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Retour des "Indes" English translation pending
Retour des "Indes"
Oui je sais le titre de mon post peut sembler provocateur.....les....."Indes". Assurément je n'ai pas l'âme d'un colo, ni n'en partage les attentes. Retour des "Indes" car je reviens d'un périple là-bas (ND, Hardiwar, Vâranâsi, Vrindâvan, ND) et alors que ce n'est pas mon premier voyage, j'en reviens très dubitatif.
Mineral water : de 10 à 20 INR Hôtels : ND : = 700 INR (PAHARGANJ) Haridwar = 300 INR Vâranâsi = 500 INR Vrindâvan = 300 INR
Bouf : riz+dhal+coca (ou Cai) = maxi 110 INR Cai dans la rue : 8-12 INR
Bus/train : pas cher, facile (même sans resa)
Dubitatif pourquoi ? J'ai connue l'Inde avant qu'elle ne caracole à 7%/an.
J'ai (re) découvert une (des) Inde en proie avec cette évolution et les conséquences sociales. Pas très joli............................ Toujours des très riches = rien de nouveau Toujours des très pauvres = rien de nouveau Les autres..................plein d'attentes, de questions (sur eux et sur nous).
Dubitatifs donc, car pour la première fois, j'ai dû gérer mes relations et contacts de façon bien différente.
J'y retourne probablement l'année prochaine. A suivre !
André
Oui je sais le titre de mon post peut sembler provocateur.....les....."Indes". Assurément je n'ai pas l'âme d'un colo, ni n'en partage les attentes. Retour des "Indes" car je reviens d'un périple là-bas (ND, Hardiwar, Vâranâsi, Vrindâvan, ND) et alors que ce n'est pas mon premier voyage, j'en reviens très dubitatif.
Mineral water : de 10 à 20 INR Hôtels : ND : = 700 INR (PAHARGANJ) Haridwar = 300 INR Vâranâsi = 500 INR Vrindâvan = 300 INR
Bouf : riz+dhal+coca (ou Cai) = maxi 110 INR Cai dans la rue : 8-12 INR
Bus/train : pas cher, facile (même sans resa)
Dubitatif pourquoi ? J'ai connue l'Inde avant qu'elle ne caracole à 7%/an.
J'ai (re) découvert une (des) Inde en proie avec cette évolution et les conséquences sociales. Pas très joli............................ Toujours des très riches = rien de nouveau Toujours des très pauvres = rien de nouveau Les autres..................plein d'attentes, de questions (sur eux et sur nous).
Dubitatifs donc, car pour la première fois, j'ai dû gérer mes relations et contacts de façon bien différente.
J'y retourne probablement l'année prochaine. A suivre !
André
Prix des excursions au départ de Diego Suarez English translation pending
Bonjour, nous sommes à diego au mois d'octobre en regardant les différents sites des tours les prix semblent énormes ankarana, mer d'émeraude etc......
Cela refléte t il la réalité ? :ex 3 baies 75 euros par pers , mer d'émeraude 150 euros par pers.
on s'arrange toujours pour essayer de grouper avec d'autres routards mais si nous n'avons pas ces rencontres les prix affichés sur les sites(lorsqu'il sont affichés!)sont loin des tarifs abordables pour notre budget. Bon nous sommes OK pour payer le juste prix . Avez vous des expériences sur ces ballades et les prix que vous avez payé. Hervé ( un amoureux de Florès).Marie (n'aime pas la gamelle d'eau à Florès et les crevaisons du bus)
on s'arrange toujours pour essayer de grouper avec d'autres routards mais si nous n'avons pas ces rencontres les prix affichés sur les sites(lorsqu'il sont affichés!)sont loin des tarifs abordables pour notre budget. Bon nous sommes OK pour payer le juste prix . Avez vous des expériences sur ces ballades et les prix que vous avez payé. Hervé ( un amoureux de Florès).Marie (n'aime pas la gamelle d'eau à Florès et les crevaisons du bus)
Utilisation du guidon papillon English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai récemment changé mon guidon droit par un papillon. Comme j'avais un oversize, il à fallut que je change ma potence pour une taille normale et tant qu'a faire une réglable. Mon vélociste me l'a installée, tout fonctionne très bien.
Après une sortie de 3 semaines, j'ai constaté que j'utilisais que de temps en temps le haut du guidon mais que celle du bas était pas encore parfaite. J'ai donc modifié l'angle, pour qu'il soit plus plat. En gros avant il était grossièrement comme ça (plutôt droit) et maintenant il est plus comme ça
Donc ma position initiale est un peu plus relevé mais alors là, je n'utilise plus du tout le haut, je suis trop en avant.
Je me posais donc la question, pour ceux qui en ont un, comment vous l'utilisé ? Beaucoup de changement de position durant vos parcours ? A quel moment vous changez de position ? Plutôt droit ou plutôt à plat ?
Merci ;)
David
J'ai récemment changé mon guidon droit par un papillon. Comme j'avais un oversize, il à fallut que je change ma potence pour une taille normale et tant qu'a faire une réglable. Mon vélociste me l'a installée, tout fonctionne très bien.
Après une sortie de 3 semaines, j'ai constaté que j'utilisais que de temps en temps le haut du guidon mais que celle du bas était pas encore parfaite. J'ai donc modifié l'angle, pour qu'il soit plus plat. En gros avant il était grossièrement comme ça (plutôt droit) et maintenant il est plus comme ça
Donc ma position initiale est un peu plus relevé mais alors là, je n'utilise plus du tout le haut, je suis trop en avant.
Je me posais donc la question, pour ceux qui en ont un, comment vous l'utilisé ? Beaucoup de changement de position durant vos parcours ? A quel moment vous changez de position ? Plutôt droit ou plutôt à plat ?
Merci ;)
David
AVIS (location de voiture) se mettrait-il aussi dans la vente forcée de services annexes? English translation pending
Bonjour,
Depuis des annees et quelques voyages aux USA, je ne loue que chez Hertz ou Avis selon qui est le moins cher pour etre tranquille (transparence des contrats, niveau d'assurances). Je n'ai jamais ete decu.
Mais cette annee, petit temoignage pour attirer votre vigilance : Je recupere le vehicule aupres d'une hotesse agreable en lui precisant bien que, "dommage pour vous, je ne prendrai aucune assurance complementaire". Le contrat est vite etabli, je suis ses instructions "signez ici, validez la, etc ...". Nous quittons le guichet satisfaits avec le vehicule de notre choix. Arrive au garage, je constate un petit degat sur le vehicule et souhaite m'assurer qu'il a bien ete note sur le contrat. C'est la que je constate que la preposee m'a fait valider le Road Side Plus et autres assurances pour 180Dollars de plus pour les 12 jours de ma premiere location!
Retour au guichet et changement du contrat avec la remarque sympatique de la preposee : "Tant pis pour vous, s'il vous arrive quoi que ce soit, ce sera a vous de payer" ...
Jamais jusqu'a present je ne m'etais fait imposer des assurances ou services complementaires chez ces loueurs. Mettons cela sur le coup de l'incomprehension apres des heures de vols, le decalage horaire et un anglais moyen. Mais restons vigilants ...
Cordialement
Depuis des annees et quelques voyages aux USA, je ne loue que chez Hertz ou Avis selon qui est le moins cher pour etre tranquille (transparence des contrats, niveau d'assurances). Je n'ai jamais ete decu.
Mais cette annee, petit temoignage pour attirer votre vigilance : Je recupere le vehicule aupres d'une hotesse agreable en lui precisant bien que, "dommage pour vous, je ne prendrai aucune assurance complementaire". Le contrat est vite etabli, je suis ses instructions "signez ici, validez la, etc ...". Nous quittons le guichet satisfaits avec le vehicule de notre choix. Arrive au garage, je constate un petit degat sur le vehicule et souhaite m'assurer qu'il a bien ete note sur le contrat. C'est la que je constate que la preposee m'a fait valider le Road Side Plus et autres assurances pour 180Dollars de plus pour les 12 jours de ma premiere location!
Retour au guichet et changement du contrat avec la remarque sympatique de la preposee : "Tant pis pour vous, s'il vous arrive quoi que ce soit, ce sera a vous de payer" ...
Jamais jusqu'a present je ne m'etais fait imposer des assurances ou services complementaires chez ces loueurs. Mettons cela sur le coup de l'incomprehension apres des heures de vols, le decalage horaire et un anglais moyen. Mais restons vigilants ...
Cordialement
Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
Bonjour
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours apr��s sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours apr��s sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Trajet Assouan-Abou Simbel et Assouan-Louxor English translation pending
Bonjour
J'ai une question sur comment effectuer le trajet Assouan-Abou Simbel. Quelle est la meilleure solution ?
Je compte passer une nuit à Abou Simbel (hôtel pré-éservé..)
puis retour Abou Simbel-Assouan. Quelle sont les meilleures solutions pour aller à Abou Simbel et pour en repartir ?
Ensuite, depuis Assouan, je dois aller à Louxor. Même question : quel est le moyen le plus efficace de faire le trajet Assouan-Louxor ?
Merci pour vos réponses
Ensuite, depuis Assouan, je dois aller à Louxor. Même question : quel est le moyen le plus efficace de faire le trajet Assouan-Louxor ?
Merci pour vos réponses
Masque à oxygène pour le Kawah Ijen English translation pending
Bonjour à tous
Dans 2 semaine je pars en Indonésie e prévoit l ascension du Kawa ijhen étant aromatique je suis a la recherche de masque à gaz
Quel qu peux il m aider en ai je besoin si oui ou en acheter ( je suis a paris)
Merci de votre aide
Quel qu peux il m aider en ai je besoin si oui ou en acheter ( je suis a paris)
Merci de votre aide
Visite de Prague et alentours avec un bébé English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Prague avec un bébé de 10 mois et demi à la fin du mois et j'aurais besoin de quelques conseils pratiques.
Voici le programme :Est-il trop chargé?
1er jour : vendredi arrivée en début d'après-midi place namesti republik (tour de la poudriere, maison municipale) soirée à Letna Garden (coucher de soleil à Letna Beer Garden)
2ème jour : samedi matin : visite à pied de la vieille ville et le quartier juif : Nous souhaitons juste faire un tour extérieur du quartier est-ce possible le samedi? après-midi : tram antique 91 jusqu'au château visite des jardins wallenstein puis du château : l'intérieur "petit tour" (avec la ruelle d'or) vaut-il la peine ou trop d'attente avec un bébé?
3ème jour : dimanche matin : Mala Strana après-midi : île de Kampa (musée Kampa : vos avis) panorama nocturne de la tour du pont charles
4ème jour : lundi matin : Nove Mesto après-midi : colline du Petrin (funiculaire, palais des miroirs, tour)
5ème jour : mardi à choisir : soit Château de Troja et jardin botanique (retour en bateau) puis panorama de Vysehard : possible en une journée? soit Parc Pruhonice soit Château de Karlstejn (en train) : marche d'approche en porte bébé faisable? 1 journée ou une demi-journée?
Je vous remercie par avance de votre aide
Voici le programme :Est-il trop chargé?
1er jour : vendredi arrivée en début d'après-midi place namesti republik (tour de la poudriere, maison municipale) soirée à Letna Garden (coucher de soleil à Letna Beer Garden)
2ème jour : samedi matin : visite à pied de la vieille ville et le quartier juif : Nous souhaitons juste faire un tour extérieur du quartier est-ce possible le samedi? après-midi : tram antique 91 jusqu'au château visite des jardins wallenstein puis du château : l'intérieur "petit tour" (avec la ruelle d'or) vaut-il la peine ou trop d'attente avec un bébé?
3ème jour : dimanche matin : Mala Strana après-midi : île de Kampa (musée Kampa : vos avis) panorama nocturne de la tour du pont charles
4ème jour : lundi matin : Nove Mesto après-midi : colline du Petrin (funiculaire, palais des miroirs, tour)
5ème jour : mardi à choisir : soit Château de Troja et jardin botanique (retour en bateau) puis panorama de Vysehard : possible en une journée? soit Parc Pruhonice soit Château de Karlstejn (en train) : marche d'approche en porte bébé faisable? 1 journée ou une demi-journée?
Je vous remercie par avance de votre aide
Compte rendu, Costa Fascinosa 25 juillet - 3 août English translation pending
Bonjour
M'étant servie de nombreuses informations sur le site, à moi d'en donner quelques unes concernant cette croisière.
Mettons-nous d'accord tout de suite : CE COMPTE-RENDU EST TOUT A FAIT SUBJECTIF et pas du tout objectif ; ce n'est pas mon but !😉
Après 2 nuits merveilleuses dans un délicieux hôtel de Venise (le Canada, petit avec des escaliers pentus mais situé dans l'hyper-centre), nous partons, mon mari, mes enfants (8 et 11 ans et demi) et moi pour notre 1ère croisière. Nous avons réservé l'été dernier, elle nus permet de fêter mes 40 ans (depuis janvier) et ceux à venir de mon mari.
Nous sommes partis, avec nos bagages (2 grosses valises + 1 petite + 1 sac à dos) pour la Piazale Roma en vaporetto ; il fait très chaud (il est midi) et le vaporetto est TRES chargé mais bon, on est tellement contents-foufous 😛
Arrivés sur cette place, il faut prendre une "navette" ; en fait, c'est une sorte de métro aérien qui s'appelle le PEOPLE MOVER (1€/personne) ; quand on vient du grand pont du Canal Grande, il se trouve au fond à droite. Là, en 5 minutes à peine, on se trouve sur le port d'embarquement et on peut admirer les ENOOOOOOORMES bateaux en partance. Dont le notre : le Costa Fascinosa. Quand on sort du people mover, il faut aller jusqu'aux guichets Costa, il faut marcher un peu (et en plein soleil c'est bof mais on est contents-foufous je cous le rappelle). De là, il faut aller poser les valises à la consigne COSTA puis aller dans le terminal et ATTENDRE, attendre, attendre. Personnellement, j'ai trouvé ça interminable mais je ne suis pas d'une patience excessive pour ce genre de formalité 🤪 A noter : on vous fait remplir un formulaire "santé" et on peut avoir des infos sur le Squock Club. Pour le Wi-fi, bof bof.
Vers 15h, on a pu embarquer (on était convoqué pour 13h je crois et nous sommes arrivés un peu avant) : on fait la queue aux guichets Costa pour valider les "billets", on nous prend en photo avec 2 guignols Costa pour "les souvenirs" et on refait la queue pour passer à la douane. Puis, moment fatidique, nous montons (enfin) à bord. Gigantisme, quand tu nous tiens ! C'est clinquant et bling-bling mais très sympa. On part pour le buffet (nous n'avons pas déjeuner) : débauche de nourriture ! Des pizzas, du poisson, des plats chauds, des crudités, des foccacias, des pâtes (un peu cuites à mon goût), des desserts (dont les glaces). Nous sommes vite calés ! 😛
Direction notre cabine : 8ème étage, 8375, intérieur, avec une seule cabine voisine : très bien. Nos bagages sont arrivés très vite et nous avons pu ranger notre petit bazar. L'armoire comporte 3 portes et il y a aussi une commode sous la télé. Nous avons tout rempli mais tout était rangé. Il manquait peut-être 2-3 cintres mais on s'en est arrangés. Nous avons le fameux Today dont j'ai tant entendu parler et 4 cartes rouges + 4 cartes costa ! A 16h30, 7 coups de sirène et vlan, nous voilà partis à faire les andouilles avec nos gilets de sauvetage. On a tous l'air un peu bête mais ensemble, c'est mieux ! Ils ramassent les cartes rouges au passage pour vérifier notre présence. On reste sur le pont plus de 20 minutes, au soleil, avec nos gilets bien serrés. Personnellement, 5 minutes de plus et je leur faisais un petit malaise maison mais bon, ça se termine, on en rit et zou, en avant pour de nouvelles aventures !
Nous sommes allés visiter le SUBLIME spa : 2000m2 de bonheur ; il y a des tarifs pour le 1er jour et une tombola ! Mais j'ai perdu, tant pis. On part vers 17h et de voir Venise des ponts est magique (même si écologiquement je sais que ce n'est pas super pour la lagune, je ne le ferai plus, promis). Ca se bouscule un peu mais mon mari a quand même réussi à filmer la place St Marc du bateau. Nous avons visité le bateau tranquillement puis une bonne douche, des habits bien propres et en avant pour le resto (1er service). NB : Notre steward de cabine s'appelle Ronald et est adorable.
Au resto : super ! Nous nous faisons promener vers notre table et on nous présente notre serveur attitré. Il est super gentil et souriant mais n'a pas l'air de comprendre tout ce que l'on dit donc les échanges sont limités. Nous n'avons pas pris de forfait boisson. Il nous propose de l'eau en carafe et c'est très bien comme ça. Dès qu'il voit nos verres vides, il vient les remplir ; adorable je vous dis !
Sur le repas : évidemment, j'ai oublié MAIS : on choisit une entrée ; on peut prendre ou non de la soupe ; on a le choix entre 2 plats de pâtes puis un plat chaud. Ensuite si on le souhaite salade, si on le souhaite fromage puis dessert. Nous avons pris le minimum et sommes sortis repus. C'est très agréable, très fin. Les pâtes sont al dente avec des sauces délicieuses. Et puis notre serveur propose le parmesan avec tellement de gentillesse que mes ogres n'ont pas résisté ! 😎
Petite pause à la cabine pour se laver les dents.
Nous avons traversé les salons pour écouter différents groupes puis nous sommes allés au spectacle (21h45) : le magicien MARTIN "Metamorphosis". Très bon spectacle. Par contre, nous étions en haut sur le côté et avons vu quelques trucs, pour le plus grand plaisir des mes enfants !!!
Epuisés, nous retournons dans la cabine et zou, au lit. Entre temps, Ronald avait préparé les lits des enfants (au-dessus) et changé toutes les serviettes. Je trouve la literie EXTRA. Autant le préciser. La suite.... à venir !
Itinéraire de 28 jours en Argentine en mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous soumets ci-après un projet pour un voyage Chili-Argentine.
Je précise que c'est la 1ère fois que je me lance dans ce type d'aventures. J'ai 67 ans et je vais voyager avec ma compagne, une amie et un autre couple d'amis.
Merci d'avance pour vos avis et critiques ; ils seront les bienvenus et me permettront d'améliorer mon projet.
Cordialement,
Jipede47
Proposition chili-argentine
Jour J : voyage paris roissy-santiago du chili Jour J+1 : Santiago – valparaiso Jour J + 2 : voyage en cama valparaiso – san pedro de atacama (Jour J+3 : San Pedro de Atacama : la vallée de la lune Jour J+4 : San pedro de Atacama :Toconao, Quebrada de Jerez, Jaguna Chaxa Jour J+5 : San pedro de Atacama : Lagunes Miscanti, Miniques Jour J +6 : San Pedro de Atacama : Rio Quepiaco, Salar de Pujsa Jour J + 7 : San Pedro de Atacama : Salar de Taja Jour J + 8 : San Pedro de Atacama ; YerbasBuenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande) Jour J + 9 : Transfert San Pedro de Atacama – Salta Jour J + 10 : Salta et préparation des excursions Jour J + 11 : Salta – Cafayete Jour J + 12 : Cafayete – Cachi Jour J + 13 : Cachi – Salta – Jujux Jour J + 14 : Jujux – Punamarca Jour J + 15 : Punamarca – Humahuaca - Salta Jour J + 16 : transfert Salta Corrientes Jour J + 17 transfert corrientes – iguazu Jours J + 18 et J + 19 : visites des chutes d’Iguazu côté argentin Jour J + 20 : visite des chutes d’Iguazu côté brésilien Jour J + 21 : Iguazu – Buenos Aires Jour J + 22 à J + 27 : visite de Buenos Aires et alentours J + 28 : vol Buenos Aires à Paris Roissy
Proposition chili-argentine
Jour J : voyage paris roissy-santiago du chili Jour J+1 : Santiago – valparaiso Jour J + 2 : voyage en cama valparaiso – san pedro de atacama (Jour J+3 : San Pedro de Atacama : la vallée de la lune Jour J+4 : San pedro de Atacama :Toconao, Quebrada de Jerez, Jaguna Chaxa Jour J+5 : San pedro de Atacama : Lagunes Miscanti, Miniques Jour J +6 : San Pedro de Atacama : Rio Quepiaco, Salar de Pujsa Jour J + 7 : San Pedro de Atacama : Salar de Taja Jour J + 8 : San Pedro de Atacama ; YerbasBuenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande) Jour J + 9 : Transfert San Pedro de Atacama – Salta Jour J + 10 : Salta et préparation des excursions Jour J + 11 : Salta – Cafayete Jour J + 12 : Cafayete – Cachi Jour J + 13 : Cachi – Salta – Jujux Jour J + 14 : Jujux – Punamarca Jour J + 15 : Punamarca – Humahuaca - Salta Jour J + 16 : transfert Salta Corrientes Jour J + 17 transfert corrientes – iguazu Jours J + 18 et J + 19 : visites des chutes d’Iguazu côté argentin Jour J + 20 : visite des chutes d’Iguazu côté brésilien Jour J + 21 : Iguazu – Buenos Aires Jour J + 22 à J + 27 : visite de Buenos Aires et alentours J + 28 : vol Buenos Aires à Paris Roissy
Préserver le dos en randonnée English translation pending
Bonjour,
Vaste question (😏) pour vous autres adeptes, certainement plus informés que moi : quels sont vos trucs pour préserver votre dos en randonnée ?
Certains ne connaissent pas ce souci ou à peine, mais dans mon cas c'est le dos le maillon faible... et je pense bien ne pas être le seul.
Voilà à peu près les trucs que j'ai trouvés (même si je ne le fais pas suffisamment !) : - pour l'âge, on n'y peut pas grand-chose si le temps qui passe rend moins souple ! - avant, un peu de musculation du bas du dos, avec nos vies de sédentaires et la position assise (grrrr Internet !), il y a déjà près d'1 Français sur 3 qui souffre du mal de dos, il me semble. - pendant, étirements le matin et le soir.
- le sac à dos : très difficile de trouver sac à son pied 😠 Par ex., achat récent d'un Gelert Horizon 45, c'est un bide (pour moi) : la ceinture de hanches glisse et ce sont les épaules qui portent ! d'autre part les repose-mains, beaucoup trop haut, sont inutilisables. Donc, très bien pour les sorties à la journée à moins de 5kg, mais pas pour la rando au-dessus de 6-7 kg. C'est un avis perso uniquement car nous sommes tous construits différemment...
- Allègement : la solution préconisée par les adeptes de la randonnée légère (voir leur site et leur forum). J'ai donc considérablement allégé le poids à porter, avec limite à 10% de mon propre poids (soit 8 kg). C'est très faisable pour les affaires (pour l'été, je descends à 5-6kg avec couchage, même avec le nécessaire pour s'alimenter), mais beaucoup plus difficile si on intègre le poids de l'eau et des aliments.
Le problème, c'est que les sacs à dos qui préservent le dos sont lourds ! c'est le serpent qui se mort la queue... Par ex., ce sac proposé par D4 : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243262.html Mais c'est déjà 1,6 kg pour 40 L seulement. L'intérêt de se restreindre en volume est évidemment d'accéder à des sacs moins gros (genre 60 L) donc moins lourds.
- Récupération : le confort du dodo pour reposer le dos, j'ai troqué le matelas en mousse contre un matelas gonflable. Ex : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp Probablement la meilleure idée que j'aie eu jusqu'à présent... mais inutilisable pas plus tard que la semaine dernière dans une forêt de châtaigniers ! d'où dodo à même le sol et abandon de la rando dès le lendemain, dos complètement en vrille ... (ça m'apprendra à mieux préparer mes randos, en cherchant des infos sur les espèces végétales du coin...)
- Aux pieds, vu le type de sentier que je pratique (dénivelés faibles ou moyens, plaine ou moyenne montagne), j'ai pu opter pour des sandales, avec des bâtons pour équilibrer la marche et éviter les entorses... et alléger le poids pesant sur le bas du corps. C'est assez efficace.
Il y a plein d'autres solutions, comme par exemple le chariot qu'on traîne derrière soi avec un harnais, ou remplacer le bivouac par des gîtes et supprimer ainsi tout ce qui pèse lourd, mais c'est plus du tout pareil, d'abord pour le budget (!), on se prive en plus du plaisir du bivouac et une rando sans bivouac, ça m'enlèverait même l'envie de la rando !
Tous vos avis et conseils sont bienvenus, merci d'avance. Olivier, randonneur en guerre civile contre son propre dos !
Vaste question (😏) pour vous autres adeptes, certainement plus informés que moi : quels sont vos trucs pour préserver votre dos en randonnée ?
Certains ne connaissent pas ce souci ou à peine, mais dans mon cas c'est le dos le maillon faible... et je pense bien ne pas être le seul.
Voilà à peu près les trucs que j'ai trouvés (même si je ne le fais pas suffisamment !) : - pour l'âge, on n'y peut pas grand-chose si le temps qui passe rend moins souple ! - avant, un peu de musculation du bas du dos, avec nos vies de sédentaires et la position assise (grrrr Internet !), il y a déjà près d'1 Français sur 3 qui souffre du mal de dos, il me semble. - pendant, étirements le matin et le soir.
- le sac à dos : très difficile de trouver sac à son pied 😠 Par ex., achat récent d'un Gelert Horizon 45, c'est un bide (pour moi) : la ceinture de hanches glisse et ce sont les épaules qui portent ! d'autre part les repose-mains, beaucoup trop haut, sont inutilisables. Donc, très bien pour les sorties à la journée à moins de 5kg, mais pas pour la rando au-dessus de 6-7 kg. C'est un avis perso uniquement car nous sommes tous construits différemment...
- Allègement : la solution préconisée par les adeptes de la randonnée légère (voir leur site et leur forum). J'ai donc considérablement allégé le poids à porter, avec limite à 10% de mon propre poids (soit 8 kg). C'est très faisable pour les affaires (pour l'été, je descends à 5-6kg avec couchage, même avec le nécessaire pour s'alimenter), mais beaucoup plus difficile si on intègre le poids de l'eau et des aliments.
Le problème, c'est que les sacs à dos qui préservent le dos sont lourds ! c'est le serpent qui se mort la queue... Par ex., ce sac proposé par D4 : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243262.html Mais c'est déjà 1,6 kg pour 40 L seulement. L'intérêt de se restreindre en volume est évidemment d'accéder à des sacs moins gros (genre 60 L) donc moins lourds.
- Récupération : le confort du dodo pour reposer le dos, j'ai troqué le matelas en mousse contre un matelas gonflable. Ex : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp Probablement la meilleure idée que j'aie eu jusqu'à présent... mais inutilisable pas plus tard que la semaine dernière dans une forêt de châtaigniers ! d'où dodo à même le sol et abandon de la rando dès le lendemain, dos complètement en vrille ... (ça m'apprendra à mieux préparer mes randos, en cherchant des infos sur les espèces végétales du coin...)
- Aux pieds, vu le type de sentier que je pratique (dénivelés faibles ou moyens, plaine ou moyenne montagne), j'ai pu opter pour des sandales, avec des bâtons pour équilibrer la marche et éviter les entorses... et alléger le poids pesant sur le bas du corps. C'est assez efficace.
Il y a plein d'autres solutions, comme par exemple le chariot qu'on traîne derrière soi avec un harnais, ou remplacer le bivouac par des gîtes et supprimer ainsi tout ce qui pèse lourd, mais c'est plus du tout pareil, d'abord pour le budget (!), on se prive en plus du plaisir du bivouac et une rando sans bivouac, ça m'enlèverait même l'envie de la rando !
Tous vos avis et conseils sont bienvenus, merci d'avance. Olivier, randonneur en guerre civile contre son propre dos !
Croisière en Grèce sur le MSC Fantasia du 25 août au 1er septembre 2013 English translation pending
Bonjour je viens de réserver une croisière sur me msc fantasia au départ de Venise le 25 Août .Qui d'autres on réserver se voyage? . On est un couple environ 40 ans, sans enfants. Je pense faire par nous même le maximum de visites. Êtes-vous dans le même cas ??Merci se vos réponses
Islande: trek de Landmannalaugar à Thorsmork, juin 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Retour de trois semaines (Utah - Nouveau-Mexique - Colorado): court résumé et impressions English translation pending
Hello à tous!
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Quel circuit pour huit jours à Maurice début août? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des idées de circuit pour passer 8 jours sur l'île Maurice (carte détaillée ici) début août 2013. En particulier je cherche 2, 3 ou 4 "camps de base" où je pourrai trouver une chambre à tarif "routard" (genre 30 euros la nuit) et d'où je pourrai avoir un bon aperçu de l'île.
Sachant que : - j'ai déjà mes billets d'avion - je ne louerai pas de voiture, je me déplacerai principalement en bus (éventuellement je demanderai à un jeune à scooter - avec un casque pour moi ! - de me balader sur 1/2 ou 1 journée pour me faire découvrir les environs) - j'aurai passé juste avant 3 semaines à La Réunion (2 semaines de rando + 1 semaine de visites) - je ne suis pas un passionné de baignade ni de bronzette ni de plongée, par contre j'adore l'ambiance des bords de mer : me promener le long de la mer, apprécier de beaux paysages, déguster du bon poisson, etc. - j'aime bien faire du vélo et des balades à pied - j'aimerais trouver une jolie petite île un peu sauvage (mais pas hors de prix) pour y passer 1 ou 2 nuits - j'aimerais passer 2 ou 3 jours dans un endroit animé pour faire la fête 😎
Voilà, vous savez tout sur mes envies ! A vos claviers maintenant !... 😉
Je cherche des idées de circuit pour passer 8 jours sur l'île Maurice (carte détaillée ici) début août 2013. En particulier je cherche 2, 3 ou 4 "camps de base" où je pourrai trouver une chambre à tarif "routard" (genre 30 euros la nuit) et d'où je pourrai avoir un bon aperçu de l'île.
Sachant que : - j'ai déjà mes billets d'avion - je ne louerai pas de voiture, je me déplacerai principalement en bus (éventuellement je demanderai à un jeune à scooter - avec un casque pour moi ! - de me balader sur 1/2 ou 1 journée pour me faire découvrir les environs) - j'aurai passé juste avant 3 semaines à La Réunion (2 semaines de rando + 1 semaine de visites) - je ne suis pas un passionné de baignade ni de bronzette ni de plongée, par contre j'adore l'ambiance des bords de mer : me promener le long de la mer, apprécier de beaux paysages, déguster du bon poisson, etc. - j'aime bien faire du vélo et des balades à pied - j'aimerais trouver une jolie petite île un peu sauvage (mais pas hors de prix) pour y passer 1 ou 2 nuits - j'aimerais passer 2 ou 3 jours dans un endroit animé pour faire la fête 😎
Voilà, vous savez tout sur mes envies ! A vos claviers maintenant !... 😉
Itinéraire de quinze jours en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 amies et nous préparons un voyage en Inde du Nord de 15 jours au mois de mai.. Je sais qu’il va y faire très chaud mais nous ne pouvons pas partir à un autre moment….
Nous avions prévu initialement cet itinéraire (certes rapide…)
· 01 Day: Delhi welcome airport and stay hotel + city tour,
· 02 Day: Delhi to Mandawa shekhawati (265 kma 5/30 Hrs drive)
· 03 Day: Mandawa to Bikaner via Deshnoke Rats temple (210 kms 4 hrs)
· 04 Day: Bikaner to Jaisalmer desert village Khuri (350 Kms 6 hrs)
· 05 Day : Khuri to Jaisalmer visit golden city (55 kms 1 hrs),
· 06 Day : Jaisalmer to Jodhpur blue city (285 kms 5 hrs)
· 07 Day : Jodhpur to Udaipur via Ranakpur (280 kms 6 hrs)
· 08 Day : Udaipur lake city visit and surrounding city,
· 09 Day : Udaipur to Pushkar & visit (290 kms 5/30 hrs)
· 10 Day : Pushkar to Jaipur (160 kms 3 hrs)
· 11 Day : Jaipur pink city visit and surrounding Amer palace,
· 12 Day : Jaipur to Agra via Fatehpur sikri (250 km 5 hrs)
· 13 Day: Agra to Delhi (220 kms 4 hrs) and half day Delhi,
· 14 Day: Delhi to Airport drop flight ending trip with beautiful unforgettable memories.
Puis on s’est demandé si on n’irait pas quand même voir Varanasi….
· 10/05 : Nice - Delhi - Udaipur (vol ou train de nuit)
· 11/05 : Udaipur (l'itinéraire avec le chauffeur commencerait donc là)
· 12/05 : Udaipur - Jodhpur (via Ranakpur)
· 13/05 : Jodhpur - Pushkar
· 14/05 : Pushkar
· 15/05 : Pushkar - Jaipur
· 16/05 : Jaipur - Agra
· 17/05 : Agra - Gwalior
· 18/05 : Gwalior - Orchha
· 19/05 : Orchha - Khajurao
· 20/05 : Khajurao - départ Varanasi par train de nuit (l'itinéraire avec le chauffeur s'arreterait donc là)
· 21/05 : Varanasi
· 22/05 : Varanasi (départ Delhi par train de nuit)
· 23/05 : Delhi
· 24/05 : Delhi - retour Nice.
Pouvez-vous nous donner votre avis (à part que nous allons rentrer plus crevées qu’avant de partir….)
Par ailleurs, en terme de tenue vestimentaire je me demande s'il serait correct d'emmener plusieurs tuniques a manches mi longues/ 3/4 qui arrivent mi cuisses et de mettre un legging mi mollet ou chevilles ? Est ce que cela ne serait pas choquant la bas? (car legging = assez moulant quand meme..) Je suis soucieuse de respecter leurs coutumes et je ne voudrais pas me sentir mal à l'aise car devisagée... Ma question parait peut etre bête et je m'en excuse 😊 mais c'est ma première expérience aussi loin en Inde. Certes je compte mettre aussi des pantalons fluides et des tuniques indiennes achetées sur place… mais ce serait pour varier un « peu les plaisirs »😉.
Pouvez-vous également me dire s’il y a beaucoup de moustiques en mai dans le nord de l’Inde ? Est-ce dangereux de prendre le train de nuit lorsque nous sommes 2 filles ?
Merci beaucoup pour toutes vos réponses !! et vos conseils !
Nous sommes 2 amies et nous préparons un voyage en Inde du Nord de 15 jours au mois de mai.. Je sais qu’il va y faire très chaud mais nous ne pouvons pas partir à un autre moment….
Nous avions prévu initialement cet itinéraire (certes rapide…)
· 01 Day: Delhi welcome airport and stay hotel + city tour,
· 02 Day: Delhi to Mandawa shekhawati (265 kma 5/30 Hrs drive)
· 03 Day: Mandawa to Bikaner via Deshnoke Rats temple (210 kms 4 hrs)
· 04 Day: Bikaner to Jaisalmer desert village Khuri (350 Kms 6 hrs)
· 05 Day : Khuri to Jaisalmer visit golden city (55 kms 1 hrs),
· 06 Day : Jaisalmer to Jodhpur blue city (285 kms 5 hrs)
· 07 Day : Jodhpur to Udaipur via Ranakpur (280 kms 6 hrs)
· 08 Day : Udaipur lake city visit and surrounding city,
· 09 Day : Udaipur to Pushkar & visit (290 kms 5/30 hrs)
· 10 Day : Pushkar to Jaipur (160 kms 3 hrs)
· 11 Day : Jaipur pink city visit and surrounding Amer palace,
· 12 Day : Jaipur to Agra via Fatehpur sikri (250 km 5 hrs)
· 13 Day: Agra to Delhi (220 kms 4 hrs) and half day Delhi,
· 14 Day: Delhi to Airport drop flight ending trip with beautiful unforgettable memories.
Puis on s’est demandé si on n’irait pas quand même voir Varanasi….
· 10/05 : Nice - Delhi - Udaipur (vol ou train de nuit)
· 11/05 : Udaipur (l'itinéraire avec le chauffeur commencerait donc là)
· 12/05 : Udaipur - Jodhpur (via Ranakpur)
· 13/05 : Jodhpur - Pushkar
· 14/05 : Pushkar
· 15/05 : Pushkar - Jaipur
· 16/05 : Jaipur - Agra
· 17/05 : Agra - Gwalior
· 18/05 : Gwalior - Orchha
· 19/05 : Orchha - Khajurao
· 20/05 : Khajurao - départ Varanasi par train de nuit (l'itinéraire avec le chauffeur s'arreterait donc là)
· 21/05 : Varanasi
· 22/05 : Varanasi (départ Delhi par train de nuit)
· 23/05 : Delhi
· 24/05 : Delhi - retour Nice.
Pouvez-vous nous donner votre avis (à part que nous allons rentrer plus crevées qu’avant de partir….)
Par ailleurs, en terme de tenue vestimentaire je me demande s'il serait correct d'emmener plusieurs tuniques a manches mi longues/ 3/4 qui arrivent mi cuisses et de mettre un legging mi mollet ou chevilles ? Est ce que cela ne serait pas choquant la bas? (car legging = assez moulant quand meme..) Je suis soucieuse de respecter leurs coutumes et je ne voudrais pas me sentir mal à l'aise car devisagée... Ma question parait peut etre bête et je m'en excuse 😊 mais c'est ma première expérience aussi loin en Inde. Certes je compte mettre aussi des pantalons fluides et des tuniques indiennes achetées sur place… mais ce serait pour varier un « peu les plaisirs »😉.
Pouvez-vous également me dire s’il y a beaucoup de moustiques en mai dans le nord de l’Inde ? Est-ce dangereux de prendre le train de nuit lorsque nous sommes 2 filles ?
Merci beaucoup pour toutes vos réponses !! et vos conseils !
Retour de la croisière "Capitales de la Baltique" du 10 au 21 mai 2013 English translation pending
Bonjour à tous
Après une croisière + des vacances, me voici de retour, pour commencer le compte-rendu de cette dernière croisière, les Capitales de la Baltique, sur le Magnifica. Nous étions 2 couples du Forum : dacy et jibé.
Départ du Magnifica du port de HALBOURG
Après un vol depuis Lyon et Marseille pour nos amis, nous arrivons à la même heure à l'aéroport de Hambourg. Petit soucis de valise cassée, bien géré par la Lufthansa, qui nous la remplace par une neuve. Train pour le port Altona ligne S1. En cours de route, nous faisons connaissance avec une charmante dame qui nous recommande de descendre à la station Reeperbahn afin de prendre le bus 111, qui nous conduit juste devant la salle d'embarquement du Magnifica. Merci Madame ! Il y a beaucoup d'animation sur les quais de la ville, car c'est la fête nautique annuelle "la hafengeburtstag". Beaucoup de monde dans la salle d'embarquement...et après plus de 45mn de queue, à nous le Magnifica et les capitales de la Baltique ! Finalement, l'embarquement express ne sert à rien ! Un petit en-cas au buffet...visite du bateau...en attendant que nos bagages soient livrés dans les cabines. Sur les lits, les journaux de bord (le Daily) sont déjà là, et nous découvrons les heures des repas au Restaurant principal : 17h30 et 19h. Ces heures ne figuraient pas sur les documents de voyage de MSC. Heureusement, il était seulement noté "2° service"...super ! Car le premier était vraiment trop tôt. Certainement à cause de la clientèle nordique très nombreuse sur cette croisière. Nos cabines balcons donnent sur l'Elbe, aussi c'est un défilé permanent d'embarcations de toutes sortes, du simple radeau aux bateaux à aubes du Mississippi , voiliers .... C'est pour nous un spectacle permanent, car nous sommes aux premières loges. Même au cours du premier dîner... car nous avons la chance d'avoir une table à 4 devant un hublot. Rendez-vous sur le pont des embarcations pour l'exercice habituel de sauvetage en fin d'après-midi. A 21h, c'est le départ...mais au lieu de prendre la direction de la mer (à environ 80km quand même !), le bateau remonte le fleuve jusqu'au centre ville, afin de participer aussi à la parade. Un grand moment et une chance d'être à Hambourg ce jour-là. Les quais étaient noirs de monde pour nous saluer : sirène de brume, flash des appareils photos... Un merveilleux souvenir ! Et cette chance, elle nous suivra, grâce à un certain anti-cyclone accompagnant le Magnifica durant les 12 jours de croisière...
Après une croisière + des vacances, me voici de retour, pour commencer le compte-rendu de cette dernière croisière, les Capitales de la Baltique, sur le Magnifica. Nous étions 2 couples du Forum : dacy et jibé.
Départ du Magnifica du port de HALBOURG
Après un vol depuis Lyon et Marseille pour nos amis, nous arrivons à la même heure à l'aéroport de Hambourg. Petit soucis de valise cassée, bien géré par la Lufthansa, qui nous la remplace par une neuve. Train pour le port Altona ligne S1. En cours de route, nous faisons connaissance avec une charmante dame qui nous recommande de descendre à la station Reeperbahn afin de prendre le bus 111, qui nous conduit juste devant la salle d'embarquement du Magnifica. Merci Madame ! Il y a beaucoup d'animation sur les quais de la ville, car c'est la fête nautique annuelle "la hafengeburtstag". Beaucoup de monde dans la salle d'embarquement...et après plus de 45mn de queue, à nous le Magnifica et les capitales de la Baltique ! Finalement, l'embarquement express ne sert à rien ! Un petit en-cas au buffet...visite du bateau...en attendant que nos bagages soient livrés dans les cabines. Sur les lits, les journaux de bord (le Daily) sont déjà là, et nous découvrons les heures des repas au Restaurant principal : 17h30 et 19h. Ces heures ne figuraient pas sur les documents de voyage de MSC. Heureusement, il était seulement noté "2° service"...super ! Car le premier était vraiment trop tôt. Certainement à cause de la clientèle nordique très nombreuse sur cette croisière. Nos cabines balcons donnent sur l'Elbe, aussi c'est un défilé permanent d'embarcations de toutes sortes, du simple radeau aux bateaux à aubes du Mississippi , voiliers .... C'est pour nous un spectacle permanent, car nous sommes aux premières loges. Même au cours du premier dîner... car nous avons la chance d'avoir une table à 4 devant un hublot. Rendez-vous sur le pont des embarcations pour l'exercice habituel de sauvetage en fin d'après-midi. A 21h, c'est le départ...mais au lieu de prendre la direction de la mer (à environ 80km quand même !), le bateau remonte le fleuve jusqu'au centre ville, afin de participer aussi à la parade. Un grand moment et une chance d'être à Hambourg ce jour-là. Les quais étaient noirs de monde pour nous saluer : sirène de brume, flash des appareils photos... Un merveilleux souvenir ! Et cette chance, elle nous suivra, grâce à un certain anti-cyclone accompagnant le Magnifica durant les 12 jours de croisière...
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan… English translation pending
Pékin, puis le Xinjiang, aux frontières du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan…
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l���on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
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Mais tout d’abord une courte escale à Pékin Pékin, c’est trop grand. Les distances sont considérables. Je ne suis pas allé revoir ce que j‘avais vu il y a une dizaine d’années. Un peu perdu un jour, des mamies pékinoises m’ont gentiment indiquées le bon bus, elles prenaient le même, et m’ont accompagné jusqu’à la station de métro que je cherchais désespérément. Xièxiè. Et heureusement que chaque soir, un vieux copain pékinois m’a fait découvrir de délicieux restaurants. De nuit, dans sa Peugeot ? (t’as vu j’ai acheté une voiture française) on a remonté une avenue sur des kilomètres jusqu’à la place Tiananmen…mais ingarable… Le centre d’art contemporain dénommé 798 est relativement intéressant. Ancienne usine désaffectée, 600 hectares..C’est ici que certains peintres Chinois ''modernes''ont commencé a recevoir une reconnaissance internationale.
Urumqi, province du Xinjiang. Taxi vers l’hôtel Maitian, une petite heure à cause des embouteillages. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il y avait une navette beaucoup moins chère qui s’arrêtait à deux pas de cet hôtel. Rien de particulier, hôtel de voyageurs, mais central. Personnel courtois. WIFI. Rencontré trop rapidement une adorable famille française et leurs cinq enfants qui profitent d’une année sabbatique en Asie.www, une année de gagnée. Blog interdit de lecture en Chine… car soutenu par Blogger. On se demande bien pourquoi. Je les retrouverai tout aussi rapidement 3 semaines plus tard, toujours aussi enthousiastes.
A Urumqi, ça peut servir A 2 minutes à pied, il y a, si besoin était, un grand hôpital où je me suis rendu pour terrasser un gros rhume. Chacun sa méthode, mais, en Chine, je préfère consulter un médecin plutôt que d’acheter n’importe quoi dans une pharmacie. Note. En Chine on trouve deux types de pharmacie. Les vraies de médecine chinoise traditionnelle et les pharmacies dites "occidentales"’. Ensuite on trouve ce que j’appelle des "débits de médicaments" ou un personnel non formé vous refilera n’importe quoi… Et plus c’est cher… Bref, j’arrive à 08.15 et une queue bonhomme d’une bonne soixantaine de personnes m’attend déjà, sans tricheurs, ce qui est rarissime en Chine. Hôpital flambant neuf, sol en marbre, mais seulement cinq malheureuses chaises, pauvres personnes âgées qui doivent rester debout plus d’une heure, quelques habitués ont apporté leur pliant. Peut-être que les tricheurs respectent les hôpitaux… à moins que les patients ne supportent pas les tricheurs. 09.00 heures, ouverture de deux guichets sur six, je règle 7 rmb, puis, muni de mon récépissé, je vais attendre le médecin qui ne commence à consulter qu’à partir de 09.50 heures. Comme dans tous les hôpitaux publics en Chine, le médecin reçoit dans son cabinet plusieurs patients à la fois et donc tout le monde est au courant de votre maladie. Le médecin m’a bien ausculté, prescrit des médicaments que je suis tout d’abord allé payer, 150 rmb, puis retour chez le médecin pour qu’il m’indique la posologie. A 11.00 heures, c’était terminé. Il faut avoir du temps en Chine. Le traitement a été efficace. La même manip me prend une heure à Taipei, cherchez l’erreur.
Avril à Urumqi. Grand soleil, ciel limpide bleu, mais à l’ombre, il fait frais. (L’hiver, c’est moins 20 degrés minimum…) Pas grand-chose à voir, pour ne pas dire rien à voir. Des dizaines et des dizaines de hauts immeubles en construction, des embouteillages ‘’pékinois’’… Le Grand bazar est minable et les vendeurs pas amènes du tout. Une visite au musée vaut quand même la peine. Le grand parc à coté de l’hôtel Maitian tient plus de la maison de retraite que d’un parc. Il est triste, suranné, poussiéreux et il y a même quelques arbres en plastique fluo, sans doute pour égayer l’hiver. De vieux messieurs, munis de leur pinceau géant à l’eau et d’un cahier d’exercices à la main tracent d’élégants caractères traditionnels éphémères sur le sol. Traditionnels. Ceux utilisés à Hong-Kong et à Taïwan, par opposition aux moches caractères simplifiés utilisés en Chine. Bon dîner avec un contact de Couchsurfing et bonne soirée.
Départ pour Turpan Quitté l'hôtel d’Urumqi et, à 3 minutes à pied de l’hôtel, emprunté un bus bondé comme un jour de grève dans le métro parisien. Au pied de la porte du bus, à ma gauche et à ma droite deux jeunes pétasses essayaient de me passer sur le corps, bien que la largeur de la porte soit plus ou moins équivalente à la largeur de mon sac-à-dos et malgré les hurlements de la conductrice à leur égard. Avec mon gros sac-à-dos j’avais du mal. La conductrice, charmante, m’a dit de le poser sur le moteur, ce qui était super sympa et ainsi je restai près d’elle ayant trop peur de me retrouver au milieu sans pouvoir ni savoir où descendre. Ce serait trop simple si le bus s’arrêtait juste devant la gare des cars. Non, il s’arrête plus loin , mais en passant devant, elle m'a dit : "voilà la gare" et mimé que je devrais y aller à pied. 5 minutes. Il y a des cars toutes les trente minutes pour Turpan. Désolation. Je n’avais encore jamais vu de contrée si triste. Paysage de caillasse et ciel gris pendant trois heures. Le ciel d’azur d’Urumqi avait disparu. Quelques masures, quelques usines crachant de la fumée, et, sur 80 kilomètres de long (dixit le guide), des centaines d’éoliennes qui ne tournaient pas faute de vent. Puis quelques arbres qui commençaient à verdir, et des fruitiers éclatant de fleurs. On descend très doucement puisque Turpan est à 164 mètres sous le niveau de la mer, et je me suis surpris à décompresser mes oreilles. Le car était climatisé. Il fait 28 ici et, habillé chaudement, j’ai commencé à ranger ma doudoune - bien agréable lorsqu’on est à l’ombre à Urumqi -, avant de chercher l’hôtel. 3 minutes à pied. L’hôtel Dong Fang est à 20 mètres de la gare. Heureusement qu’une relation locale de couchsurfing avait réservé pour moi et qu’un gentil couple de Ouïghours a aidé l’employée, qui ne parlait pas Chinois, à remplir ma fiche d'hôtel rédigée en chinois sans "sous-titres" en anglais. C’est glauque à souhait, comme généralement tous les hôtels proches des gares, mais très pratique pour reprendre un car, et central. 110 rmb. Un lit moins dur qu’à Urumqi et de l’eau chaude à volonté dans une salle de bains en marbre. Très calme bien que donnant sur la rue..Mais bon, heureusement que pour dormir j’ai mon "sac-à-viande", propre. Puis, par hasard "Pinot simple flic" est venu à l’hôtel contrôler mon passeport. On a bavardé (‘’il ne m’a pas "questionné’’) et il m’a spontanément invité chez lui. On a d’abord marché et fait 4 pharmacies d’où il est ressorti bredouille, jusqu’à ce que, par hasard, ce soit moi qui en voie une où il a trouvé son bonheur, puis on est allé chez lui. Appartement spacieux très joliment décoré de style ouïghour. On a bu un bon thé parfumé, pas un insipide thé chinois, et grignoté la spécialité locale, des raisins secs. Son uniforme, c’est un blouson bleu avec, sur le poignet d’une des manches, un petit POLICE brodé en blanc. Pas de signe chinois. Ce n’est pas le commissaire, le commissaire ne doit pas contrôler les passeports dans les hôtels minables. Il m’a déposé dans un salon de massage de pieds "sérieux" où j’ai été remis sur pied. Quinnan Lu est une très longue et large avenue, en partie piétonne, intégralement couverte d’immenses tonnelles de vignes naissantes, dont l’ombre rafraîchissante doit être oh combien appréciée l’été, mais je les raterai puisque ce n’est pas encore la saison. Il faisait 28 degrés et le soleil se couche à 21h 30 L’été, il peut faire jusqu’à 43 degrés, voire plus. Le climat est particulièrement sec. L’on dit qu’il ne pleut jamais ici. Un petit tour au marché, en face de la gare des cars. Rien de chinois. Ici, c'est le pays des Ouighours et probablement d’autres minorités "appellation chinoise" que je ne sais pas encore distinguer. Pains, pastèques et ananas à la poussière, soieries et soieries en polyester, vêtements, chaussures, tapis, parfums, patchoulis, couteaux, onguents, barbiers, fruits, glaces "italiennes", fruits secs, des dizaines de raisins secs de toute taille, vert, noir et rouge sombre, thé, fleurs séchées, cardamone, épices, vendeurs de bois de cerf aux vertus soi-disant aphrodisiaques, et tant d’autres produits dont je connais ni l’origine ni l’usage. A 20 centimètres au-dessus du sol, de grandes barres "casse gueule" en acier incassable découpent le marché en zones pour les interdire aux véhicules. Les gens sont beaucoup plus souriants qu'à Urumqi. De nombreux gamins me lancent des "Hello", de rares commerçants ne tirent pas une gueule longue comme ça. Mais bon, je n’ai pour l’instant passé que quelques heures. Deux adorables gamines qui faisaient leurs devoirs sur le trottoir sur une borne en pierre, scène courante en Chine, se sont enfuies à ma vue en laissant cartables et devoirs. Elles ont joué à se faire peur. Patatras. Alors que je revenais sur mes pas un peu plus tard, elles se sont à nouveau enfuies en courant et en hurlant… Au marché, en face de la gare, j’ai pris en photo une jolie porte en bois peinte, et un jeune con de barbier, un gamin imberbe, m’a fait un scandale parce que je prenais la porte en photo. A regret, j’ai gardé mes insultes chinoises. J’eusse été accompagne de "Pinot simple flic", qu’il ne l’aurait pas ramenée… Je suis rentré chez son voisin et lui ai demandé si je pouvais me faire raser le lendemain, grand sourire, mais bien sûr. De vieux Ouighours à la peau burinée se faisaient raser et masser délicatement le visage. Ca doit être super, cela me rappellera mon rasage en Turquie au 20ème siècle. De retour à l’hôtel, j’ai branché la bouilloire, et immédiatement tout l’étage (y compris ma chambre) a disjoncté. Les voisins sont sortis dans le couloir, y compris un commerçant pakistanais qui m’a salué d’un "Salam Alikum" puis s’est exprimé en anglais avec cet accent typique. En la branchant dans la salle de bains, ça fonctionne. J’ai fait chauffer deux fois la bouilloire et ébouillanté le siège des toilettes, on n’est jamais assez prudent. A…, un correspondant de Couchsurfing, un Ouighour, celui-là même qui m’avait réservé ma chambre, est venu me chercher. Rendez-vous était pris à 11 heures, "Beijing's Time". Ici, il faut faire attention, particulièrement pour certains horaires. Il y a en effet l’heure officielle de Pékin et l’heure locale… plus adaptée à la course du soleil. Les trains et cars "marchent" à l’heure de Pékin. En deux temps trois mouvements, on a traversé la rue, et, grâce à lui, j'ai pu recharger mon portable chez China Mobile, chose qui m’a été impossible à Urumqi (ils voulaient me vendre une autre SIM, prétextant qu' on ne pouvait pas recharger une carte achetée à Pékin.…) su combien d’unités il me restait (impossible à savoir à Urumqi) acheté en face un billet de train et couchette du milieu, la plus confortable, pour Kasghar, à 23 heures de train… Départ dimanche midi. On s’est vu une heure. Il est professeur d’anglais avec un bon accent, première fois que je rencontre un Chinois professeur d’anglais compréhensible. L’été, pendant les vacances scolaires, il devient guide touristique. Il m’a fait goûter des choses que je n’aurais sans doute pas découvertes seul et c’était délicieux. Puis le musée de Turpan, assez grandiose, mais bon… Un tour de taxi à la périphérie de la ville, pour voir. RAS Ce garçon m’a "organisé" un circuit pour samedi avec un chauffeur qui parle anglais. C’est bien, mais il ne parle pas bien chinois, comme j’ai pu le constater lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure pour confirmation. Parler chinois n’est pas non plus leur tasse de thé… "Pinot simple flic"’m’a également appelé, et on s’est compris. Il me prend demain et on va se balader car il n’est pas de service. Pas surpris, je me suis vu interdire d’accès d’internet café. Ce soir, je viens de changer d’hôtel. Turpan Hotel Qiannan Lu No2. Chambre trois lits, des serviettes pour trois, au sous-sol frais, pour 50 rmb alors que je payais 100 rmb. Mais là n’est pas l’intérêt. Il y a la WIFI qui fonctionne bien. Le précédent hôtel était pourri, celui-ci est un hôtel des Milles et une nuit super, et le personnel à la réception est adorable. Petit déjeuner possible. J’en ai pris un. Le personnel m’a offert des suppléments. C’est notre cadeau, m’ont-elles dit. Il n’y a que très peu de clients, vu la saison. "Pinot simple flic"’ m’avait donné rendez-vous à midi. Enfin, c’est ce que j’avais interprété. 12.20, personne. Coup de fil et il y avait un décalage horaire que je n’avais pas bien saisi. J’ai donc découvert l’heure de Pékin et l’heure locale qui diffère de deux heures… En l’attendant, re-visite du marché. De jeunes Ouighours m’ont invité à jouer une partie de billard qui est une passion en Chine. Il y a en a même dans les villages les plus reculés. Mais comme depuis gamins ils y jouent du matin au soir, je ne faisais pas le poids. J’ai quand même réussi à mettre quelques boules et sauvé ‘’la face’’ sous leurs applaudissements. Tu es Americain ? Non je suis Français. Ah Dazine. Repète ! Dazine footbool. Ah ! tu veux dire Zidane… Le policier est arrivé. On est tout d’abord allé à pied rejoindre ses copains qui buvaient un coup. Fort heureusement, le premier jour j’ai dit à ce monsieur que je ne buvais pas…Mon œil… mais j’ai bien fait. Lui non plus mais ses copains descendent les bières à une vitesse stupéfiante, l’un d’entre eux les décapsulant comme un légionnaire, c’est-à-dire avec les dents… Après je ne sais combien de parlottes en Ouïghour, on est parti dans la campagne avec Pinot simple flic au volant, ce qui était plus raisonnable… On a traversé des hectares et des hectares de vignes, qui poussent le long de sortes de pergolas, à hauteur d’homme pour la collecte. Arrivés là, très concentrés, ils ont joué à un jeu local avec des pions noirs et blancs. Puis on est parti vers une seconde ferme, pour une nouvelle partie. Les hôtes ont été adorables avec moi, sortant une superbe pièce de tissu brodée afin que je m’assoie confortablement, dégustant des tomates cœur-de-bœuf. L’un d’entre eux, non joueur, m’a montré des maisons en ruine, des fours à pain, des puits. Sympa. Au moment du départ, le fils de mon hôte est rentré de l’école en vélo électrique. Contraste saisissant entre la demeure miséreuse et le vélo électrique. (Il y a des vélos électriques à partir de 195 euros, somme conséquente en Chine a ne surtout pas comparer avec l’Europe). Enfin vers 19.00 heures on est rentré à Turpan pour dîner dans la rue. Puis re-café et re-bières. Nous nous sommes éclipsés, notre bouteille d’eau minérale à la main.
> Visite de Jioaohe. Je suis le premier et nous sommes en tout et pour tout 5 ou 6 visiteurs. Il fait certes chaud, mais curieusement il y a un mince filet d’air frais. En sortant, après disons une bonne heure, les groupes arrivent, cornaqués par leur guide avec leur satanée sono de m… Ouf, j'ai pu apprécier tranquillement ce site. En saison touristique, ne pas oublier des boules Quies ou le MP3 à fond… avec de la musique ouïghour si l’on veut jouir de la majesté du site. Nous partons ensuite vers les "Karez" ce système de canalisation d’eaux souterraines unique au monde de par sa taille notamment. Plus de 5000 kilomètres de long, 172367 "puits d’air". Le musée est très pédagogique. L’on roule ensuite le long des célèbres Flaming Mountains et arrivons à (j’ai oublié le nom) ou juste à côté restent les décors d’un film chinois issus d’un célèbre roman ‘’Journey to the West’’ écrit au 16 eme siècle et attribué aWu Cheng'en. Puis les grottes de Bezelik où l’on ne peut pas prendre de photos, mais de toute façon il y a très peu de peintures murales encore visibles. J’ai plus tard trouvé un livre avec de nombreuses photos éblouissantes. Enfin, vue des murs d’enceinte en ruine de Gaochang. Bof. Tout ce périple se fait tranquillement dans la journée, avec, au milieu, une sieste réparatrice de 13.00 heures à 16.00 heures (fortement recommandée par le chauffeur) puisque l���on doit repasser par Turpan. (Mais il n’avait pas tort)
Kasghar Départ pour Kasghar à 11.47 heures. De Turpan il y a un bus toutes les demi-heures pour une bourgade voisine. Une heure de route, 5 minutes à pied et on arrive à la gare : chaos… Dans la sale (avec un seul L) d’attente, je bavarde avec un Chinois qui s’apprête à passer 40 heures dans le train pour rejoindre Pékin…sans couchette. Train couchettes, deux étages. Pas de chance, aucun passager de mon compartiment ne daigne me saluer, à l’exception d’un sympathique électronicien chinois qui m’initiera aux arcanes des trains chinois longue distance. Samovar distributeur d’eau chaude pour le thé et les nouilles, deux lavabos pour la toilette, avec de l’eau chaude s’il vous plaît ! En permanence, des vendeuses de fruits, nourriture, "nouilles en plastique" avec la plus forte concentration de MSG (glutamate monosodique) au monde, magazines, loueurs d’écrans portables épais de six bons centimètres, sur lesquels on peut visionner des films, employée qui passe et repasse la serpillière, balance un sceau d’eau dans les toilettes, et ramasse les boîtes de nouilles à coté de la grande poubelle vide. C’est sans doute trop fatigant de les jeter directement dans la poubelle… Tout au long de la voie, des milliers de sacs plastiques déchiquetés, des bouteilles, des boîtes de nouilles "instantanées" attendant de se faire désintégrer au siècle prochain. Les fenêtres sont fermées (et il doit faire bien chaud l’été…) mais c’est sans compter sur la cuvette des toilettes par ou passent des milliers d’articles… Train. Si possible, choisir un compartiment au milieu du wagon, loin des toilettes et de la jonction des wagons et du coin fumeur. Il y a aussi quelques compartiments avec deux couchettes (sans porte) qui peuvent être plus cosy à deux. Wagon pompeusement appelé "wagon restaurant". Mon voisin de table, face à moi, un jeune homme à la coiffure abondante et soignée, les ongles noirs de crasse, a découvert un cheveu (que j'ai vu) dans son assiette. Sans beuglement, il a appelé la serveuse qui s’est exécutée en retransvasant probablement son assiette dans une autre…
Mes voisins ayant sommeillé toute l’après-midi ont commencé le soir à jacasser. Ils ne parlaient pas chinois entre eux mais ont fini par bien vouloir comprendre mon chinois et sont allés discuter ailleurs. J’avais une couchette "dure", mais, ma foi, assez confortable grâce à la couverture en guise de second matelas. 07.00 heures. Alors que le soleil n’est pas encore levé et qu’on est bien dans sa couette, réveil en musique de tout le train, bah voyons… Arrivée 11.00 heures tapantes. Le taxi ne lisait pas le chinois et ne comprenait pas mon chinois…Heureusement que j’avais mon portable et qu'après une longue conversation avec mon hôtel on est enfin arrivé à bon port pour un prix juste, dixit la jeune femme chinoise qui gère le KKH Breeze hotel et son petit jardin que je recommande. Building 6-3-6313, Kangmei Xiaoqu, No. 268 Seman, Kashgar.
Selon elle, il y aurait 700 hôtels à Kasghar, et seulement 45 pour les étrangers. De l’hôtel, à pied, l’on peut tranquillement se rendre à la mosquée Aid Kah avec ses 140 piliers en bois ouvragés… La seule chose que l’on puisse voir après s’être fait racketter de 30 rmb, c’est le jardin minable, la façade et les fameux piliers en bois. A proximité, une partie non détruite du vieux Kasghar en cours de "relifting touristique"…Couleurs acidulées. Nombreux artisans y compris des fabricants d’instruments de musique, des chapeliers, des zingueurs, et des dizaines d’estaminets. Zéro touriste tant Européens que Chinois, nonchalance et j’menfoutisme. Un bus, le 20, m’emmène pour 1 rmb pour le Mausolée d’Abakh Khoja, l’un des plus beaux exemples d'architecture islamique en Chine. Afin de rejoindre ce mausolée, un scooter électrique me fait parcourir un petit kilomètre de zones d’habitations délabrées pour 3 rmb. Ces scooters électriques sont géniaux, mais en Chine on les appelle les "Silent killers". Entrée 30 rmb… Nous sommes en Chine. Mais magnifique bâtiment. J’ai raté le marché aux bestiaux de Kasghar qui n’a lieu que le dimanche. Au retour déambulation dans le Grand bazar, immense. Manque de chance, vent de sable assez fort qui se propulse dans toutes les allées. Les vendeurs passent leur temps à épousseter la marchandise et repousser la poussière un peu plus loin. Les pastèques perdent tout leur attrait, les verres de jus de grenade sont couverts de poussière couleur sable… comme un vieux cappuccino, ce qui ne décourage nullement les consommateurs. A Kasghar il y a deux superbes restaurants, se présentant comme "turcs". Très belle décoration, belle carte, bonne chère, savoureux thé servi dans des théières en argent, prix raisonnable. 80 rmb. Mais malgré trois fois plus de serveurs qu’un même restaurant en France, le service est d’une nullité affligeante. On dérange…
Départ pour la Karakoram highway Pour cause d’agenda bouleversé, j’ai pour la première fois traité avec www.olroadtours.com pour faire une partie de la fameuse Karakoram Highway, l’une des plus hautes routes du monde, qui joint Kasghar à Islamabad (Pakistan). Sur la partie chinoise, on roule à droite. Sur la partie pakistanaise, on roule à gauche… Ce sont les mêmes chauffeurs. Ca ne doit pas être triste…
De Kasghar à Tashkurghan De Kasghar à Tashkurghan, il y a environ 300 kilomètres. Il faisait un temps magnifique et les cimes encore enneigées montraient des sommets à plus de 7000 mètres dont le fameux Muztagh Ata à 7546 mètres. Très peu de circulation, route large en très bon état à 90 pour cent. On monte à 4400 mètres pour redescendre a 3300. J’ai eu une pensée pour une connaissance qui a fait cette route en vélo... seule jusqu’en Europe… Les photos sont plus parlantes. Le lac Karakul, tant vanté par les guides, ne m’a pas emballé du tout, le lac Lugu (certes plus grand), qui est à cheval sur le Yunnan et le Sichuan, est bien plus majestueux. Nous sommes en pays tadjik. Le Tadjikistan est très proche. Au bord du lac, quelques habitations tadjik en mauvais béton, tombant en ruine, des yaks y cherchent pâture. Le chauffeur s’est arêté chez un de ses "amis", dans une minuscule masure, ou le poêle ronronnait. On a bu le thé puis immédiatement, mais c’est bien compréhensible, l’hôte a sorti un sac de verroteries du Pakistan, disait-il. Pourquoi du Pakistan et pas du Xinjiang ? Pas de réponse. Ca doit être plus exotique… Le chauffeur/guide m’a proposé de passer la nuit là, mais j’ai décliné l’offre ne trouvant rien de bien intéressant à faire là. Tashkurghan. Le Stone castle, qui protégeait les caravanes est à visiter. La bourgade de Tashkurghan (dernière ville avant la frontière avec le Pakistan) en béton-armé où les seuls outils des architectes (ou plutôt des dessinateurs de parallélépipèdes), soit l’équerre et la règle, est remplie d’hôtels et assoupie. Seules les élégantes coiffes des femmes tadjiks ont retenu mon attention. Deux gamins qui sortaient de l’école m’ont demandé de les prendre en photo. Fais voir, et m’ont donné leur QQ. Ca y est, c’est posté. Naturellement, pour eux, je suis un Américain, et ils m’ont fait voir leurs cahiers d’exercices anglais. Pas mal du tout. Tu sais où il y a un barbier ? Et c’est parti. Le barbier, sympa, commence par une longue et forte friction manuelle du visage. A un moment, j’ai dit stop pour voir ce qu’il avait dans la main. Et non ce n’était pas un tampon-jex, mais sa main calleuse. Pas de savon à barbe. Rien à voir avec la douceur et les senteurs des barbiers turcs. Nuit avec une couverture chauffante, mais l’électricité étant coupée une bonne partie de la nuit, ce fut une mauvaise nuit, aussi probablement à cause de l’altitude. Retour hélas sous un temps plus ou moins bouché. Un couple qui a raté le car fait du stop. Le chauffeur les prend, mais c’est payant. Il est américain et sa copine est anglo-pakistanaise, tous deux profs d’anglais dans un bled en Chine. Ils sont habillés très légèrement et ont dormi (en fait crevé de froid) chez l’habitant. Ils dévoreront nos biscuits. Retour à Kasghar A Kasghar où les activités sont plus que limitées, j‘ai été très agréablement surpris par la visite d’une immense fabrique d’instruments de musique. (On n’en visite qu’une infime partie, mais j’ai estimé la fabrique à 800 mètres de long…) Pas de billet d’entrée. Un comble en Chine, et un guide adorable. En plus, ce qui n’a rien à voir avec la musique, il y a un artisan chapelier sympathique, qui vend des chapeaux en fourrures, des toques en mouton. A ne pas manquer. Avion pour Pékin, Survol du désert pendant sans doute plus d’une heure, disons plus de 1000 kilomètres, impressionnant. Le néant et des points microscopiques de vie. De vie ou de survie ?
Eh bien, en 2010 j'ai adoré mes trois mois dans le Yunnan, en 2011 j'ai aimé quelques parties du Sichuan (2.5 mois) mais je n'ai pas été emballé par ce que j’ai vu et ressenti au Xinjiang. On me rétorquera que je n’ai pas tout vu…
Les Ouïghours ne sont pas drôles du tout (à part un ou deux, y compris le policier de Turpan). Les chauffeurs de taxi ouïghours de Kasghar que j’ai hélé conduisent comme des brutes, pied au plancher, klaxon à fond pour n’importe quel prétexte… sans aucun respect pour les autres. Et je connais un tout petit peu la Chine pour pouvoir dire que je n’avais jamais encore vu autant de mépris pour les autres… Les autres, ce sont les autres véhicules et les pauvres piétons, carrioles à cheval, enfants… Un klaxon en France est utilisé environ 10.000 fois. En Chine, c’est 400.000 fois, ce qui fait que notamment les klaxons des voitures européennes produites en Chine sont sinisés.
> A cette période de l’année, il n’y a presque pas de touristes dans le Xinjiang... www.olroadtours.com > Le jour précédent j’ai rencontré le frère d’Abdul, "patron de Oldroadtour"’ qui m'a dit nous ferons/visiterons ceci et cela... y compris 2 heures de cheval en allant au lac Karakul. Nous avions convenu d’un prix hors tickets "racket" d’entrée sur les sites. Abdul, le patron chauffeur, est arrivé avec 15 minutes de retard, son bureau n’étant pourtant qu’à 5 minutes à pied de l’hôtel, et nous avons pris la route avec son mini van japonais confortable. Ce n’est pas un type désagréable, mais il ne s’exprimait qu’en mauvais anglais, et quand je lui demandais, comment on dit ca en chinois… Silence, je ne sais pas… Nous nous sommes arrêtés 30 min plus tard dans un village et avons acheté de l'eau (il faut beaucoup boire en altitude) et de quoi grignoter. Au lac Karakul, bien que n’ayant nulle envie de monter à cheval, l’endroit ne me branchait pas, je lui ai demandé où étaient les chevaux. Oh là bas… Je n’ai vu que de yaks... Arrivée à Tashkurgan : il y a de nombreux hôtels et il m'a demandé d’en choisir un, comment pourrais- je ? Puis il s’est garé devant celui qu’il connaissait. Il m’a demandé de payer 200 rmb + 100 caution de clé… J'ai dit désolé, mais l'accord incluait l'hôtel et la nourriture… Ah bon? Vous êtes sûr? Il n’a pas insisté, mais a essayé de me b..
> J’ai gelé dans l'hôtel et passé une mauvaise nuit. Couverture chauffante, mais pas d’électricité dans la chambre de ? (lorsque je me suis réveillé à cause du froid), à 06.00 heures. Moralité. Eviter cette agence qui aurait pignon sur rue. Ecrire noir sur blanc les prestations et les faire signer. Le chauffeur recommandé par le KKH Breeze n’était pas disponible.
Retour en avion à Urumqi, ou de nouveau j’ai eu le plaisir de dîner avec un contact de courchsurfing.
Toutes les photos sur www.naruwan.fr
Un remarquable guide en anglais Xinjiang China’s Central Asia de Jeremy Tredinnick, ISBN 978-962-217-790-1 Rien à voir avec le Lonely Planet Un site dédié, www.farwestchina.com, en anglais, d’un amoureux du Xinjiang. Site "illisible'' car censuré en Chine. A consulter avant de partir et pas pendant votre voyage.
Achat d'un trépied photo English translation pending
Bonsoir à tous,
Lors du retour de mon dernier voyage en Thaïlande, je me suis fait voler mon trépied. Je cherche actuellement à le remplacer par un trépied de qualité, très stable et résistant tout en alliant le plus de légèreté possible, le plus compact possible replié, pour des photos de nuit, de paysages, d'animaux, mais aussi de macro (photos ras du sol, insectes, etc). Pourriez-vous me conseiller, marques, modèles, Si la rotule n'est pas présente, pourriez-vous aussi me conseiller sur ce point ?
Je cherche à y investir environ 300 euros, pour un objet qui dure.
Merci à tous.
Lors du retour de mon dernier voyage en Thaïlande, je me suis fait voler mon trépied. Je cherche actuellement à le remplacer par un trépied de qualité, très stable et résistant tout en alliant le plus de légèreté possible, le plus compact possible replié, pour des photos de nuit, de paysages, d'animaux, mais aussi de macro (photos ras du sol, insectes, etc). Pourriez-vous me conseiller, marques, modèles, Si la rotule n'est pas présente, pourriez-vous aussi me conseiller sur ce point ?
Je cherche à y investir environ 300 euros, pour un objet qui dure.
Merci à tous.
Carburant de camping-car en Europe, peut-on vraiment se tromper? English translation pending
Salut!
J'ai lu sur une autre forum qu'un touriste américain avais mis par erreur de l'essence dans son cc loué qui prenait du diesel... L'incident semble avoir eu lieu en Italie dans un village. Vrai ou faux? Ça a bousillé le cc et les assurances n'auraient couvert qu'après qu'un avocat eût été retenu par les touristes. Est-ce une légende urbaine? Peut-on vraiment mettre une pompe de remplissage d'essence dans une trappe conçue pour recevoir du diesel?
Dans la même veine, il semble y avoir plusieurs termes pour désigner du carburant diesel en Europe. Si la confusion pourrait avoir lieu, existe-il un moyen infaillible pour ne pas se tromper de carburant? Que fait-on quand l'alphabet latin n'est pas utilisé comme en Grèce, Balkans etc? Les pompes diesel ont alors une couleur, forme?
Merci
Marc de Montréal
J'ai lu sur une autre forum qu'un touriste américain avais mis par erreur de l'essence dans son cc loué qui prenait du diesel... L'incident semble avoir eu lieu en Italie dans un village. Vrai ou faux? Ça a bousillé le cc et les assurances n'auraient couvert qu'après qu'un avocat eût été retenu par les touristes. Est-ce une légende urbaine? Peut-on vraiment mettre une pompe de remplissage d'essence dans une trappe conçue pour recevoir du diesel?
Dans la même veine, il semble y avoir plusieurs termes pour désigner du carburant diesel en Europe. Si la confusion pourrait avoir lieu, existe-il un moyen infaillible pour ne pas se tromper de carburant? Que fait-on quand l'alphabet latin n'est pas utilisé comme en Grèce, Balkans etc? Les pompes diesel ont alors une couleur, forme?
Merci
Marc de Montréal
Cinq jours à Berlin en famille English translation pending
De retour de Berlin
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Voyage à vélo d'est au sud (France) sans préparation English translation pending
Salut à toutes et tous.
J'ai le projet de traverser la france d'est au sud:
Des vosges à montpellier.. De fin juillet à mi aout. Je prévois 10 jours.. je n'ai aucune expérience en vélo de route..mais une condition physique approuvée.
J'aimerai emprunter au maximum des longs de canaux, des voies cyclistes.. et rencontrer un maximum de folles/ fous dans mon genre.
Pour ce qui est du vélo, je n'en ai pas! Et je compte m'acheter un hybride/fitness avec sacoche sur tige de selle plus sacoche au guidon..
Qu'est ce que vous en pensez? Je dois me faire interner? ;)
Merci pour vos conseils, remarques, suggestions, critiques..
Des vosges à montpellier.. De fin juillet à mi aout. Je prévois 10 jours.. je n'ai aucune expérience en vélo de route..mais une condition physique approuvée.
J'aimerai emprunter au maximum des longs de canaux, des voies cyclistes.. et rencontrer un maximum de folles/ fous dans mon genre.
Pour ce qui est du vélo, je n'en ai pas! Et je compte m'acheter un hybride/fitness avec sacoche sur tige de selle plus sacoche au guidon..
Qu'est ce que vous en pensez? Je dois me faire interner? ;)
Merci pour vos conseils, remarques, suggestions, critiques..
Excursions d'une journée au départ de Marrakech English translation pending
Bonsoir,
Nous partons avec ma copine une semaine au Maroc début juillet et c'est pour nous une découverte de ce pays. Nous avons réservé une semaine de Riad à Marrakech. Sur ces 7 jours complets nous voulions prévoir 4 jours pour la visite de Marrakech et profiter un peu des hammams et restaurant, mais nous souhaiterions faire 3 excursions dans les alentours sur une journée.
Nous avions pensé faire une journée à Essaouira ...? Pour les deux autres nous hésitons entre :
- La Vallée de l'Ourika jusqu'à Setti Fatma, est-il possible de revenir par Imlil et Asni juqu'à Marrakech tout ça dans une journée ? - Ait-Benhaddou en passant par le marché de ait-ourir et Telouet. En une journée est-ce faisable et cela ne fera pas trop de voiture ? - Les cascades d'Ouzoud en passant par le pont naturel d'Imi-n-Ifri - Tizi n'Test en passant par Asni (avec la seule mosquée visitable par les non musulmans). Nous avons un peu peur que cela soit trop loin et que nous faisions seulement de la voiture...
Pour ces excursions nous voulions louer une voiture afin de pouvoir nous arrêter lorsque nous le souhaitons... qu'en pensez-vous ? Est-ce mieux que les transports collectifs ?
On attend vos réponses et avis avec impatience,
Nous partons avec ma copine une semaine au Maroc début juillet et c'est pour nous une découverte de ce pays. Nous avons réservé une semaine de Riad à Marrakech. Sur ces 7 jours complets nous voulions prévoir 4 jours pour la visite de Marrakech et profiter un peu des hammams et restaurant, mais nous souhaiterions faire 3 excursions dans les alentours sur une journée.
Nous avions pensé faire une journée à Essaouira ...? Pour les deux autres nous hésitons entre :
- La Vallée de l'Ourika jusqu'à Setti Fatma, est-il possible de revenir par Imlil et Asni juqu'à Marrakech tout ça dans une journée ? - Ait-Benhaddou en passant par le marché de ait-ourir et Telouet. En une journée est-ce faisable et cela ne fera pas trop de voiture ? - Les cascades d'Ouzoud en passant par le pont naturel d'Imi-n-Ifri - Tizi n'Test en passant par Asni (avec la seule mosquée visitable par les non musulmans). Nous avons un peu peur que cela soit trop loin et que nous faisions seulement de la voiture...
Pour ces excursions nous voulions louer une voiture afin de pouvoir nous arrêter lorsque nous le souhaitons... qu'en pensez-vous ? Est-ce mieux que les transports collectifs ?
On attend vos réponses et avis avec impatience,
Discussion autour du thème "Animaux du monde en liberté" English translation pending
🙂Voilà c'est ici pour blablater et je vois dèjà la première question arriver "Mais les animaux terrestres (vaches , elephants , etc ..) qui sont dans des parcs, fermes ou des zoos ils ne sont pas en liberté car ils sont enfermés , ça peut aller ?
Je réponds oui du moment que l'on ne voit pas de grillages , barbelés , enclos , barrières, etc......!!
Je réponds oui du moment que l'on ne voit pas de grillages , barbelés , enclos , barrières, etc......!!
On m'a dit que... English translation pending
Bonjour 🙂
En écho de discussions récurrentes sur le forum Maroc et ses célèbres infondés enquiquinements marrakchis, je m'interroge à nouveau sur le fameux "on". Qui est-il ? 😕
On m'a dit que... Il parait que... Et voici qu'une ville, qu'un pays, qu'une population devient la cible d'un acharnement sans fondements, aggravé par la caisse de résonance internet. La rumeur ferait-elle ou déferait-elle une destination ? Qui sert-elle ? Pourquoi surgit-elle ? Comment s'en protéger ?
Et enfin, pourquoi une perception si différente d'un même endroit ? Question de génération ? De façon de voyager ? De se comporter ?
Je n'ai pas trouvé de vraies réponses. En avez-vous une ?
En écho de discussions récurrentes sur le forum Maroc et ses célèbres infondés enquiquinements marrakchis, je m'interroge à nouveau sur le fameux "on". Qui est-il ? 😕
On m'a dit que... Il parait que... Et voici qu'une ville, qu'un pays, qu'une population devient la cible d'un acharnement sans fondements, aggravé par la caisse de résonance internet. La rumeur ferait-elle ou déferait-elle une destination ? Qui sert-elle ? Pourquoi surgit-elle ? Comment s'en protéger ?
Et enfin, pourquoi une perception si différente d'un même endroit ? Question de génération ? De façon de voyager ? De se comporter ?
Je n'ai pas trouvé de vraies réponses. En avez-vous une ?
Matériel pour photos réussies à Washington et New York English translation pending
Bonjour, question pour les "pros" de la photo.😛
Pour notre prochain voyage aux Etats Unis, New York et Washington, nous enmènerons comme appareil photo un boitier CANON EOS 350D avec 2 objectifs, un 18/50mm et un 70/300mm.
Nous aurons également un compact SONY DSC-TX5.
Ma question concerne les photos de nuit, que je ne souhaiterai pas louper. 🤪 Au risque de choquer les puristes, avec le reflex, nous utilisons presque toujours le programme AUTO.😛😛
Quel mode faut-il utiliser pour faire des photos de nuit les plus réussies, surtout avec tous les monuments du Mall à Washington ?
De plus, faut-il investir dans du matériel complémentaire, genre un petit trépied ?
Merci d'avance
Pour notre prochain voyage aux Etats Unis, New York et Washington, nous enmènerons comme appareil photo un boitier CANON EOS 350D avec 2 objectifs, un 18/50mm et un 70/300mm.
Nous aurons également un compact SONY DSC-TX5.
Ma question concerne les photos de nuit, que je ne souhaiterai pas louper. 🤪 Au risque de choquer les puristes, avec le reflex, nous utilisons presque toujours le programme AUTO.😛😛
Quel mode faut-il utiliser pour faire des photos de nuit les plus réussies, surtout avec tous les monuments du Mall à Washington ?
De plus, faut-il investir dans du matériel complémentaire, genre un petit trépied ?
Merci d'avance
Extension balnéaire après séjour en Chine: quel pays? English translation pending
Bonjour/bonsoir!...
Je suis à la recherche de conseils pour trouver LA destination pour prolonger un séjour en famille en Chine en novembre prochain. Voici mon intention : - passer 16-17 jours en Chine à Pekin/Tianjin - puis trouver une destination tropicale pour passer les 14 jours suivants (puis une éventuelle escale par Pékin au retour grâce au nouveau visa-transit au sujet duquel j'ai posé 1 question sur un autre topic)
Nous recherchons la plage/soleil/cocotiers mais aussi forêt tropicale, sites authentiques, découverte faune/flore, activités faisables avec une petite fille de 2 ans. J'ai commencé à me renseigner sur l'île de Hainan vu que nous aurons déjà le visa chinois (mais dans ce cas je sais que le séjour sera de 30 jours MAXI), mais le manque d'informations concernant cette destination commence à me faire douter : les côtes touristiques ont l'air d'être complètement bétonnées (style Cancun) et l'intérieur des terres semble dépourvu d’intérêts touristiques (du moins avec une enfant si jeune)?!... J'aimerai ne pas dépasser 5-6h d'avion entre Pekin (ou Tianjin) et cette destination, pour un budget sur les vols pas trop élevé (env. 300€/pers) : est-ce faisable?
Toutes vos idées et suggestions seront de petits trésors!! 😉 MERCIIII!!!
Je suis à la recherche de conseils pour trouver LA destination pour prolonger un séjour en famille en Chine en novembre prochain. Voici mon intention : - passer 16-17 jours en Chine à Pekin/Tianjin - puis trouver une destination tropicale pour passer les 14 jours suivants (puis une éventuelle escale par Pékin au retour grâce au nouveau visa-transit au sujet duquel j'ai posé 1 question sur un autre topic)
Nous recherchons la plage/soleil/cocotiers mais aussi forêt tropicale, sites authentiques, découverte faune/flore, activités faisables avec une petite fille de 2 ans. J'ai commencé à me renseigner sur l'île de Hainan vu que nous aurons déjà le visa chinois (mais dans ce cas je sais que le séjour sera de 30 jours MAXI), mais le manque d'informations concernant cette destination commence à me faire douter : les côtes touristiques ont l'air d'être complètement bétonnées (style Cancun) et l'intérieur des terres semble dépourvu d’intérêts touristiques (du moins avec une enfant si jeune)?!... J'aimerai ne pas dépasser 5-6h d'avion entre Pekin (ou Tianjin) et cette destination, pour un budget sur les vols pas trop élevé (env. 300€/pers) : est-ce faisable?
Toutes vos idées et suggestions seront de petits trésors!! 😉 MERCIIII!!!
Antipaludique pour longue durée: nom de médicaments et effets? English translation pending
Bonjour tout le monde
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
Je sais que le sujet "anti-palu" a été traité mille fois, mais je n'ai pas pu trouver la question qui me concerne :/
Nouvelle sur le forum(depuis un mois), j'ai déjà eu l'expérience de prendre un antipaludique en 2011 pour l'Afrique de l'ouest, la durée prévue etait de 3 mois, j'ai du mettre fin a mes vacances et rentrer au bout de 2 mois a cause du grand malaise qui m'a pris, j'ai meme cru que le Malaria m'a eu :( . Après une séries d'examens ... échappée belle, ce n'etait que les effets indésirables de la MEPHAQUIN !(selon la notice, une lonnnngue liste d'effets negatifs, et c'est tout simplement les effets de la chimio), surtout que je l'avais pris pendant 3 mois,1 semaine avant de rentrer dans la zone a risque, et 3 semaine après, a raison d'un comprimé par semaine.
Cette fois ci, mon voyage sera du coté est-africain (Tanzanie, Zanzibar, Kenya, et peut etre le Malawi ou le Mozambique, je n'ai pas beaucoups de contraintes, je vais avec le vent) Je suis CONFUSE face à une infinité de noms que j'ai pu découvrir sur les forums : MALARONE, LARIAM, SAVARINE, DOXILIS, ARTEMISINE, COARTEM en cas d'atteinte, .... :/
Ma question est donc, quel médicament prendre pour une -relativement- longue période (2 mois de voyage)et qui aura un effet moins néfaste que celui de la MEPHAQUIN ? sachant qu'en Tunisie, il n'existe que Mephaquin qu'on donne gratuitement à l'infirmerie de l'aéroport! ceci dit, je peux toujours avoir l'un de medoc mentionnés sur les forums a travers mes amis en France ou en Angleterre.. Merci pour votre conseil Trek
ArcticRoadtrip - 10 jours, 3 pays, 1770 km - Norvège, Suède & Finlande English translation pending
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
--

Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.

