Results for "Parc+Ifrane+|+1+>+66"
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Visa de l'entente à Ouagadougou valable pour visiter le parc de Pendjani au Bénin? English translation pending
Bonjour. Devant visiter le parc de Pendjani ( Bénin) et revenir sur le Burkina, si je prend le visa de l'entente à Ouaga , es valable. Merci
Escale à Tenerife au Loro parc? English translation pending
bonjour je souhaiterai savoir si quelqu'un a fait escale a tenerif au loro parc merci bonne journée
Trek de trois/quatre jours dans le parc national Torres del Paine au Chili English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller faire un trek dans le parc torres del Paine, j auraisvoulu savoir si il y avait besoin de reserver a cette epoque.
Mieux vaut il louer une tente? ou aller dans des auberges..biern entendu tout cela est certainement une question de budget😉...Faudra que je loue egalement un sac de couchage...et une mousse...et mon sac n est pas tres grd...oulallalaal...
Apparemment on peut le faire de differentes facons? IL n y a pas vaiment d itineraires precis?
Fais t'il vraiment froid miantenant?
Je voyage seule, est ce que je vaqis trouver facilement qq pour faire ce trek avec moi? Sinon il y a ptetre des agences qui organisent ce trek?
Cependant je prefererais trouver qq qui veut bien faire ce trek avec moi sur 3-4 jours, qu y a til a ne pas rater dans ce parc?
Merci d avance
Nath
Je souhaite aller faire un trek dans le parc torres del Paine, j auraisvoulu savoir si il y avait besoin de reserver a cette epoque.
Mieux vaut il louer une tente? ou aller dans des auberges..biern entendu tout cela est certainement une question de budget😉...Faudra que je loue egalement un sac de couchage...et une mousse...et mon sac n est pas tres grd...oulallalaal...
Apparemment on peut le faire de differentes facons? IL n y a pas vaiment d itineraires precis?
Fais t'il vraiment froid miantenant?
Je voyage seule, est ce que je vaqis trouver facilement qq pour faire ce trek avec moi? Sinon il y a ptetre des agences qui organisent ce trek?
Cependant je prefererais trouver qq qui veut bien faire ce trek avec moi sur 3-4 jours, qu y a til a ne pas rater dans ce parc?
Merci d avance
Nath
Voyager de nuit entre Johannesburg et le Parc national Kruger? English translation pending
Bonjour à vous tous,
J'atteris dans quelques semaines à johannesburg vers 23 h. est-il faisable de partir direct avec ma voiture de location au parc Kruger. Merci à l'avance pour vos conseils.
J'atteris dans quelques semaines à johannesburg vers 23 h. est-il faisable de partir direct avec ma voiture de location au parc Kruger. Merci à l'avance pour vos conseils.
Logement et transport pour visiter le parc national de Mu Koh Surin? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour
J'aimerai réserver quelques jours dans le parc national de Mu Koh Surin. Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné et pourrait me donner quelques infos sur les possibilités de réservation ainsi que sur les moyens de transport permettant d'accéder à ce parc au départ de bangkok ou bien de Phuket ? Merci d'avance
J'aimerai réserver quelques jours dans le parc national de Mu Koh Surin. Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné et pourrait me donner quelques infos sur les possibilités de réservation ainsi que sur les moyens de transport permettant d'accéder à ce parc au départ de bangkok ou bien de Phuket ? Merci d'avance
Stationnement pour camping-car possible au parc d'attractions de Port Aventura? English translation pending
😉 bonjour a tous
j'aimerai avoir de infos sur le stationnement possible au parc d'attraction de port aventura et les endroits sympas autour surtout pour les nuits . J'ai un camping car un peu haut ( 3m ) et il y a souvent des barrieres un peu partout.
merci, d'avance. 😉
j'aimerai avoir de infos sur le stationnement possible au parc d'attraction de port aventura et les endroits sympas autour surtout pour les nuits . J'ai un camping car un peu haut ( 3m ) et il y a souvent des barrieres un peu partout.
merci, d'avance. 😉
Agence pour randonnées dans le parc Zaamin et réserve de Nuratau? (Ouzbékistan) English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche des informations sur le parc national de Zaamin et je ne trouve pas grand chose. Y avez vous été? Comment organiser une randonnée de quelques jours sur place ? Ou dormir ? Avez vous des contacts d'agences qui proposent de telle randonnée ?
Pour la réserve de Naratau, j'ai un peu les même questions. Si vous avez des contacts je suis preneur.
Merci beaucoup pour tous ceux qui pourraient m'aider.
Olivier
Je recherche des informations sur le parc national de Zaamin et je ne trouve pas grand chose. Y avez vous été? Comment organiser une randonnée de quelques jours sur place ? Ou dormir ? Avez vous des contacts d'agences qui proposent de telle randonnée ?
Pour la réserve de Naratau, j'ai un peu les même questions. Si vous avez des contacts je suis preneur.
Merci beaucoup pour tous ceux qui pourraient m'aider.
Olivier
Combien de temps nécessaire pour visiter un parc national américain? English translation pending
Bonjour !
Durant notre Tour du Monde nous désirons passer du Mexique au Canada par la route, en passant par les USA. Notre but n'est pas de visiter l'ouest américain de fond en comble en courrant de droite à gauche mais de faire la route prévue en s'arrêtant 2 ou 3 fois dans un parc national.
A la base je prévoyais un arrêt de 1 semaine par parc, qu'en pensez-vous ? Dans un endroit comme Yellowstone 1 semaine est-ce trop ? ou trop peu ? A savoir que nous ne sommes pas de grands sportifs (exit escalade, rafting et autre) et que nous voulons surtout prendre le temps de "vivre", nous ballader, profiter des paysages et de la nature.
Au plaisir de vous lire
Durant notre Tour du Monde nous désirons passer du Mexique au Canada par la route, en passant par les USA. Notre but n'est pas de visiter l'ouest américain de fond en comble en courrant de droite à gauche mais de faire la route prévue en s'arrêtant 2 ou 3 fois dans un parc national.
A la base je prévoyais un arrêt de 1 semaine par parc, qu'en pensez-vous ? Dans un endroit comme Yellowstone 1 semaine est-ce trop ? ou trop peu ? A savoir que nous ne sommes pas de grands sportifs (exit escalade, rafting et autre) et que nous voulons surtout prendre le temps de "vivre", nous ballader, profiter des paysages et de la nature.
Au plaisir de vous lire
Bus de l'hôtel Flaminio Village Bungalow Parc au centre-ville de Rome? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de trouver ce site par le plus grand des hazard dans le jungle du net, et je me dis, que peut être, quelqu'un va pouvoir m'aider...M'aider à trouver le bus qui va me permettre de joindre le centre ville de Rome, à partir de mon "hotel" qui se trouve, via flaminia nuova 821, c'est le Flaminio village bungalow hotel. J'ai été sur le site d'ATAC, en Italien !!!! même avec l'aide de reverso, c'est dur, et mes cartes ne vont pas jusqu'a ce quartier ou alors elles sont trés peu détaillées. Autre chose, les bus et métro circulent jusqu'a quelle heure ? Je part pour Rome Samedi 05/09. Merci d'avance 😊
Je viens de trouver ce site par le plus grand des hazard dans le jungle du net, et je me dis, que peut être, quelqu'un va pouvoir m'aider...M'aider à trouver le bus qui va me permettre de joindre le centre ville de Rome, à partir de mon "hotel" qui se trouve, via flaminia nuova 821, c'est le Flaminio village bungalow hotel. J'ai été sur le site d'ATAC, en Italien !!!! même avec l'aide de reverso, c'est dur, et mes cartes ne vont pas jusqu'a ce quartier ou alors elles sont trés peu détaillées. Autre chose, les bus et métro circulent jusqu'a quelle heure ? Je part pour Rome Samedi 05/09. Merci d'avance 😊
Panama: plusieurs communautés emberas dans le parc national Chagres? English translation pending
Bonjour,
2 agences de voyages dont voyageur du monde nous propose des nous emmener dans une communauté Emberas un peut moins touristique. Une autre nous dit qu'il n'y a qu'une seule communauté et que c'est donc trés touritique car proche de Panama city.
Y a t'il vraiment plusieurs communauté Emberas dans le parc national de Chagres?
Merci
Laëtitia
Merci
Laëtitia
Afrique du Sud: réserver les safaris au parc Kruger English translation pending
Bonjour,
Alors là je tourne en rond... j'ai réservé un logement au parc krueger pour 3 nuit (pretoriuskop et olifant) mais je ne trouve pas ou réserver les safaris. (safari à pied, en 4*4 et même en vtt j'ai vu). J'ai envoyé un message sur le site officiel (sanpark), pas de réponse... Alors peut être réserve t'on sur place... mais comme le parc est plein j'ai un peu peur.
Qui peut me dire comment faire ? Merci beaucoup.
Alors là je tourne en rond... j'ai réservé un logement au parc krueger pour 3 nuit (pretoriuskop et olifant) mais je ne trouve pas ou réserver les safaris. (safari à pied, en 4*4 et même en vtt j'ai vu). J'ai envoyé un message sur le site officiel (sanpark), pas de réponse... Alors peut être réserve t'on sur place... mais comme le parc est plein j'ai un peu peur.
Qui peut me dire comment faire ? Merci beaucoup.
Bons plans pour visiter le parc Adirondack? (État de New York) English translation pending
Bonjour tout le monde, je suis à la recherche de conseils sur un "best of" à faire dans les Adirondacks!!!
Le truc que j'adorerai faire c'est : faire une super rando à cheval, traverser des rivières et des bois...etc...etc....
J'ai aucune idée des prix ni où chercher, les sites internet américains me semblent pas très clairs (mon anglais y est sûrement pour quelque chose!!)
Sinon pour les randonnées à pieds, avez-vous des suggestions à me faire partager???
On aimerait également faire de l'ornitho, de la pêche et de la baignade, histoire de souffler un peu!!!!!!!!! Connaissez-vous de bons spots????
Le tout en 1 semaine environ en partant de Sherbrooke!!
Merci beaucoup beaucoup!!!!!!!!!!!!!
Sinon pour les randonnées à pieds, avez-vous des suggestions à me faire partager???
On aimerait également faire de l'ornitho, de la pêche et de la baignade, histoire de souffler un peu!!!!!!!!! Connaissez-vous de bons spots????
Le tout en 1 semaine environ en partant de Sherbrooke!!
Merci beaucoup beaucoup!!!!!!!!!!!!!
Backawaters pendant la mousson en Inde, parc national de Wayanad? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars deux semaines dans le sud de l'Inde début septembre, et je me demandais s'il était possible de faire les "backwaters" pendant la mousson, si le parc national de Wayanad était ouvert, et si Varkala vaut vraiment le coup si je reste plusieurs jours à Goa ?
Merci !
Je pars deux semaines dans le sud de l'Inde début septembre, et je me demandais s'il était possible de faire les "backwaters" pendant la mousson, si le parc national de Wayanad était ouvert, et si Varkala vaut vraiment le coup si je reste plusieurs jours à Goa ?
Merci !
Agence à Putre pour visiter le parc de Lauca? (Chili) English translation pending
bonjour,
existe t-il des agences au départ de putre pour visiter le parc de lauca, le salar de surire, colchane en 3 ou 4 jours?
les tarifs sont ils vraiment plus attractifs qu'au départ d'arica?
merci de vos réponses
marion
merci de vos réponses
marion
Itinéraire de randonnée dans le parc de Jasper? English translation pending
Bonjour,
Je pars faire un trip de 3 semaines entre le canada et les USA avec deux amis le 15 aout, et nous allons passer 6-7 jours dans le parc de Jasper.
Nous souhaiterions faire une randonnée de 4 à 6 jours voire deux de 3 jours en autonomie, randonneurs chevronnées auriez-vous quelques beaux circuits à nous proposer? le Skyline? l'Athabasca en 6 jours? Nous allons nous procurer la bible "don't waste your time in the canadian rockies" sur place avant la rando... donc nous attendons vos conseils!
Concernant les températures et la météo, à quoi faut-il s'attendre, un matériel particulier est-il souhaitable? J'ai entendu parler de possibles -5°...
Pour les camping dans l'arrière pays est-il nécessaire de réserver?
Et si vous avez les moindres conseils nous sommes preneurs!
Merci d'avance,
Vincent
Je pars faire un trip de 3 semaines entre le canada et les USA avec deux amis le 15 aout, et nous allons passer 6-7 jours dans le parc de Jasper.
Nous souhaiterions faire une randonnée de 4 à 6 jours voire deux de 3 jours en autonomie, randonneurs chevronnées auriez-vous quelques beaux circuits à nous proposer? le Skyline? l'Athabasca en 6 jours? Nous allons nous procurer la bible "don't waste your time in the canadian rockies" sur place avant la rando... donc nous attendons vos conseils!
Concernant les températures et la météo, à quoi faut-il s'attendre, un matériel particulier est-il souhaitable? J'ai entendu parler de possibles -5°...
Pour les camping dans l'arrière pays est-il nécessaire de réserver?
Et si vous avez les moindres conseils nous sommes preneurs!
Merci d'avance,
Vincent
Deux jours à Orlando: quoi faire, quel parc? English translation pending
Bonjour a tous,
On habite a Miami, et on voudrait se faire un WE a Orlando (visite des parcs et/ou de la ville). On arrive le vendredi soir et on repart le dimanche soir. On ne veut pas faire Disney car on va y retourner bientot pour ce parc. On se demande donc ce qu'il vaut mieux faire: 1j dans un parc, si oui lequel sachant qu'on est bien tente par le Kennedy Space Center, et 1 j pour la visite d'Orlando? Peut etre qu'une soiree suffira, et on peut reserver la seconde journee pour un autre parc. On a environ 25 ans, donc pas d'enfants... On a une voiture pour se deplacer.
Merci pour vos conseils.
A+
On habite a Miami, et on voudrait se faire un WE a Orlando (visite des parcs et/ou de la ville). On arrive le vendredi soir et on repart le dimanche soir. On ne veut pas faire Disney car on va y retourner bientot pour ce parc. On se demande donc ce qu'il vaut mieux faire: 1j dans un parc, si oui lequel sachant qu'on est bien tente par le Kennedy Space Center, et 1 j pour la visite d'Orlando? Peut etre qu'une soiree suffira, et on peut reserver la seconde journee pour un autre parc. On a environ 25 ans, donc pas d'enfants... On a une voiture pour se deplacer.
Merci pour vos conseils.
A+
Voyage au Danemark avec deux enfants (7 et 9 ans): parc d'attractions? English translation pending
Bonjour,
Nous partons samedi au Danemark et avions promis aux enfants une journée à Legoland. Mais, alors que fin aout, le parc ferme plus tôt (18h. au lieu de 21h.), les prix sont fixes toute la saison et ça nous revient à 140 euros pour 4 🏴☠️, sauf réservation on line que nous préférons éviter. Une amie y est allée il y a 2 ans, en juillet, et ils ont pu entrer gratuitement un jeudi après 17h. (le parc fermait à 21h.). Je ne trouve rien sur le site au sujet d'entrées gratuites après une certaine heure. Avez-vous une info à ce sujet ? Et sinon, y a t'il un autre parc d'attraction sympa, plus démocratique, histoire d'offrir une alternative à nos enfants (7 et 9 ans) ? Merci,
Claire
Nous partons samedi au Danemark et avions promis aux enfants une journée à Legoland. Mais, alors que fin aout, le parc ferme plus tôt (18h. au lieu de 21h.), les prix sont fixes toute la saison et ça nous revient à 140 euros pour 4 🏴☠️, sauf réservation on line que nous préférons éviter. Une amie y est allée il y a 2 ans, en juillet, et ils ont pu entrer gratuitement un jeudi après 17h. (le parc fermait à 21h.). Je ne trouve rien sur le site au sujet d'entrées gratuites après une certaine heure. Avez-vous une info à ce sujet ? Et sinon, y a t'il un autre parc d'attraction sympa, plus démocratique, histoire d'offrir une alternative à nos enfants (7 et 9 ans) ? Merci,
Claire
Tour en trois jours du parc Torres del Paine au Chili? English translation pending
Bonjour
Je souhaite faire le tour W du parc le 26/27/28 octobre 2009 en 3 jours seulement Avez vous des conseils pour le réaliser en si peu de temps (sens, gîtes...) Je suis impateint de recevoir vos conseils sanadav13
Je souhaite faire le tour W du parc le 26/27/28 octobre 2009 en 3 jours seulement Avez vous des conseils pour le réaliser en si peu de temps (sens, gîtes...) Je suis impateint de recevoir vos conseils sanadav13
Thaïlande: se loger près du parc de Prasat Khao Phra Wihan? English translation pending
bonjour à toutes et tous
Qui peut me dire où loger près de prasat khao phra wihan si vous avez une expérience personnelle je suis preneur
merci
Faire une excursion dans le parc Endau Rompin (Malaisie)? English translation pending
Bonjour à tous,
Départ prévu dans 12 jours pour KL, avec au programme un petit mois de sac à dos dans la péninsule malaise en famille (2 parents et 2 ados de 16 ans). Nous avions dans notre itinéraire d'aller au lac Cini, mais il semblerait que celui-ci ne soit plus accessible en raison de la rénovation d'un resort sur ses rives. Nous cherchons donc une solution de rechange dans cette région. Donc ma question : quelqu'un a-t-il fait une excursion dans le parc Endau Rompin, par exemple au départ de Mersing ?
Toute info utile et/ou pratique bienvenue.
Merci d'avance
Laurent
Départ prévu dans 12 jours pour KL, avec au programme un petit mois de sac à dos dans la péninsule malaise en famille (2 parents et 2 ados de 16 ans). Nous avions dans notre itinéraire d'aller au lac Cini, mais il semblerait que celui-ci ne soit plus accessible en raison de la rénovation d'un resort sur ses rives. Nous cherchons donc une solution de rechange dans cette région. Donc ma question : quelqu'un a-t-il fait une excursion dans le parc Endau Rompin, par exemple au départ de Mersing ?
Toute info utile et/ou pratique bienvenue.
Merci d'avance
Laurent
Photographies privées d'un mariage dans un parc thaïlandais à Bangkok English translation pending
Bonjour à Tous !
Je vous donne cette information un peu irréaliste mais c'est pure vérité .... Avant hier, je me suis marié, nous sommes donc aller faire les photos au King Park Nous avons payé l'entrée normale 20 baths par personnes sans problème Mais grosse surprise quand mon frère à commencer à faire les photos... Un des gardiens officiel rapplique avec son vélo et interpelle mes amis Thiais en leur disant que l'on avait pas le droit de faire des photos de mariage dans le parc sans payer 1000 bath .... Évidement, grandes discussion et attroupement des promeneurs thaïs qui apparemment étaient aussi surpris de cette exigence qui semblait être le règlement alors que aucun panneau n'indique ce fait ... Plusieurs gardiens interviennent une longue discussion entre Thais mais rien à faire les gardiens maintenaient leur position qui semblait être honnête (sous réserve hum....) Nous décidons donc sous les applaudissements des observateurs de refuser de payer et de quitter les lieux non pas pour ne pas payer mais pour montrer notre mécontentement car le parc est public le photographe n'était pas un professionnel (il est possible que les professionnels loués pour exécuter les photos soient obligés de payer une patente ce qui peut sembler normale! mais bon) Rassurez vous , nous avons trouvé 3 km plus loin un très joli parc et avons éxécuté de très belle photos ...Nous avons fait de très belles photos Peut être que quelqu'un sait si ce paiement est vraiment la règlementation ou tout simplement un racket car j'ai vraiment un doute .... Merci pour vos réponses
Je vous donne cette information un peu irréaliste mais c'est pure vérité .... Avant hier, je me suis marié, nous sommes donc aller faire les photos au King Park Nous avons payé l'entrée normale 20 baths par personnes sans problème Mais grosse surprise quand mon frère à commencer à faire les photos... Un des gardiens officiel rapplique avec son vélo et interpelle mes amis Thiais en leur disant que l'on avait pas le droit de faire des photos de mariage dans le parc sans payer 1000 bath .... Évidement, grandes discussion et attroupement des promeneurs thaïs qui apparemment étaient aussi surpris de cette exigence qui semblait être le règlement alors que aucun panneau n'indique ce fait ... Plusieurs gardiens interviennent une longue discussion entre Thais mais rien à faire les gardiens maintenaient leur position qui semblait être honnête (sous réserve hum....) Nous décidons donc sous les applaudissements des observateurs de refuser de payer et de quitter les lieux non pas pour ne pas payer mais pour montrer notre mécontentement car le parc est public le photographe n'était pas un professionnel (il est possible que les professionnels loués pour exécuter les photos soient obligés de payer une patente ce qui peut sembler normale! mais bon) Rassurez vous , nous avons trouvé 3 km plus loin un très joli parc et avons éxécuté de très belle photos ...Nous avons fait de très belles photos Peut être que quelqu'un sait si ce paiement est vraiment la règlementation ou tout simplement un racket car j'ai vraiment un doute .... Merci pour vos réponses
Camping "nature" dans un petit village du Parc national des Écrins? (France) English translation pending
Bonjour,
Nous allons durant durant 5 jours dans le Parc des Ecrins mi-juillet et nous recherchons un camping "nature" dans un petit village (pas trop bondé de touristes !) à partir duquel nous pourrions facilement randonner aux alentours (en rayonnante). Nous préférons être situé à l'ouest/sud-ouest du parc. Nous avons repéré Valjoufrey, la vallée du Valgaudémar, la vallée d'Orcières et Réallon, mais nous ne savons quelle endroit choisir pour établir notre campement ! Peut-être certain d'entre vous connaissent le coin et pourraient nous renseigner voir même nous conseiller un village ou un camping.
Merci d'avance !
Bien à vous.
Flo
Nous allons durant durant 5 jours dans le Parc des Ecrins mi-juillet et nous recherchons un camping "nature" dans un petit village (pas trop bondé de touristes !) à partir duquel nous pourrions facilement randonner aux alentours (en rayonnante). Nous préférons être situé à l'ouest/sud-ouest du parc. Nous avons repéré Valjoufrey, la vallée du Valgaudémar, la vallée d'Orcières et Réallon, mais nous ne savons quelle endroit choisir pour établir notre campement ! Peut-être certain d'entre vous connaissent le coin et pourraient nous renseigner voir même nous conseiller un village ou un camping.
Merci d'avance !
Bien à vous.
Flo
Hébergement à Arica et tour du parc national Lauca? (Chili) English translation pending
Bonjour
je recherche des informations pour un hébergement simple et correct pour 3 personnes à Arica (une ou deux nuit autour du 8 juillet), ainsi que sur les tours organisés pour visiter le Parc Lauca (2/3 jours), avec si possible retour sur Iquique?
merci d'avance
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:
Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.
Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.
La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san

Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!
Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.
A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!
Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉
Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…





« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!
Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.
Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!

En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"


Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …
Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.
- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"

Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.
Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san
Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…




« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!
En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"



Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"
Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Bons plans pour visiter le parc du Puy du Fou? (France) English translation pending
Bonjour à tous,
Recherche bons plans sur le parc du Puy du Fou (logements pas trop chers aux alentours). Quelles sont les attractions à faire en priorité? Je compte m'y rendre du 9 au 11 aout 2009 inclus. Est ce que deux à trois jours suffisent pour en faire le tour?
Merci pour vos réponses.
Sandroli.
Recherche bons plans sur le parc du Puy du Fou (logements pas trop chers aux alentours). Quelles sont les attractions à faire en priorité? Je compte m'y rendre du 9 au 11 aout 2009 inclus. Est ce que deux à trois jours suffisent pour en faire le tour?
Merci pour vos réponses.
Sandroli.
Randonnée de six/sept jours dans le parc des Écrins English translation pending
Bonjour,
on aimerait faire une randonnée dans les Ecrins mais de maximum 7 jours. On a trouvé le GR54 de 10/12 jours (trop long), une randonnée dans la vallée de Valgaudemar (un peu tristounet une vallée et puis ça se fait en 3/4 jours) mais on a du mal à se faire un parcours personnalisé d'une semaine.
Quelqu'un aurait des idées ? Ce serait pour début juillet. Il faudrait pouvoir mélanger des parcours mais c'est assez chaud.
Merci ! Maxime
Quelqu'un aurait des idées ? Ce serait pour début juillet. Il faudrait pouvoir mélanger des parcours mais c'est assez chaud.
Merci ! Maxime
Voyage au Futuroscope (parc thématique) de Poitiers en camping-car English translation pending
bonjour a toutes et a tous qui peut me fournir des renseignements, , je vais visiter le futuroscope dans une dizaine de jour en camping car merci
Réserve Sabie Sands (parc Kruger, Afrique du Sud): qui connaît le nom français de cet oiseau? English translation pending
...le nom français de cet oiseau? (saddle billed stok in english)
Merci aux spécialistes
Mongolie: coût d'entrée au Parc National Altai Tavan Bogd? English translation pending
Salam ! Comme disent les Kirghizes..
Nous souhaitons passer la frontiere Chine/Mongolie, par la region de Bayan Olgi, au sud/ouest de la Mongolie. Sur cette zone se trouve le Parc National de "Altai Tavan Bodg". Quelqu'un sait-il si l'entree au parc est payante, et quel est son cout ? Nous avons entendu dire que l'acces au parc coutait 400dollars ?! Ca parait ouf !
Merci pour cette precieuse info, nous aimerions eviter de passer par Pekin pour regagner la Mongolie. Caro
Nous souhaitons passer la frontiere Chine/Mongolie, par la region de Bayan Olgi, au sud/ouest de la Mongolie. Sur cette zone se trouve le Parc National de "Altai Tavan Bodg". Quelqu'un sait-il si l'entree au parc est payante, et quel est son cout ? Nous avons entendu dire que l'acces au parc coutait 400dollars ?! Ca parait ouf !
Merci pour cette precieuse info, nous aimerions eviter de passer par Pekin pour regagner la Mongolie. Caro
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (2ème partie) English translation pending
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (2ème partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/v.f?post=2595664;#2595664 Lac Louise (suite)

Particularités du camping: il est plutôt grand, dans la forêt, plutôt cher (mais ce n’est pas une particularité ici où le niveau de vie est visiblement plus élevé que chez nous), une barrière électrifiée est sensée nous protéger de nos amis les nounours et nous devons payer 7$ par jour pour pouvoir faire du feu avec bois à volonté mais dans des barbecues de lilliputiens (donc qui consomment très peu). On les comprend, dans le pays le bois est une denrée rare. Et oui, le primitif cela coûte cher. Le camping n’en reste pas moins agréable, avec quand même peu de douches et l’habituel unique lavabo où gicle de l’eau partout (froide, bien sûr) pour faire la vaisselle. La contre partie de cette ultra primitive « vaisselle spot » est que c’est un endroit de grande convivialité où il est facile d’échanger en anglais ou en français sur tous les sujets. Si cela peut rassurer celui où celle qui sera désignée pour la corvée …
Comme d’hab, le lendemain fut l’occasion d’une très belle randonnée : Vallée of Paradise et Giant steps (20 kilomètres - dénivelé 385m).

Arrêt pique-nique près du lac !

Un glacier suspendu.
Valley of paradise...
....et les marches de Géant (Giant steps) qui portent bien leur nom!




Vu le titre, dans mon imagination j’y voyais plus de vahinés accueillantes sous une température moyenne supérieure, mais ce fut quand même un bon moment.

Quelques rencontres avec des marmottes!
Notre petit marcheur a commencé à avoir des douleurs aux pieds qui ont rendu le retour difficile pour lui et celui qui l’a porté … En chemin, nous nous sommes faits vertement sermonnés par un écureuil qui n'avait pas froid aux yeux et qui n'a pas apprécié notre présence. Nous avions peut être écrasé une pomme de pain. Petit mais très loquace, il montait sur les troncs au niveau de nos têtes pour nous dire sa façon de penser par des cris étonnamment forts vu sa petitesse. (plus tard dans le camping de Jasper, nous serons aussi témoins d'une attaque en bonne et due forme sur un chien de bonne taille. Le petit écureuil a alerté tout le camping et abien signifié au quadrupède qu'ICI, c'était SON territoire! On parle des oies du Capitol, mais que dit-on des écureuils canadiens????

La randonnée au lac Moraine fut, le jour suivant, l'occasion d'une expérience nouvelle. Le lac Moraine est d’une grande beauté avec ses eaux bleues laiteuses dues à l’alimentation par les eaux des glaciers gorgées de « poudre » de roches laminées par les tonnes de glaces rampantes, et ce, même sans soleil, ce qui fut notre cas.


Attirés par une petite colline avancée sur le lac permettant un point de vue imprenable, nous (heu pas tous !) décidons de passer par un raccourci. De gros troncs d’arbres, flottants sur l’eau, permettent de rejoindre notre point haut. Un pied pour s’assurer que cela flotte bien, puis deux – no problemo, c’est du costaud. Je progresse donc de tronc en tronc d’un pas leste et léger. Soudain, un gros tronc joueur se cabre, puis celui d’à côté. Arghhhh ! Après un combat d’équilibriste périlleux je capitule et m’enfonce tout droit dans l’eau jusqu’à la taille. L’appareil photo est immergé quelques secondes ! Le pire fut le regard de tous ceux qui attendaient la fin de l’exercice avec une pointe d’amusement à peine dissimulée – et pour cause : sorti des eaux, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à tenter l’expérience qui se soldait à 80 % par une baignade… Du coup les imprudents avaient leur public. Raisonnablement étanche le Canon 350D, mais pas l’objectif. Une fois séché, il reste quelques traces sur les lentilles mais le reste fonctionne. Ouf !
La piètre prestation! Les paparazzis étaient sur place😉
Bien entendu, vu la prestation lamentable mais jugée courageuse de leur père, Lucas et Robin, bien plus malins et moins lourds, ont tenté la traversée. Plouf et replouf ! Quand même, il y a une justice !

Une fois changés et atteint notre point d’observation privilégié à pied sec, nous mesurons la beauté de ce lac dont la couleur semble tout simplement artificielle. « Allez on regarde trois chutes sur les rondins et on rentre …» La rando du jour, du coup, elle aussi est tombée à l’eau !

Nous passerons cependant au lac Louise, malgré le ciel menaçant, et nous décidons d’aller voir la vue du haut de la tour « fairview ». Ce n’est que 2 kilomètres aller-retour, mais par contre c’est raide ! Du coup, malgré toute la population qui peuple les bords du lac, nous n’y verrons personne.




Les nuits sont froides (zéro degré annoncé par le ranger à l’entrée) et du coup, faisant la grève de l’arnaque au barbecue, il n’est pas question de s’attarder le soir.

Pour le quinzième jour de notre périple, nous décidons de faire quelque chose de neuf : un trek en montagne (rien à voir avec une balade essaie-t-on d’expliquer)… Certains d’entre- nous suggèrent de dormir directement avec les chaussures à crampons, cela permettrait de gagner du temps le matin. La popularité de cette nouvelle expédition grandit en arrivant dans la vallée de Yoho.

Petit passage bien sympa à Natural Bridge,



puis nous entamons le tour du lac émeraude (5, 2 kilomètres dans sa totalité)
et enchaînons vers le bassin Emeraude (Emerald basin), L’endroit est sublime et l’aller retour du parcours prévu dépasse à peine les 9 kilomètres (9, 2 km - 225m de dénivelé). Une bagatelle !
Cherchez les enfants dans la photo😉
Arrivés à notre point haut, alors que nous sommes dispersés à chercher des sortes de pépites métalliques qui ressemblent à de l’or, Robin, resté tout seul, devient introuvable, malgré nos hurlements à réveiller toutes les marmottes du coin. Nous finissons par l’apercevoir entre deux gros rochers, recroquevillé de peur. D’après lui, un Mountain Lion (cougar), dont la présence effective fut signalée en début de parcours, lui aurait fait les gros yeux au sortir de la forêt. Il n’aurait pas été à son goût et aurait tourné les patounes. Une glace fut revendiquée pour cela, mais sans preuve photographique ni morsure, l’animal ne fut pas validé. C’est la dure loi des montagnes !
Voici une trace qui pourrait corroborer la version de Robin!
Le retour au camping de Lake Louise s’effectue par la visite des chutes Takakkaw, qui, pour une fois, se voient de loin et ne nécessitent que quelques minutes de marche pour les atteindre. Tel un pulvérisateur géant, il est idéal d’aller près de son point d’aboutissement si on souhaite prendre une douche d’embruns.



Petite rencontre sur le bord de route!

Au petit matin suivant, nous quittons notre camping du lac Louise sans trop de regrets excepté pour la vue agréable au milieu des monts couronnés de glace, pour prendre la route des glaciers.

Le chemin n’est pas long mais les points de vue sont à couper le souffle de beauté, surtout sous un magnifique soleil. La succession de lacs de glaciers d’un bleu intense sur fond d’une multitude de glaciers ne peut normalement pas laisser indifférent. A voir absolument.
Bow Lake.

Le lac Peyto





Nous montons au glacier Athabasca au travers d’un défilé de sommets pointus et neigeux. L’arrivée n’a pas besoin d’être signalée. A près de 2000 mètres d’altitude, l’immense langue de glace est à quelques centaines de mètres de la route, en pense assez douce.

En fait ce n’est qu’une émanation d’un champ de glace de 300 Km² (Columbia icefield) qui comprend pas moins de huit glaciers majeurs et qui s’étend sur tout un groupe de sommets. Sa visite est programmée pour le lendemain.

Le camping choisi (le Wilcox creek campground) est du style primitif – ce qui a une signification particulière dans cette contrée ou visiblement un sou est un sou. Le notre avait des sanitaires minimalistes, mais était équipé d’un corbeau dont le doux coassement a ponctué chaque minute de notre séjour. Douce nature. Heureusement, le camping était équipé aussi d’une radio, celle de nos voisins, qui nous a permis de garder un pied dans la civilisation (même si lui se croyait seul au monde – quel imagination !). Un coup de cœur. Pour fêter tout cela, nous avons goûté un petit vin californien (heu, pas tous quand même) réchauffé par une flambée, à 9 $ cette fois, sous les étoiles. Prendre un peu d’antigel est accessoirement utile pour affronter le froid de la nuit. Mais en fait, avec un air sec et un bon duvet, tout cela se supporte très bien.

Équipés de polaires, de lunettes et d’un bon anorak nous partons le lendemain matin pour affronter le glacier. Un peu inquiets sur les risques liés à ce genre d’endroit, nous avons opté pour un guide et le groupe de plus d’une vingtaine de personnes qui allait avec. Il nous prête bonnets et gants. Vu la chaleur qu’il faisait (entre 15 et 20°) nous hésitons. Petite déception d’entrée de jeu, il annonce fièrement qu’avec l’état de la glace qui fond, la surface est très rugueuse et qu’il ne sera pas nécessaire de prendre des crampons.

Marcher sur la glace dans ces conditions estivales n’est effectivement pas bien compliqué. Il faut quand même faire attention aux crevasses et aux moulins (trous dans la glace) qui d’après notre guide (qui parle français) sont mortels. On les voit bien quand même. L’eau coule partout en petites rivière et permet de voir une belle glace bien bleue gorgée de bulles.

Côté température, l’arrivée sur le glacier nous frigorifie littéralement. Le vent venu des hauteurs et le rayonnement froid du sol nous oblige à mettre gants et bonnets qui nous semblaient si accessoires. Bon ok, la visite (environ deux heures) et le guide furent sympas, marcher sur la glace est toujours un plaisir, mais le coût carrément prohibitif de l’opération (pour 5 de l’ordre de 120€) est en décalage avec le service et à priori le danger (mais nous ne sommes pas spécialistes). Nous avons croisé bon nombre de personnes sans guide, ce qui est tout à fait autorisé, qui finalement en ont vu autant que nous …
Nous reprenons la route pour Jasper dans la foulée. En chemin, nous croisons un groupe de voitures sur les bas-côtés. Pas besoin d’un dessin, cela nous est maintenant familier. C’est un arrêt Ours. Une maman et deux oursons. Oooh ! Comme c’est mignon ! Bon, on y va.


Seulement voilà, le dernier sorti de la voiture a eu la bonne idée de fermer la voiture à partir du bouton intérieur et en claquant la porte, les clés à l’intérieur – LE grand classique des après-midi réussis. Enfermés dehors, équipés au plus d’un appareil photo, tous les papiers, téléphones et autres équipements nous attendent sagement à quelques centimètres de nous. (et comme cela n’était pas suffisant, Lucas est sorti nu-pieds, tant qu’à faire !) A soixante kilomètres du premier village, en plein zénith au milieu des ours, l’ambiance est à la fête. Pas de panique, avec toutes les voitures présentes pour les fauves, je demande de l’aide à plusieurs personnes. Visiblement mon anglais n’est pas au point. Pourtant, quand j’achète du bois le soir pour une flambée tout le monde me comprend … ce sera une énigme. Une famille Polonaise, en vacances, qui parle le même anglais que nous finit par nous écouter. Plutôt débrouillard, l’homme dévisse l’antenne radio et s’en sert pour « crocheter » la serrure. Echec car c’est trop rigide. Heureusement, un policier en patrouille, intrigué par des rodeurs sur une voiture, s’arrête à notre hauteur. « - Oups ! Mes pauvres, remplacer une clé est extrêmement cher et long. Quand à faire venir un garagiste, vu la distance n’y pensez même pas. » Rassurant … « Pouvez-vous nous aider ? Moi ? Non, je ne peux rien faire pour vous ! » Nouvel espoir, une voiture s’arrête à notre niveau. Enfin quelqu’un de compréhensif. Le dialogue fut bref mais efficace « Où sont les ours ? Heu, nous sommes enfermés hors de notre véhicule – Je comprends, dur dur, mais où sont les ours ?»

Le sauvetage! Notre polonais, fidèle, entre-temps, est parti à un hôtel à quelques kilomètres de là et revient avec un cintre en fil de fer qu’il déplie. Le temps de tâtonner et il parvient à actionner le bouton de la vitre avant. Ouf ! Nous respirons. Un immense merci à toute cette famille formidable qui nous a aidés pendant deux bonnes heures sous le soleil, sans se lasser, pour trouver la solution, avec le sourire qui plus est (et tout cela avec toute la famille venant de Pologne pour les voir, et un bébé au sein !!!!) Merci les ours ! Personnellement je ne les voyais pas si nuisibles.

Nous reprenons le volant pour Jasper. Nous ferons un bel arrêt aux chutes Athabasca.




Jasper
Jasper est une belle ville, très accueillante, à commencer par tous les animaux qui gambadent dans les forêts environnantes et les faubourgs.


On trouve de tout ici à commencer par plein de touristes. Si ça se trouve, c’est lié… Le camping Wapiti – comme d’hab n’est pas donné, avec son bois en sus (on s’habitue), mais bien rendu. Il est très agréable, dans la forêt avec de grands emplacements et des sanitaires très biens et pas trop loin. On va se plaire ! L’entrée du camping est peuplée de wapitis (uniquement des mamans avec leurs petits) et de photographes accrochés à leurs sabots. N’y résistant pas, Grisemote s’approche d’aussi près que les autres d’une tendre mère lascivement en train de brouter. Pas si paisible que cela, la bébête en question commença à la regarder de travers, puis fonça la tête en avant. Si une charge peut être héroïque, la retraite de ceux qui la subisse l’est forcement moins. Piteusement cachée derrière un arbre, il fallut à Grisemote quelques minutes pour se remettre de sa surprise, avec dans la tête une question : « pourquoi moi alors que les autres photographes s’en tire plutôt bien … ? ». Peut être la french touch !
Juste avant l'assaut!
Pour nous remettre de toutes ces aventures, nous décidons de nous faire un petit restau en ville. Bigre, là aussi, on s’aperçoit que le coût de la vie est assez élevé. Nous optons pour une pizzeria conseillée par « le guide du routard ». Nous repartons avec une bonne addition et un ventre mi plein. On aurait préféré le contraire.


Lac Maligne
Après une douce nuit au camping, nous repartons le lendemain frais et dispos pour le lac Maligne. Nous nous arrêtons d’abord près du canyon Maligne qui nous retiendra un bon moment.



La route pour parvenir au lac est magnifique, entourée des pans de roches abrupts. Nous passons à côté du lac Medecine dont la caractéristique est de se vider à partir d’aout à cause d’un siphon souterrain qui transfert l’eau en aval. Cette caractéristique mystérieuse du lac lui a valu une réputation sulfureuse par les indiens (et certainement les premiers trappeurs) qui y voyaient un phénomène surnaturel.

Le lac Maligne est une magnifique étendue d’eau au milieu de pics rocheux aux crêtes enneigées, célèbre pour une vue d’une de ses îles, spirit island (que nous n’atteindrons pas). Il se visite soit en vedette de tourisme, soit en canoë.


Nous prenons le contrat offensif en louant deux coques de noix à rames. Le carnet de route disait : journée en canoë. C’est vrai qu’après les longues randonnées, rien de mieux pour se détendre qu’une journée de canoë endiablée. Le plafond nuageux bas et une sorte de lassitude nous dicta de revoir nos prétentions à deux heures de location. Nous partons donc guillerets, la rame légère au milieu de cette beauté un poil glacée.

Un des deux équipages (auquel je ne participais pas ainsi que les deux plus jeunes), dyslexique de la rame, a du mal à marcher droit, ce qui s’accompagne généralement d’une ambiance chaleureuse autant qu’amicale. Nous passons la première heure en extase devant ce magnifique spectacle qui défile devant nos yeux, troublé de temps en temps par les vagues des vedettes à moteur. Nous contournons un premier jeu d’îles entre des troncs qui flottent et entamons notre retour lorsqu’un grain bien nourri déboule sur le lac pour nous rafraichir.

Certes, la lumière entre les nuances de gris sur fond de montagnes ravit l’œil des photographes et la pluie ne fut pas vraiment forte, mais le vent contraire est une véritable plaie.

Dès que l’on s’arrête de ramer, on fait marche arrière. Après une heure de lutte acharnée pour rejoindre notre point de départ à peu près dans les temps, nous arrivons épuisés. Mouais, deux heures, c’était bien … d’autant qu’ici le temps change très vite.
Dall's sheep
De retour au camping, des coups de feu nous accueillent. Nous saurons le lendemain que c’était pour effrayer 4 ours qui souhaitaient un emplacement au milieu des tentes…
Mont Edith Cavell

D’abord la route pour y parvenir est magnifique. Elle est sinueuse et permet quelques belles vues sur la vallée et les lacs couleur émeraude. Ensuite, le site est un gigantesque cirque de falaises avec un glacier suspendu en forme de colombe les ailes déployées, le glacier Angel (bon, il faut quand même avoir un peu d’imagination, certains pessimistes y verrons peut être un corbeau albinos).


Le lac au centre est comme d’habitude dans le coin de cette couleur bleue délavée si particulière, dans lequel une langue de glacier vient baigner.

Une petite pluie froide et pénétrante vient troubler la randonnée (de quelques petits kilomètres). Même si la météo n’était pas clémente, c’est vraiment un très bel endroit à ne pas rater (nous y retournerons même une seconde fois, le jour du départ vers le nord, pour profiter de la vue sous le soleil !)




Pour laisser une trace, nous construisons des chortens, comme certains prédécesseurs, sûrs que cette trace passera les siècles.

Avec environ 120 kilomètres de randos dans les pattes en moins de 15 jours, un peu de voiture s'impose, alors en route pour l’Alaska!
Pour retourner à la première partie:http://voyageforum.com/...ost=2595664;#2595664 Pour accéder à la troisième partie: http://voyageforum.com/...ost=2642578;#2642578
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/v.f?post=2595664;#2595664 Lac Louise (suite)

Particularités du camping: il est plutôt grand, dans la forêt, plutôt cher (mais ce n’est pas une particularité ici où le niveau de vie est visiblement plus élevé que chez nous), une barrière électrifiée est sensée nous protéger de nos amis les nounours et nous devons payer 7$ par jour pour pouvoir faire du feu avec bois à volonté mais dans des barbecues de lilliputiens (donc qui consomment très peu). On les comprend, dans le pays le bois est une denrée rare. Et oui, le primitif cela coûte cher. Le camping n’en reste pas moins agréable, avec quand même peu de douches et l’habituel unique lavabo où gicle de l’eau partout (froide, bien sûr) pour faire la vaisselle. La contre partie de cette ultra primitive « vaisselle spot » est que c’est un endroit de grande convivialité où il est facile d’échanger en anglais ou en français sur tous les sujets. Si cela peut rassurer celui où celle qui sera désignée pour la corvée …
Comme d’hab, le lendemain fut l’occasion d’une très belle randonnée : Vallée of Paradise et Giant steps (20 kilomètres - dénivelé 385m).

Arrêt pique-nique près du lac !
Un glacier suspendu.
Valley of paradise...
....et les marches de Géant (Giant steps) qui portent bien leur nom!




Vu le titre, dans mon imagination j’y voyais plus de vahinés accueillantes sous une température moyenne supérieure, mais ce fut quand même un bon moment.

Quelques rencontres avec des marmottes!Notre petit marcheur a commencé à avoir des douleurs aux pieds qui ont rendu le retour difficile pour lui et celui qui l’a porté … En chemin, nous nous sommes faits vertement sermonnés par un écureuil qui n'avait pas froid aux yeux et qui n'a pas apprécié notre présence. Nous avions peut être écrasé une pomme de pain. Petit mais très loquace, il montait sur les troncs au niveau de nos têtes pour nous dire sa façon de penser par des cris étonnamment forts vu sa petitesse. (plus tard dans le camping de Jasper, nous serons aussi témoins d'une attaque en bonne et due forme sur un chien de bonne taille. Le petit écureuil a alerté tout le camping et abien signifié au quadrupède qu'ICI, c'était SON territoire! On parle des oies du Capitol, mais que dit-on des écureuils canadiens????

La randonnée au lac Moraine fut, le jour suivant, l'occasion d'une expérience nouvelle. Le lac Moraine est d’une grande beauté avec ses eaux bleues laiteuses dues à l’alimentation par les eaux des glaciers gorgées de « poudre » de roches laminées par les tonnes de glaces rampantes, et ce, même sans soleil, ce qui fut notre cas.


Attirés par une petite colline avancée sur le lac permettant un point de vue imprenable, nous (heu pas tous !) décidons de passer par un raccourci. De gros troncs d’arbres, flottants sur l’eau, permettent de rejoindre notre point haut. Un pied pour s’assurer que cela flotte bien, puis deux – no problemo, c’est du costaud. Je progresse donc de tronc en tronc d’un pas leste et léger. Soudain, un gros tronc joueur se cabre, puis celui d’à côté. Arghhhh ! Après un combat d’équilibriste périlleux je capitule et m’enfonce tout droit dans l’eau jusqu’à la taille. L’appareil photo est immergé quelques secondes ! Le pire fut le regard de tous ceux qui attendaient la fin de l’exercice avec une pointe d’amusement à peine dissimulée – et pour cause : sorti des eaux, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à tenter l’expérience qui se soldait à 80 % par une baignade… Du coup les imprudents avaient leur public. Raisonnablement étanche le Canon 350D, mais pas l’objectif. Une fois séché, il reste quelques traces sur les lentilles mais le reste fonctionne. Ouf !
La piètre prestation! Les paparazzis étaient sur place😉Bien entendu, vu la prestation lamentable mais jugée courageuse de leur père, Lucas et Robin, bien plus malins et moins lourds, ont tenté la traversée. Plouf et replouf ! Quand même, il y a une justice !

Une fois changés et atteint notre point d’observation privilégié à pied sec, nous mesurons la beauté de ce lac dont la couleur semble tout simplement artificielle. « Allez on regarde trois chutes sur les rondins et on rentre …» La rando du jour, du coup, elle aussi est tombée à l’eau !

Nous passerons cependant au lac Louise, malgré le ciel menaçant, et nous décidons d’aller voir la vue du haut de la tour « fairview ». Ce n’est que 2 kilomètres aller-retour, mais par contre c’est raide ! Du coup, malgré toute la population qui peuple les bords du lac, nous n’y verrons personne.




Les nuits sont froides (zéro degré annoncé par le ranger à l’entrée) et du coup, faisant la grève de l’arnaque au barbecue, il n’est pas question de s’attarder le soir.

Pour le quinzième jour de notre périple, nous décidons de faire quelque chose de neuf : un trek en montagne (rien à voir avec une balade essaie-t-on d’expliquer)… Certains d’entre- nous suggèrent de dormir directement avec les chaussures à crampons, cela permettrait de gagner du temps le matin. La popularité de cette nouvelle expédition grandit en arrivant dans la vallée de Yoho.

Petit passage bien sympa à Natural Bridge,



puis nous entamons le tour du lac émeraude (5, 2 kilomètres dans sa totalité)

et enchaînons vers le bassin Emeraude (Emerald basin), L’endroit est sublime et l’aller retour du parcours prévu dépasse à peine les 9 kilomètres (9, 2 km - 225m de dénivelé). Une bagatelle !
Cherchez les enfants dans la photo😉Arrivés à notre point haut, alors que nous sommes dispersés à chercher des sortes de pépites métalliques qui ressemblent à de l’or, Robin, resté tout seul, devient introuvable, malgré nos hurlements à réveiller toutes les marmottes du coin. Nous finissons par l’apercevoir entre deux gros rochers, recroquevillé de peur. D’après lui, un Mountain Lion (cougar), dont la présence effective fut signalée en début de parcours, lui aurait fait les gros yeux au sortir de la forêt. Il n’aurait pas été à son goût et aurait tourné les patounes. Une glace fut revendiquée pour cela, mais sans preuve photographique ni morsure, l’animal ne fut pas validé. C’est la dure loi des montagnes !
Voici une trace qui pourrait corroborer la version de Robin!Le retour au camping de Lake Louise s’effectue par la visite des chutes Takakkaw, qui, pour une fois, se voient de loin et ne nécessitent que quelques minutes de marche pour les atteindre. Tel un pulvérisateur géant, il est idéal d’aller près de son point d’aboutissement si on souhaite prendre une douche d’embruns.



Petite rencontre sur le bord de route!
Au petit matin suivant, nous quittons notre camping du lac Louise sans trop de regrets excepté pour la vue agréable au milieu des monts couronnés de glace, pour prendre la route des glaciers.

Le chemin n’est pas long mais les points de vue sont à couper le souffle de beauté, surtout sous un magnifique soleil. La succession de lacs de glaciers d’un bleu intense sur fond d’une multitude de glaciers ne peut normalement pas laisser indifférent. A voir absolument.
Bow Lake.
Le lac Peyto




Nous montons au glacier Athabasca au travers d’un défilé de sommets pointus et neigeux. L’arrivée n’a pas besoin d’être signalée. A près de 2000 mètres d’altitude, l’immense langue de glace est à quelques centaines de mètres de la route, en pense assez douce.

En fait ce n’est qu’une émanation d’un champ de glace de 300 Km² (Columbia icefield) qui comprend pas moins de huit glaciers majeurs et qui s’étend sur tout un groupe de sommets. Sa visite est programmée pour le lendemain.

Le camping choisi (le Wilcox creek campground) est du style primitif – ce qui a une signification particulière dans cette contrée ou visiblement un sou est un sou. Le notre avait des sanitaires minimalistes, mais était équipé d’un corbeau dont le doux coassement a ponctué chaque minute de notre séjour. Douce nature. Heureusement, le camping était équipé aussi d’une radio, celle de nos voisins, qui nous a permis de garder un pied dans la civilisation (même si lui se croyait seul au monde – quel imagination !). Un coup de cœur. Pour fêter tout cela, nous avons goûté un petit vin californien (heu, pas tous quand même) réchauffé par une flambée, à 9 $ cette fois, sous les étoiles. Prendre un peu d’antigel est accessoirement utile pour affronter le froid de la nuit. Mais en fait, avec un air sec et un bon duvet, tout cela se supporte très bien.

Équipés de polaires, de lunettes et d’un bon anorak nous partons le lendemain matin pour affronter le glacier. Un peu inquiets sur les risques liés à ce genre d’endroit, nous avons opté pour un guide et le groupe de plus d’une vingtaine de personnes qui allait avec. Il nous prête bonnets et gants. Vu la chaleur qu’il faisait (entre 15 et 20°) nous hésitons. Petite déception d’entrée de jeu, il annonce fièrement qu’avec l’état de la glace qui fond, la surface est très rugueuse et qu’il ne sera pas nécessaire de prendre des crampons.

Marcher sur la glace dans ces conditions estivales n’est effectivement pas bien compliqué. Il faut quand même faire attention aux crevasses et aux moulins (trous dans la glace) qui d’après notre guide (qui parle français) sont mortels. On les voit bien quand même. L’eau coule partout en petites rivière et permet de voir une belle glace bien bleue gorgée de bulles.

Côté température, l’arrivée sur le glacier nous frigorifie littéralement. Le vent venu des hauteurs et le rayonnement froid du sol nous oblige à mettre gants et bonnets qui nous semblaient si accessoires. Bon ok, la visite (environ deux heures) et le guide furent sympas, marcher sur la glace est toujours un plaisir, mais le coût carrément prohibitif de l’opération (pour 5 de l’ordre de 120€) est en décalage avec le service et à priori le danger (mais nous ne sommes pas spécialistes). Nous avons croisé bon nombre de personnes sans guide, ce qui est tout à fait autorisé, qui finalement en ont vu autant que nous …
Nous reprenons la route pour Jasper dans la foulée. En chemin, nous croisons un groupe de voitures sur les bas-côtés. Pas besoin d’un dessin, cela nous est maintenant familier. C’est un arrêt Ours. Une maman et deux oursons. Oooh ! Comme c’est mignon ! Bon, on y va.


Seulement voilà, le dernier sorti de la voiture a eu la bonne idée de fermer la voiture à partir du bouton intérieur et en claquant la porte, les clés à l’intérieur – LE grand classique des après-midi réussis. Enfermés dehors, équipés au plus d’un appareil photo, tous les papiers, téléphones et autres équipements nous attendent sagement à quelques centimètres de nous. (et comme cela n’était pas suffisant, Lucas est sorti nu-pieds, tant qu’à faire !) A soixante kilomètres du premier village, en plein zénith au milieu des ours, l’ambiance est à la fête. Pas de panique, avec toutes les voitures présentes pour les fauves, je demande de l’aide à plusieurs personnes. Visiblement mon anglais n’est pas au point. Pourtant, quand j’achète du bois le soir pour une flambée tout le monde me comprend … ce sera une énigme. Une famille Polonaise, en vacances, qui parle le même anglais que nous finit par nous écouter. Plutôt débrouillard, l’homme dévisse l’antenne radio et s’en sert pour « crocheter » la serrure. Echec car c’est trop rigide. Heureusement, un policier en patrouille, intrigué par des rodeurs sur une voiture, s’arrête à notre hauteur. « - Oups ! Mes pauvres, remplacer une clé est extrêmement cher et long. Quand à faire venir un garagiste, vu la distance n’y pensez même pas. » Rassurant … « Pouvez-vous nous aider ? Moi ? Non, je ne peux rien faire pour vous ! » Nouvel espoir, une voiture s’arrête à notre niveau. Enfin quelqu’un de compréhensif. Le dialogue fut bref mais efficace « Où sont les ours ? Heu, nous sommes enfermés hors de notre véhicule – Je comprends, dur dur, mais où sont les ours ?»

Le sauvetage! Notre polonais, fidèle, entre-temps, est parti à un hôtel à quelques kilomètres de là et revient avec un cintre en fil de fer qu’il déplie. Le temps de tâtonner et il parvient à actionner le bouton de la vitre avant. Ouf ! Nous respirons. Un immense merci à toute cette famille formidable qui nous a aidés pendant deux bonnes heures sous le soleil, sans se lasser, pour trouver la solution, avec le sourire qui plus est (et tout cela avec toute la famille venant de Pologne pour les voir, et un bébé au sein !!!!) Merci les ours ! Personnellement je ne les voyais pas si nuisibles.

Nous reprenons le volant pour Jasper. Nous ferons un bel arrêt aux chutes Athabasca.




Jasper
Jasper est une belle ville, très accueillante, à commencer par tous les animaux qui gambadent dans les forêts environnantes et les faubourgs.


On trouve de tout ici à commencer par plein de touristes. Si ça se trouve, c’est lié… Le camping Wapiti – comme d’hab n’est pas donné, avec son bois en sus (on s’habitue), mais bien rendu. Il est très agréable, dans la forêt avec de grands emplacements et des sanitaires très biens et pas trop loin. On va se plaire ! L’entrée du camping est peuplée de wapitis (uniquement des mamans avec leurs petits) et de photographes accrochés à leurs sabots. N’y résistant pas, Grisemote s’approche d’aussi près que les autres d’une tendre mère lascivement en train de brouter. Pas si paisible que cela, la bébête en question commença à la regarder de travers, puis fonça la tête en avant. Si une charge peut être héroïque, la retraite de ceux qui la subisse l’est forcement moins. Piteusement cachée derrière un arbre, il fallut à Grisemote quelques minutes pour se remettre de sa surprise, avec dans la tête une question : « pourquoi moi alors que les autres photographes s’en tire plutôt bien … ? ». Peut être la french touch !
Juste avant l'assaut!Pour nous remettre de toutes ces aventures, nous décidons de nous faire un petit restau en ville. Bigre, là aussi, on s’aperçoit que le coût de la vie est assez élevé. Nous optons pour une pizzeria conseillée par « le guide du routard ». Nous repartons avec une bonne addition et un ventre mi plein. On aurait préféré le contraire.


Lac Maligne
Après une douce nuit au camping, nous repartons le lendemain frais et dispos pour le lac Maligne. Nous nous arrêtons d’abord près du canyon Maligne qui nous retiendra un bon moment.



La route pour parvenir au lac est magnifique, entourée des pans de roches abrupts. Nous passons à côté du lac Medecine dont la caractéristique est de se vider à partir d’aout à cause d’un siphon souterrain qui transfert l’eau en aval. Cette caractéristique mystérieuse du lac lui a valu une réputation sulfureuse par les indiens (et certainement les premiers trappeurs) qui y voyaient un phénomène surnaturel.

Le lac Maligne est une magnifique étendue d’eau au milieu de pics rocheux aux crêtes enneigées, célèbre pour une vue d’une de ses îles, spirit island (que nous n’atteindrons pas). Il se visite soit en vedette de tourisme, soit en canoë.


Nous prenons le contrat offensif en louant deux coques de noix à rames. Le carnet de route disait : journée en canoë. C’est vrai qu’après les longues randonnées, rien de mieux pour se détendre qu’une journée de canoë endiablée. Le plafond nuageux bas et une sorte de lassitude nous dicta de revoir nos prétentions à deux heures de location. Nous partons donc guillerets, la rame légère au milieu de cette beauté un poil glacée.

Un des deux équipages (auquel je ne participais pas ainsi que les deux plus jeunes), dyslexique de la rame, a du mal à marcher droit, ce qui s’accompagne généralement d’une ambiance chaleureuse autant qu’amicale. Nous passons la première heure en extase devant ce magnifique spectacle qui défile devant nos yeux, troublé de temps en temps par les vagues des vedettes à moteur. Nous contournons un premier jeu d’îles entre des troncs qui flottent et entamons notre retour lorsqu’un grain bien nourri déboule sur le lac pour nous rafraichir.

Certes, la lumière entre les nuances de gris sur fond de montagnes ravit l’œil des photographes et la pluie ne fut pas vraiment forte, mais le vent contraire est une véritable plaie.

Dès que l’on s’arrête de ramer, on fait marche arrière. Après une heure de lutte acharnée pour rejoindre notre point de départ à peu près dans les temps, nous arrivons épuisés. Mouais, deux heures, c’était bien … d’autant qu’ici le temps change très vite.
Dall's sheepDe retour au camping, des coups de feu nous accueillent. Nous saurons le lendemain que c’était pour effrayer 4 ours qui souhaitaient un emplacement au milieu des tentes…
Mont Edith Cavell

D’abord la route pour y parvenir est magnifique. Elle est sinueuse et permet quelques belles vues sur la vallée et les lacs couleur émeraude. Ensuite, le site est un gigantesque cirque de falaises avec un glacier suspendu en forme de colombe les ailes déployées, le glacier Angel (bon, il faut quand même avoir un peu d’imagination, certains pessimistes y verrons peut être un corbeau albinos).


Le lac au centre est comme d’habitude dans le coin de cette couleur bleue délavée si particulière, dans lequel une langue de glacier vient baigner.

Une petite pluie froide et pénétrante vient troubler la randonnée (de quelques petits kilomètres). Même si la météo n’était pas clémente, c’est vraiment un très bel endroit à ne pas rater (nous y retournerons même une seconde fois, le jour du départ vers le nord, pour profiter de la vue sous le soleil !)




Pour laisser une trace, nous construisons des chortens, comme certains prédécesseurs, sûrs que cette trace passera les siècles.

Avec environ 120 kilomètres de randos dans les pattes en moins de 15 jours, un peu de voiture s'impose, alors en route pour l’Alaska!
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