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Australien condamné à 3 ans de prison pour crime de Lèse Majesté English translation pending
Un Australien écope de 3 ans de prison pour lèse-majesté Un auteur australien a été condamné à trois ans de prison lundi en Thaïlande pour avoir insulté la famille royale dans un roman paru en 2005 et dont seuls sept exemplaires s'étaient vendus.
Harry Nicolaides a été condamné à trois ans de prison. (Photo: AP Photo)
Les étrangers sont rarement punis dans ce pays qui traque en revanche les détracteurs de la monarchie, notamment sur le Web.
Harry Nicolaides, 41 ans, avait été arrêté le 31 août à l'aéroport international de Bangkok alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays sans savoir qu'il était recherché, selon des organisations de défense des droits de l'Homme. «Ca ne peut pas être réel. On se croirait dans un mauvais rêve», a déclaré l'écrivain, les larmes aux yeux, aux journalistes. Il a présenté des excuses et a plaidé coupable, ce qui lui a permis de voir sa sentence ramenée à trois ans au lieu de six.
Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir «suggéré l'existence d'un abus de pouvoir royal» dans un passage de son livre traitant de la vie personnelle d'un prince fictif.
Le crime de lèse-majesté peut valoir 3 à 15 ans de prison à son auteur. En 2007, un Suisse avait écopé de dix ans derrière les barreaux pour avoir abîmé des portraits du roi un jour d'ivresse. L'homme avait été gracié après avoir purgé environ un mois de sa peine.Le sujet est devenu particulièrement sensible en Thaïlande ces dernières années à mesure que se pose de façon de plus en plus pressante la question de la succession du roi Bhumibol Adulyadej, âgé de 81 ans et révéré comme un dieu. Monté sur le trône le 5 mai 1950, il est le plus ancien monarque régnant du monde.
source: www.lematin.ch
Harry Nicolaides a été condamné à trois ans de prison. (Photo: AP Photo)
Les étrangers sont rarement punis dans ce pays qui traque en revanche les détracteurs de la monarchie, notamment sur le Web.
Harry Nicolaides, 41 ans, avait été arrêté le 31 août à l'aéroport international de Bangkok alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays sans savoir qu'il était recherché, selon des organisations de défense des droits de l'Homme. «Ca ne peut pas être réel. On se croirait dans un mauvais rêve», a déclaré l'écrivain, les larmes aux yeux, aux journalistes. Il a présenté des excuses et a plaidé coupable, ce qui lui a permis de voir sa sentence ramenée à trois ans au lieu de six.
Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir «suggéré l'existence d'un abus de pouvoir royal» dans un passage de son livre traitant de la vie personnelle d'un prince fictif.
Le crime de lèse-majesté peut valoir 3 à 15 ans de prison à son auteur. En 2007, un Suisse avait écopé de dix ans derrière les barreaux pour avoir abîmé des portraits du roi un jour d'ivresse. L'homme avait été gracié après avoir purgé environ un mois de sa peine.Le sujet est devenu particulièrement sensible en Thaïlande ces dernières années à mesure que se pose de façon de plus en plus pressante la question de la succession du roi Bhumibol Adulyadej, âgé de 81 ans et révéré comme un dieu. Monté sur le trône le 5 mai 1950, il est le plus ancien monarque régnant du monde.source: www.lematin.ch
Avis sur itinéraire de trois semaines au Japon en mars 2009? English translation pending
Bonjour,
Avant de solliciter votre aide, je vous souhaite une excellente année 2009 ! 😉
Je prépare depuis plusieurs mois maintenant (entre autres avec la lecture quotidienne de VF) un voyage de 3 semaines au Japon (précédé de 2 semaines en Thaïlande).
Je crois que j’ai enfin réussi à finaliser mon itinéraire (j’avais posté un premier jet sur VF en juillet dernier) mais j’aimerais malgré tout solliciter vos avis autorisés pour un certain nombre d’hésitations qui subsistent.
Attention, c’est un peu long.
J’arriverai au Japon par Osaka le 29/03/2009 pour repartir de Tokyo le 20/04. Je circulerai du sud au nord grâce au train pass de 2 semaines. Est-il préférable de l’acheter dans une agence de voyage à Bruxelles et le valider 15 jours plus tard lors de mon arrivée au Japon ou bien est-il possible de l’acheter à Bangkok la veille de mon départ pour Osaka ? Je sais qu’il est valable plusieurs semaines avant la date de début de son utilisation mais je ne sais pas si les agences de voyage (belges ou thaïlandaises) doivent le commander ou s’il est disponible immédiatement.
Passons maintenant à l’itinéraire. Je sais qu’il est assez chargé et laisse peu de temps pour profiter pleinement de mon séjour mais c’est probablement un de mes derniers voyages ainsi que la seule occasion que j’aurai de visiter ce pays. J’ai donc décidé d’essayer de voir un maximum de choses, quitte à être parfois un peu fatigué. En ce qui concerne les hôtels, j’en ai sélectionné plusieurs dans chaque ville, je n’ai plus qu’à réserver dès que j’aurai fait mon choix (ou plutôt dès que j’aurai lu vos avis).
Voici donc mon itinéraire :
Dimanche 29/03 : arrivée à Osaka (du dimanche 29/03 au vendredi 03/04), check-in hôtel (09h), visite de l’aquarium, visite du château, floraison des cerisiers.
Lundi 30/03 : visite d’Hiroshima/Miyajima (premier jour du train pass). Départ à 06h, arrivée à 08h. Dôme, cerisiers, château. Ferry à 11h30. Repas sur l’île. Ferry pour le retour à 16h30. Train à 18h15, arrivée à Osaka à 20h.
Mardi 31/03 : visite d’Okayama. Train à 06h, arrivée à 07h15. Visite du château. Après-midi libre à Osaka.
Mercredi 01/04 : visite d’Himeji. Départ à 06h, arrivée à 07h. Engyoji, musée, château, koko-en. Train de retour à 18h, arrivée à Osaka à 19h.
Jeudi 02/04 : visite de Kobe (trajet en train : 1h).
Vendredi 03/04 : visite de Nara. Départ 06h30, arrivée 07h30. Train de retour à 18h.
Samedi 04/04 : transfert vers Kyoto (du samedi 04/04 au dimanche 05/04). Arrivée à 07h00. 2 journées chargées (temple Nishi Hongan-Ji, marché de Nishiki, Ponto-cho, Palais impérial, Daitoku-Ji, Shimogano-jinja, Kamigamo-jinja, Maison de plaisirs Sumiya, To-ji).
Lundi 06/04 : transfert vers Nagoya (lundi 06/04 + mardi 07/04) : château, shopping.
Mardi 07/04 : visite de Takayama.
Mercredi 08/04 : transfert vers Hakone : 1 journée de repos dans un onsen.
Jeudi 09/04 : transfert vers Tokyo (du jeudi 09/04 au dimanche 20/04).
Vendredi 10/04 : Visite de Sendai. Départ 06h. Arrivée à 08h : château, mausolée. Train à 11h00 pour Matsushima. Arrivée à 11h30 : kanran, zuigan, promenade en bateau, fukuura, ojima. Train pour Sendai à 17h30. Train pour Tokyo à 20h30.
Samedi 11/04 : visite de Nikko. Départ à 06h. Arrivée à Nikko à 08h30. Train de retour à 19h.
Dimanche 12/04 : visite de Yokohama (dernier jour du train pass).
Lundi 13/04 : visite de Kamakura. Départ 07h.
Mardi 14/04 à dimanche 19/04 : visite de Tokyo.
Mardi 14/04 : atelier sabre samouraï (Jimbocho), Ueno.
Mercredi 15/04 : Ginza, Roppongi.
Jeudi 16/04 : Shibuya, atelier calligraphie (Sendagaya), Shinjuku.
Vendredi 17/04 : Asakusa, Rainbow Bridge, Tokyo Tower.
Samedi 18/04 : aquarium, Akihabara (electric city).
Dimanche 19/04 : atelier armure samouraï (Ikebukuro), sento.
Lundi 20/04 : départ.
Voilà. C’est volontairement et malheureusement fort chargé à certains moments, ce qui explique le timing assez précis.
Venons-en maintenant aux questions qui restent en suspend.
Le JR pass est-il valable pour les types de transports en commun des villes que je visiterai ? Ne vaudrait-il pas mieux que j’opte pour le pass de 3 semaines ? Etant donné que je dois parfois prendre le premier train de la journée pour certaines visites, peut-être faut-il choisir un hôtel près de la gare de train principale de la ville (en supposant que cette gare principale relie directement ma destination ce qui je crois n’est pas le cas pour le trajet Tokyo-Nikko qui exige un changement de train)?
Ou peut-être louer un vélo à l’hôtel pour rejoindre la gare (gare où je laisserais le vélo pour la journée) ?
J’ai cru comprendre que les hôtels avaient des heures de check-in / check-out très différentes de ce dont on a l’habitude en Occident et qu’il n’était pas possible de partir en excursion très tôt le matin tout en profitant des services de l’hôtel (douche + petit-déjeuner à 05h00)… ?
Pour les hôtels, j’aimerais essayer tout à tour un capsule hotel, un ryokan et une guesthouse. Ma priorité sont le prix et l’emplacement (pour les visites à l’extérieur de la ville).
J’ai lu que les capsule hotels n’étaient pas pour les étrangers… Je ne comptais y passer que la première nuit à Osaka (soit au « capsule hotel asahi plaza shinsaibashi » soit au « capsule inn namba ») mais je me demandais si ma grosse valise ne posera pas un problème pour la consigne…
Pour les 5 nuits suivantes à Osaka, j’hésite entre les hôtels Raizan (Minami) et Toyo ou Taiyo (gare shinkansen). Tous les types de train partent-ils également de la gare de Minami ?
A Kyoto, le choix est bcp plus difficile car j’aimerais séjourner dans un ryokan ce qui n’est évident vu les tarifs pratiqués. Et comme il y a énormément à visiter dans toutes les directions en seulement 2 jours, mieux vaut un hôtel central près d’une gare/un métro.
Peu de choix à Nagoya, ce sera le Rolen Hotel ou le ryokan Meiryu.
A Hakone, le Kappa Tengoku ou le B&B pension.
Et à Tokyo, le New Koyo (Ueno), le New Azuma (Akihabara) ou 1 des 4 Khaosan (Asakusa), tous mal situés pour les excursions en dehors de la ville et les sorties tardives.
J’espère qu’ils accepteront enfin mes réservations, leur politique de réservation « maximum 3 mois à l’avance » n’étant pas très pratique pour espérer encore avoir de la place à cette période.
Vos avis pour lesquels je vous remercie d’ores et déjà sont les bienvenus !
Désolé d’avoir été aussi long… 🤪
Avant de solliciter votre aide, je vous souhaite une excellente année 2009 ! 😉
Je prépare depuis plusieurs mois maintenant (entre autres avec la lecture quotidienne de VF) un voyage de 3 semaines au Japon (précédé de 2 semaines en Thaïlande).
Je crois que j’ai enfin réussi à finaliser mon itinéraire (j’avais posté un premier jet sur VF en juillet dernier) mais j’aimerais malgré tout solliciter vos avis autorisés pour un certain nombre d’hésitations qui subsistent.
Attention, c’est un peu long.
J’arriverai au Japon par Osaka le 29/03/2009 pour repartir de Tokyo le 20/04. Je circulerai du sud au nord grâce au train pass de 2 semaines. Est-il préférable de l’acheter dans une agence de voyage à Bruxelles et le valider 15 jours plus tard lors de mon arrivée au Japon ou bien est-il possible de l’acheter à Bangkok la veille de mon départ pour Osaka ? Je sais qu’il est valable plusieurs semaines avant la date de début de son utilisation mais je ne sais pas si les agences de voyage (belges ou thaïlandaises) doivent le commander ou s’il est disponible immédiatement.
Passons maintenant à l’itinéraire. Je sais qu’il est assez chargé et laisse peu de temps pour profiter pleinement de mon séjour mais c’est probablement un de mes derniers voyages ainsi que la seule occasion que j’aurai de visiter ce pays. J’ai donc décidé d’essayer de voir un maximum de choses, quitte à être parfois un peu fatigué. En ce qui concerne les hôtels, j’en ai sélectionné plusieurs dans chaque ville, je n’ai plus qu’à réserver dès que j’aurai fait mon choix (ou plutôt dès que j’aurai lu vos avis).
Voici donc mon itinéraire :
Dimanche 29/03 : arrivée à Osaka (du dimanche 29/03 au vendredi 03/04), check-in hôtel (09h), visite de l’aquarium, visite du château, floraison des cerisiers.
Lundi 30/03 : visite d’Hiroshima/Miyajima (premier jour du train pass). Départ à 06h, arrivée à 08h. Dôme, cerisiers, château. Ferry à 11h30. Repas sur l’île. Ferry pour le retour à 16h30. Train à 18h15, arrivée à Osaka à 20h.
Mardi 31/03 : visite d’Okayama. Train à 06h, arrivée à 07h15. Visite du château. Après-midi libre à Osaka.
Mercredi 01/04 : visite d’Himeji. Départ à 06h, arrivée à 07h. Engyoji, musée, château, koko-en. Train de retour à 18h, arrivée à Osaka à 19h.
Jeudi 02/04 : visite de Kobe (trajet en train : 1h).
Vendredi 03/04 : visite de Nara. Départ 06h30, arrivée 07h30. Train de retour à 18h.
Samedi 04/04 : transfert vers Kyoto (du samedi 04/04 au dimanche 05/04). Arrivée à 07h00. 2 journées chargées (temple Nishi Hongan-Ji, marché de Nishiki, Ponto-cho, Palais impérial, Daitoku-Ji, Shimogano-jinja, Kamigamo-jinja, Maison de plaisirs Sumiya, To-ji).
Lundi 06/04 : transfert vers Nagoya (lundi 06/04 + mardi 07/04) : château, shopping.
Mardi 07/04 : visite de Takayama.
Mercredi 08/04 : transfert vers Hakone : 1 journée de repos dans un onsen.
Jeudi 09/04 : transfert vers Tokyo (du jeudi 09/04 au dimanche 20/04).
Vendredi 10/04 : Visite de Sendai. Départ 06h. Arrivée à 08h : château, mausolée. Train à 11h00 pour Matsushima. Arrivée à 11h30 : kanran, zuigan, promenade en bateau, fukuura, ojima. Train pour Sendai à 17h30. Train pour Tokyo à 20h30.
Samedi 11/04 : visite de Nikko. Départ à 06h. Arrivée à Nikko à 08h30. Train de retour à 19h.
Dimanche 12/04 : visite de Yokohama (dernier jour du train pass).
Lundi 13/04 : visite de Kamakura. Départ 07h.
Mardi 14/04 à dimanche 19/04 : visite de Tokyo.
Mardi 14/04 : atelier sabre samouraï (Jimbocho), Ueno.
Mercredi 15/04 : Ginza, Roppongi.
Jeudi 16/04 : Shibuya, atelier calligraphie (Sendagaya), Shinjuku.
Vendredi 17/04 : Asakusa, Rainbow Bridge, Tokyo Tower.
Samedi 18/04 : aquarium, Akihabara (electric city).
Dimanche 19/04 : atelier armure samouraï (Ikebukuro), sento.
Lundi 20/04 : départ.
Voilà. C’est volontairement et malheureusement fort chargé à certains moments, ce qui explique le timing assez précis.
Venons-en maintenant aux questions qui restent en suspend.
Le JR pass est-il valable pour les types de transports en commun des villes que je visiterai ? Ne vaudrait-il pas mieux que j’opte pour le pass de 3 semaines ? Etant donné que je dois parfois prendre le premier train de la journée pour certaines visites, peut-être faut-il choisir un hôtel près de la gare de train principale de la ville (en supposant que cette gare principale relie directement ma destination ce qui je crois n’est pas le cas pour le trajet Tokyo-Nikko qui exige un changement de train)?
Ou peut-être louer un vélo à l’hôtel pour rejoindre la gare (gare où je laisserais le vélo pour la journée) ?
J’ai cru comprendre que les hôtels avaient des heures de check-in / check-out très différentes de ce dont on a l’habitude en Occident et qu’il n’était pas possible de partir en excursion très tôt le matin tout en profitant des services de l’hôtel (douche + petit-déjeuner à 05h00)… ?
Pour les hôtels, j’aimerais essayer tout à tour un capsule hotel, un ryokan et une guesthouse. Ma priorité sont le prix et l’emplacement (pour les visites à l’extérieur de la ville).
J’ai lu que les capsule hotels n’étaient pas pour les étrangers… Je ne comptais y passer que la première nuit à Osaka (soit au « capsule hotel asahi plaza shinsaibashi » soit au « capsule inn namba ») mais je me demandais si ma grosse valise ne posera pas un problème pour la consigne…
Pour les 5 nuits suivantes à Osaka, j’hésite entre les hôtels Raizan (Minami) et Toyo ou Taiyo (gare shinkansen). Tous les types de train partent-ils également de la gare de Minami ?
A Kyoto, le choix est bcp plus difficile car j’aimerais séjourner dans un ryokan ce qui n’est évident vu les tarifs pratiqués. Et comme il y a énormément à visiter dans toutes les directions en seulement 2 jours, mieux vaut un hôtel central près d’une gare/un métro.
Peu de choix à Nagoya, ce sera le Rolen Hotel ou le ryokan Meiryu.
A Hakone, le Kappa Tengoku ou le B&B pension.
Et à Tokyo, le New Koyo (Ueno), le New Azuma (Akihabara) ou 1 des 4 Khaosan (Asakusa), tous mal situés pour les excursions en dehors de la ville et les sorties tardives.
J’espère qu’ils accepteront enfin mes réservations, leur politique de réservation « maximum 3 mois à l’avance » n’étant pas très pratique pour espérer encore avoir de la place à cette période.
Vos avis pour lesquels je vous remercie d’ores et déjà sont les bienvenus !
Désolé d’avoir été aussi long… 🤪
Lieux alternatifs à Katmandou? English translation pending
Bonjour,
La même question pour tout voyage dans toute grande ville de ce monde, dans toute capitale et même Rangoon n'est pas épargnée:
Connaissez-vous des lieux alternatifs à KATMANDHU?
Non pas que je suis nostalgique de la période baba mais parceque je suis curieux à l'étranger comme je le suis en France (parceque j'attends pas les grands voyages pour voyager): je serais à KATMANDHU en mai 2009 et je souhaiterais aller voir qq concerts, aller dans les lieux de rencontres de jeunes népalais, lieux d'expos de jeunes artistes, ...
En connaissez-vous?
Et si vous ne connaissez: MER-CI!!!
Chestnut.
La même question pour tout voyage dans toute grande ville de ce monde, dans toute capitale et même Rangoon n'est pas épargnée:
Connaissez-vous des lieux alternatifs à KATMANDHU?
Non pas que je suis nostalgique de la période baba mais parceque je suis curieux à l'étranger comme je le suis en France (parceque j'attends pas les grands voyages pour voyager): je serais à KATMANDHU en mai 2009 et je souhaiterais aller voir qq concerts, aller dans les lieux de rencontres de jeunes népalais, lieux d'expos de jeunes artistes, ...
En connaissez-vous?
Et si vous ne connaissez: MER-CI!!!
Chestnut.
Mon voyage seule de seize jours au Vietnam English translation pending
VIETNAM – AOUT 2008 16 jours sur place
Un premier voyage seule, très court mais tellement intense. Le Vietnam est une destination facile et sûre. J’ai adoré m’y balader. Mes appréhensions de l’avant-voyage se sont envolées dès mon premier matin à Hanoi. Voyager seule a été pour moi une découverte, une belle expérience, un vrai bonheur toutes ces journées sans contrainte, aller-venir-rester-contempler ou m’agiter, une immersion totale dans le voyage, la découverte d’ambiances, de paysages, de rencontres. Je me suis fait un énorme cadeau, réaliser le rêve de mes 20 ans pour fêter mes 50. J’ai apprécié cette parenthèse dans ma vie quotidienne. Seule problème, l’envie qui me tenaille d’aller plus loin, de découvrir d’autres mondes, de voyager encore et encore. Le monde est si beau, si passionnant et si vaste. L’envie de partir plus longtemps… Il va falloir attendre, il y a les contraintes de la vie, les finances…. Mais ce voyage me porte, je me sens tellement plus, de quoi je ne sais pas vraiment, c’est difficile à définir, un peu différente entre avant et après. Picasso a dit « on met longtemps à devenir jeune… » Je crois que je commence à l’être….
Un énorme Merci à tous les membres de ce forum qui m’ont aidé et encouragé directement ou indirectement dans la préparation de ce magnifique voyage.
Voici un petit « compte-rendu de cette ballade vietnamienne : Hanoi 7 jours dont 2 à visiter la baie d’Halong et 1 à Ninh Binh (erreur, il faut y rester plus et y dormir) – Hué 3jours – Hoi Han 4 jours – Hô Chi Minh 2 jours donc un voyage beaucoup trop court ! Je retournerai au Vietnam. Je suis retournée par Bangkok où j’ai passé quelques jours avant de rentrer en France. J’ai visité les endroits classiques donc très touristiques mais absolument partout j’ai rencontré des gens adorables, du chauffeur de taxi à la vendeuse de soupes. Bien sûr on a essayé de me faire payer plus cher que les locaux, de me vendre des tas de souvenirs, de m’embrouiller mais pas plus qu’ailleurs. J’ai utilisé le guide du routard que j’ai trouvé très bien pour cette destination et Lonely Planet. Un seul guide suffit, c’est lourd et on retrouve un peu les mêmes choses au final, pendant longtemps je « boycottais » le routard et j’y reviens. Un roman que j’ai apprécié : Sud Lointain d’Erwan Bergot.
On peut choisir de voyager en totale autonomie par les transports en commun ou faire des mini-tours organisés proposés par tous les hôtels ou agences. J’ai mixé les 2 possibilités. Il est en effet par exemple difficile et onéreux d’aller seule dans la baie d’Halong. J’ai choisi d’effectuer les trajets longs en avion afin de rester plus longtemps à chaque étape. Pour tous les hôtels et restaurants, il faut vérifier l’adresse car il y a un nombre incroyable de « d’imitation ». Le nom des rues surtout à Hô Chi Min a changé plusieurs fois donc confusion entre les guides, le plan de la ville et la réalité. Il est préférable en haute saison de réserver les chambres, sur Internet avant son départ ou pour plus de liberté d’une ville à l’autre. Demander à l’hôtel de venir vous chercher à l’aéroport, gare ou bus, cela évite des discussions, négociations avec un taxi à l’arrivée, c’est plus cher bien sûr. Pour l’argent, des distributeurs dans toutes les villes, l’euro se change sans problème partout mais prix des chambres toujours en dollars. Les dongs sont très encombrants donc c’est pas mal d’avoir aussi des dollars pour payer l’hôtel et les mini-tours par ex. Infos divers : Pas de paludisme sur ce circuit Hanoi-Hué-Hoi Han-Hô Chi Min même pendant la mousson. Pensez aux boules-quiès pour dormir dans les villes. Un parapluie et une cape de pluie pour les déluges à cette saison. Une lampe de poche pour les coupures d’électricité fréquentes par ex à Hanoi. Tous les hôtels proposent un service « blanchisserie » très peu cher donc inutile de se charger en vêtements. HANOI : Hôtel Camélia 4 dans le quartier des 36 rues. Chambres inégales, celles qui ont des balcons sont plus chères, c’est injustifié. J’avais réservé à l’avance, le prix était donc fixé et au final j’ai payé moins cher que beaucoup de voyageurs. Petite agence de voyage dans l’hôtel très fiable. Dormir dans ce quartier c’est un choix, être au cœur de l’animation mais beaucoup de bruit, des touristes et tout ce que cela implique. Un meilleur choix dans un coin plus calme, un hôtel très confortable avec un excellent rapport qualité-prix si on a le budget : Hôtel Indochina 13 – 15 Au Trieu Inconnu des touristes ou très peu, c’est la tranquillité assurée. indochina.hotelvietnam.com Hanoi est une ville qui se visite en partie à pied. J’ai aimé parcourir les rues du vieux Hanoi, découvrir les petits temples connus ou inconnus, me balader autour du lac quand les petites dames font leur gym en début de soirée, manger des glaces chez Fanny, notamment au parfum étrange « jeune riz » et à la sublime mangue, aller assister à la messe en vietnamien dans la cathédrale avec son autel rouge très kitch, le spectacle de marionnettes sur l’eau, le musée d’Ethnographie (excentré, y aller en taxi), le temple de la littérature, un îlot de calme, de sérénité et de poésie, discuter avec les étudiants avides de connaître le monde… Très bon restau à côté du temple de la littérature : KOTO Restaurant www.koto.com.au Mon problème au Vietnam : traverser les rues au milieu des milliers de motos qui ne s’arrêtent jamais. Ma technique, me « coller » à des vietnamiens qui s’apprêtaient à traverser ! La plupart du temps, grosse rigolade et belles rencontres. NINH BIN ou la « Baie d’Halong terreste, à faire absolument seule et non en mini-circuit d’Hanoi. C’est magnifique mais surpeuplé de touristes. Tous les groupes déjeunent en même temps près de l’embarcadère et font la ballade en barque l’après-midi, il faut donc faire le contraire, très tôt le matin ou en fin d’après-midi. Faire du vélo ou se balader à pied est aussi une belle alternative. En tout cas, il faut coucher sur place. LA BAIE D’ALONG : Une merveille mais aussi hyper touristique, le mieux serait de se regrouper et de fabriquer son voyage directement avec une agence, de demander 2 nuits sur le bateau et 3 jours de navigation. Toutes les agences proposent la même chose : 1 nuit sur un bateau et 2 demi-journées de navigation, c’est trop peu car si beau. Cela a l’air compliqué d’échapper au voyage standard. Quelque soit la formule, un moment magique, le petit matin sur le pont du bateau, le calme, le soleil qui se lève, les petites embarcations qui glissent sur l’eau encore sombre et les îlots plus magnifiques les uns que les autres. HUE : Voyage Hanoi – Hué en train de nuit couchette en compartiment de 4. TB. BINH DUONG III HOTEL (il existe le I et le II dans la même rue, moins cher, tb aussi mais moins confortable) 1 7/34 Nguyen Tri Phoung Street Tel : 8454250070 absolument super, personnel adorable, grand confort, balcon, ordinateur dans les chambres. Arrivée tôt le matin, on m’a gentiment donné une chambre au Duong I pour me reposer et prendre une douche en attendant que la mienne soit prête. A Hué j’ai aimé : passer une journée entière à rêver dans la cité interdite, j’avais acheté 2 petits livres sur la vie dans la cité (on en trouve en français dans les petites boutiques à l’intérieur de la cité), un plaisir de les lire sur place. J’ai aimé flâner au marché, discuter avec les vendeuses de fruits et légumes (grâce à mon petit lexique franco-vietnamien). Un endroit pour le petit déj : la boulangerie française, une ong qui fait un travail remarquable : boulangeriefrançaise.vn. Mon restau préféré, bon, et tellement sympatique : Banh MI Phap 20 Huong Vuong, on y trouve le matin, les viennoiseries de la boulangerie française. J’ai fait une petite excursion pour visiter les tombeaux des empereurs et la pagode de Thien Mu, on voit l’essentiel en un minimum de temps, ce qui ne me plaît guère. Le mieux est pour les moins trouillardes que moi, est de le faire en moto ou plus riche, en taxi, enfin en individuel, pour profiter de ces beaux endroits si particuliers. Le bateau sur la rivière aux parfums, aucun intérêt, mais cela devait être bien au temps des empereurs, aujourd’hui plus de parfum et de l’urbanisation… HOI HAN : j’ai passé une nuit dans un hôtel très correct mais un peu en dehors du centre historique HAI AU HOTEL, excellent rapport qualité-prix, belles chambres standard mais impersonnelles, petit déjeuner buffet copieux, piscine (entre les bâtiments, pas très gai). www.haiauhotelha@yahoo.com J’ai choisi de passer le reste de mon séjour dans un hôtel en centre-ville, très cosy : AN HUY HOTEL www.anhuyhotel.com petite chambre bien décorée mais prix à négocié car un peu cher tout de même. Petit déjeuner un peu light mais j’ai demandé des suppléments qui ne m’ont pas été facturé, donc je n’ai pas vraiment compris leur système. Petite ville très préservée, de nombreux adorables petits temples, de belles maisons traditionnelles, un petit port animé, un marché, de belles ballades et 2 fois par semaine, le centre est piétonnier, les rues éclairées par des lampions. Bien sûr c’est très touristique et l’on essaye de vous vendre pas mal de bricoles ! Un super bon restau : Le Café des amis sur le port, 3 menus, viande, poisson ou végétarien qui changent tout le temps, excellente cuisine traditionnelle, très copieux et musique de fond du Brassens en boucle, le patron est fan. Beaucoup de tailleurs, attention beaucoup de déçues quand même, bien prendre son temps pour choisir son tissu, il y a différentes qualité de soie. L’excursion sur le site Cham de My Son plaira uniquement aux spécialistes ou à ceux qui en sont à leurs « premières ruines » asiatiques, un seul temple est encore debout. Par contre pour y aller belle campagne. HO CHI MIN : Voyage Hoi Han/Danang en taxi de l’hôtel et Danang/Hô Chi Min en avion avec Jetstar, compagnie low coast australienne, billet réservé sur leur site internet de France, très économique et fiable. http://www.jetstar.com/au/en/index.html Petit Hôtel très calme, central et très sympathique Giang son guesthouse. http://www.giangson.netfirms.com/index.htm A Saignon, j’ai retrouvé les glaces Fanny ! Je suis restée trop peu de temps pour avoir un avis sur cette ville. J’ai visité le palais de la réunification, et j’ai fait un petit tour vers le passé entre le cercle sportif et l’ancien lycée Chasseloup-Laubat où Marguerite Duras était élève. Retour sur Bangkok avec Bangkok Airways puis vol vers la France.
Voici un petit « compte-rendu de cette ballade vietnamienne : Hanoi 7 jours dont 2 à visiter la baie d’Halong et 1 à Ninh Binh (erreur, il faut y rester plus et y dormir) – Hué 3jours – Hoi Han 4 jours – Hô Chi Minh 2 jours donc un voyage beaucoup trop court ! Je retournerai au Vietnam. Je suis retournée par Bangkok où j’ai passé quelques jours avant de rentrer en France. J’ai visité les endroits classiques donc très touristiques mais absolument partout j’ai rencontré des gens adorables, du chauffeur de taxi à la vendeuse de soupes. Bien sûr on a essayé de me faire payer plus cher que les locaux, de me vendre des tas de souvenirs, de m’embrouiller mais pas plus qu’ailleurs. J’ai utilisé le guide du routard que j’ai trouvé très bien pour cette destination et Lonely Planet. Un seul guide suffit, c’est lourd et on retrouve un peu les mêmes choses au final, pendant longtemps je « boycottais » le routard et j’y reviens. Un roman que j’ai apprécié : Sud Lointain d’Erwan Bergot.
On peut choisir de voyager en totale autonomie par les transports en commun ou faire des mini-tours organisés proposés par tous les hôtels ou agences. J’ai mixé les 2 possibilités. Il est en effet par exemple difficile et onéreux d’aller seule dans la baie d’Halong. J’ai choisi d’effectuer les trajets longs en avion afin de rester plus longtemps à chaque étape. Pour tous les hôtels et restaurants, il faut vérifier l’adresse car il y a un nombre incroyable de « d’imitation ». Le nom des rues surtout à Hô Chi Min a changé plusieurs fois donc confusion entre les guides, le plan de la ville et la réalité. Il est préférable en haute saison de réserver les chambres, sur Internet avant son départ ou pour plus de liberté d’une ville à l’autre. Demander à l’hôtel de venir vous chercher à l’aéroport, gare ou bus, cela évite des discussions, négociations avec un taxi à l’arrivée, c’est plus cher bien sûr. Pour l’argent, des distributeurs dans toutes les villes, l’euro se change sans problème partout mais prix des chambres toujours en dollars. Les dongs sont très encombrants donc c’est pas mal d’avoir aussi des dollars pour payer l’hôtel et les mini-tours par ex. Infos divers : Pas de paludisme sur ce circuit Hanoi-Hué-Hoi Han-Hô Chi Min même pendant la mousson. Pensez aux boules-quiès pour dormir dans les villes. Un parapluie et une cape de pluie pour les déluges à cette saison. Une lampe de poche pour les coupures d’électricité fréquentes par ex à Hanoi. Tous les hôtels proposent un service « blanchisserie » très peu cher donc inutile de se charger en vêtements. HANOI : Hôtel Camélia 4 dans le quartier des 36 rues. Chambres inégales, celles qui ont des balcons sont plus chères, c’est injustifié. J’avais réservé à l’avance, le prix était donc fixé et au final j’ai payé moins cher que beaucoup de voyageurs. Petite agence de voyage dans l’hôtel très fiable. Dormir dans ce quartier c’est un choix, être au cœur de l’animation mais beaucoup de bruit, des touristes et tout ce que cela implique. Un meilleur choix dans un coin plus calme, un hôtel très confortable avec un excellent rapport qualité-prix si on a le budget : Hôtel Indochina 13 – 15 Au Trieu Inconnu des touristes ou très peu, c’est la tranquillité assurée. indochina.hotelvietnam.com Hanoi est une ville qui se visite en partie à pied. J’ai aimé parcourir les rues du vieux Hanoi, découvrir les petits temples connus ou inconnus, me balader autour du lac quand les petites dames font leur gym en début de soirée, manger des glaces chez Fanny, notamment au parfum étrange « jeune riz » et à la sublime mangue, aller assister à la messe en vietnamien dans la cathédrale avec son autel rouge très kitch, le spectacle de marionnettes sur l’eau, le musée d’Ethnographie (excentré, y aller en taxi), le temple de la littérature, un îlot de calme, de sérénité et de poésie, discuter avec les étudiants avides de connaître le monde… Très bon restau à côté du temple de la littérature : KOTO Restaurant www.koto.com.au Mon problème au Vietnam : traverser les rues au milieu des milliers de motos qui ne s’arrêtent jamais. Ma technique, me « coller » à des vietnamiens qui s’apprêtaient à traverser ! La plupart du temps, grosse rigolade et belles rencontres. NINH BIN ou la « Baie d’Halong terreste, à faire absolument seule et non en mini-circuit d’Hanoi. C’est magnifique mais surpeuplé de touristes. Tous les groupes déjeunent en même temps près de l’embarcadère et font la ballade en barque l’après-midi, il faut donc faire le contraire, très tôt le matin ou en fin d’après-midi. Faire du vélo ou se balader à pied est aussi une belle alternative. En tout cas, il faut coucher sur place. LA BAIE D’ALONG : Une merveille mais aussi hyper touristique, le mieux serait de se regrouper et de fabriquer son voyage directement avec une agence, de demander 2 nuits sur le bateau et 3 jours de navigation. Toutes les agences proposent la même chose : 1 nuit sur un bateau et 2 demi-journées de navigation, c’est trop peu car si beau. Cela a l’air compliqué d’échapper au voyage standard. Quelque soit la formule, un moment magique, le petit matin sur le pont du bateau, le calme, le soleil qui se lève, les petites embarcations qui glissent sur l’eau encore sombre et les îlots plus magnifiques les uns que les autres. HUE : Voyage Hanoi – Hué en train de nuit couchette en compartiment de 4. TB. BINH DUONG III HOTEL (il existe le I et le II dans la même rue, moins cher, tb aussi mais moins confortable) 1 7/34 Nguyen Tri Phoung Street Tel : 8454250070 absolument super, personnel adorable, grand confort, balcon, ordinateur dans les chambres. Arrivée tôt le matin, on m’a gentiment donné une chambre au Duong I pour me reposer et prendre une douche en attendant que la mienne soit prête. A Hué j’ai aimé : passer une journée entière à rêver dans la cité interdite, j’avais acheté 2 petits livres sur la vie dans la cité (on en trouve en français dans les petites boutiques à l’intérieur de la cité), un plaisir de les lire sur place. J’ai aimé flâner au marché, discuter avec les vendeuses de fruits et légumes (grâce à mon petit lexique franco-vietnamien). Un endroit pour le petit déj : la boulangerie française, une ong qui fait un travail remarquable : boulangeriefrançaise.vn. Mon restau préféré, bon, et tellement sympatique : Banh MI Phap 20 Huong Vuong, on y trouve le matin, les viennoiseries de la boulangerie française. J’ai fait une petite excursion pour visiter les tombeaux des empereurs et la pagode de Thien Mu, on voit l’essentiel en un minimum de temps, ce qui ne me plaît guère. Le mieux est pour les moins trouillardes que moi, est de le faire en moto ou plus riche, en taxi, enfin en individuel, pour profiter de ces beaux endroits si particuliers. Le bateau sur la rivière aux parfums, aucun intérêt, mais cela devait être bien au temps des empereurs, aujourd’hui plus de parfum et de l’urbanisation… HOI HAN : j’ai passé une nuit dans un hôtel très correct mais un peu en dehors du centre historique HAI AU HOTEL, excellent rapport qualité-prix, belles chambres standard mais impersonnelles, petit déjeuner buffet copieux, piscine (entre les bâtiments, pas très gai). www.haiauhotelha@yahoo.com J’ai choisi de passer le reste de mon séjour dans un hôtel en centre-ville, très cosy : AN HUY HOTEL www.anhuyhotel.com petite chambre bien décorée mais prix à négocié car un peu cher tout de même. Petit déjeuner un peu light mais j’ai demandé des suppléments qui ne m’ont pas été facturé, donc je n’ai pas vraiment compris leur système. Petite ville très préservée, de nombreux adorables petits temples, de belles maisons traditionnelles, un petit port animé, un marché, de belles ballades et 2 fois par semaine, le centre est piétonnier, les rues éclairées par des lampions. Bien sûr c’est très touristique et l’on essaye de vous vendre pas mal de bricoles ! Un super bon restau : Le Café des amis sur le port, 3 menus, viande, poisson ou végétarien qui changent tout le temps, excellente cuisine traditionnelle, très copieux et musique de fond du Brassens en boucle, le patron est fan. Beaucoup de tailleurs, attention beaucoup de déçues quand même, bien prendre son temps pour choisir son tissu, il y a différentes qualité de soie. L’excursion sur le site Cham de My Son plaira uniquement aux spécialistes ou à ceux qui en sont à leurs « premières ruines » asiatiques, un seul temple est encore debout. Par contre pour y aller belle campagne. HO CHI MIN : Voyage Hoi Han/Danang en taxi de l’hôtel et Danang/Hô Chi Min en avion avec Jetstar, compagnie low coast australienne, billet réservé sur leur site internet de France, très économique et fiable. http://www.jetstar.com/au/en/index.html Petit Hôtel très calme, central et très sympathique Giang son guesthouse. http://www.giangson.netfirms.com/index.htm A Saignon, j’ai retrouvé les glaces Fanny ! Je suis restée trop peu de temps pour avoir un avis sur cette ville. J’ai visité le palais de la réunification, et j’ai fait un petit tour vers le passé entre le cercle sportif et l’ancien lycée Chasseloup-Laubat où Marguerite Duras était élève. Retour sur Bangkok avec Bangkok Airways puis vol vers la France.
Guide Lonely Planet pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin octobre en thailande. Nous avons acheté le guide du routard, mais le lonely, qu'en pensez-vous?
et quelqu'un en a t-il 1 d'occaz à revendre?
merci!
Visiter des temples en Thaïlande English translation pending
Bonjour tout le monde!
petite question pour les visite de temple en Thaïlande:
faut-il avoir les épaules couvertes?
des chaussures fermées?
des pantalons qui couvrent les genoux??
merci beaucoup!
petite question pour les visite de temple en Thaïlande:
faut-il avoir les épaules couvertes?
des chaussures fermées?
des pantalons qui couvrent les genoux??
merci beaucoup!
Escale de cinq heures à l'aéroport de Bahreïn English translation pending
Bonsoir,
Nous partons dimanche matin par le vol de 11h....de Paris, escale à Barhein.....longue escale ! Qui peut me dire comment se passe ces 5 heures à l'aéroport ?
Une fois en Thailande, nous faisons un circuit "sportif" avec nouvelles frontières, nous avions prévu un retour différé qui nous permettait de rester une dizaine de jours supplementaires en autonomie, mais hélas des soucis de travail nous ont forçé à annuler .
Quelqu'un a t-il déjà participé à ce circuit nommé "au couer de la forêt de bambou ?"
En ce qui concerne le change, me conseillez vous de me munir de bath avant de partir où vaut il mieux attendre d'être à Bangkok ?
Nous disposons d'une demie-journée libre à Bgk, mais je ne sais dans quel quartier nous serons logés, des conseils pour profiter au mieux de ces courtes heures ?
Merci de répondre à ces questions, et de me donner tous les conseils que vous jugeriez utiles .
Nous partons dimanche matin par le vol de 11h....de Paris, escale à Barhein.....longue escale ! Qui peut me dire comment se passe ces 5 heures à l'aéroport ?
Une fois en Thailande, nous faisons un circuit "sportif" avec nouvelles frontières, nous avions prévu un retour différé qui nous permettait de rester une dizaine de jours supplementaires en autonomie, mais hélas des soucis de travail nous ont forçé à annuler .
Quelqu'un a t-il déjà participé à ce circuit nommé "au couer de la forêt de bambou ?"
En ce qui concerne le change, me conseillez vous de me munir de bath avant de partir où vaut il mieux attendre d'être à Bangkok ?
Nous disposons d'une demie-journée libre à Bgk, mais je ne sais dans quel quartier nous serons logés, des conseils pour profiter au mieux de ces courtes heures ?
Merci de répondre à ces questions, et de me donner tous les conseils que vous jugeriez utiles .
Maison typique thaïlandaise English translation pending
bonjour à tous
j ai besoin d un petit service 🙂
je m explique on organise tous les deux ans dans ma commune un defile de char en papillotte et le theme cette année est la musique du monde
mon quartier a choisi l asie 😊 et j aurais besoin d une photo d un maison typique de ce style maison du milieu sur le lien en bas
http://www.lamaisonthai.com/accueil.php
si vous avez ça dans vos dossier photo ça serait cool je vais aller en thailande mais je rentre qu a la fin du mois de fevrier et la personne qui dessine les chars est a la bourré et en a 7 a dessiner 🤪
merci d avance 😉
j ai besoin d un petit service 🙂
je m explique on organise tous les deux ans dans ma commune un defile de char en papillotte et le theme cette année est la musique du monde
mon quartier a choisi l asie 😊 et j aurais besoin d une photo d un maison typique de ce style maison du milieu sur le lien en bas
http://www.lamaisonthai.com/accueil.php
si vous avez ça dans vos dossier photo ça serait cool je vais aller en thailande mais je rentre qu a la fin du mois de fevrier et la personne qui dessine les chars est a la bourré et en a 7 a dessiner 🤪
merci d avance 😉
Été 2008 à Hong Kong? English translation pending
Salut à tous,
Nous préparons notre prochain voyage pour l'été 2008. Une fois de plus l'asie va être notre destination. C'est vrai que j'aimerai visiter Hong Kong mais il y a les jeux Olympiques 🙁 Nous, nous arriverions vers le 22 juillet pour rester au maxi 5 jours et y revenir 2 ou 3 jours pour repartir vers le 14/15/16 août. J'ai actuellement trouvé des billets pour 2 adultes 2 enfants à 3.140€ Pensez vous qu'en début d'année il va y avoir plus de vols donc moins cher ??? Ensuite nous sommes habitués pendant nos voyages à visiter une grande ville et ensuite aller vers des côtes où il y a des jolies plages (de rêves 😛) même dans un pays voisin. J'ai aussi entendu parler de très belles plages en Chine. Est-ce que quelqu'un connait ?? Donc je prends tous les renseignements et récits qui passent
Merci a vous tous
Croquechou....
Nous préparons notre prochain voyage pour l'été 2008. Une fois de plus l'asie va être notre destination. C'est vrai que j'aimerai visiter Hong Kong mais il y a les jeux Olympiques 🙁 Nous, nous arriverions vers le 22 juillet pour rester au maxi 5 jours et y revenir 2 ou 3 jours pour repartir vers le 14/15/16 août. J'ai actuellement trouvé des billets pour 2 adultes 2 enfants à 3.140€ Pensez vous qu'en début d'année il va y avoir plus de vols donc moins cher ??? Ensuite nous sommes habitués pendant nos voyages à visiter une grande ville et ensuite aller vers des côtes où il y a des jolies plages (de rêves 😛) même dans un pays voisin. J'ai aussi entendu parler de très belles plages en Chine. Est-ce que quelqu'un connait ?? Donc je prends tous les renseignements et récits qui passent
Merci a vous tous
Croquechou....
Thaïlande ou Vietnam pour deux semaines? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais partir 2 semaines en Thailande ou au Vietnam avec mon copain en Fevrier. Je ne me suis pas encore plongee dans tous les guides, donc je n'ai pas du tout d'idee precise pr le moment, pouvez-vous m'aider a choisir!!? J'ai enetndu dire que la Thailande etait tres touristique mais que les gens n'etaient pas tres aimable au Vietnam, je ne sais plus quoi penser!!
Nous voudrions nous ballader peandant 1 semaine ambiance sac a dos, culturelle... Et la 2nd semaine, plage, plage et plage!! Quelle est celui qui combine le mieux les 2? Auriez vous des noms de plages pas trop touristique et d'hebergements sympa? quelles sont les lieux a voir absolument?
Enfin voila, tt ca est encore assez confus et on arrive pas a se decider, help! Merci beaucoup
Enfin voila, tt ca est encore assez confus et on arrive pas a se decider, help! Merci beaucoup
Anniversaire de la reine de Thaïlande English translation pending
C’est le 12 Août mais les festivités sont reportées au 13, alors j'aurai aimé en connaitre la raison ?
Steve 🤪
Itinéraire pour quinze jours au Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Je pars une quizaine de jours au Cambodge (avec comme itinéraire majeur, une arrivée à Phnom Penh puis un passage vers Siem Reap avant d'aller sur la Thaïlande). Configuration avec 2 adultes et 2 enfants de 6 & 8 donc routard mais pas trop (...)
J'ai prévu d'aller à Phnom Penh, Tonlé Sap, Angkor, Bantea Srey, Roluos, ....
J'hésite à faire les excursions suivantes, pourriez vous me donner votre avis sur l'interêt de faire ces excursions : Remontée en bateau en 1 journée de Phnom Penh vers Kompong Cham Remontée de Phnom Penh jusqu'à Chlong ou Sambor Phnom Chisor (au sude de PP) Temples de Sambor (entre PP et Angkor) - Cela vaut le coup si on passe déjà une bonne semaine à Sieam Reap ? Battambang
Que proposez vous à minima aux grands alentours de Phnom Penh pour découvrir le Mekong et son environnement (villages, ...) dans une configartion sympa mais assez rapide et pas trop fatiquante/dangereuse ?
Un grand merci pour votre aide
Jerome
Je pars une quizaine de jours au Cambodge (avec comme itinéraire majeur, une arrivée à Phnom Penh puis un passage vers Siem Reap avant d'aller sur la Thaïlande). Configuration avec 2 adultes et 2 enfants de 6 & 8 donc routard mais pas trop (...)
J'ai prévu d'aller à Phnom Penh, Tonlé Sap, Angkor, Bantea Srey, Roluos, ....
J'hésite à faire les excursions suivantes, pourriez vous me donner votre avis sur l'interêt de faire ces excursions : Remontée en bateau en 1 journée de Phnom Penh vers Kompong Cham Remontée de Phnom Penh jusqu'à Chlong ou Sambor Phnom Chisor (au sude de PP) Temples de Sambor (entre PP et Angkor) - Cela vaut le coup si on passe déjà une bonne semaine à Sieam Reap ? Battambang
Que proposez vous à minima aux grands alentours de Phnom Penh pour découvrir le Mekong et son environnement (villages, ...) dans une configartion sympa mais assez rapide et pas trop fatiquante/dangereuse ?
Un grand merci pour votre aide
Jerome
Voyager un an seule avec enfants English translation pending
Bonjour!
Je prépare un voyage de 10 mois à partir d'octobre 07 avec mes trois enfants de 12, 8 et 8 ans. J'ai eu l'occasion de voyager avec eux à Madagascar plusieurs fois, à Mayotte, en Namibie. Pour cette fois ci l'Inde, l'Asie du SE, et l'Océanie, sont au programme, mais il me faut encore affiner l'histoire....je passe bcp de temps sur les posts de ces régions-là.
Je trouve plein de blogs de voyages en famille très chouettes, je m'en sers beaucoup pour piocher des idées et des pistes de réflexion, mais je n'en ai trouvé aucun de famille monoparentale...suis-je folle à ce point? Je ne crois pas. Il suffit d'avoir les pieds sur terre, le sens des responsabilités et plein d'audace!
Je compte passer au moins un mois dans chaque pays, pour ne pas courir comme des dingues. Plutôt nous imprégner d'ambiances qui nous plaisent et profiter des rencontres sur le chemin.
Avez vous déjà fait ce genre d'expérience? Même sur un temps plus court? Si oui, les idées et les tuyaux sont les bienvenus...
Cécile
http://cecileetsestroisbambinsenvoyage.over-blog.com/
Je prépare un voyage de 10 mois à partir d'octobre 07 avec mes trois enfants de 12, 8 et 8 ans. J'ai eu l'occasion de voyager avec eux à Madagascar plusieurs fois, à Mayotte, en Namibie. Pour cette fois ci l'Inde, l'Asie du SE, et l'Océanie, sont au programme, mais il me faut encore affiner l'histoire....je passe bcp de temps sur les posts de ces régions-là.
Je trouve plein de blogs de voyages en famille très chouettes, je m'en sers beaucoup pour piocher des idées et des pistes de réflexion, mais je n'en ai trouvé aucun de famille monoparentale...suis-je folle à ce point? Je ne crois pas. Il suffit d'avoir les pieds sur terre, le sens des responsabilités et plein d'audace!
Je compte passer au moins un mois dans chaque pays, pour ne pas courir comme des dingues. Plutôt nous imprégner d'ambiances qui nous plaisent et profiter des rencontres sur le chemin.
Avez vous déjà fait ce genre d'expérience? Même sur un temps plus court? Si oui, les idées et les tuyaux sont les bienvenus...
Cécile
http://cecileetsestroisbambinsenvoyage.over-blog.com/
Petites nouveautés à venir sur Air France English translation pending
Bonjour à tous, après 7 jours passés à BKK me voici de retour sur le forum pour une semaine. Il va y avoir quelques petites nouveautés dans le paysage aérien Air Francien.
1° A compter du 6 février l'eau d'Evian ne sera plus servie en l'Espace Affaires, elle sera remplacée par de l'eau Thonon, identique à l'eau servie en cabine Tempo
2° Suite à rupture d'approvisionnement le champagne Bollinger est remplacé par du Champagne Duval-Leroy Fleur de Champagne (cabine Affaires).
3° Dès le mois de novembre 2007 la programmation à bord passera de 12 à 85 films (oui oui 85). Air France est une grande dame qui avance doucement, mais qui avance ( pour Julien32😉).
Bon week end à vous et @ bientôt.
Amicalement
David😉
1° A compter du 6 février l'eau d'Evian ne sera plus servie en l'Espace Affaires, elle sera remplacée par de l'eau Thonon, identique à l'eau servie en cabine Tempo
2° Suite à rupture d'approvisionnement le champagne Bollinger est remplacé par du Champagne Duval-Leroy Fleur de Champagne (cabine Affaires).
3° Dès le mois de novembre 2007 la programmation à bord passera de 12 à 85 films (oui oui 85). Air France est une grande dame qui avance doucement, mais qui avance ( pour Julien32😉).
Bon week end à vous et @ bientôt.
Amicalement
David😉
Phnom Penh (Cambodge) English translation pending
Un australien (mais peut etre qu il change sa nationalite selon son humeur) hante les rues de Phnom Penh en racontant, l air desempare, qu on lui a tout pique, blablabli blablabla, que l ambassade ne peut pas joindre sa famille, qu il est a la rue, que quelques dollars lui permetraient au moins de manger.
Bon c est que du pipeau (ou alors il a vraiment pas de chance) je l ai vu 3 fois en 3 semaines.
Place de l'Opéra à Paris: la bague en or English translation pending
Je suis en attente de traverser à un feu de circulation Place de l'Opéra avec des dizaines de passants et soudainement, en avançant, j'apercois la femme à ma gauche ramasser par terre un jonc en or...
On s'arrête des l'autre côté de la rue (pas très étroite) et on est surpris tout les deux. La dame a un accent espagnol (ou roumain je ne sais pas).
On regarde le jonc, une grosse pièce massive et évidemment usagée. La dame semble aussi surprise que moi.
Je prend la bague dans ma main (elle est lourde) et regarde le tag de Kg que je ne peux lire mais il y a deux inscriptions...
Je lui redonne alors le jonc et elle me dit: "tenez monsieur. C'est moi anniversaire 38 ans aujourd'hui et cette bague pour homme. prenez! je vous donne!" Elle me serre la main.
Je suis surpris et refuse la bague (je n'aime pas les bagues, surtout en or) et lui dit d'aller la faire évaluer... La dame me répond: "non! Non! Pour vous..." et s'éloigne un peu de moi. Je reste sur place un peu abasourdi car tout se passe très vite.
Voyant mon indécision et mon refus, la dame revient et me dit:" Vous donner moi quelques chose pour cadeau fait, petit quelque chose pour souder moment spécial."
À ce moment je décroche complètement et lui redonne sa bague en la remerciant. Elle me regarde sans rien dire puis revient sur ses pas...
Je continue mon chemin....
__
Tout au long de cet incident, je vérifiais mon sac à dos et mes poches et les alentours. et je me suis rappelé justement avoir lu ici je crois que la Place de l'Opéra est un endroit où les pickpockets sont très très habiles. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de rester dans les parages pour voir ce que la femme a fait par la suite... Mais au moins, je ne me suis pas fait avoir....
Y-a-t-il quelqu'un qui connait ce truc, et la suite??
Moi, j'ai pensé que si elle me laissait le jonc (qui semblait vrai) pour quelques euros, je me le referais prendre par la suite par je ne sais trop quel moyen...
"OO"
__
Tout au long de cet incident, je vérifiais mon sac à dos et mes poches et les alentours. et je me suis rappelé justement avoir lu ici je crois que la Place de l'Opéra est un endroit où les pickpockets sont très très habiles. Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de rester dans les parages pour voir ce que la femme a fait par la suite... Mais au moins, je ne me suis pas fait avoir....
Y-a-t-il quelqu'un qui connait ce truc, et la suite??
Moi, j'ai pensé que si elle me laissait le jonc (qui semblait vrai) pour quelques euros, je me le referais prendre par la suite par je ne sais trop quel moyen...
"OO"
Second voyage en Thaïlande English translation pending
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Avis sur itinéraire en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
tout d'abord je voullai remercier un peu tout le monde car j'ai posé beaucoup de questions ( 1er grand voyage...!) il y a tjs eu quelqu'un qui a pris un peu de son temps pour pouvoir me répondre.
Le grand départ est demain😉, je vous montre l'itinéraire final que j'ai choisi, bien que je ne compte pas non plus le respecter à la lettre, je ne veux pas courir, ca reste des vacances!
Alors si vous avez des suggestions, s'il y a des choses à rectifier, je vous écoute, il est pas trop tard! Lundi 11: Arrivée à Bangkok, départ immédiat en avion pour Chiang Mai. Arrivé vers 14, détente, promenade
Mardi 12: Visite de la ville, les temples, usines à soie, laque..
Mercredi 13/Jeudi 14/ Vendredi 15: Trek de 3jours,
Samedi 16: départ au matin pour Koh Samui, puis direct Koh Tao= New Heaven resort, tour des plages de l'île pour l'ap.midi
Dimanche 17/ lundi 18 / mardi19: padi open driver
Mercredi 20: koh nang yuan ?
Jeudi 21: visite Koh Phan Ngan? départ pour Koh samui dans la journée
Vendredi 22:visite Koh Samui, (plage de maenam ?)
Samedi 23: Départ pour Bangkok en début d'ap.midi = installation au shangai inn, promenade chinatown
Dimanche 24:Marché de Chatuchak le matin ? les klongs, les palais, match boxe thai le soir
Lundi 25: sortie d'une journée à Ayutaya
Mardi 26: promenade dans la ville, centres commerciaux ( MBK ), Talat Nam wat sai .
Mercredi 27: derniers achats, puis départ à 18H30
LE Sirocco State Tower Bangkok, ( en bas de Silom road ..) 1055 Silom Road TEL; 02 624 9555
Suite à vos remarque, s'il reste ce qu'il faut dans la budget, je teste le Sirocco et les poulets VOLANTS😛 Parcours classique j'imagine, mais pour une première fois...
LE Sirocco State Tower Bangkok, ( en bas de Silom road ..) 1055 Silom Road TEL; 02 624 9555
Suite à vos remarque, s'il reste ce qu'il faut dans la budget, je teste le Sirocco et les poulets VOLANTS😛 Parcours classique j'imagine, mais pour une première fois...
Thaïlande: parcours des barges royales English translation pending
La parcours des barges royales prévu pour le 12 juin prochain ..... à vos appareils !!😉


La boulette de la délégation française en Thaïlande English translation pending
Sawadee
J imagine que nombreux sont ceux qui savent que JC (pas celui qui est mort sur une croix) le president Francais est actuellement en visite officielle en Thailande et bien sure il est accompagne de quelques ministres . Je ne sais pas si la presse Francaise vous en souffleras mot mais nos charmants ministres ont commis une erreur de protocole l un d entre a rien de trouver de mieux qu un costume noir alors que l on ne sepresente jamais devant le roi vetue de cette couleur . On se demande a quoi est payer le chef du protocole de l ambassade . Bien evidement que ce detail n as pas echappe a la presse locale
J imagine que nombreux sont ceux qui savent que JC (pas celui qui est mort sur une croix) le president Francais est actuellement en visite officielle en Thailande et bien sure il est accompagne de quelques ministres . Je ne sais pas si la presse Francaise vous en souffleras mot mais nos charmants ministres ont commis une erreur de protocole l un d entre a rien de trouver de mieux qu un costume noir alors que l on ne sepresente jamais devant le roi vetue de cette couleur . On se demande a quoi est payer le chef du protocole de l ambassade . Bien evidement que ce detail n as pas echappe a la presse locale
En direct de Calcutta English translation pending
i am alone in kolkatta...
venais me rejoindre sur les recits de voyages, pour tout info
a bientot
venais me rejoindre sur les recits de voyages, pour tout info
a bientot
Les bases de la cuisine Thaï English translation pending
Quelqu'un peut il m'apprendre les bases de la cuisine Thaï?
Merci d'avance😉
Petit récit d'un fabuleux voyage au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Désolées d’avoir mis aussi longtemps avant de vous donner nos impressions et quelques renseignements sur notre séjour au Cambodge du 13/11 au 06/12 2004.
Quels mots choisir pour qualifier ce voyage, ce pays, ces gens… ??
Superbe, extraordinaire, magnifique, époustouflant, géniaux, accueillants, souriants. Peut-être n’y a t-il pas de mots, mais vous l’avez compris…ça nous a beaucoup plu.
Arrivées à Phnom Penh, nous avons passé une nuit au DARA REANG SEY HOTEL pour 8 $. Bien situé, proche du marché central, salle de bain, wc, fan dans la chambre.
Les patrons parlent un peu français et l’accueil est sympa.
Le lendemain, départ en car pour Siem Reap, billet pris directement à la HO WAH GENTING TRANSPORT à côté du marché central, bon rapport qualité prix.
Arrivées à Siem Reap, nous avons logé à la HAPPY GUEST HOUSE pour 6$.
Super, bien située, calme, accueil sympa. DARA, un des manager, parle un peu français, bonne bouffe. Petite Guest House familiale. Tel : (855) 12 973 623.
Email : dara-theman@hotmail.com
Adresse : N° 0134 PHUM WAT BO
KHUM SALAKOMREUK
Pour visiter ANGKOR, nous avons fait appel à Mr VUTH. Tel : (855) 12 994 329.
Chauffeur taxi, tuk-tuk (très agréable et confortable pour visiter les sites). Il parle très bien le français, 10$/ jour.
Attention, les chauffeurs de tuk-tuk ou autre ne font pas guides.
Suivant l’exigence de chacun, la visite peut se faire seul (avec Lonely Planet, le routard est nul pour ce pays) ou avec un guide pour 20$ la journée.
ANGKOR est vraiment extraordinaire et magnifique, nous vous conseillons de prendre le pass 3 jours (40$). Prévoir une photo d’identité pour le pass.
Après Siem Reap, direction BATTAMBANG en bateau rapide. Traversée fabuleuse de 5 heures au milieu des villages flottants de pêcheurs. A faire absolument si vous pouvez.
Nous avons logé au ROYAL HOTEL pour 6$. Grand luxe, ancien hôtel colonial, aucun cachet mais chambres spacieuses. Repas sur la terrasse du toit avec vue sur la ville et la campagne.
La ville de Battambang ne nous a pas enchanté. Pour découvrir la campagne environnante, nous avons loué pour une journée, 2 motos avec drivers (8$/moto) au départ de l’hôtel. Demander BOL et SOON, 2 drivers supers sympas.
Nous avons visité, PHNOM SAMPEU et WAT PRANOM (2$/pers.), nous avons également pris le BAMBOU TRAIN, un peu cher en proportion du reste mais typique et original.
Nous avons ensuite rejoint PP en car avec le CAPITOL TOUR (3$ / pers.) pour la fête de l’eau. Nous avons logé à la OKAY GUEST HOUSE pour 6$. TEL : 855 12 920 556
Très bien placée, proche du Palais Royal, mais vraie GH à routards….On aime ou on n’aime pas. Nous n’avons pas trouvé l’accueil chaleureux, dommage.
Nous nous sommes éclatées à visiter les marchés (Russe et central), marchander, marchander est la devise !!!
Emotions vives en visitant le S 21 et le charnier KILLING FIELD qui permettent de mieux comprendre la souffrance de ce peuple. C’est dur mais il serait dommage de ne pas y aller.
Visite du palais royal de préférence le matin, il y a moins de monde et il fait moins chaud. Pantalon et épaules couvertes obligatoires.
Visite un peu frustrante car beaucoup de bâtiments ne sont pas accessibles au public mais c’est joli quand même.
La fête des eaux est riche en animation et en couleur. Les Cambodgiens viennent de toutes les provinces pour y assister.
Courses de pirogues la journée sur le fleuve TONLE SAP et défilé nocturne de bateaux tout illuminés représentant chaque ministère, avec feu d’artifice.
Cette fête dure 3 jours mais la première journée est suffisante, il y a beaucoup trop de monde après.
De PP, nous sommes allées passer une journée à KOMPONG CHAM.
Vous pouvez demander Monsieur VANNAT, driver au 012 995 890, il parle très bien français et vous fera découvrir la ville et ses environs. Balade sympa le long du Mékong, marché traditionnel, visite d’une plantation d’EVEA etc…Petite ville sympathique à visiter sur la journée.
Nous avons ensuite pris la direction de SIANOUKVILLE pour terminer notre séjour les pieds dans l’eau. Farniente et plage de sable blanc bien mérités.
Arrivées à Sianouk, nous avons logé à la GST GUEST HOUSE 6-8 $ la chambre, située à 2 pas de l’Ochheuteal Beach (la plage des occidentaux). Tel : 016 210 222
Accueil et déco chaleureux, restauration très bonne, bon rapport qualité prix, location possible de moto.
Pour ceux qui préfèrent avoir un driver, nous vous conseillons de contacter JOHN. Vraiment sympa et très arrangeant. Il se trouve devant le CRYSTAL HOTEL. S’il n’est pas là, demandez Miss LEKHA (sa sœur), hôtesse d’accueil au Crystal, elle vous le trouvera.
Nous avons beaucoup aimé l’ambiance de la plage. Enfants et adultes nous sollicitent pour vendre souvenirs, salades de fruits frais, calamars grillés et proposent massages, manucures et épilations traditionnelles.
Même si vous refusez, ils resteront avec vous pour discuter et passer un bon moment.
Sur la plage, les petits restaus sont collés les uns aux autres, ils disposent tous de transats que nous vous conseillons pour éviter les piqûres de « Sun Flys » (petites bêtes qui se trouvent dans le sable).
Tous les restaus proposent à peu près les mêmes cartes mais nous vous conseillons le VISETH ROTANAK bar and restaurant. Tel : 011 630 059
On y mange super bien, barbecue, riz coco, plats typiques.
En venant de la GST GUEST HOUSE, traversez la gendarmerie et quand vous arrivez sur la plage, tournez à gauche et passez devant 3 ou 4 restaus et vous y êtes.
Nous avons sympathisé avec toute la petite famille qui tient cet endroit. Ils sont tous adorables mais notre coup de cœur revient à TIA, nièces des patrons et serveuse.
Elle n’est pas payée pour son travail. Elle est juste logée, nourrit et a droit à 1 heure de cours d’anglais par jour.
La seule rémunération qu’elle a vient des pourboires qu’on lui remet en mains propres. Ils lui permettent d’aider sa maman restée à PP.
Dites lui bonjour de la part de Stéphanie et Raphaelle (Same-Same, celles qui se ressemblent comme des sœurs).
Au niveau visites, nous sommes allées en moto avec John au port de pêche traditionnel. N’ayez pas peur de vous aventurer à l’intérieur sur les pontons. C’est riche en couleur et en rencontres. Nous avons adoré.
Nous avons bien sur déambulé dans le marché et visiter les plages toutes différentes qui se succèdent.
Organisé par la GST, nous sommes allées visiter le parc de REAM. Balade super sympa en bateau dans la mangrove. Déjeuner BBQ sur la plage, barracuda au menu préparé par le guide, baignade, petite marche en forêt, découverte d’un village de pêcheurs. Ne vous attendez pas spécialement à voir des animaux comme ils le disent, c’est très aléatoire.
Nous avons eu la chance de voir 1 papillon, super non ??? Nous attendons encore les dauphins.
Nous sommes également allées voir les chutes d’eau (KBAL CHHAY WATERFALLS) situées à 30 mn en moto de Sianouk.
C’est un lieu paisible et très sympa. Eviter le week-end. Possibilité de se baigner et de se restaurer.
Sianoukville nous a enchenté.
De Sianoukville, nous sommes allées visiter KAMPOT et sa région. Kampot est une petite ville très agréable, son marché est sympa et il y a de jolies balades à faire le long de la rivière.
Evitez de loger à la MEALY CHENDA GUEST HOUSE, qui a déménagé à la place du HENG KONG YOU HOTEL.
Ce n’est pas cher mais vraiment pas terrible et très bruyant.
Pour nous, la visite de BOKOR n’a pas été possible. Difficultés d’organisation….Dommage !!
A 15h, on nous propose pour 8 $ une journée en 4*4 avec chauffeur et guide, rando de 2 h pour rejoindre les chutes à travers la jungle, déjeuner.
3 heures plus tard, le programme se transforme en journée en voiture fermée et chauffeur, ½ heure de marche et visite du site.
Le lendemain matin, nous nous sommes présentées à 8h comme convenu et tout a été annulé faute de participant !!! On nous a alors proposé de prendre un taxi privé à 25 $ que nous avons refusé…Bonjour l’organisation !!
De désespoir, nous avons pris une moto pour une petite balade à KEP où nous avons pris le bateau pour nous rendre sur l’île aux lapins. L’île est encore sauvage. Possibilité de faire le tour de l’île à pied, de manger du crabe préparé à la demande (excellent) et si vous demandez une noix de coco fraîche, ils montent aux cocotiers pour vous la décrocher.
Kep n’a pas grand intérêt, une journée peut suffire.
Le voyage arrivant à sa fin, nous sommes reparties sur PP pour nos derniers achats avant de prendre l’avion avec plus de 500 photos plus belles les unes que les autres, des souvenirs et des rencontres plein la tête.
Merci à ce peuple fabuleux qui nous a accueilli et à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage inoubliable.
Ps : Pour ceux qui voyage avec EVA AIR, la confirmation peut se faire par téléphone au
855 23 219 911. Attention, l’agence a déménagée depuis peu et personne ne sait ou elle est.
Voici la nouvelle adresse : 298 boulevard MAO TSE TOUNG. Pas très loin du marché russe.
Nous avions prévu de vous mettre quelques photos mais nous n’avons pas réussi à le faire, désolées.
Raphaelle et Stéphanie
Désolées d’avoir mis aussi longtemps avant de vous donner nos impressions et quelques renseignements sur notre séjour au Cambodge du 13/11 au 06/12 2004.
Quels mots choisir pour qualifier ce voyage, ce pays, ces gens… ??
Superbe, extraordinaire, magnifique, époustouflant, géniaux, accueillants, souriants. Peut-être n’y a t-il pas de mots, mais vous l’avez compris…ça nous a beaucoup plu.
Arrivées à Phnom Penh, nous avons passé une nuit au DARA REANG SEY HOTEL pour 8 $. Bien situé, proche du marché central, salle de bain, wc, fan dans la chambre.
Les patrons parlent un peu français et l’accueil est sympa.
Le lendemain, départ en car pour Siem Reap, billet pris directement à la HO WAH GENTING TRANSPORT à côté du marché central, bon rapport qualité prix.
Arrivées à Siem Reap, nous avons logé à la HAPPY GUEST HOUSE pour 6$.
Super, bien située, calme, accueil sympa. DARA, un des manager, parle un peu français, bonne bouffe. Petite Guest House familiale. Tel : (855) 12 973 623.
Email : dara-theman@hotmail.com
Adresse : N° 0134 PHUM WAT BO
KHUM SALAKOMREUK
Pour visiter ANGKOR, nous avons fait appel à Mr VUTH. Tel : (855) 12 994 329.
Chauffeur taxi, tuk-tuk (très agréable et confortable pour visiter les sites). Il parle très bien le français, 10$/ jour.
Attention, les chauffeurs de tuk-tuk ou autre ne font pas guides.
Suivant l’exigence de chacun, la visite peut se faire seul (avec Lonely Planet, le routard est nul pour ce pays) ou avec un guide pour 20$ la journée.
ANGKOR est vraiment extraordinaire et magnifique, nous vous conseillons de prendre le pass 3 jours (40$). Prévoir une photo d’identité pour le pass.
Après Siem Reap, direction BATTAMBANG en bateau rapide. Traversée fabuleuse de 5 heures au milieu des villages flottants de pêcheurs. A faire absolument si vous pouvez.
Nous avons logé au ROYAL HOTEL pour 6$. Grand luxe, ancien hôtel colonial, aucun cachet mais chambres spacieuses. Repas sur la terrasse du toit avec vue sur la ville et la campagne.
La ville de Battambang ne nous a pas enchanté. Pour découvrir la campagne environnante, nous avons loué pour une journée, 2 motos avec drivers (8$/moto) au départ de l’hôtel. Demander BOL et SOON, 2 drivers supers sympas.
Nous avons visité, PHNOM SAMPEU et WAT PRANOM (2$/pers.), nous avons également pris le BAMBOU TRAIN, un peu cher en proportion du reste mais typique et original.
Nous avons ensuite rejoint PP en car avec le CAPITOL TOUR (3$ / pers.) pour la fête de l’eau. Nous avons logé à la OKAY GUEST HOUSE pour 6$. TEL : 855 12 920 556
Très bien placée, proche du Palais Royal, mais vraie GH à routards….On aime ou on n’aime pas. Nous n’avons pas trouvé l’accueil chaleureux, dommage.
Nous nous sommes éclatées à visiter les marchés (Russe et central), marchander, marchander est la devise !!!
Emotions vives en visitant le S 21 et le charnier KILLING FIELD qui permettent de mieux comprendre la souffrance de ce peuple. C’est dur mais il serait dommage de ne pas y aller.
Visite du palais royal de préférence le matin, il y a moins de monde et il fait moins chaud. Pantalon et épaules couvertes obligatoires.
Visite un peu frustrante car beaucoup de bâtiments ne sont pas accessibles au public mais c’est joli quand même.
La fête des eaux est riche en animation et en couleur. Les Cambodgiens viennent de toutes les provinces pour y assister.
Courses de pirogues la journée sur le fleuve TONLE SAP et défilé nocturne de bateaux tout illuminés représentant chaque ministère, avec feu d’artifice.
Cette fête dure 3 jours mais la première journée est suffisante, il y a beaucoup trop de monde après.
De PP, nous sommes allées passer une journée à KOMPONG CHAM.
Vous pouvez demander Monsieur VANNAT, driver au 012 995 890, il parle très bien français et vous fera découvrir la ville et ses environs. Balade sympa le long du Mékong, marché traditionnel, visite d’une plantation d’EVEA etc…Petite ville sympathique à visiter sur la journée.
Nous avons ensuite pris la direction de SIANOUKVILLE pour terminer notre séjour les pieds dans l’eau. Farniente et plage de sable blanc bien mérités.
Arrivées à Sianouk, nous avons logé à la GST GUEST HOUSE 6-8 $ la chambre, située à 2 pas de l’Ochheuteal Beach (la plage des occidentaux). Tel : 016 210 222
Accueil et déco chaleureux, restauration très bonne, bon rapport qualité prix, location possible de moto.
Pour ceux qui préfèrent avoir un driver, nous vous conseillons de contacter JOHN. Vraiment sympa et très arrangeant. Il se trouve devant le CRYSTAL HOTEL. S’il n’est pas là, demandez Miss LEKHA (sa sœur), hôtesse d’accueil au Crystal, elle vous le trouvera.
Nous avons beaucoup aimé l’ambiance de la plage. Enfants et adultes nous sollicitent pour vendre souvenirs, salades de fruits frais, calamars grillés et proposent massages, manucures et épilations traditionnelles.
Même si vous refusez, ils resteront avec vous pour discuter et passer un bon moment.
Sur la plage, les petits restaus sont collés les uns aux autres, ils disposent tous de transats que nous vous conseillons pour éviter les piqûres de « Sun Flys » (petites bêtes qui se trouvent dans le sable).
Tous les restaus proposent à peu près les mêmes cartes mais nous vous conseillons le VISETH ROTANAK bar and restaurant. Tel : 011 630 059
On y mange super bien, barbecue, riz coco, plats typiques.
En venant de la GST GUEST HOUSE, traversez la gendarmerie et quand vous arrivez sur la plage, tournez à gauche et passez devant 3 ou 4 restaus et vous y êtes.
Nous avons sympathisé avec toute la petite famille qui tient cet endroit. Ils sont tous adorables mais notre coup de cœur revient à TIA, nièces des patrons et serveuse.
Elle n’est pas payée pour son travail. Elle est juste logée, nourrit et a droit à 1 heure de cours d’anglais par jour.
La seule rémunération qu’elle a vient des pourboires qu’on lui remet en mains propres. Ils lui permettent d’aider sa maman restée à PP.
Dites lui bonjour de la part de Stéphanie et Raphaelle (Same-Same, celles qui se ressemblent comme des sœurs).
Au niveau visites, nous sommes allées en moto avec John au port de pêche traditionnel. N’ayez pas peur de vous aventurer à l’intérieur sur les pontons. C’est riche en couleur et en rencontres. Nous avons adoré.
Nous avons bien sur déambulé dans le marché et visiter les plages toutes différentes qui se succèdent.
Organisé par la GST, nous sommes allées visiter le parc de REAM. Balade super sympa en bateau dans la mangrove. Déjeuner BBQ sur la plage, barracuda au menu préparé par le guide, baignade, petite marche en forêt, découverte d’un village de pêcheurs. Ne vous attendez pas spécialement à voir des animaux comme ils le disent, c’est très aléatoire.
Nous avons eu la chance de voir 1 papillon, super non ??? Nous attendons encore les dauphins.
Nous sommes également allées voir les chutes d’eau (KBAL CHHAY WATERFALLS) situées à 30 mn en moto de Sianouk.
C’est un lieu paisible et très sympa. Eviter le week-end. Possibilité de se baigner et de se restaurer.
Sianoukville nous a enchenté.
De Sianoukville, nous sommes allées visiter KAMPOT et sa région. Kampot est une petite ville très agréable, son marché est sympa et il y a de jolies balades à faire le long de la rivière.
Evitez de loger à la MEALY CHENDA GUEST HOUSE, qui a déménagé à la place du HENG KONG YOU HOTEL.
Ce n’est pas cher mais vraiment pas terrible et très bruyant.
Pour nous, la visite de BOKOR n’a pas été possible. Difficultés d’organisation….Dommage !!
A 15h, on nous propose pour 8 $ une journée en 4*4 avec chauffeur et guide, rando de 2 h pour rejoindre les chutes à travers la jungle, déjeuner.
3 heures plus tard, le programme se transforme en journée en voiture fermée et chauffeur, ½ heure de marche et visite du site.
Le lendemain matin, nous nous sommes présentées à 8h comme convenu et tout a été annulé faute de participant !!! On nous a alors proposé de prendre un taxi privé à 25 $ que nous avons refusé…Bonjour l’organisation !!
De désespoir, nous avons pris une moto pour une petite balade à KEP où nous avons pris le bateau pour nous rendre sur l’île aux lapins. L’île est encore sauvage. Possibilité de faire le tour de l’île à pied, de manger du crabe préparé à la demande (excellent) et si vous demandez une noix de coco fraîche, ils montent aux cocotiers pour vous la décrocher.
Kep n’a pas grand intérêt, une journée peut suffire.
Le voyage arrivant à sa fin, nous sommes reparties sur PP pour nos derniers achats avant de prendre l’avion avec plus de 500 photos plus belles les unes que les autres, des souvenirs et des rencontres plein la tête.
Merci à ce peuple fabuleux qui nous a accueilli et à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage inoubliable.
Ps : Pour ceux qui voyage avec EVA AIR, la confirmation peut se faire par téléphone au
855 23 219 911. Attention, l’agence a déménagée depuis peu et personne ne sait ou elle est.
Voici la nouvelle adresse : 298 boulevard MAO TSE TOUNG. Pas très loin du marché russe.
Nous avions prévu de vous mettre quelques photos mais nous n’avons pas réussi à le faire, désolées.
Raphaelle et Stéphanie
3 mois en Thaïlande? English translation pending
bonjour à tous! Je prévois un voyage avec une copine...on aimerait aller en Thaïlande de mai jusqu'à la fin juilelt...mais on ne connait rien de ce pays! Jai commencé à lire pas mal..mais souvent les info se contredisent....
jai quelques questions....
peut-on travailler là bas? ( et est-ce que ça vaut vriament la peine...ça doit pas payer bien bien cher...)
comment d'argent pensez-vous que ça prend pour vivre là-bas 3 mois?
on peut avoir un visa pour 3 mois?!
on peut faire du surf?!?! des cours?? ça coute cher? Louer un planche ^ca se fais tu?!
en tout cas...je me pose encore pleinnnnn de question...mais j'vais arrêter de faire ma tannante....de toute manière jen apprant de plus en plus dans les livres et en lisant les disscusions!
merci d'avance!!!
nancy
jai quelques questions....
peut-on travailler là bas? ( et est-ce que ça vaut vriament la peine...ça doit pas payer bien bien cher...)
comment d'argent pensez-vous que ça prend pour vivre là-bas 3 mois?
on peut avoir un visa pour 3 mois?!
on peut faire du surf?!?! des cours?? ça coute cher? Louer un planche ^ca se fais tu?!
en tout cas...je me pose encore pleinnnnn de question...mais j'vais arrêter de faire ma tannante....de toute manière jen apprant de plus en plus dans les livres et en lisant les disscusions!
merci d'avance!!!
nancy
Voyage autour des 5 sens English translation pending
Les 5 sens:
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
One or More Towers: December Photo Contest
I suggest we compete with photos of towers. No magic tricks or potter’s wheels—we’re talking about "tour" as in the feminine noun. So, a kind of tall building, round, square, or polygonal, or a high structure that could be metallic, or a flat-topped bell tower (campanile), or a high-rise building (building)...
You can find them almost everywhere in the world and from all eras.
The tower(s) must be the main subject of the photo.
Examples:
The first photo, which is Saint Mark’s Square (with the Campanile), won’t be accepted.
The second one, where the Campanile tower is the main subject, will be accepted.

Have fun and surprise us! Photos of computer towers are excluded 😏

Have fun and surprise us! Photos of computer towers are excluded 😏Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020 English translation pending
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
Discussion autour du concours de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
Pour discuter autour du concours de juillet 2020, Verticale(s), ça se passe ici.

