nous mettons les étiquettes à nos valises et les laissons aux porteurs. Nous rentrons dans la gare maritime pour nous apercevoir alors qu’il y a une longue queue pour l’embarquement. On nous donne un petit papier où est imprimé un mot. Nous n’avons pas compris à quoi il pouvait servir car nous faisons la queue tout de suite.

Les procédures habituelles d’embarquement se font finalement assez rapidement comme toujours d’ailleurs. On nous donne la carte MSC qui va nous servir pour toute la croisière et constatons avec plaisir que nous sommes bien au deuxième service pour le diner comme nous le souhaitions. Sur le carnet de voyage que nous avions reçu par mail quelques semaines auparavant, nous étions sur une liste d’attente pour le choix de ce service.

Nous passons les portiques de sécurité, nous nous faisons prendre en photo et montons ensuite dans le paquebot pour nous diriger directement vers notre cabine balcon au pont 9.

C’est la première fois que nous voyageons en cabine balcon. Jusqu’à présent, nous avions toujours des cabines extérieures. Je m’amuse à comparer ces 2 catégories de cabine MSC et constate avec surprise que le placard de la cabine balcon est plus petit que celui de la cabine extérieure ! Par contre, la paroi de douche est en fait deux parois vitrées qui s’ouvrent et non une simple toile. La décoration est aussi beaucoup plus raffinée, plus belle.

On accède au balcon par une baie coulissante et non par une porte battante comme c’est le cas chez COSTA par exemple. Cette baie coulissante à 2 avantages par rapport à la porte battante : elle ne claque pas et on peut la laisser ouverte. Avec la porte battante, ce n’est pas possible car le vérin fait claquer automatiquement la porte. Il faut sinon retenir cette porte battante avec une chaise.

J’ai constaté également que le soleil allait rarement sur le balcon et dans la cabine car notre balcon est en retrait par rapport au flanc du paquebot et en plus il y a un masque au-dessus de ce balcon dû à l’avancé du buffet au pont 14. Dans la cabine extérieure, nous étions à flanc de navire (pont 5), pas de masque au-dessus et le soleil rentrait facilement dans la cabine.

Enfin, autre différence, dès que des voisins sortent sur leurs balcons, on les attend parler, discuter, s’amuser, … ce qui n’est évidemment pas le cas en cabine extérieure.

Mais malgré ces petits désagréments, nous sommes bien sur enchantés de notre sur classement et bien content d’avoir cette cabine qui offre non seulement l’avantage d’accéder à un balcon avec 2 chaises et une petite table mais également d’accéder à l’air libre (les sabords des cabines extérieures ne s’ouvrent pas ) et d’avoir une plus grande vue vers l’extérieure que le sabord.

Les lits sont placés différemment aussi.

J’ai constaté également que les parois qui séparent les balcons pouvaient s’ouvrir et se rabaisser par un système de serrures. Ces parois peuvent ainsi se rabattre si vous achetez 2 cabines communicantes vous permettant ainsi d’avoir un balcon plus grand. Les membres du personnel MSC les rabattent aussi pour pouvoir plus facilement nettoyer les balcons ou faire de la maintenance. A ce propos, je précise que notre balcon a été nettoyé 2 fois, de l’extérieur, pendant la croisière ! Il nous demande alors de fermer à clef la baie et de tirer les rideaux …

Nous nous débarrassons de nos petites affaires dans la cabine et montons directement au buffet pont 14. La nourriture est correcte et le buffet bien fourni. Les pizzerias sont bonnes mais il n’y a pas suffisamment de garniture.

Lorsque nous revenons à notre cabine, le steward se présente et nous dis la formule habituelle : il est à notre disposition, nous demande à quel service du diner nous sommes et ne pas hésiter à le contacter … On nous livre ensuite nos 2 valises et nous rangeons nos affaires dans ce placard plus petit que d’habitude.

Nous nous reposons un peu mais sans profiter du balcon ! En effet la baie est resté fermée car juste en face de notre cabine, sur l’autre rive du port, il y a une grosse usine qui charge et décharge des containers ainsi que de grosses quantités de ce qui semble être du blé. Tout ceci se fait dans un vacarme assourdissant !

Enfin, vers 18 heures comme prévue, le MSC DIVINA quitte doucement le port nous éloignant ainsi peu à peu de ce vacarme. On ouvre enfin la baie pour regarder le départ sur notre balcon.

Je précise que les horaires qui étaient précisées sur la descriptif de la croisière n’ont pas toujours été respectées : certaines escales ont été rallongées, d’autres raccourcies .A Cannes par exemple, on devait arriver à 10h30 pour repartir à 19 h. On est finalement arrivé à 10 h pour repartir à 18h …

Nous nous préparons ensuite pour le spectacle au théâtre (il peut accueillir 1603 personnes !) qui commence à 19h45. Pour ceux qui ont pris le second service comme nous, le spectacle est avant le diner. C’est l’inverse pour ceux du premier service. Magnifique spectacle comme toujours. Il n’y a pas eu de spectacle le soir de l’escale à Palma de Majorque. Nous allons ensuite diner au restaurant à 21h15, heure du second service (le premier était à 19h30 je crois). Nous découvrons notre table attribuée et les passagers qui partagent cette table avec nous : un couple de belges adorables, très sympathiques et qui ont également réservés chez AZUR CROISIERES.

Le diner à la carte est délicieux même si parfois la quantité est un peu limite surtout les plats de pâtes (c’est pourtant ce qui leur coûte le moins cher !). Les plats de viande ou ceux indiqués par la mention « suggestion du chef » sont au contraire plus copieux. Personnellement, je prenais à chaque fois une entrée + une soupe chaude ou froide (type gaspacho) + le plat principal + une assiette de fromage + un dessert.

Nous n’avons pas pris de forfait boissons qui sont certes à un prix intéressant par rapport à ce qu’ils vous proposent mais vous payez malgré tout plus et consommez plus que si vous consommez au verre. Nous prenions simplement une bouteille d’eau au diner et de temps en temps au bar une bière, un café ou un cocktail. A chaque fois pour une croisière de 8 jours nous ne dépensons pas plus de 30 € / personne en boissons et on ne s’est jamais senti frustré !

Nos voisins belges étaient en fait des personnes modestes et ils n’avaient pas les moyens de mettre beaucoup d’argent : pas de spa/hammam/sauna, pas d’excursions, pas d’assurance, pas de photos, pas de cocktails ou café .... Ils ont acheté la croisière en cabine intérieure BELLA ainsi qu’un forfait de 7 bouteilles d’eau (ils nous ont d’ailleurs donné leur dernière bouteille dont ils n’avaient pas besoin lors du dernier diner). Ils nous ont également expliqués qu’ils économisaient pour pouvoir s’offrir une croisière MSC par an (toujours en intérieure BELLA). C’est leur petit luxe à eux, ils en sont fiers, leur entourage les enviait. Ils avaient l’impression d’être dans un hôtel 5 étoiles pendant 1 semaine d’autant plus cette semaine puisqu’ils ont été surclassés comme nous en cabine balcon ! Ils avaient leurs cartes MSC CLUB GOLD qui leur permettaient d’avoir 10 % de réduction.

Après le diner, nous nous couchons. J’ai été réveillé au milieu de la nuit par un bruit récurrent dans notre cabine. Le paquebot tangue légèrement. Je finis par me lever pour m’apercevoir que c’est la baie qui bouge dans le rail de glissement. « Il y a du jeu » comme on dit. Je plie en 4 le journal de bord et le glisse à l’endroit où ça bouge. Ce n’est pas très élégant mais au moins plus de bruits !

A propos du bruit, j’ai été réveillé tôt le premier matin par le bruit des plateaux sur roulettes des membres du personnel qui roulaient sur les baguettes en métal qui traversent la largeur du couloir au niveau des portes incendies. Il y en avait une à proximité immédiate de notre cabine. Çà a été le seul matin où j’ai été réveillé par ce bruit. Je pense que j’ai fini par m’y habitué. Notre cabine se trouvait pas très loin des ascenseurs et l’on entendait légèrement la musique d’ambiance ainsi que les aspirateurs des membres du personnels pour nettoyer le palier. Mais là aussi, cela ne nous pas bien dérangé…

JOUR 2 – EN MER Nous profitons de cette journée en mer pour visiter le paquebot. Je n’entrerais pas dans le détail sur le MSC DIVINA d’autant plus que c’est le jumeau du MSC SPLENDIDA que nous connaissons déjà. C’est un beau paquebot. Vous pouvez cliquer sur le lien suivant puis cliquer à nouveau sur la petite ligne « vidéo » pour vous faire une idée de ce navire.

http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/Navires/MSC-Divina.aspx

Nous en profitons également pour aller au bureau des excursions pour vérifier si les nôtres réservées sur internet ont bien été enregistrées d’autant plus qu’entre temps, il y a eu une modification de la part de MSC du système de réservations. On nous confirme que tout est bien enregistré. Nous avons bien reçu nos tickets de réservation mais ils étaient déposés sur la porte de la cabine côté extérieure (couloir), ce que je n’ai pas trop aimé. Cela peut paraître stupide mais je craignais qu’on nous les vole ! Il n’y a en effet aucune vérification quand vous présentez ces tickets au moment de l’excursion entre votre propre numéro de cabine et le numéro de cabine inscrit sur le ticket de l’excursion ! Jusqu’à présent, ils étaient soit insérés sous la porte, soit déposés dans notre cabine.

Nous recevons un petit mot nous précisant que ce soir en tant que membre MSC CLUB nous sommes invités à un cocktail en présence du Capitaine et de ses officiers dans l’un des salons. Nous y allons puis comme tous les soirs spectacle et dîner. Ce soir, c’est la première soirée de gala.
Discussion sur le concours photo de juin 2015 - Contrastes English translation pending
by LuluMae · 2015-06-01 · 253 replies
Le concours est lancé, ça se passe ici !
Impressions de Namibie, Botswana et Zimbabwe English translation pending
by Cendryon · 2015-05-31 · 247 replies
Bonsoir, Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE. Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.

Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.

Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .

Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !

Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).

L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.

La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.



Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.

Ci-dessus : Zebra crossing

La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable



Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.

Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :

1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...



2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !



Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...



Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...

So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.



Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.

Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.



Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.

Les paysages

La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)

Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...



Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)



Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)



D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)





Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....



Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,



journée combiné catamaran + sandwich harbour,

(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)

rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),

(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)

Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...

En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.

Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.

Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...



Celui-ci nous attend l'année prochaine :



Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage? English translation pending
by Ms64 · 2015-05-16 · 444 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?

Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".

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