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Voyage au Cambodge des lieux connus et des campagnes reculées en juillet English translation pending
Bonjour!
J'ai vraiment très envie d'aller au Cambodge...par contre je ne pourrai y aller qu'au mois de Juillet... (Le mois entier par contre!) J'aimerai bien sur faire les lieux connus/touristiques, mais aussi aller un peu dans des campagnes plus reculées.
Cependant le fait de partir pendant la mousson m'amène à me poser pas mal de questions...:
1)Je m'inquiète de l'état des route à cette époque? Pourrais-je aller dans des coins reculés? et si oui comment? Les temps de transport sont t'ils rallongés?
2)Quelles chaussures mettre: des tongues pour la chaleur, ou des chaussures de marches pour la boue?
3)Les risques liés aux moustiques sont ils accrus ou diminués en cette période de l'année?
J'en ai plein d'autres, mais je vous remercie déjà ceux qui voudront bien répondre à celles ci?
(convainquez moi d'y aller!😉)
J'ai vraiment très envie d'aller au Cambodge...par contre je ne pourrai y aller qu'au mois de Juillet... (Le mois entier par contre!) J'aimerai bien sur faire les lieux connus/touristiques, mais aussi aller un peu dans des campagnes plus reculées.
Cependant le fait de partir pendant la mousson m'amène à me poser pas mal de questions...:
1)Je m'inquiète de l'état des route à cette époque? Pourrais-je aller dans des coins reculés? et si oui comment? Les temps de transport sont t'ils rallongés?
2)Quelles chaussures mettre: des tongues pour la chaleur, ou des chaussures de marches pour la boue?
3)Les risques liés aux moustiques sont ils accrus ou diminués en cette période de l'année?
J'en ai plein d'autres, mais je vous remercie déjà ceux qui voudront bien répondre à celles ci?
(convainquez moi d'y aller!😉)
Vivre à Surabaya? (Indonésie) English translation pending
Bonjour tout le monde!
Est ce que quelqu'un est déjà passé par Surabaya lors d'un voyage? (plus loin que la gare...;)) A quoi ressemble cette ville? Est-elle agréable? Y-a-t-il des choses à faire, des sorties possibles etc?...
On me propose un stage de deux mois là bas en tant que professeur de français, et je suis à l'affut de toute information!
Merci d'avance,
Lola.
Est ce que quelqu'un est déjà passé par Surabaya lors d'un voyage? (plus loin que la gare...;)) A quoi ressemble cette ville? Est-elle agréable? Y-a-t-il des choses à faire, des sorties possibles etc?...
On me propose un stage de deux mois là bas en tant que professeur de français, et je suis à l'affut de toute information!
Merci d'avance,
Lola.
De retour après un mois au Vénézuela (et en Colombie) English translation pending
Bonjour à tous
Je rentre à peine de trois semaines au Venezuela et de 9 jours en Colombie, ou plutôt à Bogotá. Je voulais vous faire partager certaines de mes impressions, sachant que j'ai lu beaucoup de choses sur ces pays via ce site. Comme j'ai bénéficié de conseils, un retour, aussi subjectif et partiel soit-il, me semblait sympa.
9 Jours à Caracas, 10 jours à la campagne, dans l'Etats de Falcon et de Yaracuy, 3 jours dans l'Ouest, prés de Puerto Ordaz. Nous sommes partis à trois (hommes) hors du circuit touristique, rencontrer des amis et des contacts fait via la Belgique.
Caracas
J'ai aimé mais... Il y a un problème d'organisation et de surpopulation difficilement supportable : Metro bondé, embouteillages, pollution à cause des voitures et des déchets. Il ne fait pas "bon vivre" à Caracas, selon certains standards en tous les cas. Coût de la vie... Assez impressionnants, surtout si l'on utilise le taux officiel. Les prix de la nourriture et du logement sont identiques ou supérieurs à ceux de la Belgique Nous logions dans une coopérative de jeunes près de la Ciudad Universtaria, un havre de paix et de sympathie, à 25 bfs la nuit, au confort très rudimentaire mais propre et calme (enfin, dehors c'est Caracas, alors le calme est relatif) Certains usagers de ce forum affirmaient que les Vénézuéliens, notamment à Caracas, ne sont pas sympathiques voire agressifs. Je ne suis pas d'accord avec eux, même si je dois reconnaïtre que la surpopulation entraîne - pour les employés des services (Metro, autocar, hôpitaux, chaine de resto...)- pas mal de stress au boulot et que en effet, l'employé(e) n'est pas toujours, dans le cadre de son travail, tout sourire. Mais hors de cela, les Vénézueliens sont vachement chaleureux, drôles et loquasses. J'y reviendrai. Sécurité : Aucun problème. Jamais un soucis, même pas une remarque. J'ai un peu flippé avant, ayant lu tout ce que l'on écrivait sur Caracas, la ville la plus dangereuse du monde doù sortir indemne relève du miracle. Le sentiment d'insécurité est réel, ainsi que les problèmes d'insécurité, mais de là a dresser un tableau aussi noir que celui que j'ai pu lire, il y a là un phénomène manifeste d'exagération. Bon on est trois mecs et on s'est souvent baladé ensemble, on n'a pas traversé le centre ville avec des liasses de billets dans la main au milieu de la nuit, mais on n'est pas resté cloîtré loin de là. Si certaines appréhendent le pays pour des raisons de sécurité, je vous conseille d'y aller tranquille, vigilants certainement, mais sans peur au ventre. Ambiance : J'ai adoré aussi l'ambiance de Caracas, on à été reçu à Catia, surtout dans les quartiers populaires, les gens sont super actifs, super bavards, super dynamiques, super entreprenants. Ils se passent en permanence une foule d'activité culturelles et politiques très accessibles, dans la rue, foire du livre, manifestation pour le Honduras, concerts de Daniel Viglieti , Course dans les parcs, projection de cinéma, ... Cette ville bouillante se meut, avec, en toile de fond une énorme chaîne de montagne qui touche la ville : la réserve naturelle d'Avila : Majestueuse, tropicale, haute, verte, super visible, énorme - encore plus énorme que la ville ( je vous dit pas l'impression, énorme sur encore plus énorme). Chaque fois que je levais mes yeux vers le nord, j'étais impressionné. J'ai aimé enfin comment les gens sont impliqués politiquement, c'est incroyable comment les gens parlent sans cesse politique, mais d'une façon super réelle, avec des débats importants, dont les sujets sont conséquents et à propos desquelles ils vous demandent un avis aussi tranché que le leur : pour ou contre Chavez, pour ou contre la nationalisation de telle banque, qu'est ce que l'on pense des sept bases US en Colombie... Du gros riches de quartier Country Club au ket des rues de Petare, ils ont tous un avis, en générale exprimé de façon folklorique. Enfin, et pour moi c'est important : la nourriture est délicieuses, les viandes, les jus de fruits, les arepas...
L'Etat de Yaracuy
Magnifique. Nous étions dans la municipalité de Camunare, chez une amie qui gère une TV locale. Cette commune se situe près de Chivacova, dans une vaste plaine agricole entre deux chaînes de montagne ou l'on cultive le café et dans ses montatgnes, la culture qui domine est la culture vaudou. Dans la plaine c'est la culture bien catholique :-), ayant pour symbole une femme aux seins nus qui chevauche un tapir. Sisi, une statue dans chaque village. La région est verte et humide, elle ne compte pas un seul immeuble de plus de deux étages mais de petits village colorés et agités. On s'est baladé dans ces villages, on s'est baigné dans les rivières, on a visité les exploitations agricoles où les paysans nous expliquaient tout en parlant super vite sans que l'on ne comprenne rien mais on ne pouvait rester insensibles à leur enthousiasme, et puis cela finissait toujours par des fruits offerts cueillis directement du champs. Les prix dans cette région sont nettement plus bas, mais l'offre est plus limitée. On a logé dans la posada de Camunare, super cheel, pour 40 Bfs la nuit.
Voilà, je conseil vraiment à tout le monde ce pays magnifique et en perpétuel mouvement, je n'en aie vu qu'une infime partie, mais j'ai hâte d'y retourner pour voir le reste. Lors des trajets en bus ( dont les prix sont dérisoires mais le confort très appréciable) j'ai vu des paysages incroyables que j'ai hâte d'explorer. Mais pour moi c'est surtout les Vénézueliens qui sont incroyables, le contexte actuel, la richesse de leurs histoires, leur musiques, leurs discussions informelles, leur indépendances d'esprit, leur humour, leur accent, leur apathie parfois... Bogotá, je donnerai mes impressions une prochaine fois
Si vous avez l'une ou l'autre question, j'y répondrai avec plaisir.
Je rentre à peine de trois semaines au Venezuela et de 9 jours en Colombie, ou plutôt à Bogotá. Je voulais vous faire partager certaines de mes impressions, sachant que j'ai lu beaucoup de choses sur ces pays via ce site. Comme j'ai bénéficié de conseils, un retour, aussi subjectif et partiel soit-il, me semblait sympa.
9 Jours à Caracas, 10 jours à la campagne, dans l'Etats de Falcon et de Yaracuy, 3 jours dans l'Ouest, prés de Puerto Ordaz. Nous sommes partis à trois (hommes) hors du circuit touristique, rencontrer des amis et des contacts fait via la Belgique.
Caracas
J'ai aimé mais... Il y a un problème d'organisation et de surpopulation difficilement supportable : Metro bondé, embouteillages, pollution à cause des voitures et des déchets. Il ne fait pas "bon vivre" à Caracas, selon certains standards en tous les cas. Coût de la vie... Assez impressionnants, surtout si l'on utilise le taux officiel. Les prix de la nourriture et du logement sont identiques ou supérieurs à ceux de la Belgique Nous logions dans une coopérative de jeunes près de la Ciudad Universtaria, un havre de paix et de sympathie, à 25 bfs la nuit, au confort très rudimentaire mais propre et calme (enfin, dehors c'est Caracas, alors le calme est relatif) Certains usagers de ce forum affirmaient que les Vénézuéliens, notamment à Caracas, ne sont pas sympathiques voire agressifs. Je ne suis pas d'accord avec eux, même si je dois reconnaïtre que la surpopulation entraîne - pour les employés des services (Metro, autocar, hôpitaux, chaine de resto...)- pas mal de stress au boulot et que en effet, l'employé(e) n'est pas toujours, dans le cadre de son travail, tout sourire. Mais hors de cela, les Vénézueliens sont vachement chaleureux, drôles et loquasses. J'y reviendrai. Sécurité : Aucun problème. Jamais un soucis, même pas une remarque. J'ai un peu flippé avant, ayant lu tout ce que l'on écrivait sur Caracas, la ville la plus dangereuse du monde doù sortir indemne relève du miracle. Le sentiment d'insécurité est réel, ainsi que les problèmes d'insécurité, mais de là a dresser un tableau aussi noir que celui que j'ai pu lire, il y a là un phénomène manifeste d'exagération. Bon on est trois mecs et on s'est souvent baladé ensemble, on n'a pas traversé le centre ville avec des liasses de billets dans la main au milieu de la nuit, mais on n'est pas resté cloîtré loin de là. Si certaines appréhendent le pays pour des raisons de sécurité, je vous conseille d'y aller tranquille, vigilants certainement, mais sans peur au ventre. Ambiance : J'ai adoré aussi l'ambiance de Caracas, on à été reçu à Catia, surtout dans les quartiers populaires, les gens sont super actifs, super bavards, super dynamiques, super entreprenants. Ils se passent en permanence une foule d'activité culturelles et politiques très accessibles, dans la rue, foire du livre, manifestation pour le Honduras, concerts de Daniel Viglieti , Course dans les parcs, projection de cinéma, ... Cette ville bouillante se meut, avec, en toile de fond une énorme chaîne de montagne qui touche la ville : la réserve naturelle d'Avila : Majestueuse, tropicale, haute, verte, super visible, énorme - encore plus énorme que la ville ( je vous dit pas l'impression, énorme sur encore plus énorme). Chaque fois que je levais mes yeux vers le nord, j'étais impressionné. J'ai aimé enfin comment les gens sont impliqués politiquement, c'est incroyable comment les gens parlent sans cesse politique, mais d'une façon super réelle, avec des débats importants, dont les sujets sont conséquents et à propos desquelles ils vous demandent un avis aussi tranché que le leur : pour ou contre Chavez, pour ou contre la nationalisation de telle banque, qu'est ce que l'on pense des sept bases US en Colombie... Du gros riches de quartier Country Club au ket des rues de Petare, ils ont tous un avis, en générale exprimé de façon folklorique. Enfin, et pour moi c'est important : la nourriture est délicieuses, les viandes, les jus de fruits, les arepas...
L'Etat de Yaracuy
Magnifique. Nous étions dans la municipalité de Camunare, chez une amie qui gère une TV locale. Cette commune se situe près de Chivacova, dans une vaste plaine agricole entre deux chaînes de montagne ou l'on cultive le café et dans ses montatgnes, la culture qui domine est la culture vaudou. Dans la plaine c'est la culture bien catholique :-), ayant pour symbole une femme aux seins nus qui chevauche un tapir. Sisi, une statue dans chaque village. La région est verte et humide, elle ne compte pas un seul immeuble de plus de deux étages mais de petits village colorés et agités. On s'est baladé dans ces villages, on s'est baigné dans les rivières, on a visité les exploitations agricoles où les paysans nous expliquaient tout en parlant super vite sans que l'on ne comprenne rien mais on ne pouvait rester insensibles à leur enthousiasme, et puis cela finissait toujours par des fruits offerts cueillis directement du champs. Les prix dans cette région sont nettement plus bas, mais l'offre est plus limitée. On a logé dans la posada de Camunare, super cheel, pour 40 Bfs la nuit.
Voilà, je conseil vraiment à tout le monde ce pays magnifique et en perpétuel mouvement, je n'en aie vu qu'une infime partie, mais j'ai hâte d'y retourner pour voir le reste. Lors des trajets en bus ( dont les prix sont dérisoires mais le confort très appréciable) j'ai vu des paysages incroyables que j'ai hâte d'explorer. Mais pour moi c'est surtout les Vénézueliens qui sont incroyables, le contexte actuel, la richesse de leurs histoires, leur musiques, leurs discussions informelles, leur indépendances d'esprit, leur humour, leur accent, leur apathie parfois... Bogotá, je donnerai mes impressions une prochaine fois
Si vous avez l'une ou l'autre question, j'y répondrai avec plaisir.
Tour du monde et impôts? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes
Avec ma chérie que j'aime, on prépare activement notre départ pour un TDM dans les prochains mois. Seulement, on a un budget serré, et avec le couts des impots, ça risque d'être très difficile de boucler notre budget prévisionnel (environ 12.000 € par personne, billets inclus).
J'ai vu des discussions sur le sujet, mais je voudrais savoir :
Quelqu'un a t'il essayé de "négocier" avec les impots si un décalage de paiement était possible ? Je m'explique : on va prendre une année sabatique, donc rien à payer l'année après le TDM, mais les mensualités continuent à courrir pendant notre voyage, d'où le problème...
Si quelqu'un à des débuts de réponses...
Merci beaucoup
Avec ma chérie que j'aime, on prépare activement notre départ pour un TDM dans les prochains mois. Seulement, on a un budget serré, et avec le couts des impots, ça risque d'être très difficile de boucler notre budget prévisionnel (environ 12.000 € par personne, billets inclus).
J'ai vu des discussions sur le sujet, mais je voudrais savoir :
Quelqu'un a t'il essayé de "négocier" avec les impots si un décalage de paiement était possible ? Je m'explique : on va prendre une année sabatique, donc rien à payer l'année après le TDM, mais les mensualités continuent à courrir pendant notre voyage, d'où le problème...
Si quelqu'un à des débuts de réponses...
Merci beaucoup
Maroc: visiter la région de Tafraout, Tata et Tan Tan English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de louer en septembre une voiture à Marrakech et de visiter la région Tafraout, Tata, Tan Tan.
Quels sont vos meilleurs souvenirs, adresses....?
Merci pour vos réponses
DOM DOM
Hôtel dans le New Jersey et visite de New York English translation pending
Bonjour.
Je vais me rendre aux USA pour un voyage du 18/4 au 01/5 qui démarrera par Chicago et se terminera par 4 nuits à New York.
Concernant les tarifs des chambres d'hotels à NY, j'aurai aimé avoir votre avis sur le fait de loger dans le New Jersey, ou, via un site de réservation, on trouve des hotels sympas et jusqu'à 3 fois moins chers qu'a NY même.
En effet comment se rendre dans la grosse pomme à partir d'hotel sympas du style ramada east orange, howard johnson north bergen, day inn ridgefield ou du comfort inn newark (sources hotels.com) ?
Ces hotels, à priori bien notés par les voyageurs, affichent des prix de 50 à 70 euros par nuit.
Cependant, est il facile de se rendre à NY sachant que la metrocard semble ne pas permettre de quitter NY.
Quelqu'un aurait-il séjourné dans un des hôtels précedemment cités?
Pour information, je lacherai mon véhicule de location, que j'aurai pris à Washington, en arrivant à New York, car tous les guides s'accordent à dire qu'elle est inutile au vu des bouchons et des coups exhorbitants des parking. (transfert Chicago - Washington en avion).
Nous serons 4 personnes : 2 adultes et 2 ados et je réserverai une chambre à 2 grands lits.
Merci d'avance et bon week end.
1 18/04/09 Arrivée Chicago 2 19/04 Chicago 3 20/04 Chicago 4 21/04 Transfert Washington 5 22/04 WASHINGTON 6 23/04 NIAGARA FALLS 7 24/04 NIAGARA FALLS 8 25/04 PHILADELPHIE 9 26/04 NEW YORK 10 27/04 NEW YORK 11 28/07 NEW YORK 12 29/04 NEW YORK 13 30/04 RETOUR
Merci d'avance et bon week end.
1 18/04/09 Arrivée Chicago 2 19/04 Chicago 3 20/04 Chicago 4 21/04 Transfert Washington 5 22/04 WASHINGTON 6 23/04 NIAGARA FALLS 7 24/04 NIAGARA FALLS 8 25/04 PHILADELPHIE 9 26/04 NEW YORK 10 27/04 NEW YORK 11 28/07 NEW YORK 12 29/04 NEW YORK 13 30/04 RETOUR
Où passer l'hiver au chaud en dehors du Maroc et de l'Andalousie? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs .... ou aller cet hiver ?
Aprés l'Andalousie, et le Maroc, nous rechechons une destination pour passer deux mois au chaud, si possible (mi janvier- mi mars).
Merci de vos suggestions.
Aprés l'Andalousie, et le Maroc, nous rechechons une destination pour passer deux mois au chaud, si possible (mi janvier- mi mars).
Merci de vos suggestions.
Enfants demandeurs de cadeaux au Ghana? English translation pending
Bonjour,
Il semble qu'au Togo et le Benin, les enfants appellent les touristes pour leur demander des cadeaux, est ce le cas aussi au Ghana?
Nous en avons beaucoup souffert au Maroc et au Sénégal, mais par contre pas du tout au Burkina, ce que nous avons énormément apprécié.Pouvez vous nous renseigner sur cela? Merci d'avance, bonne journée!
Nous en avons beaucoup souffert au Maroc et au Sénégal, mais par contre pas du tout au Burkina, ce que nous avons énormément apprécié.Pouvez vous nous renseigner sur cela? Merci d'avance, bonne journée!
Le Kenya en avril English translation pending
Qui pourrait me faire part de son expérience quant à un safari au Kenya au début de la période des pluies (avril)? Tout en sachant que c'est une période extrêmement sèche en ce moment même.
En une semaine, si vous deviez vous concentrer sur trois ou quatre visites de sites, lesquels visiteriez-vous ? Guère plus pas envisageable non/si ?
Ensuite une semaine "balnéaire", plongée bouteille indispensable. Un lieu paradisiaque à m'indiquer ?
Merci d'avance de ce que vous m'apprendrez ...😉
Merci d'avance de ce que vous m'apprendrez ...😉
Vos coups de coeur en Normandie, Bretagne et Charente English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes à compléter notre itinéraire pour notre prochain voyage dans l'ouest de votre beau pays.
Nous sommes à la recherche de d'idées, de lieux à ne pas manquer, d'activités à faire ect...
Nous voyageons en voiture et visiterons en 3 semaines ( septembre ) les régions de: 5 jours en Normandie: 10 jours en Bretagne: 6 jours à L'Ile de Ré et les alentours:
Pour la Normandie nous aimerions visiter : Rouen, Honfleur, Deauville, Etretat, et une journée pour visiter une plage du débarquement. Notre hébergement est à Honfleur pour 4 nuits
Pour ce qui est de la Bretagne nous aimerions visiter : Mont St-Michel, St-Malo, Dinan, Dinard, Cancale. Il y a un aquarium à St- Malo Vaut-il la peine de le visiter ? Notre Hébergement est dans la région de Dinan pour 4 nuits.
Nous aimerions voir des petits ports de pêche typique ( pas juste des marinas avec des voiliers ou avec des gros bateaux.), aller au marché, ramasser des coquillages pour manger, faire du char à voile, ect..
Présentement, il nous reste 5 jours à planifier pour visiter une partie des Côtes D'Armor, les Finistères, et Morbihan et Nantes et sa région. Que devrait-on privilégier avec le temps qu'il nous reste dans la Bretagne.
Par la suite nous nous dirigerons vers l'Ile de Ré où nous avons un hébergement à La Flotte pour 5 ou 6 nuits. Nous aimerions visiter l'Ile, et la région. Avez -vous coups de coeur ou/et des suggestions pour d'autres endroits à ne pas manquer ??
Merci beaucoup pour votre aide.
Nous sommes à compléter notre itinéraire pour notre prochain voyage dans l'ouest de votre beau pays.
Nous sommes à la recherche de d'idées, de lieux à ne pas manquer, d'activités à faire ect...
Nous voyageons en voiture et visiterons en 3 semaines ( septembre ) les régions de: 5 jours en Normandie: 10 jours en Bretagne: 6 jours à L'Ile de Ré et les alentours:
Pour la Normandie nous aimerions visiter : Rouen, Honfleur, Deauville, Etretat, et une journée pour visiter une plage du débarquement. Notre hébergement est à Honfleur pour 4 nuits
Pour ce qui est de la Bretagne nous aimerions visiter : Mont St-Michel, St-Malo, Dinan, Dinard, Cancale. Il y a un aquarium à St- Malo Vaut-il la peine de le visiter ? Notre Hébergement est dans la région de Dinan pour 4 nuits.
Nous aimerions voir des petits ports de pêche typique ( pas juste des marinas avec des voiliers ou avec des gros bateaux.), aller au marché, ramasser des coquillages pour manger, faire du char à voile, ect..
Présentement, il nous reste 5 jours à planifier pour visiter une partie des Côtes D'Armor, les Finistères, et Morbihan et Nantes et sa région. Que devrait-on privilégier avec le temps qu'il nous reste dans la Bretagne.
Par la suite nous nous dirigerons vers l'Ile de Ré où nous avons un hébergement à La Flotte pour 5 ou 6 nuits. Nous aimerions visiter l'Ile, et la région. Avez -vous coups de coeur ou/et des suggestions pour d'autres endroits à ne pas manquer ??
Merci beaucoup pour votre aide.
Visiter une autre île au départ de l'île Do Sal? (Cap Vert) English translation pending
Bonjour,
Je serais sur l'Ile do SAL à la fin du mois pour 1 semaine.
Conscient que cette île sera un havre de repos et de farniente.. je souhaiterai tout de même faire une "escapade" sur une autre île disons un peu plus authentique !
Apparemment, il est laborieux de faire des traversées en bateaux...(horaires/frequences etc), il me reste donc l'avion.
Mes questions :
1- Quelle île me conseillez vous au départ de Ile do SAL ?
2- Quelle transporteur ?
3- Un bon contact sur place pour l'organisation : sachant que l'idéal pour moi serait juste un ALLER/RETOUR dans la journée + location de voiture afin de découvrir l’île dans la journée. Éventuellement un logement sur place pour 1 nuit.
Merci par avance de vos retours/conseils.
NerO
Je serais sur l'Ile do SAL à la fin du mois pour 1 semaine.
Conscient que cette île sera un havre de repos et de farniente.. je souhaiterai tout de même faire une "escapade" sur une autre île disons un peu plus authentique !
Apparemment, il est laborieux de faire des traversées en bateaux...(horaires/frequences etc), il me reste donc l'avion.
Mes questions :
1- Quelle île me conseillez vous au départ de Ile do SAL ?
2- Quelle transporteur ?
3- Un bon contact sur place pour l'organisation : sachant que l'idéal pour moi serait juste un ALLER/RETOUR dans la journée + location de voiture afin de découvrir l’île dans la journée. Éventuellement un logement sur place pour 1 nuit.
Merci par avance de vos retours/conseils.
NerO
Avis sur un "non itinéraire" au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour,
nous partons en septembre pour 1 mois au Pérou et en Bolivie, (faire moitié moitié entre Pérou et Bolivie ou un peu plus en Bolivie). Depuis quelques semaines, je lis régulièrement les questions qui sont posées sur ce forum et je vois de nombreuses personnes demander des avis sur leur itinéraire deja planifié jour par jour. Pouvez vous me dire s'il est indispensable pour un voyage dans ces 2 pays de tout planifier à l'avance ? je n'ai pas trop l'habitude de voyager de cette manière, en général avant de partir nous avons une idée de ce que nous prévoyons de visiter mais rien de réservé à l'avance, rien de précis jour par jour. De cette manière cela nous permet d'adapter nos voyages en fonction de pleins de facteurs, la météo, des gens que l'on rencontre ....(Pour les treks au machu picchu, je sais deja qu'il faut réserver à l'avance).
Voici quelques questions en vrac: je ne sais pas si je préfère faire le machu picchu "seul", ou bien faire un trek de 2 ou 4 jours. J'ai peur que ces treks soient un peu trop touristiques ...un conseil ? Le canon de colca, nous ne savons pas encore si nous aurons le temps d'y aller, la aussi faut il réserver à l'avance avant notre départ ? (puisque visiblemet il faut prendre un guide pour ces treks). Nazca, est ce que ca vaut vraiment le coup ?
- Est ce que pour le Huayna Potosi la vue est vraiment extraordinaire ? ou bien est ce qu'il est réputé parce qu'il est à 6000 ! (ca se comprendrait, c'est pas rien un 6000m !) Nous n'avons qu'un mois donc je ne sais pas si on aura assez de temps pour preparer une telle ascension. y a t il des "sommets" plus faciles, un peu plus bas mais avec un paysage aussi joli ? Pour le salar - Sud Lipez doit on réserver à l'avance en septembre ? donc doit on savoir avant de partir que tel jour on devra etre à tel endroit pour pouvoir faire le sud lipez ? après avoir fait le salar, par ou vaut il mieux remonter vers Lima ? vaut il mieux passer par le chili ou par la Bolivie ? au cas ou on ait peu de temps sur la fin de notre voyage, apès le salar, peut on envisagerd e rentrer à Lima en avion ? depuis quelle ville de bolivie ? uyuni, potosi ?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de répondre à certaines de mes questions
bonne soirée
cécile
nous partons en septembre pour 1 mois au Pérou et en Bolivie, (faire moitié moitié entre Pérou et Bolivie ou un peu plus en Bolivie). Depuis quelques semaines, je lis régulièrement les questions qui sont posées sur ce forum et je vois de nombreuses personnes demander des avis sur leur itinéraire deja planifié jour par jour. Pouvez vous me dire s'il est indispensable pour un voyage dans ces 2 pays de tout planifier à l'avance ? je n'ai pas trop l'habitude de voyager de cette manière, en général avant de partir nous avons une idée de ce que nous prévoyons de visiter mais rien de réservé à l'avance, rien de précis jour par jour. De cette manière cela nous permet d'adapter nos voyages en fonction de pleins de facteurs, la météo, des gens que l'on rencontre ....(Pour les treks au machu picchu, je sais deja qu'il faut réserver à l'avance).
Voici quelques questions en vrac: je ne sais pas si je préfère faire le machu picchu "seul", ou bien faire un trek de 2 ou 4 jours. J'ai peur que ces treks soient un peu trop touristiques ...un conseil ? Le canon de colca, nous ne savons pas encore si nous aurons le temps d'y aller, la aussi faut il réserver à l'avance avant notre départ ? (puisque visiblemet il faut prendre un guide pour ces treks). Nazca, est ce que ca vaut vraiment le coup ?
- Est ce que pour le Huayna Potosi la vue est vraiment extraordinaire ? ou bien est ce qu'il est réputé parce qu'il est à 6000 ! (ca se comprendrait, c'est pas rien un 6000m !) Nous n'avons qu'un mois donc je ne sais pas si on aura assez de temps pour preparer une telle ascension. y a t il des "sommets" plus faciles, un peu plus bas mais avec un paysage aussi joli ? Pour le salar - Sud Lipez doit on réserver à l'avance en septembre ? donc doit on savoir avant de partir que tel jour on devra etre à tel endroit pour pouvoir faire le sud lipez ? après avoir fait le salar, par ou vaut il mieux remonter vers Lima ? vaut il mieux passer par le chili ou par la Bolivie ? au cas ou on ait peu de temps sur la fin de notre voyage, apès le salar, peut on envisagerd e rentrer à Lima en avion ? depuis quelle ville de bolivie ? uyuni, potosi ?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de répondre à certaines de mes questions
bonne soirée
cécile
Reportage sur TF1: le tourisme sexuel à Madagascar et Nosy Be English translation pending
pous ceux qui on regarder tf1 ce soir vos impressions sur le sujet
Amener une voiture en Mauritanie English translation pending
Bonjour,
J'aimerai savoir si quelqu'un a une idée de comment on peut procéder pour amener une voiture achetée en France en Mauritanie. Surtout je vais avoir une idée du coût de transport par bateau ou par voie terrestre. Si c'est par bateau combien de temps ça prend en route et à partir de quel port?
Je vous remercie d'avance.
Retour d'un pays exceptionnel! (Éthiopie) English translation pending
Retour d'un pays exceptionnel!
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Un tour du monde de l'architecture contemporaine English translation pending
Je me lance plus tôt que prévu dans l'exercice...
J'attends de cette discussion une collecte de vues et perspectives des grandes œuvres de l'architecture contemporaine à travers le monde, pour faire découvrir (ou redécouvrir) aux VFistes les architectes majeurs des dernières décennies Comme il est difficile de définir ce qui est "contemporain", on va essayer de se limiter aux bâtiments (ou ponts, ou tours, ou monuments, ...) dont la date de construction est postérieure à la fin de la deuxième guerre mondiale donc 1945 Par conséquent, la Tour Eiffel, la grande muraille de Chine, la statue de la Liberté ou le château de Chambord sont automatiquement exclus... 🤪 et le Golden Gate de San Francisco (achevé en 1937) également...😛
Pas de contraintes sur l'angle de prises de vues où le nombre de photos exposées, à partir du moment où les photos sont correctement réalisées (on est ici sur la rubrique photo, donc un petit effort de soin est recommandé, pas de photos noires, cramées, floues, illisibles, ou cadrées "à la hussarde"... 😕) Je ne ferai pas la police (ce n'est pas un concours) mais un peu d'autodiscipline est recommandée, SVP
Les vues d'ensemble sont autorisées, mais essayez aussi de rendre hommage aux architectes en tentant des angles un peu plus originaux qui mettent en valeur la structure des bâtiments et l'imagination graphique des concepteurs...
C'est mieux de regrouper les photographies relatives à un même architecte sur le même post (permet de comparer les œuvres d'un même auteur, ou une même œuvre sous différents angles selon l'imagination du photographe) mais ce n'est pas obligatoire... Doublons possibles (œuvres ou architectes), à condition que les angles de prises de vues soient suffisamment différents pour qu'on ne s'endorme pas dès la deuxième page de la discussion 😠
Seule contrainte (et elle est facile à respecter) c'est d'indiquer pour chaque photo le nom du bâtiment et sa localisation précise (ville et pays) ainsi que le nom de l'architecte qui a crée le bâtiment
Je commence dans quelques minutes avec un exemple pour montrer ce que je souhaite
J'attends de cette discussion une collecte de vues et perspectives des grandes œuvres de l'architecture contemporaine à travers le monde, pour faire découvrir (ou redécouvrir) aux VFistes les architectes majeurs des dernières décennies Comme il est difficile de définir ce qui est "contemporain", on va essayer de se limiter aux bâtiments (ou ponts, ou tours, ou monuments, ...) dont la date de construction est postérieure à la fin de la deuxième guerre mondiale donc 1945 Par conséquent, la Tour Eiffel, la grande muraille de Chine, la statue de la Liberté ou le château de Chambord sont automatiquement exclus... 🤪 et le Golden Gate de San Francisco (achevé en 1937) également...😛
Pas de contraintes sur l'angle de prises de vues où le nombre de photos exposées, à partir du moment où les photos sont correctement réalisées (on est ici sur la rubrique photo, donc un petit effort de soin est recommandé, pas de photos noires, cramées, floues, illisibles, ou cadrées "à la hussarde"... 😕) Je ne ferai pas la police (ce n'est pas un concours) mais un peu d'autodiscipline est recommandée, SVP
Les vues d'ensemble sont autorisées, mais essayez aussi de rendre hommage aux architectes en tentant des angles un peu plus originaux qui mettent en valeur la structure des bâtiments et l'imagination graphique des concepteurs...
C'est mieux de regrouper les photographies relatives à un même architecte sur le même post (permet de comparer les œuvres d'un même auteur, ou une même œuvre sous différents angles selon l'imagination du photographe) mais ce n'est pas obligatoire... Doublons possibles (œuvres ou architectes), à condition que les angles de prises de vues soient suffisamment différents pour qu'on ne s'endorme pas dès la deuxième page de la discussion 😠
Seule contrainte (et elle est facile à respecter) c'est d'indiquer pour chaque photo le nom du bâtiment et sa localisation précise (ville et pays) ainsi que le nom de l'architecte qui a crée le bâtiment
Je commence dans quelques minutes avec un exemple pour montrer ce que je souhaite
Concours Photo du mois de juin 2017: "Un c'est bien mais 2 c'est mieux et 3 c'est trop..." English translation pending
Bonjour,
J'ai l'honneur de lancer le concours photo n°84.
Je propose le prochain thème d'une grande latitude et banalité mais qui peut aussi limiter l'inspiration 😎 Le gars en plein doute quoi !
Bref, j'attends des paires, des couples de tout, des binômes, des parallèles, des 2 bidules, des machins ensemble ... et tout ce que vous allez trouver encore.
Là c'est du classique par exemple mais le sujet sort de l'ordinaire

Basique aussi mais de beaux spécimens dont le cadrage est bâclé d'ailleurs 🤪

Un peu plus original et intéressant

Un soupçon de Waouh ...

2+2+2 : bref, on était 2

Vous allez en trouver d'autres et 2 trucs au milieu d'une photo n'a jamais fait rêver d'où le risque de banalité ... qui sera sévèrement puni par une totale indifférence 😎
Je vous raconte ma vie 😛 car je suis dans une période professionnelle de réorganisation qui implique des réunions et des formations pendant tout le mois de Juin et donc un suivi irrégulier sans doute. NB : Rien de tendu ou grave 😉 mais juste une mise en place assez chronophage selon les semaines. Donc, je ne bouderai pas, je serai juste en déplacement !
Résumé : dépôt des photos jusqu'au Vendredi 23 Juin à 23h59 ( heure de Bordeaux ), puis vote jusqu'au Jeudi 29 Juin à 23h59. Toujours pareil, 3 photos maxi par personne et 3, 2 ou 1 point pour vos votes.
Le diaporama sera sur Google Photo.
J'ouvre un fil de discussion également et bonne chance à tous.
Jean-Luc
J'ai l'honneur de lancer le concours photo n°84.
Je propose le prochain thème d'une grande latitude et banalité mais qui peut aussi limiter l'inspiration 😎 Le gars en plein doute quoi !
Bref, j'attends des paires, des couples de tout, des binômes, des parallèles, des 2 bidules, des machins ensemble ... et tout ce que vous allez trouver encore.
Là c'est du classique par exemple mais le sujet sort de l'ordinaire

Basique aussi mais de beaux spécimens dont le cadrage est bâclé d'ailleurs 🤪

Un peu plus original et intéressant

Un soupçon de Waouh ...

2+2+2 : bref, on était 2

Vous allez en trouver d'autres et 2 trucs au milieu d'une photo n'a jamais fait rêver d'où le risque de banalité ... qui sera sévèrement puni par une totale indifférence 😎
Je vous raconte ma vie 😛 car je suis dans une période professionnelle de réorganisation qui implique des réunions et des formations pendant tout le mois de Juin et donc un suivi irrégulier sans doute. NB : Rien de tendu ou grave 😉 mais juste une mise en place assez chronophage selon les semaines. Donc, je ne bouderai pas, je serai juste en déplacement !
Résumé : dépôt des photos jusqu'au Vendredi 23 Juin à 23h59 ( heure de Bordeaux ), puis vote jusqu'au Jeudi 29 Juin à 23h59. Toujours pareil, 3 photos maxi par personne et 3, 2 ou 1 point pour vos votes.
Le diaporama sera sur Google Photo.
J'ouvre un fil de discussion également et bonne chance à tous.
Jean-Luc
Lille 3000: une occasion de rencontre sur Lille le week-end des 28 et 29 mars 2009 English translation pending
Bonjour,
La chute du mur de Berlin ...20 ans après ...Europe XXL www.lille3000.com
Lille 3000 a choisi le thème de l'Europe de l'Est pour la nouvelle édition 2009 : ciné, expos, concerts, rencontres d'auteurs (entre autres de BD), stages (cuisine, danse, musique...), conférences...a vec, comme pour la précédente édition, des midi-midi Berlin, Pays baltes, Istanbul, Varsovie, Moscou, Budapest/Bucarest/Prague et trans Balkan Express.
La fête d'ouverture aura lieu le 14 mars.
Le premier midi-midi (samedi midi à dimanche midi) a pour thème Berlin. Vos fidèles lilloises vous proposent une rencontre VF dans ce cadre, le week end des 28 et 29 mars 2009. Rencontre culturelle : Visite des expos et autres ... On attend le programme complet en février pour affiner...
Bridget59, Patoune, Bellegaf, et les M. et M.
La chute du mur de Berlin ...20 ans après ...Europe XXL www.lille3000.com
Lille 3000 a choisi le thème de l'Europe de l'Est pour la nouvelle édition 2009 : ciné, expos, concerts, rencontres d'auteurs (entre autres de BD), stages (cuisine, danse, musique...), conférences...a vec, comme pour la précédente édition, des midi-midi Berlin, Pays baltes, Istanbul, Varsovie, Moscou, Budapest/Bucarest/Prague et trans Balkan Express.
La fête d'ouverture aura lieu le 14 mars.
Le premier midi-midi (samedi midi à dimanche midi) a pour thème Berlin. Vos fidèles lilloises vous proposent une rencontre VF dans ce cadre, le week end des 28 et 29 mars 2009. Rencontre culturelle : Visite des expos et autres ... On attend le programme complet en février pour affiner...
Bridget59, Patoune, Bellegaf, et les M. et M.
Une semaine en Normandie à vélo août 2014 English translation pending
Chères et chers cyclistes bonjour,
Je suis en train de préparer un petit périple d'une semaine en Normandie qui doit avoir lieu normalement début du mois d'août 2014. Je suis belge, je partirai plutôt du côté de la mer du nord en Belgique pour rejoindre la Normandie. Je n'ai aucune idée de la Normandie à part le fait que c'est une belle région et que ça vaut la peine de la visiter. Question vélo je n'ai pas beaucoup d'info pour un circuit d'une semaine. Je suis preneur des bonnes suggestions concernant le circuit à faire, logements, endroits à visiter. Est ce qu'il existe des chemins cyclables? Quelqu'un aurait fait la Normandie à vélo, peut t'il me conseiller des itinéraires? Pour info, je roule en moyenne et selon l'état des routes entre 100 km et 150 km par jour. Quelqu'un serait intéressé de m'accompagner durant ce voyage?
Merci d'avance pour vos commentaires, suggestions, remarques ou autres.
Bonne soirée.
Habib
Je suis en train de préparer un petit périple d'une semaine en Normandie qui doit avoir lieu normalement début du mois d'août 2014. Je suis belge, je partirai plutôt du côté de la mer du nord en Belgique pour rejoindre la Normandie. Je n'ai aucune idée de la Normandie à part le fait que c'est une belle région et que ça vaut la peine de la visiter. Question vélo je n'ai pas beaucoup d'info pour un circuit d'une semaine. Je suis preneur des bonnes suggestions concernant le circuit à faire, logements, endroits à visiter. Est ce qu'il existe des chemins cyclables? Quelqu'un aurait fait la Normandie à vélo, peut t'il me conseiller des itinéraires? Pour info, je roule en moyenne et selon l'état des routes entre 100 km et 150 km par jour. Quelqu'un serait intéressé de m'accompagner durant ce voyage?
Merci d'avance pour vos commentaires, suggestions, remarques ou autres.
Bonne soirée.
Habib
Hôtel sympathique en Nouvelle-Calédonie English translation pending
bonjour a tous et joyeux Noel !
je suis en Nouvelle-Caledonie depuis peu et je cherche un endroit ou passer 2 ou 3 jours, tranquilles, en amoureux.
J'ai pense au Kanua Tera de Port-Boise, mais avez-vous d'autres suggestions dans le meme ordre d'idee en terme de distance de Noumea ? (j'adore le relais de Poingam, mais c'est trop loin !)
Niveau prix, s'il y a moins cher que le Kanua Tera, c'est bien aussi 😉
Merci d'avance pour vos suggestions ! A+
honey 😇
Merci d'avance pour vos suggestions ! A+
honey 😇
Voyager en Irlande en camping-car au mois de juin/juillet? English translation pending
Bonjour à toutes et tous .
je cherche des infos relativement recentes pour un voyage en Irlande en Juin ou Juillet 2011 en Camping-car.
Les bons conseils (s'il y a lieu !)pour la traversée, etc...
Pensez-vous que 3à 4 semaimes sont suffisantes pour profiter un minimum de ce pays?
Merci de vos commentaires, ou liens!
De retour de Marie-Galante, Guadeloupe English translation pending
Marie-Galante ... Un bien joli nom pour un petit paradis, un havre de paix et de sérénité, des plages de rêve, 26 degrés dans l'air et 28 dans l'eau, des gens gentils, des fleurs partout, des fruits gorgés de soleil, des ti-punchs tous les soirs, des poissons grillés, des sorbets coco, des bananes flambées ...
C'était bien. On y reviendra ...
Notre petit diaporama ici : http://www.flickr.com/photos/30746460@N05/sets/72157615943233156/show/ (passez en plein écran, c'est encore mieux)
Chris.
Notre petit diaporama ici : http://www.flickr.com/photos/30746460@N05/sets/72157615943233156/show/ (passez en plein écran, c'est encore mieux)
Chris.
Voyage en janvier sur la côte normande: ports de pêche English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru la normandie et principalement les plages du débarquement. Je voudrais, pour janvier préparer un voyage en haute et basse normandie en recherchant principalement les ports de pêche typiques. nous démarrerions du Tréport, Dieppe je sais que plus loin il y a le port en Bessin . Mes connaissances à ce sujet sont assez limitées, pouvez vous nous aider ?
Merci beaucoup de vos témoignages et expériences.
Christine
Hausse des tarifs de croisières à l'annonce de promotion! English translation pending
Nous sommes moi-même et toute ma famille des fous de croisières depuis qqs années maintenant. Je scrute régulièrement les prix et l'évolution de ceux-ci, mais là trop c'est trop!
Jeudi dernier je reçois une newsletter de MSC annonçant une promo: la 2ème personne à 50% et pack boissons au repas offert. Super! je vais enfin pouvoir réserver ma prochaine croisière à un bon tarif! Je vais de suite sur le site de MSC voir les détails de la croisière qui nous intéresse et les prix, 1079€ par personne en chambre avec balcon. Vite calculé: avec la promo ça nous fera 809€ par adulte, un super prix!
Je décide donc d'écrire à mon agence de voyage habituelle pour un devis pour réserver 3 chambres. Quelle a été ma surprise en voyant le devis le lendemain dans ma boite mail!!! le prix de 1079€ était passé à 1429€ par personne!!!! Calcul vite refait: on retombe à 1072€ par personne avec la promo!!! ON SE FOUT DE NOUS!!!??
Je trouve mais alors tout à fait scandaleuses ces annonces de promo mensongères de la part de MSC!! (et autres sans doute...)
Suis-je la seule que cela énerve? lol Que peut-on faire?
Je trouve mais alors tout à fait scandaleuses ces annonces de promo mensongères de la part de MSC!! (et autres sans doute...)
Suis-je la seule que cela énerve? lol Que peut-on faire?
Voyage familial au Québec en camping-car English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes une famille de 5 personnes du Sud-Ouest de la France et nous projetons de nous rendre l'été prochain (2011) pour trois ou quatre semaines au Québec et de louer un camping-car. Seulement nous nous posons de nombreuses questions auxquelles nous espérons trouver des réponses parmi vous: - estimation du prix des billets d'avion pour 5? - partir en juillet ou en août? - r��servation du camping-car sur place ou de France? quel type de véhicule pour 2 adultes et 3 enfants (7 ,5 et 2 ans)? Besoin de sièges auto ou réhausseurs? - quels sont les lieux les mieux adaptés pour passer les nuits en camping-car? (campings, campings sauvages...?) - possibilités de faire étape chez l'habitant? - différentes idées de circuits pour ne pas manquer l'indispensable!!! et aussi connaître ce qui n'est pas forcément dans les guides touristiques!!!
Nous espérons recevoir vos idées, retours d'expérience, conseils... afin de préparer au mieux notre voyage.
Cordialement. 😎
Céline et Sauveur.
Nous sommes une famille de 5 personnes du Sud-Ouest de la France et nous projetons de nous rendre l'été prochain (2011) pour trois ou quatre semaines au Québec et de louer un camping-car. Seulement nous nous posons de nombreuses questions auxquelles nous espérons trouver des réponses parmi vous: - estimation du prix des billets d'avion pour 5? - partir en juillet ou en août? - r��servation du camping-car sur place ou de France? quel type de véhicule pour 2 adultes et 3 enfants (7 ,5 et 2 ans)? Besoin de sièges auto ou réhausseurs? - quels sont les lieux les mieux adaptés pour passer les nuits en camping-car? (campings, campings sauvages...?) - possibilités de faire étape chez l'habitant? - différentes idées de circuits pour ne pas manquer l'indispensable!!! et aussi connaître ce qui n'est pas forcément dans les guides touristiques!!!
Nous espérons recevoir vos idées, retours d'expérience, conseils... afin de préparer au mieux notre voyage.
Cordialement. 😎
Céline et Sauveur.
Seychelles: passer quatre jours à Praslin ou à la Digue? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi désirons passer nos prochaines vacances aux Seychelles. Pour le moment nous passerions 3 jours à Mahé et 4 jours à Praslin. 1 journée d'excursion prévu à la Digue. En regardant les photos, on se pose la question si on ne ferait pas mieux de faire l'inverse, passer 4 jours à la Digue au lieu de Praslin. J'aimerai savoir ce qu'en pensent ceux qui connaissent les Seychelles.
Merci d'avance pour tous vos conseils.
Hôtel à Hurghada, Sharm el-Sheikh ou Louxor en mars? English translation pending
Bonjour à toutes et tous ! 🙂
Bon je m'interrogeais à savoir si ce serait vraiment une bonne idée de faire un séjour balnéaire en Mars à Hurghada, à Shram el-Sheikh ou à Louxor ! 😕 Au niveau des températures de l'air et de la mer, quelqu'un aurait-il des infos assez précises à me communiquer ? (parce que à ce niveau là on entend un peu tout et n'importe quoi !) Sinon, si mon idée de séjour en Egypte à cette époque n'est pas trop mauvaise, que me conseillez-vous entre ces 3 sites ? Auriez-vous des hotels à m'indiquer, en sachant que nous aimerions privilégier une formule tout-inclu dans un hotel avec un certain confort et ni trop bruyant, ni trop animé. 😉
A l'avance merci pour votre aide !! 😎
Bon je m'interrogeais à savoir si ce serait vraiment une bonne idée de faire un séjour balnéaire en Mars à Hurghada, à Shram el-Sheikh ou à Louxor ! 😕 Au niveau des températures de l'air et de la mer, quelqu'un aurait-il des infos assez précises à me communiquer ? (parce que à ce niveau là on entend un peu tout et n'importe quoi !) Sinon, si mon idée de séjour en Egypte à cette époque n'est pas trop mauvaise, que me conseillez-vous entre ces 3 sites ? Auriez-vous des hotels à m'indiquer, en sachant que nous aimerions privilégier une formule tout-inclu dans un hotel avec un certain confort et ni trop bruyant, ni trop animé. 😉
A l'avance merci pour votre aide !! 😎
Maroc: Premières traces atlastiques English translation pending
Extrait de mon premier ... et dernier essai d'écriture de voyage.
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
- --
( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les m��andres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
( .... )
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
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( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les m��andres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
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Les baleines au Québec English translation pending
Qui peut me dire jusque quand et où peut-on admirer les baleines au Quebec??
Il semblerait que toutes les excursions se terminent au max. le 15 Octobre !🙁
Il semblerait que toutes les excursions se terminent au max. le 15 Octobre !🙁
Hôtel à Varanasi English translation pending
Bonjour, je serai à Varanasi pendant les fetes de DIWALI et je n'arrive pas à trouver un hotel ou une guest house de libre près des Ghats .pensez vous que ce soit lié ou bien les hoteliers repondent automatiquement que c'est plein , afin de ne pas s'avancer sur des prix. Les hotels apparement encore libres sont près du cantonnement, mais me semble très loin de la vie de la ville .j'attend donc vos bons plans .