Bonjour! Nous sommes Fabienne et Jacques, un couple québécois dans la cinquantaine (malheureusement, plus proche de 60 que de 50, snif), mariés depuis 30 ans, parents de 5 "enfants" de 20 à 29 ans.
Nous avions décidé de fêter notre trentième anniversaire de mariage au Vietnam et, initialement, d'aller du Nord au Sud en moto (chacun sur sa moto, nous avons nos motos au Québec et notre permis international, plus ou moins valable au Vietnam, mais bon). Finalement, après nous être informés sérieusement et avoir regardé des vidéos de la circulation dans les grandes villes, nous avons un peu modifié nos plans : oui pour la moto, mais pas à Hanoi, ni à HCM.
J'ai préparé notre itinéraire, très très très détaillé, réservé les premières nuits, les billets d'avions, et, hop, nous voilà partis le 15 mars pour ce qui se révèlera la plus belle aventure de notre vie.
Notre itinéraire final (cliquer pour la carte d'origine)
Le réveil sonne à 2 heures. Nous nous sommes couchés à 9 heures avec une tite pilule pour nous encourager à dormir et tous les téléphones bannis au sous-sol.
Ça a marché, nous sommes presqu'en forme et l’adrénaline fait le reste. Départ pour l’aéroport à 2 h 40, fébriles et anxieux de ne rien oublier dans nos sacs.
Nous voyageons léger : un petit sac de sport, dans lequel on a réussi à faire entrer notre casque de moto en écrasant tout consciencieusement autour, et un sac à dos où on fourre tout ce qui ne rentre pas dans le sac.
Nous n'avons pas à enregistrer nos bagages donc on passe directement dans dans la zone sécurisée.
Premier arrêt : Toronto et ses tapis roulants interminables.
Escale de 2 heures à Toronto, on a le temps de visiter la moitié de l'aéroport pour rejoindre notre porte d'embarquement. Nos légers bagages nous semblent pas mal lourds!
Enfin, nous embarquons dans le Boeing 777 qui nous amènera en 16 heures à Hong-Kong, deuxième escale.
Le 16 heures passe lentement mais beaucoup plus facilement que prévu. Jacques a juste hâte de retrouver un peu d'espace , son voisin étant légèrement "encombrant".
Nous passons par le cercle arctique puis au-dessus de régions désertiques de la Chine. C'est fascinant de voir de la glace et de la neige à perte de vue (sauf pour quelques lumières étrangement égarées dans cette immensité blanche).
La glace laisse ensuite la place aux montagnes désertiques, où la vie semble tout autant absente.
Enfin, la Chine rurale se déroule sous l'avion, peu de temps avant d'arriver enfin à Hong-Kong.
Notre prochain et dernier vol est seulement dans 4 heures. En attendant que la porte d'embarquement soit indiquée sur le tableau, nous nous écrasons sur une chaise inconfortable pour lire ou Interneter. Mais l'énergie commence à manquer et nous ressemblons de plus en plus à des zombies!
Un dernier demi-marathon sur tapis roulant pour atteindre la porte d'embarquement à l'autre bout de l'immense aéroport. Un petit tour de navette, un sandwich au poisson (on est courageux quand même), un autre café pas buvable et nous voilà dans l'avion pour un dernier petit vol de 1 h 40 vers Hanoï.
Encore un repas de servi. Très bon d'ailleurs. Notre voisin l'accompagne d'une bière, gratuite. Méchante différence avec nos vols intérieurs de pinottes!
Arrivée à Hanoï, la couverture nuageuse qui nous a accompagnés tout le long depuis Hong-Kong est toujours là mais au moins il ne pleut pas.
On trouve facilement le kiosque de Viettel pour acheter des cartes SIM et un forfait pour un mois pour 14$, 7 gigs à haute vitesse. La vendeuse nous indique où trouver le bus 86 qui nous amènera en ville et on sort en sol vietnamien sans prêter attention aux appels des chauffeurs de taxi. Faisons semblant de savoir où nous allons!
On se dirige vers un groupe de personnes qui attendent à l'endroit indiqué par la vendeuse. Je demande à un des asiatiques si c'est bien l'arrêt pour le bus 86, en vietnamien. Il s'affole, sort son téléphone et Google Translate, je lui dis que je parle vietnamien, je me sens vraiment totalement nulle pendant qu'il pitonne fébrilement sur son téléphone pour essayer de traduire ce que je lui baragouine avec de moins en moins d'assurance. Le groupe bouge, on suit et je me rends compte qu'on a infiltré un groupe de coréens et leur guide qui se rendaient à leur autobus .
Oups, on regarde autour de nous et on finit par trouver l'arrêt du bus 86. Ouf.
Personne à l'arrêt, c'est un peu surprenant mais le bus arrive et on embarque par l'arrière. L'assistant du chauffeur vient nous débarrasser des 70 000 dongs que coûte le bus pour chacun de nous (environ 3.50 $) et on file vers Hanoï. Vite. Très vite! On traverse un pont magnifiquement illuminé et on découvre la ville et sa circulation légendaire. Même si on avait vu des photos, c'est surprenant de voir les scooters se faufiler n'importe comment avec leurs chargements parfois hétéroclites (bébé couché entre papa et maman, par exemple).
Je surveille Google Maps pour ne pas manquer l'arrêt et l'assistant du chauffeur me confirme qu'on est rendus. On descend, Hanoï, nous voilà!
On a environ 700 mètres à marcher jusqu'à l'hôtel, on expérimente nos premières traversées d'intersection entre scooters et autos. Eh boy, pas hâte de voir les grosses intersections! On zigzague moitié trottoirs, moitié rue, entre les tables, les stands, les motos stationnées, les flaques non-identifiées, les poteaux sur lesquels s'entrelacent des mètres de fils enchevêtrés qu'on évite de toucher. Une dernière intersection suicidaire et on aperçoit la minuscule ruelle qui abrite notre "homestay", le Hanoi Happy Family Homestay. On s'y engouffre, c'est un petit labyrinthe entre les maisons jusqu'au homestay.
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La grille est fermée mais une dame est couchée sur une planche, avec une petite fille, et elle se lève pour nous ouvrir. Nous comprendrons plus tard qu'elle passe la nuit sur sa planche, pour accueillir les voyageurs!!
Un peu de baragouinage FrancAnglaViet et nous nous retrouvons dans notre chambre. Oups. Comment dire. Ce n'est pas cher, 47 $ (32 euros) pour 3 nuits, mais, heu ... La chambre est correcte, propre, petit balcon qui donne sur le labyrinthe, assez loin de la rue bruyante.
C'est surtout la salle de bains (partagée à 2 chambres) qui nous fait un peu tiquer. Elle est couverte de "mactac" sur les planchers et les murs, pas de bonde d'évacuation pour la douche, juste le trou où passe le tuyau d'évacuation de la toilette, donc on inonde quand on prend sa douche et ça reste inondé longtemps. Et une installation électrique qui fait peur. Le lavabo coule abondamment par le dessous mais, bon, ça ne fait qu'ajouter un peu plus d'eau à celle où nous pataugeons déjà.
On va chercher une grande bouteille d'eau en bas puis on retourne au 3ème, dans notre antre, déjà bien envahie par tout notre stock qu'on a sorti de nos bagages. On prend courageusement une douche (froide, pas envie d'essayer de comprendre ni de tester le chauffe-eau), je télécharge mes photos et dodo vers 9 h 30 après avoir rassuré nos enfants de notre survie.
À demain pour la suite!
Dépenses de la journée :
- Logement : 14 $
- Transport : 3 $
- Divers (carte Sim, bouteille d'eau) : 15$
Total : 32 $/2
Réveil à 4 h 30 du matin, merci au décalage horaire. Il fait environ 17 degrés dehors, les oiseaux commencent à chanter vers 5 heures, cela fait longtemps qu'on ne les avait pas entendus, c'est encore l'hiver chez nous!
Finalement, nous nous levons tranquillement vers 7 h 30, encore un peu dans la brume. Nous allons déjeuner en bas (compris avec la chambre) où nous retrouvons notre logeuse ainsi que deux allemands avec qui nous jasons. Au menu : omelette, pains briochés, bananes et un merveilleux café au lait condensé, juste trop succulent!
Retour à la chambre ensuite, le temps de nous préparer, puis nous quittons pour aller visiter les environs. Pour commencer, nous cherchons une bijouterie connue pour offrir un bon taux de change où nous pourrons changer nos $ US. Nous découvrons le vrai visage de la vraie circulation à Hanoï. Ouille ouille ouille, je sens la tôle passer drôlement proche parfois! Cela klaxonne sans arrêt mais sans vraie animosité, même si les arrêts obligatoires et les sens uniques ne veulent rien dire pour les motocyclistes.
Après avoir changé nos sous, nous nous dirigeons vers la Citadelle, un lieu historique, plus ou moins intéressant, mais, bon, nous sommes proches, allons voir! Nous voyons aussi la fameuse voie ferrée du train qui traverse au milieu des rues d'Hanoï.
En allant vers la Citadelle, nous croisons le Musée de la guerre. Bon, pas le choix d'y aller, n'est-ce pas?
Direction ensuite la Citadelle. Visite rapide, le plus intéressant étant le bunker souterrain, vestige de la guerre du Vietnam.
Nous repartons ensuite vers la vieille ville, en direction d'un restaurant dont j'ai lu de bonnes critiques. Nous passons devant les bâtiments du gouvernement.
Enfer et damnation, nous nous faisons accrocher par deux vendeuses de fruits qui nous mettent leur chargement de force sur l'épaule (il faut reconnaître que c'est drôlement lourd!), nous collent leur chapeau sur la tête, arrachent presque le téléphone des mains de Jacques pour nous prendre en photo et nous mettent ensuite des sacs de fruits dans les mains, malgré nos protestations énergiques. Nous remettons les sacs de fruits dans leurs paniers et leur donnons 60 000 dongs (3 $) juste pour la photo. Elles ne sont pas super contentes mais nous laissent tranquilles. Ouf.
Rebelote quelques minutes plus tard avec une vendeuse de beignes, un autre 60 000 dongs pour 4 beignes. Elle baisse le prix de moitié quand je lui parle en vietnamien, c'est déjà ça de pris. Mais grrrr...
Nous trouvons finalement le restaurant, tout comme des dizaines de touristes qui le prennent en photo et font la queue pour y manger. Nous laissons notre nom sur la liste d'attente de 20 minutes mais nous prenons la fuite pour aller manger dans un endroit moins touristique. Nous nous retrouvons ainsi au coin d'une rue, assis sur de petits tabourets en plastique, à déguster un délicieux pho accompagné de viande non identifiée (du porc?). On accompagne le tout d'un lait de soya. Très bon repas pour 5$ en tout, tip compris!
On se balade ensuite dans la vieille ville et autour du lac Hoan Kiem. La fin de semaine, les rues avoisinantes sont fermées à la circulation et c'est la fête.
C'est super agréable et sympathique et nous y passons un bon moment avant de retourner tranquillement vers l'hôtel, toujours en zigzaguant entre les motos et les autos dans la rue. Un vrai parcours du combattant! Les rues sont étroites et les trottoirs souvent inaccessibles, encombrés par les marchands ou les motos stationnées.
Petit arrêt en chemin pour prendre un 'egg coffee'. Après avoir tenté sans succès de trouver une place dans le café le plus réputé d'Hanoï, nous rabattons sur un café pas loin et jouons à faire grimper notre adrénaline en regardant la circulation au carrefour devant le café. Pas d'arrêt, pas de lumières, que le meilleur gagne! C'est complètement fou.
De retour à l'hôtel vers 15 h 30, nous nous allongeons pour une petite sieste et nous tombons endormis aussitôt...jusqu'à 19 h. Nous nous forçons à nous lever (gros effort, nous nous rendormirions 'drette là' sans efforts mais avec le risque de nous réveiller en pleine forme...à minuit. Nous retournons ensuite dans la vieille ville, super animée en soirée avec un marché de nuit, des spectacles, c'est le party!
Un autre souper de pho dans un restaurant qui a l'air d'un garage, très bon, mais environnement bof.
Nous revenons ensuite à l'hôtel, encore une fois surpris d'avoir survécu aux traversées des intersections, mais bien heureux de notre journée!
Budget de la journée :
Hôtel : 14 $/2
Nourriture (repas et collations, volontaires et forcées) : 16 $/2
Visites : Citadelle 3 $/2, Musée de la guerre 4 $/2
Total : 34 $/2
Encore une nuit à oublier. Coucher vers minuit, réveil à 2 h 00. Notre corps pense qu'on est encore au Québec et qu'il fait juste une sieste, pfff. On se rendort quelques heures plus tard mais cela ne rajoute qu'un petit 2 heures de sommeil à notre courte nuit.
On descend nos 3 étages pour aller déjeuner. Pas le choix de socialiser le matin, les occupants de la 'homestay' doivent partager une table ronde minuscule pour le déjeuner (toasts, oeufs et mangue fraîche, miam). Beaucoup d'allemands. On laisse notre linge sale à l'hôtelière qui le lavera pour quelques sous.
Ensuite, je prépare l'itinéraire sur Google Maps (que je maîtrise si bien que je devrai le refaire 3 fois), et nous partons. Direction le lac Ho Thay, à quelques centaines de mètres au nord de l'hôtel. Nous longeons une grande avenue, très large, bordée d'arbres et de grandes maisons majestueuses, enclavées par des murs et surveillées. C'est paisible et on se sent vraiment dans un film.
On ne s'habitue pas encore à voir les scooters et leurs chargements : tiens, un frigidaire, et là, deux petits caniches déguisés, assis aux pieds du conducteur. Une famille avec un enfant debout en avant. Pas de casque. D'ailleurs la loi sur les casques est visiblement très peu prise au sérieux! Et quand je dis 'casque', c'est un grand mot... On croise un temple, le Quan Thanh Temple, go pour la visite (30 000 dongs = 1.50 $).
On continue ensuite sur un pont, au milieu duquel se trouve un autre temple, beaucoup plus touristique que le premier mais gratuit. On risque encore une fois notre vie pour traverser les 4 voies du pont et on va visiter.
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En repartant, on s'égare un peu, attirés par un homme qui a l'air de lancer de la nourriture dans l'eau. Nous réalisons qu'il nourrit de petites tortues et nous nous extasions (enfin moi) sur ces mignonnes petites créatures... Jusqu'à ce que nous réalisions qu'il ne les nourrit que pour les attirer pour ensuite les attraper pour les vendre. Ben làààà!
Bon, on continue un peu sur ce côté du pont avant de réaliser qu'on s'éloigne de notre itinéraire. Demi-tour, on retourne du bon bord, une petite crème glacée molle (pas bonne - honnêtement, on n'a pas réussi à en trouver des bonnes pendant le voyage) avant de reprendre le bon chemin.
On complète notre petit tour du lac et on se dirige ensuite vers le Temple de la Littérature. Ben oui, c'est la journée des Temples, ça a l'air!
Mes pieds commencent à ressentir les kilomètres de marche avalés en deux jours et c'est un peu souffrant mais tant pis. On continue! Longue marche vers la Prison de Hoa Lo, un musée consacré à cette prison qui a abrité des soldats vietnamiens et américains, dont John McCain.
Bon, on remonte vers l'hôtel avec un arrêt à notre bijouterie préférée pour changer des $ US, on recroise la voie ferrée et on réalise que le train va probablement bientôt passer aussi nous nous installons à un petit café parmi tous ceux qui bordent la voie et au milieu de tous les touristes qui sont venus voir ce phénomène : un train qui passe au milieu d'une rue en pleine ville. Nous choisissons un café sur le menu, avec du lait concentré, mais, oups, j'ai dû manquer le mot 'glacé' dans la description, car il est froid et ce n'est pas très bon (ndlr : quand nous frapperons les températures autour de 40 degrés, ça deviendra notre boisson préférée!).
Après une demi-heure, grande agitation au bord de la voie, les vendeuses font déplacer les touristes, enlèvent les chaises et les tables, on pousse tout ce qui est dans le chemin du train qui arrive. Vite. Vraiment impressionnant!
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Nous décidons ensuite de suivre la voie au lieu de retourner dans la rue (moins dangereux) mais nous réalisons après un kilomètre à nous tordre les pieds sur les pierres et les traverses, à éviter les fils électriques qui trainent un peu partout, que la voie est en surplomb et que nous ne trouverons probablement pas d'endroits pour en redescendre avant la prochaine gare. Alors, piteux, on vire de bord et on refait notre pénible kilomètre pour revenir à notre point de départ et revenir dans la rue.
On arrive à l'hôtel vers 17 h 30, avec l'intention de ressortir plus tard pour souper mais il est 21 h, nous avons fait notre sieste, il faut faire nos bagages et nous sommes loin d'être prêts à repartir. À suivre!
Nos dépenses pour la journée :
Hôtel : 14 $/2
Visites : prison 4 $/2, temple 3 $/2, temple de la Littérature 3 $/2
Nourriture : 14 $/2
Total : 38 $ / 2
Encore une nuit vraiment pénible. Réveil à 2 h 30, Jacques réussit à se rendormir, pas moi. Zut. Et le réveil impitoyable qui sonne à 6 heures. Pas le choix de se lever, notre chauffeur vient nous chercher entre 7 h15 et 7 h 30 pour notre croisière de 2 nuits à la baie d'Halong.
Nous descendons à 7 h 00, au moment où notre hôtesse se lève. Nous avons donc le temps de déjeuner et de jaser avec elle ainsi qu'avec les autres locataires qui arrivent tranquillement.
Finalement, notre guide arrive à 8 h 00, nous la suivons jusqu'à l'autobus qui nous attend dans la rue et c'est le départ pour 4 heures de route jusqu'à Hanoi. Notre guide est une jeune fille adorable, très sympathique et dynamique, Chan.
Nous trouvions que le trafic était fou à Hanoi ? Ha ha, nous n'avions rien vu encore!!! Nous sommes lundi, les gens travaillent et cela paraît. Les rues sont noires de scooters, c'est incroyable. Je suis contente de ne pas être à pied, je n'ose même pas m'imaginer devoir traverser une rue dans cette cohue monstre! Le chauffeur, lui, n'a aucun scrupule à foncer dans le tas, frôlant les véhicules sans crainte, quelques coups de volants et de klaxon par ci, par là. La méthode fonctionne, on avance quand même étonnamment rapidement.
À la sortie de la ville, cela se corse. Le chauffeur roule de plus en plus vite et prend de plus en plus de risques. Il déborde allègrement dans la voie de gauche, dépasse en kamikaze, à gauche et à droite (sans pitié pour les nombreux motocyclistes qui osent être dans son chemin). Un camion de propane doit se déporter à droite pour nous éviter (un camion de PROPANE!!), un autre mastodonde nous flashe ses lumières et à la dernière seconde, le chauffeur se rabat à droite, c'est hallucinant et terrifiant!
Après 2 h 30 de sueurs froides, nous arrêtons à un supermarché de souvenirs et une cafétéria. C'est vraiment le summum du kitsch et le rêve de tout touriste qui se respecte. Immenses statues de pierre, tapisseries tissées sur place par une quinzaine d'artisans (ok, ça c'est intéressant), gugusses en plastique Made in China, sacs de M&M à 8 $, un vrai Walmart pour touristes!
Nous nous contentons de deux sous-marins au porc (très bons d'ailleurs) que nous dégustons dans l'autobus tant bien que mal en repartant.
Nous sommes un peu inquiets de reprendre l'autobus avec ce chauffeur suicidaire, mais étonnamment, il semble s'être calmé (merci à notre guide?) et le reste du trajet (1 h 30) se déroule tranquillement. Ouf!
Comme depuis le début du voyage, le temps est brumeux et un fin crachin nous tombe sur la tête (ouais, pas glop). Nous arrivons à la baie d'Halong, il y a peut-être une magnifique paysage qui se déroule à notre gauche (parce qu'à notre droite, c'est ultra-moche avec des dizaines d'hôtels et de resorts en construction, parc aquatique, et autres gugusseries touristiques qui défigurent les sites attrayants. Je passe sur l'attente dans une salle surpeuplée et multiculturelle.
Vive les films téléchargés sur Flickr!
Nous ne serons que 10 sur le bateau, yééé! Nous embarquons sur une navette vétuste qui nous amène à notre bateau (pas jeune mais plein de caractère), récupérons la clé de notre cabine et allons installer nos affaires. La cabine est très jolie et c'est très propre. Nous fouillons pour trouver si nous avons une salle de bains, sans succès.
Nous rejoignons ensuite les autres passagers dans la belle salle à manger pour le cocktail et le discours de bienvenue. Nous avons environ 30 minutes pour nous installer (i.e. mettre le bordel tout partout dans la chambre, car sans armoire et sans commode, on met tout par terre) puis nous retournons à la salle à manger pour le cocktail de bienvenue et le lunch.
Il y a une bouteille de vin sur la table, Jacques est bien content et il l'ouvre et sert nos voisins de table (l'australien - et son escorte (? petit doute) - et les deux amies indiennes très sympathiques. Erreur. Nous apprendrons plus tard que la bouteille est là pour décorer et 'faire beau dans les photos' mais que si on l'ouvre, un beau 39 $ US sera rajouté sur notre facture. Et merde. Les boissons ne sont pas comprises et assez chères pour le Vietnam, l'équivalent d'ici. Mais la nourriture est abondante et délicieuse. Les plats n'arrêtent pas d'arriver sur la table, poulet, soupe, légumes frais, salade à la pieuvre, riz...
La vue est aussi très agréable. Même si je m'y attendais, le nombre de bateaux sur l'eau est étonnant et un peu déprimant. Ce doit être un des endroits les plus pollués du monde et on est loin du tourisme auquel on est habitué et que l'on aime. En même temps, venir au Vietnam et ne pas aller voir la baie d'Halong doit sûrement s'approcher d'un péché mortel. Mais, ouf, quel trafic! Mais c'est beau, même dans la brume.
45 minutes plus tard, nous approchons de notre premier arrêt.
Nous avons amarré le bateau et repris la navette pour rejoindre les dizaines d'autres bateaux au quai de l'ile qui abrite la grotte Hang Sung Sôt, une attraction touristique majeure de la baie à en juger par les centaines de personnes qui attendent en file pour y entrer, sous un crachin très désagréable. Sérieux?? Je regarde avec un peu de regret la navette qui retourne vers le bateau et nous rions un peu jaune avec Jacques. M'enfin, on y est, on y va!
Nous découvrons rapidement que les touristes chinois sont une plaie. Non, mais vraiment!! Ils poussent sans vergogne, rentrent leurs coudes dans nos côtes, les baleines de leurs parapluies dans nos cheveux, notre dos, bousculent, et rigolent quand on proteste. Même pas drôle. Heureusement, comme ils avancent assez vite (évidemmment, facile quand on pousse tout le monde), on s'en débarrasse rapidement et la visite devient beaucoup plus agréable. Il y a trois salles dans la grotte et c'est majestueux. On en oublie presque (presque) la masse insupportable de touristes (dont on fait partie, ben oui, je sais). J'ai fait mon possible (en général) pour prendre des photos qui donnent l'impression que la foule n'est pas si importante (ha ha).
Voyez-vous Waldo Jacques ?
À la sortie de la grotte, la guide nous pointe les pieds (allez, on utilise notre imagination). C'est cute quand même...
Bon, prochaine visite, l'île dont j'ai oublié le nom. Deux choix : s'y baigner (whaaaaat??? Jamais de la vie, même s'il faisait plein soleil et 50 degrés!!) ou monter en haut voir la vue (dixit suivre les touristes à la queue-leu-leu sur des marches escarpées et glissantes). À la guerre comme à la guerre, tant qu'à être là, on ne va pas rester en bas à pleurer, on monte!
La vue qu'on a (une fois qu'on a fait comme les Chinois et tassé les touristes qui nous bloquent)
Là où on aimerait être!!
Bon, c'est pas mal ça pour aujourd'hui, nous sommes ensuite retournés au bateau, où nous avons eu droit à un cours de cuisine sur les rouleaux de printemps (intéressant et menoum) et à un excellent souper (non, on ne s'est pas fait avoir par la bouteille de vin décorative, cette fois!).
Nous décidons de passer sur la soirée karaoké et allons nous coucher à 8 heures, complètement lessivés (cela fait trois nuits que nous dormons environ 3 heures!). Première bonne nuit, puisque nous dormirons de 9 heures à 4 heures.
Nos dépenses aujourd'hui et demain :
Croisière de deux nuits/3 jours : 179 $ USD/2 = 472 $ CAD/2 = 236 $ CAD par jour/2
La %&*$&* de bouteille de vin : 39 $ USD = 51 $ CAD $&*&$*
Total : 287 $/2
Réveil à 4 h 00, mais comme nous nous sommes couchés épuisés à 21 h, nous sommes bien contents de notre première vraie nuit depuis notre arrivée!
J'en profite pour rédiger le blog de la veille et nous sommes fin prêts pour le déjeuner qui a lieu à 7 h. Notre guide nous annonce que nous devrons être prêts à quitter le bateau à 7 h 50. Oups, nos bagages sont encore éparpillés partout dans la cabine, c'est donc la course pour réussir à tout remettre dans nos sacs à temps.
Petite anecdote : hier, après une brève recherche infructueuse, nous avions conclu qu'il n'y avait pas de salle de bains dans notre chambre. Jacques part donc à la chasse des toilettes et revient me voir d'un air catastrophé en me disant qu'il n'y en a qu'une et qu'elle n'est pas très propre. Impossible. Nous fouillons donc activement la chambre et, finalement, la porte que nous croyions être une porte communicante sur la cabine voisine (et barrée) finit par s'ouvrir sur ...une très belle salle de bains, très propre. Et ce matin, première douche chaude et satisfaisante du voyage, ça fait du bien!
Nous disons donc au revoir à notre bateau et nous prenons la navette qui nous amène à une ferme d'élevage d'huitres à qui on ensemence des perles. Visite très intéressante qui nous apprend que les huitres sont inséminées avec leur propre membrane ainsi qu'avec une partie de leur coquille, transformée en une petite boule autour de laquelle l'huitre va former une vraie perle, de grosseur, couleur et valeur différente selon la sorte d'huitre et selon son travail.
Évidemment, on termine la visite par la boutique où on trouve des assortiments de bijoux formées de perles récoltées sur place, de tous les prix.
Nous quittons ensuite la ferme sous une petite pluie fine désagréable (encore!) vers notre prochaine activité : une randonnée en kayak. Pas la meilleure température mais nous y allons quand même et c'est court mais agréable (30 minutes).
Nous sommes déjà fatigués de notre journée et il n'est que 9 h 15!!! Nous embarquons ensuite sur une navette et disons adieu à 6 de nos compagnons de voyage qui retournent à Hanoi aujourd'hui. Il ne reste que les Indiennes et nous, et la navette nous amène à un autre bateau qui nous laisse quelques minutes plus tard à un troisième bateau. Celui-là nous fera visiter la baie de Lan Ha, beaucoup plus agréable et moins achalandée que la baie de Halong.
Nous découvrons des dizaines de 'fishing houses' et nous arrêtons pour en visiter une. On a beau se justifier en se disant que les habitants sont payés pour cela, c'est quand même gênant de fouiner chez eux pendant qu'ils sont en train de manger à quelques mètres de nous en faisant semblant de ne pas nous voir...
Nous restons là aussi pour manger un autre repas pantagruélique (c'est terrible, on va prendre 10 kilos, les plats défilent sans arrêt, on mange au moins 3 fois plus que chez nous et c'est très très frit, mais tellement bon!).
Nous partons ensuite pour la 'Monkey Island' et le guide nous informe que nous pourrons voir des singes et faire une balade.
Comme nous sommes innocents, nous pensons que faire la balade nous permettra de voir des singes, alors nous nous lançons dans l'aventure. La montée tient plus de l'escalade que de la randonnée et les roches sont glissantes et acérées, c'est extrêmement dangereux et difficile... Nous en grimpons quand même une bonne partie avant de déclarer forfait et de revenir sur nos pas (ha ha, plus facile à dire qu'à faire mais on a survécu).
Et, finalement, les singes étaient autour du restaurant et pas autour du sentier (pas fous, eux!). Ils sont très mignons même si je doute qu'ils soient arrivés là naturellement...
Les bateaux de pêche et leurs gros projecteurs pour attirer les poissons la nuit.
Bon, on rembarque sur le bateau, miraculeusement tous les grimpeurs suicidaires comme nous sont revenus en un seul morceau, et nous repartons vers d'autres aventures. Un autre miracle : le soleil a fait son apparition, c'est la première fois depuis notre arrivée que nous voyons le ciel bleu! Et, avec le soleil, la chaleur se pointe aussi et, ouf, c'est chaud! Mais on ne se plaindra pas...
Le bateau nous amène jusqu'à la ville de Cat Ba, à l'entrée de laquelle se trouvent des centaines de maisons flottantes, c'est magique!
Tout le monde descend du bateau, on suit les autres, mais le guide nous rappelle et nous dit que nous devrons prendre une navette, juste nous deux, car nous sommes les seuls qui avons réservé un bungalow en-dehors de la ville. On dit 'au revoir' à nos amies Indiennes et nous prenons le petit bateau vétuste qui nous amènera on ne sait pas trop où. Pas grave, il fait beau, le paysage est fabuleux et on est tout seuls sur le bateau et dans la baie (ou presque, quelle différence avec la veille!!!!).
Notre bateau privé arrive :-)
Le voyage prend un bon 45 minutes, ça ne va pas vite un petit bateau pout-pout-pout...
youtu.be/_8wssC6GwO0
On arrive à un débarcadère où nous attend une dame qui nous donne nos vélos, un homme qui prend nos bagages sur son scooter pour les amener à notre bungalow où nous le rejoindrons en vélo. Le chemin pour aller au village où se trouvent les bungalows est magnifique, la route est tranquille (aucune auto et nous ne croisons que 3-4 motos), c'est vraiment paisible et génial.
Arrivés au village, notre application cartographique sur nos téléphones nous donne de fausses informations mais, heureusement, le gérant des bungalows est venu à notre rencontre et il nous remet dans le droit chemin. Le site est très joli, notre bungalow est grand et très agréable, quelle belle aventure!
Nous nous installons, prenons un rafraichissement au bar, puis nous allons nous promener dans le parc national autour du village. Les chemins sont très boueux, nous devons éviter parfois des fils (électriques?) bizarrement situés aux abords des sentiers mais c'est vraiment la jungle vietnamienne et on aime ça...
Retour à temps pour le souper et c'est un record de plats servis. Ça n'arrête pas! Poulet, tofu, patates panées, légumes (bok choy), riz, rouleaux frits, melon d'eau... Je vous jure, j'aurais fait trois repas avec tout ce qu'ils nous ont servi et on a dû se forcer pour finir (mais, en même temps, c'était tellement bon que ce n'était pas trop pénible de manger hé hé). Nous sommes tous seuls dans un petit pavillon juste à côté des cuisines, et un autre pavillon voisin accueille un groupe d'une trentaine de personnes. C'est rigolo.
Le mélange de bok-choys et légumes verts est arrivé après la photo, alors qu'on se demandait comment on allait pouvoir finir tout ça
Coucher tôt car le déjeuner est à 7 heures demain et nous devons pédaler ensuite (dans tous les sens du mot) puisqu'à 8 h 15, nous devrons être au quai pour reprendre la navette qui nous amènera au bateau qui nous amènera à l'autobus qui nous amènera à Hanoi (plus tranquillement qu'à l'aller, on espère!).
Nos dépenses de la journée :
Croisière de deux nuits : 236 $ CAD/2 (par nuit)
Joli début😉!
Les singes de Monkey island ne sont pas, comme vous l'avez deviné, arrivés tout seuls sur cette île.
Ce sont des macaques , pas du tout endémiques à Cat Ba au contraire des langurs ici le Semnopithèques blancs...
Ils sont arrivés avec les russes servant de cobayes de laboratoire...et laissés sur place...😕
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Lever à 4 h 00 encore une fois, après 7 bonnes heures de sommeil. La routine s'établit et ce n'est pas si mal comme horaire. J'en profite pour écrire le blog de la journée, on se prépare tranquillement, on fait les valises et, à 7 h 00, nous sommes prêts pour le petit déjeuner, une bonne crêpe aux pommes et à la confiture d'ananas maison et le toujours délicieux café au lait concentré.
Notre hôte nous accompagne ensuite à l'entrée du "resort", nous donne nos vélos et s'occupe de faire envoyer nos bagages au quai où un bateau viendra nous chercher dans 45 minutes.
Le retour en vélo est aussi agréable qu'à l'aller et nous arrivons au quai trop vite à notre goût.
Nous attendons notre bateau un bon 45 minutes, le temps de voir couler tout seul et sans raison apparente un des pontons vétustes utilisés par des pêcheurs. Tout un émoi! Heureusement, il n'y a personne dessus mais c'est triste quand même.
Notre bateau arrive et, surprise, c'est un petit hors-bord. En 8 minutes, nous franchissons les quelques kilomètres qui nous en ont pris 50 la veille en petit canot pout-pout-pout.
Nous faisons sensation en rejoignant le bateau sur lequel nous finirons le voyage, surtout auprès de nos amies indiennes que nous retrouvons avec un immense plaisir et qui nous embrassent chaleureusement et nous racontent comme elles se sont ennuyées de nous et sont contentes de nous revoir!
C'est un sentiment bien partage, elles sont adorables et nous aimons beaucoup leur joyeuse compagnie. Il nous reste environ deux heures avant d'arriver au port, nous avons droit à un autre cours de cuisine, sur les rouleaux de printemps encore une fois, on va être des pros!
Ensuite, encore un dîner pantagruélique, et vers 12 h 30, nous accostons.
Le chauffeur de l'autobus nous accueille (décidément, les Vietnamiens sont les maîtres de l'organisation, c'est hallucinant! Ils nous ont pris par la main à notre hôtel à Hanoï il y a 3 jours et ne nous ont pas lâchés jusqu'à notre retour dans la capitale!).
L'arrêt-pipi boutique (on voit au fond les artisans qui tissent les toiles vendues ensuite - au premier plan)
Comme nous devons prendre le "sleeper bus" vers Ha Giang à 9 heures ce soir, nous decidons de descendre avec nos amies à leur hôtel qui est à 15 minutes de marche de la station de bus. Elles sont tout heureuses de notre décision, nous invitent à déposer nos sacs dans leur chambre, commandent du jus pour tout le monde et nous décidons d'aller nous promener ensemble.
Nous visitons un petit temple sur le lac dans le Vieux Hanoï, et nous faisons le tour du lac en marchant et en jasant. Le soir tombe, la ville s'illumine, c'est magnifique et vibrant de vie. Nous retournons ensuite à l'hôtel chercher nos sacs et nous disons au revoir à nos amies (vive Facebook qui nous permettra de garder contact!).
On marche avec nos gros sacs encombrants dans les rues étroites et encombrées de la vieille ville et, en passant devant un restaurant, nous décidons de manger rapidement avant d'aller prendre le bus.
Pendant que nous attendons nos plats pas très Vietnamiens (hamburger-frites et club sandwich), un cireur de souliers s'approche de moi et prend un air catastrophé et dégouté en montrant mes souliers. Ceux-ci ont piètre allure, il faut l'avouer, depuis leur balade dans la boue la veille, et si je veux regagner la considération de mon ami vietnamien, je dois accepter son offre de me les nettoyer. Aussitôt dit, aussitôt fait, il me prête des gougounes et part avec mes souliers en me disant bye-bye et en rigolant. Petit 2 secondes d'inquiétude mais il va juste s'installer un peu plus loin haha.
Les plats n'arrivent pas et l'heure de prendre l'autobus approche. Nous devenons un peu nerveux et allons voir la serveuse pour annuler la commande et payer les consommations. Surprise, les plats arrivent 30 secondes après notre demande. Jacques se méfie de son hamburger trop rouge et préfère manger la moitié de mon sandwich et nous engloutissons les frites rapidement avant de filer vers la station d'autobus. Ce repas gagne le prix du souper le plus poche et le plus absurdement dispendieux (bon, ok, 10$ pour 2, ce n'est rien, mais c'est cher pour le Vietnam! Vive la cuisine de rue, tellement meilleure en plus!). Google Maps s'est trompé et nous a fait faire un détour qui nous rallonge, donc nous marchons très rapidement le kilomètre et demi qui nous sépare de la station! Pas évident avec les motos stationnées sur les trottoirs qui prennent toute la place et forcent les piétons à marcher dans la rue en essayant d'éviter les autos et les motos qui veulent les tasser du chemin. Cinq millions de motos pour sept millions d'habitants à Hanoi, cela parait!!
Enfin, la station. Une dernière traversée suicidaire (tof celle-là, ouf!) et nous y sommes. Reste à trouver le bon autobus. Un employé nous indique un bureau...de l'autre côté de la rue (hein? Pas question que l'on retraverse!), mais heureusement, un homme sort du bureau et vient nous rejoindre (pas évident pour lui non plus de traverser, cela me réconforte un peu sur la légitimité de nos propres difficultés!) pour nous aider et nous amener à notre autobus (quand je vous dis qu'ils sont organisés!).
L'autobus est incroyable... Les couchettes sont confortables, ajustables, avec télé, système de massage (oui oui!) télécommandé, on peut recharger nos appareils électroniques et nous avons droit à une bouteille d'eau et un dessert emballé, ainsi qu'à une grande couverture molletonnée. On ferme les rideaux et nous sommes dans notre petit cocon (un peu petit pour les ceusses de plus de 5 pieds, mais pour moi, c'est parfait, ha ha).
L'assistant du chauffeur vient nous demander où nous allons et nous lui donnons l'adresse de l'hôtel. Le propriétaire de l'hôtel nous a dit de dire au chauffeur de nous laisser à l'hôtel et de l'appeler et qu'il viendra nous ouvrir (à 4 heures du matin!! Alors que nous avons réservé seulement pour le soir suivant). Je doute un peu que le chauffeur de l'autobus accepte de faire le taxi mais on verra bien!
L'autobus part à l'heure prévue, 21 h 00, et le voyage se déroule très bien. Cela brasse beaucoup (peut-être que le fait d'être dans le lit supérieur n'aide pas!), le chauffeur ne conduit pas en fou, il ne klaxonne pas non plus pour rien, bref, Jacques dort comme un bébé pendant tout le trajet, à peine interrompu par l'arrêt-pipi traditionnel (heu, non merci, les toilettes turques, pas capable!). Et moi, comme d'habitude, impossible de dormir mais c'est reposant quand même, juste d'être couchée confortablement pendant un voyage de 5-6 heures en autobus. Mais, ouf, à sentir comme ça 'bardasse', je suis contente de ne pas voir l'état des routes!
L'autobus arrive au terminal de Ha Giang et nous sommes un peu nerveux. Va-t-on nous faire descendre et nous 'abandonner' dans la nuit loin de notre hôtel et un peu perdus? Le chauffeur nous fait signe de rester couchés, il y a de l'espoir. Et, en effet, l'autobus repart, descend quelques passagers un peu plus loin et roule un bon 5 km de plus avant de nous déposer juste devant l'entrée de l'hôtel! Nous sommes vraiment impressionnés par la gentillesse des gens, ce serait inimaginable ici qu'un autobus Greyhound fasse un détour pour nous amener à un endroit précis! Bon, le bus repart, nous sommes devant la grille barricadée de l'hôtel, nous appelons le propriétaire comme prévu. Sans réponse. Oups. Un nuage passe. Petit moment de solitude.
Heureusement, au deuxième essai, le propriétaire répond et il vient nous ouvrir, nous amène à notre bungalow et nous explique le fonctionnement des divers appareils. Le bungalow est grand, super propre, tout est fourni dans la salle de bains, comme d'habitude, même si nous nous contentons d'hébergements plutôt rustiques. On retrouve donc des serviettes, brosses à dents, dentifrices, séchoir, savons, shampoings... Le luxe pour moins de 20 $ par nuit!
Notre trajet : 466 km en autobus et en ferry, 7 km à pied et 4 km en vélo
Fabienne, merci pour l'explication! C'était assez évident que ce n'était pas des indigènes de l'endroit mais je me demandais comment ils avaient bien pu aboutir là!
Arrivés à l'hôtel vers 4 h 00 du matin, on s'installe un peu dans notre bungalow et on se recouche jusqu'à 7 heures. Petit déjeuner (oeufs frits - genre oeufs miroir trop cuits - et pain), puis on se prépare tranquillement. Douche qui inonde la salle de bains au complet, comme d'habitude (bizarrement, les pommes de douche sont à même le mur de la salle de bains et il y a un drain dans un coin de la pièce. Alors, quand on prend sa douche, on douche en même temps le lavabo, le bol de toilette, les murs et le plancher. Et ensuite, on marche dans l'eau toute la journée. Cela dit, les bungalows sont adorables et l'environnement est magnifique!
Le propriétaire de l'hôtel nous appelle un taxi. Celui-ci nous amène au magasin de location de motos QT Motorbikes, situé à l'autre bout de la ville. Conduite sportive. On dirait que le fait d'utiliser le klaxon permet tous les extrêmes, genre 'je klaxonne, lance-toi dans le fossé pour m'éviter si je suis dans ta voie'.
On a réservé deux motos Honda Blade. On complète avec des protecteurs pour les genoux et pour les coudes (à défaut de manteau, on fait ce qu'on peut). On a amené nos casques (munis d'un système de radio pour pouvoir se parler) et nos gants. Avec l'assurance qui fait grimper les prix de 50%, nos motos nous coûtent 180$ pour 5 jours en tout pour nous deux. Pas si pire quand même...
On fait un petit essai sur la route, puis on repart vers notre hôtel. Il faut traverser la ville et c'est un bon moyen de tester nos réflexes et notre conduite... Eh boy, il faut regarder partout, rien n'est interdit et les lumières rouges, sens interdits, ronds-points, etc. ne semblent parfois que décoratifs plutôt que restrictifs.
On survit et on arrive à l'hôtel. On en ressort vers 13h30 pour aller manger, allez, soyons téméraires, allons manger en ville, en moto! Une mauvaise surprise nous attend : c'est l'heure de la sieste, tous les restaus ferment. On finit par trouver un petit stand de rue et à apitoyer la propriétaire qui accepte de nous faire un pho (au poulet pour moi, au boeuf pour Jacques). Que c'est bon avec de la coriandre!
Après-midi tranquille, journée tranquille. Les proprios nous invitent à leur table le soir, c'est très sympathique et on arrive à communiquer assez bien en mélangeant l'anglais et le vietnamien.
Je ne sais pas si c'est parce qu'on a déployé la moustiquaire au-dessus du lit mais la nuit a été bonne (toujours avec des bouchons dans les oreilles, par exemple!). On se lève vers 7 h 00 et on se prépare très paresseusement.
Petit déjeuner de crêpes au chocolat et c'est le départ. Le sac de sport sur le rack arrière, le sac à dos en avant, entre nos jambes, et c'est parti!
Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons déjà les pics caractéristiques de la région de Ha Giang et la circulation devient de plus en plus fluide. La route est belle, il fait beau, il y a toujours cette espèce de brume qui nous accompagne depuis le début du voyage et qui gâche un peu le paysage, mais, bon, il faut bien faire avec!
Arrêt café-coca-banane
On avale les kilomètres doucement. On a seulement 98 kilomètres à faire jusqu'à notre premier arrêt-dodo, cela nous prendra 5 heures. Mais là-dessus, il nous faut compter un petit détour sur un chemin recommandé par notre hôte à l'hôtel, qui nous permet de visiter un village ethnique, Nam Dam. La route est étroite mais le paysage est vraiment bucolique et c'est très relaxant.
youtu.be/PTviIaBdsKw
Nous arrêtons à un genre de cafétéria où grâce à notre logiciel de traduction, nous réussissons à commander un plat de poulet, riz et légumes. Le poulet arrive et, heu, il n'y a pas un seul morceau que l'on reconnaît. On a mangé des parties du poulet qu'on n'avait jamais mangées avant mais, une fois la graisse et les os enlevés, c'était bon (oui oui!).
Comme d'habitude, on n'arrive pas à terminer le riz et les légumes (servis en quantité industrielle à chaque fois!), la facture est adaptée aux touristes que nous sommes (10$ pour 2, c'est suspect quand on connaît les prix normaux pratiqués au Vietnam, mais bon, on a mangé, on ne peut plus trop protester!). Nous repartons explorer les petites routes, on réussit à se perdre (surtout grâce à Google Maps qui nous dit n'importe quoi).
On se retrouve et on repart vers notre destination parmi les montagnes toujours plus belles.
Une pompe à essence typique (et bienvenue!)
Après une soixantaine de kilomètres parcourus, nous arrivons à une intersection qui indique notre destination (Yen Minh) à gauche (46 km) et à droite (21 km). Nous décidons de prendre à droite mais nous nous rendons très vite compte que c'est une erreur, TOUS les camions passent par là et la route est horriblement mauvaise. Après une centaine de mètres pénibles, nous revirons de bord et prenons la route la plus longue qui s'avère aussi la plus belle.
Le paysage est magnifique, même embrumé. Et comme les camions prennent l'autre route (et ne sont pas autorisés sur celle-ci), nous ne croisons que des motos, la moitié conduites par des touristes comme nous, et quelques autos. La route est bonne en général mais il faut quand même surveiller les trous et les parties défoncées qui nous surprennent parfois. Parfois, nous pouvons faire une pointe de vitesse...à 50 km à l'heure, mais la plupart du temps, nous restons autour de 40 km heure. Relax.
Nous arrivons vers 15 h 00 à Yen Minh. Ce n'est pas une très belle ville (elle est même plutôt moche comparé à ce qu'on a vu déjà) mais l'hôtel est bien. Avec salle de bains et tous les gugusses habituels. Y compris le matelas dur comme de la roche. Pire que d'habitude (et ils sont durs les matelas vietnamiens!). 10$ US par nuit. Je préfère quand même les homestays (genre Bed and Breakfast), plus chaleureux et plus sympathiques.
Après une bonne douche, nous ressortons chercher un endroit où prendre un café. Rien n'est trop trop attirant. Nous tombons sur un espèce de marché intérieur, avec des stands qui semblent tous offrir la même chose (quincaillerie ou bouffe), très sombre. Nous ne voyons aucun touriste pendant notre promenade mais tous les enfants nous crient 'Hello!' .
Soudain, je m'accroche le pied dans quelque chose et je perds l'équilibre en tombant par en avant. J'essaie de me redresser mais je ne fais qu'aggraver les choses en accélérant ma chute vers la rue. Bang, je sens mon menton qui heurte l'asphalte, suivi de mes dents (bruit extrêmement désagréable). Je reste groggy quelques secondes, j'ai mal partout, coudes, genoux, menton, ma bouche saigne, j'ai peur pour mes dents. Jacques est paniqué, il me prend dans ses bras, m'aide à me relever, une vendeuse m'amène une chaise et me montre le fil qui sort du trottoir et dans lequel j'ai trébuché. Un autre monsieur traverse la rue pour voir si j'ai besoin d'aide. Je me calme, j'éponge mes lèvres qui saignent et je vérifie que tout fonctionne. Je m'aperçois rapidement que je vais survivre sans trop de séquelles ha ha. Peut-être juste des lèvres à la Angelina Jolie. Je remercie les gens qui m'ont aidé, rassure mon mari et nous continuons notre balade.
Nous arrêtons finalement à un café un peu plus propre que les autres, mais comme il est 17 h, on oublie le café, je prends un jus de poire ('avec de l'eau ? Tu es sûre?', s'inquiète Jacques) et Jacques prend une bière. Je me remets de mes émotions et nous repartons ensuite trouver un endroit où manger. Bon, n'importe quoi va faire, en autant qu'il y ait du monde et une place pour s'asseoir. On choisit de manger de la viande de chèvre (personne ne parle anglais ici, pas évident de communiquer!). Encore une fois, plats immenses de riz et de légumes. Quant à la viande, une fois le gras et l'ail enlevés, il n'en reste pas beaucoup mais elle est très bonne.
Décidément, nous sommes incapables de partir tôt. D'abord, il nous faut trouver le courage de nous lever, surtout que la nuit a été courte, merci au réveil en fanfare (dans tous les sens du mot, puisque c'est vraiment une musique de fanfare qui nous a réveillés!) à 4 h 45 du matin, et au défilé musical qui a suivi jusqu'à notre lever. Et le matelas dur comme de la brique n'a pas aidé à un sommeil réparateur. Grrr.
Nous allons déjeuner au 'meilleur déjeuner en ville', un restaurant que j'avais un peu boudé la veille parce qu'il affichait 'fast food' et que ça ne faisait pas assez local pour moi, mais, bon, ce matin, si on n'allait pas là, les locaux n'offraient que du pho. Bof bof au déjeuner. Alors, on a eu droit à la place à une montagne de crêpes au chocolat et aux bananes. Pas si mal. On peut endurer du fast food de temps en temps, ha ha.
Nous préparons ensuite nos bagages (toujours long, car le contenu de nos sacs se retrouve TOUJOURS éparpillé aux 4 coins de la chambre). Puis, on arrime les motos, et comme Jacques est maniaque de sécurité, cela lui prend de 20 à 30 minutes à tout installer méticuleusement et sécuritairement sur les portes-bagages. Finalement, nous partons vers 9 h 45.
Nous n'avons pas tellement de route à faire, seulement 65 km aujourd'hui, avec deux arrêts planifiés, dont la visite d'un palais Hmong. La route nous amène très haut dans les montagnes et la température se rafraîchit au point où nous devons enfiler chandails et cols. Le paysage est magnifique, les routes aussi, mais plutôt étroites et nous nous arrangeons quand nous le pouvons pour suivre des véhicules plus gros qui nous ouvrent le chemin (et rencontrent les camions en sens inverse avant nous).
Jolie route ;-)
Nous arrêtons luncher au 'Rocky Observation Point' où des dames en costume ethnique tiennent de petits stands de nourriture (en général, brochettes de viande non-identifiée et saucisses, avec des ignames (genre de patates)). Nous prenons deux brochettes de viande chacun et allons nous promener un peu autour, accompagnés par la petite fille.
Nous continuons ensuite vers le palais Hmong, à quelques kilomètres. Un homme nous charge $1.50 chacun pour surveiller nos motos (et nos sacs) dans le stationnement, le billet pour le palais nous coûte 1$ chacun, c'est la norme. Le palais est très intéressant et nous pouvons nous promener partout, dans toutes les innombrables petites pièces qui forment un labyrinthe où on se perd parfois. C'est fascinant et très intéressant.
Sauf qu'il commence à pleuvoir. Fort. Bon, la météo l'annoncait, mais on espérait s'en sauver, snif. Nous attendons un peu dans le palais que la pluie se calme et nous retournons à nos motos. On abrite nos sacs et on se couvre de nos magnifiques imperméables 'Made in Vietnam', achetés à Hanoi et conçus exprès pour faire de la moto (on peut enfiler l'avant sur les guidons et il y a aussi une partie transparente qui nous permet de voir les cadrans indicateurs de vitesse et autres. Et l'imperméable est immense. Il n'y a que nos pieds qui seront mouillés.
Il ne reste que 24 kilomètres jusqu'à notre destination pour aujourd'hui, mais comme il pleut et que la route serpente beaucoup, cela nous prend plus d'une heure pour les parcourir, à une allure de tortue. Le paysage est incroyable, encore une fois .
La route vient juste d'être refaite et elle est vraiment belle et très sécuritaire. Seuls les 3 derniers kilomètres avant d'arriver au village sont en construction et nous donnent un peu plus de défi. Nous trouvons assez facilement le 'Homestay Sister's House', à Long Cu, le village le plus au nord du Vietnam, tout près de la frontière chinoise. Le propriétaire du homestay arrive en même temps que nous pour nous accueillir (je vous dis qu'ils nous ont implanté une puce à notre arrivée!) et nous offre un thé et des bonbons dans la salle communautaire en attendant que la chambre soit prête.
Il nous conduit ensuite à notre chambre, très typique des maisons du village, on se sent vraiment dans un autre monde. Mais le lit est confortable (et c'est rare au Vietnam!).
Nous allons ensuite nous promener, tout le monde nous dit bonjour, enfants comme adultes, c'est très chaleureux et très vivant, très paisible aussi. Au milieu du village se dresse la tour de Lung Cu (la Lung Cu Flag Tower), une tour de 30 mètres, surmontée d'un immense drapeau vietnamien, qui marque la partie la plus au nord du Vietnam (et nargue un peu la Chine voisine?). Avant de monter les 840 marches qui nous amèneront jusqu'à la tour puis jusqu'en haut de la tour (Jacques les a comptées en redescendant, en montant, on était trop occupés à ne pas mourir d'épuisement), nous nourrissons notre corps qui va travailler fort, encore une fois avec des brochettes et des saucisses grillées sur place dans un petit stand.
On monte. On monte. Encore. C'est beau mais c'est haut. Wow, quel paysage quand même!
Bon, on redescend, on se promène un peu autour du homestay, en semant la panique chez les vaches croisées, du coup les pauvres gardiens doivent leur courir après partout. Oups...
On reprend les motos pour aller mettre de l'essence (plus facile quand on n'a pas les bagages dessus car il faut les enlever à chaque fois qu'on veut mettre de l'essence et c'est pénible) et on revient se reposer avant le souper avec la famille du propriétaire, à 19 h 30.
Lever vers 6 h 30. Comme le propriétaire du homestay nous a dit qu'on pouvait se présenter à n'importe quelle heure pour le petit déjeuner, nous le prenons au mot et y allons immédiatement. Oups, tout le monde dort encore.
https://youtu.be/tUq2wcbyXwU
Nous retournons donc faire nos bagages (que nous n'avons pas trop étalées cette fois, faute de place!) puis réessayons la salle à manger vers 7 h 00.
Le temps que Jacques installe nos sacs sur les motos, nous réussissons à trouver quelqu'un de debout, une jeune fille qui nous prépare des crêpes au chocolat et du café. Le chocolat est bon, le café aussi, les crêpes moins.
Nous partons aussitôt après, vers 8 h 00. Nous avons mis nos imperméables car une petite bruime désagréable tombe et le paysage est presque complètement caché par la brume. À tel point que, à quelques kilomètres de notre point de départ, on ne voit presque plus rien et nous devons allumer nos phares pour nous assurer d'être vus. Un peu décevant quand on sait le beau paysage qui nous entoure et qu'on ne peut pas voir!
Heureusement, le temps se dégage et nous pouvons quand même profiter de la vue. Nous nous débarrassons même de nos imperméables, la pluie ayant cessé et le temps semblant s'éclaircir un peu. Il ne pleuvra d'ailleurs plus de la journée et nous pourrons profiter du paysage, même si le temps restera gris (merci monsieur Météo, bel effort!).
Dès le départ du homestay, je remarque que ma moto ne tient pas bien la route et je surveille un peu la situation pour voir si c'est normal ou anormal. Dix kilomètres après le départ, je décide que ce n'est pas normal et que la moto devient de plus en plus difficile à contrôler et nous arrêtons à un garage dans un petit village pour regonfler les pneus. Une femme regonfle le pneu arrière mais, pfffff, il se dégonfle immédiatement. Oups, pneu crevé. Et bien crevé, comme nous le verrons quand le mécanicien sortira la chambre à air! Heureusement, le-dit mécanicien est un pro et en 10-15 minutes, il a changé la chambre à air, regonflé et remonté le pneu, pour 3.50 $!
La route est magnifique. Je suis un peu 'déçue' par la Dong Van Pass que j'ai tant entendue vanter comme étant la plus belle partie du circuit d'Ha Giang et qui est, certes, très belle, mais pas plus que bien des endroits que nous avons vus à Ha Giang (et que d'autres que nous verrons aujourd'hui!). Nous croisons beaucoup de gens à pied ou en moto qui reviennent des marchés de la région (dimanche est jour de marché partout!), souvent chargés comme des mulets et, même parfois, en trainant une vache (ou même en portant un veau ou un cochon sur leur moto!). Les femmes sont vêtues de vêtements très colorés, révélateurs de l'ethnie à laquelle elles appartiennent.
https://youtu.be/k4nN2FJXJo4https://youtu.be/1cUm6yvtnMo
Je réalise tout à coup que ma jauge d'essence est dans le rouge aussi nous arrêtons dans le premier petit hameau rencontré pour y acheter de l'essence. Qui se vend à la bouteille. Rigolo.
Nous arrivons vers midi à Méo Vac. J'y ai réservé un homestay mais nous décidons de continuer notre route, jusqu'à notre prochaine destination, à 70 km de là. Nous arrêtons quand même diner à Méo Vac. Jacques a envie d'un sandwich, sandwich ce sera. Nous en profitons pour nous promener au milieu du marché de Méo Vac, qui est sur le point de se terminer. Nous dénichons un endroit qui fait des sandwichs et ceux-ci s'avèrent délicieux (oeufs, viande non identifiée, coriandre, légumes...)
https://youtu.be/KJxhr8iRjXg
Un morceau d'ananas pour dessert et nous repartons, rassasiés. Les 25 kilomètres suivants sont difficiles, la route est mauvaise, défoncée et nous passons notre temps à surveiller les trous et à essayer de les éviter tout en restant hors du chemin des véhicules venant en sens inverse (peu nombreux, heureusement). Heureusement, ensuite, la route s'améliore. Malheureusement, après 50 km, nous réalisons en arrivant à une intersection suspecte que nous nous sommes trompés de route et que nous devons rebrousser chemin sur 10 km. 10 km, cela n'a l'air de rien mais ici, cela signifie une heure de route de plus (20 km aller-retour). M'enfin. On se prend un petit café et on y retourne.
Les magnifiques rizières
Nous retrouvons le bon chemin et nous grimpons dans les montagnes. Très haut. Très très haut. Le paysage est magnifique, un des plus beaux que nous avons vus jusqu'à maintenant et nous pensions avoir déjà vu le plus beau. La route est très peu fréquentée, presqu'aucun camion, quelques autos, surtout des motos et des gens à pied. Elle est aussi moins sécuritaire, pas de barrière au bord pour nous sécuriser un peu quand nous longeons les précipices mais c'est d'autant plus l'aventure et nous sommes extatiques
https://youtu.be/pNwhopuSgts
Nous arrivons au village de Du Gia où se trouve notre homestay, réservé il y a 2 heures, le BB Homestay. Nous le trouvons facilement, en plein coeur du village, mais, oups, ce n'est pas lui, nous c'est le BB Homestay 2 et une femme doit nous y amener car il est en-dehors du village. En effet, nous devons la suivre un bon 10 minutes sur une petite route de campagne, avant qu'une autre femme, venue à notre rencontre, ne prenne le relais pour nous guider. Le paysage est fabuleux, je suis aux anges.
Nous arrivons au homestay, une grande maison en bois sur pilotis. On débarque les bagages, il y a plein d'enfants qui nous sourient et viennent nous voir. Encore une fois, il faut laisser nos souliers sur le seuil et mettre des gougounes pour accéder aux étages des chambres. Notre 'chambre' jouxte le dortoir et est minuscule. Vraiment. Genre juste de la place pour un matelas pas super confortable et un peu d'espace pour mettre nos sacs. Les murs ne font pas jusqu'au toit, donc on partagera nos conversations avec les gens du dortoir et avec ceux de l'extérieur.
Les enfants nous monopolisent aussitôt, ils sont tout heureux que je leur parle en vietnamien, me répondent patiemment (noms, âges...) et nous suivent partout (y compris dans la chambre). Nous leur disons que nous voulons aller nous promener. Dans notre tête, c'est tout seuls mais ils ne comptent pas nous laisser nous en tirer à si bon compte et décident de nous accompagner quand je leur dis qu'on va se promener. Ils nous répètent 'đi chơi, đi chơi!' (aller faire du tourisme) et sont tout contents quand on accepte.
Alors nous voilà escortés par un joli groupe tout excité, auquel s'ajoutent quelques membres au fil de la promenade. Les petites filles m'accompagnent en m'offrant des fleurs et les gars tiennent compagnie à Jacques.
Un petit garçon, plus timide et réservé que les autres, m'offre un joli bracelet fait de feuilles. Il est trop petit pour mon poignet, qu'à cela ne tienne , il m'en fait un autre.
Le jeu préféré des enfants : effeuiller des fougères et nous lancer les feuilles dessus en pluie. Ils ne s'en lassent pas, nous oui, mais malgré l'aide de Google, impossible de leur faire comprendre d'arrêter.
On revient donc couverts de feuilles au homestay, avec l'intention d'aller se reposer, mais les petits gars convainquent Jacques de jouer au billard avec eux.
https://youtu.be/f0LVNS9jcDU
Je monte à la chambre et réussit à expliquer aux petites filles que je veux me reposer et que je les verrai plus tard (ti nua) et je relaxe un peu (malgré quelques petits visiteurs curieux qui viennent ouvrir la fenêtre ou la porte pour me voir.
Très bon souper, en compagnie de la famille et des autres touristes, des francais. Beaucoup de saké et de nourriture mais tout est excellent !
On stresse un peu en surveillant le bébé de la famille qui se promène partout à 4 pattes et met tout dans sa bouche mais rien n'arrive. Dodo vers 10 h.
Comme prévu, nous sommes de retour à Ha Giang et nous avons rendu les motos. Nous sommes tristes d'avoir terminé ce circuit dont nous rêvions depuis longtemps, contents de l'avoir réussi, un peu déçus que la température n'ait pas été idéale (mais juste un micro-peu!), soulagés d'avoir traversé sans mésaventures certains moments plus difficiles...
Comme aujourd'hui particulièrement, alors que la route et la météo se sont liguées contre nous pour nous faire passer une journée éprouvante!
Petit déjeuner au homestay, crêpes et café pour nous, phos (soupe oeufs et nouilles) pour d'autres (beuh, pas sûre). L'adorable propriétaire n'en finit plus de nous remercier et de nous dire au revoir, les petits garçons sont venus tôt le matin voir si nous étions levés et ont été bien heureux de nous dire bonjour, nous avons pu saluer les petites filles de loin, alors qu'elles nous regardaient de la cour de l'école située juste à côté du homestay. Juste avant de déjeuner, nous avons été marcher un peu et les petits garçons ont couru vers nous, tout joyeux, et nous ont tapé dans la main avant de marcher avec nous un peu et de nous quitter pour aller à l'école.
Petite parenthèse : les enfants nous saluent beaucoup lorsque nous nous promenons en moto dans les petits villages et plusieurs veulent que nous leur tapions dans la main en passant (pas toujours facile en moto mais on essaie et ils sont contents quand on réussit!).
Bref, nous sommes prêts à partir vers 9 h, pas mal comme d'habitude. Le ciel est gris, les montagnes sont en partie cachées par la brume, comme tous les matins finalement, mais il ne pleut pas et il ne fait pas trop froid (mais nous avons quand même 3 couches de vêtements sur nous et les imperméables à portée de la main). Nous prenons le chemin qui nous mènera du Homestay au village.
youtu.be/1Mr_0TVzZPc
Le paysage est toujours aussi beau, même si nous ne le voyions qu'à moitié, nous roulons sur de petites routes très étroites, pas super bien entretenus mais correctes en général.
Sauf pour quelques kilomètres qui s'avèrent absolument cauchemardesques alors que la route est en réfection et qu'il nous faut rouler sur un tapis de grosses roches et de boue sur lequel je reste coincée pendant de longues minutes d'intense solitude (Jacques est loin en avant et n'a pas vu que j'étais mal prise). Finalement, un peu d'adrénaline et d'huile de coude et je réussis à remettre la photo sur un sol plus stable et je repars tant bien que mal (plutôt mal que bien).
youtu.be/cOSTPYgSyys
Le reste de la petite route est mieux mais il faut faire quand même attention plusieurs fois alors que certaines parties de la route sont en réfection et difficiles à franchir, particulièrement au bord des précipices.
youtu.be/O3oz1iAxGbo
De plus, comme d'habitude, nous passons notre temps à grimper des sommets pour ensuite les redescendre (toujours sur des côtes à 10% si l'on se fie aux pancartes vietnamiennes) et, aujourd'hui, chaque fois que nous grimpons à un certain niveau, nous nous retrouvons dans les nuages, avec bruine froide et surtout visibilité nulle. Stressant quand on sait que le précipice n'est pas loin et que l'on risque toujours de rencontrer un camion ou une auto en sens inverse...
youtu.be/NaZlRJ7OTWc
Mais, bon, on a survécu, y compris au pont en planches que nous avons dû franchir lors d'une partie du parcours mal indiquée par Google Maps. Ouuuh que Jacques ne l'a pas aimé celui-là, surtout qu'il manquait plusieurs planches et que les autres avaient tendance à bouger et à se soulever sur notre passage. Brrrrr. Nos amis espagnols, rencontrés à Lung Cu et recroisés alors que nous essayons de retrouver notre chemin sur Google Maps, n'apprécient pas non plus ce passage obligé.
youtu.be/PY6N3yIvIM4
Nous retrouvons enfin la route principale qui nous amènera jusqu'à Ha Giang ('Quoi? 45 kilomètres encore? C'est trop loooong!). Surtout que nous nous retrouvons encore une fois égarés dans la brume mais, cette fois, en compagnie de beaucoup plus de véhicules plus gros et plus agressifs que nous. Beurk. L'arrêt pour le lunch est bienvenu et nous retrouvons avec plaisir nos copains espagnols que nous avions perdus en chemin. La restauratrice qui nous a invités bruyamment à venir manger à son restaurant nous traite aux petits oignons, elle nous amène du thé dès que nous sommes assis, nous jase en anglais, et nous amène ensuite des morceaux d'ananas qui feront un délicieux dessert. Avec nos sandwichs, cela nous coûte à peine 3$ pour nous deux.
Nous arrivons finalement à Ha Giang vers 15 h 30 (finalement, nous avons fait 132 kilomètres en 6 heures, bonne moyenne :-D) à un homestay que j'ai réservé le matin même, le Creekside Homestay. Très joli, belle grande chambre et magnifique douche (bon, j'aime bien les homestays rustiques comme les deux derniers où nous avons été, mais le moderne a son charme aussi et les douches à l'intérieur quand on gèle à l'extérieur, c'est quand même plus agréable!).
Nous ressortons immédiatement ramener les motos au bureau de location. Quelques minutes de frayeur alors que l'employé ne trouve pas le passeport de Jacques, malgré plusieurs vérifications dans les deux bacs de passeport, autant par lui que par nous, sans succès. Finalement, alors que je suis en train de planifier une visite à l'ambassade, on retrouve le passeport. Ouf! Les employés viennent tous nous dire au revoir et nous remercier (de ne pas avoir pété notre coche probablement, ha ha) et nous repartons à pied vers le Homestay. Un beau 2.4 km de marche sur la rue principale d'Hanoi en essayant d'éviter les scooters et les autobus maniaques qui dévalent la rue en klaxonnant sans se soucier des autres véhicules et des piétons. Arrêt pénible dans une banque pour changer 200 $ USD, c'est du grand n'importe quoi, tous les clients sont assis les uns à côté des autres devant les comptoirs, on voit et on entend les transactions de tout le monde et ça prend une éternité (enfin, un looong 45 minutes). Pfff.
Bonne douche qui fait TELLEMENT de bien, la soirée sera tranquille!
Journée plate et fatiguante. Hier soir, j'ai passé une heure à essayer de combiner les horaires et les trajets des autobus pour pouvoir arriver à notre prochaine destination, Ninh Binh (surnommée la baie d'Halong terrestre).
Donc, finalement, nous prendrons un 'sleeper bus' de Ha Giang à Hanoi, 6 heures de trajet pour 10$ chacun. Une navette doit venir nous chercher à l'hôtel à 8h55 pour nous amener au terminus de bus. L'arrivée à Hanoi est prévue à 14 h 45, donc j'ai réservé l'autobus suivant, de Hanoi à Ninh Binh, à 17 h, ce qui nous laisse quand même un bon 2 heures pour marcher le 1.3 kilomètre qui sépare les deux terminus de bus. Le deuxième autobus est une limousine, genre de minivan de luxe, plus confortable (6$ par personne). J'ai aussi réservé un bungalow au Rocky Bungalows de Tam Co (à côté de Ninh Binh), et le propriétaire m'a dit qu'il viendrait nous chercher au terminus de la limousine, donc tout est sous contrôle.
Ha ha.
Ça, c'est ce qu'on pensait naivement. Maintenant la réalité.
Nous nous levons tôt comme d'habitude, et descendons à 7 h 00 pour le déjeuner. Oups, les lumières et les portes sont ouvertes mais il n'y a personne. Nous attendons 15 minutes, puis j'appelle le propriétaire au téléphone. Il répond et me dit qu'il arrive. 5 minutes plus tard, il arrive en scooter et nous prépare notre déjeuner : café, pain tranché, oeufs trop cuits sur le plat, confiture aux ananas (le propriétaire est tout fier de nous dire que c'est sa femme qui l'a faite, en se basant sur une recette de Youtube) et un vrai jus d'orange.
À 8 h 45, nous sommes donc au bord de la route. À 9 h 00, le propriétaire appelle la compagnie de bus qui lui dit que l'autobus arrivera à 9 h 15. Finalement, la navette arrive vers 9 h 40, nous amène au terminus, on embarque dans l'autobus et nous partons.
On est très confortables, c'est vraiment une façon agréable de voyager et les couvertures et les bouteilles d'eau sont fournies.
L'arrêt-pipi est beaucoup moins agréable. Lorsque j'arrive devant la cabane qui abrite les toilettes (à gauche pour les hommes, à droite pour les femmes), je réalise avec horreur (et le mot n'est pas trop fort) que j'ai devant moi (et devant tous ceux qui passent par là!) des femmes accroupies les culottes baissées en train d'essayer de faire pipi dans une rigole qui longe le mur de la cabane, à l'intérieur. Toutes alignées, les fesses à l'air. D'autres ont décidé d'essayer de trouver un coin plus tranquille, sur le terrain à l'extérieur de la cabane, sans beaucoup de succès sur le plan de l'intimité.
Je jongle un peu avec l'idée de me retenir jusqu'à Hanoi mais ce n'est pas réaliste. Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée de baisser mes culottes en public et, le temps que j'hésite, plusieurs personnes me passent devant et la dernière rentre dans la cabane, ferme la porte...et la barre! Bingo! Je décide de faire pareil, de toute façon il n'y a plus personne qui attend, je peux me permettre de monopoliser la toilette. Ce que je fais sans remords mais avec beaucoup de soulagement.
Mission accomplie, ouf. On retourne dans l'autobus et on repart. À force d'embarquer des gens dans tous les petits villages que nous passons, l'autobus se remplit tranquillement et, bientôt, il nous faut partager notre belle banquette arrière que nous avions presque pour nous tous seuls. Du coup, nous nous retrouvons bien collés à 5...
Il est déjà deux heures et nous sommes encore à 100 kilomètres de Hanoi. On peut oublier l'idée d'arriver dans 45 minutes même si le chauffeur se prend pour un pilote de course et fracasse toutes les règles de sécurité routières en roulant comme un demeuré débile profond, autant dans les villages que sur les routes rurales. Il klaxonne non-stop et les rares fois où j'ose regarder en avant, j'observe des situations tellement épeurantes que je préfère éviter de le faire!
Je reçois un message de la limousine qui doit nous amener à Ninh Binh après notre arrivée à Hanoi. La compagnie nous dit que notre chauffeur nous attendra à 17 h, avec le numéro de sa plaque et son numéro de téléphone. Je me rends rapidement compte que nous n'arriverons probablement pas à temps et j'envoie des messages de plus en plus inquiets à la limousine. Il est 16 h, nous sommes encore à 20 kilomètres d'Hanoi et le bus vient de rester arrêté pour une raison inconnue pendant 20 minutes. Et nous sommes en pleine heure de pointe.
Finalement, nous arrivons à 16 h 35. Pas le temps de marcher, nous marchandons avec un chauffeur de taxi pour qu'il nous amène jusqu'au parc à 1.8 km où nous avons rendez-vous avec la limousine, Jacques envoie un message au chauffeur de limousine pour dire que nous serons à l'heure (ou presque) et que nous arrivons en taxi. La communication est un peu difficile avec le chauffeur de taxi qui ne parle que vietnamien, il me tend son téléphone, je finis par comprendre qu'il veut que j'écrive l'adresse et le nom du parc. Je suis aussi le trajet sur Google Maps pour être sûre qu'il va à la bonne place (la porte principale du parc), il passe tout droit et s'arrête un peu plus loin devant un petit parc pour enfants. Je lui dis que ce n'est pas le bon parc, mais que ce n'est pas grave, nous marcherons pour y retourner (100 mètres). Il insiste pour faire demi-tour et je le guide jusqu'au bon endroit.
Il est 4 h 50. On est un peu sur les nerfs car on ne voit pas de limousine à l'horizon, on demande à d'autres chauffeurs de limousine, ils essaient de nous aider et proposent d'appeler notre chauffeur, finalement, on voit notre limousine arriver. Ouf. Très beau véhicule, toujours avec couverture et bouteille d'eau fournies.
Et toujours avec chauffeur kamikaze inclus. Nous parcourons en 1 h 15 un trajet qui prend normalement 1 h 40. Je n'ai pas regardé une seule fois en avant, juste de voir le paysage et les camions défiler de part et d'autre me suffisaient!
Nous arrivons à Ninh Binh. Comme prévu, nous appelons le propriétaire du Rocky Bungalows pour qu'il vienne nous chercher. Il nous dit qu'il arrive, mais 10 minutes plus tard, une femme nous rappelle pour nous dire qu'il ne viendra pas, que c'est trop loin. Bonbonbon. En nous voyant un peu désemparés, un employé du bureau des limousines nous demande si nous avons besoin d'aide et, à coup de Google Traduction, nous arrivons à lui faire comprendre notre problème. Il nous propose d'appeler un taxi et va en chercher un de l'autre côté de la rue. Le chauffeur de taxi nous annonce un prix (raisonnable), notre ange-gardien s'assure que nous avons compris en nous montrant un billet illustrant le prix que nous devons payer, tout va bien.
7 kilomètres et 100 000 dongs plus tard, nous sommes à l'hôtel. Deux dames (une souriante et l'autre moins) nous accueillent et la souriante vient nous montrer notre bungalow. Ma-gni-fi-que. Piscine, superbe toilette, immense chambre et l'environnement a l'air très agréable. Nous avons eu droit à un rabais de 50% avec Booking.com à cause du dernière minute donc nous ne paierons que 20$ la nuit, yéé. Comme c'est un coin relativement touristique, les hôtels sont un peu plus chers qu'ailleurs, surtout les bungalows comme nous aimons, alors nous sommes bien contents du prix.
Nous allons ensuite manger, les dames nous apportent du poulet, du bouillon aux épinards, une omelette, du riz et nous surveillent tout le long du repas pour s'assurer que nous mangeons bien tout et de la bonne manière! Le poulet est un peu dur mais le reste est délicieux et un jus de mangue maison complète bien le tout. Les dames sont gentilles et tout heureuses quand je leur dis quelques mots en vietnamien. D'ailleurs, juste de parler un peu amène toujours un grand sourire chez les gens et ils sont toujours contents de m'entendre baragouiner quelques mots.
Fin de soirée tranquille.
Trajet aujourd'hui : 386 km en bus et limousine, 9 km en taxi
Bonjour Pavlo, j'ai manqué de temps et de commentaires 😛, la suite du récit et les photos se retrouvent sur mon blog https://dubeau-vietnam.blogspot.com/. Merci de vos commentaires!
Contente de savoir que ce n’est pas pour raison de santé, problème personnel ou autre 🙂
Et ravie d’avoir pu lire la fin de votre périple sur votre blog. Je me permets d’indiquer le lien direct vers la page du 27 mars qui fait suite immédiate à votre dernier post ici sur VF https://dubeau-vietnam.blogspot.com/2019/03/mercredi-27-mars.html
Un grand merci pour le travail et les infos précieuses généreusement partagées qui permettront à d’autres voyageurs indépendants de s’en inspirer 🙂
Contente que cela vous ait plu et merci d'avoir ajusté l'adresse du blog pour qu'elle corresponde à mon dernier billet (je voulais le faire mais j'avais seulement mon téléphone, trop difficile!).
J'ai adoré notre voyage, je pourrais en parler longtemps 😉
Difficile à dire... Je dirais autour de 2000-2500 euros maximum pour les deux. En moyenne 12 à 15 euros par nuit, maximum 10 euros par jour pour les deux pour la nourriture, plus les transports (location moto, environ 10 euros par jour avec les assurances, deux trajets en avion, environ 35 euros par personne à chaque fois + le train et l'autobus), les entrées dans les musées et les temples (toujours autour de 30 000 dongs, donc 1-2 euros), l'essence... Notre croisière à Halong nous a coûtés environ 400 $ US pour les deux, pour 2 nuits, 3 jours.
Tu peux sûrement dépenser moins en dormant dans les dortoirs (4-5 euros la nuit). On a toujours choisi des chambres privées.
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I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous emp��che pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...