Results for "Delhi+et+métro+|+7+>+8"
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Epices du Kerala English translation pending
Grande amatrice d'épices je souhaiterai en ramener du Kerala et notamment du poivre (j'ai aussi d'importantes commandes). Par contre je n'ai aucune idée du prix pratiqué sur place. Quelqu'un pourrait peut-être me répondre (je pense en prendre un ou deux kilos de façon à pouvoir en faire profiter quelques uns
What's the best way to get around Northern India?
Hi,
I’m leaving this Saturday for Northern India from 15/02 to 27/02. I’m planning to visit New Delhi, Agra, Chand Baori, Jaipur, Ranthambore, Bundi, Udaipur, and Jodhpur.
What’s the best way to get around? I was thinking of doing everything by train. Maybe taking the bus for some stretches?
As for renting a car with a driver, it seems expensive, so I’ve pretty much ruled that out. Unless someone’s got space for the same dates?
Thanks for your insights!
What’s the best way to get around? I was thinking of doing everything by train. Maybe taking the bus for some stretches?
As for renting a car with a driver, it seems expensive, so I’ve pretty much ruled that out. Unless someone’s got space for the same dates?
Thanks for your insights!
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Une virée en Inde English translation pending
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage.
Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième.
Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Retour de voyage sac à dos en Inde du Nord English translation pending
Voyage du 22/12/2013 au 01/02/2014
Nous sommes parti à deux en inde du Nord 42 jours (troisième voyage en Inde). Je donne le budget, parcours, logistique. Un peu dans le désordre car nous venons d'arriver. Le budget total à 2 pour 42 jours, 4630 euros qui se décompose :
- 2 visas tourisme multiples 6 mois - Vol international uniquement en vol de nuit pour arriver le matin (Lufthansa+ Austrian) durée des vols en moyenne 11h00 -4 vols en interne en inde (Jet Airways, Indigo, Air India ) -7 voyages en train -3 fois l'utilisation d'une voiture réservé (bien utile et content) -3 bus locaux qui étaient très utile et économique -les hôtels -les restaurants -les visites -les rickshaw + métro en ville -les achats (bijoux, vaisselles, musique classique et Bollywood)
Le parcours:
-Arrivé à Delhi et départ le jour même pour Amritsar 2 jours -Jaipur (Amber) -Jaisalmer -jodhpur (ranakpur) -Udaipur (chittorgarh) -Bundi -Fathepur +Agra -Orchha -Khajurâho -Vârânasî -Kolkata -Bhubaneswar -Puri -Kornak -Retour Delhi
Logistique : Préparation du voyage 12 mois avant le départ. Sachant que nous faisions une grande traversée, nous avons pris 4 vols interne pour éviter de la fatigue. Globalement grâce à une bonne logistique nous avons voyagé agréablement malgré les aléas des transports en train (retard de 15 minutes à 9h00 sur certains trains). Donc comme d'habitude les déplacements en inde c'est crevant. Nous avons vraiment aimé cette traversée car c'étaient très divers culturellement, visites , Musées climat etc.... Nous avons vraiment aimé la fin du voyage en Orissa et les 2 derniers jours dans les colonys du Sud de Delhi pour le confort et les parcs. Je reviendrais pour donner des compléments pour les hôtels-restaurants-visites pour ceux que cela intéresse . Je fatigue à +
Nous sommes parti à deux en inde du Nord 42 jours (troisième voyage en Inde). Je donne le budget, parcours, logistique. Un peu dans le désordre car nous venons d'arriver. Le budget total à 2 pour 42 jours, 4630 euros qui se décompose :
- 2 visas tourisme multiples 6 mois - Vol international uniquement en vol de nuit pour arriver le matin (Lufthansa+ Austrian) durée des vols en moyenne 11h00 -4 vols en interne en inde (Jet Airways, Indigo, Air India ) -7 voyages en train -3 fois l'utilisation d'une voiture réservé (bien utile et content) -3 bus locaux qui étaient très utile et économique -les hôtels -les restaurants -les visites -les rickshaw + métro en ville -les achats (bijoux, vaisselles, musique classique et Bollywood)
Le parcours:
-Arrivé à Delhi et départ le jour même pour Amritsar 2 jours -Jaipur (Amber) -Jaisalmer -jodhpur (ranakpur) -Udaipur (chittorgarh) -Bundi -Fathepur +Agra -Orchha -Khajurâho -Vârânasî -Kolkata -Bhubaneswar -Puri -Kornak -Retour Delhi
Logistique : Préparation du voyage 12 mois avant le départ. Sachant que nous faisions une grande traversée, nous avons pris 4 vols interne pour éviter de la fatigue. Globalement grâce à une bonne logistique nous avons voyagé agréablement malgré les aléas des transports en train (retard de 15 minutes à 9h00 sur certains trains). Donc comme d'habitude les déplacements en inde c'est crevant. Nous avons vraiment aimé cette traversée car c'étaient très divers culturellement, visites , Musées climat etc.... Nous avons vraiment aimé la fin du voyage en Orissa et les 2 derniers jours dans les colonys du Sud de Delhi pour le confort et les parcs. Je reviendrais pour donner des compléments pour les hôtels-restaurants-visites pour ceux que cela intéresse . Je fatigue à +
Sept semaines de périple pour un septième voyage en Inde English translation pending
INDE DU 10 OCTOBRE au 3 DECEMBRE 2012
10 octobre:
Me voilà repartie pour mon dernier périple en Inde qui comprendra:
1. Le MAHARESHTA (Mumbai, Aurangabad, Ajanta, Ellorâ, Nasik, Saputara),
2. le GUJARAT complet (état en-dessous du Rajasthan),
3. PUSHKAR (au Rajasthan),
4. RICHIKESH et HARDWAR + NEW DELHI
Je ne dors pas la nuit puisqu’il faut partir à 3H du matin. J’ai choisi la compagnie SWISS AIR. L’avion décolle à 7H ; je fais escale à Zurich. Fouillée à fond à Bruxelles, je leur demande si j’ai une tête de terroriste ce qui n’arrange pas mon cas! A Zurich, 1H30 de transit; j’ai le temps de troquer mes habits contre une tenue plus légère.
Dans l’avion qui m’emmène à Mumbai, je suis à côté d’une indienne étudiante en français ce qui convient bien à mon cerveau qui ne veut rien entendre de l’anglais.
Je m’assoupis et ne vois aucun des deux décollages.
A MUMBAI, c’est avec angoisse que j’attends ma valise mais à ma grande surprise, elle arrive…
Je change de l’argent qui semble être un bon taux mais au final, retenue de taxe de 10%; je redemande mes euros, je verrai ailleurs. Je me dirige vers les taxis prépayés qui, en principe, sont réglementaires. Quand même arnaque malgré ma vigilance, en ne me rendant pas le compte exact. Après 1H de route, j’arrive à l’hôtel face mer, près de Gâte India.
11 octobre
Mes premiers pas dans la rue me mènent à l’HOTEL TAJ MAHAL, celui qui reçoit les stars, les hommes politiques. On peut en visiter une partie et s’asseoir dans le hall. En sortant, irrésistible tentation à mes yeux: massage thaïe. C’est une expérience; il faut être un peu maso pensais-je au début; j’ai ressenti mon épine calcanéenne oubliée au fond de ma mémoire. Ce sont de fortes pressions mais au final, c’est bien. Je vais boire une bière puis retourne à GATE INDIA manger des fruits et faire un tour en calèche qu’on me propose à 60 roupies. Au retour, c’est devenu 600! Discussion arde avant de me réfugier à l’hôtel Taj pour semer ce malhonnête. Il m’attend à la sortie. Je préviens la sécurité que c’est un voleur. Résultat: il n’a rien eu…
12 octobre:
Je me lève de bonne heure pour faire le quartier COLABA. Inutile de dire que je me suis embrouillée avec les taxis à tout coup que je les prenais. Ce sont vraiment les pires à Mumbai. Ça se termine au bureau de Police; ca devient une habitude! La police coupe le coup en deux!
Je visiter MANI BHAVAN, quartier général de Gandhi de 1917 à 1934. Il a pris ici plusieurs décisions capitales. C’est devenu un musée Gandhi avec photos, sa chambre, sa bibliothèque avec son œuvre, les volumes de sa vie. Le 04/01/1932, il fut arrêté lors de sa prière matinale.
Sous le soleil de plomb de midi, je me rends à la mosquée HAJI HALI, située sur une île; on y accède par un passage. A Marée haute, c’est une île non accessible. La légende dit que le cercueil du Saint mort à la Mecque a flotté jusqu’à là! C’est vendredi, jour de prière c’est-à-dire foule…
Au pas ralenti, je me rends au temple MAHALAXMI dédié à la Déesse de la fortune. Si elle pouvait tenir compte de ma visite !
Les DHOBIS WALLAH sont les hommes que je voulais voir dans la journée. Ils sont des centaines à laver le linge des hôtels, des hôpitaux, le nôtre quand on le donne à l’hôtel, etc.… Ils travaillent en plein air, frottant, piétinant ce linge. Il y a 1026 lavoirs en plein air (des cuves). C’est phénoménal. Je n’ai toujours pas compris comment ils s’y retrouvent car rien n’est inscrit sur rien. Un indien m’accompagne pour une poignée de roupies car c’est un peu dangereux (pas de touristes dans le coin). On y bat des tonnes de linge par jour. Le salaire journalier d’un dhobi wallah est de 100 rps (1,5€) Beaucoup dorment sur place dans des cases. Impressionnant!
Je compte me relaxer à BYCULLA (jardin Victoria) mais pas terrible; le petit zoo est quasi désert et le musée est fatiguant bien que joliment décoré.
Je compte me doucher puis sortir prendre un verre mais je m’endors après la douche.
13 octobre:
Départ pour AURANGABAD en avion. Tout se passe bien à l’aéroport mais à l’heure où j’écris ces lignes, je panique pour mon bagage à main qu’ils ont enregistré en soute avec mes effets personnels importants!!! Je décolle à 15H. Ouf, tout est là et rien n’est cassé mais j’ai oublié mon adaptateur de courant à Mumbai et une paire de sandales.
Le taxi de l’aéroport à l’hôtel me compte trop pour la courte distance. L’hôtel ne me plait pas et j’y suis pour cinq jours. La chambre est froide, défraîchie, sans fenêtre. Demain, je change. Pour me refaire le moral, je vais boire une bière dans un bar miteux; mieux aurait valu m’en passer. Je ne peux pas dormir. L’eau est coupée. Un moustique me tient compagnie. Je le déteste…
14 octobre:
C’est samedi et les indiens font la fête bruyamment. De ce fait, je n’ai pas su m’endormir qu’au petit matin. Un rickshaw me conduit faire un tour de ville qui n’a rien d’exceptionnel d’après ce que j’ai vu. Il me conduit dans deux boutiques. J’ai demandé à voir les grottes d’Aurangabad mais sur place, je n’ai pas eu le courage de grimper les escaliers. Trop chaud et pas motivée. Je passe devant le petit Taj; ce sera pour demain. A l’hôtel, le wifi ne va pas. Je me rends dans un cyber à l’ambiance agitée; les jeunes jouent aux jeux en les vivant réellement. Tout à coup, ils s’encourent; je pense à une alerte à la bombe; ce n’est qu’une rixe. Je suis restée stoïque!
J’ai changé de chambre; c’est mieux mais je tourne en rond ne trouvant pas mes repères.
15 octobre:
Visite d’ELLORA, 18 km en rickshaw. Sur le site, 34 grottes creusées à la main dans la roche. Tout est découpé (200000m³ arrachés à la montagne). Quel courage pour creuser cet immense trou en y laissant de gros morceaux de roche pour sculpter leurs œuvres.
Les grottes sont réparties sur 2 km le long d’une falaise, faisant référence à 3 religions :
12 grottes bouddhismes (7èmeau 9ème); 17 grottes hindoues (7èmeau10ème) et 5 jaïns (9ème au 11ème).
Je commence par la plus grande (N°16): le temple Kailasha, construit en 760. C’est tout simplement estomaquant; je suis sous le charme; je n’en crois pas mes yeux. Autant dire que j’ai passé du temps en cet endroit! Le guide du routard conseille de visiter les plus importantes soit la 16, 15, 10, 29, 32, 1. La grotte N°10 est spectaculaire avec son immense bouddha. La 5 est un long couloir avec les cellules des moines. Je ne peux décrire toutes les grottes mais ça valait la peine d‘être vu. Je suis heureuse d’avoir fait cette expédition. Ce site est classé à l’Unesco. Dans 2 jours, je comparerai avec celles d’Ajanta. Je rencontre une française; nous échangeons nos idées qui se rejoignent. La visite aura duré 6 heures!
Sur le chemin du retour, arrêt au fort Devagiri de DAULATABAD, datant du 12ème.
La plus grande partie est en ruine mais en grimpant, on y voit une vue superbe. On se sent dans l’ambiance du fort avec ses canons, ses grandes portes en bois, ses singes et les touristes indiens voulant se faire photographier avec une européenne.
Je ne la menais pas large en passant sous des arbres remplis de singes qui grognaient. L’endroit ne m’inspire pas pour m’y reposer! Je pensais vraiment qu’ils allaient me tomber dessus. Ouf, je suis passée. Je respire car j’avais arrêté le temps du passage…
je ne pouvais pas finir cette journée bien remplie sans boire une bonne bière fraîche.
16 octobre:
J’ai donné rendez-vous au même rickshaw pour aller visiter PANCHAKKI qui est un moulin d’époque très caractéristique, construit en 1624 en hommage à un Saint, gardien spirituel d’Aurangazeb. La tombe est là, belle, bien entretenue. Je n’ai pas compris appartient la 2ème..
Panchakki veut dire roue à eau; on y moulait les grains pour les pèlerins. Cette machine fonctionne toujours. L’eau arrive d’une rivière à 6 km dans la colline. Il y a un immense arbre nommé banian près du bassin aux nombreux poissons. La visite est courte, ce n’est pas grand. Je bois un thé et m’en vais, un peu plus loin, voir le baby-taj dit Taj Mahal du pauvre; le vrai nom est mosquée BIBI-KA-MASBARA. Ce site n’est pas très loin d’Aurangabad. C’est la copie conforme du Taj Mahal d’Agra en moins bien entretenu et moins imposant. A la place du marbre blanc, c’est du plâtre ou de la chaux. Construit en 1678 par le fils d’Aurangzeb en hommage à sa mère qui voulait rivaliser avec son père qui fit construire le Taj Mahal 25 ans plus tôt. Celui-ci ne voulu pas vider les caisses de l’état… Toujours est-il que la tombe est impressionnante, très jolie. Je suis sollicitée par des Indiens assez pauvres mais pas les pires car ils viennent quand même d’une autre ville pour visiter et sont bien habillés. Ils me demandent si j’ai la TV car eux ne l’ont pas; ils veulent être pris en photos. Je ne m’en sors plus et suis obligée de ranger mon appareil prétextant la batterie vide. Il fait très chaud. Le soleil brûle.
17 octobre:
Aujourd’hui, rencontre avec mon chauffeur qui devra me supporter un mois. Il s’appelle Morari et travaille pour l’agence Maharaja Driver de Delhi. D’emblée, il décide de m’initier à l’anglais; je pense qu’il perdra vite espoir. Nous démarrons de bon matin pour un périple aux 26 grottes d’AJANTA, classées aussi à l’Unesco. Celles-ci sont restées dans l’oubli jusqu’au 19ème siècle; c’est au cours d’une chasse aux tigres qu’elles furent découvertes. Elles ont été oubliées au fil du temps au profit des grottes d’Ellora décrites plus haut. Pour ce que les grottes d’Ellorâ ont de belles sculptures, celles d’Ajanta ont de belles peintures gardées en bon état grâce justement à leur enfouissement. Elles sont plus anciennes et uniquement bouddhiques; la grotte n°10 est la plus ancienne datant de 200 ans avant J.C. On peut en visiter 26 qui forment un fer à cheval. On y voit des Bouddhas partout, debouts, assis. Dans la dernière grotte, un énorme Bouddha couché, magnifique! Heureusement que dans ma documentation, j’avais lu qu’il fallait mettre des chaussures faciles car il faut les enlever à chaque entrée de grottes! La 24 n’a pas été terminée; on se rend compte du travail! Dans certaines, il y a un stupa énorme (monument funéraire en forme de dôme).
Ismaël m’attend pour m’emmener voir la cascade mais surtout sa boutique de pierres…
La visite dure 5H. Les grottes d’Ellorâ et d’Ajanta sont belles et très différentes.
18 octobre:
Je quitte l’hôtel d’Aurangabad et son personnel très sympa à 9H pour NASIK. J’avais vu sur internet qu’il y avait 85 km; mais c’était à vol d’oiseau. Nous avons fait 200 km. Nasik est en plein chantier; on y construit une route surplombant l’actuelle ou un métro? C’est le bazar!
Tous les 12 ans, Nasik est le siège du pélérinage kumbhamelâ qui se réalise tous les 4 ans mais dans trois autres villes (Ujjain, Allahabad, Haridwar) à tour de rôle.
L’hôtel est super, propre. Une heure de repos puis exploration de quelques temples.
Pendant 4H, je me suis régalée dans cette ambiance festive car c’était l’anniversaire de je ne sais pas quel Saint. En Inde, il y a toujours une fête. On fête même la naissance d’un veau au même titre qu’un enfant. Je me balade à Tapovan où coule la rivière sacrée Godavari. Ici Lakshmana a coupé le nez de Shurpanaka! C’était le lieu de rendez-vous des ascètes suivant les sages en méditation. Il y en a encore quelques uns. Au-delà de la rivière, des tentes d’indiens défavorisés.
Je continue par les temples proprement dit: le Kalarama Mandir, le plus sacré de Nasik; on y entre par quatre entrées face aux points cardinaux. Il est entouré d’une grande cour où je prends plaisir à flâner et regarder les hindous faire leur rituel. Ensuite, je pars à l’aventure au fil des chemins qui me mènent à deux temples dont je ne connais pas le nom car écrit en Hindi. Je me renseigne près d’un jeune couple pour me rendre au temple Ramkund et Kapaleshwar. Je dois d’abord traverser un marché de légumes très animé puis traverser un petit pont avant de trouver quelques petits temples où règnent toujours l’ambiance festive. Je passe voir le kapaleshwar temple qui est un des plus anciens de Nasik; la légende dit que Shiva ayant tué une vache par erreur, son taureau Nandi lui aurait ordonné d’aller prendre un bain dans la rivière à Nasik, là où est construit ce temple! Je continue par le temple Ramkund datant de 1696. Il se trouve sur les bords de la rivière où l’endroit est très animé et fait penser un peu à Vârânasî en voyant les bougies flotter, les pèlerins se nettoyer de leurs péchés. On y disperse les cendres des défunts mais je n’en ai pas vu lors de mon passage. Je continue à déambuler autour du bassin de Rama et mes pas me dirigent là où j’entends de la musique; des jeux se déroulent à l’occasion de cette fête. Ici, tous les hommes ont la toque blanche de Nehru (pointue devant et derrière); ça doit être dans tout l’état car il y en a à Mumbai aussi.
Il fait noir; je dois retrouver le chemin et le taxi. Juste un peu trompée mais vite repérée. Je suis toute à la fête alors que je ne sais pas qui ni ce que j’ai fêté!
19 octobre:
Aujourd’hui, je vais à 30 km de Nasik au célèbre temple TRIAMBAKESHVARA où des groupes de pèlerins affluent. J’avais oublié ces longues files d’attente de plus d’une heure et encore, j’ai la chance d’être arrivée tôt; derrière moi, les pèlerins arrivent en masse. Arrivé à mon tour, j’ai juste le temps de toucher les fesses de Nandi, d’offrir mon offrande, d’admirer dix secondes le lingam de Shiva et faire place au suivant. Cette attente pour dix secondes; faut le vouloir!
Je déambule devant les échoppes qui se ressemblent; il fait soleil; j’ai oublié mon chapeau; je bois un jus de bambou, mange de l’ananas puis retrouve Morari.
Sur le chemin du retour, nous faisons un détour pour aller au petit temple abritant Naushya Ganesh; normalement, les femmes y font un rituel pour être enceinte; pour l’instant, personne!
Il y a 8 Ganesh oranges en galerie et pleins de cloches. Le Ganesh à l’intérieur est beau mais j’ai la main du responsable devant ma caméra au moment où je clique donc rien!
Assez tôt rentrée, je me relaxe et me douche avant de me faire livrer un apéro. Cette commande a duré une grosse heure si pas plus entre des coups de fils de part et d’autres, des allées-venues dans ma chambre pour enfin avoir une bière... Je ne sais pourquoi, ils me racontent leur vie; quand je dis que je ne comprends pas, ils continuent donc je dis yes. De temps à autre un yes plus étonné ou un yes d’un ton interessé; ils sont contents. Après un moment, je les arrête. Ils sont gentils mes petits indiens! Le temps d’écrire ceci, il revient.
Pendant 30 min, c’est reparti pour la parlote sur l’histoire du mont Kailash, cette fois.
20 octobre:
Après avoir été malade une bonne partie de la nuit, départ pour SAPUTARA où nous arrivons à midi. Nous venons de franchir la frontière entre le Maharashtra et le Gujarat. Saputara est à 5 km. C’est la seule station de montagne au Gujarat. Elle est entourée de la forêt DANG où résident quelques 300 villages. La chaîne de montagne s’appelle SAHYADRI. Saputara signifie Résidence du SERPENT; L’hôtel domine la vallée et gère le plus long téléphérique du pays (1km) qui traverse la vallée d’un versant de montagne à l’autre (haut 250m). Signe particulier: il est très vieux et quand on se balance de là-haut, on se dit que si la nacelle doit tomber qu’elle le fasse dans les arbres! Sur l’autre versant, découverte d’une autre vallée aussi grandiose. Je passe le reste de l’après-midi à la terrasse de l’hôtel, sirotant un thaï masala avec Morari.
Le coucher du soleil est époustouflant; grand moment magique l’espace de quelques secondes.
21 octobre:
Ce matin, je descends au lac; je regarde les enfants s’amuser sur les jeux qui datent d’une autre époque. Visite de l’aquarium miniature artisanal. Visite du musée qui retrace l‘évolution de l‘homme, expose les bijoux des différentes tribus, leurs travaux. J‘ai retenu qu‘il y a dans cette région les tribus BHIL, KUNBI, VARLI, MAVCHI, KATHODIYA, KOTVALIYA et NAYAKA. Ils ont des tenues et des couleurs qui les différencient.
Le soir, après une longue file d’attente, je prends le téléphérique pour voir le coucher du soleil sur l’autre versant; il se couche alors que je traverse la vallée. Majestueux!
Ce week-end, il y a un festival fêté uniquement au Gujarat; hé oui, encore une fête! Les jeunes villageois dansent non-stop tournant en rond; les garçons sur une ligne; les filles, dont la plupart vêtues de l’habit traditionnel de leur village, sur l’autre. Mignon à voir.
22 octobre:
Départ pour VADODARA en traversant la forêt du DANG. En descendant, nous passons à travers quelques villages tribaux tels que DENZI, DHANKA, HAWA, WAGAY, VANSDA.
A WAGAY, il y a une cascade que je ne manque pas d’aller voir car j’adore.
La route est très longue pour arriver à Vadodara et il y a des camions par millier. Il est 17H quand on arrive à l’hôtel réservé pour 4 nuits. Il ne me plait pas. Je pars à la recherche d’un autre mais ils sont hors prix donc retour à Kalyan pour la nuit. Demain, changement de programme! Je resterai un jour au lieu de 4 à Vadodara…
23 octobre:
Je profite de la matinée pour visiter le City Muséum; celui-ci n’étant pas encore ouvert, je me balade et arrive à un zoo. Après la longue visite de celui-ci, je renonce au muséum.
A défaut de voir Lakshmi Villas Palace fermé pour rénovation, je vais au Maharaja Fateh Singh Muséum où se trouvent des bronzes, statues de marbre et peintures. Passage à EME (militaire) avec un laissez-passer, pour voir le temple représentant les 4 religions (islam, bouddhisme, hindouisme, jaïn) ainsi que statues et pierres très anciennes.
Départ pour CHOTTA-UDEPUR, Palace où je loge. Je suis la seule hôte et je me sens un mal à l’aise entourée de la famille descendant du Maharaja, en plus que je ne sais pas l’anglais; je tente la débrouille avec le dictionnaire. Expérience quand tu me tiens!
Ce n’est pas fini. Voici l’heure du diner. Je suis invitée à une immense table face à face avec le chef de cérémonie. Un serviteur vient nous livrer sept plats. Je suis l’espace d’une soirée devenue maharani! Ce qui cloche un peu, c’est ma tenue vestimentaire à la cool…
Le repas terminé, je m’intéresse à l’arbre généalogique familial avant de m’isoler dans ma chambre mais ce galant homme insiste pour que je boive un chocolat chaud pour bien dormir. Encore un peu de patience! On me l’amène à la chambre. Rendez-vous au pt-déj.
24 octobre:
Ma vie de Maharani prenant fin, me voilà partie pour de nouvelles aventures. Morari qui n’en rate pas une, crois bon de me conduire photographier un autre palace 1 km plus loin. D’abord, l’autorisation fut refusée puis acceptée. En prenant la 2ème photo, le jeune maharadja m’invite du haut de son balcon à venir prendre le thé. J’accepte. Je me heurte de nouveau au problème de la langue. Ils se tiennent dans une grande salle qui fait office de salon et chambre. Voyant une corde pendre au lit, je cru bon demander à quoi elle servait; quand ils m’ont dit que c’est pour attacher le baxter du jeune homme malade, je me suis vraiment sentie seule au monde!!! Toujours est-il quand il a compris que j’allais explorer deux villages tribaux, qu’il demanda à son homme de main, faisant partie de la tribu des RATHWA, de m’accompagner. C’est sûr qu’avec lui, des portes se sont ouvertes au point que j’ai pu visiter certaines maisons. Enfin, je dirais plutôt étables. Ils dorment dans une partie et l’autre moitié est pour les animaux.
Je vois donc deux tribus différentes: les RATHWA et les NAYAK. Leurs tatouages sur le visage sont différents. Leur mode de vie est très difficile et je prends conscience que nous sommes dans de la ouate … les enfants sont nombreux; ils sont sales, les plus petits sont nus, ils ne vont pas à l’école car il n’y en a pas et aucun moyen de locomotion pour les conduire à l’école la plus proche. Il n’y a pas d’hôpital ni de magasins. Pour moi, l’expérience des tribus est assez dure psychologiquement. Je suis dévisagée car pas beaucoup d’européens ne rentrent ici. Même Morari est regardé car il n’est pas des leurs. Ils ne sont pas souriants; on peut les comprendre. Le driver croyant que je n’ai pas encore pousser l’expérience assez loin, alors qu’il m’avait promis qu’on allait à l’hôtel, m’a réservé la surprise jusqu’au dernier moment de m’emmener dormir dans un autre palace à JAMNAGORHA. J’ai du mal à accepter mais ai-je le choix? Il n‘y a rien d‘autre ici. Il faut dire que les palaces au Gujarat ont bien vieillis et leurs héritiers n’ont pas l’argent pour les entretenir et les réparer; ils se contentent souvent de vivre dans quelques pièces, les autres étant scellées. Certains comme notamment les héritages palaces accueillent des clients pour arrondir leur budjet. Ces palaces ne sont pas comparables à ceux du Rajasthan.
Je vais visiter les mosquées de CHAMPENER. Un singe ne me laisse pas monter les escaliers menant au-dessus de la citadelle. Il montre ses dents. Je ne lutte pas contre lui et change de direction. Je vais au marché local de Jamnagorha avant de rejoindre mon palace! Une princesse du Rajasthan vient à ma rencontre, pose des questions; là je râle de mon ignorance en anglais!!!
25 octobre:
La princesse a l’air douce et gentille mais son dogue allemand, un de ses 5 chiens, a aboyé toute la nuit. Après mon déjeuner de Maharani, je m’évade vers d’autres sites.
Longue route pour arriver à LOTHAL, site historique d’une cité ancienne de plus de 2400 ans. Il ne reste pas grand-chose à voir sur le site. Le petit musée retrace l’historique trop compliqué et je ne comprends pas bien l’histoire.
Dans ma nouvelle ville d’accueil BHAVNAGAR, très polluée aussi, l’hôtel réservé doit encore être annulé car tout en travaux. Le chauffeur me trouve un autre un peu plus loin.
Mon wifi n’allant toujours pas, je vais au cybercafé avec Morari mais à peine assise, une bagarre violente se déclare; j’ai eu le temps de me réfugier dans un coin à rat…C’est la première fois que j’assiste à une bagarre de si près! Hé oui, pas de chance, cyber petit!
Morari m’accompagne à l’hôtel et me conseille d’y rester la soirée; c’était mon intention!
Je n’arrive pas à dormir, pourtant demain départ à 7H pour les 3500 marches de Palitana.
26 octobre:
C’est parti pour PALITANA à 50 km. Je ne suis pas l’exemple des pèlerins en faisant l’ascension à pied (1H30 de montée) non par fainéantise mais je connais le résultat final qui risque fortement de m‘handicaper pour le séjour. De toute manière, les porteurs de dholis (chaise en corde portée par 2 ou 4 hommes) sont ravis car c’est leur gagne-pain. Il faut marchander sec… Le site est toutefois incontournable. Là-haut, se trouve un groupe de 800 temples Jaïns du plus petit au plus grand. Du haut de cette colline de 539 m, la vue est surprenante.
La nuit, tout le monde redescend car elle est réservée aux Dieux.
En soirée, je visite l’ashram GANDHI SMRITI au BARTON Muséum à Bhavnagar.
27 octobre:
J’ai un jour d’avance sur mon programme, Bhavnagar est fini. Je pars pour l’île de DIU. Je pense y rencontrer des touristes; ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. 5H de longue et désagréable route pour arriver à DIU.
Ici l’alcool coule à flot et la viande est permise. Je ne me prive pas de commander une bière en arrivant et suis surprise de voir le prix peu élevé par rapport au reste de l’Inde.
Beaucoup d’indiens viennent en vacances et se désaltérer! Une poignée de touristes européens.
Je passe un moment à la plage. A l’hôtel, je demande un massage très mal fait!
28 octobre:
Je suis très fatiguée et ai mal au dos, la route surement en plus du massage mal fait!
Je vais changer le pantalon que j’ai acheté hier car il serre, prend un peu de rhum pour les prochains jours au Gujarat mais le soir même, je vidais ce rhum dans l’évier. Quel idée j’ai eue de faire cet achat insensé! Enfin comme on dit, un moment de honte est vite passé. Je pense avoir une autre masseuse et redemande un massage. C’est la même qui fait son apparition dans ma chambre. J’abrège en la prenant 20 min. Journée de repos. En cette soirée, je me sens vraiment seule. Je bois une bière bord de mer (hé oui encore!)assise sur mon foulard avec toute compagnie une chienne qui veut absolument partager ce bout de foulard; je la chasse; elle insiste en me léchant un pied! Se couche à mes côtés avant d’apercevoir un copain chien. Elle m’abandonne. Je me retrouve seule face à moi-même.
En ce moment précis, l’idée profonde me vient que je devrais écrire ma biographie…
29 octobre:
Je pars pour visiter le fort portugais, les églises et la vieille ville. Le fort est très beau, bâti par les portugais en 1535. Les canons sont toujours en place. Il y 4 chapelles à chaque bastion. La prison actuelle de Diu se trouve dans la partie non visitable du fort. Je croise un Maharadja avec sa petite cour qui visitait ce fort. Malheureusement, je ne pourrais pas finir la visite et renonce à monter au phare car mon pied me fait mal suite au mauvais massage de hier et aux sandales que je portent. Je prends anti-douleurs et anti-inflammatoires, me repose.
A 16H, partant pour Diu centre, je demande un arrêt au petit village de FUDAM où se trouve une grotte bord de mer avec 5 lingams de Shiva. Unique. Ambiance de recueillement. Morari ne connaît pas; il va voir de quoi il en retourne et le saura pour ses futurs clients.
Je visite les églises: St. Paul de 1691 toujours en activité, St. Thomas devenu le musée de Diu et une 3ème actuellement transformée en hôpital. Le soir tombe, le fort s’illumine, magnifique!
A l’apéro, je rencontre un jeune couple de Perpignan, sympa. Nous discutons avant d’aller manger à l’hôtel Apana où un népalais me fait la causette.
30 octobre:
Aujourd’hui, journée repos. Le matin, je vais lire et faire quelques photos à la plage. Je marche un peu découvrir la plage voisine. Le soir, je mange à Apana bien situé et bonne nourriture!
31octobre
Je décide de passer encore un peu de temps à Diu au lieu d’aller visiter le très célèbre temple de Somnath. Certains diront que c’est une erreur mais c’est mon choix et je ne le regrette pas. Je suis accompagnée du jeune Népalais jusqu’à mon départ pour la forêt de SASAN GIR dans le Saurashtra. C’est la dernière réserve des lions d’Asie (354, en 2005). Ce lion est plus petit que le lion d’Afrique. Il y a des léopards et d’autres espèces d’animaux.
Le safari est trop cher car je suis seule à payer la Jepp; je ne le ferai que s’il y a un groupe. Morari n’en a pas trouvé mais pas trop sûr qu’il a beaucoup cherché…
1er novembre:
Finalement, je décide de faire ce safari en bus avec des touristes indiens dans une petite réserve à DEVALIA (à 14km). Ne jamais refaire ce genre d’expérience. On a vu 2 lions endormis, 2 léopards en cage, quelques daims de loin et un taureau bleu! pour 1000 roupies (15€). Ca ou rien! Je demande à Morari qu’il m’emmène à la ferme des crocodiles; il ne connait pas et se demande sûrement si je ne perds pas un peu la tête (je le vois à son genre!). Il se renseigne et nous arrivons effectivement à cette ferme. A ne pas oublier qu’une ferme en Inde, ce sont comme leurs hôtels palaces…Le nom y est mais le reste ne suit pas…
Dans une piscine, on voit quand même (car Morari m’accompagne ne croyant toujours pas à mon histoire de crocodiles) un bébé croco dormir au fond de l’eau et dans un coin, entassés les uns sur les autres 5, 6 ou 7 crocodiles des marais (ils sont plus petits). A l’autre fenêtre, je dis à Morari qu’ils sont en bois; nous restons longtemps à regarder et finalement voyons qu’ils respirent. C’est à s’y méprendre. On voit des tortues aussi.
Je visite un musée au center orientation sans importance pour moi car toutes les explications sont en anglais.
Les Siddhis (gens du village) sont noirs et crépus. Ils descendent d’esclaves africains venus au 11ème Siècle.
Je termine l’après-midi en me promenant seule dans la forêt; je vois passer un animal de couleur fauve, je m’approche mais un daim ou un lion, c’est la même couleur de loin!!! Je me dis quand même que le daim s’enfuira en me voyant mais le lion… Je reste un moment sur place avant de faire marche arrière ayant bien repérer par où j’étais passée. En rentrant, je suis face à un troupeau de taureaux bleus (bœufs); je les regarde méfiante; aussi étonnés que moi, ils font de même; impressionnants avec leurs immenses cornes.
En rentrant, le guide népalais me propose une balade dans la forêt, à pied, j’accepte. Il passe la soirée à ma terrasse sirotant son alcool local et me montrant 3 clés USB de photos d’oiseaux.
2 novembre:
Fini la forêt, me voici partie aujourd’hui pour JŪNĀGADH. Je commence par le Fort Uparkot. Je fais la partie possible des remparts sous le soleil de midi. Puis continue mon parcours en visitant les grottes bouddhiques construites sur deux niveaux et bien enterrées. De là, je me rends aux ruines de Jama Masdjid du 15ème siècle et termine en allant voir les deux canons qui datent de 1531 et dont un mesure 5 mètres.
Jūnāgadh est réputé pour le MONT GIRNAR, haut lieu de pèlerinage Jaïn, dont l’ascension est très longue: 10000 marches à gravir (non je n’ai pas mis un zéro en trop!). On peut louer un dholi; le prix varie selon votre poids (grosse balance à l’entrée). Il faut une journée complète pour faire l’aller-retour. Je me contente de monter les 100 premières marches n’ayant aucune intention d’aller plus loin. Je vois les pèlerins redescendent; ils sont courageux et ont la foi!
Passage au complexe Mahabat Maqbara, magnifique monument peu entretenu, qui mêle librement musulmans et hindouistes. Bâtiment entouré de quatre minarets en colimaçon d’une splendeur inexplicable. A ses côtés, la mosquée verte qui est également une école coranique. 3 novembre
J’ai passé la nuit à GONDAL, Orchad Palace. Le matin, je visite un wagon de train royal; quel luxe: chambre avec des vrais lits, salle à manger, cuisine…Il y a aussi le garage du Maharaja avec quelques ancêtres; il manque une belle Mercédès rouge avec les portes qui s’ouvrent sur le toit (vue en photo). Ils l’ont peut-être vendue! Je pousse la visite jusqu’au Palais Navlakha de 1748. Je visite une pharmacie ayurvédique ou plutôt l’usine; ils ont conservé les principes antiques. Je ne comprends pas les explications en anglais mais je vois et imagine le processus.
La route est encore longue, car nous passons par PORBANDAR voir la maison de Gandhi et aussi celle où sa femme Kasturba est née, située un peu à l’arrière de la sienne dans une ruelle où j’ai vu un gros rat. C’est une belle haute maison.
Celle où naquit Gandhi en 1869 se trouve dans le complexe Kirti Mandir. Il y a un musée avec ses photos. Après cet arrêt intéressant à mes yeux, la route reprend jusqu’à DWARKA.
4 novembre:
DWARKA, je m’en réjouissais l’imaginant comme VRINDAVAN (MATHURA) où j’avais séjourné lors d’un autre voyage. Mais, ici ce n’est pas la même chose ni la même ambiance. Je quitte l’hôtel après un jour car on m‘arnaque. Je trouve un autre moins propre pour une nuit.
DWARKA est une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme. On y rend hommage à Lord KRISNA. Il s’y serait établi après avoir fui Mathura à sa 17ème bataille. Cette ville aurait été engloutie sept jours après la mort de Krisna; des historiens ont relevé la présence d’ancres en pierre datant de 2000 ans avant J.Ch… La légende rejoindrait la réalité!!!!
Le temple de Dwarkanath, datant de 2500 ans, est très beau, bâti en cinq étages et superbement sculpté. Comment ont-ils pu faire ça à cette époque quand on voit l’état actuel de la ville…
Je me balade dans la cour du temple. Je ne fait pas la longue file pour passer devant la statue de Krisna. Je me pose, regarde les pèlerins, assise à côté d’un chiot que j’ai envie d’emmener!
Je me perds volontairement dans les ruelles de Dwarka pour tâter l’ambiance.
Je n’irai pas à la plage ni à Bet Dwarka où les non-hindous ne peuvent entrer au temple.
Je quitterai ce lieu demain matin, un jour plus tôt que prévu. Dur pour moi le Gujarat!
5 novembre:
A 10H, départ pour JAMNAGAR qui possède une Université Ayurvédique dont les cours sont en anglais et attirant des étudiants du monde entier. J’aime assez cette ville; je déambule dans les rues comme j’aime le faire, ce qui a été assez rare depuis mon séjour dans le Gujarat.
Je commence par visiter le Palace Lakhota Talav qui se trouve au milieu d’un lac. Le maharaja a voulu donner du travail aux hommes et c’est pourquoi, il a fait construire ce palais. On y arrive en traversant une passerelle. Il y a un musée, une galerie mais sa spécificité est le vieux puits où on tire l’eau en soufflant dans des petits trous dans le plancher! Je m’en vais par l’autre passerelle pour voir le Bhujio Kotho qui est impressionnant par sa circonférence et ses 5 étages, ne peut pas se visiter. Je pousse jusqu’à la porte de la ville puis regagnant la voiture par la rue, un temple m’attire; je rentre et je m’aperçois que c’est le temple Bala Hanuman mondialement connu, qui est dans le Guinness des records car depuis 1964, le mantra est chanté en continu 24H/24 par des prêtres se relayant. Il n’a jamais été arrêté une minute. Impressionnant!!!
6 novembre:
Aujourd’hui, journée cool. Le matin, j’erre dans la vieille ville, visite un grand temple Jain. Je suis invitée à manger une glace par un bijoutier qui fait l’ouverture de sa boutique. J’espère visiter le Pratap Palace mais il faut une autorisation au-préalable. Je la demande. Le manager me passe au téléphone le King parlant bien français. A 17H30, je reçois l’accord d’aller voir et photographier le palace en visite extérieur car il est fermé suite aux importants dégâts qu’il a subi lors du tremblement de terre en 2001. Je manque de temps pour visiter l’intérieur puisque je pars demain et il leur faut du temps pour l‘ouvrir. Il est très grand et très beau, joliment décoré. Le manager me conduit en exclusivité dans la réserve naturelle privée; je vois des animaux que je n’ai jamais vus même pas en photo!
7 novembre:
Départ pour BHUJ, ville complètement détruite par un tremblement de terre important en 2001, ayant causé la mort de 30000 personnes et des milliers de blessés. La route est longue et en mauvais état.
Fin d’après-midi, visite du mémorial Chhatri (cénotaphes) qui est en bien mauvais état suite au tremblement de terre. Beau coucher de soleil par contre!
8 novembre:
Aujourd’hui, grande journée dans les villages tribaux du district BANNI, les Ethnies du KUTCH, au nord de Bhuj. Départ de bon matin.
Il faut aller chercher l’autorisation muni du passeport et d’une copie et 100 rp/personne+50 rp pour la voiture. Elle est délivrée à BHIRANDIALA Village (Police Station) à 51 km de Bhuj. Nullement besoin d’un guide quand on a un bon chauffeur qui connait!
On commence par le petit village où l’on délivre les permis. Les femmes font de la broderie. Elles portent un costume dont le dos est nu. Un homme pressé nous emmene un couple de français et moi vers le magasin. Tout au long du chemin, on verra des hommes portant le turban blanc, pantalon blanc serrant aux jambes et veste indienne blanche. Pendant le voyage, on verra des hommes vêtus de bleu y compris le ruban. Ce sont des tribus différentes.
Nous nous empressons de quitter les lieux pour nous rendre au dessert de sel à 20 km, à la frontière pakistanaise. C’est magnifique avec la mer au loin. On dirait une grande patinoire! L’idéal serait de voir ça au coucher du soleil.
Le 2ème village sera DHORDO, ce sera mon petit coup de cœur avec ses minis ruelles et ses huttes rondes -Bhunga-, ses jeunes mamans refusant de se laisser photographier.
Le 3ème sera HODKA, plus grand, avec des ateliers d’artisans; j’y achète un petit miroir encadré de cuir. Il y a un grand hôtel ressort pour les touristes.
Le 4ème sera KHAVDA où l’on m’offre une sucrerie; ils font de la poterie de façon ancestrale. Ils sont nombreux à coudre pour les Pakistanais.
Le 5ème sera LUDYA, moins intéressant, commercial. J’achète une taie faite main.
C’est fatiguant; il fait très chaud. La journée terminant, je me mets à la recherche d’un permis de boire… (ce n’est pas une blague!). D’ailleurs, je ne devrais pas dire ça, on va vraiment me prendre pour une alcoolo mais voyage pour moi rime avec plaisir et boire une bière en est un! C’est la croix, la bannière pour obtenir ce permis: attestation de l’hôtel, permis au magasin pour obtenir la plus petite quantité qu’on peut imaginer. Le permis n’est valable que pour la ville om le permis a été délivré ou il faut payer 1000 roupies pour l’avoir un mois (si j’avais sû au début).
9 novembre:
Départ pour MANDVI à 60 km de Bhuj. On y va pour voir les chantiers navals en activité. On y construit de grands bateaux en bois appelés Dhow; assez surprenant de près. Evidemment, j’ai dû m’attarder sur une chienne et ses six chiots dont un était perdu sous les décombres de bois; j’ai surveillé la chienne qui faisait tout pour le retrouver et suis partie seulement quand j’ai pu recompter six chiots!
Après je visite le VIJAY VILAS PALACE à 8 km. Là, je me régale car après avoir contemplé le palace et être montée à la terrasse, je ne me suis pas privée de me promener dans le parc un peu hors sentis battus. J’adore. C’est dans ces moments là que j’apprécie de voyager seule.
J’y trouve des plumes de paons et une peau de serpent. Je découvre un petit bâtiment qui, je pense, devait être un bassin d’eau; ensuite, un puits inaccessible.
En fait, le palace date de 1929; je ne comprends pas pourquoi il n’est plus habité!
Personne ne s’étonnera si je dis avoir joué avec un chiot que j‘ai encore envie d‘emmener:!
Sur le chemin du retour, petit coup de cœur de Morari; il voit une tortue au milieu de la route. Il la ramasse; elle doit au-moins peser 2 kg. Et là, c’est lui qui veut l’emmener pour chez lui. En attendant, elle embarque et vient en voyage avec nous jusqu’au lac où il la dépose et où elle s’empresse de nager. Subitement, quelques mètres plus loin, elle vient à la surface comme pour nous dire merci… puis replonge…Nous lui avons sauvé la vie!
Je termine ma journée au mémorial Chattri pour y voir le coucher de soleil… 10 novembre
Ce dernier jour à Bhuj sera consacré à la visite de la ville et ses monuments. Le Prag Mahal Palace de fin du 19ème a été lourdement endommagé par le tremblement de terre; ça me laisse une impression étrange de tristesse; j’ ai envie de verser une larme. On y voit tout laissé là comme près à un départ imminent… J’imagine ce qu’a dû être le lieu au lendemain du séisme! On y voit des lustres provenant de Belgique!!! Je monte jusqu’à la tour de l’horloge puis dégoulinant de sueur, je redescends pour aller au musée Aina Mahal de 1761 où le lit du roi au pied d’or est exposé. On y voit aussi des chaises à porteur et une toile de plusieurs mètres représentant une expédition de l’époque. Le roi a séjourné 17 ans en Hollande d’où on retrouve des verres, céramique, etc de là-bas! On y découvre une salle de 27 miroirs rococo.
Le musée de Bhuj étant fermé aujourd’hui, Morari me fait voir un temple tout en marbre blanc d’une beauté immaculée. Je pense que nous irons le soir pour la cérémonie. J’insiste pour voir la prison où un mur écroulé lors du séisme a permis à 420 prisonniers de s’évader mais tout est reconstruit et bien fermé. En fait, je voudrais savoir si on les a retrouvé? Morani ne sachant pas où la prison se trouve me dit qu’elle a été détruite par le séisme. Ça c’est bien le truc indien mais on ne me l’a fait pas!!!! On en a bien rigolé….mais on l’a trouvée…Je profite pour rentrer dans l’hôpital entièrement détruit; ça me laisse vraiment un sentiment de profonde tristesse. Le soir, je fait le bazar de Bhuj . J’assiste à l’office du soir au temple.
11 novembre:
Départ pour ZAINABAD. A peine arrivée vers 16H que me voilà partie en safari dans le Little Rann avec une famille française habitant l’Inde et une anglaise. Nous allons à la rencontre des onagres ou hémiones ou gudkhur: ânes sauvages d’une beauté saisissante, mélange entre le cheval et l’âne, de couleur sable à la crinière châtain et aux oreilles courtes, style zèbre sans raie. Ils peuvent courir pendant deux heures à 24 km/h avec des pointes de 70. En les approchant, ils s’en vont; pas sauvages pour rien! Ils sont en voie de disparition et ne se trouvent plus qu’en Inde et en Mongolie. Dans ce désert salin, on voit quelques bull nilgai ou antilopes bleus (comme une vache à la tête d’un cheval).
Rentrée au campement péniblement après un beau coucher de soleil et plusieurs pannes.
12 novembre:
Journée détente dans ce havre de paix jusque 16H où je pars à la découverte de la tribu des Ribaris. Les hommes sont tout de blanc vêtus; ils portent des boucles d’oreilles en or. Les femmes ont le ventre nu, des grands bracelets de 20 cm à chaque bras qu’elles ne pourront jamais enlever, des bouches d’oreilles en or et un anneau en or dans le nez; elles sont tatouées sur les bras et le haut de la poitrine. En parcourant le village, tout un attroupement d’enfants me suit jusqu’à la visite d’une maison type où l’on me présente des ouvrages merveilleux en broderie; ils sont fait main par les dames de la tribu. Je rencontre plusieurs troupeaux de chèvres et de buffles avant de rentrer au campement où les pétards commencent à l’entendre vu que la fête DIWALI est pour demain… Excitation !
13 novembre:
Je quitte Zainabad pour rejoindre AHMEDABAD. En chemin, arrêt à BECHARAJI pour voir le temple des Hijras, les énuqués. Très grand temple; belle ambiance comme j’aime à l’intérieur du temple. J’assiste à une puja qui me rempli de joie.
Je continue ma route jusqu’à MODHERA visiter le temple dédié à Sûrva, le Dieu solaire. Il date de 1026. Ce temple n'est plus en activité et a été rénové après avoir été ravagé par plusieurs séismes; il faut savoir que la région est située sur une zone de fractures de l’écorce terrestre. Le site est toutefois très beau avec un grand et profond bassin d’ablution devant le temple, admirablement sculpté. Dans le temple, on trouve plusieurs scènes du Kâma-Sûtra.
Je poursuis la route jusqu’à PATAN pour découvrir le puits de la Reine, le Rani-Ki-Vav.
Je suis époustouflée quand je le vois; je n’ai jamais vu une telle merveille. Pour descendre dans ce puits profond de 65 mètres, on découvre de superbes sculptures au mur tout le long des escaliers. Il y en a beaucoup dans le Gujarat; on les appelle des baolis.
Celui-ci date de 1075 et a été conservé du fait qu’il est resté comblé de terre jusqu’à il y a une trentaine d’années. Je découvre un peu plus loin un grand réservoir avec des ghâts (escaliers) où il y a pleins de singes. Je fais le tour du réservoir et reviens par les escaliers mais petit problème, j’ai dû marcher où il y a pleins de picots de plantes sauvage. J’ai passé ½ H à les enlever de mon pantalon sous le regard amusé des indiens.
Dernier petit arrêt, au Kalicat temple de structure spéciale.
Cette fois, départ pour AHMEDABAD où j’ai réservé un hôtel dont je me réjouis. En arrivant, le booking n’a pas été fait. Je suis déçue. Avec Morari, nous décidons de quitter le Gujarat pour rejoindre directement le Rajasthan. Arrivée à minuit à UDAIPUR.
14 novembre:
J’ai très mal dormi. La chambre était très humide et j’ai eu froid. Je demande à changer et me retrouve dans une superbe chambre avec vue sur le lac. Je vais déjeuner dans un resto au bord du lac où j’entends les femmes taper le linge sur les ghâts. Ensuite, je fais un massage relaxant. Fin d’après-midi, je pars me promener à pied dans la vieille ville où règne une ambiance que j’aime. Je finirais la soirée de nouveau par un massage!
15 novembre:
Départ pour CHITTORGARH. Je vis mal cette journée. C’est la première fois depuis mon départ que je rencontre beaucoup de français. Je suis seule et aujourd’hui, je le vis mal. Je me suis un peu imposée à une table; ils m’ont accepté mais c’était osé de ma part.
Fin d’après-midi, je vais faire une carte de téléphone avec Morari qui se rend compte que je ne suis pas bien. Il fait son possible en me parlant pour me consoler. Je regrette de ne pas être restée à Udaipur; je me sentais moins seule, beaucoup d’indiens parlant français.
16 novembre:
Je connais le fort de Chittorgarh donc je ne le revisite pas quoiqu‘il est formidable; ça doit être le plus grand du monde; il fait 20 km de circonférence. Je visite le château de BIJAIPUR à une trentaine de km. Le château en lui-même n’a rien d’extraordinaire; il est transformé en Hôtel avec des chambres très accueillantes. En fait, c’est surtout le chemin pour y aller qui est magnifique et à lui seul vaut le déplacement. On commence par longer une grande partie de la forteresse que l’on admire du bas. Ensuite, on rentre dans une nature pure, l’Inde non polluée, en passant par plusieurs villages tribaux. J’apprécie aussi le tour du village de Bijaipur à pied et le contact avec les villageois. Là, je n’ai pas honte de ne pas savoir l’anglais car eux non plus ne le parle pas. Et c’est comme ça que je me sens le mieux. Sur le chemin du retour, je demande à Morari de me laisser marcher 1km pour respirer l’air pur sur une route non bondée.
17 novembre:
Départ pour PUSHKAR. Dernier jour avec Morari. Je suis satisfaite de ses services. Il a été chauffeur, confident, complice, de bonne humeur; pour lui j’étais maharani belgium. En lui donnant son pourboire, je le vois déçu; je lui rends un supplément. Il est content. Il le mérite bien que par la suite, je suis déçue en m’apercevant qu’il me demande le double du prix pour venir me chercher à Pushkar et veut récupérer sa carte de téléphone.
18 novembre:
Ici c’est les arrivées des nomades en grand nombre. Je passe cette première matinée en compagnie de Jonathan avec qui j’avais communiqué sur voyage forum. Nous allons voir les chameaux ensemble et le temple de Brahma, sans y rentrer toutefois vu la foule!
Ensuite, nous prendrons des chemins différents. Je suis un peu perdue et j’ai envie de retourner à Udaipur. Je prends les dispositions pour effectuer mon changement.
19 novembre
La nuit porte conseille, je ne pars plus à Udaipur. Je reste ici. Le matin, massage. Après-midi, balade dans la ville et autour du lac. Je suis étonnée de voir les femmes se mettre seins nus pour se laver dans le lac, aux yeux de tous alors que sur les plages, elles vont dans la mer toute habillée. Je termine la soirée énervée; je n’ai plus de téléphone. Morari a coupé l’abonnement!
20 novembre:
C’est définitivement sans téléphone que je terminerais mon séjour puisque le temps d’attente pour avoir une carte Sim en activité est de 7 jours!!!nouvelle loi… J’ai réussi à changer mon billet de train du 23 pour Vârânasî au 25 pour rester deux jours de plus à Pushkar; chose que je n’aurais jamais dû faire. La journée a été très dure car j’ai marché beaucoup. J’ai fait beaucoup de photos de chameaux et d’hommes venant des montagnes, aux turbans colorés et aux longues moustaches. Je reste sur le site jusqu’au-delà du coucher du soleil. Les enfants sont infernales; ils n’arrêtent de mendier et veulent qu’on les prennent en photo pour de l’argent. Des parents font mendier leurs enfants; j’ai vu une petite fille de 3-4 ans en tenue de Shiva avec les ustensiles qui vont avec…, une autre avec un gros turban sur la tête qu’on faisait danser…
On ne sait jamais trop bien le programme ici en Inde; rien n’est affiché; rien n’est officiel. C’était la même chose il y a deux ans. On m’a dit que le festival commençait le 20 mais apparemment, ils sont toujours en train de préparer donc ça doit être pour demain!
Ils font des piercings aux chameaux qui saignent et qui pleurent, c’est horrible à entendre!
21 novembre:
Ce matin, je suis descendue à la camel fair. La foule arrive à la volée. C’est trop. J’ai le programme, rien pour l’instant. Je rentre et me reposer l’après-midi. On verra demain!
22 novembre:
Changement de programme. Je décide de partir demain pour JAIPUR. Trop de monde ici et j’ai vu assez. La fête foraine n’est pas encore ouverte. J’ai fait mon tour de chameau en charrette8
23 novembre:
Je suis à JAIPUR. Le taximen est désagréable, encore heureux que je ne l’ai que pour 3H. Décidément, ce n’est pas un voyage comme les autres. Je vais devoir faire des choix.
24 novembre:
Invitée au festival de mariage, je préfére récupérer. Or, le soir, je tombe dans un horrible piège!
25 novembre:
Départ en train pour VARANASI pour le festival Ganga Mohotsav. Je viens ici pour la 2ème fois. J’attends 3H le train comme je fais habituellement. Au moment d’embarquer, on me refuse l’accès; en fait, ma place n’existe pas; le billet n’a pas été confirmé. J’en veux quand même un peu à Milna de ne pas m’avoir averti. Je tente de monter mais pas de place de libre et mauvais contrôleur qui n’a rien fait pour moi. Voici mon programme chamboulé. Que faire? C’était trop beau qu’il ne m’était encore rien arrivé…Je me réjouissais d’aller à Varanasi. C’est vraiment déçue que je pars à la recherche d’un hôtel et d’une agence. Je dois agir et quitter Jaipur. Le richwash m’emmène à l’agence Aman Tour que je ne recommande à personne.
Je ne prends aucune décision; je dois réfléchir: Gwalior, Lucknow? Où ailleurs?
26 novembre
Je pars à la recherche d’autres agences en tuc-tuc. Rien ne m’inspire. Je suis paumée là sur le coup. Je téléphone à Béatrice qui n’a aucun chauffeur de libre et me conseille d’aller à HAIDWAR et RISHIKESH au nord de Delhi. Je ne me sens plus capable de prendre un billet de train et suis trop chargée pour prendre le bus. Je vais à l’agence Aman qui me fait le circuit en 5 jours pour un gros prix mais avec hôtel fabuleux! Je ne sais pas ce qu’il y a à visiter là-bas!
27 novembre:
Le chauffeur passe me prendre à 9H. Nous mettons 14H de route. J’ai regretté mille fois mon choix pendant le trajet. J’arrive à près de minuit à l’hôtel fabuleux qui, en fait, n’avait rien de tel et m’a mis dans une colère folle. Rien n’allait! Je suis habituée à ce genre d’hôtel mais pour le prix, je m’attendais à tout autre chose. Je téléphone à l’agence pour qu’on me change direct; Pas évident par téléphone quand on ne parle pas anglais mais ils m’ont bien compris quand même et m’ont raccroché au nez. Toutefois, ils ont téléphoné au chauffeur et je change d’hôtel demain. Je pars à minuit à la recherche d’un resto; tout est fermé sauf un petit boui-boui. Il fait très froid. Quelle idée d’aller au nord de l’Inde quand on est frileux! Je continue à regretter!
28 novembre:
Je déjeune dans une ambiance glacial avant de me lancer faire la visite de RISHIKESH. Alors là, je suis agréablement surprise. C’est l’Inde comme je l’aime avec ses nombreux temples, ses singes, ses marchands, des pèlerins. Le Gange ici a une toute autre allure qu’à Vârânasî. Il parait plus pur, dévalant entre les montagnes, il est vraiment sacré ici!
Après la visite prolongée de l’immense temple dont je ne connais pas le nom, j’oublie mon sac avec mon passeport, cartes de crédit, argent au pied de la statue du Dieu Hanuman. C’est en voulant acheter une bouteille d’eau que je m’en suis aperçue. Ca m’était déjà arrivé à l’aéroport de Barcelone où j’avais paniqué à mort. Ici, j’ai fait demi-tour et suis restée confiante ne voulant pas imaginer la suite. Mon sac m’attendait, ce qui vaut certainement au fait qu’il est vieux et sale, ce qui a dû faire penser à un sac de sâdhu. Je poursuis sereine ma longue et magnifique promenade avant de terminer dans un ashram pour faire un mauvais massage. Il fait glacial!
29 novembre:
Visite de HAIDWAR. Je commence par aller voir les Sâdhus qui vivent là en grand nombre. Je vais sur les ghâts du Gange pour un moment de méditation; je baigne mes pieds dans le fleuve.
Nous mettrons 6H pour arriver à DELHI et 3H pour trouver mon hôtel. Le chauffeur est nul! A cause de lui, je ne profite pas de ma soirée; je pensais faire un bon massage! Pas de pourboire!
31 novembre :
Brève nuit à DELHI puis maison d’hôtes chez Ben dans le quartier Nizamuddin.
Un taxi vient me chercher et l’agence de Jaipur s’engage à payer mon hôtel, encore bien!!!
1er décembre:
Il me faut trouver un endroit que je n’ai pas encore fait à DELHI. J’avais vu sur le forum qu’il y a un temple récent, ouvert au public depuis 2005: Akshardhaam temple. Je vais donc voir ce gigantesque temple avec des exhibitions et une promenade en bateau représentant la vie au fil des ans. Il y a une reproduction miniature des grottes d’Ajanta et d’Ellorâ, un village avec une école, un hôpital, un bazar ayurvédique… On y présente un film sur la vie de Swaminarayan. Dans le jardin, de grandes statues en bronze. Le temple est entouré d’éléphants sculptés dans diverses situations. C’est grandiose, 3H pour la visite sans le film.
Je passe ensuite au marché tibétain que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir.
2 décembre:
Départ en bus vers Panhar Ganj pour faire mes achats: épices, thé, crèmes ayurvédiques.
3 décembre:
Dernier jour; comme prévu, je ne fait rien. L’avion est déjà annoncé avec un retard; il décolle à 3H30 du matin. Le retour se passe bien sauf que je n’arrive pas à dormir dans l’avion.
En conclusion: ce voyage a été très différent des autres. J’ai apprécié le Gujarat malgré que ce fut difficile pour moi à cause du manque de communication qui m’a manqué beaucoup durant ce périple. J’ai ressenti plus de solitude que lors de mes précédents voyages mais je partais avec un autre état d‘esprit! Je n’aime pas visiter deux fois le même endroit; j’aime la découverte. C’est pourquoi, après ce 7ème voyage en Inde, j’ai décidé de fermer la boucle…
HOTELS
MUMBAI: SEA PALACE: propre, face mer. 5’ à pied Gâte India, bon repas - 60€
AURANGABAD : SPEARLING PEARL: personnel sympa, bruyant, ch défraîchies - 18€
NASIK : SEVEN HAEVEN: luxe, très propre. Personnel sympa - 30€
SAPUTARA : VAITI ROPEWAY RESORT: bien situé au-dessus montagne, bon repas, sympa. 45€/nuit all in.
VADODARA: HOTEL KALIAN: pas accueillant , moyennement propre, vieux A EVITER - 18€
CHOTTA UDEPUR: Maharaj SAJJANSINK. heritage palace KALINIKETAN
Bon accueil; bon repas; propre; calme, charme, 55€ Pet déj + diner du soir Tél: +91/912669/233577 /9374568090.
JAMBUGHODA: endroit calme, accueil moyen, bon repas, vieillot mais propre, pas eau chaude: 46€ Pet déj + diner du soir et boissons compris www.jambughoda.com . +91 2676 241258
BHAVNAGAR: HOTEL APPOLO en rénovation et pas ascenseur, sera bien après rénovation - 16€
HOTEL WITH ROSE: propre, bon repas, demander chambre arrière, personnel sympa - 20€
DIU: HOTEL RESAL BEATH: propre, bruyants indiens, 2 min plage, Personnel pas sympa. Repas chers. 45€
SASAN GIR: GIR BIRDING LODGE: propre, tout confort, pens compl. Safari organisé. Personnel sympa -40€
GONDAL : ORCHAD PALACE: très cher, propre, luxe - 63€
DWARKA RESIDENCY: propre, ne se laissant pas arnaquer par le réceptionniste. Bonne nourriture - 25€
DWARKA: HOTEL GURUPRERNA : moins chic, moins cher… cour pour se relaxer - 17€
BHUJ: HOTEL MAGALAM, propre, bien situé - 18€
JAMNAGAR: hôtel REGENCY, pas de souvenir particulier ni bon ni mauvais - 26€
ZAINABAD: le pied, petit cottage mignon, plaine nature, relax, propre, personnel sympa, safari gratis - 35€
UDAIPUR: HOTEL MANDIRAM PALACE, mignon, serviable, bien situé avec vue lac, pas hésité à changer ch si va pas - 37€
PUSHKAR: GREENPARK, trop loin du centre, ch froide, 35€ pend festival.
JAIPUR: hotel MOON LIGHT; clean, sympa, balcon, resto terrasse, bonne nourriture, calme hors ville - 17€
JAIPUR: hotel Héritage INN, au calme, bien situé, propre, sans plus - 17€
RISHIKECH: hotel HD regency, froid, belle vue, demander le 2ème ou le 3ème étage. - 23€
Hotel SHIVAHAM : à éviter - 28€
DELHI; HOTEL NAMASKAR INDIA : propre, sympa, 17€
DELHI: Chez BEN: voir Milna.org - Impeccable - 15€
Un mois en Inde en novembre 2012, passage au Népal English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir en inde 1 mois au mois de novembre. Voyage sac a dos, train, hostal(guest house), donc petit budget 500 euros. Je vais me concentrer sur le nord, mais j'aimerai faire un tour au nepal. J'arrive et repars de Dehli.
Je voudrai avoir des renseignements sur les visas, un itinéraire, des treks incontournable, des infos sur le budget... J'espère avoir le plus de renseignements possibles. Je n ai pas l'habitude de me dépécher dans mes voyages, mais là, 1 mois c est court!!! J'aimerai autant eviter les villes, et passer plus de temps dans les campagnes, y a t il des trajets de trains, avec des arrets dans differents villages et paysages magnifiques? autant essayer de rendre les transports agréables!!!
J ai trouver qq renseignements, agra, varanasi, reserve des sundarbans (frontiere bengladesh), amritsar, dharamsala (refuge des tibetains). Je voudrai aussi avoir qq conseils sur mon itineraire, où aller en 1er, en bref comment faire pr gagner le plus de temps...
Je souhaite aussi acheter des vetements et des bijoux, si qqn peut me donner un quartier, un marché?
Merci d avance a ceux qui prendront la peine de me répondre dossy
je souhaite partir en inde 1 mois au mois de novembre. Voyage sac a dos, train, hostal(guest house), donc petit budget 500 euros. Je vais me concentrer sur le nord, mais j'aimerai faire un tour au nepal. J'arrive et repars de Dehli.
Je voudrai avoir des renseignements sur les visas, un itinéraire, des treks incontournable, des infos sur le budget... J'espère avoir le plus de renseignements possibles. Je n ai pas l'habitude de me dépécher dans mes voyages, mais là, 1 mois c est court!!! J'aimerai autant eviter les villes, et passer plus de temps dans les campagnes, y a t il des trajets de trains, avec des arrets dans differents villages et paysages magnifiques? autant essayer de rendre les transports agréables!!!
J ai trouver qq renseignements, agra, varanasi, reserve des sundarbans (frontiere bengladesh), amritsar, dharamsala (refuge des tibetains). Je voudrai aussi avoir qq conseils sur mon itineraire, où aller en 1er, en bref comment faire pr gagner le plus de temps...
Je souhaite aussi acheter des vetements et des bijoux, si qqn peut me donner un quartier, un marché?
Merci d avance a ceux qui prendront la peine de me répondre dossy
Premier voyage en Inde, seule au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Je pars au Rajasthan au mois de Novembre pour 3 semaines. Je serai à Bikaner durant envrion 15 jours, au sein d'une association. Puis je me laisse 1 semaine pour visiter Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Agra, Benares. J'envisage de prendre un véhicule avec chauffeur de manière à ne pas perdre trop de temps. Cela dit, je vais être amenée à prendre un bus de nuit notamment entre DELHI et Bikaner. Qu'en pensez-vous pour une jeune femme de 26 ans, seule? D'après vous, est-il préférable de prendre le train de nuit? Ce n'est pas le confort qui m'intéresse mais d'avantage la sécurité et la tranquillité d'esprit! Mon arrivée à Delhi est prévue dans la nuit du 07 au 08 novembre 2011, si quelqu'un est interessé pour faire le chemin ensemble, c'est avec plaisir!
Merci pour vos réponses et à bientôt!
Anne
Je pars au Rajasthan au mois de Novembre pour 3 semaines. Je serai à Bikaner durant envrion 15 jours, au sein d'une association. Puis je me laisse 1 semaine pour visiter Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Agra, Benares. J'envisage de prendre un véhicule avec chauffeur de manière à ne pas perdre trop de temps. Cela dit, je vais être amenée à prendre un bus de nuit notamment entre DELHI et Bikaner. Qu'en pensez-vous pour une jeune femme de 26 ans, seule? D'après vous, est-il préférable de prendre le train de nuit? Ce n'est pas le confort qui m'intéresse mais d'avantage la sécurité et la tranquillité d'esprit! Mon arrivée à Delhi est prévue dans la nuit du 07 au 08 novembre 2011, si quelqu'un est interessé pour faire le chemin ensemble, c'est avec plaisir!
Merci pour vos réponses et à bientôt!
Anne
Escapade de trois jours au Taj Mahal (Âgrâ, Inde) English translation pending
Bonjour,
Nous pensons partir en voyage de noces au vietnam 15 jours avec un stop de 5 jours à Phuket en Thailande au mois de juillet. Nous ne connaissons pas l'Inde et nous souhaiterions profiter de ce séjour pour voir le Taj Mahal qui me fait rêver. J'ai vu que Air Asia proposait des vols pas trop chers Bangkok /New Delhi et je me demandais si une telle escapade était réalisable ? L'horaire d'arrivée à New delhi est tardif vers 22h30. Nous pensions dormir à New Delhi et partir le lendemain vers le Taj Mahal y passer la journée et une nuit et revenir à New Delhi ? J'ai lu qu'il y avait environ 3 heures de route. Mes informations sont -elles excates ? Peut-on trouver un taxi "sûr" qui fasse le trajet New Delhi/(Agra)Taj Mahal ? Est-ce une bonne idée de dormir une nuit près du Taj Mahal ? Quel est serait le coût d'un tel trajet en taxi individuel avec chauffeur ? Quel est la fourchette de prix pour un hotel correct à New delhi et au Taj ? Cela fait beaucoup de questions... (désolée ). J'ai l'habitude de partir en individuel en Asie mais je ne connais pas du tout l'Inde. Un tel crcuit peut-il se faire sans souci sans passer par une agence et sans risque ? Merci de vos réponses. Knou
Nous pensons partir en voyage de noces au vietnam 15 jours avec un stop de 5 jours à Phuket en Thailande au mois de juillet. Nous ne connaissons pas l'Inde et nous souhaiterions profiter de ce séjour pour voir le Taj Mahal qui me fait rêver. J'ai vu que Air Asia proposait des vols pas trop chers Bangkok /New Delhi et je me demandais si une telle escapade était réalisable ? L'horaire d'arrivée à New delhi est tardif vers 22h30. Nous pensions dormir à New Delhi et partir le lendemain vers le Taj Mahal y passer la journée et une nuit et revenir à New Delhi ? J'ai lu qu'il y avait environ 3 heures de route. Mes informations sont -elles excates ? Peut-on trouver un taxi "sûr" qui fasse le trajet New Delhi/(Agra)Taj Mahal ? Est-ce une bonne idée de dormir une nuit près du Taj Mahal ? Quel est serait le coût d'un tel trajet en taxi individuel avec chauffeur ? Quel est la fourchette de prix pour un hotel correct à New delhi et au Taj ? Cela fait beaucoup de questions... (désolée ). J'ai l'habitude de partir en individuel en Asie mais je ne connais pas du tout l'Inde. Un tel crcuit peut-il se faire sans souci sans passer par une agence et sans risque ? Merci de vos réponses. Knou
Charles-de-Gaulle: pire aéroport du monde? English translation pending
Selon le site de voyage indépendant canadien, sleepinginairports.net, qui mène une enquête permanente auprès de ses utilisateurs, Roissy CDG serait le pire aéroport du monde, devant Moscou, New York, Los Angeles et Delhi. Les meilleurs étant Singapour, Séoul et Hong Kong. Le meilleur en Europe étant Amsterdam, San Francisco pour l'Amérique du Nord Rio pour l'Amérique et Dubaï pour le Moyen Orient.
La suite de l'article : http://www.slate.fr/story/9435/roissy-cdg-le-pire-aeroport-du-monde
Je suis tombé ce matin sur cet article de Jacques Attali pointant les lacunes de l'aéroport CDG. Ce n'est pas complètement faux ce qu'il dit... Vous en pensez quoi?
Je suis tombé ce matin sur cet article de Jacques Attali pointant les lacunes de l'aéroport CDG. Ce n'est pas complètement faux ce qu'il dit... Vous en pensez quoi?
Bangladesh: quinze jours de balade English translation pending
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions.

Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.
Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’�� cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.


Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.

Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’�� cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.

Inde: trois semaines au Rajasthan en août 2007 English translation pending
Voici un résumé du carnet de route de notre voyage de 3 semaines en INDE au mois D'août 2007
L'itinéraire prévu au départ était le suivant : Delhi > Jaisalmer > Jodhpur > Mont Abu > Udaïpur > Jaïpur > Shekawati > Jaïpur > Fathepur Sikri > Agra > Delhi Il est évident que se tenir à un itinéraire donné est irréalisable et c'est tant mieux...
L'itinéraire final était celui-ci : Delhi> Jaisalmer > Jodhpur > Udaïpur > journée à Ranakpur - Kumbalgarh > Chittogarh - Bundi > Jaïpur > Agra - Fathepur Sikri > Delhi
DELHI > JAISALMER
Atterissage vers 00h00. Chaleur étouffante des l’arrivée (+ de 30 degrés) et humidité à 99, 999%… Après récuperation de nos bagages, nous allons changer un peu de roupies au guichet de la banque Nationale qui est ouvert toute la nuit dans l’aéroport ( pensez à demander un reçu : ils ne le donne pas automatiquement et ça pourra vous être utile plus tard), nous finissons par trouver, parmi les centaines de gens équipés de panneaux le taxi venu nous chercher, et nous voila parti pour un rodeo urbain entre camions, scooters, motos, vaches et klaxonsssss sans fin…Crazy Delhi. (Nous avions réservé l'hôtel par internet ainsi que le transfert vers l'hôtel : ce qui n'était pas plus mal étant donné l'heure tardive de notre arrivée.)
Arrivés 30 min apres a l’hotel Smyle Inn dans le quartier de Pahar Ganj (quartier bien routard, voir roots). Malgres l’obscurité, on peut apercevoir des vaches, des poubelles, des flaques d’eau, des gens qui dorment par terre, et une odeur indescriptible nous monte au nez… Petite nuit et réveil difficile dans cette chambre un peu miteuse (un peu comme une cellule : petite et sans fenêtre) de Main Bazar, et après un petit déjeuner assez dégeux au restaurant sur le toit, c’est parti pour une visite du quartier de Pahar Ganj… Quartier encore plus roots de jour avec toujours cette odeur constituée d’un mélange d’épices, de poubelles, d’excrements, de pisse et de vieux trucs croupis, mais ambiance sympa quand meme…le quartier ce réveil doucement.

Nous prenons ensuite un rickshaw pour la gare d’Old Delhi afin de poser nos sacs bien trop lourds (cloack room sur la droite de la gare : pour pouvoir l'utiliser il faut une réservation de train), puis visite du fort rouge (moins beau que celui d'Agra) nous sommes fouillés 2 fois avant de pouvoir y entrer. Après cette visite, nous partons pour Jaisalmer en train vers 17h45 : 921 kms…..arrivée prévue vers 13 heures le lendemain. Nous avions déjà reservé le train par internet lorsque nous étions en France : un peu compliqué et long mais sûrment moins que de faire la queue dans une foule d'Indiens aglutinés les uns aux autres. Nous achetons quand même à la gare de Delhi le "Train at the Glance" (32 roupies) : ce qui nous sera très utile pour nos futur trajets (d'ailleurs ça a l'air d'être une vrai bible : toutes les agence de voyages en ont un.)
Nous rencontrons sur le quai de la gare, deux Espagnols (Laura & Nestor de Murcia) en route pour la meme destination : Jaisalmer, Golden City. Le train part avec quand meme 1h30 de retard, et voici que défile sous nos yeux les banlieues de Delhi… Le spectacle est hallucinant pour nos yeux européens………………Petite nuit malgrès les 22 Heures de trajet…..!!!! Le sac à viande est bien utile dans le train ainsi que les boules quies et le bandeau pour les yeux. Prévoir également des lingettes ça peut être utile lorsque le trajet est long. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les toilettes sont plutôt propres dans les train et ne sentent pas trop mauvais : choisir plutôt les toilettes western. Nous avions choisi la classe 2A (ou 2 AC) : très bien avec 4 couchettes et un rideau pour protéger un peu de la lumière du couloir. Attention par contre prévoir une veste car il fait un peu froid à cause de la clim qui est à fond. Prévoir quand même de quoi attacher vos sacs (certains vont détourner votre attention : "where are you from", pendant qu'un autre se faufile pour récupérer vos affaires).
JAISALMER
Nous avions décidé d'essayer le couchsurfing en Inde, et après avoir échangé quelques e-mails de France avec des Indiens, nous nous retrouvons avec quelques contacts en poche.
Des notre arrivée à Jaisalmer, notre premier hôte nous attend. Il nous conduit dans la forteresse, pour nous loger dans une guest house (pas prévu, nous devions loger chez lui…) Apres quelques explications, il nous apprend que sa maison est en travaux et qu’il paiera l’hôtel pour nous…….well we’ll see… (ce qui est bien vrai) Ensuite rendez vous avec son Oncle, responsable des travaux du Fort et son ami… Finalement ses personnes sont formidables, nous offrent les repas, le Chai (thé indien), nous emenent voir le couché de soleil dans le désert, et nous font visiter des endroits incroyables inaccessibles aux autres touristes….Incredible! A ne pas manquer : le Palais du Rajmahal, le temple Jain à l'intérieur du fort et Patawah-Khi-Havelis à l'exterieur.
Nous vous conseillons de trouver une guest house ou un hôtel à l'intérieur du fort : on à l'impression d'être dans un petit village où tout le monde se connaît et vous verrez qu'au bout de 2 jours sur place les gens vont vous reconnaitre également: c'est plutôt sympa surtout quand on arrive d'une grosse ville avant. Nous quittons avec regrets cette ville calme et fantastique (que nous conseillons vivement à tout ceux qui vont au Rajasthan) pour Jodhpur la Bleue. Nous allons voyager un peu avec Laura et Nestor, nos spanish friends jusqu’a Udaipur. Nous voilà parti avec le train de nuit pour Jodpur qui part a 23h15. Nous passons une petite nuit dans un wagon 3A (c’est a dire 3 couchettes : haut, milieu, bas + 2 sur le cote…) l’ organisation dans ce genre de wagon relève de l’exploit, ça resemble un peu a un tétris grandeur nature ou les sacs se déplacent pour laisser passer le gars qui apportent les draps douteux, qui laissent passer le controlleur, etc…. Nous ne conseillons pas cet horraire de train car il arrive trop tôt le matin et ne permet pas de se reposer : un autre départ est situé aux alentours des 16h.
JODHPUR
Arrivée très matinale (5h35) à Jodhpur et réveil en fanfare dans le wagon : même chose mais à l’envers… Nous sortons de la gare tout embrumés et sautons dans un rickshaw (re-tétris : 4 personnes + 4 gros sacs a dos + 4 petits sacs…….mais ça rentre en tassant bien.) Arrivés à l’hotel (pas le bon evidement) puis arrivée au bon hotel (Devi Bhawan), nous attendons que nos chambres se liberent jusqu’a 11h30….Nous somnolons près de la piscine (pas le courrage de se baigner) Pendant ce temps la nourriture indienne commence a faire son effet sur nos pauvres organismes, et les allez retour au toilettes se font + pressants…..merci le PQ… Le soir dinner au "On the Rock", le resto branché du coin, décor vraiment sympa, et bouffe de bonne qualité...puis dodo réparateur.
Lendemain : Apres avoir prié Ganesh toute la nuit, tout est réparé, full power après un petit dej, Visite du magnifique fort de Jodhpur (Visite trés bien faite avec un audio guide) et de la vieille ville.
Nous repartons vers 15.00 pour Udaipur en bus “Deluxe” (normes indiennes) “pourris” (normes francaises). Apres 5 - 6H de route (quand il y en a) Nous arrivons à Udaïpur, au beau millieu des montagnes Indienne. Rickshaw vers l’hotel puis dodo… UDAIPUR Réveil apres une bonne nuit de repos dans notre Guest house (Jheel Guest house) un peu crade mais avec une belle vue sur le Lac. Le temps est couvert. Petit dejeuner sur le terasse au son des lavandieres qui lavent leur linge dans le lac juste en dessous…
Ensuite visite du City Palace d’Udaïpur : exterieur joli mais interieur un peu chiant (prenez un guide sous peine de ne rien comprendre), nous sommes crevés… Apres la visite nous rencontrons un guide qui apprend le français, nous discutons un peu puis il nous invite a boire le thé chez lui le soir, nous acceptons. Spectacle de danses traditionelles et marionettes dans un bel Havelli : Bagore Ki Haveli (grosse et vieille baraque bourgeoise super bien decorée…). : c'est assez sympa. A la fin du spectacle, le guide nous attend sur sa moto… nos amis espagnols vont se promener, et nous montons à 3 (possible aussi a 4, norme indienne) sur sa moto en route vers sa maison. Là nous attend sa femme, sa fille, sa cousine….nous passons une soirée très agréable à discuter, On apprend à faire le Chai (thé indien) et nous repartons, après de tristes au-revoirs, vers notre hôtel à trois sur sa moto. Le temple de Jadish est un temple très animé : il y a des femmes qui chantent toute la journée : nous vous conseillons de vous y rendre le soir : c'est très conviviale.
RANAKPUR / KUMBALGAHR
(nous vous conseillons cette excursion d'une journée au départ d'Udaipur)
Nous avons, avec nos amigos espagnoles, réservé une voiture avec chauffeur pour la journée. (TRAVEL PLANET à droite du JAGDISH TEMPLE professionel et prix corrects : 1000 rps à diviser en 4) Départ à 9h pour le fort gigantesque de Kumbalgahr perdu en pleine montagne, route defoncée et traversée de villages de montagne sur un musique techno Indienne. Visite du fort vers 11H00, nous montons au sommet pour decouvrir un paysage magnifique… tous les touristes presents sont indiens, et se groupent autour de nous pour qu’on les prenne en photo, ils adorent ça… le fils, la fille…tous le monde y passe...dans la bonne humeur... Vive le numerique…
Départ pour 3 heures de routes de montagne pour les temples de Ranakpur… déjeuner rapide puis arrivée au temple vers 16h00. Visite des plus beaux temples Jains du Rajasthan au milieu d’un parc naturel ou se cotoient les paons, les buffles, les vaches bien sur, les chacals, les singes, les cobras et les hommes…superbe…
On en à pris plein les yeux lors de cette journée.
Retour vers Udaipur sur une route encore + defoncée que les autres, voir pas de route, ou chemin de terre….notre chauffeur est champion du monde… et on se rends compte que la conduite en Inde pour un européen est completement impossible, tant les règles nous sont étranges (mort assurée sans klaxon)…. Nous changeons d'hôtel pour le BABA Palace, un peu plus cher (500 rps), mais surtout super clean, (C'est l'un des meilleurs que nous ayons fait) et avec un super roof top restaurant, juste en face Jadish Temple. Lendemain journée détente près du lac d’Udaipur…Le tour en bateau sur le lac est un peu cher (enfin tout est relatif : 300 rps) et la halte sur le Jag Mandir n'est pas indispensable. Demain depart vers 9h00 pour BUNDI avec un arret à Chittogarh, avec notre chauffeur préféré…. BUNDI / CHITTOGARH 8h30 : petit dej. avec Laura et Nestor sur le toit du BABA hotel, puis nous liberons nos chambre. Notre chauffeur nous attend dans le hall de l’hotel, il est grand, sec, pas très bavard, mais très sympa et surtout il pilote comme un chef entre les trous et les bosses. Nous partons d’Udaipur sous une fine pluie de mousson. Après environs 2h00 de route nous arrivons à Chittogath, ville sans grand interêt mais surplombée par un impressionant fort qui domine la ville, un peu en ruine à certains endroits, ou singes et cochons vivent en toute liberté. Notre chauffeur nous promène sur ce site gigantesque entre les différent lieux a voir : temples, ruines, temples, ruines… (plûtôt utile d'avoir un chauffeur pour cette visite car les monument sont éparpillés un peu partout ). La visite du site est vraiment sympa, on peut presque y passer une journée...
3 heures plus tard, nous reprenons la route vers Bundi, ou devrais-je dire le chemin… car l’autoroute est en construction ; La progression est alors plus compliquée, nous sommes secoués comme des vieux slips dans le tambour d’une machine à laver pendant 3h00. Arrivés a Bundi, nous trouvons une Guest house Haveli KATKOUN (patron très sympa mais hôtel en travaux), dinner sur toit du shivam guesthouse puis DODO… Lendemain : Nous faisons un petit tours d’exploration de la ville et arrivons au niveau du bazar. Le soir visite du palace (joli, mais un peu vide) de Bundi, puis nous commencons l’ascension vers le fort : une pente raide et glissante qui nous mène tout en haut de la montagne qui surplomble la ville. En haut, un fort immense, abandonné aux vaches et au singes, les décors de ce lieux nous rappelles le Livre de la jungle… Deux espèces de singes vivent a cet endroit : les Macaques reconnaissables à leurs derrières en “choux fleur” de couleur rouge (pas tres fins) et les Langours a têtes noires, moins agressifs mais voleurs, il ne faut rien laisser trainer…
Nous traversons lentement un endroit remplis de singes puis montons dans un batiment en ruines remplis de chauves-souris pour admirer le magnifique panorama sur la ville. Nous redescendons à la tombée de la nuit et dinnons dans une guesthouse près du lac (Uma Magh Haveli). C’est notre dernier jour avec nos compagnons de route, demain, ils partent vers le nord, et nous vers Jaipur… Tristes au revoirs puis DODO… JAÏPUR Après un petit dej au bord du lac de Bundi (Uma Magh Haveli, très sympa), nous nous rendons à la gare routière pour trouver un bus en direction de Jaipur… Un bus part justement quand nous arrivons, nous sautons à l’interieur et nous voila partis pour + de 5h de trajet.
La route est longue et la fatigue bien présente. Dès notre arrivée à Jaipur nous nous rendons compte de l’immensité de la ville… polution, surpopoulation, mendicité… Nous appellons ensuite notre deuxième couchsurfing, chez qui nous devons dormir ce soir… La comprehension n’est pas facile au téléphone et nous attendons sa venue à la gare. 1 heure plus tard, nous le rappelons, nous devons en fait nous rendre chez lui. Je prends son adresse comme je peux, puis, dès la sortie de la gare routiere, nous voila assaillis par une horde de chauffeur de Rickshaw en folie… 2 heures plus tard, après plusieurs detours, nous arrivons enfin a bon port… Notre hôte et ses grand parents nous accueillent, nous offrent un dinner végétarien, à base de riz, curd (genre creme fraiche), Dal (no spicy), puis mangue en dessert et patisseries indiennes. Ils nous mettent a l’aise et nous disent de faire comme chez nous… Nous prenons possession de sa chambre et lui dort sur le canapé…sympa Lendemain : Nous tentons quelques visites dans la ville, mais nous sommes trop fatigué, et Jaipur vraiment trop stressante, nous restons plus tranquilles. Le soir dinner au Peakcock restaurant (très sympa) avec notre hôte et 2 de ses amis… Lendemain : La forme étant revenue, nous sautons dans le premier bus (Numero 201), en direction du fort d’Amber… à 15 km de la. Le site est magnifique, la vue sur les montagnes environantes formidable…
Nous changeons ensuite de bus pour le Monkey Temple (Galta) à la sortie de jaipur…. nous rentrons finalement assez tot (trop fatigues). Apres une petite sieste réparatrice, re-dinner au Peakcock restaurant, puis nous partons avec notre hote vers le plus grand cinema du Rajasthan (Raj Mandir) pour voir un film en Indi de 3 heures…. “CHAK DE India”… avec entracte… Excelent, le spectacle est autant sur l’ecran que dans la salle, c’est un joyeux bordel…( nous le conseillons à tout le monde)
Lendemain : Triste au revoir de notre nouvel amis indien et de ces grands-parents vraiment très atachants Nous sautons dans notre bus en direction d’Agra… AGRA Après 5h30 de trajet difficile pour nos fesses nous voila arrivés dans la banlieu d’Agra…
La ville n’est pas très propre, mais parait moins turbulente que Jaipur… Premier arret : “Agra Center” crit quelqu’un pour nous insiter à descendre. c’est certaintenement un chauffeur de rickshaw qui espère ralonger le trajet de certains… notre voisin, un indien, nous conseille de descendre au prochain arrêt… Après négociations avec un rickshaw, nous voila parti vers le Kamal Hotel (300 Rs la nuit), que nous avions réservé la veille par téléphone (heureusement car il était complet)… Les chambres sont assez sobres mais pas trop crades. Après avoir essayé de prendre une douche (froide + jet completement anarchique), nous nous rendons sur le roof top restaurant pour decouvrir une vue imprenable sur le Taj Mahal… Repas sympa, non spicy, en compagnie de 2 voyageuses françaises… dodo Lendemain : Après une nuit très courte (lever 5h30), nous arrivons sur ce site exceptionel qu’est le Taj Mahal (750 Rps quand même), avec un beau lever de soleil et les yeux boursouflés… il mérite bien son statut de merveille du monde…
Il est vraiment conseillé de le faire tôt le matin ou le soir, car il y a moins de monde et surtout la lumière est plus sympa même si c'est un peu fatigant ça vaut le coup.
Nous restons 3 heures à le contempler, puis retour à notre hotel pour un bon petit dej, puis sieste… Nous repartons vers 12h00 pour le Fort Rouge d’Agra (250 Rps par personne). Nous faisons la visite avec un guide très interessant (150 Rps pour le guide après négociations…) Dans cette ville les Marchands sont plus insistants, tout comme les rickshaws, avec qui il faut marchander, et discuter ferme pour qu’ils vous emmenent au bon endroit et surtout sans arrêt shopping…(commissions). Ensuite, visite du très joli Baby Taj, sur l’autre rive de l’Yamuna, puis retour à l’hotel pour un bonne douche… Nous dégustons un très bon poulet grillé au citron (vivement conseillé fried chicken with limon : pas épicé) avec nos copines francaises au KAMAL Hotel… puis dodo de bonne heure. Demain, nous tenterons de prendre le bus en direction de Fathepur Sikri, a environ une heure de route d’Agra… Après une bonne nuit de repos, et un bon petit dej, nous voila parti vers la gare routière d’Agra pour trouver un bus en direction de Fathepur Sikri. FATEPUR-SIKRI Arrivés à la gare, nous trouvons très facilement un bus Express (les gens nous aident) et le trajet ne coute que 22 Rps (0.50 euros) par personne. En inde, malgrès les apparences les bus sont assez bien organisés et faciles à utiliser, il suffit de demander à n’importe qui, seul le confort est aléatoire. Les bus Deluxe sont plus confortables, on peut baisser les sièges, mais les bus étant tres vieux, les sièges sont pourris… Les bus express sont difficiles à décrire…….. (Normes Indiennes : pourris / Normes francaises : Inexistant) Les petits bus : plus courrants dans les villes, ne possedent qu’une banquette tout autour, et tout le monde debout au millieu entasse comme des sardines (Tetris). Le chauffeur fume des beedies, klaxonne comme un tarré, son compère, à qui l’on paie les billets, gueule (en Indi) le nom de la destination, et le nom de l’arrêt par la porte toujours ouverte… Pendant le trajet nous faisons connaissance avec 3 français, avec qui nous passerons la journée. Arrivés a Fathepur Sikri, plusieurs personnes essayent de nous attirer vers la partie gratuite du site, qui pululle de vendeurs collants en tout genre, nous suivons les conseils du “routard” en nous dirigeant vers l’entrée payante. Nous y trouvons un guide qui parle un francais approximatif, nous partageons les frais avec les autres français (100 Rps = 2 euros pour 2 heures d’explications….pourquoi s’en priver).
Le site est superbe, la visite intéressante… déjeuner dans un restos du coin (tres bon) puis retour à notre hotel pour une petite douche (utile) Nous partons demain vers delhi en train… la fin est proche… DELHI Apres un petit dej à notre hotel d’Agra, nous liberons notre chambre puis nous prenons un rickshaw en direction de la gare d’Agra Cantonement… Nous galerons un peu pour trouver le bon quai car il n’y a pas beaucoup d’indication, mais après quelques recherches, nous apprenons que notre train à une heure de retard. Finalement nous metrons 5 heures au lieu de 3 pour arriver à la gare de New Delhi. Le voyage nous parait un peu long, nous avons reservé en classe sleeper, pas trop confortable… et pour couronner le tout nos sièges sont pris, le controleur nous en donne d’autres également pris….bref, on s’assoie au hazard, on change plusieurs fois de place, pour finalement squater au milieu d’une famille bien gentille.
Arrivés dans la folie de la gare de Delhi, nous tournons un peu en rond pour trouver la sortie… Les gens courrent dans tous sens et les panneaux sont tous ecrits en Indi…Nous finissons par nous retrouver et nous dirigeons à pied vers notre hotel (Namaskar) en slalomant à travers les rickshaws, les vélos, les voitures, et les mendiants…sympa Delhi. Le quartier de Pahar Ganj, et surtout Main Bazar, grouille de vie, mais nous trouvons ça plus sympa qu’a notre arrivée (l’habitude surement), Il fait chaud et nous arrivons à l’hotel en 10 minutes environs. Le patron nous accueil d’un air blasé tout en regardant son feuilleton à la telé…Un garcon nous montre une chambre a 300 Rps (6 euros) : une vraie cellule de 9 m² sans fenêtres…nous changeons pour une autre avec clim et un petit bout de fenêtre….pour 480Rps (9 euros). Nous réservons un taxi vers l’aéroport pour le lendemain (200 Rps). Apres quelques emplètes dans cette rue commercante, nous quittons notre cher quartier et décidons d’essayer le metro de Delhi (un des rares transport que nous n’avons pas encore pris en Inde), et la Grande SURPRISE….. les couloirs sont presques deserts, nickels, climatisés… personne ne jette ses dechets par terre, personne ne crache, personne ne pisse sur les murs…c’est un autre monde… Après une fouille au corps nous entrons vers les quais. Le prix du ticket (jetons) est tres bon marché (6 Rps = 0.12 euros négociation non possible) et le transport très rapide et pratique. Nous arrivons 5 minutes plus tard a Counaught Place, le champs Elysée de Delhi, et la, devant nos yeux ébahis, se dévoile le Delhi moderne que nous ne connaissions pas encore… les boutiques chics succedent aux grandes chaines de restos et nous craquons lamentablement… devant…. le Mc Donalds…. et oui, mais il fallait bien tester le Mac Maharadjah…. nous ressortons avec une boule au ventre (meme concepte qu’en france mais a la place du boeuf, on a droit a une boullie de poulet reconstituée…le sundae est le même). Pour digérer un peu, nous nous asseyons sur l’herbe dans le parc au milieu de la place…ambiance tres décontractée….mais il est temps de rentrer dans notre quartier de oufs. Demain, quelques visites de monuments, quelques emplètes, un peu d’escens et quelques offrandes au pieds de ganesh, Shiva, Vishnu, 2 ou 3 gourous et nous attendrons notre avions…bien sagement. Lendemain et dernier jour
Notre dernier jour en Inde commence, nous nous reveillons dans notre chambre de Main Bazard, tout sec a cause de la clim (premiere chambre avec clim…), dehors les enfants jouent dans la cours de l’école… il est 9h00.
Nous nous baladons à la recherche d’un endroit pour prendre un petit dej… très rare dans le quartier, finalement nous trouvons un cafe / restaurant un peu plus haut dans la rue : le Club India, endroit tres propre, nous prenons, un chai, un Darjeeling, des oeufs et un jus de mangues fraiches… nous voila remplis et en forme pour notre dernier jour (de shopping). Après quelques emplètes dans main bazar, nous prenons le métro en direction d’Old Delhi pour visiter la grande Mosquée, Jama Masjid. L’entrée est gratuite et 200 Rps pour un appareil photo + 50 Rps pour monter en haut du minaret + 5 Rps pour le gamin qui garde nos chaussures…..pffff. La vue de la haut est sympa, on apercoit l’étendue de cette ville immense, mais il ne faut pas être claustrophobe pour y monter car on se croise très difficilement, dans le minuscule escalier en collimacon. Nous prenons ensuite un cycle rickshaw en direction du temple Sikh à deux pas d’ici, nous traversons les quartiers d’Old Delhi, ces rues minuscules, ou un boeuf a du mal a croiser un vélo et, 10 min plus tard, nous arrivons devans le temple…
Nous laissons nos chaussures à la consigne et passons dans l’eau sacrée du petit bassin “lave-pieds” devant l’entrée. Les fideles s’en aspergent les cheveux et en boivent une gorgée avant de rentrer, nous ne les imitons pas… herk A l’interieur la prière se termine et nous pouvons rentrer, M. Singh (il s’appellent tous comme ça) nous accueille et nous fait la visite. il nous explique les principes de la religion Sikh (monotheiste, prone le partage, refuse le système des castes…..) le tout dans un anglais trop rapide pour nous… Il nous montre les cuisines et la cantine ou tous le monde est bénévole, et chacun peut manger gratuitement…mais ça ne nous dit rien…. Nous reprenons le métro en direction de connaught place et nous nous laissons tenter par un resto chinois un peu trop chic… allegés de 1000 Rps (20 euros) nous repartons le ventre plein vers Main bazar pour encore un peu de shopping........ Nous confirmons notre vol directement sur internet, ou nous pouvons choisir nos places (avec hublot), une derniere douche dans notre superbe salle de bain**** (lol), et le taxi viendra nous chercher pour nous conduire a l’aeroport international Indira Gandhi, d’ou nous nous envolerons, a 1h00, vers Paris… Quelques Bonnes adresses :
DELHI : Les hôtels où nous sommes descendu à delhi sont cher, moche et le personnel est en général très peu aimable, mais on peux reserver une chambre et un taxi de france via leur site web...donc pratique quand on arrive à Delhi au millieu de la nuit. SMYLE INN et NAMASKAR (entre 300 et 500 Rps la double et 200-250 Rps le taxi vers l'aéroport) : ce ne sont pas de bonnes adresses mais c'est plutôt pratique ( pas loin de Main Bazar et de la gare de New delhi) Club India un des rares endroits à pahar ganj ou l'on peut prendre un petit déj, endroit sympa, très propre sur la petite place, moitié de Main Bazar
JAISALMER : Beaucoup d'hôtel sympa dans cette superbe citadelle à choisir plutôt à l'intérieur du fort. Sister Guest House Guest house sympa, chambres sobres et à plutôt propres (200 Rps la double, On fort Dhundha) Hotel GARH Jaisal (91-2992-253836)un peu plus cher, 900-1000 Rps la double mais vraiment très classe roof avec une super vue sur le fort Ristorante Little ITALY à l'entrée de la ville fortifié, sympa mais pas trop rapide Little Tibet et free Tibet roof top restaurant sympa et pas cher 100-250 Rps le repas Desert boy's Restaurant à l'extérieur de la ville, mais nourriture excellente au son de la musique traditionelle ( à ne pas manquer)
JODHPUR DEVI BHAWAN (0291-2511067) hôtel vraiment sympa avec piscine dans un cadre de verdure et de calme assez incroyable...mais prenez la clim, car à Jodhpur, il fait chaud... ON THE ROCK Restau branché de la ville, ambiance sympa et bouffe excellente.
UDAIPUR Jheel Guesthouse vue sur le lac, mais chambres crades et chères (500 -1000 Rps) BABA Palace (0294-2427126) en face Jagdish Temple, hôtel super propre, les chambres entre 500 et 1500 pour les suites. Restaurant excellent (le poulet tandoori est terrible) Maxim's Cafe très bon restau, pas trop cher Travel planet (0294-5131429)agence de voyage à droite du Jagdish Temple, personnel sympa, prix dans la moyenne organise des voyages à la carte pour une journée ou plus. ça peut être interessant à quatre pour aller voir Ranakpur, chittogarh, Koumbalgarh....
JAÏPUR Peakcock Restaurant Très bon resto, très fréquenté des Français, pratique pour faire des rencontres sympas et pour trouver des plats non épicés...
AGRA KAMAL Hotel (0562-2330126) Sans prétention, chambres assez moyennes, mais pas très cher (150 - 400 Rps), très bon retaurant (et surtout très lent) et très belle vue sur le TAJ de la terasse. Nous vous vonseillons le fried chiken with limon (pas épicé).
Quelques PRIX
Delhi > Jaisalmer en train : 1200 Rps en 2A
Jodhpur > Udaipur en Bus Deluxe : 142 Rps
Udaïpur > Bundi en voiture avec arret à Kumbalgarh : 2 200 Rps pour la voiture de mémoire
Jaipur > Agra en Bus Deluxe : 159 Rps
Taj Mahal : 500 Rps...
Quelques Conseils Après 3 semaines passées à voyager dans la Rajasthan, avec juste un itinéraire vaguement prévu, un sac à dos, un guide du routard, voici quelques conseils utiles
A prendre dans votre sac : Quelques vêtements légers, style pantalon longs en toile légère, chemises manches courtes et longues pour le soir, ne vous charger pas inutilement...quelques vetements suffisent et puis on trouve de tout sur place... Produits anti-moustiques + truc qui brule anti-moustiques + vetement imprégnés anti-moustiques histoire de ne pas ramener le palu ou la Dengue… La moustiquaire est déconseillée car au dessus de chaque lit indiens il y a un ventillateur....donc impossible de l'accrocher. il vaut mieux acheter sur place les prises anti-moustiques...et se protéger Lampe frontale pour les coupures de courant tres frequentes Sacs à viande pour dormir dans un truc propre : il n'y a jamais de drat ou alors un drat housse pas toujours propre capes de pluie (en cas de mousson) Tongs pour les douches vraiment trop crades du PQ, mais on peut en trouver facilement sur place même s'il gratte un peu Gel antibactérien (très pratique pour se laver les mains sans eau) : baccide Couteau suisse Lessive en tube + corde + pince à linge (le lige sèche très vite sous le ventillateur) Cadenas à fil d’acier pour attacher les sacs dans le train Casquette + lunettes de soleil (fait chaud) Gourdasse + AquaTabs vraiment pas obligés, on trouve de l'eau à tous les coins de rue, juste bien vérifier la capsule Boulles Quies pour dormir dans les trains ou dans les bus et certains hotels Tres utile aussi le masque pour se protéger de la lumière dans les train et même dans certains hôtels Bonde (pour boucher les lavabosss en cas de lessive car les eviers indiens n'en on pas) et un bon guide (lonely planet bien mieux que routard, mais plus lourd et les 2 sont à la rue sur plein de points, surtout sur les tarifs...le petit futé est pas trop mal pour les descriptifs des sites mais peu d'adresses d'hôtels et de restaurants...)
Les déplacements
En arrivant achetez donc le "Train at a Glance" très pratique car tous les train y sont répertoriés
En train, les déplacements sont finalement assez simples, le plus dur est de réserver un billet de train dans les grandes villes car il faut jouer des coudes dans la file d'attente et les indiens n'hésitent pas une seconde à vous passer devant...donc plus simple demandez à votre guest house ou a une petite agence de voyage c'est moins galère et ça ne coute que quelques roupies de plus : pourquoi s'en priver... Pensez juste à surveiller vos sacs à dos, attachez les avec un cadenas car les vols sont très courrant dans les trains...
Pour les bus c'est + simple, on se pointe à la gare routière pour demander les horaires, quand un bus va ou vous voulez, soit vous remplissez une fiche que vous donnez au guichet pour qu'il vous fasse votre billet, soit vous demander aux gens où est le bus pour votre destination, vous montez dedans et quelqu'un passera vous vendre un ticket....on ne peut faire plus simple.
Un conseil quand même, gardez vos sacs à dos avec vous dans le bus, ne les mettez pas dans la soute arrière comme on vous conseille, car la porte arrière est très facilement ouvrable et les arrets nombreux....
Sinon la voiture reste un moyen très sympa pour se déplacer à son rythme...mais valable qu'a partir de 4....ou 2 pour les + riches. On peut en reserver un peu partout dans les agences de n'importe quelle ville...négociez quand même les tarifs, et surtout les frais divers avant (parking, essence, taxes diverses...) et ne payez que la moitié de la course à l'agence....l'autre moitié quand vous êtes arrivé....on ne sait jamais.
La Nourriture Mieux vaut aimer la nourriture bien épicée et avoir un estomac en béton pour manger en Inde... Si vous aimez la bouffe indienne ou épicée, vous allez alors vous jeter dessus...mais au bout de quelques jours, votre organisme d'européen vous rappelle à l'odre, ou plutôt au désordre... : ) Comme les cartes des restaurants sont incompréhensibles la plupart du temps...il faut tester...Les plats à base de riz sont un bon refuge pour les intestins fragiles, mais pensez à demander : "no spicy" si vous êtes sensibles, mais sachez qu'ils en mettent quand même....donc.
Les bananes sont un bon compléments pour les longs trajets. Pensez surtout à bien vous lavez les mains avant de manger, très important
Chapati : galette plate Naan : galette moelleuse plain rice : riz nature Biryani : Riz + légumes ( pas trop épicé) Pulao : épicé Dhal : Lentilles Alu : pomme de terre Palak : Epinard Curd : fromage caillé Lassi : lait caillé parfumé paneer : fromage Kachmiry Biryani > Légumes, fruits, rit = très bon
La mousson / Les moustiques / le Palu
Pour vous rassurer nous n'avons pas eu de souci avec la mousson : quasiment rien. Il a fait beau et surtout chaud tous les jours. Un peu couvert à Udaïpur, mais la région est très montagneuse et plus humide. Nous sommes partis 3 semaines pendant la mousson au mois d'août et nous n'avons croiser que quelques moustiques... Il faut quand même ce proteger et encore plus quand la nuit tombe car les moustiques porteur du palu n'attaquent qu'a partir de la tombé de la nuit, donc couvrez vous les bras et les jambes et aspergez vous de spray.
Prendre un traitement anti-palu n'est pas obligatoire, mais conseillé, faites des recherches sur ce forum pour vous faire votre idée... Si vous devez en prendre allez l'acheter dans une grosse pharmacie...beaucoup moins cher et attendez vous, selon les personnes a avoir des effets secondaires.... crise d'urticaire pour ma copine, trouble intestinaux....etc...
Le palu n'est pas présent dans les grandes villes à cause de la pollution...
Voilà, bon voyage si vous partez bientôt, et quelques souvenirs de ce pays merveilleux pour ceux qui sont déjà partis, et qui comme nous y retournerons certainement un jour...
Blog de notre voyage http://www.opositif.com/blog/
L'itinéraire prévu au départ était le suivant : Delhi > Jaisalmer > Jodhpur > Mont Abu > Udaïpur > Jaïpur > Shekawati > Jaïpur > Fathepur Sikri > Agra > Delhi Il est évident que se tenir à un itinéraire donné est irréalisable et c'est tant mieux...
L'itinéraire final était celui-ci : Delhi> Jaisalmer > Jodhpur > Udaïpur > journée à Ranakpur - Kumbalgarh > Chittogarh - Bundi > Jaïpur > Agra - Fathepur Sikri > Delhi
DELHI > JAISALMER
Atterissage vers 00h00. Chaleur étouffante des l’arrivée (+ de 30 degrés) et humidité à 99, 999%… Après récuperation de nos bagages, nous allons changer un peu de roupies au guichet de la banque Nationale qui est ouvert toute la nuit dans l’aéroport ( pensez à demander un reçu : ils ne le donne pas automatiquement et ça pourra vous être utile plus tard), nous finissons par trouver, parmi les centaines de gens équipés de panneaux le taxi venu nous chercher, et nous voila parti pour un rodeo urbain entre camions, scooters, motos, vaches et klaxonsssss sans fin…Crazy Delhi. (Nous avions réservé l'hôtel par internet ainsi que le transfert vers l'hôtel : ce qui n'était pas plus mal étant donné l'heure tardive de notre arrivée.)
Arrivés 30 min apres a l’hotel Smyle Inn dans le quartier de Pahar Ganj (quartier bien routard, voir roots). Malgres l’obscurité, on peut apercevoir des vaches, des poubelles, des flaques d’eau, des gens qui dorment par terre, et une odeur indescriptible nous monte au nez… Petite nuit et réveil difficile dans cette chambre un peu miteuse (un peu comme une cellule : petite et sans fenêtre) de Main Bazar, et après un petit déjeuner assez dégeux au restaurant sur le toit, c’est parti pour une visite du quartier de Pahar Ganj… Quartier encore plus roots de jour avec toujours cette odeur constituée d’un mélange d’épices, de poubelles, d’excrements, de pisse et de vieux trucs croupis, mais ambiance sympa quand meme…le quartier ce réveil doucement.

Nous prenons ensuite un rickshaw pour la gare d’Old Delhi afin de poser nos sacs bien trop lourds (cloack room sur la droite de la gare : pour pouvoir l'utiliser il faut une réservation de train), puis visite du fort rouge (moins beau que celui d'Agra) nous sommes fouillés 2 fois avant de pouvoir y entrer. Après cette visite, nous partons pour Jaisalmer en train vers 17h45 : 921 kms…..arrivée prévue vers 13 heures le lendemain. Nous avions déjà reservé le train par internet lorsque nous étions en France : un peu compliqué et long mais sûrment moins que de faire la queue dans une foule d'Indiens aglutinés les uns aux autres. Nous achetons quand même à la gare de Delhi le "Train at the Glance" (32 roupies) : ce qui nous sera très utile pour nos futur trajets (d'ailleurs ça a l'air d'être une vrai bible : toutes les agence de voyages en ont un.)
Nous rencontrons sur le quai de la gare, deux Espagnols (Laura & Nestor de Murcia) en route pour la meme destination : Jaisalmer, Golden City. Le train part avec quand meme 1h30 de retard, et voici que défile sous nos yeux les banlieues de Delhi… Le spectacle est hallucinant pour nos yeux européens………………Petite nuit malgrès les 22 Heures de trajet…..!!!! Le sac à viande est bien utile dans le train ainsi que les boules quies et le bandeau pour les yeux. Prévoir également des lingettes ça peut être utile lorsque le trajet est long. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les toilettes sont plutôt propres dans les train et ne sentent pas trop mauvais : choisir plutôt les toilettes western. Nous avions choisi la classe 2A (ou 2 AC) : très bien avec 4 couchettes et un rideau pour protéger un peu de la lumière du couloir. Attention par contre prévoir une veste car il fait un peu froid à cause de la clim qui est à fond. Prévoir quand même de quoi attacher vos sacs (certains vont détourner votre attention : "where are you from", pendant qu'un autre se faufile pour récupérer vos affaires).
JAISALMER
Nous avions décidé d'essayer le couchsurfing en Inde, et après avoir échangé quelques e-mails de France avec des Indiens, nous nous retrouvons avec quelques contacts en poche.
Des notre arrivée à Jaisalmer, notre premier hôte nous attend. Il nous conduit dans la forteresse, pour nous loger dans une guest house (pas prévu, nous devions loger chez lui…) Apres quelques explications, il nous apprend que sa maison est en travaux et qu’il paiera l’hôtel pour nous…….well we’ll see… (ce qui est bien vrai) Ensuite rendez vous avec son Oncle, responsable des travaux du Fort et son ami… Finalement ses personnes sont formidables, nous offrent les repas, le Chai (thé indien), nous emenent voir le couché de soleil dans le désert, et nous font visiter des endroits incroyables inaccessibles aux autres touristes….Incredible! A ne pas manquer : le Palais du Rajmahal, le temple Jain à l'intérieur du fort et Patawah-Khi-Havelis à l'exterieur.

Nous vous conseillons de trouver une guest house ou un hôtel à l'intérieur du fort : on à l'impression d'être dans un petit village où tout le monde se connaît et vous verrez qu'au bout de 2 jours sur place les gens vont vous reconnaitre également: c'est plutôt sympa surtout quand on arrive d'une grosse ville avant. Nous quittons avec regrets cette ville calme et fantastique (que nous conseillons vivement à tout ceux qui vont au Rajasthan) pour Jodhpur la Bleue. Nous allons voyager un peu avec Laura et Nestor, nos spanish friends jusqu’a Udaipur. Nous voilà parti avec le train de nuit pour Jodpur qui part a 23h15. Nous passons une petite nuit dans un wagon 3A (c’est a dire 3 couchettes : haut, milieu, bas + 2 sur le cote…) l’ organisation dans ce genre de wagon relève de l’exploit, ça resemble un peu a un tétris grandeur nature ou les sacs se déplacent pour laisser passer le gars qui apportent les draps douteux, qui laissent passer le controlleur, etc…. Nous ne conseillons pas cet horraire de train car il arrive trop tôt le matin et ne permet pas de se reposer : un autre départ est situé aux alentours des 16h.
JODHPUR
Arrivée très matinale (5h35) à Jodhpur et réveil en fanfare dans le wagon : même chose mais à l’envers… Nous sortons de la gare tout embrumés et sautons dans un rickshaw (re-tétris : 4 personnes + 4 gros sacs a dos + 4 petits sacs…….mais ça rentre en tassant bien.) Arrivés à l’hotel (pas le bon evidement) puis arrivée au bon hotel (Devi Bhawan), nous attendons que nos chambres se liberent jusqu’a 11h30….Nous somnolons près de la piscine (pas le courrage de se baigner) Pendant ce temps la nourriture indienne commence a faire son effet sur nos pauvres organismes, et les allez retour au toilettes se font + pressants…..merci le PQ… Le soir dinner au "On the Rock", le resto branché du coin, décor vraiment sympa, et bouffe de bonne qualité...puis dodo réparateur.
Lendemain : Apres avoir prié Ganesh toute la nuit, tout est réparé, full power après un petit dej, Visite du magnifique fort de Jodhpur (Visite trés bien faite avec un audio guide) et de la vieille ville.

Nous repartons vers 15.00 pour Udaipur en bus “Deluxe” (normes indiennes) “pourris” (normes francaises). Apres 5 - 6H de route (quand il y en a) Nous arrivons à Udaïpur, au beau millieu des montagnes Indienne. Rickshaw vers l’hotel puis dodo… UDAIPUR Réveil apres une bonne nuit de repos dans notre Guest house (Jheel Guest house) un peu crade mais avec une belle vue sur le Lac. Le temps est couvert. Petit dejeuner sur le terasse au son des lavandieres qui lavent leur linge dans le lac juste en dessous…

Ensuite visite du City Palace d’Udaïpur : exterieur joli mais interieur un peu chiant (prenez un guide sous peine de ne rien comprendre), nous sommes crevés… Apres la visite nous rencontrons un guide qui apprend le français, nous discutons un peu puis il nous invite a boire le thé chez lui le soir, nous acceptons. Spectacle de danses traditionelles et marionettes dans un bel Havelli : Bagore Ki Haveli (grosse et vieille baraque bourgeoise super bien decorée…). : c'est assez sympa. A la fin du spectacle, le guide nous attend sur sa moto… nos amis espagnols vont se promener, et nous montons à 3 (possible aussi a 4, norme indienne) sur sa moto en route vers sa maison. Là nous attend sa femme, sa fille, sa cousine….nous passons une soirée très agréable à discuter, On apprend à faire le Chai (thé indien) et nous repartons, après de tristes au-revoirs, vers notre hôtel à trois sur sa moto. Le temple de Jadish est un temple très animé : il y a des femmes qui chantent toute la journée : nous vous conseillons de vous y rendre le soir : c'est très conviviale.
RANAKPUR / KUMBALGAHR
(nous vous conseillons cette excursion d'une journée au départ d'Udaipur)Nous avons, avec nos amigos espagnoles, réservé une voiture avec chauffeur pour la journée. (TRAVEL PLANET à droite du JAGDISH TEMPLE professionel et prix corrects : 1000 rps à diviser en 4) Départ à 9h pour le fort gigantesque de Kumbalgahr perdu en pleine montagne, route defoncée et traversée de villages de montagne sur un musique techno Indienne. Visite du fort vers 11H00, nous montons au sommet pour decouvrir un paysage magnifique… tous les touristes presents sont indiens, et se groupent autour de nous pour qu’on les prenne en photo, ils adorent ça… le fils, la fille…tous le monde y passe...dans la bonne humeur... Vive le numerique…

Départ pour 3 heures de routes de montagne pour les temples de Ranakpur… déjeuner rapide puis arrivée au temple vers 16h00. Visite des plus beaux temples Jains du Rajasthan au milieu d’un parc naturel ou se cotoient les paons, les buffles, les vaches bien sur, les chacals, les singes, les cobras et les hommes…superbe…

On en à pris plein les yeux lors de cette journée.
Retour vers Udaipur sur une route encore + defoncée que les autres, voir pas de route, ou chemin de terre….notre chauffeur est champion du monde… et on se rends compte que la conduite en Inde pour un européen est completement impossible, tant les règles nous sont étranges (mort assurée sans klaxon)…. Nous changeons d'hôtel pour le BABA Palace, un peu plus cher (500 rps), mais surtout super clean, (C'est l'un des meilleurs que nous ayons fait) et avec un super roof top restaurant, juste en face Jadish Temple. Lendemain journée détente près du lac d’Udaipur…Le tour en bateau sur le lac est un peu cher (enfin tout est relatif : 300 rps) et la halte sur le Jag Mandir n'est pas indispensable. Demain depart vers 9h00 pour BUNDI avec un arret à Chittogarh, avec notre chauffeur préféré…. BUNDI / CHITTOGARH 8h30 : petit dej. avec Laura et Nestor sur le toit du BABA hotel, puis nous liberons nos chambre. Notre chauffeur nous attend dans le hall de l’hotel, il est grand, sec, pas très bavard, mais très sympa et surtout il pilote comme un chef entre les trous et les bosses. Nous partons d’Udaipur sous une fine pluie de mousson. Après environs 2h00 de route nous arrivons à Chittogath, ville sans grand interêt mais surplombée par un impressionant fort qui domine la ville, un peu en ruine à certains endroits, ou singes et cochons vivent en toute liberté. Notre chauffeur nous promène sur ce site gigantesque entre les différent lieux a voir : temples, ruines, temples, ruines… (plûtôt utile d'avoir un chauffeur pour cette visite car les monument sont éparpillés un peu partout ). La visite du site est vraiment sympa, on peut presque y passer une journée...

3 heures plus tard, nous reprenons la route vers Bundi, ou devrais-je dire le chemin… car l’autoroute est en construction ; La progression est alors plus compliquée, nous sommes secoués comme des vieux slips dans le tambour d’une machine à laver pendant 3h00. Arrivés a Bundi, nous trouvons une Guest house Haveli KATKOUN (patron très sympa mais hôtel en travaux), dinner sur toit du shivam guesthouse puis DODO… Lendemain : Nous faisons un petit tours d’exploration de la ville et arrivons au niveau du bazar. Le soir visite du palace (joli, mais un peu vide) de Bundi, puis nous commencons l’ascension vers le fort : une pente raide et glissante qui nous mène tout en haut de la montagne qui surplomble la ville. En haut, un fort immense, abandonné aux vaches et au singes, les décors de ce lieux nous rappelles le Livre de la jungle… Deux espèces de singes vivent a cet endroit : les Macaques reconnaissables à leurs derrières en “choux fleur” de couleur rouge (pas tres fins) et les Langours a têtes noires, moins agressifs mais voleurs, il ne faut rien laisser trainer…

Nous traversons lentement un endroit remplis de singes puis montons dans un batiment en ruines remplis de chauves-souris pour admirer le magnifique panorama sur la ville. Nous redescendons à la tombée de la nuit et dinnons dans une guesthouse près du lac (Uma Magh Haveli). C’est notre dernier jour avec nos compagnons de route, demain, ils partent vers le nord, et nous vers Jaipur… Tristes au revoirs puis DODO… JAÏPUR Après un petit dej au bord du lac de Bundi (Uma Magh Haveli, très sympa), nous nous rendons à la gare routière pour trouver un bus en direction de Jaipur… Un bus part justement quand nous arrivons, nous sautons à l’interieur et nous voila partis pour + de 5h de trajet.
La route est longue et la fatigue bien présente. Dès notre arrivée à Jaipur nous nous rendons compte de l’immensité de la ville… polution, surpopoulation, mendicité… Nous appellons ensuite notre deuxième couchsurfing, chez qui nous devons dormir ce soir… La comprehension n’est pas facile au téléphone et nous attendons sa venue à la gare. 1 heure plus tard, nous le rappelons, nous devons en fait nous rendre chez lui. Je prends son adresse comme je peux, puis, dès la sortie de la gare routiere, nous voila assaillis par une horde de chauffeur de Rickshaw en folie… 2 heures plus tard, après plusieurs detours, nous arrivons enfin a bon port… Notre hôte et ses grand parents nous accueillent, nous offrent un dinner végétarien, à base de riz, curd (genre creme fraiche), Dal (no spicy), puis mangue en dessert et patisseries indiennes. Ils nous mettent a l’aise et nous disent de faire comme chez nous… Nous prenons possession de sa chambre et lui dort sur le canapé…sympa Lendemain : Nous tentons quelques visites dans la ville, mais nous sommes trop fatigué, et Jaipur vraiment trop stressante, nous restons plus tranquilles. Le soir dinner au Peakcock restaurant (très sympa) avec notre hôte et 2 de ses amis… Lendemain : La forme étant revenue, nous sautons dans le premier bus (Numero 201), en direction du fort d’Amber… à 15 km de la. Le site est magnifique, la vue sur les montagnes environantes formidable…

Nous changeons ensuite de bus pour le Monkey Temple (Galta) à la sortie de jaipur…. nous rentrons finalement assez tot (trop fatigues). Apres une petite sieste réparatrice, re-dinner au Peakcock restaurant, puis nous partons avec notre hote vers le plus grand cinema du Rajasthan (Raj Mandir) pour voir un film en Indi de 3 heures…. “CHAK DE India”… avec entracte… Excelent, le spectacle est autant sur l’ecran que dans la salle, c’est un joyeux bordel…( nous le conseillons à tout le monde)
Lendemain : Triste au revoir de notre nouvel amis indien et de ces grands-parents vraiment très atachants Nous sautons dans notre bus en direction d’Agra… AGRA Après 5h30 de trajet difficile pour nos fesses nous voila arrivés dans la banlieu d’Agra…
La ville n’est pas très propre, mais parait moins turbulente que Jaipur… Premier arret : “Agra Center” crit quelqu’un pour nous insiter à descendre. c’est certaintenement un chauffeur de rickshaw qui espère ralonger le trajet de certains… notre voisin, un indien, nous conseille de descendre au prochain arrêt… Après négociations avec un rickshaw, nous voila parti vers le Kamal Hotel (300 Rs la nuit), que nous avions réservé la veille par téléphone (heureusement car il était complet)… Les chambres sont assez sobres mais pas trop crades. Après avoir essayé de prendre une douche (froide + jet completement anarchique), nous nous rendons sur le roof top restaurant pour decouvrir une vue imprenable sur le Taj Mahal… Repas sympa, non spicy, en compagnie de 2 voyageuses françaises… dodo Lendemain : Après une nuit très courte (lever 5h30), nous arrivons sur ce site exceptionel qu’est le Taj Mahal (750 Rps quand même), avec un beau lever de soleil et les yeux boursouflés… il mérite bien son statut de merveille du monde…

Il est vraiment conseillé de le faire tôt le matin ou le soir, car il y a moins de monde et surtout la lumière est plus sympa même si c'est un peu fatigant ça vaut le coup.
Nous restons 3 heures à le contempler, puis retour à notre hotel pour un bon petit dej, puis sieste… Nous repartons vers 12h00 pour le Fort Rouge d’Agra (250 Rps par personne). Nous faisons la visite avec un guide très interessant (150 Rps pour le guide après négociations…) Dans cette ville les Marchands sont plus insistants, tout comme les rickshaws, avec qui il faut marchander, et discuter ferme pour qu’ils vous emmenent au bon endroit et surtout sans arrêt shopping…(commissions). Ensuite, visite du très joli Baby Taj, sur l’autre rive de l’Yamuna, puis retour à l’hotel pour un bonne douche… Nous dégustons un très bon poulet grillé au citron (vivement conseillé fried chicken with limon : pas épicé) avec nos copines francaises au KAMAL Hotel… puis dodo de bonne heure. Demain, nous tenterons de prendre le bus en direction de Fathepur Sikri, a environ une heure de route d’Agra… Après une bonne nuit de repos, et un bon petit dej, nous voila parti vers la gare routière d’Agra pour trouver un bus en direction de Fathepur Sikri. FATEPUR-SIKRI Arrivés à la gare, nous trouvons très facilement un bus Express (les gens nous aident) et le trajet ne coute que 22 Rps (0.50 euros) par personne. En inde, malgrès les apparences les bus sont assez bien organisés et faciles à utiliser, il suffit de demander à n’importe qui, seul le confort est aléatoire. Les bus Deluxe sont plus confortables, on peut baisser les sièges, mais les bus étant tres vieux, les sièges sont pourris… Les bus express sont difficiles à décrire…….. (Normes Indiennes : pourris / Normes francaises : Inexistant) Les petits bus : plus courrants dans les villes, ne possedent qu’une banquette tout autour, et tout le monde debout au millieu entasse comme des sardines (Tetris). Le chauffeur fume des beedies, klaxonne comme un tarré, son compère, à qui l’on paie les billets, gueule (en Indi) le nom de la destination, et le nom de l’arrêt par la porte toujours ouverte… Pendant le trajet nous faisons connaissance avec 3 français, avec qui nous passerons la journée. Arrivés a Fathepur Sikri, plusieurs personnes essayent de nous attirer vers la partie gratuite du site, qui pululle de vendeurs collants en tout genre, nous suivons les conseils du “routard” en nous dirigeant vers l’entrée payante. Nous y trouvons un guide qui parle un francais approximatif, nous partageons les frais avec les autres français (100 Rps = 2 euros pour 2 heures d’explications….pourquoi s’en priver).

Le site est superbe, la visite intéressante… déjeuner dans un restos du coin (tres bon) puis retour à notre hotel pour une petite douche (utile) Nous partons demain vers delhi en train… la fin est proche… DELHI Apres un petit dej à notre hotel d’Agra, nous liberons notre chambre puis nous prenons un rickshaw en direction de la gare d’Agra Cantonement… Nous galerons un peu pour trouver le bon quai car il n’y a pas beaucoup d’indication, mais après quelques recherches, nous apprenons que notre train à une heure de retard. Finalement nous metrons 5 heures au lieu de 3 pour arriver à la gare de New Delhi. Le voyage nous parait un peu long, nous avons reservé en classe sleeper, pas trop confortable… et pour couronner le tout nos sièges sont pris, le controleur nous en donne d’autres également pris….bref, on s’assoie au hazard, on change plusieurs fois de place, pour finalement squater au milieu d’une famille bien gentille.

Arrivés dans la folie de la gare de Delhi, nous tournons un peu en rond pour trouver la sortie… Les gens courrent dans tous sens et les panneaux sont tous ecrits en Indi…Nous finissons par nous retrouver et nous dirigeons à pied vers notre hotel (Namaskar) en slalomant à travers les rickshaws, les vélos, les voitures, et les mendiants…sympa Delhi. Le quartier de Pahar Ganj, et surtout Main Bazar, grouille de vie, mais nous trouvons ça plus sympa qu’a notre arrivée (l’habitude surement), Il fait chaud et nous arrivons à l’hotel en 10 minutes environs. Le patron nous accueil d’un air blasé tout en regardant son feuilleton à la telé…Un garcon nous montre une chambre a 300 Rps (6 euros) : une vraie cellule de 9 m² sans fenêtres…nous changeons pour une autre avec clim et un petit bout de fenêtre….pour 480Rps (9 euros). Nous réservons un taxi vers l’aéroport pour le lendemain (200 Rps). Apres quelques emplètes dans cette rue commercante, nous quittons notre cher quartier et décidons d’essayer le metro de Delhi (un des rares transport que nous n’avons pas encore pris en Inde), et la Grande SURPRISE….. les couloirs sont presques deserts, nickels, climatisés… personne ne jette ses dechets par terre, personne ne crache, personne ne pisse sur les murs…c’est un autre monde… Après une fouille au corps nous entrons vers les quais. Le prix du ticket (jetons) est tres bon marché (6 Rps = 0.12 euros négociation non possible) et le transport très rapide et pratique. Nous arrivons 5 minutes plus tard a Counaught Place, le champs Elysée de Delhi, et la, devant nos yeux ébahis, se dévoile le Delhi moderne que nous ne connaissions pas encore… les boutiques chics succedent aux grandes chaines de restos et nous craquons lamentablement… devant…. le Mc Donalds…. et oui, mais il fallait bien tester le Mac Maharadjah…. nous ressortons avec une boule au ventre (meme concepte qu’en france mais a la place du boeuf, on a droit a une boullie de poulet reconstituée…le sundae est le même). Pour digérer un peu, nous nous asseyons sur l’herbe dans le parc au milieu de la place…ambiance tres décontractée….mais il est temps de rentrer dans notre quartier de oufs. Demain, quelques visites de monuments, quelques emplètes, un peu d’escens et quelques offrandes au pieds de ganesh, Shiva, Vishnu, 2 ou 3 gourous et nous attendrons notre avions…bien sagement. Lendemain et dernier jour
Notre dernier jour en Inde commence, nous nous reveillons dans notre chambre de Main Bazard, tout sec a cause de la clim (premiere chambre avec clim…), dehors les enfants jouent dans la cours de l’école… il est 9h00.
Nous nous baladons à la recherche d’un endroit pour prendre un petit dej… très rare dans le quartier, finalement nous trouvons un cafe / restaurant un peu plus haut dans la rue : le Club India, endroit tres propre, nous prenons, un chai, un Darjeeling, des oeufs et un jus de mangues fraiches… nous voila remplis et en forme pour notre dernier jour (de shopping). Après quelques emplètes dans main bazar, nous prenons le métro en direction d’Old Delhi pour visiter la grande Mosquée, Jama Masjid. L’entrée est gratuite et 200 Rps pour un appareil photo + 50 Rps pour monter en haut du minaret + 5 Rps pour le gamin qui garde nos chaussures…..pffff. La vue de la haut est sympa, on apercoit l’étendue de cette ville immense, mais il ne faut pas être claustrophobe pour y monter car on se croise très difficilement, dans le minuscule escalier en collimacon. Nous prenons ensuite un cycle rickshaw en direction du temple Sikh à deux pas d’ici, nous traversons les quartiers d’Old Delhi, ces rues minuscules, ou un boeuf a du mal a croiser un vélo et, 10 min plus tard, nous arrivons devans le temple…

Nous laissons nos chaussures à la consigne et passons dans l’eau sacrée du petit bassin “lave-pieds” devant l’entrée. Les fideles s’en aspergent les cheveux et en boivent une gorgée avant de rentrer, nous ne les imitons pas… herk A l’interieur la prière se termine et nous pouvons rentrer, M. Singh (il s’appellent tous comme ça) nous accueille et nous fait la visite. il nous explique les principes de la religion Sikh (monotheiste, prone le partage, refuse le système des castes…..) le tout dans un anglais trop rapide pour nous… Il nous montre les cuisines et la cantine ou tous le monde est bénévole, et chacun peut manger gratuitement…mais ça ne nous dit rien…. Nous reprenons le métro en direction de connaught place et nous nous laissons tenter par un resto chinois un peu trop chic… allegés de 1000 Rps (20 euros) nous repartons le ventre plein vers Main bazar pour encore un peu de shopping........ Nous confirmons notre vol directement sur internet, ou nous pouvons choisir nos places (avec hublot), une derniere douche dans notre superbe salle de bain**** (lol), et le taxi viendra nous chercher pour nous conduire a l’aeroport international Indira Gandhi, d’ou nous nous envolerons, a 1h00, vers Paris… Quelques Bonnes adresses :
DELHI : Les hôtels où nous sommes descendu à delhi sont cher, moche et le personnel est en général très peu aimable, mais on peux reserver une chambre et un taxi de france via leur site web...donc pratique quand on arrive à Delhi au millieu de la nuit. SMYLE INN et NAMASKAR (entre 300 et 500 Rps la double et 200-250 Rps le taxi vers l'aéroport) : ce ne sont pas de bonnes adresses mais c'est plutôt pratique ( pas loin de Main Bazar et de la gare de New delhi) Club India un des rares endroits à pahar ganj ou l'on peut prendre un petit déj, endroit sympa, très propre sur la petite place, moitié de Main Bazar
JAISALMER : Beaucoup d'hôtel sympa dans cette superbe citadelle à choisir plutôt à l'intérieur du fort. Sister Guest House Guest house sympa, chambres sobres et à plutôt propres (200 Rps la double, On fort Dhundha) Hotel GARH Jaisal (91-2992-253836)un peu plus cher, 900-1000 Rps la double mais vraiment très classe roof avec une super vue sur le fort Ristorante Little ITALY à l'entrée de la ville fortifié, sympa mais pas trop rapide Little Tibet et free Tibet roof top restaurant sympa et pas cher 100-250 Rps le repas Desert boy's Restaurant à l'extérieur de la ville, mais nourriture excellente au son de la musique traditionelle ( à ne pas manquer)
JODHPUR DEVI BHAWAN (0291-2511067) hôtel vraiment sympa avec piscine dans un cadre de verdure et de calme assez incroyable...mais prenez la clim, car à Jodhpur, il fait chaud... ON THE ROCK Restau branché de la ville, ambiance sympa et bouffe excellente.
UDAIPUR Jheel Guesthouse vue sur le lac, mais chambres crades et chères (500 -1000 Rps) BABA Palace (0294-2427126) en face Jagdish Temple, hôtel super propre, les chambres entre 500 et 1500 pour les suites. Restaurant excellent (le poulet tandoori est terrible) Maxim's Cafe très bon restau, pas trop cher Travel planet (0294-5131429)agence de voyage à droite du Jagdish Temple, personnel sympa, prix dans la moyenne organise des voyages à la carte pour une journée ou plus. ça peut être interessant à quatre pour aller voir Ranakpur, chittogarh, Koumbalgarh....
JAÏPUR Peakcock Restaurant Très bon resto, très fréquenté des Français, pratique pour faire des rencontres sympas et pour trouver des plats non épicés...
AGRA KAMAL Hotel (0562-2330126) Sans prétention, chambres assez moyennes, mais pas très cher (150 - 400 Rps), très bon retaurant (et surtout très lent) et très belle vue sur le TAJ de la terasse. Nous vous vonseillons le fried chiken with limon (pas épicé).
Quelques PRIX
Delhi > Jaisalmer en train : 1200 Rps en 2A
Jodhpur > Udaipur en Bus Deluxe : 142 Rps
Udaïpur > Bundi en voiture avec arret à Kumbalgarh : 2 200 Rps pour la voiture de mémoire
Jaipur > Agra en Bus Deluxe : 159 Rps
Taj Mahal : 500 Rps...
Quelques Conseils Après 3 semaines passées à voyager dans la Rajasthan, avec juste un itinéraire vaguement prévu, un sac à dos, un guide du routard, voici quelques conseils utiles
A prendre dans votre sac : Quelques vêtements légers, style pantalon longs en toile légère, chemises manches courtes et longues pour le soir, ne vous charger pas inutilement...quelques vetements suffisent et puis on trouve de tout sur place... Produits anti-moustiques + truc qui brule anti-moustiques + vetement imprégnés anti-moustiques histoire de ne pas ramener le palu ou la Dengue… La moustiquaire est déconseillée car au dessus de chaque lit indiens il y a un ventillateur....donc impossible de l'accrocher. il vaut mieux acheter sur place les prises anti-moustiques...et se protéger Lampe frontale pour les coupures de courant tres frequentes Sacs à viande pour dormir dans un truc propre : il n'y a jamais de drat ou alors un drat housse pas toujours propre capes de pluie (en cas de mousson) Tongs pour les douches vraiment trop crades du PQ, mais on peut en trouver facilement sur place même s'il gratte un peu Gel antibactérien (très pratique pour se laver les mains sans eau) : baccide Couteau suisse Lessive en tube + corde + pince à linge (le lige sèche très vite sous le ventillateur) Cadenas à fil d’acier pour attacher les sacs dans le train Casquette + lunettes de soleil (fait chaud) Gourdasse + AquaTabs vraiment pas obligés, on trouve de l'eau à tous les coins de rue, juste bien vérifier la capsule Boulles Quies pour dormir dans les trains ou dans les bus et certains hotels Tres utile aussi le masque pour se protéger de la lumière dans les train et même dans certains hôtels Bonde (pour boucher les lavabosss en cas de lessive car les eviers indiens n'en on pas) et un bon guide (lonely planet bien mieux que routard, mais plus lourd et les 2 sont à la rue sur plein de points, surtout sur les tarifs...le petit futé est pas trop mal pour les descriptifs des sites mais peu d'adresses d'hôtels et de restaurants...)
Les déplacements
En arrivant achetez donc le "Train at a Glance" très pratique car tous les train y sont répertoriés
En train, les déplacements sont finalement assez simples, le plus dur est de réserver un billet de train dans les grandes villes car il faut jouer des coudes dans la file d'attente et les indiens n'hésitent pas une seconde à vous passer devant...donc plus simple demandez à votre guest house ou a une petite agence de voyage c'est moins galère et ça ne coute que quelques roupies de plus : pourquoi s'en priver... Pensez juste à surveiller vos sacs à dos, attachez les avec un cadenas car les vols sont très courrant dans les trains...
Pour les bus c'est + simple, on se pointe à la gare routière pour demander les horaires, quand un bus va ou vous voulez, soit vous remplissez une fiche que vous donnez au guichet pour qu'il vous fasse votre billet, soit vous demander aux gens où est le bus pour votre destination, vous montez dedans et quelqu'un passera vous vendre un ticket....on ne peut faire plus simple.
Un conseil quand même, gardez vos sacs à dos avec vous dans le bus, ne les mettez pas dans la soute arrière comme on vous conseille, car la porte arrière est très facilement ouvrable et les arrets nombreux....
Sinon la voiture reste un moyen très sympa pour se déplacer à son rythme...mais valable qu'a partir de 4....ou 2 pour les + riches. On peut en reserver un peu partout dans les agences de n'importe quelle ville...négociez quand même les tarifs, et surtout les frais divers avant (parking, essence, taxes diverses...) et ne payez que la moitié de la course à l'agence....l'autre moitié quand vous êtes arrivé....on ne sait jamais.
La Nourriture Mieux vaut aimer la nourriture bien épicée et avoir un estomac en béton pour manger en Inde... Si vous aimez la bouffe indienne ou épicée, vous allez alors vous jeter dessus...mais au bout de quelques jours, votre organisme d'européen vous rappelle à l'odre, ou plutôt au désordre... : ) Comme les cartes des restaurants sont incompréhensibles la plupart du temps...il faut tester...Les plats à base de riz sont un bon refuge pour les intestins fragiles, mais pensez à demander : "no spicy" si vous êtes sensibles, mais sachez qu'ils en mettent quand même....donc.
Les bananes sont un bon compléments pour les longs trajets. Pensez surtout à bien vous lavez les mains avant de manger, très important
Chapati : galette plate Naan : galette moelleuse plain rice : riz nature Biryani : Riz + légumes ( pas trop épicé) Pulao : épicé Dhal : Lentilles Alu : pomme de terre Palak : Epinard Curd : fromage caillé Lassi : lait caillé parfumé paneer : fromage Kachmiry Biryani > Légumes, fruits, rit = très bon
La mousson / Les moustiques / le Palu
Pour vous rassurer nous n'avons pas eu de souci avec la mousson : quasiment rien. Il a fait beau et surtout chaud tous les jours. Un peu couvert à Udaïpur, mais la région est très montagneuse et plus humide. Nous sommes partis 3 semaines pendant la mousson au mois d'août et nous n'avons croiser que quelques moustiques... Il faut quand même ce proteger et encore plus quand la nuit tombe car les moustiques porteur du palu n'attaquent qu'a partir de la tombé de la nuit, donc couvrez vous les bras et les jambes et aspergez vous de spray.
Prendre un traitement anti-palu n'est pas obligatoire, mais conseillé, faites des recherches sur ce forum pour vous faire votre idée... Si vous devez en prendre allez l'acheter dans une grosse pharmacie...beaucoup moins cher et attendez vous, selon les personnes a avoir des effets secondaires.... crise d'urticaire pour ma copine, trouble intestinaux....etc...
Le palu n'est pas présent dans les grandes villes à cause de la pollution...
Voilà, bon voyage si vous partez bientôt, et quelques souvenirs de ce pays merveilleux pour ceux qui sont déjà partis, et qui comme nous y retournerons certainement un jour...
Blog de notre voyage http://www.opositif.com/blog/
Impression après 15 jours en Inde English translation pending
Salut à tous,
Partis à 2 avec mon amie, voici nos impressions aprés 15 jours en Inde :
Avec si peu de temps, notre trip s'articulait autour du triangle d'or Delhi-Agra-Jaipur en passant par des petites villes intermédiaires + Pushkar. C'était plus raisonnable pour prendre le temps d'apprécier l'Inde, rencontrer des gens et passer tout de même des vacances... Delhi : Fort rouge, Old Delhi (Chandni Chowk), Rajpath, Connaught Place, India Gate. Agra : Taj Mahal au p'ti matin, fort rouge. Fatehpur Sikri : Forteresse d'Akbar. Deeg : Le palais d'eau. Bharatpur : Keoladeo Ghana national parc. Jaipur : Hawa Mahal, Jantar Mantar, Emporium, Jal Mahal, Forteresse d'Amber. Pushkar : Ghats, montée au Savitri temple.On a adoré : Le parc national de Bharatpur (+++) à vélo dans lequel on a surpris pas mal d'animaux sauvages (nilgau, chouettes, oiseaux migrateurs) malgré le manque d'eau flagrant !!! Les naturalistes présent échangent beaucoup d'infos. Le Taj Mahal à son ouverture : les indiens arrivant vers 10-11h, on se retrouve assez peu nombreux sur le site, magique !!! On y a passé 5h alors que les groupes organisés n'y passent qu'1h30 !!! Pushkar : quasi piétonnier en comparaison du reste de l'inde, ambiance zen et baba-cool. Un grand moment de tranquilité et de shopping. Le moins cher niveau textile sur tout le parcours. La montée au Savitri temple au petit matin est aussi une activité cool et tranquille. Pas de harcèlement pendant 2 jour, qu'est ce que ça fait du bien !!! Les chauffeurs de Rickshaw assez sympas en général mais argent, argent et encore argent. En Inde, bien souvent la sympathie s'achète... ;-/ mais une fois dans un rickshaw, fini le harcèlement. L'omniprésence des animaux (singes, vaches sacrées, ...) est trés dépaysante... Le Pearl Palace Hotel de Jaipur, le Jungle Lodge de Bharatpur (adorable famille !!!) et l'Hotel Kamal de Agra sont de trés bons hotels. Le confort du Shatabdi Express !!! Le meilleur train de l'Inde !!! Mon amie est devenue ma femme pendant 15 jours ! ;-) L'absence de moustiques !!! On n'a pas aimé : La curiosité malsaine des indiens par rapport aux femmes "touristes". C'est dérangeant et ils sont vraiment lourds et chiants, je ne mache pas mes mots. Pas de savoir vivre à ce niveau, je plains les femmes qui voyagent seules, ça doit être un cauchemar !!! Le harcèlement omniprésent des rabatteurs, des médiants et des classes d'écoles : aucun rapport en dehors des rapports d'argent avec les indiens. Décevant car c'est là, un des essentiels du voyage routard : la rencontre...mais c'est vraiment impossible en dehors des personnes cultivées. La pollution : tas d'ordures + brouillard de new delhi, c'est vraiment désespérant. Aucune gestion des ordures et des latrines, ça laisse présager le pire avec l'explosion démographique. Pauvre Terre... Le contraste social entre les riches et les pauvres : société égoïste et fermée dù au système des castes. La religion est vraiment un poison... L'attente difficile dû aux éternels retards des trains : pas facile pendant 7 heures d'attendre sur un quai de gare de campagne avec une trentaine d'indiens qui vous regarde dans le blanc des yeux. La corruption de la police : un rickshaw débourse plusieurs fois par jour de l'argent aux coins des rue pour pouvoir passer !!! Droit de passage !!! L'armée est aussi corrompue. L'Hotel New Frontier de Old Dehli (trop de bruit !!!) et le Sheilan hotel de Jaipur (vraiment pas sympa). Les blattes qui vous courrent dessus en Sleeper Class.Habitant sur Lille, on a assisté au festival Lille3000 (grandiose !) : l'inde pour les occidentaux, mais cette Inde là n'existe pas. En comparant cette vision de l'Inde et la notre aprés le voyage, ça nous fait vraiment débloquer !!!
En dehors des reportages sur la misère du monde, on nous montre trop souvent un côté idéaliste, propre et beau de ce pays (ce p'ti côté Little Budda/musique hindou que bcp de gens adorent). La réalité est trés différente...
En conclusion, c'estun patrimoine culturel trés riche dans un mode de vie aux antipodes de l'occident. On ne les comprend pas, et on ne comprend pas comment les contrastes sociaux de ce pays ne trouve pas de solutions avec autant de richesses (bravo la corruption !). Le touriste étant un "euro sur pattes" et la femme blanche étant pourchassée, on a trés souvent "subi" le voyage. Mais à priori, aprés des échanges dans l'avion du retour, on ne l'a pas autant subi que des p'tis vieux en voyages organisés !!!
On sera toujours perçu comme une pompe à fric car on a les moyens de venir et homme blanc=argent à tirer. Et de la part d'une population pauvre aussi méprisée par son gouvernement et par ses semblables plus aisés, la réaction est vriament normale. On ferait de même dans cette situation. Aprés tout, on est du bon côté de la barrière en tant que touriste.
Sur le moment, on a vraiment envie de rentrer. Vraiment calmés. Mais mon constat n'est pas négatif. C'est une expérience riche d'enseignements qui donne du recul sur notre confort à l'occidental. La pauvreté est un choc (Old Delhi) et on relativise beaucoup aprés ça (et oui, ça existe !!!). Mais que fait ce putain de gouvernement ???
D'un point de vue personnel, une fois en Inde m'a suffit.
Avec si peu de temps, notre trip s'articulait autour du triangle d'or Delhi-Agra-Jaipur en passant par des petites villes intermédiaires + Pushkar. C'était plus raisonnable pour prendre le temps d'apprécier l'Inde, rencontrer des gens et passer tout de même des vacances... Delhi : Fort rouge, Old Delhi (Chandni Chowk), Rajpath, Connaught Place, India Gate. Agra : Taj Mahal au p'ti matin, fort rouge. Fatehpur Sikri : Forteresse d'Akbar. Deeg : Le palais d'eau. Bharatpur : Keoladeo Ghana national parc. Jaipur : Hawa Mahal, Jantar Mantar, Emporium, Jal Mahal, Forteresse d'Amber. Pushkar : Ghats, montée au Savitri temple.On a adoré : Le parc national de Bharatpur (+++) à vélo dans lequel on a surpris pas mal d'animaux sauvages (nilgau, chouettes, oiseaux migrateurs) malgré le manque d'eau flagrant !!! Les naturalistes présent échangent beaucoup d'infos. Le Taj Mahal à son ouverture : les indiens arrivant vers 10-11h, on se retrouve assez peu nombreux sur le site, magique !!! On y a passé 5h alors que les groupes organisés n'y passent qu'1h30 !!! Pushkar : quasi piétonnier en comparaison du reste de l'inde, ambiance zen et baba-cool. Un grand moment de tranquilité et de shopping. Le moins cher niveau textile sur tout le parcours. La montée au Savitri temple au petit matin est aussi une activité cool et tranquille. Pas de harcèlement pendant 2 jour, qu'est ce que ça fait du bien !!! Les chauffeurs de Rickshaw assez sympas en général mais argent, argent et encore argent. En Inde, bien souvent la sympathie s'achète... ;-/ mais une fois dans un rickshaw, fini le harcèlement. L'omniprésence des animaux (singes, vaches sacrées, ...) est trés dépaysante... Le Pearl Palace Hotel de Jaipur, le Jungle Lodge de Bharatpur (adorable famille !!!) et l'Hotel Kamal de Agra sont de trés bons hotels. Le confort du Shatabdi Express !!! Le meilleur train de l'Inde !!! Mon amie est devenue ma femme pendant 15 jours ! ;-) L'absence de moustiques !!! On n'a pas aimé : La curiosité malsaine des indiens par rapport aux femmes "touristes". C'est dérangeant et ils sont vraiment lourds et chiants, je ne mache pas mes mots. Pas de savoir vivre à ce niveau, je plains les femmes qui voyagent seules, ça doit être un cauchemar !!! Le harcèlement omniprésent des rabatteurs, des médiants et des classes d'écoles : aucun rapport en dehors des rapports d'argent avec les indiens. Décevant car c'est là, un des essentiels du voyage routard : la rencontre...mais c'est vraiment impossible en dehors des personnes cultivées. La pollution : tas d'ordures + brouillard de new delhi, c'est vraiment désespérant. Aucune gestion des ordures et des latrines, ça laisse présager le pire avec l'explosion démographique. Pauvre Terre... Le contraste social entre les riches et les pauvres : société égoïste et fermée dù au système des castes. La religion est vraiment un poison... L'attente difficile dû aux éternels retards des trains : pas facile pendant 7 heures d'attendre sur un quai de gare de campagne avec une trentaine d'indiens qui vous regarde dans le blanc des yeux. La corruption de la police : un rickshaw débourse plusieurs fois par jour de l'argent aux coins des rue pour pouvoir passer !!! Droit de passage !!! L'armée est aussi corrompue. L'Hotel New Frontier de Old Dehli (trop de bruit !!!) et le Sheilan hotel de Jaipur (vraiment pas sympa). Les blattes qui vous courrent dessus en Sleeper Class.Habitant sur Lille, on a assisté au festival Lille3000 (grandiose !) : l'inde pour les occidentaux, mais cette Inde là n'existe pas. En comparant cette vision de l'Inde et la notre aprés le voyage, ça nous fait vraiment débloquer !!!
En dehors des reportages sur la misère du monde, on nous montre trop souvent un côté idéaliste, propre et beau de ce pays (ce p'ti côté Little Budda/musique hindou que bcp de gens adorent). La réalité est trés différente...
En conclusion, c'estun patrimoine culturel trés riche dans un mode de vie aux antipodes de l'occident. On ne les comprend pas, et on ne comprend pas comment les contrastes sociaux de ce pays ne trouve pas de solutions avec autant de richesses (bravo la corruption !). Le touriste étant un "euro sur pattes" et la femme blanche étant pourchassée, on a trés souvent "subi" le voyage. Mais à priori, aprés des échanges dans l'avion du retour, on ne l'a pas autant subi que des p'tis vieux en voyages organisés !!!
On sera toujours perçu comme une pompe à fric car on a les moyens de venir et homme blanc=argent à tirer. Et de la part d'une population pauvre aussi méprisée par son gouvernement et par ses semblables plus aisés, la réaction est vriament normale. On ferait de même dans cette situation. Aprés tout, on est du bon côté de la barrière en tant que touriste.
Sur le moment, on a vraiment envie de rentrer. Vraiment calmés. Mais mon constat n'est pas négatif. C'est une expérience riche d'enseignements qui donne du recul sur notre confort à l'occidental. La pauvreté est un choc (Old Delhi) et on relativise beaucoup aprés ça (et oui, ça existe !!!). Mais que fait ce putain de gouvernement ???
D'un point de vue personnel, une fois en Inde m'a suffit.
3 jours à Bangkok! English translation pending
Bonjour!
je pars pour l'indonésie avec un changement de vol à Bangkok. comme tous le monde semble bien connaitre la thailande peut etre pourriez vous me donner vos suggestion d'endroits a ne pas manqwuer et noms de petits hotels sympathiques,
avec que trois jours je ne veux rien laisser au hasard!
Merci!
Ariane
Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange English translation pending
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!

Voyager seule à 19 ans en Inde: préférer une autre destination? English translation pending
Bonsoir,
J'ai 19 ans, vais faire un stage dans le cadre de mes études de 6 à 8 semaines à l'étranger. J'ai beaucoup de possibilité pour la destination (ce n'est pas un stage en entreprise, mais en association, ça s'apparente au chantiers internationaux), mais plus je réfléchi et plus mon souhait va vers l'Inde, d'autant plus que j'ai trouvé plusieurs offres qui m'intéressent beaucoup à Delhi et que j'y suis déjà allée il y a 5 ans, avais adoré mon voyage et rêve depuis d'y retourner. Je ne me fais pas de soucis pour la période où je serais en stage, car il y aura d'autres stagiaires d'autres pays et des jeunes du bureau de l'association sur place, donc des affinités se créeront et je ne sortirai sans doute pas seule le soir. Mais j'aimerais prendre deux semaines, avant ou après mon stage pour voyager en Inde, seule donc, or on cite souvent l'Inde parmi les pays où les agressions envers les femmes sont nombreuses, et qu'il n'y fait pas bon d'y voyager seule quand on est une femme. Je suis allée à Delhi pendant un mois quand j'avais 14 ans, en logeant dans une famille d'expatriés, donc je ne circulais jamais seule dans la ville mais très rarement avec des adultes, la plupart du temps avec la fille de cette famille qui avait 16 ans, et parfois ses amis, et jamais je ne me suis sentie en insécurité, même tard dans la soirée, et n'ai pas non plus souvenirs de regards appuyés d'hommes, alors je me demande si c'est vraiment dangereux, ou du moins risqué de voyager seule en Inde quand on est une femme ? Peut-être que mes 14 ans ont joué dans le fait que je ne me sentais pas en insécurité car trop jeune pour intéresser les hommes ? Mais bon, on peut lire ici et là que des petites Indiennes sont mariés de force à 11 ans, et à la terrasse d'un bar, la serveuse m'avait glissé un petit billet d'un Indien qui disait me trouver belle, donc je ne pense pas que l'âge joue vraiment. Est-ce que finalement si on se couvre les épaules et les jambes, et si on reste discrète, on ne s'expose pas plus en Inde qu'ailleurs ? Mais j'ai lu d'autre sujet du même type sur ce forum, où des expériences de regards soutenues, de mains baladeuses étaient relatées, mais est-ce qu'on ne peut de toute façon pas lire ça pour tous les pays ? Ou est-ce vraiment plus fréquents en Inde qu'ailleurs ?
Je n'ai encore jamais voyagé seule, j'ai voyagé étant ados via des voyages linguistiques, puis suis partie en Arménie avec des amis, mais jamais je n'ai été complètement seule dans un pays, donc je me dis, qu'il est peut-être mieux pour un premier voyage vraiment seule d'aller dans un pays que j'ai déjà pu approcher même s'il est vu comme peu sûr pour une jeune femme.
Donc j'aimerais avoir vos partages d'expériences, avis et aimerais savoir si vous pensez que d'autres pays d'Asie de l'Ouest ou du Sud/Sud-Est sont davantage indiqués pour un premier voyage seule pour une jeune femme de 19 ans. J'ai notamment des opportunités assez nombreuses et intéressante de stages au Kirghizistan, Kazakhstan, Sri Lanka, Malaisie, Birmanie, Indonésie et Philippines, ces pays m'attirent aussi, et sont peut-être plus sûrs ?
Merci.
J'ai 19 ans, vais faire un stage dans le cadre de mes études de 6 à 8 semaines à l'étranger. J'ai beaucoup de possibilité pour la destination (ce n'est pas un stage en entreprise, mais en association, ça s'apparente au chantiers internationaux), mais plus je réfléchi et plus mon souhait va vers l'Inde, d'autant plus que j'ai trouvé plusieurs offres qui m'intéressent beaucoup à Delhi et que j'y suis déjà allée il y a 5 ans, avais adoré mon voyage et rêve depuis d'y retourner. Je ne me fais pas de soucis pour la période où je serais en stage, car il y aura d'autres stagiaires d'autres pays et des jeunes du bureau de l'association sur place, donc des affinités se créeront et je ne sortirai sans doute pas seule le soir. Mais j'aimerais prendre deux semaines, avant ou après mon stage pour voyager en Inde, seule donc, or on cite souvent l'Inde parmi les pays où les agressions envers les femmes sont nombreuses, et qu'il n'y fait pas bon d'y voyager seule quand on est une femme. Je suis allée à Delhi pendant un mois quand j'avais 14 ans, en logeant dans une famille d'expatriés, donc je ne circulais jamais seule dans la ville mais très rarement avec des adultes, la plupart du temps avec la fille de cette famille qui avait 16 ans, et parfois ses amis, et jamais je ne me suis sentie en insécurité, même tard dans la soirée, et n'ai pas non plus souvenirs de regards appuyés d'hommes, alors je me demande si c'est vraiment dangereux, ou du moins risqué de voyager seule en Inde quand on est une femme ? Peut-être que mes 14 ans ont joué dans le fait que je ne me sentais pas en insécurité car trop jeune pour intéresser les hommes ? Mais bon, on peut lire ici et là que des petites Indiennes sont mariés de force à 11 ans, et à la terrasse d'un bar, la serveuse m'avait glissé un petit billet d'un Indien qui disait me trouver belle, donc je ne pense pas que l'âge joue vraiment. Est-ce que finalement si on se couvre les épaules et les jambes, et si on reste discrète, on ne s'expose pas plus en Inde qu'ailleurs ? Mais j'ai lu d'autre sujet du même type sur ce forum, où des expériences de regards soutenues, de mains baladeuses étaient relatées, mais est-ce qu'on ne peut de toute façon pas lire ça pour tous les pays ? Ou est-ce vraiment plus fréquents en Inde qu'ailleurs ?
Je n'ai encore jamais voyagé seule, j'ai voyagé étant ados via des voyages linguistiques, puis suis partie en Arménie avec des amis, mais jamais je n'ai été complètement seule dans un pays, donc je me dis, qu'il est peut-être mieux pour un premier voyage vraiment seule d'aller dans un pays que j'ai déjà pu approcher même s'il est vu comme peu sûr pour une jeune femme.
Donc j'aimerais avoir vos partages d'expériences, avis et aimerais savoir si vous pensez que d'autres pays d'Asie de l'Ouest ou du Sud/Sud-Est sont davantage indiqués pour un premier voyage seule pour une jeune femme de 19 ans. J'ai notamment des opportunités assez nombreuses et intéressante de stages au Kirghizistan, Kazakhstan, Sri Lanka, Malaisie, Birmanie, Indonésie et Philippines, ces pays m'attirent aussi, et sont peut-être plus sûrs ?
Merci.
L'Inde en juin/juillet/août? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai le projet de partir en Inde du Nord cet été, et il m'est assez difficile de faire le tri dans les avis que je trouve tant ceux-ci diffèrent...j'espère donc pouvoir obtenir ici quelques conseils de la part d'habitués !
Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).
Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?
Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.
Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...
Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)
Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...
Bonne soirée à vous !
Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).
Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?
Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.
Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...
Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)
Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...
Bonne soirée à vous !
Couple mixte blanc-noire avec enfants en Inde du Sud / Sri Lanka: racisme? English translation pending
Bonjour
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
L'Inde m'a bouleversée English translation pending
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
Dépenses en Inde du Nord en mars 2012 English translation pending
Un peu tardif, mais voici quelques ratios de dépenses sur la base d'un voyage en solo de 3 semaines effectué en mars 2012, essentiellement en Uttar Pradesh et en Madya Pradesh.
Hébergement : 381 roupies / nuitée, généralement dans de modestes guesthouses propres et bien situées. Mais aussi quelques hôtels avec climatisation. Chambre double ou simple selon possibilité, pas de dortoirs.
Alimentation : 149 roupies / j, essentiellement repas dans de petites gargotes complétés par des achats de fruits et yaourts. Mais aussi quelques restaurants non touristiques. Inclus 3-4 litres / j d'eau minérale, de préférence les marques locales plutôt que les marques nationales (15 roupies / l), ce qui permet d'obtenir un prix de 10-12 roupies / l, voire parfois moins.
Visites : 114 roupies / j. Tous les sites d'intérêt dans les lieux où je suis passé. Sans la moindre restriction hormis le temps dans une journée.
Transports : 104 roupies / 100 km, mais ce ratio n'est qu'indicatif car les coûts sont très hétérogènes selon le mode de transport adopté et la classe utilisée dans le cas du transport ferroviaire. Quasi exclusivement des transports collectifs, beaucoup de train, quelques rares rickshaws privatifs, aucun taxi, pas mal de marche à pied en ville.
Autres : 110 roupies / j, principalement blanchisserie et Internet (20-40 roupies / heure).
Dans l'ensemble, hors achats personnels évidemment, et compte tenu d'une distance parcourue de 220 km / j, mon rythme de dépense a été de 924 roupies / j, soit 14,3 euros / j (au change d'environ 65 roupies / j sur cette période).
A suivre l'analyse détaillée des coûts de transport selon le mode de transport utilisé.
Pour les intéressés, je tiens à votre disposition les dépenses unitaires sur chacune des étapes effectuées, essentiellement en Uttar Pradesh et Madya Pradesh, plus précisément à : New Delhi, Amritsar, New Delhi, Lucknow, Ayuthya, Gorakhpur, Kushinagar, Varanasi, Allahabad, Chitrakoot, Khajuraho, Kulpahar, Gwalior, Shivpuri, Orchha, Datia / Sonagiri, Vidisha / Sanchi, Bhopal, Bhimbekta, Omkareshwar, Maheshwar, Mandu, Ujjain, Jhalawar, Kota, Bundi, Jaipur, Alwar, Deeg, Bharatpur, Mathura, New Delhi.
Pour établir un budget, veiller à appliquer un taux d'inflation aux ratios présentés, à titre de mise à jour.
En espérant que cela puisse aider certains voyageurs...
Fabrice
Hébergement : 381 roupies / nuitée, généralement dans de modestes guesthouses propres et bien situées. Mais aussi quelques hôtels avec climatisation. Chambre double ou simple selon possibilité, pas de dortoirs.
Alimentation : 149 roupies / j, essentiellement repas dans de petites gargotes complétés par des achats de fruits et yaourts. Mais aussi quelques restaurants non touristiques. Inclus 3-4 litres / j d'eau minérale, de préférence les marques locales plutôt que les marques nationales (15 roupies / l), ce qui permet d'obtenir un prix de 10-12 roupies / l, voire parfois moins.
Visites : 114 roupies / j. Tous les sites d'intérêt dans les lieux où je suis passé. Sans la moindre restriction hormis le temps dans une journée.
Transports : 104 roupies / 100 km, mais ce ratio n'est qu'indicatif car les coûts sont très hétérogènes selon le mode de transport adopté et la classe utilisée dans le cas du transport ferroviaire. Quasi exclusivement des transports collectifs, beaucoup de train, quelques rares rickshaws privatifs, aucun taxi, pas mal de marche à pied en ville.
Autres : 110 roupies / j, principalement blanchisserie et Internet (20-40 roupies / heure).
Dans l'ensemble, hors achats personnels évidemment, et compte tenu d'une distance parcourue de 220 km / j, mon rythme de dépense a été de 924 roupies / j, soit 14,3 euros / j (au change d'environ 65 roupies / j sur cette période).
A suivre l'analyse détaillée des coûts de transport selon le mode de transport utilisé.
Pour les intéressés, je tiens à votre disposition les dépenses unitaires sur chacune des étapes effectuées, essentiellement en Uttar Pradesh et Madya Pradesh, plus précisément à : New Delhi, Amritsar, New Delhi, Lucknow, Ayuthya, Gorakhpur, Kushinagar, Varanasi, Allahabad, Chitrakoot, Khajuraho, Kulpahar, Gwalior, Shivpuri, Orchha, Datia / Sonagiri, Vidisha / Sanchi, Bhopal, Bhimbekta, Omkareshwar, Maheshwar, Mandu, Ujjain, Jhalawar, Kota, Bundi, Jaipur, Alwar, Deeg, Bharatpur, Mathura, New Delhi.
Pour établir un budget, veiller à appliquer un taux d'inflation aux ratios présentés, à titre de mise à jour.
En espérant que cela puisse aider certains voyageurs...
Fabrice
Idées d'itinéraire pour mon quatrième voyage en Inde? English translation pending
Bonjour à tous ! Namaste aux amoureux de l'Inde ! 😎 Moi j'adooore !!!...
Après 2 jolis voyages en Asie du sud-est mais qui m'ont un peu laissé sur ma faim sur le plan des émotions (Cambodge et Indonésie), je me suis rendu compte que la "douce folie" de l'Inde me manquait... beaucoup... Y a pas à dire, ce pays est unique pour qui cherche le dépaysement total...
Donc je cherche des idées d'itinéraire pour mon 4ème voyage en Inde, ce sera 3 semaines et demie en janvier-février 2013. J'y suis déjà allé 3 fois (en routard), pendant 3 semaines et demie à chaque fois (c'est le maxi que je peux prendre en congés en hiver) : - 1er voyage : Rajasthan + Delhi + Agra - 2ème voyage : Calcutta + Orissa (Puri - Bubabeshwar - Konarak) - mon récit de voyage - 3ème voyage : Tamin Ladu + Kerala - mon récit de voyage Et entre ces 3 voyages j'ai fait 2 très beaux treks au Népal, super expériences aussi, le Népal c'est mon second amour après l'Inde... mais je déteste la pollution de Kathmandu... 😕 J'ai bien aimé ces 3 voyages en Inde, tous très différents. J'ai beaucoup bougé à chaque fois (je suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit). Celui qui m'a le plus marqué émotionnellement c'est le second : j'ai été secoué (positivement) par Calcutta et j'ai apprécié la quiétude de la côte de l'Orissa (peu de touristes, juste assez de routards pour papoter dans les restos et dans les petits hôtels), quand je suis rentré en France j'ai mis 3 bonnes semaines à atterrir et à descendre de mon petit nuage... 🙂
Quand je regarde la carte de l'Inde, je me dis qu'il reste pas mal d'endroits à parcourir... Mais par où commencer ?... J'ai 2 vagues idées pour l'instant : - suivre le Gange, de Bodgaya à Rishikesh en passant par Varanasi, bref une sorte de circuit "Inde spirituelle", mais la traversée du Bihar me fait un peu flipper à cause des bandits de grand chemin... - visiter le Karnataka (Hampi, Mysore...) et passer quelques jours à Goa vu que c'est juste à côté, donc plutôt un circuit de paysages, mer et campagne, a priori plus paisible que l'autre circuit... Sinon, le Kashmir (partie basse, vers les lacs) me fait rêver mais ça semble un peu dangereux pour l'instant, l'Himachal Pradesh a l'air pas mal non plus...
Mes petits plaisirs quand je vais en Inde : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger végétarien avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe d'indiens pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... 🙂
Merci d'avance de vos conseils ! 😎
Après 2 jolis voyages en Asie du sud-est mais qui m'ont un peu laissé sur ma faim sur le plan des émotions (Cambodge et Indonésie), je me suis rendu compte que la "douce folie" de l'Inde me manquait... beaucoup... Y a pas à dire, ce pays est unique pour qui cherche le dépaysement total...
Donc je cherche des idées d'itinéraire pour mon 4ème voyage en Inde, ce sera 3 semaines et demie en janvier-février 2013. J'y suis déjà allé 3 fois (en routard), pendant 3 semaines et demie à chaque fois (c'est le maxi que je peux prendre en congés en hiver) : - 1er voyage : Rajasthan + Delhi + Agra - 2ème voyage : Calcutta + Orissa (Puri - Bubabeshwar - Konarak) - mon récit de voyage - 3ème voyage : Tamin Ladu + Kerala - mon récit de voyage Et entre ces 3 voyages j'ai fait 2 très beaux treks au Népal, super expériences aussi, le Népal c'est mon second amour après l'Inde... mais je déteste la pollution de Kathmandu... 😕 J'ai bien aimé ces 3 voyages en Inde, tous très différents. J'ai beaucoup bougé à chaque fois (je suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit). Celui qui m'a le plus marqué émotionnellement c'est le second : j'ai été secoué (positivement) par Calcutta et j'ai apprécié la quiétude de la côte de l'Orissa (peu de touristes, juste assez de routards pour papoter dans les restos et dans les petits hôtels), quand je suis rentré en France j'ai mis 3 bonnes semaines à atterrir et à descendre de mon petit nuage... 🙂
Quand je regarde la carte de l'Inde, je me dis qu'il reste pas mal d'endroits à parcourir... Mais par où commencer ?... J'ai 2 vagues idées pour l'instant : - suivre le Gange, de Bodgaya à Rishikesh en passant par Varanasi, bref une sorte de circuit "Inde spirituelle", mais la traversée du Bihar me fait un peu flipper à cause des bandits de grand chemin... - visiter le Karnataka (Hampi, Mysore...) et passer quelques jours à Goa vu que c'est juste à côté, donc plutôt un circuit de paysages, mer et campagne, a priori plus paisible que l'autre circuit... Sinon, le Kashmir (partie basse, vers les lacs) me fait rêver mais ça semble un peu dangereux pour l'instant, l'Himachal Pradesh a l'air pas mal non plus...
Mes petits plaisirs quand je vais en Inde : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger végétarien avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe d'indiens pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... 🙂
Merci d'avance de vos conseils ! 😎
Visa indien depuis Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Savez-vous si il est toujours possible d'obtenir un visa pour l'Inde depuis Bangkok avec les nouvelles réglementations d'octobre dernier ? De même pour la dérogation aux 2 mois hors du territoire indien avant d'y retourner, peut-on également la demander à Bangkok ? Nous avons prévu d'aller en Inde, puis quelques semaines au Népal, pour revenir en Inde prendre notre avion de retour, mais nous n'avons pas de contrat ou titre de transport pour justifier notre séjour au Népal. Pensez-vous que cette dérogation aux 2 mois pourrait nous être accordé quand même ?
Merci d'avance pour vos réponses
Savez-vous si il est toujours possible d'obtenir un visa pour l'Inde depuis Bangkok avec les nouvelles réglementations d'octobre dernier ? De même pour la dérogation aux 2 mois hors du territoire indien avant d'y retourner, peut-on également la demander à Bangkok ? Nous avons prévu d'aller en Inde, puis quelques semaines au Népal, pour revenir en Inde prendre notre avion de retour, mais nous n'avons pas de contrat ou titre de transport pour justifier notre séjour au Népal. Pensez-vous que cette dérogation aux 2 mois pourrait nous être accordé quand même ?
Merci d'avance pour vos réponses
Inde du Nord en octobre/novembre 2011, départ imminent English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons décidé de partir en Inde au début de cette année. Début Avril nous avons acheté nos billets d'avion via Billets Discount et nous voilà parés pour un départ en Inde du 28 octobre au 20 novembre de cette année. Nous venons tout juste de recevoir nos visas (magnifiques sont-ils! ) et nous sommes en cours de finalisation pour les examens médicaux et les vaccinations. Dans 38 jours, nous décollerons de Paris Via Moscow pour attérir à Delhi.
Nous avons fait un prévisionnel du parcours, et nous aimerions avoir votre avis? ( http://inde-du-nord2011.blogspot.com/ )
Merci de nous donner des petits conseils, sur des coins sympas à voir, des rencontres possibles qui restent sur la trajectoire que nous avons tracé, si le coeur vous en dit :)
Par ailleurs, si certains d'entre vous seront sur place, pourquoi pas nous rencontrer et faire un petit bout de chemin ensemble :D
En espérant avoir des réponses de votre part pour que ce post soit constructif ;)
Nos amitiés à tous
Nous avons décidé de partir en Inde au début de cette année. Début Avril nous avons acheté nos billets d'avion via Billets Discount et nous voilà parés pour un départ en Inde du 28 octobre au 20 novembre de cette année. Nous venons tout juste de recevoir nos visas (magnifiques sont-ils! ) et nous sommes en cours de finalisation pour les examens médicaux et les vaccinations. Dans 38 jours, nous décollerons de Paris Via Moscow pour attérir à Delhi.
Nous avons fait un prévisionnel du parcours, et nous aimerions avoir votre avis? ( http://inde-du-nord2011.blogspot.com/ )
Merci de nous donner des petits conseils, sur des coins sympas à voir, des rencontres possibles qui restent sur la trajectoire que nous avons tracé, si le coeur vous en dit :)
Par ailleurs, si certains d'entre vous seront sur place, pourquoi pas nous rencontrer et faire un petit bout de chemin ensemble :D
En espérant avoir des réponses de votre part pour que ce post soit constructif ;)
Nos amitiés à tous
Prendre le train en Inde sans ticket (régularisation dans le train)? English translation pending
Bonjour.
je souhaite prendre le train en Inde pour faire un New-Dehli - Bikaner le 19 novembre 2009. Malheureusement je ne trouve pas de train. Est-il trop tôt pour réserver? Je ne pense pas puisque j' ai trouvé un train pour le 18 novembre et le 20 novembre.
S'il existe un train le 19 novembre est-il possible de le prendre et de régulariser sa situation une fois monté? Où il n'est pas possible de monter dans un train sans ticket ( comme en Espagne ou pour l'Eurostar ) ?
Merci pour votre aide
Voyage en Inde du 29 mars au 19 avril 2009: impressions English translation pending
Bonjour,
Juste d'abord une petite mise au point en rapport à certains témoignages de "grands voyageurs" :
Je suis partie avec ma fille ainée, Laure, 28 ans, en Inde pendant 3 semaines. Nous sommes parties sans guide mais avec des infos prises sur des forums de voyageurs. Ces infos répertoriés depuis 1 an et modifiées si de nouvelles plus fraiches arrivaient. Je pensais prendre des infos de grands voyageurs qui donnent des conseils précieux, de coins difficiles d'accés mais authentiques, ben non ... Ces grands voyageurs qui regardent souvent du haut de leur savoirs les "autres" mais bon j'ai bu leurs paroles j'ai cru en eux, je me renseignais sur leur profil afin de savoir s'il voyageaient souvent et dans quelles conditions, quel travail ! pour ...rien. Mais bon c'est pas grave, j'ai rapidement compris que ce que j'avais pu piquer à droite à gauche il ne fallait pas y aller sauf quand on est malade pour se requinquer. En fait merci de m'avoir indiquer les endroits où ne pas aller si on veut vraiment s'imprégner des us et coutumes du pays. Nous ne sommes pas de grandes voyageuses mais quand nous avons l'occasion de partir on cherche effectivement l'authenticité. j'ai fait un carnet de voyage avec des photos si ça interesse certains je peux leur donner un lien.
Impressions de ce voyage ? difficile, très dur. Nous avons fait -New delhi-Varanasi-Allahabad-Jhansi-Khajuraho-Orchha-Jhansi-Agra-fatehpur.skri-new delhi - nous avons annulé 3 villes en cours de route car les transports étaient trop longs. Nous avons fait certes quelques rencontres mais elles se comptent sur les doigts d'une seule main, je parle de vrais rencontres. Ma fille a de grands yeux bleus et fait 1m76. Les yeux bleux fascinent les Indiens (hommes, femmes et enfants) quand elle mettait ses lunettes de soleil elle était moins sollicitée (jolie mot qui ne décrit pas l'exactitude de la situation, mais voilà sortie du contexte je n'ai pas envie d'être dure).
L'inde magique ? je ne l'ai pas vu, nous ne l'avons pas vue. Beaucoup de pauvreté, de saleté, de violence du regard et verbale entre eux, les femmes n'ont pas leur place aucun respect pour elles ni les enfants, d'ailleurs. Nous avons été spectatrices de violence de chiens vis à vis d'un enfant, personne n'a bougé (exemple parmi d'autres). Dans les bus, les femmes et les enfants sont poussés pour avoir plus de place. Comment des hommes occidentaux peuvent rentrer de l'Inde et ne pas parler de cette souffrance ? que l'on ne me dise pas que c'est normal parceque c'est leur culture leur religion et que je ne peux pas comprendre ! Elles ne sont pas heureuses, je n'arrivais pas à leur parler elles étaient sur la défensive et agressives pour les plus agées, alors que je ne faisais que demander le prix de ce qu'elle vendait (par exemple). Les castes ! hé oui douloureux problèmes ... la religion ? je pensais que l'hindouisme était bon genereux zen.. le pays du Yoga ? nous n'avons pas vu un endroit zen .. On peut même pas rentrer dans la plupart des temples Hindouiste (pas tous mais la majorite) quand je vous relate cela ce n'est pas les relations entre nous et les indiens ceux sont les relations entre eux, je précise une nouvelle fois pour être bien comprise.
Nous avons discuter avec un indien "riche", un businessman, qui nous certifie que l'Inde va beaucoup mieux que les castes n'existent plus ...etc .. .. du bavardage de salon de thé voilà tout, mais il nous confie qu'il ne veut pas se marier avec une femme indienne car elles sont feignantes, se laisse aller font des enfants, grossissent, ne réfléchissent pas... bon je vous laisse réfléchir vous de votre coté ..maintenant il ne représente pas la majorité des indiens c'est sur ..
Nous avons fait pas mal de bus et avons eu des arrets dans des petits villages et la détresse est grande croyez moi.
le bon coté de ce voyage ? ce voyage a été inoubliable grace à la relation que nous avons eu ma fille et moi, et que malgré la difficulte et les alléas tout c'est extrement bien passé (elle est grande et independante - nous ne vivons plus ensemble depuis 10 ans- c'est l'ainée de mes 4 enfants) Le TAJ MAHAL je le trouve très beau ces multitudes fleurs peintes, sculptées sur ce marbre pur sont d'une finesses extrème il est très feminin ce TAj :) Khajuraho a été un village très marquant, les sourires étaient plus visibles qu'ailleurs. Les personnes que nous avons rencontrées nous ont apporté beaucoup, j'espère leur avoir donné un peu de quelque chose aussi ! Nous avons testé pas mal de moyens de transports : train couchette, puis train de jour, bus public, rickshaw, moto à 3, trishaw, taxi collectif (c'est nous qui payons pour tout le monde hoplà ! et ils pensaient que l'on ne le savaient pas ....) et marche à pied aussi
Je revais de ce voyage depuis des années, je ne suis pas décue mais je me tourne maintenant vers d'autres pays d'Asie où l'acceuil sera plus chaleureux (En Thailande, on voit plus de sourire et de respect d' autrui). Des amis m'ont dit que dans la région du Ladakh les gens sont fantastiques ..pourquoi pas y aller ? mais il faut que le temps tasse un peu tout ce vécu. Par contre d'autres sont allés vers Goa et certains jours ont ressentis la meme chose cette violence du regard .(je précise " entre eux ")
Si vous avez des questions je vous répondrais avec sincérité ça c'est sure :) Bonne soirée
Juste d'abord une petite mise au point en rapport à certains témoignages de "grands voyageurs" :
Je suis partie avec ma fille ainée, Laure, 28 ans, en Inde pendant 3 semaines. Nous sommes parties sans guide mais avec des infos prises sur des forums de voyageurs. Ces infos répertoriés depuis 1 an et modifiées si de nouvelles plus fraiches arrivaient. Je pensais prendre des infos de grands voyageurs qui donnent des conseils précieux, de coins difficiles d'accés mais authentiques, ben non ... Ces grands voyageurs qui regardent souvent du haut de leur savoirs les "autres" mais bon j'ai bu leurs paroles j'ai cru en eux, je me renseignais sur leur profil afin de savoir s'il voyageaient souvent et dans quelles conditions, quel travail ! pour ...rien. Mais bon c'est pas grave, j'ai rapidement compris que ce que j'avais pu piquer à droite à gauche il ne fallait pas y aller sauf quand on est malade pour se requinquer. En fait merci de m'avoir indiquer les endroits où ne pas aller si on veut vraiment s'imprégner des us et coutumes du pays. Nous ne sommes pas de grandes voyageuses mais quand nous avons l'occasion de partir on cherche effectivement l'authenticité. j'ai fait un carnet de voyage avec des photos si ça interesse certains je peux leur donner un lien.
Impressions de ce voyage ? difficile, très dur. Nous avons fait -New delhi-Varanasi-Allahabad-Jhansi-Khajuraho-Orchha-Jhansi-Agra-fatehpur.skri-new delhi - nous avons annulé 3 villes en cours de route car les transports étaient trop longs. Nous avons fait certes quelques rencontres mais elles se comptent sur les doigts d'une seule main, je parle de vrais rencontres. Ma fille a de grands yeux bleus et fait 1m76. Les yeux bleux fascinent les Indiens (hommes, femmes et enfants) quand elle mettait ses lunettes de soleil elle était moins sollicitée (jolie mot qui ne décrit pas l'exactitude de la situation, mais voilà sortie du contexte je n'ai pas envie d'être dure).
L'inde magique ? je ne l'ai pas vu, nous ne l'avons pas vue. Beaucoup de pauvreté, de saleté, de violence du regard et verbale entre eux, les femmes n'ont pas leur place aucun respect pour elles ni les enfants, d'ailleurs. Nous avons été spectatrices de violence de chiens vis à vis d'un enfant, personne n'a bougé (exemple parmi d'autres). Dans les bus, les femmes et les enfants sont poussés pour avoir plus de place. Comment des hommes occidentaux peuvent rentrer de l'Inde et ne pas parler de cette souffrance ? que l'on ne me dise pas que c'est normal parceque c'est leur culture leur religion et que je ne peux pas comprendre ! Elles ne sont pas heureuses, je n'arrivais pas à leur parler elles étaient sur la défensive et agressives pour les plus agées, alors que je ne faisais que demander le prix de ce qu'elle vendait (par exemple). Les castes ! hé oui douloureux problèmes ... la religion ? je pensais que l'hindouisme était bon genereux zen.. le pays du Yoga ? nous n'avons pas vu un endroit zen .. On peut même pas rentrer dans la plupart des temples Hindouiste (pas tous mais la majorite) quand je vous relate cela ce n'est pas les relations entre nous et les indiens ceux sont les relations entre eux, je précise une nouvelle fois pour être bien comprise.
Nous avons discuter avec un indien "riche", un businessman, qui nous certifie que l'Inde va beaucoup mieux que les castes n'existent plus ...etc .. .. du bavardage de salon de thé voilà tout, mais il nous confie qu'il ne veut pas se marier avec une femme indienne car elles sont feignantes, se laisse aller font des enfants, grossissent, ne réfléchissent pas... bon je vous laisse réfléchir vous de votre coté ..maintenant il ne représente pas la majorité des indiens c'est sur ..
Nous avons fait pas mal de bus et avons eu des arrets dans des petits villages et la détresse est grande croyez moi.
le bon coté de ce voyage ? ce voyage a été inoubliable grace à la relation que nous avons eu ma fille et moi, et que malgré la difficulte et les alléas tout c'est extrement bien passé (elle est grande et independante - nous ne vivons plus ensemble depuis 10 ans- c'est l'ainée de mes 4 enfants) Le TAJ MAHAL je le trouve très beau ces multitudes fleurs peintes, sculptées sur ce marbre pur sont d'une finesses extrème il est très feminin ce TAj :) Khajuraho a été un village très marquant, les sourires étaient plus visibles qu'ailleurs. Les personnes que nous avons rencontrées nous ont apporté beaucoup, j'espère leur avoir donné un peu de quelque chose aussi ! Nous avons testé pas mal de moyens de transports : train couchette, puis train de jour, bus public, rickshaw, moto à 3, trishaw, taxi collectif (c'est nous qui payons pour tout le monde hoplà ! et ils pensaient que l'on ne le savaient pas ....) et marche à pied aussi
Je revais de ce voyage depuis des années, je ne suis pas décue mais je me tourne maintenant vers d'autres pays d'Asie où l'acceuil sera plus chaleureux (En Thailande, on voit plus de sourire et de respect d' autrui). Des amis m'ont dit que dans la région du Ladakh les gens sont fantastiques ..pourquoi pas y aller ? mais il faut que le temps tasse un peu tout ce vécu. Par contre d'autres sont allés vers Goa et certains jours ont ressentis la meme chose cette violence du regard .(je précise " entre eux ")
Si vous avez des questions je vous répondrais avec sincérité ça c'est sure :) Bonne soirée
Les plus beaux endroits d'Inde du Nord? English translation pending
bonjour à tous,
Nous préparons un voyage en inde, je suis un peu perdue dans mes guides car tout me parait extraordianaire.
j'aimerai commencer à faire un choix, c'est pourquoi je demande votre aide...
quels sont selon vous les endroits à ne pas louper en inde du nord?
nous n'avons que 6jours en inde du nord, nous pensons donc prendre une voiture avec chauffeur, pensez vous que cela soit une bonne idée?
Merci de partager vos experiences c'est super.🙂
Merci de partager vos experiences c'est super.🙂
New adventures from Perpignan to Ranchi (Jharkhand)
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser English translation pending
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Casse-tête pour 1 mois au Rajasthan English translation pending
Bonsoir,
Je galère pour trouver un parcours pour 1 mois, en utilisant, le train, l'avion, ou le bus. Nous connaissons déja Jaipur, c'est pourquoi je l'ai zappé sur le planning.
J'aurai aimé faire les étapes qui suivent, mais je pense, que j'ai prévu de trop, en sachant, que nous voulons terminer par 1 semaine à Goa.
En résumé voici le "projet", et si vous voyez des étapes, qui peuvent être supprimées, je suis preneuse pour les commentaires.
- 22 février Delhi - Amristar en avion arrivée à 10h matin 23 février Amristar 24 février retour Delhi - 25 février Delhi - 26 février Delhi - Ajmer train 12015 et bus pour Puskar - arrivée en principe vers 14h - 27 février Puskar - 28 février Puskar - 1er mars Puskar-Ajmer pour Udaipur en train - 5 heures de train - 2 mars Udaipur - 3 mars Udaipur - 4 mars Udaipur - Jodhpur en bus 6 a 8 heures de bus - 5 mars Jodhpur - 6 mars Jodhpur - 7 mars Jodhpur pour Jaisalmer en bus 5 a 6 h de bus ou train ??? - 8 mars Jaisalmer et ballade dans le désert et peut-etre nuit - 9 mars Jaisalmer - 10 mars Jaisalmer et 5/6 h de bus pour Jodhpur et avion pour Delhi - 11 mars Delhi et avion pour Goa - 20 mars Goa pour Delhi - du 21 au 23 mars Delhi et retour Paris.
Nous connaissons déjà Delhi, c'est pourquoi nous n'y restons que 3 jours.
Merci de me dire ce que vous en pensez, si c'est assez dans les villes, et un périple pas trop épuisant. Déja, nous trouvons que ne rester que 2 jours pleins dans une ville, c'est un peu la course. MAIS QUOI SUPPRIMER ??? 😕
A bientot, je l'espère avec vos commentaires. 😊
Je galère pour trouver un parcours pour 1 mois, en utilisant, le train, l'avion, ou le bus. Nous connaissons déja Jaipur, c'est pourquoi je l'ai zappé sur le planning.
J'aurai aimé faire les étapes qui suivent, mais je pense, que j'ai prévu de trop, en sachant, que nous voulons terminer par 1 semaine à Goa.
En résumé voici le "projet", et si vous voyez des étapes, qui peuvent être supprimées, je suis preneuse pour les commentaires.
- 22 février Delhi - Amristar en avion arrivée à 10h matin 23 février Amristar 24 février retour Delhi - 25 février Delhi - 26 février Delhi - Ajmer train 12015 et bus pour Puskar - arrivée en principe vers 14h - 27 février Puskar - 28 février Puskar - 1er mars Puskar-Ajmer pour Udaipur en train - 5 heures de train - 2 mars Udaipur - 3 mars Udaipur - 4 mars Udaipur - Jodhpur en bus 6 a 8 heures de bus - 5 mars Jodhpur - 6 mars Jodhpur - 7 mars Jodhpur pour Jaisalmer en bus 5 a 6 h de bus ou train ??? - 8 mars Jaisalmer et ballade dans le désert et peut-etre nuit - 9 mars Jaisalmer - 10 mars Jaisalmer et 5/6 h de bus pour Jodhpur et avion pour Delhi - 11 mars Delhi et avion pour Goa - 20 mars Goa pour Delhi - du 21 au 23 mars Delhi et retour Paris.
Nous connaissons déjà Delhi, c'est pourquoi nous n'y restons que 3 jours.
Merci de me dire ce que vous en pensez, si c'est assez dans les villes, et un périple pas trop épuisant. Déja, nous trouvons que ne rester que 2 jours pleins dans une ville, c'est un peu la course. MAIS QUOI SUPPRIMER ??? 😕
A bientot, je l'espère avec vos commentaires. 😊