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Dernière communication à la société proustienne de Barcelone (Mathias Enard en zone franche) English translation pending
Beyrouth notre étoile,
Beyrouth notre dernière demeure
Et aussi la première
A Beyrouth j’ai entrevu la guerre
Elle portait une étoile rouge comme une croix
Des éclairs furieux
Elle commandait au tonnerre
A la mer
Et je me souviens qu’il fallait lutter
Pour ne pas trouver de beauté à ce concert
Là-haut à Hazmieh
Quand le feu s’abattait sur la ville
Et l’apocalypse sur nos cœurs adolescents :
Tu me prenais la main en cachette
Pour me rassurer
Tu savais que j’avais peur
La trouille est une infection pulmonaire qui me prend aussi le bide
Et l’âme
Dans ton uniforme rouge et blanc tu me tenais la main entre
deux roquettes et deux grondements
Sans rien dire (tu ne pouvais rien dire je crois)
L’abri de tes doigts était solide
J’étais rassuré jusqu’à la prochaine salve
(Beyrouth)
Ces vers sont extraits d’un des poèmes qui composent la première partie Faire concurrence à la mort du recueil Dernière communication à la société proustienne de Barcelone paru cet été chez Inculte. De Damas à Beyrouth, de Jablanika à Mostar, Mathias Enard nous fait entendre les hurlements d’une sirène, le calme en baie de Jounieh, le silence d’un musée polonais avec, en toile de fond, les déchirements, les conflits, les désespoirs, mais aussi la passion d’un collectionneur pour les armes… et les papillons.
La préface, signée par Olivier Rolin, est un petit bijou de décontraction, d’humour et un chouette hommage au « petit frère » Mathias Enard. J’arrive tout à fait imaginer les deux gaillards faire la fermeture du wagon bar du Transsibérien ou arroser copieusement leurs nuits blanches d’arak ou de vodka, accoudés au zinc d’un hôtel miteux, peu importe lequel puisque l’hôtel Apchéron de Bakou n’existe plus.
« On croyait tout inclure dans l’éternité d’une phrase » écrit-il dans la deuxième partie du recueil Matière de la steppe, où le spleen affleure parfois, comme une humeur rêche, poncée à l’émeri…
La dernière partie Dernière communication à la société proustienne de Barcelone est déjà plus légère, et surtout plus licencieuse que son titre ne le laisse supposer. J’en veux pour preuve cette version… disons crue de Fenêtre sur cour :
La rue étroite moins de trois mètres Séparent mon visage de son cul Le client vient de la mettre Se lève aussi il est repu Il a une moustache de soudard Un air de Turc ou de Malouin Un pirate bien doté du dard Un dur à cuire de loin en loin Le tapin remet sa nuisette L’artilleur range son attirail Vire le plastique de sa quéquette Jette la capote s’enfile un rail Elle s’en va se faire un café Elle m’aperçoit me lève un doigt La baguette de cette fée Je disparais le jour blondoie (Stances de la rue des Voleurs)
Il est difficile de coller une étiquette à Mathias Enard, qui ne revendique pas celle de voyageur. Il dit d’ailleurs qu’il n’aime pas tant voyager qu’être là où il ne devrait pas être. A travers ces récit poétiques, il nous fait partager « sa curiosité du vaste monde » comme l’écrit Rolin, son érudition des langues, son goût pour l’altérité, son hypersensibilité pour l’Orient, les Balkans et d’autres thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve dans ses livres. Beyrouth en l’occurrence renvoie à son premier roman La Perfection du tir, et Stances de la rue des Voleurs… à Rue des Voleurs.
Ces vers sont extraits d’un des poèmes qui composent la première partie Faire concurrence à la mort du recueil Dernière communication à la société proustienne de Barcelone paru cet été chez Inculte. De Damas à Beyrouth, de Jablanika à Mostar, Mathias Enard nous fait entendre les hurlements d’une sirène, le calme en baie de Jounieh, le silence d’un musée polonais avec, en toile de fond, les déchirements, les conflits, les désespoirs, mais aussi la passion d’un collectionneur pour les armes… et les papillons.
La préface, signée par Olivier Rolin, est un petit bijou de décontraction, d’humour et un chouette hommage au « petit frère » Mathias Enard. J’arrive tout à fait imaginer les deux gaillards faire la fermeture du wagon bar du Transsibérien ou arroser copieusement leurs nuits blanches d’arak ou de vodka, accoudés au zinc d’un hôtel miteux, peu importe lequel puisque l’hôtel Apchéron de Bakou n’existe plus.
« On croyait tout inclure dans l’éternité d’une phrase » écrit-il dans la deuxième partie du recueil Matière de la steppe, où le spleen affleure parfois, comme une humeur rêche, poncée à l’émeri…
La dernière partie Dernière communication à la société proustienne de Barcelone est déjà plus légère, et surtout plus licencieuse que son titre ne le laisse supposer. J’en veux pour preuve cette version… disons crue de Fenêtre sur cour :
La rue étroite moins de trois mètres Séparent mon visage de son cul Le client vient de la mettre Se lève aussi il est repu Il a une moustache de soudard Un air de Turc ou de Malouin Un pirate bien doté du dard Un dur à cuire de loin en loin Le tapin remet sa nuisette L’artilleur range son attirail Vire le plastique de sa quéquette Jette la capote s’enfile un rail Elle s’en va se faire un café Elle m’aperçoit me lève un doigt La baguette de cette fée Je disparais le jour blondoie (Stances de la rue des Voleurs)
Il est difficile de coller une étiquette à Mathias Enard, qui ne revendique pas celle de voyageur. Il dit d’ailleurs qu’il n’aime pas tant voyager qu’être là où il ne devrait pas être. A travers ces récit poétiques, il nous fait partager « sa curiosité du vaste monde » comme l’écrit Rolin, son érudition des langues, son goût pour l’altérité, son hypersensibilité pour l’Orient, les Balkans et d’autres thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve dans ses livres. Beyrouth en l’occurrence renvoie à son premier roman La Perfection du tir, et Stances de la rue des Voleurs… à Rue des Voleurs.
Mon copain est Cubain English translation pending
Bonjour,
J'ai rencontré un cubain, on se parle tous les jours depuis déjà 3 mois. Je voulais savoir s'il est possible que je réserve un tout inclus et qu'il vienne me rejoindre à l’hôtel pour y passer la semaine avec moi?
Est-ce que c'est déjà arrivé à quelqu'un?
Commentaire chiant s'abstenir s.v.p. Merci !!!
J'ai rencontré un cubain, on se parle tous les jours depuis déjà 3 mois. Je voulais savoir s'il est possible que je réserve un tout inclus et qu'il vienne me rejoindre à l’hôtel pour y passer la semaine avec moi?
Est-ce que c'est déjà arrivé à quelqu'un?
Commentaire chiant s'abstenir s.v.p. Merci !!!
Voyage seul sac à dos aux Canaries English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais partir me ressourcer, étant amateur de beaux paysages à découvrir au cours d'une marche...
je viens de me pencher sur les Canaries et notamment l'ile de la Gomera. je commence tout juste à prendre des infos mais je projette de partir d'ici 2-3 semaines et ceci pour environ 8 jours.
je fais donc appel à ceux qui pourraient me fournir des infos.
combien de jours sont nécessaires pour bien visiter l'île? au niveau logement, existe il un lieu ou se loger et duquel on peut rayonner? faut il louer une voiture ou tout est faisable à pied? quel budget prévoir pour le logement et la nourriture? cette période de l'année est elle propice à la marche, aux baignades? vu que le vol se pose à Tenerife, quelles sont les plus belles choses à y faire?
voilà, il y a surement une tonne d'autres questions mais bon.... 🙂
je précise que je pars seul avec sac à dos, j'ai un niveau correct en espagnol, que je souhaite marcher seul mais faire éventuellement aussi des rencontres afin d'échanger avec d'autres marcheurs ou habitants, etc....
Merci à tous ceux qui prendront la peine de me lire ...
"Qui voyage ajoute à sa vie"🙂
je souhaiterais partir me ressourcer, étant amateur de beaux paysages à découvrir au cours d'une marche...
je viens de me pencher sur les Canaries et notamment l'ile de la Gomera. je commence tout juste à prendre des infos mais je projette de partir d'ici 2-3 semaines et ceci pour environ 8 jours.
je fais donc appel à ceux qui pourraient me fournir des infos.
combien de jours sont nécessaires pour bien visiter l'île? au niveau logement, existe il un lieu ou se loger et duquel on peut rayonner? faut il louer une voiture ou tout est faisable à pied? quel budget prévoir pour le logement et la nourriture? cette période de l'année est elle propice à la marche, aux baignades? vu que le vol se pose à Tenerife, quelles sont les plus belles choses à y faire?
voilà, il y a surement une tonne d'autres questions mais bon.... 🙂
je précise que je pars seul avec sac à dos, j'ai un niveau correct en espagnol, que je souhaite marcher seul mais faire éventuellement aussi des rencontres afin d'échanger avec d'autres marcheurs ou habitants, etc....
Merci à tous ceux qui prendront la peine de me lire ...
"Qui voyage ajoute à sa vie"🙂
S'adapter au chaud à vélo English translation pending
Bonjour,
Il existe plein de materiel pour se protéger du froid et de la pluie. Depuis le sac de couchage -30 a la tente d'hiver avec tout les vêtements qui vont avec, lutter contre le froid est assez simple.
En revanche, je comprend maintenant que, pour moi, il est bien plus dur de supporter le chaud. Il est insuportable de se retrouver a transpirer toute la nuit, au point de ne plus dormir et de se deshydrater.
J'en arrive au conclusion suivante sur le materiel qui pourrait convenir: -tente avec arceau interieur (permettant de ne monter que la chambre) avec la chambre entierement en moustiquaire -hamac avec moustiquaire intégré, instalation d'une bache pour proteger de la pluie
Certainement avez vous d'autres idées et conseils pour s'adapter au chaud. J'ai des souvenirs de nuit horrible au Brésil... je suis actuellement au laos ou les temperatures ne sont pas extremes mais me rapelle la difficulté de gerer le chaud. Ayant pour projet de traverser l afrique, il faudrait que je trouve des solutions et astuces.
Merci bien
Loïc
Il existe plein de materiel pour se protéger du froid et de la pluie. Depuis le sac de couchage -30 a la tente d'hiver avec tout les vêtements qui vont avec, lutter contre le froid est assez simple.
En revanche, je comprend maintenant que, pour moi, il est bien plus dur de supporter le chaud. Il est insuportable de se retrouver a transpirer toute la nuit, au point de ne plus dormir et de se deshydrater.
J'en arrive au conclusion suivante sur le materiel qui pourrait convenir: -tente avec arceau interieur (permettant de ne monter que la chambre) avec la chambre entierement en moustiquaire -hamac avec moustiquaire intégré, instalation d'une bache pour proteger de la pluie
Certainement avez vous d'autres idées et conseils pour s'adapter au chaud. J'ai des souvenirs de nuit horrible au Brésil... je suis actuellement au laos ou les temperatures ne sont pas extremes mais me rapelle la difficulté de gerer le chaud. Ayant pour projet de traverser l afrique, il faudrait que je trouve des solutions et astuces.
Merci bien
Loïc
Road trip en Islande été 2017 English translation pending
Bonjour,
Je souhaite organiser un circuit d'une dizaine de jours en Islande pour 3/4 personnes entre le 31 juillet et le 10 aout 2017 incluant les sites à ne pas manquer. Le budget maxi 4500€ avec location d'un 4x4 permettant d'accéder aux sites hors des sentiers battus, logement en guest house, fermes, campings, quelques excursions ( baleines, rando glacier...). Merci de m'indiquer des idées de circuits incluant les terres du nord ouest et surtout de me dire si c'est jouable! 😉
Je souhaite organiser un circuit d'une dizaine de jours en Islande pour 3/4 personnes entre le 31 juillet et le 10 aout 2017 incluant les sites à ne pas manquer. Le budget maxi 4500€ avec location d'un 4x4 permettant d'accéder aux sites hors des sentiers battus, logement en guest house, fermes, campings, quelques excursions ( baleines, rando glacier...). Merci de m'indiquer des idées de circuits incluant les terres du nord ouest et surtout de me dire si c'est jouable! 😉
De Darwin au Red Center via le Kimberley: 25 jours dans l'Outback English translation pending
Petit compte rendu de notre voyage en Australie du 15 septembre au 12 octobre dernier.
Nous avons une prédilection pour les grands espaces et les paysages désertiques (derniers voyages en Namibie, Afrique du Sud et Islande) et tout naturellement l’outback australien s’est imposé à nous.
Notre itinéraire : de Darwin à Katherine (Nitmiliuk NP), puis route vers Kununurra et la Gibb River Road, Windjana Gorge, Purnululu NP (Bungle Bungle), la Tanami Road (1050 km de piste) jusqu’à Alice Spring, West Mc Donnell Range, Palm Valley (superbe !), Kings Canyon, Uluru (Ayers rock) et Katja Jutja, Rainbow Valley, petite incursion vers les East Mac Donnell Range et retour vers le Nord par la Stuart Highway vers Kakadu NP.
Total : un peu plus de 7000 km dont un tiers de pistes plus ou moins « roulantes » : la Gibb River est très facile (tout petits gués à franchir : nous avons été déçus !), la Tanami longue mais sans difficulté, la plus « pénible » a été la route menant à Purnunulu où la tôle ondulée est « sévère » !
Au Kakadu, plusieurs routes étaient interdites à cause de gros orages et là on n’a pas pu aller où on voulait, notamment aux Jim Jim Falls.
Nous avions loué un Land Cruiser avec tente sur le toit chez Britz (déjà utilisé en Afrique Australe), en très bon état (13000km au compteur et du bon matériel de camping : ce loueur n’est pas donné mais tout était impeccable).
Nous avons alterné camping sauvage (sur les pistes notamment), bush camping (camping rustique à 6 dollars pour 2) et campings plus sophistiqués de temps à autres. On a craqué pour un motel à Alice Springs à cause d’un vent très violent qui menaçait de tout déchirer…
Nous avons fait les courses dans les 4 villes que nous avons traversées : Darwin, Katherine, Kununurra et Alice Springs en faisant des stocks de conserves, eau et jus de fruits, pain et laitages dans les Woolworths ou Coles (chercher systématiquement les articles en promos et les lots, ce n’est pas aussi cher que ce qu’on avait lu.)
Le prix du carburant varie du simple au double (1,18 $ à Darwin, 2.30 sur la Gibb ou Ayers Rock) et à part sur la Tanami (750 km sans station), il y a des stations régulièrement. Ces stations-services (roadhouses) sont vraiment multiservices et certaines proposent des places de campings gratuites, ce n’est pas luxueux mais il y quand mêmes des douches acceptables. Avis aux petits budgets.
Côté avion, après moultes recherches ayant comme critères la durée du vol et le prix nous avons opté pour Singapore Airlines (Toulouse-Francfort-Singapour-Darwin ) avec 24 heures de vols avec les escales pour 1200 € par personne.
Pour la météo, cela variait de 39 ° à Darwin à 25 ° dans le Red Center (et 0° la nuit, ne pas oublier un bon sac de couchage et la petite polaire pour le matin).
Nous avons fait plein de ballades à pied, les sentiers sont très bien balisés et il y en a pour tous les goûts, du mini-sentier d’un km à la randonnée de plusieurs jours.
Et on en a pris plein les yeux !
Ce qu’on a aimé : les grands panoramas, la terre rouge, la végétation luxuriante dans le Nord, l’amabilité des Australiens, les perroquets roses et les wallabies autour de nous le matin au petit déjeuner…
Ce qu’on a moins aimé : la durée du vol ( !), les cadavres d’animaux sur le bord des routes, les prix un peu élevés des « excursions » ou « attractions ».
Voilà, un peu en vrac, nos premières impressions et informations : si vous souhaitez en savoir plus ou avoir des précisions, allez-y, n’hésitez pas, depuis le temps que je pique des infos à tout le monde sur ce site, je peux à mon tour vous aider (modestement) dans votre projet.
Bonne journée !
Location de campervan 4x4... pour l'Alaska English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence à me renseigner pour effectuer un bon petit voyage d'environ 2 mois en Juillet et Aout 2017 en Alaska, Yukon, Colombie Britannique. Alors je sais que 2 mois c'est long et que c'est la pire période au niveau des tarifs, mais je n'arrive pas à trouver de location de véhicule dans lequel on peut dormir sans en avoir pour 8000-10000$, j'ai même reçu des devis à 14.000$ pour des Economy Campervan...
J'ai aussi regardé pour acheter un véhicule mais le soucis sont les assurances...
Quels sont les prix que vous avez pu avoir, quelles compagnies ? Connaissez-vous d'autres solutions, genre au pire la petite voiture et la toile de tente mais c'est vrai qu'on aurait préféré pouvoir dormir dans le véhicule (moustiques, ours... ;-) ). Sinon même le break avec un lit à l'arrière nous irait bien mais avec un minimum d'équipement !
Merci à tous !
Je commence à me renseigner pour effectuer un bon petit voyage d'environ 2 mois en Juillet et Aout 2017 en Alaska, Yukon, Colombie Britannique. Alors je sais que 2 mois c'est long et que c'est la pire période au niveau des tarifs, mais je n'arrive pas à trouver de location de véhicule dans lequel on peut dormir sans en avoir pour 8000-10000$, j'ai même reçu des devis à 14.000$ pour des Economy Campervan...
J'ai aussi regardé pour acheter un véhicule mais le soucis sont les assurances...
Quels sont les prix que vous avez pu avoir, quelles compagnies ? Connaissez-vous d'autres solutions, genre au pire la petite voiture et la toile de tente mais c'est vrai qu'on aurait préféré pouvoir dormir dans le véhicule (moustiques, ours... ;-) ). Sinon même le break avec un lit à l'arrière nous irait bien mais avec un minimum d'équipement !
Merci à tous !
Tente MSR Elixir lll, voire lV: vos avis? English translation pending
Bonjour !!
Suite a la dégradation au cutter de mon Husky Bright sur la Loire a vélo "juin 2016" 4 places 3,5 kg autoportante .
Pas de SAV sur le double toit possible (rachat ) ...super a jeter donc .
Je suis a la recherche de sa remplaçante pour la saison prochaine . Mon choix se porte sur les Elixir pour leur R/Q/P ...de bon retour a priori ainsi que leur SAV . La "papa Hubba me fait bien de l'œil mais son prix ...😊
Nous sommes deux cyclos avec deux matelas exped LW et M 65 et 52 cm de large sur 186 de haut + 6 sacoches + 2 boudins et 2 sac de guidon .
Je ne laisse rien dehors a part les vélos sauf de façon occasionnel ( bivouac)
L'Elixir 4 me plait bien , même dimension que la Husky bright s , mais dépasse les 4 kgs .Je souhaiterais rester au max vers 3,5 kgs .
Pour les possesseurs de l'Elixir 3 ..Vous reste t'il de la place pour vos bagages une fois les matelas installé ?
Possesseurs de la 3 ou 4 , vos avis me seront précieux pour prendre la décision .
Sur Be-wak la 3 en ce moment et a 229 euros et la 4 a 379 euros , l'écart est important pour mon budget .
Merci d'avance
Pascal
Billet de sortie Pérou / Bolivie English translation pending
Salutations Compagnons de Voyage ^^
Pouvez-vous m'indiquer - ou peut-on acheter sur Internet un Billet de Sortie du Territoire (Billet de Continuation) du Pérou vers la Bolivie ? - si possible Non Daté (ne sachant pas si on m'accordera 3 ou 6 mois à l'arrivée par avion) - voire peu cher (au cas où je passe par un autre poste frontière tel Tilali / Puerto Acosta, préférant les sentiers à pied que les routes à bus)
PS : D'après les Informations disponibles sur la Toile (France Diplomatie, Routard, ...), ce billet de sortie n'est pas demandé pour les autres pays voisins (Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Equateur, Colombie). Dans les faits est-ce bien le cas ? ^^
Pouvez-vous m'indiquer - ou peut-on acheter sur Internet un Billet de Sortie du Territoire (Billet de Continuation) du Pérou vers la Bolivie ? - si possible Non Daté (ne sachant pas si on m'accordera 3 ou 6 mois à l'arrivée par avion) - voire peu cher (au cas où je passe par un autre poste frontière tel Tilali / Puerto Acosta, préférant les sentiers à pied que les routes à bus)
PS : D'après les Informations disponibles sur la Toile (France Diplomatie, Routard, ...), ce billet de sortie n'est pas demandé pour les autres pays voisins (Bolivie, Paraguay, Argentine, Chili, Equateur, Colombie). Dans les faits est-ce bien le cas ? ^^
Étape entre Cody et Glacier NP English translation pending
bonjour
je prépare un circuit entre le wyoming et le montana , j'ai prévu de passer une nuit à cody
puis d'aller sur le glacier NP en faisant une étape entre les deux
je souhaiterais avoir votre avis sur le lieu où je peux faire cette étape sachant que j'arriverai par l'entrée est dans le parc
Merci pour vos conseils
Escales MSC Splendida English translation pending
Bonjour à Tous
Nous avons été tellement conquis de notre première croisière sur l'armonia que nous avons réserver une croisière en Avril sur le splendida escale Gêne Civitavecchia Palma Barcelone départ de Marseille(4 adultes 4 enfants de 9 à 16 ans) J' ai bien regardé dans ce super forum pour l'escale de Rome et finalement au niveau budget c'est le train qui nous correspond le plus donc j'aurai aimé avoir toutes les infos précises pour ce rendre à la gare en sortant du bateau si quelqu'un la fait récemment car il y souvent des changements. Je suis preneuse de tout les conseils que vous auriez la gentillesse de me donner que ce soit pour les escales sauf Gênes et pour le Splendida.
un grand merci d'avance
Véro
Nous avons été tellement conquis de notre première croisière sur l'armonia que nous avons réserver une croisière en Avril sur le splendida escale Gêne Civitavecchia Palma Barcelone départ de Marseille(4 adultes 4 enfants de 9 à 16 ans) J' ai bien regardé dans ce super forum pour l'escale de Rome et finalement au niveau budget c'est le train qui nous correspond le plus donc j'aurai aimé avoir toutes les infos précises pour ce rendre à la gare en sortant du bateau si quelqu'un la fait récemment car il y souvent des changements. Je suis preneuse de tout les conseils que vous auriez la gentillesse de me donner que ce soit pour les escales sauf Gênes et pour le Splendida.
un grand merci d'avance
Véro
Meilleure ville espagnole pour passer l'hiver? English translation pending
Hola a todos ! Bonjour à tous !
Je compte passer l'hiver au chaud en m'expatriant sur la péninsule ibérique. Je parle couramment espagnol et je cherche aussi à rencontrer des locaux.
Par contre, la ville je ne l'ai pas encore défini. Et pour cause, il y a tellement de choix. Voici les critères que j'ai sélectionné quant à mon futur lieu de vie :
- une ville à taille humaine - une ville animée la nuit, où l'on peut sortir et faire la fête - une ville avec un climat agréable où il fait très doux en hiver - une ville qui n'est pas envahi par une tonne de touristes - une ville où l'on peut aller faire facilement du sport, musculation, activités plein air
Les petits plus : - une ville au bord de la mer - une ville où les loyers restent raisonnables de l'ordre 500 à 600€ pour une personne - une ville assez jolie (pas du tout béton)
Je mise sur la région andalouse.
Je souhaiterai avoir votre avis car je suis un peu perdu.
Muchas gracias por sus ayudas 🙂
Je compte passer l'hiver au chaud en m'expatriant sur la péninsule ibérique. Je parle couramment espagnol et je cherche aussi à rencontrer des locaux.
Par contre, la ville je ne l'ai pas encore défini. Et pour cause, il y a tellement de choix. Voici les critères que j'ai sélectionné quant à mon futur lieu de vie :
- une ville à taille humaine - une ville animée la nuit, où l'on peut sortir et faire la fête - une ville avec un climat agréable où il fait très doux en hiver - une ville qui n'est pas envahi par une tonne de touristes - une ville où l'on peut aller faire facilement du sport, musculation, activités plein air
Les petits plus : - une ville au bord de la mer - une ville où les loyers restent raisonnables de l'ordre 500 à 600€ pour une personne - une ville assez jolie (pas du tout béton)
Je mise sur la région andalouse.
Je souhaiterai avoir votre avis car je suis un peu perdu.
Muchas gracias por sus ayudas 🙂
Easy Jet et carte d'identité (voyage en Croatie) English translation pending
Voici un article du Canard Enchaîné paru ce mercredi 10 Août sur un Pb de Carte nationale d'identité
Bonne lecture.

Bonne lecture.

Rayons de roue: croisements et type d'écrous English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de monter mon vélo, et je bloque sur ce paramètre (primordial pour mon choix de longueur de rayons). Je dispose d'une jante 36 trous. De ce que j'ai pu lire ça et là, le standard est 2 croisements pour 32 rayons et moins, et 3 ou 4 croisements à partir de 36 rayons.
1. Quelle différence y aura t'il en terme de solidité si je passe à 4 croisements au lieu de 3? 2. Est-ce recommandé? 3. En cas de casse d'un rayon sur une roue à 4 croisements, est ce beaucoup plus compliqué de changer le rayon? 4. Si après calcul, j'obtiens une longueur de rayon de 266.4, vous me conseillez d'arrondir à 266 ou à 268? 5. Petite hésitation sur la matière des ecrous: laiton ou aluminium? (je pars sur des rayons alpine de dt swiss)
(pour info: je monte ce vélo pour un périple de plusieurs milliers de km) J'ai recherché sur le forum mais visiblement, le sujet n'a jamais été abordé (ou j'ai entré les mauvais mots clés)
Merci d'avance!
Je suis en train de monter mon vélo, et je bloque sur ce paramètre (primordial pour mon choix de longueur de rayons). Je dispose d'une jante 36 trous. De ce que j'ai pu lire ça et là, le standard est 2 croisements pour 32 rayons et moins, et 3 ou 4 croisements à partir de 36 rayons.
1. Quelle différence y aura t'il en terme de solidité si je passe à 4 croisements au lieu de 3? 2. Est-ce recommandé? 3. En cas de casse d'un rayon sur une roue à 4 croisements, est ce beaucoup plus compliqué de changer le rayon? 4. Si après calcul, j'obtiens une longueur de rayon de 266.4, vous me conseillez d'arrondir à 266 ou à 268? 5. Petite hésitation sur la matière des ecrous: laiton ou aluminium? (je pars sur des rayons alpine de dt swiss)
(pour info: je monte ce vélo pour un périple de plusieurs milliers de km) J'ai recherché sur le forum mais visiblement, le sujet n'a jamais été abordé (ou j'ai entré les mauvais mots clés)
Merci d'avance!
Randonnée en République Tchèque English translation pending
Bonjour !
J'envisage de partir 15 jours en République Tchèque, en randonnée itinérante avec sac à dos.
J'ai plusieurs questions :
- Quel parcours à pied et que voir ?
- Est-ce bien balisé pour la rando ?
- Niveau logement, y a t'il pas mal de camping, est-ce facile de bivouaquer au cas ou ?
- Tout conseil est le bienvenue
Merci !!!
J'envisage de partir 15 jours en République Tchèque, en randonnée itinérante avec sac à dos.
J'ai plusieurs questions :
- Quel parcours à pied et que voir ?
- Est-ce bien balisé pour la rando ?
- Niveau logement, y a t'il pas mal de camping, est-ce facile de bivouaquer au cas ou ?
- Tout conseil est le bienvenue
Merci !!!
Vélo de voyage adapté English translation pending
Bonjour la communauté !
Voilà, je viens tout juste de rejoindre ce forum à la recherche de précieux conseils.
D'ici quelques semaines, je souhaite voyager à travers la Suisse à vélo avec des sacoches accrochées à ce dernier contenant la majorité de mes affaires. Je sortirai régulièrement des routes pour poser ma tente dans une forêt, quelque part sur une montagne ou au bord d'un lac. Je parcourrai facilement 60km en une journée.
Je cherche donc a acheter un vélo qui conviendrait à ce genre de voyage, j'hésite quant aux critères telles carbone ou acier ? (sachant que l'acier est plus lourd mais réparable)., semi suspendu ou tout suspendu, etc. Dans l'idéal, je le ferai avec un vélo tout suspendu en bloquant les suspensions arrières .. Cela vous paraît une bonne idée ?
Donc n'hésitez pas à me faire part de vos conseils/expériences car je ne connais personne qui a fait un type de voyage de ce style :)
Merci !
D'ici quelques semaines, je souhaite voyager à travers la Suisse à vélo avec des sacoches accrochées à ce dernier contenant la majorité de mes affaires. Je sortirai régulièrement des routes pour poser ma tente dans une forêt, quelque part sur une montagne ou au bord d'un lac. Je parcourrai facilement 60km en une journée.
Je cherche donc a acheter un vélo qui conviendrait à ce genre de voyage, j'hésite quant aux critères telles carbone ou acier ? (sachant que l'acier est plus lourd mais réparable)., semi suspendu ou tout suspendu, etc. Dans l'idéal, je le ferai avec un vélo tout suspendu en bloquant les suspensions arrières .. Cela vous paraît une bonne idée ?
Donc n'hésitez pas à me faire part de vos conseils/expériences car je ne connais personne qui a fait un type de voyage de ce style :)
Merci !
Voyage en Inde du Nord English translation pending
Bonjour VoyageForum !
Nous organisons notre voyage en inde du Nord. Nous aimerions l'avis de spécialiste. Nous hésitons avec plusieurs parcours. Le début me semble fixe mais après nous hésitons. Nous sommes 3 (30 - 50 - 55 ans), sportifs et motivés pour voyager avec un sac à dos et duvet.
Voici les premiers jours du parcours prévisionnel :
J1-J2 New Delhi J3 départ Mandawa J4 Mandawa - Bikaner J5 Bikaner - Johdpur J6 Johdpur - Kishangarh J7 Kishangarh - Jaipur
Ensuite nous hésitons, partir vers le nord pour un trek ou continuer en inde "centrale".
Pour le nord et le trek : J8 Voyage Jaipur - New Delhi - Jammu-kashmir (Leh) du 05 au 11 novembre Trek chaine himalayenne (Anantnag? proche Leh ? Ladakh ?)
Les recherches sont difficiles pour le trek de 6-7 jours à partir de Leh. Car la période n'est pas propice (route fermée ou inaccessible). Les recherches sur la toile m'indique que ce n'est pas impossible. ? Sinon existe -il des treks en inde centrale ou autre...
Merci !
Nous organisons notre voyage en inde du Nord. Nous aimerions l'avis de spécialiste. Nous hésitons avec plusieurs parcours. Le début me semble fixe mais après nous hésitons. Nous sommes 3 (30 - 50 - 55 ans), sportifs et motivés pour voyager avec un sac à dos et duvet.
Voici les premiers jours du parcours prévisionnel :
J1-J2 New Delhi J3 départ Mandawa J4 Mandawa - Bikaner J5 Bikaner - Johdpur J6 Johdpur - Kishangarh J7 Kishangarh - Jaipur
Ensuite nous hésitons, partir vers le nord pour un trek ou continuer en inde "centrale".
Pour le nord et le trek : J8 Voyage Jaipur - New Delhi - Jammu-kashmir (Leh) du 05 au 11 novembre Trek chaine himalayenne (Anantnag? proche Leh ? Ladakh ?)
Les recherches sont difficiles pour le trek de 6-7 jours à partir de Leh. Car la période n'est pas propice (route fermée ou inaccessible). Les recherches sur la toile m'indique que ce n'est pas impossible. ? Sinon existe -il des treks en inde centrale ou autre...
Merci !
Pompe matelas Neo Air English translation pending
Bonjour,
Existe t il des raccords de pompe à vélo pour gonfler les matelas Neoair de Therm A Rest ?
"Les matelas gonflables isolants contiennent un grand volume d'air et n’apprécient pas d'avoir leur intérieur humide(durabilité, isolant en berne ...). Le AirTap Pump de Therm A Rest permet de convertir vos sacs de rangement ou tout autre sac plastique en un système de gonflage, peu encombrant, léger et surtout efficace."
Ci dessus la pub de Therm A Rest .
Est ce bien exact ? tout sac plastique peut il être adapté à l'embout ?
Existe t il des raccords de pompe à vélo pour gonfler les matelas Neoair de Therm A Rest ?
"Les matelas gonflables isolants contiennent un grand volume d'air et n’apprécient pas d'avoir leur intérieur humide(durabilité, isolant en berne ...). Le AirTap Pump de Therm A Rest permet de convertir vos sacs de rangement ou tout autre sac plastique en un système de gonflage, peu encombrant, léger et surtout efficace."
Ci dessus la pub de Therm A Rest .
Est ce bien exact ? tout sac plastique peut il être adapté à l'embout ?
Randonnée à vélo 12 jours en Suisse English translation pending
Bonjour a tous,
Suite a un imprevu de derniere minute, nous envisageons de faire une rando velo de 12 jours en suisse (du 17 au 29/7). Le tour des lacs d apres ce que j ai lu sur le forum a l air sympa mais ca date un peu comme infos (2011).
Je suis preneuse de toutes infos, iti, hebergement, loc de vélos...
Nous habitons ds le 13 et prendrions notre voiture pour ns y rendre.
J ai peut etre l intention de louer un VAE pr ce tour car je ne pratique pas enormement mais ai surtout des problemes de genou (ligaments distendus suite a une chute en ski). Je suis preneuse aussi de tout conseil concernant ce nouveau mode de locomotion.
Merci
Si certains veulent ceder a un prix raisonnable leur materiel, type toile de tente, sacoches... Nous sommes preneurs aussi !
Vélo avec enfants: hamac Thule ou coque Weber? English translation pending
Bonjour
Nous avons 2 enfants (2 ans et 4 mois) et nous envisageons d'acheter une remorque pour les emmener à la crèche à vélo, et par la suite faire des balades dans les alentours.
Notre choix se porte a priori sur la Thule Coaster qui colle à notre budget restreint tout en garantissant une certaine qualité.
Mais on s'interroge sur la manière de transporter notre plus jeune fille : qu'est-ce qui est mieux entre le hamac de Thule et la coque Weber ?
A ce que j'ai lu, le hamac ne serait pas hyper adapté pour la Coaster, pas assez horizontal...? qu'en est-il de la coque?
Qu'est-ce qui protège le mieux le bébé? Je ne me rends pas bien compte de comment est le hamac, est-ce que c'est juste de la toile souple qui suspend le bébé (comme un vrai hamac)? ou bien est-ce rigide ?
Jusqu'à quel âge environ on peut garder ces dispositifs?
Bref, beaucoup de questions ! Si des utilisateurs de ces systèmes pouvaient éclairer mes lanternes...
Vers la Norvège pour 3 semaines en août en voiture depuis la France English translation pending
Bonjour à tous.
Nous prévoyons de partir en couple en Norvège en voiture depuis Saint Etienne. Le voyage s'étendra sur 22 jours en aout.
Pour le trajet aller, nous passerons par la suède et les ponts. Nous arriverons à OSLO le soir du J3.
Pour le trajet retour, nous prendrons le Ferry à Kristiansand au soir du J20 direction Hirshals.
Nous aurons donc 16 jours sur place.
Nous partirons avec la toile de tente et de la nouriture. Nous prévoyons de dormir essentiellement en camping avec la tente, faire aussi quelques nuits en camping sauvage, et enfin queqlues nuits à l'hotel en ville.
Cependant, pour la définition de l'itinéraire je suis perdu....
16 jours cela fait trop juste pour faire les fjords, l'est et les lofoten tout en voiture..
Faut t'il ainsi que nous restions au sud de Trondheim ?
Si c'est le cas avez vous des itinéraires à me proposer ?
Merci par avance du temps que vous prendrez.
Nous prévoyons de partir en couple en Norvège en voiture depuis Saint Etienne. Le voyage s'étendra sur 22 jours en aout.
Pour le trajet aller, nous passerons par la suède et les ponts. Nous arriverons à OSLO le soir du J3.
Pour le trajet retour, nous prendrons le Ferry à Kristiansand au soir du J20 direction Hirshals.
Nous aurons donc 16 jours sur place.
Nous partirons avec la toile de tente et de la nouriture. Nous prévoyons de dormir essentiellement en camping avec la tente, faire aussi quelques nuits en camping sauvage, et enfin queqlues nuits à l'hotel en ville.
Cependant, pour la définition de l'itinéraire je suis perdu....
16 jours cela fait trop juste pour faire les fjords, l'est et les lofoten tout en voiture..
Faut t'il ainsi que nous restions au sud de Trondheim ?
Si c'est le cas avez vous des itinéraires à me proposer ?
Merci par avance du temps que vous prendrez.
Croisière Costa neoRomantica dans l'océan Indien English translation pending
Bonjour aux Membres VF
nous envisageons une croisière sur le Costa Romantica dans l'Océan Indien en janvier prochain au départ de La Réunion. Nous sommes preneurs pour tous renseignements concernant cette croisière, avis bateau, escales etc ....
Merci d'avance !
nous envisageons une croisière sur le Costa Romantica dans l'Océan Indien en janvier prochain au départ de La Réunion. Nous sommes preneurs pour tous renseignements concernant cette croisière, avis bateau, escales etc ....
Merci d'avance !
Carnet n° 68: Jérusalem & Tel Aviv / 1er - 4 juin 2016 English translation pending
Mercredi 1er juin
Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Soucieux de respecter ce qui depuis quelques temps est devenu un rituel, je profite de mon passage en France pour aller encore plus loin découvrir ou redécouvrir des terres qui contrastent avec mon île. À la Réunion, je suis sous le charme autant que j'y étouffe. J'aime le bleu de l'océan et le dru de la pluie sur mon toit en tôle. Mais j'étouffe de voir ma mobilité circonscrite à trois ou quatre axes majeurs. Reprendre les airs me permet alors de reprendre mon souffle avant une énième apnée. Avant une nouvelle immersion de quelques mois.
Quittant un Paris maussade et pluvieux, je ne peux que me faire l'ambassadeur des nouveaux psychologues de comptoir qui associent sans relâche beau temps et humeur favorable. Alors que les inondations de Seine-et-Marne gagnent du terrain sur Paris et que la SNCF arrête ses trains pour des raisons ubuesques, les gens font véritablement la gueule. Je me félicite de mon choix de destination : à Jérusalem, il fera à n'en pas douter, beau et chaud pendant l'intégralité de mon séjour.
Au terme d'un voyage en transport en commun qui, grève et intempérie obligent, s'affranchit sans complexe des évolutions du XXIe siècle, je retrouve avec fébrilité le Salon Air France du terminal CDG2F. Bien que prévu sur le vol d'après, mon ami grand voyageur me rejoint entre le fromage et le dessert; il a fini plus tôt sa matinée de travail. Nous devisons quelques minutes avant que je n'embarque seul pour Amsterdam. Nous nous retrouverons trois heures plus tard, à l'escale.
Aux Pays-Bas, je tue les cinq heures d'attente en améliorant par le mouvement ma connaissance du monde. Je prends le train trente minutes pour la Haye. J'avais dans l'idée de voir la mer, je me contenterai de la lecture du journal sur un banc. Les plages étaient trop loin au vu du temps imparti, je retourne à Schipol, non mécontent d'avoir côtoyé quelques instants cette merveilleuse ville où sont jugés les criminels de guerre Serbes et Africains, à l'exception de tous les autres. Le soir venu, on aime le vol aux issues sans voisin malgré le froid polaire qui y règne, entre deux eaux, après Paris et ses trombes d'eau, avant le Moyen-Orient et son soleil infernal.
Jeudi 2
On change de date au cours du vol pour atterrir, hagards mais excités sur les coups de 3h du matin. Si la ville qu'il dessert est réputée pour ne jamais dormir, l'aéroport Ben Gurion ne semble pas dormir non plus. Des gens, du bruit, à n'importe quelle heure du jour, et de la nuit. Avec nos passeports passés partout, nous entrons dans le royaume promis du peuple élu. Quelle grâce. Quel honneur. Pourtant, à gauche, à la sortie, après être passés par le seul et unique distributeur de billets du terminal, nous affrontons ce que le Moyen-Orient fait de mieux avant d'embarquer dans un sherut, ce taxi collectif qui ne part que lorsqu'il est plein. Et c'est bien la foule et les cris qui rythmeront l'attente, le temps que notre véhicule se remplisse doucement de tous ces couillons dont deux au moins étaient tuberculeux quand tous allaient exactement là où nous n'allions pas. Nous serons déposés en dernier après avoir été trimballés de droite et de gauche pendant quatre-vingt-dix minutes dans l'insalubrité latente des faubourgs de cette capitale aussi éternelle que controversée. Nous arrivons au couvent à 5h...
Nous nous offrons une délicieuse nuit de trois heures dans un univers sain, dans un univers propre. Une nuit courte, certes, mais une nuit suffisante pour partir, aussi alertes que vaillants, à la découverte de l'est du pays. Si notre dernier voyage sur ces terres avait été assez complet, il nous aura manqué l'est et la Mer Morte. Nous partirons ce jour plutôt que demain car, Shabbat aidant, il nous faut la jouer fine si nous ne voulons pas nous retrouver bloqués, comme toute l'économie du pays, dès l'heure du goûter. À la réception, on nous conseille un chauffeur Palestinien. L'excursion sera chère mais la liberté, dans ces conditions et sous ces latitudes, n'a vraiment pas de prix.
Direction plein est, Majed notre chauffeur, prend cette étrange route qui accueille les véhicules israéliens et palestiniens. De part et d'autre, aux abords de Jérusalem, des quartiers israéliens encerclent des villages palestiniens sans que l'on comprenne bien comment ses habitants s'en extirpent. C'est que cette route est commune entre deux check-points distants d'une cinquantaine de kilomètres. Dans sa grande générosité, Israël permet au moins aux Palestiniens d'aller se baigner. En descendant doucement mais sûrement l'incroyable dénivelée entre Jérusalem (+900m) et la Mer Morte (-427m), nous écoutons notre chauffeur nous parler du Ramadan. Si d'après lui, partout ailleurs le Ramadan est plus sobre, ici, il est synonyme d'excès et de gâchis. La journée, les magasins d'alimentation sont envahis car dès la nuit tombée, il s'agit d'en mettre plein la vue (et la panse) à la famille et aux amis venus rompre le jeûne. À un moment, nous passons la ligne du niveau de la mer. En face, magiques, les hauts plateaux de la Jordanie se dressent derrière la Mer Morte.
Nous longeons cette dernière sur soixante kilomètres encore pour atteindre le fort de Masada, une ancienne place forte située à 350m d'altitude depuis laquelle de vaillants autochtones s'étaient retranchés pour assurer leur survie. Avec en fond sonore la musique traditionnelle d'une Bar-Mitzva qui se déroulait là, nous méditons un temps devant le paysage époustouflant qui s'étale devant nous : l'ocre et le rouge du désert l'emportent sur le bleu à l'agonie de la mer. Nous boudons le téléphérique qui nous permit pourtant d'accéder à l'endroit en moins de cinq minutes et descendons plutôt à pied le Sentier du Serpent pour regagner en trente minutes le parking ombragé et notre chauffeur. Avant le bain, nous faisons halte à Qumran, lieu chargé d'histoire où furent trouvées au siècle dernier des amphores pleines d'écrits sacrés. Hormis pour la vue, les deux vestiges visités n'avaient à mes yeux aucun intérêt.
Baignade, enfin, sur la Mer Morte après avoir réglé un droit d'accès exorbitant. L'endroit, touristique à outrance, me donne envie de fuir rapidement : la musique bon marché est aussi forte que le sable est brûlant, la mer est plutôt dégueulasse et l'omniprésence de touristes enduits de boue stimule en profondeur ma légendaire agoraphobie. Franchement, même si à long terme je puis convenir que cette boue produise quelque action bénéfique, à court terme, ça te donne plutôt l'air con.
De retour dans la Ville des villes, Majed nous dépose à proximité de la Porte de Damas juste à côté d'une gargote tenue par un chrétien. Nous y trouvons de quoi nous faire un petit apéro bien gentillet à siroter en haut de la terrasse de l'Ecce Homo. Là, face au minaret qui gueule la grandeur de Dieu, nous portons un toast aux trois religions, ravis d'être devant un spectacle aussi beau, aussi magique, aussi... incroyable. Enfin, après avoir dîné de mezzés près de la Huitième Station, après avoir subi une dernière fois le zèle du muezzin, nous allons dormir du sommeil du juste. Il ne fait pas trop chaud, il n'y a pas de moustique ; nous avons quelques heures de silence devant nous avant...
Vendredi 3
qu'à 4h24, soit rappelée à nos âmes pécheresses la grandeur du dieu des décibels. Franchement ! Ils ne pourraient pas la fermer ? Au moins entre 22h et 7h... Après le petit déjeuner, nous retrouvons les filles de Lyon rencontrées la veille au soir dans notre lieu ; elles nous emmènent au bassin de Bethesda, lieu antique où Jésus guérit le pauvre hère incapable de se déplacer et que personne ne voulait aider. En parcourant en haut en bas les innombrables citernes, je devise seul sur l'égoïsme des temps anciens sans pouvoir m'affirmer que j'aurais eu moi, la bonne attitude.
On remonte l'intégralité de la Via Dolorosa pour se perdre un peu à proximité de ce qui nous intéresse. Le Saint Sépulcre s'approche avec le cœur, pas étonnant qu'il m'ait fallu trois détours pour l'atteindre enfin ! Dans la basilique, les pèlerins s'activent comme des fourmis en affichant sans honte ce qui les caractérise à longueur d'année. Moi, je porte mon éternelle culotte mais sais faire preuve de discrétion. D'autres braillent leur savoir généralement en Italien à une brochette de touristes éberlués dont la peau brûlée donne une idée de leur noviciat. D'autres encore font acte de dévotion en multipliant signes de croix et génuflexions : ça brasse quantité d'air, l'atmosphère de ce lieu étrange devient respirable. Enfin, certains n'hésitent pas, en braillant tout autant, à s'organiser pour réaliser le meilleur selfie possible au sein même de cet endroit millénaire. Après une courte attente, j'entre dans le Saint Sépulcre et passe huit secondes avec ce qui reste du Christ : une histoire incroyable et un grand bol d'amour pur.
Tandis que nous marchons vers d'autres lieux saints, dévalant la vieille ville à la recherche de signes, alors que mon instinct me dit d'aller à gauche, je suis stoppé par un policier : Vous n'êtes pas musulman ! Une chose est sûre désormais : le policier israélien est doué de perspicacité... Plus loin, nous atteignons sans peine le Mur des lamentations dont seule la mise en scène des différents acteurs, véritable spectacle vivant, avait quelque chose d'émouvant. En haut, l'esplanade des Mosquées est pour l'occasion fermée aux infidèles. En ce jour de vendredi, c'est toute une religion qui prie et si d'aventure nous tenons à rester en vie, il sera bon d'avoir quitté la ville avant 13h, heure à laquelle la foule galvanisée par le prêche investit les ruelles étroites au sortir des mosquées.
Fuyant la facilité et confiant, toujours, en ma bonne étoile, je cherche à rejoindre la gare ferroviaire de Jérusalem Malha en utilisant les bus de ville dont les indications, ouverture internationale oblige, sont exclusivement rédigées en Hébreu. Je cherche, je demande et n'opérerai qu'un seul changement pour parvenir à mes fins au terme d'un voyage initiatique dans une ville nouvelle déjà usée où les poubelles en plein air rivalisent avec les trottoirs défoncés. Nous ne sommes pas en Afrique mais à l'évidence, nous n'en sommes pas très loin. Entre Jerusalem la Rigoriste et Tel Aviv la Libérale, le train serpente dans de magnifiques encaissements montagneux avant d'atteindre l'altitude plus raisonnable des bords de mer. La première partie de ce trajet d'une heure et demie est absolument splendide.
Tel-Aviv la libérale ? Nous quittons la Gare d'HaShalom pour retrouver l'océan quand en sens inverse, des personnes bizarrement vêtues tentent, elles, de rejoindre la gare avant l'heure fatidique où commence le Shabbat. Nous évoluons dans une autre de ces formidables hypocrisies dont ce pays est capable : invoquant la désormais sacro-sainte notion de démocratie, on peut célébrer la jouissance vaine et stérile des libertés sexuelles avant 16h avant de se recueillir pieusement en souvenir du septième jour pendant lequel Dieu cessa toute activité. Nous arrivons à Tel Aviv juste à la fin de la Gay Pride, la grande, l'unique dans la grande et unique démocratie du Moyen-Orient. Le ballet incessant de tous ces gens qui se baladent à moitié à poil le long d'avenues jonchées de tracts arc-en-ciel, de bouteilles cassées et de papiers gras s'oppose à mon esprit conservateur bien entendu incapable d'une telle exubérance.
Nous décidons de retrouver au Hilton un camarade Polonais rencontré en septembre dernier à Varsovie et dont nous avions deviné la présence par profils Facebook interposés. Se frayant tant bien que mal un chemin dans cette horde de festivaliers harnachés tels des zombies sursexués je ne peux m'empêcher de penser que tout cela a quelque chose de ridicule. Quelque chose de triste. Je n'arrive pas à voir par quelle alchimie porter des tenues aussi légères qu'obscènes puisse justifier la liberté des mœurs et engager de fait, la reconnaissance à laquelle aspirent tous ces protagonistes. Curieusement, aussi spectaculaire que l'instant n'était pas prévu, retrouver nos habitudes au Hilton nous aura protégés de ces délires d'une humanité ayant perdu le sens des priorités. À la réception de l'immense édifice, je demande Mariusz ; c'est Darek qui décroche. Il nous explique dans un anglais charmant aux intonations polonaises : Mariusz is on pride...
Ravi que Darek, perdu dans l'enfer de la pride, soit revenu prématurément à sa chambre, nous tombons à notre tour culottes et polos et, abandonnant nos affaires dans la chambre 930, courons presque dans les eaux de la Méditerranée. Objectivement, c'était le meilleur moyen d'attendre l'ami slave qui pouvait alors rentrer quand il voulait ! La socialisation qui s'ensuivit fut riche. Avant et après que Mariusz fut enfin rentré, nous avons pu échanger avec ce groupe d'amis Polonais dont l'orientation sexuelle n'a malheureusement rien d'aisée dans un pays aussi conservateur que catholique comme la Pologne. Comme partout, l'exode rural devient la solution, parce que les villes offrent autant un anonymat reposant qu'un environnement socio-culturel souvent plus abouti. Au salon du Hilton, nous trinquons à ces retrouvailles inopinées et à l'échange simple. Nous sommes tous, chacun à son niveau, des chercheurs de paix intérieure.
Il est temps de partir. Nous quittons l'hôtel par la Shabbat door, soucieux de ne pas faire le moindre effort, l'esprit déjà assez sonné par tant de controverses et d'idées douloureuses. En attendant un taxi raisonnable, je m'interroge devant cette ville et cette envie farouche de banaliser ce qui reste quand même marginal en Terre Sainte. Comme si, en arborant crânement la tolérance, elle cherchait à briser la superstition de Sodome et Gomorre. Finalement, on embarque dans le taxi de Ronen, pas plus raisonnable qu'un autre : ce soir, c'est Shabbat, tout est plus cher. Je n'arrive toujours pas à faire le lien entre ce jour saint et le fait qu'il faille faire payer double tout travail pourtant illégal au sens spirituel réalisé dans la fourchette sabbatique. Ronen est enjoué, Ronen est bavard. Il nous parle de son pays avec passion, comme pour clôturer ces deux jours intenses, par un discours rodé, pourtant sincère, où se mélangent fierté nationaliste, haine de l'islam et crainte d'un Dieu vengeur. Pour lui, Israël est une grande nation, les arabes sont tous des intégristes et les pluies diluviennes qui s'abattent sur Paris ne sont que la punition de Dieu. Fier d'être juif, fier d'appartenir à la plus vieille religion du monde, Ronen ne fait qu'entériner ce que je pense depuis quelque temps : quand la religion Juive n'est pas prise au pied de la lettre par des Orthodoxes passablement psychorigides, elle fait figure de caste pour tous les autres. Ce mélange de folklore élitiste et d'histoire pour le moins tragique leur confère l'aura suprême et une pensée inaltérable s'affranchissant bien volontiers des bases les plus élémentaires de toute religion.
Quand on aborde la question des Palestiniens, le ton est toujours aussi chaleureux ; Ronen n'est pas un violent. Son père l'a éduqué en parlant bien des uns et des autres. Pourtant, à ses yeux, le côté démocrate de sa nation devrait l'emporter sur la théologie, pour lui l'unique point de divergence entre Islam et Judaïsme. Seulement, et c'est ce que j'essaye de lui expliquer, plus on avance et plus la situation est inextricable : des deux côtés, les enfants sont élevés avec la haine de l'autre. Et ce n'est pas près de s'arranger. Pour l'européen que je suis, se prononcer est difficile mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que la suffisance d'un peuple couplée à sa forte militarisation l'emportera forcément sur l'autre peuple d'autant plus quand le premier réduit chaque jour l'espace vital du second en le privant des ses accès à l'eau et de ses droits les plus élémentaires. A posteriori, nous avons simplement eu droit au discours convenu d'un cerveau suffisant lavé et relavé depuis trois générations et dont l'étendue de la conscience était malheureusement limitée aux frontières ingrates et criminelles de son pays.
A l'aéroport, on nous crible de questions, on nous scrute, bref on nous emmerde une bonne demi-heure sur nos allées et venues. Pourquoi avoir visité tel pays et combien de temps ? Qui avons nous rencontré là-bas ? Mais surtout, pourquoi ne sommes-nous venus qu'une journée en Israel ? Quand s'estompe dans mon esprit malade le bruit et l'image du gant en latex claquant sur le poignet, je me détend et leur explique ce qu'est la dilatation du temps et les vertus du speed travelling. Nous ne sommes pas venus une journée mais deux et je suis le premier étonné de voir tout ce qu'on peut vivre en à peine 46 heures... Ça a l'air de prendre, je reste poli. Ça passe, on passe, nous sommes ravis de quitter enfin après une fouille aussi méticuleuse que démocratique de l'intégralité de nos effets personnels. Une fois posés dans l'avion d'Air France, nous ressassons déjà nos souvenirs, rassurés d'avoir déjà un pied à la maison. A l'atterrissage, quelques heures plus tard, le brouillard qui enveloppe le tarmac empêche le mercure de dépasser les 10°C. Il est cinq heures du matin. Nous sommes le 4 juin.

Train avec vélo Vintimille - Trieste English translation pending
Bonjour. Je part fin Août faire la Slovénie-Croatie-Hongrie- Roumanie-Bulgarie-Grèce- Italie en vélo . Je prend le TER de Toulouse à Ventimille , je cherche conseil pour la partie Italie (ventimille-Trieste ) en train avec vélo .
Sac de voyage pour road trip en France cet été English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement mon voyage à pied à travers la France (3000km en 2/3 mois) , j'aimerai connaitre vos avis concernant les deux sacs de voyage suivants :
- http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-easyfit-70-id_8300845.html
- https://www.amazon.fr/AspenSport-Expedition-Sac-%C3%A0-dos-trekking-Contenance/dp/B00193W7HQ
Si des personnes ont déjà eu affaire à l'un des deux sac, j'aimerai bien avoir vos retours, merci.
Sinon si de votre coté vous connaissez des sacs de voyages (assez costaud, léger et ayant une capacité de 70L environ) aux alentours de 100,00€ qui pourrait me correspondre, veuillez me les présentez s'il vous plait, merci beaucoup et à bientôt.
Je prépare actuellement mon voyage à pied à travers la France (3000km en 2/3 mois) , j'aimerai connaitre vos avis concernant les deux sacs de voyage suivants :
- http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-easyfit-70-id_8300845.html
- https://www.amazon.fr/AspenSport-Expedition-Sac-%C3%A0-dos-trekking-Contenance/dp/B00193W7HQ
Si des personnes ont déjà eu affaire à l'un des deux sac, j'aimerai bien avoir vos retours, merci.
Sinon si de votre coté vous connaissez des sacs de voyages (assez costaud, léger et ayant une capacité de 70L environ) aux alentours de 100,00€ qui pourrait me correspondre, veuillez me les présentez s'il vous plait, merci beaucoup et à bientôt.
Journaux français à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Comme indiqué dans le titre, je cherche des journaux francophones (le point, courrier international, etc...).
J'ai bien fait une petite recherche, et les lieux indiqués (librairie au 4e du Siam Paragon, Asia Boooks, bookazine et alliance française) n'avaient pratiquement rien.
Si quelqu'un pouvait m'indiquer un lieu fourni régulièrement (style Monument books à Vientiane), je lui serais hyper reconnaissant.
Nico
J'ai bien fait une petite recherche, et les lieux indiqués (librairie au 4e du Siam Paragon, Asia Boooks, bookazine et alliance française) n'avaient pratiquement rien.
Si quelqu'un pouvait m'indiquer un lieu fourni régulièrement (style Monument books à Vientiane), je lui serais hyper reconnaissant.
Nico
Randonnée au long cours: Altiplano (nord du Chili, Bolivie et Pérou) English translation pending
Bonjour !
Je suis nouveau sur le forum. En fac pour un an à Santiago du Chili, je voudrais profiter des vacances que j'ai tout le mois de juillet pour partir visiter et découvrir le nord ! Pour l'instant je pense à aller dans la région de l'Altiplano.
L'idée serait de faire un grand tour à pied, en autonomie et en solitaire, assez roots. Pour l'instant rien de très précis. J'aime les nuits en abri de montagne, qui sont douces aux budgets.
Donc : Quels sont les coins fameux à traverser à pied ? Au nord du Chili, Bolivie, Pérou. Y a-t'il moyen d'obtenir des cartes, des circuits, des chemins (type GR en France) ? Et des abris/refuges gratuits ? Niveau sécurité, hors les risques propres à la randonnée, on peut partir seul dans la brousse avec une toile de tente ?
Grand merci pour vos remarques ! Mitenka
Je suis nouveau sur le forum. En fac pour un an à Santiago du Chili, je voudrais profiter des vacances que j'ai tout le mois de juillet pour partir visiter et découvrir le nord ! Pour l'instant je pense à aller dans la région de l'Altiplano.
L'idée serait de faire un grand tour à pied, en autonomie et en solitaire, assez roots. Pour l'instant rien de très précis. J'aime les nuits en abri de montagne, qui sont douces aux budgets.
Donc : Quels sont les coins fameux à traverser à pied ? Au nord du Chili, Bolivie, Pérou. Y a-t'il moyen d'obtenir des cartes, des circuits, des chemins (type GR en France) ? Et des abris/refuges gratuits ? Niveau sécurité, hors les risques propres à la randonnée, on peut partir seul dans la brousse avec une toile de tente ?
Grand merci pour vos remarques ! Mitenka
Poste d'essence à Cachi (Argentine) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me dire si il y a un poste d'essence à Cachi et à San Antonio de Los Cobres. Merci de vos réponses.
Quelqu'un peut il me dire si il y a un poste d'essence à Cachi et à San Antonio de Los Cobres. Merci de vos réponses.
Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Avis pour une tente 3 / 4 personnes English translation pending
Bonjour,
Pour notre 1er voyage à vélo cet été avec ma femme & notre petit (18 mois), nous cherchons une tente tunnel pouvant répondre aux caractéristiques suivantes :
- Place : mini 3 personnes - Un espace dédié pour le rangement des vélos (pour la nuit) qui peut servir également pour préparer à manger etc... - Prix max 300 €
J'ai repéré celles-ci :
- tente Bergans Fjell 3 - Tente lightent 3 (manque l'espace de rangement) - Vaude Taurus 3 (manque l'espace de rangement) - Tente black shrimps 4 - Outwell Encounter Earth 3
Auriez vous des retours sur celles-ci ou bien d'autres propositions à me faire ?
Pour notre 1er voyage à vélo cet été avec ma femme & notre petit (18 mois), nous cherchons une tente tunnel pouvant répondre aux caractéristiques suivantes :
- Place : mini 3 personnes - Un espace dédié pour le rangement des vélos (pour la nuit) qui peut servir également pour préparer à manger etc... - Prix max 300 €
J'ai repéré celles-ci :
- tente Bergans Fjell 3 - Tente lightent 3 (manque l'espace de rangement) - Vaude Taurus 3 (manque l'espace de rangement) - Tente black shrimps 4 - Outwell Encounter Earth 3
Auriez vous des retours sur celles-ci ou bien d'autres propositions à me faire ?