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Traversée maritime pour le Maroc Tarifa-Tanger? English translation pending
by Jeannot56 · 2010-12-13 · 19 replies
BONJOUR, à tous dans quelques jours je passe pour le MAROC avec mon vehicule , je compte prendre la traversée TARIFA TANGER est-ce que quelqu, un est au courant si les fréquences de traversée sont toujours les memes ?? avec l, ouverture du nouveau port TANGER MED , cela a t-il changé quelque chose sur les passages de TARIFA ??? MERCI A BIENTOT
Compte-rendu de croisière vers "le Nord extrême"(Norvège) avec le Costa Luminosa (20 juillet-1er août 2010) English translation pending
by Bleumarine23 · 2010-08-05 · 29 replies
C/R Croisière « Nord Extrême » du 20/07 au 01/08/2010 sur le Costa Luminosa

Petit C/R de notre vision de la Croisière sur le Costa Luminosa du 20 juillet au 01 août 2010 vers les Fjords norvégiens.

Certains moments ressemblent au C/R de Katsubleu…. :o))

Mardi 20 juillet 2010

Le grand jour est arrivé. A 9h07, nous partons en car du Heysel vers Amsterdam (Navette Costa). A midi et 26°, nous découvrons cet immense et gigantesque paquebot qui sera notre demeure pour 2 semaines. Du monde dans le hall de la gare maritime….Après la photo classique nous découvrons notre belle cabine et sa grande terrasse(4244) ; puis découverte du Luminosa. Il ne s’appelle pas Luminosa pour rien, tout est clinquant, brillant, limite kitch… ;o). On parcourt le bateau de long en large et de bas en haut.

A 17h00, ça y est, on part…exercice de sauvetage obligatoire et nous sommes tous, comme des moutons orangés, face au quai et aux nombreux curieux…ce qui nous a valu quelques fous rires…ça commence bien…Ensuite, réunion d’info avec Séverine (pas très comique…)Viiite, allons profiter de la terrasse pour voir le passage de l’écluse vers la Mer du Nord. Le spectacle en vaut la peine.

2° service, ouf quel monde devant le restaurant Taurus…on se croirait sur la Batte le dimanche (Grand marché de Liège). Bon, on a demandé une table francophone, et comme d’hab’, on se coltine une table de néerlandophones…Notre néerlandais étant basique, les conversations sont assez limitées. La table est située Pont 3 au fond près des grandes baies vitrées :o)). Premier repas bon mais sans plus, puis Spectacle, comme PAP86, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé mais les danseurs sont bons ; une chanteuse « à voix », toujours le même style… ;o)

Après cette journée de découverte, allons essayer notre lit

Mercredi 21 juillet 2010

La cabine n’est pas bien insonorisée – on entend parler les voisins par la porte de communication (fermée), bruits dans les parois (qui seront accentués lors de certains moments plus agités) et bruits du couloir (enfin les fêtards bruyants…)

Après le petit déjeuner » tric nonotte », nous allons à notre 1° conférence avec Stefano Paba, véritable puits de sciences, sur « les Vikings, les Maîtres de la mer »(3 pages de notes !!!). Nous repérons « Coudan » et son ami avec qui nous passerons d’excellents moments. Nous avions RV avec plusieurs membres de VF à 18h00, hier et personne….17h45, Cocktail de la Soirée de Gala, on rejoint nos camarades (1° service) qui nous disent avoir reçu leurs billets d’excursions, tiens, nous on a toujours rien…Après le Cocktail, nous allons au Tour Office nous inquiéter, et là, mes réservations sur le site Costa n’apparaissent nulle part !!!L’hôtesse (très sympa) nous dit que ça arrive parfois…ben tchiensss, enfin, il reste des places (francophones) aux 6 excursions choisies….

De retour à la cabine, nous voyons sur l’écran que celles-ci sont déjà débitées …Ils ne perdent pas de temps chez Costa….Petite ballade dans les shops avec un mari qui regarde en l’air…pourquoi donc ???Le repas de Gala est assez bon. Nous rejoignons nos amis lux (ou luxos) au Salon Elletra, je suis un peu dans le « gaz », vin ou tangage du bateau, je penche pour le bateau qui bouge pas mal. Nos nouveaux amis ont changé de table et il reste 2 places…on verra. On commande le pt déj dans la cabine, car demain, c’est la grande journée à Geiranger et notre RV est à 8h30 (grâce aux conseils avisés de PAP86).
Deux journées dans Charlevoix (Québec) English translation pending
by Annabeloch · 2010-05-25 · 4 replies
bonjour dans mon circuit de 12 jours je prevois 2 journée a charlevoix

1 journée matin: st urban randonnée au lac des cygnes aprés mdi : st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux coudres) visite de l'ile et nuit sur place (connaissez vous l'auberge marguerite)

2 journée : matin : la malbaie parc des hautes gorges, bateau mouche dans les hautes gorges apres midi : port au persil, saint simeon, baie sainte catherine , nuit a tadoussac

pensez vous que ce soit un bon choix merci pour votre aide
Retour de croisière "Les trésors de l'histoire" sur le Costa Pacifica (30 janvier - 10 février 2010) English translation pending
by Annabellecar · 2010-02-14 · 29 replies
bonjour à tous🙂, je reviens de la croisiere les tresors de l'histoire avec maman (du 30 janvier au 10 fevrier); nous avons passé un sejour tres agreable avec un temps ensoleillé et ça ce fut tres important !!!(j'ai posté de nombreuses photos du paquebot dans la rubrique: photos des paquebots de croisiere crée par alcati.) je vous fais un petit recit rapide mais si vous avez des questions n'hesitez pas !!! bus costa à la gare de savone (impossible de les louper la gare est petite et il y a plusieurs cars avec pancarte costa) . nice savone environ 2h de trajet par autoroute. arrivée au palacocroisiere nous recevons un numero dans le bus qui nous servira a l'embarquement (possibilité de prendre des boissons ou restauration rapide payantes) certains passagers on acheté les forfaits boissons au palacocroisiere, certains ont dit que c'etait moins chers que sur le bateau mais je n'ai pas verifié ! à l'appel de notre numero : embarquement et arrivée dans la cabine ouverte avec le today et les cartes costa. exercice de sauvetage obligatoire. installation et decouverte du bateau.
Se rendre de Montréal (Québec) à Conques (France) English translation pending
by 5678 · 2009-10-04 · 6 replies
Quelqu'un saurait-il quel est le moyen le plus simple de me rendre de Montréal, Québec, Canada à Conques, France. Je désire poursuivre ma randonnée sur le GR65 jusqu'à St-Jean-Pied-de-Port au printemps prochain. Il n'y a pas d'aéroport ni de gare à Conques. Votre aide serait bien appréciée. 🙂
Visites incontournables sur le trajet Lévis - Rimouski - Tadoussac - Saint-Félicien? (Québec) English translation pending
by Titi49 · 2009-06-30 · 3 replies
bonjour quels sont les sites naturels ou architectureauxa ne pas manqurer sur l itineraire levis rimouski tadoussac st felicien petit bourgs originaux
Escale en croisière: Civitavecchia - Rome English translation pending
by Buran68120 · 2009-05-10 · 14 replies
Si vous êtes en croisière et souhaitez aller à Rome à moindre frais, voici mon expérience : Vous sortez du port avec le bus shuttle bateau-/ Fort à Civitavecchia. Vous allez à la "stazione", la gare prinicipale de Civitavecchia : en sortant du fort, prenez à droite, très beau boulevard sur environ 500m. 10 minutes à pied...tout droit ! vous prenez le train régional, départ toutes les heures voir moins...exemple : 8h41, 9h41 ... destinations : soit arrêt place San Pietro... à 200m de la place Saint Pierre, soit à la gare Termini...plus près du colysée le prix actuel du prix du train est de 9 euros aller -retour.; Pour le retour idem, il faut compter 1h de train !😉
Comment aller de Pise à Florence? English translation pending
by Ricarddemars · 2008-06-14 · 3 replies
bonjour, qqun a t'il deja fait une escale a livourne ? quel est le meilleur moyen pour se rendre a florence au depart de pise ? pise et florence ds la meme journée est il jouable ou sa risque de faire juste ? merci d'avance
Auberge ou gîte dans la région de Charlevoix? (Québec) English translation pending
by Carnaval · 2008-06-10 · 5 replies
Salut,

Je suis à la recherche d'un gîte dans Charlevoix, pour faire un arrêt d'une journée ou deux, avant de me rendre au camping des Grandes Bergeronnes. Dans un petit village/ville, passé Baie-St-Paul, genre St-Siméon, Port-au-Persil, Pointe-au-Pic, ... Si possible, près du fleuve, et si possible moins de 100 $ - occ.double.

J'attends vos suggestions, coups de coeur, trouvailles, ... !

Merci !
Prendre le bateau de Sète à Tanger English translation pending
by Aya26 · 2008-04-21 · 11 replies
Bonjour, niveau rapport qualité prix, est ce mieux de prendre le bateau de sète ou de l'espagne? a quel socièté faut 'il s'adresser et quel est le cout d'un aller retour hors saison et pleine saison environ ?? Y'a t'il d'autre port au départ de la france vers tanger ? Merci d'avance pour toute les réponses Cordialement
Bateau direct de Bali (Padang Bay) à Gili Trawangan English translation pending
by Renamire · 2007-07-22 · 16 replies
pour info une nouvelle compagnie vient d'ouvrir une route maritime entre gili trawangan et bali au milieu de ce mois le nom gili cat www.gilicat.com je l'ai pris pour aller a lombok le bateau est neuf et la traversee dur 2 heures pour le prix il est le meme que le billet d'avion mais sans attendre a l'aeroport et pour les plongeurs plus besoins de perdre un jour sans plonger avant de prendre l'avion.prenez la mer...😉

bon voyage a tous renamire
Retour de croisière sur le MSC Sinfonia en mer Méditerranée English translation pending
by Redzone · 2007-05-01 · 101 replies
Je viens de faire une croisière sur le Sinfonia, du 23 au 30 avril, au départ de Gênes, destinations: Monaco-Valence-La Valette-Tunis-Civitavecchia-Gênes.

Si vous avez des renseignements à me demander, n'hésitez pas...😉
Retour de croisière sur le Royal Caribbean English translation pending
by Bkimp · 2007-01-14 · 29 replies
Allo, Je suis de retour d`une croisière de 7 jours par Royal Caribbean au départ de Miami du 22 décembre au 29 décembre. Nous étions sur le bateau Majesty of the seas et notre trajet était Miami, Jamaica, Nassau, Cococay Island, Key west, Floride et retour à Miami. C`était notre deuxième croisière, la première était avec Holland America, le bateau Maasdam croisière de 7 jours. Alors si vous avez des infos concernant les croisières, alors je pourrais répondre a vos demandes.

Bkimp, Brossard
Ferry between Sri Lanka and southern India
by Ledeuil · 2026-05-14 · 3 replies
It seems there’s a ferry from Nagapattinam to Jaffna in India. Has anyone here taken this ferry before? My main question is how to get to Nagapattinam—by train, bus? And from which town further south, of course. Thanks, friends!

Gaston
Travel tips for Québec / Toronto.
by Thora · 2025-03-27 · 11 replies
Hi everyone, We’re planning to head to Québec on June 11th (departing from CDG) and return around July 3rd, leaving from Toronto—so about 3 weeks there, traveling by rental car. We’re thinking of stopping in Ottawa to visit a friend. We’d love to see the "must-see" spots, but not *too* many, along with nature, parks, some short hikes, canoeing, a seaplane ride, and wrapping up with Niagara Falls. Do you think we can fit all that into the time we have? What are the spots you’d recommend not missing along our route? Is a short trip to Gaspésie at the start of our trip worth considering? Anyway, as you’ve probably guessed, we’re still in the early planning stages and aren’t quite sure how to organize everything 🤪 Thanks in advance for your thoughts and advice!
Independent excursions on MSC Virtuosa
by Virac · 2025-02-10 · 3 replies
Hello soon-to-be retired travelers flying from Orly to Fort-de-France! We’re taking the transatlantic cruise on the Virtuosa, which departs from Fort-de-France on Saturday, April 5th and arrives in Le Havre on Sunday, April 20th. Are excursions possible without necessarily going through MSC for Guadeloupe, St. Martin, the Azores, and Lisbon? Has any forum traveler already done this cruise and have some tips and advice to share with us? Thanks in advance.
Escales en Amérique Centrale: Honduras, Belize, Mexique English translation pending
by Jemaflor · 2019-08-02 · 24 replies


Récit de trois escales le long des rivages de la côte caraïbe d'Amérique centrale. Une première escale nature au Honduras sur l'île de Roatan puis deux autres en terre Maya, au Belize et ensuite au Mexique sur la péninsule du Yucatan, plus précisément à la découverte du fameux site archéologique de Tulum.

Les côtes honduriennes sont à présent en vue et le moment du débarquement à terre approche … Prêts à la balade ? Alors place au récit illustré.

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HONDURAS, sur l'île de Roatan parmi une végétation tropicale exubérante



Assurément ce panorama vaut le coup d’œil. Roatan nous dévoile une partie de sa côte, celle qui s'étire au sud ouest de l'île. Baignée par les rayons généreux d'un doux soleil matinal, on contemple avec plaisir cette palette de teintes bleue (marine) et verte (végétale). Une vision qui suscite une irrésistible envie de découvertes à terre.

Durant une croisière d'île en île, le temps s'écoule entre navigation et excursions terrestres lors des escales. Le plus souvent la durée de l'escale, le temps d'une journée, nécessite de faire un choix parmi toutes les curiosités qu'il est possible de découvrir. Roatan est recouverte d'une dense forêt tropicale, du centre montagneux de l'île jusqu'aux plages des rivages … comme une invitation à nous décider pour une balade en forêt entre découverte de la flore tropicale et de quelques espèces de la faune locale.

Les quais du port de Mahogany nous attendent. Mahogany, acajou in english, un nom d'escale prédestiné pour partir en direction de l'exubérante forêt insulaire …



A bâbord, sous nos yeux, une vue plongeante sur un pittoresque quai longé de palmiers. Bon, pour les bateaux de croisières, le quai de débarquement est plus imposant, il se trouve à tribord et s'avère un peu moins photogénique. A seulement quelques dizaines de mètres du port, au centre de la baie, cette carcasse rouillée de bateau attire immanquablement le regard. Si Roatan est souvent présentée comme la « Perle du Honduras » avec sa nature si invitante, pour certains capitaines dont les navires se sont échoués sur les récifs de la barrière de corail, on imagine que leur avis a dû être bien différent !



Au port, les couleurs du dépaysement sont hissées haut. Les couleurs nationales du Honduras flottent au gré du vent. Trois bandes horizontales, une blanche au centre entre deux bleues. Le blanc symbolise ce pays d'Amérique centrale situé entre deux mers représentées sur le drapeau par les bandes bleues (Mer Caraïbes et Océan Pacifique). Pour compléter le tableau des couleurs locales, une petite photo d'une plaque d'immatriculation d'un mini bus de l'île estampillée, Honduras.



Le mini bus démarre, nous sommes à bord, la direction ? Un grand parc forestier de la pointe ouest de l'île. Le trajet nous fait d'abord longer la côte et traverser quelques hameaux. Ils sont bâtis de maisons, mi-dur, mi-bois, habités par des résidents que l'on imagine passés pour beaucoup d'activités de pêche et de cultures vivrières à des emplois en rapport avec le tourisme. Le parcours de la route s'élève vers les hauteurs tout en zigzaguant. Tournants, virages, côtes, faux plats et montées se succèdent à travers une forêt dense.



Au détour d'un point haut, une trouée à travers la canopée nous laisse voir un panorama étendu : un versant boisé plongeant vers la côte de l'île et au loin, au-delà d'un bras de mer, ce sont d'autres côtes que l'on aperçoit. Noyées dans la brume de chaleur, ce sont les rives continentales du Honduras situées à une soixantaine de kilomètres. Il ne reste plus qu'à parcourir une petite route tout en descente et serpentant entre forêt et jungle pour atteindre notre destination : le Parc Forestier de Gumbalinba.



Un coup d’œil et une photo de la belle anse ombragée qui borde le parc avant de débuter la balade en forêt. Ici, pas besoin de machette pour progresser parmi la végétation tropicale, un réseau de chemins et de passages aménagés permettent de découvrir à flanc de collines les espèces d'arbres, de plantes et de fleurs tropicales. Plus de 200 espèces végétales sont répertoriées dans cet environnement particulièrement luxuriant.





Passée cette cascade coulant au milieu de son écrin vert, un panneau annonce sur un mode humoristique la présence dans les parages de drôles d'habitants : une colonie d'iguanes.



Avec leur impressionnant aspect, ces monstrueux lézards semblent sortis tout droit de la préhistoire comme des derniers survivants de la période des dinosaures. Une peau faite d'écailles qui évoque une carapace, de lambeaux de peau pendants et de sortes d'aiguilles hérissés sur le dos … Certains arborent des teintes allant du vert au brun gris, d'autres un cuir sombre tacheté de blanc. C'est cette variété, la noire, qui est la plus emblématique de l'île.





On ne sait qui sont les observateurs les plus attentifs, les visiteurs qui n'ont d'yeux que pour les iguanes ou ces animaux dont le regard figé traduit cependant une certaine crainte ? Quelques pas en se dandinant, en voilà deux qui s'immobilisent, les yeux sont aux aguets. La pose est parfaite pour leur tirer le portrait. Le temps de déclencher et les voilà qui déjà s'enfuient.



La balade prend maintenant un petit air d'aventure. On emprunte à présent un pont de cordes et de planches qui, vous vous en doutez, oscille au gré des pas. Il permet de surplomber un plan d'eau et de parvenir facilement sur le bord opposé.



A proximité, une clairière fait office de volière naturelle pour les perroquets. Dans cette pseudo pénombre que crée la voûte des grands arbres tropicaux, les couleurs du plumage de ces élégants volatiles paraissent encore plus éclatantes.



Et des perroquets qui participent au spectacle à une condition, que les visiteurs entrent eux aussi en scène. Tout est bien rodé. Il suffit de se transformer en perchoir humain, bras écartés, pour que quelques perroquets volent depuis les hautes branches jusqu'aux visiteurs se prêtant à ce petit jeu.



Mais attention, les oiseaux n'attendent pas toujours la récompense donnée par les accompagnateurs du parc. Non, souvent, les perroquets se servent eux même ! Perles, collier, boucles d'oreilles, boutons … enfin tout ce qui brille les fascine. Et hop, d'un rapide coup de bec voici une perle enserrée par un puissant bec crochu !



Superbes couleurs chatoyantes pour ces deux spécimens, les immortaliser d'abord en les photographiant puis plus tard m'est venue l'idée de reproduire, en dessin, le beau « jacquot » de droite.



D'autres oiseaux pourtant très présents dans cet environnement de forêts des tropiques sont beaucoup plus discrets. D'une part ils sont minuscules et de plus ils volent à vive allure … comme des insectes ! Il s'agit des fameux colibris à la courte taille et au poids « plumes », luisantes et colorées bien sûr. Finalement ici, on ne peut les observer seulement lorsqu'ils sont en vol stationnaire près de mangeoires/abreuvoirs mises à leur disposition.



Le petit colibri souvent appelé oiseau-mouche côtoie sur ma photo quelques abeilles, cela donne une échelle et une idée de leur taille. De toute évidence cette espèce est plus grande qu'une abeille et donc d'une quelconque mouche ! Bon, il faut dire qu'il existe une variété de colibris vraiment miniature nommée colibri d'Elena : 5 cm de long et 1,6 à 2 grammes pour le poids … et ceux-là sont aussi nommés oiseaux-abeilles, fin de la parenthèse.
Escale plage à Palma English translation pending
by Seve1607 · 2019-07-20 · 2 replies
bonjour, je fais une escale sur palma sur deux jours. du coup je pensais un jour viste vlile et un autre la plage avez vous une plage a me conseiller près du port ou à 1H mais en bus si oui quelle ligne avez vous prit et ou merci.
Aller de Tinos à Delos pour la journée English translation pending
by Philippemdm1 · 2018-07-03 · 2 replies
Bonjour, Je recherche un petit renseignement. Comme dit dans le titre nous voulons visiter Delos depuis notre lieu de vacances sur Tinos. Nous voulions prendre une visite guidée en français depuis Mykonos qui a lieu le vendredi à partir de 10h. Est ce possible au niveau des horaires en prenant les premiers bateaux partant de Tinos? N'y a t-il pas un changement de port à Mykonos, car cela semble le cas dans les informations trouvées ici où là? Il y a-t-il d'autres possibilités si ce voyage par Mykonos n'est pas possible? Avec par avance tous nos remerciements.
Hôtels, activités et visites sur Moroni (Comores) English translation pending
by Aftana · 2018-04-09 · 5 replies
Salut

je prepare à faire un voyage sur Moroni pour la première fois et je vous demande humblement de me fournir le maximum info et aux suivants. 1. les hotels au prix moyen au centre des lieu des acticvité tel que nightclub, bars, et centre ville. 2. quoi à visiter le jour

Merci pour toutes info utiles.

Aftana
Marseille aime de plus en plus les croisières English translation pending
by Hyerois83 · 2018-03-31 · 52 replies
A l'occasion du salon Top Cruises, le club de la croisière Marseille Provence a communiqué les dernières prévisions d'activité pour le port en 2018. 1.7 millions de passagers sont attendus, correspondant à plus de 500 bateaux en escale, dont les nouveaux géants des mers MSC Seaview et Symphony of the Seas. Les retombées économiques sont évaluées à 310 millions d'euros 🙂 Un effort se poursuit pour réduire l'impact environnemental (pollution aux particules fines en particulier), bien qu'il y ait encore beaucoup à faire.
MSC Armonia: Italie, Grèce, Monténégro et Croatie English translation pending
by Cathmimi · 2017-09-15 · 4 replies
MSC ARMONIA :Italie, Grèce, Monténégro, Croatie

Bonjour à tous, Je suis nouvelle sur le forum, voilà je me lance pour une croisière avec Msc armonia au mois de novembre 2017, comme j'ai le mal de transports j'ai hésité mais bon pour ne pas mourir idiote😅😅😅😂😂, je voudrai avoir des renseignements svp : Départ Naples, Gêne, Civitavicchia, Corfou, Kotor, Split et terminé à Venise, et nous resterons sur Venise 2 nuits, en même temps comment se rendre depuis le port de débarquement au centre ville. Merci.
Croisière Méditerranée MSC Armonia: escales English translation pending
by Guerry · 2016-07-29 · 20 replies
qui a des informations pour effectuer soi même les escales depuis Marseille, palma de majorques, Ibiza, olbia, Livourne et genes? je vous remercie par avance.
Croisière aux îles Britanniques avec Royal Princess English translation pending
by Houellet · 2015-05-19 · 6 replies
Bonjour! Mon conjoint et moi (dans la trentaine) seront en croisière pour les Iles Britannaiques au départ de Southampton le 26juin 2015 sur le Royal Princess. Avez vous des suggestions d'excursions notamment pour Edimbourg et Glasgow? Idéalement guidée en français. Y-a-t-il d'autres francophones à bord qui voudraient ou auraient des excursions en français à partager? Merci Helene
Itinéraire d'un mois en Indonésie: Bali - Lombok - Florès English translation pending
by Gally99 · 2015-03-25 · 8 replies
Bonjour à tous les voyageurs !

Mon conjoint et moi partons pour un mois en Indonésie du 16 avril au 14 mai. Nous atterrirons à Bali. Nous voyageons en sac à dos et préférons les coins authentiques aux endroits touristiques. Mission pour ce voyage : nature, beaux paysages, ascension(s), temples, rencontre avec les locaux, un peu de repos ... ! Nous sommes assez flexibles car n'avons pas d'itinéraire fixe pour le moment mais il y a tellement de choses à faire en Indonésie qu'on ne sait pas où donner de la tête ... Dans l'idéal nous aimerions visiter : Bali (14j) > Iles Gilis (trop touristique ? Privilégier les belles plages à Lombok ?) > Villages : Muduk et/ou Ubud > Temples : Tanah Lot, Uluwatu > A voir : Danau Batur, Pura Besakih > les rizières Jatiluwih > Plongée à Amed > passage sur Java pour l'ascension du Kawah Ijen

Lombok (7j ou + ?) > Rinjani et vallée de Sembalun > séances de spa à Senggigi > Temple Pura Lingsar ou Gunung Pengsong > croisière en bateau jusqu'aux iles Flores

Flores (??j) > Lacs Kelimutu > Komodo Island

Ce circuit est-il réalisable ou doit-on faire l'impasse sur quelque chose ? Quelles sont les incontournables, pour vous, à Lombok et à Florès ? Que choisiriez vous entre les deux ? Sachant qu'on ne veut pas courir et prendre notre temps pour flâner, visiter, admirer ...

Merci pour votre aide, vos conseils ... :-)
Norvège et Cap Nord Costa Néo-Romantica fin juin 2015 English translation pending
by Romain109 · 2014-11-09 · 26 replies
Nous partons l'été prochain (2015) pour une croisière de 16 jours dans le grand nord à bord du Costa Néo-Romantica. Embarquement le 25/06/15 du port de Hambourg et retour le 10/07/15. Nous aurions aimé pouvoir rencontrer des passagers avec lesquels échanger sur les excursions à faire par Costa, ou avec ces mêmes passagers, en individuel, puisque semble-t-il, ce ne soit pas trés compliqué. J'ai commancé à faire mes recherches, mais j'attends février ou mars pour les réserver. Bien entendu, nous aurions égelement plaisir à bavarder autour d'un cocktail le soir sur le bâteau. Pour info, nous serons en SAMSARA. A bientôt de Vous lire. Romain (le Fançais) Claudiu (le Roumain)
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014) English translation pending
by Jjmmsa · 2014-06-30 · 10 replies
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.

Plus de détails et des photos sur mon blog :
http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html

ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !

A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !

Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !

De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !

PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !

LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !

ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.

HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.

AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !

HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.

SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.

DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.

SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…

RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !

L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Aux quatre coins de la Crète English translation pending
by Ocanom39 · 2014-05-21 · 15 replies
Bon je me lance (enfin ) dans mon premier carnet de voyage après en avoir lu bon nombres sur ce forum ^^ Nous sommes partis, ma copine et moi même, en Crète du 9 au 20 Septembre 2013 au départ Lyon.

Pourquoi la Crète ?

Nous cherchions une destination au soleil avec des billets d'avion bon marché. Pour ma part c'était la deuxième fois que j'allais en Crète et j'avais adoré.

9 Septembre J1 :

La veille de notre départ nous avons dormis dans un hotel première classe non loin de l'aéroport Saint Exupery. On se lève à 4h00, le temps de faire une toilette et de déjeuner et hop direction l'aéroport en navette ( que nous avions réservé la veille via l'hotel ). Le temps de faire tous les contrôles nécessaires et nous voila installé dans l'avion ( nous avons voyagé avec la compagnie Transavia ) Apres 3 petites heures de vol on débarque sur le sol Grec à, à Heraklion, on récupère nos valises facilement puis on sort de l'aéroport pour prendre la voiture de location que nous avions loué sur Internet. Il est à peu près midi et notre première étape se trouve à Agios Nikolaos. On arrive en début d'aprem à notre hotel, l'Hôtel du Lac, on pose nos valises et ça sent enfin les vacances 😎 On est plutôt bien situé, dans une rue animé et comme son nom l'indique à coté du lac et du port. On décide de partir repéré les alentours et de manger un bout dans un resto le long du port.



Ensuite nous sommes partis faire 2-3 magasins histoire de faire des courses pour le soir, on dépose tout ça à l'hôtel et on repart en vadrouille. C'est la qu'on aperçut un '' Fish SPA Therapy '', c'est un endroit ou l'on trempe ces pieds dans un bassin rempli de petits poissons qui viennent se jeter sur tes pieds pour enlever les peaux mortes. Au début on ressens une sensation vraiment étrange, sa picotte un peu et au final nous avons bien apprécié. En plus de cela, la femme qui s'occupais du SPA nous proposa gratuitement un massage des pieds à la fin de la séance ^^ Le bonheur 😉



Le soir arrive déja et nous décidons de faire une dernière ballade le long de la mer avant de rentrer dormir apres cette première journée magnifique.



10 Septembre J2 :

On se réveil sous un beau soleil, il est 8h du mat et il fais déja chaud. On décide aujourd'hui de partir visiter Elounda à 15 min d'Agios Nikolaos, très belle petite ville, assez touristique mais pleine de charmes avec son petit port sympathique.









On se fait une pause baignade pendant 2 bonnes heures avant que trop de monde peuple la plage. Depuis Elounda il y a possibilité de faire des départs pour l'île de Spinalonga ( appelé aussi l'île des lepreux car c'est la que furent envoyés les gens atteints de la lèpre entre 1900 et 1960 ) On réserve une place sur un des bateaux qui affrètent l'île, le départ est dans une heure, on fait un pique nique sur le port en attendant et c'est parti.





Après une petite heure de bateaux nous arrivons au abords de Spinalonga



On débarque enfin, on prend notre ticket d'entrée et c'est parti pour l'exploration de l'île ( il n'y a pas de sens de visites, on peut partir dans la direction que l'on souhaite ) La Forteresse fût construite par les Vénitiens en 1579 afin de protéger Elounda de l'envahissement Turcs. En 1715 elle tomba entre les mains des Turcs mais au début du 20eme siècle les Crètois reprirent le controle et chassèrent les Turcs de Crète. La suite vous la connaissez ( cf les lèpreux )











On visite les moindres recoins de l'île et en fin d'apres midi on rentre sur Elounda content de notre escapade. On se repose un coup en dégustant un bon cocktail sur la terasse d'un café, on achète 2-3 souvenirs et on rentre sur Agios Nikolaos. On sort un coup flâner dans les rues encore pleines de mondes, on se mange un casse croute seuls à l'abris des regards hormis quelques chats sauvages, le long de la mer et on se rentre.



11 Septembre J3 :

Voila on entame notre dernier jour à Agios Nikolaos, on décide d'aller déjeuner dans un resto le long du lac ( le Blue Lagoon ), ce fût bien agréable avec ce soleil matinal. Le patron du resto nous invite à revenir le midi manger dans son restaurant en nous indiquant que les apéros et les desserts c'est pour lui, bien sympa ces Crètois 🙂

En attendant on part faire un grand marché, histoire d'acheter quelques souvenirs ( t-shirts, casquette, babioles en tout genres ... ect ) Il est déja midi et comme promis on retourne manger au Blue Laggoon, on salive d'avance devant la carte qui propose pas mal de poissons et de spécialités Grecs. On se lance sur la Moussaka et les Gyros, délicieux !! Sa passe super bien avec le petit Ouzo bien frais ^^



L'après midi on se laisse tenter par une baignade sur une des plages d'Agios Nikolaos, on y restera jusqu'en début de soirée, on est un peu triste à l'idée de devoir quitter Agios Nikolaos dès demain, mais en meme temps nous avons hâte de découvrir Ierapetra notre prochaine destination. On retourne à l'hôtel du Lac pour notre dernière nuit, on profite sur notre terasse en regardant un petit concert sur le toit du resto d'en face puis on se couche la tête déja pleine de souvenirs.



12 Septembre J4 :

Nous voila réveillés de bon matin, une bonne douche et on met le cap sur Ierapetra. En route on consulte notre ami '' le Routard '' et on décide de s'arrêter en chemin dans le village typique de Kritsa vu que nous avons le temps et qu'il n'est que 8h30. On gare la voiture dans un parking et c'est parti pour la grimpette. Le village forme un dédale d'allées toutes assez pentues.





( la suite un peu plus loin dans ce post )

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