Results for "Musée+des+Transports+|+9+>+228"
36194 results found.
Bataille de Dien Bien Phu le 7 mai 1954 (Vietnam) English translation pending
Aujourd'hui, 7 mai 2009, c'est le 55e anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, 57 jours d'enfer integral. Les chiffres parlent: 15 700 hommes du cote francais au debut de la bataille, 11 700 survivants le 7 mai, dont 4400 blesses; ayons une pensee pour toutes les victimes -francaises et viets- de cet effroyable gachis commis par les politiciens de tous bords et de tous poils -les anglais ont ete plus beaucoup plus intelligents avec leurs colonies- et une pour les 7600 (sur 10 900, soit 70%) prisonniers francais morts en 4 mois dans les effroyables camps du vietminh
Vacances aux Mexique malgré la grippe porcine? English translation pending
on compte partir cet été 3 semaines aux Mexique, Mexico puis Cancun, le séjour est booké pensez vous que je dois confirmer notre réservation ou tout annulé?
je ne voudrais prendre aucun risque pour moi et ma famille?
qu'en pensez-vous ? car on commence par s'inquiéter,
les médias ne nous disent pas forcément toute la vérité?😮
Préparer mon séjour seule au Québec pour le mois d'avril English translation pending
Bonjour,
Je part au Québec au mois d'avril. Je rend visite à ma cousine qui étudie à l'université de Laval.
Je désire organiser mon séjour car la plus part du temps je serais seule.
Quelles sont les meilleurs endroits à visiter à Québec et dans ses alentours.
Merci, par avance de votre aide
Je part au Québec au mois d'avril. Je rend visite à ma cousine qui étudie à l'université de Laval.
Je désire organiser mon séjour car la plus part du temps je serais seule.
Quelles sont les meilleurs endroits à visiter à Québec et dans ses alentours.
Merci, par avance de votre aide
Quinze jours au Maroc en février: visites, désert, logement? English translation pending
Bonjour,
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉
Merci d'avance salut
fleur😎
Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro ou Bahia Principe San Juan? English translation pending
Bonjour, j'aimerais connaître vos commentaires sur ces 2 hôtels. Pouvez-vous m'aider.
Merci
Croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Europa en février 2009 English translation pending
Salut
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
je pars 2 semaines du 12 au 27 fevrier faire une croisière à bord du costa Europa pour faire les Perles de l'Océan Indien! (Seychelles, iles Maurice, Kenya, Madagascar, Mayotte et Reunion)
Cette croisière correspond à mes attentes seulement la période n'est pas bonne niveau climat et Costa crosiere l'effectue qu'en cette periode 🤪
c'est pour cela que j'aurais aimer avoir les impressions de ceux qui sont deja partit en cette saison faire cette croisiere ou même ceux qui on deja était en fevrier à l'un ou plusieurs des endroit que je dois visiter!
Quel est on était les conditions climatiques en cette periode pour vous j'ai vraiment peur de gacher mon voyage à cause de pluie ou de cyclones j'hésite à annuler cependant c'est vraiment cette croisiere qui m'interesse!
j'attends vos experiences avec impatience 😉 c'est URGENT si je dois annuler je dois m'y prendre rapidement 🙁
+++
Mon voyage Montréal - Boston - New York d'août 2007 English translation pending
Au mois d'août 2007, sur un coup de tête, je suis parti aux États-Unis, via le canada pour un séjour d'un peu moins de trois semaines.
Via le Canada car j'avais trouvé 4 jours plus tôt une promotion sur internet, via le site de nouvelles frontières. Ce voyage a donc été plus qu'improvisé et j'ai souhaité ici, donner à celui ou celle souhaitant effectuer le même voyage ou à peu près, des informations pratiques, que vous pourrez d'ailleurs retrouver dans la plupart des guides touristiques.
En tout cas, il est très facile de voyager aux États-Unis et passer par Montréal pour découvrir la côte est peut être une bonne initiative à ceux qui ne connaissent pas encore le Québec.
I/ Transport :
A/ Mode de transport
Avion
Environ 7 heures 20 de vol pour 6 heures de décalage.
Bus
The chinesebus
Autant le dire de suite, il n’existe pas de compagnies chinoises permettant de relier Montréal à Boston. J’ai mené ma petite enquête dans les quartiers chinois de Montréal et de New York. Rien. Seuls les GreyHound Bus s’y rendent. Les bus chinois permettent en tout cas sur la côte de voyager à moindre coût sur un ensemble de villes américaines dont Boston au départ de New York par exemple…et pour un coût modique.
http://www.staticleap.com/chinatownbus/ http://www.gotobus.com/bus/
The GreyHound Bus
Greyhound produit des passes permettant un nombre de voyage illimité sur son réseau. Si vous avez l’intention de bouger, je vous le conseille vivement.
Le Prix du pass (Domestic Ameripass) Adultes Enfants Etudiants Seniors 7 jours 219 $ 120 $ 195 $ 195 $ 10 jours 269 $ 145 $ 240 $ 240 $ 15 jours 319 $ 180 $ 283 $ 283 $ 21 jours 379 $ 210 $ 337 $ 3337 $ 30 jours 419 $ 240 $ 371 $ 371 $ 45 jours 479 $ 270 $ 425 $ 425 $ 60 jours 589 $ 335 $ 522 $ 522 $
Si vous ne prenez pas le pass, je vous conseille aussi vivement d’acheter vos billets à l’avance afin de bénéficier de réductions intéressantes. http://www.greyhound.com/home.asp
B/ Montréal – Boston – New-York- Montréal en bus.
1. Montréal – Boston
Modalités 1
Se présenter à la station de bus Berry Uqam de Montréal. Prendre sont ticket pour Boston (ne pas prononcer mais comme ). Coût : 80, 50 $ (rien que çà !)
La frontière Américaine n’est qu’à une heure de route de Montréal. Arriver à la frontière, nous devons descendre du bus avec nos bagages à mains (au retour, entre New-York et Montréal nous avons dû également prendre nos sacs à dos) et nous présenter devant l’officier des douanes. Durée de l’opération, une demi-heure, le temps que tous les passagers se présentent, indiquent le motif de leur visite aux Etats-Unis et que tous les passagers réintègrent le bus.
Modalités 2
Car en effet, tout le monde n’a pas droit au même traitement selon son pays d’origine. Ce jour-ci plusieurs français, dont moi, avons eu droit au grand jeu. Welcome to USA ! L’opération commence par le scannage de l’index et du visage via une Webcam. Ensuite, certains passeront un interrogatoire plus poussé dans une pièce à part et des questions de ce type vous serons posées : Pourquoi êtes vous venu aux États-Unis ? Pourquoi avez vous pris votre décision si tard (j’ai préparé mon voyage en trois jours) ? Quel est votre budget ? Combien vous a coûté votre billet d’avion ? Pouvez-vous nous montrer les originaux (surtout celui du retour) ? Avez vous déjà voyagé en Irak ou en Afghanistan (mon passeport étant nouveau, aucune trace de ces voyages n’y figuraient, de toute manière je n’y étais jamais allé…) ? Quel est votre métier (ne dites pas que vous êtes en recherche d’emploi, car cela pourrait passer pour une tentative d’immigration). Que transportez-vous dans votre bagage et dans votre gourde ?
Cette inspection m’a rendu vraiment mal à l’aise sachant que je ne comprenais qu’un mot sur deux. A la fin, les deux hommes ont été amenant et m’ont expliqué qu’ils étaient dans l’obligation de procéder à ce type d’interrogatoire, qu’il n’y avait rien de « personal ».
En remontant dans le bus, je faisais profil bas. Les passagers m’attendaient depuis une demi-heure.
Autrement, le voyage vaut vraiment le coup. Le bus passe en effet par le Vermont. Ses montagnes, ses arbres. J'aurai voulu faire un stop à Burlington (le bus en provenance de Montréal, s'y arrête). Une ville très « liberal » comme me l'a dit un passager assis à côté de moi, vivant dans cette paisible mais dynamique ville de l'est Américain.
2. Boston-New-York
Pour ma part et par souci de coût, j’ai utilisé la compagnie Fungwahbus (wwww.fungwahbus.com). Pour cela, il suffit de se rendre à la station centrale de bus de Boston et de chercher les guichets des deux compagnies chinoises faisant le trajet (Fungwahbus et Lucky Star). Ces deux compagnies se trouvent l’une en face de l’autre. Pas de réservation nécessaire. Des départs sont organisés toutes les heures pleines de 7 heures du matin à 22 heures le soir. Seulement 15 dollars à débourser, c’est dire…. Les cars sont en bon état et la conduite sûre. Ils vous déposeront dans le quartier de Chinatown. Un métro (Canal Street) non loin de là vous emmènera à votre hôtel sans difficultés.
3. New-York – Montréal.
Comme je l’ai précédemment indiqué, uniquement les GreyHound bus empruntent le trajet. Voici la TimeTable des bus au départ de New-York et ce Montréal (horaires en vigueur à partir du 26 juin 2007).
New-York Montréal
Départs quotidiens
Départ Arrivée O.O1 07.55 08.00 16.05 8.30 16.55 11.15 20.05 13.00 20.55 17.30 02.10 21.30 05.50 23.00 06.20
Départs supplémentaires le vendredi et le dimanche
11.45 19.05 13.30 21.20 21.0 04.55
Montréal->New-York
Départs quotidiens
7.45 16.15 9.15 18.00 11.45 20.15 16.15 00.15 22.30 06.15 23.00 06.30 23.45 07.15
Coût = 76, 50 $ (tarif plein sans réduction)
C/ Budget
1.Transports
Le bus Montréal Boston : 80 $ 50 Boston- New-York : 15 $ New-York- Montréal : 76, 50 $ = 172 $ (soit environ 124 euros) Avion Vol Corsairfly : 396 euros + Frais billetterie = 30 euros + frais de dossier = 15 euros + assurance annulation = 48 euros. Total = 489 euros.
Métro New york = Metrocard, Tranports illimités sur 7 jours = 24 dollars (76 dollars pour un mois) http://www.mta.info/metrocard/mcgtreng.htm#unlimited
Boston = Charlieticket = Pass mensuel = 59$ . 15$ Hebdomadaire. Vous avez aussi la possibilité de recharger votre pass en fonction de vos besoins, avec 10 $ par exemple. http://www.mbta.com/fares_and_passes/passes/
Coût total transport (avion + Bus) 489 Euros + 124 Euros (=172 $) = 613 Euros
Budget :
Traveller US : 496 euros = 650 dollars Espèces US : 150 euros = 200 dollars Espèces Canada : 150 euros = 109 dollars
II/ Hébergement
A/ Montréal
Auberge de jeunesse Maeva Montréal😉 4755, rue St-Hubert, Montreal, QC H2J 2X6 Tel. 514-523-0840 Réception est ouverte de 8h à 23h temps GMT-5 Est (usa et canada) Tarif : 22 dollars http://www.aubergedejeunessemaevamontréal.com/ Comme vous le verrez sur le site, de l'aéroport, vous pouvez soit prendre la navette directe, vous emmenant au terminal de Bus Berri-Uquam. L'opération coûte tout de même 13 $, alors qu'en prenant le bus, il ne vous en coûtera que 2, 50 $ par personne. Prendre le bus 204, jusqu'à l'arrêt Cardinal (gare Dorval), passez par le sous terrain, pour vous rendre de l'autre côté de la gare. Là prendre le bus 211 jusqu'au métro Lionel Groulx. C'est simple, un peu plus long (comptez une bonne heure), mais le bus prend à peu près la même route que la navette. Il faut juste attendre le bus 211 pour la correpondance. C'est ce qui retarde un peu.
L'auberge de jeunesse est vraiment sympa, conviviale et située sur le plateau Mont Royal. Des chambres de 4/6lits. Une cuisine commune, comme à la maison. Un accès gratuit à internet. Un accueil remarquable. Que dire de plus. J'adore.
De plus, le quartier très dynamique, à la fois résidentiel et festif, à deux pas du parc du mont royal, mérite la visite. La bouche de métro Laurier est à deux pas et vous amène en quelques minutes soit dans le vieux Montréal ou dans tout autre quartier.
Pour y séjourner, pas besoin d'être titulaire de la carte des auberges de jeunesse. Un atout non négligeable si vous ne comptez pas
B/ Boston
Auberge de jeunesse de Boston😉 12 Hemenway Street. Boston, MA, 02115 http://www.bostonhostel.org/contact.shtml Tarif : 35 dollars
Cette auberge de jeunesse, contrairement à celle de Montréal, nécessite une carte. Elle vous ai remis dès votre première nuit. Au bout de 6 nuitées passées dans le réseau des auberges de jeunesse, la carte vous donne droit à des tarifs avantageux.
L'auberge de jeunesse se situe dans un quartier très vivant. Écoles de musique, salles de spectacles, parcs, restaurants bons marchés (notamment un thaïlandais très sympa à l'angle). Tout y est. Vous n'êtes pas dans le centre touristique de Boston, mais le métro vous y emmène rapidement.
L'auberge est propre et sa structure (grande cuisine, salle de repas, laverie, internet, fauteuil relaxant) ainsi que son organisation (concert, boite de nuit, visite de Harvard....), facilite les contacts.
Le petit déjeuner à volonté est compris dans le prix. Ce qui n'est pas négligeable.
L'accueil est correct, même si la taille de l'auberge ne facilite pas forcément les relations de proximité avec le personnel. Je les ai trouvé parfois « un peu sec » (a little dry).
J'y retournerai, c'est sûr.
C/NewYork
Chelsea Iinternational Hotel.🙁 251 west 20th street Prix = 30 dollars
Cette hôtel est situé dans le quartier de Chelsea, comme son nom l’indique. Il est donc possible de se déplacer à pied jusqu’à Soho, Greenwich ou l’Empire State Building. C’est bien là un des seuls avantages de cet hôtel. Car cette auberge est avant tout fonctionnelle. Les chambres, les douches et toilettes sont propres, mais les chambres sont vraiment exiguës (si vous avez de grosses valises, cela devient même très compliqué pour les poser). La chambre dispose de « Locker » consignes, permettant uniquement d’y mettre un sac à dos de 60 litres ou un peu plus (pensez à prendre un cadenas à clés ou à code). Les cuisines quant à elles ne disposent presque pas de vaisselles. Pensez donc à prendre vos ustensiles.
L’accueil est quant à lui vraiment décevant. On voit bien que cet hôtel brasse des milliers de voyageurs par an. Derrière la vitre, l’agent d’accueil, ne faisait aucun effort pour me comprendre ou du moins pour me mettre à l’aise. La fatigue du voyage, la chaleur étouffante, la découverte d’un nouveau lieu m’avait quelque peu épuisé et mon premier contact fut donc décevant. Ici, on accueille pas les touristes on les logent. Son boulot consistait seulement à procéder à l’enregistrement d’un nième client. Point d’indications sur les activités, les visites organisées. Car tout simplement car il y en avait pas (contrairement aux auberges de jeunesse estampillées Hostelling International, qui elles, proposent des sorties, facilitant ainsi les rencontres et une connaissance plus approfondie et à moindre coût de la ville).
Le seul lieu de rencontre était la cour (fermant à 22 heures) avec ses deux immenses tables toutes en longueur, me faisant penser à un camp de colonies de vacances. Ici, comme d’ailleurs dans toutes les auberges de jeunesse que j’ai pu visiter, des accès internet son possibles pour la somme de deux dollars les 20 minutes. Autant prévoir du cash, car le temps passe vite.
Il est facile de se restaurer autour de l’hôtel pour tout budget. Des supermarchés sont également présents à quelques pas. Ainsi que la station de métro situé sur la 23ème rue.
Jazz on the city 😐 201 W. 95th Street, Déjà, on s'éloigne du centre pour se rendre non loin de Central Park. Le quartier est (j'ai trouvé) un peu quelconque. L'hôtel a été refait à neuf. Les chambres sont grandes (contrairement à Chelsea International Hotel) et propres.
Seul Hic. Les étages. Çà monte dur. D'autant que la salle de convivialité (très petite) est située au dernier étage, sur le toit. Autant dire, qu'il vaut mieux être en forme.
L'accueil est très sympa (du fait certainement de sa capacité). Par contre, les activités sont inexistantes. Pas de cuisine non plus.
Cet hôtel est situé non loin de l'auberge de jeunesse internationale de New-York. http://www.hihostels.com/dba/hostel060003.fr.htm A en croire certaines personnes rencontrées à New-York, ce lieu semble être un bon endroit pour séjourner. Gros inconvénient. Sa localisation. Un rien éloigné du centre.
III/ Activités touristiques
A/Les « Tour »
A New-York, comme dans d’autres, ici ou ailleurs, foisonnent les possibilités de découvertes express de ce qui est censé faire la ville et la vie. Du fameux Double Deck permettant une vue dégagée et aérienne, au walk Tour, les opérateurs touristiques, plus ou moins indépendants, rivalisent d’inventivité afin de réjouir le touriste désireux de s’abandonner pour quelques temps dans les mains d’experts, ayant pris le soin de choisir ce qu’il fallait voir.
Comment s’opère la sélection de ces lieux désirables, désirés et à désirer ? Pourquoi les mêmes lieux reviennent-ils dans la plupart des offres ? L’offre répond-elle à une demande ? Si oui, d’où vient la genèse de celle-ci ? La connaissance préalable de la ville à visiter via la lecture de guides touristiques, construit-elle l’offre des opérateurs ? Celle-ci, est-elle simplement une mise en pratique du désir suscité par cette même industrie ?
Ainsi, est-il nécessaire d’aller assister à une messe à Harlem le dimanche matin ? De gravir l’empire State Building la nuit ? De se prendre en photo sur Times Square ? D’aller visiter la statut de la liberté, le musée de l’immigration, le Metropolitan ou le MOMA, pour savoir ? Ces lieux condenseraient-ils l’histoire et la culture d’un peuple ? Leurs visites épargneraient-elles la rencontre avec les habitants ?
Que nous apportent ces visites ? Comment ces lieux sont-ils devenus sujets d’attention ? Pourquoi sont-ils si importants à visiter ? Qu’en retient-on ?
Observer nos propres pratiques dans nos propres villes est digne d’intérêt. Combien de nous avons emprunté le petit train, marché en compagnie d’une guide touristique dans une ville où l’on travaille, faisons nos courses, aimons, se distrayons ? Quelle est la différence entre touriste et un « non touriste » ? Ce dernier sait, et l’autre non ? Que sait-il que le touriste ne sait pas ? Quelles sont donc ces « merveilles » à découvrir ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre du temps de nos vacances, de l’argent de nos comptes, des coups du soleil pour nous rendre plus loin, ailleurs ?
Ces questions restent en suspend. Chacun y trouvera ses réponses. Nous avons tous de bonnes raisons de partir ou pas. Et si partir il y a, nous avons aussi nos raisons nous amenant à visiter tel ou tel lieu. La peur de l’inconnu, l’envie de faire vite, d’aller à l’essentiel (lequel d’ailleurs ?)…
Voici un florilège des possibilités offertes par Boston et New York et pour elles, à destination de nous ou de eux, comme vous voudrez, souhaitant voir ce qu’il y a à voir.
1. New York
- CitySight NY / Hop on Hop off. Double Deck Tours Wwww.citysightsny.com Plusieurs formules de Manhattan, Brooklyn, Harlem, Statue de la liberté, Tour TV & Movie Site, Tour Sex & the city, Harlem Gospel Tours, Tours en bateaude (the Beast…), tour nocturne. A noter que les double deck passent passent la plupart du temps par des avenues. Dans la partie basse de Manhattan (Soho, Greenwich, little italy, chinatown, east village), il est selon moi préférable de descendre à pied pour se promener. En fonction de la formule choisie, il faut compter aux alentours de 60 $.
- Big Apple Greeter 1 center St, 20ème étage. 1-212-669-8159. Ouvert en semaine de 9 heures à 17 heures du lundi au vendredi. http://www.bigappelgreeter.org. Big Apple Greeter est une association de bénévoles supervisée par la mairie. En compagnie de New-Yorkais bénévoles découvrez la ville à travers leurs yeux et leur expérience. Du vécu en somme. Il faut les contacter au moins trois semaines à l’avance et remplir une fiche de vœux, avec les quartiers que vous désirez visiter, les langues parlées, votre date d’arrivée, le nombre de jours de visite, les coordonnées de votre hôtel… A faire. A Nantes, l’initiative est lancée. http://www.greeters-nantes.com/. Allez jeter un coup d’œil sur le site, franchement bien ficelé. Rencontrer les « autochotones », connaître leur vision de la ville et de la vie dans la ville. Voilà une idée originale pour sortir des sentiers battus, à arpenter en parallèle.
- Grand Jerry Tour
L'auberge de jeunesse de New-York (sur Amsterdam avenue) propose de nombreuses activités, tel que le Grand Jerry Tour. Départ vers 8 heures 30 du matin de l'auberge de jeunesse le samedi uniquement. Et là, vous allez marcher....jusqu'au lendemain matin minuit. Visite de Brooklyn, du pont, wall street, Statue de la liberté (uniquement en Ferry), ChinaTown et Little Italy, Greenwhich, Soho, Empire State Building, Central station et...enfin Times Square.... Jerry est un ancien prof à la retraite qui bénévolement depuis plusieurs années s'anime à faire découvrir sa ville aux touristes (jeunes ou non). Ses explications sont très riches et, détail non négligeable, fait l'effort de parler distinctement et à haute voix. Un conseil. Prévoyez de l'eau bien sûr et de quoi manger. Lors de cette expérience, le seul repas de la journée, a été pris vers 17 heures dans un restaurant chinois, après 8 heures de marche non stop. Beaucoup d'entre nous rouspétaient, mais Jerry continuait sa route en nous rassurant par un «We'll eat soon, don't worry ». Dur. Coût de la promenade : 10 Dollars.
Repas : 10 dollars environ. (les billets sont à acheter à l'auberge de jeunesse. Il faut me semble-t-il faire partie de l'auberge de jeunesse pour acheter les billets (mais bon...) Big onion walking tours
Je ne l'ai pas fait, mais à en croire leur prospectus l'offre est alléchante : « Immigrant New York » « The Original Multi-ethnic Eating Tour » « The official Gangs of New-York » « Revolutionary New-York » And so on... avec des visites thématiques historico culturelles sur les différents quartiers de la ville. Www.bigonion.com
- Newyork Waterwaytours www.nywaterwaytours.com Différentes croisières en bateau par themes (histoire, architecture, statute liberté, pour les enfants). Bien sûr ce tour opérator propose également des Double Deck Tours, Movie Tour…. Déjà vu plus haut.
- Bike and Roll Tours www.bikeandroll.com
Société proposant des tours à vélo le long de l’Hudson River Greenway (une piste cyclable permettant de faire le tour d’une partie de l’île de Manhattan, avec vue constante sur l’eau. Donc point de visites des quartiers. Peut être en raison d’une circulation automobile dense), des locations à l’heure (8 $), demi journée ou à la journée. Des visites de Central Park à vélo. Les visites guidées tournent autour de 40 £ pour environ 2 heures 30 de balade.
- New York Party Shuttle Tours www.newyorkpartyshuttle.com
Leur devise : “Arrive a tourist. Leave a local » Cette offre m’a l’air assez intéressante car les durées de visites sont relativement longues (maxi 5 heures 30 pour 68 $) et le moyen de transport utilisé (une navette) offre des possibilités de déplacement et d’excursion, que les Bus à double étages ne permettent pas
- Worl Trade Visitor Center. Sur le lieu du drame, vous pourrez visiter un lieu de souvenir mais aussi une visite du site avec un accompagnateur. www.tributewtc.org.
Autres lieux
Top of the rock, observation deck. Rockfeller Center. Un autre point de vue de la ville, vue d’en haut, avec vue sur l’Empire State Builidng…que l’on peut visiter par la suite. www.topoftherocknyc.com
Empire state builing Observatory. Dommage qu'il ne soit pas éclairé entièrement la nuit, en raison d'un coût de l'énergie important.
Liberty Island et Ellis Island.😉 J'ai beaucoup aimé ces lieux, car retranchés de la chaleur et de la pollution de la ville. La mythique statue est relativement impressionnante de part sa hauteur. Elle est entourée d'un parc arborée permettant de se reposer. Je regrette de ne pas avoir prévu plus large pour profiter plus sereinement des deux îles et y flâner. Vous pouvez visiter l'intérieur de la statue, mais à ma grande surprise, lorsque j'y suis allé, il était nécessaire de réserver.
Ellis Island et le musée de l'immigration est exceptionnel. Avant de devenir un musée, ce sont près de 100 millions de migrants qui ont fréquenté cette plaque tournante, entre 1892 et 1954. Seuls 2 % d'entre eux se voyaient refuser l'accès au nouveau monde. Les autres rejoignaient leur famille, ou tentaient the american way of life. L'endroit est impressionnant de part sa taille. On a sans mal à imaginer les millions de personnes ayant parcouru des milliers de kilomètres attendant le verdict du bureau à l'immigration. Au rez-de-chaussée les visiteurs peuvent consulter la base de données recensant le nom des personnes ayant fréquenté cette plate-forme. Peut-être un de vos ancêtres s'y trouve-t-il ?
Puis, vous croiserez au détour de votre visite le long des trois niveaux, d'importantes ressources iconographiques (photos d'époques, objets, vidéo, musique). Ce traitement rend la visite dynamique et l'identification avec ces migrants possible. De part l'histoire de leur passé, les raisons de leur venue, les façons qu'ils ont eu à s'intégrer à leur pays d'adoption, la comparaison n'en est pas moins universelle.
Le Ferry se prend à Battery Park, non loin du Downtown. Premier arrêt Statue de la liberté. Deuxième arrêt Ellis Island. On descend au premier, visitons la statue, puis faisons la queue une deuxième fois pour nous rendre à Ellis Island. Pour la statue : www.nps.gov/stli
Il faut prévoir une bonne demi-journée si vous comptez également pique-niquer dans le parc.
Les pass
Explorer Pass www.explorerpass.com/newyorkcity Ce pass permet de choisir entre 3 et 5 attractions et de les « consommer » pendant 30 jours. Ce pass permet d’éviter les files d’attente et quelques 30 $ si chaque visite est consommée individuellement. 3 attractions : 65 $ 5 attractions : 99 $
Ex de visites : Statue de la liberté – Top of the rock – Double Deck Tour – Metropolitant Museum – MOMA – NBC Studio Tour – Skyline Cruise – Sex and the City Hotspot Tour – Water Taxi…
Ce système de pass existe aussi à Boston, Chicago, San Francisco, Wine Country, Orlando, Miami et Hollywood.
New York City Pass www.citypass.com Pour 65 $, et pendant 9 jous, ce passe vous offre la possibilité de découvir, l’empire State Building, Circle Line Sightseeing tour (deux heures de croisière sur Mid and Lower Manhattan), American Museum of Natural History, Guggenheim Museum, Museum of Modern Art, Metropolitant Museum.
Broolkyn Pass Valable deux jours, ce passe donne l’admission à des musées, zoo, restaurant, aquarium. Coût 25 $.
B/ Boston
Quelle belle surprise que Boston. Les douaniers à la frontière ne s'étaient pas trompés, alors qu'ils s'évertuaient à me vanter les mérites de Boston, comparativement à New-York.
Que vous le vouliez ou non, vous n'y échapperez pas. Le freedom Trail est partout. Une ligne au sol à suivre. Des groupes de touristes suivant la ligne jaune au sol. Vous, suivant le groupe de touristes suivant la ligne jaune au sol. Et des groupes de touristes derrière vous, pensant que vous suivez la ligne jaune au sol. Et que vous suivez en effet, par l'intermédiaire de ce ceux qui la suivent.
Ce parcours vous entraînera à travers différents quartiers centraux de Boston. Le départ se situe à Boston Common (parc central de Boston), pour vous rendre vers le quartier de North End (un quartier historique où vivent en partie, une communauté italienne) et vers Charlestown de l'autre côté de Charles River.
Pourtant, comme tout sentier, il faut savoir s'en éloigner pour découvrir d'autres rues beaucoup plus calmes et authentiques. Le quartier de North End, ainsi que celui de Beacon Hill (où çà monte et çà descend, comme son nom l'indique) sont à voir absolument. Briques rouges, pavés, grilles noires, Bowindows, on se croirait en certains endroits à Londres.
Backday et ses longs blocs répartis autour de plusieurs avenues chics, bordées tantôt de maisons victoriennes, tantôt de galeries d'arts et de restaurants, m'a fasciné.
En revenant vers votre auberge de jeunesse. Faisait un crochet par Cambridge😉. Une ville charmante, aux maisons de bois, et où se trouve le fameux campus d'Harvard. D'ailleurs, pour y aller, franchissez le Harvard Bridge, d'où vous aurez une vue magnifique sur Boston. L'appareil photo s'impose, surtout à la tombée de la nuit.
Cette ville mérite du temps. A taille humaine, elle offre de réelles perspectives sur la vie américaine. Des comédies musicales se produisent à Boston. A ce titre, un guichet vous proposant des tarifs réduits office non loin de Coppley place (me semble-t-il)
Vous pouvez également vous rendre à Cape Code (cf les fameuses peintures de Hopper)sur la côte. Des navettes maritimes vous y emmène. Je ne connais que celle-ci : CapeCod Fast Ferry, située au port de Boston et plus particulièrement au Boston's Long Wharf. Un aller retour pour un adulte coûte 70 $.
A vélo, « Urban AdvenTours » vous propose des visites guidées thématiques entre 50 et 75 $, fonction du thème choisit. Les visites durent entre deux et trois heures.
A/ Les Tour :
Vous ne les raterez pas. Ils sont partout. Même en détournant les yeux, vous ne pourrez manquer les « Coin Coin » que les visiteurs émettent au croisement d'un engin amphibie à l'enseigne des Ducks Tours. Sur la route et dans l'eau, vous découvrirez Boston, en compagnie d'un guide/conducteur/moitié homme, moitié canard.
Plus sage, le Trolley, dans le quel vous pouvez montez et descendre en fonction de vos enviez de découverte. Je pense que ce type de service peut être utile si vous ne disposez pas de beaucoup de temps.
Vous avez adoré Mystic River, ou Good Will Hunting. Vous êtes un fan d'Ally Mac Beal. Boston Movie Tours est à votre service pour visiter les lieux de tournage de ces films et séries, à pied ou en bus. A vous de choisir. Cela vous en coûtera 35 $ (adulte) en bus, pour une promenade d'environ 2 heures 30, et 20 $, à pieds pour une promenade d'une heure 30.
Boston by foot, vous propose des visites thématiques de Boston...et bien sûr à pied : Beacon Hill, Boston pour enfants, freedom Trail (bien sûr), Boston et ses écrivains, North End, Back Bay. De mai à octobre pour 12 $. J'ai entendu de bons échos sur cette offre. www.bostonbyfoot.com
B/ Les Pass :
Boston City Pass : pour 39, 50 $ vous avez droit à quatre attractions au choix parmi celles-ci : au New England Aquarium, Harvard Museum of natural history, John F.Kennedy presidential library and Museum, Museum of fine arts (à voir), Museum of science, Skywalk Observatory at Prudential Center.
Ce pass est valable 9 jouors et coûte 39, 50 $ www.citypass.com
Go Boston Card Ce pass vous offre droit à un choix illimité d'attractions, parmi une soixantaine. Par contre, pour les voir toutes, il faut du temps. Et le temps...c'est de l'argent. Votre pass illimité, vous coûtera donc 49 $ pour une journée, 79 $ pour 2 jours, 109 $ pour 3 jours, 149 $ pour 5 jours, et 169 $ pour 7 jours. A noter que ce pass vous permet de faire une excursion à Cape Code par exemple. Il faut donc bien étudier chaque attractions, et le temps dont on dispose pour les faire. Ce pass peut ainsi être économique...ou pas. IV / Divers
IV/ Conseils
Avant de partir pensez à vous informer sur le « jetlag ». Pour ma part, le retour a été pénible. Habituer son corps au décalage qu’il va subir quelques jours avant le départ peut être une bonne résolution, surtout si vous partez peu de temps aux Etats-Unis. Rien de plus frustrant de devoir assister à une comédie musicale sur Broadway, avachi par manque de sommeil. La chaleur aidant, l’effet est assuré.
La chaleur.
Je ne suis pas sûr que le mois d'août soit la meilleure période pour partir😎. Pour mois la chaleur a été un vrai calvaire et a certainement déterminé mon regard sur les villes et personnes rencontrés. Le printemps et l'automne semble être plus propices aux visites, car comme je l'ai déjà dit, il fait chaud, très chaud, limitant les déplacements trop longs.
Nourriture.
On trouve de tout et pour toutes les bourses. Du vendeur ambulant vendant des Tacos ou des hot dog, au restaurant ethnique. Tout y est. Les portions n'ont rien à voir avec les portions européennes. Vous vous trouverez rapidement rassasié avec un sandwiche ou un burger. De même pour les boissons. Je me suis fait avoir plus d'une fois quand après avoir commandé un format Large pour un jus de fruit ou un chocolat chaud je me retrouvai avec une sorte de pot de fleur géant, faisant office de verre. Soyez donc prudent...
J'ai aimé les fameux « Diner » à l'américaine, avec la serveuse avec son prénom inscrit sur son badge. Non loin de Jazz on the city (2532 Broadway, 94th street), j'aimé manger au Key West Diner à NY. On vous sert des jus de fruis maison, omelettes, pancakes, gaufres, french toast, muffins, baggles, pour le petit-déjeuner. Burger, sandwich special (pain de mie grillé), salades, poissons, viandes, pâtes.
Les sandwichs et burgers sont servis avec salade, frites, tomate, Cole slaw et cornichon.
Comptez environ 10 $ pour les sandwichs (très copieux), sans oublier les taxes et pourboires, soit au total environ 15 $
Si vous êtes fauchés, vous trouverez des pizzeria. A la différence de la France, il ne s'agit pas d'un service classique à la place, mais plutôt d'un service Fast Food, où vous commandez au comptoir et mangez sur place ou au dehors. L'employé vous posera d'ailleurs la question suivante : « To stay or to go » (c'est-à-dire sur place ou à emporter).
Comptez entre 1$75 et 3$95 pour une part de pizza (ou une pointe de pizza comme le dise les québécois), en fonction du « toping » (garniture). Ils proposent également des pâtes, salades et plats traditionnels (entre 6 et 8 $).
Les restautants asiatiques, méxicains foisonnent également et proposent le même système de restauration rapide.
Dans ces types de restaurants rapides, les taxes sont incluses dans le prix. Pas de mauvaises surprises donc. Un mug est souvent placé près de la caisse pour le pourboire. A vous de voir en fonction du service et de la qualité des produits proposés.
Vous trouvez également les grandes marques franchisées telles que KFC, Columbus café, Subway...J'ai par contre été surpris de la faible part des restaurants de type Mac Donald. Se trouveraient-ils davantage hors centre ville ?
Il est intéressant de constater que les régimes sains (fruit, légume, lowfat) envahissent les étales des supermarchés et les messages publicitaires. On trouve par exemple au rayon frais des supermarchés des linéaires entiers de salade de fruits frais présentés dans des coupes en plastique. Il est faux de penser que les Etats-unis est le pays de la malbouffe. Les choses évoluent. Et nous mêmes et autres Français, allons bientôt voir nos modes de consommation évoluer (si ce n'est déjà fait) pour suivre l'exemple américain (comme souvent d'ailleurs). Le culte du corps est omniprésent de l'autre côté de l'atlantique, se déclinant souvent ou par un sur poids (quoique je n'ai que très peu rencontré d'obèses) ou par une hygiène de vie proche de l ascétisme (centre de remise en forme, joggings, diététique, pharmacopée, décolletés chez les femmes). Bref, le corps se montre et on montre son corps.
Achats
Juste une petite remarque sur l'achat d'un appareil photo. J'ai été frappé du faible nombre de grands magasins sur Boston (à la différence de New-york) vendant des produits électroniques. J'ai perdu des heures et des heures à essayer de trouver un magasin à Boston.
Je n'ai trouvé que Best Buy non loin d'ailleurs de l'auberge de jeunesse de la ville. il venait d'ouvrir (août 2007) et leur gamme d'appareil photo était plutôt limité. http://www.bestbuy.com/site/olspage.jsp?id=abcat0401004&type=category
Il existe également quelques petits magasins downtown mais pas de quoi fouetter un chat.
Par contre acheter du Levi's vaut vraiment le coup, vu la parité dollars//euro. A NY vous trouverez de nombreuses jeaneries.
PS :
Au fait, je n'ai pas aimé NY. Ville beaucoup trop verticale pour moi, sans horizon à part celui fabriqué par les buildings. Une ville sale, comme laissée à l'abandon. Point d'espaces verts à part le fameux central park, mais loin du Downtown (30 min de métro). J'avais entendu dire que NY n'était pas les USA. Je suis bien d'accord. NY ne m'a pas dépaysé. Boutiques, culture, nourriture. L'europe est présente à chaque coin de rue. Rue embouteillée, polluée. Ville marchandise. Au bout de 2 jours je n'avais qu'une envie. Partir.
Via le Canada car j'avais trouvé 4 jours plus tôt une promotion sur internet, via le site de nouvelles frontières. Ce voyage a donc été plus qu'improvisé et j'ai souhaité ici, donner à celui ou celle souhaitant effectuer le même voyage ou à peu près, des informations pratiques, que vous pourrez d'ailleurs retrouver dans la plupart des guides touristiques.
En tout cas, il est très facile de voyager aux États-Unis et passer par Montréal pour découvrir la côte est peut être une bonne initiative à ceux qui ne connaissent pas encore le Québec.
I/ Transport :
A/ Mode de transport
Avion
Environ 7 heures 20 de vol pour 6 heures de décalage.
Bus
The chinesebus
Autant le dire de suite, il n’existe pas de compagnies chinoises permettant de relier Montréal à Boston. J’ai mené ma petite enquête dans les quartiers chinois de Montréal et de New York. Rien. Seuls les GreyHound Bus s’y rendent. Les bus chinois permettent en tout cas sur la côte de voyager à moindre coût sur un ensemble de villes américaines dont Boston au départ de New York par exemple…et pour un coût modique.
http://www.staticleap.com/chinatownbus/ http://www.gotobus.com/bus/
The GreyHound Bus
Greyhound produit des passes permettant un nombre de voyage illimité sur son réseau. Si vous avez l’intention de bouger, je vous le conseille vivement.
Le Prix du pass (Domestic Ameripass) Adultes Enfants Etudiants Seniors 7 jours 219 $ 120 $ 195 $ 195 $ 10 jours 269 $ 145 $ 240 $ 240 $ 15 jours 319 $ 180 $ 283 $ 283 $ 21 jours 379 $ 210 $ 337 $ 3337 $ 30 jours 419 $ 240 $ 371 $ 371 $ 45 jours 479 $ 270 $ 425 $ 425 $ 60 jours 589 $ 335 $ 522 $ 522 $
Si vous ne prenez pas le pass, je vous conseille aussi vivement d’acheter vos billets à l’avance afin de bénéficier de réductions intéressantes. http://www.greyhound.com/home.asp
B/ Montréal – Boston – New-York- Montréal en bus.
1. Montréal – Boston
Modalités 1
Se présenter à la station de bus Berry Uqam de Montréal. Prendre sont ticket pour Boston (ne pas prononcer mais comme ). Coût : 80, 50 $ (rien que çà !)
La frontière Américaine n’est qu’à une heure de route de Montréal. Arriver à la frontière, nous devons descendre du bus avec nos bagages à mains (au retour, entre New-York et Montréal nous avons dû également prendre nos sacs à dos) et nous présenter devant l’officier des douanes. Durée de l’opération, une demi-heure, le temps que tous les passagers se présentent, indiquent le motif de leur visite aux Etats-Unis et que tous les passagers réintègrent le bus.
Modalités 2
Car en effet, tout le monde n’a pas droit au même traitement selon son pays d’origine. Ce jour-ci plusieurs français, dont moi, avons eu droit au grand jeu. Welcome to USA ! L’opération commence par le scannage de l’index et du visage via une Webcam. Ensuite, certains passeront un interrogatoire plus poussé dans une pièce à part et des questions de ce type vous serons posées : Pourquoi êtes vous venu aux États-Unis ? Pourquoi avez vous pris votre décision si tard (j’ai préparé mon voyage en trois jours) ? Quel est votre budget ? Combien vous a coûté votre billet d’avion ? Pouvez-vous nous montrer les originaux (surtout celui du retour) ? Avez vous déjà voyagé en Irak ou en Afghanistan (mon passeport étant nouveau, aucune trace de ces voyages n’y figuraient, de toute manière je n’y étais jamais allé…) ? Quel est votre métier (ne dites pas que vous êtes en recherche d’emploi, car cela pourrait passer pour une tentative d’immigration). Que transportez-vous dans votre bagage et dans votre gourde ?
Cette inspection m’a rendu vraiment mal à l’aise sachant que je ne comprenais qu’un mot sur deux. A la fin, les deux hommes ont été amenant et m’ont expliqué qu’ils étaient dans l’obligation de procéder à ce type d’interrogatoire, qu’il n’y avait rien de « personal ».
En remontant dans le bus, je faisais profil bas. Les passagers m’attendaient depuis une demi-heure.
Autrement, le voyage vaut vraiment le coup. Le bus passe en effet par le Vermont. Ses montagnes, ses arbres. J'aurai voulu faire un stop à Burlington (le bus en provenance de Montréal, s'y arrête). Une ville très « liberal » comme me l'a dit un passager assis à côté de moi, vivant dans cette paisible mais dynamique ville de l'est Américain.
2. Boston-New-York
Pour ma part et par souci de coût, j’ai utilisé la compagnie Fungwahbus (wwww.fungwahbus.com). Pour cela, il suffit de se rendre à la station centrale de bus de Boston et de chercher les guichets des deux compagnies chinoises faisant le trajet (Fungwahbus et Lucky Star). Ces deux compagnies se trouvent l’une en face de l’autre. Pas de réservation nécessaire. Des départs sont organisés toutes les heures pleines de 7 heures du matin à 22 heures le soir. Seulement 15 dollars à débourser, c’est dire…. Les cars sont en bon état et la conduite sûre. Ils vous déposeront dans le quartier de Chinatown. Un métro (Canal Street) non loin de là vous emmènera à votre hôtel sans difficultés.
3. New-York – Montréal.
Comme je l’ai précédemment indiqué, uniquement les GreyHound bus empruntent le trajet. Voici la TimeTable des bus au départ de New-York et ce Montréal (horaires en vigueur à partir du 26 juin 2007).
New-York Montréal
Départs quotidiens
Départ Arrivée O.O1 07.55 08.00 16.05 8.30 16.55 11.15 20.05 13.00 20.55 17.30 02.10 21.30 05.50 23.00 06.20
Départs supplémentaires le vendredi et le dimanche
11.45 19.05 13.30 21.20 21.0 04.55
Montréal->New-York
Départs quotidiens
7.45 16.15 9.15 18.00 11.45 20.15 16.15 00.15 22.30 06.15 23.00 06.30 23.45 07.15
Coût = 76, 50 $ (tarif plein sans réduction)
C/ Budget
1.Transports
Le bus Montréal Boston : 80 $ 50 Boston- New-York : 15 $ New-York- Montréal : 76, 50 $ = 172 $ (soit environ 124 euros) Avion Vol Corsairfly : 396 euros + Frais billetterie = 30 euros + frais de dossier = 15 euros + assurance annulation = 48 euros. Total = 489 euros.
Métro New york = Metrocard, Tranports illimités sur 7 jours = 24 dollars (76 dollars pour un mois) http://www.mta.info/metrocard/mcgtreng.htm#unlimited
Boston = Charlieticket = Pass mensuel = 59$ . 15$ Hebdomadaire. Vous avez aussi la possibilité de recharger votre pass en fonction de vos besoins, avec 10 $ par exemple. http://www.mbta.com/fares_and_passes/passes/
Coût total transport (avion + Bus) 489 Euros + 124 Euros (=172 $) = 613 Euros
Budget :
Traveller US : 496 euros = 650 dollars Espèces US : 150 euros = 200 dollars Espèces Canada : 150 euros = 109 dollars
II/ Hébergement
A/ Montréal
Auberge de jeunesse Maeva Montréal😉 4755, rue St-Hubert, Montreal, QC H2J 2X6 Tel. 514-523-0840 Réception est ouverte de 8h à 23h temps GMT-5 Est (usa et canada) Tarif : 22 dollars http://www.aubergedejeunessemaevamontréal.com/ Comme vous le verrez sur le site, de l'aéroport, vous pouvez soit prendre la navette directe, vous emmenant au terminal de Bus Berri-Uquam. L'opération coûte tout de même 13 $, alors qu'en prenant le bus, il ne vous en coûtera que 2, 50 $ par personne. Prendre le bus 204, jusqu'à l'arrêt Cardinal (gare Dorval), passez par le sous terrain, pour vous rendre de l'autre côté de la gare. Là prendre le bus 211 jusqu'au métro Lionel Groulx. C'est simple, un peu plus long (comptez une bonne heure), mais le bus prend à peu près la même route que la navette. Il faut juste attendre le bus 211 pour la correpondance. C'est ce qui retarde un peu.
L'auberge de jeunesse est vraiment sympa, conviviale et située sur le plateau Mont Royal. Des chambres de 4/6lits. Une cuisine commune, comme à la maison. Un accès gratuit à internet. Un accueil remarquable. Que dire de plus. J'adore.
De plus, le quartier très dynamique, à la fois résidentiel et festif, à deux pas du parc du mont royal, mérite la visite. La bouche de métro Laurier est à deux pas et vous amène en quelques minutes soit dans le vieux Montréal ou dans tout autre quartier.
Pour y séjourner, pas besoin d'être titulaire de la carte des auberges de jeunesse. Un atout non négligeable si vous ne comptez pas
B/ Boston
Auberge de jeunesse de Boston😉 12 Hemenway Street. Boston, MA, 02115 http://www.bostonhostel.org/contact.shtml Tarif : 35 dollars
Cette auberge de jeunesse, contrairement à celle de Montréal, nécessite une carte. Elle vous ai remis dès votre première nuit. Au bout de 6 nuitées passées dans le réseau des auberges de jeunesse, la carte vous donne droit à des tarifs avantageux.
L'auberge de jeunesse se situe dans un quartier très vivant. Écoles de musique, salles de spectacles, parcs, restaurants bons marchés (notamment un thaïlandais très sympa à l'angle). Tout y est. Vous n'êtes pas dans le centre touristique de Boston, mais le métro vous y emmène rapidement.
L'auberge est propre et sa structure (grande cuisine, salle de repas, laverie, internet, fauteuil relaxant) ainsi que son organisation (concert, boite de nuit, visite de Harvard....), facilite les contacts.
Le petit déjeuner à volonté est compris dans le prix. Ce qui n'est pas négligeable.
L'accueil est correct, même si la taille de l'auberge ne facilite pas forcément les relations de proximité avec le personnel. Je les ai trouvé parfois « un peu sec » (a little dry).
J'y retournerai, c'est sûr.
C/NewYork
Chelsea Iinternational Hotel.🙁 251 west 20th street Prix = 30 dollars
Cette hôtel est situé dans le quartier de Chelsea, comme son nom l’indique. Il est donc possible de se déplacer à pied jusqu’à Soho, Greenwich ou l’Empire State Building. C’est bien là un des seuls avantages de cet hôtel. Car cette auberge est avant tout fonctionnelle. Les chambres, les douches et toilettes sont propres, mais les chambres sont vraiment exiguës (si vous avez de grosses valises, cela devient même très compliqué pour les poser). La chambre dispose de « Locker » consignes, permettant uniquement d’y mettre un sac à dos de 60 litres ou un peu plus (pensez à prendre un cadenas à clés ou à code). Les cuisines quant à elles ne disposent presque pas de vaisselles. Pensez donc à prendre vos ustensiles.
L’accueil est quant à lui vraiment décevant. On voit bien que cet hôtel brasse des milliers de voyageurs par an. Derrière la vitre, l’agent d’accueil, ne faisait aucun effort pour me comprendre ou du moins pour me mettre à l’aise. La fatigue du voyage, la chaleur étouffante, la découverte d’un nouveau lieu m’avait quelque peu épuisé et mon premier contact fut donc décevant. Ici, on accueille pas les touristes on les logent. Son boulot consistait seulement à procéder à l’enregistrement d’un nième client. Point d’indications sur les activités, les visites organisées. Car tout simplement car il y en avait pas (contrairement aux auberges de jeunesse estampillées Hostelling International, qui elles, proposent des sorties, facilitant ainsi les rencontres et une connaissance plus approfondie et à moindre coût de la ville).
Le seul lieu de rencontre était la cour (fermant à 22 heures) avec ses deux immenses tables toutes en longueur, me faisant penser à un camp de colonies de vacances. Ici, comme d’ailleurs dans toutes les auberges de jeunesse que j’ai pu visiter, des accès internet son possibles pour la somme de deux dollars les 20 minutes. Autant prévoir du cash, car le temps passe vite.
Il est facile de se restaurer autour de l’hôtel pour tout budget. Des supermarchés sont également présents à quelques pas. Ainsi que la station de métro situé sur la 23ème rue.
Jazz on the city 😐 201 W. 95th Street, Déjà, on s'éloigne du centre pour se rendre non loin de Central Park. Le quartier est (j'ai trouvé) un peu quelconque. L'hôtel a été refait à neuf. Les chambres sont grandes (contrairement à Chelsea International Hotel) et propres.
Seul Hic. Les étages. Çà monte dur. D'autant que la salle de convivialité (très petite) est située au dernier étage, sur le toit. Autant dire, qu'il vaut mieux être en forme.
L'accueil est très sympa (du fait certainement de sa capacité). Par contre, les activités sont inexistantes. Pas de cuisine non plus.
Cet hôtel est situé non loin de l'auberge de jeunesse internationale de New-York. http://www.hihostels.com/dba/hostel060003.fr.htm A en croire certaines personnes rencontrées à New-York, ce lieu semble être un bon endroit pour séjourner. Gros inconvénient. Sa localisation. Un rien éloigné du centre.
III/ Activités touristiques
A/Les « Tour »
A New-York, comme dans d’autres, ici ou ailleurs, foisonnent les possibilités de découvertes express de ce qui est censé faire la ville et la vie. Du fameux Double Deck permettant une vue dégagée et aérienne, au walk Tour, les opérateurs touristiques, plus ou moins indépendants, rivalisent d’inventivité afin de réjouir le touriste désireux de s’abandonner pour quelques temps dans les mains d’experts, ayant pris le soin de choisir ce qu’il fallait voir.
Comment s’opère la sélection de ces lieux désirables, désirés et à désirer ? Pourquoi les mêmes lieux reviennent-ils dans la plupart des offres ? L’offre répond-elle à une demande ? Si oui, d’où vient la genèse de celle-ci ? La connaissance préalable de la ville à visiter via la lecture de guides touristiques, construit-elle l’offre des opérateurs ? Celle-ci, est-elle simplement une mise en pratique du désir suscité par cette même industrie ?
Ainsi, est-il nécessaire d’aller assister à une messe à Harlem le dimanche matin ? De gravir l’empire State Building la nuit ? De se prendre en photo sur Times Square ? D’aller visiter la statut de la liberté, le musée de l’immigration, le Metropolitan ou le MOMA, pour savoir ? Ces lieux condenseraient-ils l’histoire et la culture d’un peuple ? Leurs visites épargneraient-elles la rencontre avec les habitants ?
Que nous apportent ces visites ? Comment ces lieux sont-ils devenus sujets d’attention ? Pourquoi sont-ils si importants à visiter ? Qu’en retient-on ?
Observer nos propres pratiques dans nos propres villes est digne d’intérêt. Combien de nous avons emprunté le petit train, marché en compagnie d’une guide touristique dans une ville où l’on travaille, faisons nos courses, aimons, se distrayons ? Quelle est la différence entre touriste et un « non touriste » ? Ce dernier sait, et l’autre non ? Que sait-il que le touriste ne sait pas ? Quelles sont donc ces « merveilles » à découvrir ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre du temps de nos vacances, de l’argent de nos comptes, des coups du soleil pour nous rendre plus loin, ailleurs ?
Ces questions restent en suspend. Chacun y trouvera ses réponses. Nous avons tous de bonnes raisons de partir ou pas. Et si partir il y a, nous avons aussi nos raisons nous amenant à visiter tel ou tel lieu. La peur de l’inconnu, l’envie de faire vite, d’aller à l’essentiel (lequel d’ailleurs ?)…
Voici un florilège des possibilités offertes par Boston et New York et pour elles, à destination de nous ou de eux, comme vous voudrez, souhaitant voir ce qu’il y a à voir.
1. New York
- CitySight NY / Hop on Hop off. Double Deck Tours Wwww.citysightsny.com Plusieurs formules de Manhattan, Brooklyn, Harlem, Statue de la liberté, Tour TV & Movie Site, Tour Sex & the city, Harlem Gospel Tours, Tours en bateaude (the Beast…), tour nocturne. A noter que les double deck passent passent la plupart du temps par des avenues. Dans la partie basse de Manhattan (Soho, Greenwich, little italy, chinatown, east village), il est selon moi préférable de descendre à pied pour se promener. En fonction de la formule choisie, il faut compter aux alentours de 60 $.
- Big Apple Greeter 1 center St, 20ème étage. 1-212-669-8159. Ouvert en semaine de 9 heures à 17 heures du lundi au vendredi. http://www.bigappelgreeter.org. Big Apple Greeter est une association de bénévoles supervisée par la mairie. En compagnie de New-Yorkais bénévoles découvrez la ville à travers leurs yeux et leur expérience. Du vécu en somme. Il faut les contacter au moins trois semaines à l’avance et remplir une fiche de vœux, avec les quartiers que vous désirez visiter, les langues parlées, votre date d’arrivée, le nombre de jours de visite, les coordonnées de votre hôtel… A faire. A Nantes, l’initiative est lancée. http://www.greeters-nantes.com/. Allez jeter un coup d’œil sur le site, franchement bien ficelé. Rencontrer les « autochotones », connaître leur vision de la ville et de la vie dans la ville. Voilà une idée originale pour sortir des sentiers battus, à arpenter en parallèle.
- Grand Jerry Tour
L'auberge de jeunesse de New-York (sur Amsterdam avenue) propose de nombreuses activités, tel que le Grand Jerry Tour. Départ vers 8 heures 30 du matin de l'auberge de jeunesse le samedi uniquement. Et là, vous allez marcher....jusqu'au lendemain matin minuit. Visite de Brooklyn, du pont, wall street, Statue de la liberté (uniquement en Ferry), ChinaTown et Little Italy, Greenwhich, Soho, Empire State Building, Central station et...enfin Times Square.... Jerry est un ancien prof à la retraite qui bénévolement depuis plusieurs années s'anime à faire découvrir sa ville aux touristes (jeunes ou non). Ses explications sont très riches et, détail non négligeable, fait l'effort de parler distinctement et à haute voix. Un conseil. Prévoyez de l'eau bien sûr et de quoi manger. Lors de cette expérience, le seul repas de la journée, a été pris vers 17 heures dans un restaurant chinois, après 8 heures de marche non stop. Beaucoup d'entre nous rouspétaient, mais Jerry continuait sa route en nous rassurant par un «We'll eat soon, don't worry ». Dur. Coût de la promenade : 10 Dollars.
Repas : 10 dollars environ. (les billets sont à acheter à l'auberge de jeunesse. Il faut me semble-t-il faire partie de l'auberge de jeunesse pour acheter les billets (mais bon...) Big onion walking tours
Je ne l'ai pas fait, mais à en croire leur prospectus l'offre est alléchante : « Immigrant New York » « The Original Multi-ethnic Eating Tour » « The official Gangs of New-York » « Revolutionary New-York » And so on... avec des visites thématiques historico culturelles sur les différents quartiers de la ville. Www.bigonion.com
- Newyork Waterwaytours www.nywaterwaytours.com Différentes croisières en bateau par themes (histoire, architecture, statute liberté, pour les enfants). Bien sûr ce tour opérator propose également des Double Deck Tours, Movie Tour…. Déjà vu plus haut.
- Bike and Roll Tours www.bikeandroll.com
Société proposant des tours à vélo le long de l’Hudson River Greenway (une piste cyclable permettant de faire le tour d’une partie de l’île de Manhattan, avec vue constante sur l’eau. Donc point de visites des quartiers. Peut être en raison d’une circulation automobile dense), des locations à l’heure (8 $), demi journée ou à la journée. Des visites de Central Park à vélo. Les visites guidées tournent autour de 40 £ pour environ 2 heures 30 de balade.
- New York Party Shuttle Tours www.newyorkpartyshuttle.com
Leur devise : “Arrive a tourist. Leave a local » Cette offre m’a l’air assez intéressante car les durées de visites sont relativement longues (maxi 5 heures 30 pour 68 $) et le moyen de transport utilisé (une navette) offre des possibilités de déplacement et d’excursion, que les Bus à double étages ne permettent pas
- Worl Trade Visitor Center. Sur le lieu du drame, vous pourrez visiter un lieu de souvenir mais aussi une visite du site avec un accompagnateur. www.tributewtc.org.
Autres lieux
Top of the rock, observation deck. Rockfeller Center. Un autre point de vue de la ville, vue d’en haut, avec vue sur l’Empire State Builidng…que l’on peut visiter par la suite. www.topoftherocknyc.com
Empire state builing Observatory. Dommage qu'il ne soit pas éclairé entièrement la nuit, en raison d'un coût de l'énergie important.
Liberty Island et Ellis Island.😉 J'ai beaucoup aimé ces lieux, car retranchés de la chaleur et de la pollution de la ville. La mythique statue est relativement impressionnante de part sa hauteur. Elle est entourée d'un parc arborée permettant de se reposer. Je regrette de ne pas avoir prévu plus large pour profiter plus sereinement des deux îles et y flâner. Vous pouvez visiter l'intérieur de la statue, mais à ma grande surprise, lorsque j'y suis allé, il était nécessaire de réserver.
Ellis Island et le musée de l'immigration est exceptionnel. Avant de devenir un musée, ce sont près de 100 millions de migrants qui ont fréquenté cette plaque tournante, entre 1892 et 1954. Seuls 2 % d'entre eux se voyaient refuser l'accès au nouveau monde. Les autres rejoignaient leur famille, ou tentaient the american way of life. L'endroit est impressionnant de part sa taille. On a sans mal à imaginer les millions de personnes ayant parcouru des milliers de kilomètres attendant le verdict du bureau à l'immigration. Au rez-de-chaussée les visiteurs peuvent consulter la base de données recensant le nom des personnes ayant fréquenté cette plate-forme. Peut-être un de vos ancêtres s'y trouve-t-il ?
Puis, vous croiserez au détour de votre visite le long des trois niveaux, d'importantes ressources iconographiques (photos d'époques, objets, vidéo, musique). Ce traitement rend la visite dynamique et l'identification avec ces migrants possible. De part l'histoire de leur passé, les raisons de leur venue, les façons qu'ils ont eu à s'intégrer à leur pays d'adoption, la comparaison n'en est pas moins universelle.
Le Ferry se prend à Battery Park, non loin du Downtown. Premier arrêt Statue de la liberté. Deuxième arrêt Ellis Island. On descend au premier, visitons la statue, puis faisons la queue une deuxième fois pour nous rendre à Ellis Island. Pour la statue : www.nps.gov/stli
Il faut prévoir une bonne demi-journée si vous comptez également pique-niquer dans le parc.
Les pass
Explorer Pass www.explorerpass.com/newyorkcity Ce pass permet de choisir entre 3 et 5 attractions et de les « consommer » pendant 30 jours. Ce pass permet d’éviter les files d’attente et quelques 30 $ si chaque visite est consommée individuellement. 3 attractions : 65 $ 5 attractions : 99 $
Ex de visites : Statue de la liberté – Top of the rock – Double Deck Tour – Metropolitant Museum – MOMA – NBC Studio Tour – Skyline Cruise – Sex and the City Hotspot Tour – Water Taxi…
Ce système de pass existe aussi à Boston, Chicago, San Francisco, Wine Country, Orlando, Miami et Hollywood.
New York City Pass www.citypass.com Pour 65 $, et pendant 9 jous, ce passe vous offre la possibilité de découvir, l’empire State Building, Circle Line Sightseeing tour (deux heures de croisière sur Mid and Lower Manhattan), American Museum of Natural History, Guggenheim Museum, Museum of Modern Art, Metropolitant Museum.
Broolkyn Pass Valable deux jours, ce passe donne l’admission à des musées, zoo, restaurant, aquarium. Coût 25 $.
B/ Boston
Quelle belle surprise que Boston. Les douaniers à la frontière ne s'étaient pas trompés, alors qu'ils s'évertuaient à me vanter les mérites de Boston, comparativement à New-York.
Que vous le vouliez ou non, vous n'y échapperez pas. Le freedom Trail est partout. Une ligne au sol à suivre. Des groupes de touristes suivant la ligne jaune au sol. Vous, suivant le groupe de touristes suivant la ligne jaune au sol. Et des groupes de touristes derrière vous, pensant que vous suivez la ligne jaune au sol. Et que vous suivez en effet, par l'intermédiaire de ce ceux qui la suivent.
Ce parcours vous entraînera à travers différents quartiers centraux de Boston. Le départ se situe à Boston Common (parc central de Boston), pour vous rendre vers le quartier de North End (un quartier historique où vivent en partie, une communauté italienne) et vers Charlestown de l'autre côté de Charles River.
Pourtant, comme tout sentier, il faut savoir s'en éloigner pour découvrir d'autres rues beaucoup plus calmes et authentiques. Le quartier de North End, ainsi que celui de Beacon Hill (où çà monte et çà descend, comme son nom l'indique) sont à voir absolument. Briques rouges, pavés, grilles noires, Bowindows, on se croirait en certains endroits à Londres.
Backday et ses longs blocs répartis autour de plusieurs avenues chics, bordées tantôt de maisons victoriennes, tantôt de galeries d'arts et de restaurants, m'a fasciné.
En revenant vers votre auberge de jeunesse. Faisait un crochet par Cambridge😉. Une ville charmante, aux maisons de bois, et où se trouve le fameux campus d'Harvard. D'ailleurs, pour y aller, franchissez le Harvard Bridge, d'où vous aurez une vue magnifique sur Boston. L'appareil photo s'impose, surtout à la tombée de la nuit.
Cette ville mérite du temps. A taille humaine, elle offre de réelles perspectives sur la vie américaine. Des comédies musicales se produisent à Boston. A ce titre, un guichet vous proposant des tarifs réduits office non loin de Coppley place (me semble-t-il)
Vous pouvez également vous rendre à Cape Code (cf les fameuses peintures de Hopper)sur la côte. Des navettes maritimes vous y emmène. Je ne connais que celle-ci : CapeCod Fast Ferry, située au port de Boston et plus particulièrement au Boston's Long Wharf. Un aller retour pour un adulte coûte 70 $.
A vélo, « Urban AdvenTours » vous propose des visites guidées thématiques entre 50 et 75 $, fonction du thème choisit. Les visites durent entre deux et trois heures.
A/ Les Tour :
Vous ne les raterez pas. Ils sont partout. Même en détournant les yeux, vous ne pourrez manquer les « Coin Coin » que les visiteurs émettent au croisement d'un engin amphibie à l'enseigne des Ducks Tours. Sur la route et dans l'eau, vous découvrirez Boston, en compagnie d'un guide/conducteur/moitié homme, moitié canard.
Plus sage, le Trolley, dans le quel vous pouvez montez et descendre en fonction de vos enviez de découverte. Je pense que ce type de service peut être utile si vous ne disposez pas de beaucoup de temps.
Vous avez adoré Mystic River, ou Good Will Hunting. Vous êtes un fan d'Ally Mac Beal. Boston Movie Tours est à votre service pour visiter les lieux de tournage de ces films et séries, à pied ou en bus. A vous de choisir. Cela vous en coûtera 35 $ (adulte) en bus, pour une promenade d'environ 2 heures 30, et 20 $, à pieds pour une promenade d'une heure 30.
Boston by foot, vous propose des visites thématiques de Boston...et bien sûr à pied : Beacon Hill, Boston pour enfants, freedom Trail (bien sûr), Boston et ses écrivains, North End, Back Bay. De mai à octobre pour 12 $. J'ai entendu de bons échos sur cette offre. www.bostonbyfoot.com
B/ Les Pass :
Boston City Pass : pour 39, 50 $ vous avez droit à quatre attractions au choix parmi celles-ci : au New England Aquarium, Harvard Museum of natural history, John F.Kennedy presidential library and Museum, Museum of fine arts (à voir), Museum of science, Skywalk Observatory at Prudential Center.
Ce pass est valable 9 jouors et coûte 39, 50 $ www.citypass.com
Go Boston Card Ce pass vous offre droit à un choix illimité d'attractions, parmi une soixantaine. Par contre, pour les voir toutes, il faut du temps. Et le temps...c'est de l'argent. Votre pass illimité, vous coûtera donc 49 $ pour une journée, 79 $ pour 2 jours, 109 $ pour 3 jours, 149 $ pour 5 jours, et 169 $ pour 7 jours. A noter que ce pass vous permet de faire une excursion à Cape Code par exemple. Il faut donc bien étudier chaque attractions, et le temps dont on dispose pour les faire. Ce pass peut ainsi être économique...ou pas. IV / Divers
IV/ Conseils
Avant de partir pensez à vous informer sur le « jetlag ». Pour ma part, le retour a été pénible. Habituer son corps au décalage qu’il va subir quelques jours avant le départ peut être une bonne résolution, surtout si vous partez peu de temps aux Etats-Unis. Rien de plus frustrant de devoir assister à une comédie musicale sur Broadway, avachi par manque de sommeil. La chaleur aidant, l’effet est assuré.
La chaleur.
Je ne suis pas sûr que le mois d'août soit la meilleure période pour partir😎. Pour mois la chaleur a été un vrai calvaire et a certainement déterminé mon regard sur les villes et personnes rencontrés. Le printemps et l'automne semble être plus propices aux visites, car comme je l'ai déjà dit, il fait chaud, très chaud, limitant les déplacements trop longs.
Nourriture.
On trouve de tout et pour toutes les bourses. Du vendeur ambulant vendant des Tacos ou des hot dog, au restaurant ethnique. Tout y est. Les portions n'ont rien à voir avec les portions européennes. Vous vous trouverez rapidement rassasié avec un sandwiche ou un burger. De même pour les boissons. Je me suis fait avoir plus d'une fois quand après avoir commandé un format Large pour un jus de fruit ou un chocolat chaud je me retrouvai avec une sorte de pot de fleur géant, faisant office de verre. Soyez donc prudent...
J'ai aimé les fameux « Diner » à l'américaine, avec la serveuse avec son prénom inscrit sur son badge. Non loin de Jazz on the city (2532 Broadway, 94th street), j'aimé manger au Key West Diner à NY. On vous sert des jus de fruis maison, omelettes, pancakes, gaufres, french toast, muffins, baggles, pour le petit-déjeuner. Burger, sandwich special (pain de mie grillé), salades, poissons, viandes, pâtes.
Les sandwichs et burgers sont servis avec salade, frites, tomate, Cole slaw et cornichon.
Comptez environ 10 $ pour les sandwichs (très copieux), sans oublier les taxes et pourboires, soit au total environ 15 $
Si vous êtes fauchés, vous trouverez des pizzeria. A la différence de la France, il ne s'agit pas d'un service classique à la place, mais plutôt d'un service Fast Food, où vous commandez au comptoir et mangez sur place ou au dehors. L'employé vous posera d'ailleurs la question suivante : « To stay or to go » (c'est-à-dire sur place ou à emporter).
Comptez entre 1$75 et 3$95 pour une part de pizza (ou une pointe de pizza comme le dise les québécois), en fonction du « toping » (garniture). Ils proposent également des pâtes, salades et plats traditionnels (entre 6 et 8 $).
Les restautants asiatiques, méxicains foisonnent également et proposent le même système de restauration rapide.
Dans ces types de restaurants rapides, les taxes sont incluses dans le prix. Pas de mauvaises surprises donc. Un mug est souvent placé près de la caisse pour le pourboire. A vous de voir en fonction du service et de la qualité des produits proposés.
Vous trouvez également les grandes marques franchisées telles que KFC, Columbus café, Subway...J'ai par contre été surpris de la faible part des restaurants de type Mac Donald. Se trouveraient-ils davantage hors centre ville ?
Il est intéressant de constater que les régimes sains (fruit, légume, lowfat) envahissent les étales des supermarchés et les messages publicitaires. On trouve par exemple au rayon frais des supermarchés des linéaires entiers de salade de fruits frais présentés dans des coupes en plastique. Il est faux de penser que les Etats-unis est le pays de la malbouffe. Les choses évoluent. Et nous mêmes et autres Français, allons bientôt voir nos modes de consommation évoluer (si ce n'est déjà fait) pour suivre l'exemple américain (comme souvent d'ailleurs). Le culte du corps est omniprésent de l'autre côté de l'atlantique, se déclinant souvent ou par un sur poids (quoique je n'ai que très peu rencontré d'obèses) ou par une hygiène de vie proche de l ascétisme (centre de remise en forme, joggings, diététique, pharmacopée, décolletés chez les femmes). Bref, le corps se montre et on montre son corps.
Achats
Juste une petite remarque sur l'achat d'un appareil photo. J'ai été frappé du faible nombre de grands magasins sur Boston (à la différence de New-york) vendant des produits électroniques. J'ai perdu des heures et des heures à essayer de trouver un magasin à Boston.
Je n'ai trouvé que Best Buy non loin d'ailleurs de l'auberge de jeunesse de la ville. il venait d'ouvrir (août 2007) et leur gamme d'appareil photo était plutôt limité. http://www.bestbuy.com/site/olspage.jsp?id=abcat0401004&type=category
Il existe également quelques petits magasins downtown mais pas de quoi fouetter un chat.
Par contre acheter du Levi's vaut vraiment le coup, vu la parité dollars//euro. A NY vous trouverez de nombreuses jeaneries.
PS :
Au fait, je n'ai pas aimé NY. Ville beaucoup trop verticale pour moi, sans horizon à part celui fabriqué par les buildings. Une ville sale, comme laissée à l'abandon. Point d'espaces verts à part le fameux central park, mais loin du Downtown (30 min de métro). J'avais entendu dire que NY n'était pas les USA. Je suis bien d'accord. NY ne m'a pas dépaysé. Boutiques, culture, nourriture. L'europe est présente à chaque coin de rue. Rue embouteillée, polluée. Ville marchandise. Au bout de 2 jours je n'avais qu'une envie. Partir.
Déception au Vietnam English translation pending
Je suis allé pas mal de fois et j'irai certainement encore au Vietnam.
Mais ce qui me déçois énormément, c'est le tir de barrage que font les thuriféraires de ce pays.
Comme le forum Vietnam est fréquenté assidueusement par 30 % de thuriréraires très actifs, cela fausse à mon sens toutes les données que l'on peut avoir sur ce pays. J'aurai tendance à penser que pour avoir des infos objectives sur le Vietnam, il faut éviter ce forum. Les habitués congratulent les anciens, ça sent la dégénérescence.
Le Vietnam, par endroit un très joli pays, les gens y sont souvent très sympas, mais c'est un pays qui a mon sens souffre chez une partie de son intelligensia ( tiens Abalone je te mets dans le lot ) d'un nationnalisme d'un xénophobisme et d'un aveuglement assez toxique.
Mon but n'est pas de limiter le nombre de touristes au Vietnam. Par contre il me semble que involontairemant ton but c'est d'en faire venir un maximum, mais surtout pas avec un esprit trop critique.
Tu donnes de bonnes infos par moment, mais l'éclairage propre et aseptisé ( parfois tempéré de nuances ) que tu donnes sur le pays que tu aimes m'assomme beaucoup.
Essaye de donner de l'intérêt au forum du Vietnâm en étant un peu plus objectif. Challenge......!
La dérive sécuritaire: vaincre l'obscurantisme de mes parents pour aller en Thaïlande English translation pending
Salut,
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Coût d'un long voyage en Chine? English translation pending
Donc j'ai prevu de faire un long voyage j'aimerai avoir votre avis :
Je comte faire Guilin, Yangshuo, un coup de Yunnan, apres Sichuan, ensuite Chengdu apres Xi'an apres Beijin, apres Shanghai et apres retour sur Shenzhen combien pensez vous que cela pourrais coûter si je fais tout en train ou bus et cela est il un trajet logique pour vous. merci d'avance?
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Avis sur planning au Pérou fin 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà encore qques inconnues relatives au planning de notre voyage de noces...
Nous serons a Arequipa le mercredi 26 décembre en fin d'après-midi et reprenons un vol le 04 janvier de cusco à Lima.
En résumé, cela nous donne : Jeudi 27 : tour réservé canyon de colca Vendredi 28 : idem Samedi 29 Dimanche 30 Lundi 31 Mardi 1 Mercredi 2 Jeudi 3 Vendredi 4 : vol Cusco - Lima
Cela ns laisse 7 jours "libres".
Selon vous, combien de temps est-il préférable de passer à Puno ? et à cusco ? Doit-on rester le 29 à Arequipa pr visiter la ville ? Si nous devons choisir ; visite d'Arequipa ou de Puno ? Quid pr la visite des îles flottantes du Lac Titicaca ?
Notre idée était : Visite Arequipa Transfert Puno Transfert Cusco (ou reste a PUNO pr voir le lac) Transfert Cusco ou visite salinas maras, .... MP (le 2) MP (le 3)
merci beaucoup pour les différents conseils que vous pourrez nous donner...
Elodie et Clément, presque mariés!!!!
Voilà encore qques inconnues relatives au planning de notre voyage de noces...
Nous serons a Arequipa le mercredi 26 décembre en fin d'après-midi et reprenons un vol le 04 janvier de cusco à Lima.
En résumé, cela nous donne : Jeudi 27 : tour réservé canyon de colca Vendredi 28 : idem Samedi 29 Dimanche 30 Lundi 31 Mardi 1 Mercredi 2 Jeudi 3 Vendredi 4 : vol Cusco - Lima
Cela ns laisse 7 jours "libres".
Selon vous, combien de temps est-il préférable de passer à Puno ? et à cusco ? Doit-on rester le 29 à Arequipa pr visiter la ville ? Si nous devons choisir ; visite d'Arequipa ou de Puno ? Quid pr la visite des îles flottantes du Lac Titicaca ?
Notre idée était : Visite Arequipa Transfert Puno Transfert Cusco (ou reste a PUNO pr voir le lac) Transfert Cusco ou visite salinas maras, .... MP (le 2) MP (le 3)
merci beaucoup pour les différents conseils que vous pourrez nous donner...
Elodie et Clément, presque mariés!!!!
Ghardaia-Timimoun en mars 2008 (Algérie) English translation pending
Bonjour!
D'abord, excusez mon francais pas trop parfait, je suis allemand mais j'ai fait mes etudes a bruxelles!
En 2008 ma petite amie et moi (jeune couple allemand)vont aller en algerie du 16 au 28 mars. Du 19 mars au 26 mars, nous avons une semaine pour faire Ghardaia et Timimoun, alors une semaine. a timi, on aimerait bien aller en desert en bivouac pour 1 nuit!Connaissez-vous des agences qui font des circuits interessants dans cette region?on a trouve un bon agence, mais je trouve que le prix est un peu elevee...600euros par personne...qu'en pensez-vous?
merci et je suis deja inquiet de finalement decouvrir ce pays dont je reve depuis l'enfance!🙂
Avis sur parcours en Australie en décembre/janvier English translation pending
bonjour, j'avance dans mes recherches de parco urs.
Nous arrivons à cairns le 15 décembre, donc on nous propose 3 nuits à palm cove !!!!! c'est peut-être un peu beaucoup dont une croisière sur le passion of paradise
deux nuits au sanctuary retreat mission beach
une nuit à townsville
magnetic island
à nouveau une croisière aux iles whitsundays, daydream whitehaven beach et hamilton sur le fantasea cruises
deux nuits à airlie beach
vol proserpine à brisbane
une nuit à brisbane
transfert de uangan à kingfisher 3 nuits
vol fraiser island vers sydney le même jour via adelaide deux nuits
1 nuit à mount gambier
1 nuit à apollo bay
nuit à melbourne
vol melbourne sydney
4 nuits à sydney
voici ma question, je pense qu'il y a peut-être trop de croisière et je pense que 4 nuit à sydney sont beaucoup, pouvez-vous me donner votre avis merci beaucoup
voici ma question, je pense qu'il y a peut-être trop de croisière et je pense que 4 nuit à sydney sont beaucoup, pouvez-vous me donner votre avis merci beaucoup
Quatre séniors préparent un voyage au Cambodge et au Laos pour novembre 2007 English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage au Cambodge et au Laos pour novembre 2007, j'ai lu beaucoup de "posts" et surtout les magnifiques carnets de voyage d'Alan, de Hialle, de yangguizi, de leclosdurenard, et d'autres aussi, alors je voudrais bien savoir si ce que j'ai prévu tient la route, je ne parle ici que de conseils pratiques mais par la suite j'aimerais beaucoup avoir des discussions bien sûr, je sais que vous allez répondre que je ne reste pas assez longtemps ou que je devrais aller voir telle ou telle chose mais il faut bien commencer et je ne suis pas sûre qu'il faille absolument "tout" voir.
Nous sommes donc 4, nous arrivons à Bangkok le 31 octobre.
nous voudrions rejoindre le Cambodge par voie terrestre, alors train ou bus?
et où prend-t-on le bus ?
ensuite de Poipet à Battambang, un taxi (avez-vous idée du prix à peu près?) deux jours sur place: hôtel le Royal, sauf si vous en avez un autre.
puis bateau de Battambang à Siem Reap :ce qu'à écrit yangguizi me laisse
perplexe, n'y a t'il pas un bateau un peu plus sûr? tout le monde dit que le trajet est vraiment superbe.
puis une semaine à Siem Reap, j'ai choisi la Noria, est-ce un bon choix? nous prendrons Kosal s'il est libre bien sûr, je voudrais savoir combien de temps à l'avance il faut lui écrire .
puis Phnom Penh, en bus par Mékong express, trois jours au moins, pour l'hôtel je ne sais pas encore, j'attends vos suggestions, j'avais pensé au Boddhi tree mais il y en a trois et je ne sais lequel choisir.
Ensuite nous voudrions rejoindre la frontière laotienne, mais j'ai lu tellement de choses contradictoires que je ne sais plus ce qu'il faut faire, peut-on la rejoindre dans la journée et aller à Don Khong au Laos sans qu'il fasse nuit noire au vaut-il mieux s'arrêter à Kratie par exemple? on pourrait louer un minibus ou un taxi.est-ce que les hôtels font çà et est-ce fiable?.
J'aimerais aussi savoir qui est loran dont parle hialle et que propose-t'il ? nous n'avons pas l'occasion cette fois-ci d'aller dans les villes balnéaires, ni dans les provinces de l'est . Je vous remercie par avance de toute l'aide que vous m'apporterez.
J'aimerais aussi savoir qui est loran dont parle hialle et que propose-t'il ? nous n'avons pas l'occasion cette fois-ci d'aller dans les villes balnéaires, ni dans les provinces de l'est . Je vous remercie par avance de toute l'aide que vous m'apporterez.
Rencontre autour de l'Inde samedi 24 mars 2007 à Paris English translation pending
Bonjour à tous, chers voyageurs amoureux de l'Inde (et les autres)
Et oui c'est moi qui m'y colle à nouveau... Je vous propose de nous rencontrer une nouvelle fois, à Paris, pour échanger sur l'Inde, à l'occasion du Salon du Livre, mais aussi surtout à l'occasion de la venue de Phil 64, notre globecroqueur, que beaucoup connaissent ici et dont beaucoup d'entre vous connaissent aussi les carnets de voyage. En effet il sera à Paris, lors du week-end du Salon du Livre et c'est à son initiative que j'organise ce déjeuner...
Pour l'instant je n'ai pas de lieu à vous proposer, mais je vais essayer de l'organiser dans le quartier indien cette fois-ci, suffit de trouver un lieu suffisamment grand pour contenir 30-40 personnes comme la dernière fois, en étant sûre que cette rencontre sera aussi sympa que la dernière fois et que vous serez tout aussi nombreux.
Bon je me renseigne, mais si vous avez des propositions susceptibles de correspondre ou si vous désirez m'aider à organiser ce déjeuner, faites-le moi savoir...
Pour l'instant, retenez sur vos agendas la date du 24 mars...
A bientôt pour de plus amples informations...
Bises à tous,
Je retourne bosser.
Jasmine
Et oui c'est moi qui m'y colle à nouveau... Je vous propose de nous rencontrer une nouvelle fois, à Paris, pour échanger sur l'Inde, à l'occasion du Salon du Livre, mais aussi surtout à l'occasion de la venue de Phil 64, notre globecroqueur, que beaucoup connaissent ici et dont beaucoup d'entre vous connaissent aussi les carnets de voyage. En effet il sera à Paris, lors du week-end du Salon du Livre et c'est à son initiative que j'organise ce déjeuner...
Pour l'instant je n'ai pas de lieu à vous proposer, mais je vais essayer de l'organiser dans le quartier indien cette fois-ci, suffit de trouver un lieu suffisamment grand pour contenir 30-40 personnes comme la dernière fois, en étant sûre que cette rencontre sera aussi sympa que la dernière fois et que vous serez tout aussi nombreux.
Bon je me renseigne, mais si vous avez des propositions susceptibles de correspondre ou si vous désirez m'aider à organiser ce déjeuner, faites-le moi savoir...
Pour l'instant, retenez sur vos agendas la date du 24 mars...
A bientôt pour de plus amples informations...
Bises à tous,
Je retourne bosser.
Jasmine
Trois jours à Las Vegas English translation pending
Je pars en Californie dans 10 jours et ferai un saut de 3 jours à Las Vegas.
Les résas ont été faites par mes amis américains : vol et hôtel (3 nuits) par Expedia.
L'hôtel choisi par eux est le Las Vegas Hilton (celui de Paradise road) : je ne suis pas très emballée par ce choix (en regardant leur site) mais ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire un peu plus sur sa situation par rapport aux centres d'intérêt de Vegas ;
D'autre part, ils me demandent de choisir un spectacle et là je ne sais pas quoi faire .
J'ai lu des commentaires sur le cirque du soleil qui sont contradictoires . Vaut il mieux réserver avant ou prendre le risque de voir sur place . Nous y serons du mardi 30 janvier au vendredi 2 février. Peut être y a t'il un autre spectacle qui vaille le coup . Merci de vos conseils.
"Je déteste voyager" English translation pending
Hier soir, j'engageais la conversation avec un italien dans le métro, et sans que je me souvienne bien pourquoi, nous avons vaguement abordé le thème du voyage.
D'emblée il m'affirma ceci en faisant la grimace: "je déteste voyager". Il évoqua rapidement ses enfants en bas âge et le fait que ça l'avait changé, mais nous sommes malheureusement arrivés à ma station et j'ai du mettre subitement un terme à cette conversation. Je ne saurais donc pas pourquoi il détestait tant voyager.
Comme j'imagine que personne ici ne partage un tel sentiment, certains parmi vous ont-il quand même déjà fréquenté des gens détestant voyager? Quelles peuvent bien être leurs raisons?
D'emblée il m'affirma ceci en faisant la grimace: "je déteste voyager". Il évoqua rapidement ses enfants en bas âge et le fait que ça l'avait changé, mais nous sommes malheureusement arrivés à ma station et j'ai du mettre subitement un terme à cette conversation. Je ne saurais donc pas pourquoi il détestait tant voyager.
Comme j'imagine que personne ici ne partage un tel sentiment, certains parmi vous ont-il quand même déjà fréquenté des gens détestant voyager? Quelles peuvent bien être leurs raisons?
Carnet de route Pérou-Bolivie (29 avril-29 mai 2006) English translation pending
J’arrive d’un voyage de 4 semaines en Bolivie Peru & Chili Nord.
Voici mon carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche !
LE PARCOURS
Du Samedi 29/04/06 au Lundi 29/05/06 soit 29 nuits sur place
1er jour : Départ de Marseille Vol de jour (normalement !😕😕) sur Iberia 6h45 via Madrid & Bogota mais l’escale à Bogota a duré
2ème jour: Du coup visite éclair de Lima avec le chauffeur que m’avait envoyé le gars chez qui j’aurai dû dormir la veille Repos dans l’après-midi Bus de nuit pour Aréquipa à 17h
3ème jour : Arrivée à 7h45. Repos et première visite de la ville : monasterio 🙂🙂 (25 NS) et plaza de armas ** Nuit à Casa de Tintin..
4ème jour: Découverte des environs d’Aréquipa avec un taxi charterisé (15 NS/heure) : balade de 4h sympa dans les villages
Musée de Juanità (10NS) très intéressant dans l’après-midi. Nuit à Casa de Tintin
5ème jour: Départ pour le Canyon de Colca avec un tour 2j/1n pris chez Tintin (35 euros TTC) Nuit Tradicion Colca Lodge à Yanque
6ème jour : Le Canyon et beaucoup de condors dans un ciel azur !!😉😉😉 Retour sur Arequipa à 17h Nuit à Casa de Tintin
7ème jour : Visite du marché d’Arequipa 🙂🙂 puis vol sur Lan Chile pour Cuzco (30mn de vol) Accueil par Philippe de la Casona Les Pléïades *** (quartier San Blas) Balade pour acclimatation en fin d’après-midi Nuit aux Pléïades
8ème jour : Visite de la ville (le boleto touristique est passé à 70NS 🙁🙁 et il n’inclut plus les monuments intéressants de Cuzco : je l’ai pas pris !) visite de la Compania (10NS) et la catedral (16NS) Nuit aux Pléïades
9ème jour : Dimanche marché du troc à Chincheros 😉😉😉(colectivo 5NS) Arrivée à 7h00 : super ! pas un touriste jusqu’à 10h Bus local pour le desvio de Maras (1NS) – Taxi charterisé pour les Salines (20NS pour 2h de balade et retour : cher !) Retour à Cuzco bus local (3NS) Nuit aux Pléïades
10ème jour : Repos dans la matinée – accueil à l’aéroport de 2 amies qui ont partagé le voyage avec moi de temps en temps – Visite du Temple du Soleil (6NS) – Le marché près de la gare du Macchu – Eglise San Cristobal : quelle vue 😉😉! Nuit aux Pléïades
11ème jour : Colectivo pour Pisac vers 6h00 – Les ruines (personne à l’entrée à 7h15 : entrée gratos !!) Descente vers le village 😉😉 puis le marché (mardi !) Rte vers Ollantaytambo – visite du site (40NS très cher !!) – village super à la tombée de la nuit. Train pour Aguas Calientes à 20h00 (début du package pris à Lima) Nuit à Hotel Continental
12ème jour : Bus matinal 6h30 pour le Macchu 😉😉😉, dans la brume et une petite pluie tropicale ….puis beau soleil dès 10h – Montée au Hyuanu Picchu : sensationnel !! Nuit à Hotel Continental
13ème jour : Train retour pour Ollantaytambo à 6h45- fin du package – Collectivo pour Urumbamba (2NS) puis bus local pour Chincheros (2NS) Marché artisanal du Jeudi près de l’église : personne ... 3 touristes !! 😉😉😉 et la vue sur les montagnes !! Bus local pour Cuzco (3NS) Nuit aux Pléïades
14ème jour : Le site de Sachihuaman pour moi tout seul à 7h du mat 😎😎 en passant par le haut de San Blas !! Après-midi: shopping au Centre artisanal près de la gare Wanchaq – visite du marché à proximité - De Cuzco Nuit aux Pléïades
15ème jour : Départ en bus touristique C° First Class pour Puno et lac Titicaca (15 euros) Trajet agrémenté de qq visites (Andahuillyias chouette, Pukara et Rasqui) Arrivée à 17h à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
16ème jour : Package de 2j/1n dans l’île d’Amantani : un must !! 😉😉😉 pris chez Allways Travel l’agence d’Eliana francophone et équipe super compétente ! En chemin visite des îles Uros – 3h de bateau pour Amantani Un calme absolu, coucher de soleil sur le lac et accueil dans les familles de l’île : repas, bal typique et en prime match de foot amical sur la place du village à 4000m !!🤪🤪 Nuit chez l’habitant
17ème jour : Retour à l’embarcadère puis bateau jusqu’à Taquile (plus touristique) - Repas au sommet de l’île – retour à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
18ème jour : Départ pour la Bolivie en bus par Desaguadero (10 euros un peu cher mais direct et rapide) départ 9h arrivée 14h à La Paz Accueil par Ruben le duegno d’Arthy’s guesthouse : sensass ! Achat du billet de train Oruro - Uyuni (3 prix: 31 Bol en backpaker – 56 en 1ère et 101 en ejecutivo ) Nuit chez Arthy’s
19ème jour : World’s Most Dangerous Road avec Gravity (40 euros, reservé par internet depuis la France) : 70km de descente à vélo de 4600m à 1100m ….Génial ! 😛😛😛 Pique-nique et buffet à Coroico puis retour La Paz Nuit chez Arthy’s
20ème jour : Visite des rues-marché de La Paz Nuit chez Arthy’s
21ème jour : Départ en bus pour Oruro (C° Transcopacabana 15 Bol – 3h de trajet.) Train pour Uyuni Expresso del Sur 15h30/22h10 Nuit à Hostelling International Pucara Tour
22ème jour: Package pris chez Pucara Tour pour 3j/2n dans le Sud Lipez Départ vers le Salar 😉😉😉 et l’île de Pescados Nuit à San Juan alojiamento
23ème jour : Lagunes Hedionda, Canapa …, Mirador Désert Dali, laguna Colorada 😉😉😉 Nuit en refuge à 4800m !!😕😕
24ème jour : Geyser et lever de soleil - Laguna Verde 😉😉😉 – On a loupé le bus Colque qui assure le passage au Chili vers les 11h – On nous laisse à la frontière du Chili (4800m) et avec l’aide d’une liaison radio on finit par avoir un minibus chartérisé en fin d’après-midi ( 15 euros/personne supp.) pour rejoindre San Pedro Fin du package !! Nuit à San Pedro Solor B&B
25ème jour : Visite de San Pedro et repos Valle de la Muerte et Valle de la Luna 😉😉 en fin d’après-midi (4000 $ + 1500$ pour l’entrée dans le parc) Nuit à San Pedro Solor B&B
26ème jour : Bus local pour Calama (1300$) et continuation pour Valparaiso direct sans passer pour Santiago. Bus de nuit Pullman (21000$ en semi-cama)
27ème jour : Arrivée à 10h30 à Valparaiso sous la pluie et 9° 🤪🤪 (c’est l’hiver austral !!) – Repos et visite mouillée de la ville. Nuit au Patricia Hostal
28ème jour : Visite de Valparaiso Bus pour Santiago (2800$) en fin d’après-midi. Nuit à Hostal Americano
29ème jour : Visite de la capitale (Sta Lucia quartier sympa 😛!) Nuit à Hostal Americano
30ème jour : transfert hostal - aéroport par VIP Transfer (3500 $) impec ! Décollage 12h15 sur Iberia vol direct Madrid
31ème jour : Arrivée Madrid 6h55 Correspondance Marseille 10h05/11h40
BUDGET:
Je confirme les dires de certains : il faut emporter des US $, mais l’euro se généralise! L’euro était d’ailleurs un brin plus intéressant au change.
Détail des frais par personne :
49 € pour la nourriture (dont 6€ pour l’eau) 73 € pour les restaurants 69 € pour les entrées des sites et des parcs, permis, taxe d’aéoroport… 347 € pour l’hébergement sauf packages M.Picchu & Sud Lipez 216 € pour les transports: vol intérieur, bus, train, métro… 39 € pour les taxis & colectivos chartérisés 310 € pour les packages : Colca, M Picchu, Coroico VTT, Sud Lipez & Valle de la Luna
Au total, avec quelques pourboires, 1103 euros sans le vol et donc 1964 euros avec le vol international pour 31 jours.
TRANSPORTS :
1.Vols
Billets achetés sur le net chez Opodo en Janvier 2006 Open-jaw MRS/LIMA retour SANTIAGO/MRS Prix : 861 euros A/R
2.Transporst terrestres
Bus de nuit Cruz del Sur LIMA/AREQUIPA en salon cama 33 euros : bien mais sans plus, bouffe dégeulasse ... pour 800km environ
Bus de nuit Pullman CALAMA/VALPARAISO en semi sama 38 euros : aussi bien que le salon cama au niveau confort, bouffe et service convenable pour 1650 km (à titre de comparaison vol Calama Santiago 280 euros sur Lan Chile !!)
Bus Ormeno PUNO/LA PAZ 10 euros : impec
Bus Trans copacabana LA PAZ/ORURO 2.2 euros : en temps de grêve rien à dire !!
HEBERGEMENT:
Réservation effectuée par Internet de Janvier à Avril 2006 pour certains (les prix sont indiqués pour une chambre single)
- SafeinLima à Lima 10 euros Accueil super de J Paul un belge non francophone qui tient une agence avec qui j’ai pris le package Macchu Picchu TTC à 115 euros 3j/2n ...évidemment vu l’heure d’arrivée, j’ai pas profité de la chambre !!
- Casa de Tintin à Arequipa 18 € en BB Très chouette 😏😏😏 ! La fille Anita m’attendait au terminal, des p’dej avec huevos et tout ..Great !! François et son épouse péruvienne sont super ! J’ai pris le tour au Colca 2j/1n 35 euros TTC chez eux : rien à dire … Je me suis régalé !!
- Tradicion Colca (compris dans le package ) Un de mes coups de cœur 😏😏😏: quel accueil, bon j’étais le seul client avec un couple de péruviens …mais alors génial : Jeanet m’a baladé dans Yanque puis on est allé se baigner dans le rio 300m plus bas (pour remonter à 3300m !) y a des bains d’eau chaude : génial !Une soirée royale pour moi tout seul avec un « lomo del povre » !!
- Les Pléïades 20 € en BB LE COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏!! Je me suis cru chez moi pendant 6 nuits : Philippe et toute son équipe sont parfaits : une situation extra à 20m de la Plazoleta San Blas et donc à 5mn à pied de la Plaza de Armas… Les chambres toutes récentes, impec et puis le moindre souhait …exaucé...dans la limite du raisonnable !! Bravo, j’y retourne demain !!
- Hostal Continental à Aguas Calientes (compris dans le package) Près de l’ancienne gare, le train arrive carrément dans l’hôtel !! Un petit balcon avec la vue sur le rio Urubamba et les montagnes du Macchu :rien à dire impec 😏😏 pour le prix…P’déj à l’hôtel voisin le matin dès 5h si on veut !
- Conde de Lemos à 30€ en BB Le plus cher et le plus classique..passons !
- Arthy’s à La Paz 7€ avec s de bain compartido 2° COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏 !! Surtout pour l’accueil et la diligence et la gentillesse avec laquelle Ruben règle les problèmes que nous, européens, croyons existés…une propreté remarquable et une chambre récente (1 an tout au plus) sur le haut de la G.House.
- Hostelling International 10 € avec s de bain compartido L’hôtel de Pucara Tour : tout neuf et la partie Hospedaje suffit largement : propre et fonctionnel UN bon point 😏 pour le logement et avec le p’dej c’est le seul à mettre à l’actif de Pucara Tour malheureusement !! Le package au Sud Lipez ressemble à une arnaque 😠😠 au niveau prix et sécurité Panne, chauffeur apparement peu compétent en mécanique et désorienté quant aux décisions à prendre, liaison Colque loupée, bouffe juste juste… bof ! les autres agences d’après les dires c’est kif-kif…mais le trip vaut vraiment le coup !!
- Solor B&B à San Pedro de Atacama 25 € en BB
Un régal ! 😏😏 Tout neuf 4 chambres à la sortie du village et l’accueil de Patricia est sensass !! Un calme et une vue sur la Cordilière …
- Hostal Patricia à Valparaiso 12€ en BB
Une vieille maison du XIX°, des chambres avec un plafond !! A 2 pas du terminal de bus et les 2 filles qui tiennent la guesthouse sont très sympa ! Un p’dej simple mais correct…😏
- Hostal Americano à Santiago de Chile 15 € en BB
Un hostal dans la capitale pas très reluisant, à 2 blocs du métro Sta Anna (bon point), très impersonnel et pourtant le gérant est accueillant...Bof !!!
REPAS ET RESTAURANTS :
Restaurants aussi peu onéreux du côté péruvien que bolivien (10 NS environ et 20/25 Bol) …et en plus on mange dans les rues pour 2 fois rien (saltenas et empenadas) et la cerveza hum !!
DIVERS :
L’itinéraire
Le périple dans ce sens ? Ca peut se faire dans les 2 sens au moins dans le Salar et le Sud Lipez on n’a pas le soleil dans les yeux (parfait pour les photos) mais surtout on a le temps de s’acclimater… Le mal des montagnes On y vient justement : rien !! mais 3 jours à Arequipa puis 8 jours dans la région de Cuzco … à la fin on faisait même pas attention à l’altitude (match de foot « léger » au Tiicaca !) ..et puis y a la coca !! Le Climat
Sur 31 jours, 1 journée sans soleil !😎😎😎 Un ciel bleu azur et le soir les étoiles au-dessus des lagunes. Une journée presque complète de pluie à Valparaiso (un crachin digne de la Bretagne avec 9°) mais c’est vrai que la-bas c’était l’hiver qui arrivait à grand pas… Une journée avec qq nuages à Cuzco mais rien de bien méchant. Je crois avoir choisi la bonne période : en Tshirt la journée au soleil et une polaire à l’ombre ou dès que la nuit arrive, qu’on soit à Cuzco ou à la Paz. Un brin plus froid dans l’île d’Amantani (4100m) et du vent froid dans le Sud Lipez ( petite doudoune très pratique) -15° le matin au réveil au refuge de la Laguna Colorada et aux geysers…😕 Extra à San Pedro !
Les guides
J’ai de temps en temps utilisé le Routard 2006, pour les restos mais pour le prix des entrées sur les sites déjà dépassé !!
Le reste : films et photos, artisanat…
Une luminosité et une pureté de l’air donc photos et films extras Artisanat: évidemment beaucoup de choses à acheter et le marchandage est facile (environ 60% du prix proposé) Sécurité : aucun sentiment d’insécurité dans tous les endroits visités sauf peut-être à Lima où parait-il ça craint plus…
En conclusion, le fait de coupler les 3 pays en seul voyage nous a permis de découvrir les « incontournables » de la Bolivie et Sud Pérou. Quant au Chili, le Nord n’apporte pas grand-chose si ce n’est la région de San Pedro (ce n’est que mon avis !) beaucoup d’étendues arides sur une longue distance, peut-être aurait fallu s’approcher de la mer pour apprécier…Question de temps ! Un regret : ne pas avoir profité à Cuzco ou à Coroico de foncer jusqu’en Amazonie comme beaucoup de compagnons de route ont fait (prochain voyage ?... certainement car 2 pays fabuleux : sérénité et gentillesse des habitants et j’ai apprécié une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages des Andes.) Comme je disais, on a qu’une hâte c’est d’y retourner ! 😉😉😉 mgt
LE PARCOURS
Du Samedi 29/04/06 au Lundi 29/05/06 soit 29 nuits sur place
1er jour : Départ de Marseille Vol de jour (normalement !😕😕) sur Iberia 6h45 via Madrid & Bogota mais l’escale à Bogota a duré
2ème jour: Du coup visite éclair de Lima avec le chauffeur que m’avait envoyé le gars chez qui j’aurai dû dormir la veille Repos dans l’après-midi Bus de nuit pour Aréquipa à 17h
3ème jour : Arrivée à 7h45. Repos et première visite de la ville : monasterio 🙂🙂 (25 NS) et plaza de armas ** Nuit à Casa de Tintin..
4ème jour: Découverte des environs d’Aréquipa avec un taxi charterisé (15 NS/heure) : balade de 4h sympa dans les villages
Musée de Juanità (10NS) très intéressant dans l’après-midi. Nuit à Casa de Tintin
5ème jour: Départ pour le Canyon de Colca avec un tour 2j/1n pris chez Tintin (35 euros TTC) Nuit Tradicion Colca Lodge à Yanque
6ème jour : Le Canyon et beaucoup de condors dans un ciel azur !!😉😉😉 Retour sur Arequipa à 17h Nuit à Casa de Tintin
7ème jour : Visite du marché d’Arequipa 🙂🙂 puis vol sur Lan Chile pour Cuzco (30mn de vol) Accueil par Philippe de la Casona Les Pléïades *** (quartier San Blas) Balade pour acclimatation en fin d’après-midi Nuit aux Pléïades
8ème jour : Visite de la ville (le boleto touristique est passé à 70NS 🙁🙁 et il n’inclut plus les monuments intéressants de Cuzco : je l’ai pas pris !) visite de la Compania (10NS) et la catedral (16NS) Nuit aux Pléïades
9ème jour : Dimanche marché du troc à Chincheros 😉😉😉(colectivo 5NS) Arrivée à 7h00 : super ! pas un touriste jusqu’à 10h Bus local pour le desvio de Maras (1NS) – Taxi charterisé pour les Salines (20NS pour 2h de balade et retour : cher !) Retour à Cuzco bus local (3NS) Nuit aux Pléïades
10ème jour : Repos dans la matinée – accueil à l’aéroport de 2 amies qui ont partagé le voyage avec moi de temps en temps – Visite du Temple du Soleil (6NS) – Le marché près de la gare du Macchu – Eglise San Cristobal : quelle vue 😉😉! Nuit aux Pléïades
11ème jour : Colectivo pour Pisac vers 6h00 – Les ruines (personne à l’entrée à 7h15 : entrée gratos !!) Descente vers le village 😉😉 puis le marché (mardi !) Rte vers Ollantaytambo – visite du site (40NS très cher !!) – village super à la tombée de la nuit. Train pour Aguas Calientes à 20h00 (début du package pris à Lima) Nuit à Hotel Continental
12ème jour : Bus matinal 6h30 pour le Macchu 😉😉😉, dans la brume et une petite pluie tropicale ….puis beau soleil dès 10h – Montée au Hyuanu Picchu : sensationnel !! Nuit à Hotel Continental
13ème jour : Train retour pour Ollantaytambo à 6h45- fin du package – Collectivo pour Urumbamba (2NS) puis bus local pour Chincheros (2NS) Marché artisanal du Jeudi près de l’église : personne ... 3 touristes !! 😉😉😉 et la vue sur les montagnes !! Bus local pour Cuzco (3NS) Nuit aux Pléïades
14ème jour : Le site de Sachihuaman pour moi tout seul à 7h du mat 😎😎 en passant par le haut de San Blas !! Après-midi: shopping au Centre artisanal près de la gare Wanchaq – visite du marché à proximité - De Cuzco Nuit aux Pléïades
15ème jour : Départ en bus touristique C° First Class pour Puno et lac Titicaca (15 euros) Trajet agrémenté de qq visites (Andahuillyias chouette, Pukara et Rasqui) Arrivée à 17h à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
16ème jour : Package de 2j/1n dans l’île d’Amantani : un must !! 😉😉😉 pris chez Allways Travel l’agence d’Eliana francophone et équipe super compétente ! En chemin visite des îles Uros – 3h de bateau pour Amantani Un calme absolu, coucher de soleil sur le lac et accueil dans les familles de l’île : repas, bal typique et en prime match de foot amical sur la place du village à 4000m !!🤪🤪 Nuit chez l’habitant
17ème jour : Retour à l’embarcadère puis bateau jusqu’à Taquile (plus touristique) - Repas au sommet de l’île – retour à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
18ème jour : Départ pour la Bolivie en bus par Desaguadero (10 euros un peu cher mais direct et rapide) départ 9h arrivée 14h à La Paz Accueil par Ruben le duegno d’Arthy’s guesthouse : sensass ! Achat du billet de train Oruro - Uyuni (3 prix: 31 Bol en backpaker – 56 en 1ère et 101 en ejecutivo ) Nuit chez Arthy’s
19ème jour : World’s Most Dangerous Road avec Gravity (40 euros, reservé par internet depuis la France) : 70km de descente à vélo de 4600m à 1100m ….Génial ! 😛😛😛 Pique-nique et buffet à Coroico puis retour La Paz Nuit chez Arthy’s
20ème jour : Visite des rues-marché de La Paz Nuit chez Arthy’s
21ème jour : Départ en bus pour Oruro (C° Transcopacabana 15 Bol – 3h de trajet.) Train pour Uyuni Expresso del Sur 15h30/22h10 Nuit à Hostelling International Pucara Tour
22ème jour: Package pris chez Pucara Tour pour 3j/2n dans le Sud Lipez Départ vers le Salar 😉😉😉 et l’île de Pescados Nuit à San Juan alojiamento
23ème jour : Lagunes Hedionda, Canapa …, Mirador Désert Dali, laguna Colorada 😉😉😉 Nuit en refuge à 4800m !!😕😕
24ème jour : Geyser et lever de soleil - Laguna Verde 😉😉😉 – On a loupé le bus Colque qui assure le passage au Chili vers les 11h – On nous laisse à la frontière du Chili (4800m) et avec l’aide d’une liaison radio on finit par avoir un minibus chartérisé en fin d’après-midi ( 15 euros/personne supp.) pour rejoindre San Pedro Fin du package !! Nuit à San Pedro Solor B&B
25ème jour : Visite de San Pedro et repos Valle de la Muerte et Valle de la Luna 😉😉 en fin d’après-midi (4000 $ + 1500$ pour l’entrée dans le parc) Nuit à San Pedro Solor B&B
26ème jour : Bus local pour Calama (1300$) et continuation pour Valparaiso direct sans passer pour Santiago. Bus de nuit Pullman (21000$ en semi-cama)
27ème jour : Arrivée à 10h30 à Valparaiso sous la pluie et 9° 🤪🤪 (c’est l’hiver austral !!) – Repos et visite mouillée de la ville. Nuit au Patricia Hostal
28ème jour : Visite de Valparaiso Bus pour Santiago (2800$) en fin d’après-midi. Nuit à Hostal Americano
29ème jour : Visite de la capitale (Sta Lucia quartier sympa 😛!) Nuit à Hostal Americano
30ème jour : transfert hostal - aéroport par VIP Transfer (3500 $) impec ! Décollage 12h15 sur Iberia vol direct Madrid
31ème jour : Arrivée Madrid 6h55 Correspondance Marseille 10h05/11h40
BUDGET:
Je confirme les dires de certains : il faut emporter des US $, mais l’euro se généralise! L’euro était d’ailleurs un brin plus intéressant au change.
Détail des frais par personne :
49 € pour la nourriture (dont 6€ pour l’eau) 73 € pour les restaurants 69 € pour les entrées des sites et des parcs, permis, taxe d’aéoroport… 347 € pour l’hébergement sauf packages M.Picchu & Sud Lipez 216 € pour les transports: vol intérieur, bus, train, métro… 39 € pour les taxis & colectivos chartérisés 310 € pour les packages : Colca, M Picchu, Coroico VTT, Sud Lipez & Valle de la Luna
Au total, avec quelques pourboires, 1103 euros sans le vol et donc 1964 euros avec le vol international pour 31 jours.
TRANSPORTS :
1.Vols
Billets achetés sur le net chez Opodo en Janvier 2006 Open-jaw MRS/LIMA retour SANTIAGO/MRS Prix : 861 euros A/R
2.Transporst terrestres
Bus de nuit Cruz del Sur LIMA/AREQUIPA en salon cama 33 euros : bien mais sans plus, bouffe dégeulasse ... pour 800km environ
Bus de nuit Pullman CALAMA/VALPARAISO en semi sama 38 euros : aussi bien que le salon cama au niveau confort, bouffe et service convenable pour 1650 km (à titre de comparaison vol Calama Santiago 280 euros sur Lan Chile !!)
Bus Ormeno PUNO/LA PAZ 10 euros : impec
Bus Trans copacabana LA PAZ/ORURO 2.2 euros : en temps de grêve rien à dire !!
HEBERGEMENT:
Réservation effectuée par Internet de Janvier à Avril 2006 pour certains (les prix sont indiqués pour une chambre single)
- SafeinLima à Lima 10 euros Accueil super de J Paul un belge non francophone qui tient une agence avec qui j’ai pris le package Macchu Picchu TTC à 115 euros 3j/2n ...évidemment vu l’heure d’arrivée, j’ai pas profité de la chambre !!
- Casa de Tintin à Arequipa 18 € en BB Très chouette 😏😏😏 ! La fille Anita m’attendait au terminal, des p’dej avec huevos et tout ..Great !! François et son épouse péruvienne sont super ! J’ai pris le tour au Colca 2j/1n 35 euros TTC chez eux : rien à dire … Je me suis régalé !!
- Tradicion Colca (compris dans le package ) Un de mes coups de cœur 😏😏😏: quel accueil, bon j’étais le seul client avec un couple de péruviens …mais alors génial : Jeanet m’a baladé dans Yanque puis on est allé se baigner dans le rio 300m plus bas (pour remonter à 3300m !) y a des bains d’eau chaude : génial !Une soirée royale pour moi tout seul avec un « lomo del povre » !!
- Les Pléïades 20 € en BB LE COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏!! Je me suis cru chez moi pendant 6 nuits : Philippe et toute son équipe sont parfaits : une situation extra à 20m de la Plazoleta San Blas et donc à 5mn à pied de la Plaza de Armas… Les chambres toutes récentes, impec et puis le moindre souhait …exaucé...dans la limite du raisonnable !! Bravo, j’y retourne demain !!
- Hostal Continental à Aguas Calientes (compris dans le package) Près de l’ancienne gare, le train arrive carrément dans l’hôtel !! Un petit balcon avec la vue sur le rio Urubamba et les montagnes du Macchu :rien à dire impec 😏😏 pour le prix…P’déj à l’hôtel voisin le matin dès 5h si on veut !
- Conde de Lemos à 30€ en BB Le plus cher et le plus classique..passons !
- Arthy’s à La Paz 7€ avec s de bain compartido 2° COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏 !! Surtout pour l’accueil et la diligence et la gentillesse avec laquelle Ruben règle les problèmes que nous, européens, croyons existés…une propreté remarquable et une chambre récente (1 an tout au plus) sur le haut de la G.House.
- Hostelling International 10 € avec s de bain compartido L’hôtel de Pucara Tour : tout neuf et la partie Hospedaje suffit largement : propre et fonctionnel UN bon point 😏 pour le logement et avec le p’dej c’est le seul à mettre à l’actif de Pucara Tour malheureusement !! Le package au Sud Lipez ressemble à une arnaque 😠😠 au niveau prix et sécurité Panne, chauffeur apparement peu compétent en mécanique et désorienté quant aux décisions à prendre, liaison Colque loupée, bouffe juste juste… bof ! les autres agences d’après les dires c’est kif-kif…mais le trip vaut vraiment le coup !!
- Solor B&B à San Pedro de Atacama 25 € en BB
Un régal ! 😏😏 Tout neuf 4 chambres à la sortie du village et l’accueil de Patricia est sensass !! Un calme et une vue sur la Cordilière …
- Hostal Patricia à Valparaiso 12€ en BB
Une vieille maison du XIX°, des chambres avec un plafond !! A 2 pas du terminal de bus et les 2 filles qui tiennent la guesthouse sont très sympa ! Un p’dej simple mais correct…😏
- Hostal Americano à Santiago de Chile 15 € en BB
Un hostal dans la capitale pas très reluisant, à 2 blocs du métro Sta Anna (bon point), très impersonnel et pourtant le gérant est accueillant...Bof !!!
REPAS ET RESTAURANTS :
Restaurants aussi peu onéreux du côté péruvien que bolivien (10 NS environ et 20/25 Bol) …et en plus on mange dans les rues pour 2 fois rien (saltenas et empenadas) et la cerveza hum !!
DIVERS :
L’itinéraire
Le périple dans ce sens ? Ca peut se faire dans les 2 sens au moins dans le Salar et le Sud Lipez on n’a pas le soleil dans les yeux (parfait pour les photos) mais surtout on a le temps de s’acclimater… Le mal des montagnes On y vient justement : rien !! mais 3 jours à Arequipa puis 8 jours dans la région de Cuzco … à la fin on faisait même pas attention à l’altitude (match de foot « léger » au Tiicaca !) ..et puis y a la coca !! Le Climat
Sur 31 jours, 1 journée sans soleil !😎😎😎 Un ciel bleu azur et le soir les étoiles au-dessus des lagunes. Une journée presque complète de pluie à Valparaiso (un crachin digne de la Bretagne avec 9°) mais c’est vrai que la-bas c’était l’hiver qui arrivait à grand pas… Une journée avec qq nuages à Cuzco mais rien de bien méchant. Je crois avoir choisi la bonne période : en Tshirt la journée au soleil et une polaire à l’ombre ou dès que la nuit arrive, qu’on soit à Cuzco ou à la Paz. Un brin plus froid dans l’île d’Amantani (4100m) et du vent froid dans le Sud Lipez ( petite doudoune très pratique) -15° le matin au réveil au refuge de la Laguna Colorada et aux geysers…😕 Extra à San Pedro !
Les guides
J’ai de temps en temps utilisé le Routard 2006, pour les restos mais pour le prix des entrées sur les sites déjà dépassé !!
Le reste : films et photos, artisanat…
Une luminosité et une pureté de l’air donc photos et films extras Artisanat: évidemment beaucoup de choses à acheter et le marchandage est facile (environ 60% du prix proposé) Sécurité : aucun sentiment d’insécurité dans tous les endroits visités sauf peut-être à Lima où parait-il ça craint plus…
En conclusion, le fait de coupler les 3 pays en seul voyage nous a permis de découvrir les « incontournables » de la Bolivie et Sud Pérou. Quant au Chili, le Nord n’apporte pas grand-chose si ce n’est la région de San Pedro (ce n’est que mon avis !) beaucoup d’étendues arides sur une longue distance, peut-être aurait fallu s’approcher de la mer pour apprécier…Question de temps ! Un regret : ne pas avoir profité à Cuzco ou à Coroico de foncer jusqu’en Amazonie comme beaucoup de compagnons de route ont fait (prochain voyage ?... certainement car 2 pays fabuleux : sérénité et gentillesse des habitants et j’ai apprécié une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages des Andes.) Comme je disais, on a qu’une hâte c’est d’y retourner ! 😉😉😉 mgt
Sécurité et climat politique en Iran English translation pending
Bonjour,
je suis partie à Téhéran en décembre 05 et j'ai fait fait un séjour exceptionnel . Je comptais y retourner cette année, mais les pb avec les manifestations devant les ambassades m'ont refroidi ... et les soucis politiques également + la grippe aviaire en Turquie puis en Irak ..
bon je ne suis pas trouillarde mais maintenant que je suis jeune Maman, je fais un peu plus attention à ma petite personne 😉...
quelqu'un peut il me dire objectivement (HORS MEDIA ) ce qu'il en est ?
merci par avance !!
je suis partie à Téhéran en décembre 05 et j'ai fait fait un séjour exceptionnel . Je comptais y retourner cette année, mais les pb avec les manifestations devant les ambassades m'ont refroidi ... et les soucis politiques également + la grippe aviaire en Turquie puis en Irak ..
bon je ne suis pas trouillarde mais maintenant que je suis jeune Maman, je fais un peu plus attention à ma petite personne 😉...
quelqu'un peut il me dire objectivement (HORS MEDIA ) ce qu'il en est ?
merci par avance !!
Patagonie 2005 English translation pending
Je vous livre le compte rendu du voyage de noces que nous avons fait il y a un an maintenant....C'est tres long, alors je poste en trois parties.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci �� elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci �� elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Bollywood: films indiens English translation pending
bonjour bonjour!
je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants...
je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa!
merci a tous (ttes)!
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
@+++
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
* *******************************************************************************************************************************************
Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
* *******************************************************************************************************************************************
Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
* *******************************************************************************************************************************************
Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
* *******************************************************************************************************************************************
Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Déçus par l'Egypte en individuel English translation pending
J’ai longuement réfléchi avant de poster ce message.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.
Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.
Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.
Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.
Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)
Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.
Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…
Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.
Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.
Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…
Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.
(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)
Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…
Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…
Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».
Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.
Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).
Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.
Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…
Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.
Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.
Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…
Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !
Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .
Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.
Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Thaïlande - le retour English translation pending
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
Three weeks in Yunnan in October 2025
We just spent three weeks in Yunnan.
I’ve started writing up a travel journal about the trip.
The Two of Us in Istanbul: A Turkish Blue Round
Hello everyone,
I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.
Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.
As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it. Here we go!

I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.
Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.
As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it. Here we go!

Review of a magnificent cruise in the Pacific Islands with the Royal Princess
Great to see VF back in action! However, is it normal that we can’t upload more than 10 photos per post? If so, that’s a real shame!
Looks like I’m the first to post a review, but I’m sure others will follow to keep this forum—our forum—alive. Once again, a BIG thank you for bringing it back!
I got home yesterday but still can’t sleep, so I’d rather share this amazing cruise I just took on the Royal Princess.
Last year, I did almost the same itinerary on the Ovation OTS (Royal Caribbean), and it was mixed at best—let’s just say it was disappointing.
The itinerary: - Los Angeles - 5 days at sea - Honolulu - Hilo (replaced by Kona) - 5 days at sea - Papeete - Papeete - Moorea - 3 days at sea - Pago Pago (Samoa Islands) = canceled - 1 day at sea - International Date Line crossing - 1 day at sea - Tauranga - Tauranga - Auckland
I booked this cruise over a year in advance through the Logitravel agency. I chose a Balcony Category D cabin because the Cat B cabins on this ship class don’t have a sofa. I like having a couch in the cabin so I don’t have to sit directly on the bed when I come in.
My last cruise with Princess was years ago, and after last year’s disappointment with Royal Caribbean (Ovation OTS), I decided to give Princess another try. Not only did I love the itinerary, but the cruise was longer, and there was a new port for me—Pago Pago—which unfortunately got canceled.
Honestly, I can tell you I didn’t regret my choice for a second—this cruise will stay with me forever. Everything, or almost everything, was PERFECT!
After Oceania, I’d rank Princess in second place, and I think their service is a notch above Celebrity. You’ll see why as you read this review.
From what I remember, Catherine Isa and others have already tried this ship class and loved it.
Here we go! Day 1: Departure from Roissy to Los Angeles on an Air France flight.


Last year, I flew Air Tahiti Nui (ATN) for the same route, and I can tell you it was WAY better than AF in terms of comfort and service. Unfortunately, ATN now flies very few routes to Los Angeles, preferring to transit through Seattle to get to Papeete. So, I had to go with AF. Back in 2018, I did a Paris/Papeete flight with AF and was a bit disappointed with the 24-hour journey. Anyway!
During this flight, we had one meal and a snack before landing in LA. Drinks were available throughout the flight. We arrived on time in LA.
Before taking off from Roissy, I downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app—a mobile app for travelers with an ESTA to save time at customs (only for those returning to the U.S. at least a second time). It lets eligible travelers skip the long lines at customs when arriving in the U.S. After filling out a form and answering a few questions about your trip in advance, you get a ticket that lets you access a special line with shorter wait times. Unfortunately, I didn’t get the ticket, so I had to wait in the regular line. Thirty minutes later, I got the ticket, but it was too late—I was already in the visitor line. It took us 1.5 hours to get through immigration.
Since I’m traveling again in January next year, I’ll try MPC again to see if it works.
After leaving the airport, I took a taxi to my hotel on Hollywood Blvd, but the driver tried to scam me to make more money. Last year, the same ride cost $50, but this time, he took a long detour to run up the meter. When I saw it hit $80, I told him that last year the same trip cost $50, and we weren’t even there yet. He said, “You’re going to a hotel on Hollywood Blvd, and you’re quibbling over a few dollars?” I told him I wouldn’t pay that much because I saw he took a longer route (via Google Maps), and if needed, I’d call the police. Then he said, “Let’s work something out.” I told him I’d pay $50, just like last year—not a cent more. When we arrived, he said, “Give me $60, and we’ll call it even.” So, I gave him $60. If I hadn’t said anything, he would’ve charged me over $100. Oh well!
Our hotel (Lowes Hotel) is on Hollywood Blvd. It’s a really nice hotel with a rooftop pool. That said, it’s not worth 330 € per night plus 30 € per person for breakfast. But since we’re on Hollywood Blvd, everything’s overpriced.






We checked into our room with a view of the Hollywood Sign (as requested). We dropped off our things, then relaxed by the pool with a drink before taking a stroll down Hollywood Blvd.


That evening, we went to dinner at the Roosevelt Hotel, just 100 meters from our hotel—a legendary Hollywood hotel where Marilyn Monroe used to stay regularly. In fact, her suite still bears her name. Honestly, the hotel is really old, and I didn’t think much of it—or the dinner. We headed back to our hotel for a good night’s sleep because tomorrow we had a tour booked to see the stars’ houses and Beverly Hills.
To be continued: Beverly Hills/Hollywood tour and embarkation.
Looks like I’m the first to post a review, but I’m sure others will follow to keep this forum—our forum—alive. Once again, a BIG thank you for bringing it back!
I got home yesterday but still can’t sleep, so I’d rather share this amazing cruise I just took on the Royal Princess.
Last year, I did almost the same itinerary on the Ovation OTS (Royal Caribbean), and it was mixed at best—let’s just say it was disappointing.
The itinerary: - Los Angeles - 5 days at sea - Honolulu - Hilo (replaced by Kona) - 5 days at sea - Papeete - Papeete - Moorea - 3 days at sea - Pago Pago (Samoa Islands) = canceled - 1 day at sea - International Date Line crossing - 1 day at sea - Tauranga - Tauranga - Auckland
I booked this cruise over a year in advance through the Logitravel agency. I chose a Balcony Category D cabin because the Cat B cabins on this ship class don’t have a sofa. I like having a couch in the cabin so I don’t have to sit directly on the bed when I come in.
My last cruise with Princess was years ago, and after last year’s disappointment with Royal Caribbean (Ovation OTS), I decided to give Princess another try. Not only did I love the itinerary, but the cruise was longer, and there was a new port for me—Pago Pago—which unfortunately got canceled.
Honestly, I can tell you I didn’t regret my choice for a second—this cruise will stay with me forever. Everything, or almost everything, was PERFECT!
After Oceania, I’d rank Princess in second place, and I think their service is a notch above Celebrity. You’ll see why as you read this review.
From what I remember, Catherine Isa and others have already tried this ship class and loved it.
Here we go! Day 1: Departure from Roissy to Los Angeles on an Air France flight.


Last year, I flew Air Tahiti Nui (ATN) for the same route, and I can tell you it was WAY better than AF in terms of comfort and service. Unfortunately, ATN now flies very few routes to Los Angeles, preferring to transit through Seattle to get to Papeete. So, I had to go with AF. Back in 2018, I did a Paris/Papeete flight with AF and was a bit disappointed with the 24-hour journey. Anyway!
During this flight, we had one meal and a snack before landing in LA. Drinks were available throughout the flight. We arrived on time in LA.
Before taking off from Roissy, I downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app—a mobile app for travelers with an ESTA to save time at customs (only for those returning to the U.S. at least a second time). It lets eligible travelers skip the long lines at customs when arriving in the U.S. After filling out a form and answering a few questions about your trip in advance, you get a ticket that lets you access a special line with shorter wait times. Unfortunately, I didn’t get the ticket, so I had to wait in the regular line. Thirty minutes later, I got the ticket, but it was too late—I was already in the visitor line. It took us 1.5 hours to get through immigration.
Since I’m traveling again in January next year, I’ll try MPC again to see if it works.
After leaving the airport, I took a taxi to my hotel on Hollywood Blvd, but the driver tried to scam me to make more money. Last year, the same ride cost $50, but this time, he took a long detour to run up the meter. When I saw it hit $80, I told him that last year the same trip cost $50, and we weren’t even there yet. He said, “You’re going to a hotel on Hollywood Blvd, and you’re quibbling over a few dollars?” I told him I wouldn’t pay that much because I saw he took a longer route (via Google Maps), and if needed, I’d call the police. Then he said, “Let’s work something out.” I told him I’d pay $50, just like last year—not a cent more. When we arrived, he said, “Give me $60, and we’ll call it even.” So, I gave him $60. If I hadn’t said anything, he would’ve charged me over $100. Oh well!
Our hotel (Lowes Hotel) is on Hollywood Blvd. It’s a really nice hotel with a rooftop pool. That said, it’s not worth 330 € per night plus 30 € per person for breakfast. But since we’re on Hollywood Blvd, everything’s overpriced.






We checked into our room with a view of the Hollywood Sign (as requested). We dropped off our things, then relaxed by the pool with a drink before taking a stroll down Hollywood Blvd.


That evening, we went to dinner at the Roosevelt Hotel, just 100 meters from our hotel—a legendary Hollywood hotel where Marilyn Monroe used to stay regularly. In fact, her suite still bears her name. Honestly, the hotel is really old, and I didn’t think much of it—or the dinner. We headed back to our hotel for a good night’s sleep because tomorrow we had a tour booked to see the stars’ houses and Beverly Hills.
To be continued: Beverly Hills/Hollywood tour and embarkation.
Discussion sur le thème (concours septembre 2020): lieux, scènes de départ ou d'arrivée English translation pending
Rebonjour, 🙂
C'est ici que l'on discute , échange, sur le thème: lieux, scènes de départ ou d'arrivée.
Pour revenir au concours, c'est ici