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Premier voyage seule à Marrakech English translation pending
Bonjour,
J'ai 46 ans et je vais faire mon premier voyage seule.
Je pars à Marrakech depuis Poitiers le 23 Juin, donc très bientôt. Pourriez-vous me donner des conseils :
Sachant que je suis plutôt discrète si je ne connais pas et très joyeuse quand je commence à rencontrer (j'ai prévu les pantalons amples mais souples, les t-shirts cachant les épaules et les bras, les chaussures cachant les orteils...) alors après ?
- Rester la semaine complète à Marrakech (j'ai vu des riads pour 15 euros la nuit) ? - Plutôt se déplacer ? vers Essouira, Ouarzazate, Rabat, etc... ? - Comment ne pas être toujours seule ? aller vers les gens ? Attendre d'être à l'hotel, en riad, en auberge de jeunesse ?
Merci de vos grands conseils.
Je pars à Marrakech depuis Poitiers le 23 Juin, donc très bientôt. Pourriez-vous me donner des conseils :
Sachant que je suis plutôt discrète si je ne connais pas et très joyeuse quand je commence à rencontrer (j'ai prévu les pantalons amples mais souples, les t-shirts cachant les épaules et les bras, les chaussures cachant les orteils...) alors après ?
- Rester la semaine complète à Marrakech (j'ai vu des riads pour 15 euros la nuit) ? - Plutôt se déplacer ? vers Essouira, Ouarzazate, Rabat, etc... ? - Comment ne pas être toujours seule ? aller vers les gens ? Attendre d'être à l'hotel, en riad, en auberge de jeunesse ?
Merci de vos grands conseils.
Itinéraire de 11 jours au Maroc: votre avis English translation pending
Bonjour bonjour!!
Je m'en vais revoir le Maroc le 30 janvier que j'aime tant l'espace de quelques jours et cette fois j'aimerais bien partir vers l'est. Voici le programme que j'ai pré-établi, j'aimerais avoir vos retours, savoir si cela est possible en si peu de temps sans passer son temps à le perdre en roulant (location de voiture, probablement chez Medloc). Savoir aussi si j'ai oublié des coins intéressant sans trop m'éloigner de mon itinéraire ou si d'autres ne valent pas le coup, ou encore si certaines options seraient moins appropriées a cause du climat :)
Merci d’avance!
30 arrivée Marrakech 12h40, récupération voiture et en route pour les cascades d'Ouzoud, nuit sur place ou à Demnate (qu'en pensez vous?)
31/01 souk de Demnate et direction Imi n ifri pour une partie de la journée puis route jusqu'a Skoura, selon vous cette étape est elle intéressante? nuit sur place ?
1/02 Tinghir, palmeraie à vélo si possible, gorges de Tougha nuit sur place
02/02 Désert de M'hamid et nuit en bivouac ? Est ce possible selon vous? Connaissez vous une agence sympathique, j'avais fais appel a une nuit sous les étoiles je crois, et ils étaient très bien, mais peut etre il y a t-il d'autres options. Je précise que je souhaiterais refaire du surf sur les dunes mais pas de 4x4 et autres camions!
03/02 dans l'apres midi départ pour Agdz et Tamnougalt nuit sur place? Dans quelle ville?
04/02 Fint et Ait Ben Haddou, nuit sur place
05/02 Taliouine ou Taroudant?? Ou passer l'apres midi et la nuit?
06/02 au 08/02 Essaouira
08/02 au 11/02 Marrakech
Voila les grandes lignes, si vous avez des idées, des bons plans ou des retours d’expériences, je suis preneuse!
Merci merci
Je m'en vais revoir le Maroc le 30 janvier que j'aime tant l'espace de quelques jours et cette fois j'aimerais bien partir vers l'est. Voici le programme que j'ai pré-établi, j'aimerais avoir vos retours, savoir si cela est possible en si peu de temps sans passer son temps à le perdre en roulant (location de voiture, probablement chez Medloc). Savoir aussi si j'ai oublié des coins intéressant sans trop m'éloigner de mon itinéraire ou si d'autres ne valent pas le coup, ou encore si certaines options seraient moins appropriées a cause du climat :)
Merci d’avance!
30 arrivée Marrakech 12h40, récupération voiture et en route pour les cascades d'Ouzoud, nuit sur place ou à Demnate (qu'en pensez vous?)
31/01 souk de Demnate et direction Imi n ifri pour une partie de la journée puis route jusqu'a Skoura, selon vous cette étape est elle intéressante? nuit sur place ?
1/02 Tinghir, palmeraie à vélo si possible, gorges de Tougha nuit sur place
02/02 Désert de M'hamid et nuit en bivouac ? Est ce possible selon vous? Connaissez vous une agence sympathique, j'avais fais appel a une nuit sous les étoiles je crois, et ils étaient très bien, mais peut etre il y a t-il d'autres options. Je précise que je souhaiterais refaire du surf sur les dunes mais pas de 4x4 et autres camions!
03/02 dans l'apres midi départ pour Agdz et Tamnougalt nuit sur place? Dans quelle ville?
04/02 Fint et Ait Ben Haddou, nuit sur place
05/02 Taliouine ou Taroudant?? Ou passer l'apres midi et la nuit?
06/02 au 08/02 Essaouira
08/02 au 11/02 Marrakech
Voila les grandes lignes, si vous avez des idées, des bons plans ou des retours d’expériences, je suis preneuse!
Merci merci
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Premier voyage au Maroc English translation pending
Le 2 octobre on a pris l'avion à Nantes à 6h55 et 2h et demi plus tard on atterrissait à Marrakech.
A 9h, il faisait déjà 19 degrés, un superbe ciel bleu et on s'apprêtait à découvrir le Maroc.
Bien conseillés par les experts contactés sur les forums, on a pris le bus(4dh) pour aller directement à l'hôtel Toulousain où on avait réservé notre chambre.En attendant que la chambre soit prête, on a pris un excellent petit déjeuner dans le joli patio avant de nous accorder un petit moment de repos et de partir arpenter les rues de la ville. En chemin, on fait le tour du centre artisanal, on découvre tous les petits métiers d'art, le travail du bois, la calligraphie, les bijoutiers, les vanniers... Puis, on aperçoit la mosquée de la Koutoubia, majestueuse et élégante, la plus grande de la ville, nous a-t-on dit! On découvre bientôt la célèbre place Djema El F'Na, plus gande que je l'avais imaginé, colorée, avec ses marchands de fruits secs, de jus d'oranges, ses charmeurs de serpents... Avant de s'aventurer dans le souk, on décide de manger au resto-grill El Bahaj.Très bonnes grillades pour une poignée de dh. Et on se perd dans le souk, il est très facile de s'y perdre, mais on a notre plan, tout va bien.On passe du quartier des babouches à celui de la mercerie, puis celui des bijoutiers, des dinandiers... C'est immense!Il y a des quantités de marchandises de toutes sortes! Fatigués, on prend le bus numéro pour rentrer!
Dès le lendemain, à 9h, la voiture est là, devant l'hôtel et vers 10h on quitte Marrakech pour aller directement voir les cascades d'Ouzoud.Après un petit tour au-dessus des cascades on déjeune au Titrite, très bon et très gentil.Bien retapés on descend voir les cascades, c'est grandiose, c'est magnifique, impressionnant...En remontant, on fait une petite pause dans un bar pour profiter de la vue et souffler un peu.


Nuit au camping Zébra!Très bien!Très propre!
Et après un petit déjeuner pris au soleil, on s'en va voir l'arche d'IMINIFRI.C'est beau aussi mais quand on a vu les cascades, on trouve que c'est plus banal!

Et très on vite on reprend la route 307, route splendide mais plutôt délabrée!Le goudron est souvent absent, les nids de poule sont énormes mais le paysage est exceptionnel!Les arrêts-photos se multiplient!


Après des kilomètres un peu difficiles, on fait notre entrée à Skoura dans la soirée.Il est temps , la nuit tombe déjà... On va aussitôt au gîte de La Palmeraie.On fait la connaissance de toute la famille autour du thé et des amandes du jardin.Un bon tajine, du fromage de chèvre au miel, des grenades du jardin et une bonne nuit... Au petit déjeuner du lendemain, une surprise nous attend, un énorme pain tout chaud, tout croustillant, fait maison, dans le four du jardin...Trop bon...Avec des crêpes-maison en plus....Petit déjeuner pantagruélique!

Après ça, on a besoin de se dépenser, Mohamed nous accompagne aux gorges de Sidi Fla...L'oued Dadès y circule entre les roches noires.C'est vraiment superbe!

L'après-midi, on fait un tour dans la palmeraie, c'est tranquille, c'est beau!


Et le soir, tout le monde est réuni autour d'un grand couscous délicieusement parfumé et servi avec du lait "ribot", du petit lait!C'est un festin! On en profite pour échanger conseils de visite et bonnes adresses avec les vacanciers présents ce soir-là.Ils reviennent de Merzouga et nous disent tout le plaisir qu'ils ont eu dans le désert et au bivouac organisé par l'auberge Camel house.On retient l'adresse...
Après une bonne nuit, un petit déjeuner servi sur la terrasse, face à la montagne, on décide d'aller voir la vallée des amandiers et là encore on est époustouflés par la beauté des paysages, par les couleurs et par les roches.On en prend plein les yeux!
Et le soir, on participe à la préparation du tajine sous les conseils de Ghizlane, espiègle et charmante.Et on est plutôt satisfaits du résultat!
On prend congé de Mohamed et des siens le lendemain, après le petit déjeuner, après avoir dévoré le pain géant de la maison.Mohamed tient absolument à nettoyer la voiture avant notre départ, il nous réserve notre nuit au bivouac, on y sera attendus dans 2 jours, le temps de faire un tour dans les gorges de Dadès.
Belle route pour se rendre dans la vallée du Dadès, route nouvellement bitumée... On s'arrête en bordure de route, dans une petite auberge conseillée sur les forums.Accueil très sympa d'Hassan qui fait le maximum pour nous faire plaisir mais l'auberge est triste et froide.En revanche, le site est splendide.Les " pattes de singes sont surprenantes", les formes sculptées dans les roches par l'érosion sont étonnantes.




Et on quitte les rives du Dadès pour filer vers le désert.La route se fait bien.On est attendus au Camel house.L'accueil est charmant.Le bivouac est prévu et le départ se fait rapidement.On monte chacun sur notre dromadaire, pas très fiers au début et puis on se détend au fil des minutes.On se laisse gagner par la magie du désert, parce que c'est vraiment magique...Une bonne heure de promenade à travers les dunes et on atteint le bivouac, plutôt confortable(on a même des draps)...On prend plaisir à marcher dans le sable d'une finesse extraordinaire et on attend tranquillement le coucher du soleil...Moment magique!Excellent tajine précédé d'une soupe harira et suivi de fruits.Animation, musique berbère!Et bonne nuit de sommeil, au calme!


Le lendemain matin, sitôt levés, on profite du lever du soleil et on regagne la maison d'hôtes pour y petit déjeuner tranquillement avant de reprendre la voiture pour Tinéghir.Cette découverte du désert est un grand moment de ces vacances.
A Tinéghir, on pense aller à Todra-Panorama, jolie auberge qui nous a été conseillée, mais c'est trop cher...On va coucher plus loin dans les gorges, chez Valentine, c'est mignon aussi et les prix sont raisonnables.Notre chambre donne sur la palmeraie, c'est agréable.On fait une belle promenade dans les gorges et même au-delà dans les jardins.C'est très joli aussi!Quelques groupes escaladent les parois des gorges, c'est tout un spectacle!Et promenade dans la palmeraie de Tinéghir.

Sur la route du retour vers Skoura, on fait un crochet vers la vallée des roses!Là encore, les paysages sont extraordinaires, les oueds géants, les anciennes kasbahs ont encore fière allure même si elles sont menacées de disparaître rapidement!

Et on retrouve Skoura, la famille de Mohamed et la palmeraie. Le coucher de soleil depuis la terrasse embrase toute la palmeraie.

Et l'arc en ciel nous a bien épatés aussi!

Et puis c'est le retour à Marrakech pour visiter les incontournables:jardin Majorelle, médersa;médina, palais et à nouveau les souks et encore les souks tous plus colorés les uns que les autres!


Voilà l'essentiel d'un voyage de 2 jolies petites semaines au Maroc. Sitôt fini, j'ai déjà le sentiment d'avoir oublié de parler de tout un tas de choses:le souk, les gens, les couleurs, les odeurs, la vie....MAIS... On sait déjà qu'on y retournera!
Bien conseillés par les experts contactés sur les forums, on a pris le bus(4dh) pour aller directement à l'hôtel Toulousain où on avait réservé notre chambre.En attendant que la chambre soit prête, on a pris un excellent petit déjeuner dans le joli patio avant de nous accorder un petit moment de repos et de partir arpenter les rues de la ville. En chemin, on fait le tour du centre artisanal, on découvre tous les petits métiers d'art, le travail du bois, la calligraphie, les bijoutiers, les vanniers... Puis, on aperçoit la mosquée de la Koutoubia, majestueuse et élégante, la plus grande de la ville, nous a-t-on dit! On découvre bientôt la célèbre place Djema El F'Na, plus gande que je l'avais imaginé, colorée, avec ses marchands de fruits secs, de jus d'oranges, ses charmeurs de serpents... Avant de s'aventurer dans le souk, on décide de manger au resto-grill El Bahaj.Très bonnes grillades pour une poignée de dh. Et on se perd dans le souk, il est très facile de s'y perdre, mais on a notre plan, tout va bien.On passe du quartier des babouches à celui de la mercerie, puis celui des bijoutiers, des dinandiers... C'est immense!Il y a des quantités de marchandises de toutes sortes! Fatigués, on prend le bus numéro pour rentrer!
Dès le lendemain, à 9h, la voiture est là, devant l'hôtel et vers 10h on quitte Marrakech pour aller directement voir les cascades d'Ouzoud.Après un petit tour au-dessus des cascades on déjeune au Titrite, très bon et très gentil.Bien retapés on descend voir les cascades, c'est grandiose, c'est magnifique, impressionnant...En remontant, on fait une petite pause dans un bar pour profiter de la vue et souffler un peu.


Nuit au camping Zébra!Très bien!Très propre!
Et après un petit déjeuner pris au soleil, on s'en va voir l'arche d'IMINIFRI.C'est beau aussi mais quand on a vu les cascades, on trouve que c'est plus banal!

Et très on vite on reprend la route 307, route splendide mais plutôt délabrée!Le goudron est souvent absent, les nids de poule sont énormes mais le paysage est exceptionnel!Les arrêts-photos se multiplient!


Après des kilomètres un peu difficiles, on fait notre entrée à Skoura dans la soirée.Il est temps , la nuit tombe déjà... On va aussitôt au gîte de La Palmeraie.On fait la connaissance de toute la famille autour du thé et des amandes du jardin.Un bon tajine, du fromage de chèvre au miel, des grenades du jardin et une bonne nuit... Au petit déjeuner du lendemain, une surprise nous attend, un énorme pain tout chaud, tout croustillant, fait maison, dans le four du jardin...Trop bon...Avec des crêpes-maison en plus....Petit déjeuner pantagruélique!

Après ça, on a besoin de se dépenser, Mohamed nous accompagne aux gorges de Sidi Fla...L'oued Dadès y circule entre les roches noires.C'est vraiment superbe!

L'après-midi, on fait un tour dans la palmeraie, c'est tranquille, c'est beau!


Et le soir, tout le monde est réuni autour d'un grand couscous délicieusement parfumé et servi avec du lait "ribot", du petit lait!C'est un festin! On en profite pour échanger conseils de visite et bonnes adresses avec les vacanciers présents ce soir-là.Ils reviennent de Merzouga et nous disent tout le plaisir qu'ils ont eu dans le désert et au bivouac organisé par l'auberge Camel house.On retient l'adresse...
Après une bonne nuit, un petit déjeuner servi sur la terrasse, face à la montagne, on décide d'aller voir la vallée des amandiers et là encore on est époustouflés par la beauté des paysages, par les couleurs et par les roches.On en prend plein les yeux!
Et le soir, on participe à la préparation du tajine sous les conseils de Ghizlane, espiègle et charmante.Et on est plutôt satisfaits du résultat!
On prend congé de Mohamed et des siens le lendemain, après le petit déjeuner, après avoir dévoré le pain géant de la maison.Mohamed tient absolument à nettoyer la voiture avant notre départ, il nous réserve notre nuit au bivouac, on y sera attendus dans 2 jours, le temps de faire un tour dans les gorges de Dadès.
Belle route pour se rendre dans la vallée du Dadès, route nouvellement bitumée... On s'arrête en bordure de route, dans une petite auberge conseillée sur les forums.Accueil très sympa d'Hassan qui fait le maximum pour nous faire plaisir mais l'auberge est triste et froide.En revanche, le site est splendide.Les " pattes de singes sont surprenantes", les formes sculptées dans les roches par l'érosion sont étonnantes.




Et on quitte les rives du Dadès pour filer vers le désert.La route se fait bien.On est attendus au Camel house.L'accueil est charmant.Le bivouac est prévu et le départ se fait rapidement.On monte chacun sur notre dromadaire, pas très fiers au début et puis on se détend au fil des minutes.On se laisse gagner par la magie du désert, parce que c'est vraiment magique...Une bonne heure de promenade à travers les dunes et on atteint le bivouac, plutôt confortable(on a même des draps)...On prend plaisir à marcher dans le sable d'une finesse extraordinaire et on attend tranquillement le coucher du soleil...Moment magique!Excellent tajine précédé d'une soupe harira et suivi de fruits.Animation, musique berbère!Et bonne nuit de sommeil, au calme!


Le lendemain matin, sitôt levés, on profite du lever du soleil et on regagne la maison d'hôtes pour y petit déjeuner tranquillement avant de reprendre la voiture pour Tinéghir.Cette découverte du désert est un grand moment de ces vacances.
A Tinéghir, on pense aller à Todra-Panorama, jolie auberge qui nous a été conseillée, mais c'est trop cher...On va coucher plus loin dans les gorges, chez Valentine, c'est mignon aussi et les prix sont raisonnables.Notre chambre donne sur la palmeraie, c'est agréable.On fait une belle promenade dans les gorges et même au-delà dans les jardins.C'est très joli aussi!Quelques groupes escaladent les parois des gorges, c'est tout un spectacle!Et promenade dans la palmeraie de Tinéghir.

Sur la route du retour vers Skoura, on fait un crochet vers la vallée des roses!Là encore, les paysages sont extraordinaires, les oueds géants, les anciennes kasbahs ont encore fière allure même si elles sont menacées de disparaître rapidement!

Et on retrouve Skoura, la famille de Mohamed et la palmeraie. Le coucher de soleil depuis la terrasse embrase toute la palmeraie.

Et l'arc en ciel nous a bien épatés aussi!

Et puis c'est le retour à Marrakech pour visiter les incontournables:jardin Majorelle, médersa;médina, palais et à nouveau les souks et encore les souks tous plus colorés les uns que les autres!


Voilà l'essentiel d'un voyage de 2 jolies petites semaines au Maroc. Sitôt fini, j'ai déjà le sentiment d'avoir oublié de parler de tout un tas de choses:le souk, les gens, les couleurs, les odeurs, la vie....MAIS... On sait déjà qu'on y retournera!
Discussions sur le concours photo d'avril 2015 English translation pending
Le concours est parti.
On discute ici. 🙂
On discute ici. 🙂
Circuit entre amis au Maroc English translation pending
A la fois pour faire découvrir cette partie du Maroc à un couple d'amis mais aussi pour en voir toujours plus nous avions choisi cet itinéraire qui nous a ravis les uns et les autres.
De Marrakech où nous avions atterri, nous avons rejoint Essaouira pour y voir le port, la médina, les remparts.Une nuit à Essaouira et nous sommes descendus le long de la côte, nous avons déjeuné face à la mer à Imessouane, du poisson grillé au menu et après avoir traversé la bananeraie de Tamri, on a posé nos valises à Aourir pour découvrir les alentours:Le village de Taghazout, la vallée du miel et la vallée du paradis, Agadir pour son immense plage.
Puis, direction Tiznit, on déjeune en ville, on visite les souks et la vieille ville avant de filer sur Sidi Ifni pour 2 nuits, face à la mer.Visite de la ville, marché aux poissons, escapade à Legzira pour voir les arches.Déjeuner face à la mer.Et le soir, dîner Chez Tarik, petit restau récemment repris par un jeune, cuisine vraiment extra!(en bas de la ville)
On plie bagages et on part pour Tafraoute.Petit crochet par Aday pour voir ce village village de carte postale puis on s'installe pour 2 nuits à L'Arguenier des Amelnes dans la vallée.Promenade en ville, c'est jour de souk, donc animé, visite aux babouchiers, promenade dans la palmeraie vers le musée de la maison traditionnelle.Le lendemain, excursion aux gorges de l'Ait Mansour, toujours aussi belles.
Après Tafraoute, on s'en va vers Ait Baha pour faire découvrir les superbes greniers-forteresses à nos amis.A Imichguiguilne, on est accueillis par Saadia et son mari qui nous accompagne pour la visite.Explications très intéressantes!Belle visite!
Puis c'est à Taroudant qu'on fait étape!A l'hôtel Mini Atlas, mais la literie n'est pas terrible! Dîner sur la place très animée en soirée.Grande promenade à travers la médina et le long des remparts.Tannerie très calme!
Ensuite, on s'arrête à Taliouine, on veut voir les greniers de falaises, celui d'Ifri est facile d'accès, visite intéressante dans un cadre superbe.Celui de Tisgui est plus loin, au bout de quelques kms de pistes, dans un site incroyable, il ne voit le soleil que 2 jours par an! Plus près sur cette même piste, on peut rejoindre les gorges de Tislite, extraordinaires, magnifiques! Des sites magnifiques que l'on découvre gr^ce auc conseils de Souad et de son frère chez qui on est logés. On quitte Taliouine pour rejoindre Ouarzazate, visiter la kasbah Taourirt, manger à La Halte et dormir à l'hôtel Royal.
Une étape à Skoura chez Mohamed et Ghizlane au gite de La Palmeraie , une escapade dans la vallée des amandiers.Que du plaisir!
Ensuite, on fait route sur Ait Benhadou, visite du ksar, puis Télouet, visite de la mine de sel et de la kasbah du glaoui.Très bien!
Et retour sur Marrakech , vraiment ravis de cette boucle vraiment riche en découvertes!
La mine de sel
De Marrakech où nous avions atterri, nous avons rejoint Essaouira pour y voir le port, la médina, les remparts.Une nuit à Essaouira et nous sommes descendus le long de la côte, nous avons déjeuné face à la mer à Imessouane, du poisson grillé au menu et après avoir traversé la bananeraie de Tamri, on a posé nos valises à Aourir pour découvrir les alentours:Le village de Taghazout, la vallée du miel et la vallée du paradis, Agadir pour son immense plage.
Puis, direction Tiznit, on déjeune en ville, on visite les souks et la vieille ville avant de filer sur Sidi Ifni pour 2 nuits, face à la mer.Visite de la ville, marché aux poissons, escapade à Legzira pour voir les arches.Déjeuner face à la mer.Et le soir, dîner Chez Tarik, petit restau récemment repris par un jeune, cuisine vraiment extra!(en bas de la ville)
On plie bagages et on part pour Tafraoute.Petit crochet par Aday pour voir ce village village de carte postale puis on s'installe pour 2 nuits à L'Arguenier des Amelnes dans la vallée.Promenade en ville, c'est jour de souk, donc animé, visite aux babouchiers, promenade dans la palmeraie vers le musée de la maison traditionnelle.Le lendemain, excursion aux gorges de l'Ait Mansour, toujours aussi belles.
Après Tafraoute, on s'en va vers Ait Baha pour faire découvrir les superbes greniers-forteresses à nos amis.A Imichguiguilne, on est accueillis par Saadia et son mari qui nous accompagne pour la visite.Explications très intéressantes!Belle visite!
Puis c'est à Taroudant qu'on fait étape!A l'hôtel Mini Atlas, mais la literie n'est pas terrible! Dîner sur la place très animée en soirée.Grande promenade à travers la médina et le long des remparts.Tannerie très calme!
Ensuite, on s'arrête à Taliouine, on veut voir les greniers de falaises, celui d'Ifri est facile d'accès, visite intéressante dans un cadre superbe.Celui de Tisgui est plus loin, au bout de quelques kms de pistes, dans un site incroyable, il ne voit le soleil que 2 jours par an! Plus près sur cette même piste, on peut rejoindre les gorges de Tislite, extraordinaires, magnifiques! Des sites magnifiques que l'on découvre gr^ce auc conseils de Souad et de son frère chez qui on est logés. On quitte Taliouine pour rejoindre Ouarzazate, visiter la kasbah Taourirt, manger à La Halte et dormir à l'hôtel Royal.
Une étape à Skoura chez Mohamed et Ghizlane au gite de La Palmeraie , une escapade dans la vallée des amandiers.Que du plaisir!
Ensuite, on fait route sur Ait Benhadou, visite du ksar, puis Télouet, visite de la mine de sel et de la kasbah du glaoui.Très bien!
Et retour sur Marrakech , vraiment ravis de cette boucle vraiment riche en découvertes!
La mine de selMaroc: que du plaisir, comme d'habitude! English translation pending
Bonjour à tous,
Tout juste rentré d'un voyage de plus de 2 mois au Maroc, je tiens à rassurer tous ceux qui se posent encore des questions.
Allez-y tranquillement, tout va bien.
L'accueil a été encore plus chaleureux cette année, les annulations étaient tellement nombreuses, les Marocains étaient vraiment heureux de rencontrer les Européens qui avaient fait le voyage....C'étaient surtout les Français , les grands absents cet automne.
Mais, les choses semblaient avoir évoluer entre octobre et décembre.Cette semaine à Marrakech, on était nombreux, alors que le 2 octobre c'était très calme.
Dans le sud les camping-caristes étaient bien présents sur le bord de mer.
Bon voyage à ceux qui partent bientôt.
Projet de circuit au Maroc pour l'été 2015 English translation pending
Bonsoir à tous,
L'été prochain, nous avons programmé un circuit au Maroc, c'est la première fois que nous visiterons ce pays.
Je vous remercie par avance pour vos avis éclairés sur le circuit et sur les choses à ne pas manquer 😉
J1 - Vol Toulouse - Marrakech, arrivée 18H45, nuit à Marrakech J2 et J3 : Marrakech et environs J4 : Trajet Marrakech -Rabat en véhicule de location, nuit à Rabat J5 et J6 : Rabat et environs J7 : Trajet Rabat - Fes, nuit à Fes J8 et J9 : Fes et environs J10 : Trajet Fes - Beni-Mellal, nuit à Beni-Mellal J11 : Beni-Mellal J12 : Trajet Beni-Mellal - Imilchil, balade autour de Imilchil J13 : Trajet Imilchil - Tinghir, nuit à Tinghir J14 : Tinghir et environs J15 : Trajet Tinghir - Ouarzazate (ou Skoura) J16 et J17 : Ouarzazate et environs J18 : Trajet Ouarzazate - Marrakech, nuit à Marrakech J19 : Marrakech J20 : Vol Marrakech - Toulouse à 9H20
Bonne soirée à tous
J1 - Vol Toulouse - Marrakech, arrivée 18H45, nuit à Marrakech J2 et J3 : Marrakech et environs J4 : Trajet Marrakech -Rabat en véhicule de location, nuit à Rabat J5 et J6 : Rabat et environs J7 : Trajet Rabat - Fes, nuit à Fes J8 et J9 : Fes et environs J10 : Trajet Fes - Beni-Mellal, nuit à Beni-Mellal J11 : Beni-Mellal J12 : Trajet Beni-Mellal - Imilchil, balade autour de Imilchil J13 : Trajet Imilchil - Tinghir, nuit à Tinghir J14 : Tinghir et environs J15 : Trajet Tinghir - Ouarzazate (ou Skoura) J16 et J17 : Ouarzazate et environs J18 : Trajet Ouarzazate - Marrakech, nuit à Marrakech J19 : Marrakech J20 : Vol Marrakech - Toulouse à 9H20
Bonne soirée à tous
Maroc, avril 2015: 2 semaines en famille English translation pending
Hello,
Je suis actuellement en préparation de nos vacances en famille (2 adultes & 2 petits monstres de 14 et 12 ans) pour les prochaines vacances de Pâques du vendredi 3 au dimanche 19 avril 2015. Après avoir envisagé Oman, la Jordanie et la Turquie, mon choix s'est finalement arrêté sur le Maroc, suite à des photos publiées dans les rubriques photos de ce même forum.
Premier contact avec ce pays totalement inconnu pour moi via les forums, des revues de voyages .... et là, je me rends compte que le Maroc, c'est grand, c'est vaste, il y a une multitude de magnifiques choses à voir. Comme nous sommes plutôt des adeptes du "prenons notre temps, profitons un maximum de ce qu'on voit, on verra le reste durant un prochain séjour", il y a des choix difficiles à faire car tout a l'air si beau et donne envie de voir.
Après réflexion, ma préférence va pour le moment plutôt vers le sud-est (palmeraies, dunes, kasbahs) en faisant une boucle à partir de Marrakech, la ville qui offre le plus de possibilités de vols depuis Bruxelles.
On aime plutôt les villages que les villes, un peu de diversité dans les paysages, pouvoir faire quelques randos (mais pas trop longues, 3 ou 4h sans trop de dénivelé), aller se perdre dans des endroits moins fréquentés (même si je me rends compte que c'est plutôt une denrée rare dans cette partie du Maroc au mois d'avril 😕).
L'ébauche d'itinéraire (sur une carte)

Voici le détail de ce que j'ai en tête pour le moment.
J0 : vol Bruxelles-Marrakech (nuit à Marrakech)
J1 : Marrakech (nuit à Marrakech)
J2 : col du Tizi-n-Tichka, Telouet (nuit à Telouet)
J3 : vallée de l'Ounila, Tamdaght, ksar de Ait Ben Haddou (nuit à Ait Ben Haddou) J'ai cru comprendre que le mieux était de dormir à Ait Ben Haddou pour avoir l'occasion de profiter du ksar en dehors des heures de grandes affluences
J4 : route Ait Ben Haddou - Agdz (ou jusque Nekob) (nuit entre Agdz et Nekob) Je ne me suis pas encore penchée en détail sur cette partie de la route, mais il semblerait qu'il y a quelques trucs sympas: cascade du Draa (village de Tizgui); Tiffoultoute; Tamnougalt
J5 : route vers Alnif Alors là, je n'ai encore rien détaillé de cette journée (je dois creuser un peu plus avec mon ami Google). Si vous avez des propositions ...
J6 : route Alnif - Merzouga, rejoindre le campement dans les dunes (nuit dans les dunes) Je souhaite passer 2 nuits au milieu des dunes, le plus possible éloigné de tout. J'ai trouvé ce genre de campement à Tazzarine (Camps Nomades) mais je n'ai pas encore trouvé quelque chose de similaire à Merzouga. Si je ne trouve pas, je modifierai un peu l'itinéraire pour rester 2 nuits dans les dunes à Tazzarine à la place de Merzouga.
J7 : journée au campement, dans les dunes (ballade dans les dunes, photos, repos ..... enfin rien d'autre à faire que de profiter du paysage)
J8 : Errachidia, gorges du Ziz (nuit à Errachidia)
J9 : Ksar de Goulmima (nuit à définir)
J10 : Tinghir (souk le lundi), gorges du Todgha (nuit à définir) Est-il faisable (et si vous l'avez fait, qu'en avez-vous pensé?) de rejoindre les gorges du Dades (on remonte la R703 et puis on redescend vers M'semrir)
J11 : Gorges du Dadès (rando) (nuit à définir)
J12 : El-Kelaa M'gouna (souk le mercredi); vallée des Roses (nuit à Skoura) Je voudrais faire la route de la vallée des roses et peut-être une petite rando, le tout sans guide . Est-ce possible?
J13 : Ourzazate - Atlas Corporation Studio; Kasbah de Tarouit (nuit à Skoura)
J14 : Skoura; Kasbah d'Amerhidil; R307 vers Demnate (nuit à Demnate)
J15 : Imi-n-Ifri; site d'Iwareden; route vers Marrakech (nuit à Marrakech)
J16 : vol Marrakech - Bruxelles
Je serais ravie d'avoir vos commentaires sur cet ébauche d'itinéraire. Si vous avez aussi des suggestions pour des petites randos, des villages, des endroits moins connus, des souks... je suis preneuse ... c'est ce que je cherche 🙂
Je pense louer un 4x4, mais ça peut encore changer en fonction de l'itinéraire final (enfin aussi final que possible sachant que sur place, en fonction des conditions météo, cela pourra encore un peu changer 😎)
Merci à ceux qui auront le courage de lire mon pavé 😉 Pascale
Je suis actuellement en préparation de nos vacances en famille (2 adultes & 2 petits monstres de 14 et 12 ans) pour les prochaines vacances de Pâques du vendredi 3 au dimanche 19 avril 2015. Après avoir envisagé Oman, la Jordanie et la Turquie, mon choix s'est finalement arrêté sur le Maroc, suite à des photos publiées dans les rubriques photos de ce même forum.
Premier contact avec ce pays totalement inconnu pour moi via les forums, des revues de voyages .... et là, je me rends compte que le Maroc, c'est grand, c'est vaste, il y a une multitude de magnifiques choses à voir. Comme nous sommes plutôt des adeptes du "prenons notre temps, profitons un maximum de ce qu'on voit, on verra le reste durant un prochain séjour", il y a des choix difficiles à faire car tout a l'air si beau et donne envie de voir.
Après réflexion, ma préférence va pour le moment plutôt vers le sud-est (palmeraies, dunes, kasbahs) en faisant une boucle à partir de Marrakech, la ville qui offre le plus de possibilités de vols depuis Bruxelles.
On aime plutôt les villages que les villes, un peu de diversité dans les paysages, pouvoir faire quelques randos (mais pas trop longues, 3 ou 4h sans trop de dénivelé), aller se perdre dans des endroits moins fréquentés (même si je me rends compte que c'est plutôt une denrée rare dans cette partie du Maroc au mois d'avril 😕).
L'ébauche d'itinéraire (sur une carte)

Voici le détail de ce que j'ai en tête pour le moment.
J0 : vol Bruxelles-Marrakech (nuit à Marrakech)
J1 : Marrakech (nuit à Marrakech)
J2 : col du Tizi-n-Tichka, Telouet (nuit à Telouet)
J3 : vallée de l'Ounila, Tamdaght, ksar de Ait Ben Haddou (nuit à Ait Ben Haddou) J'ai cru comprendre que le mieux était de dormir à Ait Ben Haddou pour avoir l'occasion de profiter du ksar en dehors des heures de grandes affluences
J4 : route Ait Ben Haddou - Agdz (ou jusque Nekob) (nuit entre Agdz et Nekob) Je ne me suis pas encore penchée en détail sur cette partie de la route, mais il semblerait qu'il y a quelques trucs sympas: cascade du Draa (village de Tizgui); Tiffoultoute; Tamnougalt
J5 : route vers Alnif Alors là, je n'ai encore rien détaillé de cette journée (je dois creuser un peu plus avec mon ami Google). Si vous avez des propositions ...
J6 : route Alnif - Merzouga, rejoindre le campement dans les dunes (nuit dans les dunes) Je souhaite passer 2 nuits au milieu des dunes, le plus possible éloigné de tout. J'ai trouvé ce genre de campement à Tazzarine (Camps Nomades) mais je n'ai pas encore trouvé quelque chose de similaire à Merzouga. Si je ne trouve pas, je modifierai un peu l'itinéraire pour rester 2 nuits dans les dunes à Tazzarine à la place de Merzouga.
J7 : journée au campement, dans les dunes (ballade dans les dunes, photos, repos ..... enfin rien d'autre à faire que de profiter du paysage)
J8 : Errachidia, gorges du Ziz (nuit à Errachidia)
J9 : Ksar de Goulmima (nuit à définir)
J10 : Tinghir (souk le lundi), gorges du Todgha (nuit à définir) Est-il faisable (et si vous l'avez fait, qu'en avez-vous pensé?) de rejoindre les gorges du Dades (on remonte la R703 et puis on redescend vers M'semrir)
J11 : Gorges du Dadès (rando) (nuit à définir)
J12 : El-Kelaa M'gouna (souk le mercredi); vallée des Roses (nuit à Skoura) Je voudrais faire la route de la vallée des roses et peut-être une petite rando, le tout sans guide . Est-ce possible?
J13 : Ourzazate - Atlas Corporation Studio; Kasbah de Tarouit (nuit à Skoura)
J14 : Skoura; Kasbah d'Amerhidil; R307 vers Demnate (nuit à Demnate)
J15 : Imi-n-Ifri; site d'Iwareden; route vers Marrakech (nuit à Marrakech)
J16 : vol Marrakech - Bruxelles
Je serais ravie d'avoir vos commentaires sur cet ébauche d'itinéraire. Si vous avez aussi des suggestions pour des petites randos, des villages, des endroits moins connus, des souks... je suis preneuse ... c'est ce que je cherche 🙂
Je pense louer un 4x4, mais ça peut encore changer en fonction de l'itinéraire final (enfin aussi final que possible sachant que sur place, en fonction des conditions météo, cela pourra encore un peu changer 😎)
Merci à ceux qui auront le courage de lire mon pavé 😉 Pascale
Voyage au Maroc octobre-novembre English translation pending
Bonjour,
je pense que le sujet largement été abordé, mais on en a jamais assez...
J'ai possibilité d'avoir trois semaines de vacances à cheval sur octobre et novembre, et je souhaiterai partir, avec ma copine si possible, au Maroc, avec le sac à dos et en avant...
Que pouvez-vous me conseiller comme itinéraire? Quels sont les grands lieux à visiter?
Au niveau météo, si certains d'entre vous sont déjà partis à cette période, faut-il moduler le parcours selon la saison?
Merci d'avance pour vos réponses!
William.
Merci d'avance pour vos réponses!
William.
3 mois au Maroc en caming-car d'octobre à fin décembre 2014 English translation pending
« 3 mois au Maroc, en CC, d'octobre à fin décembre 2014 »
Bonjour,
J’ai l’intention de séjourner 3 mois dans tout le Maroc, avec mon camping-car, en fonction des températures ! J’ai déjà sommairement visité ce pays à deux reprises durant de courtes périodes (Voyage organisé puis autotour indépendant).
63 ans, toujours actif mais impatient d’atteindre la fin 2015 qui sonnera le début d’une retraite itinérante au gré d’une météo agréable et ensoleillée (Maroc, Portugal, Pays des Balkans, etc.).
En attendant, je commence à me mettre en situation et suis à la recherche des meilleures informations qui me permettront d’élaborer cette première période hivernale au Maroc sur la base de vos expériences en général ou plus ciblées à l’égard des trajets ou des traversées entre-autres.
Je suis par ailleurs indécis quant à la nécessité d’acquérir une remorque pour le transport d’une Smart/IQ ou d’un quad ou tout simplement d’un scooter !
Est-ce vraiment essentiel ? Quel est le moyen le plus pratique ?
Dans l’hypothèse où l’on ne peut se passer d’un véhicule complémentaire, que faut-il privilégier derrière un camping-car de 8 mètres pour rouler dans les meilleures conditions :
- une remorque traditionnelle plateau ou fourgon,
- un cadre à tracter du type « Système bleu »
- une remorque suiveuse transversale à roue pivotantes telle que celle proposée par YO Remorques ?
Enfin si vous envisagez le Maroc pour cette même période, le voyage à plusieurs véhicules serait certainement plus intéressant.
Je vous remercie.
Bien cordialement.
Projet de circuit au Maroc English translation pending
Je viens vers vous connaisseurs de la région pour un avis sur ce circuit
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
Essaouira, Chichaoua via Tizin'test, Talouine, Tafraoute, Sidi Ifni, Taroudant, Agadir retour Marrakech par autoroute
1) Faut il le modifier pour optimiser ce qui vous semble incontournable dans le secteur
2) Nous n'avons pas d'objectif de trek mais sommes à la recherche d'échange avec la population , combien de temps conseillez vous, nous prévoyons déjà 2 jours pour Essaouira
3) Tazenakht vaut elle le détour qui serait en fait un aller et retour à partir de Talouine
Retour de Tafraout English translation pending
MINI CIRCUIT A TAFRAOUT
Je voulais déjà organiser ce circuit l’année dernière mais n’ai réussi à faire que quelques villes dans le désordre:
Tout d’abord, Agadir qui n’est pas une ville qui me tente mais où il est quand même agréable de se balader au mois de janvier les pieds dans l’eau alors qu’il pleut ou gèle en Belgique.
Aglou: petit coup pour cette plage sauvage; le dimanche on peut sentir l’odeur des tagines sur la plage car les familles viennent y pic-niquer et cuisinent sous leur parasol. Les femmes sont en longue robe. On fait un bond en arrière dans le temps en voyant ce spectacle agréable, relaxant. J’ai choisi l’option de dormir chez l’habitant (plus d’info en MP).
Tafraout: j’ai insisté pour visiter cette ville et je sais maintenant pourquoi je tenais à y venir après y être passée en coup de vent en janvier 2013 avec mes amis belges pour venir voir les amandiers en fleurs.
Je suis arrivée mardi soir avec le bus CTM. La route de Tiznit à Tafraout est spectaculaire, les montagnes sont là, les paysages changent, les tournants, les ravins, les palmiers, le coucher du soleil qui illumine les montagnes de tons différents…ça y est… Je rentre dans mon univers!!!
Mercredi matin, je me rends au souk hebdomadaire avant de prendre mon petit-déjeuner; j’assiste à la vente de moutons et de chèvres.
Je loue ensuite une bicyclette pour partir au gré du vent, sous un soleil de plomb, sans carte ni but précis… juste pour admirer les montagnes et le paysage fascinant qui me ressource au fil des heures…
Je me retrouve près du grand camping et quitte la route pour en faire le tour; je ne le regrette pas et envie même un peu les touristes qui y séjournent. Je rencontre des chèvres grimpant dans les arganiers pour déguster les fruits et j’ai l’occasion de faire de belles photos.
Après le tour du grand camping, je rejoins la route de Tiznit vers le village d’ADAI où je suis contente de trouver une épicerie pour me ravitailler en eau et me mettre un instant à l’ombre. La mosquée de ce village est d’un rose vif et ne passe pas inaperçue…Je continue jusqu’à la fin du village en m’arrêtant tous les 50 mètres pour faire des photos. A la dernière maison, je fais demi-tour. L’épicier m’a conseillé de prendre la piste à gauche après la dernière maison du village pour aller à la maison traditionnelle de TAZEKKA. Je devais en principe y trouver deux gazelles peintes sur le rocher mais je ne les ai pas vues… Pas de chance, la maison est fermée et je repars ne faisant que des photos extérieure.
J’ai vraiment très chaud et je m’arrête dans le premier hôtel qui se présente avant de regagner Tafraout.
Le soir, l’hôtelier appelle une agence pour organiser la journée du lendemain en 4/4 en direction des gorges d’Ait Manssour. C’est très cher mais deux autres personnes seront là donc le prix diminue.
Jeudi matin, le gars de l’agence vient me chercher, me conduit à l’agence mais les autres personnes ne viennent pas donc le circuit est annulé.
Je reloue donc ma bicyclette et pars en direction (avec une carte cette fois) de la vallée des AMELN; Je dévale à toute vitesse, c’est agréable, euphorique mais je n’en dirais pas autant au retour; j’en suis consciente mais je profite du moment présent. En chemin, je sauve la vie d’une tortue qui s’aventure sur la grand-route goudronnée. Je la prends et le mets dans le fossé où je la vois s’éloigner toute contente de rester en vie.
Admiration de la vallée et des petits villages mais il y a un en particulier que je dois trouver: OUMESNAT, le plus vieux village ici. Il y a une maison traditionnelle que je compte visiter, cette fois, si elle est ouverte.
N’ayant pas le sens de l’orientation, je me trompe d’entrée et me dirige vers un village à flanc de la montagne mais qui n’est pas le bon. Une vieille dame vêtue tout de noir, comme c’est l’accoutumée ici, m’indique le bon chemin mais je suis à vélo et les sentiers font 50 centimètres de large… Un jeune homme prend le relai de la dame que je remercie et porte mon vélo jusqu’au village voisin. Je dois être la seule touriste à être arrivée à la maison traditionnelle par ce chemin .
C’est un monsieur aveugle très sympathique qui me fera visiter la maison de son enfance devenue maintenant un musée. Le rez de chaussée est destiné aux animaux avec exposition de divers pressoirs et ustensiles d’agriculture. Au premier, la cuisine est au centre (j’aime le système de poubelle qui est un trou où ils jetaient les déchets de nourriture qui arrivaient directement aux étables. Tout autour, la salle à manger, la douche (où l’eau s’écoule directement dehors), la chambre des enfants où ce monsieur a dormi lors de son jeune âge; il a exposé son berceau tissé.
Au 2ème étage, le salon et ensuite la terrasse avec l’atelier. J’ai acheté un peu d’amlou et de safran. Je suis ravie d’avoir fait cette étape.
Je redescends un petit chemin, le bon cette fois, pour rejoindre la grand route goudronnée. Je roule un moment puis vois un raccourci par les campagnes pour rejoindre la route de Tafraout. Je me lance dans l’aventure mais la montée fut éprouvante sous ce soleil de 14 heures. J’ai peur que ce ne soit encore trop loin et difficile car je vais manquer d’eau. Mais finalement, j’arrive à Tafraout et me lance dans la première épicerie. En passant devant mon hôtel, j’ai l’idée de continuer la balade jusqu’au chapeau de Napoléon, rocher ayant cette forme dit-on (je n’ai pas trop trouvé). Je n’irai pas jusqu’aux rochers peints volontairement car bien que ce soit un compatriote qui a fait ce désastre, je n’apprécie guère que l’on saccage la nature: laissons la couleur naturelle aux rochers, mais quelle idée!!! Bien que ce soit pour un film…
Vendredi matin 8H, je prends le bus CTM qui me ramènera à Agadir. J’aurais voulu faire la boucle par Ighmer mais aucun bus ne prend cette route difficile.
Je garde un excellent séjour de Tafraout.
Petit détail pour les amateurs, on sert bière et vin à l’hôtel St. Antoine et au restaurant la Kasba.
Cordialement
Marie
Maroc: que visiter sur place? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi envisageons de nous rendre au Maroc à Agadir pour nos vacances. Que pouvons-nous visiter sur place ? Est-ce intéressant ? D'autres villes sont-elles plus intéressantes ? merci pour vos réponse.
sophy
Mon mari et moi envisageons de nous rendre au Maroc à Agadir pour nos vacances. Que pouvons-nous visiter sur place ? Est-ce intéressant ? D'autres villes sont-elles plus intéressantes ? merci pour vos réponse.
sophy
Petit jeu photo/devinette (Maroc) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Voici quelques temps, un amoureux du Maroc avait lancé sur ce forum un petit jeu auquel plusieurs forumeurs ont pris part avec un plaisir manifeste. Pour ma part, j'avais flashé sur une photo qui, du coup, avait fixé l'objectif de mon périple suivant... ce fut sans regret, la photo avait tenu ses promesses ! (merci perju 😉!)
Je propose qu'on récidive ! Le jeu est simple : chaque participant doit présenter la photo d'un endroit du Maroc, les autres doivent deviner de quel endroit il s'agit. Attention !!! n'oubliez d'enlever les légendes de vos photos avant de les publier !
On ne gagne que du partage, du plaisir, et des envies d'aller vérifier sur place ce qu'il en est réellement ! 😎
je me lance, et vous propose la première photo :
Voici quelques temps, un amoureux du Maroc avait lancé sur ce forum un petit jeu auquel plusieurs forumeurs ont pris part avec un plaisir manifeste. Pour ma part, j'avais flashé sur une photo qui, du coup, avait fixé l'objectif de mon périple suivant... ce fut sans regret, la photo avait tenu ses promesses ! (merci perju 😉!)
Je propose qu'on récidive ! Le jeu est simple : chaque participant doit présenter la photo d'un endroit du Maroc, les autres doivent deviner de quel endroit il s'agit. Attention !!! n'oubliez d'enlever les légendes de vos photos avant de les publier !
On ne gagne que du partage, du plaisir, et des envies d'aller vérifier sur place ce qu'il en est réellement ! 😎
je me lance, et vous propose la première photo :
Retour du Maroc: coups de coeur et déceptions English translation pending
Partis de Marrakech en Logan de location(Medloc très bien), nous avons passé la 1ère nuit à Ait Benhadou, logés chez Khadija Tiguami, une jolie petite auberge tenue par Khadija et son mari, c'est très mignon et la cuisine est délicieuse, même les confitures sont préparées par Khadija.Le matin, après le petit déjeuner, on a fait la visite du ksar.C'est beau et de là-haut la vue est superbe.
On a rejoint Ouarzazate, déjeuner à La Halte, très bons repas et on a visité la grande Kasbah Taourirt avant de partir pour Skoura. On a logé à La kASBAH La palmeraie, rien de sensationnel, douche et wc dans la même salle de bain minuscule.Tajine servi avec si peu de viande que personne n'ose en prendre...Pas de fromage de chèvre(trop cher) alors que c'est paraît-il la spécialité de la palmeraie...Par contre petits déjeuners sympas avec des crêpes-maison...Souk très vivant et pittoresque...mais ville vraiment sale, les ordures et les déchets sont partout.Visite de la palmeraie avec Mohamed(qu'on avait attendu un bon moment)visite écourtée parce que la nuit tombait mais visite payante...On s'attendait à autre chose....
Etape suivante, Tinéghir, logés à la maison d'hôtes Todra-Panorama.Très jolie vue sur la palmeraie mais peu d'échanges.Des jeunes viennent animer la soirée(musique)Visite sans guide de la palmeraie🙂, magnifique, nettement plus belle qu'à Skoura, l'eau y est très présente.Promenade jusqu'aux gorges du Todra, peu de touristes, quelques personnes font de l'escalade.Site impressionnant!
Puis on reprend la Logan pour partir en direction de Tamtatouch, Ait Hani, Assoul, nombreuses rencontres avec des familles de nomades en transhumance.Dans la soirée, on arrive à Amellago, Chez Moha, dans une ferme d'hôtes.C'est super!Les ruches sont installées sur la terrasse, le beurre est fait maison!Et quelle gentillesse!Quel professionnalisme!Visite de la vallée et des jardins accompagnés par Ali, intéressant et sympa!Et tarif laissé à l'appréciation de chacun...on avait apprécié...Dîner:couscous de mais, très bon!
Après le petit déjeuner pris au jardin on part vers Goulmima, visite au village des potiers;Sur les bords de routes, on voit des quantités de terrains réservés au séchage des dattes!C'est magnifique!(photo) A Goulmima, on s'installe chez AMCED, maison d'hôtes située en pleine ville ville, dans un grand parc en bordure de palmeraie. On commence par aller à la découverte de la palmeraie accompagnés(et oui)par un jeune de la maison, magnifique palmeraie, superbement entretenue, d'une propreté impeccable.Puis, visite du ksar(accompagnés c'est mieux), presque toute la partie arabe du ksar est encore habitée, la partie juive est déserte, abandonnée.Et surprise, à la sortie du ksar, les animaux des habitants sont parqués ensemble!Belle visite!(photo) Dîner:tajine aux coings et aux gombos!Délicieux! Petit déjeuner plutôt minimal le lendemain et on repart!
Retour vers Tinéghir et visite de la mosquée IKELANE, (photo)à l'entrée de la ville, dans la palmeraie.C'est fléché!C'est à voir!Et puis, il y a si peu de mosquée ouverte aux non-musulmans... Ensuite, on va dans les gorges du Dades, logés à l'auberge AIT ARBI, très gentils , très belle vue, mais chambre un peu fraîche.Par contre, animations sympas en soirée:magie, devinettes, tours de cartes.Belle promenade dans les canyons accompagnés par Lahcen.Prix raisonnables.
La suite...demain...

On a rejoint Ouarzazate, déjeuner à La Halte, très bons repas et on a visité la grande Kasbah Taourirt avant de partir pour Skoura. On a logé à La kASBAH La palmeraie, rien de sensationnel, douche et wc dans la même salle de bain minuscule.Tajine servi avec si peu de viande que personne n'ose en prendre...Pas de fromage de chèvre(trop cher) alors que c'est paraît-il la spécialité de la palmeraie...Par contre petits déjeuners sympas avec des crêpes-maison...Souk très vivant et pittoresque...mais ville vraiment sale, les ordures et les déchets sont partout.Visite de la palmeraie avec Mohamed(qu'on avait attendu un bon moment)visite écourtée parce que la nuit tombait mais visite payante...On s'attendait à autre chose....
Etape suivante, Tinéghir, logés à la maison d'hôtes Todra-Panorama.Très jolie vue sur la palmeraie mais peu d'échanges.Des jeunes viennent animer la soirée(musique)Visite sans guide de la palmeraie🙂, magnifique, nettement plus belle qu'à Skoura, l'eau y est très présente.Promenade jusqu'aux gorges du Todra, peu de touristes, quelques personnes font de l'escalade.Site impressionnant!
Puis on reprend la Logan pour partir en direction de Tamtatouch, Ait Hani, Assoul, nombreuses rencontres avec des familles de nomades en transhumance.Dans la soirée, on arrive à Amellago, Chez Moha, dans une ferme d'hôtes.C'est super!Les ruches sont installées sur la terrasse, le beurre est fait maison!Et quelle gentillesse!Quel professionnalisme!Visite de la vallée et des jardins accompagnés par Ali, intéressant et sympa!Et tarif laissé à l'appréciation de chacun...on avait apprécié...Dîner:couscous de mais, très bon!
Après le petit déjeuner pris au jardin on part vers Goulmima, visite au village des potiers;Sur les bords de routes, on voit des quantités de terrains réservés au séchage des dattes!C'est magnifique!(photo) A Goulmima, on s'installe chez AMCED, maison d'hôtes située en pleine ville ville, dans un grand parc en bordure de palmeraie. On commence par aller à la découverte de la palmeraie accompagnés(et oui)par un jeune de la maison, magnifique palmeraie, superbement entretenue, d'une propreté impeccable.Puis, visite du ksar(accompagnés c'est mieux), presque toute la partie arabe du ksar est encore habitée, la partie juive est déserte, abandonnée.Et surprise, à la sortie du ksar, les animaux des habitants sont parqués ensemble!Belle visite!(photo) Dîner:tajine aux coings et aux gombos!Délicieux! Petit déjeuner plutôt minimal le lendemain et on repart!
Retour vers Tinéghir et visite de la mosquée IKELANE, (photo)à l'entrée de la ville, dans la palmeraie.C'est fléché!C'est à voir!Et puis, il y a si peu de mosquée ouverte aux non-musulmans... Ensuite, on va dans les gorges du Dades, logés à l'auberge AIT ARBI, très gentils , très belle vue, mais chambre un peu fraîche.Par contre, animations sympas en soirée:magie, devinettes, tours de cartes.Belle promenade dans les canyons accompagnés par Lahcen.Prix raisonnables.
La suite...demain...

Conseils grand quart Sud-ouest marocain English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Je sollicite aujourd'hui votre expérience et conseils afin "de ne rien rater" d'un périple dans disons un grand quart Sud Ouest du Maroc en Mai prochain. Ce forum est tellement riche qu'au final...on ne sait plus quoi trop choisir 🙂 Les grands axes: - Disons entre Marrakech/Tata(Foum Zguid ?)/Tiznit/Essaouira/Marrakech - Durée pour les circuits 8/9 jours hors Marrakech - Véhicule style 2x4 genre Duster ou similaire, route ou pistes aisées. - Notre centre d'intérêt est plutôt porté vers la beauté des paysages, le charisme de la population, les cotés insolites. - Coté marche à pied nous sommes malheureusement assez limités (pas de tekking ou autre grande balade) et réservons cela pour la découverte des villes et villages.
J'ajoute que nous avons déjà un peu silloné le Maroc en moto ou en 4x4 et en avons déjà découvert pas mal d' "incontournables" , et que ce prochain voyage reste principalement axé sur cette région que nous ne connaissons pas.
Alors merci par avance de tous vos conseils qui nous serviront à définir nos étapes.
Bien cordialement à vous tous
Je sollicite aujourd'hui votre expérience et conseils afin "de ne rien rater" d'un périple dans disons un grand quart Sud Ouest du Maroc en Mai prochain. Ce forum est tellement riche qu'au final...on ne sait plus quoi trop choisir 🙂 Les grands axes: - Disons entre Marrakech/Tata(Foum Zguid ?)/Tiznit/Essaouira/Marrakech - Durée pour les circuits 8/9 jours hors Marrakech - Véhicule style 2x4 genre Duster ou similaire, route ou pistes aisées. - Notre centre d'intérêt est plutôt porté vers la beauté des paysages, le charisme de la population, les cotés insolites. - Coté marche à pied nous sommes malheureusement assez limités (pas de tekking ou autre grande balade) et réservons cela pour la découverte des villes et villages.
J'ajoute que nous avons déjà un peu silloné le Maroc en moto ou en 4x4 et en avons déjà découvert pas mal d' "incontournables" , et que ce prochain voyage reste principalement axé sur cette région que nous ne connaissons pas.
Alors merci par avance de tous vos conseils qui nous serviront à définir nos étapes.
Bien cordialement à vous tous
Accès aux dunes de Chegaga English translation pending
Bonjour à tou(te)s !😉
La question est simple :
Au volant d'un 4X4 , un européen moyennement doué avec le sable arrivera-t-il à découvrir par lui même le chemin qui l'emmènera de Foum ZGuid aux premières dunes de Chegaga ? (et en combien de temps ?😊)
Il ne s'agit pas de s'enfoncer dans l'erg ni de grimper sur les dunes avec le véhicule. Il s'agit juste de contempler les collines de sable et pourquoi pas se rouler dedans...
(Je n'aime pas les visites guidées...)
Merci
La question est simple :
Au volant d'un 4X4 , un européen moyennement doué avec le sable arrivera-t-il à découvrir par lui même le chemin qui l'emmènera de Foum ZGuid aux premières dunes de Chegaga ? (et en combien de temps ?😊)
Il ne s'agit pas de s'enfoncer dans l'erg ni de grimper sur les dunes avec le véhicule. Il s'agit juste de contempler les collines de sable et pourquoi pas se rouler dedans...
(Je n'aime pas les visites guidées...)
Merci
Trajet Sidi Ifni - Essaouira English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un circuit de 12 jours en famille dans le sud Maroc et je suis face à une alternative :
- soit remonter de Sidi Ifni à Essaouira en 2 jours
- soit faire le trajet en 1 journée, ce qui signifie passer la journée sur la route mais dans ce cas nous n'aurions pas à rouler ni la veille ni les deux jours suivants.
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça roule bien entre ces deux villes ? Combien d'heures de route faut-il compter ?
J'ai la Michelin 742 mais j'ai entendu parler de nouvelles voies rapides autour d'Agadir, des infos à ce sujet ?
merci ...
J'ai la Michelin 742 mais j'ai entendu parler de nouvelles voies rapides autour d'Agadir, des infos à ce sujet ?
merci ...
Retour de 3 semaines du Maroc en couple au mois d'août sans tour opérateur English translation pending
J'ai beaucoup lu les commentaires de divers forumeurs qui m'ont aidés pour la préparation de ce voyage et en retour voilà mon compte rendu.
Nous sommes partis du 7 /8 au 28/8. Je précise que c'est la 3° fois que j'allais dans ce pays par contre la 1 ere fois pour mon compagnon et je voulais qu'il y ait un aperçu aussi varié que possible du pays. Il a fait très chaud par endroit surtout à Fes en début de séjour + de 40 parfois Départ Toulouse Casa Air France : 170€ chacun. (billets pris en novembre 2012) Voiture location pour 15 jours de Casa à Marrakech : 520 € fiesta louée sans Franchise chez Concorde Car après négociation : bilan clim pas suffisante et accueil très très limite au retour du véhicule que nous avions lavé... Bref je n'y retournerai pas... Itinéraire :
2 nuits à Chefaouen : Riad Nerja : 350 dh avec petit dej pour 2. Très agréable . 3 nuits à Fes: riad Tarya réservé sur Booking : 35€ pour 2 la nuit avec Clim et super petit dej très bel endroit. Ville splendide mais il manquait l'animation de la médina après la fin de Ramadan. guide demi journée pour visite 150 dh Un journée de visite à Meknès.
1 nuit à Azrou : camping à l'entrée mais location de qq chambres simples. très simpa 170dh par pers en 1/2 pension. Visite de la ville des des qq curiosités du coin.
1 nuit à Khénifra après parcours dans le moyen Atlas. Hotel Kamar. 190 dhr avec clim sans petit déj. Ville de transition
2 nuits à Imilchi à 2300 m daltitude ..Ouf un peu de frais. Route extraordinaire. Lieu incroyable un point fort du voyage. Rando jusqu'aux lacs. Hotel Bassous. 200dh en 1/2 pension par pers. Très bon compromis. Redescente du haut Atlas par belle route Vallée de la Todra... pas emballés car beaucoup de monde et poursuite vers Merzouga.
1nuit :Kasba Bicha confortable avec piscine mais vrament pas à recommandé car accueil condescendant et 1/2 pension lamentable quant à la qualité de la nourriture. Projet de passer un nuit dans le désert avorté par un vent de sable
1 nuit Vallée du Dadès. : Ksar Ait Harbi 170 dr 1/2pension : excellent accueil , très bonne nourriture et rando de 3 h dans les gorges faite par le propriétaire gratuite. Une adresse à retenir.
2 nuits à Skoura : gite La Palmeraie : excellent accueil, excellente nourriture, propreté limite (trop de tapis non secoués). Visite gratuite de la palmeraie par Mohamed. 170 dh 1/2 pension par pers. Un très bel endroit.
1 nuit à Telouet : visite en route de Ait Denhaddou spendide, nuit à Telouet avec visite de la kasba dont les alentours sont d'une saleté incroyable.. Nuit à l'auberge chez Ahmed 500 pour 2 en 1/2 pension (négocié). Pas le plus bel endroit du Maroc ...
3 nuits Marrakech : route splendide pour descendre. Voiture rendue à Concorde Car. Bon ... Marrakech... Il fallait bien s'y rendre car la ville est étonnante et superbe mais si je peux éviter la prochaine fois... Quand c'est fait c'est plus à faire... Trop de pression... très Bon riad : La rose du desert 30€ la chambre avec clim et petit dej pour 2 (c'est la basse saison d'où le prix). très confortable et très accueillant. On a tout fait : les monuments, la calèche, les souks, la place et des négociations sans fin...
3 nuits à Essaouira avec trajet en bus. On s'est trompé de gare de bus et on a pris un bus moyen qui a mis 3h30 mais pas de prb. Nous étions logés par des amis à Essaouira. La ville est très agréable fraiche et reposante à souhait. Baignade , promenades , derniers achats par l'intermédiaire de mes amis qui connaissent bien les lieux. Retour Casa en voiture avec mes amis qui repartaient vers la France.
1 nuit à Casa : Hotel Touring très moyen mais 200 dh la nuit sans petit déj. Tram et gare Casa Voyageur proche donc commode. Visite de La mosquée Hassan II très belle et ballade dans la médina. On serait bien restés une nuit de plus dans cette ville qui mérite plus qu'une journée je pense.
Retour en France.
Voilà pour notre périple. Nous nous sommes régalés. Pays splendide malgré la chaleur mais nous le savions. Bilan : excellents contacts avec la population. Quelques négociations sur les taxis et les commençants un peu tendues à Marrakech. Nous retournerons vraisemblablement dans ce pays si attachant car dès que possible pour faire la c^^ote nord et atlantique et l'anti Atlas où nous n'avons pas été.
Financièrement : tout compris en gros 1300 € par personne 3 semaines sans nous priver mais en dormant aussi dans des endroits parfois très simples mais avec toujours la douche dans la chambre.
J'espère avoir été assez claire et pas trop longue...
Nous sommes partis du 7 /8 au 28/8. Je précise que c'est la 3° fois que j'allais dans ce pays par contre la 1 ere fois pour mon compagnon et je voulais qu'il y ait un aperçu aussi varié que possible du pays. Il a fait très chaud par endroit surtout à Fes en début de séjour + de 40 parfois Départ Toulouse Casa Air France : 170€ chacun. (billets pris en novembre 2012) Voiture location pour 15 jours de Casa à Marrakech : 520 € fiesta louée sans Franchise chez Concorde Car après négociation : bilan clim pas suffisante et accueil très très limite au retour du véhicule que nous avions lavé... Bref je n'y retournerai pas... Itinéraire :
2 nuits à Chefaouen : Riad Nerja : 350 dh avec petit dej pour 2. Très agréable . 3 nuits à Fes: riad Tarya réservé sur Booking : 35€ pour 2 la nuit avec Clim et super petit dej très bel endroit. Ville splendide mais il manquait l'animation de la médina après la fin de Ramadan. guide demi journée pour visite 150 dh Un journée de visite à Meknès.
1 nuit à Azrou : camping à l'entrée mais location de qq chambres simples. très simpa 170dh par pers en 1/2 pension. Visite de la ville des des qq curiosités du coin.
1 nuit à Khénifra après parcours dans le moyen Atlas. Hotel Kamar. 190 dhr avec clim sans petit déj. Ville de transition
2 nuits à Imilchi à 2300 m daltitude ..Ouf un peu de frais. Route extraordinaire. Lieu incroyable un point fort du voyage. Rando jusqu'aux lacs. Hotel Bassous. 200dh en 1/2 pension par pers. Très bon compromis. Redescente du haut Atlas par belle route Vallée de la Todra... pas emballés car beaucoup de monde et poursuite vers Merzouga.
1nuit :Kasba Bicha confortable avec piscine mais vrament pas à recommandé car accueil condescendant et 1/2 pension lamentable quant à la qualité de la nourriture. Projet de passer un nuit dans le désert avorté par un vent de sable
1 nuit Vallée du Dadès. : Ksar Ait Harbi 170 dr 1/2pension : excellent accueil , très bonne nourriture et rando de 3 h dans les gorges faite par le propriétaire gratuite. Une adresse à retenir.
2 nuits à Skoura : gite La Palmeraie : excellent accueil, excellente nourriture, propreté limite (trop de tapis non secoués). Visite gratuite de la palmeraie par Mohamed. 170 dh 1/2 pension par pers. Un très bel endroit.
1 nuit à Telouet : visite en route de Ait Denhaddou spendide, nuit à Telouet avec visite de la kasba dont les alentours sont d'une saleté incroyable.. Nuit à l'auberge chez Ahmed 500 pour 2 en 1/2 pension (négocié). Pas le plus bel endroit du Maroc ...
3 nuits Marrakech : route splendide pour descendre. Voiture rendue à Concorde Car. Bon ... Marrakech... Il fallait bien s'y rendre car la ville est étonnante et superbe mais si je peux éviter la prochaine fois... Quand c'est fait c'est plus à faire... Trop de pression... très Bon riad : La rose du desert 30€ la chambre avec clim et petit dej pour 2 (c'est la basse saison d'où le prix). très confortable et très accueillant. On a tout fait : les monuments, la calèche, les souks, la place et des négociations sans fin...
3 nuits à Essaouira avec trajet en bus. On s'est trompé de gare de bus et on a pris un bus moyen qui a mis 3h30 mais pas de prb. Nous étions logés par des amis à Essaouira. La ville est très agréable fraiche et reposante à souhait. Baignade , promenades , derniers achats par l'intermédiaire de mes amis qui connaissent bien les lieux. Retour Casa en voiture avec mes amis qui repartaient vers la France.
1 nuit à Casa : Hotel Touring très moyen mais 200 dh la nuit sans petit déj. Tram et gare Casa Voyageur proche donc commode. Visite de La mosquée Hassan II très belle et ballade dans la médina. On serait bien restés une nuit de plus dans cette ville qui mérite plus qu'une journée je pense.
Retour en France.
Voilà pour notre périple. Nous nous sommes régalés. Pays splendide malgré la chaleur mais nous le savions. Bilan : excellents contacts avec la population. Quelques négociations sur les taxis et les commençants un peu tendues à Marrakech. Nous retournerons vraisemblablement dans ce pays si attachant car dès que possible pour faire la c^^ote nord et atlantique et l'anti Atlas où nous n'avons pas été.
Financièrement : tout compris en gros 1300 € par personne 3 semaines sans nous priver mais en dormant aussi dans des endroits parfois très simples mais avec toujours la douche dans la chambre.
J'espère avoir été assez claire et pas trop longue...
Maroc: Anti-Atlas , mai 2013 English translation pending

Bonjour à tous, Voici le petit carnet tout chaud de notre dernier voyage au Maroc, bonne lecture! Marie
Le récit en images en cliquant ici
Texte seul:
Maroc 2013
2013...Météo désastreuse en ce printemps européen... Le plan A était une descente de la Loire en canoë : pluie, débit+++ Activation du plan B : rando-bivouac avec le chien dans les Alpes Maritimes, encore trop de neige ! Pas de plan C... Je croise les prévisions météo pas trop moches avec les prix des vols pas trop chers pour pas trop loin... 5 jours avant le début de notre petite semaine de vacances, c'est décidé, on retourne au Maroc, cette fois dans le sud que nous ne connaissons pas du tout ! Quelques clics sur voyage-forum (merci à tous et en particulier à Lacalo, Larazou, Songhai 73, Trostang et Viléna) m'aident à définir les grandes lignes du voyage. Quelques clics encore pour la location de voiture et les hébergements, et voilà, le jour du départ est déjà là !
Dimanche 19 mai Après des formalités douanières vraiment laborieuses, nous prenons possession de notre voiture louée au dernier moment chez Rayhane Cars : une 206 avec clim de 90000 km qui nous donnera entière satisfaction. Nous quittons Agadir en fin de matinée, direction Tafraoute par la très belle route de Ait-Baha. Je m'émerveille de me trouver si vite dépaysée à quelques heures de vols de la France : arganiers, tentes berbères, chèvres voraces... Les rivières sont déjà à sec mais il y a tout de même un peu d'eau... Ça fait plaisir à voir ! Premiers villages abandonnés, presque toujours construits sur les hauteurs, menaces ennemies obligent... La Kasbah de Tizourgane a une classe folle ! Nous espérons pouvoir y jeter un œil mais hélas elle est fermée... Nous progressons toujours plus au sud et les paysages deviennent franchement désertiques. Après avoir rapidement déposé les bagages chez Mohamed (Iskki Asnfou) et convenu du repas du soir, nous filons au sud de Tafraoute vers les gorges de Aït-Mansour (30 km environ de Tafraoute). Après une portion de désert franchement austère la végétation réapparaît d'abord sous forme de lauriers roses qui tapissent le fond du lit de la rivière à sec, puis il s'agit d'une véritable oasis qui se prolonge sur plusieurs km. Elle est parsemée de quelques villages en voie d'abandon... Les montagnes enserrant l'oasis sont très graphiques ! On continue un peu vers Timkyet, quelle géologie étonnante ! Une piste permet ensuite de rejoindre Tafraoute mais nous ne connaissons pas son état et nous préférons repasser par les très jolies gorges. On tente une petite randonnée le long du lit de la rivière mais la végétation très dense nous fait rapidement rebrousser chemin. Nous ne pensions pas rencontrer ici des pêcheurs ! Nous quittons la vallée et les derniers lauriers roses. En route vers les rochers colorés (7 km au sud de Tafraoute), l'œuvre controversée d'un artiste belge, Jean Vérame. 19 tonnes de peinture ont été utilisées pour peindre de gros blocs de granit en pleine nature. J'adore ! Pour une fois que les touches colorées rencontrées dans la nature ne sont pas des sacs en plastique voletant au gré du vent ! L'idée est géniale. Malheureusement la peinture de 1985 s'étant dissoute sous l'effet des intempéries, une nouvelle couche a été passée et il y a des coulures et dégoulinures un peu partout... Mébon, on a adoré tout de même ! L’œil est d'abord attiré par 2 dents rose et verte... et de fil en aiguille on se laisse conduire vers des amas multicolores sur lesquels il est très amusant de grimper et de chaque sommet on fait de nouvelles découvertes ! Super ludique donc ! En plus on a la chance d'avoir un beau ciel de cirrus ! On a même aperçu 2 ou 3 gazelles qui s'esquivaient au loin. Enchantés par cette première journée de voyage et bien crevés (lever à 4h ce matin) nous regagnons nos pénates à Iskki Asnfou : le tajine est délicieux et nous fait oublier la rusticité de la chambre et de la SDB (évacuation de la douche bouchée et 5l d'eau chaude à tout casser) Le fond de l'air est trop frais pour profiter de la terrasse, dommage... Au lit !
Lundi 20 mai
Requinqués par une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous partons pour Tagdicht, point de départ de la rando vers le Djebel Lekst, plus haut sommet du coin (environ 2359 m) Manque de préparation sur ce coup-là : je me suis carrément trompée de montagne ! Mohamed nous avait pourtant bien donné les coordonnées de Belaïd, guide à Tagdicht (0661656285) mais ceux qui nous connaissent savent qu'on préfère être seuls... Les habitants (en fait surtout les habitantes revenant des champs...) du village haut perché dans la montagne nous ont pourtant mis sur la bonne voie mais arrivés à la fin du sentier menant aux terrasses, impossible de trouver une issue ! Bref, demi-tour vers « ma » montagne (carrément de l'autre côté de la vallée, je me suis fiée à une photo du Djebel Lekst mal placée sur Google Earth où j'ai cru voir des bouts de sentiers correspondant en fait à des terrasses abandonnées...) On a tout de même passé une bonne journée à découvrir ce milieu montagnard, les terrasses aujourd'hui laissées à l'abandon qui grimpaient jusqu'à l'aplomb des falaises, la flore colorée du printemps, un trou mystérieux dont le fond était humide (mais pas d'eau), d'anciens sentiers plus guère fréquentés. Avant de quitter le village nous prenons le temps d'arpenter les terrasses encore cultivées et juste récoltées. Puis nous reprenons la route/piste qui domine la vallée des Ameln. Elle est praticable avec une voiture non 4X4 en prenant son temps. En fin de journée les falaises d'Oumeznat prennent tout leur relief ! Beau vieux mur redevenant poussière... Les arganiers parsèment la plaine. C'est étonnant de voir de si beaux arbres alors qu'ici il pleut très peu (cette année, 1 seul jour de pluie en mars) Avant de retourner à notre maison d'hôtes, nous allons boire un thé à la menthe à la Maison Traditionnelle d'Oumesnat où nous aurions aimé dormir mais qui recevait ce jour-là un groupe de 14 personnes... L'endroit est très agréable...une autre fois, inchallah ! Ali après avoir transporté à dos de mulet les bagages des 14 personnes (les voitures restent garées à qq centaines de mètres) nous fait visiter la maison de ses ancêtres, restaurée avec amour et patience. Il nous explique pourquoi tant de maisons se transforment en ruines. Exode rural, problèmes de successions et d'indivision, architecture et matériaux nécessitant une remise en état immédiate en cas de fissure apparaissant après une pluie sous peine d'infiltration et de dégradation très rapide. Aujourd'hui quand on a un peu de moyens, on préfère le béton et les portes en fer, c'est « moderne » Ils ne sont que quelques-uns à essayer de sauvegarder cette architecture bien mieux adaptée aux températures extrêmes : 50°C en été et quelques degrés parfois au-dessus de zéro en hiver. Au RDC, les animaux rentrés uniquement durant l'hiver. Au centre du 1er étage la cuisine qui réchauffe la maison. A la périphérie de celle-ci les chambres. Au-dessus une terrasse où l'on dort en été. Simple et efficace ! Après un couscous basique (surtout comparé au tajine de la veille), et une intéressante discussion à propos de l'école au Maroc (pas sûre d'avoir tout bien compris mais en gros école coranique gratuite ou école « normale » privée et payante, du moins pour les plus jeunes enfants) nous souhaitons bonne nuit à Mohamed, son épouse et leur fils de 3 ans, qui devrait rester « unique » vu ces difficultés.
Mardi 21 mai Avant de reprendre la route, Mohamed nous accompagne pour faire le tour du village. Quelques nuages restent accrochés dans la montagne mais le soleil aura tôt fait de les dissoudre. Ici aussi le village est quasi abandonné, seules quelques maisons sont encore habitées et +/- entretenues. Le nouveau village (en béton ou agglos) est souvent bâti un peu plus loin, à proximité des petits champs ou terrasses. En route pour le NE et Taliouine, sur les contreforts du Djebel Siroua ! A quelques km de Tafraoute, nous faisons un petit détour vers le village de Titeki. Chaque village possède une ou plusieurs aires de battage. Quand nous sommes arrivés il y a 2 jours, c'était LE jour du passage de la batteuse à moteur. Il y en a une pour tous les villages de la vallée. Nous abandonnons la voiture pour grimper jusqu'à l'agadir, malheureusement fermé. Nous avons encore de la route et pas le temps d'en chercher le gardien. Celui-ci aussi a de la gueule ! La route R106 vers Taliouine via Imghern est un désert de roches striées (à voir sur google earth, c'est étonnant!) Seuls les fonds de vallon abritent encore quelques arbres, rescapés de la sécheresse ou du surpâturage ? Ici les meules de paille sont en forme de macarons et non de meringues comme dans la région de Tafraoute. Comme ailleurs, les villages sont souvent juchés sur des escarpements afin de bien surveiller la plaine qui poudroie d'où l'ennemi viendra... On est en pleine récolte et tout se fait à la main... Pas si mal la vie de chien...ça fatigue de voir tous ces humains toutes ces femmes bosser.
La route descend ensuite dans un canyon égayé de terrasses fluorescentes. Pas moyen par la route de s'approcher de Devil's Tower, dommage... Tiens, ici, c'est justement le jour de la batteuse... Puis nous traversons une vaste plaine balisée en son milieu par un puits style Bagdad's Café. Fred en tire un seau d'eau fraîche : c'est du sport, l'eau est à une vingtaine de mètres sous la surface ! Pas mal de tentes berbères par ici aussi. Tiens pas de doute, nous approchons d'une grosse agglomération... C'est Taliouine que nous traversons intégralement avant d'arriver à notre étape pour 2 nuits : Escale Rando tenue par un couple franco-marocain. La maison d'hôte terminée depuis 3 ans (après 2 ans de travaux) était la maison des grands-parents de Omar : c'est une réussite ! Elle a été rénovée avec goût (en particulier le jardin) et est adossée à une vieille kasbah qu'Omar essaie tant bien que mal de sauver de la ruine. Un vrai décor de cinéma ! Un charme fou ! Un accueil simple et cordial et une bonne cuisine. Et 2 petits garçons trop mignons, bravo Omar et Aude ! Après un petit thé à la menthe du jardin, nous repartons sur la très belle route d'Askaoun( au N de Taliouine) La route s'élève au-dessus de la vallée de Taliouine...tiens, étonnante cette oasis haut-perchée ?! Ça nous fait un bien fou de voir toutes ces vertes terrasses au milieu de montagnes si arides. Quel travail ! Pas mal de ruches par ici, surveillées de près par un gardien qui dort sur place. Chaque village possède ses terrasses. Au loin le Djebel Siroua. Tout ce vert est bien reposant pour l’œil ! Après Askaoun, c'est de la piste pour 4X4, nous faisons donc demi-tour, et replongeons vers le désert. La kasbah est immanquable ! Très bon dîner préparé par Omar et hop au lit !
Mercredi 22 mai Au programme du jour, les gorges de Tisslit situées au NE de Taliouine. Après un petit tour autour de la Kasbah du Glaouï (à laquelle est adossée l'auberge de Escale-Rando) où nous découvrons d'étranges signes (berbères?) sur les vieilles maisons +/- ruinées, nous partons sur la N10 vers l'est et après une vingtaine de km tournons à Tinfat vers le nord. On se gare à Souk Assaïs et ça tombe bien c'est mercredi, le jour du souk ! Il y a du monde sur le parking ! Il reste 3 km jusqu'au village de Tisslit qui surplombe les gorges. Les sentiers sont assez fréquentés, tout le monde va au souk où en revient +/- chargé. 3 femmes rentrent des champs sur un sentier qui doit croiser notre chemin. Nous les voyons poser leurs fardeaux et attendre. Habitués aux femmes de la région de Tafraoute dont certaines en nous croisant nous tournaient carrément le dos pour ne pas qu'on les regarde, nous sommes vraiment surpris qd arrivés à leur hauteur, elles nous emboîtent le pas. La plus jeune porte une radio qui chante à tue-tête ! La plus âgée est assez discrète mais la 3ème est très attachante. C'est Khadija qui ne parle que berbère mais sait très bien se faire comprendre. Elle nous invite à boire le thé. Son mari Ahmed, qui fait le guide pour les gorges est au souk. Elle tient à nous présenter sa maison d'hôtes et ses 6 enfants. Nous voilà donc partis le long des champs vers le village de Tisslit en bonne compagnie. Arrivés à l'entrée du village, la plus jeune nous distance rapidement, envoie valdinguer sa botte d'herbe et dispose harmonieusement qq tapis de sa confection devant nos pieds ! Pas cher ! Quelle détermination ! Mais on en a vu d'autres et on le prend avec humour, les femmes aussi ! Comment leur expliquer qu'on a 2 chiens et 4 chats à la maison, qui ne font rien de la journée si ce n'est mettre des poils partout, si bien qu'on n'est pas fans des tapis ! Un peu plus bas dans le village, Khadija nous ouvre sa porte et en hôtesse accomplie et habituée à la curiosité des occidentaux nous montre ses enfants, ses vaches, son agneau, son four à pain. Pleine d'un fierté légitime elle nous dévoile la salle d'eau avec WC, douche et bouton électrique, puis nous installe dans la pièce qui doit servir de salon/dortoir quand ils accueillent des groupes de trekkeurs. Ses enfants nous y tiennent compagnie (les garçons font le spectacle pendant que la plus grande fille ramasse les miettes des pâtisseries que nous avions fort opportunément emportées pour le pique-nique, quelle bonne idée, ainsi nous n'arrivons pas les mains vides...) Khadija arrive ensuite avec le thé et nous nous régalons de sa bonne tête et de sa joie de vivre. Elle est super expressive et la GoPro discrètement portée par Fred n'en loupe pas une miette ! Nous prenons finalement congé après que Khadija nous ai quasiment fait promettre de revenir avec nos enfants, une autre fois, inchallah ! Nous longeons l'aire de battage pour descendre vers les gorges. La lumière est vraiment infecte, très dure et l'atmosphère très brumeuse. Les couleurs donnent un aspect de photo qui a mal vieilli, jaune ocre, c'est très bizarre... Nous traversons les jardins irrigués par l'aqueduc venant des gorges. Deux petites filles pleines d'aplomb nous collent aux basques, réclamant dans l'ordre bonbons, stylo, dirhams, puis ma montre, puis mon alliance ! Fred finit par faire les gros yeux, nous escaladons qq rochers, ouf, elles abandonnent... Puis elles nous rattrapent un peu plus loin, l'une d'elle a une écorchure microscopique à un doigt et fait semblant de pleurnicher... Elles nous prennent vraiment pour des c..ornichons ! Heureusement qu'elles sont mignonnes mais bon...c'est agaçant à la longue...Enfin, si elles essaient, c'est que ça doit parfois marcher ! La faute à qui, hein ?! Nous quittons finalement l'aqueduc et remontons le fil du ruisseau : il se faufile entre de gros blacs rocheux, c'est assez ludique. Puis la vallée s'élargit nous laissant découvrir un troupeau de chèvres et son gardien. C'est jour de lessive ! Petit pique nique à l'ombre en observant les grimpettes des cabris, des vrais casse-cous ! Plus haut la végétation disparaît si bien qu'après moins de 2 km nous rebroussons chemin, préférant repasser dans les belles gorges plutôt que de tenter un circuit en boucle, bien hasardeux compte-tenu de la géologie locale. Nous repassons dans le village, à nouveau discrètement sollicités pour acheter des tapis. Ici aussi on fait la lessive...
Nous retrouvons la voiture laissée à Souk Assaïs et poursuivons la piste (le goudron s'arrête à Assaïs) vers Tizguit et son fameux grenier de falaise. La piste est limite avec cette 206 assez basse sur pattes et il nous faut une quarantaine de minutes pour parcourir la dizaine de km jusqu'au grenier. Nous nous garons du mieux possible (la piste est étroite) et marchons jusqu'au bas de l'escalier menant au grenier. C'est indiqué ! J'entends quelqu'un descendre en courant : quelle chance c'est le gardien qui vient de faire visiter le grenier à un groupe de 30 personnes (je ne vois pas comment c'est matériellement possible vu l’exiguïté des lieux!) Il est tout étonné de savoir que nous sommes en 206 : la piste ne doit pas toujours être dans le même état, gare ! Bref, muni de sa jolie clé en bois, il nous ouvre l'unique porte menant aux divers petits greniers. Il y en a un par famille du village. Ce grenier est encore utilisé. On y stockait les céréales, légumes séchés, dattes, objets précieux, argent, papiers et bijoux. Ce grenier en face nord ne voit le soleil que 2 jours par an. Il faut avoir confiance ! Les hommes ont utilisé les anfractuosités naturelles d'une falaise en surplomb, y ont creusé des niches et des passages, aménagés des toits et des planchers, créé des marches et des échelles. Les conditions de conservation y sont idéales : atmosphère sèche, à l'ombre, couloirs bien ventilés. Le grain peut y être conservé pendant des années ! Le gardien possède la clé de la porte principale et chaque grenier particulier a aussi sa propre clé dont la serrure se trouve toujours sur le côté intérieur de la porte : un trou aménagé à droite de la porte permet d'y passer la main et la clé. Gare aux araignées ! Après cette visite passionnante, nous grimpons en face du grenier pour en avoir une vue d'ensemble. En bas à G la porte d'entrée principale. Le grenier est bien caché au creux de la falaise, elle même protégée par un repli d'orgues de basalte. Le site est vraiment spectaculaire ! Merci Larazou pour m'avoir insufflé l'idée de visiter ce grenier !
Nous rejoignons sans encombre la route de Souk Assaïs puis peu après Tifnat, alors que nous roulons vers Taliouine sommes irrésistiblement attirés par un vieux village fortifié accroché sur les flanc d'une étrange colline rouge et noire : l'éclairage de fin de journée n'y est sans doute pas pour rien ! Il doit d'après Google Earth s'agir du village de Timersit (bifurcation vers le sud au niveau de la commune de Sidi Hsaine) Nous montons avec la voiture aussi haut que possible puis continuons à pied à travers de jolis petits champs très soignés. Encore un vrai décor de cinéma ! Quelques maisons semblent encore habitées (on voit qq cadenas) mais la plupart sont en ruine : il ne faut pas craindre les mauvais esprits pour habiter ici ! Atmosphère.... On se régale à trouver de jolis détails architecturaux et à déambuler dans cet ancien village fortifié. Retour vers Taliouine avec une lumière qui devient de plus en plus douce. Encore un bon dîner après cette journée bien remplie, gros dodo !
Jeudi 23 mai Cap au sud vers Amtoudi ! Mais d'abord, pas encore rassasiés de greniers de falaise, nous décidons d'aller voir le grenier d'Ifri à une douzaine de km de Taliouine sur la route de Tata. A contre-jour au creux d'une falaise encore exposée au nord, il est quasi invisible de la route. On se gare dans le village et on continue à pied vers la falaise : il ne peut-être que là. 2 petites filles qui vont à l'école nous confirment que nous sommes sur la bonne voie. Encore un magnifique grenier ! Ça me fait irrésistiblement penser aux constructions anasazi de l'ouest américain ! Nous prenons le temps d'en examiner tous les détails extérieurs, petites portes dérobées, échelles, troncs de palmier sculptés....car il est fermé. Nous longeons encore un peu la falaise tarabiscotée vers l'ouest : son pied sert de dépotoir, quel dommage car le coin est magnifique ! En repassant dans le village un petit garçon nous demande timidement si nous cherchons le gardien. Pas le temps, dommage, un bon bout de route nous attend ! Nous reprenons la voiture, passons devant l'école et essuyons un tir de caillou (petit et sans grande conviction certes) : effet de groupe + testostérone, la connerie est universelle !
Je croyais cela impossible mais si, la lumière est encore pire qu'hier ! Dommage car la route R109 qui mène vers le sud et Tata est réputée magnifique. Aujourd'hui c'est super brumeux... Nous croisons pas mal de dromadaires, broutant avec application au pied d'étonnantes montagnes striées. Quelques affleurements très noirs rythment le paysage. Pas grand monde sur la route...alors il y en a qui traversent n'importe comment ! On sent que le vrai désert de sable n'est pas loin. Nous arrivons enfin à la bifurcation vers Amtoudi, encore 30 km et nous arrivons en vue du 1er des 2 agadirs fortifiés de l'oasis d'Id Aïssa. Ces 2 agadirs dateraient du XIIè siècle et ont été restaurés il y a une dizaine d'années. Les touristes viennent jusqu'ici pour eux, mais aussi pour la gorge située en amont où jailli une source qui coule toute l'année. Heureusement car à part le jour de pluie de mars dernier, il n'avait pas plu depuis 2 ans et demi ! Nous posons nos bagages à l'Auberge On dirait le sud, lovée dans un creux de la falaise ocre. Il ne doit pas y avoir d'endroit plus frais à des dizaines de km à la ronde ! Cette sympathique auberge est tenue par Georges un Français secondé par 1 ou 2 marocains qui préviennent le gardien de l'Agadir d'Id Aïssa, situé juste au-dessus de l'auberge (40 mn de grimpette tout de même) de notre arrivée. La vue sur l'oasis est imprenable. Quelle allure ! Nous passons d'abord la maison du gardien, puis nous sommes entraînés dans un dédale de couloirs, greniers, pièces, niches, caves, tout en ombres et lumières. Ventilation parfaite ici aussi, c'est vraiment étonnant ! L'endroit a été prévu pour pouvoir y soutenir un siège : il y a des citernes prévues pour récupérer l'eau de pluie et non pas des dizaines mais des centaines de ruches. Aujourd'hui il ne pleut plus et il n'y a plus de fleurs donc plus d'abeilles... Ces alvéoles de pierre recevaient des hottes d'osier tressé recouvert de boue séchée : ces ruches étaient ainsi très facilement transportables. Il y avait 75 greniers, un par famille et certaines avaient un souci de la décoration plus poussé... Peu de bois dans la région...charpente en pierre. Bric à brac rassemblé dans une petite pièce-musée. Belle visite, dommage qu'ici aussi les explications du gardien soient vraiment basiques. Il y a sans doute encore à mener un gros travail de recherche historique pour mieux connaître la vie quotidienne des siècles passés.
Vendredi 24 mai Au programme aujourd'hui une journée cool dans l'oasis à la découverte de la source qui donne la vie à toute la vallée. Mais d'abord petite grimpette vers l'agadir d'Aguellouy, situé au-dessus du vieux village que nous traversons en prenant notre temps dans l'espoir de voir se manifester le guide. Personne... On monte doucement et on trouve porte-close. Un peu déçus car le site est superbe. Finalement on voit monter un vieil homme qui gardait les chèvres un peu plus bas : c'est notre gardien qui nous ayant vus monter, nous a rejoints. Cet agadir, beaucoup plus petit que celui de Id Aïssa visité hier est audacieusement construit sur un piton rocheux. Les ¾ de la visite se font plié en 2 presque à genoux, les miens s'en remettent à peine ! Mais ça vaut le coup ! La restauration réalisée par les habitants du village est moins poussée mais la visite est tout aussi amusante. Vue vers l'aval, le vilage sort de l'ombre. Ombres et lumières, bois et pierre. Ici aussi qq objets rassemblés dans une petite pièce. Toits en terrasse et puits de lumière et de ventilation. La vallée tout là-bas. Tour du guetteur. Vue vers l'amont. Ces agadirs sont quasi invisibles sur google earth. Construction à ras de la falaise qui a parfois été élargie par un morceau de bois ou de pierre, quelle audace ! Nous remercions notre guide et redescendons vers l'amont et la source de l'oasis. La végétation est abondante : lauriers roses, palmiers, abricotier sans doute sauvage (petits abricots assez peu parfumés et farineux) Nous nous amusons à suivre l'un des aqueducs... Tiens un « aiguillage » ! Ici un réservoir afin de pouvoir en l'ouvrant d'un coup assurer un bon flux dans les aqueducs et en chasser les impuretés. Voici la naissance de l'aqueduc. En amont la vallée est presque vierge. Arrivés devant cette grosse pool ronde, nous la contournons par la droite et découvrons émerveillés le fruit de l'érosion de cette ridicule petite cascade ! Il en faut du temps... C'est un cul de sac, nous rebroussons chemin et au prix de quelques acrobaties parvenons au-dessus de la cascade pour réaliser qu'en fait il y avait un sentier bien tracé qui nous avait échappé : à G de la vallée avant la 1ère grosse pool ronde ! Plus haut, c'est assez paradisiaque : de jolies flaques émeraude se succèdent, bordées de lauriers en fleurs et d'élégants palmiers. Nous croisons 5 hommes venus buller et boire le café au bord de l'eau, puis 3 femmes pliées en 2 sous leurs fagots d'herbes dont je me demande où elles ont bien pu les trouver, et encore 2 jeunes gens venus profiter du temps qui passe... Pas mal de cochonneries un peu partout, dommage...c'est le coin de pique-nique du village et ça se voit ! Je trouve un jeu de clés que je confie aux 2 jeunes, inchallah ! Nous longeons le ruisseau d'un bon débit et soudain celui-ci disparaît au pied d'un bouqte de palmiers : ici naît la source... On remonte encore un peu la vallée mais la végétation disparaît peu à peu tandis que la chaleur augmente : pause pique nique (préparé pour 4 €/pers. par l'auberge) à l'ombre d'un grand arganier. Petite sieste à l'ombre, il fait presque trop frais avec le vent...un régal. On redescend ensuite tout doucement. Fred ne résiste pas à l'envie d'une baignade au pied de cette étonnante falaise dégoulinante ! L'eau est fraîche, environ 20°C et je me contente de l'admirer de loin! Fred s'amuse ensuite à filmer poissons et grenouilles. Plus bas, nous retrouvons l'aqueduc qui nous sert un moment de sentier. Tas de bois de palmier : ça ne doit vraiment pas être agréable à travailler ! Fred fait encore mumuse avec la GoPro.... Nous repasser sous l'agadir perché sur son piton, tout petit au grand-angle ! Plus près.... Nous regagnons l'auberge via un joli sentier ombragé en fond de vallée. Encore un très bon tajine, désert un peu basique (une banane!) Nous avons du laisser notre jolie chambre double avec sdb pour une rustique mais sympathique chambre sans sdb. Eh oui, réservation au dernier moment oblige... Mais on a très bien dormi tout de même !
Samedi 25 mai Dernière journée de voyage avec la remontée le long de l'Atlantique jusqu'à Agadir, histoire de voir un peu la mer...Mais d'abord encore des dromadaires... Un peu au nord de Sidi Ifni nous allons pique niquer au pied des arches de El-Gzira. Ça doit être très spectaculaire par grosse mer... Attention à la marée qui rend le passage sous la 1ère arche aléatoire. C'est beau mais bon...on y va ? Pas de quoi y passer des heures à moins de surfer (eau bien fraîche!) On zappe un peu le parc national de Souss Massa (pas trop de temps ni d'essence) sans doute plus intéressant en hiver quand les oiseaux ne sont pas déjà repartis vers le nord. Ça n'a tout de même pas l'air super sauvage : la rivière est bordée de villages et les marais transformés en champs (du moins de ce que nous en avons vu) Sans doute l'embouchure a-t-elle plus d'intérêt naturaliste. Un peu plus au nord, on prend tout notre temps pour visiter le joli village de pêcheurs de Tifnite. Il est dans son jus, même si les abords sont vraiment dénaturés par un énorme complexe que nous avons identifié comme une sorte de halle aux poissons (?) Un vieux pêcheur parlant un bon Français nous a expliqué que la pêche réunit ici 500 hommes de mai à juillet : mise à l'eau à 4h (avis aux amateurs), retour en milieu de journée. Ça doit être un sacré spectacle car la plage est directement exposée à la houle atlantique ! Il y a d'ailleurs régulièrement des pertes, encore le mois dernier, une barque a chaviré et un seul homme sur les 3 marins s'en est sorti en se cramponnant au réservoir et en « nageant » jusqu'au rivage. En hiver quand il fait trop froid, les hommes vont pêcher « au Sahara ». Ici les chats sont bien nourris ! Les jours de tempête, ça doit déménager ! Quelques maisons auraient été achetées par des occidentaux mais ça ne saute pas encore aux yeux... Coincés entre la mer et le désert, drôle de vie... Quelques km nous séparent encore de Inezgane, au sud d'Agadir : notre avion décolle demain à 10h. Très bonne nuit au Dar Maktoub dont le luxe (relatif hein !) nous étourdit un peu après notre semaine de pérégrinations montagnardes.
Dimanche 26 mai Retour sans problème à Nancy, 9°C, il pleut ! Ravis de notre petite semaine « improvisée » : le Maroc c'est vraiment facile ! Et tellement dépaysant ! Et puis bout de quelques voyages on finit par s'habituer aux sollicitations des enfants, aux détritus qui traînent un peu partout, aux trucs toujours au moins un peu déglingués. Quel dommage de ne pas mieux valoriser un si beau pays !
Budget pour 1 semaine à 2 personnes Vols Bruxelles-Agadir Brussels Airlines 159 €/pers X2 Location 206 avec clim 1 semaine chez Rayhane Cars, assurances comprises, ni franchise ni caution 195 € 2 nuits en demi-pension sdb privée Maison d'Hôtes Iskki Asfnou au nord de Tafraoute 85 € 2 nuits en demi-pension sdb privée Escale Rando à Taliouine 100 € 1 nuit en demi-pension sdb privée On dirait le sud Amtoudi 51 € 1 nuit en demi-pension sdb commune On dirait le sud Amtoudi 33 € 2 pique-niques préparés par On dirait le sud 8 € 1 nuit Dar Maktoub sud d'Agadir 70 € Diner Dar maktoub pour 2 40 € Essence 1600 km, 12 dh/l environ, 7l/100 environ 130 € Visite du musée de la Maison Traditionnelle à Oumeznat 10 € Visite des 2 Agadirs d' Amtoudi : 50 dhX2 soit environ 10 € Agadir de Tizgui 50 dh soit 5 € Divers...pique-nique...40 €
Total : 1095 € pour 2.
Back from Skoura (Morocco)
A big thank you to the VoyageForum members who shared their experiences with us! We spent 3 wonderful days at "La Kasbah la Palmeraie" in Skoura. Coming from Marrakech (a stunning drive after the Tichka Pass via Telouet and Ait-Benhaddou), our stay at the Palmeraie was pure bliss: Mohammed and Ghizlane’s warm welcome, delicious breakfasts on the terrace overlooking the palm grove (wood-fired bread, honey pancakes made by Ghizlane), and equally delicious and hearty evening meals shared as a family around a cozy fire. We felt right at home and learned so much about the local way of life. The excursions offered were always interesting and off the beaten tourist track—from there, we explored the Dades Valley and Gorges, the Almond Blossom Valley (gorgeous!), and the palm grove. The region is home to magnificent kasbahs, including our hosts’. A different way to "visit" Morocco!
Boucle au Sud-Ouest marocain en quinze jours English translation pending
Bonsoir à tou(te)s !
Je ne sais pas encore très bien où mes envies vont me conduire au printemps mais pourquoi pas au Maroc ?
Voici l'ébauche du projet : (en 15 jours)
Ouarzazate-M'hamid-Foum Zguid-Taghjijt-Fort Bou Jerif et la plage blanche-se poser du côté de Mirleft-Tiznit-Tafraoute-Taroudant-Ouarzazate
Je voudrais connaître l'état des routes sur ce circuit, principalement si le 4x4 est obligatoire pour rejoindre chaque ville/village du circuit. (séjour début mai)
Si vous avez des bonnes adresses sur ce trajet (la Gazelle d'or est trop chère pour mon porte monnaie mais je ne recherche pas non plus la chambre d'hôte à 3 dirhams...), je suis preneuse !😉
Si vous avez des visites coup de coeur, aussi...
Merci
Je ne sais pas encore très bien où mes envies vont me conduire au printemps mais pourquoi pas au Maroc ?
Voici l'ébauche du projet : (en 15 jours)
Ouarzazate-M'hamid-Foum Zguid-Taghjijt-Fort Bou Jerif et la plage blanche-se poser du côté de Mirleft-Tiznit-Tafraoute-Taroudant-Ouarzazate
Je voudrais connaître l'état des routes sur ce circuit, principalement si le 4x4 est obligatoire pour rejoindre chaque ville/village du circuit. (séjour début mai)
Si vous avez des bonnes adresses sur ce trajet (la Gazelle d'or est trop chère pour mon porte monnaie mais je ne recherche pas non plus la chambre d'hôte à 3 dirhams...), je suis preneuse !😉
Si vous avez des visites coup de coeur, aussi...
Merci
Boucle de quatorze jours au Maroc en février 2013 English translation pending
Bonjour tout le monde!
On s’organise (famille Bulgare) pour une visite de 14 jours au Maroc en fevrier 2013 (4-19 fevr.) et on a besoin de vos conseils.
Voila les endroits qu’on voudrait visiter utilisant les transports en commun et les taxis pour nous deplacer:
J1-2 Marrakech
J3 Marrakech – Ait Ben Haddou en bus (est-ce toujours le gare routiere Doukkala a Marrakech ?).
J4 Ait Ben Haddou – Skoura en passant par Ourzazate. Dormir a Skoura
J5 Skoura – Boumalne Dades. Dormir a l’hotel Berbère de la Montagne ou autre
J6 Boumalne – Tineghir. Dormir …
J7 Tineghir – Merzouga. Passer la nuit a Merzouga
J8 Merzouga – Rissani – Alnif ou Nkob, ou Agdz – ca dependra du transport.
J9 Alnif ou Agdz – Taliouine (est-ce qu’il y a un transport sauf taxi direct ou faudra t’il passer par Ourzazate pour continuer vers Taliouine)
J10 Taliouine – Taroudant
J11 Taroudant
J12-13 Agadir
J14 Agadir – Marrakech.
J15 Depart
Est-ce qu’en generale le plan est realistique? Est-ce que la meteo en fevrier nous permettra des deplacements et des randos sans problemes? Idees hebergement? On cherche pas de luxe mais on est bien pour un confort minima…
Merci d’avance, a vous lire!
Rositsa et Emile
On s’organise (famille Bulgare) pour une visite de 14 jours au Maroc en fevrier 2013 (4-19 fevr.) et on a besoin de vos conseils.
Voila les endroits qu’on voudrait visiter utilisant les transports en commun et les taxis pour nous deplacer:
J1-2 Marrakech
J3 Marrakech – Ait Ben Haddou en bus (est-ce toujours le gare routiere Doukkala a Marrakech ?).
J4 Ait Ben Haddou – Skoura en passant par Ourzazate. Dormir a Skoura
J5 Skoura – Boumalne Dades. Dormir a l’hotel Berbère de la Montagne ou autre
J6 Boumalne – Tineghir. Dormir …
J7 Tineghir – Merzouga. Passer la nuit a Merzouga
J8 Merzouga – Rissani – Alnif ou Nkob, ou Agdz – ca dependra du transport.
J9 Alnif ou Agdz – Taliouine (est-ce qu’il y a un transport sauf taxi direct ou faudra t’il passer par Ourzazate pour continuer vers Taliouine)
J10 Taliouine – Taroudant
J11 Taroudant
J12-13 Agadir
J14 Agadir – Marrakech.
J15 Depart
Est-ce qu’en generale le plan est realistique? Est-ce que la meteo en fevrier nous permettra des deplacements et des randos sans problemes? Idees hebergement? On cherche pas de luxe mais on est bien pour un confort minima…
Merci d’avance, a vous lire!
Rositsa et Emile
Concours photos du mois de novembre 2012: les forêts et les hommes English translation pending
Voici le thème du concours de novembre 2012 :
Les forêts et les hommes
En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).
Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;
Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici : https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink
Bon concours à tous !
En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).
Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;
Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici : https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink
Bon concours à tous !
De retour du Maroc! English translation pending
Bonjour à tous !
Je tenais juste à partager notre (mon amie et moi) expérience sur le Maroc ici avec vous car c'est ce principalement ce forum qui nous a permis d'avoir une idée du parcours à effectuer dans ce beau pays.
Première étape Marrakech, où nous nous sommes posés dans un Riad en pleine Médina. Visite des monuments habituels : la place Jemaa El Fna, le jardin Majorelle (certes joli mais en faire le tour est rapide, un peu surfait je trouve), la Merdessa Ben Youssef, le palais El Bahia, sans oublier les souks bien sûr où nous avons effectué quelques achats durement (ou pas) négociés. Bon, tout ça fait en deux jours, tranquillement, je déconseillerais de rester plus longtemps dans cette ville où le bruit et la pollution sont omniprésents. Trop de médina tue la médina !
Après récupération de la voiture de location chez Budget (tarifs avec réduc Routard avantageux) nous sommes partis en direction de Skoura, où nous avions réservé au 'Gite Kasbah La Palmeraie'. Sur le chemin, nous en avons profité pour bifurquer sur l'Aït Ben Hadou qui vaut franchement le détour, même s'il faut se battre pour que les guides locaux vous lâchent avec leur traversée de l'Oued à dos de dromadaire, très insistants les bougres !
Arrivée à Skoura : Chaleureusement accueillis par Mohamed et Ghizlane avec un petit thé, nous avons posé nos affaires dans cette Kasbah typique pour 3 nuits. Premier repas partagé avec la famille (y compris le petit Abdesamad de 18 mois, craquant et toujours souriant) qui a consisté en un énorme couscous, délicieux ! Le lendemain, visite de la vallée des Amandiers avec Mohamed, petit paradis au milieu du désert. Retour à la Kasbah pour une sieste puis le soir direction la Palmeraie pour admirer le coucher de soleil et aller découvrir un artisan local qui travaille la poterie avec les moyens du bord, très intéressant et très sympathique ! Un bon Tajine concocté de main de maître par Ghizlane et au lit. Après avoir encore une fois profité du petit déjeuner (crêpes aux milles trous miam), Mohamed nous a accompagné pour une longue journée où nous avons fait une boucle partant de la vallée des Roses, puis passage par une piste (une heure de rallye, pauvre voiture de location :p) pour rejoindre les Gorges du Dadés (magnifique, luxuriant, des clichés à n'en plus finir) et découvrir les 'doigts de Singe', déformations rocheuses accrochées aux montagnes, très étrange. Summum de la journée, le dîner et son tajine toujours aussi délicieux.
Jour suivant : départ pour Merzouga, où Mohamed nous avait réservé une petite expédition dans le désert via l'Auberge du Sud, située aux pieds des dunes et à laquelle on accède via une piste au km 13 avant la ville. Petit plongeon dans la piscine puis décollage à dos de dromadaire pour une heure de tangage et d'écartèlement des cuisses (confort zéro sur cette bestiole :p) pour admirer le coucher de soleil du haut des Dunes, splendide et une réelle impression d'être au milieu de nulle part. Re-dromadaire pour rejoindre le bivouac, où après un petit thé on nous sert un tajine au poulet qui comble parfaitement notre appétit. La fin de soirée est agrémentée de djembé + chant, merci aux guides touaregs multi-tâches et tri voir quadrilingues. Après une courte nuit (réveil à 6h), la montée sur la dune adjacente est plus que sportive pour apprécier le lever de soleil mais on en prend plein les mirettes. Petit déjeuner puis c'est reparti pour 2 heures de dromadaire afin de rejoindre notre point de départ, l'Auberge du Sud.
Retour à Skoura pour une nuit, où en arrivant nous nous écroulons de fatigue, les vacances n'ayant pour le moment pas été de tout repos. Après la sieste bien méritée, nous passons du temps avec la petite famille, toujours aussi chaleureuse et très ouverte à la discussion quelle qu'elle soit. Dernier repas en leur compagnie : un Tajine, mais pas n'importe lequel : amandes et pruneaux, sans aucun doute le meilleur mangé au cours de ces vacances, j'en ai encore l'eau à la bouche ! Après un petit déjeuner où les crêpes ont été préparées par Ghizlane et mon amie (en mode apprentie), c'est un crève-coeur que de quitter la Kasbah...
Dernière étape de ce voyage, direction Essaouira. Après une nuit passée à Agadir (rien à dire), nous arrivons dans cette ville au calme reposant. 3 jours à profiter de l'air de la mer, du poisson grillé sur le port, d'un Hammam traditionnel (rude mais très relaxant), de la tranquillité des rues, de la vue depuis les remparts et de l'accueil général des commerçants ; bref un havre de paix au Maroc, parfait pour clore le voyage.
Le retour sur Marrakech étant dénué d'intérêt (il pleuvait en plus), je vous passerai les détails ! Pour finir, très beau séjour, de belles rencontres et un régal pour les yeux (et pour l'appareil photo), nous y reviendrons sûrement. Petit bémol, il n'est pas toujours évident pour une femme de s'y promener, les regards sont parfois très insistants et rendent parfois mal à l'aise, mais il faut faire avec !
En espérant ne pas avoir été trop long, bon week-end à tous !
Alexis et Lydia.
PS : Encore merci à toute la famille El Gharbi pour leur accueil, leur gentillesse et leur simplicité.
Je tenais juste à partager notre (mon amie et moi) expérience sur le Maroc ici avec vous car c'est ce principalement ce forum qui nous a permis d'avoir une idée du parcours à effectuer dans ce beau pays.
Première étape Marrakech, où nous nous sommes posés dans un Riad en pleine Médina. Visite des monuments habituels : la place Jemaa El Fna, le jardin Majorelle (certes joli mais en faire le tour est rapide, un peu surfait je trouve), la Merdessa Ben Youssef, le palais El Bahia, sans oublier les souks bien sûr où nous avons effectué quelques achats durement (ou pas) négociés. Bon, tout ça fait en deux jours, tranquillement, je déconseillerais de rester plus longtemps dans cette ville où le bruit et la pollution sont omniprésents. Trop de médina tue la médina !
Après récupération de la voiture de location chez Budget (tarifs avec réduc Routard avantageux) nous sommes partis en direction de Skoura, où nous avions réservé au 'Gite Kasbah La Palmeraie'. Sur le chemin, nous en avons profité pour bifurquer sur l'Aït Ben Hadou qui vaut franchement le détour, même s'il faut se battre pour que les guides locaux vous lâchent avec leur traversée de l'Oued à dos de dromadaire, très insistants les bougres !
Arrivée à Skoura : Chaleureusement accueillis par Mohamed et Ghizlane avec un petit thé, nous avons posé nos affaires dans cette Kasbah typique pour 3 nuits. Premier repas partagé avec la famille (y compris le petit Abdesamad de 18 mois, craquant et toujours souriant) qui a consisté en un énorme couscous, délicieux ! Le lendemain, visite de la vallée des Amandiers avec Mohamed, petit paradis au milieu du désert. Retour à la Kasbah pour une sieste puis le soir direction la Palmeraie pour admirer le coucher de soleil et aller découvrir un artisan local qui travaille la poterie avec les moyens du bord, très intéressant et très sympathique ! Un bon Tajine concocté de main de maître par Ghizlane et au lit. Après avoir encore une fois profité du petit déjeuner (crêpes aux milles trous miam), Mohamed nous a accompagné pour une longue journée où nous avons fait une boucle partant de la vallée des Roses, puis passage par une piste (une heure de rallye, pauvre voiture de location :p) pour rejoindre les Gorges du Dadés (magnifique, luxuriant, des clichés à n'en plus finir) et découvrir les 'doigts de Singe', déformations rocheuses accrochées aux montagnes, très étrange. Summum de la journée, le dîner et son tajine toujours aussi délicieux.
Jour suivant : départ pour Merzouga, où Mohamed nous avait réservé une petite expédition dans le désert via l'Auberge du Sud, située aux pieds des dunes et à laquelle on accède via une piste au km 13 avant la ville. Petit plongeon dans la piscine puis décollage à dos de dromadaire pour une heure de tangage et d'écartèlement des cuisses (confort zéro sur cette bestiole :p) pour admirer le coucher de soleil du haut des Dunes, splendide et une réelle impression d'être au milieu de nulle part. Re-dromadaire pour rejoindre le bivouac, où après un petit thé on nous sert un tajine au poulet qui comble parfaitement notre appétit. La fin de soirée est agrémentée de djembé + chant, merci aux guides touaregs multi-tâches et tri voir quadrilingues. Après une courte nuit (réveil à 6h), la montée sur la dune adjacente est plus que sportive pour apprécier le lever de soleil mais on en prend plein les mirettes. Petit déjeuner puis c'est reparti pour 2 heures de dromadaire afin de rejoindre notre point de départ, l'Auberge du Sud.
Retour à Skoura pour une nuit, où en arrivant nous nous écroulons de fatigue, les vacances n'ayant pour le moment pas été de tout repos. Après la sieste bien méritée, nous passons du temps avec la petite famille, toujours aussi chaleureuse et très ouverte à la discussion quelle qu'elle soit. Dernier repas en leur compagnie : un Tajine, mais pas n'importe lequel : amandes et pruneaux, sans aucun doute le meilleur mangé au cours de ces vacances, j'en ai encore l'eau à la bouche ! Après un petit déjeuner où les crêpes ont été préparées par Ghizlane et mon amie (en mode apprentie), c'est un crève-coeur que de quitter la Kasbah...
Dernière étape de ce voyage, direction Essaouira. Après une nuit passée à Agadir (rien à dire), nous arrivons dans cette ville au calme reposant. 3 jours à profiter de l'air de la mer, du poisson grillé sur le port, d'un Hammam traditionnel (rude mais très relaxant), de la tranquillité des rues, de la vue depuis les remparts et de l'accueil général des commerçants ; bref un havre de paix au Maroc, parfait pour clore le voyage.
Le retour sur Marrakech étant dénué d'intérêt (il pleuvait en plus), je vous passerai les détails ! Pour finir, très beau séjour, de belles rencontres et un régal pour les yeux (et pour l'appareil photo), nous y reviendrons sûrement. Petit bémol, il n'est pas toujours évident pour une femme de s'y promener, les regards sont parfois très insistants et rendent parfois mal à l'aise, mais il faut faire avec !
En espérant ne pas avoir été trop long, bon week-end à tous !
Alexis et Lydia.
PS : Encore merci à toute la famille El Gharbi pour leur accueil, leur gentillesse et leur simplicité.
Maroc du 1er au 8 novembre 2012: itinéraire réalisable? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Maroc du 1er novembre au 8 novembre 2012. Et j'aimerai savoir si en une semaine j'ai le temps de faire Marrakech, Ouarzazate avec une virée à Merzouga puis Essaouira. Je n'ai pour le moment aucune réservation d'hôtel. Nous sommes 3. et l'avion du retour est prévu à 18h30 de marrakech.
J'ai peut-être l'intention de louer une voiture.
Merci.
Je pars au Maroc du 1er novembre au 8 novembre 2012. Et j'aimerai savoir si en une semaine j'ai le temps de faire Marrakech, Ouarzazate avec une virée à Merzouga puis Essaouira. Je n'ai pour le moment aucune réservation d'hôtel. Nous sommes 3. et l'avion du retour est prévu à 18h30 de marrakech.
J'ai peut-être l'intention de louer une voiture.
Merci.
Trek dans le désert de M'hamid mi-décembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars en itinerance à pied dans le desert de m'hamid en décembre une semaine, je cherche un guide , des infos, des impressions, des vécus, des souvenirs de votre sejour !
Nadia
Je pars en itinerance à pied dans le desert de m'hamid en décembre une semaine, je cherche un guide , des infos, des impressions, des vécus, des souvenirs de votre sejour !
Nadia
Vol Lyon - Agadir à 600 euros? English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est, nous avons achevé la réservation de nos vacances... pour avril 2013 !!!
J'ai donc une vraie question pour ceux qui ont l'habitude de voyager en achetant eux-mêmes leurs billets : la Royal air Maroc a ouvert les réservations pour la période qui nous intéresse: aller le 20 avril pour un Lyon - Agadir; retour le 29 ( Agadir - Lyon). En raison de nos jobs, nous ne pouvons décaler le retour. Sauf l'aller pourrait être modifié au vendredi après-midi, ou soir.
N'y connaissant rien, j'ai fait une simulation : nous voyageons à 4 ( 2 adultes, 2 enfants) et je tombe sur un montant de 600e par personne, et 7 heures pour un vol avec escale.
Quand easy jet ouvre-t-il les réservations? POur l'instant, c'est bloqué au 23 mars. Pourrais-je trouver des prix moins chers, même si je sais que nous sommes en période de vacances scolaires? Avec de tels prix, on explose le budget que nous nous étions fixés...
Please, help me...
Douze jours au Maroc avec nos deux enfants... autrement English translation pending
Bonjour à tous,
Nouvelle sur le forum depuis hier, je viens à vous pour glaner des renseignements précis sur notre futur voyage pour nos 10 ans de mariage ( avril 2013, je sais, je m'y prends à l'avance!!!): nous partons avec nos deux enfants de 3 et 6 ans ( qui ont l'habitude de bouger et de marcher!), et nous avons envie de voyager loin des groupes organisés.
- en 12 jours, nous aurions voulu découvrir la zone allant d'Essaouira à l'oued Massa + la vallée du Draa jusqu'au désert
Nous nous posons plusieurs questions:
- Nous sommes lyonnais et voudrions éviter de monter jusqu'à Paris. Peut-on ne pas passer par Marrakech? (atterrir à Agadir, et nous envoler de Ouarzazate: existe-il des vols ouarzazate -Lyon a des prix raisonnables?
- combien de temps faut-il raisonnablement compter pour le trajet Agadir - Ouarzazate?
- comment répartir le nombre de jours entre ces deux zones? Nous pensions faire 6 à 8 jours dans la vallée du Draa ( en passant pourquoi pas par Croqnature pour ceux qui connaissent), et nous débrouiller nous-même sur la côte.
Dernière question:
- nos enfants sont fans de vélo, notre fils de 6 ans fait du BMW: est-il facile vers Essaouira de louer un vélo adulte avec siège bébé, et un vélo enfant? Quels bons plans pour les petits?
Merci à vous pour vos réponses !
Emilie
Merci à vous pour vos réponses !
Emilie