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Carnet de passage en douane pour l'Iran English translation pending
Bonjour,
En septembre nous entrerons en Iran avec un véhicule depuis le Turkménistan. Nous avons donc étudié et recherché des informations sur les formalités à effectuer. Nous avons compris qu'il faut déposer une caution à l'Automobile Club de 150 % de la valeur du véhicule ou 3500 € si le véhicule n'est plus côté. La somme n'est pas négligeable loin de là. Après renseignements pris, le chèque de caution est débité. Pendant un temps il a été possible de fournir un document de la banque qui cautionnait ce coût, avantage pour le voyageur qui n'avait pas à débourser une telle somme. Il semblerait que ce ne soit plus possible.
J'ai lu aussi sur un blog récent qu'il était possible de contacter l’Ambassade de France domiciliée dans le Pays visité, en l'occurrence l'Iran pour nous, qui peut délivrer un engagement écrit attestant que le véhicule sortira bien du pays à la fin du séjour. Ma question est : quelqu'un a-t-il expérimenté cette pratique que j'ai lue une seule fois parmi toutes mes lectures de blogs ou sites de voyages.
Nous sommes preneurs de toute information même si le sujet a largement été débattu sur ce forum mais sait-on jamais, il peut y avoir des infos très récentes.
Merci beaucoup.
Carnet de passage pour la descente en van États-Unis - Argentine? English translation pending
Bonjour à tous!
Toujours dans les préparatifs de notre grand voyage, on est forcément dans les histoires de formalités douanières. Le projet est d'arriver aux Etats-Unis avec notre van VW (qui sera importé en cargo) et de faire ensuite la descente des Amériques jusqu'en Argentine . J'ai déjà toute la paperasse nécessaire pour l'entrée aux USA.
Ma question est de savoir si on a besoin de ce fameux carnet de passage pour entrer dans les pays suivants avec un véhicule : Mexique, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine et Uruguay (c'est de là qu'on pense renvoyer le van en Europe).
J'ai lu qu'ils le demandaient en Equateur, si ce n'est que ce pays on peut le contourner parce qu'au prix de la caution, on va devoir faire des concessions. Mais si d'autres pays le demandent, là ça risque de poser plus de problèmes.
Les dernières infos que j'ai lu à ce sujet datent de 2014 alors je demande confirmation à des voyageurs qui y sont passé plus récemment?
Merci d'avance!
Merci d'avance!
Carnet de voyage aux Émirats et Oman English translation pending
Bonjour,
Voici mon carnet de voyage aux Emirats arabes unis et au Sultanat d'Oman. C'est notre premier "grand" voyage avec un bébé. Le texte complet avec photos se trouve ici: https://sites.google.com/view/eau-oman
Au programme:
Visite de Dubai, et sa démesure Visite d'Abu Dhabi, et la grande mosquée La route vers et de Oman Mascate, et la fête nationale Sur, avec les wadis et les tortues qui pondent Bahla et Nizwa, où il y a les châteaux
Je vous souhaite bonne lecture.
Voici mon carnet de voyage aux Emirats arabes unis et au Sultanat d'Oman. C'est notre premier "grand" voyage avec un bébé. Le texte complet avec photos se trouve ici: https://sites.google.com/view/eau-oman
Au programme:
Visite de Dubai, et sa démesure Visite d'Abu Dhabi, et la grande mosquée La route vers et de Oman Mascate, et la fête nationale Sur, avec les wadis et les tortues qui pondent Bahla et Nizwa, où il y a les châteaux
Je vous souhaite bonne lecture.
Carnet d'un voyage de 29 jours en Thaïlande en novembre 2016 English translation pending
Carnet d'un voyage de 29 jours en Thaïlande en novembre 2016. Itinéraire de Bangkok à Chanthaburi, Trat, les îles de Koh Chang et Koh Waï, Kanchanaburi, Sangkhlaburi, Phetchaburi, Prachuap, Baan Krut, Ban Saphang, Ranong, l'île de Koh Phayam et Bangkok.
6/6 de Bangkok à Chanthanaburi Hier dans la journée un coup de fil de la KLM nous avertissait qu'en raison de surbooking notre vol au départ d'Amsterdam était complet et qu'on nous proposait un départ de Bâle vers Istanbul aux mêmes heures avec la Turkish Airlines. En compensation on nous offrait deux fois 150 € comme dédommagement. Proposition vite acceptée ! Ainsi nos deux billets aller retour ne coûtaient plus que 600 €. Décollage à l'heure prévue dans un Boeing 737-900 de la Turkish pour 2h30mn de vol agrémentées d'un excellent repas turc. Attente de plusieurs heures à l'aéroport d'Ataturk, qui nous est apparu beaucoup plus grand que dans notre souvenir ! Décollage dans un airbus A330 bien plein pour 8h30 mn de vol jusqu'à Bangkok où nous atterrissons vers 9h45, heure locale. Assez rapidement nous obtenons notre visa, récupérons nos bagages, allons changer 200€ en liquide et prenons le shuttle pour la station toute proche d'où partent des bus vers la côte Est (Pattaya, Rayong, Chanthaburi, Trat et Ko Chang) et la côte Ouest vers Hua Hin. Il va falloir patienter car le prochain bus pour Chanthaburi ne part qu'à 13h et il n'est que 10h30 ! Nous avons « retrouvé » la moiteur tropicale et l'indolence toute asiatique des employées et des vendeuses qui s'affairent tranquillement derrière leurs étals ou leurs bureaux. Un peu partout des autels sont dressés en l'honneur du défunt roi qui vient de mourir il y a peu. C'est avec 20 mn de retard qu'arrive le bus pour Chanthaburi. C'est un bus très correct, bien plein mais dont les buses de climatisation sont béantes et plus ou moins bien obturées par des bouts de mouchoirs en papier. C'est parti pour un peu moins de 4h de trajet. Au début nous prendrons des voies rapides ou des autoroutes puis des routes normales mais toujours en bon état. D'ailleurs des travaux d'amélioration sont en cours soit pour doubler les voies soit pour les améliorer. En quittant Bangkok, la route longe de nombreuses entreprises, des entrepôts remplis de conteneurs, puis laissent la place à la campagne avec plantations d'ananas, d'hévéas ou des rizières, finalement remplacée par une nature vierge et luxuriante. Le ciel s'est obscurci et il commence à pleuvoir. Près de Rayong la route est bien inondée puis le ciel s'éclaircit et en arrivant à Chanthaburi il ne pleut plus. Nous avons fait réserver une chambre par téléphone pendant que nous attendions le bus à l'aéroport. En nous aidant du plan de la ville du LP, nous remontons la rue principale sur 500 m et arrivons tout droit sur le Kasemsarn hôtel. Bel hôtel moderne, chambres impeccables avec clim et sdb nickel (1200B avec le petit-déjeuner). Nous posons nos affaires puis allons repérer un restaurant pour dîner. Il commence à faire nuit et beaucoup d'échoppes et de restaurants ont déjà fermé boutique et tir�� leurs rideaux. Finalement nous choisissons le restaurant situé juste à côté de l'hôtel le Chantorn Phochana : entrée de nems, servie avec de la menthe et d'autres feuilles inconnues, puis un plat de pâtes avec de petits morceaux de crabes croustillants et enfin des miettes de crabes dans une sauce au lait de coco avec des crudités variées. C'était excellent (480 B avec une Chang et une bouteille d'eau).
8/8 Chanthaburi Après une nuit réparatrice, nous partons en direction de la rivière et du quartier typique de Chantaboon. C'est effectivement une rue comme on les aime, avec de vieilles maisons en bois décorées de panneaux sculptés, au 1er étage des balustrades courent sur toute la longueur des balcons. Au rez-de-chaussée, les boutiques donnent sur la rue, elles sont traversantes et se terminent par une terrasse qui donne sur la rivière. Nous retrouvons avec plaisir le capharnaüm qui règne dans ces boutiques : tout l'espace du sol au plafond est occupé par des articles divers, il ne reste que la place de la chaise en plastique sur laquelle est installé le patron. Dans un coin du magasin trône la télé et on aperçoit à côté la cuisine et quelque fois même le salon ou une chambre à coucher. Au fond l'inévitable autel des ancêtres bien éclairé par des guirlandes multicolores. Nous prenons plaisir à nous balader dans cette rue qui débouche plus loin près d'un pont : là plusieurs temples, bouddhistes et chinois se côtoient. Nous reprenons la même rue en direction de la cathédrale! Et nous voilà en train de visiter une cathédrale catholique néogothique terminée en 1905, original ! Nous repartons vers la vieille ville en direction du quartier des tailleurs de pierres précieuses. La plupart des échoppes sont fermées. Nous arrivons ensuite au parc Taksim, un îlot de verdure entouré d'un lac, lieu de promenade des habitants de Chanthaburi. A la station de bus nous nous renseignons sur les horaires de bus pour Trat et Koh Chang pour demain. Je ressors vers 15h pour faire quelques photos dans le vieux quartier de Chanthaburi. Vers 19h nous allons dîner dans un restaurant dont la terrasse donne sur la rivière : padthaï, riz au curry vert et dumplings de poissons. Addition très douce de 180B (j'ai acheté la bière chez l'épicier en face à 58B). Ce sont des moments agréables, que l'on partage avec les Thaïlandais qui sont là également pour dîner en famille ou entre jeunes à la lueur de lanternes qui éclairent vaguement la nuit thaïlandaise, moment déjà vécu à Ayutthaya entre autres.
9/11 de Chantabhuri à Koh Chang Nos sacs à dos prêts, nous rejoignons la gare routière à pied en10 mn. C'est l'heure où les écoles et lycées font leurs rentrées : ça bruisse de partout, d'innombrables motos s'alignent le long des trottoirs devant les écoles et l'on entend l'hymne national qui marque l'entrée en classe. A 8h30 nous prenons un minibus pour Trat (2x60bath) durée 1h15mn. A Trat nous attendons que le « sorng-taa » se remplisse, finalement à trois nous dépensons chacun 100B pour partir sans attendre pour l'embarcadère de Laem Ngop. Le chauffeur nous arrête devant une échoppe où l'on nous vend les billets pour le ferry (150B) et nous voilà embarqués dans un vieux ferry rouillé pour 35 mn de traversée jusqu'à Koh Chang. Là nous montons dans un autre sorng-taa qui, au lieu de 80B nous propose 100B par passager si nous voulons partir immédiatement, ce qui fut le cas. Nous découvrons une île très montagneuse avec une côte réduite à quelques centaines de mètres et même moins par endroit. La route sinueuse grimpe en lacets vertigineux pour passer quelques cols dans la partie sud. Bientôt le chauffeur nous laisse devant l'hôtel que nous avions essayé de réserver sur Agoda mais sans succès, il s'agit du Sanook Sanang, un petit resort avec quelques chambres alignées style motel et quelques bungalows. La chambre standard avec clim à 700B nous convient parfaitement, ça a l'air calme, la terrasse de la chambre donne sur un beau jardin et la patronne est sympa. Les éléphants tout proches (en face) rajoutent une note exotique. Il est l'heure de casser une petite croûte, ce qui va être fait dans un restaurant thaï très peu touristique recommandé par la patronne de l'hôtel, il est situé au début du chemin qui mène à la plage du Kaï Bae Hut resort. C'est un restaurant en plein air dont la terrasse est abritée par un toit. Padthai aux légumes pour Monique et un curry vert pour moi, excellent, la big Chang est à 70B. Nous partons ensuite vers la plage toute proche qui est à 5mn à pied. Les resort des plus luxueux aux plus simples s'égrènent le long d'une belle plage de sable de plus d'un km de long. Là des touristes européens surtout Russes, souvent en famille s'adonnent aux plaisirs balnéaires, se faisant rôtir sous le soleil sans oublier les plaisirs de la boisson. Il fait chaud et humide comme c'est le cas habituellement ici. La mer est chaude et on a pied très longtemps. On prend notre premier bain mais il n'y a pas foule dans l'eau, une dizaine de personnes sur 300m de long, on apprécie. En fin de journée, au moment du coucher du soleil je pars zoner à la recherche du cliché coucher de soleil « carte postale » sur le golfe de Siam. Ce coin de Kaï Bae même si il est très touristique reste assez bon-enfant , également thaï. Il est vrai que le long de la route ne se succèdent que des échoppes tournées vers le tourisme comme des loueurs de motos, des agences de voyages, des restos, des resorts, des boutiques de fringues ou de souvenirs et des pharmacies : En fait une rue comme on les voit chez nous dans les stations balnéaires européennes. Vers le soir dîner dans une galerie couverte où se tiennent plusieurs petits restos thaïs. J'ai choisi une soupe à base de galanga et de lait de coco, une tuerie comme on dit aujourd'hui ! Monique ne peut résister au padthai.
10/11 Koh Chang Balade à Kai Bae, puis nous prenons un taxi (2x100) pour aller jusqu'à Ban Bang Bao, le village de pêcheurs au sud de l'île d’où partent les ferries pour d'autres îles. Des maisons sur pilotis dont beaucoup transformées en GH et surtout en magasins et restaurants se succèdent entre la terre ferme et le bout du quai. La baie est magnifique et le point de vue permet de voir ces îles petites ou grandes qui barrent l'horizon au loin. Retour à Kae baï, déjeuner à notre adresse favorite de midi de spécialités thaïes. Après-midi à buller puis baignade en fin de journée avec un beau coucher de soleil.
11/11 Koh Chang Beau soleil ce matin, petit-déjeuner pris sur notre terrasse avec un café ramené du 7 éleven et de l'ananas découpé acheté hier. Balade au « village » baignade et déjeuner à l'endroit habituel : spring rolls, et pad thaï aux crevettes. L'après-midi balade le long de la plage vers le nord : en fait la continuité du sentier est assurée, tout au long de la dizaine de resorts qui s'égrènent le long de la plage dans des styles très variés du plus moche au moins moche sans jamais atteindre le niveau esthétique attendu. Beaucoup de chairs flasques et blanches « d'origine nordique contrôlée » venues prendre des couleurs occupent les transats et les draps de bain, des coups de soleil traîtres sont à craindre ! Re-baignade vers 16h puis balade le long de la plage Sud au moment du coucher du soleil, très beau coucher surtout à la fin lorsque le soleil disparaît dans la mer. Dîner à l'endroit habituel (soupe Tom Yum au vivaneau pour moi, curry panang pour Monique, superbement bon.
12/11 de Koh Chang à Koh Waï Depuis notre arrivée, à l'exception de la 1re nuit, nous nous réveillons vers 2 ou 3h du matin et l'insomnie nous tient éveillés un bon bout de temps, reliquat de jetlag ? Quoiqu'il en soit nous avons mis le réveil à 7h, nous allons chercher notre café et nos cupcakes au 7éleven et prenons le petit-déjeuner sur la terrasse parmi les cris des coqs et des éléphants. A 8h30 un taxi nous conduit à Ban Bang Bao de là un bateau va nous emmener jusqu'à Koh Waï. Belle traversée d'environ une heure sur un bateau en bois et sur une mer calme. Le débarquement est un peu sportif avec transfert sur un premier bateau puis sur une petite barque, on met enfin pied non pas à terre mais « à mer » et on rejoint la réception du Pakarang resort où nous avons réservé hier par téléphone deux nuits (800B par nuit). Nous avons un bungalow en bois assez rustique avec ventilo mais qui, légèrement en hauteur bénéficie d'une superbe vue sur une petite plage et au loin l'île de Koh Chang. Il y a peu de monde et on joue à Robinson Crusoé ! Les bungalows de plus sont assez éloignés les uns des autres ce qui contribue au calme et à l'impression d'être seuls au monde face à la mer. Un chemin longe la plage vers l'est et l'ouest et mène à d'autres petits resorts (quelques bungalows) également installés en bord de plage sous les arbres. La bande de sable plate est réduite au minimum et au bout de 10 à 30 m suivant les endroits la forêt et la montagne reprennent leurs droits. Vers l'Ouest le resort Paradise fait face à une superbe plage bordée de magnifiques cocotiers et palmiers. Après-midi bulle à se partager entre baignade dans une eau bleue et chaude, lecture et sieste au bungalow, on ne se lasse pas du point de vue exceptionnel que l'on y a. Dans la soirée dîner au seul resto du coin et au moment de rejoindre notre bungalow à 5mn de marche un orage nous surprend mais ne durera pas longtemps.
13/11 Koh Waï Petit-déjeuner en compagnie, comme toujours du groupe de chinois qui mettent de l'ambiance tôt le matin à rire et à parler très fort sans se soucier des voisins, quant au couple de Russes ils sont toujours aussi antipathiques, lui se baladant à moitié à poil et ne disant bonjour à personne. J'ai loué du matériel de snorkeling et je m'en vais explorer les fonds tout proches du restaurant, surprise ! l'eau est infestée de très nombreuses petites méduses transparentes et quasi invisibles sans le masque. J'essaie tant bien que mal d'évoluer sans trop me faire piquer mais c'est difficile. Les fonds coralliens sont morts à 90% mais ont voit quand même pas mal de poissons multicolores qui colonisent les fonds. Après une première ½ heure d'immersion je retourne sur le sable soigner les petites brûlures occasionnées par les méduses. J'y retourne un peu plus tard pour une deuxième sortie, mais la pauvreté des fonds et la présence des méduses me font abandonner ½ heure plus tard. Dans l'après-midi nous partons à pied en direction du Paradise resort vers l'Ouest, re-tentative de snorkeling, les méduses sont moins nombreuses, le site est un petit peu plus intéressant que devant le Pakarang resort même si je me fais un peu « allumer » la bouche, par les quelques méduses restantes ayant colonisées la surface de l'eau où on ne les voit quasiment pas. De nouveau un orage avec éclairs et averse nous accompagnent sur le chemin de notre bungalow. Cette nuit un singe ou un autre animal a troublé notre sommeil en faisant du barouf sur le toit de notre bungalow.
14/11 Koh Waï Beau temps, soleil et chaleur, les méduses semblent avoir disparu quoique Monique se fasse piquer l'avant bras. L'île n'est troublée que par les allées et venues discrètes des bateaux soit qui lâchent leurs plongeurs, soit qui font le trajet entre les autres îles et le continent. Au Pakarang nous sommes au maximum 10 à 12 clients (exception faite du groupe de chinois) et il y en a encore moins dans les autres resorts. On est loin de l'usine à touristes de Koh Chang.
15/11 de Koh Waï à Trat Vers 8h50 arrive le speedboat, un long hors-bord équipé de 3 énormes moteurs. Il ne lui a pas fallu plus de 35 mn pour aborder à Laem Ngob. A peine débarqués un sorng.taa nous prend en charge (60B pp) et nous emmène à la station de bus de Trat où nous achetons un billet de minivan pour Bangkok( demain à 7h) puis à notre hôtel tout proche (hôtel Chivapuri). Belle chamber au sol de marbre, clim, tv, sdb nickel, lit king size. Nous visitons ensuite le vieux quartier commerçant au bord de la rivière. Ça ressemble un peu au quartier Chanthaboon de Chanthaburi, avec de vieilles maisons en bois, des ruelles très étroites au bord desquelles se sont installés des Guest house. Nous déjeunons dans le jardin du « Pier 112 » : bonne cuisine et retournons à l'hôtel en traversant le marché toujours aussi intéressant avec ces vendeurs de fruits et légumes souvent inconnus, ces cantinières qui préparent de petits plats à consommer sur place ou à emporter. Après-midi repos et surtout on se met à l'abri d'une chaleur et moiteur insupportables, vive la clim. Nous retournons au marché de nuit vers 19h. Il est très animé et dans les allées, les chalands se pressent pour acheter, manger, flâner...nous nous laissons tenter par des brochettes délicieuses de porc et de poulet, un vrai régal et en profitons pour faire quelques achats pour le voyage de demain en minivan.
16/11 de Trat à Kanchanaburi A 7h10 le minivan démarre pour rejoindre Bangkok. Il n'est pas plein mais se remplira au cours des arrêts à venir. Belle autoroute tout du long avec souvent des travaux d'amélioration. Nous arrivons à Bangkok Mochit un peu avant 12h, là nous partageons un taximètre avec deux Thaïs pour rejoindre la station de bus sud à Sai Tai Mai (160B:2) où nous arriverons au bout de 40 mn. A 13h nous voilà repartis dans un minivan pour Kanchanaburi :2h de route sous un chaud soleil et toujours une atmosphère moite. Le minivan a souvent meilleure réputation que le grand bus traditionnel mais avec des sacs à dos comme les nôtres et sachant qu'il n'y a pas de soute à bagages on se retrouve complètement coincés sur des sièges prévus pour des gabarits asiatiques ! Donc bonjour le confort surtout sur grande distance. A Kanchanaburi nous sommes partis à pied vers le VN Guesthouse, en fait beaucoup plus loin que ne l'indiquait le routard, mais les seules chambres disponibles n'étant pas chouettes nous nous installons 20m plus loin au Sky : super chambre moderne avec clim et piscine pour 850B et dont le restaurant donne sur la rivière. Nous y dînerons un peu plus tard d'un padthai et d'un curry vert au galanga ! Bonne nuit, bon matelas, lit king size, clim efficace. Monique a négocié avec le patron et des touristes français le tour demain à Erawan en taxi privé à 1200B pour 6 + pourboire ! Une bonne affaire.
17/11 Kanchanaburi Petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel sur la rivière Kwaï : bel éclairage ce matin. À 8h nous prenons place avec Alain et Rose, Arielle et Célia dans une Honda à 3 banquettes très confortables 1h de belle route de montagne et nous voilà à pied d'œuvre. Il y a déjà du monde sur le grand parking du parc. C'est super organisé à la façon des parcs naturels américains : on trouve des cantines, le grand chalet en bois du parc avec expos et espace muséographique, hébergement, toilettes. Un chemin entièrement bétonné monte doucement vers la montagne en longeant le cours d'eau. Puis on accède à la 1re cascade précédée d'une piscine naturelle où quelques touristes se rafraîchissent. Le chemin commence à monter de façon plus raide avec des séries d'escaliers toujours bétonnés et les piscines et cascades se succèdent. La nature est superbe ainsi que les cascades qui tombent en plusieurs gradins sur des pierres de couleur verte, à l'image du travertin vu à Plitviche en Croatie. C'est vraiment très beau et cela justifie la foule qui se presse sur le sentier, plus ça monte et plus le chemin devient acrobatique et moins évident, avec des passages surtout entre la 6eme et la 7eme cascade, où il vaut mieux se déchausser si on veut éviter de prendre un bain de pied. La dernière cascade est étroite et tombe d'une gorge mais elle est moins esthétique que la 5eme et la 6eme. L'eau est fraîche au moment d'y pénétrer mais après elle est très agréable, quant aux petits poissons qui viennent nous gratouiller les pieds au début ça surprend surtout quand on ne les voit pas à cause d'une eau un peu trouble puis on s'y fait : un moment j'avais facilement une dizaine de petits poissons accrochés à mon pied surtout autour des orteils. Je ne pensais pas avoir tant de peaux mortes pour nourrir tous ces poissons. Retour, après nous être bien baignés, au parking où nous attend notre chauffeur. Ce fut une belle journée passée avec 4 compatriotes bien sympathiques. Dîner chez Zab Zab, un troquet que j'avais repéré en me baladant en fin d'après-midi dans le quartier de l'hôtel à la recherche de beaux points de vue à photographier au moment du coucher de soleil. C'est une cantine ouverte aux 4 vents abritée sous un toit avec un public très mélangé plus de Thaïs que d'occidentaux, il est quasiment toujours complet mais les places se libèrent assez vite, en quelques minutes. Il y a beaucoup de choix à des prix super compétitifs (de 40 à 80B un plat bien servi) et avec un service efficace, une super adresse !
18/11 Kanchanaburi Petit déjeuner sur la terrasse du sky mais service plus que nonchalant, les tables sont encore pleines des reliefs de la veille et le serveur a apparemment passé une mauvaise nuit ! Le petit-déjeuner terminé nous allons louer des vélos dans la rue commerçante (2x50B) et partons sous un chaud soleil déjà (il est 9h) en direction des deux temples, le Wat Tham Sua et l'autre, but de notre balade. Nous empruntons d'abord la grande route avec une circulation assez chargée puis bifurquons vers la gauche à la hauteur du City Hall, nous traversons la rivière et prenons à gauche en suivant le cours de la rivière. De nombreux parcs à poissons sont installés le long de la rivière ainsi qu'un grand cimetière chinois, divisé en quartiers dont les groupes de tombes identiques, sont orientés différemment. Les temples s'étagent le long d’une colline. C'est assez kitch avec toutes ces couleurs criardes, et ça monte raide en direction du sommet. A mi-pente on pénètre dans une grande grotte dont le sol est entièrement marbré, alors que le plafond est resté à l'état brut. Puis de la grotte elle-même un escalier en colimaçon mène à la sortie et le chemin continu jusqu'au sommet où se trouve un dernier temple avec vue sur la plaine en contrebas. C'est près de 700 marches qu'il a fallu monter. Descente sous un soleil brûlant, une bouteille d'eau fraiche sera la bienvenue en bas. Retour vers Kanchanaburi en empruntant une autre route et en utilisant un petit bac pour traverser la rivière. Déjeuner chez Zab Zab . Un peu plus tard nous ressortons nos vélos pour aller voir le fameux pont de la rivière Kwaï : c'est un pont en fer classique qui n'a de valeur que par le symbole qu’on lui prête et le film qui l'a rendu célèbre. Dîner chez Zab Zab d'une soupe tom yam goong, excellente.
19/11 de Kanchanaburi à Sangkhlaburi Départ ce matin pour Sangkhlaburi. A la station de bus nous achetons les deux dernières places et comme d'habitude le plus difficile est la gestion des deux sacs à dos que nous laissons dans l'étroit couloir qui mène aux places arrière, obligeant les passagers du fond à escalader les sacs pour sortir ! Belle route, peu d'arrêts, en 3h30 nous voilà à Sangklaburi. À la gare de bus, pas de taxis ni motos, ni tuktuk, nous suivons en descente une grande rue déserte censée nous amener vers les GH d'après ce que nous a dit une restauratrice. La descente est longue puis le chemin bifurque et remonte, le soleil est très pénible, finalement une femme à moto nous prend en pitié et nous amène au P. Guesthouse maintenant tout proche : Il est plein ! C’est le week-end ! Nous allons faire le tour des autres GH heureusement proches et choisissons le Pornpailin resort où on nous nous propose un bungalow à 1000B avec clim et terrasse donnant de côté sur le lac. Nous allons déjeuner au P gh sur une grande terrasse minérale qui donne sur le lac : personnel indifférent, à l'exception d'un jeune (le gérant ?) qui parle parfaitement anglais et est très avenant. Quant à la cuisine le padthaï était très honnête et pas cher (60B). Nous partons ensuite à pied en direction de ce qui pourrait être le centre du village. Pour l'instant on n'a pas vu de centre et les rues que nous avons parcourues font plutôt penser aux rues d'un village avec beaucoup de verdure et de jardins et peu de maisons. En remontant la rue de l'hôtel nous tombons à droite sur un panneau indiquant « wooden bridge » ce qui est bon signe sachant pour l'avoir lu qu'il y a un grand pont de bois à voir. Effectivement la rue descend vers un pont rouge en ciment lui-même raccordé un peu plus loin à un grand pont de bois de 400 m de long. Il y a beaucoup d'animation sur les deux ponts. Une touriste thaïe nous recommande chaudement de faire la balade en barque sur le lac, de plus elle est gratuite aujourd'hui car c'est l'anniversaire de la mort du roi. Nous descendons donc faire cette promenade en barque avec une dizaine de touristes thaïs, et aucun occidental. Nous traversons une partie du lac, nous arrêtant pour aller visiter un vieux temple bouddhiste de style angkorien dans lequel se pressent les fidèles pour faire leurs offrandes et allumer des bougies. La barque nous emmène voir les restes de plusieurs temples dont les pointes dépassent de la surface du lac : ce sont les seuls traces visibles de l'ancien village englouti après la construction du barrage. Retour au pont de bois et balade parmi la foule des badauds et des chalands. Dîner au P. Guesthouse, les tables ce samedi soir sont toutes occupées, il y a foule ce week-end,
20/11 Sangkhlaburi Petit-déjeuner au resto végétarien (café excellent !). Nous sommes ensuite allés réserver une moto (200B) chez P. Guesthouse et avons pris la route en direction du col des trois pagodes à la frontière birmane. La route est en excellent état et il y a tout le long une piste spéciale pour les motos, on roule donc en sécurité. Il y a environs 23 km jusqu'au col des trois pagodes, ponctués de nombreux contrôles policiers mais bon enfant : on ne s'est jamais complètement arrêtés, il suffisait de rouler au pas devant la guérite et on nous faisait signe de passer. Quant au col des trois pagodes, les trois pagodes sont assez petites et loin de l'image que nous nous en faisions, quant au village c'est un poste frontière avec plein de commerces qui jouent sur les différences de prix et d'articles entre les deux pays, rien de très original. En fin d’après-midi, balade au marché artisanal de l’autre côté du pont de bois, très animé, et superbe coucher de soleil . 21/11 de Sangkhlaburi à Phetchaburi Brouillard ce matin au réveil, température agréable à 7H, nous quittons notre GH non sans avoir bu le café et les cookies offerts par la famille de gérants, deux mototaxis nous amènent en 3 mn à la station de minivan (2x20B). Là nous attendrons 15 mn avant d'embarquer dans un minivan qui mettra 4h pour atteindre Kanchanaburi . A peine arrivés nous repartons dans les 5 mn pour Phetchaburi toujours encombrés par nos sacs qui finissent par occuper un siège ! Après 3h de route le minivan nous laisse au coin d'une rue où nous marchandons deux mototaxis (40x2) pour nous amener au Sun hôtel 3 km plus au nord. Hôtel confortable (climatisation, douche chaude et petit-déjeuner inclus). Nous posons nos affaires et profitons de la situation de l'hôtel en face du funiculaire du palais pour aller faire un tour sur cette colline. Malheureusement il ne reste qu'une demi-heure avant la dernière descente du funiculaire. Qu'à cela ne tienne, malgré les nombreux singes au comportement bizarre et imprévisible, j'arrive à faire le tour des trois temples chacun perché au sommet d'un piton : en fait rein d'exceptionnel si ce n'est la belle vue sur la ville que l'on a de là- haut. Dîner au resto situé juste à côté de l’hôtel.
22/11 Phetchaburi Excellent petit-déjeuner buffet avec œufs, plats thaïs, salades, fruits, toasts, beurre et confiture, compris dans le prix de 950B. Nous partons à pied en direction de la ville qui finalement ne se trouve pas si loin que ça, environ 2 km. Première visite pour un temple situé à droite de la rue principale, occupé comme souvent par une école, autant dire que nous sommes l'attraction et que l'on nous apostrophe avec force hello. C'est un très beau temple avec des décors magnifiques. Nous approchons ensuite de la rivière et de la vieille ville. Nous visitons ensuite le plus fameux temple : le Wat Mahathar Worawihan avec son stupa tout blanc qui s'élance vers le ciel. De superbes sculptures émaillent plusieurs façades de ces temples. Dans une allée couverte, des gamins d'une classe font la course « surveillés » par une rangée de bouddhas impassibles ! Nous faisons ensuite les nombreuses allées du marché qui se tient juste à côté, marché de poissons, de viandes, de fruits et légumes, cantines, textiles, couture. pas un seul touriste que des Thaïs, un vrai bonheur. Je pars changer des € dans une banque : on en a pour son argent ! Signatures multiples, vérifications multiples des billets au rayon laser, référence au chef, au sous-chef, disparition de l'employée durant plusieurs minutes puis enfin la liasse apparaît, est comptée deux fois au compteur automatique de billets et remise enfin au destinataire, ouf ! Après avoir emprunté un vélo à l'hôtel (1re heure gratuite) je me dirige en direction du nord vers la grotte de Tham Khaeo Luang réputée pour ses nombreux bouddhas. Il y a environ 5 km de bonne route depuis l'hôtel, quelque fois encombrée par des singes impertinents. On descend dans la grotte par un escalier et on aboutit dans une vaste grotte éclairée par un puits de lumière et des lampes électriques. L'effet est saisissant et les nombreux bouddhas d'or de toutes tailles brillent discrètement dans leurs niches. Quelques visiteurs, surtout thaïs, font leur dévotion devant les différents autels. Plusieurs salles, toutes décorées, se succèdent.
23/11 de Phetchaburi à Prachuap Khirikhan Nous allons à pied à la station de minivan toute proche et prenons le 1er qui part vers 9h. Il nous faudra environ 3h pour aller à Prachuap, notre chauffeur est un fou de la route dépassant à gauche comme à droite, poussant son minivan à 150 km/h malgré les embarras de la circulation. Les nombreux arrêts ont malgré tout fait baisser sa moyenne ! En arrivant à Prachuap nous hélons 2 mototaxis (2x30) pour nous conduire à l'hôtel House 73 qui offre une belle terrasse commune avec cuisine à disposition. Temps gris pour la première fois, la mer est laiteuse et remuée, une brise marine bienvenue aère l'atmosphère. Nous décidons de partir à pied vers le nord en longeant la mer et en grimpant vers les temples installés sur la colline : de nombreux singes macaques ont investi les lieux et squattent allègrement les escaliers et tous les alentours. On reste sur nos gardes évitant sacs en plastique et nourriture ou boissons. De là haut la vue est belle quoique embrumée. Nous redescendons et repartons vers le centre ville assez réduit. Nous faisons quelques courses au 7eleven ou Tesco et retournons au Home. Ressortons dîner au restaurant (tom yam de poissons variés et fruits de mer à la citronnelle et lime, crevettes au curry de coco). Quelques retraités occidentaux anglophones accompagnés de «jeunes femmes indigènes » prennent le frais ou le whisky aux terrasses des bars. J'ai l'impression que Prachuap beaucoup plus calme et agréable que Hua Hin est devenu la base arrière des retraités occidentaux du secteur.
24/11 Prachuap Khirikhan Il a plu cette nuit mais il fait toujours aussi chaud. Je vais louer un vélo sur le bord de mer (50B) alors que Monique profite du vélo de l'hôtel. Nous partons vers le sud en direction de la base « Wing 5 » où nous nous faisons enregistrer à l'entrée : là nous partons vers la gauche et longeons la mer (côté Prachuap) puis avant de traverser le bout Nord de la piste d'atterrissage nous laissons un passeport en gage et continuons en direction de la péninsule occupée par un piton calcaire. Tout au bout du terrain plat, là où commence la montée sur le piton se trouvent des panneaux explicatifs concernant les singes langur et on les aperçoit : ils sont en fait attirés par la nourriture que leur apporte un gardien. Nous allons passer pas mal de temps à les observer et les photographier en compagnie de quelques visiteurs thaïs. Ils ont une bouille pas possible avec leurs grands yeux encadrés de blanc et leurs longues fourrures qui leur couvrent le corps et la tête. Nous reprenons nos vélos et longeons la belle plage de sable de Manao un peu plus au sud : sur plus d'1 km il y a à tout casser, 10 personnes sur les transats et 3 à 4 personnes dans l'eau. Sur le sable on trouve de temps en temps d'énormes méduses translucides avec des reflets bleutés dont certaines font plus de 60cm d'envergure, dans le doute mieux vaut les éviter ! Retour à Prachuap, il fait maintenant très chaud. Nous continuons cette fois-ci en direction du Nord en longeant la plage et la colline aux macaques. Arrêt déjeuner au Rim lab : si le curry de crabes était délicieux, la salade de papaye verte au crabe bleue, en réalité du crabe cru n'a pas vraiment été du goût de Monique. Après ce déjeuner nous avons repris nos vélos pour aller jusqu'au village de pêcheurs situé à encore 8 km plus au nord au bord du golfe. C'est bien fatigués que nous sommes revenus à Prachuap.
25/11 de Prachuap Khirikhan à Baan Krut Ciel bleu ce matin, petit-déjeuner sur la terrasse avec un vrai café préparé par le proprio. A 8h45 le minivan nous prend en charge après s'être un peu arrêté à la station il prend la route, en fait une 4 voies en direction du sud pour avaler les 80 km qui nous séparent de Baan Krut. Vers 10h30 le minivan nous laisse à la gare de chemin de fer de Baan Krut puis un tuktuk nous emmène jusqu'au Proudthaï resort ( 60B) où nous avons réservé un bungalow dans un beau jardin fleuri juste en face d'une magnifique plage qui fait plusieurs km de long. Excellent dîner au Tam Mai : padthai, curry rouge, riz, bière et eau : 210B.
26/11 Baan Krut Petit-déjeuner au Salathai resort juste à côté du notre. Beau ciel bleu, je suis sorti vers 6h30 voir le lever de soleil mais il était un peu caché par un horizon ennuagé. Quelques thaïs prenaient déjà des selfies sur la plage : nous sommes samedi et il va y avoir du monde ici dans la journée. En attendant nous louons des vélos (100B pp) et partons vers le nord et le temple perché sur une péninsule séparant la baie de Bang Saphan de celle de Prachuap, le Wat Thang Saï. Il y a d'abord un grand bouddha doré moderne puis un peu plus haut un grand temple tout doré récent et qui domine les deux baies nord et sud. Si l'extérieur est un rien clinquant tout doré, l'intérieur est plus sobre tout en marbre avec des peintures de type fresques dans le style traditionnel thaïlandais. De nombreux bouddhas sont disposés aux points cardinaux. Déjeuner chez Tam Maï. Vers 16h30 nous allons nous promener vers le village de pêcheurs situés au nord de notre resort puis revenons par le village de Baan Krut où se trouve la gare du chemin de fer. Achats de fruits (ananas=20B, pastèque=20B soit 50 cents !) diner chez Tam Maï.
27/11 de Baan Krut à Ban Saphang Départ en tuktuk privé pour Ban Saphang (500B et 45 mn de route) et le Palm gardens resort réservé la veille sur internet. Superbe bungalow en dur, chambre nickel, dans un superbe jardin avec une belle piscine et un proprio anglais avenant. Baignade dans la piscine (sans méduses !) repos, lecture. Je n'ai toujours pas accès à ma boite Orange (forbidden erreur 403!!!) ça commence à bien faire alors qu'internet fonctionne super bien ! Balade le long de la plage, déjeuner au I talay (correct sans plus et plutôt cher). Reste de la journée à buller, se balader le long de la plage. Excellente nuit calme et fraîche grâce à une clim discrète et efficace.
28/11 Ban Saphang Temps un peu gris vers 7h, petit-déjeuner anglais classique grâce à Larry ! Piscine, balade, lecture. Déjeuner très honnête et pas cher au « Why not ». Le temps est resté mitigé avec gros nuages et petite pluie courte dans l'après-midi.
29/11 de Ban Saphang à Ranong Temps orageux et couvert, le minivan réservé par Larry était là à 9h tapantes. 2H30 de route agréable entre cocotiers, hévéas et ananas et quelques villages agricoles typiques. A Chumphon nous avons repris un minivan pour Ranong (2H20) par une route plus sinueuse car en partie montagnarde. De la station de bus 2 mototaxis pour l'hôtel Dahla atteint en 5mn. Nous avons un petit bungalow simple (avec AC et TV) qui donne sur un petit bout de jardin. Nous allons déjeuner au Homestay juste à côté (bonne cuisine, prix correct, portion moyenne) puis nous nous décidons à aller à pied aux sources thermales chaudes, distante de deux bons km. Arrivés sur place nous avons un peu de mal à nous repérer : tout est écrit en thaï, une première option assez minimaliste à 40B nous propose une trempette dans deux petites baignoires pataugeoires avec 30cm d'eau chaude. Sinon, et ça été notre choix il y a le Siam resort en face à 200B pp mais avec une serviette, accès à des douches, baignoires, sauna et jacuzzi, plus bien sûr une piscine d'eau très chaude (47°), les sexes sont séparés, chacun est donc parti de son côté pour suer pendant près d'une heure. Expérience intéressante et agréable.
30/11 de Ranong à Koh Phayam Nous allons voir le marché de Ranong : nous sommes impressionnés par sa grande surface et ses nombreux secteurs spécialisés : poissons frais, crustacés et coquillages, légumes, fruits, plats cuisinés, tissus, riz et céréales. Certains font du détail et d'autres du gros : comme d'habitude, des odeurs fortes, bonnes ou nauséabondes nous passent sous le nez mais quelle activité ! Après cette immersion au marché, retour au Dahla où nous attend un taxi (2x70) pour nous emmener au quai d'embarquement pour Koh Phayam. Ici aussi les dockers s'affairent pour charger les marchandises à destination de Koh Chang ou Koh Phayam (moteur, briques, nourritures, boissons, cuvettes de wc etc). Départ dans un speedboat qui mettra 40 mn pour nous amener à Koh Phayam. Là deux mototaxis nous amèneront en 5mn (2x50B) au Ppland. Le Ppland est isolé un peu au nord (15mn à pied) au bord d'une belle plage de sable largement découverte à marée basse de plus de 100m. Les bungalows se répartissent soit en front de mer soit en deuxième ligne sous les arbres. Notre bungalow est en 2me ligne avec vue sur la mer à 50m. Il y a un restaurant, une belle piscine et même une salle de sport. Notre bungalow dispose d'une terrasse avec 2 fauteuils et un hamac, une sdb en partie ouverte sur le ciel et un ventilo suffisant pour maintenir une atmosphère fraîche. Aujourd'hui le temps est couvert et il y a une petite brise qui rafraîchit agréablement. Je pars à pied par la plage en direction du village situé face au débarcadère du port. En fait de village il s'agit d'une série de restaurants, bars, loueurs de motos ou agences de voyages qui ne vivent que du tourisme sur l'île.
01/12 Koh Phayam Lever matinal à 6h pour voir le lever de soleil, peine perdue l'horizon est entièrement bouché par de gros nuages denses. Le soleil ne fera qu'une timide apparition vers 10h. Départ pour le village en passant par la piste intérieure, la marée étant haute le passage par la plage est impraticable. Balade entre les restos, les loueurs de motos et les agences de voyage, le village s'anime pendant quelques mn au moment où un bateau accoste puis retombe dans une léthargie toute tropicale. Nous nous attablons pour boire un délicieux jus de fruits frais (mangue et multifruits) au Sabaï D
2/12 Koh Phayam Temps gris, nous ne louerons pas de motobike aujourd'hui. Balade sur la plage et à pied en direction des plages de l'Ouest vers le Vijit resort : belle plage de sable blanc très fin qui se termine par une mangrove et bordée par quelques resorts à bungalows comme partout ici. Retour par la piste bétonnée, arrêt achats de souvenirs en tissus (coussins en soie, chemisier et tablier). Déjeuner (excellent) chez Sabaï D. pluie incessante, ciel couvert, température presque agréable.
3/12 Koh Phayam Pluie continue du matin au soir, vent fort, température agréable, plus de moustiques.
4/12 de Koh Phayam à à Bangkok Temps toujours couvert, pluie intermittente, deux mototaxis nous emmènent au port. Là une mer agitée par un grand vent nous attend, le speedboat part à l'heure pile avec 25 passagers au début le bateau tape violemment les vagues puis la mer se calme un peu et le reste du voyage se passe bien, 40 mn de traversée. Sur le quai à Ranong le « taxi » de Pon's place réservé à Koh Chang nous emmène au centre ville. De là le marché est tout prêt, nous y allons pour acheter des épices fraîches : racines de galanga (kha), de la citronnelle (takraï) des feuilles de combava (makrout) du gingembre (king) et des épices moulues en poudre (piment et curry). Retour chez Pon's place, déjeuner et attente du minibus pour l'aéroport. Vers 17h un minivan nous emmène à l'aéroport de Ranong à 35km du centre en 20mn. Petite attente puis décollage dans un Boeing 737-800 de Nokair pour 50 mn de vol. Arrivée à Don Muang à 19h 50. Là le minibus pour Khao San nous emmène en 30 mn à Democracy monument pour 150B pp. A 21h nous nous installons dans notre chambre au Lamphu GH.
5/12 Bangkok Dernière journée à Bangkok, temps mitigé avec nuages et soleil, nous partons en direction du quartier de Khao San faire les derniers achats de cadeaux. À cette heure matinale (9h) c'est très calme et la plupart des magasins sont encore fermés. On commence à repérer les articles qui nous intéressent et il faut bien dire qu'il y en a peu, tellement le choix est limité et les articles plutôt moches ! Les prix sont souvent fantaisistes et vont du simple au double suivant les magasins. Ce quartier de Khao san est bizarre : on n'y voit que des occidentaux de tous âges et de toutes conditions sociales et tous les Thaïlandais que l'on y croise y sont pour profiter de la manne touristique du quartier. Je ressors pour aller me balader vers la partie nord de Khao San dans des rues plus typiquement thaïes, puis je me rapproche du pont Rama avec ses hautbans, retour par le grand parc qui jouxte le musée du Siam où se presse une foule compacte venue profiter d'une distribution gratuite de nourriture à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du roi. Il y a des milliers de gens qui attendent dans de longues queues soit un bol de riz, soit un cornet de glace. Tout est très bien organisé par l'armée thaïe et la croix rouge. Un peu plus loin dans une grande tente des centaines de personnes sont assises sur des chaises et semblent attendre. Tout autour de cette grande place des centaines de flics sont présents, certains règlent la circulation, d'autres sont là au cas où. Dernière ballade du côté de Khao San, envahi par une horde de touristes et de vendeurs thaïs dont les incontournables femmes ethniques vendant leur appeaux imitant le cris des crapauds. Derniers achats et retour au Lamphu.
6/12 de Bangkok à Mulhouse/Bâle (transit par Amsterdam)
Conclusion
C'est avec plaisir que nous sommes retournés en Thaïlande pour la 3me fois et nous y avons retrouvé : – son atmosphère chaude et moite mais un peu fatigante par moment, – la circulation incessante et bruyante de ses deux roues, quatre roues ou plus, – les sympathiques et minuscules cantines qui s'installent le long des trottoirs en ville et le long des routes en campagne. Nous avions aussi oublié les tas de tongs multicolores que déposent les gens en se déchaussant sur le trottoir avant d'entrer dans les échoppes. L'incroyable fouillis de certains commerces, chinois en particulier, qui servent également d'habitation et dans lesquels trône l'autel des ancêtres illuminé par des cierges ou des bondieuseries aux multiples ampoules électriques. Noua avons été étonné, surtout en comparaison des pays avoisinants (Myanmar et Cambodge), de l'état récent du parc automobile, composé de voitures japonaises récentes en bon état et plutôt de gros calibre comme les 4x4 et les pickup volumineux. Si les innombrables portraits du défunt roi aperçus tant dans les villages que les villes, nous avaient déjà interpellés, à Bangkok par contre leurs nombres et leurs tailles commençaient à nous lasser nous faisant penser à ces pays peu démocratiques où règnent le culte de la personnalité et de la pensée unique. Comment rester libre de ses opinions quand on subit un tel matraquage de la propagande officielle. Etonnante aussi l'apparition d'un bonze en tongs s'extrayant d'une grosse limousine noire officielle et encadré par des militaires haut gradés lui faisant une haie d'honneur. De même la distribution « généreuse » de nourriture au peuple le jour de la naissance du roi me faisait penser au « panem et circenses » (du pain et des jeux) au temps des romains, où cette politique était destinée à divertir et nourrir le peuple pour qu’il oublie le régime oppressif auquel ils étaient soumis. Quand on sait que la fortune de la famille royale thaïlandaise est estimée entre 32 et 48 milliards, elle peut effectivement nourrir gratuitement et à certaines occasions son peuple.
Ce que nous avons aimé
– la cuisine thaïe en particulier les curry verts ou rouges, et toute ces préparations à base de citronnelle, de feuilles de combava, de lait de coco ou de galanga. – Les villes authentiquement thaïes comme Chanthaburi, Kanchanaburi, Sangkhlaburi, Phetchaburi et Prachuap – l'île de Koh Waï et son calme (aucun véhicule à moteurs), – les îles de Koh Chang et Koh Phayam bien que plus touristiques et fréquentées restent cependant à dimension humaine, ayant eu le souci de bien répartir les resorts sur leur territoire pour éviter une trop grande promiscuité – Le petit village de Baan Krut et son littoral où l'on trouve de petits resorts familiaux pris d'assaut par les Thaïs le week-end, ambiance garantie. – La petite réserve des singes Langur sur la base aérienne Wing 5 à Prachuap – La gentillesse des Thaïlandais (-ses) – les marchés et leur incroyable diversité de produits alimentaires. – Le fonds sonore de la nature avec les cris des geckos, des crapauds, des oiseaux de toutes sortes et des insectes
Ce que nous avons nettement moins aimé
– certains chiens devenant agressifs sans raison apparente, le soir entre autres, alors que la plupart sont inoffensifs voire craintifs. – Pas toujours rassurés non plus par les troupes de singes macaques qui vous dévisagent (à Phetchaburi et Prachuap) – on se passerait aussi des méduses, les toutes grandes comme les petites invisible, qui pullullaient certains jours à Koh Waï et qui nous ont laissé quelques souvenirs cuisants ! – La conduite hallucinante d'un jeune chauffeur de minivan filant à près de 140km/h sur les routes entre Phetchaburi et Prachuap, doublant à droite, comme à gauche et zigzagant entre motos, tuktuks et camions, frayeur garantie ! –
Budget total pour 2 personnes: 2418 €
– avion de Bâle/Mulhouse à Bangkok aller/retour : 597 € – logement : par nuit 25 € 727 € – nourriture : 432 € – transports intérieurs : 427 € – visites/divers/souvenirs 235 €
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/wsjA9hwYMTJWG8PV6
NB : Si vous visionnez l’album, photo par photo, comme il se présente en cliquant sur le lien vous verrez les légendes sous les photos comme d’habitude. Par contre en mode diaporama (accessible en cliquant sur 3 point verticaux) vous ne verrez pas les légendes.
6/6 de Bangkok à Chanthanaburi Hier dans la journée un coup de fil de la KLM nous avertissait qu'en raison de surbooking notre vol au départ d'Amsterdam était complet et qu'on nous proposait un départ de Bâle vers Istanbul aux mêmes heures avec la Turkish Airlines. En compensation on nous offrait deux fois 150 € comme dédommagement. Proposition vite acceptée ! Ainsi nos deux billets aller retour ne coûtaient plus que 600 €. Décollage à l'heure prévue dans un Boeing 737-900 de la Turkish pour 2h30mn de vol agrémentées d'un excellent repas turc. Attente de plusieurs heures à l'aéroport d'Ataturk, qui nous est apparu beaucoup plus grand que dans notre souvenir ! Décollage dans un airbus A330 bien plein pour 8h30 mn de vol jusqu'à Bangkok où nous atterrissons vers 9h45, heure locale. Assez rapidement nous obtenons notre visa, récupérons nos bagages, allons changer 200€ en liquide et prenons le shuttle pour la station toute proche d'où partent des bus vers la côte Est (Pattaya, Rayong, Chanthaburi, Trat et Ko Chang) et la côte Ouest vers Hua Hin. Il va falloir patienter car le prochain bus pour Chanthaburi ne part qu'à 13h et il n'est que 10h30 ! Nous avons « retrouvé » la moiteur tropicale et l'indolence toute asiatique des employées et des vendeuses qui s'affairent tranquillement derrière leurs étals ou leurs bureaux. Un peu partout des autels sont dressés en l'honneur du défunt roi qui vient de mourir il y a peu. C'est avec 20 mn de retard qu'arrive le bus pour Chanthaburi. C'est un bus très correct, bien plein mais dont les buses de climatisation sont béantes et plus ou moins bien obturées par des bouts de mouchoirs en papier. C'est parti pour un peu moins de 4h de trajet. Au début nous prendrons des voies rapides ou des autoroutes puis des routes normales mais toujours en bon état. D'ailleurs des travaux d'amélioration sont en cours soit pour doubler les voies soit pour les améliorer. En quittant Bangkok, la route longe de nombreuses entreprises, des entrepôts remplis de conteneurs, puis laissent la place à la campagne avec plantations d'ananas, d'hévéas ou des rizières, finalement remplacée par une nature vierge et luxuriante. Le ciel s'est obscurci et il commence à pleuvoir. Près de Rayong la route est bien inondée puis le ciel s'éclaircit et en arrivant à Chanthaburi il ne pleut plus. Nous avons fait réserver une chambre par téléphone pendant que nous attendions le bus à l'aéroport. En nous aidant du plan de la ville du LP, nous remontons la rue principale sur 500 m et arrivons tout droit sur le Kasemsarn hôtel. Bel hôtel moderne, chambres impeccables avec clim et sdb nickel (1200B avec le petit-déjeuner). Nous posons nos affaires puis allons repérer un restaurant pour dîner. Il commence à faire nuit et beaucoup d'échoppes et de restaurants ont déjà fermé boutique et tir�� leurs rideaux. Finalement nous choisissons le restaurant situé juste à côté de l'hôtel le Chantorn Phochana : entrée de nems, servie avec de la menthe et d'autres feuilles inconnues, puis un plat de pâtes avec de petits morceaux de crabes croustillants et enfin des miettes de crabes dans une sauce au lait de coco avec des crudités variées. C'était excellent (480 B avec une Chang et une bouteille d'eau).
8/8 Chanthaburi Après une nuit réparatrice, nous partons en direction de la rivière et du quartier typique de Chantaboon. C'est effectivement une rue comme on les aime, avec de vieilles maisons en bois décorées de panneaux sculptés, au 1er étage des balustrades courent sur toute la longueur des balcons. Au rez-de-chaussée, les boutiques donnent sur la rue, elles sont traversantes et se terminent par une terrasse qui donne sur la rivière. Nous retrouvons avec plaisir le capharnaüm qui règne dans ces boutiques : tout l'espace du sol au plafond est occupé par des articles divers, il ne reste que la place de la chaise en plastique sur laquelle est installé le patron. Dans un coin du magasin trône la télé et on aperçoit à côté la cuisine et quelque fois même le salon ou une chambre à coucher. Au fond l'inévitable autel des ancêtres bien éclairé par des guirlandes multicolores. Nous prenons plaisir à nous balader dans cette rue qui débouche plus loin près d'un pont : là plusieurs temples, bouddhistes et chinois se côtoient. Nous reprenons la même rue en direction de la cathédrale! Et nous voilà en train de visiter une cathédrale catholique néogothique terminée en 1905, original ! Nous repartons vers la vieille ville en direction du quartier des tailleurs de pierres précieuses. La plupart des échoppes sont fermées. Nous arrivons ensuite au parc Taksim, un îlot de verdure entouré d'un lac, lieu de promenade des habitants de Chanthaburi. A la station de bus nous nous renseignons sur les horaires de bus pour Trat et Koh Chang pour demain. Je ressors vers 15h pour faire quelques photos dans le vieux quartier de Chanthaburi. Vers 19h nous allons dîner dans un restaurant dont la terrasse donne sur la rivière : padthaï, riz au curry vert et dumplings de poissons. Addition très douce de 180B (j'ai acheté la bière chez l'épicier en face à 58B). Ce sont des moments agréables, que l'on partage avec les Thaïlandais qui sont là également pour dîner en famille ou entre jeunes à la lueur de lanternes qui éclairent vaguement la nuit thaïlandaise, moment déjà vécu à Ayutthaya entre autres.
9/11 de Chantabhuri à Koh Chang Nos sacs à dos prêts, nous rejoignons la gare routière à pied en10 mn. C'est l'heure où les écoles et lycées font leurs rentrées : ça bruisse de partout, d'innombrables motos s'alignent le long des trottoirs devant les écoles et l'on entend l'hymne national qui marque l'entrée en classe. A 8h30 nous prenons un minibus pour Trat (2x60bath) durée 1h15mn. A Trat nous attendons que le « sorng-taa » se remplisse, finalement à trois nous dépensons chacun 100B pour partir sans attendre pour l'embarcadère de Laem Ngop. Le chauffeur nous arrête devant une échoppe où l'on nous vend les billets pour le ferry (150B) et nous voilà embarqués dans un vieux ferry rouillé pour 35 mn de traversée jusqu'à Koh Chang. Là nous montons dans un autre sorng-taa qui, au lieu de 80B nous propose 100B par passager si nous voulons partir immédiatement, ce qui fut le cas. Nous découvrons une île très montagneuse avec une côte réduite à quelques centaines de mètres et même moins par endroit. La route sinueuse grimpe en lacets vertigineux pour passer quelques cols dans la partie sud. Bientôt le chauffeur nous laisse devant l'hôtel que nous avions essayé de réserver sur Agoda mais sans succès, il s'agit du Sanook Sanang, un petit resort avec quelques chambres alignées style motel et quelques bungalows. La chambre standard avec clim à 700B nous convient parfaitement, ça a l'air calme, la terrasse de la chambre donne sur un beau jardin et la patronne est sympa. Les éléphants tout proches (en face) rajoutent une note exotique. Il est l'heure de casser une petite croûte, ce qui va être fait dans un restaurant thaï très peu touristique recommandé par la patronne de l'hôtel, il est situé au début du chemin qui mène à la plage du Kaï Bae Hut resort. C'est un restaurant en plein air dont la terrasse est abritée par un toit. Padthai aux légumes pour Monique et un curry vert pour moi, excellent, la big Chang est à 70B. Nous partons ensuite vers la plage toute proche qui est à 5mn à pied. Les resort des plus luxueux aux plus simples s'égrènent le long d'une belle plage de sable de plus d'un km de long. Là des touristes européens surtout Russes, souvent en famille s'adonnent aux plaisirs balnéaires, se faisant rôtir sous le soleil sans oublier les plaisirs de la boisson. Il fait chaud et humide comme c'est le cas habituellement ici. La mer est chaude et on a pied très longtemps. On prend notre premier bain mais il n'y a pas foule dans l'eau, une dizaine de personnes sur 300m de long, on apprécie. En fin de journée, au moment du coucher du soleil je pars zoner à la recherche du cliché coucher de soleil « carte postale » sur le golfe de Siam. Ce coin de Kaï Bae même si il est très touristique reste assez bon-enfant , également thaï. Il est vrai que le long de la route ne se succèdent que des échoppes tournées vers le tourisme comme des loueurs de motos, des agences de voyages, des restos, des resorts, des boutiques de fringues ou de souvenirs et des pharmacies : En fait une rue comme on les voit chez nous dans les stations balnéaires européennes. Vers le soir dîner dans une galerie couverte où se tiennent plusieurs petits restos thaïs. J'ai choisi une soupe à base de galanga et de lait de coco, une tuerie comme on dit aujourd'hui ! Monique ne peut résister au padthai.
10/11 Koh Chang Balade à Kai Bae, puis nous prenons un taxi (2x100) pour aller jusqu'à Ban Bang Bao, le village de pêcheurs au sud de l'île d’où partent les ferries pour d'autres îles. Des maisons sur pilotis dont beaucoup transformées en GH et surtout en magasins et restaurants se succèdent entre la terre ferme et le bout du quai. La baie est magnifique et le point de vue permet de voir ces îles petites ou grandes qui barrent l'horizon au loin. Retour à Kae baï, déjeuner à notre adresse favorite de midi de spécialités thaïes. Après-midi à buller puis baignade en fin de journée avec un beau coucher de soleil.
11/11 Koh Chang Beau soleil ce matin, petit-déjeuner pris sur notre terrasse avec un café ramené du 7 éleven et de l'ananas découpé acheté hier. Balade au « village » baignade et déjeuner à l'endroit habituel : spring rolls, et pad thaï aux crevettes. L'après-midi balade le long de la plage vers le nord : en fait la continuité du sentier est assurée, tout au long de la dizaine de resorts qui s'égrènent le long de la plage dans des styles très variés du plus moche au moins moche sans jamais atteindre le niveau esthétique attendu. Beaucoup de chairs flasques et blanches « d'origine nordique contrôlée » venues prendre des couleurs occupent les transats et les draps de bain, des coups de soleil traîtres sont à craindre ! Re-baignade vers 16h puis balade le long de la plage Sud au moment du coucher du soleil, très beau coucher surtout à la fin lorsque le soleil disparaît dans la mer. Dîner à l'endroit habituel (soupe Tom Yum au vivaneau pour moi, curry panang pour Monique, superbement bon.
12/11 de Koh Chang à Koh Waï Depuis notre arrivée, à l'exception de la 1re nuit, nous nous réveillons vers 2 ou 3h du matin et l'insomnie nous tient éveillés un bon bout de temps, reliquat de jetlag ? Quoiqu'il en soit nous avons mis le réveil à 7h, nous allons chercher notre café et nos cupcakes au 7éleven et prenons le petit-déjeuner sur la terrasse parmi les cris des coqs et des éléphants. A 8h30 un taxi nous conduit à Ban Bang Bao de là un bateau va nous emmener jusqu'à Koh Waï. Belle traversée d'environ une heure sur un bateau en bois et sur une mer calme. Le débarquement est un peu sportif avec transfert sur un premier bateau puis sur une petite barque, on met enfin pied non pas à terre mais « à mer » et on rejoint la réception du Pakarang resort où nous avons réservé hier par téléphone deux nuits (800B par nuit). Nous avons un bungalow en bois assez rustique avec ventilo mais qui, légèrement en hauteur bénéficie d'une superbe vue sur une petite plage et au loin l'île de Koh Chang. Il y a peu de monde et on joue à Robinson Crusoé ! Les bungalows de plus sont assez éloignés les uns des autres ce qui contribue au calme et à l'impression d'être seuls au monde face à la mer. Un chemin longe la plage vers l'est et l'ouest et mène à d'autres petits resorts (quelques bungalows) également installés en bord de plage sous les arbres. La bande de sable plate est réduite au minimum et au bout de 10 à 30 m suivant les endroits la forêt et la montagne reprennent leurs droits. Vers l'Ouest le resort Paradise fait face à une superbe plage bordée de magnifiques cocotiers et palmiers. Après-midi bulle à se partager entre baignade dans une eau bleue et chaude, lecture et sieste au bungalow, on ne se lasse pas du point de vue exceptionnel que l'on y a. Dans la soirée dîner au seul resto du coin et au moment de rejoindre notre bungalow à 5mn de marche un orage nous surprend mais ne durera pas longtemps.
13/11 Koh Waï Petit-déjeuner en compagnie, comme toujours du groupe de chinois qui mettent de l'ambiance tôt le matin à rire et à parler très fort sans se soucier des voisins, quant au couple de Russes ils sont toujours aussi antipathiques, lui se baladant à moitié à poil et ne disant bonjour à personne. J'ai loué du matériel de snorkeling et je m'en vais explorer les fonds tout proches du restaurant, surprise ! l'eau est infestée de très nombreuses petites méduses transparentes et quasi invisibles sans le masque. J'essaie tant bien que mal d'évoluer sans trop me faire piquer mais c'est difficile. Les fonds coralliens sont morts à 90% mais ont voit quand même pas mal de poissons multicolores qui colonisent les fonds. Après une première ½ heure d'immersion je retourne sur le sable soigner les petites brûlures occasionnées par les méduses. J'y retourne un peu plus tard pour une deuxième sortie, mais la pauvreté des fonds et la présence des méduses me font abandonner ½ heure plus tard. Dans l'après-midi nous partons à pied en direction du Paradise resort vers l'Ouest, re-tentative de snorkeling, les méduses sont moins nombreuses, le site est un petit peu plus intéressant que devant le Pakarang resort même si je me fais un peu « allumer » la bouche, par les quelques méduses restantes ayant colonisées la surface de l'eau où on ne les voit quasiment pas. De nouveau un orage avec éclairs et averse nous accompagnent sur le chemin de notre bungalow. Cette nuit un singe ou un autre animal a troublé notre sommeil en faisant du barouf sur le toit de notre bungalow.
14/11 Koh Waï Beau temps, soleil et chaleur, les méduses semblent avoir disparu quoique Monique se fasse piquer l'avant bras. L'île n'est troublée que par les allées et venues discrètes des bateaux soit qui lâchent leurs plongeurs, soit qui font le trajet entre les autres îles et le continent. Au Pakarang nous sommes au maximum 10 à 12 clients (exception faite du groupe de chinois) et il y en a encore moins dans les autres resorts. On est loin de l'usine à touristes de Koh Chang.
15/11 de Koh Waï à Trat Vers 8h50 arrive le speedboat, un long hors-bord équipé de 3 énormes moteurs. Il ne lui a pas fallu plus de 35 mn pour aborder à Laem Ngob. A peine débarqués un sorng.taa nous prend en charge (60B pp) et nous emmène à la station de bus de Trat où nous achetons un billet de minivan pour Bangkok( demain à 7h) puis à notre hôtel tout proche (hôtel Chivapuri). Belle chamber au sol de marbre, clim, tv, sdb nickel, lit king size. Nous visitons ensuite le vieux quartier commerçant au bord de la rivière. Ça ressemble un peu au quartier Chanthaboon de Chanthaburi, avec de vieilles maisons en bois, des ruelles très étroites au bord desquelles se sont installés des Guest house. Nous déjeunons dans le jardin du « Pier 112 » : bonne cuisine et retournons à l'hôtel en traversant le marché toujours aussi intéressant avec ces vendeurs de fruits et légumes souvent inconnus, ces cantinières qui préparent de petits plats à consommer sur place ou à emporter. Après-midi repos et surtout on se met à l'abri d'une chaleur et moiteur insupportables, vive la clim. Nous retournons au marché de nuit vers 19h. Il est très animé et dans les allées, les chalands se pressent pour acheter, manger, flâner...nous nous laissons tenter par des brochettes délicieuses de porc et de poulet, un vrai régal et en profitons pour faire quelques achats pour le voyage de demain en minivan.
16/11 de Trat à Kanchanaburi A 7h10 le minivan démarre pour rejoindre Bangkok. Il n'est pas plein mais se remplira au cours des arrêts à venir. Belle autoroute tout du long avec souvent des travaux d'amélioration. Nous arrivons à Bangkok Mochit un peu avant 12h, là nous partageons un taximètre avec deux Thaïs pour rejoindre la station de bus sud à Sai Tai Mai (160B:2) où nous arriverons au bout de 40 mn. A 13h nous voilà repartis dans un minivan pour Kanchanaburi :2h de route sous un chaud soleil et toujours une atmosphère moite. Le minivan a souvent meilleure réputation que le grand bus traditionnel mais avec des sacs à dos comme les nôtres et sachant qu'il n'y a pas de soute à bagages on se retrouve complètement coincés sur des sièges prévus pour des gabarits asiatiques ! Donc bonjour le confort surtout sur grande distance. A Kanchanaburi nous sommes partis à pied vers le VN Guesthouse, en fait beaucoup plus loin que ne l'indiquait le routard, mais les seules chambres disponibles n'étant pas chouettes nous nous installons 20m plus loin au Sky : super chambre moderne avec clim et piscine pour 850B et dont le restaurant donne sur la rivière. Nous y dînerons un peu plus tard d'un padthai et d'un curry vert au galanga ! Bonne nuit, bon matelas, lit king size, clim efficace. Monique a négocié avec le patron et des touristes français le tour demain à Erawan en taxi privé à 1200B pour 6 + pourboire ! Une bonne affaire.
17/11 Kanchanaburi Petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel sur la rivière Kwaï : bel éclairage ce matin. À 8h nous prenons place avec Alain et Rose, Arielle et Célia dans une Honda à 3 banquettes très confortables 1h de belle route de montagne et nous voilà à pied d'œuvre. Il y a déjà du monde sur le grand parking du parc. C'est super organisé à la façon des parcs naturels américains : on trouve des cantines, le grand chalet en bois du parc avec expos et espace muséographique, hébergement, toilettes. Un chemin entièrement bétonné monte doucement vers la montagne en longeant le cours d'eau. Puis on accède à la 1re cascade précédée d'une piscine naturelle où quelques touristes se rafraîchissent. Le chemin commence à monter de façon plus raide avec des séries d'escaliers toujours bétonnés et les piscines et cascades se succèdent. La nature est superbe ainsi que les cascades qui tombent en plusieurs gradins sur des pierres de couleur verte, à l'image du travertin vu à Plitviche en Croatie. C'est vraiment très beau et cela justifie la foule qui se presse sur le sentier, plus ça monte et plus le chemin devient acrobatique et moins évident, avec des passages surtout entre la 6eme et la 7eme cascade, où il vaut mieux se déchausser si on veut éviter de prendre un bain de pied. La dernière cascade est étroite et tombe d'une gorge mais elle est moins esthétique que la 5eme et la 6eme. L'eau est fraîche au moment d'y pénétrer mais après elle est très agréable, quant aux petits poissons qui viennent nous gratouiller les pieds au début ça surprend surtout quand on ne les voit pas à cause d'une eau un peu trouble puis on s'y fait : un moment j'avais facilement une dizaine de petits poissons accrochés à mon pied surtout autour des orteils. Je ne pensais pas avoir tant de peaux mortes pour nourrir tous ces poissons. Retour, après nous être bien baignés, au parking où nous attend notre chauffeur. Ce fut une belle journée passée avec 4 compatriotes bien sympathiques. Dîner chez Zab Zab, un troquet que j'avais repéré en me baladant en fin d'après-midi dans le quartier de l'hôtel à la recherche de beaux points de vue à photographier au moment du coucher de soleil. C'est une cantine ouverte aux 4 vents abritée sous un toit avec un public très mélangé plus de Thaïs que d'occidentaux, il est quasiment toujours complet mais les places se libèrent assez vite, en quelques minutes. Il y a beaucoup de choix à des prix super compétitifs (de 40 à 80B un plat bien servi) et avec un service efficace, une super adresse !
18/11 Kanchanaburi Petit déjeuner sur la terrasse du sky mais service plus que nonchalant, les tables sont encore pleines des reliefs de la veille et le serveur a apparemment passé une mauvaise nuit ! Le petit-déjeuner terminé nous allons louer des vélos dans la rue commerçante (2x50B) et partons sous un chaud soleil déjà (il est 9h) en direction des deux temples, le Wat Tham Sua et l'autre, but de notre balade. Nous empruntons d'abord la grande route avec une circulation assez chargée puis bifurquons vers la gauche à la hauteur du City Hall, nous traversons la rivière et prenons à gauche en suivant le cours de la rivière. De nombreux parcs à poissons sont installés le long de la rivière ainsi qu'un grand cimetière chinois, divisé en quartiers dont les groupes de tombes identiques, sont orientés différemment. Les temples s'étagent le long d’une colline. C'est assez kitch avec toutes ces couleurs criardes, et ça monte raide en direction du sommet. A mi-pente on pénètre dans une grande grotte dont le sol est entièrement marbré, alors que le plafond est resté à l'état brut. Puis de la grotte elle-même un escalier en colimaçon mène à la sortie et le chemin continu jusqu'au sommet où se trouve un dernier temple avec vue sur la plaine en contrebas. C'est près de 700 marches qu'il a fallu monter. Descente sous un soleil brûlant, une bouteille d'eau fraiche sera la bienvenue en bas. Retour vers Kanchanaburi en empruntant une autre route et en utilisant un petit bac pour traverser la rivière. Déjeuner chez Zab Zab . Un peu plus tard nous ressortons nos vélos pour aller voir le fameux pont de la rivière Kwaï : c'est un pont en fer classique qui n'a de valeur que par le symbole qu’on lui prête et le film qui l'a rendu célèbre. Dîner chez Zab Zab d'une soupe tom yam goong, excellente.
19/11 de Kanchanaburi à Sangkhlaburi Départ ce matin pour Sangkhlaburi. A la station de bus nous achetons les deux dernières places et comme d'habitude le plus difficile est la gestion des deux sacs à dos que nous laissons dans l'étroit couloir qui mène aux places arrière, obligeant les passagers du fond à escalader les sacs pour sortir ! Belle route, peu d'arrêts, en 3h30 nous voilà à Sangklaburi. À la gare de bus, pas de taxis ni motos, ni tuktuk, nous suivons en descente une grande rue déserte censée nous amener vers les GH d'après ce que nous a dit une restauratrice. La descente est longue puis le chemin bifurque et remonte, le soleil est très pénible, finalement une femme à moto nous prend en pitié et nous amène au P. Guesthouse maintenant tout proche : Il est plein ! C’est le week-end ! Nous allons faire le tour des autres GH heureusement proches et choisissons le Pornpailin resort où on nous nous propose un bungalow à 1000B avec clim et terrasse donnant de côté sur le lac. Nous allons déjeuner au P gh sur une grande terrasse minérale qui donne sur le lac : personnel indifférent, à l'exception d'un jeune (le gérant ?) qui parle parfaitement anglais et est très avenant. Quant à la cuisine le padthaï était très honnête et pas cher (60B). Nous partons ensuite à pied en direction de ce qui pourrait être le centre du village. Pour l'instant on n'a pas vu de centre et les rues que nous avons parcourues font plutôt penser aux rues d'un village avec beaucoup de verdure et de jardins et peu de maisons. En remontant la rue de l'hôtel nous tombons à droite sur un panneau indiquant « wooden bridge » ce qui est bon signe sachant pour l'avoir lu qu'il y a un grand pont de bois à voir. Effectivement la rue descend vers un pont rouge en ciment lui-même raccordé un peu plus loin à un grand pont de bois de 400 m de long. Il y a beaucoup d'animation sur les deux ponts. Une touriste thaïe nous recommande chaudement de faire la balade en barque sur le lac, de plus elle est gratuite aujourd'hui car c'est l'anniversaire de la mort du roi. Nous descendons donc faire cette promenade en barque avec une dizaine de touristes thaïs, et aucun occidental. Nous traversons une partie du lac, nous arrêtant pour aller visiter un vieux temple bouddhiste de style angkorien dans lequel se pressent les fidèles pour faire leurs offrandes et allumer des bougies. La barque nous emmène voir les restes de plusieurs temples dont les pointes dépassent de la surface du lac : ce sont les seuls traces visibles de l'ancien village englouti après la construction du barrage. Retour au pont de bois et balade parmi la foule des badauds et des chalands. Dîner au P. Guesthouse, les tables ce samedi soir sont toutes occupées, il y a foule ce week-end,
20/11 Sangkhlaburi Petit-déjeuner au resto végétarien (café excellent !). Nous sommes ensuite allés réserver une moto (200B) chez P. Guesthouse et avons pris la route en direction du col des trois pagodes à la frontière birmane. La route est en excellent état et il y a tout le long une piste spéciale pour les motos, on roule donc en sécurité. Il y a environs 23 km jusqu'au col des trois pagodes, ponctués de nombreux contrôles policiers mais bon enfant : on ne s'est jamais complètement arrêtés, il suffisait de rouler au pas devant la guérite et on nous faisait signe de passer. Quant au col des trois pagodes, les trois pagodes sont assez petites et loin de l'image que nous nous en faisions, quant au village c'est un poste frontière avec plein de commerces qui jouent sur les différences de prix et d'articles entre les deux pays, rien de très original. En fin d’après-midi, balade au marché artisanal de l’autre côté du pont de bois, très animé, et superbe coucher de soleil . 21/11 de Sangkhlaburi à Phetchaburi Brouillard ce matin au réveil, température agréable à 7H, nous quittons notre GH non sans avoir bu le café et les cookies offerts par la famille de gérants, deux mototaxis nous amènent en 3 mn à la station de minivan (2x20B). Là nous attendrons 15 mn avant d'embarquer dans un minivan qui mettra 4h pour atteindre Kanchanaburi . A peine arrivés nous repartons dans les 5 mn pour Phetchaburi toujours encombrés par nos sacs qui finissent par occuper un siège ! Après 3h de route le minivan nous laisse au coin d'une rue où nous marchandons deux mototaxis (40x2) pour nous amener au Sun hôtel 3 km plus au nord. Hôtel confortable (climatisation, douche chaude et petit-déjeuner inclus). Nous posons nos affaires et profitons de la situation de l'hôtel en face du funiculaire du palais pour aller faire un tour sur cette colline. Malheureusement il ne reste qu'une demi-heure avant la dernière descente du funiculaire. Qu'à cela ne tienne, malgré les nombreux singes au comportement bizarre et imprévisible, j'arrive à faire le tour des trois temples chacun perché au sommet d'un piton : en fait rein d'exceptionnel si ce n'est la belle vue sur la ville que l'on a de là- haut. Dîner au resto situé juste à côté de l’hôtel.
22/11 Phetchaburi Excellent petit-déjeuner buffet avec œufs, plats thaïs, salades, fruits, toasts, beurre et confiture, compris dans le prix de 950B. Nous partons à pied en direction de la ville qui finalement ne se trouve pas si loin que ça, environ 2 km. Première visite pour un temple situé à droite de la rue principale, occupé comme souvent par une école, autant dire que nous sommes l'attraction et que l'on nous apostrophe avec force hello. C'est un très beau temple avec des décors magnifiques. Nous approchons ensuite de la rivière et de la vieille ville. Nous visitons ensuite le plus fameux temple : le Wat Mahathar Worawihan avec son stupa tout blanc qui s'élance vers le ciel. De superbes sculptures émaillent plusieurs façades de ces temples. Dans une allée couverte, des gamins d'une classe font la course « surveillés » par une rangée de bouddhas impassibles ! Nous faisons ensuite les nombreuses allées du marché qui se tient juste à côté, marché de poissons, de viandes, de fruits et légumes, cantines, textiles, couture. pas un seul touriste que des Thaïs, un vrai bonheur. Je pars changer des € dans une banque : on en a pour son argent ! Signatures multiples, vérifications multiples des billets au rayon laser, référence au chef, au sous-chef, disparition de l'employée durant plusieurs minutes puis enfin la liasse apparaît, est comptée deux fois au compteur automatique de billets et remise enfin au destinataire, ouf ! Après avoir emprunté un vélo à l'hôtel (1re heure gratuite) je me dirige en direction du nord vers la grotte de Tham Khaeo Luang réputée pour ses nombreux bouddhas. Il y a environ 5 km de bonne route depuis l'hôtel, quelque fois encombrée par des singes impertinents. On descend dans la grotte par un escalier et on aboutit dans une vaste grotte éclairée par un puits de lumière et des lampes électriques. L'effet est saisissant et les nombreux bouddhas d'or de toutes tailles brillent discrètement dans leurs niches. Quelques visiteurs, surtout thaïs, font leur dévotion devant les différents autels. Plusieurs salles, toutes décorées, se succèdent.
23/11 de Phetchaburi à Prachuap Khirikhan Nous allons à pied à la station de minivan toute proche et prenons le 1er qui part vers 9h. Il nous faudra environ 3h pour aller à Prachuap, notre chauffeur est un fou de la route dépassant à gauche comme à droite, poussant son minivan à 150 km/h malgré les embarras de la circulation. Les nombreux arrêts ont malgré tout fait baisser sa moyenne ! En arrivant à Prachuap nous hélons 2 mototaxis (2x30) pour nous conduire à l'hôtel House 73 qui offre une belle terrasse commune avec cuisine à disposition. Temps gris pour la première fois, la mer est laiteuse et remuée, une brise marine bienvenue aère l'atmosphère. Nous décidons de partir à pied vers le nord en longeant la mer et en grimpant vers les temples installés sur la colline : de nombreux singes macaques ont investi les lieux et squattent allègrement les escaliers et tous les alentours. On reste sur nos gardes évitant sacs en plastique et nourriture ou boissons. De là haut la vue est belle quoique embrumée. Nous redescendons et repartons vers le centre ville assez réduit. Nous faisons quelques courses au 7eleven ou Tesco et retournons au Home. Ressortons dîner au restaurant (tom yam de poissons variés et fruits de mer à la citronnelle et lime, crevettes au curry de coco). Quelques retraités occidentaux anglophones accompagnés de «jeunes femmes indigènes » prennent le frais ou le whisky aux terrasses des bars. J'ai l'impression que Prachuap beaucoup plus calme et agréable que Hua Hin est devenu la base arrière des retraités occidentaux du secteur.
24/11 Prachuap Khirikhan Il a plu cette nuit mais il fait toujours aussi chaud. Je vais louer un vélo sur le bord de mer (50B) alors que Monique profite du vélo de l'hôtel. Nous partons vers le sud en direction de la base « Wing 5 » où nous nous faisons enregistrer à l'entrée : là nous partons vers la gauche et longeons la mer (côté Prachuap) puis avant de traverser le bout Nord de la piste d'atterrissage nous laissons un passeport en gage et continuons en direction de la péninsule occupée par un piton calcaire. Tout au bout du terrain plat, là où commence la montée sur le piton se trouvent des panneaux explicatifs concernant les singes langur et on les aperçoit : ils sont en fait attirés par la nourriture que leur apporte un gardien. Nous allons passer pas mal de temps à les observer et les photographier en compagnie de quelques visiteurs thaïs. Ils ont une bouille pas possible avec leurs grands yeux encadrés de blanc et leurs longues fourrures qui leur couvrent le corps et la tête. Nous reprenons nos vélos et longeons la belle plage de sable de Manao un peu plus au sud : sur plus d'1 km il y a à tout casser, 10 personnes sur les transats et 3 à 4 personnes dans l'eau. Sur le sable on trouve de temps en temps d'énormes méduses translucides avec des reflets bleutés dont certaines font plus de 60cm d'envergure, dans le doute mieux vaut les éviter ! Retour à Prachuap, il fait maintenant très chaud. Nous continuons cette fois-ci en direction du Nord en longeant la plage et la colline aux macaques. Arrêt déjeuner au Rim lab : si le curry de crabes était délicieux, la salade de papaye verte au crabe bleue, en réalité du crabe cru n'a pas vraiment été du goût de Monique. Après ce déjeuner nous avons repris nos vélos pour aller jusqu'au village de pêcheurs situé à encore 8 km plus au nord au bord du golfe. C'est bien fatigués que nous sommes revenus à Prachuap.
25/11 de Prachuap Khirikhan à Baan Krut Ciel bleu ce matin, petit-déjeuner sur la terrasse avec un vrai café préparé par le proprio. A 8h45 le minivan nous prend en charge après s'être un peu arrêté à la station il prend la route, en fait une 4 voies en direction du sud pour avaler les 80 km qui nous séparent de Baan Krut. Vers 10h30 le minivan nous laisse à la gare de chemin de fer de Baan Krut puis un tuktuk nous emmène jusqu'au Proudthaï resort ( 60B) où nous avons réservé un bungalow dans un beau jardin fleuri juste en face d'une magnifique plage qui fait plusieurs km de long. Excellent dîner au Tam Mai : padthai, curry rouge, riz, bière et eau : 210B.
26/11 Baan Krut Petit-déjeuner au Salathai resort juste à côté du notre. Beau ciel bleu, je suis sorti vers 6h30 voir le lever de soleil mais il était un peu caché par un horizon ennuagé. Quelques thaïs prenaient déjà des selfies sur la plage : nous sommes samedi et il va y avoir du monde ici dans la journée. En attendant nous louons des vélos (100B pp) et partons vers le nord et le temple perché sur une péninsule séparant la baie de Bang Saphan de celle de Prachuap, le Wat Thang Saï. Il y a d'abord un grand bouddha doré moderne puis un peu plus haut un grand temple tout doré récent et qui domine les deux baies nord et sud. Si l'extérieur est un rien clinquant tout doré, l'intérieur est plus sobre tout en marbre avec des peintures de type fresques dans le style traditionnel thaïlandais. De nombreux bouddhas sont disposés aux points cardinaux. Déjeuner chez Tam Maï. Vers 16h30 nous allons nous promener vers le village de pêcheurs situés au nord de notre resort puis revenons par le village de Baan Krut où se trouve la gare du chemin de fer. Achats de fruits (ananas=20B, pastèque=20B soit 50 cents !) diner chez Tam Maï.
27/11 de Baan Krut à Ban Saphang Départ en tuktuk privé pour Ban Saphang (500B et 45 mn de route) et le Palm gardens resort réservé la veille sur internet. Superbe bungalow en dur, chambre nickel, dans un superbe jardin avec une belle piscine et un proprio anglais avenant. Baignade dans la piscine (sans méduses !) repos, lecture. Je n'ai toujours pas accès à ma boite Orange (forbidden erreur 403!!!) ça commence à bien faire alors qu'internet fonctionne super bien ! Balade le long de la plage, déjeuner au I talay (correct sans plus et plutôt cher). Reste de la journée à buller, se balader le long de la plage. Excellente nuit calme et fraîche grâce à une clim discrète et efficace.
28/11 Ban Saphang Temps un peu gris vers 7h, petit-déjeuner anglais classique grâce à Larry ! Piscine, balade, lecture. Déjeuner très honnête et pas cher au « Why not ». Le temps est resté mitigé avec gros nuages et petite pluie courte dans l'après-midi.
29/11 de Ban Saphang à Ranong Temps orageux et couvert, le minivan réservé par Larry était là à 9h tapantes. 2H30 de route agréable entre cocotiers, hévéas et ananas et quelques villages agricoles typiques. A Chumphon nous avons repris un minivan pour Ranong (2H20) par une route plus sinueuse car en partie montagnarde. De la station de bus 2 mototaxis pour l'hôtel Dahla atteint en 5mn. Nous avons un petit bungalow simple (avec AC et TV) qui donne sur un petit bout de jardin. Nous allons déjeuner au Homestay juste à côté (bonne cuisine, prix correct, portion moyenne) puis nous nous décidons à aller à pied aux sources thermales chaudes, distante de deux bons km. Arrivés sur place nous avons un peu de mal à nous repérer : tout est écrit en thaï, une première option assez minimaliste à 40B nous propose une trempette dans deux petites baignoires pataugeoires avec 30cm d'eau chaude. Sinon, et ça été notre choix il y a le Siam resort en face à 200B pp mais avec une serviette, accès à des douches, baignoires, sauna et jacuzzi, plus bien sûr une piscine d'eau très chaude (47°), les sexes sont séparés, chacun est donc parti de son côté pour suer pendant près d'une heure. Expérience intéressante et agréable.
30/11 de Ranong à Koh Phayam Nous allons voir le marché de Ranong : nous sommes impressionnés par sa grande surface et ses nombreux secteurs spécialisés : poissons frais, crustacés et coquillages, légumes, fruits, plats cuisinés, tissus, riz et céréales. Certains font du détail et d'autres du gros : comme d'habitude, des odeurs fortes, bonnes ou nauséabondes nous passent sous le nez mais quelle activité ! Après cette immersion au marché, retour au Dahla où nous attend un taxi (2x70) pour nous emmener au quai d'embarquement pour Koh Phayam. Ici aussi les dockers s'affairent pour charger les marchandises à destination de Koh Chang ou Koh Phayam (moteur, briques, nourritures, boissons, cuvettes de wc etc). Départ dans un speedboat qui mettra 40 mn pour nous amener à Koh Phayam. Là deux mototaxis nous amèneront en 5mn (2x50B) au Ppland. Le Ppland est isolé un peu au nord (15mn à pied) au bord d'une belle plage de sable largement découverte à marée basse de plus de 100m. Les bungalows se répartissent soit en front de mer soit en deuxième ligne sous les arbres. Notre bungalow est en 2me ligne avec vue sur la mer à 50m. Il y a un restaurant, une belle piscine et même une salle de sport. Notre bungalow dispose d'une terrasse avec 2 fauteuils et un hamac, une sdb en partie ouverte sur le ciel et un ventilo suffisant pour maintenir une atmosphère fraîche. Aujourd'hui le temps est couvert et il y a une petite brise qui rafraîchit agréablement. Je pars à pied par la plage en direction du village situé face au débarcadère du port. En fait de village il s'agit d'une série de restaurants, bars, loueurs de motos ou agences de voyages qui ne vivent que du tourisme sur l'île.
01/12 Koh Phayam Lever matinal à 6h pour voir le lever de soleil, peine perdue l'horizon est entièrement bouché par de gros nuages denses. Le soleil ne fera qu'une timide apparition vers 10h. Départ pour le village en passant par la piste intérieure, la marée étant haute le passage par la plage est impraticable. Balade entre les restos, les loueurs de motos et les agences de voyage, le village s'anime pendant quelques mn au moment où un bateau accoste puis retombe dans une léthargie toute tropicale. Nous nous attablons pour boire un délicieux jus de fruits frais (mangue et multifruits) au Sabaï D
2/12 Koh Phayam Temps gris, nous ne louerons pas de motobike aujourd'hui. Balade sur la plage et à pied en direction des plages de l'Ouest vers le Vijit resort : belle plage de sable blanc très fin qui se termine par une mangrove et bordée par quelques resorts à bungalows comme partout ici. Retour par la piste bétonnée, arrêt achats de souvenirs en tissus (coussins en soie, chemisier et tablier). Déjeuner (excellent) chez Sabaï D. pluie incessante, ciel couvert, température presque agréable.
3/12 Koh Phayam Pluie continue du matin au soir, vent fort, température agréable, plus de moustiques.
4/12 de Koh Phayam à à Bangkok Temps toujours couvert, pluie intermittente, deux mototaxis nous emmènent au port. Là une mer agitée par un grand vent nous attend, le speedboat part à l'heure pile avec 25 passagers au début le bateau tape violemment les vagues puis la mer se calme un peu et le reste du voyage se passe bien, 40 mn de traversée. Sur le quai à Ranong le « taxi » de Pon's place réservé à Koh Chang nous emmène au centre ville. De là le marché est tout prêt, nous y allons pour acheter des épices fraîches : racines de galanga (kha), de la citronnelle (takraï) des feuilles de combava (makrout) du gingembre (king) et des épices moulues en poudre (piment et curry). Retour chez Pon's place, déjeuner et attente du minibus pour l'aéroport. Vers 17h un minivan nous emmène à l'aéroport de Ranong à 35km du centre en 20mn. Petite attente puis décollage dans un Boeing 737-800 de Nokair pour 50 mn de vol. Arrivée à Don Muang à 19h 50. Là le minibus pour Khao San nous emmène en 30 mn à Democracy monument pour 150B pp. A 21h nous nous installons dans notre chambre au Lamphu GH.
5/12 Bangkok Dernière journée à Bangkok, temps mitigé avec nuages et soleil, nous partons en direction du quartier de Khao San faire les derniers achats de cadeaux. À cette heure matinale (9h) c'est très calme et la plupart des magasins sont encore fermés. On commence à repérer les articles qui nous intéressent et il faut bien dire qu'il y en a peu, tellement le choix est limité et les articles plutôt moches ! Les prix sont souvent fantaisistes et vont du simple au double suivant les magasins. Ce quartier de Khao san est bizarre : on n'y voit que des occidentaux de tous âges et de toutes conditions sociales et tous les Thaïlandais que l'on y croise y sont pour profiter de la manne touristique du quartier. Je ressors pour aller me balader vers la partie nord de Khao San dans des rues plus typiquement thaïes, puis je me rapproche du pont Rama avec ses hautbans, retour par le grand parc qui jouxte le musée du Siam où se presse une foule compacte venue profiter d'une distribution gratuite de nourriture à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du roi. Il y a des milliers de gens qui attendent dans de longues queues soit un bol de riz, soit un cornet de glace. Tout est très bien organisé par l'armée thaïe et la croix rouge. Un peu plus loin dans une grande tente des centaines de personnes sont assises sur des chaises et semblent attendre. Tout autour de cette grande place des centaines de flics sont présents, certains règlent la circulation, d'autres sont là au cas où. Dernière ballade du côté de Khao San, envahi par une horde de touristes et de vendeurs thaïs dont les incontournables femmes ethniques vendant leur appeaux imitant le cris des crapauds. Derniers achats et retour au Lamphu.
6/12 de Bangkok à Mulhouse/Bâle (transit par Amsterdam)
Conclusion
C'est avec plaisir que nous sommes retournés en Thaïlande pour la 3me fois et nous y avons retrouvé : – son atmosphère chaude et moite mais un peu fatigante par moment, – la circulation incessante et bruyante de ses deux roues, quatre roues ou plus, – les sympathiques et minuscules cantines qui s'installent le long des trottoirs en ville et le long des routes en campagne. Nous avions aussi oublié les tas de tongs multicolores que déposent les gens en se déchaussant sur le trottoir avant d'entrer dans les échoppes. L'incroyable fouillis de certains commerces, chinois en particulier, qui servent également d'habitation et dans lesquels trône l'autel des ancêtres illuminé par des cierges ou des bondieuseries aux multiples ampoules électriques. Noua avons été étonné, surtout en comparaison des pays avoisinants (Myanmar et Cambodge), de l'état récent du parc automobile, composé de voitures japonaises récentes en bon état et plutôt de gros calibre comme les 4x4 et les pickup volumineux. Si les innombrables portraits du défunt roi aperçus tant dans les villages que les villes, nous avaient déjà interpellés, à Bangkok par contre leurs nombres et leurs tailles commençaient à nous lasser nous faisant penser à ces pays peu démocratiques où règnent le culte de la personnalité et de la pensée unique. Comment rester libre de ses opinions quand on subit un tel matraquage de la propagande officielle. Etonnante aussi l'apparition d'un bonze en tongs s'extrayant d'une grosse limousine noire officielle et encadré par des militaires haut gradés lui faisant une haie d'honneur. De même la distribution « généreuse » de nourriture au peuple le jour de la naissance du roi me faisait penser au « panem et circenses » (du pain et des jeux) au temps des romains, où cette politique était destinée à divertir et nourrir le peuple pour qu’il oublie le régime oppressif auquel ils étaient soumis. Quand on sait que la fortune de la famille royale thaïlandaise est estimée entre 32 et 48 milliards, elle peut effectivement nourrir gratuitement et à certaines occasions son peuple.
Ce que nous avons aimé
– la cuisine thaïe en particulier les curry verts ou rouges, et toute ces préparations à base de citronnelle, de feuilles de combava, de lait de coco ou de galanga. – Les villes authentiquement thaïes comme Chanthaburi, Kanchanaburi, Sangkhlaburi, Phetchaburi et Prachuap – l'île de Koh Waï et son calme (aucun véhicule à moteurs), – les îles de Koh Chang et Koh Phayam bien que plus touristiques et fréquentées restent cependant à dimension humaine, ayant eu le souci de bien répartir les resorts sur leur territoire pour éviter une trop grande promiscuité – Le petit village de Baan Krut et son littoral où l'on trouve de petits resorts familiaux pris d'assaut par les Thaïs le week-end, ambiance garantie. – La petite réserve des singes Langur sur la base aérienne Wing 5 à Prachuap – La gentillesse des Thaïlandais (-ses) – les marchés et leur incroyable diversité de produits alimentaires. – Le fonds sonore de la nature avec les cris des geckos, des crapauds, des oiseaux de toutes sortes et des insectes
Ce que nous avons nettement moins aimé
– certains chiens devenant agressifs sans raison apparente, le soir entre autres, alors que la plupart sont inoffensifs voire craintifs. – Pas toujours rassurés non plus par les troupes de singes macaques qui vous dévisagent (à Phetchaburi et Prachuap) – on se passerait aussi des méduses, les toutes grandes comme les petites invisible, qui pullullaient certains jours à Koh Waï et qui nous ont laissé quelques souvenirs cuisants ! – La conduite hallucinante d'un jeune chauffeur de minivan filant à près de 140km/h sur les routes entre Phetchaburi et Prachuap, doublant à droite, comme à gauche et zigzagant entre motos, tuktuks et camions, frayeur garantie ! –
Budget total pour 2 personnes: 2418 €
– avion de Bâle/Mulhouse à Bangkok aller/retour : 597 € – logement : par nuit 25 € 727 € – nourriture : 432 € – transports intérieurs : 427 € – visites/divers/souvenirs 235 €
NB : l’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/wsjA9hwYMTJWG8PV6
NB : Si vous visionnez l’album, photo par photo, comme il se présente en cliquant sur le lien vous verrez les légendes sous les photos comme d’habitude. Par contre en mode diaporama (accessible en cliquant sur 3 point verticaux) vous ne verrez pas les légendes.
Carnet de voyage - Tokyo 2 semaines English translation pending
Hello ! Je suis rentrée hier de mon voyage à Tokyo qui a duré 2 semaines, je vais donc vous faire un petit carnet de voyage pour vous raconter mon périple qui était fort en émotion car 1er retour à Tokyo depuis que j'y ai habité de 2007 à 2012.
Tout les jours de mon voyage seront aussi publiés sur mon blog : jaimelesgyozas.blogspot.fr/ et j'ai une carte avec tout les lieux cités dans mes publications que je vous donnerais si vous le souhaitez !
Jour 1 : Ikebukuro, Sugamo et le canal café à Iidabashi. Quand j'habitais à Tokyo je venais rarement dans le quartier d'Ikebukuro, mais en passant 2/3h là bas j'ai pu découvrir quelques boutiques sympa que je vais vous lister ci dessous. La matinée a été dure : j'ai seulement dormi de 21h à 2h à cause du décalage horaire donc la fatigue a été présente tout le long de la journée. Direction donc la rue principale d'Ike (ca ira plus vite) vers Spinns, une boutique de fringues que je recommande, c'est pas cher et les vêtements sont cool, avec pas mal de basiques mais avec des coupes originales. Il y a un grand portant avec des vêtements vintage c'est pas mal ! (bon pas sûre que ça intéresse 80% des gens sur ce forum mais bon on sait jamais si des filles de mon age passent par là et cherchent des boutiques de fringues cool sur tokyo) Ensuite direction le Alpa Sunshine City, un centre commercial où on trouve plein de boutiques de fringues et surtout une boutique Pokemon ! Ensuite pour le repas je suis allée à Kura Sushi, un restaurant où l'assiette de 2 sushis est à 100 yens, donc très abordable, j'y ai déjeuné pour - de 10€. Le menu est disponible en anglais et c'est un "kaiten sushi", cela signifie que les sushis arrivent à notre table par des rails, c'est assez marrant. Pouvoir remanger des sushis "aburi salmon" (cuit au chalumeau sur le dessus) c'est juste indescriptible comme sentiment !!
À 2 stations de JR (train) d'Ikekuburo on trouve le quartier de Sugamo. La visite de ce quartier est vraiment vite fait, en une bonne heure, car ce qui vaut le coup c'est la Jizo dori, une rue commerçante avec pleins de vendeurs de gâteaux en tout genre et de vêtements pour vieux, dont la culotte rouge, symbole de ce quartier qui est censé porter bonheur. Très bonne idée de se balader en fin d'après-midi ici pour se calmer après le vacarme d'Ikebukuro (c'est "infernal" toutes les boutiques ont des espèces de "crieurs" qui hurlent dans la rue pour attirer du monde + de la musique à fond)
Vu qu'il était encore tôt, j'ai un peu automatiquement viré sur Iidabashi, le quartier où j'habitais avant. J'ai juste décidé de me poser un peu au Canal café, un café et resto ponton sur la rivière. Un cadre très sympa avec les trains qui passent en face. Bon clairement c'est pas donné : 5€ pour un soda.. mais bon on paye le cadre.. (excuse de pigeon) J'ai pas voulu visiter tout le quartier car je prend une journée entière plus tard dans la semaine pour me balader là bas. Je suis aussi passée par le centre commercial Ramla où on trouve quelques petits corners qui vendent des choses diverses comme de la papeterie.
Jour 1 : Ikebukuro, Sugamo et le canal café à Iidabashi. Quand j'habitais à Tokyo je venais rarement dans le quartier d'Ikebukuro, mais en passant 2/3h là bas j'ai pu découvrir quelques boutiques sympa que je vais vous lister ci dessous. La matinée a été dure : j'ai seulement dormi de 21h à 2h à cause du décalage horaire donc la fatigue a été présente tout le long de la journée. Direction donc la rue principale d'Ike (ca ira plus vite) vers Spinns, une boutique de fringues que je recommande, c'est pas cher et les vêtements sont cool, avec pas mal de basiques mais avec des coupes originales. Il y a un grand portant avec des vêtements vintage c'est pas mal ! (bon pas sûre que ça intéresse 80% des gens sur ce forum mais bon on sait jamais si des filles de mon age passent par là et cherchent des boutiques de fringues cool sur tokyo) Ensuite direction le Alpa Sunshine City, un centre commercial où on trouve plein de boutiques de fringues et surtout une boutique Pokemon ! Ensuite pour le repas je suis allée à Kura Sushi, un restaurant où l'assiette de 2 sushis est à 100 yens, donc très abordable, j'y ai déjeuné pour - de 10€. Le menu est disponible en anglais et c'est un "kaiten sushi", cela signifie que les sushis arrivent à notre table par des rails, c'est assez marrant. Pouvoir remanger des sushis "aburi salmon" (cuit au chalumeau sur le dessus) c'est juste indescriptible comme sentiment !!
À 2 stations de JR (train) d'Ikekuburo on trouve le quartier de Sugamo. La visite de ce quartier est vraiment vite fait, en une bonne heure, car ce qui vaut le coup c'est la Jizo dori, une rue commerçante avec pleins de vendeurs de gâteaux en tout genre et de vêtements pour vieux, dont la culotte rouge, symbole de ce quartier qui est censé porter bonheur. Très bonne idée de se balader en fin d'après-midi ici pour se calmer après le vacarme d'Ikebukuro (c'est "infernal" toutes les boutiques ont des espèces de "crieurs" qui hurlent dans la rue pour attirer du monde + de la musique à fond)
Vu qu'il était encore tôt, j'ai un peu automatiquement viré sur Iidabashi, le quartier où j'habitais avant. J'ai juste décidé de me poser un peu au Canal café, un café et resto ponton sur la rivière. Un cadre très sympa avec les trains qui passent en face. Bon clairement c'est pas donné : 5€ pour un soda.. mais bon on paye le cadre.. (excuse de pigeon) J'ai pas voulu visiter tout le quartier car je prend une journée entière plus tard dans la semaine pour me balader là bas. Je suis aussi passée par le centre commercial Ramla où on trouve quelques petits corners qui vendent des choses diverses comme de la papeterie.
Carnet de voyage: 30 jours à Cuba English translation pending
Nous avons passé un mois à Cuba en février mars.
Excellent voyage, pays attachant, population sympathique.
Arrivée à La Havane où nous avons d'abord passé 3 jours dans une casa de La Habana Vieja, 25 cuc la nuit, contact très agréable, conseils pertinents pour notre voyage.La ville nous a beaucoup plu, c'est une ambiance, c'est un patrimoine colonial extraordinaire.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.



Puis, on a pris un bus pour aller jusqu'à Cienfuegos, petite ville du bord de mer. On y a passé 2 nuits en casa particular, on a pris la carriole taxi pour aller à Punta Gorda, boire un cuba libre au Palacio de Valle qui offre une superbe vue sur les alentours. Le soir, on s'est régalé au dîner préparé à la casa, soupe de poisson, crabes et chupito pour digérer le tout.

Puis, vers 10h, départ pour Trinidad, une superbe ville de carte postale.Des maisons colorées, des rues pavées, de jolies églises, de la musique et des touristes en grand nombre.
Visite de la vallée de Los Ingénios en taxi, ancienne zone sucrière aujourd'hui plantée de manguiers, d'avocatiers, de cocotiers.... Soirée musique à la casa de la musica. Très festif, très gaie, excellente ambiance.
Journée plage à Ancon, à 12 km de Trinidad.Belle plage, pas trop de monde, des arbres pour avoir un peu d'ombre.Mais très peu de Cubains. Idéal pour la baignade.


Ensuite, pour aller à Santiago, on fera une étape d'une nuit à Camaguey, dans une casa du centre, chambre très bruyante, on a eu l'impression de coucher sur le trottoir.
Le lendemain on arrivera à Santiago après avoir traversé des plaines plantées de canne à sucre, de bananeraies, de quelques rizières et on croisera des troupeaux énormes avec leurs cow boys à cheval. On reste 3 nuits à Santiago dans une casa du centre, très sympa, excellents dîners à prix plus que raisonnables. Visite de la maison Velasquez, très vieille maison de maître, très belle maison. L'ambiance de la rue est sympa, petits étals de fruits, de viande, d'oignons...


Après, direction Baracoa via Guantanamo, en bus.Végétation luxuriante, montagnes majestueuses. Un bicy-taxi nous attend pour nous conduire à notre casa. Baracoa est une petite ville très vivante, très animée. Il est agréable d'y flâner. Musique en soirée. Beaucoup de monde. Journée randonnée pédestre, départ le long de la plage en direction de la playa blanca. Superbe balade, traversée du Rio Miel, pont suspendu, petit village de pêcheurs. C'est charmant. On se laisse tenter et on goûte au cucurucho, de la noix de coco râpée de la goyave, de la papaye et du sucre servis dans un cornet... Puis journée découverte des alentours en taxi réservé pour la journée au prix de 20cuc. Visite d'une plantation de cacao, de caféiers, de cocotiers. Fabrication artisanale du chocolat. Taxi jusqu'à la plage de Manglito, superbe, un petit coin de paradis au bout du monde.



Retour à Santiago pour 2 nuits avant de repartir pour Holguin.Sur la route on croisera des attelages de boeufs, des cavaliers....Beaucoup d'animation dans cette petite ville bien agréable. Le propriétaire de la casa nous réserve nos nuits suivantes à Gibara, on souhaite y aller pour profiter de la plage mais on a trop de vent. Donc, on fera de la marche. Et dès plages "lectures" dans le jardin calme de notre jolie casa.On est surpris de constater que la vie s'arrête très tôt dans cette petite ville balnéaire, heureusement que notre casa sert d'excellents dîners.
Retour sur Holguin avant de repartir pour Santa Clara, la ville où serait enterré le Che. On s'installe dans une jolie casa coloniale en plein coeur de la ville. On y est au calme. Le lendemain, visite de la place de la révolution, on est impressionnés par la statue du Che, par la lettre gravée dans la pierre sur une énorme stèle. Visite du théâtre construit en 1885.Il est très très joli et la guide qui nous accompagne tellement agréable. Belle visite. Visite d'une fabrique de cigares, les employés ne semblent pas nager dans le bonheur.


Puis, en route pour Remédios, une heure en taxi,15cuc. Petite casa très simple mais pour une nuit, ça ira. Taxi pour aller jusqu'à Santa Maria, accessible par une route longue de 48km, en pleine mer, pour une part, en pleine mangrove pour le reste.Plage sauvage mais occupée par des complexes touristiques all included. Un peu décevant...Malgré les eaux turquoises. Visite du village de Caribeen, petit port de pêche. Sympa! Retour à Remédios où la fête foraine bat son plein. Une sono d'enfer...difficile de rester sur la place. Repas langoustes le soir, la 1ère langouste de notre voyage...Bon...mais pas extra.... Remédios est une ville charmante où les maisons anciennes sont superbement restaurées, la place est très jolie.
Retour à La Havane en taxi collectif qui nous laisse juste devant notre casa.Une nuit et re-taxi collectif pour Viñales, cette fois.Jolis paysages, champs de tabac, bohios, casa de tabaco, fruitiers....Très belle région...On a une casa en plein centre, sur la route des mogotes. Beaucoup de charme, beaucoup d'espace pour randonner, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Mais que de touristes ! C'est énorme ! Mais ça vaut vraiment le déplacement. On est dans un autre univers et c'est tellement beau. Multiples randonnées pour découvrir la campagne environnante. Un vrai coup de coeur !


Et pour terminer,2 nuits à La Havane, ville magnifique, qu'on a beaucoup aimée.

Magnifique voyage, construit avec l'aide des discussions sur ce forum. Merci à tous.
Travel Journal: In the Land of Vikings, Fjords, and Sheep
Hello everyone,
As usual, I’m posting a new travel journal about our trip to Norway last September. This one will span several months, with a day-by-day account of our adventure. I won’t be posting many photos on the forum (the publishing rules have become even more complicated since my last journal), but you can find all the shots on my blog (address in my signature).
We’ve just returned from a truly extraordinary, unforgettable trip. Planning this trip wasn’t easy, and I’ll admit I struggled to decide on the itinerary… Should we take the Hurtigruten all the way from the south to the north? But a whole trip by boat didn’t really appeal to us. Or focus on the south in the fjord region? But that would mean missing out on the Lofoten Islands… In the end, we chose to concentrate on southern Norway, exploring the coast and fjords, while including a stop in Oslo and mixing train, boat, and car travel. I also opted for a trip where we’d drive less than in previous years (1,650 km compared to 2,000 km in Portugal and 3,800 km in the American West), but we’d still move around a bit and do some hikes. Here’s the itinerary we followed:

This trip was absolutely amazing and introduced us to so many things we’d never seen or done before—fjords, a night on a boat, glaciers, stave churches, snow in summer (…and the high cost of living!).
If we had to sum up our top highlights, here’s our top 3: Mr.:
the variety of landscapes the colors, especially the colors of the water—from crystal clear to light blue and turquoise in some spots eating good fish
Mrs.:
the roads: the ones in the area we explored were truly stunning Geirangerfjord, especially in the late afternoon, when it was quiet and free of cruise ships the Trolltunga hike: a challenging trek and a little personal achievement for us
What we liked less:
the sometimes inconsistent signage on hikes the cost of living (everything costs money, and even food is expensive) the tunnels: there are so many, and they’re not much fun (except for one with a roundabout inside…!)
That’s it for this first summary/overview, and I can already tell that choosing photos is going to be tough!!! Here’s a little preview of what we discovered:

To see the photos in full size on my blog: check it out here
As usual, I’m posting a new travel journal about our trip to Norway last September. This one will span several months, with a day-by-day account of our adventure. I won’t be posting many photos on the forum (the publishing rules have become even more complicated since my last journal), but you can find all the shots on my blog (address in my signature).
We’ve just returned from a truly extraordinary, unforgettable trip. Planning this trip wasn’t easy, and I’ll admit I struggled to decide on the itinerary… Should we take the Hurtigruten all the way from the south to the north? But a whole trip by boat didn’t really appeal to us. Or focus on the south in the fjord region? But that would mean missing out on the Lofoten Islands… In the end, we chose to concentrate on southern Norway, exploring the coast and fjords, while including a stop in Oslo and mixing train, boat, and car travel. I also opted for a trip where we’d drive less than in previous years (1,650 km compared to 2,000 km in Portugal and 3,800 km in the American West), but we’d still move around a bit and do some hikes. Here’s the itinerary we followed:

This trip was absolutely amazing and introduced us to so many things we’d never seen or done before—fjords, a night on a boat, glaciers, stave churches, snow in summer (…and the high cost of living!).
If we had to sum up our top highlights, here’s our top 3: Mr.:
the variety of landscapes the colors, especially the colors of the water—from crystal clear to light blue and turquoise in some spots eating good fish
Mrs.:
the roads: the ones in the area we explored were truly stunning Geirangerfjord, especially in the late afternoon, when it was quiet and free of cruise ships the Trolltunga hike: a challenging trek and a little personal achievement for us
What we liked less:
the sometimes inconsistent signage on hikes the cost of living (everything costs money, and even food is expensive) the tunnels: there are so many, and they’re not much fun (except for one with a roundabout inside…!)
That’s it for this first summary/overview, and I can already tell that choosing photos is going to be tough!!! Here’s a little preview of what we discovered:

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Carnet de voyage Nicaragua, du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes : Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, point central au milieu de tout un ensemble de points d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa... mais cette étape n'est pas encore terminée ....
J'avais promis à certain(e)s ce petit carnet de voyage. Je le partagerai donc sur le forum qui m'a bien aidé dans ma préparation ! A très vite... ne m'en veuillez pas mais il me reste encore une journée à déguster sur place... alors je rédigerai probablement la 1ère partie pendant le voyage de retour.... Quelques photos à venir pour chacune des étapes. A bientôt.
Carnet d’un voyage de 15 jours dans les Cyclades (Amorgos et Folégandros) septembre 2016 English translation pending
31/08 de Bâle-Mulhouse au Pirée
Arrivée à l’aéroport d’Athènes en fin de journée, nous prenons le bus X96 pour le Pirée que nous atteignons en 1h. Nous descendons à l'arrêt près du théatre et terminons à pied (10 mn) en direction de l’hôtel réservé depuis la France : Bel hôtel tout neuf, chambre impeccable avec tout le confort. Vu l’heure, pas de recherche fastidieuse pour dénicher la perle rare, nous allons dîner sur le port chez « Souvlaki express » un fastfood spécialisé en plats grecs. Pour nous quatre ce sera des gyros et de la salade grecque (20€ avec les boissons), excellent et pas cher. Avant de retourner à l’hôtel nous allons repérer sur le port les compagnies de ferry qui desservent nos îles.
01/09 du Pirée à Amorgos
Bonne nuit mais avec clim à fond compte tenu de la chaleur moite qui règne dans les chambres. Réveil à 5h45, en 10 mn nous sommes sur le port et nous nous dirigeons vers le quai E 9 où se trouve la compagnie Seajet où nous allons acheter nos billets au kiosque. Il n'y a plus de place en classe éco et nous devons donc prendre des places en classe business (75€ au lieu de 60€). Ce n’est pas donné mais plutôt que de vouloir tenter notre chance ailleurs et prendre le risque de rester à quai nous les achetons. Les fauteuils sont identiques à la classe éco mais nous sommes installés à l'étage et la clim y est plus efficace. À 7h pile nous quittons le Pirée en direction de Siphnos, première escale. La mer va progressivement se creuser et nous allons être de plus en plus secoués en approchant de Santorin, Folegandros et Amorgos. Cette traversée ne restera pas dans les annales : Les escales durent longtemps, beaucoup de monde débarque ou embarque (surtout à Santorin) et ça bouchonne devant les racks à bagages surchargés. Les passagers qui ne débarquent pas ne sont pas autorisés à mettre le nez dehors pour profiter du soleil. Le personnel est autoritaire et acariâtre. Finalement vers 15h30 soit avec 2h de retard nous débarquons à Katapola, port principal de l'île d'Amorgos. Nous y prenons le bus local pour Aigiali, autre port de l'île où nous irons casser une petite croûte, en réalité une superbe salade grecque accompagnée de bière bien fraîche, en attendant le deuxième bus qui doit nous monter au village de Lagadha où nous avons réservé deux studios (nous sommes quatre). Vers 17h30 le bus local nous y amène en 10 mn. Là, le chauffeur, pour nous aider, demande aux gens du coin où se trouve notre logement (Amaranto room), mais le propriétaire qui attendait le bus vient à notre rencontre et nous emmène à l'appartement. Deux beaux studios avec terrasses sur le village et la mer au loin. Tout est neuf et très propre. Nous nous installons puis allons découvrir le village de Lagadha. C'est un beau village cycladique traditionnel avec ses maisons en forme de cube blanc ourlé de bleu, ses escaliers soulignés de blanc et il s’en dégage un calme, une harmonie qui nous convient parfaitement. Après avoir arpenté les ruelles en pente du village nous allons nous asseoir à la taverne de Nikos pour fêter enfin mon anniversaire après une journée fatigante et une diète forcée dans le catamaran. Nikos a été un excellent choix : après un ouzo en apéritif accompagné d'une assiette de fromages variés de l'île nous avons choisi en entrée une salade de poulpes, des aubergines puis de la chèvre au four, des calamars, des aubergines farcies.
02/09 Amorgos : balade vers Tholaria
Petit-déjeuner sur la terrasse : bel éclairage matinal, ciel bleu et soleil. Pour démarrer nous avons décidé de faire la balade qui de Lagadha va au village de Tholaria sur la montagne en face. Le chemin très agréable part du centre du village en direction de la chapelle Epanochoriani. Sur le chemin nous croisons des habitants qui reviennent apparemment de la chapelle en portant de petits sachets en plastique avec de la nourriture bénie, un muletier monté sur son âne revient également ramenant des bouteilles (vides ou pleines) : il a dû y avoir une fête dans cette chapelle. Là nous rencontrons encore quelques habitants qui terminent de nettoyer les tables de la salle commune, le pope présent nous salue. Nous visitons ces lieux redevenus calmes et sereins. La vue sur la campagne environnante est superbe. Nous reprenons notre chemin vers Tholaria que nous rejoignons au bout d'une demi-heure. Nous sommes impressionnés par les nombreuses terrasses en pierres encore en bon état qui s'étagent sur une colline très en pente près du village. Comme d'habitude le paysage est constellé de tâches blanches qui se révèlent être des chapelles qui colonisent les creux comme les sommets de la montagne. Le village de Tholaria est typiquement cycladique avec ses rues en pente, ses cubes blancs, ses églises, ses chats, ses vieux habitants, les femmes en noir, les anciens à casquette... comme c'est l'heure du déjeuner, nous nous installons à l'ombre de l'église sur la terrasse d'une petite « taberna » pour goûter aux spécialités locales : moussaka, artichauts au citron, tomates farcies et autres. Il y a peu de monde, quelques touristes, des grecs aussi très agréable moment ! Patrick et moi partons arpenter le village à la recherche de quoi satisfaire notre boulimie de photographe ! Nous retournons par le même chemin en passant cette fois-ci par le village abandonné de Stroumbos dont quelques maisons sont en train d'être réhabilitées. En fin de journée je ressors faire quelques photos du côté de la chapelle construite à flanc de montagne d'où le coucher de soleil est magnifique.
03/09 Amorgos : baignade à Aigiali Beau soleil, mais il y a toujours quelques nuages qui filent à grande vitesse vers le bout de l'île du côté d’Agios Théologos. Nous descendons à pied à Aigiali, village touristique qui s’est développé autour du port puis allons nous baigner sur la plage. L'eau est bonne et la mer calme, Patrick et moi allons ensuite découvrir la plage située un peu plus loin, celle de Levressos : c'est une petite crique ombragée de tamaris, mais la mer y est plus agitée. A Aigali, nous déjeunons au restaurant Koralli dont la terrasse donne sur la mer : très bon déjeuner de spécialités grecques. C’est ici à Aigiali que nous pouvons nous renseigner sur les tarifs des voitures de location (de 25 à 30 € par jour) et sur les billets de ferry pour Folegandros : Surprise désagréable, le prix du Seajet (le catamaran honni) d’Amorgos à Folegandros est de plus de 69€ par personne pour 2h de navigation soit plus cher que les 8h du Pirée à Amorgos dans le même « cercueil » ! Une solution alternative s’impose.
04/09 Amorgos : balade vers la chapelle de Stavros
Réveil matinal (6h45) pour qu’au moins une partie de la balade vers Stavros se fasse à la fraîche. Nous reprenons le même chemin pour la chapelle d'Epachoriani puis continuons en direction de Stavros par un sentier qui grimpe, encadré par de hauts murs de pierre sèche, résultat du travail de fourmis réalisés par des générations et des générations d'îliens. Beaucoup de dépôts de gros bidons d'eau jalonnent la campagne : ils y ont été apportés à dos de mulets pour abreuver les nombreux troupeaux de chèvres éparpillés dans la montagne. La sécheresse semble avoir durement éprouvé la nature : raquettes de figuiers de barbarie toutes fripées, minces et sèches, oliviers rachitiques sans olives, idem pour les figuiers. On se demande ce que les chèvres peuvent trouver à grignoter dans ce paysage aride. Le chemin mène d'abord à une petite chapelle blanche près d'une citerne. Un troupeau de chèvres essaie de brouter dans les environs, le berger n'est pas très loin, les chiens non plus. On voit au loin une grosse tâche blanche, c'est le monastère de Théologos. En se rapprochant on est impressionné par son aspect massif et sa blancheur immaculée. Les murs paraissent très épais et les ouvertures très exiguës. Puis le chemin longe un impressionnant mur de pierres sèches de près de 2m de haut et d'une belle épaisseur et grimpe vers un col pour bifurquer vers une falaise verticale qui se jette dans la mer tout en bas. Ce chemin accroché au bord de la falaise se dirige vers l'Est et traverse un paysage minéral vertical impressionnant, gare au vertige. On aperçoit la chapelle de Stavros après avoir passé plusieurs caps elle est construite sur un col d’où la vue s’étend vers la mer de part et d’autres de ce cap. Elle est en passe d’être réhabilitée, et pour ce faire de nombreux (plus d’une centaine) de sacs de ciment, chaux, graviers ou sable ont été montés à dos de mulet. Il y aura ici dans moins d’une semaine le pèlerinage annuel. On voit quelques marcheurs sur ces chemins, ils sont souvent français. Retour au monastère Théologos où nous nous installons dans le réduit où se trouve un four pour pique-niquer. Retour par le même chemin jusqu'à Lagadha. En fin d'après-midi nous allons faire quelques photos du coucher du soleil Patrick et moi près d'une église dont les clochers se teintent d'une belle couleur rosée sur fond de mer. Dîner chez Nikos de spécialités locales, excellent comme d'habitude.
05/09 Amorgos : déménagement pour Agios Pavlos
Après le petit-déjeuner nous descendons, Patrick et moi au village d'Aigiali pour louer une voiture chez Eudokia. (27€/jour sur 4 jours + 8 € de rachat de franchise /jour). Hier soir, après quelques recherches sur le net j’ai trouvé une alternative au Seajet qui me parait beaucoup plus agréable et de plus nettement moins chère : Prendre un ferry traditionnel sur Naxos (12€) puis un autre sur Folégandros (11€) ce qui nous permet de plus de visiter Naxos puisque nous aurons près de 5h de battement entre les deux ferries. Départ en voiture pour Agia Pavlos distant de 5 km. C'est moins qu'un hameau au bord de la mer : en fait il y a un hôtel, une plage, quelques appartements à louer, 3 maisons locales et c'est tout. Le site est superbe juste en face de l îlot rocheux de Nikouria. Nous déposons nos affaires, prenons le déjeuner sur la terrasse puis partons en direction de la ville haute de Hora. Nous nous garons sur le parking et pénétrons en ville par une petite ruelle sans beaucoup d'intérêt et avec quelques maisons ruinées. Mais un peu plus loin apparaissent de belles églises, de belles maisons et des magasins qui témoignent d'une activité touristique certaine : nous voilà dans le centre du village et les magasins succèdent aux tavernes, restaurants et cafés. Il y a des touristes qui visitent, se désaltèrent ou déjeunent. L'éclairage commence à être intéressant et Pat et moi mitraillons à tout va. Vers 19h nous grimpons vers les moulins qui occupent la crête de la montagne pour jouir du coucher de soleil. De là haut, superbe vue sur l'île, la mer et plus loin à l'horizon d'autres îles. Retour à Aga Pavlos.
06/09 Amorgos : visite du monastère Chozoviotissa, baignade sur la plage d’Ag. Anna
Nous partons en direction de Hora et du monastère Moni Chozoviotissa. Il est 8h30 et il y a peu de monde à cette heure, nous nous garons sans peine sur le petit parking situé à 15 mn à pied du monastère il faut ensuite gravir un chemin en escalier qui grimpe au flanc de la falaise en direction du monastère. En approchant le monastère se dévoile progressivement : au début on ne voit qu'un mince liseré de blanc qui se détache sur le fond gris de la falaise puis progressivement ce fin liseré s'élargit et le monastère apparaît dans toute son importance. Il est haut de 8 étages mais large de seulement 5 m ! On y pénètre par une porte basse surmontée d’un beau linteau sculpté en marbre puis un escalier très pentu et étroit coincé entre la masse rocheuse et le bâtiment mène à l'étage supérieur. On arrive ensuite dans l'église dont certaines icônes et peintures sont très anciennes. Un mince balcon de 2 à 3m de large permet de voir la mer devant soi. Encore un étage et l'on se retrouve dans une salle commune où les deux moines présents servent une liqueur, un verre d'eau et des loukoums. C'est tellement exigu que peu de visiteurs à la fois peuvent visiter ce monastère, heureusement nous étions moins de 10 personnes au moment de notre visite. Patrick et moi allons faire quelques photos depuis le haut du chemin qui continue vers Profitis Ilias mais le ciel assez couvert plombe les photos. C'est ensuite la descente en sens inverse jusqu'à la porte d'entrée. Retour au parking où nous prenons la route qui descend vers la minuscule plage d’Agia Anna tout proche. Là aussi heureusement nous n'étions que 10 baigneurs, d’ailleurs on aurait eu du mal à trouver où mettre sa serviette si nous avions été plus de 20 ! La plage est en fait une petite crique de 12m de large et 3/4m de profondeur encadrée par des rochers plats sur lesquels on peut se coucher ou se faire bronzer. L'eau est claire, à bonne température, et il y a peu de vagues. Un peu plus tard nous remontons à Hora et allons déjeuner à la taverne chez Leotrivi sur la terrasse. Excellent repas, spécialités à base de veau ou d'agneau !
07/09 Amorgos : découverte du sud de l’île
Grande ballade en voiture vers le sud de l'île. Nous dépassons Hora pour prendre la route vers Kamari et Vroutsi. Premier arrêt pour visiter le couvent de femmes de Valsaminas où il ne reste qu'une religieuse, très sympathique au demeurant et qui nous a accueillis avec le sourire en nous offrant un verre d'eau et des fruits. Le couvent est situé dans un vallon dans un très bel endroit calme et serein les dépendances du couvent sont très fleuries et la petite terrasse devant l'église propice à la méditation. Nous reprenons la route vers Vroutsi où nous nous garons près d'une taverne, en face de l'église là un chemin indique le kastro (35mn) but de notre balade le chemin descend d'abord vers une église droit devant nous vers la mer puis passe à gauche en contrebas pour continuer vers le kastro que l'on voit sur son éperon rocheux devant la mer. Le chemin longe un torrent à sec assez creusé puis remonte jusqu'au kastro. Belle vue sur la mer et retour au village où nous nous arrêtons pour déjeuner sur la terrasse de la taverne d'excellents plats de viande (porc ou agneau). Nous repartons en voiture en direction de Kalotaritissa. Arrêt devant l’épave d'un navire naufragé qui a servi de décor dans le film le « Grand bleu ». Dommage que la plage devant l'épave soit devenue un dépôt d'ordures ! Nous continuons la route jusqu'à son terminus, le bout du bout comme dirait Pat, et ici le bout du bout c'est une très belle plage en cul de sac avec une eau claire, sans aucune vague, quelques galets pour rentrer dans l'eau et puis du sable, le pied !!! Nous allons y passer quelques bons moments .
08/09 Amorgos et Katapola Voilà maintenant une semaine que nous visitons Amorgos et il ne nous reste plus qu'à explorer la ville de Katapola et ses environs immédiats ce qui sera notre programme d’aujourd'hui, mais pas avant d'avoir piqué une tête dans la mer sur « notre » plage à Agia Pavlos. À Katapola nous allons d'abord nous balader dans le quartier des pêcheurs à Ksylokératidhi, quartier agréable avec des bars et de petites tavernes sur le quai. Un peu plus loin vers l’ouest se trouve une belle église avec son cimetière marin, et après quelques plages, une chapelle construite sur une avancée de terre dans la mer offre de beaux points de vue et réjouit le photographe en mal de clichés grecs. Excellent repas de poissons (riz, sepia et friture de rougets chez Dios marina). Dernier tour du côté du port commercial et retour à A. Pavlos. Il fait encore bon à cette heure (18h) pour profiter d’un dernier bain. Vers 19h15 Pat et moi allons chercher un endroit propice pour faire quelques photos du coucher du soleil : la mer, un bosquet d'arbres et les montagnes au loin de l îlot de Nikouria.
09/09 d’Amorgos à Folégandros
Départ matinal en voiture pour le port d'Aigiali. Nous laissons la voiture sur le parking du port comme convenu et attendons la venue du Blue Star qui ponctuel arrive vers 6h55. En un peu plus de 2 h nous voilà à Naxos sous un ciel assez couvert mais laissant sa chance au soleil. Tout ici nous paraît beaucoup plus grand qu'à Amorgos : le port, la ville, les nombreux touristes qui embarquent et débarquent, la pléthore de restaurants qui se succèdent sur le front de mer. Nous laissons nos bagages chez une « yaya » (une grand-mère) qui a transformé son petit appartement en consigne à sur son promontoire puis allons nous promener dans le kastro légèrement perché au-dessus de la vieille ville. Certaines maisons tombent en ruines, d'autres mériteraient d'être rénovées mais ce quartier a beaucoup de charme. Une vieille cathédrale catholique du XIIIème en occupe le centre. Puis nous faisons quelques courses alimentaires dans de vieux magasins typiques comme le Tzimplakis emporos. Nous prenons le déjeuner chez Kozi, excellent restaurant populaire spécialisé en pitas et souvlakis dont la grande terrasse donne sur la mer derrière le port. Après ce déjeuner copieux et goûteux, nous traînons sur le port en attendant notre ferry Artemis prévu à 15h30 .Traversée agréable sur ce ferry traditionnel qui s’arrêtera à Sikinos, Ios puis Folégandros où nous arriverons avec 45mn de retard soit 19h30. Cafouillage au port où personne ne nous attend contrairement à ce qui nous avait été promis. Finalement un taxi vient nous chercher vers 21h pour nous emmener à Ano Meria. Arrivée en pleine nuit dans un endroit apparemment isolé de tout, on verra demain...
10/09 : Folégandros, découverte de notre environnement
Nous découvrons notre environnement au réveil. Notre terrasse donne d'un côté vers la côte et la mer au loin, de l'autre sur les maisons éparpillées du village d'Ano Meria. Après le petit déjeuner nous partons à la découverte du village qui s'étale sur une grande surface et qui occupe la crête d'une montagne dont les flancs tombent dans la mer de part et d'autre. Des maisons succèdent aux vieux moulins, des citernes côtoient des abreuvoirs, quelques restaurants avec terrasses, puis c'est la campagne, des maisons en ruines, d'autres en passe d'être réhabilitées, des panneaux à vendre. Des motos, des mulets, des quads, de rares camions se croisent sur cette route étroite, l’unique qui traverse l’île du Sud-est au Nord-ouest. Nous trouvons aussi un supermarché situé à 20 mn à pied de notre logement, de quoi refaire des provisions. En retournant vers chez nous nous arrêtons à un restaurant dont de beaux poulpes sèchent au soleil, invitation à laquelle nous ne pouvions résister : le plat de poulpes grillés était délicieux, ainsi que les aubergines cuisinées. En fin de journée, c’est devenu un rituel, Pat et moi partons faire quelques photos au moment du coucher du soleil.
11/09 Folégandros : balade vers la plage d’Ag. Georgios
Départ à la fraîche (8h) pour la descente vers la plage d’Ag. Georgios. C’est un beau chemin qui plonge vers la mer et passe à côté de la chapelle d’Ag. Sostis toute blanche sur son promontoire. La descente continue avec un beau chemin dallé de « marbre » en forte pente néanmoins. Le ciel est bleu et malgré une petite bise le soleil se fait déjà sentir. Au bout de 50 mn nous voilà sur la petite plage de galets d 'Ag. Georgios. L'eau est d'huile et super agréable. Nous accrochons nos vêtements sur le tronc d'un tamaris et profitons du soleil et de la nature. Quelques cabanes en dur abritent des bateaux, nous sommes seuls. Au bout d'une heure commencent à arriver d'autres touristes, soit à pied mais le plus souvent motorisés, quant à nous c'est l'heure de la remontée sous un soleil qui tape dur et comme la montée est sévère c'est d'autant plus fatigant. Au bout d'une heure et demie nous voilà rendu chez nous, déjeuner sur place avec des « tiropitas » feuilletés au fromage local achetés au fournil du village.
12/09 Folégandros : Balade vers la plage de Livadaki
A 7h nous descendons en direction de la plage de Livadaki que nous atteignons en 50 mn par un chemin un peu plus chaotique qu'hier. Le paysage est très beau et sauvage. A cette heure la plage est encore à l'ombre. On se croirait dans une ria, en effet la plage est bordée d'un côté par une haute falaise verticale et de l'autre par une plus petite falaise de marbre. Nous nous baignons dans une eau agréable, nous sommes seuls, peu de temps avant de partir arrive un couple de Français déjà vu ailleurs comme souvent sur cette île. Nous quittons la plage en empruntant un autre sentier qui passe tout près d'un ancien phare. Nous allons ensuite déjeuner au « Sunset » de plats de pâtes « Matsata » au porc ou au lapin, c’est bon en dépit d’un service exécrable ! Dans l'après-midi, ayant raté le bus censé partir à 15h30 (mais qui n’existait pas à cette heure, malgré les horaires affichés), c'est par une belle ballade à pied de1h et demi par la route de crête que nous avons rejoint la ville haute de Chora : cette route qui domine le paysage offre de belles échappées sur la mer de chaque côté et sur le village de Chora en point de mire. De nombreuses placettes ombragées toutes occupées par des tavernes ou des bars animent la ville. C'est quand même très touristique avec toutes ces boutiques d'artisanat, et ces hôtels plutôt haut de gamme.
13/09 Folégandros : Balade du côté de Karavostasis
Ce matin un vent froid souffle en rafales sur l’île. À 8h nous prenons le bus (2€) pour Chora où nous allons passer quelques heures à visiter le kastro (le vieux village fortifié, refermé sur lui-même et dont les maisons servaient de remparts), à monter à la Panagia pour bénéficier d'un autre éclairage qu'hier soir, encore qu'avec les nuages nombreux qui circulent là haut il faut être patient et ne pas rater les quelques secondes où le soleil met en valeur le paysage. Arrêt café sur l'une des adorables places du village puis nous reprenons le bus pour descendre au port (1,80€). Première halte baignade sur la plage de Vardia, à l'environnement très minéral, pourtant l'eau est très bonne mais il y a quelques rouleaux. Nous allons ensuite nous baigner près du port sur une large plage de sable et galets. Pat et moi allons découvrir les autres criques vers l'ouest ainsi que la grande plage de Livadi. A Chora , déjeuner au restaurant To Spitiko où Patrick rencontre un ancien collègue amoureux de longue date de Folégandros..
14/09 Folégandros : Balade vers les plages d’Ag Nikolaos et d’Angali
Encore un réveil matinal pour éviter la chaleur fatigante quand on crapahute sur des chemins sans aucune ombre ce qui est toujours le cas ici vu qu'il n'y a aucun arbre sous lequel s'abriter ! Départ de la balade à 8h en direction de la plage d'Ag. Nikolaos par des monopatias ( sentiers) en escaliers. On a démarré le chemin à la hauteur des deux moulins ruinés sur le bord de la route qui mène à Chora, ce qui nous a permis de cheminer en partie sur une piste carrossable, ensuite le chemin est plus chaotique mais avec toujours de belles échappées ver la côte et la plage d'Ag. Nikolaos. Nous y arrivons au bout de 2h. Nous sommes presque seuls à l'exception de deux « beaux mâles » à poil ! L'eau est excellente, pas de vagues, beau décor, deux tavernes, une au bord de la plage, l'autre perchée sur la falaise et rien d'autres. De temps en temps quelques bateaux ramènent deux ou trois baigneurs, d'autres arrivent à pied par le sentier depuis Angali. Nous quittons la plage vers midi et demi et continuons le chemin vers la plage d'Angali un peu plus grande et avec quelques bâtiments en plus. De là nous remontons par un autre chemin qui débouche après une rude montée à la hauteur du musée folklorique fermé, et nous allons déjeuner chez Maria au bord de la route des crêtes tout près de notre studio : déjeuner de boulettes de favas (fèves) de salade d'aubergines grillées et de matsata.
15/09 de Folégandros au Pirée
Beau temps (que c’est banal !) dernier petit-déjeuner au studio Marianthi, à 9h pile notre logeuse nous emmène en voiture jusqu'à Karavostasis où nous attendons l'Adamanthis Korais des Zante ferries qui, ponctuel, lèvera l'ancre à 10h10. Très belle traversée sous un ciel uniformément bleu, à zigzaguer entre les îles des Cyclades : Kimolos, Milos, Siphnos, Sérifos et enfin Kythnos pour arriver après le coucher de soleil au Pirée vers 20h. Notre bateau nous laisse à deux pas de notre « fast-souvlaki » et donc de notre hôtel Faros I.
16/09 du Pirée à Bâle/Mulhouse
A 4h du matin un taxi nous emmène tous les quatre en 30 mn à l'aéroport pour 65€. Fin du voyage après deux vols sans histoire et une escale à Munich.
Budget total pour 2 personnes : 2005 € Soit : - Avion AR Bâle-Munich-Athènes (Lufthansa) : 362 € - Logement (16 nuits) : 689 € - Transport (auto, bus, ferry, essence, parking Bâle): 469 € - Nourriture/restaurants: 485 €
En conclusion
Comme je l’ai dit par ailleurs nous avions oublié combien les Cyclades pouvaient être arides, ayant ces dernières années, découvert des îles grecques beaucoup plus vertes : Céphalonie, Chios, Samos, ou Lesbos. Nous en avons d’autant plus admiré le travail de titan qui a été nécessaire pour extraire ces milliers de tonnes de cailloux, pour étayer les terrasses ou pour monter des murs empêchant le bétail de s’échapper . Le manque d’eau se fait partout ressentir, il suffit de voir l’état de la végétation, les nombreux bidons entreposés un peu partout dans la campagne et les mulets qui en sont chargés. La Grèce traverse une profonde crise économique et sociale mais il est difficile d’en voir concrètement les traces dans ces îles qui vivent du tourisme. Elles ne paraissent pas très différentes de ce que nous voyions il y a plus de dix ans. Il n’empêche que les prix de l’alimentation dans les petits supermarchés sont à minima au même prix qu’en France et qu’avec un smic grec moitié moindre que le nôtre, s’alimenter doit revenir très cher ! Quant à ces deux îles nous les avons aimées l’une autant que l’autre. Elles se ressemblent par leur côté montagneux, aride et sauvage. Folégandros est une île paradoxale : très touristique à Chora où abondent beaucoup d’hôtels (plus de 30 dans ce petit village) dont certains haut de gamme alors que le reste de l’île est beaucoup plus sauvage et isolé. Nous n’avons rencontré que très peu de marcheurs durant nos randos quotidiennes, et comme je le disais les plages étaient désertes le matin et un peu plus fréquentées après 11h.
L’album de photos est visible sur google photos en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/uURwpmGSWi6C65Cu8
NB : en mode diaporama (accessible en cliquant sur 3 point verticaux) vous ne verrez pas les légendes, par contre si vous visionnez l’album, photo par photo, (en mode diaporama cliquez sur l’icône en forme de croix à gauche en bas de la photo) vous verrez les légendes sous les photos comme d’habitude.
Arrivée à l’aéroport d’Athènes en fin de journée, nous prenons le bus X96 pour le Pirée que nous atteignons en 1h. Nous descendons à l'arrêt près du théatre et terminons à pied (10 mn) en direction de l’hôtel réservé depuis la France : Bel hôtel tout neuf, chambre impeccable avec tout le confort. Vu l’heure, pas de recherche fastidieuse pour dénicher la perle rare, nous allons dîner sur le port chez « Souvlaki express » un fastfood spécialisé en plats grecs. Pour nous quatre ce sera des gyros et de la salade grecque (20€ avec les boissons), excellent et pas cher. Avant de retourner à l’hôtel nous allons repérer sur le port les compagnies de ferry qui desservent nos îles.
01/09 du Pirée à Amorgos
Bonne nuit mais avec clim à fond compte tenu de la chaleur moite qui règne dans les chambres. Réveil à 5h45, en 10 mn nous sommes sur le port et nous nous dirigeons vers le quai E 9 où se trouve la compagnie Seajet où nous allons acheter nos billets au kiosque. Il n'y a plus de place en classe éco et nous devons donc prendre des places en classe business (75€ au lieu de 60€). Ce n’est pas donné mais plutôt que de vouloir tenter notre chance ailleurs et prendre le risque de rester à quai nous les achetons. Les fauteuils sont identiques à la classe éco mais nous sommes installés à l'étage et la clim y est plus efficace. À 7h pile nous quittons le Pirée en direction de Siphnos, première escale. La mer va progressivement se creuser et nous allons être de plus en plus secoués en approchant de Santorin, Folegandros et Amorgos. Cette traversée ne restera pas dans les annales : Les escales durent longtemps, beaucoup de monde débarque ou embarque (surtout à Santorin) et ça bouchonne devant les racks à bagages surchargés. Les passagers qui ne débarquent pas ne sont pas autorisés à mettre le nez dehors pour profiter du soleil. Le personnel est autoritaire et acariâtre. Finalement vers 15h30 soit avec 2h de retard nous débarquons à Katapola, port principal de l'île d'Amorgos. Nous y prenons le bus local pour Aigiali, autre port de l'île où nous irons casser une petite croûte, en réalité une superbe salade grecque accompagnée de bière bien fraîche, en attendant le deuxième bus qui doit nous monter au village de Lagadha où nous avons réservé deux studios (nous sommes quatre). Vers 17h30 le bus local nous y amène en 10 mn. Là, le chauffeur, pour nous aider, demande aux gens du coin où se trouve notre logement (Amaranto room), mais le propriétaire qui attendait le bus vient à notre rencontre et nous emmène à l'appartement. Deux beaux studios avec terrasses sur le village et la mer au loin. Tout est neuf et très propre. Nous nous installons puis allons découvrir le village de Lagadha. C'est un beau village cycladique traditionnel avec ses maisons en forme de cube blanc ourlé de bleu, ses escaliers soulignés de blanc et il s’en dégage un calme, une harmonie qui nous convient parfaitement. Après avoir arpenté les ruelles en pente du village nous allons nous asseoir à la taverne de Nikos pour fêter enfin mon anniversaire après une journée fatigante et une diète forcée dans le catamaran. Nikos a été un excellent choix : après un ouzo en apéritif accompagné d'une assiette de fromages variés de l'île nous avons choisi en entrée une salade de poulpes, des aubergines puis de la chèvre au four, des calamars, des aubergines farcies.
02/09 Amorgos : balade vers Tholaria
Petit-déjeuner sur la terrasse : bel éclairage matinal, ciel bleu et soleil. Pour démarrer nous avons décidé de faire la balade qui de Lagadha va au village de Tholaria sur la montagne en face. Le chemin très agréable part du centre du village en direction de la chapelle Epanochoriani. Sur le chemin nous croisons des habitants qui reviennent apparemment de la chapelle en portant de petits sachets en plastique avec de la nourriture bénie, un muletier monté sur son âne revient également ramenant des bouteilles (vides ou pleines) : il a dû y avoir une fête dans cette chapelle. Là nous rencontrons encore quelques habitants qui terminent de nettoyer les tables de la salle commune, le pope présent nous salue. Nous visitons ces lieux redevenus calmes et sereins. La vue sur la campagne environnante est superbe. Nous reprenons notre chemin vers Tholaria que nous rejoignons au bout d'une demi-heure. Nous sommes impressionnés par les nombreuses terrasses en pierres encore en bon état qui s'étagent sur une colline très en pente près du village. Comme d'habitude le paysage est constellé de tâches blanches qui se révèlent être des chapelles qui colonisent les creux comme les sommets de la montagne. Le village de Tholaria est typiquement cycladique avec ses rues en pente, ses cubes blancs, ses églises, ses chats, ses vieux habitants, les femmes en noir, les anciens à casquette... comme c'est l'heure du déjeuner, nous nous installons à l'ombre de l'église sur la terrasse d'une petite « taberna » pour goûter aux spécialités locales : moussaka, artichauts au citron, tomates farcies et autres. Il y a peu de monde, quelques touristes, des grecs aussi très agréable moment ! Patrick et moi partons arpenter le village à la recherche de quoi satisfaire notre boulimie de photographe ! Nous retournons par le même chemin en passant cette fois-ci par le village abandonné de Stroumbos dont quelques maisons sont en train d'être réhabilitées. En fin de journée je ressors faire quelques photos du côté de la chapelle construite à flanc de montagne d'où le coucher de soleil est magnifique.
03/09 Amorgos : baignade à Aigiali Beau soleil, mais il y a toujours quelques nuages qui filent à grande vitesse vers le bout de l'île du côté d’Agios Théologos. Nous descendons à pied à Aigiali, village touristique qui s’est développé autour du port puis allons nous baigner sur la plage. L'eau est bonne et la mer calme, Patrick et moi allons ensuite découvrir la plage située un peu plus loin, celle de Levressos : c'est une petite crique ombragée de tamaris, mais la mer y est plus agitée. A Aigali, nous déjeunons au restaurant Koralli dont la terrasse donne sur la mer : très bon déjeuner de spécialités grecques. C’est ici à Aigiali que nous pouvons nous renseigner sur les tarifs des voitures de location (de 25 à 30 € par jour) et sur les billets de ferry pour Folegandros : Surprise désagréable, le prix du Seajet (le catamaran honni) d’Amorgos à Folegandros est de plus de 69€ par personne pour 2h de navigation soit plus cher que les 8h du Pirée à Amorgos dans le même « cercueil » ! Une solution alternative s’impose.
04/09 Amorgos : balade vers la chapelle de Stavros
Réveil matinal (6h45) pour qu’au moins une partie de la balade vers Stavros se fasse à la fraîche. Nous reprenons le même chemin pour la chapelle d'Epachoriani puis continuons en direction de Stavros par un sentier qui grimpe, encadré par de hauts murs de pierre sèche, résultat du travail de fourmis réalisés par des générations et des générations d'îliens. Beaucoup de dépôts de gros bidons d'eau jalonnent la campagne : ils y ont été apportés à dos de mulets pour abreuver les nombreux troupeaux de chèvres éparpillés dans la montagne. La sécheresse semble avoir durement éprouvé la nature : raquettes de figuiers de barbarie toutes fripées, minces et sèches, oliviers rachitiques sans olives, idem pour les figuiers. On se demande ce que les chèvres peuvent trouver à grignoter dans ce paysage aride. Le chemin mène d'abord à une petite chapelle blanche près d'une citerne. Un troupeau de chèvres essaie de brouter dans les environs, le berger n'est pas très loin, les chiens non plus. On voit au loin une grosse tâche blanche, c'est le monastère de Théologos. En se rapprochant on est impressionné par son aspect massif et sa blancheur immaculée. Les murs paraissent très épais et les ouvertures très exiguës. Puis le chemin longe un impressionnant mur de pierres sèches de près de 2m de haut et d'une belle épaisseur et grimpe vers un col pour bifurquer vers une falaise verticale qui se jette dans la mer tout en bas. Ce chemin accroché au bord de la falaise se dirige vers l'Est et traverse un paysage minéral vertical impressionnant, gare au vertige. On aperçoit la chapelle de Stavros après avoir passé plusieurs caps elle est construite sur un col d’où la vue s’étend vers la mer de part et d’autres de ce cap. Elle est en passe d’être réhabilitée, et pour ce faire de nombreux (plus d’une centaine) de sacs de ciment, chaux, graviers ou sable ont été montés à dos de mulet. Il y aura ici dans moins d’une semaine le pèlerinage annuel. On voit quelques marcheurs sur ces chemins, ils sont souvent français. Retour au monastère Théologos où nous nous installons dans le réduit où se trouve un four pour pique-niquer. Retour par le même chemin jusqu'à Lagadha. En fin d'après-midi nous allons faire quelques photos du coucher du soleil Patrick et moi près d'une église dont les clochers se teintent d'une belle couleur rosée sur fond de mer. Dîner chez Nikos de spécialités locales, excellent comme d'habitude.
05/09 Amorgos : déménagement pour Agios Pavlos
Après le petit-déjeuner nous descendons, Patrick et moi au village d'Aigiali pour louer une voiture chez Eudokia. (27€/jour sur 4 jours + 8 € de rachat de franchise /jour). Hier soir, après quelques recherches sur le net j’ai trouvé une alternative au Seajet qui me parait beaucoup plus agréable et de plus nettement moins chère : Prendre un ferry traditionnel sur Naxos (12€) puis un autre sur Folégandros (11€) ce qui nous permet de plus de visiter Naxos puisque nous aurons près de 5h de battement entre les deux ferries. Départ en voiture pour Agia Pavlos distant de 5 km. C'est moins qu'un hameau au bord de la mer : en fait il y a un hôtel, une plage, quelques appartements à louer, 3 maisons locales et c'est tout. Le site est superbe juste en face de l îlot rocheux de Nikouria. Nous déposons nos affaires, prenons le déjeuner sur la terrasse puis partons en direction de la ville haute de Hora. Nous nous garons sur le parking et pénétrons en ville par une petite ruelle sans beaucoup d'intérêt et avec quelques maisons ruinées. Mais un peu plus loin apparaissent de belles églises, de belles maisons et des magasins qui témoignent d'une activité touristique certaine : nous voilà dans le centre du village et les magasins succèdent aux tavernes, restaurants et cafés. Il y a des touristes qui visitent, se désaltèrent ou déjeunent. L'éclairage commence à être intéressant et Pat et moi mitraillons à tout va. Vers 19h nous grimpons vers les moulins qui occupent la crête de la montagne pour jouir du coucher de soleil. De là haut, superbe vue sur l'île, la mer et plus loin à l'horizon d'autres îles. Retour à Aga Pavlos.
06/09 Amorgos : visite du monastère Chozoviotissa, baignade sur la plage d’Ag. Anna
Nous partons en direction de Hora et du monastère Moni Chozoviotissa. Il est 8h30 et il y a peu de monde à cette heure, nous nous garons sans peine sur le petit parking situé à 15 mn à pied du monastère il faut ensuite gravir un chemin en escalier qui grimpe au flanc de la falaise en direction du monastère. En approchant le monastère se dévoile progressivement : au début on ne voit qu'un mince liseré de blanc qui se détache sur le fond gris de la falaise puis progressivement ce fin liseré s'élargit et le monastère apparaît dans toute son importance. Il est haut de 8 étages mais large de seulement 5 m ! On y pénètre par une porte basse surmontée d’un beau linteau sculpté en marbre puis un escalier très pentu et étroit coincé entre la masse rocheuse et le bâtiment mène à l'étage supérieur. On arrive ensuite dans l'église dont certaines icônes et peintures sont très anciennes. Un mince balcon de 2 à 3m de large permet de voir la mer devant soi. Encore un étage et l'on se retrouve dans une salle commune où les deux moines présents servent une liqueur, un verre d'eau et des loukoums. C'est tellement exigu que peu de visiteurs à la fois peuvent visiter ce monastère, heureusement nous étions moins de 10 personnes au moment de notre visite. Patrick et moi allons faire quelques photos depuis le haut du chemin qui continue vers Profitis Ilias mais le ciel assez couvert plombe les photos. C'est ensuite la descente en sens inverse jusqu'à la porte d'entrée. Retour au parking où nous prenons la route qui descend vers la minuscule plage d’Agia Anna tout proche. Là aussi heureusement nous n'étions que 10 baigneurs, d’ailleurs on aurait eu du mal à trouver où mettre sa serviette si nous avions été plus de 20 ! La plage est en fait une petite crique de 12m de large et 3/4m de profondeur encadrée par des rochers plats sur lesquels on peut se coucher ou se faire bronzer. L'eau est claire, à bonne température, et il y a peu de vagues. Un peu plus tard nous remontons à Hora et allons déjeuner à la taverne chez Leotrivi sur la terrasse. Excellent repas, spécialités à base de veau ou d'agneau !
07/09 Amorgos : découverte du sud de l’île
Grande ballade en voiture vers le sud de l'île. Nous dépassons Hora pour prendre la route vers Kamari et Vroutsi. Premier arrêt pour visiter le couvent de femmes de Valsaminas où il ne reste qu'une religieuse, très sympathique au demeurant et qui nous a accueillis avec le sourire en nous offrant un verre d'eau et des fruits. Le couvent est situé dans un vallon dans un très bel endroit calme et serein les dépendances du couvent sont très fleuries et la petite terrasse devant l'église propice à la méditation. Nous reprenons la route vers Vroutsi où nous nous garons près d'une taverne, en face de l'église là un chemin indique le kastro (35mn) but de notre balade le chemin descend d'abord vers une église droit devant nous vers la mer puis passe à gauche en contrebas pour continuer vers le kastro que l'on voit sur son éperon rocheux devant la mer. Le chemin longe un torrent à sec assez creusé puis remonte jusqu'au kastro. Belle vue sur la mer et retour au village où nous nous arrêtons pour déjeuner sur la terrasse de la taverne d'excellents plats de viande (porc ou agneau). Nous repartons en voiture en direction de Kalotaritissa. Arrêt devant l’épave d'un navire naufragé qui a servi de décor dans le film le « Grand bleu ». Dommage que la plage devant l'épave soit devenue un dépôt d'ordures ! Nous continuons la route jusqu'à son terminus, le bout du bout comme dirait Pat, et ici le bout du bout c'est une très belle plage en cul de sac avec une eau claire, sans aucune vague, quelques galets pour rentrer dans l'eau et puis du sable, le pied !!! Nous allons y passer quelques bons moments .
08/09 Amorgos et Katapola Voilà maintenant une semaine que nous visitons Amorgos et il ne nous reste plus qu'à explorer la ville de Katapola et ses environs immédiats ce qui sera notre programme d’aujourd'hui, mais pas avant d'avoir piqué une tête dans la mer sur « notre » plage à Agia Pavlos. À Katapola nous allons d'abord nous balader dans le quartier des pêcheurs à Ksylokératidhi, quartier agréable avec des bars et de petites tavernes sur le quai. Un peu plus loin vers l’ouest se trouve une belle église avec son cimetière marin, et après quelques plages, une chapelle construite sur une avancée de terre dans la mer offre de beaux points de vue et réjouit le photographe en mal de clichés grecs. Excellent repas de poissons (riz, sepia et friture de rougets chez Dios marina). Dernier tour du côté du port commercial et retour à A. Pavlos. Il fait encore bon à cette heure (18h) pour profiter d’un dernier bain. Vers 19h15 Pat et moi allons chercher un endroit propice pour faire quelques photos du coucher du soleil : la mer, un bosquet d'arbres et les montagnes au loin de l îlot de Nikouria.
09/09 d’Amorgos à Folégandros
Départ matinal en voiture pour le port d'Aigiali. Nous laissons la voiture sur le parking du port comme convenu et attendons la venue du Blue Star qui ponctuel arrive vers 6h55. En un peu plus de 2 h nous voilà à Naxos sous un ciel assez couvert mais laissant sa chance au soleil. Tout ici nous paraît beaucoup plus grand qu'à Amorgos : le port, la ville, les nombreux touristes qui embarquent et débarquent, la pléthore de restaurants qui se succèdent sur le front de mer. Nous laissons nos bagages chez une « yaya » (une grand-mère) qui a transformé son petit appartement en consigne à sur son promontoire puis allons nous promener dans le kastro légèrement perché au-dessus de la vieille ville. Certaines maisons tombent en ruines, d'autres mériteraient d'être rénovées mais ce quartier a beaucoup de charme. Une vieille cathédrale catholique du XIIIème en occupe le centre. Puis nous faisons quelques courses alimentaires dans de vieux magasins typiques comme le Tzimplakis emporos. Nous prenons le déjeuner chez Kozi, excellent restaurant populaire spécialisé en pitas et souvlakis dont la grande terrasse donne sur la mer derrière le port. Après ce déjeuner copieux et goûteux, nous traînons sur le port en attendant notre ferry Artemis prévu à 15h30 .Traversée agréable sur ce ferry traditionnel qui s’arrêtera à Sikinos, Ios puis Folégandros où nous arriverons avec 45mn de retard soit 19h30. Cafouillage au port où personne ne nous attend contrairement à ce qui nous avait été promis. Finalement un taxi vient nous chercher vers 21h pour nous emmener à Ano Meria. Arrivée en pleine nuit dans un endroit apparemment isolé de tout, on verra demain...
10/09 : Folégandros, découverte de notre environnement
Nous découvrons notre environnement au réveil. Notre terrasse donne d'un côté vers la côte et la mer au loin, de l'autre sur les maisons éparpillées du village d'Ano Meria. Après le petit déjeuner nous partons à la découverte du village qui s'étale sur une grande surface et qui occupe la crête d'une montagne dont les flancs tombent dans la mer de part et d'autre. Des maisons succèdent aux vieux moulins, des citernes côtoient des abreuvoirs, quelques restaurants avec terrasses, puis c'est la campagne, des maisons en ruines, d'autres en passe d'être réhabilitées, des panneaux à vendre. Des motos, des mulets, des quads, de rares camions se croisent sur cette route étroite, l’unique qui traverse l’île du Sud-est au Nord-ouest. Nous trouvons aussi un supermarché situé à 20 mn à pied de notre logement, de quoi refaire des provisions. En retournant vers chez nous nous arrêtons à un restaurant dont de beaux poulpes sèchent au soleil, invitation à laquelle nous ne pouvions résister : le plat de poulpes grillés était délicieux, ainsi que les aubergines cuisinées. En fin de journée, c’est devenu un rituel, Pat et moi partons faire quelques photos au moment du coucher du soleil.
11/09 Folégandros : balade vers la plage d’Ag. Georgios
Départ à la fraîche (8h) pour la descente vers la plage d’Ag. Georgios. C’est un beau chemin qui plonge vers la mer et passe à côté de la chapelle d’Ag. Sostis toute blanche sur son promontoire. La descente continue avec un beau chemin dallé de « marbre » en forte pente néanmoins. Le ciel est bleu et malgré une petite bise le soleil se fait déjà sentir. Au bout de 50 mn nous voilà sur la petite plage de galets d 'Ag. Georgios. L'eau est d'huile et super agréable. Nous accrochons nos vêtements sur le tronc d'un tamaris et profitons du soleil et de la nature. Quelques cabanes en dur abritent des bateaux, nous sommes seuls. Au bout d'une heure commencent à arriver d'autres touristes, soit à pied mais le plus souvent motorisés, quant à nous c'est l'heure de la remontée sous un soleil qui tape dur et comme la montée est sévère c'est d'autant plus fatigant. Au bout d'une heure et demie nous voilà rendu chez nous, déjeuner sur place avec des « tiropitas » feuilletés au fromage local achetés au fournil du village.
12/09 Folégandros : Balade vers la plage de Livadaki
A 7h nous descendons en direction de la plage de Livadaki que nous atteignons en 50 mn par un chemin un peu plus chaotique qu'hier. Le paysage est très beau et sauvage. A cette heure la plage est encore à l'ombre. On se croirait dans une ria, en effet la plage est bordée d'un côté par une haute falaise verticale et de l'autre par une plus petite falaise de marbre. Nous nous baignons dans une eau agréable, nous sommes seuls, peu de temps avant de partir arrive un couple de Français déjà vu ailleurs comme souvent sur cette île. Nous quittons la plage en empruntant un autre sentier qui passe tout près d'un ancien phare. Nous allons ensuite déjeuner au « Sunset » de plats de pâtes « Matsata » au porc ou au lapin, c’est bon en dépit d’un service exécrable ! Dans l'après-midi, ayant raté le bus censé partir à 15h30 (mais qui n’existait pas à cette heure, malgré les horaires affichés), c'est par une belle ballade à pied de1h et demi par la route de crête que nous avons rejoint la ville haute de Chora : cette route qui domine le paysage offre de belles échappées sur la mer de chaque côté et sur le village de Chora en point de mire. De nombreuses placettes ombragées toutes occupées par des tavernes ou des bars animent la ville. C'est quand même très touristique avec toutes ces boutiques d'artisanat, et ces hôtels plutôt haut de gamme.
13/09 Folégandros : Balade du côté de Karavostasis
Ce matin un vent froid souffle en rafales sur l’île. À 8h nous prenons le bus (2€) pour Chora où nous allons passer quelques heures à visiter le kastro (le vieux village fortifié, refermé sur lui-même et dont les maisons servaient de remparts), à monter à la Panagia pour bénéficier d'un autre éclairage qu'hier soir, encore qu'avec les nuages nombreux qui circulent là haut il faut être patient et ne pas rater les quelques secondes où le soleil met en valeur le paysage. Arrêt café sur l'une des adorables places du village puis nous reprenons le bus pour descendre au port (1,80€). Première halte baignade sur la plage de Vardia, à l'environnement très minéral, pourtant l'eau est très bonne mais il y a quelques rouleaux. Nous allons ensuite nous baigner près du port sur une large plage de sable et galets. Pat et moi allons découvrir les autres criques vers l'ouest ainsi que la grande plage de Livadi. A Chora , déjeuner au restaurant To Spitiko où Patrick rencontre un ancien collègue amoureux de longue date de Folégandros..
14/09 Folégandros : Balade vers les plages d’Ag Nikolaos et d’Angali
Encore un réveil matinal pour éviter la chaleur fatigante quand on crapahute sur des chemins sans aucune ombre ce qui est toujours le cas ici vu qu'il n'y a aucun arbre sous lequel s'abriter ! Départ de la balade à 8h en direction de la plage d'Ag. Nikolaos par des monopatias ( sentiers) en escaliers. On a démarré le chemin à la hauteur des deux moulins ruinés sur le bord de la route qui mène à Chora, ce qui nous a permis de cheminer en partie sur une piste carrossable, ensuite le chemin est plus chaotique mais avec toujours de belles échappées ver la côte et la plage d'Ag. Nikolaos. Nous y arrivons au bout de 2h. Nous sommes presque seuls à l'exception de deux « beaux mâles » à poil ! L'eau est excellente, pas de vagues, beau décor, deux tavernes, une au bord de la plage, l'autre perchée sur la falaise et rien d'autres. De temps en temps quelques bateaux ramènent deux ou trois baigneurs, d'autres arrivent à pied par le sentier depuis Angali. Nous quittons la plage vers midi et demi et continuons le chemin vers la plage d'Angali un peu plus grande et avec quelques bâtiments en plus. De là nous remontons par un autre chemin qui débouche après une rude montée à la hauteur du musée folklorique fermé, et nous allons déjeuner chez Maria au bord de la route des crêtes tout près de notre studio : déjeuner de boulettes de favas (fèves) de salade d'aubergines grillées et de matsata.
15/09 de Folégandros au Pirée
Beau temps (que c’est banal !) dernier petit-déjeuner au studio Marianthi, à 9h pile notre logeuse nous emmène en voiture jusqu'à Karavostasis où nous attendons l'Adamanthis Korais des Zante ferries qui, ponctuel, lèvera l'ancre à 10h10. Très belle traversée sous un ciel uniformément bleu, à zigzaguer entre les îles des Cyclades : Kimolos, Milos, Siphnos, Sérifos et enfin Kythnos pour arriver après le coucher de soleil au Pirée vers 20h. Notre bateau nous laisse à deux pas de notre « fast-souvlaki » et donc de notre hôtel Faros I.
16/09 du Pirée à Bâle/Mulhouse
A 4h du matin un taxi nous emmène tous les quatre en 30 mn à l'aéroport pour 65€. Fin du voyage après deux vols sans histoire et une escale à Munich.
Budget total pour 2 personnes : 2005 € Soit : - Avion AR Bâle-Munich-Athènes (Lufthansa) : 362 € - Logement (16 nuits) : 689 € - Transport (auto, bus, ferry, essence, parking Bâle): 469 € - Nourriture/restaurants: 485 €
En conclusion
Comme je l’ai dit par ailleurs nous avions oublié combien les Cyclades pouvaient être arides, ayant ces dernières années, découvert des îles grecques beaucoup plus vertes : Céphalonie, Chios, Samos, ou Lesbos. Nous en avons d’autant plus admiré le travail de titan qui a été nécessaire pour extraire ces milliers de tonnes de cailloux, pour étayer les terrasses ou pour monter des murs empêchant le bétail de s’échapper . Le manque d’eau se fait partout ressentir, il suffit de voir l’état de la végétation, les nombreux bidons entreposés un peu partout dans la campagne et les mulets qui en sont chargés. La Grèce traverse une profonde crise économique et sociale mais il est difficile d’en voir concrètement les traces dans ces îles qui vivent du tourisme. Elles ne paraissent pas très différentes de ce que nous voyions il y a plus de dix ans. Il n’empêche que les prix de l’alimentation dans les petits supermarchés sont à minima au même prix qu’en France et qu’avec un smic grec moitié moindre que le nôtre, s’alimenter doit revenir très cher ! Quant à ces deux îles nous les avons aimées l’une autant que l’autre. Elles se ressemblent par leur côté montagneux, aride et sauvage. Folégandros est une île paradoxale : très touristique à Chora où abondent beaucoup d’hôtels (plus de 30 dans ce petit village) dont certains haut de gamme alors que le reste de l’île est beaucoup plus sauvage et isolé. Nous n’avons rencontré que très peu de marcheurs durant nos randos quotidiennes, et comme je le disais les plages étaient désertes le matin et un peu plus fréquentées après 11h.
L’album de photos est visible sur google photos en cliquant sur ce lien :
https://goo.gl/photos/uURwpmGSWi6C65Cu8
NB : en mode diaporama (accessible en cliquant sur 3 point verticaux) vous ne verrez pas les légendes, par contre si vous visionnez l’album, photo par photo, (en mode diaporama cliquez sur l’icône en forme de croix à gauche en bas de la photo) vous verrez les légendes sous les photos comme d’habitude.
Carnet de voyage: 19 jours dans les Pays Baltes English translation pending
Durant deux semaines et demie, un ami et moi avons voyagé au travers des trois pays baltes. À travers ce petit carnet, j’aimerais partager avec vous ce que l’on a vu, aimé (ou pas) et aussi quelques photos. J’espère qu’il vous plaira !
Samedi 30 juillet 2016 :
Le grand départ approche. On nous dépose en voiture à l’aéroport de Bruxelles Sud (Charleroi) pour que nous puissions prendre notre vol vers la capitale de la Lituanie, Vilnius, seule ville déjà visitée des pays baltes pour ma part. Nous enregistrons nos bagages, on patiente gentiment dans cet aéroport exigu et peu intéressant, on fait la file à la porte d’embarquement et nous voilà parti de la pluvieuse Belgique vers la non moins pluvieuse Lituanie.
On atterrit aux alentours de vingt heures, l’aéroport est petit et nombreux vieux coucous sont posés sur la piste. On descend de l’appareil, récupère nos bagages et nous dirigeons vers la gare des bus. On monte dans l’un d’eux, et première surprise, le billet de bus ressemble à s’y méprendre à un ticket de caisse et il faut le composter dans un bidule en fer pour trouer grossièrement le billet. Le trajet se passe et l’on arrive près de la gare. Après un trajet facile, on arrive près de la magnifique porte de l’Aube faisant jonction entre le quartier de la gare pas fort réjouissant (hormis la gare même) et la superbe vieille ville. Notre auberge se trouve quelques mètres plus bas, on y rentre et on s’y installe, le personnel semble aimable.
(Cathédrale de Vilnius)
Bien entendu, la faim se fait ressentir, on décide dès lors de se promener. Je me souvenais encore d’un restaurant (ou plutôt une chaine de restaurants) appelé « La Crêpe » sur la principale « Perspective » de la ville. On traverse la ville et le monde présent dans les rues est assez frappant. Lors de ma première visite en avril 2014, il n’y avait pas une âme dans les rues, et ici des tas de gens se pressent dans les bars et les restaurants plus élégamment habillés les uns que les autres. Sur la place principale de la ville se dresse majestueusement l’immense palais grand-ducal et la cathédrale de Vilnius joliment éclairée, pour l’ambiance il y a une dizaine de joueurs de djembés assis sur les marches près d’une grande statue. On s’enfonce dans l’avenue principale de Vilnius bordées de restaurants étrangers, boutiques de luxe et autres ersatz de Starbucks, on passe devant le théâtre et on s’installe à la terrasse du « La Crêpe ». Au menu, ce sera soupe froide à la betterave et crêpe de pommes de terre au saumon (gras mais vachement bon). Après un tel repas savoureux, rien de tel que de s’installer dans une taverne balte de la vieille ville et de boire un brandy local. De là, un retour vers l’auberge s’impose. Il est minuit, on va se coucher.
Dimanche 31 juillet :
Le réveil est rude : de la fenêtre du dortoir de l’auberge, nous entendons la messe donnée à la porte de l’Aube, celle-ci commence tôt, rassemble une foule conséquente de croyants et résonne dans toute la rue. On se prépare et on se met en route, il fait assez beau (ce qui sera plus rare dans le reste du voyage) et on se dirige encore une fois vers la place de la cathédrale, cette fois-ci en prenant notre temps à bien regarder les détails de la rue pourfendant en deux la vieille ville. Églises orthodoxes russes et catholiques se dressent régulièrement des deux côtés de la route, plus belles les unes que les autres, suivi de la Mairie et ses colonnes. Viens ensuite la rue du château dans laquelle on s’arrête pour y prendre le café et le petit-déjeuner.

(Porte de l'Aube)
(Porte d'une église dans la rue principale de la vieille ville)
(Mairie de Vilnius)
Après cette pause, nous décidons de visiter la cathédrale, il y a du monde (dimanche oblige), mais nous pouvons faire le tour à notre aise. Sobre et blanc, l’intérieur de cette bâtisse est impressionnant, notamment la chapelle.
(Cathédrale de Vilnius et Palais grand-ducal)
Nous sortons et faisons le tour, on passe devant la colline du château mais ce n’est pas ce monticule-là qui attire notre attention, mais bien l’autre colline importante de la ville, celle des trois croix. Ces trois croix symboliseraient les trois premiers prêtres venus christianiser le peuple lituanien (dernier peuple païen d’Europe), comme vous l’imaginez cela ne s’est pas bien passé pour eux et ils ont éventuellement fini par mourir. Ces trois croix sont présentes depuis longtemps mais elles ont été détruites à de maintes reprises durant l’occupation de l’URSS. Bref, après une ascension à travers les bois, on arrive sur ladite colline offrant une vue très sympathique de la ville dans son ensemble. Les trois croix en elles-mêmes mériteraient presque un petit coup de peinture mais il n’empêche qu’elles sont impressionnantes.
(Vue de la colline aux croix)
(Les... croix)
Après avoir admiré la vue, on redescend par une multitude de marches en bois (parfois pas très stables) et l’on arrive dans l’immense parc de la ville, on se promène du « mauvais côté » de la rivière et croisons le chemin du quartier d’Uzupis apparemment peuplé d’artistes en tout genre ayant déclaré l’indépendance (juste pour rire) de ce morceau de ville coupé du reste de l’agglomération par la rivière Vilnia. On passe juste sur la place principale avec le fameux ange pour ensuite s’installer à une terrasse pour se désaltérer.

(Ange d'Uzupis)
Direction ensuite la très belle église Sainte-Anne et ses briques rouges, puis celle d’un restaurant dans la rue principale. Nous prenons le premier venu, un établissement aux allures de pièges à touristes mais dont les prix affichés sur la carte nous convainquent quand même. Un serveur dans un costume ‘’traditionnel’’ nous installe, on choisit nos plats et l’on commande les spécialités : soupe aux champignons servie dans un bol en pain et les zeppelins, sortes de pommes de terre gélifiées farcies à la viande, pas mal du tout.
(Église Sainte-Anne)
Après un repas si copieux et une chaleur étonnante, on décide de remonter à l’auberge pour se reposer un peu. Après une petite sieste, nous redescendons en ville, un bar pas très loin de l’auberge propose des narguilés, on en essaye un, à notre surprise, l’eau est remplie de fruits coupés en morceaux.
Après cette énième pause, nous nous remettons en marche en explorant la vieille ville, on tombe ainsi nez à nez avec le palais présidentiel et de belles rues étroites aux maisons couleur pastel.
(Rue de Vilnius)
(Le palais présidentiel)
(En face du palais présidentiel)
Après avoir flâné et découvert quelques églises et l’unique synagogue, on se dirige à nouveau vers la perspective Gédiminas pour se sustenter (vacances caloriques, que voulez-vous), on terminera la soirée à l’auberge accompagnés de quelques bières locales et de discussions animées avec un Irlandais rencontré dans la salle commune.
(Soirée tombante devant la cathédrale...)
(Statues du théâtre de Vilnius: le drame, la comédie et la tragédie)
Samedi 30 juillet 2016 :
Le grand départ approche. On nous dépose en voiture à l’aéroport de Bruxelles Sud (Charleroi) pour que nous puissions prendre notre vol vers la capitale de la Lituanie, Vilnius, seule ville déjà visitée des pays baltes pour ma part. Nous enregistrons nos bagages, on patiente gentiment dans cet aéroport exigu et peu intéressant, on fait la file à la porte d’embarquement et nous voilà parti de la pluvieuse Belgique vers la non moins pluvieuse Lituanie.
On atterrit aux alentours de vingt heures, l’aéroport est petit et nombreux vieux coucous sont posés sur la piste. On descend de l’appareil, récupère nos bagages et nous dirigeons vers la gare des bus. On monte dans l’un d’eux, et première surprise, le billet de bus ressemble à s’y méprendre à un ticket de caisse et il faut le composter dans un bidule en fer pour trouer grossièrement le billet. Le trajet se passe et l’on arrive près de la gare. Après un trajet facile, on arrive près de la magnifique porte de l’Aube faisant jonction entre le quartier de la gare pas fort réjouissant (hormis la gare même) et la superbe vieille ville. Notre auberge se trouve quelques mètres plus bas, on y rentre et on s’y installe, le personnel semble aimable.
(Cathédrale de Vilnius)Bien entendu, la faim se fait ressentir, on décide dès lors de se promener. Je me souvenais encore d’un restaurant (ou plutôt une chaine de restaurants) appelé « La Crêpe » sur la principale « Perspective » de la ville. On traverse la ville et le monde présent dans les rues est assez frappant. Lors de ma première visite en avril 2014, il n’y avait pas une âme dans les rues, et ici des tas de gens se pressent dans les bars et les restaurants plus élégamment habillés les uns que les autres. Sur la place principale de la ville se dresse majestueusement l’immense palais grand-ducal et la cathédrale de Vilnius joliment éclairée, pour l’ambiance il y a une dizaine de joueurs de djembés assis sur les marches près d’une grande statue. On s’enfonce dans l’avenue principale de Vilnius bordées de restaurants étrangers, boutiques de luxe et autres ersatz de Starbucks, on passe devant le théâtre et on s’installe à la terrasse du « La Crêpe ». Au menu, ce sera soupe froide à la betterave et crêpe de pommes de terre au saumon (gras mais vachement bon). Après un tel repas savoureux, rien de tel que de s’installer dans une taverne balte de la vieille ville et de boire un brandy local. De là, un retour vers l’auberge s’impose. Il est minuit, on va se coucher.
Dimanche 31 juillet :
Le réveil est rude : de la fenêtre du dortoir de l’auberge, nous entendons la messe donnée à la porte de l’Aube, celle-ci commence tôt, rassemble une foule conséquente de croyants et résonne dans toute la rue. On se prépare et on se met en route, il fait assez beau (ce qui sera plus rare dans le reste du voyage) et on se dirige encore une fois vers la place de la cathédrale, cette fois-ci en prenant notre temps à bien regarder les détails de la rue pourfendant en deux la vieille ville. Églises orthodoxes russes et catholiques se dressent régulièrement des deux côtés de la route, plus belles les unes que les autres, suivi de la Mairie et ses colonnes. Viens ensuite la rue du château dans laquelle on s’arrête pour y prendre le café et le petit-déjeuner.

(Porte de l'Aube)
(Porte d'une église dans la rue principale de la vieille ville)
(Mairie de Vilnius)Après cette pause, nous décidons de visiter la cathédrale, il y a du monde (dimanche oblige), mais nous pouvons faire le tour à notre aise. Sobre et blanc, l’intérieur de cette bâtisse est impressionnant, notamment la chapelle.
(Cathédrale de Vilnius et Palais grand-ducal)Nous sortons et faisons le tour, on passe devant la colline du château mais ce n’est pas ce monticule-là qui attire notre attention, mais bien l’autre colline importante de la ville, celle des trois croix. Ces trois croix symboliseraient les trois premiers prêtres venus christianiser le peuple lituanien (dernier peuple païen d’Europe), comme vous l’imaginez cela ne s’est pas bien passé pour eux et ils ont éventuellement fini par mourir. Ces trois croix sont présentes depuis longtemps mais elles ont été détruites à de maintes reprises durant l’occupation de l’URSS. Bref, après une ascension à travers les bois, on arrive sur ladite colline offrant une vue très sympathique de la ville dans son ensemble. Les trois croix en elles-mêmes mériteraient presque un petit coup de peinture mais il n’empêche qu’elles sont impressionnantes.
(Vue de la colline aux croix)
(Les... croix)Après avoir admiré la vue, on redescend par une multitude de marches en bois (parfois pas très stables) et l’on arrive dans l’immense parc de la ville, on se promène du « mauvais côté » de la rivière et croisons le chemin du quartier d’Uzupis apparemment peuplé d’artistes en tout genre ayant déclaré l’indépendance (juste pour rire) de ce morceau de ville coupé du reste de l’agglomération par la rivière Vilnia. On passe juste sur la place principale avec le fameux ange pour ensuite s’installer à une terrasse pour se désaltérer.

(Ange d'Uzupis)
Direction ensuite la très belle église Sainte-Anne et ses briques rouges, puis celle d’un restaurant dans la rue principale. Nous prenons le premier venu, un établissement aux allures de pièges à touristes mais dont les prix affichés sur la carte nous convainquent quand même. Un serveur dans un costume ‘’traditionnel’’ nous installe, on choisit nos plats et l’on commande les spécialités : soupe aux champignons servie dans un bol en pain et les zeppelins, sortes de pommes de terre gélifiées farcies à la viande, pas mal du tout.
(Église Sainte-Anne)Après un repas si copieux et une chaleur étonnante, on décide de remonter à l’auberge pour se reposer un peu. Après une petite sieste, nous redescendons en ville, un bar pas très loin de l’auberge propose des narguilés, on en essaye un, à notre surprise, l’eau est remplie de fruits coupés en morceaux.
Après cette énième pause, nous nous remettons en marche en explorant la vieille ville, on tombe ainsi nez à nez avec le palais présidentiel et de belles rues étroites aux maisons couleur pastel.
(Rue de Vilnius)
(Le palais présidentiel)
(En face du palais présidentiel)Après avoir flâné et découvert quelques églises et l’unique synagogue, on se dirige à nouveau vers la perspective Gédiminas pour se sustenter (vacances caloriques, que voulez-vous), on terminera la soirée à l’auberge accompagnés de quelques bières locales et de discussions animées avec un Irlandais rencontré dans la salle commune.
(Soirée tombante devant la cathédrale...)
(Statues du théâtre de Vilnius: le drame, la comédie et la tragédie)Carnet de voyage 2 semaines en Thaïlande avec les enfants English translation pending
Bonjour
en consultant mon compte je me rends compte que je n'ai jamais publié mon carnet de route sur la Thaïlande de février 2015. Un peu tardif mais je pense modestement que cela peut encore servir.
Merci à ceux qui m'ont aidé à monter de voyage.
Pascal
Samedi 21 février Vol avec air india. Escale à New Dehli. L’escale nous fait découvrir l’organisation des services indiens…ça fait peur. A part ça, que le voyage est long !
dimanche 22 février A l’arrivée à Bankok éviter absolument tous les rabatteurs qui sévissent dans l’aéroport, même ceux qui ont l’air officiels. Première leçon en Thailande : tourisme information n’est pas l’office du tourisme mais juste une agence de voyage…. Suivre les panneaux taxi et sortir de l’aéroport. Là vous trouverez une longue file d’attente sur le trottoir: c’est pour vous. Demander le compteur et se montrer insistant. Notre taxi l’avait mis en ronchonnant puis l’a enlevé en passant la barrière de l’aéroport. Il a fallu à nouveau insister. Demander à prendre le highway, c’est à vous de payer les péages. Compter dans les 400 baths + le péage. Nuit au srikrung hôtel : Notre billet de train commandé sur thailandtraintickets nous attend à la réception. Très bon accueil même s’ils ont perdu une partie de notre réservation : nous finissons tous les 4 dans la même chambre car l’hôtel est plein. Cependant la chambre est gigantesque donc pour une nuit, ce n’est pas bien grave. L’hôtel est certes vétuste mais c’est propre. Le petit déjeuner est correct.
lundi 23 février Nous prenons un tuk tuk pour nous rendre à la maison de Jim Thomson. Visite en français, très intéressante, magnifique demeure. Concernant les tuk tuk, si vous ne tenez pas trop à la vie, vous pouvez, sinon mieux vaut ne pas en abuser, les taxis ne vous couteront pas plus cher et c’est plus sécurisant. Pour exemple, le nôtre a pris une avenue à contre sens sur 200 mètres…… Ensuite, direction le grand centre commercial mbk afin de compléter la valise des enfants qui n’ont pas emporté grand-chose. Gigantesque centre commercial sur 7 étages où chaque étage est dédié à un type de produit Il faut marchander les prix mais je n’ai pas franchement été convaincu. De toutes façons, on n’est pas venus en Thaïlande pour passer l’après-midi à auchan ;o) Nous déjeunons sur place : mauvaise pioche. Je n’ai pas gardé le nom du resto mais je pense qu’il s’agissait d’un resto chinois car nous avons mangé des choses qui n’avaient rien à voir avec le reste du voyage…et pas en bien !! Nous passons une partie de l’après-midi dans le quartier chinois avant de rentrer à l’hôtel pour récupérer les valises afin de prendre le train de nuit. La gare est à deux pas de l’hôtel, c’est très pratique. Le train est là, nous intégrons nos cabines. Les cabines sont très exiguës, on a du mal à loger bagages et voyageurs ! Les quatre billets ayant été pris en même temps, nous avons deux cabines contiguës et communicantes. Dans chaque cabine, un lavabo et au bout du wagon, deux wc : un européen et un à la turque. Le wc à la turque est également équipé d’une douche. Je ne suis pas sûr que beaucoup de touristes profitent de cet aménagement. L’ayant déjà pratiqué au Maroc, nous nous précipitons à la douche dès le départ du train, tant que les wc sont propres…Entre 19H et 20H, on nous apporte des plateaux repas. Plutôt mauvais de l’avis de tous. Mais pas pire que le petit déjeuner qui suivra…. Puis on vient préparer les lits. Nous avons plutôt bien dormi, ce fut une expérience sympa. Par contre, concernant la nourriture et le personnel, ne venez pas pour le sourire ou la gastronomie….
mardi 24 février Nous arrivons à chiang mai et sommes accueillis par le large sourire du gérant de l’hôtel chiang mai thai house. Non je blague. Regardez sur trip advisor et vous comprendrez. Difficile de donner un avis sur cet hôtel : ils sont effectivement très désagréables, par contre, l’hôtel est particulièrement propre, les chambres sont mignonnes, la piscine plutôt bien faite. Si vous n’y allez pas pour le sourire, cet hotel est pour vous, le rapport qualité prix est très bon. A l’arrivée, on vous coince à une table et on essaie de vous vendre des excursions ; nous, leur avons expliqué que le programme était bouclé à l’avance. Dès lors, c’est la soupe à la grimace. Attention, si vous y aller pour profiter de la piscine, un immeuble est en construction en face… pas idéal. La chambre n’étant pas libre, nous partons pour la journée. Nous remontons la rue en face de taphae gate, visitons les temples le long pour finir au wat phra singh Puis nous nous dirigeons vers le centre des arts et culture. Pas franchement renversant si ce n’est les scènes de la vie des campagnes reproduites que j’ai trouvées intéressantes. Nous déjeunons non loin de là au Chaun Chom. Une des meilleurs adresses rencontrées lors de notre voyage. Le lieu est tenu par des femmes de la prison encadrées par des surveillantes. Un accueil chaleureux et des plats divins. C’est aussi les plats les plus épicés que j’ai pu goûter…..peut-être aurions-nous du préciser « not spicy » ! Après le repas nous visitons le wat cheng man et nous dirigeons ensuite vers le wat chedi luang. Nous nous sommes perdus et avons beaucoup marché. Finalement pour abréger nos souffrances, nous prenons un tuk tuk. J’ai beaucoup le wat chedi luang aimé pour son côté moins bling bling, plus ancien. De retour à l’hôtel, nous prenons possession des chambres, douche, repos à la piscine puis nous repartons pour le night market. La grande rue est occupée des deux côtés par des exposants, à mi-chemin de l’avenue, des deux côtés il y a un marché. Vous y trouverez vêtements, artisanat et nourriture. Des tables sont à disposition et un spectacle de plein air est offert. Nous piochons à manger chez divers marchands et nous installons à une table munis d’une grande bière !
mercredi 25 février Mercredi nous avions réservé depuis la France la journée mahout training avec Panda Tour. Nous n’avions pas versé d’acompte aussi, mardi matin, une employée de la société était passée pour récupérer la moitié de la somme. Le véhicule passe nous prendre à 8H30 et nous partons pour la montagne. On nous a distribué une feuille avec les différents ordres en Thaï…pas évident. En route nous nous arrêtons dans un marché acheter des bananes et des pastèques pour les pachydermes. Nous sommes 10 dans le groupe. Ce camp prétend sur leur publicité prendre soin des éléphants, ne pas les maltraiter, éviter les chaises en bambou qui les blessent. J’ai apprécié le discours particulièrement honnête qui nous a été servi : ces animaux restent des animaux sauvages et dangereux : il serait malhonnête de prétendre ne pas les toucher. Ils font donc au mieux mais sont cependant obligés d’utiliser les piques de cornac en métal. Pour avoir passé la journée avec eux, je comprends mieux : soit on laisse ces animaux tranquilles à l’état sauvage, soit ils sont domestiqués et cela ne peut pas se faire sans heurts. Cet animal est magnifique mais aussi gigantesque et dangereux. Dans ce camp, j’ai eu l’impression qu’ils faisaient au mieux, les animaux sont peu utilisés dans la journée, ils n’ont pas de selle ou seulement parfois à la demande des touristes : rien à voir avec ce que l’on a pu voir sur le bord de la route où les éléphants ont leur carcan sur le dos toute la journée et transportent en continu les touristes déversés par les bus. Au panda tour camp, les éléphants ne font pas de peinture et ne jouent pas au foot. Un moindre mal donc. Le repas inclus à midi fut très bon, l’accueil irréprochable et la journée formidable. Nous avons oublié tous les principes élémentaires d’hygiène : bain dans la rivière, bataille dans la mare de boue……grosse douche savonneuse ensuite et aucun problème. Le soir après la douche à nouveau et la piscine, nous nous rendons au marché qui est à Taphae gate. Celui-ci est beaucoup plus intéressant pour y diner : il y a beaucoup plus de stands de nourriture, tous très différents. Nous nous régalons pour pas grand-chose.
jeudi 26 février Nous avons réservé un taxi pour la journée : 1500 baths. Le prix m’a eu l’air très correct. Le gars est sympa, ponctuel. Par contre je le soupçonne de faire ce qu’il veut : établissez bien, à l’avance le programme de la journée. NOI : 085-5294948 Au programme : Temple wat doi suthep : une envolée de marches vers un temple magnifique…brillant à souhait ! Ferme aux orchidées : franchement pas indispensable, nous avons bien aimé la serre à papillons et les enfants ont adoré le restaurant : le flunch thailandais : à volonté et il y avait des frites !! Ferme aux serpents : PASSEZ VOTRE CHEMIN ; une honte. Animaux mal traités, le parc animalier attenant est un véritable mouroir. A proscrire absolument. Nous allons ensuite au sud de chiang mai dans la zone des artisans : soie et pierreries : magasins pour touristes. Nous avions demandé à aller aux sources chaudes : fermées d’après le taxi……. Pas de commission là-bas ! Mais nous lui avons demandé dans la journée, il aurait fallu définir les conditions au départ. Une journée très mitigée donc, mais surtout parce que mal préparée. Le soir nous rentrons de bonne heure, douche, piscine et les filles se préparent pour le massage. Nous choisissons le Bor Nguyen dans le routard…il est fermé. Du coup les filles vont au thanamon spa -3/9 soi Moon Muang road – tel : 093-1796882 Un petit salon où l’accueil est exceptionnel Aux petits soins pour ma fille qui n’a que 11 ans, un peu juste pour un vrai massage thaï qui apparemment est assez sportif ! Allez y sans problèmes c’est dans le quartier de la 1 in one guesthouse. Pendant ce temps nous sommes allés boire un verre avec mon fils au taphae gate lodge. Quel accueil ici aussi. Du coup, après le massage, nous y avons mangé. Terrasse sympa, repas nickel, accueil extraordinaire. Une excellente soirée. Au retour nous faisons un saut au night market et là je fais deux erreurs que j’évite pourtant avec soin lors de nos voyages (la faute à la bière ?): - Je retire de l’argent de nuit et dans un dab sans guichet. Le ticket sort, pas l’argent. Je suis allé le lendemain dans une agence de la même banque, très bien reçu, j’y ai rempli une plainte. Je suis en conflit avec ma banque depuis (caisse d’épargne) car ce retrait avait affecté mon plafond cb et il a fallu 5 jours pour que j’arrive à avoir un conseiller pour augmenter le plafond (troisième erreur j’avais oublié la seconde carte bleue que je prends habituellement). Je précise que j’ai une visa premier qui par conséquent ne sert à rien malgré son prix. Ne comptez donc pas sur elle, emportez du liquide, deux cartes bleues, et ne retirez jamais le soir sans guichet…. Peut-être qu’avec une bière de moins ;o) Pour info : je suis toujours en conflit avec ma banque que je vais quitter mais je remercie la banque thaï qui a fait preuve de beaucoup de professionnalisme : remboursement en 12 jours !!!! Si vous avez ce genre de problème, pensez aussi au virement western union qui sera plus efficace que votre carte gold ou premier.
vendredi 27 février Nous faisons à nouveau appel au taxi de la veille qui loue aussi un tuk tuk. Conduite sécurisée, tout doux…ouf ! Nous visitons le wat chet yod que j’ai beaucoup aimé. Puis le tuk tuk nous dépose au warorot market. Extraordinaire : pas un touriste…à part nous. Quel dépaysement. On y trouve des vêtements, de la nourriture. D’ailleurs, nous achetons de quoi picorer et nous dirigeons vers le fleuve pour y manger nos provisions. Nous rentrons à l’hôtel à pied, il fait 40°. Direction l’aéroport. Nous arrivons en soirée au Groovy Bungalows. Là encore quel accueil ! Cet hôtel (chambre d’hôtes ?) est tenu par un couple d’une exceptionnelle gentillesse. Six bungalows autour d’une petite piscine, au calme. Malgré l’heure tardive, ils nous préparent gentiment à manger
samedi 28 février plages environnantes long tail de aonang à tonsai beach. Nous rejoignons railay west par la petite piste qui part au bout de la plage. Superbe. Nous relions ensuite railay est à pied par la piste à travers un bidonville. Plage vaseuse, mangrove, jolis point de vue. On trouve sur place plusieurs troquet où manger, nous nous arrêtons là. Nous rejoignons ao pranang avec un crochet par le sentier qui amène au point de vue et à la lagune. Sentier dangereux, surtout en tongs, Ma fille l’a fait (11 ans) mais était-ce bien raisonnable ? On croise des gens qui descendent couvets de latérite, shorts déchirés…. Le sentier est raide, malgré la corde qui sécurise, limite escalade et le chemin est long. Le point de vue est magnifique mais ne voulant tenter le diable, nous ne poussons pas jusqu’à lagune. Diner au Krua Thara. Restaurant spécialisé dans le poisson. Très bien. Nuit au groovy.
dimanche 01 mars excursion bateau + snorkelling Négociation du prix possible. N’espérez pas programmer votre journée. Tout est prévu selon un rite bien programmé. Plusieurs arrêts snorkeling. Très décevant : il n’y a rien, peu de poissons, coraux morts… un désastre. Est le tourisme de masse ou le tsunami ? Nous trouverons d’énormes quantités de coraux sur les plages des îles environnantes. Chicken island, Tup island, Poda island. Nous déjeunons sur poda island. En se promenant sur la plage, nous trouvons un point de snorkeling, depuis le bord, bien meilleur que ceux où nous a amenés le bateau. Mais cela reste décevant. Le soleil tape très fort, Cela se terminera par une insolation pour Louis. Le soir nous dinons à trois au krua Thai. Excellent adresse. Sur le bord de la route menant à noppharat thara (pas celle qui longe la plage, celle de l’intérieur). La patronne est très sympa et la cuisine est excellente.
lundi 02 mars Nous laissons louis qui est toujours malade à l’hôtel. Pas grand-chose à faire : réhydrater, rester à l’ombre, au frais avec la clim. Départ pour ao thalane en mobylettes, et visite de la mangrove. Nous ne pourrons pas faire le tour complet avec les canoés car la marée est basse. Dommage car on se croirait sur le tournage du dernier Rambo. Nous sommes seuls avec le guide et c’est magique. Nous dinons le soir à krabi au kotung. Adresse du gdr. Très bon diner.
mardi 03 mars Retour à bangkok au swan hôtel. Hotel sans prétention, accueil pro, soupe à la grimace au petit déjeuner (pas terrible d’ailleurs) mais piscine très sympa. Journée ville : marché aux fleurs, marchés environnants (vraiment authentiques, comme celui de warorot market à chiang mai) Pas un touriste et des choses à acheter (ça se mange vraiment ? que l’on n’imagine même pas !!) On en profite pour acheter du pain de mie pour nourrir les baleines poissons chats. Fin de journée shopping à kao san road. On essaie les poissons qui vous dévorent les pieds. Rue animée, pleine de touristes et de marchands de vrais faux vêtements de marque.
Nous dinons à l’harmonique. Des prix européens pour les européens, bon repas mais personnellement assez déçu.
mercredi 04 mars journée temples : grand palais, wat phra kaeo, wat phoet national muséum. Journée bien remplie. Nous arrivons au musée peu de temps avant la fermeture. On nous laisse entrer gratuitement. Du coup nous avons un aperçu de quelques salles qui valent la visite. Nous dinerons au queen of curry : c’est une excellente adresse. Les plats sont très bons et les portions très copieuses.
jeudi 05 mars Balade sur les klongs. Cette balade est à faire absolument. On trouve facilement vu le nombre de rabatteurs qui vous proposent de vous y accompagner. Très agréable. On découvre le Bangkok de l’autre rive et cela vaut vraiment le détour. Au retour, le long tail nous dépose par erreur sur le ponton du mandarin oriental……crasseux, transpirants voire ne sentant pas la rose, nous traversons l’hôtel luxueux sous le regard médusé d’un client tout de blanc vêtu, panama vissé sur la tête. Le fou rire garanti à la sortie.
Samedi 21 février Vol avec air india. Escale à New Dehli. L’escale nous fait découvrir l’organisation des services indiens…ça fait peur. A part ça, que le voyage est long !
dimanche 22 février A l’arrivée à Bankok éviter absolument tous les rabatteurs qui sévissent dans l’aéroport, même ceux qui ont l’air officiels. Première leçon en Thailande : tourisme information n’est pas l’office du tourisme mais juste une agence de voyage…. Suivre les panneaux taxi et sortir de l’aéroport. Là vous trouverez une longue file d’attente sur le trottoir: c’est pour vous. Demander le compteur et se montrer insistant. Notre taxi l’avait mis en ronchonnant puis l’a enlevé en passant la barrière de l’aéroport. Il a fallu à nouveau insister. Demander à prendre le highway, c’est à vous de payer les péages. Compter dans les 400 baths + le péage. Nuit au srikrung hôtel : Notre billet de train commandé sur thailandtraintickets nous attend à la réception. Très bon accueil même s’ils ont perdu une partie de notre réservation : nous finissons tous les 4 dans la même chambre car l’hôtel est plein. Cependant la chambre est gigantesque donc pour une nuit, ce n’est pas bien grave. L’hôtel est certes vétuste mais c’est propre. Le petit déjeuner est correct.
lundi 23 février Nous prenons un tuk tuk pour nous rendre à la maison de Jim Thomson. Visite en français, très intéressante, magnifique demeure. Concernant les tuk tuk, si vous ne tenez pas trop à la vie, vous pouvez, sinon mieux vaut ne pas en abuser, les taxis ne vous couteront pas plus cher et c’est plus sécurisant. Pour exemple, le nôtre a pris une avenue à contre sens sur 200 mètres…… Ensuite, direction le grand centre commercial mbk afin de compléter la valise des enfants qui n’ont pas emporté grand-chose. Gigantesque centre commercial sur 7 étages où chaque étage est dédié à un type de produit Il faut marchander les prix mais je n’ai pas franchement été convaincu. De toutes façons, on n’est pas venus en Thaïlande pour passer l’après-midi à auchan ;o) Nous déjeunons sur place : mauvaise pioche. Je n’ai pas gardé le nom du resto mais je pense qu’il s’agissait d’un resto chinois car nous avons mangé des choses qui n’avaient rien à voir avec le reste du voyage…et pas en bien !! Nous passons une partie de l’après-midi dans le quartier chinois avant de rentrer à l’hôtel pour récupérer les valises afin de prendre le train de nuit. La gare est à deux pas de l’hôtel, c’est très pratique. Le train est là, nous intégrons nos cabines. Les cabines sont très exiguës, on a du mal à loger bagages et voyageurs ! Les quatre billets ayant été pris en même temps, nous avons deux cabines contiguës et communicantes. Dans chaque cabine, un lavabo et au bout du wagon, deux wc : un européen et un à la turque. Le wc à la turque est également équipé d’une douche. Je ne suis pas sûr que beaucoup de touristes profitent de cet aménagement. L’ayant déjà pratiqué au Maroc, nous nous précipitons à la douche dès le départ du train, tant que les wc sont propres…Entre 19H et 20H, on nous apporte des plateaux repas. Plutôt mauvais de l’avis de tous. Mais pas pire que le petit déjeuner qui suivra…. Puis on vient préparer les lits. Nous avons plutôt bien dormi, ce fut une expérience sympa. Par contre, concernant la nourriture et le personnel, ne venez pas pour le sourire ou la gastronomie….
mardi 24 février Nous arrivons à chiang mai et sommes accueillis par le large sourire du gérant de l’hôtel chiang mai thai house. Non je blague. Regardez sur trip advisor et vous comprendrez. Difficile de donner un avis sur cet hôtel : ils sont effectivement très désagréables, par contre, l’hôtel est particulièrement propre, les chambres sont mignonnes, la piscine plutôt bien faite. Si vous n’y allez pas pour le sourire, cet hotel est pour vous, le rapport qualité prix est très bon. A l’arrivée, on vous coince à une table et on essaie de vous vendre des excursions ; nous, leur avons expliqué que le programme était bouclé à l’avance. Dès lors, c’est la soupe à la grimace. Attention, si vous y aller pour profiter de la piscine, un immeuble est en construction en face… pas idéal. La chambre n’étant pas libre, nous partons pour la journée. Nous remontons la rue en face de taphae gate, visitons les temples le long pour finir au wat phra singh Puis nous nous dirigeons vers le centre des arts et culture. Pas franchement renversant si ce n’est les scènes de la vie des campagnes reproduites que j’ai trouvées intéressantes. Nous déjeunons non loin de là au Chaun Chom. Une des meilleurs adresses rencontrées lors de notre voyage. Le lieu est tenu par des femmes de la prison encadrées par des surveillantes. Un accueil chaleureux et des plats divins. C’est aussi les plats les plus épicés que j’ai pu goûter…..peut-être aurions-nous du préciser « not spicy » ! Après le repas nous visitons le wat cheng man et nous dirigeons ensuite vers le wat chedi luang. Nous nous sommes perdus et avons beaucoup marché. Finalement pour abréger nos souffrances, nous prenons un tuk tuk. J’ai beaucoup le wat chedi luang aimé pour son côté moins bling bling, plus ancien. De retour à l’hôtel, nous prenons possession des chambres, douche, repos à la piscine puis nous repartons pour le night market. La grande rue est occupée des deux côtés par des exposants, à mi-chemin de l’avenue, des deux côtés il y a un marché. Vous y trouverez vêtements, artisanat et nourriture. Des tables sont à disposition et un spectacle de plein air est offert. Nous piochons à manger chez divers marchands et nous installons à une table munis d’une grande bière !
mercredi 25 février Mercredi nous avions réservé depuis la France la journée mahout training avec Panda Tour. Nous n’avions pas versé d’acompte aussi, mardi matin, une employée de la société était passée pour récupérer la moitié de la somme. Le véhicule passe nous prendre à 8H30 et nous partons pour la montagne. On nous a distribué une feuille avec les différents ordres en Thaï…pas évident. En route nous nous arrêtons dans un marché acheter des bananes et des pastèques pour les pachydermes. Nous sommes 10 dans le groupe. Ce camp prétend sur leur publicité prendre soin des éléphants, ne pas les maltraiter, éviter les chaises en bambou qui les blessent. J’ai apprécié le discours particulièrement honnête qui nous a été servi : ces animaux restent des animaux sauvages et dangereux : il serait malhonnête de prétendre ne pas les toucher. Ils font donc au mieux mais sont cependant obligés d’utiliser les piques de cornac en métal. Pour avoir passé la journée avec eux, je comprends mieux : soit on laisse ces animaux tranquilles à l’état sauvage, soit ils sont domestiqués et cela ne peut pas se faire sans heurts. Cet animal est magnifique mais aussi gigantesque et dangereux. Dans ce camp, j’ai eu l’impression qu’ils faisaient au mieux, les animaux sont peu utilisés dans la journée, ils n’ont pas de selle ou seulement parfois à la demande des touristes : rien à voir avec ce que l’on a pu voir sur le bord de la route où les éléphants ont leur carcan sur le dos toute la journée et transportent en continu les touristes déversés par les bus. Au panda tour camp, les éléphants ne font pas de peinture et ne jouent pas au foot. Un moindre mal donc. Le repas inclus à midi fut très bon, l’accueil irréprochable et la journée formidable. Nous avons oublié tous les principes élémentaires d’hygiène : bain dans la rivière, bataille dans la mare de boue……grosse douche savonneuse ensuite et aucun problème. Le soir après la douche à nouveau et la piscine, nous nous rendons au marché qui est à Taphae gate. Celui-ci est beaucoup plus intéressant pour y diner : il y a beaucoup plus de stands de nourriture, tous très différents. Nous nous régalons pour pas grand-chose.
jeudi 26 février Nous avons réservé un taxi pour la journée : 1500 baths. Le prix m’a eu l’air très correct. Le gars est sympa, ponctuel. Par contre je le soupçonne de faire ce qu’il veut : établissez bien, à l’avance le programme de la journée. NOI : 085-5294948 Au programme : Temple wat doi suthep : une envolée de marches vers un temple magnifique…brillant à souhait ! Ferme aux orchidées : franchement pas indispensable, nous avons bien aimé la serre à papillons et les enfants ont adoré le restaurant : le flunch thailandais : à volonté et il y avait des frites !! Ferme aux serpents : PASSEZ VOTRE CHEMIN ; une honte. Animaux mal traités, le parc animalier attenant est un véritable mouroir. A proscrire absolument. Nous allons ensuite au sud de chiang mai dans la zone des artisans : soie et pierreries : magasins pour touristes. Nous avions demandé à aller aux sources chaudes : fermées d’après le taxi……. Pas de commission là-bas ! Mais nous lui avons demandé dans la journée, il aurait fallu définir les conditions au départ. Une journée très mitigée donc, mais surtout parce que mal préparée. Le soir nous rentrons de bonne heure, douche, piscine et les filles se préparent pour le massage. Nous choisissons le Bor Nguyen dans le routard…il est fermé. Du coup les filles vont au thanamon spa -3/9 soi Moon Muang road – tel : 093-1796882 Un petit salon où l’accueil est exceptionnel Aux petits soins pour ma fille qui n’a que 11 ans, un peu juste pour un vrai massage thaï qui apparemment est assez sportif ! Allez y sans problèmes c’est dans le quartier de la 1 in one guesthouse. Pendant ce temps nous sommes allés boire un verre avec mon fils au taphae gate lodge. Quel accueil ici aussi. Du coup, après le massage, nous y avons mangé. Terrasse sympa, repas nickel, accueil extraordinaire. Une excellente soirée. Au retour nous faisons un saut au night market et là je fais deux erreurs que j’évite pourtant avec soin lors de nos voyages (la faute à la bière ?): - Je retire de l’argent de nuit et dans un dab sans guichet. Le ticket sort, pas l’argent. Je suis allé le lendemain dans une agence de la même banque, très bien reçu, j’y ai rempli une plainte. Je suis en conflit avec ma banque depuis (caisse d’épargne) car ce retrait avait affecté mon plafond cb et il a fallu 5 jours pour que j’arrive à avoir un conseiller pour augmenter le plafond (troisième erreur j’avais oublié la seconde carte bleue que je prends habituellement). Je précise que j’ai une visa premier qui par conséquent ne sert à rien malgré son prix. Ne comptez donc pas sur elle, emportez du liquide, deux cartes bleues, et ne retirez jamais le soir sans guichet…. Peut-être qu’avec une bière de moins ;o) Pour info : je suis toujours en conflit avec ma banque que je vais quitter mais je remercie la banque thaï qui a fait preuve de beaucoup de professionnalisme : remboursement en 12 jours !!!! Si vous avez ce genre de problème, pensez aussi au virement western union qui sera plus efficace que votre carte gold ou premier.
vendredi 27 février Nous faisons à nouveau appel au taxi de la veille qui loue aussi un tuk tuk. Conduite sécurisée, tout doux…ouf ! Nous visitons le wat chet yod que j’ai beaucoup aimé. Puis le tuk tuk nous dépose au warorot market. Extraordinaire : pas un touriste…à part nous. Quel dépaysement. On y trouve des vêtements, de la nourriture. D’ailleurs, nous achetons de quoi picorer et nous dirigeons vers le fleuve pour y manger nos provisions. Nous rentrons à l’hôtel à pied, il fait 40°. Direction l’aéroport. Nous arrivons en soirée au Groovy Bungalows. Là encore quel accueil ! Cet hôtel (chambre d’hôtes ?) est tenu par un couple d’une exceptionnelle gentillesse. Six bungalows autour d’une petite piscine, au calme. Malgré l’heure tardive, ils nous préparent gentiment à manger
samedi 28 février plages environnantes long tail de aonang à tonsai beach. Nous rejoignons railay west par la petite piste qui part au bout de la plage. Superbe. Nous relions ensuite railay est à pied par la piste à travers un bidonville. Plage vaseuse, mangrove, jolis point de vue. On trouve sur place plusieurs troquet où manger, nous nous arrêtons là. Nous rejoignons ao pranang avec un crochet par le sentier qui amène au point de vue et à la lagune. Sentier dangereux, surtout en tongs, Ma fille l’a fait (11 ans) mais était-ce bien raisonnable ? On croise des gens qui descendent couvets de latérite, shorts déchirés…. Le sentier est raide, malgré la corde qui sécurise, limite escalade et le chemin est long. Le point de vue est magnifique mais ne voulant tenter le diable, nous ne poussons pas jusqu’à lagune. Diner au Krua Thara. Restaurant spécialisé dans le poisson. Très bien. Nuit au groovy.
dimanche 01 mars excursion bateau + snorkelling Négociation du prix possible. N’espérez pas programmer votre journée. Tout est prévu selon un rite bien programmé. Plusieurs arrêts snorkeling. Très décevant : il n’y a rien, peu de poissons, coraux morts… un désastre. Est le tourisme de masse ou le tsunami ? Nous trouverons d’énormes quantités de coraux sur les plages des îles environnantes. Chicken island, Tup island, Poda island. Nous déjeunons sur poda island. En se promenant sur la plage, nous trouvons un point de snorkeling, depuis le bord, bien meilleur que ceux où nous a amenés le bateau. Mais cela reste décevant. Le soleil tape très fort, Cela se terminera par une insolation pour Louis. Le soir nous dinons à trois au krua Thai. Excellent adresse. Sur le bord de la route menant à noppharat thara (pas celle qui longe la plage, celle de l’intérieur). La patronne est très sympa et la cuisine est excellente.
lundi 02 mars Nous laissons louis qui est toujours malade à l’hôtel. Pas grand-chose à faire : réhydrater, rester à l’ombre, au frais avec la clim. Départ pour ao thalane en mobylettes, et visite de la mangrove. Nous ne pourrons pas faire le tour complet avec les canoés car la marée est basse. Dommage car on se croirait sur le tournage du dernier Rambo. Nous sommes seuls avec le guide et c’est magique. Nous dinons le soir à krabi au kotung. Adresse du gdr. Très bon diner.
mardi 03 mars Retour à bangkok au swan hôtel. Hotel sans prétention, accueil pro, soupe à la grimace au petit déjeuner (pas terrible d’ailleurs) mais piscine très sympa. Journée ville : marché aux fleurs, marchés environnants (vraiment authentiques, comme celui de warorot market à chiang mai) Pas un touriste et des choses à acheter (ça se mange vraiment ? que l’on n’imagine même pas !!) On en profite pour acheter du pain de mie pour nourrir les baleines poissons chats. Fin de journée shopping à kao san road. On essaie les poissons qui vous dévorent les pieds. Rue animée, pleine de touristes et de marchands de vrais faux vêtements de marque.
Nous dinons à l’harmonique. Des prix européens pour les européens, bon repas mais personnellement assez déçu.
mercredi 04 mars journée temples : grand palais, wat phra kaeo, wat phoet national muséum. Journée bien remplie. Nous arrivons au musée peu de temps avant la fermeture. On nous laisse entrer gratuitement. Du coup nous avons un aperçu de quelques salles qui valent la visite. Nous dinerons au queen of curry : c’est une excellente adresse. Les plats sont très bons et les portions très copieuses.
jeudi 05 mars Balade sur les klongs. Cette balade est à faire absolument. On trouve facilement vu le nombre de rabatteurs qui vous proposent de vous y accompagner. Très agréable. On découvre le Bangkok de l’autre rive et cela vaut vraiment le détour. Au retour, le long tail nous dépose par erreur sur le ponton du mandarin oriental……crasseux, transpirants voire ne sentant pas la rose, nous traversons l’hôtel luxueux sous le regard médusé d’un client tout de blanc vêtu, panama vissé sur la tête. Le fou rire garanti à la sortie.
Carnet de voyage: visiter Budapest en hiver English translation pending
Bonjour à tous !
Me revoilà avec un nouveau carnet de voyage, celui de notre séjour à Budapest l'hiver dernier. Un séjour qui nous a énormément plu et qui me donne envie de refaire une ville de l'Est en hiver.
Pour moi, ce voyage fut une vraie belle découverte, une magnifique surprise que la découverte de Budapest en hiver… je vous laisse découvrir…
J1 – Découverte de Budapest, de nuit Avant de partir nous nous équipons contre le froid. Nous avons tout de même de la chance, cette année l’hiver est assez clément un peu partout et il ne neigera pas à Budapest durant notre séjour. Nous partons tout de même le samedi 26 décembre après-midi de Paris où il fait beau et près de 20 degrés et arrivons à Budapest en début de soirée, il fait nuit et brouillard et entre 0 et 5 degrés… Ça pique !!
L’approche de Budapest révèle une ville noyée sous le brouillard. La veille, nous avions réservé une navette qui nous conduit à notre hôtel après avoir déposé d’autres personnes. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous permet de faire un petit tour dans la ville et d’en avoir un premier aperçu rapide. Nous prenons notre chambre avant de sortir et partir à la découverte du quartier et, accessoirement, trouver un endroit où manger. Il fait froid mais nous sommes bien couverts, il n’y a pas grand monde dehors (les gens profitent encore peut-être un peu de ce lendemain de Noël chez eux).

Ici les ruelles secondaires sont peu éclairées mais nous ne nous sentirons jamais en insécurité. Nous repérons un bar -restaurant sur notre cartoville, situé à proximité de notre hôtel (Castro Bistro). Il ne paie pas de mine vu de l’extérieur, nous rentrons, et découvrons un bar un peu déglingué avec des objets hétéroclites accrochés aux murs. Nous nous installons et commandons chacun un plat. Il met un peu de temps à arriver, ce qui nous fait penser qu’il est probablement fait « en temps réel » et qu’il ne s’agit pas juste de nourriture réchauffée. Pour moins de 15€, nous mangeons un repas copieux et très très bon. Je suis bluffée ! Cela se vérifiera par la suite. Bien que peu variée, la nourriture hongroise est vraiment très bonne. C’est pour le moment le type de nourriture que j’ai préféré de tous nos voyages ! Après cet excellent premier aperçu, nous rentrons nous reposer et préparer rapidement le planning du lendemain.
J2 – Première journée de visite dans la brume Ce matin nous découvrons le petit-déjeuner de l’hôtel, juste extraordinaire. Des viennoiseries, des fruits, du bon café… on charge les batteries pour affronter le froid ! Dehors il y a un brouillard assez épais, une première pour nous qui n’avons jamais visité une ville en hiver. Ce brouillard loin de nous déranger, donne vraiment beaucoup de charme à la ville. Pour cette première matinée, nous partons le long du Danube.

Nous rallions le mémorial des Chaussures au bord du Danube, en mémoire des victimes de la Shoah.

Puis nous nous rendons au Parlement, magnifique bâtiment. Nous le verrons à plusieurs reprises, avec et sans brume, il est beau quel que soit le temps ! Nous ne pourrons pas le visiter car il n’y a plus de visites en français (si vous tenez absolument à la visiter, je vous conseille de réserver votre visite sur internet avant de partir). Sur la grande place face au Parlement, deux soldats en tenue de la Seconde Guerre Mondiale tournent autour d’un grand mât avec le drapeau hongrois, imperturbables.


Nous continuons notre balade en direction de la Maison de la Terreur. En route, nous déjeunons dans un restaurant à la déco très sympa (Menza). Habituellement, lors de nos autres voyages, nous ne mangeons pas toujours au restaurant, mais au cours de ce séjour, le choix de manger au restaurant matin et soir s’est un peu imposé à nous en raison du froid (qui n’est pas vraiment gênant lorsque l’on marche mais qui peut le devenir lorsque l’on s’arrête manger). Après cette bonne petite pause, direction donc la Maison de la Terreur. Ce bâtiment a accueilli les fascistes hongrois les Croix Fléchées, durant la Seconde Guerre Mondiale, puis la police secrète communiste… un lieu chargé d’histoire qui a vu passer des prisonniers et les tortures qui leur ont été infligées. Un lieu très instructif, qui fait aussi froid dans le dos.

Il est 16h lorsque nous sortons du musée. Nous tentons d’aller visiter le musée des transports qui se trouve dans le Bois-de-Ville, au nord est de la ville. Pour gagner un peu de temps, nous prenons la ligne 1 du métro (classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2002). Nous rentrons dans le souterrain, et soudain, nous faisons un bond d’un siècle dans le temps… le lieu est incroyable !

Lorsque nous sortons du métro, il n’est pas loin de 16h30… et il fait quasiment nuit !!! Là encore, nous ne nous attendions pas à ça ! Et ce coucher du soleil si tôt va un peu nous déboussoler durant tout le séjour (ou comment se croire 22h au lieu de 19h… !). Il est trop tard pour aller voir le musée, alors on décide de passer devant les bains Széchenyi. On poursuit donc la visite du parc. La brume bien présente donne une ambiance et une atmosphère vraiment féériques au lieu.

Nous nous rendons ensuite à la Place des Héros.

Nous retournons ensuite à l’hôtel en descendant l’avenue Andrassy à pied. Les guirlandes de Noël décorent les arbres et donnent un brin de magie à l’avenue. En soirée nous partons à la recherche d’un restaurant. Un des restau repérés est complet, nous nous rendons donc dans un bar que j’avais repéré avant de partir, le For Sale Bar. Il est rempli de petits mots épinglés aux murs et au plafond. Des coquilles de cacahuètes jonchent le sol en bois, et chaque table est décorée par une bougie… même pas peur ! L’accueil n’est pas des plus agréables, mais la musique et le lieu sont sympas.

Nous ne pourrons pas manger ici, la salle est déjà pleine. Nous retournons finalement au restaurant de notre hôtel où nous mangeons bien.
J3 – Sur les hauteurs de Buda Aujourd’hui c’est à Buda que nous allons passer la journée. Buda c’est la partie de la ville située sur la rive gauche du Danube (alors que Pest est sur la rive droite, là où nous étions la veille). Le métro nous conduit au pied du Danube, côté Buda. Nous commençons donc une première ascension matinale, direction le Bastion des Pêcheurs. L’endroit est encore une fois magnifique, véritablement mis en relief par la brume matinale laissant tout de même passer quelques rayons de soleil.


Nous continuons ensuite la visite de la vieille ville avec une tentative échouée de visite du musée militaire (qui est fermé à cette époque de l’année). Nous redescendons en direction du Musée de l’hôpital-bunker… lui est ouvert ! La visite intéresse ces grottes souterraines qui ont abrité un hôpital militaire durant la Seconde Guerre Mondiale et un abri anti-atomique durant la guerre froide, avec présentation des blocs opératoires, salle de radiographie, dortoirs … impressionnant ! Nous poursuivons la visite à l’approche du Château. Une petite cahute est là le long de la route pavée. Il s’agit d’un couple qui vend des gâteaux qui sentent bon. Il fait froid, pour se réchauffer on en prend un chacun ! Il s’agit de « Cheminées de Transsylvanie« . Leur fabrication consiste à enrouler une pâte aromatisée aux épices (cannelle..) autour d’une broche en bois, à la faire cuire puis à la recouvrir de sucre. Miam !

Après cette petite pause, nous voilà réchauffés et requinqués pour continuer la visite. Nous redescendons vers la rive du fleuve à travers le parc du château. Nous arrivons à proximité des funiculaires (que nous ne prendrons pas) qui conduisent les visiteurs en haut jusqu’au château.

Petite pause restaurant sur la route puis nous repartons à l’assaut d’une autre colline, celle du mont Gellert avec sa Statue de la Liberté (râté, il y a un peu trop de brume, nous ne la voyons pas bien !).

Après nous être délestés de nos sacs et avoir un peu soufflé, nous allons boire un verre dans un bar à la déco complètement déglinguée, le Csendes bar, situé non loin de l’hôtel.

Après ça, nous nous rendons au restaurant Ruben où nous avions réservé une table avant d’aller boire un verre. La nourriture est vraiment très bonne (mais nous sommes pressés de partir, on tombe littéralement de fatigue !!). Suite de l’aventure au prochain épisode…
Pour voir plus de photos et avoir des infos supplémentaires, rv sur mon blog : Budapest 1/2
Merci du coup d'oeil !
Pour moi, ce voyage fut une vraie belle découverte, une magnifique surprise que la découverte de Budapest en hiver… je vous laisse découvrir…
J1 – Découverte de Budapest, de nuit Avant de partir nous nous équipons contre le froid. Nous avons tout de même de la chance, cette année l’hiver est assez clément un peu partout et il ne neigera pas à Budapest durant notre séjour. Nous partons tout de même le samedi 26 décembre après-midi de Paris où il fait beau et près de 20 degrés et arrivons à Budapest en début de soirée, il fait nuit et brouillard et entre 0 et 5 degrés… Ça pique !!
L’approche de Budapest révèle une ville noyée sous le brouillard. La veille, nous avions réservé une navette qui nous conduit à notre hôtel après avoir déposé d’autres personnes. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous permet de faire un petit tour dans la ville et d’en avoir un premier aperçu rapide. Nous prenons notre chambre avant de sortir et partir à la découverte du quartier et, accessoirement, trouver un endroit où manger. Il fait froid mais nous sommes bien couverts, il n’y a pas grand monde dehors (les gens profitent encore peut-être un peu de ce lendemain de Noël chez eux).

Ici les ruelles secondaires sont peu éclairées mais nous ne nous sentirons jamais en insécurité. Nous repérons un bar -restaurant sur notre cartoville, situé à proximité de notre hôtel (Castro Bistro). Il ne paie pas de mine vu de l’extérieur, nous rentrons, et découvrons un bar un peu déglingué avec des objets hétéroclites accrochés aux murs. Nous nous installons et commandons chacun un plat. Il met un peu de temps à arriver, ce qui nous fait penser qu’il est probablement fait « en temps réel » et qu’il ne s’agit pas juste de nourriture réchauffée. Pour moins de 15€, nous mangeons un repas copieux et très très bon. Je suis bluffée ! Cela se vérifiera par la suite. Bien que peu variée, la nourriture hongroise est vraiment très bonne. C’est pour le moment le type de nourriture que j’ai préféré de tous nos voyages ! Après cet excellent premier aperçu, nous rentrons nous reposer et préparer rapidement le planning du lendemain.
J2 – Première journée de visite dans la brume Ce matin nous découvrons le petit-déjeuner de l’hôtel, juste extraordinaire. Des viennoiseries, des fruits, du bon café… on charge les batteries pour affronter le froid ! Dehors il y a un brouillard assez épais, une première pour nous qui n’avons jamais visité une ville en hiver. Ce brouillard loin de nous déranger, donne vraiment beaucoup de charme à la ville. Pour cette première matinée, nous partons le long du Danube.

Nous rallions le mémorial des Chaussures au bord du Danube, en mémoire des victimes de la Shoah.

Puis nous nous rendons au Parlement, magnifique bâtiment. Nous le verrons à plusieurs reprises, avec et sans brume, il est beau quel que soit le temps ! Nous ne pourrons pas le visiter car il n’y a plus de visites en français (si vous tenez absolument à la visiter, je vous conseille de réserver votre visite sur internet avant de partir). Sur la grande place face au Parlement, deux soldats en tenue de la Seconde Guerre Mondiale tournent autour d’un grand mât avec le drapeau hongrois, imperturbables.


Nous continuons notre balade en direction de la Maison de la Terreur. En route, nous déjeunons dans un restaurant à la déco très sympa (Menza). Habituellement, lors de nos autres voyages, nous ne mangeons pas toujours au restaurant, mais au cours de ce séjour, le choix de manger au restaurant matin et soir s’est un peu imposé à nous en raison du froid (qui n’est pas vraiment gênant lorsque l’on marche mais qui peut le devenir lorsque l’on s’arrête manger). Après cette bonne petite pause, direction donc la Maison de la Terreur. Ce bâtiment a accueilli les fascistes hongrois les Croix Fléchées, durant la Seconde Guerre Mondiale, puis la police secrète communiste… un lieu chargé d’histoire qui a vu passer des prisonniers et les tortures qui leur ont été infligées. Un lieu très instructif, qui fait aussi froid dans le dos.

Il est 16h lorsque nous sortons du musée. Nous tentons d’aller visiter le musée des transports qui se trouve dans le Bois-de-Ville, au nord est de la ville. Pour gagner un peu de temps, nous prenons la ligne 1 du métro (classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2002). Nous rentrons dans le souterrain, et soudain, nous faisons un bond d’un siècle dans le temps… le lieu est incroyable !

Lorsque nous sortons du métro, il n’est pas loin de 16h30… et il fait quasiment nuit !!! Là encore, nous ne nous attendions pas à ça ! Et ce coucher du soleil si tôt va un peu nous déboussoler durant tout le séjour (ou comment se croire 22h au lieu de 19h… !). Il est trop tard pour aller voir le musée, alors on décide de passer devant les bains Széchenyi. On poursuit donc la visite du parc. La brume bien présente donne une ambiance et une atmosphère vraiment féériques au lieu.

Nous nous rendons ensuite à la Place des Héros.

Nous retournons ensuite à l’hôtel en descendant l’avenue Andrassy à pied. Les guirlandes de Noël décorent les arbres et donnent un brin de magie à l’avenue. En soirée nous partons à la recherche d’un restaurant. Un des restau repérés est complet, nous nous rendons donc dans un bar que j’avais repéré avant de partir, le For Sale Bar. Il est rempli de petits mots épinglés aux murs et au plafond. Des coquilles de cacahuètes jonchent le sol en bois, et chaque table est décorée par une bougie… même pas peur ! L’accueil n’est pas des plus agréables, mais la musique et le lieu sont sympas.

Nous ne pourrons pas manger ici, la salle est déjà pleine. Nous retournons finalement au restaurant de notre hôtel où nous mangeons bien.
J3 – Sur les hauteurs de Buda Aujourd’hui c’est à Buda que nous allons passer la journée. Buda c’est la partie de la ville située sur la rive gauche du Danube (alors que Pest est sur la rive droite, là où nous étions la veille). Le métro nous conduit au pied du Danube, côté Buda. Nous commençons donc une première ascension matinale, direction le Bastion des Pêcheurs. L’endroit est encore une fois magnifique, véritablement mis en relief par la brume matinale laissant tout de même passer quelques rayons de soleil.


Nous continuons ensuite la visite de la vieille ville avec une tentative échouée de visite du musée militaire (qui est fermé à cette époque de l’année). Nous redescendons en direction du Musée de l’hôpital-bunker… lui est ouvert ! La visite intéresse ces grottes souterraines qui ont abrité un hôpital militaire durant la Seconde Guerre Mondiale et un abri anti-atomique durant la guerre froide, avec présentation des blocs opératoires, salle de radiographie, dortoirs … impressionnant ! Nous poursuivons la visite à l’approche du Château. Une petite cahute est là le long de la route pavée. Il s’agit d’un couple qui vend des gâteaux qui sentent bon. Il fait froid, pour se réchauffer on en prend un chacun ! Il s’agit de « Cheminées de Transsylvanie« . Leur fabrication consiste à enrouler une pâte aromatisée aux épices (cannelle..) autour d’une broche en bois, à la faire cuire puis à la recouvrir de sucre. Miam !

Après cette petite pause, nous voilà réchauffés et requinqués pour continuer la visite. Nous redescendons vers la rive du fleuve à travers le parc du château. Nous arrivons à proximité des funiculaires (que nous ne prendrons pas) qui conduisent les visiteurs en haut jusqu’au château.

Petite pause restaurant sur la route puis nous repartons à l’assaut d’une autre colline, celle du mont Gellert avec sa Statue de la Liberté (râté, il y a un peu trop de brume, nous ne la voyons pas bien !).

Après nous être délestés de nos sacs et avoir un peu soufflé, nous allons boire un verre dans un bar à la déco complètement déglinguée, le Csendes bar, situé non loin de l’hôtel.

Après ça, nous nous rendons au restaurant Ruben où nous avions réservé une table avant d’aller boire un verre. La nourriture est vraiment très bonne (mais nous sommes pressés de partir, on tombe littéralement de fatigue !!). Suite de l’aventure au prochain épisode…
Pour voir plus de photos et avoir des infos supplémentaires, rv sur mon blog : Budapest 1/2
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Carnet de voyage au Laos en 2015 English translation pending
VOYAGE EN FAMILLE (2 ADULTES- 2 ENFANTS 12 ET 10 ANS ) AU LAOS PENDANT 14 JOURS
Départ le samedi 27 juin 2015 depuis Genève. L’enregistrement se fait rapidement mais le contrôle de sécurité nécessite toujours du temps et mieux vaut compter 30’ pour franchir cette étape. Au programme, 6h00 de vol jusqu’à Dubai. Nous voyageons avec Ethiad et les enfants sont toujours ravis car il y a la TV et menus enfants ( que l’on peut choisir lors de la réservation des billets). Nous arrivons la nuit à Dubai et le prochain vol est prévu pour 2h00 du matin.Nous devons changer de terminal pour la correspondance Dubai – Bangkok.Il faut compter 15’ pour rejoindre l’autre termina. Nous profitons de découvrir les boutiques dans cet aéroport moderne. Dimanche 28 juin 2015. Nous arrivons vers 13h30 à Bangkok. A la sortie de l’avion, nous changeons des dollars (50$ = 1500bath) à un guichet Exchange. Plusieurs options se présentent pour rejoindre Bangkok. Nous choisissions l’option Railway Train qui se trouve en bas de l’aéroport. Il y a deux lignes à disposition. Ligne rouge express qui n’était pas en service ce jour-là et la ligne standard bleu.(Ticket 35 bath). « Trajet Aéroport Bangkok - Gare Bangkok, L’Express, départ toutes les 30 minutes, 15 minutes de transports, 150 Thb, train direct sans arrêt de Suvarnabhumi à Makkasan. Il y a correspondance avec le MRT (métro) à la station Makasan.Arrêt à Makasan pour prendre le métro jusqu'à la Gare.Il n’y a pas de correspondance directe avec la gare de train principale de Bangkok Hualamphong, mais en empruntant le MRT (métro) à Makasan, vous pouvez aller jusqu’à la station Hualamphong » Nous nous arrêtons à l’arrêt Makarsa pour prendre le métro qui nous amènera à la gare . Nous posons nos bagages à la consigne de la Gare (160bath pour 4 bagages) car nous prenons le train de nuit (20h00) pour rejoindre la frontière Thaïlandaise puis le Laos et sa capitale Ventiane. Nous profitons du temps libre pour visiter le quartier chinois et leurs temples. A la gare, vous avez la possibilité de changer de l’argent, prendre une douche ou prendre quelque chose à manger dans la superette pour le voyage en train. Une personne passe dans les compartiments pour vous proposer des repas et déjeuner (il faut compter 1200bath pour le repas et le déjeuner pour 4 personnes). Nous avions réservé la première classe avec couchettes mais il y a également la deuxième classe avec couchettes mais superposées et petits rideaux pour échapper à son vis-à-vis.La nuit se passe bien. Lundi 29 juin 2015. Nous arrivons en avance à la gare. Plusieurs personnes vous abordent pour vous proposer un taxi ou un tuktuk. A la sortie de la gare, il y a un minibus Thao Line (20bath) qui vous amènera à la frontière thailandaise qui se trouve à 15 kilomètres. « De la gare de Nong Khai tu peux soit emprunter un des 2 trains-navettes qui traversent le pont mais une fois de l'autre côté il faudra prendre un autre transport pour Vientiane. Ou tuk tuk jusqu'au pont + navette en minibus pour traverser le pont et re-transport pour Vientiane. En savoir plus sur http://www.lonelyplanet.fr/forums/thailande/trajet-bangkok-ventiane#RpewKboqrZtQK8kC.99 » Après les formalités, il faut prendre un ticket de bus à la sortie du bureau. Ce bus vous transportera à la frontière laotienne. Pour certaines nationalités, il n’y a pas de visas et le passage se passe assez vite. Vous retrouvez les chauffeurs de taxi, minibus ou tuktuk qui vous amèneront à Vientiane. Les tarifs pour les différents transports sont indiqués sur un panneau.Nous changeons 500$=4004900 kips. Nous optons pour un tuktuk (200bath) pour rejoindre la capitale et notre hôtel. L’établissement est situé au centre et proche du marché de nuit. Les chambres sont bien équipées et il y a une piscine très agréable. Nous commençons notre ballade à pied sous un soleil de plomb. Nous visitons les temples (Sisaket, That Luang, Arc de Triomphe et porte de la Victoire) puis deux marchés aux légumes et vêtements.Nous testons notre premier massage laotien (60000 kips). Le soir , nous allons au marché de nuit qui se trouve à 10’ à pied de l’hôtel. Vous pouvez déguster des brochettes grillées en parcourant les étales d’habits. A la fin du marché, nous découvrons un petit restaurant où il propose de succulents plats (Pad Thai, crevettes, poissons… 200000 kips pour 4). Mardi 30 juin 2015. Nous visitons un temple à l’extérieur de la ville puis balade dans les ruelles de la ville. Nous retournons au restaurant du marché de nuit pour goûter d’autres plats et boire leurs jus de fruits frais. Mercredi 1 juillet 2015. Après deux jours à Vientiane, nous prenons un bus pour rejoindre Vang Vieng (prix 120000bath - plusieurs agences proposent des billets et transports à travers le Laos. Attention car les prix sont différents). Nous mettons 5h pour rejoindre Vang Vieng et le bus nous pose devant l’hôtel RiverSide qui fait face aux montagnes calcaires et au bord de la rivière NamSong. Si vous ne désirez pas loger à cet hôtel, vous pouvez rejoindre le centre-ville en tuktuk en moins de 5’. Nous voulons aller voir une grotte avec un boudhan couché à l’intérieur et se baigner dans le lagon bleu. Pour rejoindre la grotte et la rivière avec son lagon bleu, il faut compter 20’ en tuktuk sur un chemin caillouteux et poussiéreux. Le tuktuk vous amène là-bas et vous attendra quelques heures avant de vous ramener. Nous avons pu négocier le prix pour 120000 kips + la péage 35000 kips. Nous découvrons le lagon bleu et entamons la montée vers la grotte. Il faut prévoir une lampe car le chemin pour voir le boudha dans la grotte est sombre et escarper. Après la visite, nous nous baignons dans la rivière pour nous rafraichir. En fin d’après-midi, nous retournons à l’hôtel puis le soir nous partons pour le village. Nous prenons les billets pour Phonsavan et sa plaine de Jarres. Jeudi 2 juillet 2015, nous partons pour 6h de minibus pour rejoindre Phonsavan. Le trajet emprunte des routes sinueuses et verdoyantes. Si vous êtes sensibles au transport, prenez-vous vos précautions. Le bus vous pose à l’ancienne gare routière et nous filons à la GH Kong Keo qui se trouve à 5’ à pied. Nous prenons deux chambres (15$) rudimentaires pour une nuit.L’hôtel propose une excursion pour la plaine des Jarres. Le site se trouve à 13 kilomètres du centre-ville. Nous faisons le tour du premier site (le plus important). La ballade prendra 1h30 pour parcourir les centaines de jarres. Ensuite nous découvrons le marché aux fruits et légumes dans le centre. Nous prenons des billets pour rejoindre Luang Prabang le lendemain. Nous faisons un massage des pieds afin de soulager ceux-ci (80000 kips). Vendredi 3 juillet 2015. L’hôtel nous amène à la gare Xienghou pour prendre un bus local. Il faudra 8h pour rejoindre Luang Prabang. Nous arrivons à la gare de Luang Prabang. Après négociation avec le tuktuk, nous arrivons à notre hôtel Merry 1 qui est au bord de la rivière Nam Kam. Le centre-ville se trouve à 5’ en tuktuk ou 12’ à pied. Nous visitons le temple Visou et nous rejoignons le centre-ville pour découvrir le marché de nuit. Pour commencer, vous parcourez les vendeurs de rouleaux de printemps, de fruits (les mangues sont succulentes) puis viennent les cocktails de fruits frais. Si vous avez un petit creux, vous trouverez des buffets variées pour un prix modique dans une petite ruelle attenante au café Indigo. Pour digérer le tout, vous continuez le marché avec des dizaines et des dizaines de vendeurs de produits artisanaux. La GH ne recommande d’aller à la Croix Rouge pour les massages. (70000 kips). Samedi 4 juillet 2015. Nous partons en ville en longeant la rivière et nous découvrons un pont en bambou qui enjambe la rivière. Les bâtiments sont de taille moyenne et souvent de style coloniale. La ville nous fait penser à KeyWest. Nous montons sur le mont Phousi qui domine la ville et offre une vue incroyable sur l’aéroport, la rivière Mekong et les collines aux alentours. En haut du temple, la tradition lao est de libérer un oiseau dans une cage pour amener la chance. Après avoir gravi et descendu 195 marches, nous décidons de nous relaxer avant de manger et voir le marché de nuit. Dimanche 5 juillet 2015 Nous avons réservé une excursion pour une ballade à dos d’éléphant au Manifa Elephant Camp. Il faut environ 50’ pour rejoindre le camp. Nous faisons d’abord un tour à dos d’éléphant avec le cornac puis nous refaisons une heure de ballade seul sur l’éléphant. Cerise sur le gâteau, nous partons à la rivière pour un bain + toilette. Ce sera un magnifique moment. Prévoyez des vêtements de rechanger car vous finissez à l’eau avec l’éléphant. Nous mangeons au camp puis nous partons pour découvrir un village où il fabrique du whisky et tisse à la main des linges ou couvertures. Ensuite, nous partons pour les chutes de Khuansi qui se trouve 23 kilomètres de Luang Prabang.Nous découvrons ces multiples bassins et sa cascade. La couleur de l’eau est incroyable. Il y a beaucoup de visiteurs et de locaux qui profitent de se baigner ou de déjeuner. Au retour, nous posons nos habits sales (10000 – 15000 kips selon les laundry). Lundi 6 juillet 2015. Nous partons en excursion aux grottes Pak Ou en bateau sur le Mekong. Il faut 2 heures pour rejoindre la grotte qui se visite en 40’. N’oubliez pas la deuxième grotte un peu plus haut.Au retour de la visite, nous continuons à découvrir la ville et ses boutiques. Mardi 7 juillet 2015. Je me suis levé à 5h30 pour voir défiler les moines dans la rue où les gens donnent des offrandes. Le matin, nous visitons deux temples (moines + nonnes) et nous faisons un arrêt à la boulangerie Joma où nous dégustons une salade. C’est notre dernier jour et nous profitons de Luang Prabang avant de partir le lendemain pour Chiang Mai.
Mercredi 8 juillet 2015. Nous prenons un tuktuk pour l’aéroport (50000 kips pour 4) qui se trouve à 15’. Il y a peu de monde et les formalités se font vites. Il y a uniquement 2 boutiques et un café dans l’aéroport. Le vol durera 1h et nous arrivons à Chiang Mai sous la pluie. Vous ne pouvez pas changer les kips à l’aéroport. Nous prenons un taxi (150bath) pour rejoindre l’hôtel Chana. L’hôtel demande de payer tout de suite la chambre. Il se situe en vieille ville près des temples. Le marché de nuit se trouve à 10’ en tuktuk depuis l’hôtel. Nous partons à la découverte du marché de nuit. Quel choc ce retour à la civilisation avec ses restaurants et ses enseignes McDO, burger King, Starbucks. Le contraste est saisissant. Vous trouvez des échoppes sur les deux rues sur 800 mètres et puis des stands parsemées dans les ruelles. Jeudi 9 juillet 2015. Nous partons à la découverte des temples (Phra, Chedi Luang, Ring Khum). On s’est arrêté au Café Akha Ama Coffee (bon croissant et chocolat). La pluie commence à tomber et nous décidons de partir vers le centre commercial Maya. Nous mangeons dans un sushi train. En fin d’après-midi, nous prenons un tuktuk pour aller au temple Sri Suphan entièrement en argent. Nous finissons par le « night market » où nous mangeons au Nat’s bistro thai food dans le Anusarn market. Vendredi 10 juillet 2015. Nous partons pour l’aéroport avec le taxi de l’hôtel (200bath) en 10’ afin de prendre notre avion pour Bangkok. Le vol durera 1h00 et nous arriverons à l’ancien aéroport. A la sortie, prendre la porte 6 puis le bus A1 qui vous amènera à l’arrêt Mo Chit où il y aura les correspondances Metro ou Train suspendu. Nous arrivons à la gare de Bangkok et départ pour l’hôtel qui se situe au bord la rivière. Nous profitons de la piscine puis nous partons pour le marché de nuit. Samedi 11 juillet 2015. Nous prenons notre déjeuner et terminons les bagages avant le check out. Nous partons à pied vers le Grand Palace (attention à la tenue car il faut être complètement couvert). Nous décidons de partir vers le Siam Paragon pour visiter le plus grand aquarium d’Asie.On se ballade également dans le supermarché Food Gourmet Market et quelques boutiques du centre commercial. Nous retournons à l’hôtel pour chercher les bagages et départ pour la gare puis l’aéroport via le métro et train express. Nous arrivons à l’aéroport où nous emballons nos bagages pour éviter tout problème de vol ou dégats puis enregistrons ceux-ci. Voilà notre voyage au Laos est terminé.
Départ le samedi 27 juin 2015 depuis Genève. L’enregistrement se fait rapidement mais le contrôle de sécurité nécessite toujours du temps et mieux vaut compter 30’ pour franchir cette étape. Au programme, 6h00 de vol jusqu’à Dubai. Nous voyageons avec Ethiad et les enfants sont toujours ravis car il y a la TV et menus enfants ( que l’on peut choisir lors de la réservation des billets). Nous arrivons la nuit à Dubai et le prochain vol est prévu pour 2h00 du matin.Nous devons changer de terminal pour la correspondance Dubai – Bangkok.Il faut compter 15’ pour rejoindre l’autre termina. Nous profitons de découvrir les boutiques dans cet aéroport moderne. Dimanche 28 juin 2015. Nous arrivons vers 13h30 à Bangkok. A la sortie de l’avion, nous changeons des dollars (50$ = 1500bath) à un guichet Exchange. Plusieurs options se présentent pour rejoindre Bangkok. Nous choisissions l’option Railway Train qui se trouve en bas de l’aéroport. Il y a deux lignes à disposition. Ligne rouge express qui n’était pas en service ce jour-là et la ligne standard bleu.(Ticket 35 bath). « Trajet Aéroport Bangkok - Gare Bangkok, L’Express, départ toutes les 30 minutes, 15 minutes de transports, 150 Thb, train direct sans arrêt de Suvarnabhumi à Makkasan. Il y a correspondance avec le MRT (métro) à la station Makasan.Arrêt à Makasan pour prendre le métro jusqu'à la Gare.Il n’y a pas de correspondance directe avec la gare de train principale de Bangkok Hualamphong, mais en empruntant le MRT (métro) à Makasan, vous pouvez aller jusqu’à la station Hualamphong » Nous nous arrêtons à l’arrêt Makarsa pour prendre le métro qui nous amènera à la gare . Nous posons nos bagages à la consigne de la Gare (160bath pour 4 bagages) car nous prenons le train de nuit (20h00) pour rejoindre la frontière Thaïlandaise puis le Laos et sa capitale Ventiane. Nous profitons du temps libre pour visiter le quartier chinois et leurs temples. A la gare, vous avez la possibilité de changer de l’argent, prendre une douche ou prendre quelque chose à manger dans la superette pour le voyage en train. Une personne passe dans les compartiments pour vous proposer des repas et déjeuner (il faut compter 1200bath pour le repas et le déjeuner pour 4 personnes). Nous avions réservé la première classe avec couchettes mais il y a également la deuxième classe avec couchettes mais superposées et petits rideaux pour échapper à son vis-à-vis.La nuit se passe bien. Lundi 29 juin 2015. Nous arrivons en avance à la gare. Plusieurs personnes vous abordent pour vous proposer un taxi ou un tuktuk. A la sortie de la gare, il y a un minibus Thao Line (20bath) qui vous amènera à la frontière thailandaise qui se trouve à 15 kilomètres. « De la gare de Nong Khai tu peux soit emprunter un des 2 trains-navettes qui traversent le pont mais une fois de l'autre côté il faudra prendre un autre transport pour Vientiane. Ou tuk tuk jusqu'au pont + navette en minibus pour traverser le pont et re-transport pour Vientiane. En savoir plus sur http://www.lonelyplanet.fr/forums/thailande/trajet-bangkok-ventiane#RpewKboqrZtQK8kC.99 » Après les formalités, il faut prendre un ticket de bus à la sortie du bureau. Ce bus vous transportera à la frontière laotienne. Pour certaines nationalités, il n’y a pas de visas et le passage se passe assez vite. Vous retrouvez les chauffeurs de taxi, minibus ou tuktuk qui vous amèneront à Vientiane. Les tarifs pour les différents transports sont indiqués sur un panneau.Nous changeons 500$=4004900 kips. Nous optons pour un tuktuk (200bath) pour rejoindre la capitale et notre hôtel. L’établissement est situé au centre et proche du marché de nuit. Les chambres sont bien équipées et il y a une piscine très agréable. Nous commençons notre ballade à pied sous un soleil de plomb. Nous visitons les temples (Sisaket, That Luang, Arc de Triomphe et porte de la Victoire) puis deux marchés aux légumes et vêtements.Nous testons notre premier massage laotien (60000 kips). Le soir , nous allons au marché de nuit qui se trouve à 10’ à pied de l’hôtel. Vous pouvez déguster des brochettes grillées en parcourant les étales d’habits. A la fin du marché, nous découvrons un petit restaurant où il propose de succulents plats (Pad Thai, crevettes, poissons… 200000 kips pour 4). Mardi 30 juin 2015. Nous visitons un temple à l’extérieur de la ville puis balade dans les ruelles de la ville. Nous retournons au restaurant du marché de nuit pour goûter d’autres plats et boire leurs jus de fruits frais. Mercredi 1 juillet 2015. Après deux jours à Vientiane, nous prenons un bus pour rejoindre Vang Vieng (prix 120000bath - plusieurs agences proposent des billets et transports à travers le Laos. Attention car les prix sont différents). Nous mettons 5h pour rejoindre Vang Vieng et le bus nous pose devant l’hôtel RiverSide qui fait face aux montagnes calcaires et au bord de la rivière NamSong. Si vous ne désirez pas loger à cet hôtel, vous pouvez rejoindre le centre-ville en tuktuk en moins de 5’. Nous voulons aller voir une grotte avec un boudhan couché à l’intérieur et se baigner dans le lagon bleu. Pour rejoindre la grotte et la rivière avec son lagon bleu, il faut compter 20’ en tuktuk sur un chemin caillouteux et poussiéreux. Le tuktuk vous amène là-bas et vous attendra quelques heures avant de vous ramener. Nous avons pu négocier le prix pour 120000 kips + la péage 35000 kips. Nous découvrons le lagon bleu et entamons la montée vers la grotte. Il faut prévoir une lampe car le chemin pour voir le boudha dans la grotte est sombre et escarper. Après la visite, nous nous baignons dans la rivière pour nous rafraichir. En fin d’après-midi, nous retournons à l’hôtel puis le soir nous partons pour le village. Nous prenons les billets pour Phonsavan et sa plaine de Jarres. Jeudi 2 juillet 2015, nous partons pour 6h de minibus pour rejoindre Phonsavan. Le trajet emprunte des routes sinueuses et verdoyantes. Si vous êtes sensibles au transport, prenez-vous vos précautions. Le bus vous pose à l’ancienne gare routière et nous filons à la GH Kong Keo qui se trouve à 5’ à pied. Nous prenons deux chambres (15$) rudimentaires pour une nuit.L’hôtel propose une excursion pour la plaine des Jarres. Le site se trouve à 13 kilomètres du centre-ville. Nous faisons le tour du premier site (le plus important). La ballade prendra 1h30 pour parcourir les centaines de jarres. Ensuite nous découvrons le marché aux fruits et légumes dans le centre. Nous prenons des billets pour rejoindre Luang Prabang le lendemain. Nous faisons un massage des pieds afin de soulager ceux-ci (80000 kips). Vendredi 3 juillet 2015. L’hôtel nous amène à la gare Xienghou pour prendre un bus local. Il faudra 8h pour rejoindre Luang Prabang. Nous arrivons à la gare de Luang Prabang. Après négociation avec le tuktuk, nous arrivons à notre hôtel Merry 1 qui est au bord de la rivière Nam Kam. Le centre-ville se trouve à 5’ en tuktuk ou 12’ à pied. Nous visitons le temple Visou et nous rejoignons le centre-ville pour découvrir le marché de nuit. Pour commencer, vous parcourez les vendeurs de rouleaux de printemps, de fruits (les mangues sont succulentes) puis viennent les cocktails de fruits frais. Si vous avez un petit creux, vous trouverez des buffets variées pour un prix modique dans une petite ruelle attenante au café Indigo. Pour digérer le tout, vous continuez le marché avec des dizaines et des dizaines de vendeurs de produits artisanaux. La GH ne recommande d’aller à la Croix Rouge pour les massages. (70000 kips). Samedi 4 juillet 2015. Nous partons en ville en longeant la rivière et nous découvrons un pont en bambou qui enjambe la rivière. Les bâtiments sont de taille moyenne et souvent de style coloniale. La ville nous fait penser à KeyWest. Nous montons sur le mont Phousi qui domine la ville et offre une vue incroyable sur l’aéroport, la rivière Mekong et les collines aux alentours. En haut du temple, la tradition lao est de libérer un oiseau dans une cage pour amener la chance. Après avoir gravi et descendu 195 marches, nous décidons de nous relaxer avant de manger et voir le marché de nuit. Dimanche 5 juillet 2015 Nous avons réservé une excursion pour une ballade à dos d’éléphant au Manifa Elephant Camp. Il faut environ 50’ pour rejoindre le camp. Nous faisons d’abord un tour à dos d’éléphant avec le cornac puis nous refaisons une heure de ballade seul sur l’éléphant. Cerise sur le gâteau, nous partons à la rivière pour un bain + toilette. Ce sera un magnifique moment. Prévoyez des vêtements de rechanger car vous finissez à l’eau avec l’éléphant. Nous mangeons au camp puis nous partons pour découvrir un village où il fabrique du whisky et tisse à la main des linges ou couvertures. Ensuite, nous partons pour les chutes de Khuansi qui se trouve 23 kilomètres de Luang Prabang.Nous découvrons ces multiples bassins et sa cascade. La couleur de l’eau est incroyable. Il y a beaucoup de visiteurs et de locaux qui profitent de se baigner ou de déjeuner. Au retour, nous posons nos habits sales (10000 – 15000 kips selon les laundry). Lundi 6 juillet 2015. Nous partons en excursion aux grottes Pak Ou en bateau sur le Mekong. Il faut 2 heures pour rejoindre la grotte qui se visite en 40’. N’oubliez pas la deuxième grotte un peu plus haut.Au retour de la visite, nous continuons à découvrir la ville et ses boutiques. Mardi 7 juillet 2015. Je me suis levé à 5h30 pour voir défiler les moines dans la rue où les gens donnent des offrandes. Le matin, nous visitons deux temples (moines + nonnes) et nous faisons un arrêt à la boulangerie Joma où nous dégustons une salade. C’est notre dernier jour et nous profitons de Luang Prabang avant de partir le lendemain pour Chiang Mai.
Mercredi 8 juillet 2015. Nous prenons un tuktuk pour l’aéroport (50000 kips pour 4) qui se trouve à 15’. Il y a peu de monde et les formalités se font vites. Il y a uniquement 2 boutiques et un café dans l’aéroport. Le vol durera 1h et nous arrivons à Chiang Mai sous la pluie. Vous ne pouvez pas changer les kips à l’aéroport. Nous prenons un taxi (150bath) pour rejoindre l’hôtel Chana. L’hôtel demande de payer tout de suite la chambre. Il se situe en vieille ville près des temples. Le marché de nuit se trouve à 10’ en tuktuk depuis l’hôtel. Nous partons à la découverte du marché de nuit. Quel choc ce retour à la civilisation avec ses restaurants et ses enseignes McDO, burger King, Starbucks. Le contraste est saisissant. Vous trouvez des échoppes sur les deux rues sur 800 mètres et puis des stands parsemées dans les ruelles. Jeudi 9 juillet 2015. Nous partons à la découverte des temples (Phra, Chedi Luang, Ring Khum). On s’est arrêté au Café Akha Ama Coffee (bon croissant et chocolat). La pluie commence à tomber et nous décidons de partir vers le centre commercial Maya. Nous mangeons dans un sushi train. En fin d’après-midi, nous prenons un tuktuk pour aller au temple Sri Suphan entièrement en argent. Nous finissons par le « night market » où nous mangeons au Nat’s bistro thai food dans le Anusarn market. Vendredi 10 juillet 2015. Nous partons pour l’aéroport avec le taxi de l’hôtel (200bath) en 10’ afin de prendre notre avion pour Bangkok. Le vol durera 1h00 et nous arriverons à l’ancien aéroport. A la sortie, prendre la porte 6 puis le bus A1 qui vous amènera à l’arrêt Mo Chit où il y aura les correspondances Metro ou Train suspendu. Nous arrivons à la gare de Bangkok et départ pour l’hôtel qui se situe au bord la rivière. Nous profitons de la piscine puis nous partons pour le marché de nuit. Samedi 11 juillet 2015. Nous prenons notre déjeuner et terminons les bagages avant le check out. Nous partons à pied vers le Grand Palace (attention à la tenue car il faut être complètement couvert). Nous décidons de partir vers le Siam Paragon pour visiter le plus grand aquarium d’Asie.On se ballade également dans le supermarché Food Gourmet Market et quelques boutiques du centre commercial. Nous retournons à l’hôtel pour chercher les bagages et départ pour la gare puis l’aéroport via le métro et train express. Nous arrivons à l’aéroport où nous emballons nos bagages pour éviter tout problème de vol ou dégats puis enregistrons ceux-ci. Voilà notre voyage au Laos est terminé.
Carnet de passage à moto en douane iranienne English translation pending
Bonjour.
Premières recherches concernant la faisabilité d'un voyage dans ce beau pays.
Trois motos, juin 2017.
Un mois, puisque c'est la durée maximum du visa, dommage.
Les questions concernent le fameux CPD. Pour l'Iran donc, la caution est de 150% de la valeur de la moto.
Pourquoi plus que sa valeur, c'est un premier mystère ! J'aime bien comprendre les choses !
Le seul organisme délivrant ce document, pour la France, semble être l'Automobile Club Association. Pouvez-vous me confirmer ? Pourquoi cet organisme, a-t-il été désigné par l'Etat ?
Sur le site de cette association est écrit (je cite) : Le montant de la caution peut être constitué
soit par un dépôt en chèque de banque (certifié) à l’ordre de L’Automobile Club, Association Française des Automobilistes soit par virement sur notre compte bancaire :
J'espérais naïvement que le dépôt d'un chèque de banque certifié n'entraînait pas l'encaissement du chèque (sauf bien entendu en cas de non-retour de la moto). Mais oui, j'étais très naïf. Par acquit de conscience, je viens de les appeler. La réponse a été claire : oui, nous encaissons le chèque !
Ben voyons... Le service coûte 225 €, ce qui est déjà une somme, je trouve. Maintenant, je ne discute pas, tout travail mérite salaire. Donc, trois motos : 675 €, pas mal pour un "papier". Par contre, placer sur un compte 150 % de la valeur de trois motos, ouah !!! Fort intéressant, comme placement, avec l'argent des autres.
Pourtant, un chèque de banque certifié, c'est quoi ? Une banque, pour délivrer un tel chèque, doit normalement prélever la somme sur les comptes de son client, afin d'assurer la réalité de l'existence du montant. En plus, il va de soi qu'elle va, elle aussi, faire payer cette garantie.
On se marche sur la tête, non ? Si on délivre un chèque de banque certifié à l'Automobile Club Association, celle-ci ne devrait donc pas avoir besoin de l'encaisser ! Ce document lui garantit qu'elle pourra le faire à tout moment, si besoin est. Du coup, tout est normalement parfait.
Mais voilà...
Si quelqu'un voulait bien m'expliquer ?
Ou si les voyageurs arrêtaient de se faire prendre pour des idiots ?
Cette discussion n'est pas polémique et ne cherche aucunement à être désagréable. Je l'ouvre juste pour avoir une explication claire et saine au sujet de cette procédure, comme il se doit en 2016... (Internet, réseaux sociaux, forums).
Les questions concernent le fameux CPD. Pour l'Iran donc, la caution est de 150% de la valeur de la moto.
Pourquoi plus que sa valeur, c'est un premier mystère ! J'aime bien comprendre les choses !
Le seul organisme délivrant ce document, pour la France, semble être l'Automobile Club Association. Pouvez-vous me confirmer ? Pourquoi cet organisme, a-t-il été désigné par l'Etat ?
Sur le site de cette association est écrit (je cite) : Le montant de la caution peut être constitué
soit par un dépôt en chèque de banque (certifié) à l’ordre de L’Automobile Club, Association Française des Automobilistes soit par virement sur notre compte bancaire :
J'espérais naïvement que le dépôt d'un chèque de banque certifié n'entraînait pas l'encaissement du chèque (sauf bien entendu en cas de non-retour de la moto). Mais oui, j'étais très naïf. Par acquit de conscience, je viens de les appeler. La réponse a été claire : oui, nous encaissons le chèque !
Ben voyons... Le service coûte 225 €, ce qui est déjà une somme, je trouve. Maintenant, je ne discute pas, tout travail mérite salaire. Donc, trois motos : 675 €, pas mal pour un "papier". Par contre, placer sur un compte 150 % de la valeur de trois motos, ouah !!! Fort intéressant, comme placement, avec l'argent des autres.
Pourtant, un chèque de banque certifié, c'est quoi ? Une banque, pour délivrer un tel chèque, doit normalement prélever la somme sur les comptes de son client, afin d'assurer la réalité de l'existence du montant. En plus, il va de soi qu'elle va, elle aussi, faire payer cette garantie.
On se marche sur la tête, non ? Si on délivre un chèque de banque certifié à l'Automobile Club Association, celle-ci ne devrait donc pas avoir besoin de l'encaisser ! Ce document lui garantit qu'elle pourra le faire à tout moment, si besoin est. Du coup, tout est normalement parfait.
Mais voilà...
Si quelqu'un voulait bien m'expliquer ?
Ou si les voyageurs arrêtaient de se faire prendre pour des idiots ?
Cette discussion n'est pas polémique et ne cherche aucunement à être désagréable. Je l'ouvre juste pour avoir une explication claire et saine au sujet de cette procédure, comme il se doit en 2016... (Internet, réseaux sociaux, forums).
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 English translation pending
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 : Split, Trogir, parcs de Plitvice, de Paklenica, de Krka, Zadar, îles de Hvar, Korcula, Mljet, Dubrovnik, Kotor.
06/06 : Mulhouse/Bâle-Split Arrivée à Split au coucher du soleil, température agréable à cette heure. La navette nous amène en 35 mn à la station centrale de Split (30 kn pp) juste en face du port des passagers. Nous remontons à pied du port en direction du théâtre en passant devant le palais de Dioclétien. Les terrasses sont bondées, les autochtones et les touristes profitent de cette belle soirée. Cette première vision de Split nous convient parfaitement et laisse bien augurer de la suite de ce voyage. Notre appartement est distant d'à peine 10 mn à pied du centre, il est très propre et moderne avec tout le confort possible, lave linge, lave-vaisselle, cuisine complète, tv dans chaque chambre etc. Nous disposons également d'une petite terrasse qui donne sur un jardin, de plus ce quartier proche du parc de Marjan est très calme.
07/06 : Split Beau ciel bleu immaculé ce matin. Nous partons à pied en direction de la vieille ville médiévale et commençons la visite par le marché aux poissons puis la place Narodni Trg riche de monuments divers dont une curiosité : une boite aux lettres de l’époque française ! Nous entrons enfin dans l'enceinte de l’ancien palais de Dioclétien, énorme quadrilatère qui a été occupé, aménagé, transformé, depuis au moins 2000 ans ! Cela donne un résultat très original mais harmonieux quand même. Par la technique du réemploi des pierres anciennes, les murs des maisons ressemblent à des patchworks : On voit ainsi dans ces murs des pierres portant des frises romaines, des bouts de chapiteaux corinthiens et autres. Le péristyle et le mausolée de Dioclétien transformé en cathédrale forment le centre stratégique du palais de Dioclétien. Dans le mausolée nous avons pu admirer de belles chapelles romanes ou renaissance, les superbes vantaux en chêne sculptés de la porte principale ainsi que de très belles stalles dans le chœur.
L’ascension à près de 60 m dans la tour du clocher offre une vue magnifique sur la ville, le port et la mer. Nous allons ensuite faire quelques achats alimentaires au marché bien achalandé à l'est du palais de Dioclétien. Dans l’après-midi nous repartons à pied en direction du belvédère de la colline Marjan. Superbe balade durant 3h sur le chemin des chapelles (St Nicolas, Bethlehem et St-Jérôme), avec des vues exceptionnelles sur Split, la mer et les iles au loin. Cette balade en terrain plat sur un chemin aménagé permet de visiter plusieurs chapelles mais c’est surtout la dernière, accrochée sur la falaise qui est la plus impressionnante. Retour au belvédère, bel endroit pour faire une halte boissons au bar, et descente par Varos, le quartier des pêcheurs jusqu’en ville. Dîner au restaurant Sperun de plats à base de poissons : bon et pas très cher.
08/06 : de Split à Plitvice Après le petit-déjeuner pris sur la terrasse comme nous en avons l'habitude, nous partons à pied vers le port en face des ferries Jadrolinja récupérer la voiture réservée en France. En passant nous allons voir le côté Nord du palais de Dioclétien avec la porte d'or et la statue de Grégoire de Nin, sculpture moderne de Mestrovic. Départ pour Trogir sous un beau soleil. Nous nous garons au parking payant près du pont (30kn) et partons visiter la ville à pied. Le temps est magnifique et Trogir nous apparaît d'emblée charmante pour son site lacustre : la petite ville est bâtie sur un ilot séparé du continent par deux ponts, on pénètre dans la ville en passant sous une porte fortifiée. Toute la ville st construite avec cette pierre blanche si caractéristique de la Croatie. La ville est très touristique mais malgré le monde et les nombreux restaurants et boutiques elle reste agréable à visiter. La cathédrale est magnifique, surtout son porche entièrement sculpté. À l'intérieur la chaire octogonale, les stalles sculptées en chêne et la chapelle renaissance de St-Laurent en sont les pièces maîtresses. Nous montons tout en haut de la tour pour profiter de la vue sur la vieille cité. Il est midi et nous attendons un peu que le vacarme des cloches carillonnant à toute volée se soit apaisé. De retour sur le plancher des vaches nous continuons notre balade, admirant les sympathiques petites cours intérieurs occupées par de nombreux restaurants. Pique-nique dans un parc public avec des böreks (feuilletés). Nous reprenons la voiture et partons en direction de Sibenik et le parc de Plitvice. Le paysage a changé, nous sommes maintenant en montagne, la route longe de grandes étendues plates bordées de montagnes, il fait plus frais et la végétation est beaucoup plus verte que le long de la côte. En approchant de Plitvice, les hôtels, pensions et appartements à louer se multiplient. Notre appartement se trouve au 1er étage d'une maison située dans un hameau près de la route n° 1. La maîtresse de maison nous accueille avec un grand sourire, nous fait visiter l'appartement, nickel propre avec tout le confort et nous invite à boire un apéritif de bienvenue : bière, jus d'orange, liqueur de cerise ou de noix, eau de vie, café, biscuits. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché le plus proche et dînons sur la terrasse (avec un pull car le soleil est couché et nous sommes en altitude).
09/06 : Plitvice Réveil à 7h, temps couvert mais pas menaçant. Nous partons en voiture pour l'entrée principale du parc à 10mn. Nous nous garons au parking payant, achetons nos billets et pénétrons dans le parc en passant par une passerelle qui surplombe la route n° 1. Ensuite il faut marcher un peu pour rejoindre les bords du lac où sont amarrés les bateaux qui font la navette. Nous commençons notre balade (Guide Rother n°8) en longeant les bords du lac en direction du nord. Il n'y a personne sur le chemin, pour l’instant et c'est très agréable. Au bout de 45 mn, nous arrivons dans la partie commune où se rejoignent les chemins qui proviennent de la station de bateaux : il y a évidemment beaucoup plus de monde et nombre d’asiatiques reconnaissables entre autres par leurs chapeaux « particuliers ». Le chemin, en fait, est une longue passerelle de bois, assez étroite, et on est obligé de faire la queue et d’attendre que chacun ait fait ses selfies et dieu sait que ça n'arrête pas...le chemin va longer ainsi de nombreuses cascades. Nous faisons, Chritian et moi, une tentative pour emprunter un itinéraire bis en remontant au travers d'une grotte mais un peu plus loin le chemin qui devait nous ramener à Veliki Slap est fermé pour travaux il nous faut donc retraverser la grotte par un escalier assez casse-gueule où de nombreux touristes pas bien équipés retardent tout le monde. Nous rejoignons les filles dans ce coin superbe. Christian et moi continuons le chemin en remontant la falaise pour revenir vers la station de bateaux par le haut : De nombreux miradors aménagés permettent de beaux points de vue sur le lac et les cascades. Peu de temps avant d'arriver à la station P3 des bateaux, il commence à pleuvoir et nous sortons nos pèlerines pour la 1ère fois. Nous nous installons sous les abris de pique-nique pour déjeuner au sec. Nous ne sommes pas seuls, il y a des groupes de touristes, des scolaires surtout qui mettent une chaude ambiance. La pluie cesse assez rapidement après avoir bu nos bières (2x15kn) et nos cafés, nous allons faire la queue pour prendre le bateau vers la station P2. Arrivés à la station P2 nous empruntons le chemin qui parcourt les cascades des lacs supérieurs. Le temps s'est bien amélioré mais il y a toujours foule ! Cette promenade parmi ces nombreuses cascades est superbe, on est environné d'eau partout, le vert des forêts ou des plantes aquatiques lacustres se marie bien avec les nuances de bleu ou de vert des eaux du lac. Retour vers le parking bien après15h un peu fourbus tout de même.
10/06 : de Plitvice à Paklenica et Zadar Temps gris, nuages bas, température fraiche (14°), nous reprenons l'autoroute et le temps s'éclaircit en approchant du parc de Paklenica. Nous nous garons (parking payant) dans le parc et partons randonner sous un ciel clairsemé mais laissant le soleil s'exprimer ! Christian et moi remontons la gorge jusqu'au refuge de Lugarnica où nous pique-niquons de sandwiches et d'une bonne bière fraiche. Retour par le même chemin : C’est une balade agréable avec peu de dénivelé, le départ du chemin dans la gorge calcaire est impressionnant avec ses à-pics vertigineux auxquels s'affrontent les alpinistes. Ensuite le paysage s'élargit et on voit mieux les montagnes calcaires qui encadrent cette vallée : temps agréable, chaud mais pas trop, quelques nuages rafraichissent l'atmosphère. Zadar est vite rejoint depuis le PN de Paklenica. Nous trouvons assez rapidement notre logement dans le centre de Zadar. Le propriétaire très affable nous attendait : bel appartement tout neuf et moderne dans le vieux centre de Zadar. Balade et visite des églises St-Michel, Saint Donat, de l’orgue maritime avec sa mélodie lancinante et étrange et du forum romain. Excellent dîner au restaurant « gourmet Kalelarga » (salades de poulpes, steak de poissons blancs aux blettes, le tout arrosé avec un malvoisie blanc. Dernière promenade nocturne vers la place de l'hôtel de ville et les cinq puits. Nuit un peu bruyante du fait de l’activité nocturne des bars et restos situés juste en bas de l'appartement, mais le double vitrage a été efficace.
11/06 : Zadar, Nin et Sibenik Se promener dans une ville dès le lever du soleil est toujours un moment magique, surtout pour un photographe qui attend cet éclairage rasant et peu contrasté Comme je devais me lever tôt pour actualiser le parcmètre pour la voiture, j’en ai profité pour faire cette balade matinale. En effet dans plusieurs villes touristiques de Croatie, les parcmètres fonctionnent 24h/24h. Ce matin les orgues marines sont bien sonores, ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de bruit à cette heure en ville. Je continue ma promenade vers le marché avant de revenir à l'appartement pour le petit-déjeuner. Départ vers 10h en direction de Nin, visite de ce petit village agréablement situé en bord de mer et de salines qui ont fait la réputation de Nin. On y a visité une vieille église romane, des ruines romaines, et on s’est baladé sur le « lungomare ». Départ pour Sibenik, distant de 80 km environ. Ciel un peu voilé, belle route longeant la mer et quelques stations balnéaires. Grâce à l'appli gps de Christian nous trouvons rapidement notre « apartman » à Bilice dans les environs proches de Sibenik : bel appartement en rdc avec grande terrasse et transats deux chambres à coucher, cuisine salle à manger complète et tout le confort, mais dans le détail le ménage à été fait très superficiellement, le gaz ne fonctionne pas et les poêles datent de Mathusalem. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse puis allons découvrir Sibenik : C'est une petite ville perchée sur son rocher face à la mer. Il y a une très belle cathédrale mélangeant plusieurs styles, la plupart des maisons de la ville haute sont d'anciens palais d'époque vénitienne. Mais dans le détail c'est quand même bien défraîchi ! Il manque apparemment des moyens financiers pour entretenir tout ça. Les ruelles sont très étroites le soleil y pénètre difficilement et la pierre grise ou noire ne contribue pas à les éclairer. Après avoir arpenté la vieille ville et croisé plusieurs attroupements d'invités à des mariages trinquant joyeusement devant leurs restaurants, nous sommes allés dîner dans un konoba typique près du port et de la gare, difficile à trouver sans l'aide du guide du routard. Excellent et bon marché (270 kn pour 4 avec 2 entrées, 4 plats et 1 litre de vin blanc).
12/06 : de Sibenik à Krka Temps mitigé mais acceptable. Nous partons vers 9h en direction de la ville de Skradin, une des portes d’entrée du parc de Krka, toute proche à moins de 10 km. Nous nous garons à l'entrée du village (40kn) et partons à pied par le chemin qui longe la rivière Krka en direction des chutes de Skradin buk : cela nous permet de ne pas attendre le départ du bateau à l'heure pile (il n'est que 9h15) et de nous mettre en jambe pour la journée. Au bout de 45 mn nous arrivons à l'entrée du parc (entrée 110kn/pp). Nous partons sur le chemin, plus souvent un ponton de bois, en direction des chutes que nous entendons gronder : très beau spectacle, le ponton zigzague entre les bras de la rivière ménageant de beaux points de vue sur les chutes. On est en plein milieu de l'élément liquide et on ne sait où regarder ! C'est vraiment impressionnant et superbe. On va ainsi se balader pendant plus de 3h dans cet entrelacs de rivières, de lacs et de chutes . Pique-nique sur les bancs des nombreuses gargotes installées près de l'entrée. En passant on a visité les différents sites de l'écomusée (moulin, forge, tissage). Retour en bateau jusqu'à Skradin, visite du village (église et château). Nous reprenons la voiture jusqu'à l'embarcadère du monastère de Visova. Nous prenons la navette pour aller sur l'île (50kn/pp) et visitons le petit musée (incunables, firman du sultan Mehmet), l'église et le petit cloître, rien d’exceptionnel. Nous repartons vers les chutes de Rosti Slap. C'est vraiment moins impressionnant que celles de Skradin Buk d'autant que la passerelle qui permettrait d’y accéder est fermée
13/06 : de Sibenik à l’île de Hvar Temps très gris mais température agréable (22°). Nous prenons la route pour Split que nous atteignons vers 11h et allons sur le port nous garer et acheter nos billets de ferry chez Jadrolineja. En attendant le départ de 14h30 nous allons nous promener dans la vieille ville et dans la partie nord du palais de Dioclétien que nous n’avions pas bien vue. Un peu de pluie s'invite au programme puis c’est l’heure du départ pour 2h de navigation calme entre soleil et pluie d'orage. En arrivant à Stari Grad c'est le déluge, nous partons à la recherche de notre appartement à Rudina près de Stari Grad finalement nous le trouverons mais avec l'aide des propriétaires que nous avions contactés. C'est une superbe maison neuve que le propriétaire « Supermario » a construite de ses propres mains. Sa femme Anita est adorable. En arrivant nous avons eu droit à l'apéritif maison puis elle nous a fait visiter l'appartement tout neuf et tout confort avec un grand balcon qui fait le tour de l'appartement. Nous allons ensuite faire quelques courses à Stari Grad tout proche (4km) et visiter la vieille ville, le soleil est vite revenu. Stari Grad est une petite ville agréable avec son port, sa vieille ville, ses maisons de pierre blanche, ses ruelles étroites et ses églises anciennes.
14/06 : île de Hvar Beau soleil et quelques nuages. Nous prenons la route de montagne vers Hvar. Très belle route qui offre de beaux points de vue sur les deux côtes. Premier arrêt devant une curiosité, à savoir un four à chaux du siècle dernier, deuxième arrêt dans un col où l’on peut admirer des abris en pierre destinés aux bergers. Puis on traverse des champs de lavande vers Grablje et Brusje, et c'est la descente vers Hvar. C'est une très belle ville bâtie autour d'une petite crique qui lui sert de port. Elle s'étage aussi sur les différentes collines qui ferment le paysage, sur la plus haute une grande forteresse construite pas les Espagnols domine tout le paysage. Hvar s’organise autour d’une belle place (St Etienne) sur laquelle donnent l'église , l'arsenal et plusieurs palais au cachet vénitien certain. Nous allons nous balader dans la vieille ville, le long de la côte, là où sont installés les hôtels de luxe fréquents dans cette St-Tropez croate. Christian et moi grimpons jusqu’au château espagnol impressionnant avec ses imposantes murailles, très belle vue sur la ville depuis là-haut. Nous quittons Hvar pour Stari Grad. Balade en ville et dîner au restaurant Antica (690kn) d'entrées variées (langoustines à la Buzara, janjetina d'agneau (ragoût cuit à l'étouffé sous une cloche), tout était très bon, arrosé d'un vin blanc du pays.
15/06 : île de Hvar Beau soleil ce matin, nous allons à Vrboska, station balnéaire toute proche. Superbe petit port pittoresque avec ses trois ponts sur la rivière, ses maisons qui s'étagent sur la colline, la surprenante église fortifiée qui domine le port et sa superbe plage de Soline ombragée par de beaux pins et accessible par un sentier partant de Vrboska. On doit être une dizaine de personnes à se partager cette plage familiale. Nous reprenons la voiture et partons vers le village de montagne de Pitve et ses belles maisons de pierre, c'est ensuite le tunnel à sens unique vers la côte sud et les villages de Ivan Dolac et Sv Nedjelja. La côte sud est très montagneuse avec des falaises qui tombent dans la mer de façon vertigineuse. Le vignoble le plus réputé de Hvar se trouve ici, accroché entre falaises et mer. En passant nous faisons un tour à SV Nedjelja pour admirer le vignoble. Arrêt rafraîchissements sur le port de Zavala, petite station balnéaire sympa. Puis retour à Stari Grad.
16/06 : de Hvar à l’île de Korcula Levé matinal, réveil à 6h15, départ pour Sucuraj tout au bout de l'île vers l’Est à 58 km par une route tout en lacets, il nous faudra 1h15 avant d'y arriver. Là nous allons devoir attendre le ferry qui ne part qu’à 9h45 ce que nous faisons en nous baladant dans cette petite station agréable. Le temps est couvert. 1/2h de traversée plus tard nous voilà sur le continent à Drvenik. Nous prenons la route vers l'Est jusqu'à Ploce, port industriel d'où nous repartons en ferry pour Trpanj (1h) par un vent fort, un ciel couvert mais pas de pluie. De Trpanj (péninsule de Peljesac) nous reprenons la route pour Orebic (22 km) d'où nous attend notre 3me ferry de la journée pour l'île de Korcula (1/4h). Nous débarquons à Domice. Il nous faut encore 15 mn pour rejoindre Lumbarda, lieu de notre nouveau gîte. Nous avons un superbe appartement avec une terrasse donnant sur la ville et son vignoble réputé. Après avoir pris un en-cas sur la terrasse nous allons nous promener à Lumbarda, petite ville qui s'éparpille en plusieurs quartiers répartis autour de criques en bord de mer. Nous allons également repérer les restaurants et choisissons le Zudica pour ses plats de poissons et sa terrasse en bord de mer : c'est enfin l'occasion de goûter au fameux brodet de poissons, un ragoût de poissons blancs à la sauce tomate et au vin, c'est délicieux.
17/06 : île de Korcula Ce matin nous allons visiter la petite ville de Korcula enserrée dans ses murailles. Le site est superbe au bord de l'Adriatique, dans les venelles la plupart des maisons et des palais sont de style vénitien. Nous allons arpenter la ville dans tous les sens, admirant en particulier la cathédrale St-Marc. Belle vue depuis le sommet du clocher. Nous reprenons la voiture en direction de Zrnovo et ses maisons aux toits de lauze. Puis c'est une baignade à Pupnatska luka, petite plage coincée dans une ria profonde accessible uniquement par une route à voie étroite. L'eau est bonne mais pas trop chaude, il y a peu de monde heureusement. Nous repartons vers Pupnat, Kneze et le sympathique petit port de Racisce. Retour par la route du bord de mer avec de splendides points de vue sur la ville de Korcula.
18/06 : de Korcula à Dubrovnik Il fait déjà bien chaud à 8h. Les vignerons s'activent depuis quelque temps déjà. Nous quittons Lumbarda vers 9h30 et rejoignons le port de Domice tout proche. Nous embarquons dans le traversier avec l'incontournable bus d'asiatiques (souvent chinois) repérable à leurs couvre-chefs exotiques et aux incessants selfies. Peu de temps après nous débarquons à Orebic et partons vers l'est en direction de Ston. Nous traversons des paysages sauvages, puis des zones consacrées à la viticulture, importante activité économique étant donné le nombre de buvettes et de caves ouvertes au bord de la route. Les feux de forêts ont fait des ravages ici, des troncs calcinés se dressent de part et d'autre de la route. Arrêt à Ston et sa fameuse muraille impressionnante qui partant de la ville grimpe tout en haut de la montagne pour rejoindre la ville de Mali Ston un peu plus loin. La visite de la ville nous ayant donné soif et un peu faim nous faisons un arrêt apéro + en-cas au restaurant Maestral : excellent antipasti à base de poissons et coquillages, le tout arrosé par un Posip, vin blanc bien sec et parfait pour accompagner nos plats. Nous repartons pour Dubrovnik que nous atteignons au bout de 50 mn. Nous nous installons dans notre nouvel appartement. En fin d'après-midi, nous allons nous promener dans notre quartier de Lapad, d'abord le long du port de plaisance puis de l'autre côté où une grande allée piétonne bordée de bars, restaurants et hôtels descend vers la mer. On retrouve ici le schéma habituel des villes balnéaires tournées vers les activités touristiques. Un peu plus loin se trouvent les grands hôtels de luxe aux appellations originales comme Royal Princess !!! La clientèle est internationale évidemment et les tenues de soirée sont au diapason.
19/06 : Dubrovnik Pour être à Dubrovnik avant la foule, nous prenons le bus n° 6 vers 8h15 et arrivons à la porte Pile vers 8h30. Nous commençons par le circuit des remparts, il y a heureusement peu de monde, le temps est incertain et les nuages dominent. Nous faisons notre tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La ville est entièrement enceinte d'une haute muraille ponctuée par de grosses tours fortifiées qu'il faut escalader en empruntant des escaliers plutôt raides. La vue sur la ville est très belle. Au bout de presque 2h nous en avons fait le tour. Nous allons ensuite découvrir la vieille ville, ses palais, ses églises et ses places. Retour à l’appartement. Nous ressortons vers 20h, il a cessé de pleuvoir. Bel éclairage de coucher de soleil, la grande foule s'est un peu clairsemée, on respire un peu mieux, très bon dîner tout près du palais Sponza au Dundo Maroje (moules à la buzara, plateau de poissons et fritures).
20/06 : de Dubrovnik à Kotor Super ciel bleu, le temps change tous les jours et heureusement le ciel gris est rare et la pluie de courte durée. Départ pour le Sud. Arrêt photos depuis la route qui domine la ville de Dubrovnik, nous roulons ensuite jusqu'à Cavtat, belle station balnéaire nichée au bord d'une baie abritée. Quelques points d’intérêt : Le palais du Recteur, une ou deux églises, un beau cimetière marin qui donne sur la mer, le mausolée de la famille Racic réalisé par le sculpteur Ivan Mestrovic et un beau sentier côtier qui long des plages et une pinède. Un peu plus loin nous passons la frontière du Monténégro et longeons maintenant les bouches de Kotor. En réalité on se croirait au bord des lacs en Suisse ou en Italie du Nord du fait de ce relief vigoureux qui tombe directement dans la mer. Trouver notre logement n’a pas été, une fois de plus très simple et il a fallu faire appel à nos logeurs pour le trouver. Très souvent le nom des rues n’apparait pas et les GPS couvrent encore très mal ces régions.
Nous logeons dans un bel appartement avec une terrasse qui donne sur un beau jardin, les jeunes femmes qui s'en occupent Anna et Nada sont très organisées. Ana nous explique avec force détails le fonctionnement de l’appartement et nous informe, en bon guide de tout ce qu'il y a à voir à Kotor et dans les environs. Un gros paquebot de croisière est amarré au quai ce qui promet du monde dans les ruelles de Kotor. C’est le problème de ces petits ports fortifiés très touristiques quand un ou plusieurs paquebots de croisières viennent y déverser leurs milliers de passagers qui vont très vite engorger les ruelles, les places et les magasins. Kotor apparaît moins léché que Dubrovnik et plus authentique, il y a moins de restaurants et d'échoppes de souvenirs, et dans certaines ruelles les maisons apparaissent aussi plus décaties. Mais c'est vraiment une ville en tout point intéressante avec son passé médiéval et ses remparts exceptionnels qui grimpent très haut dans la montagne et qui totalisent plus de 4,5 km de long. Monter là haut à cette heure n'a pas beaucoup d'intérêt compte tenu de la chaleur et de l'éclairage défavorable en contre-jour. Nous nous installons pour boire une bière et regarder les estivants, surtout des croisiéristes qui déambulent en ville.
21/06 : Kotor Levés à 7h nous partons Christian et moi gravir les remparts de Kotor à savoir 1300 marches en positif et autant en négatif. Vers 8h30 il ne fait pas encore trop chaud et nous atteignons en 10 mn la petite chapelle puis c'est la grimpette jusque tout en haut en 45 mn nous y sommes. Belle vue sur les bouches de Kotor et sur la vieille ville. Nous ne sommes pas seuls mais il n'y a pas foule non plus,
Nous reprenons la voiture pour aller faire la fameuse route serpentine aux 27 épingles à cheveux qui en quelques km nous mène tout en haut de la montagne qui domine les bouches de Kotor à Njegusi à près de 1000m d’altitude : la route est effectivement très étroite, s'y croiser n'est pas évident surtout quand il s'agit d'un bus ! Mais la vue de si haut est à couper le souffle. Après avoir fait un tour en voiture dans le parc de Lovcen (station montagnarde de maisons construites en grosses pierres blanches) nous redescendons par la même route. Nous continuons ensuite en direction de la petite ville de Perast d'où nous prendrons une barque (4€ pp) pour aller visiter sur un îlot, l’église Notre Dame du Récif. Beaucoup de monde sur cet îlot gros comme un mouchoir de poche, évidemment nous retrouvons nos croisiéristes de Kotor ! Le soir nous allons dîner en ville sur la place St Tryphon, par chance c'est la fête de la musique et les artistes locaux, essentiellement des choristes, animent la place de leurs chants. Balade nocturne très agréable dans Kotor by night.
22/06 : de Kotor à l’île de Mljet Nous repartons de Kotor en continuant sur l'autre rive du lac avec la ville de Prtrcanj puis c'est le ferry de Lepetane pour l'autre rive des bouches de Kotor et le passage de la frontière. Nous passons devant Dubrovnik, puis après un arrêt- déjeuner à Ston nous allons nous baigner sur la plage de Prapratno en attendant le ferry qui doit nous emmener sur l'île de Mljet. Après 40 mn de traversée (260kn 4pax+auto) nous voilà au port de Sobra. De là une route sinueuse se faufile parmi les collines et les montagnes jusqu’à Kozarica le minuscule port où nous avons réservé notre logement. Bien que notre appartement soit tout petit il y a tout ce qui faut : une cuisine, une chambre et un salon avec canapé convertible et une petite terrasse.
23/06 : île de Mljet Ciel bleu et soleil, il fait déjà très chaud. Nous reprenons la petite route sinueuse et prenons l'embranchement qui permet de rejoindre le parc naturel de Mljet. En arrivant nous allons nous garer à Pristaniste une des entrées du parc qui a l’avantage de n’être qu’à 10 mn à pied du grand lac. Très agréable balade ombragée autour des deux lacs avec de nombreuses possibilités de baignade.
24/06 : de Mljet à Trogir Dernier jour entier en Croatie nous reprenons le ferry pour quitter Mljet en direction de Prapratno. Re-baignade sur la belle plage de sable devant le camping puis départ en direction de Split et de Trogir par l'autoroute. Nous logeons à quelques km de Trogir sur les hauteurs de la ville d’Arbanija. Promenade le soir et excellent dîner dans la vieille ville de Trogir où il y a beaucoup de monde.
25/06 : de Split à Bâle/Mulhouse Retour en France, fin du voyage
En résumé : nos appréciations
Split *** (vieille ville+colline Marjan) Trogir*** Parc de Plitvice*** Parc de Paklenica** Zadar*** Sibenik** Parc de Krka*** Ile de Hvar*** (Hvar***, Stari grad*, Vrboska**, côte sud-Ouest** Ile de Korcula*** (Korcula***, Lumbarda *, Racisce*) Ston** Dubrovnik*** Cavtat** Kotor*** Ile de Mljet***
Budget pour 4 personnes et 18 jours sur place: 4152 €
Avion : 241 € Auto, essence, parking, ferry : 485 € Entrées visites: 343 € Logement : 1161 € soit 61€ par nuit pour 4 Restos nourriture : 1922 €
En guise de conclusion
La Croatie possède un patrimoine exceptionnel tant du point de vue paysage que du point de vue culturel ce qui explique bien sûr le succès qu’elle rencontre auprès des touristes du monde entier.
Pour nous qui étions habitués aux pays méditerranéens traditionnels (Grèce, Italie, Espagne, Maghreb) cela a été une découverte originale : se trouver dans un milieu géographique connu mais avec des spécificités différentes : une langue « bizarre » et des toponymes imprononçables, des maisons aux toits à quatre pans dont les murs sont faits avec de grosses pierres calcaires blanches, des clochers construits tous sur le même modèle, une gastronomie qui emprunte aux traditions ottomanes, d’Europe centrale de la Méditerranée. Ce qui est étonnant c’est la disproportion entre le faible nombre d’hôtels et l’offre abondante d’appartements. A une exception près nous avons toujours été très satisfaits des appartements loués : excellent rapport qualité-prix, équipements complets et neufs, propreté impeccable, logeurs dévoués et sympathiques. Les visites : comme tout pays dépendant des rentrées financières du tourisme, la Croatie en profite pour faire payer de façon systématique les parkings, les entrées des principaux monuments et des parcs nationaux. Le coût en est élevé si on veut visiter les principales attractions du pays. Si les nuitées sont abordables, la restauration par contre est plus onéreuse avec des prix se rapprochant de ceux pratiqués en Europe occidentale.
La Croatie a la réputation d’être un pays sûr et à ce sujet nous n’avons jamais vu de représentants des forces de l’ordre du moins en uniforme.
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06/06 : Mulhouse/Bâle-Split Arrivée à Split au coucher du soleil, température agréable à cette heure. La navette nous amène en 35 mn à la station centrale de Split (30 kn pp) juste en face du port des passagers. Nous remontons à pied du port en direction du théâtre en passant devant le palais de Dioclétien. Les terrasses sont bondées, les autochtones et les touristes profitent de cette belle soirée. Cette première vision de Split nous convient parfaitement et laisse bien augurer de la suite de ce voyage. Notre appartement est distant d'à peine 10 mn à pied du centre, il est très propre et moderne avec tout le confort possible, lave linge, lave-vaisselle, cuisine complète, tv dans chaque chambre etc. Nous disposons également d'une petite terrasse qui donne sur un jardin, de plus ce quartier proche du parc de Marjan est très calme.
07/06 : Split Beau ciel bleu immaculé ce matin. Nous partons à pied en direction de la vieille ville médiévale et commençons la visite par le marché aux poissons puis la place Narodni Trg riche de monuments divers dont une curiosité : une boite aux lettres de l’époque française ! Nous entrons enfin dans l'enceinte de l’ancien palais de Dioclétien, énorme quadrilatère qui a été occupé, aménagé, transformé, depuis au moins 2000 ans ! Cela donne un résultat très original mais harmonieux quand même. Par la technique du réemploi des pierres anciennes, les murs des maisons ressemblent à des patchworks : On voit ainsi dans ces murs des pierres portant des frises romaines, des bouts de chapiteaux corinthiens et autres. Le péristyle et le mausolée de Dioclétien transformé en cathédrale forment le centre stratégique du palais de Dioclétien. Dans le mausolée nous avons pu admirer de belles chapelles romanes ou renaissance, les superbes vantaux en chêne sculptés de la porte principale ainsi que de très belles stalles dans le chœur.
L’ascension à près de 60 m dans la tour du clocher offre une vue magnifique sur la ville, le port et la mer. Nous allons ensuite faire quelques achats alimentaires au marché bien achalandé à l'est du palais de Dioclétien. Dans l’après-midi nous repartons à pied en direction du belvédère de la colline Marjan. Superbe balade durant 3h sur le chemin des chapelles (St Nicolas, Bethlehem et St-Jérôme), avec des vues exceptionnelles sur Split, la mer et les iles au loin. Cette balade en terrain plat sur un chemin aménagé permet de visiter plusieurs chapelles mais c’est surtout la dernière, accrochée sur la falaise qui est la plus impressionnante. Retour au belvédère, bel endroit pour faire une halte boissons au bar, et descente par Varos, le quartier des pêcheurs jusqu’en ville. Dîner au restaurant Sperun de plats à base de poissons : bon et pas très cher.
08/06 : de Split à Plitvice Après le petit-déjeuner pris sur la terrasse comme nous en avons l'habitude, nous partons à pied vers le port en face des ferries Jadrolinja récupérer la voiture réservée en France. En passant nous allons voir le côté Nord du palais de Dioclétien avec la porte d'or et la statue de Grégoire de Nin, sculpture moderne de Mestrovic. Départ pour Trogir sous un beau soleil. Nous nous garons au parking payant près du pont (30kn) et partons visiter la ville à pied. Le temps est magnifique et Trogir nous apparaît d'emblée charmante pour son site lacustre : la petite ville est bâtie sur un ilot séparé du continent par deux ponts, on pénètre dans la ville en passant sous une porte fortifiée. Toute la ville st construite avec cette pierre blanche si caractéristique de la Croatie. La ville est très touristique mais malgré le monde et les nombreux restaurants et boutiques elle reste agréable à visiter. La cathédrale est magnifique, surtout son porche entièrement sculpté. À l'intérieur la chaire octogonale, les stalles sculptées en chêne et la chapelle renaissance de St-Laurent en sont les pièces maîtresses. Nous montons tout en haut de la tour pour profiter de la vue sur la vieille cité. Il est midi et nous attendons un peu que le vacarme des cloches carillonnant à toute volée se soit apaisé. De retour sur le plancher des vaches nous continuons notre balade, admirant les sympathiques petites cours intérieurs occupées par de nombreux restaurants. Pique-nique dans un parc public avec des böreks (feuilletés). Nous reprenons la voiture et partons en direction de Sibenik et le parc de Plitvice. Le paysage a changé, nous sommes maintenant en montagne, la route longe de grandes étendues plates bordées de montagnes, il fait plus frais et la végétation est beaucoup plus verte que le long de la côte. En approchant de Plitvice, les hôtels, pensions et appartements à louer se multiplient. Notre appartement se trouve au 1er étage d'une maison située dans un hameau près de la route n° 1. La maîtresse de maison nous accueille avec un grand sourire, nous fait visiter l'appartement, nickel propre avec tout le confort et nous invite à boire un apéritif de bienvenue : bière, jus d'orange, liqueur de cerise ou de noix, eau de vie, café, biscuits. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché le plus proche et dînons sur la terrasse (avec un pull car le soleil est couché et nous sommes en altitude).
09/06 : Plitvice Réveil à 7h, temps couvert mais pas menaçant. Nous partons en voiture pour l'entrée principale du parc à 10mn. Nous nous garons au parking payant, achetons nos billets et pénétrons dans le parc en passant par une passerelle qui surplombe la route n° 1. Ensuite il faut marcher un peu pour rejoindre les bords du lac où sont amarrés les bateaux qui font la navette. Nous commençons notre balade (Guide Rother n°8) en longeant les bords du lac en direction du nord. Il n'y a personne sur le chemin, pour l’instant et c'est très agréable. Au bout de 45 mn, nous arrivons dans la partie commune où se rejoignent les chemins qui proviennent de la station de bateaux : il y a évidemment beaucoup plus de monde et nombre d’asiatiques reconnaissables entre autres par leurs chapeaux « particuliers ». Le chemin, en fait, est une longue passerelle de bois, assez étroite, et on est obligé de faire la queue et d’attendre que chacun ait fait ses selfies et dieu sait que ça n'arrête pas...le chemin va longer ainsi de nombreuses cascades. Nous faisons, Chritian et moi, une tentative pour emprunter un itinéraire bis en remontant au travers d'une grotte mais un peu plus loin le chemin qui devait nous ramener à Veliki Slap est fermé pour travaux il nous faut donc retraverser la grotte par un escalier assez casse-gueule où de nombreux touristes pas bien équipés retardent tout le monde. Nous rejoignons les filles dans ce coin superbe. Christian et moi continuons le chemin en remontant la falaise pour revenir vers la station de bateaux par le haut : De nombreux miradors aménagés permettent de beaux points de vue sur le lac et les cascades. Peu de temps avant d'arriver à la station P3 des bateaux, il commence à pleuvoir et nous sortons nos pèlerines pour la 1ère fois. Nous nous installons sous les abris de pique-nique pour déjeuner au sec. Nous ne sommes pas seuls, il y a des groupes de touristes, des scolaires surtout qui mettent une chaude ambiance. La pluie cesse assez rapidement après avoir bu nos bières (2x15kn) et nos cafés, nous allons faire la queue pour prendre le bateau vers la station P2. Arrivés à la station P2 nous empruntons le chemin qui parcourt les cascades des lacs supérieurs. Le temps s'est bien amélioré mais il y a toujours foule ! Cette promenade parmi ces nombreuses cascades est superbe, on est environné d'eau partout, le vert des forêts ou des plantes aquatiques lacustres se marie bien avec les nuances de bleu ou de vert des eaux du lac. Retour vers le parking bien après15h un peu fourbus tout de même.
10/06 : de Plitvice à Paklenica et Zadar Temps gris, nuages bas, température fraiche (14°), nous reprenons l'autoroute et le temps s'éclaircit en approchant du parc de Paklenica. Nous nous garons (parking payant) dans le parc et partons randonner sous un ciel clairsemé mais laissant le soleil s'exprimer ! Christian et moi remontons la gorge jusqu'au refuge de Lugarnica où nous pique-niquons de sandwiches et d'une bonne bière fraiche. Retour par le même chemin : C’est une balade agréable avec peu de dénivelé, le départ du chemin dans la gorge calcaire est impressionnant avec ses à-pics vertigineux auxquels s'affrontent les alpinistes. Ensuite le paysage s'élargit et on voit mieux les montagnes calcaires qui encadrent cette vallée : temps agréable, chaud mais pas trop, quelques nuages rafraichissent l'atmosphère. Zadar est vite rejoint depuis le PN de Paklenica. Nous trouvons assez rapidement notre logement dans le centre de Zadar. Le propriétaire très affable nous attendait : bel appartement tout neuf et moderne dans le vieux centre de Zadar. Balade et visite des églises St-Michel, Saint Donat, de l’orgue maritime avec sa mélodie lancinante et étrange et du forum romain. Excellent dîner au restaurant « gourmet Kalelarga » (salades de poulpes, steak de poissons blancs aux blettes, le tout arrosé avec un malvoisie blanc. Dernière promenade nocturne vers la place de l'hôtel de ville et les cinq puits. Nuit un peu bruyante du fait de l’activité nocturne des bars et restos situés juste en bas de l'appartement, mais le double vitrage a été efficace.
11/06 : Zadar, Nin et Sibenik Se promener dans une ville dès le lever du soleil est toujours un moment magique, surtout pour un photographe qui attend cet éclairage rasant et peu contrasté Comme je devais me lever tôt pour actualiser le parcmètre pour la voiture, j’en ai profité pour faire cette balade matinale. En effet dans plusieurs villes touristiques de Croatie, les parcmètres fonctionnent 24h/24h. Ce matin les orgues marines sont bien sonores, ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de bruit à cette heure en ville. Je continue ma promenade vers le marché avant de revenir à l'appartement pour le petit-déjeuner. Départ vers 10h en direction de Nin, visite de ce petit village agréablement situé en bord de mer et de salines qui ont fait la réputation de Nin. On y a visité une vieille église romane, des ruines romaines, et on s’est baladé sur le « lungomare ». Départ pour Sibenik, distant de 80 km environ. Ciel un peu voilé, belle route longeant la mer et quelques stations balnéaires. Grâce à l'appli gps de Christian nous trouvons rapidement notre « apartman » à Bilice dans les environs proches de Sibenik : bel appartement en rdc avec grande terrasse et transats deux chambres à coucher, cuisine salle à manger complète et tout le confort, mais dans le détail le ménage à été fait très superficiellement, le gaz ne fonctionne pas et les poêles datent de Mathusalem. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse puis allons découvrir Sibenik : C'est une petite ville perchée sur son rocher face à la mer. Il y a une très belle cathédrale mélangeant plusieurs styles, la plupart des maisons de la ville haute sont d'anciens palais d'époque vénitienne. Mais dans le détail c'est quand même bien défraîchi ! Il manque apparemment des moyens financiers pour entretenir tout ça. Les ruelles sont très étroites le soleil y pénètre difficilement et la pierre grise ou noire ne contribue pas à les éclairer. Après avoir arpenté la vieille ville et croisé plusieurs attroupements d'invités à des mariages trinquant joyeusement devant leurs restaurants, nous sommes allés dîner dans un konoba typique près du port et de la gare, difficile à trouver sans l'aide du guide du routard. Excellent et bon marché (270 kn pour 4 avec 2 entrées, 4 plats et 1 litre de vin blanc).
12/06 : de Sibenik à Krka Temps mitigé mais acceptable. Nous partons vers 9h en direction de la ville de Skradin, une des portes d’entrée du parc de Krka, toute proche à moins de 10 km. Nous nous garons à l'entrée du village (40kn) et partons à pied par le chemin qui longe la rivière Krka en direction des chutes de Skradin buk : cela nous permet de ne pas attendre le départ du bateau à l'heure pile (il n'est que 9h15) et de nous mettre en jambe pour la journée. Au bout de 45 mn nous arrivons à l'entrée du parc (entrée 110kn/pp). Nous partons sur le chemin, plus souvent un ponton de bois, en direction des chutes que nous entendons gronder : très beau spectacle, le ponton zigzague entre les bras de la rivière ménageant de beaux points de vue sur les chutes. On est en plein milieu de l'élément liquide et on ne sait où regarder ! C'est vraiment impressionnant et superbe. On va ainsi se balader pendant plus de 3h dans cet entrelacs de rivières, de lacs et de chutes . Pique-nique sur les bancs des nombreuses gargotes installées près de l'entrée. En passant on a visité les différents sites de l'écomusée (moulin, forge, tissage). Retour en bateau jusqu'à Skradin, visite du village (église et château). Nous reprenons la voiture jusqu'à l'embarcadère du monastère de Visova. Nous prenons la navette pour aller sur l'île (50kn/pp) et visitons le petit musée (incunables, firman du sultan Mehmet), l'église et le petit cloître, rien d’exceptionnel. Nous repartons vers les chutes de Rosti Slap. C'est vraiment moins impressionnant que celles de Skradin Buk d'autant que la passerelle qui permettrait d’y accéder est fermée
13/06 : de Sibenik à l’île de Hvar Temps très gris mais température agréable (22°). Nous prenons la route pour Split que nous atteignons vers 11h et allons sur le port nous garer et acheter nos billets de ferry chez Jadrolineja. En attendant le départ de 14h30 nous allons nous promener dans la vieille ville et dans la partie nord du palais de Dioclétien que nous n’avions pas bien vue. Un peu de pluie s'invite au programme puis c’est l’heure du départ pour 2h de navigation calme entre soleil et pluie d'orage. En arrivant à Stari Grad c'est le déluge, nous partons à la recherche de notre appartement à Rudina près de Stari Grad finalement nous le trouverons mais avec l'aide des propriétaires que nous avions contactés. C'est une superbe maison neuve que le propriétaire « Supermario » a construite de ses propres mains. Sa femme Anita est adorable. En arrivant nous avons eu droit à l'apéritif maison puis elle nous a fait visiter l'appartement tout neuf et tout confort avec un grand balcon qui fait le tour de l'appartement. Nous allons ensuite faire quelques courses à Stari Grad tout proche (4km) et visiter la vieille ville, le soleil est vite revenu. Stari Grad est une petite ville agréable avec son port, sa vieille ville, ses maisons de pierre blanche, ses ruelles étroites et ses églises anciennes.
14/06 : île de Hvar Beau soleil et quelques nuages. Nous prenons la route de montagne vers Hvar. Très belle route qui offre de beaux points de vue sur les deux côtes. Premier arrêt devant une curiosité, à savoir un four à chaux du siècle dernier, deuxième arrêt dans un col où l’on peut admirer des abris en pierre destinés aux bergers. Puis on traverse des champs de lavande vers Grablje et Brusje, et c'est la descente vers Hvar. C'est une très belle ville bâtie autour d'une petite crique qui lui sert de port. Elle s'étage aussi sur les différentes collines qui ferment le paysage, sur la plus haute une grande forteresse construite pas les Espagnols domine tout le paysage. Hvar s’organise autour d’une belle place (St Etienne) sur laquelle donnent l'église , l'arsenal et plusieurs palais au cachet vénitien certain. Nous allons nous balader dans la vieille ville, le long de la côte, là où sont installés les hôtels de luxe fréquents dans cette St-Tropez croate. Christian et moi grimpons jusqu’au château espagnol impressionnant avec ses imposantes murailles, très belle vue sur la ville depuis là-haut. Nous quittons Hvar pour Stari Grad. Balade en ville et dîner au restaurant Antica (690kn) d'entrées variées (langoustines à la Buzara, janjetina d'agneau (ragoût cuit à l'étouffé sous une cloche), tout était très bon, arrosé d'un vin blanc du pays.
15/06 : île de Hvar Beau soleil ce matin, nous allons à Vrboska, station balnéaire toute proche. Superbe petit port pittoresque avec ses trois ponts sur la rivière, ses maisons qui s'étagent sur la colline, la surprenante église fortifiée qui domine le port et sa superbe plage de Soline ombragée par de beaux pins et accessible par un sentier partant de Vrboska. On doit être une dizaine de personnes à se partager cette plage familiale. Nous reprenons la voiture et partons vers le village de montagne de Pitve et ses belles maisons de pierre, c'est ensuite le tunnel à sens unique vers la côte sud et les villages de Ivan Dolac et Sv Nedjelja. La côte sud est très montagneuse avec des falaises qui tombent dans la mer de façon vertigineuse. Le vignoble le plus réputé de Hvar se trouve ici, accroché entre falaises et mer. En passant nous faisons un tour à SV Nedjelja pour admirer le vignoble. Arrêt rafraîchissements sur le port de Zavala, petite station balnéaire sympa. Puis retour à Stari Grad.
16/06 : de Hvar à l’île de Korcula Levé matinal, réveil à 6h15, départ pour Sucuraj tout au bout de l'île vers l’Est à 58 km par une route tout en lacets, il nous faudra 1h15 avant d'y arriver. Là nous allons devoir attendre le ferry qui ne part qu’à 9h45 ce que nous faisons en nous baladant dans cette petite station agréable. Le temps est couvert. 1/2h de traversée plus tard nous voilà sur le continent à Drvenik. Nous prenons la route vers l'Est jusqu'à Ploce, port industriel d'où nous repartons en ferry pour Trpanj (1h) par un vent fort, un ciel couvert mais pas de pluie. De Trpanj (péninsule de Peljesac) nous reprenons la route pour Orebic (22 km) d'où nous attend notre 3me ferry de la journée pour l'île de Korcula (1/4h). Nous débarquons à Domice. Il nous faut encore 15 mn pour rejoindre Lumbarda, lieu de notre nouveau gîte. Nous avons un superbe appartement avec une terrasse donnant sur la ville et son vignoble réputé. Après avoir pris un en-cas sur la terrasse nous allons nous promener à Lumbarda, petite ville qui s'éparpille en plusieurs quartiers répartis autour de criques en bord de mer. Nous allons également repérer les restaurants et choisissons le Zudica pour ses plats de poissons et sa terrasse en bord de mer : c'est enfin l'occasion de goûter au fameux brodet de poissons, un ragoût de poissons blancs à la sauce tomate et au vin, c'est délicieux.
17/06 : île de Korcula Ce matin nous allons visiter la petite ville de Korcula enserrée dans ses murailles. Le site est superbe au bord de l'Adriatique, dans les venelles la plupart des maisons et des palais sont de style vénitien. Nous allons arpenter la ville dans tous les sens, admirant en particulier la cathédrale St-Marc. Belle vue depuis le sommet du clocher. Nous reprenons la voiture en direction de Zrnovo et ses maisons aux toits de lauze. Puis c'est une baignade à Pupnatska luka, petite plage coincée dans une ria profonde accessible uniquement par une route à voie étroite. L'eau est bonne mais pas trop chaude, il y a peu de monde heureusement. Nous repartons vers Pupnat, Kneze et le sympathique petit port de Racisce. Retour par la route du bord de mer avec de splendides points de vue sur la ville de Korcula.
18/06 : de Korcula à Dubrovnik Il fait déjà bien chaud à 8h. Les vignerons s'activent depuis quelque temps déjà. Nous quittons Lumbarda vers 9h30 et rejoignons le port de Domice tout proche. Nous embarquons dans le traversier avec l'incontournable bus d'asiatiques (souvent chinois) repérable à leurs couvre-chefs exotiques et aux incessants selfies. Peu de temps après nous débarquons à Orebic et partons vers l'est en direction de Ston. Nous traversons des paysages sauvages, puis des zones consacrées à la viticulture, importante activité économique étant donné le nombre de buvettes et de caves ouvertes au bord de la route. Les feux de forêts ont fait des ravages ici, des troncs calcinés se dressent de part et d'autre de la route. Arrêt à Ston et sa fameuse muraille impressionnante qui partant de la ville grimpe tout en haut de la montagne pour rejoindre la ville de Mali Ston un peu plus loin. La visite de la ville nous ayant donné soif et un peu faim nous faisons un arrêt apéro + en-cas au restaurant Maestral : excellent antipasti à base de poissons et coquillages, le tout arrosé par un Posip, vin blanc bien sec et parfait pour accompagner nos plats. Nous repartons pour Dubrovnik que nous atteignons au bout de 50 mn. Nous nous installons dans notre nouvel appartement. En fin d'après-midi, nous allons nous promener dans notre quartier de Lapad, d'abord le long du port de plaisance puis de l'autre côté où une grande allée piétonne bordée de bars, restaurants et hôtels descend vers la mer. On retrouve ici le schéma habituel des villes balnéaires tournées vers les activités touristiques. Un peu plus loin se trouvent les grands hôtels de luxe aux appellations originales comme Royal Princess !!! La clientèle est internationale évidemment et les tenues de soirée sont au diapason.
19/06 : Dubrovnik Pour être à Dubrovnik avant la foule, nous prenons le bus n° 6 vers 8h15 et arrivons à la porte Pile vers 8h30. Nous commençons par le circuit des remparts, il y a heureusement peu de monde, le temps est incertain et les nuages dominent. Nous faisons notre tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La ville est entièrement enceinte d'une haute muraille ponctuée par de grosses tours fortifiées qu'il faut escalader en empruntant des escaliers plutôt raides. La vue sur la ville est très belle. Au bout de presque 2h nous en avons fait le tour. Nous allons ensuite découvrir la vieille ville, ses palais, ses églises et ses places. Retour à l’appartement. Nous ressortons vers 20h, il a cessé de pleuvoir. Bel éclairage de coucher de soleil, la grande foule s'est un peu clairsemée, on respire un peu mieux, très bon dîner tout près du palais Sponza au Dundo Maroje (moules à la buzara, plateau de poissons et fritures).
20/06 : de Dubrovnik à Kotor Super ciel bleu, le temps change tous les jours et heureusement le ciel gris est rare et la pluie de courte durée. Départ pour le Sud. Arrêt photos depuis la route qui domine la ville de Dubrovnik, nous roulons ensuite jusqu'à Cavtat, belle station balnéaire nichée au bord d'une baie abritée. Quelques points d’intérêt : Le palais du Recteur, une ou deux églises, un beau cimetière marin qui donne sur la mer, le mausolée de la famille Racic réalisé par le sculpteur Ivan Mestrovic et un beau sentier côtier qui long des plages et une pinède. Un peu plus loin nous passons la frontière du Monténégro et longeons maintenant les bouches de Kotor. En réalité on se croirait au bord des lacs en Suisse ou en Italie du Nord du fait de ce relief vigoureux qui tombe directement dans la mer. Trouver notre logement n’a pas été, une fois de plus très simple et il a fallu faire appel à nos logeurs pour le trouver. Très souvent le nom des rues n’apparait pas et les GPS couvrent encore très mal ces régions.
Nous logeons dans un bel appartement avec une terrasse qui donne sur un beau jardin, les jeunes femmes qui s'en occupent Anna et Nada sont très organisées. Ana nous explique avec force détails le fonctionnement de l’appartement et nous informe, en bon guide de tout ce qu'il y a à voir à Kotor et dans les environs. Un gros paquebot de croisière est amarré au quai ce qui promet du monde dans les ruelles de Kotor. C’est le problème de ces petits ports fortifiés très touristiques quand un ou plusieurs paquebots de croisières viennent y déverser leurs milliers de passagers qui vont très vite engorger les ruelles, les places et les magasins. Kotor apparaît moins léché que Dubrovnik et plus authentique, il y a moins de restaurants et d'échoppes de souvenirs, et dans certaines ruelles les maisons apparaissent aussi plus décaties. Mais c'est vraiment une ville en tout point intéressante avec son passé médiéval et ses remparts exceptionnels qui grimpent très haut dans la montagne et qui totalisent plus de 4,5 km de long. Monter là haut à cette heure n'a pas beaucoup d'intérêt compte tenu de la chaleur et de l'éclairage défavorable en contre-jour. Nous nous installons pour boire une bière et regarder les estivants, surtout des croisiéristes qui déambulent en ville.
21/06 : Kotor Levés à 7h nous partons Christian et moi gravir les remparts de Kotor à savoir 1300 marches en positif et autant en négatif. Vers 8h30 il ne fait pas encore trop chaud et nous atteignons en 10 mn la petite chapelle puis c'est la grimpette jusque tout en haut en 45 mn nous y sommes. Belle vue sur les bouches de Kotor et sur la vieille ville. Nous ne sommes pas seuls mais il n'y a pas foule non plus,
Nous reprenons la voiture pour aller faire la fameuse route serpentine aux 27 épingles à cheveux qui en quelques km nous mène tout en haut de la montagne qui domine les bouches de Kotor à Njegusi à près de 1000m d’altitude : la route est effectivement très étroite, s'y croiser n'est pas évident surtout quand il s'agit d'un bus ! Mais la vue de si haut est à couper le souffle. Après avoir fait un tour en voiture dans le parc de Lovcen (station montagnarde de maisons construites en grosses pierres blanches) nous redescendons par la même route. Nous continuons ensuite en direction de la petite ville de Perast d'où nous prendrons une barque (4€ pp) pour aller visiter sur un îlot, l’église Notre Dame du Récif. Beaucoup de monde sur cet îlot gros comme un mouchoir de poche, évidemment nous retrouvons nos croisiéristes de Kotor ! Le soir nous allons dîner en ville sur la place St Tryphon, par chance c'est la fête de la musique et les artistes locaux, essentiellement des choristes, animent la place de leurs chants. Balade nocturne très agréable dans Kotor by night.
22/06 : de Kotor à l’île de Mljet Nous repartons de Kotor en continuant sur l'autre rive du lac avec la ville de Prtrcanj puis c'est le ferry de Lepetane pour l'autre rive des bouches de Kotor et le passage de la frontière. Nous passons devant Dubrovnik, puis après un arrêt- déjeuner à Ston nous allons nous baigner sur la plage de Prapratno en attendant le ferry qui doit nous emmener sur l'île de Mljet. Après 40 mn de traversée (260kn 4pax+auto) nous voilà au port de Sobra. De là une route sinueuse se faufile parmi les collines et les montagnes jusqu’à Kozarica le minuscule port où nous avons réservé notre logement. Bien que notre appartement soit tout petit il y a tout ce qui faut : une cuisine, une chambre et un salon avec canapé convertible et une petite terrasse.
23/06 : île de Mljet Ciel bleu et soleil, il fait déjà très chaud. Nous reprenons la petite route sinueuse et prenons l'embranchement qui permet de rejoindre le parc naturel de Mljet. En arrivant nous allons nous garer à Pristaniste une des entrées du parc qui a l’avantage de n’être qu’à 10 mn à pied du grand lac. Très agréable balade ombragée autour des deux lacs avec de nombreuses possibilités de baignade.
24/06 : de Mljet à Trogir Dernier jour entier en Croatie nous reprenons le ferry pour quitter Mljet en direction de Prapratno. Re-baignade sur la belle plage de sable devant le camping puis départ en direction de Split et de Trogir par l'autoroute. Nous logeons à quelques km de Trogir sur les hauteurs de la ville d’Arbanija. Promenade le soir et excellent dîner dans la vieille ville de Trogir où il y a beaucoup de monde.
25/06 : de Split à Bâle/Mulhouse Retour en France, fin du voyage
En résumé : nos appréciations
Split *** (vieille ville+colline Marjan) Trogir*** Parc de Plitvice*** Parc de Paklenica** Zadar*** Sibenik** Parc de Krka*** Ile de Hvar*** (Hvar***, Stari grad*, Vrboska**, côte sud-Ouest** Ile de Korcula*** (Korcula***, Lumbarda *, Racisce*) Ston** Dubrovnik*** Cavtat** Kotor*** Ile de Mljet***
Budget pour 4 personnes et 18 jours sur place: 4152 €
Avion : 241 € Auto, essence, parking, ferry : 485 € Entrées visites: 343 € Logement : 1161 € soit 61€ par nuit pour 4 Restos nourriture : 1922 €
En guise de conclusion
La Croatie possède un patrimoine exceptionnel tant du point de vue paysage que du point de vue culturel ce qui explique bien sûr le succès qu’elle rencontre auprès des touristes du monde entier.
Pour nous qui étions habitués aux pays méditerranéens traditionnels (Grèce, Italie, Espagne, Maghreb) cela a été une découverte originale : se trouver dans un milieu géographique connu mais avec des spécificités différentes : une langue « bizarre » et des toponymes imprononçables, des maisons aux toits à quatre pans dont les murs sont faits avec de grosses pierres calcaires blanches, des clochers construits tous sur le même modèle, une gastronomie qui emprunte aux traditions ottomanes, d’Europe centrale de la Méditerranée. Ce qui est étonnant c’est la disproportion entre le faible nombre d’hôtels et l’offre abondante d’appartements. A une exception près nous avons toujours été très satisfaits des appartements loués : excellent rapport qualité-prix, équipements complets et neufs, propreté impeccable, logeurs dévoués et sympathiques. Les visites : comme tout pays dépendant des rentrées financières du tourisme, la Croatie en profite pour faire payer de façon systématique les parkings, les entrées des principaux monuments et des parcs nationaux. Le coût en est élevé si on veut visiter les principales attractions du pays. Si les nuitées sont abordables, la restauration par contre est plus onéreuse avec des prix se rapprochant de ceux pratiqués en Europe occidentale.
La Croatie a la réputation d’être un pays sûr et à ce sujet nous n’avons jamais vu de représentants des forces de l’ordre du moins en uniforme.
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Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016 English translation pending
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Carnet n° 66b: Tbilissi, Géorgie / 2 - 5 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=aM2kNdmSmN4Mercredi 2
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Par extraordinaire, j'ai fait le vide. Ou est-ce cette allergie à la région parisienne qui me pousse inexorablement à repartir si vite ? Arrivé l'avant-veille, je constate une fois de plus qu'ici, rien n'a véritablement changé. Les axes majeurs sont toujours en travaux sans que l'on sache pourquoi circuler ici est toujours aussi difficile. Partout où je vais, je vois ces bretelles d'accès aux axes qui fluidifient le traffic. Ici, c'est français, les bonnes idées sont toujours prises en compte en dernier.
Je prends le vol de 13h15 pour Istanbul au départ de CDG1, terminal aussi fantasque qu'ingénieux témoin inaliénable de mes premières amours. Muni de mon précieux sésame, je redécouvre le luxe du groupe Star Alliance quand j'entre dans leur salon tout neuf et fort bien apprêté. Je fais, j'avoue, une infidélité à Air France mais c'est bien le capitalisme qui fait vivre ces compagnies qui me pousse aussi à tester la concurrence.
Vols sans voisin, le luxe. Courte escale. Quand je me pose enfin, devinant au loin les lueurs de la capitale, j'ai la nette impression d'atterrir dans un endroit sinon familier, un endroit que j'aurai dû visiter depuis bien longtemps. Sur l'autoroute qui me mène à Tbilissi, je capte avec avidité les moindres détails alors que je frôle la mort en toute sécurité dans un taxi à la mécanique instable qui fleure bon l'Arbre Magique. Est-ce une volonté réfléchie de rouler si vite, un besoin d'exprimer sa virilité ? Ou est-ce juste la norme d'essayer d'alimenter ainsi les statistiques ?
J'arrive sain et sauf chez mes hôtes. Eka et sa mère honorent les réservations contractées par le biais d'un site Internet en recevant dans leur humble foyer les touristes de passage. Je découvre le concept. C'est peut être la solution à mes angoisses vespérales. Après avoir partagé le thé avec Eka, je m'endors dans une chambre qui réveille en moi une foule de souvenirs : Moscou, Almaty, Tallinn et Saint Petersbourg... On affine véritablement sa personnalité par l'expérience.
Jeudi 3
Avant toute chose, avant même d'ouvrir un œil sur cette ville vallonnée, je fais un rapide aller retour à la gare pour acheter mon billet de train du surlendemain. Je traverse une ville plutôt léthargique, la faute à ce jour férié particulier qui fête les mères. Étonnant. En revenant de la gare, je m'arrête saluer une amie de ma mère, une artiste souriante qui m'offre café et ratchapouri (soufflé au fromage) au premier étage de sa petite galerie d'exposition. M. est plus géorgienne qu'Eka ; j'aime comparer les points de vue.
Je pars ensuite à la découverte de la ville en m'engouffrant dans le premier métro. Sous une décoration extrêmement simpliste, je m'amuse de voir ces jeunes assis sur les marches des Escalators tellement le trajet vers les profondeurs est long. Je sors Place de la Liberté, déambule dans la vieille ville puis entreprends l'ascension vers la forteresse de Narikhala, ou du moins ce qu'il en reste, en visitant au passage deux belles églises accrochées à la falaise. Dans l'une d'elles se célèbre un mariage. Tandis que j'observe de dos, la mariée et son époux vêtu des ors traditionnels, je réalise dans un flash que je fais désormais partie de la famille. Ils se demanderont sûrement qui est ce blond chelou là, derrière, sur les photos !
En haut, Narikhala tient ses promesses. Couchée à ses pieds, la ville arbore ses éclats qui, vu de loin, semblent moins chaotiques qu'en bas. Le tableau est surprenant ! Ça et là, entre deux constructions récentes, des clochers millénaires crèvent les toits multicolores disposés de façon totalement anarchique sur les multiples collines que comptent la ville. A droite, la tour de la télévision, en face, la nouvelle église de la Sainte-Trinité, à gauche, la télécabine qui me dépose au pied de la structure reluisante du palais présidentiel. De là, je ne ne suis plus trop loin de cette nouvelle église construite avec les millions de l'actuel chef du gouvernement. En regardant l'ébauche au fuseau des futures fresques intérieures, je m'interroge sur les liens forcément pathologiques que l’Église entretient avec l’État.
Avant de rentrer, je m'offre une dernière vue sur la ville en grimpant à l'aide d'un funiculaire au Parc d'attraction de Mtatsminda. Face à la ville et aux montagnes environnantes, au pied de la gigantesque tour TV (274m), la ressemblance avec Almaty est surprenante. Devant un panorama à couper le souffle, je déguste une salade et une bière alors qu'au loin se meurent les bruits des attractions. En bas, en rentrant "chez moi", je réalise que si les immeubles qui bordent les grands axes tiennent à peu près le coup, ceux des quartiers intérieurs sont bien plus fragiles. J'en veux pour preuve ces larges entailles sur leurs murs qui sont comme les cicatrices des affres du temps. Vigilant, méfiant même, je quitte le trottoir à l'endroit des balcons vacillants.
Vendredi 4
Muni des indications de mon hôte, j'atteins sans peine la gare routière de Didube où je fais l'expérience de l'approximation. Ayant les pires difficultés à prononcer un nom qui aligne huit consonnes à la suite, je demande aux passants qui me répondent aléatoirement à droite ou à gauche. Quand je m'installe enfin dans le minibus pour Mtskheta, j'avise un moine d'expression simple que j'aborde au terme de ce voyage éprouvant de quinze minutes. Père Georg sera mon guide ou mon ami, c'est selon, tout au long de cet après-midi.
Dans cette ancienne capitale où ne vivent désormais plus que six mille habitants, je découvre deux petits monastères dont celui de Saint Gabriel, fol en Christ contemporain mort en 1995 dont le corps fut déterré intact il y a quelques années. Je m'émerveille devant l'architecture sobre et candide des iconostases qui contraste violemment avec le faste à la Russe. Curieusement, il m'est plus facile de ressentir la présence du Christ ici, dans ces lieux simples pourtant chargés d'histoire que dans la nouvelle cathédrale de Tbilissi. Mtskheta, c'est un sanctuaire à la croisée des chemins entre le judaïsme et l'orthodoxie. Je vois la tombe de Mirian & Nana, roi et reine de Géorgie célébrés pour avoir pris l'orthodoxie comme religion d'État en 326. Je vois la tombe de Ste Sidonie dont il fut impossible d'arracher la tunique du Christ qu'elle conservait sur elle, les bras en croix. Enfin, je vois des reliquaires (dont la tunique d’Élie) et cette curieuse rosace peinte sur un flanc de l'église où le Christ en son centre est entouré de ses douze disciples... et des douze signes du Zodiaque.
J'invite Père Georg à emprunter avec moi un taxi pour Jvari. A dix minutes de là, juché à deux-cents mètres d'altitude, un ancien monastère quelque peu troglodyte offre une vue époustouflante sur la région. A l'intérieur de l'église, un vieux moine congelé par les courants d'air quitte son maigre étal de cierges pour saluer Père Georg. Dehors, ce dernier me montre au loin l'emplacement de croix, autant de signes d'une intense vie religieuse. Alors que la pluie commence à tomber, nous redescendons pour assister aux Vêpres dans une chapelle de l'église réchauffée par un petit radiateur électrique et par un chœur polyphonique exclusivement féminin.
Quand je rentre à Tbilissi à la nuit tombante, je salue ce brave Georg au moment même où je renoue avec la foule et le bruit. L'artère principale grouille de vendeurs de tout et de rien, de pauvres, de gens comme vous et moi, le tout dans un décor agrémenté d'enseignes occidentales. À intervalles réguliers, entre deux mendiants, un vendeur de pop-corn avec sa petite machine, un autre propose une balance pour se peser ou alors un punching-ball pour mesurer sa force. Par terre ou sur les marches, de vieux livres, des chinoiseries, un petit chien électrique ou des cigarettes vendues à l'unité. Je me faufile bien vite par l'une des nombreuses portes cochères de la ville qui donnent toutes sur une large cour. J'ai emmagasiné assez d'informations pour la journée. Je rentre.
Samedi 5
Affaibli par une nuit en apnée, je vis l'horreur d'un lever matinal et des adieux sous la pluie. Pourtant, la pensée du trajet en train à venir me rassérène. Un autorail de quatre voitures quitte Tbilissi à l'heure précise et c'est alors que je noue la conversation avec Rezi Topuria, un étudiant géorgien de 21 ans qui a le bon goût de parler un Anglais plus que correct. Rezi me raconte son histoire ainsi que celle du pays ; les frasques du chef du gouvernement n'ont plus de secret pour moi. A un moment, devant le paysage désolé d'un village bordant la voie de chemin de fer, il m'explique gentiment comment les habitants de la capitale se moquent des villageois : "Là, dans ce village, ils sont complètement portés sur le sport. Ils font tous de la marche à pied ou du vélo ! En fait, c'est qu'ils sont trop pauvres pour s'offrir une voiture". Et il se marre.
Au dehors, la Géorgie m'offre toutes ses splendeurs. Au loin, les cimes enneigées se profilent inlassablement. À portée de main, les rivières et les prairies laissent parfois la place aux villages ou à de petits bourgs dans lesquels le train s'arrête. J'aurai bien voulu descendre. C'est tout à fait le genre d'endroit dans lequel j'aimerai randonner sur plusieurs jours. Seulement, c'est Rezi qui descendra, une bonne heure avant Batumi ; il passe la nuit chez ses grands-parents. En saluant ce bon bougre avec qui j'aurai partagé pique-nique et discussion, je ne peux m'empêcher de lui demander si ses grands-parents sont plutôt vélo ou course à pied.
Batumi, enfin, avec ses tours incroyables au bord de la Mer Noire. Je me promène une bonne heure le long de rues bordées de palmiers où les immeubles de la vieille ville sont bien plus rutilants que ceux de la capitale. On sent indéniablement l'air marin et cette douceur de vivre qui va avec. Ça me berce. Entre deux palmiers, une petite chapelle. Certains passants marquent l'arrêt et se signent devant la porte. J'aime ce pays où se signer dans la rue n'est pas synonyme de folie douce ! Un peu plus loin, la mer, le port et un gros pétrolier qui mouille à mi-distance sous le regard des cimes enneigées.
Retour horrible. Au salon de l'aéroport de Batumi, je me délecte du calme des lieux quand arrive sans prévenir la basse faune des quartiers huppés d'Istanbul. Je dois supporter les piaillements de trois pauvres filles aussi idiotes qu'elles semblaient se croire belles. Leurs mecs (ou leurs macs, c'est selon), parlaient bien fort en ricanant la bouche bien ouverte. Je ne supporte pas les nouveaux-riches. A bord, à défaut des issues, je me contente de places réduites avec voisin. Et a l'escale, je subis de plein fouet la tension d'un débarquement par bus. Je peste un peu (bah oui, si je prends l'avion, ce n'est pas pour prendre le bus, quoi !), teste dix minutes le salon Turkish Airlines avant d'entasser pour trois heures vingt encore ma carcasse transpirante dans un Airbus surdensifié. Bref, pour être tout à fait honnête, la concurrence ne m'aura qu'à moitié convaincu.
Carnet de vaccination Vietnam English translation pending
Bonsoir, je voulais savoir si il fallait obligatoirement avoir un carnet de vaccination lorsqu'on allait au Vietnam ? Je sais que certains vaccins sont conseillés mais non obligatoires tandis que d'autres semblent l'être. Y a t'il une vérification de tout cela ? Cordialement.
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ
Vendredi 25
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Carnet n° 68: Jérusalem & Tel Aviv / 1er - 4 juin 2016 English translation pending
Mercredi 1er juin
Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Carnet de voyage Jordanie 20/04/2016 - 1/05/2016 English translation pending
Bonjour
J’ai beaucoup utilisé les informations postées dans les forums de voyage pour la préparation de mon voyage alors je vais renvoyer l’ascenseur aux internautes en vous présentant ma récente expérience en Jordanie.
1 Ier jour vol international Alger / amman pris des billets 45000 DA équivalent de 500euro aller / retour non remboursable non échangeable. Arrivée la nuit à l’aéroport Queen Alia a 21 h 30.
Pour notre séjours on a prévu 4 nuitées a Madaba on réserve a MARIAM HOTEL qui ont arrangé notre transfert de l’aéroport pour 14 Dj prix imbattable on a du attendre a l’aéroport puisqu’il ya eu apparemment un malentendu sur le terminal d’arrivée . Heureusement que les agents d’informations de l’aéroport étaient super sympas ils nous ont donné des informations sur les sites d’intérêt avec des cartes touristiques et ils ont même appelé l’hôtel pour nous pour s’enquérir de notre transfert. Arrivée a l’hôtel vers environ 23h00 chambre propre et confortable, mais pas de minibar et télévision rudimentaire.
2ème jour ouadi moujib/ mer morte/ mont Nébo.
On a organisé cette excursion avec les taxis de l’hôtel, bien qu’on ai demandé un grand taxi pour 5 personnes ou un mini van il nous ont affrété 2 taxis sans doute c’est moins avantageux pour eux un mini van et on a du payé 55 DJ pour chaque taxi .
A ouadi moujib on a payé 21DJ pour l’entrée, on a voulu faire le siq trail. le niveau de la rivière était élevé et le débit important. Après avoir signé une décharge déclinant toute responsabilité vis-à-vis d’éventuel accidents les responsables nous conseil de rebrousser chemin en cas de difficulté insurmontable il nous ont même pas proposer les services d’un guide .effectivement on s’est arrêté a la première chute , j’ai du appliqué ma devise « pas de risque inutile » se casser la jambe le premier jour du voyage ne faisait pas parti de mes plans .
En suite direction mer morte, on a prévu d’aller faire un petit plongeon dans la plage privée des chalets d’ouadi moujib qui se situe en face du vister center de la réserve. mais devant l’inaccessibilité de la plage ( ponte très raide pour y accéder et pas de transat ni de chaises ) et vu qu’on été accompagné de nos parents sexagénaires avec des problèmes de mobilité on a changé d’avis et on a opté pour AMMAN TOURIST BEACH conseillé par notre chauffeur qui négocié pour nous l’entrée du complexe et le déjeuné ( buffet délicieux) à 30DJ par personne .
Retour a Madaba par la route panoramique de la mer morte et arrêt a mont Nébo entrée 2 Dj puis les chauffeurs nous arrête à la Storia un mini musée ou sont exposées des maquettes et des mannequins reflétant l’histoire et la vie quotidienne jordanienne .
3ème jour Le vendredi relaxations
Après une grâce mâtiné, destination la mosquée pour la prière de djoumoua . Puis l’après midi visite du centre ville de Madaba et de la ST GEORGE CHURCH pour voir la fameuse mosaïque. Shopping (produits de la mer morte et mosaïque) et enfin farniente au bord le la piscine de l’hôtel.
4éme jour JARESH /AJLUN/ AHL EL KAHEF taxi à 55 DJ
Départ tres tôt le matin direction ahl el kahef pour visiter la grotte des sept dormeurs ou on assiste a une petite visite guidée puis prière a la mosquée située au dessus.
En suite visite d’Ajlun et de son château fortifié on a eu la mal chance de la visiter el weekend car elle a été assaillie par une dizaine de bus scolaires et des enfants qui court et crient partout.
Déjeuner à Jaresh buffet à 10 DJ puis visite de la cité romaine qui est très bien conservée et très facile a visiter pas si grande que cela.
5ème jour la route des rois taxi 70 DJ
Départ ver 8 h du matin visite de Oum rasas site archéologique situé a 30 km au sud de Madaba en suite reprise de la route des rois avec un arrêt panoramique sur ouadi moujb puis la réserve de Dana , visite du château de KAREK , puis arrêt a mout’ ah petite ville située après Karek d’une importance historique islamique siège de la fameuse bataille et des mausolées et tombeaux des compagnons de notre prophète (SWS) .
Arrivé a Ouadi mousa vers 15h épuisé le temps de nous installé dans notre hôtel ( Valentine in ) très routard ressemblant beaucoup plus a une auberge de jeunesse avec une hygiène douteuse mais imbattable question prix 15 D J / nuit pour deux personne . Il est déjà 17 h pas question d’explorer Pétra aujourd’hui. Diner à l’hôtel buffet pour 5DJ acceptable.
6ème jour Pétra
Après le petit déjeuner on a pris la navette gratuite de l’hôtel qui nous dépose a l’entrée du site pour acheter les tickets d’entrée 1 DA pour (les nationalisés arabes passeport indispensable.)
On parcourt le siq , on s’émerveille devant el khazna « le trésor » qui baigne dans la lumière matinale le moment parfait pour la visiter . On monte vers le haut lieu du sacrifice et sur les conseils d’une copine qui a déjà visiter Pétra elle nous a recommande de boire que du thé chaud quand on a soif parce que ça désaltère mieux que les boissons fraiches , et c’est vraie .
On redescend de l’autre coté vers Ouadi farasa ou en se perd et contrairement a Dorothée qui doit suivre les pavées jaune on a suivi crottin des mulets qui nous a remis vite sur le bon chemin .
A midi on arrive a QUASER EL BINT pause déjeuner puis en entame la montée vers le monastère mais attention sans âne ni mulet. cela nous a pris environ 1 h 15 avec plusieurs arrêts thé shopping et papotage avec les bédouins surtout Selma qui nous offert un thé délicieux .
Arrivé la haut posant devant le monastère et puisqu’on été pas fatigué on a décidé de monté encore vers les points panoramiques.
Descente plus rapide et facile, il est 15 h on va explorer les tombeaux royaux, on termine la visite du site à 17 h pour prendre la navette gratuite de notre hôtel. Repos puis diner dans un restos pour essayer le fameux mancef .
7ème jour ouadi RUM taxi 40DJ arrangé par bédouin lifstyle camp le camp qu’on a choisi pour notre nuit dans le désert
On décide de prendre une excursion d’une demi-journée visitant les sites d’intérêt , puis le couché de soleil superbe un diner au feu de camp zareb , contemplation des étoiles et en se retire dans notre tente qui été confortable et propre . le prix 80 DJ pour deux personnes .
8ème jour Aqaba taxi 25 DJ
Installation dans notre hôtel : cedar hôtel qui été parfait et dont le personnel était très sympa spécialement Ahmed qui a tout organisé pour nous et qui nous a conseillé au mieux .
Repos et diner chez une famille jordanienne qui nous a fait la maklouba très bon
9ème jour excursions bateau 25 DJ / personne
Visites des coraux sur un bateaux au fond de verre avec explications par le guides sur le faune et la flore en suite snorkeling merveilleux et enfin déjeuner buffet au bérénice beach club.
10ème jour
Comme tout les vendredis grâce matinée puis prière a la mosquée , l’après midi taxi vers les plages du sud 15 DJ aller / retour pour faire encore du snorkeling coraux et poissons de toutes les couleurs accessible de la plage .
Le soir shoping et diner a el Chami parfait .11DJ pour deux personnes
11ème jour : AMMAN
On a prix le bus jet 7 DJ par personne 4 h de route, puis un taxi pour notre hôtel 5 DJ, Rafi hôtel bien situé au centre ville a coté des sites historique et propre mais Bruillant.,
12ème jour Amman / Alger
Taxi tôt le matin pour l’aéroport 20 DJ et dépense de nos dernier sous jordaniens dans le duety free achat des produits de la mer morte bonne affaire
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016 English translation pending
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1475 km en Sardaigne de Cagliari à Olbia en avril 2016
Carnet de voyage
07/04 de Bâle à Cagliari
Nous atterrissons à Cagliari après un vol d’1h30 depuis Bâle. Il est 20h30, il tombe quelques gouttes, nous prenons le train pour le centre ville (il n'y a que 2 stations). Un vent fort souffle en rafales. Piazza Matteotti, nous attendons le bus n° 8 mais devant la perspective d'attendre 15 mn, nous décidons d ' « escalader » à pied le trajet qui nous sépare de notre B&B situé dans le Castro donc sur un éperon qui domine la ville ! En 20 mn le trajet est effectué. La « Residenza kastrum » se trouve tout près de la cathédrale dans une ruelle étroite. Belle chambre avec tout le confort, au 3me étage (avec ascenseur) dominant la ville basse. Nous avons une petite faim et l'hôtelier, Michele, très sympa nous recommande l'hosteria del castello tout près de l'hôtel. Nous y dînerons d'un assortiment de charcuterie et de fromages locaux. J'ai toujours aimé ces premiers moments de découverte d'un nouvel endroit, d’un nouveau pays. C’est l'esprit en alerte, les sens en éveil que l’on prend possession de ce nouvel environnement.
08/04 Cagliari
Petit-déjeuner buffet copieux , salé et sucré. Dehors il y a du soleil et toujours du vent. Nous commençons par visiter la cathédrale toute proche qui donne sur cette belle place Palazzo entourée de plusieurs palais. La façade de la cathédrale est d'un très beau style pisan mais ne date que des années 1930 ! L'intérieur par contre est d'origine : on y voit de beaux autels baroques, deux belles chaires pisanes sculptées du XII me siècle, de belles fresques sur la nef, de beaux lions stylophores. La crypte est intéressante et abrite des tombeaux de la maison de Savoie. Les murs sont recouverts de sculptures en médaillons représentant des saints. Nous ressortons de la cathédrale et passons devant les palais construits de part et d'autre de l'église. Derrière, une terrasse domine la ville et offre un beau panorama en direction du sud-est. Nous remontons en direction du nord en empruntant les ruelles étroites et parallèles du Castro en longeant la torre di San Pancrazio puis sortons de la ville haute par l’une des portes fortifiées. En face de cette porte se trouve le musée archéologique, la référence pour tout ce qui a été trouvé ici comme objets préhistoriques et antiques. On retiendra les magnifiques bronzes coulés et travaillés à l'époque nuragique, les objets de l'époque phénicienne, punique et romaine. En sortant nous allons jeter un coup d'œil à l'amphithéâtre situé vers le nord. Nous prenons ensuite la route qui descend vers la mer en passant par les ruelles étroites du quartier de Stampace. C'est ensuite le moment de choisir un restaurant à notre goût, en tenant compte des avis du LP et du routard. Nous nous attablons finalement au restaurant Buongustaio, tout près de la via Roma. Un vieux serveur attentionné nous explique les subtilités de la carte : nous choisissons en entrée une salade de poulpe et de radice aromatisée au vinaigre balsamique, puis des spaghettis à la butarga (œufs de mulets fumés) et aux clovisses et des raviolis farcis au pecorino et à la pomme de terre: Bon choix, prix raisonnable. C'est étrange, en regardant par la fenêtre j'ai vu passer dans la rue un nombre important de jeunes africains comme s'il venait de descendre d'un bateau ou d'un bus ! Il est vrai que l'on en voit pas mal en ville surtout comme vendeurs à la sauvette. Nous repartons à pied en direction du vieux quartier à la recherche de l'ascenseur de la place Yenne, malheureusement il est en panne ! Il ne nous reste plus qu'à grimper jusqu'à la ville haute. Je ressors en fin de journée pour aller me balader en direction du port par la rue Carlo Felice. De beaux bâtiments de style classique s'étirent tout au long de la via Roma, des commerces chics et des restaurants en occupent le rez-de-chaussée. Je remonte en utilisant un autre ascenseur (en état de marche cette fois-ci!) qui me laisse tout près de la cathédrale côté est. Bel éclairage au soleil couchant.
09/04 de Cagliari à Domus de Maria A la gare, nous attrapons tout juste le train de 9h50, qui nous emmène en 10 mn à l'aéroport Elmas de Cagliari. Nous allons récupérer notre voiture chez Goldcar, subissons les avances commerciales insistantes de l'employée bien décidée à nous vendre le rachat de franchise que nous avons par ailleurs déjà acquis chez Autoescape. Nous récupérons une Peugeot 2008 neuve et partons en direction de la vieille église romane d'Uta. Le temps s'est un peu couvert et il tombe quelques gouttes en arrivant devant l'église. Heureusement ça ne durera pas et nous pourrons visiter cette petite chapelle romane toute dépouillée mais dont l'extérieur présente une belle frise de motifs divers sculptés. Nous repartons ensuite vers Pula longeant les marécages et les marais salants qui ceinturent Cagliari, on peut y voir de petits flamants roses le bec dans l'eau à la recherche de nourriture. Le site de Nora à côté de la station balnéaire de Pula est un site d'abord phénicien, puis punique et enfin romain : toutes ces civilisations se sont succédées et se sont « superposées. La visite guidée (audioguide en français) permet de parcourir le site et de voir les principales curiosités : thermes avec mosaïques, temple d'Esculape, maison patricienne, quartier commerçant, forum. On y trouve même un petit théâtre construit sous l'empire romain. La balade se clôt avec la visite de la tour défensive construite au temps de la domination espagnole sous Philippe II (il y en aurait près de 120 dans l’île) belle vue de là haut sur la côte et les environs. Nous continuons en direction de la ville de Chia toute proche et ses plages. Une belle balade répertoriée dans le Rother permet de découvrir de superbes plages de sable blanc et de belles vues sur la côte et les tours aragonaises régulièrement implantées pour communiquer et alerter de tout danger éventuel. Le chemin mène ensuite à un phare, d’où on peut voir au loin les fariglioni, petits pitons rocheux essaimés dans la mer. Le ciel bleu domine et le vent souffle en rafales. Retour à la voiture et départ pour notre hébergement à Domus de Maria tout proche à moins de 10 km. Nous sommes logés au B&B Andrew : accueil très sympathique. Le soir dînons chez Angelo, excellent restaurant réputé pour ses produits de la mer : Nous commandons une seule entrée de produits de la mer et deux risottos dei pescatori. Bien nous en a pris « l’ antipasti da mare » de copieuse et délicieuse : seiches à l'encre, crevettes, poulpes, filets de thon, carpaccio de saumon, rillettes de poissons, moules. Après une entrée aussi consistante le risotto du pêcheur a un peu de mal à passer, pourtant il est excellent.
10/04 de Domus de Maria à San Pietro
Depuis la ville de Chia nous suivons la petite route SP 71 vers le Nord : c’est la « route des douaniers » car elle longe souvent la côte au plus près. On y voit, totalement désertes à cette époque , de superbes plages de sable blanc dont l'horizon est barré par un promontoire rocheux qui porte à son sommet une tour espagnole ! Il fait un temps magnifique, le vent s'est un peu calmé et le ciel est tout bleu c'est vraiment un coin superbe et sauvage. Nous rejoignons la route principale et partons en direction de Tratalias pour y visiter une vieille église romane très belle avec de nombreuses sculptures extérieures. Le village abandonné dans les années 50 est en train d'être réhabilité dans une optique de valorisation touristique. Nous repartons vers la ville de Sant'Antioco toute proche. En nous promenant en ville nous avons la surprise de voir des habitants costumés d’habits multicolores revenir de la place centrale. On fête Sant'Antioco, le saint du village et patron de la Sardaigne. Des groupes folkloriques dansent sur la place centrale au son d’instruments tradition tout est fermé ! Je redescends vers la place principale où Monique m'attend, nous allons boire tous les deux un Spitz aperol (apéritif incontournable ici) sur la terrasse au soleil, c'est très agréable. Nous nous dirigeons ensuite vers le port pour prendre le ferry à destination de l'île de San Pietro. A 14h50 nous larguons les amarres (18,50 €) pour 30 mn de navigation jusqu'à Carlofote, capitale de l'île de San Pietro. Sur place notre logeuse, prévenue par téléphone nous attend pour nous conduire à l’appartement que nous avons loué à la campagne à Punta Nera au sud de Carloforte, dans une belle maison. Il est grand, la partie couchage est en mezzanine. Tout est propre, moderne et il s’ouvre sur une grande terrasse. En guise d’accueil la propriétaire nous a laissé de la pâtisserie et une petite bouteille de spumante. L'après-midi nous profiterons au maximum de la terrasse et du soleil, tout en essayant d'éviter un vent assez frais et tenace. Tout autour de nous c'est la campagne avec des vaches, des chevaux, des pâturages et des parcelles cultivées. Des maisons et des fermes isolées parsèment la campagne doucement vallonnée.
11/04 île de San Pietro Ce matin direction l'Ouest de l'île vers le cap Sandalo. Là nous nous garons sur le 1er parking et empruntons le chemin qui descend à un point de vue sur la Cala Fico et la mer. De la cabane de la LPO italienne le « sentiero verde » zigzague entre les roches volcaniques et offre de beaux points de vue sur les falaises environnantes où nichent des faucons et de nombreuses espèces d'oiseaux marins. Le chemin balisé d'une barre blanche et verte remonte au plus près des falaises et ramène un peu au-dessus du parking. Nous reprenons la voiture pour aller vers le 2me parking situé un peu plus loin. De là un chemin bétonné mène jusqu'à un mirador au-dessus de la Punta di Capo Rosso. Retour au parking d'où un autre sentier plus sommaire et balisé en rouge et blanc descend vers la plage de la Caletta. Ici aussi de nombreuses espèces d'oiseaux marins nichent et leurs nombreux cris à mesure que j'avance dans leurs domaines montrent que je ne suis pas le bienvenu ! Même type de paysage que précédemment. Retour à Carloforte distante de moins de 10 km. On se croirait dans un port grec, même avenue de bord de mer avec le port où arrivent les ferrys, de l'autre côté, bars et restaurants avec terrasses et nombreuses chaises prêtes à accueillir les clients, magasins de souvenirs avec cartes postales et accessoires pour la baignade. Il fait bon au soleil, et on pourrait se croire en été s’il n’y avait si peu de monde. La ville elle-même est très méditerranéenne avec ses petites ruelles étroites comme dans un souk et ses escaliers qui grimpent vers la ville haute. De petits commerces bordent les ruelles principales, les voitures ont du mal à circuler ici, par contre pour les vespas et les triporteurs pas de problème.
12/04 île de San Pietro
Aujourd’hui nous allons découvrir les quelques plages dignes d'intérêt du côté sud de l'île : une petite route étroite mène depuis la SP 104 à la belle plage de sable de la Bobba. Un chemin part ensuite à droite en direction de « le colonne » et longe les falaises et les fariglioni (pitons rocheux immergés). Belle balade assez courte, retour au parking. Nous continuons vers l'ouest jusqu' à la plage de la Conca, à laquelle on accède par un chemin qui serpente dans le maquis. Nous terminons notre périple par la plage de la Caletta, tout au bout de la route : plage de sable classique, un grand hôtel défigure un peu le paysage, c'est le premier exemple de bétonnage que nous voyons en Sardaigne. Nous repartons vers Carloforte et en profitons pour aller voir la côte nord vers la Tonnara (ancienne installation industrielle liée à la capture et transformation du thon) et la Cala Lunga : rien de particulier si ce n'est la Cala Lunga, longue ria encadrée par de hautes falaises.
13/04 de San Pietro à Portixeddu
Départ de San Pietro : A 11h le ferry lève les amarres pour 40 mn de navigation nous prenons la le route en direction de la ville d'Iglesias. Après nous être garés à l'entrée de la vieille ville, nous allons nous y promener, visitant le Dôme, les ruelles principales, les vieilles murailles aragonaises. Nous déjeunons dans un excellent restaurant, le « Gasebo medioeval », de spécialités de poissons comme les antipasti da mare, le couscous aux fruits de mer (réminiscence de l’influence tunisienne historique) ou le mérou aux petits légumes. Nous repartons en direction de Fluminimaggiore par une belle route qui sillonne sans arrêt en suivant le cours tortueux d'une rivière. Nous arrivons ensuite à Portixeddu et trouvons le B&B Armas de Dino assez facilement grâce au panneau indicateur. Notre studio est tout petit mais il donne sur un grand jardin planté d'oliviers et d'un néflier dont les fruits sont à point. Nous nous installons dans le jardin et profitons du hamac et de l'air frais.
14/04 Portiexeddu
Le beau temps aujourd’hui nous pousse à aller faire une balade du côté de Bruggeru depuis la spaggia Domestica quelques km plus au sud. Nous empruntons le début du sentier minier (bien indiqué et fléché) qui mène à Bruggeru : beaux points de vue sur la mer et les reliefs volcaniques tourmentés du secteur, le sentier, taillé par endroit dans la roche est une prouesse en lui-même. Comme d’habitude une « torre spagnola » monte la garde nichée sur son promontoire, la vue sur la côte y est superbe. Découverte maintenant du Nord en direction du village de Portixeddu et du capo Pecora. Du parking du Capo Pecora, un chemin fait le tour du cap : belle vue sur la côte, tant vers le nord que vers le sud. Beaucoup de chèvres et de moutons dans le secteur. Dernière balade sur la grande plage de sable de Portixeddu qui s'étire sur des km vers Buggeru. Deux pêcheurs ont installé leurs grandes cannes et attendent leurs frémissements prometteurs !
15/04 de Portixeddu à Rio la Sardo
Oh miracle, ciel uniformément bleu, petit-déjeuner dans le jardin. Nous quittons Dino et son sympathique cabanon pour aller vers la plage de dunes de Piscinas. Pour y arriver encore faut-il emprunter des routes puis des pistes de terre qui tortillonnent sans arrêt dans cette région montagneuse à souhait ! Nous voilà à Piscinas sur le parking terminal face à la grande plage de sable blanc. Nous démarrons la ballade (Rother n°46) en marchant sur l'ancienne voie de chemin de fer des mines du coin : quelques wagonnets sont là pour témoigner de cette époque révolue. Nous longeons la piste puis prenons le chemin vers la Marina de Arbus, un chemin mène ensuite au pied d'une grande dune qui domine le paysage, nous la gravissons puis aboutissons à un mirador de bois en piteux état. C’est assez étonnant de retrouver ici des dunes d’une aussi belle taille. Nous redescendons vers le chemin carrossable et passons un gué avant de redescendre le long de la rivière vers la mer. Il faut 1h30 pour faire la boucle jusqu'au parking. La mer est encore un peu fraîche mais elle sera bonne d'ici peu. Nous reprenons la voiture et remontons vers Ingurtosu pour continuer toujours par une route de montagne vers Arbus, village accroché à la montagne, puis Guspini Nous sommes maintenant dans une grande plaine fertile et nous nous approchons de Barumini et du fameux site nuragique. Nous ne serons que 2 couples de français pour suivre la guide parmi ces vestiges exceptionnels datés du XVe avant J.C. La guide est instructive et la visite impressionnante. Quel travail de titan pour extraire, transporter et assembler ces grosses pierres sur une hauteur de plus de 20 m avec des murs dont l'épaisseur dépasse les 6 m ! On en reste ébahi ! Nous repartons vers Riola Sardo où nous arrivons vers 16h30 toujours un peu difficile de trouver le studio dans ces ruelles étroites à sens unique aux places de parking inexistantes. Le studio donne sur un tout petit jardin attenant à la maison des propriétaires. Belle cuisine, lit-divan pour gagner de la place. Dîner dans le jardin, à l'ombre des citronniers.
16/04 de Rio la Sardo au Capo Mannu
Toujours du soleil, petit-déjeuner dans le jardin puis départ pour Oristano à 12 km de Riola Sardo. C'est une ville agréable, dont le centre piétonnier se visite facilement car tout est regroupé dans un périmètre restreint tout autour de la piazza Eleonora : le Duomo, la piazza Eleonora avec ses palais, sa statue d'Eleonora, la Jeanne d'Arc locale, les tours médiévales et quelques autres bâtiments. Il fait un beau soleil et les gens vaquent à leur occupation, la fréquentation des cafés en est une, prioritaire ! Dans l’après- midi, nous partons en voiture en direction du capo Mannu pour y faire la balade (n°41) indiquée dans le guide Rother. Le soleil tape fort et il n'y a pas de vent. Le sentier fait le tour du cap en partant de Porto Mandriola. Le maquis avec toutes ces fleurs, jaunes, bleues, rouges, mauves, est magnifique. Le sentier légèrement en hauteur domine la mer. Du haut des falaises qui plongent directement dans la mer on aperçoit de superbes criques rocheuses ou plus rarement sableuses. Les oiseaux marins, goélands, cormorans, poussent leurs cris stridents qui viennent troubler le silence. Peu de marcheurs à cette heure. Au bout de deux heures et 20 mn nous voilà de retour au parking.
17/04 de Riola Sardo à la péninsule de Sinis
Temps un peu voilé ce matin mais le soleil n'est pas loin. Nous reprenons la direction d'Oristano mais pour aller voir au sud de la ville la vieille basilique de Santa Giusta. C'est une basilique romane de style très pur avec un appareillage de pierres à la couleur très chaude surtout avec l'éclairage du matin. L'intérieur est sobre comme toujours dans ces églises anciennes, mais le déroulement de la messe dominicale ne nous permettra pas d'en jouir davantage. Nous repartons en direction de Cabras, ville spécialisée dans la confection de la butarga, mais ici aussi pour raison de repos dominical nous ne pourrons en acheter dans les échoppes fermées. Nous continuons vers la péninsule de Sinis pour faire la balade n° 42 du guide Rother celle du Capo San Marco. Nous ne sommes pas seuls, le parking à San Giovanni di Sinis est bien plein. Nous commençons par visiter la vieille église romane paléochrétienne de San Giovanni. Elle est massive, fortifiée, avec peu d'ouvertures construite avec de grosses pierres calcaires. L'intérieur est de même facture. Nous prenons le chemin qui mène au site archéologique de Tharros. C'est un site majeur qui remonte d'abord à l'époque nuragique, puis aux phéniciens, puis aux carthaginois et enfin aux romains. Si le site en lui-même n'est pas vraiment parlant, sa situation en bord de mer par contre, lui confère un attrait indéniable. Des chemins continuent après le site en direction de la péninsule vers des tours espagnoles jusqu'à un phare tout au bout. C'est dimanche et il y a du monde, soit des locaux qui profitent du dimanche pour s'aérer, aller à la plage ou au restaurant, soit des touristes venus en bus pour visiter ce site incontournable en Sardaigne. Nous allons ensuite voir la belle plage d'is Arutas, connue pour son sable particulier formé de tous petits galets réguliers. Retour à Riola Sardo.
18/04 de Riola Sardo à Bosa
En voulant prendre du gasoil à une station, je réalise que le litre est à 1,49 € soit 50% plus cher qu'en France alors que le brut vient encore de chuter ! Je m'abstiens pour cette fois ayant encore de quoi faire 250 km, on verra plus loin si c'est vraiment le prix ! Nous prenons la route de la montagne vers Santu Lissurgu, village de montagne perché à 500 m d'altitude. Petite ballade dans ses ruelles étroites, ses vieilles (pas tant que ça) églises, ses placettes, nous en profitons pour acheter les délicieuses pâtisseries du coin aux amandes : les raviolis di mandorla. La route serpente jusqu'à Cuglieri puis redescend vers Bosa où nous arrivons peu avant 13h. Difficile de trouver l'emplacement exact du B&B d'autant que le nom des ruelles n'est pas toujours indiqué. Finalement après avoir tourné en voiture et avoir demandé notre chemin nous nous garons dans la montée du château et faisons à pied le trajet jusqu'à la chambre. C'est un petit B&B tout en hauteur sur 3 étages avec une terrasse superbe qui domine le village la campagne et la mer au loin. Un peu plus tard nous descendons vers le centre de la vieille ville et la rue V.Emanuelle II. C'est une rue animée qui compte de nombreux magasins, bars et restaurants. Les autres rues parallèles sont très étroites et seuls y circulent les deux roues et quelques triporteurs typiquement italiens. La rue qui longe la rivière Temo est bordée de palmiers et de hautes maisons alors que de l'autre côté de la rivière se succèdent les anciens ateliers de tanneries progressivement transformés en boutiques et bars modernes.
19/04 Bosa
Ciel bleu pur, petit-déjeuner (compris dans le prix) servi par Giuseppe sur la terrasse. Vers 10h nous descendons en ville, c'est jour de marché et c’est toujours agréable d’y acheter des produits locaux. Balade dans l’après-midi vers Bosa marina, le quartier balnéaire de Bosa avec sa tour et sa plage de sable blanc. A 19h dîner au restaurant « Gamberro rosso » : entrée marine : salade de poulpes, crevettes et calamars, raviolis de lotte et seiches cuisinées à la myrte, puis petites pâtes locales (fregole) aux calamars, excellent de bout en bout.
20/04 de Bosa à Alghero
Départ pour Alghero par une belle route qui longe la côte tout du long offrant de beaux points de vue sur la mer. A Alghero, nous nous approchons au plus près de la via Ospedale où se trouve notre studio. Nous y déposons nos affaires et allons nous garer sur le grand parking gratuit du port. Le studio est bien aménagé avec tout le confort. Première découverte de la vieille ville et des remparts, d'emblée on est frappé par le grand nombre de touristes et de magasins de souvenirs qui se suivent les uns derrière les autres. Déjeuner de qualité sur les remparts au restaurant Angedras. Balade dans la ville « catalane » et le long des remparts.
21/04 d’Alghero au Capo Caccia
Temps un peu voilé ce matin. Nous partons vers le Capo Caccia en contournant la baie d'Alghero et de Porto Conte. Nous nous garons, au bout de la route juste avant les fameux 613 marches qui permettent de descendre jusqu'à la grotte de Neptune. Cet escalier vertigineux accroché sur des falaises verticales descend vers la grotte de Neptune dont l'entrée se trouve au niveau de la mer. N’étant pas venu pour la grotte mais pour la vue depuis les escaliers, je rebrousse chemin et remonte les 613 « marches positives » qui me ramènent jusqu'à la route. Nous nous arrêtons un peu plus bas au bar Dragunera pour emprunter un sentier jusqu'à une tour espagnole. Au retour nous ferons un petit détour pour voir Fertilia ville créée de toutes pièces par Mussolini pour fertiliser et bonifier la région : architecture carrée avec de grands blocs de maison dont le rez-de-chaussée est constitué par de grandes arches qui abritent les commerces. Retour à Alghero.
22/04 d'Alghero à Stintino
Soleil et quelques nuages. Nous récupérons notre voiture sur le port et partons vers Argentiera, ville fantôme minière dédiée à l'extraction de l'argent, située en bord de mer. Il reste de gros bâtiments en friche. C'est de là que démarre la rando n° 3 du guide Rother. Si le départ ne pose aucun problème, les choses se corsent quand le chemin carrossable fait place à un sentier à peine tracé qui se perd parmi les innombrables sentes formées par les chèvres (et elles ne manquent pas dans ce secteur) et comme il n'y a pas de balisage à part quelques cairns épars, la grimpette vers la Punta Argentiera se fait au petit bonheur la chance en essayant d'éviter les amas rocheux qui surplombent la mer et le maquis dense dans lequel on se déchire allègrement les mollets et les bras. Un semblant de sentier se dégage peu avant d'arriver à la Punta puis un bon chemin carrossable permet de rejoindre Argentiera. Durant la balade de nombreux points de vue offrent des échappées vers la côte déchiquetée et les falaises qui surplombent la mer. La balade aura duré 1h45mn. Nous reprenons la voiture pour aller à Stintino, petit port perdu sur la côte Nord-ouest peu avant le capo Falcone. Beau petit port niché le long d'une petite ria qui pénètre dans les terres. Quelques restos sur le boulevard maritime attirent les clients : le resto Skipper a l'air d'avoir du succès à voir les nombreux clients attablés. Nous faisons de même et nous nous attablons pour déjeuner de produits de la mer, comme d'habitude. Après cette pause bienvenue nous repartons vers la célèbre plage de Pelosa et le Capo Falcone. Belle plage de sable avec l'inévitable tour espagnole, quant au cap il est squatté par des résidences hôtelières privées.
23/04 D'Alghero à Castelsardo
Nous quittons Alghero, sous un ciel un peu gris et prenons la route en direction de Sassari. Notre premier arrêt est pour l'église romane de Sacargia près du village de Codronganios sur la route d'Olbia. Au moment d'y arriver un nuage se déleste de son poids en eau, première véritable pluie depuis notre arrivée en Sardaigne. Cela ne nous a pas empêchés de visiter cette belle église dont les décorations extérieures sont magnifiques avec entre autres cette fameuse vache qui a donné son nom à l'église. Nous continuons en direction d’Ardara pour voir une autre église romane réputée pour ses fresques et son retable peint en bois doré et relatant des épisodes de la vie du Christ. Par chance l'église va être ouverte grâce à un groupe de touristes qui vient de téléphoner au sacristain. Il est vrai que les fresques peintes sur les colonnes tout comme le grand retable sont magnifiques. Nous continuons en direction de Bizaccio où se trouve une autre église romane moins riche mais à l'architecture plus originale : une guide nous fait visiter l'intérieur. Pour terminer nous visitons les extérieurs des églises de Bulzy et de Tergu. Après être passé à Sedini, ville en partie troglodytique, nous arrivons à Castelsardo. Le vent violent a chassé les nuages et il fait de nouveau soleil. En attendant l'heure de récupérer notre chambre au b&b, nous allons faire un tour dans la vieille ville haute située contre le château tout en haut du rocher qui domine la mer. Castelsardo est Une petite ville fortifiée classique avec ses ruelles étroites en escaliers et ses maisons hautes qui empêchent le soleil d'atteindre le fond des ruelles. Pas mal de magasins de souvenirs et de boutiques d'artisanat révèlent le caractère touristique de Castelsardo., mais à cette saison c’est vraiment très calme.
24/04 de Castelsardo à Marazzino
Départ pour le village d'Aggius et la vallée de la lune située juste un peu avant : c'est une vallée encombrée de gros rochers arrondis par l'érosion. Aggius est construit dans ce décor particulier. Nous arrivons peu après à Marazzino, tout près de Santa Teresa di Gallura où est situé notre logement : nous avons loué un petit cabanon avec une grande terrasse qui donne sur un jardin. Nous déjeunons à l'intérieur, le vent est vraiment trop fort. Puis nous partons en voiture vers le Capo Testa. La mer y est déchainée et le vent violent qui vient de la mer pousse des vagues énormes qui déferlent en écume sur les côtes. Je pars faire le tour du Capo Testa en suivant plus ou moins à l'envers le parcours n° 5 du Rother. Par endroit le vent souffle en bourrasques si violentes que je dois me tenir aux rochers pour avancer. Les criques sont balayées par des vagues moussues toutes blanches. Les oiseaux se sont mis à l'abri. Si ce coin est naturellement sauvage il l’est d’autant plus aujourd’hui avec ce vent et cette mer déchaînée.
25/04 : les îles de la Maddalena
A Palau nous prenons le ferry pour l'archipel de la Maddalena. À 11h10 nous embarquons pour 15 mn de navigation (33€ AR 2 pax + voiture) pour l'île Maddalena. Pas mal de monde sur le bateau, il est vrai que c'est la fête nationale aujourd'hui et que les sardes sont de sortie pour profiter du soleil et des plages. Nous allons faire le tour de l'île nous arrêtant sur quelques plages : de petites criques miniatures ou des grandes plages de sable fin. Le paysage ressemble à celui vu déjà du côté de Santa Teresa di Gallura, c'est à dire la présence de gros rochers de granite de couleur rouge. Nous continuons notre balade en passant le pont pour aller sur l'île de Cabrera, ses pinèdes et ses petites criques abritées entre des amoncellements de rochers
26/04 de Santa Teresa di Gallura à Olbia
Temps mitigé, ciel chargé de gros nuages noirs mais il y a également pas mal de bleu, le vent se chargeant de faire alterner le chaud et le froid. Nous partons vers 9h30 en direction de Palau puis d’Arzachena pour aller voir le beau site nuragique « Lu coddu Ecchju » : c’est un impressionnant site funéraire très parlant avec ses monolithes dressés en arc de cercle. Un peu plus loin à 1 km on peut également visiter les ruines d’un village nuragique et d’une tour à la Prisgiona. Nous reprenons la route en direction de Puerto Cervo, avec quelque appréhension mais ayant du temps à perdre autant juger par soi-même. Effectivement c’est pas terrible, de loin ça parait joli avec cette unité architecturale de style méditerranéen mais de près on se croirait plutôt à Disneyland : ça sent le faux, le commercial à outrance et le pognon évidemment : les panneaux « Privata » « vidéosurveillance » sont légions, de même que les enseignes commerciales en anglais comme « contemporary art » « real estate » fleurent bon la jet set mondialisée. On fuit et on continue vers Olbia qui nous est apparu plus sympathique qu’attendu : Le beau soleil et le bon déjeuner pris près du port dans la rue Umberto y sont sûrement pour quelque chose. Décollage de l’aéroport d’Olbia à destination de Bâle pour un vol d’1h20mn, fin du voyage.
En guise de conclusion
Notre vision de la Sardaigne est fortement liée à la période hors saison (avril) où nous l'avons visitée. Plages désertes, parkings vides et gratuits sur les plages ou en ville, atmosphère calme, silencieuse, loin de l'image d’une Sardaigne estivale, remuante, bondée et bruyante. Et il est vrai que le printemps en méditerranée a beaucoup de charme avec une nature verte et fleurie. Cela dit, il existe bien deux Sardaigne, l’une très touristique, balnéaire, huppée vers le Nord, et l'autre plus authentique et sauvage dans le reste de l’île. Dans l'ensemble nous avons beaucoup apprécié les conditions d’hébergement : appartements modernes et récents, accueil très agréable de la part des employés ou propriétaires, prix honnêtes.
Budget total : 2300 €
avion AR Bâle – Cagliari, Olbia – Bâle : 120 € logement 19 nuits (moyenne 48€ par n.) 914 € restaurants, achats de nourriture 715 € transports (location auto, carburant, ferry) 420 € visites / divers /souvenirs 131 €
En résumé :
**Cagliari : vieille ville (dont le Duomo) à voir, musée archéologique incontournable avant de visiter les sites nuragiques **Chia et la balade vers le Cap Spartivento (belles plages de sable) *** île de San Pietro : ville de Carloforte, belles balades à faire le long de la côte, nombreuses plages de sable ** route du bord de mer entre Chia et Teulada **Iglesias : ville agréable dont le vieux centre ville *Portixeddu : petit hameau isolé au bout d'une longue plage de sable *** Su Nuragi (Barumini) site nuragique exceptionnel **Oristano : très beau centre ville médiéval *** péninsule de Sinis : Tharros (site antique) ruines peu parlantes, mais belle situation en bord de mer avec possibilité de balade sur la péninsule *Is Arutas : belle plage avec un sable un peu perlé **Bosa : ville photogénique accrochée sur sa colline sous la protection de son château médiéval ***Alghero : belle ville avec ses remparts, ses palais et églises ** Capo Caccia : les escaliers pour accéder à la grotte de Neptune, ** Stintino et la plage Pelosa *** Castelsardo : beau village perché sous son château *** églises romanes à l’est de Sassari (pour les amateurs) *** Capo Caccia : belle balade à faire entre les gros rochers granitiques et les plages ** îles de la Maddalena et de Caprera : beaux points de vue depuis la route, belles plages de sable ** Lu coddu Ecchju et Prisgiona : sites nuragiques
L’album de photos est visible ici :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/6282341063499652817?authkey=Gv1sRgCKWquOnA_qe47QE
Carnet de voyage
07/04 de Bâle à Cagliari
Nous atterrissons à Cagliari après un vol d’1h30 depuis Bâle. Il est 20h30, il tombe quelques gouttes, nous prenons le train pour le centre ville (il n'y a que 2 stations). Un vent fort souffle en rafales. Piazza Matteotti, nous attendons le bus n° 8 mais devant la perspective d'attendre 15 mn, nous décidons d ' « escalader » à pied le trajet qui nous sépare de notre B&B situé dans le Castro donc sur un éperon qui domine la ville ! En 20 mn le trajet est effectué. La « Residenza kastrum » se trouve tout près de la cathédrale dans une ruelle étroite. Belle chambre avec tout le confort, au 3me étage (avec ascenseur) dominant la ville basse. Nous avons une petite faim et l'hôtelier, Michele, très sympa nous recommande l'hosteria del castello tout près de l'hôtel. Nous y dînerons d'un assortiment de charcuterie et de fromages locaux. J'ai toujours aimé ces premiers moments de découverte d'un nouvel endroit, d’un nouveau pays. C’est l'esprit en alerte, les sens en éveil que l’on prend possession de ce nouvel environnement.
08/04 Cagliari
Petit-déjeuner buffet copieux , salé et sucré. Dehors il y a du soleil et toujours du vent. Nous commençons par visiter la cathédrale toute proche qui donne sur cette belle place Palazzo entourée de plusieurs palais. La façade de la cathédrale est d'un très beau style pisan mais ne date que des années 1930 ! L'intérieur par contre est d'origine : on y voit de beaux autels baroques, deux belles chaires pisanes sculptées du XII me siècle, de belles fresques sur la nef, de beaux lions stylophores. La crypte est intéressante et abrite des tombeaux de la maison de Savoie. Les murs sont recouverts de sculptures en médaillons représentant des saints. Nous ressortons de la cathédrale et passons devant les palais construits de part et d'autre de l'église. Derrière, une terrasse domine la ville et offre un beau panorama en direction du sud-est. Nous remontons en direction du nord en empruntant les ruelles étroites et parallèles du Castro en longeant la torre di San Pancrazio puis sortons de la ville haute par l’une des portes fortifiées. En face de cette porte se trouve le musée archéologique, la référence pour tout ce qui a été trouvé ici comme objets préhistoriques et antiques. On retiendra les magnifiques bronzes coulés et travaillés à l'époque nuragique, les objets de l'époque phénicienne, punique et romaine. En sortant nous allons jeter un coup d'œil à l'amphithéâtre situé vers le nord. Nous prenons ensuite la route qui descend vers la mer en passant par les ruelles étroites du quartier de Stampace. C'est ensuite le moment de choisir un restaurant à notre goût, en tenant compte des avis du LP et du routard. Nous nous attablons finalement au restaurant Buongustaio, tout près de la via Roma. Un vieux serveur attentionné nous explique les subtilités de la carte : nous choisissons en entrée une salade de poulpe et de radice aromatisée au vinaigre balsamique, puis des spaghettis à la butarga (œufs de mulets fumés) et aux clovisses et des raviolis farcis au pecorino et à la pomme de terre: Bon choix, prix raisonnable. C'est étrange, en regardant par la fenêtre j'ai vu passer dans la rue un nombre important de jeunes africains comme s'il venait de descendre d'un bateau ou d'un bus ! Il est vrai que l'on en voit pas mal en ville surtout comme vendeurs à la sauvette. Nous repartons à pied en direction du vieux quartier à la recherche de l'ascenseur de la place Yenne, malheureusement il est en panne ! Il ne nous reste plus qu'à grimper jusqu'à la ville haute. Je ressors en fin de journée pour aller me balader en direction du port par la rue Carlo Felice. De beaux bâtiments de style classique s'étirent tout au long de la via Roma, des commerces chics et des restaurants en occupent le rez-de-chaussée. Je remonte en utilisant un autre ascenseur (en état de marche cette fois-ci!) qui me laisse tout près de la cathédrale côté est. Bel éclairage au soleil couchant.
09/04 de Cagliari à Domus de Maria A la gare, nous attrapons tout juste le train de 9h50, qui nous emmène en 10 mn à l'aéroport Elmas de Cagliari. Nous allons récupérer notre voiture chez Goldcar, subissons les avances commerciales insistantes de l'employée bien décidée à nous vendre le rachat de franchise que nous avons par ailleurs déjà acquis chez Autoescape. Nous récupérons une Peugeot 2008 neuve et partons en direction de la vieille église romane d'Uta. Le temps s'est un peu couvert et il tombe quelques gouttes en arrivant devant l'église. Heureusement ça ne durera pas et nous pourrons visiter cette petite chapelle romane toute dépouillée mais dont l'extérieur présente une belle frise de motifs divers sculptés. Nous repartons ensuite vers Pula longeant les marécages et les marais salants qui ceinturent Cagliari, on peut y voir de petits flamants roses le bec dans l'eau à la recherche de nourriture. Le site de Nora à côté de la station balnéaire de Pula est un site d'abord phénicien, puis punique et enfin romain : toutes ces civilisations se sont succédées et se sont « superposées. La visite guidée (audioguide en français) permet de parcourir le site et de voir les principales curiosités : thermes avec mosaïques, temple d'Esculape, maison patricienne, quartier commerçant, forum. On y trouve même un petit théâtre construit sous l'empire romain. La balade se clôt avec la visite de la tour défensive construite au temps de la domination espagnole sous Philippe II (il y en aurait près de 120 dans l’île) belle vue de là haut sur la côte et les environs. Nous continuons en direction de la ville de Chia toute proche et ses plages. Une belle balade répertoriée dans le Rother permet de découvrir de superbes plages de sable blanc et de belles vues sur la côte et les tours aragonaises régulièrement implantées pour communiquer et alerter de tout danger éventuel. Le chemin mène ensuite à un phare, d’où on peut voir au loin les fariglioni, petits pitons rocheux essaimés dans la mer. Le ciel bleu domine et le vent souffle en rafales. Retour à la voiture et départ pour notre hébergement à Domus de Maria tout proche à moins de 10 km. Nous sommes logés au B&B Andrew : accueil très sympathique. Le soir dînons chez Angelo, excellent restaurant réputé pour ses produits de la mer : Nous commandons une seule entrée de produits de la mer et deux risottos dei pescatori. Bien nous en a pris « l’ antipasti da mare » de copieuse et délicieuse : seiches à l'encre, crevettes, poulpes, filets de thon, carpaccio de saumon, rillettes de poissons, moules. Après une entrée aussi consistante le risotto du pêcheur a un peu de mal à passer, pourtant il est excellent.
10/04 de Domus de Maria à San Pietro
Depuis la ville de Chia nous suivons la petite route SP 71 vers le Nord : c’est la « route des douaniers » car elle longe souvent la côte au plus près. On y voit, totalement désertes à cette époque , de superbes plages de sable blanc dont l'horizon est barré par un promontoire rocheux qui porte à son sommet une tour espagnole ! Il fait un temps magnifique, le vent s'est un peu calmé et le ciel est tout bleu c'est vraiment un coin superbe et sauvage. Nous rejoignons la route principale et partons en direction de Tratalias pour y visiter une vieille église romane très belle avec de nombreuses sculptures extérieures. Le village abandonné dans les années 50 est en train d'être réhabilité dans une optique de valorisation touristique. Nous repartons vers la ville de Sant'Antioco toute proche. En nous promenant en ville nous avons la surprise de voir des habitants costumés d’habits multicolores revenir de la place centrale. On fête Sant'Antioco, le saint du village et patron de la Sardaigne. Des groupes folkloriques dansent sur la place centrale au son d’instruments tradition tout est fermé ! Je redescends vers la place principale où Monique m'attend, nous allons boire tous les deux un Spitz aperol (apéritif incontournable ici) sur la terrasse au soleil, c'est très agréable. Nous nous dirigeons ensuite vers le port pour prendre le ferry à destination de l'île de San Pietro. A 14h50 nous larguons les amarres (18,50 €) pour 30 mn de navigation jusqu'à Carlofote, capitale de l'île de San Pietro. Sur place notre logeuse, prévenue par téléphone nous attend pour nous conduire à l’appartement que nous avons loué à la campagne à Punta Nera au sud de Carloforte, dans une belle maison. Il est grand, la partie couchage est en mezzanine. Tout est propre, moderne et il s’ouvre sur une grande terrasse. En guise d’accueil la propriétaire nous a laissé de la pâtisserie et une petite bouteille de spumante. L'après-midi nous profiterons au maximum de la terrasse et du soleil, tout en essayant d'éviter un vent assez frais et tenace. Tout autour de nous c'est la campagne avec des vaches, des chevaux, des pâturages et des parcelles cultivées. Des maisons et des fermes isolées parsèment la campagne doucement vallonnée.
11/04 île de San Pietro Ce matin direction l'Ouest de l'île vers le cap Sandalo. Là nous nous garons sur le 1er parking et empruntons le chemin qui descend à un point de vue sur la Cala Fico et la mer. De la cabane de la LPO italienne le « sentiero verde » zigzague entre les roches volcaniques et offre de beaux points de vue sur les falaises environnantes où nichent des faucons et de nombreuses espèces d'oiseaux marins. Le chemin balisé d'une barre blanche et verte remonte au plus près des falaises et ramène un peu au-dessus du parking. Nous reprenons la voiture pour aller vers le 2me parking situé un peu plus loin. De là un chemin bétonné mène jusqu'à un mirador au-dessus de la Punta di Capo Rosso. Retour au parking d'où un autre sentier plus sommaire et balisé en rouge et blanc descend vers la plage de la Caletta. Ici aussi de nombreuses espèces d'oiseaux marins nichent et leurs nombreux cris à mesure que j'avance dans leurs domaines montrent que je ne suis pas le bienvenu ! Même type de paysage que précédemment. Retour à Carloforte distante de moins de 10 km. On se croirait dans un port grec, même avenue de bord de mer avec le port où arrivent les ferrys, de l'autre côté, bars et restaurants avec terrasses et nombreuses chaises prêtes à accueillir les clients, magasins de souvenirs avec cartes postales et accessoires pour la baignade. Il fait bon au soleil, et on pourrait se croire en été s’il n’y avait si peu de monde. La ville elle-même est très méditerranéenne avec ses petites ruelles étroites comme dans un souk et ses escaliers qui grimpent vers la ville haute. De petits commerces bordent les ruelles principales, les voitures ont du mal à circuler ici, par contre pour les vespas et les triporteurs pas de problème.
12/04 île de San Pietro
Aujourd’hui nous allons découvrir les quelques plages dignes d'intérêt du côté sud de l'île : une petite route étroite mène depuis la SP 104 à la belle plage de sable de la Bobba. Un chemin part ensuite à droite en direction de « le colonne » et longe les falaises et les fariglioni (pitons rocheux immergés). Belle balade assez courte, retour au parking. Nous continuons vers l'ouest jusqu' à la plage de la Conca, à laquelle on accède par un chemin qui serpente dans le maquis. Nous terminons notre périple par la plage de la Caletta, tout au bout de la route : plage de sable classique, un grand hôtel défigure un peu le paysage, c'est le premier exemple de bétonnage que nous voyons en Sardaigne. Nous repartons vers Carloforte et en profitons pour aller voir la côte nord vers la Tonnara (ancienne installation industrielle liée à la capture et transformation du thon) et la Cala Lunga : rien de particulier si ce n'est la Cala Lunga, longue ria encadrée par de hautes falaises.
13/04 de San Pietro à Portixeddu
Départ de San Pietro : A 11h le ferry lève les amarres pour 40 mn de navigation nous prenons la le route en direction de la ville d'Iglesias. Après nous être garés à l'entrée de la vieille ville, nous allons nous y promener, visitant le Dôme, les ruelles principales, les vieilles murailles aragonaises. Nous déjeunons dans un excellent restaurant, le « Gasebo medioeval », de spécialités de poissons comme les antipasti da mare, le couscous aux fruits de mer (réminiscence de l’influence tunisienne historique) ou le mérou aux petits légumes. Nous repartons en direction de Fluminimaggiore par une belle route qui sillonne sans arrêt en suivant le cours tortueux d'une rivière. Nous arrivons ensuite à Portixeddu et trouvons le B&B Armas de Dino assez facilement grâce au panneau indicateur. Notre studio est tout petit mais il donne sur un grand jardin planté d'oliviers et d'un néflier dont les fruits sont à point. Nous nous installons dans le jardin et profitons du hamac et de l'air frais.
14/04 Portiexeddu
Le beau temps aujourd’hui nous pousse à aller faire une balade du côté de Bruggeru depuis la spaggia Domestica quelques km plus au sud. Nous empruntons le début du sentier minier (bien indiqué et fléché) qui mène à Bruggeru : beaux points de vue sur la mer et les reliefs volcaniques tourmentés du secteur, le sentier, taillé par endroit dans la roche est une prouesse en lui-même. Comme d’habitude une « torre spagnola » monte la garde nichée sur son promontoire, la vue sur la côte y est superbe. Découverte maintenant du Nord en direction du village de Portixeddu et du capo Pecora. Du parking du Capo Pecora, un chemin fait le tour du cap : belle vue sur la côte, tant vers le nord que vers le sud. Beaucoup de chèvres et de moutons dans le secteur. Dernière balade sur la grande plage de sable de Portixeddu qui s'étire sur des km vers Buggeru. Deux pêcheurs ont installé leurs grandes cannes et attendent leurs frémissements prometteurs !
15/04 de Portixeddu à Rio la Sardo
Oh miracle, ciel uniformément bleu, petit-déjeuner dans le jardin. Nous quittons Dino et son sympathique cabanon pour aller vers la plage de dunes de Piscinas. Pour y arriver encore faut-il emprunter des routes puis des pistes de terre qui tortillonnent sans arrêt dans cette région montagneuse à souhait ! Nous voilà à Piscinas sur le parking terminal face à la grande plage de sable blanc. Nous démarrons la ballade (Rother n°46) en marchant sur l'ancienne voie de chemin de fer des mines du coin : quelques wagonnets sont là pour témoigner de cette époque révolue. Nous longeons la piste puis prenons le chemin vers la Marina de Arbus, un chemin mène ensuite au pied d'une grande dune qui domine le paysage, nous la gravissons puis aboutissons à un mirador de bois en piteux état. C’est assez étonnant de retrouver ici des dunes d’une aussi belle taille. Nous redescendons vers le chemin carrossable et passons un gué avant de redescendre le long de la rivière vers la mer. Il faut 1h30 pour faire la boucle jusqu'au parking. La mer est encore un peu fraîche mais elle sera bonne d'ici peu. Nous reprenons la voiture et remontons vers Ingurtosu pour continuer toujours par une route de montagne vers Arbus, village accroché à la montagne, puis Guspini Nous sommes maintenant dans une grande plaine fertile et nous nous approchons de Barumini et du fameux site nuragique. Nous ne serons que 2 couples de français pour suivre la guide parmi ces vestiges exceptionnels datés du XVe avant J.C. La guide est instructive et la visite impressionnante. Quel travail de titan pour extraire, transporter et assembler ces grosses pierres sur une hauteur de plus de 20 m avec des murs dont l'épaisseur dépasse les 6 m ! On en reste ébahi ! Nous repartons vers Riola Sardo où nous arrivons vers 16h30 toujours un peu difficile de trouver le studio dans ces ruelles étroites à sens unique aux places de parking inexistantes. Le studio donne sur un tout petit jardin attenant à la maison des propriétaires. Belle cuisine, lit-divan pour gagner de la place. Dîner dans le jardin, à l'ombre des citronniers.
16/04 de Rio la Sardo au Capo Mannu
Toujours du soleil, petit-déjeuner dans le jardin puis départ pour Oristano à 12 km de Riola Sardo. C'est une ville agréable, dont le centre piétonnier se visite facilement car tout est regroupé dans un périmètre restreint tout autour de la piazza Eleonora : le Duomo, la piazza Eleonora avec ses palais, sa statue d'Eleonora, la Jeanne d'Arc locale, les tours médiévales et quelques autres bâtiments. Il fait un beau soleil et les gens vaquent à leur occupation, la fréquentation des cafés en est une, prioritaire ! Dans l’après- midi, nous partons en voiture en direction du capo Mannu pour y faire la balade (n°41) indiquée dans le guide Rother. Le soleil tape fort et il n'y a pas de vent. Le sentier fait le tour du cap en partant de Porto Mandriola. Le maquis avec toutes ces fleurs, jaunes, bleues, rouges, mauves, est magnifique. Le sentier légèrement en hauteur domine la mer. Du haut des falaises qui plongent directement dans la mer on aperçoit de superbes criques rocheuses ou plus rarement sableuses. Les oiseaux marins, goélands, cormorans, poussent leurs cris stridents qui viennent troubler le silence. Peu de marcheurs à cette heure. Au bout de deux heures et 20 mn nous voilà de retour au parking.
17/04 de Riola Sardo à la péninsule de Sinis
Temps un peu voilé ce matin mais le soleil n'est pas loin. Nous reprenons la direction d'Oristano mais pour aller voir au sud de la ville la vieille basilique de Santa Giusta. C'est une basilique romane de style très pur avec un appareillage de pierres à la couleur très chaude surtout avec l'éclairage du matin. L'intérieur est sobre comme toujours dans ces églises anciennes, mais le déroulement de la messe dominicale ne nous permettra pas d'en jouir davantage. Nous repartons en direction de Cabras, ville spécialisée dans la confection de la butarga, mais ici aussi pour raison de repos dominical nous ne pourrons en acheter dans les échoppes fermées. Nous continuons vers la péninsule de Sinis pour faire la balade n° 42 du guide Rother celle du Capo San Marco. Nous ne sommes pas seuls, le parking à San Giovanni di Sinis est bien plein. Nous commençons par visiter la vieille église romane paléochrétienne de San Giovanni. Elle est massive, fortifiée, avec peu d'ouvertures construite avec de grosses pierres calcaires. L'intérieur est de même facture. Nous prenons le chemin qui mène au site archéologique de Tharros. C'est un site majeur qui remonte d'abord à l'époque nuragique, puis aux phéniciens, puis aux carthaginois et enfin aux romains. Si le site en lui-même n'est pas vraiment parlant, sa situation en bord de mer par contre, lui confère un attrait indéniable. Des chemins continuent après le site en direction de la péninsule vers des tours espagnoles jusqu'à un phare tout au bout. C'est dimanche et il y a du monde, soit des locaux qui profitent du dimanche pour s'aérer, aller à la plage ou au restaurant, soit des touristes venus en bus pour visiter ce site incontournable en Sardaigne. Nous allons ensuite voir la belle plage d'is Arutas, connue pour son sable particulier formé de tous petits galets réguliers. Retour à Riola Sardo.
18/04 de Riola Sardo à Bosa
En voulant prendre du gasoil à une station, je réalise que le litre est à 1,49 € soit 50% plus cher qu'en France alors que le brut vient encore de chuter ! Je m'abstiens pour cette fois ayant encore de quoi faire 250 km, on verra plus loin si c'est vraiment le prix ! Nous prenons la route de la montagne vers Santu Lissurgu, village de montagne perché à 500 m d'altitude. Petite ballade dans ses ruelles étroites, ses vieilles (pas tant que ça) églises, ses placettes, nous en profitons pour acheter les délicieuses pâtisseries du coin aux amandes : les raviolis di mandorla. La route serpente jusqu'à Cuglieri puis redescend vers Bosa où nous arrivons peu avant 13h. Difficile de trouver l'emplacement exact du B&B d'autant que le nom des ruelles n'est pas toujours indiqué. Finalement après avoir tourné en voiture et avoir demandé notre chemin nous nous garons dans la montée du château et faisons à pied le trajet jusqu'à la chambre. C'est un petit B&B tout en hauteur sur 3 étages avec une terrasse superbe qui domine le village la campagne et la mer au loin. Un peu plus tard nous descendons vers le centre de la vieille ville et la rue V.Emanuelle II. C'est une rue animée qui compte de nombreux magasins, bars et restaurants. Les autres rues parallèles sont très étroites et seuls y circulent les deux roues et quelques triporteurs typiquement italiens. La rue qui longe la rivière Temo est bordée de palmiers et de hautes maisons alors que de l'autre côté de la rivière se succèdent les anciens ateliers de tanneries progressivement transformés en boutiques et bars modernes.
19/04 Bosa
Ciel bleu pur, petit-déjeuner (compris dans le prix) servi par Giuseppe sur la terrasse. Vers 10h nous descendons en ville, c'est jour de marché et c’est toujours agréable d’y acheter des produits locaux. Balade dans l’après-midi vers Bosa marina, le quartier balnéaire de Bosa avec sa tour et sa plage de sable blanc. A 19h dîner au restaurant « Gamberro rosso » : entrée marine : salade de poulpes, crevettes et calamars, raviolis de lotte et seiches cuisinées à la myrte, puis petites pâtes locales (fregole) aux calamars, excellent de bout en bout.
20/04 de Bosa à Alghero
Départ pour Alghero par une belle route qui longe la côte tout du long offrant de beaux points de vue sur la mer. A Alghero, nous nous approchons au plus près de la via Ospedale où se trouve notre studio. Nous y déposons nos affaires et allons nous garer sur le grand parking gratuit du port. Le studio est bien aménagé avec tout le confort. Première découverte de la vieille ville et des remparts, d'emblée on est frappé par le grand nombre de touristes et de magasins de souvenirs qui se suivent les uns derrière les autres. Déjeuner de qualité sur les remparts au restaurant Angedras. Balade dans la ville « catalane » et le long des remparts.
21/04 d’Alghero au Capo Caccia
Temps un peu voilé ce matin. Nous partons vers le Capo Caccia en contournant la baie d'Alghero et de Porto Conte. Nous nous garons, au bout de la route juste avant les fameux 613 marches qui permettent de descendre jusqu'à la grotte de Neptune. Cet escalier vertigineux accroché sur des falaises verticales descend vers la grotte de Neptune dont l'entrée se trouve au niveau de la mer. N’étant pas venu pour la grotte mais pour la vue depuis les escaliers, je rebrousse chemin et remonte les 613 « marches positives » qui me ramènent jusqu'à la route. Nous nous arrêtons un peu plus bas au bar Dragunera pour emprunter un sentier jusqu'à une tour espagnole. Au retour nous ferons un petit détour pour voir Fertilia ville créée de toutes pièces par Mussolini pour fertiliser et bonifier la région : architecture carrée avec de grands blocs de maison dont le rez-de-chaussée est constitué par de grandes arches qui abritent les commerces. Retour à Alghero.
22/04 d'Alghero à Stintino
Soleil et quelques nuages. Nous récupérons notre voiture sur le port et partons vers Argentiera, ville fantôme minière dédiée à l'extraction de l'argent, située en bord de mer. Il reste de gros bâtiments en friche. C'est de là que démarre la rando n° 3 du guide Rother. Si le départ ne pose aucun problème, les choses se corsent quand le chemin carrossable fait place à un sentier à peine tracé qui se perd parmi les innombrables sentes formées par les chèvres (et elles ne manquent pas dans ce secteur) et comme il n'y a pas de balisage à part quelques cairns épars, la grimpette vers la Punta Argentiera se fait au petit bonheur la chance en essayant d'éviter les amas rocheux qui surplombent la mer et le maquis dense dans lequel on se déchire allègrement les mollets et les bras. Un semblant de sentier se dégage peu avant d'arriver à la Punta puis un bon chemin carrossable permet de rejoindre Argentiera. Durant la balade de nombreux points de vue offrent des échappées vers la côte déchiquetée et les falaises qui surplombent la mer. La balade aura duré 1h45mn. Nous reprenons la voiture pour aller à Stintino, petit port perdu sur la côte Nord-ouest peu avant le capo Falcone. Beau petit port niché le long d'une petite ria qui pénètre dans les terres. Quelques restos sur le boulevard maritime attirent les clients : le resto Skipper a l'air d'avoir du succès à voir les nombreux clients attablés. Nous faisons de même et nous nous attablons pour déjeuner de produits de la mer, comme d'habitude. Après cette pause bienvenue nous repartons vers la célèbre plage de Pelosa et le Capo Falcone. Belle plage de sable avec l'inévitable tour espagnole, quant au cap il est squatté par des résidences hôtelières privées.
23/04 D'Alghero à Castelsardo
Nous quittons Alghero, sous un ciel un peu gris et prenons la route en direction de Sassari. Notre premier arrêt est pour l'église romane de Sacargia près du village de Codronganios sur la route d'Olbia. Au moment d'y arriver un nuage se déleste de son poids en eau, première véritable pluie depuis notre arrivée en Sardaigne. Cela ne nous a pas empêchés de visiter cette belle église dont les décorations extérieures sont magnifiques avec entre autres cette fameuse vache qui a donné son nom à l'église. Nous continuons en direction d’Ardara pour voir une autre église romane réputée pour ses fresques et son retable peint en bois doré et relatant des épisodes de la vie du Christ. Par chance l'église va être ouverte grâce à un groupe de touristes qui vient de téléphoner au sacristain. Il est vrai que les fresques peintes sur les colonnes tout comme le grand retable sont magnifiques. Nous continuons en direction de Bizaccio où se trouve une autre église romane moins riche mais à l'architecture plus originale : une guide nous fait visiter l'intérieur. Pour terminer nous visitons les extérieurs des églises de Bulzy et de Tergu. Après être passé à Sedini, ville en partie troglodytique, nous arrivons à Castelsardo. Le vent violent a chassé les nuages et il fait de nouveau soleil. En attendant l'heure de récupérer notre chambre au b&b, nous allons faire un tour dans la vieille ville haute située contre le château tout en haut du rocher qui domine la mer. Castelsardo est Une petite ville fortifiée classique avec ses ruelles étroites en escaliers et ses maisons hautes qui empêchent le soleil d'atteindre le fond des ruelles. Pas mal de magasins de souvenirs et de boutiques d'artisanat révèlent le caractère touristique de Castelsardo., mais à cette saison c’est vraiment très calme.
24/04 de Castelsardo à Marazzino
Départ pour le village d'Aggius et la vallée de la lune située juste un peu avant : c'est une vallée encombrée de gros rochers arrondis par l'érosion. Aggius est construit dans ce décor particulier. Nous arrivons peu après à Marazzino, tout près de Santa Teresa di Gallura où est situé notre logement : nous avons loué un petit cabanon avec une grande terrasse qui donne sur un jardin. Nous déjeunons à l'intérieur, le vent est vraiment trop fort. Puis nous partons en voiture vers le Capo Testa. La mer y est déchainée et le vent violent qui vient de la mer pousse des vagues énormes qui déferlent en écume sur les côtes. Je pars faire le tour du Capo Testa en suivant plus ou moins à l'envers le parcours n° 5 du Rother. Par endroit le vent souffle en bourrasques si violentes que je dois me tenir aux rochers pour avancer. Les criques sont balayées par des vagues moussues toutes blanches. Les oiseaux se sont mis à l'abri. Si ce coin est naturellement sauvage il l’est d’autant plus aujourd’hui avec ce vent et cette mer déchaînée.
25/04 : les îles de la Maddalena
A Palau nous prenons le ferry pour l'archipel de la Maddalena. À 11h10 nous embarquons pour 15 mn de navigation (33€ AR 2 pax + voiture) pour l'île Maddalena. Pas mal de monde sur le bateau, il est vrai que c'est la fête nationale aujourd'hui et que les sardes sont de sortie pour profiter du soleil et des plages. Nous allons faire le tour de l'île nous arrêtant sur quelques plages : de petites criques miniatures ou des grandes plages de sable fin. Le paysage ressemble à celui vu déjà du côté de Santa Teresa di Gallura, c'est à dire la présence de gros rochers de granite de couleur rouge. Nous continuons notre balade en passant le pont pour aller sur l'île de Cabrera, ses pinèdes et ses petites criques abritées entre des amoncellements de rochers
26/04 de Santa Teresa di Gallura à Olbia
Temps mitigé, ciel chargé de gros nuages noirs mais il y a également pas mal de bleu, le vent se chargeant de faire alterner le chaud et le froid. Nous partons vers 9h30 en direction de Palau puis d’Arzachena pour aller voir le beau site nuragique « Lu coddu Ecchju » : c’est un impressionnant site funéraire très parlant avec ses monolithes dressés en arc de cercle. Un peu plus loin à 1 km on peut également visiter les ruines d’un village nuragique et d’une tour à la Prisgiona. Nous reprenons la route en direction de Puerto Cervo, avec quelque appréhension mais ayant du temps à perdre autant juger par soi-même. Effectivement c’est pas terrible, de loin ça parait joli avec cette unité architecturale de style méditerranéen mais de près on se croirait plutôt à Disneyland : ça sent le faux, le commercial à outrance et le pognon évidemment : les panneaux « Privata » « vidéosurveillance » sont légions, de même que les enseignes commerciales en anglais comme « contemporary art » « real estate » fleurent bon la jet set mondialisée. On fuit et on continue vers Olbia qui nous est apparu plus sympathique qu’attendu : Le beau soleil et le bon déjeuner pris près du port dans la rue Umberto y sont sûrement pour quelque chose. Décollage de l’aéroport d’Olbia à destination de Bâle pour un vol d’1h20mn, fin du voyage.
En guise de conclusion
Notre vision de la Sardaigne est fortement liée à la période hors saison (avril) où nous l'avons visitée. Plages désertes, parkings vides et gratuits sur les plages ou en ville, atmosphère calme, silencieuse, loin de l'image d’une Sardaigne estivale, remuante, bondée et bruyante. Et il est vrai que le printemps en méditerranée a beaucoup de charme avec une nature verte et fleurie. Cela dit, il existe bien deux Sardaigne, l’une très touristique, balnéaire, huppée vers le Nord, et l'autre plus authentique et sauvage dans le reste de l’île. Dans l'ensemble nous avons beaucoup apprécié les conditions d’hébergement : appartements modernes et récents, accueil très agréable de la part des employés ou propriétaires, prix honnêtes.
Budget total : 2300 €
avion AR Bâle – Cagliari, Olbia – Bâle : 120 € logement 19 nuits (moyenne 48€ par n.) 914 € restaurants, achats de nourriture 715 € transports (location auto, carburant, ferry) 420 € visites / divers /souvenirs 131 €
En résumé :
**Cagliari : vieille ville (dont le Duomo) à voir, musée archéologique incontournable avant de visiter les sites nuragiques **Chia et la balade vers le Cap Spartivento (belles plages de sable) *** île de San Pietro : ville de Carloforte, belles balades à faire le long de la côte, nombreuses plages de sable ** route du bord de mer entre Chia et Teulada **Iglesias : ville agréable dont le vieux centre ville *Portixeddu : petit hameau isolé au bout d'une longue plage de sable *** Su Nuragi (Barumini) site nuragique exceptionnel **Oristano : très beau centre ville médiéval *** péninsule de Sinis : Tharros (site antique) ruines peu parlantes, mais belle situation en bord de mer avec possibilité de balade sur la péninsule *Is Arutas : belle plage avec un sable un peu perlé **Bosa : ville photogénique accrochée sur sa colline sous la protection de son château médiéval ***Alghero : belle ville avec ses remparts, ses palais et églises ** Capo Caccia : les escaliers pour accéder à la grotte de Neptune, ** Stintino et la plage Pelosa *** Castelsardo : beau village perché sous son château *** églises romanes à l’est de Sassari (pour les amateurs) *** Capo Caccia : belle balade à faire entre les gros rochers granitiques et les plages ** îles de la Maddalena et de Caprera : beaux points de vue depuis la route, belles plages de sable ** Lu coddu Ecchju et Prisgiona : sites nuragiques
L’album de photos est visible ici :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/6282341063499652817?authkey=Gv1sRgCKWquOnA_qe47QE
Carnet de voyage à Saint-Pétersbourg English translation pending
Carnet de voyage Saint-Pétersbourg
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Carnet de voyage sur Ouvéa English translation pending
Bonsoir,
Voici une destination qui n'est pas régulièrement abordée dans le forum et qui pourtant est pleine de charmes : Ouvéa, encore dénommée "l'île la plus proche du Paradis".
J'ai eu l'occasion de me rendre sur cette île de la Nouvelle Calédonie à plusieurs reprises pour raisons personnelles ou professionnelles. A l'issue d'un séjour réalisé en janvier 2016, je vous propose quelques informations agrémentées de photos et d'une vidéo sur mon site iciouailleurs.fr.
Que vous ayez prochainement prévu un déplacement ou tout simplement pour profiter de quelques paysages ou d'une autre culture, j'espère que cette page vous conviendra.
Maouh
Voici une destination qui n'est pas régulièrement abordée dans le forum et qui pourtant est pleine de charmes : Ouvéa, encore dénommée "l'île la plus proche du Paradis".
J'ai eu l'occasion de me rendre sur cette île de la Nouvelle Calédonie à plusieurs reprises pour raisons personnelles ou professionnelles. A l'issue d'un séjour réalisé en janvier 2016, je vous propose quelques informations agrémentées de photos et d'une vidéo sur mon site iciouailleurs.fr.
Que vous ayez prochainement prévu un déplacement ou tout simplement pour profiter de quelques paysages ou d'une autre culture, j'espère que cette page vous conviendra.
Maouh
Carnet d'une croisière Caraïbes / transatlantique en 31 jours sur Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous,
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.

Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?
Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.
· Pourquoi cette croisière ?
Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.
Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.
En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.
Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.
La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à
- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)
La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise
Ce programme nous a immédiatement séduits…
Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.
Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.
Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.
Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.
· Notre réservation
En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.
Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).
1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …
Eh ben non, … c’est possible !!!
Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.
Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.
· Nos réservations accessoires
Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.
· La préparation
Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».
Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …
· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)
Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.
Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.
Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.
Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.
Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …




La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.
La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.
A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.
Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.
Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.
Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.
Voila pour la toute première partie de ce récit ….
Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :
La vie à bord et son fonctionnement
- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale
Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité
Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord
Bilan final
- Bilan global - Appréciation finale
Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…
Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.
Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….
Joseph
Carnet Afrique du Sud: De Jo'bourg à Cape Town en un mois English translation pending
Bonjour à tous
Voilà ce qu'il me manquait pour attaquer ce carnet : Un beau dimanche de pluie en février .... Hier une journée splendide passée sur les pistes des Gets, le soleil et la neige fraîche ont réchauffé l'âme et les muscles ... Aujourd'hui, pluie et grisaille incite à se replonger dans la chaleur du Bush, dans les vagues de Kosy bay ou dans les vents du Cap ...
Je n'ai pas l'âme d'un écrivain, alors nous parcourerons ce carnet de manière chronologique , day by day, au fil du temps que je pourrais y consacrer ... Je ne prétends pas détenir la vérité ( ça je l'ai déjà dit par ailleurs), je ne veux ici que partager ma (petite) expérience de ce magnifique pays et mon ressenti lors de ce voyage .
D'abord, et surtout, je voudrais remercier ici toutes les personnes du forum qui, au long de mes questions, ont permis la réalisation de ce voyage . J'en oublierais mais remerciements spéciaux à Michel, Attila, Régis et Catherine . J'essaie pour ma part de rendre ce que l'on m'a donné, aussi je ne lâcherais pas de sitôt la rubrique AFS.... Alors, c'est parti, en route pour un "one month road trip" !
(merci à 123RF pour la photo)
Voilà ce qu'il me manquait pour attaquer ce carnet : Un beau dimanche de pluie en février .... Hier une journée splendide passée sur les pistes des Gets, le soleil et la neige fraîche ont réchauffé l'âme et les muscles ... Aujourd'hui, pluie et grisaille incite à se replonger dans la chaleur du Bush, dans les vagues de Kosy bay ou dans les vents du Cap ...
Je n'ai pas l'âme d'un écrivain, alors nous parcourerons ce carnet de manière chronologique , day by day, au fil du temps que je pourrais y consacrer ... Je ne prétends pas détenir la vérité ( ça je l'ai déjà dit par ailleurs), je ne veux ici que partager ma (petite) expérience de ce magnifique pays et mon ressenti lors de ce voyage .
D'abord, et surtout, je voudrais remercier ici toutes les personnes du forum qui, au long de mes questions, ont permis la réalisation de ce voyage . J'en oublierais mais remerciements spéciaux à Michel, Attila, Régis et Catherine . J'essaie pour ma part de rendre ce que l'on m'a donné, aussi je ne lâcherais pas de sitôt la rubrique AFS.... Alors, c'est parti, en route pour un "one month road trip" !
(merci à 123RF pour la photo)

Carnet de route dans le nord chilien English translation pending
Hello,
J'ai mis en ligne sur mon blog le récit de notre voyage au Chili (avec crochet en Bolivie) effectué en mars 2015 alors pour ceux que ça intéresse, par ici la balade : http://troll2000.over-blog.com/2015/07/nord-du-chili.html
avis bienvenus 😉

J'ai mis en ligne sur mon blog le récit de notre voyage au Chili (avec crochet en Bolivie) effectué en mars 2015 alors pour ceux que ça intéresse, par ici la balade : http://troll2000.over-blog.com/2015/07/nord-du-chili.html
avis bienvenus 😉

Carnet de voyage d'un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015 English translation pending
Carnet de voyage d’un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
Carnet vidéo d'un Roadtrip de 3 semaines à l'Ouest USA English translation pending
Bonjour à tous!
De retour d'un très classique mais non moins fabuleux Road Trip dans l'Ouest des USA avec ma chérie, je vais poster ici un carnet de voyage en vidéos. Nous sommes donc un jeune couple de 27 et 26ans originaire du Loiret et c'est notre 1er grand voyage. Nous avons fait une boucle de 3 semaines au départ de Los Angeles avec passage par : Los Angeles=>San Diego=>Joshua Tree=>Grand Canyon=>Monument Valley=>Page et sa région=>Bryce Canyon=>Zion Canyon=>Las Vegas=>Death Valley=>Yosemite=>San Francisco=>Pacific Coast=>Los Angeles
Je commence donc ce carnet avec la 1ere journée à Los Angeles. Découverte d'Hollywood, Venice Beach et Santa Monica. Hollywood m'a franchement un peu déçu je m'attendait à mieux , la rue n'est pas très belle, beaucoup de Homeless et très peu d'animation. Venice Beach est vraiment cool on voit la une faune de gens très diversifiée de l'artiste de rue aux sportifs en passant par toutes sortes d'originaux... Santa Monica est aussi sympa l'ambiance est détendu les magasins ouverts (même le dimanche soir!) et la fête foraine sur le Pier est vraiment typique de ce que l'on voit dans les films. Allez voici la vidéo. Les autres suivront au fur et à mesure Enjoy!
www.youtube.com/watch?v=0GZ2JBKzIPI
De retour d'un très classique mais non moins fabuleux Road Trip dans l'Ouest des USA avec ma chérie, je vais poster ici un carnet de voyage en vidéos. Nous sommes donc un jeune couple de 27 et 26ans originaire du Loiret et c'est notre 1er grand voyage. Nous avons fait une boucle de 3 semaines au départ de Los Angeles avec passage par : Los Angeles=>San Diego=>Joshua Tree=>Grand Canyon=>Monument Valley=>Page et sa région=>Bryce Canyon=>Zion Canyon=>Las Vegas=>Death Valley=>Yosemite=>San Francisco=>Pacific Coast=>Los Angeles
Je commence donc ce carnet avec la 1ere journée à Los Angeles. Découverte d'Hollywood, Venice Beach et Santa Monica. Hollywood m'a franchement un peu déçu je m'attendait à mieux , la rue n'est pas très belle, beaucoup de Homeless et très peu d'animation. Venice Beach est vraiment cool on voit la une faune de gens très diversifiée de l'artiste de rue aux sportifs en passant par toutes sortes d'originaux... Santa Monica est aussi sympa l'ambiance est détendu les magasins ouverts (même le dimanche soir!) et la fête foraine sur le Pier est vraiment typique de ce que l'on voit dans les films. Allez voici la vidéo. Les autres suivront au fur et à mesure Enjoy!
www.youtube.com/watch?v=0GZ2JBKzIPI
Carnet de vaccination demandé Bolivie-Pérou, Bolivie-Chili? English translation pending
Bonjour
Faut-il avoir un carnet de vaccination international (fievre jaune notamment...) pour passer la frontiere entre la Bolivie et le Perou ainsi qu'entre la Bolivie et le Chili ?
Merci de vos réponses
Loris