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Voyage à moto au Maroc en septembre 2013 English translation pending
Bonjour,
J'envisage une virée au Maroc en septembre (du 4 au 19) en 1200 GS avec ma moitié.
Itinéraire envisagé : Nador vers Merzouga (via Midlet) ensuite cap vers essaouira (par ouarzazate et marrakech) puis remontée par la cote jusqu'à rabat et retour nador par meknes et fes.
Vos conseils seront donc les bienvenus (et surtout ce qu'il faut éviter !)
😎 à vous lire
J'envisage une virée au Maroc en septembre (du 4 au 19) en 1200 GS avec ma moitié.
Itinéraire envisagé : Nador vers Merzouga (via Midlet) ensuite cap vers essaouira (par ouarzazate et marrakech) puis remontée par la cote jusqu'à rabat et retour nador par meknes et fes.
Vos conseils seront donc les bienvenus (et surtout ce qu'il faut éviter !)
😎 à vous lire
Avis et conseils sur Ratanakiri au Cambodge English translation pending
Bonjour a tous
Je suis actuellement a Phnom Penh et pense passer quelques jours dans le ratanakiri quelques jours ( jbai prévu trajet jusque kratie , une nuit su place , puis cap sur balung. ) cela me fait un détour je n avais pas prévu d y aller . Estce que le coin vaut la peine , avez des conseils pour les trek de un ou deux jours dans les environs. Je suis preneuse de tous avis et bonnes adresses (pas chères) . Merci !!
Bon voyage a tous
Enduro dans le Sud malgache English translation pending
Bonjour,
je suis en train d'organiser un trip dans le sud de Mada avec un groupe de 4 ou 5 motards . Nous avons un bon niveau, et je connais déjà mada , mais on cherche des renseignements plus précis sur les routes vers le sud.
On va louer des moto à Tana , chez Trace ou piste rouge, puis ensuite en autonomie complète, avec nuit Hotel ou chez habitant
On partirait de TANA pour revenir 10j après , en Aout 2013.
parcours envisagé : Tana - Fianar 1j Finar manakar, par les pistes si possible 1j Manakar - fort dauphin via farafanga 2j Fort Dauphin - Faux Cap 1j Faux Cap - lavonono - Androka 1j Androka - Behelka 2j => Bahelka Anakao 1j Anakao - Tulear 1j
c'est sympa si vous pouvez nous donner des conseils sur durée des étapes, coin où dormir et autres galères possibles ,
merci d'avance
je suis en train d'organiser un trip dans le sud de Mada avec un groupe de 4 ou 5 motards . Nous avons un bon niveau, et je connais déjà mada , mais on cherche des renseignements plus précis sur les routes vers le sud.
On va louer des moto à Tana , chez Trace ou piste rouge, puis ensuite en autonomie complète, avec nuit Hotel ou chez habitant
On partirait de TANA pour revenir 10j après , en Aout 2013.
parcours envisagé : Tana - Fianar 1j Finar manakar, par les pistes si possible 1j Manakar - fort dauphin via farafanga 2j Fort Dauphin - Faux Cap 1j Faux Cap - lavonono - Androka 1j Androka - Behelka 2j => Bahelka Anakao 1j Anakao - Tulear 1j
c'est sympa si vous pouvez nous donner des conseils sur durée des étapes, coin où dormir et autres galères possibles ,
merci d'avance
Avis sur circuit de quinze jours en Norvège? English translation pending
Nous partons en famille 15 jours en Norvège. Nous pensons aller aux LOFOTEN et jusqu'au Cap Nord voire même Kirkenes
Voici notre parcours (nous pensons louer une voiture)
2 jours a OSLO
J3-4 : Vol vers Bodo puis ferry pour les Lofoten
4 ou 5 jours dans les iles : visite de Reine, A, Henningsvaer, Nusfjord, Ballstard
J9 : Ferry pour Narvik - et route vers Tromso
J10-11 : Tromso- Cap nord
J12: Kirkenes
retour a Oslo en avion
On a quelques jours de marges parce que j'ai l impression que cela fait beaucoup de route...
Pouvez-vous me donner avotre avis sur les trajets ? où vaut-il mieux se loger dans les iles LOFOTEN ? 4 jours, cela vous parait-il suffisant ? faut-il rester un peu à Tromso?
Pouvez-vous me donner avotre avis sur les trajets ? où vaut-il mieux se loger dans les iles LOFOTEN ? 4 jours, cela vous parait-il suffisant ? faut-il rester un peu à Tromso?
Paris - Casamance par avion English translation pending
Bonjour
Je lis ou j'entends parler à droite à gauche de vols directs Paris-Cap Skirring ou des Dakar-Ziguinchor avec escale Cap Skirring mais n'en trouve pas trace sur opodo ou govoyages.
J'ai 12-13j de vacances et mon idée est de passer une douzaine de jours en Casamance à Ziguinchor et son ouest, donc si je peux éviter de passer du temps à Dakar juste pour du transit, ça m'arrange.
Par ailleurs, à part la différence de prix, significative, quels sont les points positifs pour faire Dakar-Casamance en bateau (qui me semble très contraignant)?
Merci d'avance !
Je lis ou j'entends parler à droite à gauche de vols directs Paris-Cap Skirring ou des Dakar-Ziguinchor avec escale Cap Skirring mais n'en trouve pas trace sur opodo ou govoyages.
J'ai 12-13j de vacances et mon idée est de passer une douzaine de jours en Casamance à Ziguinchor et son ouest, donc si je peux éviter de passer du temps à Dakar juste pour du transit, ça m'arrange.
Par ailleurs, à part la différence de prix, significative, quels sont les points positifs pour faire Dakar-Casamance en bateau (qui me semble très contraignant)?
Merci d'avance !
Hébergement dans le Rif pour deux cyclo-touristes? English translation pending
je souhaite faire un circuit cyclo dans le rif du 15-04 au 30-04 en partant de Fes Chefchaouene Tetouan Al hceima (par le bord de mer) Aknoul Boured Taounate Fes.
y a t'il des hebergements entre les grandes villes, notament la route n16 du bord de mer entre cap mazari et Al Hoceima, ainsi qu'a Aknoul, Boured, Tahar souk, Taounate, Ain aicha.Dans quel sens sont les vents dominants a cette époque de l'année?.Merci d'avance pour ceux qui pourront me renseigner et me donner des tuyaux.
De retour d'une croisière en Antarctique sur le Celebrity Infinity English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis dans le lounge d'Air France à Roissy 8 heures d'attente entre notre atterrissage et le vol pour Montpellier. J'en profite donc pour vous livrer à chaud mes premières impressions.
En ce qui concerne la partie Ushuaia, Cap Horn navigation en Antarctique et l'escale des Malouines ça a été merveilleux et tout à fait conforme à nos attentes.
Par contre le reste de la croisière, les 3 jours de navigations pour arriver à Ushuaia et la remontée avec les escales de Puerto Madrid et Montevideo a été très décevant.
Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.
Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars
Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐
En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.
Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars
Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐
En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Comment réserver un aller-retour de Sonariena à l'île Sainte-Marie? (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous
Cela fait 4 fois que j'envoie un formulaire de réservation à la Société CAP STE MARIE pour la traversée Sonariena à l'Ile Ste Marie en mai 2013. Nous sommes 5 personnes et l'hotel est déja réservé sur l'île Ste Marie. A ce jour je n'ai pas de réponse, alors que le formulaire nous informe que nous aurons une réponse par mail pour confirmer la réservation. Dois je téléphoner? Ou dois je passer par un office de tourisme. Merci de me répondre.
Cela fait 4 fois que j'envoie un formulaire de réservation à la Société CAP STE MARIE pour la traversée Sonariena à l'Ile Ste Marie en mai 2013. Nous sommes 5 personnes et l'hotel est déja réservé sur l'île Ste Marie. A ce jour je n'ai pas de réponse, alors que le formulaire nous informe que nous aurons une réponse par mail pour confirmer la réservation. Dois je téléphoner? Ou dois je passer par un office de tourisme. Merci de me répondre.
Sites de camping et temps de trajet en camping-car en Afrique du Sud? English translation pending
je suis dans l'organisation de notre voyage en camping car et pas de chance nous tombons pile pendant les vacances scolaires des sudafs donc beaucoup de parcs interressants sont complets
y a t il des sites de camping avec point electric dans la plupart des villes entre underberg et le cap ou ne faut il se fier qu'a ce que l'on trouve sur internet c'est a dire privès a des prix pas vraiment interessant(j'en ai trouvè jusqu'a 360rd par site a ostrey bay)
quelqu'un peut il me dire environ combien de trajet en camping car de underberg a east london et de east lodon a plettenberg ceci justement pour voir vers quel endroit chercher un camping
combien de temps aussi de jnb a skukuza?ou sinon un camping vers white river
merci de votre aide
Cyclo-camping en Corse en mai-juin 2014 English translation pending
Je prévois faire un voyage de cyclo-camping en Corse en mai-juin 2014 (4 semaines dont 3 en Corse), nous serons possiblement 2. Si d'autres "duo" veulent se joindre à nous, faites-nous signe.
Vol Montréal (et oui, je suis de Québec)--Nice, traversée à Bastia, Cap-Corse et tout le reste possiblement jusqu'à Ajaccio. Retour sur Toulon.
On fera çà pas pressé pour profiter au maximum de la Corse.
Connaissez-vous des campings et des routes à ne pas manquer? Aussi, campings et routes à éviter?
Merci pour vos renseignements!
Vol Montréal (et oui, je suis de Québec)--Nice, traversée à Bastia, Cap-Corse et tout le reste possiblement jusqu'à Ajaccio. Retour sur Toulon.
On fera çà pas pressé pour profiter au maximum de la Corse.
Connaissez-vous des campings et des routes à ne pas manquer? Aussi, campings et routes à éviter?
Merci pour vos renseignements!
Liaison Tamatave - île Sainte-Marie English translation pending
bonjour
dans un guide j'ai trouvé qu'il existait une liaison en bus confortable entre tamatave et soaniera-ivongo suivi d'une liaison bateau
quelqu'un aurait il dejà utilisé ce moyen de transport?
fiabilité et prix?
merci
Pass pour les parcs à Orlando English translation pending
bonjour
Nous partons 2 couples avec des enfants (ado 16 et 17 ans) sur orlando du 4 au 12 aout ensuite miami jusqu'au 17 aout Nous souhaitons visiter unisersal (2 parcs) epcot, wet n wild, et cap canaveral. Est il plus judicieux de prendre les réservations sur des sites internet ou sur place. Nous avons trouvé un pass pour universal qui nous propose les 2 parcs en une seule journée mais est ca suffisant Pour cap canaveral existe t il une excursion au départ de orlando et qui pourrait aussi nous emmener à cocoa beach ? Merci beaucoup pour tous les renseignements que vous me donnerez !!!!! 😊
Nous partons 2 couples avec des enfants (ado 16 et 17 ans) sur orlando du 4 au 12 aout ensuite miami jusqu'au 17 aout Nous souhaitons visiter unisersal (2 parcs) epcot, wet n wild, et cap canaveral. Est il plus judicieux de prendre les réservations sur des sites internet ou sur place. Nous avons trouvé un pass pour universal qui nous propose les 2 parcs en une seule journée mais est ca suffisant Pour cap canaveral existe t il une excursion au départ de orlando et qui pourrait aussi nous emmener à cocoa beach ? Merci beaucoup pour tous les renseignements que vous me donnerez !!!!! 😊
Voyage d'un mois en mai avec jeunes enfants: Corse ou Côte d'Azur? English translation pending
Bonjour !
Nous sommes un couple de québécois avec 2 enfants (garçon de 3 ans et fille de 3 mois). Nous prévoyons partir en Europe pour 1 mois au printemps, et nous hésitons entre la Corse et la Provence-Cote d'Azur.
Nous songeons à louer une maison, et aimerions un endroit où il fait bon vivre avec des enfants, avec quelques trucs à visiter ou activités intéressantes sans avoir à faire trop de longs déplacements.
Bien entendu si possible avec plage à proximité !
Avez-vous des suggestions de destination spécifique ?
Merci ! Andreanne 🙂
Merci ! Andreanne 🙂
Visa pour le Bénin pour un Camerounais English translation pending
J'aimerai savoir si un Camerounais doit avoir un visa pour aller au Bénin si oui comment? En effet, je suis actuellement au Cap Vert et je programme voyager pour le bénin dans une semaine.Comment faire merci de vos réponses.
Cycy
Cycy
Australie: dix jours dans le Cape York en 4x4 English translation pending
bonjour à tous,
Je pars deux semaines en aout avec deux amis pour faire le cap york!! On voudrait passer 4 jours à port douglas le temps de se poser et de faire la grande bariere de corail!! J'ai l'impression en lisant les guides que port douglas est un peu moins grosse ville et pas dorcement plus cher... On aimerait ensuite passer 10 jours dans le cap york!! Avez-vous des endroits incontournables à conseiller ou eviter?
De plus je me demandais si vous aviez des infos sur les differentes sites de location de voiture (notament les moins cherà et surtout sur quoi ne pas se faire avoir?
merci à tous!!
merci à tous!!
Voyage professionnel au Gabon, hôtels, restaurants? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Gabon pour un séjour professionnel de 7 jours fin janvier. j'aimerai avoir quelques informations sur les hotels avec un bon rapport qualité/prix? des restaurants? des coins à visiter? et aussi éventuellement des personne déjà sur place pendant la même période.
Merci d'avance.
Je pars au Gabon pour un séjour professionnel de 7 jours fin janvier. j'aimerai avoir quelques informations sur les hotels avec un bon rapport qualité/prix? des restaurants? des coins à visiter? et aussi éventuellement des personne déjà sur place pendant la même période.
Merci d'avance.
Faire une formation en coiffure aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir s'il était possible de faire mon Brevet Professionnel de coiffure aux états-unis ? J'ai le CAP coiffure.
Merci d'avance pour vos réponse
Cordialement :)
Merci d'avance pour vos réponse
Cordialement :)
Safari dans le Kruger avec enfant de 5 ans 1/2? English translation pending
Bonjour,
Tout est dans le titre ! Nous projetons un voyage cet été en Afrique du Sud, pendant trois semaines, avec nos trois enfants âgés de 11, 8 et 5 ans. Nous irons sans doute vers un itinéraire très classique, du Cap à Johannesbourg ou vice-versa, avec du temps dans le parc Kruger. Seulement voilà : je lis que les game drives dans le parc sont réservés aux enfants de plus de 6 ans, et mon plus jeune aura 6 ans... en octobre 😕. Du coup, je doute un peu. Pouvez-vous m'aider ?
Merci d'avance !
Vivre à Capetown pour une femme seule? English translation pending
Bonjour Amis voyageurs,
Je dois partir pour un séjour de 4 mois en Afrique du sud, dans la région du Cap entre avril et juillet 2013. Je pars rencontrer les structures culturelles de cette région et serai basée à Capetown pour trois mois , plus un mois de vadrouille durant lequel j'aimerais bien me rendre en Namibie.
En parcourant le forum, je lis des choses assez mitigées sur la sécurité à Capetown pour une femme seule. Qu'en est il ? Quels sont les bons quartier où habiter? est il prudent de prendre les transport en commun ou faut il impérativement circuler en voiture? Est il possible de sortir le soir? (notamment pour aller voir des spectacles?)
Par ailleurs je suis preneuse de bons conseils sur les lieux et sites à visiter?
J'aurais aussi aimé rencontrer les khoisan qui vivent plus au nord de l'Afrique du Sud,
Enfin est il facile de passer la frontière afrique du sud / namibie?
Merci pour vos conseils!
Maud
Je dois partir pour un séjour de 4 mois en Afrique du sud, dans la région du Cap entre avril et juillet 2013. Je pars rencontrer les structures culturelles de cette région et serai basée à Capetown pour trois mois , plus un mois de vadrouille durant lequel j'aimerais bien me rendre en Namibie.
En parcourant le forum, je lis des choses assez mitigées sur la sécurité à Capetown pour une femme seule. Qu'en est il ? Quels sont les bons quartier où habiter? est il prudent de prendre les transport en commun ou faut il impérativement circuler en voiture? Est il possible de sortir le soir? (notamment pour aller voir des spectacles?)
Par ailleurs je suis preneuse de bons conseils sur les lieux et sites à visiter?
J'aurais aussi aimé rencontrer les khoisan qui vivent plus au nord de l'Afrique du Sud,
Enfin est il facile de passer la frontière afrique du sud / namibie?
Merci pour vos conseils!
Maud
Quel type de GPS pour l'Amérique du Sud? English translation pending
20ans de camping car accrochés à nos cartes papier nous ont menés à travers toute l'Europe du cap nord en Ukraine, en Turquie etc... puis d'Alaska au Yucatan et j'en passe, nous n'avons jamais ressenti le besoin d'un tel accessoire. (J'entrevois des perplexes !!!)
Aujourd'hui, moins fiers, (!) nous poursuivons par Amérique centrale puis l'Amériques du sud et constatons que sur tous les sites de nos compatriotes routards (que nous remercions très sincèrement pour leurs infos), les bivouacs sont toujours assortis de leurs points GPS. Nous imaginons bien que faute de guides précis en la matière et de signalisation aléatoire en certaines zones, un GPS pourrait, cette fois, peut être nous être précieux.
Alors merci à ceux qui qui peuvent nous renseigner sur le choix le plus judicieux qui soit au regard de notre projet en Amérique Centrale et Sud.
Jacky Françoise
http://souslesetoilesdumonde.wifeo.com
http://souslesetoilesdumonde.wifeo.com
Quel zone de la Corse privilégier pour un week-end de trois jours? English translation pending
Bonjour,
Je pars demain matin à Bastia pour 3 jours complets. Je souhaite me poser à 1, voire 2 endroits maxi pour passer ces 3 jours/3 nuits. Bien entendu je longerai le littoral du cap Corse avec ma voiture de location le premier jour.
Mais, après dans zone me conseillez vous d'aller en sachant que je veux du vrai, de l'atypique, de la montagne, de magnifiques routes vertigineuses?
Par avance merci!
Je pars demain matin à Bastia pour 3 jours complets. Je souhaite me poser à 1, voire 2 endroits maxi pour passer ces 3 jours/3 nuits. Bien entendu je longerai le littoral du cap Corse avec ma voiture de location le premier jour.
Mais, après dans zone me conseillez vous d'aller en sachant que je veux du vrai, de l'atypique, de la montagne, de magnifiques routes vertigineuses?
Par avance merci!
Un ou une équipière pour remonter un voilier Andalousie-Languedoc English translation pending
Bonjour 😉
Mon bateau et moi (surtout le bateau) allons hiverner au soleil andalou à côté d'Almeria 😄 Dés la fin des mauvais jours, soit +/- fin janvier, je voudrais remonter tranquillement le long des côtes espagnoles, avec pourquoi pas un crochet vers Ibiza, puis rejoindre les côtes catalanes, passer le Cabo Creu et cap sur le Languedoc et peut être la Camargue (Port St Louis). Peut être faudra-t-il faire un stop de 3 ou 4 jours du côté de Cartagène pour le carénage et l'installation d'une capote (à charge du seul skipper). Le bateau est un ATTALIA, quillard, un bon et beau voilier de 32" (9,60m), bien équipé, sûr et confortable. Equipage idéal : 2 -3 personnes, maxi 4. Les frais (ports, cambuse, gazole, sorties à terre...) seront repartis a égalité entre les gens embarqués ... pas de jaloux 😛 Pas question de naviguer avec de mauvaises conditions, ni de prendre des risques ou de faire des navs inconfortables (froid, pluie ...) Cette remontée pourrait durer +/- 3 semaines "cools". Alors, même s'il reste du temps (plus de trois mois) si vous vous sentez tentés, faites moi signe et on fera connaissance. Ah... le skipper : Patxi, basque de 62 ans, bon pied bon oeil, pratiquant la voile plaisir depuis "quelques" années, beaucoup de défauts, mais pas cascadeur. J'aime les bons moments partagé à l'escale ou au mouillage, autour de la table du carré, j'apprécie un bon vin avec un bon petit plat, mais l'alcool pour l'alcool n'est pas trés bien toléré à bord. Farouchement pour l'égalité des sexes, bienvenu aux équipiers "hommes" ou "femmes". En mer ces différences s'estompent trés vite. Préférence (mais pas exclusivité) donnée à équipiers de >60ans. Si vous êtes tenté(ée) contactez moi, je vous passerez des photos du canote, et je répondrai à vos questions sur le bateau, le "programme" et sur le skipper ... enfin pour le skip on négociera 😊😇 A bientôt peut être et bon vent à tous. Patxi sur "AMORE" (Attalia 32)
Mon bateau et moi (surtout le bateau) allons hiverner au soleil andalou à côté d'Almeria 😄 Dés la fin des mauvais jours, soit +/- fin janvier, je voudrais remonter tranquillement le long des côtes espagnoles, avec pourquoi pas un crochet vers Ibiza, puis rejoindre les côtes catalanes, passer le Cabo Creu et cap sur le Languedoc et peut être la Camargue (Port St Louis). Peut être faudra-t-il faire un stop de 3 ou 4 jours du côté de Cartagène pour le carénage et l'installation d'une capote (à charge du seul skipper). Le bateau est un ATTALIA, quillard, un bon et beau voilier de 32" (9,60m), bien équipé, sûr et confortable. Equipage idéal : 2 -3 personnes, maxi 4. Les frais (ports, cambuse, gazole, sorties à terre...) seront repartis a égalité entre les gens embarqués ... pas de jaloux 😛 Pas question de naviguer avec de mauvaises conditions, ni de prendre des risques ou de faire des navs inconfortables (froid, pluie ...) Cette remontée pourrait durer +/- 3 semaines "cools". Alors, même s'il reste du temps (plus de trois mois) si vous vous sentez tentés, faites moi signe et on fera connaissance. Ah... le skipper : Patxi, basque de 62 ans, bon pied bon oeil, pratiquant la voile plaisir depuis "quelques" années, beaucoup de défauts, mais pas cascadeur. J'aime les bons moments partagé à l'escale ou au mouillage, autour de la table du carré, j'apprécie un bon vin avec un bon petit plat, mais l'alcool pour l'alcool n'est pas trés bien toléré à bord. Farouchement pour l'égalité des sexes, bienvenu aux équipiers "hommes" ou "femmes". En mer ces différences s'estompent trés vite. Préférence (mais pas exclusivité) donnée à équipiers de >60ans. Si vous êtes tenté(ée) contactez moi, je vous passerez des photos du canote, et je répondrai à vos questions sur le bateau, le "programme" et sur le skipper ... enfin pour le skip on négociera 😊😇 A bientôt peut être et bon vent à tous. Patxi sur "AMORE" (Attalia 32)
Recherche guide en Casamance et logement chez l'habitant English translation pending
bonjour
je veux visiter la casamance . Je recherche un guide sérieux qui pourrait me proposer des circuits sympas et éventuellement des hébergements chez les habitants. merci
je veux visiter la casamance . Je recherche un guide sérieux qui pourrait me proposer des circuits sympas et éventuellement des hébergements chez les habitants. merci
Mon projet d'excursion en Corse (jour 1) English translation pending
Je serai basé pour une semaine près de Porto Vécchio début octobre.
Ma première excursion serai de en partant tôt de P.V. rejoindre rapidement Oletta, prendre une chambre d'hotes (donc avant midi je pense).
Ensuite, en partant d'Oletta , qu'est il possible de faire en voiture le reste de la journée ? Bastia , Cap corse ....??? et retour le soir à Oletta.
Merci
Ma première excursion serai de en partant tôt de P.V. rejoindre rapidement Oletta, prendre une chambre d'hotes (donc avant midi je pense).
Ensuite, en partant d'Oletta , qu'est il possible de faire en voiture le reste de la journée ? Bastia , Cap corse ....??? et retour le soir à Oletta.
Merci
Guide Vert Bulgarie: à éviter! English translation pending
Bonjour,
Nous rentrons tout juste de 3 semaines en Bulgarie, et nous avons quelques suggestions à apporter au guide vert. Les voici dans l'ordre de lecture du guide :
p145, la restauration à Belogradchik, il y a un resto très bon marché, très bon, avec vue sur les rochers, on ne peut pas rater les panneaux quand on y est. Un diner en terrasse avec vue sur le coucher de soleil derrière les rochers était vraiment un superbe moment.
p157, il est recommandé de monter dans les étages du monastère de Rila. C'est explicitement interdit...
p185, "bon à savoir", la route n'est plus exécrable, elle a été refaite récemment et est en parfait état.
p235, ponts naturels de Cudnite, revoyez les kilométrages, on a compté 17 + 8...
p253, circuit conseillé "au sud des Rhodopes". Nous avons naïvement pensé qu'il y avait bien 73 km, pour une heure et demie. Au bout de trois heures de trajet, nous avons compté les kilomètres sur la carte, et l'addition donne plus de 150, sans compter les écarts. Bien que le parcours soit très joli, nous avons maudit le guide vert assez longuement ce jour-là.
p254, le pont du Diable n'est plus, il ne reste que les piliers... Le détour vaut cependant le coup pour la route qui dévoile de beaux panoramas.
p267, le cap de Kaliakra coûte 3Lv/personne, au moins pendant la période estivale.
p335, la nécropole est fermée les lundis et mardis. Vous n'imaginez pas à quel point nous avons incendié le guide vert ce lundi matin, après nous être levés tôt et avoir roulé plus de deux heures sur les routes bulgares, pour trouver porte close. Ce "détail" est de première importance, surtout pour un site classé 3 étoiles par le guide! Ce fut un moment de grande déception à propos du guide vert, et je ne retranscrirai pas ce que nous avons dit ce jour-là...
Par ailleurs, nous aurions aimé un lexique un peu plus développé pour pouvoir construire des phrases simple (je voudrais, excusez-moi, où est, à gauche, à droite, etc).
Par ailleurs, il existe un guide des campings en Bulgarie.
Nous avons regretté que les propositions de logements soient presque exclusivement localisées dans les villes...
Par ailleurs, nous avons trouvé une carte de Bulgarie sur place, qui présente environ deux fois plus de routes que la carte Michelin (que nous avions acheté également). Une petite mise à jour ferait le plus grand bien...
Nous avons eu globalement l'impression que la Bulgarie n'a pas été tout à fait explorée, et surtout pas mise à jour...
Si vous choisissez le guide vert, recomptez les kilomètres, et méfiez vous un peu!
Nous rentrons tout juste de 3 semaines en Bulgarie, et nous avons quelques suggestions à apporter au guide vert. Les voici dans l'ordre de lecture du guide :
p145, la restauration à Belogradchik, il y a un resto très bon marché, très bon, avec vue sur les rochers, on ne peut pas rater les panneaux quand on y est. Un diner en terrasse avec vue sur le coucher de soleil derrière les rochers était vraiment un superbe moment.
p157, il est recommandé de monter dans les étages du monastère de Rila. C'est explicitement interdit...
p185, "bon à savoir", la route n'est plus exécrable, elle a été refaite récemment et est en parfait état.
p235, ponts naturels de Cudnite, revoyez les kilométrages, on a compté 17 + 8...
p253, circuit conseillé "au sud des Rhodopes". Nous avons naïvement pensé qu'il y avait bien 73 km, pour une heure et demie. Au bout de trois heures de trajet, nous avons compté les kilomètres sur la carte, et l'addition donne plus de 150, sans compter les écarts. Bien que le parcours soit très joli, nous avons maudit le guide vert assez longuement ce jour-là.
p254, le pont du Diable n'est plus, il ne reste que les piliers... Le détour vaut cependant le coup pour la route qui dévoile de beaux panoramas.
p267, le cap de Kaliakra coûte 3Lv/personne, au moins pendant la période estivale.
p335, la nécropole est fermée les lundis et mardis. Vous n'imaginez pas à quel point nous avons incendié le guide vert ce lundi matin, après nous être levés tôt et avoir roulé plus de deux heures sur les routes bulgares, pour trouver porte close. Ce "détail" est de première importance, surtout pour un site classé 3 étoiles par le guide! Ce fut un moment de grande déception à propos du guide vert, et je ne retranscrirai pas ce que nous avons dit ce jour-là...
Par ailleurs, nous aurions aimé un lexique un peu plus développé pour pouvoir construire des phrases simple (je voudrais, excusez-moi, où est, à gauche, à droite, etc).
Par ailleurs, il existe un guide des campings en Bulgarie.
Nous avons regretté que les propositions de logements soient presque exclusivement localisées dans les villes...
Par ailleurs, nous avons trouvé une carte de Bulgarie sur place, qui présente environ deux fois plus de routes que la carte Michelin (que nous avions acheté également). Une petite mise à jour ferait le plus grand bien...
Nous avons eu globalement l'impression que la Bulgarie n'a pas été tout à fait explorée, et surtout pas mise à jour...
Si vous choisissez le guide vert, recomptez les kilomètres, et méfiez vous un peu!
De la Métropole à la Réunion par voies terrestres et maritimes English translation pending
Bonjour à tous !
Nous préparons un voyage qui commencera probablement en février 2013. Nous voulons aller vivre sur l'île de la Réunion. Mais aucune envie de s'endormir à Paris pour se réveiller à St Denis. Nous aimerions traverser des contrées et des mers, entendre des langues inconnues, rencontrer des paysages, des gens, aller doucement parce que c'est bon la route ou que ça fait avancer la route... (bla bla bla...) Le chemin compte autant que la destination : l'idée est d'utiliser au maximum les voies terrestres et maritimes, avec la grosse contrainte qui est qu'on aura peu d'argent.
Est-ce qu'il y a des gens qui ont voyagé jusqu'à la Réunion autrement qu'en avion direct? Y a -t-il des gens qui ont traversé l'Afrique pour aller à la Réunion ( Sans doute oui mais) qui pourraient nous dire un mot de leurs traversées?
Notre idée est pour l'instant de longer la côte Portugal-Espagne-Maroc-Mauritanie-Sénégal (peut-être détours au Cap-Vert en Guinée...) de Dakar prendre un avion pour la Zambie ou le Zimbabwe ou l'Afrique du Sud. De la côte africaine (Kenya, Tanzanie, Mozambique, Afrique du Sud) est-il possible de rejoindre la Réunion ou Madagascar, sans dépenser des milles et des cents, en passant par la mer? De quel lieu de la côte africaine y a-t-il le plus de départs de voiliers (de bateaux) en direction de l'île de la Réunion? Et de quel lieu de la côte africaine y a -t-il le plus de départs de voiliers en direction de Madagascar?
Ces questions sont floues mais on ne sait jamais peut-être que grâce à des réponses nous avancerons plus vite dans la préparation.
Perrine
Ces questions sont floues mais on ne sait jamais peut-être que grâce à des réponses nous avancerons plus vite dans la préparation.
Perrine
Éviter un gros rhume en croisière? English translation pending
Petit sondage, ça fait notre 4ème croisère et à chaque fois au milieu de la croisière nous attrapons une grosse rhino😐, rien de bien grave mais bon très désagréable...
Cette fois j'avais prévu : petit vetement pour passer de l'exterieur aux endroits climatisés , lavage des mains systematique, climatisation au maximum la nuit rien n'y a fait...
Votre avis ??
Vol intérieur Durban - Cape Town via Kulula en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour
Nous devons en février faire un vol intérieur Durban/ le Cap par Kulula.
Quelqu'un peut il me préciser de quel aéroport à Cap town arrivent les avions Kulula.
Sur les billets est indiqué l'aéroport à Durban et pas au cap, peut être n'y en a t il qu'un?
Merci de votre aide
Vols British Airways pour l'Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour, je vais faire en 01/2013 les vols CDG- Londres, Londres-Johannesburg, Johannesburg-le Cap, le Cap-Johan, Johan-Lac Victoria, Lac Victoria -Johan, Johan-Londres, Londres-Cdg avec British Airways. Les vols Paris Londres ne me posent pas de problèmes, par contre j'aimerai avoir des renseignements sur les vols AR Londres-Johan. Comment sont les vols en éco? Je suis seule et ce sont des vols de nuit. J'ai pensé prendre si possible des places côté couloir pour pouvoir aller et venir mais je suis grande, problème de longueur de jambes. Y a t il des places à privilégier? Est il intéressant dans ce cas de payer un supplément et de prendre un siège avec plus de place? Si oui comment fait on et surtout combien de temps avant peut on le faire? Je passe par une association qui me réserve mon voyage auprès du tour operator donc je ne peux pas m'adresser directement à l'agence de voyage mais dés qu'ils auront les billets ils me les communiqueront. Je cherche tout renseignement utile (je suis déjà allée sur le site de BA et j'ai demandé la carte de fidélité). Est que le transit est facile à Londres dans ce cas (j'ai lu les avis et cela ne me rassure pas)? merci d'avance