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Pamir Highway (vidéo) English translation pending
Bonjour,
Pour faire suite à ma série de photos sur l'Asie centrale ( https://voyageforum.com/discussion/serie-photos-prises-en-asie-centrale-d8123328/ )
voici une petite vidéo d'un parcours classique sur une partie de la route M41 (connue sous le nom de Pamir Highway).
La section Khorog- Alichur n'est pas parcourue, le circuit passant pas Ishkashim et la vallée de Wakhan avant de retrouver la M41 au niveau d'Alichur.
https://www.youtube.com/watch?v=ipkIpiZBAxs&t=628s
https://www.youtube.com/watch?v=ipkIpiZBAxs&t=628s
Neige en Mongolie en février/mars? English translation pending
bonjour à tous,
je prépare une expédition dont le but est de traverser la mongolie d'est en ouest sans moyen de transport motorisé.
une ligne droite de 2400km avec le khuiten uuls pour ligne d'arrivée...
j'aimerais savoir si je dois m'attendre à trouver de la neige en février/mars un peu partout ou si celà concerne certaines zones bien précises.
cette précieuse information me permettra d'adapter mon matériel en conséquence...
si quelqu'un connait bien la mongolie, je suis preneur de toute information concernant le climat ou le terrain sur une ligne droite reliant le nomrog aux tavan bogd.
merci beaucoup !
Itinéraire pour la Mongolie à vélo et cartes? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars cet été pendant un mois en Mongolie à vtt. J'aimerais savoir quel coin vous me conseiller pour rouler? Comme tout le monde, je cherche de beaux paysages et pas trop de touristes! si quelqu'un a carrément un itinéraire à me proposer, ce serait top ;o) je pense environ faire 1000km.
d'autre part, ou se procurer les cartes par avance?
enfin, j'ai vu qu'il y avait des transports en communs (bus et mini bus) et que certains cyclo-touristes les avaient emrpruntés pour sortir de la capitale et s'éloigner de la civilization. Je voulais savoir si ces bus sont fréquents et s'il est facile d'y mettre deux vélos!
merci d'avance pour votre aide! :o)
je pars cet été pendant un mois en Mongolie à vtt. J'aimerais savoir quel coin vous me conseiller pour rouler? Comme tout le monde, je cherche de beaux paysages et pas trop de touristes! si quelqu'un a carrément un itinéraire à me proposer, ce serait top ;o) je pense environ faire 1000km.
d'autre part, ou se procurer les cartes par avance?
enfin, j'ai vu qu'il y avait des transports en communs (bus et mini bus) et que certains cyclo-touristes les avaient emrpruntés pour sortir de la capitale et s'éloigner de la civilization. Je voulais savoir si ces bus sont fréquents et s'il est facile d'y mettre deux vélos!
merci d'avance pour votre aide! :o)
Quel itinéraire pour rejoindre Ulan-Bator English translation pending
bonjour,
nous voyageons en side car URAL et nous arriveront en Mongolie en juillet 2015, nous passeront la fronti��re russe-mongolie a TASHENTA / TSAGANNUR
quelle pistes pouvez vous nous conseiller pour rejoindre ULANBATOR ?
merci bonne route à tous
christian
Passage de la frontière vers la Mongolie depuis Koch Agatch English translation pending
Bonjour,
nous voulons aller en mongolie depuis koch agatch en altaï russie.
Quelles sont les formailtés avec un visa touristique russe pour entrer en mongolie ? et retour par le même endroit ?
merci
éric
nous voulons aller en mongolie depuis koch agatch en altaï russie.
Quelles sont les formailtés avec un visa touristique russe pour entrer en mongolie ? et retour par le même endroit ?
merci
éric
A la recherche de peuples nomades en Mongolie English translation pending
Bonjours a tous et toutes 🙂
Je suis à la recherche des peuples nomade en mongolie et j'aimerais savoir si vous avez des conseilles sur un itineraire pour les rencontrer???
j'hesite entre plusieurs destination :
Allez dans la region de l'altai et du sayan
Ou passer par Karakorum et aller dans la Vallée de l'Orkhon
Ou le desert de gobie... et encore je ne sais pas par ou??
Bref beaucoup d'hesitation...
Je suis en cour de creation d'une assoc pour la preservation des cultures ethniques... si vous avez aussi des infos sur des assoc là bas je serais tres interressée... car de notre periple nous apporterons l'informations en france de tout ses tributs visité pour faire valoir leur droit de vie, d'humains, de respect et de leur histoire..
Je vous remerci a tous pour le temps que vous decidez a mettre dans vos echanges et partages avec moi... a tres vite.
Do. 🙂
Je suis à la recherche des peuples nomade en mongolie et j'aimerais savoir si vous avez des conseilles sur un itineraire pour les rencontrer???
j'hesite entre plusieurs destination :
Allez dans la region de l'altai et du sayan
Ou passer par Karakorum et aller dans la Vallée de l'Orkhon
Ou le desert de gobie... et encore je ne sais pas par ou??
Bref beaucoup d'hesitation...
Je suis en cour de creation d'une assoc pour la preservation des cultures ethniques... si vous avez aussi des infos sur des assoc là bas je serais tres interressée... car de notre periple nous apporterons l'informations en france de tout ses tributs visité pour faire valoir leur droit de vie, d'humains, de respect et de leur histoire..
Je vous remerci a tous pour le temps que vous decidez a mettre dans vos echanges et partages avec moi... a tres vite.
Do. 🙂
Don't eat raw marmot (Mongolia)
Mongolian "gastronomy" can hold some nasty surprises, and tourists are currently in quarantine over fears of the plague—a disease that's far from extinct.
So, don’t eat marmots, especially raw...
https://www.bluewin.ch/fr/infos/suisse/la-peste-bloque-des-suisses-en-mongolie-246709.html
Visas Mongolie-Kazakhstan-Turquie English translation pending
Bonjours et Bonsoirs,
Voilà le plan: S’envoler des Philippines aux alentour du 20 avril, direction Shanghai. De là, embarquer à bord du transsibérien, direction Oulan-Bator. A travers la Mongolie, puis la Kazakhstan, rejoindre la mer Caspienne puis la Turquie via l’Azerbaïdjan ou la Géorgie. Le tout, à pied! - Utopique? sans doute, je ne suis pas fou. A voir donc...
1er défie: l'administration! Mon pire cauchemar juste devant moi. Je n'aurais pas assez d'un peu d'aide pour traverser cette jungle. Visas, permis de séjour et autres papelards: je coule! D'autant que la durée indéterminée de mes séjours en Mongolie et au Kazakhstan semble un obstacle de taille face à la rectitude organisée du monde de la feuille!
Vous l'aurez compris, j'ai grand besoin de votre sollicitude.
Dames et Messieurs, En vous remerciant.
Voilà le plan: S’envoler des Philippines aux alentour du 20 avril, direction Shanghai. De là, embarquer à bord du transsibérien, direction Oulan-Bator. A travers la Mongolie, puis la Kazakhstan, rejoindre la mer Caspienne puis la Turquie via l’Azerbaïdjan ou la Géorgie. Le tout, à pied! - Utopique? sans doute, je ne suis pas fou. A voir donc...
1er défie: l'administration! Mon pire cauchemar juste devant moi. Je n'aurais pas assez d'un peu d'aide pour traverser cette jungle. Visas, permis de séjour et autres papelards: je coule! D'autant que la durée indéterminée de mes séjours en Mongolie et au Kazakhstan semble un obstacle de taille face à la rectitude organisée du monde de la feuille!
Vous l'aurez compris, j'ai grand besoin de votre sollicitude.
Dames et Messieurs, En vous remerciant.
Rapatrier un colis en Mongolie ou en Chine English translation pending
Salut,
Je voyage en velo depuis quelques annees et j ai besoin de recevoir un colis contenant des pieces de rechange pour mon materiel (remplace par les marques): nouvelle tente interieure, nouvelles chaussures... Environ 4 kilos et volume reduit.
Cela me couterait environ 50€ pour le recevoir via colissimo en Mongolie ou en Chine. Seulement voila, entre les risques eleves qu il soit perdu/vole et les frais de douane importants, je prefererais donner ces 50€ a un(e) voyageur(euse) qui se rendrait en Mongolie en juin 2019 ou en Chine (a partir de aout 2019) et qui accepterait de me le rapporter.
Merci d avance.
Julien
Séjour à Möngün Taïga (république de Touva, Russie) English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
je prépare un séjour dans la région de Mongün Taïga, en République de Touva, une république autonome de Russie. Je suis étudiante en anthropologie et je pars là-bas faire une enquête de terrain ethnographique, sans doute de juillet à septembre 2018. Evidemment, j'ai déjà beaucoup lu et j'ai pu rassembler un certain nombre d'informations sur la région. Vos témoignages et conseils éventuels m'intéressent toutefois concernant les points concrets suivants : - d'abors une question naïve sans doute : me faut-il un visa spécifique pour entrer en République de Touva depuis la République de Russie ? Je compte faire un trajet en avion de Paris à Abakan en passant par Moscou, puis prendre un autocar pour rejoindre Kyzyl.
- certains ou certaines d'entre vous ont-ils déjà fait le trajet Kyzyl - Mugur Aksy ? Il existerait des lignes de bus, mais je n'ai pas plus d'infos (et les routes ont l'air d'être difficiles à conduire sur les photos que j'ai pu voir).
- La région de Möngün Taïga est à la frontière avec la Mongolie et j'ai pu lire ailleurs sur le forum VF que des voyageurs s'étaient vu refusé le permis nécessaire pour s'approcher de la frontière. Auriez-vous plus d'infos sur les formalités à faire ? Je précise que je n'ai pas l'intention de passer la frontière russo-mongole !
- Dans l'idéal, je souhaiterais pouvoir rester deux ou trois semaines à Kyzyl en début de séjour pour apprendre des bases de langue touva (je parle un russe encore élémentaire, mais en bonne progression). Pour ça, j'aimerais bien pouvoir être hébergée dans une famille touva de Kyzyl. Auriez-vous peut-être fait une expérience similaire ?
Je vous remercie de votre aide, toute remarque de votre part me sera sans aucun doute précieuse ! Bon voyage à vous tous et toutes ! :)
je prépare un séjour dans la région de Mongün Taïga, en République de Touva, une république autonome de Russie. Je suis étudiante en anthropologie et je pars là-bas faire une enquête de terrain ethnographique, sans doute de juillet à septembre 2018. Evidemment, j'ai déjà beaucoup lu et j'ai pu rassembler un certain nombre d'informations sur la région. Vos témoignages et conseils éventuels m'intéressent toutefois concernant les points concrets suivants : - d'abors une question naïve sans doute : me faut-il un visa spécifique pour entrer en République de Touva depuis la République de Russie ? Je compte faire un trajet en avion de Paris à Abakan en passant par Moscou, puis prendre un autocar pour rejoindre Kyzyl.
- certains ou certaines d'entre vous ont-ils déjà fait le trajet Kyzyl - Mugur Aksy ? Il existerait des lignes de bus, mais je n'ai pas plus d'infos (et les routes ont l'air d'être difficiles à conduire sur les photos que j'ai pu voir).
- La région de Möngün Taïga est à la frontière avec la Mongolie et j'ai pu lire ailleurs sur le forum VF que des voyageurs s'étaient vu refusé le permis nécessaire pour s'approcher de la frontière. Auriez-vous plus d'infos sur les formalités à faire ? Je précise que je n'ai pas l'intention de passer la frontière russo-mongole !
- Dans l'idéal, je souhaiterais pouvoir rester deux ou trois semaines à Kyzyl en début de séjour pour apprendre des bases de langue touva (je parle un russe encore élémentaire, mais en bonne progression). Pour ça, j'aimerais bien pouvoir être hébergée dans une famille touva de Kyzyl. Auriez-vous peut-être fait une expérience similaire ?
Je vous remercie de votre aide, toute remarque de votre part me sera sans aucun doute précieuse ! Bon voyage à vous tous et toutes ! :)
Que voir en... Mongolie English translation pending
Que voir en Mongolie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cet immense pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturel Altaï : c'est la région de montagnes et de hautes plaines qui court le long de la frontière chinoise. Au niveau touristique l'Altaï offre de magnifiques paysages, plusieurs parcs nationaux, de multiples opportunités d'activés sport-nature, des rencontres avec diverses populations locales, plus quelques vestiges historiques tels que ces pétroglyphes classés au patrimoine de l'UNESCO.Amarbayasgalant : un des principaux monastères bouddhistes du pays. Il est situé dans le nord de la Mongolie.Bulgan : cette ville du nord possède deux musées, un mausolée, un monastère et une belle réserve naturelle dans ses environs (l'Uran Togoo).Choybalson : c'est la quatrième ville mongole, à l'extrême est du pays.Dalanzadgad : la localité est généralement la base pour découvrir le Désert de Gobi et plus particulièrement le Parc national de Gobi Gurvansaikhan.Darham : grande ville proche de la Russie.Edernet : cette ville récente (1975) et minière est la seconde agglomération du pays avec un peu moins de 100 000 habitants. On peut y visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert d'Asie.Karakorum : l'ancienne capitale de l'empire mongol abrite l'important monastère bouddhique d'Erdene Zuu et quelques autres temples. Elle est classée à l'UNESCO dans le cadre du "paysage culturel de la Vallée de l'Orkhon".Khovd : au pied de l'Altaï, à l'extrême ouest, une ville cosmopolite où se mélangent les diverses populations de la région. Moron : cette ville des environs du lac Khovsgol possède un monastère, un musée et un grand marché de plein air.Olgiy : cette cité pas loin de la Russie, majoritairement kazakhe, est nichée en altitude dans le massif de l'Altaï. C'est surtout un point de départ pour des randonnées dans les montagnes voisines et notamment le parc d'Altai Tavan Bogd.Oulan Bator : à 1 350 m d'altitude, la capitale mongole se limite pour nombre de voyageurs à être la porte d'entée dans le pays, et ce malgré quelques musées et monastères intéressants. Quasiment un habitant sur deux du pays vit dans l'agglomération. Shankh : au centre du pays, un des plus anciens et des plus importants monastères bouddhistes de Mongolie.Tsetserleg : la petite ville abrite le monastère bouddhiste de Buyandelgerüülekh.Ulaangom : à proximité du lac Uvs, cette ville à l'architecture soviétique sert généralement de base à la découverte du lac et de ses environs.Uliastai : ancienne cité commerciale qui possède encore quelques vestiges de l'époque des caravanes.Vallée de l'Orkhon : cette vallée au centre, avec ses rivières et ses chutes, est classée à l'UNESCO pour sa valeur et ses témoignages historiques datant de l'époque de Gengis Khan (monastère, ancienne capitale de Karakorum…). 2- Patrimoine naturel Désert de Gobi : c'est un des plus grands déserts au monde, à cheval entre la Mongolie (un tiers du pays) et la Chine. Il est constitué aussi bien de montagnes, de plaines que de dunes. Il abrite plusieurs parcs nationaux dont le Gobi Gurvansaikhan. Localement, on peut y randonner à pied, à cheval ou en chameaux. C'est aussi l'habitat traditionnel du léopard des neiges et du chameau de Bactriane.Lac Khovsgol : vaste lac (et parc national) à la frontière russe au nord-ouest de la Mongolie. Dans de beaux paysages vit une faune variée (oiseaux, ours, loups…) ainsi que des populations à la culture et aux traditions encore bien présentes (Tsaatans, Bouriates…). On peut y pêcher et faire du kayak.Lac Uvs : c'est le plus grand lac mongol, au nord-ouest face à la Russie. Il est classé à l'UNESCO pour la steppe qui l'entoure et les oiseaux qui y nichent. Le lac Uvs a le record d'Asie d'amplitude thermique entre l'été (+ 47 C) et l'hiver (jusqu'à - 58 C).Monts Khangaï : long et joli massif montagneux à l'ouest de la capitale avec des sommets à plus de 4 000 m et des lacs comme le Terkhiin. C'est une zone de treks.Parc national d'Altai Tavan Bogd : à la frontière chinoise et proche de la ville Olgiy, un long parc formé de lacs, forêts et glaciers dans lequel on peut randonner à pied, à cheval, à ski et même en chameau, faire de l'escalade, du raft, du kayak ou encore pêcher.Parc national de Gobi Gurvansaikhan : c'est le principal parc du Gobi, à sa lisière nord. On peut y randonner dans de superbes paysages mais aussi voir les hautes dunes "chantantes" de Khongoryn, les falaises orangées de Bayanzag (avec leurs fossiles de dinosaures) ou les champs de glace de la Vallée de Yolyn Am.Parc national Gorkhi Terelj : joli parc proche de la capitale dans lequel on peut randonner à pied ou à cheval et faire de l'escalade. C'est l'habitat traditionnel d'ours bruns et de multiples espèces d'oiseaux.Parc national de Khustain Nuruu : ce site des environs de la capitale est connu pour abriter les chevaux (sauvages) de Przewalski. On peut y randonner.Réserve naturelle de Gun-Galuut : à une centaine de kilomètres d'Oulan Bator, Gun-Galuut offre des paysages variés avec de la steppe, des montagnes, des lacs et des rivières. Il permet aussi pas loin de la capitale de pratiquer nombre d'activités sport-nature (trek, raft, kayak, pêche…), d'observer les oiseaux et de découvrir la vie des populations nomades qui y vivent.Transmongolien : dans le prolongement du Transibérien, c'est le train qui relie Oulan Bator à Pékin. Il permet de découvrir la steppe mongole.Vallée du Darkhad : superbe vallée des environs du lac Khovsgol, très difficile d'accès, où vivent des populations Tsaatan et Darkad.3- Le plus apprécié...
Altaï; Désert de Gobi; Karakorum; Lac Khovsgol; Monts Khangaï; Parc national d'Altai Tavan Bogd; Parc National de Gobi Gurvansaikhan; Réserve naturelle de Gun-Galuut.
- © VoyageForum -
1- Villes et patrimoine culturel Altaï : c'est la région de montagnes et de hautes plaines qui court le long de la frontière chinoise. Au niveau touristique l'Altaï offre de magnifiques paysages, plusieurs parcs nationaux, de multiples opportunités d'activés sport-nature, des rencontres avec diverses populations locales, plus quelques vestiges historiques tels que ces pétroglyphes classés au patrimoine de l'UNESCO.Amarbayasgalant : un des principaux monastères bouddhistes du pays. Il est situé dans le nord de la Mongolie.Bulgan : cette ville du nord possède deux musées, un mausolée, un monastère et une belle réserve naturelle dans ses environs (l'Uran Togoo).Choybalson : c'est la quatrième ville mongole, à l'extrême est du pays.Dalanzadgad : la localité est généralement la base pour découvrir le Désert de Gobi et plus particulièrement le Parc national de Gobi Gurvansaikhan.Darham : grande ville proche de la Russie.Edernet : cette ville récente (1975) et minière est la seconde agglomération du pays avec un peu moins de 100 000 habitants. On peut y visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert d'Asie.Karakorum : l'ancienne capitale de l'empire mongol abrite l'important monastère bouddhique d'Erdene Zuu et quelques autres temples. Elle est classée à l'UNESCO dans le cadre du "paysage culturel de la Vallée de l'Orkhon".Khovd : au pied de l'Altaï, à l'extrême ouest, une ville cosmopolite où se mélangent les diverses populations de la région. Moron : cette ville des environs du lac Khovsgol possède un monastère, un musée et un grand marché de plein air.Olgiy : cette cité pas loin de la Russie, majoritairement kazakhe, est nichée en altitude dans le massif de l'Altaï. C'est surtout un point de départ pour des randonnées dans les montagnes voisines et notamment le parc d'Altai Tavan Bogd.Oulan Bator : à 1 350 m d'altitude, la capitale mongole se limite pour nombre de voyageurs à être la porte d'entée dans le pays, et ce malgré quelques musées et monastères intéressants. Quasiment un habitant sur deux du pays vit dans l'agglomération. Shankh : au centre du pays, un des plus anciens et des plus importants monastères bouddhistes de Mongolie.Tsetserleg : la petite ville abrite le monastère bouddhiste de Buyandelgerüülekh.Ulaangom : à proximité du lac Uvs, cette ville à l'architecture soviétique sert généralement de base à la découverte du lac et de ses environs.Uliastai : ancienne cité commerciale qui possède encore quelques vestiges de l'époque des caravanes.Vallée de l'Orkhon : cette vallée au centre, avec ses rivières et ses chutes, est classée à l'UNESCO pour sa valeur et ses témoignages historiques datant de l'époque de Gengis Khan (monastère, ancienne capitale de Karakorum…). 2- Patrimoine naturel Désert de Gobi : c'est un des plus grands déserts au monde, à cheval entre la Mongolie (un tiers du pays) et la Chine. Il est constitué aussi bien de montagnes, de plaines que de dunes. Il abrite plusieurs parcs nationaux dont le Gobi Gurvansaikhan. Localement, on peut y randonner à pied, à cheval ou en chameaux. C'est aussi l'habitat traditionnel du léopard des neiges et du chameau de Bactriane.Lac Khovsgol : vaste lac (et parc national) à la frontière russe au nord-ouest de la Mongolie. Dans de beaux paysages vit une faune variée (oiseaux, ours, loups…) ainsi que des populations à la culture et aux traditions encore bien présentes (Tsaatans, Bouriates…). On peut y pêcher et faire du kayak.Lac Uvs : c'est le plus grand lac mongol, au nord-ouest face à la Russie. Il est classé à l'UNESCO pour la steppe qui l'entoure et les oiseaux qui y nichent. Le lac Uvs a le record d'Asie d'amplitude thermique entre l'été (+ 47 C) et l'hiver (jusqu'à - 58 C).Monts Khangaï : long et joli massif montagneux à l'ouest de la capitale avec des sommets à plus de 4 000 m et des lacs comme le Terkhiin. C'est une zone de treks.Parc national d'Altai Tavan Bogd : à la frontière chinoise et proche de la ville Olgiy, un long parc formé de lacs, forêts et glaciers dans lequel on peut randonner à pied, à cheval, à ski et même en chameau, faire de l'escalade, du raft, du kayak ou encore pêcher.Parc national de Gobi Gurvansaikhan : c'est le principal parc du Gobi, à sa lisière nord. On peut y randonner dans de superbes paysages mais aussi voir les hautes dunes "chantantes" de Khongoryn, les falaises orangées de Bayanzag (avec leurs fossiles de dinosaures) ou les champs de glace de la Vallée de Yolyn Am.Parc national Gorkhi Terelj : joli parc proche de la capitale dans lequel on peut randonner à pied ou à cheval et faire de l'escalade. C'est l'habitat traditionnel d'ours bruns et de multiples espèces d'oiseaux.Parc national de Khustain Nuruu : ce site des environs de la capitale est connu pour abriter les chevaux (sauvages) de Przewalski. On peut y randonner.Réserve naturelle de Gun-Galuut : à une centaine de kilomètres d'Oulan Bator, Gun-Galuut offre des paysages variés avec de la steppe, des montagnes, des lacs et des rivières. Il permet aussi pas loin de la capitale de pratiquer nombre d'activités sport-nature (trek, raft, kayak, pêche…), d'observer les oiseaux et de découvrir la vie des populations nomades qui y vivent.Transmongolien : dans le prolongement du Transibérien, c'est le train qui relie Oulan Bator à Pékin. Il permet de découvrir la steppe mongole.Vallée du Darkhad : superbe vallée des environs du lac Khovsgol, très difficile d'accès, où vivent des populations Tsaatan et Darkad.3- Le plus apprécié...
Altaï; Désert de Gobi; Karakorum; Lac Khovsgol; Monts Khangaï; Parc national d'Altai Tavan Bogd; Parc National de Gobi Gurvansaikhan; Réserve naturelle de Gun-Galuut.
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Mongolie France en 4x4 English translation pending
Bonjour, je recherche des informations sur l’état routier entre Moscou et la frontière kazakh au niveau de Troitsk (Russie) Nous programmons un voyage Oulan Bator Nantes Pour Août 2014 sur une période courte et voulant privilégier la Mongolie et le Kazakhstan nous traverserions la Russie sur ses grands axes. Itinéraire: Mongolie Kazakhstan Russie Biélorussie Pologne Allemagne Belgique, Toutes les informations sont donc bienvenues. mercikarls
Trois semaines à Omsk, Sibérie English translation pending
Bonjour,
Je me rends à Omsk pendant 3 semaines au mois d'août prochain dans le but d'améliorer mon niveau de Russe (je suis logé par l'université d'Omsk et je suivrai des cours intensifs, avec bien sûr du temps libre). J'ai choisi cette ville car je voudrai connaitre la mentalité et la culture de la province, et en particulier de la Sibérie (car comme on dit "Moscou ne sont pas la Russie"). Evidemment je me suis renseigné sur cette ville, mais je voudrais savoir si certains d'entre vous y sont allés ou sont allés aux alentours (disons en Sibérie, même si c'est géant). Auriez-vous des conseils à me donner ? Des endroits à me conseiller ? Des choses à me déconseiller ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Je me rends à Omsk pendant 3 semaines au mois d'août prochain dans le but d'améliorer mon niveau de Russe (je suis logé par l'université d'Omsk et je suivrai des cours intensifs, avec bien sûr du temps libre). J'ai choisi cette ville car je voudrai connaitre la mentalité et la culture de la province, et en particulier de la Sibérie (car comme on dit "Moscou ne sont pas la Russie"). Evidemment je me suis renseigné sur cette ville, mais je voudrais savoir si certains d'entre vous y sont allés ou sont allés aux alentours (disons en Sibérie, même si c'est géant). Auriez-vous des conseils à me donner ? Des endroits à me conseiller ? Des choses à me déconseiller ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Sahara, Mongolie, le monde, tout en 2CV. photos, récits, liens English translation pending
Bonjour à tous,
Un petit blog dédidé aux voyages et expéditions en 2CV à travers le monde : http://aventure.2cv.over-blog.com/
Les notres depuis 15 ans et ceux de tas d'autres voyageurs, en ce moment même et rétrospectivement depuis 1953.
Des photos, des carnets de route et des liens pour entrer en contact avec chaque voyageurs.
Bonne visite
Cyril & Sylvie
Un petit blog dédidé aux voyages et expéditions en 2CV à travers le monde : http://aventure.2cv.over-blog.com/
Les notres depuis 15 ans et ceux de tas d'autres voyageurs, en ce moment même et rétrospectivement depuis 1953.
Des photos, des carnets de route et des liens pour entrer en contact avec chaque voyageurs.
Bonne visite
Cyril & Sylvie
Périple en Mongolie avec deux enfants: guide indépendant? English translation pending
Bonjour,
je projette de faire un périple en mongolie à 4 , avec 2 enfants, pendant un mois, en passant par le desert de Gobi et aller jusqu'en Altaï . Nous aimerions faire ce périple en fourgon russe, je crois que c'est moins cher à la location. Est ce quelqu'un connaîtrait un guide indépendant de confiance et qui pratique des tarifs intéressants. Merci pour vos réponses.
Un mois en Sibérie English translation pending
Salut à tous 🙂
J'suis un ptit nouveau sur le forum et j'aurais quelques question à poser sur la sibérie.
Je compte en effet me rendre en solitaire dans cette région pendant un mois en juin prochain. Mais j'ai encore pas mal de lacunes sur le sujet. Je vous explique la situation 😉
En ce qui qui concerne les préparatifs tout est ok:je compte passer par un organisme pour le visas et la lettre d'invitation, mon billet paris-moscou-paris serait payé avec mes mails+ vaccins+assurances pas de souci .Mais après c'est un peu le flou.
Mon but est de circuler un peu partout en sibérie par le train (3e classe) et le bus. J'aimerais ainsi prendre le transsibérien de moscou jusqu'à tomsk (quel tarif?) et obtenir mon billet de train le jour meme de mon arrivée à moscou pour partir si possible dans la meme journée (est ce possible?).
Ensuite je souhaiterai faire l'altaï puis touva en train régional puis remonter vers irkoursk pour terminer mon voyage à tchita. Je rentrerais ensuite par le transsibérien (si quelqu'un avait le tarif ce serait super sympa de me le communiquer!!😛). Question: peut on le faire en un mois seulement?
Autre problème: le budget. Celui ci étant limité, je compte ne pas dépenser plus de 1100 euros voir 1000 euros net pour un mois (sans compter le visas, assurances et billet d'avion). Est ce faisable, sachant que je ne compte dormir à l'hotel qu'une fois tous les trois jours pour tamponner ma fiche d'immigration et passer le reste de mes nuits dans les transports?
Merci de me répondre 😇
NB:je me débrouille en russe
NB:je me débrouille en russe
Question d'éthique en voyage English translation pending
Salut à tous!
Voila je susi étudiante en ethno et j'aurais quelques questions à vous poser pour un devoir que je fais ( sur les voyageurs à long terme)...
Tout d'abord concernant les motivations: qu'est ce qui vous pousse à partir, à tout quitter pendant six mois ou plus?
Ensuite sur les modalités du voyage: voyage seul ou à deux? Vers quelles destinations plus particulièrement, qu'est ce qui détermine le choix de la destination (nb rarement tourné vers des pays "occidentalisé" pourquoi?)? besoin d'écrire un carnet de voyage et de témoigner par construction d'un site? Pourquoi?
Ensuite sur "l'ethique" et la philo qui en découle: ce que je cherche à savoir par la c s'il y a une unité dans la façon de penser la vie et d'aborder les choses..Ya-t-il une démarche spécifique de vie avant le départ ou au retour, cad adhésion à assos, humanitaire? Est ce que le choix de partir est un rejet de certaines valeurs occidantales, d'un certain mode de vie ou d'un rythme de vie imposé? Voyage provoque un changement? Est-il plutot une parenthèse dans votre vie de tous les jours? L'adoption d'un certain style de vie? Un tournant pour vous?
Voila, j'avoue qu'il ya pas mal de questions si vous avez pas le temps faites un choix dans les questions (c'est le dernièr bloc qui m'intéresse le plus car pour les autres j'ai déjà pas mal d'info).. Je dit d'avance merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre....
Voila je susi étudiante en ethno et j'aurais quelques questions à vous poser pour un devoir que je fais ( sur les voyageurs à long terme)...
Tout d'abord concernant les motivations: qu'est ce qui vous pousse à partir, à tout quitter pendant six mois ou plus?
Ensuite sur les modalités du voyage: voyage seul ou à deux? Vers quelles destinations plus particulièrement, qu'est ce qui détermine le choix de la destination (nb rarement tourné vers des pays "occidentalisé" pourquoi?)? besoin d'écrire un carnet de voyage et de témoigner par construction d'un site? Pourquoi?
Ensuite sur "l'ethique" et la philo qui en découle: ce que je cherche à savoir par la c s'il y a une unité dans la façon de penser la vie et d'aborder les choses..Ya-t-il une démarche spécifique de vie avant le départ ou au retour, cad adhésion à assos, humanitaire? Est ce que le choix de partir est un rejet de certaines valeurs occidantales, d'un certain mode de vie ou d'un rythme de vie imposé? Voyage provoque un changement? Est-il plutot une parenthèse dans votre vie de tous les jours? L'adoption d'un certain style de vie? Un tournant pour vous?
Voila, j'avoue qu'il ya pas mal de questions si vous avez pas le temps faites un choix dans les questions (c'est le dernièr bloc qui m'intéresse le plus car pour les autres j'ai déjà pas mal d'info).. Je dit d'avance merci à tous ceux qui prendront le temps de me répondre....
Recherche agence de voyage locale en Russie English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise un séjour de 8 jours pour un groupe de 16 adolescents (14-17 ans). Je souhaiterais leur permettre durant ce séjour de vivre un veritable moment d'échange et de rencontre avec la population russe en plus des traditionnelles visites incontournables. Ce voyage aura 2 étapes: Moscou et Saint Petersbourg (trajet en train entre ces deux villes).
Pour cela, je cherche une agence locale qui pourrait nous accompagner dans la creation de ce séjour.
Merci d'avance pour votre aide
J'organise un séjour de 8 jours pour un groupe de 16 adolescents (14-17 ans). Je souhaiterais leur permettre durant ce séjour de vivre un veritable moment d'échange et de rencontre avec la population russe en plus des traditionnelles visites incontournables. Ce voyage aura 2 étapes: Moscou et Saint Petersbourg (trajet en train entre ces deux villes).
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Petits moments dans le Transsibérien English translation pending
Episode 1 : Une valse avec quelques printemps de trop.
Entre Krasnoïarsk et Irkoutsk
Nombre d'heures : 19h
Après une nuit blanche et un train presque loupé sans une « balade » à bord d'une épave sur roues, je quittais avec une petite boule au ventre une ville que j'avais vraiment appréciée, Krasnoïarsk.
Je rentrais dans le train, la gueule en vrac, avec la ferme intention de dormir toute la journée. De plus, j'avais pour la première fois de mon voyage réservé en «купе » (se dit « coupé »), seconde classe du Transsibérien par manque de place en 3ème. La grande différence étant que le couloir en coupé en était réellement un. Pas de couchette cachée dans un coin de mur. Les compartiments de 4 personnes pouvaient donc être fermé. Une révolution pour moi, que dis-je, le grand luxe.
J'arrivais et mes attentes les plus folles disparaissaient dès les premiers regards dans la cabine, non je n'aurai pas comme compagne de compartiment une jolie Russe à forte poitrine avec un anglais parfais (Attente de merde, je dois l'avouer). À en juger par les vêtements j'avais à faire à une dame du troisième âge. Qui dit troisième âge, dit pas d'anglais, pas de blague, pas de bruit... Bon, en soi, c'était pas plus mal, je voulais justement me reposer. Après quelques minutes d'arrêt, je sentis la locomotive trembler, j'étais parti pour presque 20h de train. En deux-deux et profitant de ces quelques minutes de solitudes, je me mettais à l'aise. Dans le Transsibérien jogging, maillot de corps et claquette sont de mise. Le Russe quand il est à la maison doit se sentir confortable, ceci étant, je pense, comme un pied de nez au climat qui l'oblige à se parer de nombreuses couches de vêtements. À la maison, on fait chauffer le poële (parfois trop pour moi) et on se pavane dans des vêtements moches, mais confort. Le transsibérien étant une prolongation de la maison, les Russes ont vite fait de se mettre à l'aise. Il n'est donc pas rare de voir les hommes posés dans leur couchette en calbute à se gratter les couilles. J'avais préparé ma banquette et j'étais prêt à sombrer dans un sommeil réparateur, mais j'étais un peu ennuyé, je n'avais pas encore aperçu ma future colocataire de chambrée. C'est au moment où mes yeux disaient merde à ma curiosité, qu'une dame âgé, blonde, des lunettes de soleil, toute pimpante quoi, ouvrit la porte du compartiment. Elle s'arrêta, stupéfaite de me voir, puis son visage changea presque instantanément et se munit d'un grand sourire. À peine assise sur sa couchette, elle me bombarda de questions avec un timbre de voix plein de panache et d'enthousiasme. Stupide que je suis, je m'entendis dire que je parlais un peu russe. Manque de chance, cette mademoiselle, qui vit dans un corps de grand-mère, fait partie de cette catégorie de gens qui pensent qu’articuler à outrance et augmenter les décibels te feront comprendre ce qu'ils disent, en bref, j'étais parti pour hocher la tête. Elle m'expliqua qu'elle avait quitté sa maison de retraite pour quelques jours et qu'elle était heureuse là bas.Tu m'étonnes, sa maison de retraite est basée juste en contrebas du massif de l'Altaï (si tu ne connais pas, fonce sur internet) Puis, elle me présenta sa fille et sa petite fille via les photos de ces dernières sur son téléphone portable. Assez rapidement, la conversation dériva sur ses dernières vacances à Vladivostok, et là, je dois avouer que cette partie de la conversion réussit à stopper le temps, Dieu que c'était long. C'est au moment ou n'en pouvant plus, alors que mes yeux se fermaient tous seul, que le train se décida à s'arrêter pour une pause d'une vingtaine de minutes, sauvées. Je m'empressai de lui faire comprendre que j'avais faim et qu'il fallait que je prenne l'air.
Je m'achetais donc un casse-croute dans un ptit bouiboui tenu par une babouchka en bord de quai, respirais un peu l'air frais et profitais de ce moment de calme, entouré de fumeur de clope. Je ne bénéficiais que de quelques secondes de tranquillités avant d'entendre la voix de ma tortionnaire. Je pensais, « mais, lâche-moi la grappe juste 5 min », mais je tournais la tête dans sa direction avec un grand sourire, vous savez celui ou on voit bien les dents. C'est plus fort que moi, avec les personnes âgées, surtout sympa comme ça, je joue le jeu. C'est avec un sourire bien plus sincère qu'elle me fit un coucou de la main et qu'elle me désigna du doigt à la chef de train. Je compris alors qu'elle lui disait que j’étais français, que l'on était dans le même compartiment et que j'avais une belle gueule. Elle n'allait quand même pas me faire du gringue ! Le plan était simple, rentrer dans le train bien avant la fin de la pause et m'endormir avant qu'elle ne revienne. Je finissais mon dernier morceau de saucisse, fonçais dans mon compartiment et m'endormais avec une rapidité encore inégalée. Le plan avait fonctionné.
Plusieurs heures plus tard, c'est avec la voix sublime de Lara Fabian que je sortais de mon sommeil réparateur. Lara Fabian dans le Transsibérien, incompréhensible tout ça ! J'arrivais peinement à ouvrir mes paupières qui étaient collées et tombais nez à nez avec deux grands yeux verts rieurs. « Larrrra Vabiann Good good ! » « Ya love music » et elle commença par chanter « Je t'aime ». Je dois vous avouer qu'en 2 secondes je passais de « c'est quoi ce bordel », à un fou rire. Au final, cette petite sieste m'avait rendu ma bonne humeur et avec Katia on se mit à chanter quelque Tube de Lara. Elle me faisait marrer, car elle était toute contente de pouvoir entendre un Français chanter en français. La porte du compartiment étant restée ouverte, elle arrêtait toute les personnes posant le moindre regard à l'intérieur. Un karaoké géant pendant bien 1h ! Puis les gens s'en allèrent, sauf que mamie avait plus de pêche que moi et de musique Pop pour vieux, nous sommes passés à des trucs un peu plus en vogue. Dont une sorte de Remix un peu fantasque de valse. Katia voulait bouger, qu’à cela tienne, moi la situation me faisait tellement marrer que je lui proposais de danser la valse dans le compartiment, puis assez rapidement dans le couloir. Pendant deux minutes nous fument l'animation de toute la voiture. Puis nous retournèrent dans notre compartiment et Katia coupa la musique, je pense que j'avais enfin réussi à l'épuisé. Elle me proposa de boire le thé, ce dernier accompagné de biscuit et d'une confiture maison. Puis sans un mot nous nous allongeâmes sur nos banquettes respectives et nous passâmes une très bonne nuit (et paf passé simple).
Le lendemain, je quittais Katia, je ne la reverrai jamais, mais je n'oublierai pas cette jolie personne qui m'a permis et ce n'est pas rien de danser la valse dans le transsibérien:-)
Entre Krasnoïarsk et Irkoutsk
Nombre d'heures : 19h
Après une nuit blanche et un train presque loupé sans une « balade » à bord d'une épave sur roues, je quittais avec une petite boule au ventre une ville que j'avais vraiment appréciée, Krasnoïarsk.
Je rentrais dans le train, la gueule en vrac, avec la ferme intention de dormir toute la journée. De plus, j'avais pour la première fois de mon voyage réservé en «купе » (se dit « coupé »), seconde classe du Transsibérien par manque de place en 3ème. La grande différence étant que le couloir en coupé en était réellement un. Pas de couchette cachée dans un coin de mur. Les compartiments de 4 personnes pouvaient donc être fermé. Une révolution pour moi, que dis-je, le grand luxe.
J'arrivais et mes attentes les plus folles disparaissaient dès les premiers regards dans la cabine, non je n'aurai pas comme compagne de compartiment une jolie Russe à forte poitrine avec un anglais parfais (Attente de merde, je dois l'avouer). À en juger par les vêtements j'avais à faire à une dame du troisième âge. Qui dit troisième âge, dit pas d'anglais, pas de blague, pas de bruit... Bon, en soi, c'était pas plus mal, je voulais justement me reposer. Après quelques minutes d'arrêt, je sentis la locomotive trembler, j'étais parti pour presque 20h de train. En deux-deux et profitant de ces quelques minutes de solitudes, je me mettais à l'aise. Dans le Transsibérien jogging, maillot de corps et claquette sont de mise. Le Russe quand il est à la maison doit se sentir confortable, ceci étant, je pense, comme un pied de nez au climat qui l'oblige à se parer de nombreuses couches de vêtements. À la maison, on fait chauffer le poële (parfois trop pour moi) et on se pavane dans des vêtements moches, mais confort. Le transsibérien étant une prolongation de la maison, les Russes ont vite fait de se mettre à l'aise. Il n'est donc pas rare de voir les hommes posés dans leur couchette en calbute à se gratter les couilles. J'avais préparé ma banquette et j'étais prêt à sombrer dans un sommeil réparateur, mais j'étais un peu ennuyé, je n'avais pas encore aperçu ma future colocataire de chambrée. C'est au moment où mes yeux disaient merde à ma curiosité, qu'une dame âgé, blonde, des lunettes de soleil, toute pimpante quoi, ouvrit la porte du compartiment. Elle s'arrêta, stupéfaite de me voir, puis son visage changea presque instantanément et se munit d'un grand sourire. À peine assise sur sa couchette, elle me bombarda de questions avec un timbre de voix plein de panache et d'enthousiasme. Stupide que je suis, je m'entendis dire que je parlais un peu russe. Manque de chance, cette mademoiselle, qui vit dans un corps de grand-mère, fait partie de cette catégorie de gens qui pensent qu’articuler à outrance et augmenter les décibels te feront comprendre ce qu'ils disent, en bref, j'étais parti pour hocher la tête. Elle m'expliqua qu'elle avait quitté sa maison de retraite pour quelques jours et qu'elle était heureuse là bas.Tu m'étonnes, sa maison de retraite est basée juste en contrebas du massif de l'Altaï (si tu ne connais pas, fonce sur internet) Puis, elle me présenta sa fille et sa petite fille via les photos de ces dernières sur son téléphone portable. Assez rapidement, la conversation dériva sur ses dernières vacances à Vladivostok, et là, je dois avouer que cette partie de la conversion réussit à stopper le temps, Dieu que c'était long. C'est au moment ou n'en pouvant plus, alors que mes yeux se fermaient tous seul, que le train se décida à s'arrêter pour une pause d'une vingtaine de minutes, sauvées. Je m'empressai de lui faire comprendre que j'avais faim et qu'il fallait que je prenne l'air.
Je m'achetais donc un casse-croute dans un ptit bouiboui tenu par une babouchka en bord de quai, respirais un peu l'air frais et profitais de ce moment de calme, entouré de fumeur de clope. Je ne bénéficiais que de quelques secondes de tranquillités avant d'entendre la voix de ma tortionnaire. Je pensais, « mais, lâche-moi la grappe juste 5 min », mais je tournais la tête dans sa direction avec un grand sourire, vous savez celui ou on voit bien les dents. C'est plus fort que moi, avec les personnes âgées, surtout sympa comme ça, je joue le jeu. C'est avec un sourire bien plus sincère qu'elle me fit un coucou de la main et qu'elle me désigna du doigt à la chef de train. Je compris alors qu'elle lui disait que j’étais français, que l'on était dans le même compartiment et que j'avais une belle gueule. Elle n'allait quand même pas me faire du gringue ! Le plan était simple, rentrer dans le train bien avant la fin de la pause et m'endormir avant qu'elle ne revienne. Je finissais mon dernier morceau de saucisse, fonçais dans mon compartiment et m'endormais avec une rapidité encore inégalée. Le plan avait fonctionné.
Plusieurs heures plus tard, c'est avec la voix sublime de Lara Fabian que je sortais de mon sommeil réparateur. Lara Fabian dans le Transsibérien, incompréhensible tout ça ! J'arrivais peinement à ouvrir mes paupières qui étaient collées et tombais nez à nez avec deux grands yeux verts rieurs. « Larrrra Vabiann Good good ! » « Ya love music » et elle commença par chanter « Je t'aime ». Je dois vous avouer qu'en 2 secondes je passais de « c'est quoi ce bordel », à un fou rire. Au final, cette petite sieste m'avait rendu ma bonne humeur et avec Katia on se mit à chanter quelque Tube de Lara. Elle me faisait marrer, car elle était toute contente de pouvoir entendre un Français chanter en français. La porte du compartiment étant restée ouverte, elle arrêtait toute les personnes posant le moindre regard à l'intérieur. Un karaoké géant pendant bien 1h ! Puis les gens s'en allèrent, sauf que mamie avait plus de pêche que moi et de musique Pop pour vieux, nous sommes passés à des trucs un peu plus en vogue. Dont une sorte de Remix un peu fantasque de valse. Katia voulait bouger, qu’à cela tienne, moi la situation me faisait tellement marrer que je lui proposais de danser la valse dans le compartiment, puis assez rapidement dans le couloir. Pendant deux minutes nous fument l'animation de toute la voiture. Puis nous retournèrent dans notre compartiment et Katia coupa la musique, je pense que j'avais enfin réussi à l'épuisé. Elle me proposa de boire le thé, ce dernier accompagné de biscuit et d'une confiture maison. Puis sans un mot nous nous allongeâmes sur nos banquettes respectives et nous passâmes une très bonne nuit (et paf passé simple).
Le lendemain, je quittais Katia, je ne la reverrai jamais, mais je n'oublierai pas cette jolie personne qui m'a permis et ce n'est pas rien de danser la valse dans le transsibérien:-)
Frontière inhabituelle Mongolie-Russie English translation pending
Bonjour à tous , je me présente je m'appel Hugues et je suis en ce moment même en Mongolie , à Hatgal exactement au Sud du lac Khovsgol ou je travail dans une écurie avec une famille Mongol pour une free accomodation dans une yourte , le grand pied . Bref , je suis en Tour du Monde et je rentre en Russie le 5 Février . Je souhaiterais donc , au mieux , ne pas avoir à retourner à Sukhbaatar ( long et couteux ) mais plutôt passer par la frontière au Nord du lac . C'est la route Khankh Road qui va de Turt à Xahx pour la frontière , puis direction Irkusk pour découvrir le lac Baykal .
Le peut d'information que j'ai pour le moment sont que cette frontière n'est pas ouverte aux étranger , mais il y à quand même une douane ?! Dans l'espoir que quelqu'un est eu la même idée , pourriez vous m'apporter quelques infos supplémentaire s'il vous plait .
Bonne réception . Hugues .
Voyage tu feras , ouvert tu resteras !
Russie: S... comme Sibérie, B... comme Baïkal English translation pending
S … comme Sibérie et S … comme le tracé de la ligne du rivage de cette partie du lac.


Parfois, il y a des lectures qui vous replongent dans vos souvenirs de voyage, le récit de Colin Thubron : « En Sibérie »* en est un, il m’a donné l’envie de refaire, virtuellement et en partie, mon périple en baïkalie estivale, c’était il y a quelques années. Le cabotage sur le lac m’avait enthousiasmé et de revoir quelques unes de mes photos a fait émergé de ma mémoire bons nombres de souvenirs … Pourquoi ne pas les partager sur ce Forum d’amateurs de voyages en déclinant quelques aspects de cette région ? De l’idée … à la présentation, c’est à suivre ici, en images et en textes. Bienvenue en Baïkalie !
B … comme Baïkal « J’escaladais un promontoire qui surplombait le lac … Le Baïkal à mes pieds prit des allures d’océan. Les caps se multipliaient … tandis qu’autour de moi les eaux bleu roi étiraient vers le nord une longue courbe … » Colin Thubron. *

Le Baïkal : une mer ou un lac ? On pourrait presque se poser la question lorsqu'on navigue au milieu d'une telle étendue d'eau, ses dimensions sont impressionnantes : sa superficie avoisine celle de la Belgique, 636 kilomètres de long pour une largeur comprise entre 30 et 80 km selon les lieux, sa profondeur abyssale en fait même la réserve d'eau douce la plus profonde de la planète. Des fosses lacustres atteignent même 1637 m, 363 cours d’eau s’y jette … et un seul s’en écoule : l’Angara. Depuis le sommet de ces rochers, on bénéficie avec ce point de vu plongeant d’un panorama sur l’immensité de cette « mer » située au cœur du sud de la Sibérie.
L … comme Lena « Cela tient à la clarté tout à fait spéciale du Baïkal. A mesure que son eau transparente et légèrement alcaline devient plus profonde, elle filtre les autres couleurs qui disparaissent de son spectre lumineux, jusqu’à ce que ne reste que la plus absorbante : le bleu. » C.T.*


Escale sur les rives au Cap Pokoïnik. Les eaux lisses du Baïkal se transforment ici en un parfait miroir. La Lena est le nom d’un des plus longs fleuves de Sibérie (4400 kms), il prend sa source dans les environs, parmi les montagnes qui bordent le lac. Lena est également le nom donné à cette réserve naturelle où l’on ne peut accéder que par bateau, un accès réglementé pour un lieu isolé où règne la taïga sibérienne … Un garde forestier nous attend pour débuter la randonnée en forêt parmi les mélèzes. J'imaginais que le sol de la taïga était un milieu frais et humide où la terre mêlée aux cailloux s'avérerait boueuse ... pas du tout ! Au contraire, ici tout est sec : les pas soulèvent la poussière, les brindilles et les branches mortes craquent sous les chaussures et il fait cet après-midi , sous un soleil généreux, une chaleur méditerranéenne.
F … Comme fleurs
La Sibérie est connue pour son climat extrêmement rigoureux en hiver mais on sait moins que les températures estivales permettent l'éclosion d'une végétation foisonnante.
Dans les landes qui bordent le Lac Baïkal, le sol est couvert par endroits d'un véritable tapis de fleurs aux couleurs éclatantes.
Seule ombre à la composition florale … les nombreux moustiques et vilains taons qui harcèlent le photographe ou le promeneur lorsqu’il fait une pause (manches longues, répulsif et chapeau moustiquaire sont conseillés pour les balades estivales).


Des fleurs qui enchantent également les rivages où elles poussent entre les gros galets.
M … comme Mares

Mares, à la fois village de maisons de bois, port d’embarquement pour naviguer sur le Baïkal et … station balnéaire à la baïkalienne ! Une plage de sable où l’on côtoie, des barques abandonnées, un marécage, une vache et j’y ai même vu un cochon … et aussi quelques téméraires baigneurs, l’eau du lac est aux environs de 14/15°C en été !
O … comme omoul « Principal poisson du lac, l’omoul est un cousin du saumon qui possède une saveur délicate. Il pousse un cri aigu quand on le tire de l’eau. Il va pondre ses œufs en amont des rivières, mais revient en novembre, avant que le Baïkal ne gèle. »C.T.*


C’est « Le » poisson du Baïkal. Pendant très longtemps l’omoul a été la principale ressource du lac et le classique plat de résistance des habitants de la région. Afin de le capturer, il vaut mieux jeter à l’eau un filet qu’un hameçon au bout d’une simple ligne. J’ai essayé la prise à la canne à pêche, mon bouchon est resté désespérément immobile… une seule touche mais aucune prise. On ne s’improvise pas pêcheur du Baïkal ! Pour le déguster, les Russes le préparent à toutes les sauces, enfin, façon de parler … car le plus souvent, l’omoul est préféré salé, séché ou fumé. D’ailleurs, la préparation fumée est celle que j’ai le plus apprécié, très savoureuse au palais avec une chair fondante en bouche. Pour s’approvisionner, on peut en trouver sur les étalages des marchés comme celui de Lystvianka, au bord et au sud du lac. L’image est amusante avec ce poisson tenu ouvert par des petites tiges de bois, histoire d’assurer un bon séchage à l’air. Les habitants d’Irkoutsk, la capitale régionale, viennent en nombre le déguster ici à toutes heures … le regard charmé par la vue du lac et accompagné d’un verre de vodka à la main, évidemment !
C … comme chaman « Leurs longs manteaux noirs ruissellent d’une masse de petits disques et de baguettes … le chaman était le gardien de la mémoire de son peuple, de ses histoires et de ses traditions, et des secrets dont il avait hérité. » C.T. *


Sur l’île d’Olkhon, le site du rocher de Bourkhan marque le visiteur par la beauté du lieu. Imaginez un cap rocheux s’avançant dans les eaux du lac et de part et d’autre, deux baies l’une de galets et l’autre faite de sable blond. Mais pour les habitants de la région ce rocher représente bien plus qu’un joli panorama, ce lieu est sacré, la légende l’a transformé en un haut lieu du chamanisme. Des croyances entre magie et religion encore très présentes dans l’île et dans toute la région surtout parmi les populations d’origine bouriate. Ici, le rayonnement des esprits seraient si fort près du rocher que la légende déconseille aux femmes enceintes d’approcher de Bourkhan … quant aux hommes, ils n’ont rien à craindre, ils sont même nombreux à venir en pèlerinage au « rocher au Chaman ».
D … comme drapeaux

Parmi les visiteurs du jour, un homme s’avance vers un des rares arbres de la colline. Son visage arrondi et ses yeux légèrement bridés laisse penser qu’il est d’origine bouriate. Le voilà qui tend sa main et appose sa paume contre le tronc, un instant de recueillement le temps de faire sans doute un vœu, c’est la tradition en ce lieu sacré. Ensuite, en souvenir de son passage, il attache un bout de tissu qui flottera au vent comme ces dizaines d’autres laissés ici. Les bouddhistes vénèrent ce sanctuaire, les drapeaux de prières multicolores accrochés aux branches en sont les témoignages.
K … comme Khougir
Malgré un aspect de gros bourg du fin fond de la Russie, Khougir est l’agglomération principale de l’île d’Olkhon, située au cœur du Baïkal. Quelques pistes en terre sillonnent le village, de rares véhicules et side-car circulent dans ces artères poussiéreuses, zigzaguant sans cesse afin d’éviter les ornières et les vaches déambulant tranquillement devant les habitations. Des poteaux peu esthétiques bordent les rues avec leurs inévitables fils reliés aux compteurs électriques que l’on ne cache pas ici, on les dispose bien en évidence sur les façades des maisons. C’est vrai qu’ils ont longtemps été désirés … l’île n’est connectée au réseau électrique par des câbles sous lacustres que depuis l’année 2005 !
I … comme isba “Les isbas avaient des airs de pendules à coucou avec leur encadrements de fenêtres, leurs volets et leurs avant-toits aussi finement sculpté que des filigranes … Elles semblaient à la fois délicieusement anciennes et flambant neuves. » C.T. *


A l’extrémité de l’avenue principale de Khougir (île d’Olkhon), en bordure de ce qui ressemble à une place, des hommes s’activent près de billes de bois. Ils tronçonnent des troncs d’arbres pour en faire des rondins prêts à être assemblés pour construire une isba. Toutes les maisons du bourg sont en bois entourées de palissades et de barrières agrémentées parfois d’une touche de peinture verte ou bleue. Mais ici, ce sont surtout les fenêtres que l’on décore avec attention. Souvent elles sont joliment encadrées de moulures colorées. .. cela protègerait du mauvais sort ! Pour certaines habitations, le lichen est encore utilisé comme joint d’étanchéité entre les rondins et aussi disposé au bas des fenêtres entre le double vitrage. Un moyen rudimentaire pour absorber la condensation produite par les contrastes thermiques. Même si le temps est relativement doux en été, les imposants tas de bûches adossés au x maisons rappellent que l’hiver est rigoureux dans ces contrées.
T … comme tempête « Le Sarma, qui souffle de l’ouest, surgit de nulle part et soulève les eaux qu’il transforme en murs de brume sous un linceul d’obscurité. » C.T. *


La soirée se déroule dans une insouciante bonne humeur autour d’un sympathique feu de bois improvisé sur la grève de galets … Tiens ! le ciel s’assombrit alors qu’une portion d’arc en ciel se mire à la surface des eaux lisses du Baïkal … belle image ! Ensuite, tout s’enchaîne avec rapidité. Un bruissement sourd, forcissant en quelques secondes se fait entendre, et la forêt de s’agiter en tout sens … le vent vient de se lever avec une puissance et une soudaineté surprenantes annonçant ainsi une tempête. Vite, éteindre le feu afin d’éviter que des brindilles incandescentes provoquent un incendie, puis amarrer solidement le bateau … déjà les eaux calmes se sont transformées en une « mer » agitée de houles et de vagues déferlant sur le rivage ! Toute la nuit (et notre sommeil) sera entrecoupée de bruits de vent, de vagues et de chocs de la coque du bateau sur les galets. Pourtant, nous avons évité le pire … Les pêcheurs du Baïkal connaissent bien la vigueur des rafales du vent local, le sarma qui peut engendrer des vagues jusqu’à 3 mètres de hauteur, un vrai cauchemar !
E … comme éclaircie « Le monde s’est changé en brume … A midi, l’autre berge s’est évanouie dans la brume. On navigue dans de la soie … Maintenant, on n’y voit plus à deux cents mètres … Les eaux s’évanouissent dans le ciel. »C.T. *


Matin calme et atmosphère ouatée. Des bancs de brume nimbent le lac et masquent la vue des rivages. Nous sommes bien en juillet mais cette ambiance me donne une impression automnale. Très prudent, notre capitaine progresse au ralenti dans ce brouillard à couper au couteau en espérant sa dissipation … Peu à peu, les formes lointaines et estompées semblent plus contrastées alors que quelques timides rayons de soleil parviennent à se défaire de cette purée de pois … enfin une éclaircie ! et une mouette qui apparaît dans le sillage de notre bateau. Nous approchons des Ouchkany …
A … comme archipel

Un lac qui se prend pour une mer se doit d’avoir des îles … Le Baïkal possède même un archipel, celui des îles Ouchkany, une poignée d’îlots perdus au milieu du lac. Quelques isbas, une minuscule station météo et surtout une taïga touffue. Longeons maintenant le rivage entre des rochers ornés de lichens orangé et les nombreux mélèzes. Le sentier zigzague entre un tapis de mousse et une jonchée d’aiguilles de conifères. A y regarder de plus près on remarque vite les milliers de fourmis grouillant sous nos pas, d’ailleurs la vue de fourmilières géantes ne peut échapper au regard … par bonheur les fourmis locales ne piquent pas !
N … comme nerpa « A une époque préhistorique, semble-t-il, les ancêtres du nerpa, le petit phoque de Sibérie, remontaient l’Ienisseï et l’Angara leur descendant s’est égaré là pour devenir le seul représentant de l’espèce qui vive en eau douce. » C.T. *


En naviguant le long des côtes, parfois on peut apercevoir furtivement à la surface de l’eau quelques têtes noires et luisantes de nerpas … le temps de les distinguer et elles disparaissent sous l’eau, frustrant ! Pour avoir plus de chance de les observer, il faut se rendre sur un des îlots des Ouchkany transformé en réserve naturelle. Le Baïkal est en effet l’unique lieu au monde où vivent des phoques d’eau douce, aussi on comprend que ce sanctuaire soit protégé et bien gardé ! Ces phoques sauvages sont discrets et peureux … mais en les apercevant enfin, là juste devant nous à seulement une quinzaine de mètres nous restons silencieux et captivés par l’observation. Quelques uns batifolent dans les eaux translucides, d’autres, plus nombreux se prélassent au soleil étendus sur les rochers. Si les nerpas n’aiment pas être dérangés par le bruit, entre eux règne une bruyante agitation faite de grognements et d’éructations. La place manque sur le rocher tant convoité par une trentaine de prétendants … il faut voir ces phoques dodus aux mouvements un peu patauds se déplacer avec difficulté sur les aspérités de la roche. Certains n’hésitent pas à bousculer leurs congénères pour gagner une place au soleil !
R … comme rupestre

Ou cela aurait pu être GR … pour gravures rupestres. En effet, dans toute la région du Baïkal les archéologues ont découvert des indices de présence humaine comme ici sur les berges de Sagan-Zaba. Le bateau bien amarré, il nous faut emprunter la petite annexe gonflable pour approcher les hautes falaises et ainsi découvrir d’étonnantes gravures rupestres. Des dessins gravés dans la roche découverts en 1881 et qui dateraient d’après les spécialistes d’environ 4500 ans ! Mais que représentent-ils ? Décryptages : quelques scènes de chasse avec un chasseur monté sur un cheval, on y reconnait aussi les silhouettes gracieuses de cygnes et de cervidés. Et ce n’est pas tout, des chamans sont également représentés sur ces parois rocheuses, on les voit la tête couronnée dansant probablement au cours de cérémonies rituelles. Parmi toutes les fouilles archéologiques réalisées, un détail intrigue ces historiens : ils n’ont jamais trouvé de traces de présence humaine dans la région pendant un intervalle de 1000 ans : le maillon manquant dans la chronologie de l’histoire de l’Homme en Baïkalie ! Pourquoi cette absence ? Quelle est la raison de la disparition de tout signe humain durant une telle durée ? Des modifications climatiques, un cataclysme ? La question semble toujours sans réponse précise !
P … comme Peschanaya « Je contemplais un golfe bleu frangé du bronze des forêts. Au-delà, une longue série de caps : certains pointaient vers des îles semées sur une eau brillante … » C.T. *


C’est fou comme il y a de lieux sur les bords du lac que l’on vous vente comme « le plus bel endroit du Baïkal ! » … cependant, Il faut bien reconnaître que la baie de Peschanaya a beaucoup de charme. Une longue étende de sable ambré et à chaque extrémité de l’arc de cercle des collines boisées, on les appelle les « cloches ». Comme elles ne sont pas de la même dimension, il y a ici la petite et puis la grosse cloche. Peschanaya est une petite station balnéaire où à l’époque soviétique quelques privilégiés venaient y passer des vacances estivales … le lieu a conservé son charme mais les bâtiments ont quelque peu vieilli ! Un ensemble constitué de bungalows de bois sur lesquels la peinture bleue essaie de donner un peu d’éclat. Reconnaissons que le côté désuet n’empêche pas une impression de gaîté parmi les estivants russes, je pense que la bière et la vodka y son aussi pour quelque chose …


D’escale en escale, ce cabotage m’aura fait découvrir une partie seulement ce cet immense lac Baïkal si justement appelé « Perle de Sibérie ». En contemplant ce ciel embrasé par un soleil déjà couché, je repense à tous ces paysages grandioses qui restent dans ma mémoire, des souvenirs émaillés de quelques rencontres (pêcheurs, villageois, gardiens de réserve … et phoques nerpas !) histoire de donner vie à cet environnement naturel si paisible. Et dire que si souvent le nom de Sibérie est associé à une région austère, désolée et glaciale … assurément, l’été venu, la Sibérie du côté du Baïkal est tout autre !
__ *« En Sibérie » de Colin Thubron, Folio. Prix Nicolas Bouvier 2010. La Sibérie : un immense nulle part … Le célèbre écrivain-voyageur mêle le passé au présent, les paysages aux rencontres … __


Parfois, il y a des lectures qui vous replongent dans vos souvenirs de voyage, le récit de Colin Thubron : « En Sibérie »* en est un, il m’a donné l’envie de refaire, virtuellement et en partie, mon périple en baïkalie estivale, c’était il y a quelques années. Le cabotage sur le lac m’avait enthousiasmé et de revoir quelques unes de mes photos a fait émergé de ma mémoire bons nombres de souvenirs … Pourquoi ne pas les partager sur ce Forum d’amateurs de voyages en déclinant quelques aspects de cette région ? De l’idée … à la présentation, c’est à suivre ici, en images et en textes. Bienvenue en Baïkalie !
B … comme Baïkal « J’escaladais un promontoire qui surplombait le lac … Le Baïkal à mes pieds prit des allures d’océan. Les caps se multipliaient … tandis qu’autour de moi les eaux bleu roi étiraient vers le nord une longue courbe … » Colin Thubron. *

Le Baïkal : une mer ou un lac ? On pourrait presque se poser la question lorsqu'on navigue au milieu d'une telle étendue d'eau, ses dimensions sont impressionnantes : sa superficie avoisine celle de la Belgique, 636 kilomètres de long pour une largeur comprise entre 30 et 80 km selon les lieux, sa profondeur abyssale en fait même la réserve d'eau douce la plus profonde de la planète. Des fosses lacustres atteignent même 1637 m, 363 cours d’eau s’y jette … et un seul s’en écoule : l’Angara. Depuis le sommet de ces rochers, on bénéficie avec ce point de vu plongeant d’un panorama sur l’immensité de cette « mer » située au cœur du sud de la Sibérie.
L … comme Lena « Cela tient à la clarté tout à fait spéciale du Baïkal. A mesure que son eau transparente et légèrement alcaline devient plus profonde, elle filtre les autres couleurs qui disparaissent de son spectre lumineux, jusqu’à ce que ne reste que la plus absorbante : le bleu. » C.T.*


Escale sur les rives au Cap Pokoïnik. Les eaux lisses du Baïkal se transforment ici en un parfait miroir. La Lena est le nom d’un des plus longs fleuves de Sibérie (4400 kms), il prend sa source dans les environs, parmi les montagnes qui bordent le lac. Lena est également le nom donné à cette réserve naturelle où l’on ne peut accéder que par bateau, un accès réglementé pour un lieu isolé où règne la taïga sibérienne … Un garde forestier nous attend pour débuter la randonnée en forêt parmi les mélèzes. J'imaginais que le sol de la taïga était un milieu frais et humide où la terre mêlée aux cailloux s'avérerait boueuse ... pas du tout ! Au contraire, ici tout est sec : les pas soulèvent la poussière, les brindilles et les branches mortes craquent sous les chaussures et il fait cet après-midi , sous un soleil généreux, une chaleur méditerranéenne.
F … Comme fleurs
La Sibérie est connue pour son climat extrêmement rigoureux en hiver mais on sait moins que les températures estivales permettent l'éclosion d'une végétation foisonnante.
Dans les landes qui bordent le Lac Baïkal, le sol est couvert par endroits d'un véritable tapis de fleurs aux couleurs éclatantes.
Seule ombre à la composition florale … les nombreux moustiques et vilains taons qui harcèlent le photographe ou le promeneur lorsqu’il fait une pause (manches longues, répulsif et chapeau moustiquaire sont conseillés pour les balades estivales).

Des fleurs qui enchantent également les rivages où elles poussent entre les gros galets.
M … comme Mares


Mares, à la fois village de maisons de bois, port d’embarquement pour naviguer sur le Baïkal et … station balnéaire à la baïkalienne ! Une plage de sable où l’on côtoie, des barques abandonnées, un marécage, une vache et j’y ai même vu un cochon … et aussi quelques téméraires baigneurs, l’eau du lac est aux environs de 14/15°C en été !
O … comme omoul « Principal poisson du lac, l’omoul est un cousin du saumon qui possède une saveur délicate. Il pousse un cri aigu quand on le tire de l’eau. Il va pondre ses œufs en amont des rivières, mais revient en novembre, avant que le Baïkal ne gèle. »C.T.*


C’est « Le » poisson du Baïkal. Pendant très longtemps l’omoul a été la principale ressource du lac et le classique plat de résistance des habitants de la région. Afin de le capturer, il vaut mieux jeter à l’eau un filet qu’un hameçon au bout d’une simple ligne. J’ai essayé la prise à la canne à pêche, mon bouchon est resté désespérément immobile… une seule touche mais aucune prise. On ne s’improvise pas pêcheur du Baïkal ! Pour le déguster, les Russes le préparent à toutes les sauces, enfin, façon de parler … car le plus souvent, l’omoul est préféré salé, séché ou fumé. D’ailleurs, la préparation fumée est celle que j’ai le plus apprécié, très savoureuse au palais avec une chair fondante en bouche. Pour s’approvisionner, on peut en trouver sur les étalages des marchés comme celui de Lystvianka, au bord et au sud du lac. L’image est amusante avec ce poisson tenu ouvert par des petites tiges de bois, histoire d’assurer un bon séchage à l’air. Les habitants d’Irkoutsk, la capitale régionale, viennent en nombre le déguster ici à toutes heures … le regard charmé par la vue du lac et accompagné d’un verre de vodka à la main, évidemment !
C … comme chaman « Leurs longs manteaux noirs ruissellent d’une masse de petits disques et de baguettes … le chaman était le gardien de la mémoire de son peuple, de ses histoires et de ses traditions, et des secrets dont il avait hérité. » C.T. *


Sur l’île d’Olkhon, le site du rocher de Bourkhan marque le visiteur par la beauté du lieu. Imaginez un cap rocheux s’avançant dans les eaux du lac et de part et d’autre, deux baies l’une de galets et l’autre faite de sable blond. Mais pour les habitants de la région ce rocher représente bien plus qu’un joli panorama, ce lieu est sacré, la légende l’a transformé en un haut lieu du chamanisme. Des croyances entre magie et religion encore très présentes dans l’île et dans toute la région surtout parmi les populations d’origine bouriate. Ici, le rayonnement des esprits seraient si fort près du rocher que la légende déconseille aux femmes enceintes d’approcher de Bourkhan … quant aux hommes, ils n’ont rien à craindre, ils sont même nombreux à venir en pèlerinage au « rocher au Chaman ».
D … comme drapeaux

Parmi les visiteurs du jour, un homme s’avance vers un des rares arbres de la colline. Son visage arrondi et ses yeux légèrement bridés laisse penser qu’il est d’origine bouriate. Le voilà qui tend sa main et appose sa paume contre le tronc, un instant de recueillement le temps de faire sans doute un vœu, c’est la tradition en ce lieu sacré. Ensuite, en souvenir de son passage, il attache un bout de tissu qui flottera au vent comme ces dizaines d’autres laissés ici. Les bouddhistes vénèrent ce sanctuaire, les drapeaux de prières multicolores accrochés aux branches en sont les témoignages.
K … comme Khougir

Malgré un aspect de gros bourg du fin fond de la Russie, Khougir est l’agglomération principale de l’île d’Olkhon, située au cœur du Baïkal. Quelques pistes en terre sillonnent le village, de rares véhicules et side-car circulent dans ces artères poussiéreuses, zigzaguant sans cesse afin d’éviter les ornières et les vaches déambulant tranquillement devant les habitations. Des poteaux peu esthétiques bordent les rues avec leurs inévitables fils reliés aux compteurs électriques que l’on ne cache pas ici, on les dispose bien en évidence sur les façades des maisons. C’est vrai qu’ils ont longtemps été désirés … l’île n’est connectée au réseau électrique par des câbles sous lacustres que depuis l’année 2005 !
I … comme isba “Les isbas avaient des airs de pendules à coucou avec leur encadrements de fenêtres, leurs volets et leurs avant-toits aussi finement sculpté que des filigranes … Elles semblaient à la fois délicieusement anciennes et flambant neuves. » C.T. *


A l’extrémité de l’avenue principale de Khougir (île d’Olkhon), en bordure de ce qui ressemble à une place, des hommes s’activent près de billes de bois. Ils tronçonnent des troncs d’arbres pour en faire des rondins prêts à être assemblés pour construire une isba. Toutes les maisons du bourg sont en bois entourées de palissades et de barrières agrémentées parfois d’une touche de peinture verte ou bleue. Mais ici, ce sont surtout les fenêtres que l’on décore avec attention. Souvent elles sont joliment encadrées de moulures colorées. .. cela protègerait du mauvais sort ! Pour certaines habitations, le lichen est encore utilisé comme joint d’étanchéité entre les rondins et aussi disposé au bas des fenêtres entre le double vitrage. Un moyen rudimentaire pour absorber la condensation produite par les contrastes thermiques. Même si le temps est relativement doux en été, les imposants tas de bûches adossés au x maisons rappellent que l’hiver est rigoureux dans ces contrées.
T … comme tempête « Le Sarma, qui souffle de l’ouest, surgit de nulle part et soulève les eaux qu’il transforme en murs de brume sous un linceul d’obscurité. » C.T. *


La soirée se déroule dans une insouciante bonne humeur autour d’un sympathique feu de bois improvisé sur la grève de galets … Tiens ! le ciel s’assombrit alors qu’une portion d’arc en ciel se mire à la surface des eaux lisses du Baïkal … belle image ! Ensuite, tout s’enchaîne avec rapidité. Un bruissement sourd, forcissant en quelques secondes se fait entendre, et la forêt de s’agiter en tout sens … le vent vient de se lever avec une puissance et une soudaineté surprenantes annonçant ainsi une tempête. Vite, éteindre le feu afin d’éviter que des brindilles incandescentes provoquent un incendie, puis amarrer solidement le bateau … déjà les eaux calmes se sont transformées en une « mer » agitée de houles et de vagues déferlant sur le rivage ! Toute la nuit (et notre sommeil) sera entrecoupée de bruits de vent, de vagues et de chocs de la coque du bateau sur les galets. Pourtant, nous avons évité le pire … Les pêcheurs du Baïkal connaissent bien la vigueur des rafales du vent local, le sarma qui peut engendrer des vagues jusqu’à 3 mètres de hauteur, un vrai cauchemar !
E … comme éclaircie « Le monde s’est changé en brume … A midi, l’autre berge s’est évanouie dans la brume. On navigue dans de la soie … Maintenant, on n’y voit plus à deux cents mètres … Les eaux s’évanouissent dans le ciel. »C.T. *


Matin calme et atmosphère ouatée. Des bancs de brume nimbent le lac et masquent la vue des rivages. Nous sommes bien en juillet mais cette ambiance me donne une impression automnale. Très prudent, notre capitaine progresse au ralenti dans ce brouillard à couper au couteau en espérant sa dissipation … Peu à peu, les formes lointaines et estompées semblent plus contrastées alors que quelques timides rayons de soleil parviennent à se défaire de cette purée de pois … enfin une éclaircie ! et une mouette qui apparaît dans le sillage de notre bateau. Nous approchons des Ouchkany …
A … comme archipel


Un lac qui se prend pour une mer se doit d’avoir des îles … Le Baïkal possède même un archipel, celui des îles Ouchkany, une poignée d’îlots perdus au milieu du lac. Quelques isbas, une minuscule station météo et surtout une taïga touffue. Longeons maintenant le rivage entre des rochers ornés de lichens orangé et les nombreux mélèzes. Le sentier zigzague entre un tapis de mousse et une jonchée d’aiguilles de conifères. A y regarder de plus près on remarque vite les milliers de fourmis grouillant sous nos pas, d’ailleurs la vue de fourmilières géantes ne peut échapper au regard … par bonheur les fourmis locales ne piquent pas !
N … comme nerpa « A une époque préhistorique, semble-t-il, les ancêtres du nerpa, le petit phoque de Sibérie, remontaient l’Ienisseï et l’Angara leur descendant s’est égaré là pour devenir le seul représentant de l’espèce qui vive en eau douce. » C.T. *


En naviguant le long des côtes, parfois on peut apercevoir furtivement à la surface de l’eau quelques têtes noires et luisantes de nerpas … le temps de les distinguer et elles disparaissent sous l’eau, frustrant ! Pour avoir plus de chance de les observer, il faut se rendre sur un des îlots des Ouchkany transformé en réserve naturelle. Le Baïkal est en effet l’unique lieu au monde où vivent des phoques d’eau douce, aussi on comprend que ce sanctuaire soit protégé et bien gardé ! Ces phoques sauvages sont discrets et peureux … mais en les apercevant enfin, là juste devant nous à seulement une quinzaine de mètres nous restons silencieux et captivés par l’observation. Quelques uns batifolent dans les eaux translucides, d’autres, plus nombreux se prélassent au soleil étendus sur les rochers. Si les nerpas n’aiment pas être dérangés par le bruit, entre eux règne une bruyante agitation faite de grognements et d’éructations. La place manque sur le rocher tant convoité par une trentaine de prétendants … il faut voir ces phoques dodus aux mouvements un peu patauds se déplacer avec difficulté sur les aspérités de la roche. Certains n’hésitent pas à bousculer leurs congénères pour gagner une place au soleil !
R … comme rupestre


Ou cela aurait pu être GR … pour gravures rupestres. En effet, dans toute la région du Baïkal les archéologues ont découvert des indices de présence humaine comme ici sur les berges de Sagan-Zaba. Le bateau bien amarré, il nous faut emprunter la petite annexe gonflable pour approcher les hautes falaises et ainsi découvrir d’étonnantes gravures rupestres. Des dessins gravés dans la roche découverts en 1881 et qui dateraient d’après les spécialistes d’environ 4500 ans ! Mais que représentent-ils ? Décryptages : quelques scènes de chasse avec un chasseur monté sur un cheval, on y reconnait aussi les silhouettes gracieuses de cygnes et de cervidés. Et ce n’est pas tout, des chamans sont également représentés sur ces parois rocheuses, on les voit la tête couronnée dansant probablement au cours de cérémonies rituelles. Parmi toutes les fouilles archéologiques réalisées, un détail intrigue ces historiens : ils n’ont jamais trouvé de traces de présence humaine dans la région pendant un intervalle de 1000 ans : le maillon manquant dans la chronologie de l’histoire de l’Homme en Baïkalie ! Pourquoi cette absence ? Quelle est la raison de la disparition de tout signe humain durant une telle durée ? Des modifications climatiques, un cataclysme ? La question semble toujours sans réponse précise !
P … comme Peschanaya « Je contemplais un golfe bleu frangé du bronze des forêts. Au-delà, une longue série de caps : certains pointaient vers des îles semées sur une eau brillante … » C.T. *


C’est fou comme il y a de lieux sur les bords du lac que l’on vous vente comme « le plus bel endroit du Baïkal ! » … cependant, Il faut bien reconnaître que la baie de Peschanaya a beaucoup de charme. Une longue étende de sable ambré et à chaque extrémité de l’arc de cercle des collines boisées, on les appelle les « cloches ». Comme elles ne sont pas de la même dimension, il y a ici la petite et puis la grosse cloche. Peschanaya est une petite station balnéaire où à l’époque soviétique quelques privilégiés venaient y passer des vacances estivales … le lieu a conservé son charme mais les bâtiments ont quelque peu vieilli ! Un ensemble constitué de bungalows de bois sur lesquels la peinture bleue essaie de donner un peu d’éclat. Reconnaissons que le côté désuet n’empêche pas une impression de gaîté parmi les estivants russes, je pense que la bière et la vodka y son aussi pour quelque chose …


D’escale en escale, ce cabotage m’aura fait découvrir une partie seulement ce cet immense lac Baïkal si justement appelé « Perle de Sibérie ». En contemplant ce ciel embrasé par un soleil déjà couché, je repense à tous ces paysages grandioses qui restent dans ma mémoire, des souvenirs émaillés de quelques rencontres (pêcheurs, villageois, gardiens de réserve … et phoques nerpas !) histoire de donner vie à cet environnement naturel si paisible. Et dire que si souvent le nom de Sibérie est associé à une région austère, désolée et glaciale … assurément, l’été venu, la Sibérie du côté du Baïkal est tout autre !
__ *« En Sibérie » de Colin Thubron, Folio. Prix Nicolas Bouvier 2010. La Sibérie : un immense nulle part … Le célèbre écrivain-voyageur mêle le passé au présent, les paysages aux rencontres … __
Enregistrement de visa en Russie English translation pending
Bonjour,
Qui pourrai m'expliquer ou et comment enregistrer un visa obtenu avec une invitation achetée dans une agence tout ce qu'il y a d'officiel et sérieux à PARIS ? OVIR, commissariat local, mairie, autres et quel en est le coût ?
Merci !
Qui pourrai m'expliquer ou et comment enregistrer un visa obtenu avec une invitation achetée dans une agence tout ce qu'il y a d'officiel et sérieux à PARIS ? OVIR, commissariat local, mairie, autres et quel en est le coût ?
Merci !
14 nuits en Mongolie avec un budget de 400 €, août 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un jeune aventurier ayant une grande expérience (Plus de 2 ans aventurier en étant Solo au total) et je porte un handicapé : ma surdité, et je maitrise la langue de signe. J'ai 24 ans. Je suis actuellement en Philippines, à Baguio depuis trois mois.
Je suis en train de terminer mon plan, néamoins, j'ai besoin vos aides précieuses qui permettre de valider mon itinéraire et le budget.
J'ai eu sentiment Mongolie est à peu près la même épreuve quand j'ai traversé à Ladakah, au extrement nord en Inde, pour 15 jour, et au Népal pour 1 mois. Grâce à eux, je vois qu'est ce qu'une Mongolie, même si c'est une grosse différence.
J'écris mon itinéraire de Ulan Baatar vers Kazakhstan vers europe (mon but est de rentrer en france dans quelques semaines) DONC de Ulan baatar vers Olgiy.
Hong Kong -> Ulan Baatar (320 Euro un aller, aviez connaissez une autre encore moins cher?) Ulan baatar, j'ai un ami sourd qui peut m'héberger pour 3-4 Nuit. Il me guide sans problème.
Ulan Baatar -> Karakhorum faire un trek accompagnés des chameaux ou cheval et des guides de la région Ensuite Tsetserleg -> Uliastai 2 jour sur les dunes de Mongol ELS, nuit à Lac Ereen, lendemain je continue vers Lac khyargas nuit sur Bivouac -> Altai -> Olgiy
Sans vouloir exploser mes budget, je souhaite au maximum 400 Euro pour mes 14 nuit à mongolie, en utilisant le mode transport (Van, bus, taxi partager) et le cheval avec guide
Mes questions du jour : - Tous les passages que je souhaite, possède-il des bus qui relie l'un ville à l'autre ? Insouciant? (ne me parle pas l'état de route, mais existe il vraiment ? - Qu'aviez vous des conseils à me donner? comme le point de vue. -Le bugdet que j'ai annoncé comme 400 Euro est faisable ? et le reste, je payerai avions, donc raisonnable. - Comment s'y rendre au Kazakhstan depuis Olgiy? j'ai lu sur le site, il est possible d'acheter un ticket Flight sur place de Olgiy vers UST kamenorgorsh, il faut acheter le ticket à la maison de Gouvernement, aviez vous des expériences? Est-il souvent complet le mois Aout? Avec le numéro de téléphone que j'ai eu, je ne pourrai pas l'appeler... Combien de jour faut il reserver à l'avance? et comment aviez vous reserver? -Un petit hors sujet : Est il facile d'obtenir le visa Kazakhstan sur place via à aéroport ? Est-il gratuit?
Le cheval location coute 7 dollars par jour, et le guide coute 10 dollars par jour, est il vrai? Le repas est alentour 2-3 Dollars?
Merci de votre attention, si un entre vous souhaite voyager avec moi, je suis preneur. mon départ est entre 30 juillet - 5 aout. donc j'ai encore 2 semaine à préparer.
Je suis un jeune aventurier ayant une grande expérience (Plus de 2 ans aventurier en étant Solo au total) et je porte un handicapé : ma surdité, et je maitrise la langue de signe. J'ai 24 ans. Je suis actuellement en Philippines, à Baguio depuis trois mois.
Je suis en train de terminer mon plan, néamoins, j'ai besoin vos aides précieuses qui permettre de valider mon itinéraire et le budget.
J'ai eu sentiment Mongolie est à peu près la même épreuve quand j'ai traversé à Ladakah, au extrement nord en Inde, pour 15 jour, et au Népal pour 1 mois. Grâce à eux, je vois qu'est ce qu'une Mongolie, même si c'est une grosse différence.
J'écris mon itinéraire de Ulan Baatar vers Kazakhstan vers europe (mon but est de rentrer en france dans quelques semaines) DONC de Ulan baatar vers Olgiy.
Hong Kong -> Ulan Baatar (320 Euro un aller, aviez connaissez une autre encore moins cher?) Ulan baatar, j'ai un ami sourd qui peut m'héberger pour 3-4 Nuit. Il me guide sans problème.
Ulan Baatar -> Karakhorum faire un trek accompagnés des chameaux ou cheval et des guides de la région Ensuite Tsetserleg -> Uliastai 2 jour sur les dunes de Mongol ELS, nuit à Lac Ereen, lendemain je continue vers Lac khyargas nuit sur Bivouac -> Altai -> Olgiy
Sans vouloir exploser mes budget, je souhaite au maximum 400 Euro pour mes 14 nuit à mongolie, en utilisant le mode transport (Van, bus, taxi partager) et le cheval avec guide
Mes questions du jour : - Tous les passages que je souhaite, possède-il des bus qui relie l'un ville à l'autre ? Insouciant? (ne me parle pas l'état de route, mais existe il vraiment ? - Qu'aviez vous des conseils à me donner? comme le point de vue. -Le bugdet que j'ai annoncé comme 400 Euro est faisable ? et le reste, je payerai avions, donc raisonnable. - Comment s'y rendre au Kazakhstan depuis Olgiy? j'ai lu sur le site, il est possible d'acheter un ticket Flight sur place de Olgiy vers UST kamenorgorsh, il faut acheter le ticket à la maison de Gouvernement, aviez vous des expériences? Est-il souvent complet le mois Aout? Avec le numéro de téléphone que j'ai eu, je ne pourrai pas l'appeler... Combien de jour faut il reserver à l'avance? et comment aviez vous reserver? -Un petit hors sujet : Est il facile d'obtenir le visa Kazakhstan sur place via à aéroport ? Est-il gratuit?
Le cheval location coute 7 dollars par jour, et le guide coute 10 dollars par jour, est il vrai? Le repas est alentour 2-3 Dollars?
Merci de votre attention, si un entre vous souhaite voyager avec moi, je suis preneur. mon départ est entre 30 juillet - 5 aout. donc j'ai encore 2 semaine à préparer.
Mongolie - juillet 2012 English translation pending
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent.
Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Recherche carte de la Mongolie English translation pending
Bonjour,
Souhaitant traverser la mongolie de Olgii à UB à vélo je suis à la recherche de cartes assez précise de cette région (1: 500 000 ca serait nikel). Je sais qu'on peut trouver des bonnes cartes dans des magasins à UB, le problème c'est qu'on y passe pas avant notre traversée, on arrive de Russie.. Et en france je trouve rien..
donc si des gentils trekkers, bikers ou autres, qui ont pu acheter ces cartes à UB et ne s'en servent pas cette année je veux bien leur acheter, louer, troquer
Je connais le site poehali.org ou ya des cartes telechargeables mais 2 pb: - deja je me vois mal imprimer mes 50 feuilles A4 pour les coller ensemble :-) - en plus les noms sont que en cyrilliques, pas très pratique de s'y retrouver pour un inculte comme moi
Merci
Souhaitant traverser la mongolie de Olgii à UB à vélo je suis à la recherche de cartes assez précise de cette région (1: 500 000 ca serait nikel). Je sais qu'on peut trouver des bonnes cartes dans des magasins à UB, le problème c'est qu'on y passe pas avant notre traversée, on arrive de Russie.. Et en france je trouve rien..
donc si des gentils trekkers, bikers ou autres, qui ont pu acheter ces cartes à UB et ne s'en servent pas cette année je veux bien leur acheter, louer, troquer
Je connais le site poehali.org ou ya des cartes telechargeables mais 2 pb: - deja je me vois mal imprimer mes 50 feuilles A4 pour les coller ensemble :-) - en plus les noms sont que en cyrilliques, pas très pratique de s'y retrouver pour un inculte comme moi
Merci
Quel organisme choisir pour un voyage en Russie? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3. Nous partons en Russie (peut être en mai). Quel organisme a choisir ? Une agence locale ? Un guide local ?
Merci d’avance pour la réponse
Nous sommes 3. Nous partons en Russie (peut être en mai). Quel organisme a choisir ? Une agence locale ? Un guide local ?
Merci d’avance pour la réponse
Coût de la vie en Mongolie English translation pending
je suis en train de constituer mon budget pour un tdm et j'aimerais savoir combien compter pour la mongolie, sachant que je voyage budget-mini/confort mini (mais je n'emporte pas de tente).
par ailleurs, combien compter pour un guide ?
par avance merci des réponses
bises - calou
par ailleurs, combien compter pour un guide ?
par avance merci des réponses
bises - calou
Voyage à moto Russie - Mongolie English translation pending
Bonjour,
Une ébauche de voyage pour le moment...
Eté 2014, partir en moto en Mongolie en traversant la Russie par Moscou Novossibirsk Irkoutsk Oulan-Oude… Rouler vers Oulan Bator et la vallée de l’Orkhon, remonter vers Tosonchengel, Ulaangom puis redescendre sur Khovd et enfin la région de Bayan-Ölgii avant de repasser en Russie par les Monts Altaï (M52).
Pour le retour, je voudrais mettre la moto (et moi!) dans le train depuis Novossibirsk jusqu’en Europe (Berlin ? Paris ?) pour gagner du temps...
Voilà, donc je cherche des infos surtout sur l'état des routes et pistes (cailloux? tôle ondulée? gué? gadoue?), sur le ravitaillement essence (surtout en Mongolie) et sur les trains!
Pour la Russie, j’ai une très vague idée de la route en Sibérie, donc je suis preneuse d’infos aussi!
Merci d'avance pour vos infos ou expériences,
@bientôt!
Virginie
On m'a dit que... English translation pending
Bonjour 🙂
En écho de discussions récurrentes sur le forum Maroc et ses célèbres infondés enquiquinements marrakchis, je m'interroge à nouveau sur le fameux "on". Qui est-il ? 😕
On m'a dit que... Il parait que... Et voici qu'une ville, qu'un pays, qu'une population devient la cible d'un acharnement sans fondements, aggravé par la caisse de résonance internet. La rumeur ferait-elle ou déferait-elle une destination ? Qui sert-elle ? Pourquoi surgit-elle ? Comment s'en protéger ?
Et enfin, pourquoi une perception si différente d'un même endroit ? Question de génération ? De façon de voyager ? De se comporter ?
Je n'ai pas trouvé de vraies réponses. En avez-vous une ?
En écho de discussions récurrentes sur le forum Maroc et ses célèbres infondés enquiquinements marrakchis, je m'interroge à nouveau sur le fameux "on". Qui est-il ? 😕
On m'a dit que... Il parait que... Et voici qu'une ville, qu'un pays, qu'une population devient la cible d'un acharnement sans fondements, aggravé par la caisse de résonance internet. La rumeur ferait-elle ou déferait-elle une destination ? Qui sert-elle ? Pourquoi surgit-elle ? Comment s'en protéger ?
Et enfin, pourquoi une perception si différente d'un même endroit ? Question de génération ? De façon de voyager ? De se comporter ?
Je n'ai pas trouvé de vraies réponses. En avez-vous une ?
Entrer à vélo en Mongolie par l'Ouest, depuis la Chine English translation pending
Bonjour,
Je cherche des informations quant à la possibilité d'entrer en Mongolie par l'ouest, depuis la Chine et à vélo. Je sais que c'est faisable puisque ce couple d'Allemands l'a fait, mais j'ai l'impression que ça n'est pas de la tarte, et je ne vois pas de poste frontière sur la carte de Mongolie du Lonlely Planet (c'est ce que j'ai de mieux actuellement, je suis en voyage). Et Google Maps ne montre même pas de route.
En gros, mon but est d'aller en Mongolie depuis Urumqui (Chine) en évitant d'aller presque jusqu'à Pékin pour prendre la route principale qui va sur Ulaan-Bator.
Y aurait-il une bonne âme sur ce forum pour me donner des informations à ce sujet ?
Merci, Michel.
P.S. Je compte écrire aux Allemands sus-mentionnés à l'occasion, oui.
Je cherche des informations quant à la possibilité d'entrer en Mongolie par l'ouest, depuis la Chine et à vélo. Je sais que c'est faisable puisque ce couple d'Allemands l'a fait, mais j'ai l'impression que ça n'est pas de la tarte, et je ne vois pas de poste frontière sur la carte de Mongolie du Lonlely Planet (c'est ce que j'ai de mieux actuellement, je suis en voyage). Et Google Maps ne montre même pas de route.
En gros, mon but est d'aller en Mongolie depuis Urumqui (Chine) en évitant d'aller presque jusqu'à Pékin pour prendre la route principale qui va sur Ulaan-Bator.
Y aurait-il une bonne âme sur ce forum pour me donner des informations à ce sujet ?
Merci, Michel.
P.S. Je compte écrire aux Allemands sus-mentionnés à l'occasion, oui.