Search VoyageForum
FR
Excursion dans le désert au Maroc English translation pending
by Sissitop · 2006-09-10 · 13 replies
Je recherche toute info sur les agences d'excursions: bivouac sous les etoiles cherg expeditions

Je part début Octobre et je recherche une excursions dans le desert + nuit en bivouac. Je ne sais pas qui choisir ??? Un rêve de jeune fille " le desert ", je ne veux pas être déçu et plus je fête mon Anniversaire la bas.

Donc toutes personnes qui a vecu cette experience, donner moi des conseils. Les dunes de Chigaga ou les dunes de l'erg Chebbi ?????

Et biensûr si vous connaissez ces agences.

Merci
Meilleur circuit au banc d'Arguin en Mauritanie English translation pending
by Artnaif · 2006-01-28 · 3 replies
quel est le meilleur circuit à faire au banc d' arguin en une semaine ou dix jours avec un 4X4 en venant 1-de nouadhibou 2- de noukchott ? quelles sont les bonnes adresses ? merci pour vos renseignements .
Température du Mali en fin février English translation pending
by Bibicerise · 2006-01-11 · 8 replies
Bonjour,

Je pars deux semaines au Mali fin février. Quelles sont les températures diurnes et nocturnes à cette époque? En effet, dormant en campement et bivouac, je me demande si le duvet est nécessaire. un sac à viande suffit-il ou les nuits sont-elles fraîches? Enfin dernière petite question, la moustiquaire vous parait-elle indispensable? Merci d'avance pour vos réponses AL
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Zig Zag dans le sable à Zag (sud Maroc) English translation pending
by Gaouri49 · 2019-12-01 · 3 replies
Novembre 2019

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou

2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC

Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.

C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.

Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C

Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.

Samedi 2 novembre.

Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.

Dimanche 3 novembre

Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.

Dimanche 3 novembre 17H40

Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire �� la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.

Lundi 4 novembre

Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.

10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.

11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.

16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.

17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur

19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.

Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.

La balade de JP

CHAPITRE 1

Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.

Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.

A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.

Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.

J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.

WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.

Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.

Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.

CHAPITRE 2

L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.

Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.

Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.

Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….

Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Organisation d'un séjour dans le Sud tunisien English translation pending
by Clorom1 · 2012-04-17 · 5 replies
Bonjour à tous! J'organise mon 1er séjour en Tunisie et je compte me rendre dans le désert. J'ai donc plusieurs questions et il m'est difficile de trouver des réponses claires sur Internet...On me dit que Ksar Ghilane est magnifique. Est-ce possible de partir de l'oasis faire un campement bivouac dans le désert ? (je trouve les campements en dur là bas peu authentiques, étriqués et chers!) Si oui, connaissez vous un guide à nous conseiller ? une idée de prix ? On arrive à Tozeur le matin à 9h30, est ce possible de se rendre jusqu'à Ksar Ghilane dans la journée pour aller faire le bivouac le soir même ? Quel est le temps de trajet entre tozeur et Ksar Ghilane ? La 2ème partie de notre séjour sera dans les montagnes. Après la nuit dans le désert nous remontons à Nefta. Le lendemain nous allons dans les montagnes jusqu'à Tamerza. Quel est le temps de trajet entre Nefta -Tamerza et Tamerza-Tozeur ? Il y a peu d'hôtels à Tamerza (dont le palace hors de prix!) et je me demande si ca vaut le cout d'y passer la nuit ou s'il est conseiller de redescendre vers Tozeur... Enfin, nous vuolons etre indépendant et avoir notre propre moyen de communication. A-t-on besoin de louer un 4x4 pour aller à Ksar Ghilane ? A Tamerza ? ou une simple voiture suffi? Ah ! et dernier détail (important!) nous partons le 1 mai, donc nous avons peu de temps pour tout boucler!

Merci infiniment pour vos réponse et votre aide !
Afrique Australe: dormir dans une tente au sol sans double toit? English translation pending
by Mlefevre · 2012-03-21 · 29 replies
Bonjour à tous, Selon votre expérience ou vos lectures, est-il raisonnable de dormir dans une tente au sol sans le double toit (juste avec la tente intérieure en moustiquaire donc) : les vilains affamés qui rôdent alentours ne vont-ils pas alors nous identifier comme des proies éventuelles (j'ai cru comprendre que sous le double-toit, on est à peu près tranquille, en admettant que les animaux ne se prennent pas les pattes dans les piquets, ficelles, etc...) J'adorerais pouvoir dormir sous les étoiles en observant les alentours, depuis "mon lit douillet"... Qu'en dites-vous? Merci! Marie
Retour du Mali, les Touaregs, Songhaïs, Bozos, Peuls...ont besoin de nous! English translation pending
by Songhai73 · 2010-02-02 · 34 replies
bonjour je rentre du nord Mali ou les touristes se font rares , les populations qui ont investis dans cette activité vont avoir 1 vie encore bien plus difficile . 1er jour , nous visitons Djenné , sa belle mosquée et chance c'est lundi , jour de marché ! je rencontre 1 grand voyageur de VF , Daniel du 74 , ( que le monde est petit !) , qui viens du Burkina , continue son périple en pays Dogon puis Togo ..... 2 jours passé en pays Dogons , de Bandiagara , nous avons rejoint Sangha , puis le village de Banani en descendant la falaise , bivouaquer sur les dunes , nuits sous les étoiles , réveil aux sons des nombreux troupeaux ...et merveilleuses rencontres d'hommes et de femmes souriant et accueillant , vacant à leur travail . nous achetons quelques médicaments de la pharmacopée traditionnel à Bandiagara (je vais tester celui pour soigner mes rhumatismes ) notre guide achète du lait à des femmes Peuls , mais personne n'ose le goûter ... nous retrouvons Abdoulaye , guide Dogon que nous avons rencontré déja en 2007 . Les 2 jours passent vite en petites balades , poses rituel du thé , fabrication et dégustation du pain cuit dans le sable , contemplation de la voute céleste et nuits au chaud dans nos duvets... il faut déja partir , nous longeons la falaise jusqu'à Douenza .... piste 1 peu chaotique , mais le traversée des villages et les paysages sont tellement magnifiques que l'on ne pense pas à notre petit confort . bon voyage...
Trek de six jours dans le Taman Negara (Malaisie) English translation pending
by DjamNa · 2009-01-18 · 9 replies
Bonjour tout le monde et bonne annee,

Je serai dans le Taman Negara du 25 janvier au 2 fevrier prochain et j'aimerais faire une rando de 6 jours avec guide local. En fait, on aimerait si possible faire cette excursion en empruntant les chemins les moins frequentes avec bivouac dans la foret (tente ou poste d'observation). Auriez-vous des infos la dessus ?

On aurait voulu savoir si c'etait possible de rencontrer des Orang Asli et idealement passer une nuit ou deux dans leur campement.

Niveau finances, les prix annonces par les resorts ne sont pas vraiment donnes, est-ce possible de trouver des guides locaux moins chers sur place?

Pour l'instant nous sommes en pleine recoltes d'informations. Aussi, si vous avez des conseils ou des experiences a faire partager pour un trek de 6 jours dans la jungle, on est carrement preneur...

Merci d'avance

Xavier
Noël et jour de l'an en Tunisie English translation pending
by Phenix06 · 2008-12-09 · 6 replies
Bonjour,

Je souhaite pouvoir passer les fêtes de fin d'année en plein desert, avec un treck, ou une ménahrée - le tout accompagné de fêtes traditionnelles ou juste de repas conviviaux... Ou bien encore de pouvoir passer les fêtes de fin d'Année chez l'habitant... Bref une envie de changer et d'avoir un dépaysement pour cette période de fin d'Année...

Si vous avez des suggestions, des idées, des contacts...alors laisser un MP ou un post...

MErci d'Avance... @
Itinéraire de quatre/cinq semaines au Botswana (4x4) English translation pending
by Yobba · 2012-12-26 · 24 replies
Bonjour, nous partons pour 4 ou 5 semaines en juillet-aout prochain en Namibie et Bostwana. Nous commencons à organiser notre parcours avec l'aide de Tourmaline. c'est vraiment difficile de se rendre compte pour faire son itinéraire !! Nous souhaitons être le plus possible en autonomie, nous avons l'habitude de voyager, en particulier en Afrique, mais nous ne sommes pas des habitués du 4*4... Nous avons été en Namibie déjà mais avec un 2*4. est ce vraiment compliqué de dormir à l'intérieur des parcs dans ces conditions ? en particulier pour le parc de Chobe, il me semble que c'est tout de même mieux d'être à l'intérieur, et non pas à Kasane ? Par ailleurs, que penser de la réserve de Morémi, est ce faisable ou trop risqué de s'y rendre par nous même si nous n'avons pas l'habitude ? par ailleurs dans ce cas, est possible de dormir dans un camps à l'extérieur et d'aller ensuite dans la réserve avec un guide local pour une journée ? si oui, avez vous des préférences de camps ? Je suis désolée, mes questions partent un peu dans tous les sens ! Concernant le Delta de l'Okavango, ils nous proposent de dormir d'abord à Shakawe, puis etsha 13, ce sont des bons points de départ pour le delta ? Voilà c'est déjà quelques questions, je pense qu'il va y en avoir beaucoup d'autres...! Merci d'avance pour votre aide ! Chloé et Clément
Circuit au Sénégal avec Nouvelles Frontières English translation pending
by Isa2elle · 2006-01-22 · 10 replies
Bonjour,

J'aimerais partir au sénégal en mars ou avril. J'ai vu 2 circuits chez Nouvelles Frontières : "L'afrique des savanes et Sine Saloum" et " Sénégal authentique" qui me tente bien. Y a - t il des gens parmi vous qui les ont déjà fait.

Merci et à bientot

Isabelle
Retour sur deux jours dans le Wadi Rum English translation pending
by Benenuts · 2019-11-05 · 1 reply
2 Jours inoubliables dans le Wadi Rum avec Wadirum Bedouin Friends

Ceci n'est en aucun cas un retour sponsorisé, mais juste le reflet de notre experience

Lors de notre préparation du Wadi Rum nous avons parcouru les forums pour chercher des recommendations de compagnies adéquates et responsables. Les suivantes sont celles que nous avions notées - nous recherchions un séjour en bivouac: - Wadirum Bedouin Friends (mentionnée plusieurs fois sur Voyage Forum - Abdallah / Anne correspondance française) - Wadi Rum Jordan Guides (Attalah) - Jordan Nomads (Salem) - Wadirum Circuit (Marjorie correspondante française)

J'ai contacté chacune de ses entreprises: - Wadirum Nomads: plus de place au moment de la prise de contact pour un sejour en bivouac, seul offre possible etait en campement fixe (on s'y est pris tard, seulement 2 semaines avant) - Wadirum circuits: Campement bivouac fixe la premiere nuit et itinerant deuxieme, les formules etaient complique pour le peu de temps que nous avions pour nous organise, mais beaucup d'option disponible - Wadi Rum Jordan guide: bivouac avec une option trek (avec un guide) ou une option marche courte (self-guided) - Wadirum Bedouin Friends: bivouac avec marche en fonction du groupe (toujours un guide)

Pour notre séjour dans le Wadi Rum nous avions fait pas mal de recherche afin de trouver la meilleure façon de découvrir ce desert de manière plus authentique et adaptée à notre style.

Wadirum Bedouin Friends semblait le plus adapté car nous avions envie de nous laisser porter par le flot et pas faire de choix d'avance sur longueur ou non des randonnées.

Nous n’avions cependant pas trouvé de retour sur TripAdvisor pour mieux apprehender la compagnie et se faire une idée du service, et retour d'experience de client. Nous avions seulement trouvé des mentions sur ce forum, et d'autres retour plus ou moins positif sur le forum du Routard. Leur site met en avant leur approche écologique mais nous trouvions que c'était un peu agressif et pouvait rebuter certains, un peu trop d'emphase et de négativité envers booking.com et les campement tout comfort (qui sont adaptés à un autre public). Nous comprenons leur passion cependant.

Alors voici notre retour d'expérience, qui s'est révélée être positive.

Notre Experience

Je pense qu’il est important de dire que notre experience est unique et que notre retour ne reflétera pas forcement l’experience que vous vivrez, tout depend de la dynamique de votre groupe et votre guide. Nous avons été chanceux, sur ce point avons tissé de superbe relation dans notre groupe avec des gens simples avec des attentes similaires, nous laissant porter par le flots (pas de programme communiqué), nous nous sommes bien entendu et avions un superbe jeune guide bedouin (26 ans) drôle et cultivé appelé Hamdane. (Une vraie maitrise de la Bedouins Joke)

Réservation

Cela se fait entièrement par email, ce qui peut paraitre un peu frustrant car il faut attendre 24-48h pour un réponse (généralement 24h). Vous donnez vos dates, le nombre de personnes, on vous confirme si y'a de la place, on note votre nom et il faut ensuite reconfirmer par Whatsapp ou SMS 2 jours avant. C'est tout!

Taille du groupe

Vous ne saurez pas à l'avance combien vous serez dans votre groupe. On vous annonce cependant noir sur blanc que les groupes dans chaque 4x4 sont entre 4-6 et qu'il est fréquent d'être en convoi de deux 4x4 avec un Guide (et donc 2 chauffeurs), cela fait une joyeuse trouve de 8-12 personnes. Nous étions pour notre part un groupe qui a varié de 10-12 sur 2 jours.

Durée du séjour

Nous sommes partis 2 jours 2 nuits. (Et nous recommandons ça au minimum)

Lors des marches à pied qui ont varié de 15min à 3h nous marchions avec le guide et les chauffeurs nous récupèraient en fin de course. Dans notre groupe nous avons tous démarrés le meme jour à la meme heure, vers 10h le matin, mais nous ne restions pas tous la meme durée dans le desert.

Un savant roulement finement organisé pour ramener et amener les gens dans le Rum afin que tout marche bien est en place.

Le déroulement

Pour vous donner une idée voici le déroulement de notre séjour:

Jour 1: Configuration initiale -4 personnes dans un véhicule (2 partent le lendemain matin apres le petit dejeuner, vers 9h, 2 repartent le surlendemain matin vers 9h) -6 personnes dans le second véhicule (2 partent le lendemain soir 17h, 4 repartent le surlendemain matin 9h) -Total 10 -2 chauffeurs, 1 guide, nous sommes donc un convoi de 2 véhicules pour le séjour complet (le nombre de personnes va varier pendant nos 2 jours)

Jour 1: Deroulement -1er Stop: La dune de Lawrence d'Arabie (15min sans guide, le guide reste en bas de la dune) -2eme Stop: Un canyon avec des petroglyphs (5min avec le guide) -3eme Stop: 1h de marche dans le desert (1h avec le guide) -4eme Stop: Déjeuner au bout de la marche Pause midi + Sieste de 2h (on repartait toujours vers 14h) -5eme Stop: Marche pour voir le rocher en forme de champignon (avec le guide 15min) -6eme stop: Marche dans un canyon, un peu sport mais rien de mechant (1h avec le guide) -7eme Stop: La fameuse arche (10min mais on ne monte pas, sinon nous allions louper le coucher du soleil de 17h - heure d’hiver fin octobre) -7eme Stop: Spot pour coucher de soleil (45min) -8eme Stop: Campement Soir 1: Configuration: -4 personnes nous rejoignent (2 repartent le lendemain soir 17h et remplaceront donc ceux qui repartent demain matin, 2 repartent le surlendemain matin 9h et rejoignent donc notre groupe, nous sommes donc 12 maintenant à la place de 10) -4 personnes nous rejoignent juste pour le dinner et repartent ensuite dormir ailleurs -Nous serons 12 au campement + les 4 bedouins (1 guides, 2 chauffeurs, 1 intendant)

Jour 2: Configuration -Apres le petit déjeuner, 2 repartent à Rum village -Donc 10-2=8+4 (arrives le soir)=12 Jour 2: Déroulement -1er Stop: Marche de 3h avec guide (les 4x4 nous attendent au bout) -2eme Stop: Dejeuner Pause midi + Sieste (depart 14h) -3eme Stop: Marche de 15min avec le guide et histoire de petroglyphs (15min avec guide) -4eme Stop: Marche de 1h avec une vue magnifique sur une grande mer de sel (1h avec le guide) -6eme Stop: Spot de coucher de soleil et campement Soir 2: configuration: -4 sont partis juste après le coucher du soleil retour au Rum village depart vers 17h -2 nous ont rejoint pour le diner et le coucher et repartent le lendemain matin a 9h avec nous -donc 12-4=8+2=10 pour la nuit

Jour 3: Configuration -8 retourne au rum village (dont nous) et 2 continue la journée jusqu’a 17h -10-8=2 continue la journée avec le guide et nous sommes tous les autres rentrés

Les campements "itinérants" en bivouac

En ce qui concerne les campements contrairement à ce qu’on pourrait penser ou comprendre en lisant le site on ne s’installe pas n’importe où au bon vouloir des bedouins qui nous accompagnent, il existe en fait un nombre de campements définis (on suppose en terre bedouines), ce sont des endroits au creu de la roche avec des petits murets en pierre (fait par l'homme pour couper du vent on suppose) Avant d’y arriver un autre véhicule (l’intendance) arrive pour y preparer le feu, installer les matelas en salon et apportent les couvertures et la popote. Les plats sont surement cuisinés au village et sont donc ensuite réchauffé sur le feu au campement. On s’installe le soir sur les matelas comfortables et on discute, rigole, chante autour du feu. Le matin on se reveille tranquillement à son rythme et on prend le petit déjeuner tous ensemble. Le lendemain on range nos couvertures mais les matelas restent la.

Voila! Le soir au campement allongé dans son lit on observe un ciel rempli d’étoiles et on chasse les étoiles filantes, pas un bruit la nuit, à part celui de nos compères ronfleurs.

Les commodités

Pour les toilettes, on trouve un coin tranquille éloigné du camp pour faire son affaire et on ramasse son papier soit dans un sac que l’on garde avec sois et que l'on jettera au retour dans des poubelles, ou on le brule complètement et on s’assure qu’il est bien complètement brulé (prendre briquet). Oubliez la douche, il y a du sable partout dans tous les cas, quelques lingettes pour les mains et partis intimes pour se sentir frais.

Le Prix

Clairement indiqué sur leur site, vous paierez au retour du séjour car le prix dépend du nombre de gens en convoi (pas du nombre la nuit), pour notre par c'était donc 65JD/pers/jour (jour = jour+nuitée) car nous étions plus de 6.

Notre ressenti

Nous apprehendions un peu l'experience, car l'organisation semblait un peu "à l'arrache sans trop de détail" - mais finalement, une superbe experience où il est important de se laisser porter pour éviter toute deception.

Les bedouins connaissent le desert comme leur poche, faites leur confiance, tout est beau, vous ne louperez rien! Faites le pour l’experience humaine également. A noter que l’expérience sera 100% francophone dans le groupe MAIS que le guide ne parle que anglais! Dans notre groupe, la solidarité fait que nous traduisions de l’anglais vers le français pour ceux qui n’aurait pas tout compris, y compris autour du feu!

Nous recommandons donc et nous espérons que votre experience se passera avec le guide Hamdane!

Merci à toute l’équipe d’Abdallah, le business owner. (Guide, chauffeurs, intendants et l’accueil au Rum village)

Nous avons aussi posté un retour sur TripAdvisor car nous pensons que c'est important de trouver l'information quand on la cherche (mes déroulement de journée sur Trip Advisor ne sont cependant pas correct, mais je ne peux éditer)
Les incontournables de Dalaba (Guinée) English translation pending
by Lucke33 · 2018-02-11 · 7 replies
Amis de la Guinée. En préparation d'un voyage en Guinée, j'affine ma navigation et recherche des indications pour arriver au plus près des sites de Dalaba-Pita : Pont de Dieu, chûtes de Kambadaga, Kinton, Ditinn. Existe t’il des campements dans la région? Je crois avoir situé les échelles de Lélouna. Si point GPS connus, c'est l'idéal. En espérant des réponses assez précises, merci d'avance. Cordialement.
Lac Tilicho passage col Mesokanto English translation pending
by Rolwegre · 2015-04-07 · 5 replies
Amis trekkeurs bonjour, pourriez vous me donner la durée approximative du trajet Lac Tilicho /Jomson est-il nécessaire de camper ou y a t-il un lodge sur cette étape ? NB: je connais le Lac en hiver (début mars) mais cette fois je souhaite traverser par le Mesokanto en octobre.

Cordialement.
Retour d'un voyage de 3 semaines au Tchad English translation pending
by Meridiana · 2013-12-11 · 37 replies
Rentrons d’un voyage de 3 semaines au Tchad avec le support d’une jeune agence italo-tchadienne ou tout le monde parle le français.

Voyage qui demande de l’adaptation car bivouac tous les jours et pas de commodités durant le voyage (une douche au départ + retour et une fois à Faya + 1 décrassage avec bassine près d’un puits) mais ces inconvénients valent la chandelle. On ne se lasse pas des paysages, des découvertes des sites rupestres, de la beauté sans cesse changeante du sahara. On reste plusieurs jours dans l’ennedi sans rencontrer de véhicules et touristes par conséquence. Pays peu couru, gens très sympathiques même si le contact est rare car le Tchadien est fier et de religion musulmane non intégriste ne se mêle pas facilement avec les touristes et avec les femmes surtout ! nous avons pu dormir avec des nomades le soir partageant un moment intense de bonheur autour du feu buvant le thé sucré et écoutant jouer du luth . Dormir à 2 pas des dromadaires sous un ciel illuminé de 1000 étoiles et de voir au lever du jour le troupeau partir au loin pour paître n’a pas d’égal. Grâce à notre guide Hassane nous avons pu aussi distribuer des articles scolaires dans de toutes petites écoles au Ounianga où l’aide de l ‘état arrive avec difficulté : un vrai plaisir de donner ayant comme remerciement de beaux sourires et l’assurance que tout ira bien à des écoliers en manque de fournitures scolaires. Nous avions porter avec nous et acheter sur place les cahiers.

C’est un voyage qui est hors du temps car on rentre directement dans le berceau de l’humanité. On ressent la présence de nos ancêtres en admirant les peintures rupestres de toute beauté, très bien conservées et si différentes entre les sites. On ne peut que penser à Toumaï ancêtre de Lucy car il a 7 millions d’années découvert dans le Bourdi et à notre évolution depuis.

Notre circuit : Ndjamena- Abéché- Ennedi avec les incontournables guelta de l’Archei, de Bachikélé, Terkei, Aola, sites peintures rupestres…. et aussi la découverte du site méconnu de Niola Dola (gravures rupestres de grandes femmes)- dépression du Mourdi - lacs Ounianga ou on peut se baigner (emporter maillots de bain) – Tibesti versant est avec Gourou – Faya largeau- retour N’djamena

N’djamena : hotels très chers pour une qualité de service inexistante , compter sur les 100 euro ou plus pour une double. Envahi par les chinois qui prennent peu à peu le monopole de tout, les hôtels travaillent surtout avec les ONG ou les expatriés et donc pratiquent des prix qui ne correspondent pas au standard proposé. La solution pourrait être de partir le même jour que votre arrivée si cela est possible et éviter au moins une nuitée !

La saison est de nov à mars. En nov il fait encore chaud la nuit dans le désert (moyenne 12 degrés). Il est possible de commencer le voyage à Faya si vol sec depuis Marseilles. Nous avons pris Ethiopian airlines. Voyage assez cher donc se regrouper compter environ 500 euro jour pour un groupe de 6/7 personnes à diviser entre vous. On part toujours avec 2 véhicules quel que soit le nombre de personnes composant votre groupe, nous étions que 4, c’ était notre choix pour être aussi plus à l’aise dans les véhicules vu la chaleur encore forte en nov (environ moyenne 30-35 degrés en journée). Ne pas hésiter à se faire faire un devis complet incluant la visite des sites selon le circuit choisi et le nombre de personnes qui va composer votre groupe.

Reste à votre disposition pour plus d’infos en attendant la mise à jour de mon site www.terramongolia.com

PS: il est difficile de faire des photos et films au Tchad, les gens refusent souvent, il faut faire avec et impressionner tout dans sa vraie mémoire...
Hébergements en famille d'accueil rural Casamance Bassari English translation pending
by Jeromepiazza · 2013-09-14 · 2 replies
bonjour je reviens d'un périple au Sénégal en pays bassari et Casamance. J' y ai été hébergé en famille rurale, ce qui permet à la fois de rencontrer la population , de partager la vie de tous les jours et réduit les dépenses par rapport à un hébergement en campement. Au pays bassari, j'ai pris un accompagnateur nommé daniel ( et non un guide) , jeune mais compétent. Il connait les chemins de montagne comme sa poche et son implantation dans la région lui permet de trouver des hébergements chez l'habitant un peu partout quel que soit le circuit. Les conditions de confort sont africaines mais correctes. A Iwol, cela s’apparente davantage à un bivouac chez des gens, mais cela vaut plus que le coup d'y passer la journée et la nuit car l'expérience de la soirée où , au retour des champs, les gens se regroupent sur la petite place, sortent les masques , dansent et chantent sous la lune est tout à fait magique. Pour info, mamadou sylla, le confrère et ami de daniel propose des randonnées avec des ânes.

je vous laisse son blog
http://bassari-bedik.blogspot.fr/

POUR LA CASAMANCE

J'ai pris un guide local diplômé, Urbain mambale kanfoudy qui nous a fait découvrir les beautés de cette verte région et la richesse de sa culture et de ses traditions. En plus de sa connaissance de la région, urbain est vraiment un type sympa . Il nous a proposé des hébergement chez l'habitant et en particulier à Diembering, village d'un grand interet , où l'on se doit de rester plusieurs jours . Nous y avons été accueillis par la famille de pape senghor. Excellente ambiance, chaleureuse et simple, confortable et bien placé au centre du village. je vous laisse le blog de l'hébergement et celui du guide http://chezpape.blogspot.fr/

http://guidecasamance.blogspot.fr/

Bon voyage !
Est-il autorisé de bivouaquer/camper dans les parcs naturels en France? English translation pending
by LeRôôôdeur · 2012-05-05 · 11 replies
Bonjour,

Est-il autorisé de bivouaquer/camper dans les Parcs Naturels en France ?

(Avec une tente, lors de randonnées pédestres).

Merci, LR
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
by Bayernd77 · 2012-02-17 · 203 replies
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
Recherche chauffeur guide pour Madagascar début août English translation pending
by Sergecorinne · 2011-02-22 · 7 replies
Nous souhaitons faire un circuit de ce type début aout pour 2 personnes.

J1 - Diego Suarez - Montagne d’Ambre

le Parc National de la Forêt d'Ambre. Première incursion au coeur de la forêt. Nuit en bivouac.

J2 - Montagne d’Ambre - Ankarana

ascension du pic d’Ambre le matin. Déjeuner pique-nique au cours de la randonnée. Fin de la randonnée en début d’après-midi puis cap sur l’Ankarana en passant par les tsingy rouges. Continuation vers les tsingy de l’Ankarana. Installation du campement. Nuit en bivouac.

J3 - Ankarana - Tsingy - Campement des Anglais

Traversée de massif d’est en ouest. Grande journée de randonnée dans les tsingy en passant par le toit des tsingy de Benavony. Fin de la randonnée au campement des Anglais où nous installons le bivouac.

J4 - Lac vert - Andriafiabé - grottes de l'Ankarana

Le lac vert . Nous prenons ensuite le véhicule, pour nous rendre à d’Andriafiabe. Début d’exploration des grottes : celles des tsingy de l’Ankarana.

J5 - Ankarana - 1er canyon et rivière Verte - Grotte de l’Homme

Remontée du 1er canyon jusqu’au au site de la "rivière Verte". Visite de la grotte de l’Homme.

J6 - Ankarana - Ambilobe - Ankify

Visite d’ Ambilobe + de plantations : café, vétiver, ylang-ylang, cacao, noix de cajou. Nuit à Ankify

J7 - Ankify - Nosy Tanikely - Nosy Komba

Vedette à moteur pour l’île de Tanikely. Plongée en apnée, baignade. Puis bateau pour rejoindre Nosy Komba.

J8 à J10 - Croisière

Trois jours de croisière, à bord d’un voilier, pour découvrir les îles au sud de Nosy Be :

Mamoko, Kisimany . La baie des Russes. Nosy Iranja
Tour à pied du Cocuy en Colombie English translation pending
by Virji · 2010-09-18 · 39 replies
Bonjour,

Suis en train de chercher où partir pour 2 semaines en fevrier, la Colombie ca à l'air pas mal (ferait bien un trek plus plongée dans les caraibes) j'aurais besoin de quelques infos pour me rendre compte si ca peut correspondre à ce que je cherche

je voudrais faire un trek en colombie, le parc national du Cocuy m'a l'air bien, qui a fait un trek la bas ? combien de jours faut-il compter pour en faire le tour ? quel est le trek le plus interessant dans ce massif : faire le tour du Cocuy ou préférer l'ascention d'un sommet ?

le trek peut se faire sans guide ?

pour se rendre au départ du trek depuis bogota en bus c'est long, y aurait -il une ville plus pres qu'on peut rejoindre en avion ?

j'ai vu quelques photos de ce trek mais je veux bien en voir un peu plus pour me faire une idée plus précise

merci d'avance
Avis sur une semaine de trek en Guyane? English translation pending
by Lazzer504 · 2010-09-07 · 1 reply
Nous partirions une semaine et en couple en guyane. Voici le programme envisagé:

jour 1 , le départ en mini bus pour Régina puis rejoindre en pirogue le campement de Saut Grand Mathias. Après le déjeuner pris dans le confort du camp, nous remontons le fleuve jusqu'au pied du Saut Grand Machicou. Nous nous installons ici dans un carbet de passage. nuit en hamac

jour 2 , franchissement du saut Grand Machicou afin d'atteindre le pied du saut Grand Canori dans l'après-midi et où nous installerons notre bivouac pour le dîner et la nuit.

jour 3 , nous partons à la découverte de cet immense saut. Journée détente aux alentours avec diverses activités : marche en layon, pêche, baignade.

jour 4 , nous descendons jusqu'au Saut Grand Machicou pour le déjeuner. Passage du saut. Nous arrivons au campement du Cisame en fin de journée. Vous pourrez ainsi profiter encore de la quiétude qu'offre la forêt et passer une nouvelle nuit dans le confort du campement, bercés par ses bruits enchanteurs.

jour 5 , nous vous proposons le parcours d'un layon et la descente à pied dans le lit d'une crique aux eaux claires. Entre le déjeuner et le départ, vous pourrez emprunter des canoës. Retour à Régina en pirogue pour 17 heures. NUIT à l'auberge de l'Appouague.

jour 6 , Une demi-heure de pirogue sur une crique aux eaux claires avant de partir pour une randonnée pédestre accompagnée d’un guide spécialiste du milieu. En fin d’après-midi, vous installerez votre bivouac sur une savane roche offrant un magnifique panorama sur la canopée. Repas et soirée sur la savane.

jour 7: Réveil matinal afin d’observer le lever du soleil. Petit déjeuner et marche pour rejoindre la pirogue qui vous attendra à la crique Matarony. Navigation de retour jusqu’à Régina à 11h00 puis retour à cayenne.

Quelqu'un a t il un avis ? Est ce "sportif" ? Quelle tenue emmener ?

Merci de vos conseils
Programme de onze jours en Jordanie: votre avis? English translation pending
by FamilleUS · 2010-05-11 · 15 replies
Bonjour,

Merci de me donner votre avis (faisabilité, astuces, oublis…) ou vos suggestions (Hotels, incontournables…) sur ce programme élaboré avec la complicité de VF pour découvrir les incontournables de Jordanie en Octobre 2010 (nous sommes un couple sans enfants) :

J1 : Samedi : Vol vers Amman (Arrivée 19h50), location de voiture / dodo Madaba J2 : Dimanche : Boucle 180 km AR vers Jerash et visite Madaba en soirée / dodo Madaba. Quid d’Amman et de Ajloun ? J3 : Lundi : Mont Nebo, baignade sur la Mer morte, rando dans le Wadi Mujib et dodo à Kerak après 110 km de route. Où se baigner ?, Quid de Wadi Mujib ? J4 : Mardi : Visite Kerak le matin, route vers Shoubak, visite de Shoubak puis dodo à Pétra après 190 km de route des Rois. Quid des visites ?, journée assez remplie ? J5 et J6 : Mercredi et Jeudi : Pétra, dodo Pétra, faut il 2 jours pleins et que faire ? J7 : Vendredi : Transfert Wadi Rum le matin (115 km) et rando dans le désert, Nuit dans le désert, Chez qui réserver ou voir ça au Visitor center ? J8 : Samedi : Rando Wadi Rum et transfert le soir à Aquaba, bon plans hotel ou plage ? J9 : Dimanche : Plongée Aquaba J10 : Lundi, Plongée le matin et retour vers Aéroport Amman en soirée. Hotel aéroport ? J11 : Mardi : 7h50 Vol retour sur Paris

Et si je devais écourter d'un jour, comment feriez vous ?

Par avance merci de vos suggestions… Manu
Températures en Tunisie au mois de décembre? English translation pending
by Levikking · 2009-08-09 · 12 replies
😏 Bonjour à tous Je dois effectuer un circuit en 4x4 dans le sud tunisien du 13 au 27 décembre. Quels sont les conditions climatiques en cette période ? Par avance je vous remercie pour les renseignements qui me seront fournis.

Le vikking
Vallée de l'Ubaye (France): bivouaquer à côté du lac du Lauzanier English translation pending
by Niniyogi · 2009-06-10 · 4 replies
bonjour, une question réglementation :

quelqu'un à déjà bivouaquer a côté du lac du Lauzanier, j'imagine qu'oficiellement ça ne se fait pas, mais en arrivant en fin d'apres midi et en repartant au petit matin en laissant l'endroit propre, c'est surement faisable? Merci
Bagages à prévoir pour seize jours de randonnée en Mongolie? English translation pending
by Fredsympa · 2009-02-11 · 27 replies
Bonjour,

Je vais partir en Mongolie cet été, 16 jours au mois de juillet, avec un organisme spécialisé. A part deux nuits en hôtel et celles en vol, le reste se fait en bivouac et quelques jours en campement de yourtes aménagées (pas d'électricité). Au programme des journées, marches de quelques heures et jeep, sans portage.

Que dois-je mettre dans mon bagage pour un voyage de ce type??? (pharmacie, vêtements, équipement de marche et de campement, ...)

Merci pour votre aide!
Normandie-Ouagadougou par la route English translation pending
by Dalainico · 2009-01-06 · 7 replies
Nous partons le 12 janvier pour le sud...maroc, mauritanie, mali, pour finir au Burkina. Si vous avez deja effectue la route ou vous partez bientot...les bonnes adresses et infos fraiches seront les bienvenues. merci et mes meileurs voeux de bonne annee,

nico
Parc naturel Ujung Kulon à Java (informations d'août 2008) English translation pending
by Kedor · 2008-12-22 · 23 replies
Devant le peu d'informations disponibles où que ce soit (guides touristiques, forums, offices du tourisme à Java...), j'ai décidé de mettre mes infos à disposition à ce sujet. Je précise qu'elles datent d'août 2008.

Le Parc National du Ujung Kulon (Taman Nasional Ujung Kulon) est un part naturel protégé par l'Unesco, situé à la pointe sud-ouest de l'île de Java. Il couvre l'essentiel du cap au sud-ouest de Java et trois îles, c'est donc un parc assez étendu et au vu de la difficulté d'accès et de sa taille, 5 ou 6 jours paraissent être un minimum pour faire l'allée-retour depuis Jakarta et en visité au moins une petite partie.

1 - Accès

Si vous louez une voiture, ce ne sera pas un problème. Cependant, il vous faudra louer le véhicule à Jakarta ou Bandung, aucun point de location plus proche (à ma connaissance, mais je n'en jurerais pas). En transports en commun, les choses sont un peu compliquées. Il vous faudra passer par Labuan, sur la côte. Il y a des bus directs pour Labuan depuis Bandung et depuis Jakarta, station de bus Kalideres (à l'ouest du centre, accessible en trans-Jakarta depuis la station Harmony). Le trajet dure dans tous les cas autour de 5 heures, et il faut compter 18 000Rp depuis Jakarta, un peu plus depuis Bandung, à négocier dur (le Saya tidak bodoh (je ne suis pas idiot) s'avère redoutablement efficace comme argument, et vous fera mériter la conversation de tout le bus). Labuan est un lieu très désagréable, vous vous ferez littéralement assaillir par tous les chauffeurs, amis soudains et autres pour vous véhiculer à Carita, la station balnéaire. Pour l'info, ce trajet ne vaut pas plus de 2000 Rp, mais ce n'est pas la question ici. Une fois à Labuan, deux possibilités s'offrent à vous. Je vais ici décrire la voie "terrestre", je parlerai de la seconde plus tard, vous comprendrez pourquoi. Il vous faudra aller à Sumur, ce qui est un trajet de deux heures et coûte 30 000Rp. Ne comptez pas trouver des Bemo après 16 heures, voir 15 heures !!! Ce village qui n'a rien de vraiment particulier est la dernière trace de « civilisation » avant l'entrée du parc, à Tamanjaya. Pour arriver à ladite entrée, il existe UN bemo le matin et UN à midi pour le trajet de retour. Mais il s'agit des bemo mis à disposition pour les villageois vendant leurs articles sur les marchés, et votre entrée risque d'être pour le moins remarquée. Il existe un autre moyen de rejoindre l'entrée : l'Ojek. Mais là, allez voir la partie Organisation.

2 – l'ONG

Il existe à Sumur une ONG dirigée par un homme s'appelant Edi Bactiar. Elle a pour but de développer le tourisme de la région en améliorant concrètement la vie des villageois tout en préservant le mieux possible l'environnement et l'écosystème fragile du parc. Cette ONG a de gros problèmes financiers, n'étant de facto soutenue que par l'ambassade Britannique et les fonds privés que VOUS pourrez lui verser (aller voir la partie Organisation). Son action s'oriente selon 7 axes que je ne détaillerais pas. Il s'agit néanmoins de favoriser le tourisme tout en conservant le site et la micro-culture locale : le but est de faire bénéficier les villageois directement et très concrètement du tourisme. Ainsi, toutes les prestations que vous trouverez là sont offertes par les habitants alentours. Les effets les plus visibles sont le tri des déchets et le recyclage (dans la mesure du possible), la scolarisation des enfants des villages avoisinants, inabordable financièrement pour les familles, le développement de programmes visant à sauvegarder les animaux en danger, notamment les tortues, l'incitation aux pêcheurs de respecter des cotas et d'éviter des techniques comme la pêche à la dynamite qui saccage les fonds (comme ça a été malheureusement le cas aux Gili Islands près de Lombok) ou à décharge électrique, lutter contre les braconniers et les faux rangers (voir encore la partie organisation)... Bref, vous l'aurez compris, cette ONG s'efforce de créer un environnement propice à la vie animale et humaine grâce au tourisme, et d'éviter la destruction du site. Ne disposant que d'une somme ridicule d'argent, aucun site internet n'est disponible à ce jour, et elle n'est malheureusement pas mentionnée dans les guides touristiques, qui ont sans doute préféré la méthode expéditive qui leur est, et c'est bien dommage, souvent propre (coup de fil ou visite éclair). Le gouvernement Indonésien se désintéresse malheureusement de cette partie de son territoire, puisque peu visitée, donc peu visible. Les fonds qui servaient avant à la sauvegarde du site ont été réaffectés à d'autres projets, plus clinquants.

3 – Organisation

Il y a deux façons « officielles » de rentrer dans le parc. TOUTES les autres (joyeux drilles et hasards providentiels des bus, et malheureusement assez souvent « guides » organisés par les hôtels, et toutes les autres possibilités) ne sont pas légales. Depuis le centre de Jakarta ou le PHKA de Labuan (ce qui est la même chose, disséminée sur ces deux antennes) vous pourrez facilement organiser des tours, et ils vous proposeront de prendre le bateau vers l'île Peucang (Pulau Peucang). C'est la partie la plus aménagée du parc. De là, vous aurez des guides pour vous montrer le « best of » du parc. Il y a un hôtel confortable, tous les aménagements dont vous aurez envie, etc. Ils pourront organiser tout ce dont vous rêvez, et les parcours se déterminent selon vos envies et par accord avec l'organisme. Il vous en coûtera à peu près 1 000 000Rp par personne par jour, ce qui est assez cher. Ce qu'il faut néanmoins savoir, c'est que vous ne PAYEZ PAS pour l'entretien du parc, activité que le PHKA a abandonné en même temps que ses rangers, et que les hommes qui se feront passer pour eux n'en sont pas. Ça fait une dizaine d'années que les rangers ont été licenciés à cause du trop petit nombre de visiteurs, et par arrêt des subventions gouvernementales. Ces hommes sont donc des personnes qui n'ont rien à voir avec le parc, et qui malheureusement sont prêtes à tout, y compris saccager l'écosystème fragile du lieu. Il faut aussi savoir qu'ils ont un lien avec les employés du PHKA, qui préfèreront donc vous orienter vers eux. Néanmoins, pour faire amende honorable, ce sont eux (à Labuan) qui m'ont orienté vers Edi, après un bon moment de pourparlers.

L'autre moyen est donc de passer par le fameux Edi. Il est en contact avec les villageois et dirige, pour rappel, l'ONG dont j'ai parlé. Vous pourrez organiser tout votre trajet à travers lui, y compris prendre le bateau vers les îles, ou traverser le parc à pieds, ça ne tient qu'à vous ! Il se trouve au village de Sumur, et possède notamment le losmen « Wisma Sarang Badak ». Vous pourrez d'ailleurs dormir dans ce losmen pour des prix variant entre 50 000 et 100 000Rp la chambre : 50 000 pour une chambre à l'intérieur de sa maison, avec WC et Mandi communs à la famille 75 000 pour une simple/double séparée avec douche froide et WC turc 100 000 pour une simple/double séparée avec eau chaude et WC occidental Pour la visite proprement dite du parc, voici les prix négociables qu'on peut obtenir avec lui : 100 000Rp/jour le guide 50 000Rp/jour pour un éventuel porteur 25 000Rp/jour/pers pour la nourriture (bien plus que nécessaire !!!) 20 000Rp/pers le droit d'entrée au parc pour les touristes 10 000Rp/pers le droit d'entrée pour les guides et porteurs 60 000Rp/pers pour le Ojek aller-retour de Sumur vers le parc. Naturellement, ces prix sont encore bien plus élevés que leur cours réel, notamment pour la nourriture. Mais c'est une bien petite différence pour nous, et les résultats sont concrets. Vous prenez aussi en charge les frais de cigarettes de vos guides. Vous aurez donc une prise en charge pour la nourriture et le guide. Vous passerez probablement par des villages où des familles vous donneront à manger, à boire, les pêcheurs vous donneront des poissons si vous en croisez sur la route. C'est en quelque sorte la reconnaissance des habitants que vous vous paierez. Attendez vous tout de même à des conditions assez spartiates : bivouac dans les anciens postes de rangers, aujourd'hui en ruines, nourriture très simple (riz, pâtes et cacahuètes constituent la menu gastronomique de ces Messieurs Dames). A savoir encore : seul Edi parle anglais dans les alentours. Les guides / porteurs que vous aurez parlent le Sunda (dialecte local) et le Bahasa Indonesia (pas toujours si bien que ça). Armez vous donc de patience et de vos guides de langue, vous en aurez besoin !

Bien, pour contacter Edi Bactiar, il existe une adresse mail que je n'arrive pour l'instant pas à retrouver dans ma paperasse et un numéro de téléphone que je vous donnerais volontiers par MP : je ne pense pas avoir le droit de les poster ici.

4 – A voir

Le Taman Nasional Ujung Kulon est, comme je l'ai dit, un parc naturel protégé par l'Unesco. Il est très peu visité des touristes, Occidentaux comme Javanais d'ailleurs. C'est d'ailleurs un peu ce qui en fait l'attrait.

Pour le lieux proprement dit, les côtes sont superbes et vous aurez l'occasion de voir une jungle qui n'a pas été touchée, un sanctuaire Hindou au milieu et quasi oublié, une végétation fantastique, de belles collines, des sites de snorkelling et fonds coralliens... Il y a aussi une ancre datant de la tentative d'invasion Portugaise, pour les férus d'histoire. Le principal attrait de ce parc est néanmoins la vie animale. Varans, Iguanes, singes en tous genres (dont macaques, singes crabiers, gibbons...), piafs à la pelle, tortues géantes (en voie de disparition), vie aquatique, rhinocéros blancs (difficiles à voir), et il paraîtrait même qu'il y aurait des léopards (je peux confirmer nous avons vu des empruntes de « gros » chat dans le sable). Vous l'aurez compris, la vie sauvage y est plus qu'abondante, et s'il est difficile de prédire ce que vous verrez, soyez assurés que vous en aurez plein les yeux !

Les îles constituent autant de points de snorkelling et de plongée. Il paraît qu'elles concentrent aussi le plus d'animaux. J'ai néanmoins entendu Edi dire que certains animaux, dont les rhinocéros, y ont été déplacés afin d'être en plus grand nombre et constituer ainsi une attraction pour les touristes.

5 – Divers

Une anecdote pour commencer : lorsque nous visitions ce parc, nous avons croisé un homme assez étrange. C'était un Javanais qui avait décidé de quitter la vie matérielle et consumériste et de retourner aux racines. Nous l'avons vu alors qu'il s'était mis en route pour rejoindre de nouveau la civilisation, après 8 mois de vie sauvage.

Il est possible que vous voyiez des traces de tortue sur la plage en vous baladant. Il faut être très vigilant alors : les oeufs de tortue sont un mets de choix pour les habitants locaux, qui en raffolent. Il y a donc un risque qu'ils veuillent les prélever pour les manger. N'hésitez donc pas à intervenir. Toutefois, voyez avec Edi ou le PHKA si votre guide est habilité à prélever les oeufs pour participer au programme de sauvegarde de l'espèce, auquel cas votre coup de colère serait déplacé.

Évitez de jeter vos déchets quels qu'ils soient sur votre passage. On ne le dira jamais assez : un emballage que vous avez amené peut être remmené par vos soins. Les guides ont malheureusement tendance à ne pas respecter cette règle essentielle, aussi n'hésitez pas à ramasser derrière eux. Où que vous soyez, à l'intérieur du parc comme à Sumur, n'oubliez JAMAIS que vous vous situez dans l'une des zones les plus reculées de Java, et l'une des plus conservatrices : pour éviter de donner une image encore plus négative du touriste à la population locale, soyez humbles, respectez leur code vestimentaire (épaules couvertes pour les femmes, jupes à proscrire et jamais de pantalon au dessus des genoux pour les deux sexes) ainsi qu'un comportement essentiel : PAS de câlins, PAS de bisous, PAS de main à tenir, PAS de bikini, PAS de tenue négligée pour dormir. Donc, pour vous baigner, femmes, aussi sexiste que cela puisse vous paraître, sortez vos sarongs ou paréos. Hommes, évitez le slip de bain si possible. Si on vous demande si vous êtes mariés, répondez oui. Cela aura deux effets : vous éviter une longue explication sur l'inconcevable rapport de concubinage, et le membre féminin de votre tandem aura la paix. Naturellement, vous n'imaginez même pas un couple homosexuel. Si on vous propose de vous « relaxer sur la plage », le guide s'en allant vaquer de son côté pendant un moment, refusez. Même si cette proposition est sans aucun doute sincère et destinée à vous rendre la visite agréable, elle ne fera qu'endommager la réputation déjà sulfureuse des couples occidentaux si vous acceptez. Ne tiquez pas non plus en constatant vos différences de point de vue : Ossama Ben Laden est un bon musulman, un point c'est tout. Et Ahmaninedjad (pardon si j'écorche le nom) un excellent président. Inutile de discuter. Soyez diplomate ! Faites aussi l'effort de vous informer un minimum sur le fait qu'ils ne sont pas Indonésiens, mais Sundanais. Et apprenez au moins quelques mots, histoire de ne pas jouer au rois du silence avec votre guide. Bref, tentez de participer autrement que financièrement aux efforts de l'ONG. Encore un détail : l'eau que vous proposent les villageois a été bouillie. Vous pouvez donc boire en confiance sans les heurter par votre refus. Quand cela est possible, pensez tout de même à utiliser les pastilles stérilisantes, on ne sait jamais.

Voilà, j'espère avoir dit le principal et avoir réussit à fournir des informations qui pourront s'avérer utiles.

Si jamais vous avez des questions, et si vous voulez obtenir les contacts vers Edi Bactiar, envoyez un MP !

Bon voyage, et merci de votre lecture ;-)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display