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Islande, 12 jours à deux, juin 2019 English translation pending
Hello les voyageurs,
Bienvenue au pays du vent, de l’eau, des arc-en-ciel, de la glace, des champs de lupins, des plages de sable noir, des macareux, des couleurs hallucinantes ... insérer mosaïque photos
Voici un petit carnet qui relate nos 12 jours en Islande, fin mai début juin, sans nos ados qui sont en examens à cette période. Cela faisait très longtemps que je rêvais de découvrir ce pays. Donc quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.
L’itinéraire En 12 jours, difficile de tout inclure dans l’itinéraire. Et comme nous sommes encore tôt dans l’année, les hautes terres et les F-roads ne sont pas encore accessibles. J’avais 3 envies en allant découvrir le pays : les glaciers, les baleines et la faille de Silfra en plongée, tout en évitant le plus possible les cars de touristes. Ce sera donc le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec découverte du Sud, de l’Est et du Nord-Est. Pour ajouter le nord-ouest et l’ouest, on aurait eu besoin d’au minimum une semaine de plus (on aime prendre son temps et voyager relax 😉)
Ce qu’on avait prévu (il y a eu quelques adaptations suite à la météo et à nos envies du jour).
Jour 0 - arrivée et route vers Lauvergtan - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 - Cercle d’Or et plongée dans la faille de Silfra - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 bis - en bonus, quelques photos de la plongée dans la faille <> Jour 2 - randonnée à Hverargerdi et vallée de Thjorsardalur - nuit à Arnes <> Jour 3 - tour des cascades - nuit à Vik <> Jour 4 - balades autour de Vik - nuit à Vik <> Jour 5 - canyon de Fjadrargljufur, parc de Skaftafell - nuit près de Jökulsárlón <> Jour 6 - 1ère partie - Jökulsárlón et rando vers le Skalafellsjökull <> Jour 6 - 2ème partie - en route vers les fjords de l’ Est - nuit à Faskruosfjordur <> Jour 7 - cascade de Hengifoss, Mjoifordur - nuit à Egilsstadir <> Jour 8 - rando à Vopnafjordur et à Raudanes - nuit à Asbyrgi <> Jour 9 - Dettifoss, Hljodaklettar et Raudholar - nuit à Asbyrgi <> Jour 10 - Sortie baleines à Husavik, découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 11 - découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 12 - longue route vers Keflavik - nuit à Keflavik <>
Nos coups de cœur Si nous avons découvert des paysages magnifiques, on n’a pas eu un vrai coup de cœur pour le pays 😕 Pourtant tous les ingrédients étaient réunis : un temps ensoleillé quasi tout le temps, on a évité les hordes de touristes, on était dans la nature comme on aime, on a fait des randos magnifiques au milieu de paysages grandioses, les islandais qu’on a rencontré ont été très sympas .... Bref, on en est toujours à se demander ce qui fait que ce pays n’est pas dans notre top et qu’on n’est pas rentré aussi enthousiaste que de nos autres voyages 😐
On a tout de même eu quelques coups de cœur, à commencer par la plongée dans la faille de Silfra. Une plongée que tout plongeur rêve de faire au moins une fois dans sa vie.
Il y a les cascades, qu’elles soient petites ou grandes, faciles d’accès ou cachées au détour d’une piste. Et pour nous, grâce au soleil, invariablement accompagnées d’arc-en-ciel
Il y a les glaciers, immenses et impressionnants mais dont on peut se rendre compte de la fragilité de leur survie
Et puis, la faune à commencer par les moutons qui nous ont accompagnés tout au long de la route 😎
L’organisation Le voyage a été organisé comme à notre habitude par moi-même, grâce aux infos glanées sur les forums et dans les blogs de voyage.
Hébergements On a logé dans des petits hôtels, des B&Bs ou des cottages. J’avais longuement hésité à prendre l’option camping pour composer avec les aléas de la météo mais on ne se voyait pas dormir en tente sous le vent et la pluie et j’aime le confort d’un bon lit et d’une douche chaude après une journée de randonnée. Alors, c’est clair que ca représente un certain budget : 150€/nuit en moyenne avec le petit-déjeuner. Bon, j’ai privilégié les salles-de-bain privatives et les jolies vues depuis la chambre. Il y a moyen de faire plus économique mais ca reste beaucoup plus cher que des hébergements équivalents dans d’autres pays.
Voiture Pour la voiture, on a pris un 4x4, autorisé sur les F-roads. Au cas où certaines ouvriraient plus tôt que prévu 😉 On est passé par Blue Car Rental. Service nickel, voiture en très bon état, aucun souci. Retour sans problème. Et agence à 5min à pied de l’aéroport (pas besoin de prendre la navette).
Activités Mis à part la plongée dans la faille de Silfra et la sortie avec les baleines, on a opté pour des activités gratuites, à savoir les randonnées 🙂 On a suivi le guide Rother. Même si leur évaluation de certaines randos posent questions (des bleus qui étaient selon moi au minimum rouge, des durées estimées assez aléatoires), il me semble être le compagnon indispensable pour tout randonneur novice comme nous.
Bonne lecture A très vite pour la suite
Bienvenue au pays du vent, de l’eau, des arc-en-ciel, de la glace, des champs de lupins, des plages de sable noir, des macareux, des couleurs hallucinantes ... insérer mosaïque photos
Voici un petit carnet qui relate nos 12 jours en Islande, fin mai début juin, sans nos ados qui sont en examens à cette période. Cela faisait très longtemps que je rêvais de découvrir ce pays. Donc quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.
L’itinéraire En 12 jours, difficile de tout inclure dans l’itinéraire. Et comme nous sommes encore tôt dans l’année, les hautes terres et les F-roads ne sont pas encore accessibles. J’avais 3 envies en allant découvrir le pays : les glaciers, les baleines et la faille de Silfra en plongée, tout en évitant le plus possible les cars de touristes. Ce sera donc le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec découverte du Sud, de l’Est et du Nord-Est. Pour ajouter le nord-ouest et l’ouest, on aurait eu besoin d’au minimum une semaine de plus (on aime prendre son temps et voyager relax 😉)
Ce qu’on avait prévu (il y a eu quelques adaptations suite à la météo et à nos envies du jour).
Jour 0 - arrivée et route vers Lauvergtan - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 - Cercle d’Or et plongée dans la faille de Silfra - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 bis - en bonus, quelques photos de la plongée dans la faille <> Jour 2 - randonnée à Hverargerdi et vallée de Thjorsardalur - nuit à Arnes <> Jour 3 - tour des cascades - nuit à Vik <> Jour 4 - balades autour de Vik - nuit à Vik <> Jour 5 - canyon de Fjadrargljufur, parc de Skaftafell - nuit près de Jökulsárlón <> Jour 6 - 1ère partie - Jökulsárlón et rando vers le Skalafellsjökull <> Jour 6 - 2ème partie - en route vers les fjords de l’ Est - nuit à Faskruosfjordur <> Jour 7 - cascade de Hengifoss, Mjoifordur - nuit à Egilsstadir <> Jour 8 - rando à Vopnafjordur et à Raudanes - nuit à Asbyrgi <> Jour 9 - Dettifoss, Hljodaklettar et Raudholar - nuit à Asbyrgi <> Jour 10 - Sortie baleines à Husavik, découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 11 - découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 12 - longue route vers Keflavik - nuit à Keflavik <>
Nos coups de cœur Si nous avons découvert des paysages magnifiques, on n’a pas eu un vrai coup de cœur pour le pays 😕 Pourtant tous les ingrédients étaient réunis : un temps ensoleillé quasi tout le temps, on a évité les hordes de touristes, on était dans la nature comme on aime, on a fait des randos magnifiques au milieu de paysages grandioses, les islandais qu’on a rencontré ont été très sympas .... Bref, on en est toujours à se demander ce qui fait que ce pays n’est pas dans notre top et qu’on n’est pas rentré aussi enthousiaste que de nos autres voyages 😐
On a tout de même eu quelques coups de cœur, à commencer par la plongée dans la faille de Silfra. Une plongée que tout plongeur rêve de faire au moins une fois dans sa vie.

Il y a les cascades, qu’elles soient petites ou grandes, faciles d’accès ou cachées au détour d’une piste. Et pour nous, grâce au soleil, invariablement accompagnées d’arc-en-ciel

Il y a les glaciers, immenses et impressionnants mais dont on peut se rendre compte de la fragilité de leur survie

Et puis, la faune à commencer par les moutons qui nous ont accompagnés tout au long de la route 😎

L’organisation Le voyage a été organisé comme à notre habitude par moi-même, grâce aux infos glanées sur les forums et dans les blogs de voyage.
Hébergements On a logé dans des petits hôtels, des B&Bs ou des cottages. J’avais longuement hésité à prendre l’option camping pour composer avec les aléas de la météo mais on ne se voyait pas dormir en tente sous le vent et la pluie et j’aime le confort d’un bon lit et d’une douche chaude après une journée de randonnée. Alors, c’est clair que ca représente un certain budget : 150€/nuit en moyenne avec le petit-déjeuner. Bon, j’ai privilégié les salles-de-bain privatives et les jolies vues depuis la chambre. Il y a moyen de faire plus économique mais ca reste beaucoup plus cher que des hébergements équivalents dans d’autres pays.
Voiture Pour la voiture, on a pris un 4x4, autorisé sur les F-roads. Au cas où certaines ouvriraient plus tôt que prévu 😉 On est passé par Blue Car Rental. Service nickel, voiture en très bon état, aucun souci. Retour sans problème. Et agence à 5min à pied de l’aéroport (pas besoin de prendre la navette).
Activités Mis à part la plongée dans la faille de Silfra et la sortie avec les baleines, on a opté pour des activités gratuites, à savoir les randonnées 🙂 On a suivi le guide Rother. Même si leur évaluation de certaines randos posent questions (des bleus qui étaient selon moi au minimum rouge, des durées estimées assez aléatoires), il me semble être le compagnon indispensable pour tout randonneur novice comme nous.
Bonne lecture A très vite pour la suite
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
4 juillet : Arrivée à La Havane
Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Roadtrip en Écosse en juillet 2019 English translation pending
Je prends le contrôle du blog de mon père le temps d'un article pour relater mes dernières vacances en Ecosse! Un petit roadtrip de 15 jours fait avec une amie du 18 juillet au 1er aout 2019.
Je vais vous mettre des petites infos générales avant de détailler notre programme de chaque jour… 15 jours ça peut paraître long pour un pays comme l'Ecosse, mais on avait envie de profiter, de ne pas se presser et au final, malgré des petites distances, les journées furent tout de même bien chargées!
Allez, stop le blabla, c'est parti!
INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!
Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.
Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

Le paradis c'est aussi ici English translation pending
Mardi 30 avril
Départ en gare de Strasbourg, un bagage oublié par un passager a failli nous faire retarder le train, mais heureusement tout s’arrange sans devoir faire appel au service de déminage.
Arrivée à l’heure à Paris Gare de l’Est, Samir nous attend pour nos conduire à l’hôtel Ibis. La chambre est petite mais la literie de bonne qualité, l’accueil était très efficace, seul bémol, les murs, si on peut appeler ça des murs, entre les chambres, ne servent à rien ou si peu, autant tendre des draps entre les pièces ça fera le même effet. L’hôtel doit dater des années soixante, avec une rénovation récente, mais sans se préoccuper du bruit, c’était le cadet de leurs soucis…rentabilité, rentabilité !
Sinon c’est bien pratique, nous sommes à deux pas de la passerelle qui permet de rejoindre le terminal 4 d’Orly. (50 € taxi et 78 € hôtel)
Après avoir lâché quelques brousoufs chez Paul pour deux chocolats chauds et deux jus d’orange pressés, nous aussi nous sommes pressés d’embarquer….ça tombe bien il est temps d’embarquer…mais ne surtout pas oublier d’acheter un rouge à lèvre dans la zone duty free, pour ma chère et tendre.
Alors Corsair c’est pas terrible, les écrans sont bien pourris et le côté tactile n’est pas très efficace. Nous avions prévu un repas indou, en payant un supplément, et bien c’était un véritable fiasco. Du riz avec deux petites pommes de terre (pour le cuisto pomme de terre = légumes) et un morceau de poulet soit disant tandoori, tout sec sans sauce rien, nada, dégueulasse.
Seul point positif, la place pour les jambes, y’a moyen de trouver une petite place pour les allonger. Après avoir récupéré la voiture chez Flizzr, direction Sainte Rose !
Les routes en Guadeloupe sont comme le zouk, on danse, il y a des creux, des bosses, des nids de poules, mais des poules créoles façon colombo, alors les amortisseurs dansent et nous dansons au rythme créole.
Nous voilà arrivé à la Ravine Bleue, gite perdu dans la pampa, et c’est exactement ce que nous recherchions. Nous sommes dans une impasse, une ravine, et dans ce cul de sac, au bout donc, il y a la jungle et des douches d’eau soufrée…. Quand tombe la nuit les grenouilles siffleuses et les criquets nous chantent la sérénade, dépaysement garantie. Claude et Myriam, les charmants propriétaires, nous conseils un restaurant sur la route de Deshaies, Angelo nous accueille à sa table juste à côté du Super U. le poulet coco, le poulet boucaner, ainsi qu’une vingtaine d’accras sauront apaiser notre faim. Les mets cuisinés par l’épouse d’Angelo (qui en réalité s’appelle Clovis) sont succulents.
Le patron est un noir, ce n’est pas péjoratif, c’est lui qui le dit, mais en fait ses deux parents étaient blancs. Irlandais plus précisément, lui était d’ailleurs roux à la naissance. Malheureusement sa maman ne pouvait pas l’allaiter, et les vaches n’avaient pas envie de donner du lait. Du coup le père a mis de la Guinness dans le biberon, Angelo appréciait le breuvage, il a eu droit à sa Guinness matin, midi et soir, et c’est pour ça qu’Angelo est noir…un spécimen ce gaillard !
(repas 20 €pour deux )
Mercredi 1 mai
Guadeloupe pluvieuse, Guadeloupe heureuse…mais on aimerait bien un peu de soleil quand même. Donc, c’est sous cette pluie que nous prenons la route pour Deshaies. On s’arrête à l’épicerie du coin (qui ne fait aucun angle) pour acheter des fruits locaux, j’écris locaux car il y a moyen d’avoir des pommes de métropoles et des pêches du Costa Rica…n’importe quoi. Alors qu’ils ont des conditions climatiques qui permettent de faire pousser n’importe quoi n’importe où, ils font venir des produits d’ailleurs à des prix de malade, c’est la loi du marché. Bon, nous on se rabat ( pas la capitale du Maroc ) sur les fruits du moment à des prix intéressants, alors se sera ananas bouteille ou Victoria, fruit de la passion, mangues, et tomates concombre, piments, qui viendront composer notre prochaine salade pour le pique-nique.
Sur le trajet on fait une pause sur la plage de Grande-Anse. Le parking est central, autour, pleins de petites gargotes où nous pourrons déjeuner plus tard. Puis direction, le parc botanique, ancienne demeure de feu Coluche. Le parc est plutôt floral, les bougainvilliers côtoient les hibiscus et autres orchidées ici dans leur milieu naturel. Ma préfère est la rose de porcelaine.
Ici tout est luxuriant et exubérant, pas besoin d’arrosage, le ciel s’occupe du jardin.
Nous avons déjeuner sur la plage de Grande Anse, c’est vrai je l’ai écrit un peu plus haut, je radote, bon, tout au bout de la plage il y a Koté Lagon, un restaurant top. Le poulet boucané était délicieux, nous avons également testé le marlin fumé et l’ananas bouteille. En dessert, un mille feuilles mangue/ananas est venu parachever cet excellent repas.
Le soir, diner à nouveau chez Angelo, le poulet coco de la veille nous avait tellement conquis que nous sommes retournés chez lui.
Jeudi 2 mai
Départ à 7 heures pour un rendez-vous à 7h20 devant la cabane de Richard…du coup, lever à 6h15. La ballade dans les mangroves était une très bonne expérience. Chaque couple, ou famille, a un petit bateau à moteur et gère le parcours en suivant Richard. Nous nous suivons donc dans ce dédale de palétuviers. Nous faisons plusieurs haltes pour plonger et observer la faune et la flore. La promenade dure 4h00 et c’est vraiment un moment plaisant. Notre guide a beaucoup de connaissance et fait participer les clients de manière ludique et pédagogique…il a de la chance de travailler dans ce bureau !
Nous avons déjeuner à l’espace du gout à Sainte rose, petite échoppe qui fait traiteur où vous avez le choix entre un plat à 10 euros ou 8 euros. Ensuite vous choisissez les légumes, les féculents et la viande ou le poisson. Le tout est frais et très bon. Nous avons pris de la daurade avec des légumes racines, nous nous en sommes léchés les babines tellement c’était bon. Après cette coupure culinaire direction la plage de Malendure pour la réserve Cousteau !
Nous avons visité trois sites avec palmes, masques et tubas. Le premier appelé « jardin japonais » avec des coraux en éventails qui dansent au rythme des flux et quelques poissons sympathiques qui s’ébrouent dedans. Ensuite le site des coraux, pas celui du Nord chanté par Pierre Bachelet, celui de Cousteau, avec des gros poissons, style barracuda, carange, perroquet (oui, pour moi le perroquet est un gros poisson) et pour finir le site des tortues, à quelques encablures de la plage….mais il n’y avait qu’une tortue qui broutait les salades sous-marine au fond de l’eau.
Le soir nous sommes tranquillement resté à la maison, sur notre terrasse, au sifflement des grenouilles, nous avons mangé des cuisses, pas de grenouilles, de poulet, avec ma poulette….et une bonne salade, pas celle de la tortue d’avant mais de tomate.
Vendredi 3 mai
Cela aurait dû être la journée de la Soufrière, mais la pluie est venue contrecarrer nos plans, du coup on aura un prétexte pour revenir en Guadeloupe, et ça c’est vraiment bien. Donc normalement journée à la Soufrière, mais vu que mon autre moitié a souffert hier et que je suis moi-même fatigué et que je ne me sens pas la force de grimper une montagne, que le temps est pluvieux, d’une journée je sais, aujourd’hui nous irons à Pointe à Pitre. Nous nous sommes garés à côté de l’embarcadère pour les îles, c’est à cette endroit également que se trouve la gare routière pour les bus. Bergevin, c’est son petit nom, a quotidiennement un marché de fruits et légumes, locaux, donc très peu de touristes, pas de costumes folkloriques non plus. Mais c’est quand même très dépaysant, ou des paysans, et du coup les tarifs sont corrects. Paysan n’est pas péjoratif, c’est le plus beau métier du monde, cultiver la terre…..
Ensuite, en suivant les maisons coloniales toutes délabrées nous tombons sur la place de la Victoire, soit disant le centre névralgique de Pointe à Pitre, mais n’y aller pas y rien à voir à part le marché aux poissons et le musée de l’esclavage. Les poissonniers du marché s’invectivaient pour une sombre histoire de place, ils étaient à deux doigts de sortir les couteaux. En remontant nous passons par le marché Saint Antoine, là c’est tout l’inverse du marché Bergevin, les femmes sont apprêtées, beaux maquillages, belles robes, beaux discours pour te vendre un rhum arrangé ou des épices que l’on trouvera deux fois moins chers à l’épicerie du coin….vous allez me dire « elle doit bien vivre la petite dame », et bien je laisse ça à d’autres pigeons, je ne participe pas à ce racket organisé.
Le marché sur la place de la Victoire est du même tonneau, avec des fruits et légumes en plus.
Retour à la voiture en passant par une rue perpendiculaire à celle que nous avons pris à l’aller, pour faire simple, on ne voulait pas passer devant les mêmes maisons. Petit arrêt pour boire un jus de fruit frais et un autre pour visiter la médiathèque de la ville. Elle se trouve dans une ancienne maison coloniale complètement réhabilitée, vraiment une très belle restauration. Elle porte le nom d’un ancien maire de la ville, Achille René Boisneuf, maire qui était déjà précurseur puisqu’il avait déjà demandé dans les années 1910 que les îles des Caraibes soient des départements Français.
Avant de retourner sur sainte Rose nous nous arrêtons au centre commercial à la sortie direction Baie-Mahaut, un carrefour immense avec une très grande galerie et toutes les enseignes classiques, vraiment pas mon plus grand plaisir mais nous avons quand même fait quelques courses alimentaires.
Le soir nous sommes allés diner au restaurant « la terrasse » avec monsieur Palerme, un client « béton », qui a le cœur sur la main. Avant d’aller diner Claude et Myriam, les propriétaires du gite où nous logeons, nous invitent à prendre l’apéro. C’est autour de boudin créoles, accras et ti-punch que nous faisons connaissance. C’était très gai, certainement le rhum, et très enrichissants !
Le diner sur la terrasse était de haute tenu. Un verre de vieux rhum pour ouvrir l’appétit et les plats se sont enchaînés. Une entrée avec salade de fruits de mer et poissons crus nous aurait contentée, mais une assiette avec une langouste, pas une demi, une langouste, un poisson perroquet et deux grosses crevettes a été déposé devant chaque convive. En accompagnement un gratin de cristophine et un autre de banane plantain…c’est bon j’ai les dents du fond qui baignent…l’image est moche mais c’est exactement ça. Après il y le dessert, on a le choix entre des profiteroles ou un fondant en chocolat, se sera un sorbet citron, pas arrosé s’il vous plait, je suis plein comme une barrique…de rhum.
la suite au prochain épisode….
Mercredi 1 mai
Guadeloupe pluvieuse, Guadeloupe heureuse…mais on aimerait bien un peu de soleil quand même. Donc, c’est sous cette pluie que nous prenons la route pour Deshaies. On s’arrête à l’épicerie du coin (qui ne fait aucun angle) pour acheter des fruits locaux, j’écris locaux car il y a moyen d’avoir des pommes de métropoles et des pêches du Costa Rica…n’importe quoi. Alors qu’ils ont des conditions climatiques qui permettent de faire pousser n’importe quoi n’importe où, ils font venir des produits d’ailleurs à des prix de malade, c’est la loi du marché. Bon, nous on se rabat ( pas la capitale du Maroc ) sur les fruits du moment à des prix intéressants, alors se sera ananas bouteille ou Victoria, fruit de la passion, mangues, et tomates concombre, piments, qui viendront composer notre prochaine salade pour le pique-nique.
Sur le trajet on fait une pause sur la plage de Grande-Anse. Le parking est central, autour, pleins de petites gargotes où nous pourrons déjeuner plus tard. Puis direction, le parc botanique, ancienne demeure de feu Coluche. Le parc est plutôt floral, les bougainvilliers côtoient les hibiscus et autres orchidées ici dans leur milieu naturel. Ma préfère est la rose de porcelaine.
Ici tout est luxuriant et exubérant, pas besoin d’arrosage, le ciel s’occupe du jardin.
Nous avons déjeuner sur la plage de Grande Anse, c’est vrai je l’ai écrit un peu plus haut, je radote, bon, tout au bout de la plage il y a Koté Lagon, un restaurant top. Le poulet boucané était délicieux, nous avons également testé le marlin fumé et l’ananas bouteille. En dessert, un mille feuilles mangue/ananas est venu parachever cet excellent repas.
Le soir, diner à nouveau chez Angelo, le poulet coco de la veille nous avait tellement conquis que nous sommes retournés chez lui.
Jeudi 2 mai
Départ à 7 heures pour un rendez-vous à 7h20 devant la cabane de Richard…du coup, lever à 6h15. La ballade dans les mangroves était une très bonne expérience. Chaque couple, ou famille, a un petit bateau à moteur et gère le parcours en suivant Richard. Nous nous suivons donc dans ce dédale de palétuviers. Nous faisons plusieurs haltes pour plonger et observer la faune et la flore. La promenade dure 4h00 et c’est vraiment un moment plaisant. Notre guide a beaucoup de connaissance et fait participer les clients de manière ludique et pédagogique…il a de la chance de travailler dans ce bureau !
Nous avons déjeuner à l’espace du gout à Sainte rose, petite échoppe qui fait traiteur où vous avez le choix entre un plat à 10 euros ou 8 euros. Ensuite vous choisissez les légumes, les féculents et la viande ou le poisson. Le tout est frais et très bon. Nous avons pris de la daurade avec des légumes racines, nous nous en sommes léchés les babines tellement c’était bon. Après cette coupure culinaire direction la plage de Malendure pour la réserve Cousteau !
Nous avons visité trois sites avec palmes, masques et tubas. Le premier appelé « jardin japonais » avec des coraux en éventails qui dansent au rythme des flux et quelques poissons sympathiques qui s’ébrouent dedans. Ensuite le site des coraux, pas celui du Nord chanté par Pierre Bachelet, celui de Cousteau, avec des gros poissons, style barracuda, carange, perroquet (oui, pour moi le perroquet est un gros poisson) et pour finir le site des tortues, à quelques encablures de la plage….mais il n’y avait qu’une tortue qui broutait les salades sous-marine au fond de l’eau.
Le soir nous sommes tranquillement resté à la maison, sur notre terrasse, au sifflement des grenouilles, nous avons mangé des cuisses, pas de grenouilles, de poulet, avec ma poulette….et une bonne salade, pas celle de la tortue d’avant mais de tomate.
Vendredi 3 mai
Cela aurait dû être la journée de la Soufrière, mais la pluie est venue contrecarrer nos plans, du coup on aura un prétexte pour revenir en Guadeloupe, et ça c’est vraiment bien. Donc normalement journée à la Soufrière, mais vu que mon autre moitié a souffert hier et que je suis moi-même fatigué et que je ne me sens pas la force de grimper une montagne, que le temps est pluvieux, d’une journée je sais, aujourd’hui nous irons à Pointe à Pitre. Nous nous sommes garés à côté de l’embarcadère pour les îles, c’est à cette endroit également que se trouve la gare routière pour les bus. Bergevin, c’est son petit nom, a quotidiennement un marché de fruits et légumes, locaux, donc très peu de touristes, pas de costumes folkloriques non plus. Mais c’est quand même très dépaysant, ou des paysans, et du coup les tarifs sont corrects. Paysan n’est pas péjoratif, c’est le plus beau métier du monde, cultiver la terre…..
Ensuite, en suivant les maisons coloniales toutes délabrées nous tombons sur la place de la Victoire, soit disant le centre névralgique de Pointe à Pitre, mais n’y aller pas y rien à voir à part le marché aux poissons et le musée de l’esclavage. Les poissonniers du marché s’invectivaient pour une sombre histoire de place, ils étaient à deux doigts de sortir les couteaux. En remontant nous passons par le marché Saint Antoine, là c’est tout l’inverse du marché Bergevin, les femmes sont apprêtées, beaux maquillages, belles robes, beaux discours pour te vendre un rhum arrangé ou des épices que l’on trouvera deux fois moins chers à l’épicerie du coin….vous allez me dire « elle doit bien vivre la petite dame », et bien je laisse ça à d’autres pigeons, je ne participe pas à ce racket organisé.
Le marché sur la place de la Victoire est du même tonneau, avec des fruits et légumes en plus.
Retour à la voiture en passant par une rue perpendiculaire à celle que nous avons pris à l’aller, pour faire simple, on ne voulait pas passer devant les mêmes maisons. Petit arrêt pour boire un jus de fruit frais et un autre pour visiter la médiathèque de la ville. Elle se trouve dans une ancienne maison coloniale complètement réhabilitée, vraiment une très belle restauration. Elle porte le nom d’un ancien maire de la ville, Achille René Boisneuf, maire qui était déjà précurseur puisqu’il avait déjà demandé dans les années 1910 que les îles des Caraibes soient des départements Français.
Avant de retourner sur sainte Rose nous nous arrêtons au centre commercial à la sortie direction Baie-Mahaut, un carrefour immense avec une très grande galerie et toutes les enseignes classiques, vraiment pas mon plus grand plaisir mais nous avons quand même fait quelques courses alimentaires.
Le soir nous sommes allés diner au restaurant « la terrasse » avec monsieur Palerme, un client « béton », qui a le cœur sur la main. Avant d’aller diner Claude et Myriam, les propriétaires du gite où nous logeons, nous invitent à prendre l’apéro. C’est autour de boudin créoles, accras et ti-punch que nous faisons connaissance. C’était très gai, certainement le rhum, et très enrichissants !
Le diner sur la terrasse était de haute tenu. Un verre de vieux rhum pour ouvrir l’appétit et les plats se sont enchaînés. Une entrée avec salade de fruits de mer et poissons crus nous aurait contentée, mais une assiette avec une langouste, pas une demi, une langouste, un poisson perroquet et deux grosses crevettes a été déposé devant chaque convive. En accompagnement un gratin de cristophine et un autre de banane plantain…c’est bon j’ai les dents du fond qui baignent…l’image est moche mais c’est exactement ça. Après il y le dessert, on a le choix entre des profiteroles ou un fondant en chocolat, se sera un sorbet citron, pas arrosé s’il vous plait, je suis plein comme une barrique…de rhum.
la suite au prochain épisode….
40 jours du Nord au Sud du Vietnam English translation pending
Bonjour! Nous sommes Fabienne et Jacques, un couple québécois dans la cinquantaine (malheureusement, plus proche de 60 que de 50, snif), mariés depuis 30 ans, parents de 5 "enfants" de 20 à 29 ans.
Nous avions décidé de fêter notre trentième anniversaire de mariage au Vietnam et, initialement, d'aller du Nord au Sud en moto (chacun sur sa moto, nous avons nos motos au Québec et notre permis international, plus ou moins valable au Vietnam, mais bon). Finalement, après nous être informés sérieusement et avoir regardé des vidéos de la circulation dans les grandes villes, nous avons un peu modifié nos plans : oui pour la moto, mais pas à Hanoi, ni à HCM.
J'ai préparé notre itinéraire, très très très détaillé, réservé les premières nuits, les billets d'avions, et, hop, nous voilà partis le 15 mars pour ce qui se révèlera la plus belle aventure de notre vie.
Notre itinéraire final (cliquer pour la carte d'origine)

Le réveil sonne à 2 heures. Nous nous sommes couchés à 9 heures avec une tite pilule pour nous encourager à dormir et tous les téléphones bannis au sous-sol.
Ça a marché, nous sommes presqu'en forme et l’adrénaline fait le reste. Départ pour l’aéroport à 2 h 40, fébriles et anxieux de ne rien oublier dans nos sacs.
Nous voyageons léger : un petit sac de sport, dans lequel on a réussi à faire entrer notre casque de moto en écrasant tout consciencieusement autour, et un sac à dos où on fourre tout ce qui ne rentre pas dans le sac.
Nous n'avons pas à enregistrer nos bagages donc on passe directement dans dans la zone sécurisée.

Premier arrêt : Toronto et ses tapis roulants interminables.

Escale de 2 heures à Toronto, on a le temps de visiter la moitié de l'aéroport pour rejoindre notre porte d'embarquement. Nos légers bagages nous semblent pas mal lourds!
Enfin, nous embarquons dans le Boeing 777 qui nous amènera en 16 heures à Hong-Kong, deuxième escale.
Le 16 heures passe lentement mais beaucoup plus facilement que prévu. Jacques a juste hâte de retrouver un peu d'espace , son voisin étant légèrement "encombrant".
Nous passons par le cercle arctique puis au-dessus de régions désertiques de la Chine. C'est fascinant de voir de la glace et de la neige à perte de vue (sauf pour quelques lumières étrangement égarées dans cette immensité blanche).

La glace laisse ensuite la place aux montagnes désertiques, où la vie semble tout autant absente.
Enfin, la Chine rurale se déroule sous l'avion, peu de temps avant d'arriver enfin à Hong-Kong.
Notre prochain et dernier vol est seulement dans 4 heures. En attendant que la porte d'embarquement soit indiquée sur le tableau, nous nous écrasons sur une chaise inconfortable pour lire ou Interneter. Mais l'énergie commence à manquer et nous ressemblons de plus en plus à des zombies!
Un dernier demi-marathon sur tapis roulant pour atteindre la porte d'embarquement à l'autre bout de l'immense aéroport. Un petit tour de navette, un sandwich au poisson (on est courageux quand même), un autre café pas buvable et nous voilà dans l'avion pour un dernier petit vol de 1 h 40 vers Hanoï.
Encore un repas de servi. Très bon d'ailleurs. Notre voisin l'accompagne d'une bière, gratuite. Méchante différence avec nos vols intérieurs de pinottes!
Arrivée à Hanoï, la couverture nuageuse qui nous a accompagnés tout le long depuis Hong-Kong est toujours là mais au moins il ne pleut pas.
On trouve facilement le kiosque de Viettel pour acheter des cartes SIM et un forfait pour un mois pour 14$, 7 gigs à haute vitesse. La vendeuse nous indique où trouver le bus 86 qui nous amènera en ville et on sort en sol vietnamien sans prêter attention aux appels des chauffeurs de taxi. Faisons semblant de savoir où nous allons!
On se dirige vers un groupe de personnes qui attendent à l'endroit indiqué par la vendeuse. Je demande à un des asiatiques si c'est bien l'arrêt pour le bus 86, en vietnamien. Il s'affole, sort son téléphone et Google Translate, je lui dis que je parle vietnamien, je me sens vraiment totalement nulle pendant qu'il pitonne fébrilement sur son téléphone pour essayer de traduire ce que je lui baragouine avec de moins en moins d'assurance. Le groupe bouge, on suit et je me rends compte qu'on a infiltré un groupe de coréens et leur guide qui se rendaient à leur autobus .
Oups, on regarde autour de nous et on finit par trouver l'arrêt du bus 86. Ouf.

Personne à l'arrêt, c'est un peu surprenant mais le bus arrive et on embarque par l'arrière. L'assistant du chauffeur vient nous débarrasser des 70 000 dongs que coûte le bus pour chacun de nous (environ 3.50 $) et on file vers Hanoï. Vite. Très vite! On traverse un pont magnifiquement illuminé et on découvre la ville et sa circulation légendaire. Même si on avait vu des photos, c'est surprenant de voir les scooters se faufiler n'importe comment avec leurs chargements parfois hétéroclites (bébé couché entre papa et maman, par exemple).
Je surveille Google Maps pour ne pas manquer l'arrêt et l'assistant du chauffeur me confirme qu'on est rendus. On descend, Hanoï, nous voilà!
On a environ 700 mètres à marcher jusqu'à l'hôtel, on expérimente nos premières traversées d'intersection entre scooters et autos. Eh boy, pas hâte de voir les grosses intersections! On zigzague moitié trottoirs, moitié rue, entre les tables, les stands, les motos stationnées, les flaques non-identifiées, les poteaux sur lesquels s'entrelacent des mètres de fils enchevêtrés qu'on évite de toucher. Une dernière intersection suicidaire et on aperçoit la minuscule ruelle qui abrite notre "homestay", le Hanoi Happy Family Homestay. On s'y engouffre, c'est un petit labyrinthe entre les maisons jusqu'au homestay.
youtu.be/miZDRQafoRI
La grille est fermée mais une dame est couchée sur une planche, avec une petite fille, et elle se lève pour nous ouvrir. Nous comprendrons plus tard qu'elle passe la nuit sur sa planche, pour accueillir les voyageurs!!
Un peu de baragouinage FrancAnglaViet et nous nous retrouvons dans notre chambre. Oups. Comment dire. Ce n'est pas cher, 47 $ (32 euros) pour 3 nuits, mais, heu ... La chambre est correcte, propre, petit balcon qui donne sur le labyrinthe, assez loin de la rue bruyante.

C'est surtout la salle de bains (partagée à 2 chambres) qui nous fait un peu tiquer. Elle est couverte de "mactac" sur les planchers et les murs, pas de bonde d'évacuation pour la douche, juste le trou où passe le tuyau d'évacuation de la toilette, donc on inonde quand on prend sa douche et ça reste inondé longtemps. Et une installation électrique qui fait peur. Le lavabo coule abondamment par le dessous mais, bon, ça ne fait qu'ajouter un peu plus d'eau à celle où nous pataugeons déjà.

On va chercher une grande bouteille d'eau en bas puis on retourne au 3ème, dans notre antre, déjà bien envahie par tout notre stock qu'on a sorti de nos bagages. On prend courageusement une douche (froide, pas envie d'essayer de comprendre ni de tester le chauffe-eau), je télécharge mes photos et dodo vers 9 h 30 après avoir rassuré nos enfants de notre survie.
À demain pour la suite!
Dépenses de la journée : - Logement : 14 $ - Transport : 3 $ - Divers (carte Sim, bouteille d'eau) : 15$ Total : 32 $/2
Nous avions décidé de fêter notre trentième anniversaire de mariage au Vietnam et, initialement, d'aller du Nord au Sud en moto (chacun sur sa moto, nous avons nos motos au Québec et notre permis international, plus ou moins valable au Vietnam, mais bon). Finalement, après nous être informés sérieusement et avoir regardé des vidéos de la circulation dans les grandes villes, nous avons un peu modifié nos plans : oui pour la moto, mais pas à Hanoi, ni à HCM.
J'ai préparé notre itinéraire, très très très détaillé, réservé les premières nuits, les billets d'avions, et, hop, nous voilà partis le 15 mars pour ce qui se révèlera la plus belle aventure de notre vie.
Notre itinéraire final (cliquer pour la carte d'origine)

Le réveil sonne à 2 heures. Nous nous sommes couchés à 9 heures avec une tite pilule pour nous encourager à dormir et tous les téléphones bannis au sous-sol.
Ça a marché, nous sommes presqu'en forme et l’adrénaline fait le reste. Départ pour l’aéroport à 2 h 40, fébriles et anxieux de ne rien oublier dans nos sacs.
Nous voyageons léger : un petit sac de sport, dans lequel on a réussi à faire entrer notre casque de moto en écrasant tout consciencieusement autour, et un sac à dos où on fourre tout ce qui ne rentre pas dans le sac.
Nous n'avons pas à enregistrer nos bagages donc on passe directement dans dans la zone sécurisée.

Premier arrêt : Toronto et ses tapis roulants interminables.

Escale de 2 heures à Toronto, on a le temps de visiter la moitié de l'aéroport pour rejoindre notre porte d'embarquement. Nos légers bagages nous semblent pas mal lourds!
Enfin, nous embarquons dans le Boeing 777 qui nous amènera en 16 heures à Hong-Kong, deuxième escale.
Le 16 heures passe lentement mais beaucoup plus facilement que prévu. Jacques a juste hâte de retrouver un peu d'espace , son voisin étant légèrement "encombrant".
Nous passons par le cercle arctique puis au-dessus de régions désertiques de la Chine. C'est fascinant de voir de la glace et de la neige à perte de vue (sauf pour quelques lumières étrangement égarées dans cette immensité blanche).

La glace laisse ensuite la place aux montagnes désertiques, où la vie semble tout autant absente.
Enfin, la Chine rurale se déroule sous l'avion, peu de temps avant d'arriver enfin à Hong-Kong.
Notre prochain et dernier vol est seulement dans 4 heures. En attendant que la porte d'embarquement soit indiquée sur le tableau, nous nous écrasons sur une chaise inconfortable pour lire ou Interneter. Mais l'énergie commence à manquer et nous ressemblons de plus en plus à des zombies!
Un dernier demi-marathon sur tapis roulant pour atteindre la porte d'embarquement à l'autre bout de l'immense aéroport. Un petit tour de navette, un sandwich au poisson (on est courageux quand même), un autre café pas buvable et nous voilà dans l'avion pour un dernier petit vol de 1 h 40 vers Hanoï.
Encore un repas de servi. Très bon d'ailleurs. Notre voisin l'accompagne d'une bière, gratuite. Méchante différence avec nos vols intérieurs de pinottes!
Arrivée à Hanoï, la couverture nuageuse qui nous a accompagnés tout le long depuis Hong-Kong est toujours là mais au moins il ne pleut pas.
On trouve facilement le kiosque de Viettel pour acheter des cartes SIM et un forfait pour un mois pour 14$, 7 gigs à haute vitesse. La vendeuse nous indique où trouver le bus 86 qui nous amènera en ville et on sort en sol vietnamien sans prêter attention aux appels des chauffeurs de taxi. Faisons semblant de savoir où nous allons!
On se dirige vers un groupe de personnes qui attendent à l'endroit indiqué par la vendeuse. Je demande à un des asiatiques si c'est bien l'arrêt pour le bus 86, en vietnamien. Il s'affole, sort son téléphone et Google Translate, je lui dis que je parle vietnamien, je me sens vraiment totalement nulle pendant qu'il pitonne fébrilement sur son téléphone pour essayer de traduire ce que je lui baragouine avec de moins en moins d'assurance. Le groupe bouge, on suit et je me rends compte qu'on a infiltré un groupe de coréens et leur guide qui se rendaient à leur autobus .
Oups, on regarde autour de nous et on finit par trouver l'arrêt du bus 86. Ouf.

Personne à l'arrêt, c'est un peu surprenant mais le bus arrive et on embarque par l'arrière. L'assistant du chauffeur vient nous débarrasser des 70 000 dongs que coûte le bus pour chacun de nous (environ 3.50 $) et on file vers Hanoï. Vite. Très vite! On traverse un pont magnifiquement illuminé et on découvre la ville et sa circulation légendaire. Même si on avait vu des photos, c'est surprenant de voir les scooters se faufiler n'importe comment avec leurs chargements parfois hétéroclites (bébé couché entre papa et maman, par exemple).
Je surveille Google Maps pour ne pas manquer l'arrêt et l'assistant du chauffeur me confirme qu'on est rendus. On descend, Hanoï, nous voilà!
On a environ 700 mètres à marcher jusqu'à l'hôtel, on expérimente nos premières traversées d'intersection entre scooters et autos. Eh boy, pas hâte de voir les grosses intersections! On zigzague moitié trottoirs, moitié rue, entre les tables, les stands, les motos stationnées, les flaques non-identifiées, les poteaux sur lesquels s'entrelacent des mètres de fils enchevêtrés qu'on évite de toucher. Une dernière intersection suicidaire et on aperçoit la minuscule ruelle qui abrite notre "homestay", le Hanoi Happy Family Homestay. On s'y engouffre, c'est un petit labyrinthe entre les maisons jusqu'au homestay.
youtu.be/miZDRQafoRI
La grille est fermée mais une dame est couchée sur une planche, avec une petite fille, et elle se lève pour nous ouvrir. Nous comprendrons plus tard qu'elle passe la nuit sur sa planche, pour accueillir les voyageurs!!
Un peu de baragouinage FrancAnglaViet et nous nous retrouvons dans notre chambre. Oups. Comment dire. Ce n'est pas cher, 47 $ (32 euros) pour 3 nuits, mais, heu ... La chambre est correcte, propre, petit balcon qui donne sur le labyrinthe, assez loin de la rue bruyante.

C'est surtout la salle de bains (partagée à 2 chambres) qui nous fait un peu tiquer. Elle est couverte de "mactac" sur les planchers et les murs, pas de bonde d'évacuation pour la douche, juste le trou où passe le tuyau d'évacuation de la toilette, donc on inonde quand on prend sa douche et ça reste inondé longtemps. Et une installation électrique qui fait peur. Le lavabo coule abondamment par le dessous mais, bon, ça ne fait qu'ajouter un peu plus d'eau à celle où nous pataugeons déjà.

On va chercher une grande bouteille d'eau en bas puis on retourne au 3ème, dans notre antre, déjà bien envahie par tout notre stock qu'on a sorti de nos bagages. On prend courageusement une douche (froide, pas envie d'essayer de comprendre ni de tester le chauffe-eau), je télécharge mes photos et dodo vers 9 h 30 après avoir rassuré nos enfants de notre survie.
À demain pour la suite!
Dépenses de la journée : - Logement : 14 $ - Transport : 3 $ - Divers (carte Sim, bouteille d'eau) : 15$ Total : 32 $/2
265€ vol aller-retour Paris - Los Angeles ou San Francisco en septembre 2019 English translation pending
Bonjour ,
aujourd'hui 13 juillet , 265€ TTC Vol Paris Los Angeles ou San Francisco ou 282€ Vol aller Paris LAX retour SFO Paris du 10 sept au 2 Oct avec Air Canada courtes escales . Pas de bagage a récupérer a l'escale de Montréal , passage direct a la douane américaine en 5 min . Bagage cabine inclus de 55X40X23 + un sac 43x33X16 a metre sous le siège. 265€ sut Mytrip frais de cartes bancaires inlus, ou 298€ sur le site de Air Canada. Air Canada très bonne compagnie , personnel aimable , bonne organisation et sièges confortable , bon choix de films, repas et boissons gratuites entre Paris et Montréal , 1 boissons gratuite entre Montréal et Los Angeles ou Sfo Pour les vols au départ de province c'est plus de 600€ Demande AVE 7$ ca valable 5 ans Demande ESTA 14$ us valable 2 ans Pour les locations de voitures, c'est toujours sur le site Hertz.co.uk avec le code de réduction CDP carte Gold 974500 qui est le moins cher pour sept 21,40 € jour , 447€ pour une eco . 27,50€ jour pour un SUV
Ouestusa.fr un des meilleurs site sur l'Ouest des USA pas besoins d'acheter un guide . Roadtrippin.fr
Exemple de budget 21 jours sur place en camping gratuit pour 2 pers, appli gratuite smartphone freecampsite ou ioverlander . appli GPS MAPme , Ubitrek pour les randos 530 € 265X 2 Vol AR Paris LAX 447 € Location de voiture eco Hertz.co.uk 300 € essence 600 € Nourriture 300X2 100 € Entrée Nat Parks et autre 95 € Achat tente , sac de couchage, matelas, réchaud, gaz, casserole chez WalMart 2072 € Ou 3672€ en Hotel en moyenne 80 € par nuit

aujourd'hui 13 juillet , 265€ TTC Vol Paris Los Angeles ou San Francisco ou 282€ Vol aller Paris LAX retour SFO Paris du 10 sept au 2 Oct avec Air Canada courtes escales . Pas de bagage a récupérer a l'escale de Montréal , passage direct a la douane américaine en 5 min . Bagage cabine inclus de 55X40X23 + un sac 43x33X16 a metre sous le siège. 265€ sut Mytrip frais de cartes bancaires inlus, ou 298€ sur le site de Air Canada. Air Canada très bonne compagnie , personnel aimable , bonne organisation et sièges confortable , bon choix de films, repas et boissons gratuites entre Paris et Montréal , 1 boissons gratuite entre Montréal et Los Angeles ou Sfo Pour les vols au départ de province c'est plus de 600€ Demande AVE 7$ ca valable 5 ans Demande ESTA 14$ us valable 2 ans Pour les locations de voitures, c'est toujours sur le site Hertz.co.uk avec le code de réduction CDP carte Gold 974500 qui est le moins cher pour sept 21,40 € jour , 447€ pour une eco . 27,50€ jour pour un SUV
Ouestusa.fr un des meilleurs site sur l'Ouest des USA pas besoins d'acheter un guide . Roadtrippin.fr
Exemple de budget 21 jours sur place en camping gratuit pour 2 pers, appli gratuite smartphone freecampsite ou ioverlander . appli GPS MAPme , Ubitrek pour les randos 530 € 265X 2 Vol AR Paris LAX 447 € Location de voiture eco Hertz.co.uk 300 € essence 600 € Nourriture 300X2 100 € Entrée Nat Parks et autre 95 € Achat tente , sac de couchage, matelas, réchaud, gaz, casserole chez WalMart 2072 € Ou 3672€ en Hotel en moyenne 80 € par nuit

Un petit bout du Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine English translation pending
Voici donc mon troisième carnet de voyage pour relater mon troisième voyage au Canada (je sais, je ne vais pas dans l'ordre..le premier carnet pour le quatrième voyage, le deuxième carnet pour le deuxième voyage 😛)
En 2016 voilà presque 4 ans que je ne suis plus venue au Québec.. J'ai décidé de ce voyage en mars après un clash de la Vie.... Que faire pour ne pas ruminer??? Partir au Canada pardi!!!
Ma fille est moyennement partante mais la perspective de prendre une amie avec elle lui fait changer d'avis.
Je partirai donc avec deux ados de 16 ans.
Mon voyage précédent m'a menée jusqu'au boutte de la route 138, à Natashquan et cette fois j'ai envie de découvrir d'autres contrées : au programme, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse et les charmantes îles de la Madeleine qui me font rêver.
Je n'ai pas trop réfléchi en prenant mes billets. A refaire je ne ferais plus une boucle Montréal - Montréal mais sans doute Halifax à l'aller et retour à Montréal.
Ce 28 juin 2016 , nous partons très tôt de la maison (dans la périphérie Bruxelloise) car nous décollons de Paris Charles de Gaule. Comme pour mon voyage précédent, les billets sont vraiment moins chers, même en comptant le trajet et presque un mois de parking près de l'aéroport (143 euros).
Je pars un peu la boule au ventre car c'est un jour de grève en France!!! J'ai d'ailleurs changé de parking quelques jours avant...de peur que la navette prévue ne fonctionne pas.
Arrivée sans encombre à l'hôtel Pullman à côté du shuttle pour se rendre au bon endroit à l'aéroport.
Aucun problème pour embarquer, le vol se passe bien , j'essaye de dormir un peu car la journée est loin d'être finie....
Nous survolons la Nouvelle Ecosse que nous verrons quelques jours plus tard!
Montréal nous voilà!
Mais juste le temps de récupérer la voiture de location...
Il ne fait pas très beau en ce milieu d'après midi, il y a plein de travaux sur les autoroutes de Montréal, des bouchons et la pluie se met de la partie... et je suis quand même debout depuis pas mal d'heures....
Nous mettons longtemps pour sortir de la ville en direction de Lévis.
La route me semble bien longue et...à un moment l'hôtel réservé me contacte pour me dire que ma réservation a été annulée!!!! Soit disant un problème de carte de crédit! Ma fille leur téléphone (cher l'appel...) et ils prétendent alors que booking a annulé la réservation...
Je suis claquée, je comprend rien, la route n'est pas facile avec la circulation dense et la pluie.
Je me rend quand même à l'hôtel réservé...où "par miracle" ils me trouvent le même type de chambre au même prix....
Ouffffff on y est et je ne me pose pas trop de questions..et j'aurai la réponse à cette bizarrerie plus tard... Mais les vacances ne commencent pas super bien...
Les filles, elles sont en forme (elles ont dormi dans la voiture).
Il est déjà tard, on se trouve un p'tit resto où elles se régalent d'une poutine.
Puis dodo!!!!
Si je peux vous donner un conseil c'est de ne pas faire comme moi..un long trajet après un long vol...
Montréal nous voilà!
Mais juste le temps de récupérer la voiture de location...
Il ne fait pas très beau en ce milieu d'après midi, il y a plein de travaux sur les autoroutes de Montréal, des bouchons et la pluie se met de la partie... et je suis quand même debout depuis pas mal d'heures....
Nous mettons longtemps pour sortir de la ville en direction de Lévis.
La route me semble bien longue et...à un moment l'hôtel réservé me contacte pour me dire que ma réservation a été annulée!!!! Soit disant un problème de carte de crédit! Ma fille leur téléphone (cher l'appel...) et ils prétendent alors que booking a annulé la réservation...
Je suis claquée, je comprend rien, la route n'est pas facile avec la circulation dense et la pluie.
Je me rend quand même à l'hôtel réservé...où "par miracle" ils me trouvent le même type de chambre au même prix....
Ouffffff on y est et je ne me pose pas trop de questions..et j'aurai la réponse à cette bizarrerie plus tard... Mais les vacances ne commencent pas super bien...
Les filles, elles sont en forme (elles ont dormi dans la voiture).
Il est déjà tard, on se trouve un p'tit resto où elles se régalent d'une poutine.
Puis dodo!!!!Si je peux vous donner un conseil c'est de ne pas faire comme moi..un long trajet après un long vol...
Carnet d'un circuit classique en Namibie de 19 jours: Waterberg, Etosha, Aussicht camp, Twyfelfonte English translation pending
22 mai : Avion de Mulhouse/Bâle à Londres/Heathrow et JohannesburgPour bénéficier d'un tarif compétitif nous n'avons pas économisé notre temps :
Bâle-Heathrow : 1h30 de vol mais 7h d'attente puis Heathrow-Johannesburg 10h et10mn de vol en Boeing 787-9 dans des sièges et un espace très contraint mais avec une nourriture plus que correcte, heureuse surprise !
Calao
23 mai : Avion de Johannesburg à Windhoeck Atterrissage à Johannesburg un peu après 6h du matin. Il fait bon dehors et le soleil vient de se lever, les formalités de transit sont vite expédiées. Et c'est reparti pour 4h d'attente. Ici aussi on va tuer le temps à regarder passer les voyageurs de toutes races, de toutes vêtures, des « fantômes » aussi, tout de noir revêtus avec des maris tout en blanc, quel contraste ! Nous visitons les quelques échoppes qui vendent de l'artisanat touristique. On y retrouve les statuettes africaines en bois sculptées, certaines sont petites d’autres sont gigantesques, des tissus aux couleurs caractéristiques (marron, noir, beige) mais le tout à des prix vraiment exagérés. Un peu plus loin, on retrouve les incontournables boutiques du luxe mondial; Gucci, L. Vuiton, Hermès etc. puis c'est le décollage dans un Boeing 737-400 de la Comair sous pavillon B.A. pour 1h45mn de vol jusqu'à Windhoeck. Temps clair, le paysage sous nos yeux est désertique, une savane plate très superficiellement arborée et traversée par de rares pistes rectilignes. L'aéroport de Windhoeck est installé en pleine brousse à 45 km de la ville et n'est pas bien grand. Le représentant de Namvic notre loueur de 4x4 est là et nous emmène directement à son agence située sur la route de WDK. Là nous allons passer 2 heures à écouter toutes les explications relatives à la voiture, les consignes particulières pour rouler sur les pistes, les manœuvres à faire ou à ne pas faire, les contrôles à faire chaque matin (niveaux d'huile et d'eau, écrous de serrage des roues, pression des pneus). Puis c'est au tour de la partie camping avec les explications du montage/démontage des deux tentes de toit, explication du fonctionnement du frigidaire, du réchaud à gaz, du compresseur, du téléphone satellitaire, du mobile, du gps etc. Deux heures n'ont pas été de trop. Et nous voilà maintenant parti pour WDK distant d'environ 15km. La circulation sur la route principale est fluide, et en suivant le GPS que nous avons programmé nous trouvons sans peine notre hôtel, le Chameleon GH. Bel endroit, très propre avec une piscine, des espaces de repos, une grande cuisine ouverte sur une terrasse extérieure. Notre chambre dispose de tout le confort : ventilo, clim, sdb et wc privés, grand lit confortable, bouilloire avec dosettes de café, thé, roibos ! Après avoir pris une bonne douche nous sortons découvrir la capitale. C’est une ville improbable construite sur de petites collines : Le centre est occupé par un quartier moderne avec des tours de verre et acier mais le reste de la ville est assez informe. Des gamins mendiants se précipitent sur nous en implorant de l'argent avec le refrain habituel. Nous avons essayé de repérer des restos à partir du guide LP mais sans succès, finalement nous tombons sur le restaurant « Marmite impériale » à côté du « Zoo Park » en fait c'est le seul que nous ayons trouvé sur notre chemin, il n'est que 19h et la ville est déjà endormie, il n’y a quasiment plus personne dans les rues. Nous nous installons sur une terrasse couverte mais ouverte sur le jardin. Nous choisissons d'une part un steak de springbok et un curry d'agneau, tous les deux plats sont excellents. Nous repartons vers notre hôtel et sommes de nouveau abordés par quelques gamins collants au point qu'un d’eux est en train d'essayer de me faire les poches en me tenant la main pour m' attendrir. Retour au GH, excellente nuit calme et réparatrice.
Waterberg
24 mai : De Windhoeck à Waterberg Levé vers 7h, il fait à peine jour et un soleil rouge apparaît à l'horizon. Nous prenons le petit-déjeuner buffet en libre service, il y a de tout, salé, sucré, céréales, pains, margarine, confiture, jus de fruits, fruits et café ou thé. Nous remballons nos affaires dans le 4x4 et partons d'abord faire le plein car il ne nous reste plus que ¼ et dans ce pays on nous a recommandé de faire le plein dès que possible. Grâce au gps et aussi à mapsme (mieux vaut 2 avis qu'un seul) nous prenons la belle route en direction de Waterberg notre étape du jour. Le soleil luit il fait déjà chaud, la circulation est fluide et régulière. Des panneaux nous indiquent la présence de phacochères, que nous verrons effectivement en nombre au bord de la route mais dès que l'on s'approche d'eux en ralentissant ils fuient vers les clôtures omniprésentes et se glissent par dessous pour se mettre à l'abri. Après quelques 200km nous bifurquons vers l'Est en direction du plateau de Waterberg et bientôt c'est le 1er contact avec les pistes non revêtues. Nous continuons de scruter la savane qui borde la piste de part et d'autres et tout à coup je distingue devant moi à 100 m une girafe bien cachée par un arbre qu'elle est en train de brouter, arrêt photos, nous mitraillons malgré un éclairage moyen et la présence des arbres qui nous cachent deux autre girafes. Nous arrivons au camping de Waterberg, en fait c'est un complexe hôtelier avec lodge, camping, restaurant, piscine. Nous choisissons notre emplacement, il y a très peu de monde et l'espace est grand. Comme nous n'avons pas encore déjeuné nous sortons table et chaises et préparons de quoi faire des sandwiches. Je commence par mettre un paquet de pain sur la table et retourne au 4x4 chercher le reste, mais à peine le dos tourné j'entends un gros bruit et une cavalcade accompagnée de gris gutturaux : la table est vide et un gros babouin est en train de fuir avec le paquet de pain de mie dans la gueule suivi par toute sa meute qui réclame sont dû. Premier avertissement, nous devons nous méfier de ces babouins très rapides et chapardeurs qui zonent dans le camping. Comme nous avons assez de pain, ce vol ne porte pas à conséquence mais on est maintenant sur nos gardes vérifiant que ces singes ne zonent pas trop près de la tente. Après ce déjeuner nous décidons d'aller faire le sentier « mountain walk » qui depuis le camping nous mènera sur les hauteurs du plateau d'où nous devrions jouir d'une belle vue. En montant nous voyons notre première antilope « dik dik», c’est un petit herbivore. Le chemin traverse la forêt puis grimpe dans des éboulis assez pentus et acrobatiques à franchir, nous soufflons tous les deux en montant. En escaladant la dernière pente au niveau de la falaise terminale je me claque ou un tendon, ou un muscle, nerf, ou ligament sous la plante des pieds, c'est assez douloureux mais je peux heureusement continuer à marcher en boitant. En haut le spectacle est magnifique à cette heure, la falaise rougeoie sous le soleil couchant, des oiseaux, dont des rapaces nous survolent. Il se fait tard, presque 18H et nous ne voulons pas redescendre dans le noir d'autant que Pat n'a que ses lunettes de soleil. En redescendant nous tombons sur des damans en train de mâchouiller des herbes, puis un peu plus bas nous verrons des babouins qui doivent nicher au pied de la falaise. Le soir nous déplions nos tentes et déplaçons le 4x4 car les branchages de l'arbre sous lesquels nous sommes placés empêchent l'ouverture des tentes basculantes. Après avoir manœuvré et procédé au dépliage des deux tentes de toit, nous pouvons enfin nous coucher non sans avoir, au préalable, dîné d'une excellente omelette aux lardons. Bonne nuit fraiche et silencieuse, accompagnée par deux énormes zébus qui broutent à deux pas de notre tente.
Etosha : Rhinocéros
25 mai : De Waterberg à Etosha au Namutoni camp Préparation du petit déjeuner mais à peine avons-nous commencé à manger que le gros mâle babouin surgit à une vitesse folle devant nous empoigne notre boite plastique de vivre et s'échappe en courant, je le suis en hurlant pour l’impressionner et en me protégeant d'une chaise pliante, il essaye de m’impressionner lui aussi en montrant ses crocs de belle taille mais il lâche la boite et s’enfuie avec une boite d'allumettes. Finalement deux gardiens armés de bâtons viennent faire le guet pour nous permettre de terminer tranquillement notre petit-déjeuner. De beaux oiseaux au plumage bleu se promènent autour de notre table pour récupérer les miettes tombées à terre. Au réveil nous avons aussi vu un blaireau faire les poubelles du camping. Nous plions tentes et bagages et reprenons la même piste et route qu’hier sur une cinquantaine de km en direction de la ville d’Otjiwarongo. L'entrée de la ville est assez misérable avec sa rangée de cahutes « bidonvillesques » et quelques échoppes, ou plutôt tréteaux de vendeurs de bois sculpté. Nous nous arrêtons au Superspar compléter nos achats, prendre de l'essence et repartir vers le nord. Nous arrivons à Namutoni vers 15h et choisissons l'emplacement n°16 bien abrité avec son braai, sa table ses chaises en béton et son alimentation électrique. Nous déplions nos tentes en 15mn déjeunons de sandwiches puis partons avant la nuit faire un petite boucle des points d’eau les plus proches : Koinachas, Klein Okevi, Groot Okevi. Il n'y a pas beaucoup d'animaux à part deux grands échassiers (outardes de Kori) et quelques herbivores dont nous ne connaissons pas encore les noms ! En revenant nous voyons deux 4x4 arrêtés au bord de la piste, c’est un signe qu’il doit y avoir des animaux, en effet, en regardant bien nous voyons, couchées sous deux arbrisseaux, trois lionnes faisant langoureusement la sieste. Au bout d'un petit moment deux d’entre elles se lèvent et s’éloignent tranquillement vers le nord puis s'arrêtent et se recouchent : quel beau spectacle ! Il se fait tard nous retournons au camping au moment du coucher de soleil vers 18h15. Le temps passe vite entre la préparation du dîner, se doucher, faire la vaisselle, préparer nos sacs pour la nuit et le lendemain, trier les photos etc. La voûte étoilée est magnifique.
26 mai : Etosha partie Est : Trous d’eau du jour : Chudop, Ngobib, Batia, Goas, Noniams, Halali, retour par Nuamses, Springbokfontein, Okerfontein.
Réveil à 6h15, le soleil n'est pas encore levé, il fait plutôt frais et une polaire est bienvenue. Il nous faut ensuite tout boucler, alors que nous revenons dormir ici mais c'est comme ça. À 8H nous sommes prêts à arpenter et découvrir les trésors d 'Etosha nous allons faire une boucle de l' E. vers l'W. en passant par la boucle sud et en revenant par la piste principale au N. Premier arrêt au point d'eau de Chudop. En arrivant c'est assez calme puis progressivement vont arriver des zèbres en grand nombre puis des herbivores de toutes sortes (impalas, gnous, springboks), c’est un spectacle magnifique avec cet éclairage du matin et le bleu du point d'eau, les zèbres se reflétant dans l'eau au moment de s’abreuver. Toute la journée nous allons alterner les points d'eau et voir de nouveaux animaux ! Les herbivores les plus nombreux sont les koudous, les zèbres et les springboks. Les jeunes springboks sont les plus étonnants quand ils sautent, les quatre pattes simultanément en l'air, comme s’ils étaient montés sur des ressorts ! On voit ensuite les beaux oryx avec leurs grandes cornes qui pointent vers le ciel dans la même famille des herbivores le grand koudou est très beau également : Il a les flancs veinés de rayures brun foncé sur un corps brun clair, il a de larges oreille et les mâles portent de magnifiques bois contournés. Retour au camp peu avant le coucher du soleil à 18h30, c'est l'heure où les portes du camp vont fermer pour la nuit. Ce soir on se paie le restaurant du camp : excellent steak d'oryx avec un peu de riz pilaf et quelques rares légumes pour décorer, le tout arrosé d'un excellent verre de vin blanc du coin. Addition 344$ soit 24€ pour deux. La nuit est fraîche et on supporte le sac de couchage et même plus surtout vers le matin.
Trou d'eau de Chudop
27 mai : traversée du parc d'Etosha de Namutoni à Okaukuejo Boucle par Tsumcor, Groot Okevi, Springbkfontein, Riestfontein, Salavadora, Sueda, Homob et Okaukuejo.
On est de plus en plus rapide pour plier les tentes même si c'est une gymnastique fastidieuse de grimper plusieurs fois sur les passages de roue pour replier les tentes vers l’intérieur avant de les coiffer avec les bâches rigides et poussiéreuses. Le plus pénible c’est les crevasses aux doigts à cause de la sècheresse et du froid matinal et comme ils sont très sollicités c’est douloureux ! Nous prenons notre petit-déjeuner puis c'est le départ vers 8h par d'autres pistes et d'autres points d'eau. Le premier arrêt à Tsumcor nous permet de voir des éléphants, le reste de la tournée sera contrasté : presque rien sur les derniers points d'eau, d'ailleurs certains n'ont plus d'eau : c’est le résultat d’une sècheresse catastrophique qui touche le pays depuis le mois de février. A l’un des trous d’eau quelqu’un nous signale que nous avons la demi-porte arrière haute ouverte ! En fait la vis qui bloque le hayon s’est cassée parce que le système d'attaches a été bricolé et n’est pas suffisamment solide pour résister aux secousses importantes de la piste. On essaye une réparation de fortune, pas très rassuré de sortir ne serait-ce qu’une minute de la voiture dans cet environnement sauvage mais ça ne tient pas, on continue notre route le hayon à demi ouvert. Nous raterons de peu un léopard que l'on nous avait signalé au bord de la piste. Installation au camping d’Okaukuejo : c’est un grand complexe avec un grand camping, des appartements, des bungalows du plus simple au plus luxueux, un restaurant, une station d'essence. C’est tellement grand et mal signalisé qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’aider des gens qui s’étaient perdus à retrouver leur chemin.
On casse la croûte puis on répare notre hayon arrière, la vis cassée est remplacée grâce à l’amabilité des employés du site qui nous ont dépannés. Puis on repart visiter d'autres points d'eau : on nous a conseillé, le trou d’eau Nebrownii où nous pourrions avec un peu de chance y voir lion et lionne ! Une longue attente commence, des herbivores se succèdent sur le site. A la jumelle il me semble apercevoir très au loin une silhouette rousse qui pourrait bien être celle d’un lion, mais cette silhouette décide de se coucher dans les herbes là-bas au loin et je perds sa trace. Vers 17h30 on voit arriver, visible de loin en terrain découvert une lionne s’avançant tranquillement vers le point d’eau : Tous les autres animaux se sont évaporés ou gardent une distance respectable par rapport au point d’eau. Après avoir bu, la lionne s’éloigne et c’est alors que l’on voit arriver le lion que j’avais repéré tantôt. D’un pas majestueux et assuré il vient boire puis contourne notre parking pour repartir dans une autre direction, c’est magique ! Il se fait tard, les portes du camp vont bientôt se fermer nous repartons et filons vers le camp où nous arrivons juste à l’heure. A la tombée du jour, les chacals rodent, il y en a même un qui a essayé d’ouvrir notre boite en plastique pour en récupérer de la nourriture ! Le site d’Okaukuejo dispose de son propre trou d’eau éclairé la nuit, nous allons donc y faire un tour à la nuit tombée et oh surprise plusieurs rhinocéros s’y sont donnés rendez-vous. Nous allons y assister à un ballet étrange : deux rhinocéros s’affrontent calmement, lentement se défiant corne contre corne mais sans jamais dépasser le stade du jeu, donc sans violence ni brutalité pendant plus d’une demie heure ils vont se renifler, se jauger, se pousser, passer leurs cornes sous la patte arrière du rival pendant que la femelle attend tranquillement un peu plus loin le résultat du match !

28 mai : Autour d'Okaukuejo Boucle : Wolfnes, Okondeka (girafe à l'horizon) Adamax (pas d'eau) Grunewald (bof), Natco et Leeubron. L'après-midi : Gaseb, (rhino peu avant dans la savane), Gemsbokvlakte (grand koudou) Olifantsbad (troupeau d'éléphants), Aus (girafes).
Notre tournée de ce matin n’a pas été très fructueuse, peu ou pas d’animaux, retour au camping pour casser la croûte au camp et en profiter pour faire la lessive, puis nous repartons pour la boucle du Sud –Est visiter les trous d’eau de Gaseb. Deux 4x4 sont arrêtés au bord de la piste, on aperçoit un rhinocéros à 50 m de la piste, un peu plus loin un superbe troupeau d'éléphants s’en va se désaltérer au trou d’eau d’Olifantsbad, le bien nommé ! à Aus un troupeau de koudous et de nouveau un troupeau d'éléphants à coté de la piste, enfin une lionne au bord de la route en revenant vers Okaukuejo. Entre temps notre hayon s'est de nouveau ouvert, la vis est cassée, il faudra trouver une autre solution car la poussière envahit le coffre et tout le matériel est rempli de sable ! Retour au point d'eau éclairé après le coucher du soleil pour voir quelques éléphants s'abreuver et les rhinocéros d'hier soir prêt à en découdre une nouvelle fois.
Etsoha : le roi lion fait son entrée...
29 mai d'Okaukuejo à Aussicht Camp (60km au sud d'Epuwo) Réveil à 6h00 pour démarrer tôt avec une journée avec beaucoup de km. Hier en voulant faire le plein de gasoil à la station d'essence du camping nous avons appris avec stupeur que la pompe diesel était en panne et que notre projet d'aller vers Dolomite camping était compromis par manque de carburant. Ce matin, je suis le premier à descendre de ma tente, je vais ouvrir la voiture, laisse les clefs sur le siège avant et 5 secondes plus tard mon petit sac à dos s'affale tout doucement sur les clés en actionnant la fermeture des portes !!! Nous voilà avec une voiture verrouillée et les clés à l'intérieur. Nous allons tous les deux pendant plus d’une heure nous escrimer avec les tiges métalliques de la tente, pour essayer d'actionner et d'ouvrir le système de verrouillage par la porte conducteur fermée seulement au 1er cran, sans résultat. De guerre lasse je suis allé chercher du renfort du côté des employés africains du camping il ne leur aura pas fallu plus de 10 mn pour venir à bout du problème : C’est ça l’Afrique !!!
Le petit-déjeuner rapidement avalé, il est déjà 9h. Nous partons en direction d'Outjo par une belle route goudronnée, contrôle sanitaire en sortant et paiement du parc d’Etosha : l’employée va, de façon très évidente se mettre dans la poche l'argent destiné au parc !!! A Outjo nous profitons de la ville pour faire le plein de gasoil et refournir nos réserves alimentaires. Nous reprenons une très bonne route asphaltée vers la ville de Kamandjab puis d’Opuwo où nous refaisons le plein de diesel. La ville n'est pas très attrayante, à la station d'essence nous sommes assaillis par des vendeuses de colifichets très insistantes, nous voyons aussi passer des femmes Himbas et Héréros reconnaissables à leurs habits. Nous quittons Opuwo ainsi que la route goudronnée pour emprunter une piste sableuse de bonne qualité mais avec des passages de gués plus ou moins escarpées, mieux vaut bien les anticiper pour éviter d'être fortement secoué sur son siège. Au coucher du soleil vers 18h30 nous quittons la C38 pour prendre la piste vraiment rustique sur 6km qui permet d'accéder à l’Aussicht Camp dans un très beau paysage vallonné et arboré. Marius nous accueille et nous recommande de monter la tente avant la nuit puis de revenir si nous voulons diner chez lui. Nous choisissons un bel espace, nous somme presque seuls, l'autre couple de Français à choisi un emplacement un plus haut invisible du nôtre. Vers 19H nous descendons dîner en bas au restaurant. Ines, la collaboratrice de Marius nous accueille, un peu plus tard alors que nous buvons tranquillement nos bières, un, puis deux puis trois porcs-épics viennent sur la terrasse pour se régaler de polenta préparée par le maître de maison. Nous en verrons au moins une dizaine pendant près d'une heure !! Etonnant
femme Himba
30 mai : Balade dans deux villages Himbas Notre arrêt dans ce camping était motivé par la possibilité d’aller visiter des villages Himbas. Nous avons évidemment beaucoup hésité à franchir le pas, ne voulant pas participer à un zoo humain ! Marius parait sincèrement convaincu de la nécessité de maintenir la culture Himba fortement menacée par les politiques d’assimilation du gouvernement namibien. Il connait bien ces villages Himbas, il est né dans cette région. Il s’est chargé des formalités et cadeaux à leur remettre. Pour faciliter le contact, Pat. a emmené un petit appareil Polaroid pour tirer quelques portraits qu’il pourra offrir et distribuer directement sur place. Vers 9H Marius nous emmène en voiture en direction d’un premier village situé à 20 mn de voiture du camp. Nous sommes accueillis très simplement par quelques femmes Himbas de ce petit hameau composé de quelques cases rondes ou rectangulaires en torchis revêtues de paille ou de tôle ondulée. Les femmes Himbas sont reconnaissables à leurs coiffures très élaborées et à la façon dont elles tressent leurs chevelures. Elles portent de plus des vêtements traditionnels et des bijoux particuliers. Leurs chevilles sont enserrées dans des guêtres métalliques. Enfin et surtout elles s’enduisent le corps d’un emplâtre de couleur ocre, mélange de graisse de vache et de poudre d’ocre.
Le village ne « respire »pas l’abondance mais ce n'est pas la misère même si ça y ressemble vu de notre point de vue occidental. Les Himbas ont l'air très heureux, mangent à leur faim (surtout de la polenta et de la viande, pas ou peu de fruits et légumes). Les gamins, comme toujours sont omniprésents, peureux au début puis très curieux. Les femmes nous souhaitent la bienvenue en nous disant « moro-moro ». Pat a beaucoup de succès avec son polaroid tant auprès des femmes que des enfants. Pendant qu’elles sont occupées à se faire belles pour la photo, j’en profite pour les photographier discrètement. Nous allons ensuite visiter un 2me village un peu plus loin. La doyenne du village est en train de préparer la polenta de la communauté, d’autres femmes travaillent des peaux de cuir pour les assouplir avant de les transformer en jupe traditionnelle. Il y a peu d’hommes adultes, ils s’occupent du bétail la seule richesse des Himbas. Avant de repartir nous allons choisir et acheter quelques objets artisanaux, une façon de remercier les villageois de leur accueil. En conclusion, nous n’avons pas eu l’impression de participer à l’exploitation touristique de ce peuple, nous n’étions que deux touristes avec Marius et la plupart des femmes continuaient à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de notre présence. Marius nous a aussi expliqué la façon dont l’Europe par ses dons contribuait à éradiquer la culture des Himbas, par exemple en leur offrant des WC en tôle ondulé ne correspondant pas à leurs habitudes traditionnelles. Pour fréquenter l’école les enfants Himbas ont l’obligation de se couper les cheveux ce qui est contraire à leur tradition. En voiture, Marius nous confiera sa vision pessimiste du monde actuel, influencée par les prophéties de Daniel et de St-Jean ce qui nous mènera, d’après lui au troisième et ultime conflit mondial. En fin de journée nous irons visiter avec Ines les anciennes mines exploitées par le père de Marius où l’on trouve encore des dioptases et des roches colorées de bleu.
La chef du village Himba
31 mai : D'Aussicht camp à Palmwag Bonne nuit légèrement fraîche. Ce matin les calaos nous ont fait la fête en dansant et criant sur les arbres autour de nous. Nous prenons la piste caillouteuse qui part du camp vers le Sud, elle est un peu plus longue mais en meilleur état que la piste Nord empruntée en arrivant, puis on rejoint la grande piste gravillonnée en bon état qui nous mène vers le sud en direction de Sesfontein. Arrêt à Sesfontein, un minuscule hameau avec une station service où nous refaisons le plein par sécurité, quelques échoppes rudimentaires vendent des pierres précieuses et quelques babioles touristiques. Nous repartons vers la route de Palmwag et admirons au passage le canyon de Khowarib avec ses belles roches rouges. Puis c'est 101km de piste en bon état jusqu'à Palmwag. Arrivés là, nous hésitons entre deux possibilités : nous installer au camping du Palmwag Lodge devant nous où faire encore une 40aine de km pour nous installer dans un autre camping, passer obligatoirement une barrière sanitaire où l'on nous délestera de nos charcuteries et saucisses ! Le choix est vite fait, on choisit la 1re solution et on s'en félicite, le camping est de qualité, avec piscine (très froide) et beaux emplacements avec tout le confort : douche chaude emplacement ombragé avec évier, branchement électrique et prix correct. Les saucisses sauvées du contrôle sanitaire seront délicieuses…
Femme Héréro
On nous a quand même avertis que le camping était environné de bêtes sauvages et qu'il ne saurait être tenu pour responsable si on devait se faire bouffer ou attaquer par un lion, un éléphant ou un rhino !!! On en profite pour faire des lessives, prendre une bonne douche, actualiser nos comptes...
1er Juin : de Palmwag à Madisa camp Levé vers 7H nous traînons un peu pour une fois, puis allons voir le lever de soleil vers 7h45 juste derrière le camping. Puis c'est la routine, petit-déjeuner et rangement. Vers 10h nous passons à la réception pour nous faire expliquer le fonctionnement du téléphone que le loueur nous a prêté et essayons de faire réserver le camping à Sesriem mais samedi ce n'est pas possible ni dimanche d'ailleurs, nous verrons bien d’ici là. Nous quittons ce camping agréable et prenons la route en direction de Twyfelfontein, par une belle piste roulante et large mais évidemment poussiéreuse, comme d'habitude. Nous prenons la direction de Twyfelfontein sans avoir vu ni éléphants déserticoles ni rhinocéros noirs dont c'est le milieu préféré. Le paysage devient de plus en plus désertique avec des arbrisseaux rachitiques et quasiment plus de feuilles ! Si les éléphants doivent brouter ce qui reste il n'y aura bientôt plus rien. A Twyfelfontein nous payons le droit d'entrée et une guide nommée Monalisa (véridique) nous guide sur un itinéraire qui permet de voir de magnifiques peintures rupestres d'animaux comme des lions, des oryx, éléphants, girafes, otaries, autruches... ces gravures pourraient avoir entre 5000 et 6000 ans. Il est 13h30 et l'éclairage est parfait. Nous quittons Twyfelfontein pour revenir sur nos pas et prendre la direction (impasse) qui mène en quelques km vers les orgues basaltiques et la Burnt mountain : si les orgues basaltiques sont impressionnantes nichées dans une gorge de rivière à sec, la burnt mountain fait penser à ce que nous avons déjà tant vu aux Canaries en Italie ou à la Réunion. Nous revenons vers la route principale et prenons la direction de la « petrified forest » à 45 km d'ici. Le paysage semi désertique change, la couleur du sable passe de l’ocre au rouge puis au blanc en fonction des oxydes présents dans le sol. De temps à autres de gros reliefs tabulaires barrent notre horizon ensuite on roule de nouveau dans une plaine plate et monotone puis on aperçoit de grosses boules de roches rouges entassés en forme de chaos. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide qui nous montre quelques exemplaires relativement jeunes de la fameuse fleur welwitschia et nous arrivons devant un magnifique spécimen de pin pétrifié au large tronc et aux cernes bien visibles plus loin un autre pin à demi enterré mesure 37m de long. Retour au parking où nous reprenons la voiture pour rejoindre notre camp de ce soir distant de 48km encore, sur des pistes relativement roulantes qui traverse de magnifiques amas de grosses boules de roches rouges, bien éclairés en cette fin d'après-midi. Vers 18H nous voilà au Madisa camp, superbement installé devant un amas chaotique de roches rouges, il y a même une piscine mais il est un peu tard pour en profiter, nous montons les tentes, allons faire quelques photos des environs. L'éclairage du soleil couchant est magique sur ce camping. La nuit est tombée et il fait déjà plus frais en raison d'une brise qui balaye notre coin.
Madisa camp
2 juin : De Madisa camp au Spitzkoppe Départ en direction du sud et des Spitzkoppe. Le paysage se désertifie à mesure que nous descendons vers le sud, de vastes espaces plats remplacent de plus en plus les montagnes vues plus haut. Les pistes sont de plus en plus sablonneuses mais restent de belle qualité puisqu'on peut y rouler entre 60 et 80 km/h sauf à certains endroits quand des affleurements rocheux cisaillent la route où à la suite de passages de gués trop profonds dont on ne voit la pente qu’au dernier moment !
En cours de route nous faisons un petit détour pour aller admirer les fresques de la Dame blanche plus connues sous le nom de « White lady ». Il s’agit d’un site mondialement connu par les préhistoriens dont la visite est payante et guidée. On y voit des fresques colorées de plusieurs personnages ainsi que d’animaux, elles dateraient d’il y a environ 2000 ans. C’est très beau et d’une grande finesse.
Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville d’Uis pour faire le plein de gasoil et changer de l’argent. Malheureusement l’ATM de la station essence est vide et il n’y a pas d’alternatives, comme on est dimanche tout est fermé ! La jeune femme que nous avons pris en stop à White Lady nous indique la possibilité de changer de l’argent chez le Chinois aussitôt dit aussitôt fait, nous voilà devant le Chinastore. La jeune femme va taper à la porte cadenassée du magasin et notre Chinois arrive encore tout ensommeillé ! Il nous ouvre la porte et le marchandage commence, il me demande de lui indiquer sur sa machine à calculer quel montant en € je veux changer et à quel cours. A partir de là nous allons, l’un comme l’autre, essayer de réaliser une bonne opération, sachant que pour moi l’essentiel est de repartir avec des $, n’en ayant plus, quitte à les payer un peu plus cher ! Finalement je les obtiens à un cours raisonnable. Nous profitons de cet arrêt pour aller acheter des bières dans un « liquor store » lui aussi cadenassé et hyper-protégé contre toute tentative de vol, étonnant !
Sur la piste on aperçoit de temps en temps des cabanes lépreuses abritant des « échoppes de souvenirs et dès qu’une voiture approche des mioches de 6 à 12 ans se précipitent vers les voitures pour essayer de vendre de petits objets d’artisanat en tôles ou en bois. Certaines échoppes se signalent de loin grâce à des répliques d’animaux en grandeur nature en treillis de fil de fer recouvert de boue séchée. La température doit évoluer entre 20 et 28° au soleil, il y a assez souvent des coups de vents mais dans l'ensemble la température reste supportable. La preuve, quand nous sentons le besoin de mettre la climatisation dans le 4x4 ce n’est jamais pour très longtemps et dès que la température à l’intérieur nous convient on la coupe ! Vers 16 nous arrivons aux Spitzkoppe que nous avons vus venir de loin puisque ce sont les seuls pics à émerger d'une plaine aride et plate. A l'entrée le gardien nous donne un plan et nous explique la topographie, il y a heureusement peu de monde et nous pouvons à loisir choisir notre emplacement, ce sera le n° 6, isolé sans voisin visible mais proche de la fameuse arche que nous allons visiter en 10mn à peine de notre emplacement, la tente montée. Il y a malheureusement un groupe de Brésiliens qui squattent l'arche pour faire des photos et en particulier une fille, la « topmodel » du groupe qui n'arrête pas de prendre des poses avec ou sans chapeau en squattant évidemment l’emplacement central de l’arche !!! Finalement après avoir longtemps attendu nous arriverons à photographier l’arche sans plus personne. Après le coucher du soleil nous allons consacrer un peu de temps à essayer de photographier la voûte étoilée ce qui est plus facile à dire qu’à faire les essais en mode manuel avec une ouverture de 2.8 et une pause de 60 secondes seront les plus convaincants, mais pas extraordinaires non plus !
orgues basaltiques
3 Juin : de Spitzkoppe à Swakopmund Levé vers 7h, nous partons vers l'arche pour contempler le lever de soleil, nous sommes en avance et il n'y a encore personne, les campeurs vont arriver au moment où le soleil fait son apparition vers 8h. Les montagnes environnantes se teintent dune belle couleur orangée. Nous quittons le camp et prenons la route vers Henties Baai par une belle piste sablonneuse bien roulante, on ne rencontrera que quelques rares voitures sur 100km. A Henties nous voilà au bord de l'océan et la brume fait son apparition, la température chute brutalement et l'humidité nous enveloppe, nous nous arrêtons au bord de la mer à côté de familles venues pêcher dans l'océan, le vent est froid et nous remontons vite fait dans notre voiture. Encore 60 km et nous voilà à Swakopmund. Grâce au GPS de mon mobile je repère facilement le Tiger reef camping où nous pensons nous arrêter. C'est un super camping ultra propre avec des sanitaires nickel et des emplacements tout confort avec électricité, table et bancs, auvent et braai. Nous repartons tout de suite en voiture pour aller faire des courses au Superspar, n'ayant plus grand chose dans notre garde manger, n'ayant pas pu hier dimanche faire des courses. Nous allons ensuite changer de l'argent liquide faire quelques magasins et passer à l'O.T. nous renseigner sur les différents tours à Sandwich Harbour un peu plus loin nous achetons quelques vis pour réparer les fermetures du 4x4 toujours douteuses. Swak. est une ville improbable : le centre commercial est bien achalandé, on y trouve de nombreux magasins de souvenirs avec des articles de belle qualité, des bars et restaurants, des hôtels, des supermarchés et des banques. Les maisons sont soit de style traditionnel allemand du début du siècle très colorées ou d'un style international assez bâtard. Pour se prémunir de vols les magasins sont fermés par des grilles cadenassées et il faut sonner pour qu'on vous ouvre. Il fait relativement frais et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soir nous ressortons pour aller diner, il est 19h il fait nuit noire et il n'y a quasiment plus personne dans les rues. La brume s'est levé, un vent froid souffle on se croirait au bord de la Baltique, tout à fait raccord avec le style des maisons. Nous mettons 15mn à pied pour rejoindre notre restaurant, le Fish Deli, conseillé par l‘employée de l'OT, c’est un sympathique petit restaurant spécialisé en poissons et fruits de mer : excellent
Spitzkoppe : l'arche
4 Juin : Tour organisé autour de Walvis Bay, (Pelican Point et Sandwich Harbour)
Vers 7h le gardien du camping nous appelle pour rejoindre la réception où nous attend le taxi qui va nous emmener pour un tour organisé d’une journée autour de Walvis Bay. Dans le minibus sont déjà installés quelques touristes Chinois. Il nous faut 45 mn pour rejoindre la ville de Walvis Bay : la ville se divise en plusieurs secteurs, ici ils disent « location », celui de toutes petites maisons alignées sur des rues de terre battue semblent réservées aux «indigènes», plus loin se trouve le port et la zone industrielle et plus loin encore près de la plage la ville touristique balnéaire avec de belles villas alignées le long de la promenade maritime. Là au waterfront nous rejoignons un groupe d'une quinzaine de Chinois et embarquons dans un catamaran qui va nous emmener jusqu'à Pelican Point où nous verrons non pas des pélicans mais des milliers de phoques à fourrures, espèce très commune ici. Certains s'amusent à monter sur le catamaran attirés par la distribution de poissons organisée par l’équipage. A un autre moment ce sont des pélicans qui viendront quémander leur pitance à la grande joie des Chinois qui mitraillent et mitrailleront d’ailleurs durant toute la journée ! Le temps est assez gris et pour la photo ce n'est pas terrible vers 11h on nous propose un excellent déjeuner à base d'huîtres, de nems, de beignets de poissons, de porc ou de poulet en boisson il y a du vin mousseux et de la bière. Retour au port en fin de matinée. Nous embarquons ensuite dans des 4x4 en direction des marais salants, propriété d’une grosse entreprise qui fournit à l'Afrique du Sud 90% de ses besoins en sel. Nous traversons ensuite une zone de marécages et de petites dunes puis nous longeons la mer en empruntant la plage de sable. Certains passages entre mer et dunes ont juste la largeur de la voiture et seront impraticables dans 1h. Durant l'après-midi nous allons sillonner en 4x4 les dunes de Sandwich Harbour, roulant sur des pistes assez acrobatiques avec de forte pentes tant en montée qu'en descente. Jared notre sympathique chauffeur s'en tire très bien même s’il s'est ensablé une fois. Avant de retourner à Walvis bay nous prenons une dernière collation avec du vin pétillant rosé d'Afrique du sud. Retour à Walvis vers 18h et à Swk. vers 19H. Grâce au sympathique et aimable gérant du camping, qui a bien voulu téléphoner pour nous à Seseriem, nous avons un emplacement réservé pour deux nuits au camping, ça nous rassure car il est souvent complet étant le plus proche des fameuses dunes de Sossusvlei. La brume a de nouveau tout recouvert, il fait humide et froid
Sandwich Harbour
5 Juin : De Swakopmund à Sesriem camp.
Nous quittons Swak. Peu après le lever du soleil et prenons la route très chargée à cette heure (c’est bien la 1ère fois !) jusqu'à Walvis où nous refaisons le plein de gasoil, puis nous prenons la route C 14 et au bout d'à peine 10km le soleil revient en force, finit les brumes de la côte, nous allons rouler ainsi dans un quasi désert assez monotone puis avec un relief plus accentué au moment de passer le beau canyon de Kuiseb. Arrêt à Solitaire, un hameau avec quelques maisons, une boulangerie réputée et des carcasses de vieilles bagnoles, tout pour plaire au touriste en mal d'exotisme. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’ombre d’une terrasse et manger quelques viennoiseries typiquement germaniques (bien que Vienne soit autrichienne !) Nous arrivons à Sesriem dans l'après-midi : A l'entrée du campsite on nous donne le n° 111 qu'il faudra indiquer à la réception du camping, là on paye l'entrée du parc puis les deux nuits (chères) de camping et on nous attribue la place n° 10, les espaces sont plutôt étroits et l'ombre rare, mais il y a de l'électricité, des douches, des wc et même une piscine. Mais le gros avantage du camping est d’être dans le parc et de bénéficier de l’ouverture de la barrière dès 6h30 et non 7h15 pour les gens venant de l’extérieur. Comme il n'est pas trop tard nous allons découvrir la dune Elim distante de quelques km du camping. Pour y accéder on prend la route bitumée vers Sossusvlei et on tourne au bout de 1km à droite sur une piste qui s'arrête au pied de la dune. On monte dans le sable, c'est un peu fatigant car on monte de deux marches et on redescend d’une. On est pas les seuls à avoir eu cette idée et on rejoint un groupe de Francais sur le sommet de la dune. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire mais on bénéficie d’une belle vue sur la plaine et le village de Sesriem.
Sossusvlei
6 Juin : Balade à Sossusvlei et environs
Réveil matinal el pleine nuit à 5h en même temps que la plupart des campeurs. Manœuvre habituelle et à 6h30 pile on passe la barrière et pour s’engager sur une belle route goudronnée en direction de Sossusvlei. Au parking à la fin de la route goudronnée on dégonfle nos pneus passant de 1.9 à 1.4 bar et, après avoir enclenché les 4 roues motrices en régime « low gear » c’est parti pour les 5 km de piste sablonneuse qui nous séparent du parking terminal des dunes de Big Daddy et Big Mama. Si dans certains passages je sens les roues patinées dans l’ensemble ça passe plutôt bien. A cette heure matinale l'éclairage est magnifique : nous descendons de voiture et partons vers Big Daddy et Dead vlei, malheureusement un groupe important de Chinois, discrets comme d'habitude empruntent le même chemin que nous. Arrivés vers Dead vlei nous préférons bifurquer à droite et grimpons sur une petite dune qui nous ramène vers Hiddenvlei ou par bonheur il n'y a personne ! Comme quoi hidden voulant dire « caché » les Chinois ne l’ont pas vu ! Nous en profitons photographiant tranquillement le décor superbe de ce petit salar émaillé d'arbres morts et desséchés puis rejoignons Dead vlei où quelques Chinoises ont improvisé un ballet dansé assez ridicule devant les nombreux objectifs braqués par leurs compatriotes !!! Nous grimpons ensuite vers la première partie de Big daddy pour faire quelques photos et nous redescendons vers le parking où quelques oryx se sont rapprochés des toilettes. Retour au camping pour déjeuner, faire des lessives et se reposer. Vers 16h30 nous reprenons le 4x4 et refaisons la route vers la dune 45 (à 45km de Sesriem), le paysage est toujours aussi magnifique et nous nous arrêtons plusieurs fois pour faire des photos. Arrivés à la dune 45 nous décidons de la gravir, en compagnie d'autres Chinois plus discrets, pour faire quelques photos en profitant de ce bel éclairage de fin de journée.
Sossusvlei
7 Juin : de Sesriem à Naukluft National Park levé vers 7H nous faisons le plein et partons voir le canyon de Sesriem à 4km du camping accessible par une piste parallèle à la grande piste. Au début nous empruntons le sentier qui domine la gorge et offre de beaux points de vue sur celle-ci, puis ayant repéré le sentier qui descend vers le fond de la gorge je le suis et me retrouve au fond de la gorge et c'est magnifique : quand on arrive sur le sentier sablonneux, en fait il s’agit du lit de la rivière on peut prendre à gauche et alors on s'enfile dans la partie la plus étroite et la plus sombre de la gorge, c'est très impressionnant et très beau car seul la partie haute de la gorge est illuminée. Si on part à droite à partir du chemin d'accès on s’achemine vers la partie la plus large et la plus ensoleillée, c'est moins impressionnant mais tout aussi agréable. Nous reprenons la voiture et partons en direction du parc de Naukluft où nous pensons passer la nuit. Il y a environ 150 km sur des pistes acceptables, vers midi la conduite est toujours plus délicate car avec le soleil au zénith on ne voit plus les pièges de la route comme les nids de poule et la tôle ondulée. Nous arrivons au Naukluft campsite vers 14h, nous prenons notre casse-croûte surveillant de l'œil les babouins qui nous guettent mais de loin, ils sont nettement moins agressifs qu'à Waterberg ! Le déjeuner terminé nous décidons de faire un bout de la ballade Waterkluft trail de 17km en partant du bout du camping vers les emplacements 6 et 7 : C'est une belle balade qui longe une petite gorge et qui est parsemée de petits points d'eau où viennent s'abreuver les bêtes nombreuses à voir les quantités de crottins qui jonchent le sol. Nous continuons jusqu'au croisement avec une autre piste au bout d'une heure et revenons sur nos pas. Douche glacée, dommage, ce camping se révèle être d’un mauvais rapport qualité/prix car on a quand même payé 500$ la nuit (sans électricité) alors que dans d'autres campings nettement mieux équipés on ne payait que 360$.
Naukluft N. Park
8 Juin : De Naukluft N.P. À Hartdap Lake Nuit très fraîche, le matin nous avons l'onglée en repliant les tentes, nos mains et nos doigts sont gelés, j'estime la température entre 3 et 7° ! Nous replions nos affaires et quittons le camping pour prendre la piste qui mène 4km plus loin au début de l’« Olive trail » une randonnée de 10/11km à faire en 4/5h. Il est 8h45 quand nous démarrons sous un soleil encore timide et un bel éclairage, le chemin bien balisé avec des marques de pied blanc monte doucement à travers une steppe arborée comptant entre autres des oliviers sauvages et cet arbre original, qu’est le kokerboom. Le chemin commence ensuite à grimper vers le haut de la montagne, un bruit d'éboulement rocheux m'alerte, un troupeau de zèbres dérangés par notre arrivée fuient en grimpant sur le versant opposé. Le chemin ensuite va suivre une gorge de plus en plus resserrée avec de la roche d'une couleur rouge et de temps à autres des plaques d'ardoise noire et des schistes. Il faut être attentif pour repérer les marques pas toujours bien visibles et on a, à plusieurs reprises dû revenir sur nos pas ou consulter le GPS pour retrouver la piste. Certains passages de verrous glaciaires sont assez acrobatiques mais le pompon reste une falaise à franchir dominant un gros trou rempli d'eau et à laquelle on se tient d'abord dans le vide sur une minuscule corniche puis en se tenant à une chaîne, le vide sous les pieds et peu de surplomb où poser les pieds !!! Finalement en surmontant son appréhension on y arrive sans trop de problèmes, il y aura encore quelques passages scabreux puis le sentier se confond avec la piste 4x4 et on se retrouve au parking peu de temps après être sorti de la gorge il nous a fallu 4h15mn pour faire la balade, arrêt photos et pique-nique compris. C’est bien fatigués que nous prenons la longue route vers Mariental. Environ 140 km de piste correcte jusqu'à Maltahöhe où nous faisons le plein. Une route goudronnée en bel état nous mène jusqu'à Mariental distant de 110km. La ville de Mariental n'a rien pour séduire le touriste, pas de centre ville mais des rues poussiéreuses, des gamins qui vous assaillent dès que vous vous arrêtez sur un parking pour faire des courses. Nous continuons encore 15km jusqu'au Resort du lac de Hardap. Nous nous inscrivons à la réception, payons nos droits d’entrée et nos 2 nuits puis allons choisir un emplacement : il y a le choix car nous sommes tout seuls ! Les emplacements sont assez quelconques avec peu d’ombre mais les sanitaires sont propres et bien équipés.

Olive trail : le passage délicat à la chaîne
9 Juin : Hartdap Lake Vers 10h nous prenons la piste qui longe le lac par le N-E, empruntant les petites pistes en cul de sac qui permettent d'approcher des bords du lac, le niveau à l'air bien bas et on peut voir loin à l'horizon quelques oiseaux comme des aigrettes, des cormorans et même une colonie de pélicans qui nous offrirons un bel envol et des figures de style haut dans le ciel. Nous continuons notre balade avec le mirador de « eagle point of view » et d’autres points de vue. Retour au camping. Nous passerons l'après-midi du coté du restaurant, l’eau de la piscine est glacée par contre nous pourrons profiter du wifi payant seulement accessible ici. Nous nous installons sur la belle terrasse circulaire qui domine le lac, lisons nos mails, passons des coups de téléphone et buvons une bière bien fraîche ! En résumé un bel après-midi bulle(s), dans tous les sens du terme !
Hartdap lake
10 Juin : de Hartdap Lake à Windhoeck
Levé avec le soleil, dernier et définitif repliage des tentes, nettoyage intérieur de la voiture, un employé du camping nous amène un tuyau d'arrosage et nous propose de laver la voiture au jet. Vers 9h30 nous sommes prêts à partir et ce sera ensuite 2h30 de route goudronnée jusqu'à Windhoeck, souvent rectiligne donc assez monotone, la route traversant des paysages de savane. Le relief n'apparait que dans les environs de Windhoeck. Nous trouvons rapidement le chemin du Chameleon GH, installation dans notre chambre « girafe ». Déjeuner sur place avec nos derniers sandwich puis je pars à la découverte des quelques bâtiments historiques de la ville : Christuskirche, l’église luthérienne, le bâtiment Gathemann typique de l’architecture allemande du début du siècle, le bâtiment moderne de l'Indépendance, en fait rien de très extraordinaire. Retour au GH puis derniers achats de souvenir au Namibian craft center, c’est, comme son nom l’indique un centre qui regroupe plusieurs magasins d’artisanat avec beaucoup de choix et des prix dans l’ensemble très raisonnables. Excellent diner de gibiers à la Marmite Royale.
Windhoeck : mélange architectural
11 Juin : De Windhoeck à Johannesbourg et Londres
Le petit-déjeuner buffet pris nous quittons le GH et prenons la route de l'aéroport, nous déposons la voiture chez Namvic, après un contrôle minutieux de la voiture, Otto nous amène à l'aéroport distant de 15km de leur garage. Nous décollons dans un Boeing 737 pour 1h30mn de vol jusqu'à Jo'burg. Attente d’environ 5h, puis décollage dans un Boeing 787 pour 10h 33 de vol jusqu’à Londres Heathrow.
12 Juin : De Londres à Bâle/Mulhouse, fin du voyage.
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
photos.app.goo.gl/Nq98keCseSQrxE6s9
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BUDGET pour 2 personnes : 7300 €
Dont : avion : British A., et Virgin : Bâle-Londres-Johannesbourg-Windhoeck AR 1085 € location Nissan 4x4 avec tentes de toit pour 19 jours + carburant diesel 2920 €
autres dépenses sur place 3595 €
Scènes typiques
– l'arrivée très précautionneuse des animaux (sauf les prédateurs) devant les points d'eau ! – la voûte étoilée, avec une magnifique voie lactée, – les paysages essentiellement désertiques – la présence des braai (barbecue) dans les campings – les voitures que l'on voit venir de loin à cause du nuage de poussière qu’elles génèrent – les « traces germaniques » : nom de rues, plaques de magasins, architecture, langue, les boulangeries et pâtisseries… – les petites échoppes de souvenir au bord des pistes, montées de bric et de broc – les costumes des Héréros et des Himbas – les femmes Himbas seins à l'air gesticulant au bord des routes pour attirées les touristes dans leurs échoppes
Les coups de cœur – ***Etosha – * Waterberg – *** les villages Himbas – ** Madisa Camping – *** Spitzkoppe camp – * Swakopmund – *** Sossusvlei, Deadvlei, Hiddenvlei, Dune 45 – ** Canyon de Sesriem – *** « Olive trail » dans le Naukluft National Park – * Hartdap resort – ***une population très accueillante partout – **excellente nourriture (meilleure qu’escomptée) dans les restaurants où nous avons dîné.
Les désagréments
– la poussière omniprésente qui s'infiltre dans les moindres recoins : voiture, sacs à dos, vêtements... – certaines pistes dégradées, mais on en a au final peu rencontrées. – Le dimanche tous les magasins sont fermés, et quand de plus le seul ATM est vide ça devient compliqué – dans certaines régions il y a peu de station essence, alors prudence – les barrières sanitaires, plus dans le Nord que le Sud, où l’on vérifie que vous n'ayez pas de viande ou de charcuterie dans le frigidaire, si oui c’est confisqué à moins de le faire immédiatement cuire avant de passer la barrière !
Calao23 mai : Avion de Johannesburg à Windhoeck Atterrissage à Johannesburg un peu après 6h du matin. Il fait bon dehors et le soleil vient de se lever, les formalités de transit sont vite expédiées. Et c'est reparti pour 4h d'attente. Ici aussi on va tuer le temps à regarder passer les voyageurs de toutes races, de toutes vêtures, des « fantômes » aussi, tout de noir revêtus avec des maris tout en blanc, quel contraste ! Nous visitons les quelques échoppes qui vendent de l'artisanat touristique. On y retrouve les statuettes africaines en bois sculptées, certaines sont petites d’autres sont gigantesques, des tissus aux couleurs caractéristiques (marron, noir, beige) mais le tout à des prix vraiment exagérés. Un peu plus loin, on retrouve les incontournables boutiques du luxe mondial; Gucci, L. Vuiton, Hermès etc. puis c'est le décollage dans un Boeing 737-400 de la Comair sous pavillon B.A. pour 1h45mn de vol jusqu'à Windhoeck. Temps clair, le paysage sous nos yeux est désertique, une savane plate très superficiellement arborée et traversée par de rares pistes rectilignes. L'aéroport de Windhoeck est installé en pleine brousse à 45 km de la ville et n'est pas bien grand. Le représentant de Namvic notre loueur de 4x4 est là et nous emmène directement à son agence située sur la route de WDK. Là nous allons passer 2 heures à écouter toutes les explications relatives à la voiture, les consignes particulières pour rouler sur les pistes, les manœuvres à faire ou à ne pas faire, les contrôles à faire chaque matin (niveaux d'huile et d'eau, écrous de serrage des roues, pression des pneus). Puis c'est au tour de la partie camping avec les explications du montage/démontage des deux tentes de toit, explication du fonctionnement du frigidaire, du réchaud à gaz, du compresseur, du téléphone satellitaire, du mobile, du gps etc. Deux heures n'ont pas été de trop. Et nous voilà maintenant parti pour WDK distant d'environ 15km. La circulation sur la route principale est fluide, et en suivant le GPS que nous avons programmé nous trouvons sans peine notre hôtel, le Chameleon GH. Bel endroit, très propre avec une piscine, des espaces de repos, une grande cuisine ouverte sur une terrasse extérieure. Notre chambre dispose de tout le confort : ventilo, clim, sdb et wc privés, grand lit confortable, bouilloire avec dosettes de café, thé, roibos ! Après avoir pris une bonne douche nous sortons découvrir la capitale. C’est une ville improbable construite sur de petites collines : Le centre est occupé par un quartier moderne avec des tours de verre et acier mais le reste de la ville est assez informe. Des gamins mendiants se précipitent sur nous en implorant de l'argent avec le refrain habituel. Nous avons essayé de repérer des restos à partir du guide LP mais sans succès, finalement nous tombons sur le restaurant « Marmite impériale » à côté du « Zoo Park » en fait c'est le seul que nous ayons trouvé sur notre chemin, il n'est que 19h et la ville est déjà endormie, il n’y a quasiment plus personne dans les rues. Nous nous installons sur une terrasse couverte mais ouverte sur le jardin. Nous choisissons d'une part un steak de springbok et un curry d'agneau, tous les deux plats sont excellents. Nous repartons vers notre hôtel et sommes de nouveau abordés par quelques gamins collants au point qu'un d’eux est en train d'essayer de me faire les poches en me tenant la main pour m' attendrir. Retour au GH, excellente nuit calme et réparatrice.
Waterberg24 mai : De Windhoeck à Waterberg Levé vers 7h, il fait à peine jour et un soleil rouge apparaît à l'horizon. Nous prenons le petit-déjeuner buffet en libre service, il y a de tout, salé, sucré, céréales, pains, margarine, confiture, jus de fruits, fruits et café ou thé. Nous remballons nos affaires dans le 4x4 et partons d'abord faire le plein car il ne nous reste plus que ¼ et dans ce pays on nous a recommandé de faire le plein dès que possible. Grâce au gps et aussi à mapsme (mieux vaut 2 avis qu'un seul) nous prenons la belle route en direction de Waterberg notre étape du jour. Le soleil luit il fait déjà chaud, la circulation est fluide et régulière. Des panneaux nous indiquent la présence de phacochères, que nous verrons effectivement en nombre au bord de la route mais dès que l'on s'approche d'eux en ralentissant ils fuient vers les clôtures omniprésentes et se glissent par dessous pour se mettre à l'abri. Après quelques 200km nous bifurquons vers l'Est en direction du plateau de Waterberg et bientôt c'est le 1er contact avec les pistes non revêtues. Nous continuons de scruter la savane qui borde la piste de part et d'autres et tout à coup je distingue devant moi à 100 m une girafe bien cachée par un arbre qu'elle est en train de brouter, arrêt photos, nous mitraillons malgré un éclairage moyen et la présence des arbres qui nous cachent deux autre girafes. Nous arrivons au camping de Waterberg, en fait c'est un complexe hôtelier avec lodge, camping, restaurant, piscine. Nous choisissons notre emplacement, il y a très peu de monde et l'espace est grand. Comme nous n'avons pas encore déjeuné nous sortons table et chaises et préparons de quoi faire des sandwiches. Je commence par mettre un paquet de pain sur la table et retourne au 4x4 chercher le reste, mais à peine le dos tourné j'entends un gros bruit et une cavalcade accompagnée de gris gutturaux : la table est vide et un gros babouin est en train de fuir avec le paquet de pain de mie dans la gueule suivi par toute sa meute qui réclame sont dû. Premier avertissement, nous devons nous méfier de ces babouins très rapides et chapardeurs qui zonent dans le camping. Comme nous avons assez de pain, ce vol ne porte pas à conséquence mais on est maintenant sur nos gardes vérifiant que ces singes ne zonent pas trop près de la tente. Après ce déjeuner nous décidons d'aller faire le sentier « mountain walk » qui depuis le camping nous mènera sur les hauteurs du plateau d'où nous devrions jouir d'une belle vue. En montant nous voyons notre première antilope « dik dik», c’est un petit herbivore. Le chemin traverse la forêt puis grimpe dans des éboulis assez pentus et acrobatiques à franchir, nous soufflons tous les deux en montant. En escaladant la dernière pente au niveau de la falaise terminale je me claque ou un tendon, ou un muscle, nerf, ou ligament sous la plante des pieds, c'est assez douloureux mais je peux heureusement continuer à marcher en boitant. En haut le spectacle est magnifique à cette heure, la falaise rougeoie sous le soleil couchant, des oiseaux, dont des rapaces nous survolent. Il se fait tard, presque 18H et nous ne voulons pas redescendre dans le noir d'autant que Pat n'a que ses lunettes de soleil. En redescendant nous tombons sur des damans en train de mâchouiller des herbes, puis un peu plus bas nous verrons des babouins qui doivent nicher au pied de la falaise. Le soir nous déplions nos tentes et déplaçons le 4x4 car les branchages de l'arbre sous lesquels nous sommes placés empêchent l'ouverture des tentes basculantes. Après avoir manœuvré et procédé au dépliage des deux tentes de toit, nous pouvons enfin nous coucher non sans avoir, au préalable, dîné d'une excellente omelette aux lardons. Bonne nuit fraiche et silencieuse, accompagnée par deux énormes zébus qui broutent à deux pas de notre tente.
Etosha : Rhinocéros25 mai : De Waterberg à Etosha au Namutoni camp Préparation du petit déjeuner mais à peine avons-nous commencé à manger que le gros mâle babouin surgit à une vitesse folle devant nous empoigne notre boite plastique de vivre et s'échappe en courant, je le suis en hurlant pour l’impressionner et en me protégeant d'une chaise pliante, il essaye de m’impressionner lui aussi en montrant ses crocs de belle taille mais il lâche la boite et s’enfuie avec une boite d'allumettes. Finalement deux gardiens armés de bâtons viennent faire le guet pour nous permettre de terminer tranquillement notre petit-déjeuner. De beaux oiseaux au plumage bleu se promènent autour de notre table pour récupérer les miettes tombées à terre. Au réveil nous avons aussi vu un blaireau faire les poubelles du camping. Nous plions tentes et bagages et reprenons la même piste et route qu’hier sur une cinquantaine de km en direction de la ville d’Otjiwarongo. L'entrée de la ville est assez misérable avec sa rangée de cahutes « bidonvillesques » et quelques échoppes, ou plutôt tréteaux de vendeurs de bois sculpté. Nous nous arrêtons au Superspar compléter nos achats, prendre de l'essence et repartir vers le nord. Nous arrivons à Namutoni vers 15h et choisissons l'emplacement n°16 bien abrité avec son braai, sa table ses chaises en béton et son alimentation électrique. Nous déplions nos tentes en 15mn déjeunons de sandwiches puis partons avant la nuit faire un petite boucle des points d’eau les plus proches : Koinachas, Klein Okevi, Groot Okevi. Il n'y a pas beaucoup d'animaux à part deux grands échassiers (outardes de Kori) et quelques herbivores dont nous ne connaissons pas encore les noms ! En revenant nous voyons deux 4x4 arrêtés au bord de la piste, c’est un signe qu’il doit y avoir des animaux, en effet, en regardant bien nous voyons, couchées sous deux arbrisseaux, trois lionnes faisant langoureusement la sieste. Au bout d'un petit moment deux d’entre elles se lèvent et s’éloignent tranquillement vers le nord puis s'arrêtent et se recouchent : quel beau spectacle ! Il se fait tard nous retournons au camping au moment du coucher de soleil vers 18h15. Le temps passe vite entre la préparation du dîner, se doucher, faire la vaisselle, préparer nos sacs pour la nuit et le lendemain, trier les photos etc. La voûte étoilée est magnifique.
26 mai : Etosha partie Est : Trous d’eau du jour : Chudop, Ngobib, Batia, Goas, Noniams, Halali, retour par Nuamses, Springbokfontein, Okerfontein.
Réveil à 6h15, le soleil n'est pas encore levé, il fait plutôt frais et une polaire est bienvenue. Il nous faut ensuite tout boucler, alors que nous revenons dormir ici mais c'est comme ça. À 8H nous sommes prêts à arpenter et découvrir les trésors d 'Etosha nous allons faire une boucle de l' E. vers l'W. en passant par la boucle sud et en revenant par la piste principale au N. Premier arrêt au point d'eau de Chudop. En arrivant c'est assez calme puis progressivement vont arriver des zèbres en grand nombre puis des herbivores de toutes sortes (impalas, gnous, springboks), c’est un spectacle magnifique avec cet éclairage du matin et le bleu du point d'eau, les zèbres se reflétant dans l'eau au moment de s’abreuver. Toute la journée nous allons alterner les points d'eau et voir de nouveaux animaux ! Les herbivores les plus nombreux sont les koudous, les zèbres et les springboks. Les jeunes springboks sont les plus étonnants quand ils sautent, les quatre pattes simultanément en l'air, comme s’ils étaient montés sur des ressorts ! On voit ensuite les beaux oryx avec leurs grandes cornes qui pointent vers le ciel dans la même famille des herbivores le grand koudou est très beau également : Il a les flancs veinés de rayures brun foncé sur un corps brun clair, il a de larges oreille et les mâles portent de magnifiques bois contournés. Retour au camp peu avant le coucher du soleil à 18h30, c'est l'heure où les portes du camp vont fermer pour la nuit. Ce soir on se paie le restaurant du camp : excellent steak d'oryx avec un peu de riz pilaf et quelques rares légumes pour décorer, le tout arrosé d'un excellent verre de vin blanc du coin. Addition 344$ soit 24€ pour deux. La nuit est fraîche et on supporte le sac de couchage et même plus surtout vers le matin.
Trou d'eau de Chudop27 mai : traversée du parc d'Etosha de Namutoni à Okaukuejo Boucle par Tsumcor, Groot Okevi, Springbkfontein, Riestfontein, Salavadora, Sueda, Homob et Okaukuejo.
On est de plus en plus rapide pour plier les tentes même si c'est une gymnastique fastidieuse de grimper plusieurs fois sur les passages de roue pour replier les tentes vers l’intérieur avant de les coiffer avec les bâches rigides et poussiéreuses. Le plus pénible c’est les crevasses aux doigts à cause de la sècheresse et du froid matinal et comme ils sont très sollicités c’est douloureux ! Nous prenons notre petit-déjeuner puis c'est le départ vers 8h par d'autres pistes et d'autres points d'eau. Le premier arrêt à Tsumcor nous permet de voir des éléphants, le reste de la tournée sera contrasté : presque rien sur les derniers points d'eau, d'ailleurs certains n'ont plus d'eau : c’est le résultat d’une sècheresse catastrophique qui touche le pays depuis le mois de février. A l’un des trous d’eau quelqu’un nous signale que nous avons la demi-porte arrière haute ouverte ! En fait la vis qui bloque le hayon s’est cassée parce que le système d'attaches a été bricolé et n’est pas suffisamment solide pour résister aux secousses importantes de la piste. On essaye une réparation de fortune, pas très rassuré de sortir ne serait-ce qu’une minute de la voiture dans cet environnement sauvage mais ça ne tient pas, on continue notre route le hayon à demi ouvert. Nous raterons de peu un léopard que l'on nous avait signalé au bord de la piste. Installation au camping d’Okaukuejo : c’est un grand complexe avec un grand camping, des appartements, des bungalows du plus simple au plus luxueux, un restaurant, une station d'essence. C’est tellement grand et mal signalisé qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’aider des gens qui s’étaient perdus à retrouver leur chemin.
On casse la croûte puis on répare notre hayon arrière, la vis cassée est remplacée grâce à l’amabilité des employés du site qui nous ont dépannés. Puis on repart visiter d'autres points d'eau : on nous a conseillé, le trou d’eau Nebrownii où nous pourrions avec un peu de chance y voir lion et lionne ! Une longue attente commence, des herbivores se succèdent sur le site. A la jumelle il me semble apercevoir très au loin une silhouette rousse qui pourrait bien être celle d’un lion, mais cette silhouette décide de se coucher dans les herbes là-bas au loin et je perds sa trace. Vers 17h30 on voit arriver, visible de loin en terrain découvert une lionne s’avançant tranquillement vers le point d’eau : Tous les autres animaux se sont évaporés ou gardent une distance respectable par rapport au point d’eau. Après avoir bu, la lionne s’éloigne et c’est alors que l’on voit arriver le lion que j’avais repéré tantôt. D’un pas majestueux et assuré il vient boire puis contourne notre parking pour repartir dans une autre direction, c’est magique ! Il se fait tard, les portes du camp vont bientôt se fermer nous repartons et filons vers le camp où nous arrivons juste à l’heure. A la tombée du jour, les chacals rodent, il y en a même un qui a essayé d’ouvrir notre boite en plastique pour en récupérer de la nourriture ! Le site d’Okaukuejo dispose de son propre trou d’eau éclairé la nuit, nous allons donc y faire un tour à la nuit tombée et oh surprise plusieurs rhinocéros s’y sont donnés rendez-vous. Nous allons y assister à un ballet étrange : deux rhinocéros s’affrontent calmement, lentement se défiant corne contre corne mais sans jamais dépasser le stade du jeu, donc sans violence ni brutalité pendant plus d’une demie heure ils vont se renifler, se jauger, se pousser, passer leurs cornes sous la patte arrière du rival pendant que la femelle attend tranquillement un peu plus loin le résultat du match !

28 mai : Autour d'Okaukuejo Boucle : Wolfnes, Okondeka (girafe à l'horizon) Adamax (pas d'eau) Grunewald (bof), Natco et Leeubron. L'après-midi : Gaseb, (rhino peu avant dans la savane), Gemsbokvlakte (grand koudou) Olifantsbad (troupeau d'éléphants), Aus (girafes).
Notre tournée de ce matin n’a pas été très fructueuse, peu ou pas d’animaux, retour au camping pour casser la croûte au camp et en profiter pour faire la lessive, puis nous repartons pour la boucle du Sud –Est visiter les trous d’eau de Gaseb. Deux 4x4 sont arrêtés au bord de la piste, on aperçoit un rhinocéros à 50 m de la piste, un peu plus loin un superbe troupeau d'éléphants s’en va se désaltérer au trou d’eau d’Olifantsbad, le bien nommé ! à Aus un troupeau de koudous et de nouveau un troupeau d'éléphants à coté de la piste, enfin une lionne au bord de la route en revenant vers Okaukuejo. Entre temps notre hayon s'est de nouveau ouvert, la vis est cassée, il faudra trouver une autre solution car la poussière envahit le coffre et tout le matériel est rempli de sable ! Retour au point d'eau éclairé après le coucher du soleil pour voir quelques éléphants s'abreuver et les rhinocéros d'hier soir prêt à en découdre une nouvelle fois.
Etsoha : le roi lion fait son entrée...29 mai d'Okaukuejo à Aussicht Camp (60km au sud d'Epuwo) Réveil à 6h00 pour démarrer tôt avec une journée avec beaucoup de km. Hier en voulant faire le plein de gasoil à la station d'essence du camping nous avons appris avec stupeur que la pompe diesel était en panne et que notre projet d'aller vers Dolomite camping était compromis par manque de carburant. Ce matin, je suis le premier à descendre de ma tente, je vais ouvrir la voiture, laisse les clefs sur le siège avant et 5 secondes plus tard mon petit sac à dos s'affale tout doucement sur les clés en actionnant la fermeture des portes !!! Nous voilà avec une voiture verrouillée et les clés à l'intérieur. Nous allons tous les deux pendant plus d’une heure nous escrimer avec les tiges métalliques de la tente, pour essayer d'actionner et d'ouvrir le système de verrouillage par la porte conducteur fermée seulement au 1er cran, sans résultat. De guerre lasse je suis allé chercher du renfort du côté des employés africains du camping il ne leur aura pas fallu plus de 10 mn pour venir à bout du problème : C’est ça l’Afrique !!!
Le petit-déjeuner rapidement avalé, il est déjà 9h. Nous partons en direction d'Outjo par une belle route goudronnée, contrôle sanitaire en sortant et paiement du parc d’Etosha : l’employée va, de façon très évidente se mettre dans la poche l'argent destiné au parc !!! A Outjo nous profitons de la ville pour faire le plein de gasoil et refournir nos réserves alimentaires. Nous reprenons une très bonne route asphaltée vers la ville de Kamandjab puis d’Opuwo où nous refaisons le plein de diesel. La ville n'est pas très attrayante, à la station d'essence nous sommes assaillis par des vendeuses de colifichets très insistantes, nous voyons aussi passer des femmes Himbas et Héréros reconnaissables à leurs habits. Nous quittons Opuwo ainsi que la route goudronnée pour emprunter une piste sableuse de bonne qualité mais avec des passages de gués plus ou moins escarpées, mieux vaut bien les anticiper pour éviter d'être fortement secoué sur son siège. Au coucher du soleil vers 18h30 nous quittons la C38 pour prendre la piste vraiment rustique sur 6km qui permet d'accéder à l’Aussicht Camp dans un très beau paysage vallonné et arboré. Marius nous accueille et nous recommande de monter la tente avant la nuit puis de revenir si nous voulons diner chez lui. Nous choisissons un bel espace, nous somme presque seuls, l'autre couple de Français à choisi un emplacement un plus haut invisible du nôtre. Vers 19H nous descendons dîner en bas au restaurant. Ines, la collaboratrice de Marius nous accueille, un peu plus tard alors que nous buvons tranquillement nos bières, un, puis deux puis trois porcs-épics viennent sur la terrasse pour se régaler de polenta préparée par le maître de maison. Nous en verrons au moins une dizaine pendant près d'une heure !! Etonnant
femme Himba30 mai : Balade dans deux villages Himbas Notre arrêt dans ce camping était motivé par la possibilité d’aller visiter des villages Himbas. Nous avons évidemment beaucoup hésité à franchir le pas, ne voulant pas participer à un zoo humain ! Marius parait sincèrement convaincu de la nécessité de maintenir la culture Himba fortement menacée par les politiques d’assimilation du gouvernement namibien. Il connait bien ces villages Himbas, il est né dans cette région. Il s’est chargé des formalités et cadeaux à leur remettre. Pour faciliter le contact, Pat. a emmené un petit appareil Polaroid pour tirer quelques portraits qu’il pourra offrir et distribuer directement sur place. Vers 9H Marius nous emmène en voiture en direction d’un premier village situé à 20 mn de voiture du camp. Nous sommes accueillis très simplement par quelques femmes Himbas de ce petit hameau composé de quelques cases rondes ou rectangulaires en torchis revêtues de paille ou de tôle ondulée. Les femmes Himbas sont reconnaissables à leurs coiffures très élaborées et à la façon dont elles tressent leurs chevelures. Elles portent de plus des vêtements traditionnels et des bijoux particuliers. Leurs chevilles sont enserrées dans des guêtres métalliques. Enfin et surtout elles s’enduisent le corps d’un emplâtre de couleur ocre, mélange de graisse de vache et de poudre d’ocre.
Le village ne « respire »pas l’abondance mais ce n'est pas la misère même si ça y ressemble vu de notre point de vue occidental. Les Himbas ont l'air très heureux, mangent à leur faim (surtout de la polenta et de la viande, pas ou peu de fruits et légumes). Les gamins, comme toujours sont omniprésents, peureux au début puis très curieux. Les femmes nous souhaitent la bienvenue en nous disant « moro-moro ». Pat a beaucoup de succès avec son polaroid tant auprès des femmes que des enfants. Pendant qu’elles sont occupées à se faire belles pour la photo, j’en profite pour les photographier discrètement. Nous allons ensuite visiter un 2me village un peu plus loin. La doyenne du village est en train de préparer la polenta de la communauté, d’autres femmes travaillent des peaux de cuir pour les assouplir avant de les transformer en jupe traditionnelle. Il y a peu d’hommes adultes, ils s’occupent du bétail la seule richesse des Himbas. Avant de repartir nous allons choisir et acheter quelques objets artisanaux, une façon de remercier les villageois de leur accueil. En conclusion, nous n’avons pas eu l’impression de participer à l’exploitation touristique de ce peuple, nous n’étions que deux touristes avec Marius et la plupart des femmes continuaient à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de notre présence. Marius nous a aussi expliqué la façon dont l’Europe par ses dons contribuait à éradiquer la culture des Himbas, par exemple en leur offrant des WC en tôle ondulé ne correspondant pas à leurs habitudes traditionnelles. Pour fréquenter l’école les enfants Himbas ont l’obligation de se couper les cheveux ce qui est contraire à leur tradition. En voiture, Marius nous confiera sa vision pessimiste du monde actuel, influencée par les prophéties de Daniel et de St-Jean ce qui nous mènera, d’après lui au troisième et ultime conflit mondial. En fin de journée nous irons visiter avec Ines les anciennes mines exploitées par le père de Marius où l’on trouve encore des dioptases et des roches colorées de bleu.
La chef du village Himba31 mai : D'Aussicht camp à Palmwag Bonne nuit légèrement fraîche. Ce matin les calaos nous ont fait la fête en dansant et criant sur les arbres autour de nous. Nous prenons la piste caillouteuse qui part du camp vers le Sud, elle est un peu plus longue mais en meilleur état que la piste Nord empruntée en arrivant, puis on rejoint la grande piste gravillonnée en bon état qui nous mène vers le sud en direction de Sesfontein. Arrêt à Sesfontein, un minuscule hameau avec une station service où nous refaisons le plein par sécurité, quelques échoppes rudimentaires vendent des pierres précieuses et quelques babioles touristiques. Nous repartons vers la route de Palmwag et admirons au passage le canyon de Khowarib avec ses belles roches rouges. Puis c'est 101km de piste en bon état jusqu'à Palmwag. Arrivés là, nous hésitons entre deux possibilités : nous installer au camping du Palmwag Lodge devant nous où faire encore une 40aine de km pour nous installer dans un autre camping, passer obligatoirement une barrière sanitaire où l'on nous délestera de nos charcuteries et saucisses ! Le choix est vite fait, on choisit la 1re solution et on s'en félicite, le camping est de qualité, avec piscine (très froide) et beaux emplacements avec tout le confort : douche chaude emplacement ombragé avec évier, branchement électrique et prix correct. Les saucisses sauvées du contrôle sanitaire seront délicieuses…
Femme HéréroOn nous a quand même avertis que le camping était environné de bêtes sauvages et qu'il ne saurait être tenu pour responsable si on devait se faire bouffer ou attaquer par un lion, un éléphant ou un rhino !!! On en profite pour faire des lessives, prendre une bonne douche, actualiser nos comptes...
1er Juin : de Palmwag à Madisa camp Levé vers 7H nous traînons un peu pour une fois, puis allons voir le lever de soleil vers 7h45 juste derrière le camping. Puis c'est la routine, petit-déjeuner et rangement. Vers 10h nous passons à la réception pour nous faire expliquer le fonctionnement du téléphone que le loueur nous a prêté et essayons de faire réserver le camping à Sesriem mais samedi ce n'est pas possible ni dimanche d'ailleurs, nous verrons bien d’ici là. Nous quittons ce camping agréable et prenons la route en direction de Twyfelfontein, par une belle piste roulante et large mais évidemment poussiéreuse, comme d'habitude. Nous prenons la direction de Twyfelfontein sans avoir vu ni éléphants déserticoles ni rhinocéros noirs dont c'est le milieu préféré. Le paysage devient de plus en plus désertique avec des arbrisseaux rachitiques et quasiment plus de feuilles ! Si les éléphants doivent brouter ce qui reste il n'y aura bientôt plus rien. A Twyfelfontein nous payons le droit d'entrée et une guide nommée Monalisa (véridique) nous guide sur un itinéraire qui permet de voir de magnifiques peintures rupestres d'animaux comme des lions, des oryx, éléphants, girafes, otaries, autruches... ces gravures pourraient avoir entre 5000 et 6000 ans. Il est 13h30 et l'éclairage est parfait. Nous quittons Twyfelfontein pour revenir sur nos pas et prendre la direction (impasse) qui mène en quelques km vers les orgues basaltiques et la Burnt mountain : si les orgues basaltiques sont impressionnantes nichées dans une gorge de rivière à sec, la burnt mountain fait penser à ce que nous avons déjà tant vu aux Canaries en Italie ou à la Réunion. Nous revenons vers la route principale et prenons la direction de la « petrified forest » à 45 km d'ici. Le paysage semi désertique change, la couleur du sable passe de l’ocre au rouge puis au blanc en fonction des oxydes présents dans le sol. De temps à autres de gros reliefs tabulaires barrent notre horizon ensuite on roule de nouveau dans une plaine plate et monotone puis on aperçoit de grosses boules de roches rouges entassés en forme de chaos. Nous visitons la forêt pétrifiée avec un guide qui nous montre quelques exemplaires relativement jeunes de la fameuse fleur welwitschia et nous arrivons devant un magnifique spécimen de pin pétrifié au large tronc et aux cernes bien visibles plus loin un autre pin à demi enterré mesure 37m de long. Retour au parking où nous reprenons la voiture pour rejoindre notre camp de ce soir distant de 48km encore, sur des pistes relativement roulantes qui traverse de magnifiques amas de grosses boules de roches rouges, bien éclairés en cette fin d'après-midi. Vers 18H nous voilà au Madisa camp, superbement installé devant un amas chaotique de roches rouges, il y a même une piscine mais il est un peu tard pour en profiter, nous montons les tentes, allons faire quelques photos des environs. L'éclairage du soleil couchant est magique sur ce camping. La nuit est tombée et il fait déjà plus frais en raison d'une brise qui balaye notre coin.
Madisa camp2 juin : De Madisa camp au Spitzkoppe Départ en direction du sud et des Spitzkoppe. Le paysage se désertifie à mesure que nous descendons vers le sud, de vastes espaces plats remplacent de plus en plus les montagnes vues plus haut. Les pistes sont de plus en plus sablonneuses mais restent de belle qualité puisqu'on peut y rouler entre 60 et 80 km/h sauf à certains endroits quand des affleurements rocheux cisaillent la route où à la suite de passages de gués trop profonds dont on ne voit la pente qu’au dernier moment !
En cours de route nous faisons un petit détour pour aller admirer les fresques de la Dame blanche plus connues sous le nom de « White lady ». Il s’agit d’un site mondialement connu par les préhistoriens dont la visite est payante et guidée. On y voit des fresques colorées de plusieurs personnages ainsi que d’animaux, elles dateraient d’il y a environ 2000 ans. C’est très beau et d’une grande finesse.
Nous nous arrêtons ensuite dans la petite ville d’Uis pour faire le plein de gasoil et changer de l’argent. Malheureusement l’ATM de la station essence est vide et il n’y a pas d’alternatives, comme on est dimanche tout est fermé ! La jeune femme que nous avons pris en stop à White Lady nous indique la possibilité de changer de l’argent chez le Chinois aussitôt dit aussitôt fait, nous voilà devant le Chinastore. La jeune femme va taper à la porte cadenassée du magasin et notre Chinois arrive encore tout ensommeillé ! Il nous ouvre la porte et le marchandage commence, il me demande de lui indiquer sur sa machine à calculer quel montant en € je veux changer et à quel cours. A partir de là nous allons, l’un comme l’autre, essayer de réaliser une bonne opération, sachant que pour moi l’essentiel est de repartir avec des $, n’en ayant plus, quitte à les payer un peu plus cher ! Finalement je les obtiens à un cours raisonnable. Nous profitons de cet arrêt pour aller acheter des bières dans un « liquor store » lui aussi cadenassé et hyper-protégé contre toute tentative de vol, étonnant !
Sur la piste on aperçoit de temps en temps des cabanes lépreuses abritant des « échoppes de souvenirs et dès qu’une voiture approche des mioches de 6 à 12 ans se précipitent vers les voitures pour essayer de vendre de petits objets d’artisanat en tôles ou en bois. Certaines échoppes se signalent de loin grâce à des répliques d’animaux en grandeur nature en treillis de fil de fer recouvert de boue séchée. La température doit évoluer entre 20 et 28° au soleil, il y a assez souvent des coups de vents mais dans l'ensemble la température reste supportable. La preuve, quand nous sentons le besoin de mettre la climatisation dans le 4x4 ce n’est jamais pour très longtemps et dès que la température à l’intérieur nous convient on la coupe ! Vers 16 nous arrivons aux Spitzkoppe que nous avons vus venir de loin puisque ce sont les seuls pics à émerger d'une plaine aride et plate. A l'entrée le gardien nous donne un plan et nous explique la topographie, il y a heureusement peu de monde et nous pouvons à loisir choisir notre emplacement, ce sera le n° 6, isolé sans voisin visible mais proche de la fameuse arche que nous allons visiter en 10mn à peine de notre emplacement, la tente montée. Il y a malheureusement un groupe de Brésiliens qui squattent l'arche pour faire des photos et en particulier une fille, la « topmodel » du groupe qui n'arrête pas de prendre des poses avec ou sans chapeau en squattant évidemment l’emplacement central de l’arche !!! Finalement après avoir longtemps attendu nous arriverons à photographier l’arche sans plus personne. Après le coucher du soleil nous allons consacrer un peu de temps à essayer de photographier la voûte étoilée ce qui est plus facile à dire qu’à faire les essais en mode manuel avec une ouverture de 2.8 et une pause de 60 secondes seront les plus convaincants, mais pas extraordinaires non plus !
orgues basaltiques3 Juin : de Spitzkoppe à Swakopmund Levé vers 7h, nous partons vers l'arche pour contempler le lever de soleil, nous sommes en avance et il n'y a encore personne, les campeurs vont arriver au moment où le soleil fait son apparition vers 8h. Les montagnes environnantes se teintent dune belle couleur orangée. Nous quittons le camp et prenons la route vers Henties Baai par une belle piste sablonneuse bien roulante, on ne rencontrera que quelques rares voitures sur 100km. A Henties nous voilà au bord de l'océan et la brume fait son apparition, la température chute brutalement et l'humidité nous enveloppe, nous nous arrêtons au bord de la mer à côté de familles venues pêcher dans l'océan, le vent est froid et nous remontons vite fait dans notre voiture. Encore 60 km et nous voilà à Swakopmund. Grâce au GPS de mon mobile je repère facilement le Tiger reef camping où nous pensons nous arrêter. C'est un super camping ultra propre avec des sanitaires nickel et des emplacements tout confort avec électricité, table et bancs, auvent et braai. Nous repartons tout de suite en voiture pour aller faire des courses au Superspar, n'ayant plus grand chose dans notre garde manger, n'ayant pas pu hier dimanche faire des courses. Nous allons ensuite changer de l'argent liquide faire quelques magasins et passer à l'O.T. nous renseigner sur les différents tours à Sandwich Harbour un peu plus loin nous achetons quelques vis pour réparer les fermetures du 4x4 toujours douteuses. Swak. est une ville improbable : le centre commercial est bien achalandé, on y trouve de nombreux magasins de souvenirs avec des articles de belle qualité, des bars et restaurants, des hôtels, des supermarchés et des banques. Les maisons sont soit de style traditionnel allemand du début du siècle très colorées ou d'un style international assez bâtard. Pour se prémunir de vols les magasins sont fermés par des grilles cadenassées et il faut sonner pour qu'on vous ouvre. Il fait relativement frais et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soir nous ressortons pour aller diner, il est 19h il fait nuit noire et il n'y a quasiment plus personne dans les rues. La brume s'est levé, un vent froid souffle on se croirait au bord de la Baltique, tout à fait raccord avec le style des maisons. Nous mettons 15mn à pied pour rejoindre notre restaurant, le Fish Deli, conseillé par l‘employée de l'OT, c’est un sympathique petit restaurant spécialisé en poissons et fruits de mer : excellent
Spitzkoppe : l'arche4 Juin : Tour organisé autour de Walvis Bay, (Pelican Point et Sandwich Harbour)
Vers 7h le gardien du camping nous appelle pour rejoindre la réception où nous attend le taxi qui va nous emmener pour un tour organisé d’une journée autour de Walvis Bay. Dans le minibus sont déjà installés quelques touristes Chinois. Il nous faut 45 mn pour rejoindre la ville de Walvis Bay : la ville se divise en plusieurs secteurs, ici ils disent « location », celui de toutes petites maisons alignées sur des rues de terre battue semblent réservées aux «indigènes», plus loin se trouve le port et la zone industrielle et plus loin encore près de la plage la ville touristique balnéaire avec de belles villas alignées le long de la promenade maritime. Là au waterfront nous rejoignons un groupe d'une quinzaine de Chinois et embarquons dans un catamaran qui va nous emmener jusqu'à Pelican Point où nous verrons non pas des pélicans mais des milliers de phoques à fourrures, espèce très commune ici. Certains s'amusent à monter sur le catamaran attirés par la distribution de poissons organisée par l’équipage. A un autre moment ce sont des pélicans qui viendront quémander leur pitance à la grande joie des Chinois qui mitraillent et mitrailleront d’ailleurs durant toute la journée ! Le temps est assez gris et pour la photo ce n'est pas terrible vers 11h on nous propose un excellent déjeuner à base d'huîtres, de nems, de beignets de poissons, de porc ou de poulet en boisson il y a du vin mousseux et de la bière. Retour au port en fin de matinée. Nous embarquons ensuite dans des 4x4 en direction des marais salants, propriété d’une grosse entreprise qui fournit à l'Afrique du Sud 90% de ses besoins en sel. Nous traversons ensuite une zone de marécages et de petites dunes puis nous longeons la mer en empruntant la plage de sable. Certains passages entre mer et dunes ont juste la largeur de la voiture et seront impraticables dans 1h. Durant l'après-midi nous allons sillonner en 4x4 les dunes de Sandwich Harbour, roulant sur des pistes assez acrobatiques avec de forte pentes tant en montée qu'en descente. Jared notre sympathique chauffeur s'en tire très bien même s’il s'est ensablé une fois. Avant de retourner à Walvis bay nous prenons une dernière collation avec du vin pétillant rosé d'Afrique du sud. Retour à Walvis vers 18h et à Swk. vers 19H. Grâce au sympathique et aimable gérant du camping, qui a bien voulu téléphoner pour nous à Seseriem, nous avons un emplacement réservé pour deux nuits au camping, ça nous rassure car il est souvent complet étant le plus proche des fameuses dunes de Sossusvlei. La brume a de nouveau tout recouvert, il fait humide et froid
Sandwich Harbour5 Juin : De Swakopmund à Sesriem camp.
Nous quittons Swak. Peu après le lever du soleil et prenons la route très chargée à cette heure (c’est bien la 1ère fois !) jusqu'à Walvis où nous refaisons le plein de gasoil, puis nous prenons la route C 14 et au bout d'à peine 10km le soleil revient en force, finit les brumes de la côte, nous allons rouler ainsi dans un quasi désert assez monotone puis avec un relief plus accentué au moment de passer le beau canyon de Kuiseb. Arrêt à Solitaire, un hameau avec quelques maisons, une boulangerie réputée et des carcasses de vieilles bagnoles, tout pour plaire au touriste en mal d'exotisme. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’ombre d’une terrasse et manger quelques viennoiseries typiquement germaniques (bien que Vienne soit autrichienne !) Nous arrivons à Sesriem dans l'après-midi : A l'entrée du campsite on nous donne le n° 111 qu'il faudra indiquer à la réception du camping, là on paye l'entrée du parc puis les deux nuits (chères) de camping et on nous attribue la place n° 10, les espaces sont plutôt étroits et l'ombre rare, mais il y a de l'électricité, des douches, des wc et même une piscine. Mais le gros avantage du camping est d’être dans le parc et de bénéficier de l’ouverture de la barrière dès 6h30 et non 7h15 pour les gens venant de l’extérieur. Comme il n'est pas trop tard nous allons découvrir la dune Elim distante de quelques km du camping. Pour y accéder on prend la route bitumée vers Sossusvlei et on tourne au bout de 1km à droite sur une piste qui s'arrête au pied de la dune. On monte dans le sable, c'est un peu fatigant car on monte de deux marches et on redescend d’une. On est pas les seuls à avoir eu cette idée et on rejoint un groupe de Francais sur le sommet de la dune. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire mais on bénéficie d’une belle vue sur la plaine et le village de Sesriem.
Sossusvlei6 Juin : Balade à Sossusvlei et environs
Réveil matinal el pleine nuit à 5h en même temps que la plupart des campeurs. Manœuvre habituelle et à 6h30 pile on passe la barrière et pour s’engager sur une belle route goudronnée en direction de Sossusvlei. Au parking à la fin de la route goudronnée on dégonfle nos pneus passant de 1.9 à 1.4 bar et, après avoir enclenché les 4 roues motrices en régime « low gear » c’est parti pour les 5 km de piste sablonneuse qui nous séparent du parking terminal des dunes de Big Daddy et Big Mama. Si dans certains passages je sens les roues patinées dans l’ensemble ça passe plutôt bien. A cette heure matinale l'éclairage est magnifique : nous descendons de voiture et partons vers Big Daddy et Dead vlei, malheureusement un groupe important de Chinois, discrets comme d'habitude empruntent le même chemin que nous. Arrivés vers Dead vlei nous préférons bifurquer à droite et grimpons sur une petite dune qui nous ramène vers Hiddenvlei ou par bonheur il n'y a personne ! Comme quoi hidden voulant dire « caché » les Chinois ne l’ont pas vu ! Nous en profitons photographiant tranquillement le décor superbe de ce petit salar émaillé d'arbres morts et desséchés puis rejoignons Dead vlei où quelques Chinoises ont improvisé un ballet dansé assez ridicule devant les nombreux objectifs braqués par leurs compatriotes !!! Nous grimpons ensuite vers la première partie de Big daddy pour faire quelques photos et nous redescendons vers le parking où quelques oryx se sont rapprochés des toilettes. Retour au camping pour déjeuner, faire des lessives et se reposer. Vers 16h30 nous reprenons le 4x4 et refaisons la route vers la dune 45 (à 45km de Sesriem), le paysage est toujours aussi magnifique et nous nous arrêtons plusieurs fois pour faire des photos. Arrivés à la dune 45 nous décidons de la gravir, en compagnie d'autres Chinois plus discrets, pour faire quelques photos en profitant de ce bel éclairage de fin de journée.
Sossusvlei7 Juin : de Sesriem à Naukluft National Park levé vers 7H nous faisons le plein et partons voir le canyon de Sesriem à 4km du camping accessible par une piste parallèle à la grande piste. Au début nous empruntons le sentier qui domine la gorge et offre de beaux points de vue sur celle-ci, puis ayant repéré le sentier qui descend vers le fond de la gorge je le suis et me retrouve au fond de la gorge et c'est magnifique : quand on arrive sur le sentier sablonneux, en fait il s’agit du lit de la rivière on peut prendre à gauche et alors on s'enfile dans la partie la plus étroite et la plus sombre de la gorge, c'est très impressionnant et très beau car seul la partie haute de la gorge est illuminée. Si on part à droite à partir du chemin d'accès on s’achemine vers la partie la plus large et la plus ensoleillée, c'est moins impressionnant mais tout aussi agréable. Nous reprenons la voiture et partons en direction du parc de Naukluft où nous pensons passer la nuit. Il y a environ 150 km sur des pistes acceptables, vers midi la conduite est toujours plus délicate car avec le soleil au zénith on ne voit plus les pièges de la route comme les nids de poule et la tôle ondulée. Nous arrivons au Naukluft campsite vers 14h, nous prenons notre casse-croûte surveillant de l'œil les babouins qui nous guettent mais de loin, ils sont nettement moins agressifs qu'à Waterberg ! Le déjeuner terminé nous décidons de faire un bout de la ballade Waterkluft trail de 17km en partant du bout du camping vers les emplacements 6 et 7 : C'est une belle balade qui longe une petite gorge et qui est parsemée de petits points d'eau où viennent s'abreuver les bêtes nombreuses à voir les quantités de crottins qui jonchent le sol. Nous continuons jusqu'au croisement avec une autre piste au bout d'une heure et revenons sur nos pas. Douche glacée, dommage, ce camping se révèle être d’un mauvais rapport qualité/prix car on a quand même payé 500$ la nuit (sans électricité) alors que dans d'autres campings nettement mieux équipés on ne payait que 360$.
Naukluft N. Park8 Juin : De Naukluft N.P. À Hartdap Lake Nuit très fraîche, le matin nous avons l'onglée en repliant les tentes, nos mains et nos doigts sont gelés, j'estime la température entre 3 et 7° ! Nous replions nos affaires et quittons le camping pour prendre la piste qui mène 4km plus loin au début de l’« Olive trail » une randonnée de 10/11km à faire en 4/5h. Il est 8h45 quand nous démarrons sous un soleil encore timide et un bel éclairage, le chemin bien balisé avec des marques de pied blanc monte doucement à travers une steppe arborée comptant entre autres des oliviers sauvages et cet arbre original, qu’est le kokerboom. Le chemin commence ensuite à grimper vers le haut de la montagne, un bruit d'éboulement rocheux m'alerte, un troupeau de zèbres dérangés par notre arrivée fuient en grimpant sur le versant opposé. Le chemin ensuite va suivre une gorge de plus en plus resserrée avec de la roche d'une couleur rouge et de temps à autres des plaques d'ardoise noire et des schistes. Il faut être attentif pour repérer les marques pas toujours bien visibles et on a, à plusieurs reprises dû revenir sur nos pas ou consulter le GPS pour retrouver la piste. Certains passages de verrous glaciaires sont assez acrobatiques mais le pompon reste une falaise à franchir dominant un gros trou rempli d'eau et à laquelle on se tient d'abord dans le vide sur une minuscule corniche puis en se tenant à une chaîne, le vide sous les pieds et peu de surplomb où poser les pieds !!! Finalement en surmontant son appréhension on y arrive sans trop de problèmes, il y aura encore quelques passages scabreux puis le sentier se confond avec la piste 4x4 et on se retrouve au parking peu de temps après être sorti de la gorge il nous a fallu 4h15mn pour faire la balade, arrêt photos et pique-nique compris. C’est bien fatigués que nous prenons la longue route vers Mariental. Environ 140 km de piste correcte jusqu'à Maltahöhe où nous faisons le plein. Une route goudronnée en bel état nous mène jusqu'à Mariental distant de 110km. La ville de Mariental n'a rien pour séduire le touriste, pas de centre ville mais des rues poussiéreuses, des gamins qui vous assaillent dès que vous vous arrêtez sur un parking pour faire des courses. Nous continuons encore 15km jusqu'au Resort du lac de Hardap. Nous nous inscrivons à la réception, payons nos droits d’entrée et nos 2 nuits puis allons choisir un emplacement : il y a le choix car nous sommes tout seuls ! Les emplacements sont assez quelconques avec peu d’ombre mais les sanitaires sont propres et bien équipés.

Olive trail : le passage délicat à la chaîne
9 Juin : Hartdap Lake Vers 10h nous prenons la piste qui longe le lac par le N-E, empruntant les petites pistes en cul de sac qui permettent d'approcher des bords du lac, le niveau à l'air bien bas et on peut voir loin à l'horizon quelques oiseaux comme des aigrettes, des cormorans et même une colonie de pélicans qui nous offrirons un bel envol et des figures de style haut dans le ciel. Nous continuons notre balade avec le mirador de « eagle point of view » et d’autres points de vue. Retour au camping. Nous passerons l'après-midi du coté du restaurant, l’eau de la piscine est glacée par contre nous pourrons profiter du wifi payant seulement accessible ici. Nous nous installons sur la belle terrasse circulaire qui domine le lac, lisons nos mails, passons des coups de téléphone et buvons une bière bien fraîche ! En résumé un bel après-midi bulle(s), dans tous les sens du terme !
Hartdap lake10 Juin : de Hartdap Lake à Windhoeck
Levé avec le soleil, dernier et définitif repliage des tentes, nettoyage intérieur de la voiture, un employé du camping nous amène un tuyau d'arrosage et nous propose de laver la voiture au jet. Vers 9h30 nous sommes prêts à partir et ce sera ensuite 2h30 de route goudronnée jusqu'à Windhoeck, souvent rectiligne donc assez monotone, la route traversant des paysages de savane. Le relief n'apparait que dans les environs de Windhoeck. Nous trouvons rapidement le chemin du Chameleon GH, installation dans notre chambre « girafe ». Déjeuner sur place avec nos derniers sandwich puis je pars à la découverte des quelques bâtiments historiques de la ville : Christuskirche, l’église luthérienne, le bâtiment Gathemann typique de l’architecture allemande du début du siècle, le bâtiment moderne de l'Indépendance, en fait rien de très extraordinaire. Retour au GH puis derniers achats de souvenir au Namibian craft center, c’est, comme son nom l’indique un centre qui regroupe plusieurs magasins d’artisanat avec beaucoup de choix et des prix dans l’ensemble très raisonnables. Excellent diner de gibiers à la Marmite Royale.
Windhoeck : mélange architectural11 Juin : De Windhoeck à Johannesbourg et Londres
Le petit-déjeuner buffet pris nous quittons le GH et prenons la route de l'aéroport, nous déposons la voiture chez Namvic, après un contrôle minutieux de la voiture, Otto nous amène à l'aéroport distant de 15km de leur garage. Nous décollons dans un Boeing 737 pour 1h30mn de vol jusqu'à Jo'burg. Attente d’environ 5h, puis décollage dans un Boeing 787 pour 10h 33 de vol jusqu’à Londres Heathrow.
12 Juin : De Londres à Bâle/Mulhouse, fin du voyage.
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien :
photos.app.goo.gl/Nq98keCseSQrxE6s9
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BUDGET pour 2 personnes : 7300 €
Dont : avion : British A., et Virgin : Bâle-Londres-Johannesbourg-Windhoeck AR 1085 € location Nissan 4x4 avec tentes de toit pour 19 jours + carburant diesel 2920 €
autres dépenses sur place 3595 €
Scènes typiques
– l'arrivée très précautionneuse des animaux (sauf les prédateurs) devant les points d'eau ! – la voûte étoilée, avec une magnifique voie lactée, – les paysages essentiellement désertiques – la présence des braai (barbecue) dans les campings – les voitures que l'on voit venir de loin à cause du nuage de poussière qu’elles génèrent – les « traces germaniques » : nom de rues, plaques de magasins, architecture, langue, les boulangeries et pâtisseries… – les petites échoppes de souvenir au bord des pistes, montées de bric et de broc – les costumes des Héréros et des Himbas – les femmes Himbas seins à l'air gesticulant au bord des routes pour attirées les touristes dans leurs échoppes
Les coups de cœur – ***Etosha – * Waterberg – *** les villages Himbas – ** Madisa Camping – *** Spitzkoppe camp – * Swakopmund – *** Sossusvlei, Deadvlei, Hiddenvlei, Dune 45 – ** Canyon de Sesriem – *** « Olive trail » dans le Naukluft National Park – * Hartdap resort – ***une population très accueillante partout – **excellente nourriture (meilleure qu’escomptée) dans les restaurants où nous avons dîné.
Les désagréments
– la poussière omniprésente qui s'infiltre dans les moindres recoins : voiture, sacs à dos, vêtements... – certaines pistes dégradées, mais on en a au final peu rencontrées. – Le dimanche tous les magasins sont fermés, et quand de plus le seul ATM est vide ça devient compliqué – dans certaines régions il y a peu de station essence, alors prudence – les barrières sanitaires, plus dans le Nord que le Sud, où l’on vérifie que vous n'ayez pas de viande ou de charcuterie dans le frigidaire, si oui c’est confisqué à moins de le faire immédiatement cuire avant de passer la barrière !
Et si on arrêtait les croisières English translation pending
Les navires de croisière, plus nocifs que toutes les voitures d’Europe réunies
Les croisières sont de plus en plus populaires. Une tendance qui constitue un problème pour l’environnement.
La plupart des gens seraient aujourd’hui conscients de l’impact négatif des transports aériens pour l’environnement. Selon une étude récente, la honte de partir en croisière est pourtant tout aussi appropriée que celle de prendre l’avion.
«Selon l’Association internationale des compagnies de croisière, environ 2% seulement de la population suisse a déjà réservé une croisière», a relevé Dominika Lange, PDG et directrice marketing de Costa/AIDA, dans un article de travelnews. début 2019. «Nous continuons donc de voir un grand potentiel de croissance ici», a-t-elle déclaré, optimiste face au boom des croisières internationales – il suffisait ainsi de déconstruire «les préjugés sur les croisières qui persistent au sein de la population», a-t-elle précisé.
Ceci devrait justement s’avérer plus difficile à l’avenir pour Dominika Lange et ses employés. D’après une nouvelle étude réalisée par Transport and Environment, les 47 navires de luxe du Groupe Carnival, auquel Costa/AIDA appartient également, ont dégagé en 2018 dix fois plus de polluants dans le ciel européen que l’ensemble des plus de 260 millions de voitures des Européens. Dans leur étude, les chercheurs de l’organisation cadre qui regroupe diverses organisations non gouvernementales européennes du secteur des transports durables se sont principalement intéressés aux émissions d’oxydes de soufre.
Dans les cinq villes qui souffrent le plus de la pollution de l’air causée par les navires de croisière, l’exposition aux oxydes de soufre émis par les navires est nettement supérieure au chiffre pour les voitures qui circulent dans les villes en question.
Transport and Environment
Les hôteliers et les restaurateurs du coin bénéficient peu de l’afflux de touristes provoqué par les croisières, puisqu’au final, la plupart des voyageurs réservent des formules all inclusive. Ce sont principalement les marchands de souvenirs qui en profitent – mais l’environnement en paie le prix fort, comme le relève ARD: au cours des escales, les navires laissent tourner leurs moteurs pour produire de l’électricité et émettent durant ces périodes plus de gaz d’échappement que 10 000 véhicules diesel au point mort.
Les hôteliers et les restaurateurs du coin bénéficient peu de l’afflux de touristes provoqué par les croisières, puisqu’au final, la plupart des voyageurs réservent des formules all inclusive. Ce sont principalement les marchands de souvenirs qui en profitent – mais l’environnement en paie le prix fort, comme le relève ARD: au cours des escales, les navires laissent tourner leurs moteurs pour produire de l’électricité et émettent durant ces périodes plus de gaz d’échappement que 10 000 véhicules diesel au point mort.
Erreur sur l'AVE pour le Canada English translation pending
Bonjour,
je pars en république dominicaine en aout, mon vol (aircanada) fait une escale a montréal pour un changement d'avion et pendre un vol aircanada rouge (autre compagnie d'air canada).
j'ai donc demander une ave, mais je n'ai mis que mon premier prénom alors que mon passeport en comporte 3
dois je refaire une autre ave avec mes 3 prénoms ?
ou pensez vous que aircanada va me laisser embarquer ???
Quelqu' un a 'il eu la même expérience ? merci de vos avis
je pars en république dominicaine en aout, mon vol (aircanada) fait une escale a montréal pour un changement d'avion et pendre un vol aircanada rouge (autre compagnie d'air canada).
j'ai donc demander une ave, mais je n'ai mis que mon premier prénom alors que mon passeport en comporte 3
dois je refaire une autre ave avec mes 3 prénoms ?
ou pensez vous que aircanada va me laisser embarquer ???
Quelqu' un a 'il eu la même expérience ? merci de vos avis
Quand tu t'éclates à Ouarzazate! English translation pending
Coucou les voyageurs, ça gaze 😉 ???
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Retour Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous,
je rentre de croisière sur le Deliziosa, et viens vous faire part de mon ressenti.
tout d'abord comme il a déjà été dit précédemment, on sent un nivellement vers le bas😕.
Introduction: Après environ 6 croisières Costa, dont une très belle l'année dernière sur le Costa Favolosa en europe du Nord, 🙂 nous avons par contre été déçu de cette dernière sur de nombreux points. C'était également ma première croisière du coté des iles grecs, après maintes croisières en méditerranée. Mon CR traitera surtout de la vie à bord, (très important à mes yeux vue qu'on y passe plus de temps qu'a terre.).
Sujet: -transfert/embarquement -cabine - restaurants ( Buffet, Albatros, Samsara, resto Club Deliziosa, et diner sous les étoiles (lobster bar) -bar, animation, -Spa Samsara (espace thermal + soins) - Commerce à bord (photos, boutiques, Costa for you( vente de croisière à bord), ... -Costa Club (privilège et soirée) - escales - dernier jour avec nuit à Venise -conclusion
transfert/embarquement: C'est parti: Selon discussion avec notre conseillère Cosa, nous avons réservé nos vols nous même ( car bien moins cher qu'avec eu) Nous avons pris un vol Zurich- Venise avec Swiss, qui était moins cher qu'EasyJet avec un service vraiment top, ou retour par contre nous avons du nous tourner vers la compagnie orange🙁. Dommage pour l'écologie, mais l'avion ( 40 minutes de vol environ) coutait bien moins cher que le bus (pour 8- 10 heures de trajet environs) Avec la différence de prix nous avons pu rester une nuit à Venise en fin de croisière. Transfert depuis l'aéroport avec un taxi réservé à l'avance, 38 euro, 20 minutes de trajet. Arriver au terminal, personne pour venir prendre nos bagages, à Savone il les décharges du coffre, ici rien, nous devons rejoindre les portes du terminale avec nos bagages. Il était environ 10h, on nous donne le N°7 alors que nous sommes Perle Oro, je demande à l'hôtesse si c'est possible d'avoir un embarquement prioritaire, elle s'excuse et me donne une carte avec le 1😉. L'embarquement était prévu à 14h, mais vers les 12 h, cela à débuter, incroyable les gens avec les numéros supérieurs 7,12... qui attendent droit devant l'entrée, heureusement le filtrage à très bien été fait, et après avoir jouer des coudes nous avons pu passer le barrage pour commencer le Chek-in😛. Nous filons à bord, déposons nos affaires en cabine et prenons notre Costa Card, la cabiniste s'excuse car elle n'est pas finie, on lui dit que ce n'est pas grave.. Nous repartons de suite pour le buffet😇, pure bonheur car c'est encore très calme.
Cabine: quelques semaines avant le départ nous avions reçu un email, avec une offre de surclassement pour un prix modique, à la base nous étions en intérieur prémium à l'arrière, et finalement nous nous sommes retrouvé en cabine extérieur ou pont 7, tout à l'avant du navire avec vue sur la proue du navire. La vue est superbe et dégagée, extrêmement calme. Par contre c'est vieillissant, rideau, frigo qui fait du bruit, chasse d'eau fendue et qui souvent ne fonctionne pas du premier coup. Gros coup de gueule sur les 2 rideaux qui n'occulte rien du tout.. vers 6h du matin il fait déjà jour dans la cabine😠 . Nous avons reçu le premier jour une bouteille de champagne dans un sceau à glace, déjà il n'y avait plus de verre à champagne, et de 2 le sceau avait une fuite et à inonder toute la commode et tout ce qu'il y avait dessus🏴☠️. Jour en mer, seul jour ou j'ai commandé le petit déjeuné (gratuit) en cabine, j'avais demandé croissants, viennoiserie, muffins et pains. Nous avons juste eu 4 petits ballons avec la croute dure et 2 muffins… c'est des détails, mais ca commence mal…😕
A suivre😉
Introduction: Après environ 6 croisières Costa, dont une très belle l'année dernière sur le Costa Favolosa en europe du Nord, 🙂 nous avons par contre été déçu de cette dernière sur de nombreux points. C'était également ma première croisière du coté des iles grecs, après maintes croisières en méditerranée. Mon CR traitera surtout de la vie à bord, (très important à mes yeux vue qu'on y passe plus de temps qu'a terre.).
Sujet: -transfert/embarquement -cabine - restaurants ( Buffet, Albatros, Samsara, resto Club Deliziosa, et diner sous les étoiles (lobster bar) -bar, animation, -Spa Samsara (espace thermal + soins) - Commerce à bord (photos, boutiques, Costa for you( vente de croisière à bord), ... -Costa Club (privilège et soirée) - escales - dernier jour avec nuit à Venise -conclusion
transfert/embarquement: C'est parti: Selon discussion avec notre conseillère Cosa, nous avons réservé nos vols nous même ( car bien moins cher qu'avec eu) Nous avons pris un vol Zurich- Venise avec Swiss, qui était moins cher qu'EasyJet avec un service vraiment top, ou retour par contre nous avons du nous tourner vers la compagnie orange🙁. Dommage pour l'écologie, mais l'avion ( 40 minutes de vol environ) coutait bien moins cher que le bus (pour 8- 10 heures de trajet environs) Avec la différence de prix nous avons pu rester une nuit à Venise en fin de croisière. Transfert depuis l'aéroport avec un taxi réservé à l'avance, 38 euro, 20 minutes de trajet. Arriver au terminal, personne pour venir prendre nos bagages, à Savone il les décharges du coffre, ici rien, nous devons rejoindre les portes du terminale avec nos bagages. Il était environ 10h, on nous donne le N°7 alors que nous sommes Perle Oro, je demande à l'hôtesse si c'est possible d'avoir un embarquement prioritaire, elle s'excuse et me donne une carte avec le 1😉. L'embarquement était prévu à 14h, mais vers les 12 h, cela à débuter, incroyable les gens avec les numéros supérieurs 7,12... qui attendent droit devant l'entrée, heureusement le filtrage à très bien été fait, et après avoir jouer des coudes nous avons pu passer le barrage pour commencer le Chek-in😛. Nous filons à bord, déposons nos affaires en cabine et prenons notre Costa Card, la cabiniste s'excuse car elle n'est pas finie, on lui dit que ce n'est pas grave.. Nous repartons de suite pour le buffet😇, pure bonheur car c'est encore très calme.
Cabine: quelques semaines avant le départ nous avions reçu un email, avec une offre de surclassement pour un prix modique, à la base nous étions en intérieur prémium à l'arrière, et finalement nous nous sommes retrouvé en cabine extérieur ou pont 7, tout à l'avant du navire avec vue sur la proue du navire. La vue est superbe et dégagée, extrêmement calme. Par contre c'est vieillissant, rideau, frigo qui fait du bruit, chasse d'eau fendue et qui souvent ne fonctionne pas du premier coup. Gros coup de gueule sur les 2 rideaux qui n'occulte rien du tout.. vers 6h du matin il fait déjà jour dans la cabine😠 . Nous avons reçu le premier jour une bouteille de champagne dans un sceau à glace, déjà il n'y avait plus de verre à champagne, et de 2 le sceau avait une fuite et à inonder toute la commode et tout ce qu'il y avait dessus🏴☠️. Jour en mer, seul jour ou j'ai commandé le petit déjeuné (gratuit) en cabine, j'avais demandé croissants, viennoiserie, muffins et pains. Nous avons juste eu 4 petits ballons avec la croute dure et 2 muffins… c'est des détails, mais ca commence mal…😕
A suivre😉
Tour du monde Costa en 2021 English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage de faire un tour du monde en 2021 avec la compagnie Costa sur le navire déliziosa j'aimerai connaître, les avis des personnes qui reviennent du tour du monde 2019 et ou 2018. Merci d'avance pour les réponses à bientôt. Daoum
J'envisage de faire un tour du monde en 2021 avec la compagnie Costa sur le navire déliziosa j'aimerai connaître, les avis des personnes qui reviennent du tour du monde 2019 et ou 2018. Merci d'avance pour les réponses à bientôt. Daoum
La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos English translation pending
Mais pourquoi donc aller aux Célèbes (Sulawesi en Indonésien) ?
Parce j'ai toujours rêvé des Célèbes 🙂
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :




Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).
- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)
ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :

En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :
Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :
Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :





Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).

- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)

ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :


En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :

Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :

Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
Roadtrip Ouest US de 20 jours English translation pending
17 et 18 juin C'est le départ ! Marseille Barstow Tout d'abord direction Turin. Pourquoi Turin? Tout simplement parce que les taxes d'aéroport sont tellement moins chères qu'en France. Nos vols Turin Los Angeles 320 euros pièce. A 6 cela nous fait 2000 euros d'économisés par rapport à un départ de Marseille. Après 4h30 de route, quelques émotions pour accéder au parking réservé à l'avance, passage de l'embarquement et nous voilà fin prêts. Mais c'était sans compter les grèves d'Air France qui ont perturbé le ciel européen. Résultats des courses notre vol Turin Madrid parti avec 2 heures de retard, un sprint de dingue à Madrid pour chopper notre vol. Malheureusement les bagages n'ont pas suivi et on se retrouve à LA sans rien. Ça commence bien!! Mais positivons, nous , nous y sommes. Après déclaration au desk bagages perdus direction Alamo pour récupérer notre véhicule. Nous quittons non sans mal Los Angeles, la circulation est dense et nous dirigeons vers Barstow pour notre première nuit au Best Western Desert Villa Inn. Nous avons décidé de quitter Los Angeles pour nous rapprocher du Grand Canyon. Avant d'arriver à l'hôtel, arrêt aux outlets à l'entrée de Barstow. Les bagages n'étant pas arrivés, American Airlines nous a autorisé à nous habiller et nous chausser. Pas de montant particulier, la consigne étant ''budget raisonnable'' ça veut dire quoi raisonnable?? Nous avons bien été remboursés de nos dépenses à peu près 1 mois après notre retour en France. Les Outlets de Barstow ne sont pas aussi spectaculaires qu'à Vegas mais nous trouvons Ralph Lauren, Calvin Klein, Levis, Nike...Séquence shopping terminée, un petit détour au supermarché, notre hôtel ne fait pas restaurant. L'hôtel est très correct, l'accueil sympathique. Un petit bain à la piscine, un casse croûte et au dodo !
Résumé https://www.youtube.com/watch?v=9n0WAuCTddc&t=9s
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
19 juin Barstow - Williams par la 66
Le décalage horaire ça a du bon. Lever matinal, ça tombe bien aujourd'hui nous avons une longue route.
Après avoir acheté 2 glacières, récupéré des glaçons, l'aventure peut commencer. Les gars sont au volant et nous déroulent des kilomètres, quelquefois sans âme qui vive... Notre premier arrêt sera au mythique Bagdad Café autrefois appelé Sidewinder Cafe. Au son de ''Calling You '' interprété par Jevetta Steele nous pouvons réaliser à quel point ce lieu est très prisé et en particulier par les français. Les murs sont recouverts d'autocollants de club sportif, d'associations, au plafond des écharpes, des maillots, et une multitude de billets de banque de différents pays. Pour faire comme tout le monde nous laissons notre empreinte avec une licence de basket et une ancienne carte d'électeur...
Croisière MSC Preziosa du 4 août 2019 de Hambourg au Spitzberg English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons de réserver une croisière sur le MSC Preziosa le 04/08/2019 de Hambourg au Spitzberg. Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants et nous n'avons pas trop l'habitude des croisières (nous en avions fait une seule il y a plus de 10 ans sur Costa). Il y a tellement de choses à savoir et voir que je ne sais pas trop par quoi commencer. J'ai fait quelques recherches déjà sur le forum mais je voulais savoir si d'autres personnes avaient fait cet itinéraire sur ce bateau ou un autre et si vous aviez des astuces / conseils de voyage à partager. Merci d'avance pour vos réponses!!! 🙂
Nous venons de réserver une croisière sur le MSC Preziosa le 04/08/2019 de Hambourg au Spitzberg. Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants et nous n'avons pas trop l'habitude des croisières (nous en avions fait une seule il y a plus de 10 ans sur Costa). Il y a tellement de choses à savoir et voir que je ne sais pas trop par quoi commencer. J'ai fait quelques recherches déjà sur le forum mais je voulais savoir si d'autres personnes avaient fait cet itinéraire sur ce bateau ou un autre et si vous aviez des astuces / conseils de voyage à partager. Merci d'avance pour vos réponses!!! 🙂
Les îles de l'Atlantique sur le Midnatsol (Hurtigruten) English translation pending
Bonjour
Depuis plusieurs années , nous cherchions une croisière faisant escale aux Açores .
Nous en avions trouvé une : celle du Divina pour son 1er retour en Europe , il y a
2 ou 3 ans mais n'avions pu donner suite .
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Récidive en Afrique australe: deux semaines au Malawi en juillet 2016 English translation pending
Prologue
Il n’y a pas beaucoup de carnets sur ou autour ou même incluant le Malawi. Donc, je pose ma pierre. Si à votre tour vous décidez d'y aller, n'hésitez pas à me contacter. Mais peut être que quand vous aurez fini de lire ce carnet, vous n'aurez pas du tout envie d'y aller. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligé de me contacter, mais rien ne vous en empêche, surtout si vous être sympas.
J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...
Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?
Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.
Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…
Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.

La suite, bientôt...
J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...
Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?
Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.
Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…
Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.

La suite, bientôt...
Société et politique en Catalogne et dans le reste de l'état espagnol (discussion / débat) English translation pending
Bonjour.
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Ceci est en quelque sorte "la suite" de ce topic ->
voyageforum.com/...-catalogne-d8240869/
Comme le dernier message du topic antérieur, signé "l'équipe VoyageForum", nous propose de poster un nouveau topic sur le même sujet, je me permets donc d'inaugurer cette nouvelle discussion, une semaine avant des élections tout à fait inédites en Espagne, qui sûrement suciteront commentaires et questions.
Ce nouveau sujet n'est plus exclusivement celui de la Catalogne, mais traitera plus généralement d'aspects politiques et sociaux de l'Espagne actuelle. On pourra parler de crise économique, de mémoire historique et de la polémique autour de la sépulture de Franco, de l'essor de l'extrême-droite, des déboires de Podemos, des mouvements féministes, des nationalismes périphériques, etc...
Il s'agit à la fois d'une discussion et d'un débat, c'est à dire que l'on peut -évidemment- donner son opinion personnelle, mais en veillant à ce que le sujet ne tourne pas à la foire d'empoigne (restons courtois, svp🙂) et en songeant que le but de la manoeuvre est avant tout de mieux faire connaître aux lecteurs de ce sujet la société et la politique espagnole actuelle, ses particularités.
Voilà. Pour inaugurer cette nouvelle discussion, voici une petite video, qui date de cette semaine. Il s'agit d'une fête traditionnelle dans un village de la province de Séville, Coripe. Chaque année ce village organise une procession appelée "la trahison de judas": on promène un mannequin à l'effigie d'un personnage jugé odieux par la majorité, et les habitants du village au cours de la procession lynchent le mannequin, lui tirent dessus à la carabine et finissent par le brûler.
Cette année, les habitants de Coripe ont choisi de lyncher Puigdemont, le président catalan exilé en Belgique.
www.youtube.com/watch?v=sFT_IvB0OAA
Itinéraire pour une semaine dans le sud de la Tunisie English translation pending
Bonjour,
Nous serons en Tunisie pour 3 semaines en septembre prochain.
Nous arriverons sur Tunis et visiterons cette région pendant 7 à 10 jours. Ensuite nous descendrons vers le sud soit en transport en commun ou avec une location de voiture.
Nous avons besoin de conseils pour la seconde moitié du voyage.
Nous désirons visiter les Ksour, palmeraies et oasis. J' ai prévu loger 2 jours à Kenza Chenini. Nous désirons aller aussi à Ksar Ghilane pour une nuit. Nous hésitons entre loger à Tozeur ou Douz .
Nous sommes ouvert à vos suggestions d' itinéraires afin de nous aider à monter notre circuit voyage.
Vos conseils sont bienvenus et très appréciés.
Pension Taravanui à Maupiti English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il déjà entendu parler de cette nouvelle pension tenue par Luau et Rudi ? Ils proposent à la location une chambre avec salle de bain privée dans la maison familiale et un petit bungalow indépendant. J'aimerais contacter la pension directement par mail mais mes recherches sont vaines pour l'instant. Seules Yes Tahiti et Moana Voyages semblent la proposer.
Splendeurs cinghalaises: entre culture et nature English translation pending
INTRO
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monastère. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monastère. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Discussion autour du thème du mois d'avril 2019: "Chapeau!" English translation pending
A vous de jouer, c'est là qu'on papote, qu'on poste d’autres photos, qu'on polémique gentiment, etc.
Voilà en attendant la royale spécialiste:


Et quelques chapeaux incroyables:


Voilà en attendant la royale spécialiste:


Et quelques chapeaux incroyables:


Vos sacs à dos (ou autres sacs de voyage) English translation pending
Bonjour à tous,
Post souvenirs !
Quels sont les sacs à dos que vous aimez ou avez aimé ?
Des anecdotes associées à ces sacs à dos ?
Voyagez-vous encore avec d'anciens sacs, et si oui, pourquoi ?
L'évolution des sacs à dos, ça vous inspire quoi ?
Pour ou contre les écussons sur les sacs à dos ?
Le sac à dos en soute ou en cabine ?
Le sac doit être : pas cher ? Léger ? Solide ? Grand/petit ? Étanche ? Signé Louis Vuitton ?
Peut-être que... pas de sac à dos du tout ? Vous êtes plutôt suitcaser que backpacker ? Sac marin ? Valise ? Rien ?
Et tout un tas d'autres digressions possibles sur le thème du sac (à dos).
À vous lire !

Post souvenirs !
Quels sont les sacs à dos que vous aimez ou avez aimé ?
Des anecdotes associées à ces sacs à dos ?
Voyagez-vous encore avec d'anciens sacs, et si oui, pourquoi ?
L'évolution des sacs à dos, ça vous inspire quoi ?
Pour ou contre les écussons sur les sacs à dos ?
Le sac à dos en soute ou en cabine ?
Le sac doit être : pas cher ? Léger ? Solide ? Grand/petit ? Étanche ? Signé Louis Vuitton ?
Peut-être que... pas de sac à dos du tout ? Vous êtes plutôt suitcaser que backpacker ? Sac marin ? Valise ? Rien ?
Et tout un tas d'autres digressions possibles sur le thème du sac (à dos).
À vous lire !

Suppression des frais de services chez MSC English translation pending
Bonjour, amateur de la croisière.
Je viens de lire sur mon agence sur laquelle j'ai réservé ma croisière qu'à partir de MARS 2019 (sa y est c'est en place) la compagnie MSC n’accepte plus la surpression des frais de services.
Pour ceux qui avaient l'habitude de les faire supprimés cela n'est plus possible..
Bonne fin de journée à tous.
Je viens de lire sur mon agence sur laquelle j'ai réservé ma croisière qu'à partir de MARS 2019 (sa y est c'est en place) la compagnie MSC n’accepte plus la surpression des frais de services.
Pour ceux qui avaient l'habitude de les faire supprimés cela n'est plus possible..
Bonne fin de journée à tous.
Le pont du Gard privatisé (à vélo) English translation pending
Je reviens un peu en colère d'une randonnée de 5 jours dans le Gard . Superbe région que je ne connaissais pas , j'ai adoré.
Par contre je n'ai pas pu voir le pont du Gard , c'est clôturé de partout sur les deux rives impossible de s'approcher. L'entrée est à 9,50€ plus le parking si l'on vient en voiture pour une famille de 4 personnes c'est une visite à 50€ !
Je refuse de payer partout , je l'ai dit au gardien qui m'a rétorqué que l'entretien coutait cher sauf que la restauration des monuments historiques il me semble que je la paye déjà avec mes impôts donc payer une seconde fois c'est niet !
Ne nous laissons pas faire sinon dans quelques temps il faudra payer pour marcher sur les sentiers sous pretexte qu'il faut les entretenir , d'ailleurs je connais une personne qui travaille sur un projet de carte d'accès pour les randonneurs pédestres (conseil départemental de haute Savoie) autant dire que le projet est en route ...
Par contre je n'ai pas pu voir le pont du Gard , c'est clôturé de partout sur les deux rives impossible de s'approcher. L'entrée est à 9,50€ plus le parking si l'on vient en voiture pour une famille de 4 personnes c'est une visite à 50€ !
Je refuse de payer partout , je l'ai dit au gardien qui m'a rétorqué que l'entretien coutait cher sauf que la restauration des monuments historiques il me semble que je la paye déjà avec mes impôts donc payer une seconde fois c'est niet !
Ne nous laissons pas faire sinon dans quelques temps il faudra payer pour marcher sur les sentiers sous pretexte qu'il faut les entretenir , d'ailleurs je connais une personne qui travaille sur un projet de carte d'accès pour les randonneurs pédestres (conseil départemental de haute Savoie) autant dire que le projet est en route ...
Retour de deux semaines en Oman en camping, février 2019 English translation pending
Bonjour
Tout d’abord, je remercie tous ceux qui, en postant des infos, m’ont aidé à construire notre circuit. A mon tour de faire un compte rendu sur nos 15 jours en Oman. Nous sommes 2 couples, la cinquantaine et avons choisi de louer un 4x4 et de camper. Notre parcours (2600 km) est le suivant : Mascat – Nakhal – Wadi Mistrall – Wadi Al Abyad – Wadi bani Awf – Al Hamra – Jabreen Castle- Nizwa – Misfat Al Abriyin – Jabal Shams – Wadi Damm – Plateau de Sayq – Wadi Bani Khalid – Sugar Dunes- Masirah Isand – Wadi Tiwi – White Beach – Wadi Shab – Seeb.
Nous avons choisi cet ordre pour pouvoir assister au marché aux bestiaux à Nizwa un vendredi et ne pas faire les wadi touristiques (bani khalid, wadiTiwi et wadi shab) pendant le weekend (vendredi et samedi).
Ce voyage nous a coûté 1021 euros par personne tout inclus (vol+visa+4x4+dépenses sur place)
L’essence est à environ 0,2 OMR le litre
Un plat dans un coffee shop entre 0,8 et 2 OMR.
Nous avons changé des euros : 1 OMR = 2,28 euros
J’indiquerai les prix plus spécifiques au fur et à mesure de mon récit.
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Costa Rica, spécial biodiversité English translation pending

Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 18 jours effectué du 20 novembre au 7 décembre 2014.
Participants: 12 personnes (entre 53 et 68 ans) Organisation : agence belge Déplacements : avion, minibus avec chauffeur, bateau Climat : théoriquement au début de la saison sèche, nous avons eu de la pluie tout le temps, à part à Corcovado, où il n’a plu que le soir et la nuit. C’est à Tortuguero que ce fut le sommet : des pluies diluviennes jour et nuit. Cette météo anormale était peut-être due au début des effets d’El Nino.
Nos coups de cœur :
- Corcovado a été l’endroit préféré de tout le groupe. C’est vrai que c’était le tout début et les premières découvertes. Les petites terrasses des chambres permettent de se reposer tout en observant les oiseaux ou autres animaux dans les arbres. On ne savait pas que ce serait notre seul séjour ensoleillé ! Pendant les sorties en mer, nous avons eu beaucoup de chance de voir non seulement une bande de globicéphales, mais aussi, chose extrêmement rare, une baleine à bosse et son petit, très paisibles, qu’on a pu observer longuement.
- Dota, situé au milieu de nulle part à 2.100 m d’altitude, fut une étape très agréable. Non seulement pour le bel hôtel au jardin fleuri où on a eu le temps d’observer les colibris, mais surtout parce que s’y trouve un observatoire de premier choix du quetzal qu’on ne voit que très rarement et difficilement ailleurs. Ses chemins dans la forêt de nuages y sont aussi extraordinaires, pleins de mystère.
- Arenal : agréable balade sur les coulées de lave du volcan. Les Ecothermales furent aussi un très agréable moment de détente.
- Monteverde : l’approche de la forêt de nuages par la canopée. Grandiose et tellement inhabituelle ! Les tyroliennes nous ont procuré une belle aventure et la balade sur les ponts suspendus dominant la canopée des souvenirs impérissables.
- Nicoya : le parc de Curu vaut vraiment la visite. Ce n’est pas un énième parc car la végétation y est totalement différente, la forêt plus aérée et les décors sont variés. Il permet aussi une belle approche de la mangrove, vue de la terre.
- Rivière Tarcoles : magnifique tour en bateau, riche en découvertes et très agréable. Multitude d’oiseaux, de crocodiles et petit tour dans la mangrove. Belle fin de voyage, au soleil en plus !
Remarques :
- Notre voyage était basé sur la biodiversité, ce qui explique que les visites de volcans ne constituaient pas une priorité dans le programme.
- Le programme était souvent très chargé et on n’a jamais eu le temps, sauf à Corcovado, de profiter des lieux de séjour. Dommage, car ils sont la plupart du temps situés dans de beaux endroits, avec des jardins où il y a plein de choses à voir, tant au niveau de la faune que de la flore, et dotés de piscines dont on n’a jamais pu profiter (aussi à cause de la météo). Ce ne fut pas non plus un voyage de tout repos car les réveils matinaux (5h) furent nombreux. Ceci dit, on vit en conséquence. On mange tôt (19h) et on se couche tout de suite après. La chaleur humide contribue aussi à la fatigue.
- J’avais craint qu’on passe beaucoup de temps à débusquer des petites bestioles. Ce ne fut pas le cas, sauf pendant les observations nocturnes qui, à mon sens, ne présentent pas beaucoup d’intérêt. Par contre, beaucoup d’observations de gros animaux (singes en tous genres, paresseux, coatis, iguanes …) et d’oiseaux magnifiques. L’observation des oiseaux est magique ici tant la variété est grande et tant les couleurs sont chatoyantes. J’avais aussi peur que toutes ces visites de parcs se ressemblent et que ce soit fort répétitif. Mais chaque jour comportait son lot de découvertes, avec le même intérêt.
- Les villes que nous avons traversées n’étaient vraiment pas belles : aucune harmonie, aucune notion d’urbanisme, pas d’architecture intéressante (sauf chez les Bribris), tout semble déglingué, beaucoup de bidonvilles.
- Pour ce que nous en avons vu, la population n’est pas très typée. On n’a eu l’occasion de l’observer que quand on était sur la route. On n’a jamais été à un marché.
- Le Costa Rica n’est sûrement pas un pays de tradition gastronomique mais on y mange correctement. Le bœuf y est exceptionnel. Les fruits sont absolument délicieux, les petits déjeuners très copieux.
- L’artisanat est quasi inexistant. Dans les boutiques à souvenirs, on vend les mêmes masques qu’en Indonésie ! Beaucoup d’objets en bois mais rien de vraiment joli ni typique.
- Quand on voyage dans ce pays en allant de parc en parc, on s’en met plein les yeux lors des visites dans les forêts mais on n’a pas l’impression d’avoir une idée générale du Costa Rica. C’est un peu comme quand on fait un safari en Afrique et qu��on ne voit que la brousse et les animaux, et pas les villes ni les habitants. - L’humidité est inimaginable. On était content d’avoir emballé nos vêtements dans des sacs en plastique, type zip lock. A cause de cette humidité, les appareils photos en ont pris un coup. Il ne faut sûrement pas investir dans du super matériel tout neuf pour ce voyage. Ce sont sans doute les appareils hybrides qui ont le mieux résisté. Un appareil « baroudeur », étanche, serait assez à propos.
Jour 1 : Bruxelles – Atlanta – San José
Vol vers Atlanta. Beaucoup de nuages mais vues intéressantes sur l’Irlande, la côte et les falaises. On ne survole pas le Groenland, mais le nord du Canada nous offre un spectacle impressionnant de bout du monde, enneigé et gelé, très hostile. 9h30 de vol qui passent encore vite avec les repas, les films, les jeux … Contrôles interminables à Atlanta. Vol pour San José de 3h30 qui nous semblent plus pénibles que les précédentes. Tous nos bagages sont à l’arrivée. Arrivée à l’hôtel à San José où un dîner était prévu mais quand on arrive à 22h (5h du matin heure belge !), on n’en a pas nécessairement envie. Nuit à San José : Hôtel Beacon : très grandes chambres assez luxueuses et très confortables, douches vieillottes, infrastructures qui se veulent luxueuses.
Jour 2 : San José – Corcovado (Punta Marenco) a.m. : - vol pour Drake Bay - route pour Punta Marenco p.m. : - balade dans la forêt et sur la plage - promenade nocturne - nuit à Punta Marenco
Départ à 7h30 pour l’aéroport où nous prenons un petit coucou d’Air Nature pour 20 personnes. Pas de vues époustouflantes pendant le vol mais les sommets étaient dans les nuages. On survole d’énormes bidonvilles.





Un vieil avion tout rafistolé et bariolé qui nous a quand-même menés à bon port, à Drake Bay, en atterrissant sur une sorte de piste de brousse et son petit « terminal ».



Nous montons alors dans une bétaillère avec laquelle nous allons devoir traverser une rivière dont le niveau est assez haut à cause des pluies de la nuit … mais ça passe.

On aperçoit déjà quelques espèces d’oiseaux.


Ensuite, une Land nous conduit à un petit « port » où nous prenons une grosse barque qui nous mène jusqu’au pied de notre hôtel niché au sommet d’une colline en bord d’océan. Belle végétation, belles vues sur la côte.


Il faut grimper sur un petit chemin pour arriver à l’hôtel, ensemble de pavillons à toit de chaume, très sympathique. Belle vue depuis le pavillon principal et sa « salle à manger », tout ouverte sur la nature. On y prend un verre en attendant qu’on nous monte (à pied !) nos valises, puis on va s’installer dans nos chambres, très sympas. Comme les moustiquaires qui ferment la chambre ne sont pas vraiment étanches, il faut tout enfermer dans les valises à cause des singes.


Déjeuner agréable à base de riz aux légumes et de salade de chou.
Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Peugeot 504 (4x4) en Afrique de l'Ouest English translation pending
Salut!
Nous sommes 4 étudiants préparant un voyage prévu pour Aout 2019, en voici l'idée:
- Nous préparons une Peugeot 504 Break 4x4 Dangel (1986) (immatriculé en Espagne ou en France, pas encore sûr)
- Nous comptons partir de Tanger (après ferry) et nous diriger vers le sud du Maroc.
- Ensuite nous ferons la route de la côte du Sahara Occidental jusqu'a la Mauritanie.
- Nous sommes conscient que cette frontière est "tendue", nous traceront donc rapidement jusqu'a Nouakchott.
- Ensuite, arrivée au Sénégal, pour peut-être finir sur le mythique Dakar 😉.
Cela peut sembler bien ambitieux mais nous aimons les défis (même si cela est très différent, nous avons fait Paris-Téhéran en 4L il y à 1 an et demi 😊 ) et celui-là nous plait particulièrement! Nous sommes en effet des amoureux de l'Afrique et ne pouvons plus attendre d'y revenir!
On en arrive à nos doutes, car nous en avons plusieurs 😇:
> Nous avons trois options pour le retour. Sois nous ne trouvons pas d'autres solution et faisons tout le chemin du retour (pas idéal sachant que nous sommes toujours à l'université et que nos cours commence en Septembre), sois nous trouvons un façon de revendre notre vielle bagnole (qui est très apprécié dans cette zone de l'Afrique si je n'abuse) en dépit de tout les problèmes de CPD. Pouvez-vous nous donner des infos à ce sujet? Cela nous aiderais vraiment beaucoup car nous avons encore du mal à comprendre la réalité quand aux formalités administratives 😛. sois (en dernier, dernier recours et sachant que c'est une vielle voiture avec peu de valeur) abandonner notre bébé au Sénégal.
> L'idée de rajouter une voiture monte en force également. Côté sécu, il n'y a pas de doute que c'est bien plus sage. Le problème d'être étudiant, c'est que le budget est souvent limité 🤪. Qu'en pensez-vous? Indispensable ou très fortement conseillé? Cette question est très lié à la première (celle qui nous a, au final, motivé à demander conseil) : Si l'option de la revente est réelle, l'ajout d'une voiture nous pose moins problème.
Voili-voilu! Toute aide nous sera très précieuse, nous sommes très excités à l'idée d'être "back on the track" dans 6 mois :)
- Nous préparons une Peugeot 504 Break 4x4 Dangel (1986) (immatriculé en Espagne ou en France, pas encore sûr)
- Nous comptons partir de Tanger (après ferry) et nous diriger vers le sud du Maroc.
- Ensuite nous ferons la route de la côte du Sahara Occidental jusqu'a la Mauritanie.
- Nous sommes conscient que cette frontière est "tendue", nous traceront donc rapidement jusqu'a Nouakchott.
- Ensuite, arrivée au Sénégal, pour peut-être finir sur le mythique Dakar 😉.
Cela peut sembler bien ambitieux mais nous aimons les défis (même si cela est très différent, nous avons fait Paris-Téhéran en 4L il y à 1 an et demi 😊 ) et celui-là nous plait particulièrement! Nous sommes en effet des amoureux de l'Afrique et ne pouvons plus attendre d'y revenir!
On en arrive à nos doutes, car nous en avons plusieurs 😇:
> Nous avons trois options pour le retour. Sois nous ne trouvons pas d'autres solution et faisons tout le chemin du retour (pas idéal sachant que nous sommes toujours à l'université et que nos cours commence en Septembre), sois nous trouvons un façon de revendre notre vielle bagnole (qui est très apprécié dans cette zone de l'Afrique si je n'abuse) en dépit de tout les problèmes de CPD. Pouvez-vous nous donner des infos à ce sujet? Cela nous aiderais vraiment beaucoup car nous avons encore du mal à comprendre la réalité quand aux formalités administratives 😛. sois (en dernier, dernier recours et sachant que c'est une vielle voiture avec peu de valeur) abandonner notre bébé au Sénégal.
> L'idée de rajouter une voiture monte en force également. Côté sécu, il n'y a pas de doute que c'est bien plus sage. Le problème d'être étudiant, c'est que le budget est souvent limité 🤪. Qu'en pensez-vous? Indispensable ou très fortement conseillé? Cette question est très lié à la première (celle qui nous a, au final, motivé à demander conseil) : Si l'option de la revente est réelle, l'ajout d'une voiture nous pose moins problème.
Voili-voilu! Toute aide nous sera très précieuse, nous sommes très excités à l'idée d'être "back on the track" dans 6 mois :)