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Voyage en janvier 2012 au Burkina Faso English translation pending
Bonjour , je voulais partir de Dakar pour aller en guinée -konakry mais il semble que ce n'est pas le moment car le danger est présent.Je connais bien le sénégal , le Mali et je voudrais visiter le Burkina-Fasso mais je n'ai aucune idée de l'intérét à visiter ce pays.Pouvez-vous m'en parler et me dire quels sont les endroits les plus intéressants (ville, réserves etc...)Avez-vous une idée de la durée du trajet et de sa difficulté entre Dakar et Ouagadougou , le nombre de Kilometres .Egalement me dire quelles sont les maladresses vis à vis des autochtones à ne pas commettre.Merci.Cordialement .gmarc.
Pamir: route M41 entre le Tadjikistan et Kirghizistan en 4x4? English translation pending
Quelqu'un a-t-il recement fait cette route?
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Quoi se mettre dans les pieds pour visiter la Thaïlande en juillet/août? English translation pending
Bonjour, nous nous posons des questions sur quoi se mettre dans les pieds pour visiter la Thailande en juillet/août???
Comme il risque d'y avoir de la pluie, il n'y a rien de pire que d'avoir les pieds trempés, mais des chaussures imperméables ça ne respire pas!
On va faire des randonnées (légères) au nord - Chiang mai, on veut visiter Bangkok, et après on se dirige vers koh samui (là, pas de questionnements, ça sera des sandales de plage!). et comme on y va en routard (sacs à dos) et qu'on ne pourra pas emporter plusieurs paires de chaussures...
Alors : Chaussures de marche imperméables ou non? Des conseil sur une marque en particulier?
Notre première virée en Thailande fait que nous nous posons bcp de questions... peut-être un peu trop même 🤪!
Merci à l'avance.
Alors : Chaussures de marche imperméables ou non? Des conseil sur une marque en particulier?
Notre première virée en Thailande fait que nous nous posons bcp de questions... peut-être un peu trop même 🤪!
Merci à l'avance.
Voyage en Floride-Louisiane et New York en novembre 2010 English translation pending
🙂Ce carnet est fait pour ceux qui partent prochainement en Floride et Louisiane (voyage effectué en novembre 2010) . Quelques conseils et impressions que j'aurai eu aimer avoir avant de partir sur les sites à visiter pour préparer et profiter au mieux de votre séjour dans cette partie des USA .
Voilà mon programme effectué sur place !!
Départ le samedi 6 novembre de Paris visite de la ville en fin d’après midi l Nuit à Miami Dimanche 7 novembreVisite de la ville de Miami ( le quartier art déco, Viscaya Museum) et route vers key Largo (1H)Nuit Key Largo Lundi 8 novembreroute vers Key West visite de la ville en vélo Nuit à Key West Mardi 9 novembre Visite de la Maison d’hemingway à Key West Route et visite des Everglades dans l'après midi Nuit à Homestead
Mercredi 10 novembre Visite des Everglades Route vers Fort Myers Nuit à Fort Myers Jeudi 11 novembre Visite de la propriété d’Edison puis route vers Orlando Nuit à Orlando Vendredi 12 novembreVisite dUniversal Studio + Match de basket NBANuit à Orlando Samedi 13 novembreVisiter de Sea World + spectacle Blue Man GroupNuit à Orlando Dimanche 14 novembreRoute vers Cap Canaveral et visite du centre spatial puis route vers Saint Augustine Nuit à St Augustine Lundi 15 novembreVisite de Saint Augustine puis route vers Panama City Nuit à Panama City Mardi 16 novembreRoute vers Baton Rouge en passant par Pensecola (Visite de la ville et du musée de l’aviation)Nuit à Baton Rouge Mercredi 17 novembre Visite de Baton Rouge puis route vers Natchez en passant par St Francisville et visite des plantations » Oaklay plantation Aubudon », « Rosedownn plantation », »Visite de NatchezNuit à Natchez Jeudi 18 novembreVisite de Natchez puis route vers Lafayette Nuit à Lafayette Vendredi 19 novembre Route vers Houma et bateau dans les bayous Nuit à Houma chez l’habitant Samedi 20 novembreRoute vers la Nouvelle Orleans et visite de la ville Nuit à Nouvelle Orleans Dimanche 21 novembreVisite de la Nouvelle Orleans et gospel Nuit à Nouvelle Orleans Lundi 22 novembre Visite des plantations aux alentours de la Nouvelle Orleans (Destrehan Plantation, Laura plantation et Oak Alley Plantation)Nuit à Nouvelle Orleans Mardi 23 novembre Départ en avion vers New York +match NBA au Madison square garden Mercredi 24 novembre visite de la ville + spectacle de Mamamia Jeudi 25 novembre Défilé de la Thanksgiving dans les rues de New York + spectacle Stromp Vendredi 26 novembre visite de la ville Samedi retour sur Paris
Billet d’avion par American Airline le billet d’avion Paris – Miami puis Nouvelle Orleans via Dallas – New York et enfin New York Paris m’a coûté 679 euros TTC Ce qui était cool c’est qu’au retour sur Paris l’avion était au 3 quart vide et hop!! 3 sièges pour ma pomme pour bien m’allonger !! 😛
Location de voiture avec Alamo Pas de problème avec ce loueur de voiture Prise en charge du véhicule à l’aéroport de Miami (prendre une navette gratuite depuis l’aérogare qui vous mènera dans un hall à proximité où tous les loueurs seront là pour vous attendre .On fait les papiers puis on vous donne un lieu de parking qui correspond à la gamme de voiture choisie et vous choisissez la voiture que vous voulez sur cette partie de parking( !!!) ( on avait réservé une Impala et il n’y en avait pas 😕) Sur la route, le voyant de contrôle de révision du véhicule s’est allumé 😠; on a été au premier Alamo venu (aéroport de Tallahasse) et ils nous ont changé le véhicule sans problème .(Sans même vérifier le problème!) Frais d’abandon en dehors de la Floride (aéroport de Nouvelle Orléans 300 dollars prélevés sur la carte )
Pour l’essence la galon coûte entre 2.60 et 2.80 dollars mais on a vu à 2.59 dollars (une fois !) Si vous allez à Key West en voiture, faites le plein à Homestead (ce sera sur votre chemin si vous venez de Miami) car beaucoup moins cher qu’a Key West .Vous pourrez faire l’aller retour sans problème et vous gagnerez au moins 20 à 30 cents le galon 😉
Attention Alamo ne fournit pas de carte de la Floride . Ayez en une à votre arrivée sur place !!
Hébergements Nous avons réservé la première nuit à Miami à l’hotel Red Roof juste à coté de l’aéroport (parking gratuit ) (les avions passent juste au dessus de l’hôtel pour atterrir mais figurez vous, on ne les entend pas , du moins pour les chambres du rez-de-chaussée) .petit déjeuner très simple.
Nous avons réservé les 3 dernières nuits à la Nouvelle Orléans ! Nuit du samedi au Super 8 (un peu excentré mais pas cher car c’était une nuit de samedi et les samedis mais aussi les vendredi les prix sont plus élevés) Puis 2 nuits à l’hôtel Conti (prix moitié moins chers que le samedi !) hôtel bien placé dans le quartier français mais chambres un peu sombre mais parking payant 28 dollars par jour.
Pour le reste nous avions pas réservé d’hébergement. Nous prenions les motels ou hôtels situés sur notre chemin Ne pas hésiter à prendre des coupons de réduction dans les boites situées partout. C’est bien utile et très efficaces notamment pour Orlando .Grâce à cela on a eu un super prix (samedi compris ) au Day Inn situé en face d’Universal Studio (parking gratuit et de plus on va en plus à pieds au parc donc économie de parking pour ce parc) pour 38 dollars (TTC) la nuit pour une chambre de 2 grands lit .Sans ces coupons on aurait payé beaucoup plus chers A Houma on a essayé une nuit chez l’habitant chez un francophone fort sympathique Leland et sally Crochet (301 Midland Dr Houma chambre à 70 dollars plus 20 dollars par personne supplémentaires dans cette même chambre petit déjeuner très copieux) .
Parkings en Floride Dans l’ensemble on n’a pas payé beaucoup de parking aux prix élevés (sauf Nouvelle Orleans où c’était la fin du voyage et on ne voulait plus s’embêter à faire des kilomètres pour trouver un endroit où poser notre véhicule pour économiser quelques dollars) car dans tous les motels les parkings sont gratuits . A Sea World (14 dollars le parking) A Miami on a trouvé sans trop de difficultés des places publics avec parc mètre (prévoir pièces de25 c ou éventuellement des billets de 1 dollar car certains parc mètres les acceptent ) Un peu partout dans les villes on trouve des places de parking avec parc mètre ! 😉
Pour Key West c'est très facile de trouver des emplacements de parking gratuits mais il faut s'éloigner un peu du centre et puis marcher ..mais comme c'est une jolie ville pas de problème !😉
Péages en Floride On a eu quelques péages (bien se mettre sur les files de droites pour passer par lesguichets) ce n’est pas cher (environ à chaque fois 1 dollar ou moins) sauf pour aller à Cape Canaveral en prenant l’autoroute depuis Orlando premier péage 75 Cents puis 1 kilometre plus loin un peu plus d’1 dollar et encore 2 kilomètres plus loin encore environ 1 dollar et ouf après c’est fini !!)
Impressions des visites et activités (Je commence d’abord par la Floride puis plus tard la Louisiane )
Parcs d’attractions et endroits à visiter en Floride
A Orlando on a fait que 2 parcs Sea World et Universal Studio
Sea World prix d’entrée environ 84 dollars (parking 14 dollars)
Ouverture 9 heures .arrivez à l’ouverture pour faire les manèges à sensation (2 principalement :Manta et Kraken, ce sont des montagnes russes).Pas de queue tôt le matin, mais attention ne prenez pas alors un déjeuner copieux sinon 😕….
Manta vous partez avec la tête presque à l’envers et vous êtes remués de partout et Kraken aussi mais sans départ avec la tête à l’envers !!!
En fin d’après midi à Manta ils annonçaient 40 minutes d’attente , en 25 minutes on est repassé.
A Kraken toujours en fin d’après midi pas d’attente du tout on l’a refait même 2 fois de suite sans attendre une seule seconde !!
Si vous voulez ressortir tout mouillé faites Jewels of the Sea Aquarium (A faire quand il fait beau et chaud pour sécher plus vite après sinon attraction très humide )
5 spectacles importants à différents horaires. le premier commence à10 heures Si vous programmez bien vos spectacles on peut tous les faire en une journée (entre les shows vous pouvez faire le reste (visite des aquariums et des réserves, déjeuner , etc..)
Dans l’ensemble il y a de la place partout dans les amphis , c’est grand , pas la peine de se pointer 25 minutes avant pour entrer voir le show, il y a toujours des places libres, tout le monde entre à l’intérieur mais attention pour certains shows ne pas arriver en retard car ils ferment les portes .
Le plus chouette c’est au Nautilus Theatre à ne pas rater (13H30-15H30) spectacle sans animaux (Une sorte de pièce theâtre !)mais avec un chouette décor et de beaux costumes pour les acteurs (histoire d'un pêcheur qui tombe à l'eau et qui fait connaissance avec les êtres de la mer avec une gentille et une méchante etc ...)
A Whale Dolphin Theater(10 H-11H30-13H30-15H) joli spectacle avec des dauphins et des dresseurs qui voltigent dans les airs !!
Seaport Theatre (10H45-12H15-13H45-15H15)sympathique spectacle avec des animaux qui courent partout sur la scène
Sea Lion et Otter stadium (10H45-12H15-13H45-16H45)-Spectacle avec des pirates avec des otaries et une grosse bêbete à la fin (dommage que l’on ne comprenait pas l’anglais)
Shamu Stadium (12H30-14H30-17H30)Un peu notre déception c’est celui avec les orques (bon il y a eu un accident mortel il y a 4 mois donc les dresseurs ne nagent plus avec ceux ci et restent à coté du bassin !)
Universal Studio prix d’entrée environ 87 dollars (parking je ne sais pas car hôtel à coté )
Ouverture à 9 heures mais c’était déjà ouvert quand on est arrivé à cette heure!!!
Prendre au départ un plan en français mais aussi en anglais car dans le français il n’y a pas les horaires de certaines attractions majeurs du parc (dans l’anglais oui !)
Dans la journée on peut faire aussi toutes les attractions en se débrouillant bien même si on quitte le parc à17 H30 (hé oui en fin de journée on est parti voir un match de basket NBA pour 19 heures)
Dans l’ensemble on n’a pas attendu longtemps avant chaque attraction (soit on passait direct soit entre 5 et 15 minutes) le plus long c’est dans l’après midi environ 25 –30 minutes pour la revanche de la Momie
On a beaucoup aimé les Simpsons (bon cela parle beaucoup en anglais mais bon ..)
Blues Brothers show spectacle dans la rue très animé mais un peu court (11H –12H15-14H15-15H30-16H45)
Certaines attractions sont à certaines heures (Terminators commence à 11 heure par exemple puis toutes les heures et demies)
Universal Orlando’s horror make up show (11H30 11H45 etc …)
Donc l’important c’est d’avoir les horaires de chaque show pour faire son programme de la journée !!
Bon juste devant l’entrée d’Universal Studio et Island’sAventure (l’autre parc d’attraction située à coté) il y a une partie gratuite (City Walk)avec des resto et boutiques pour s’y promener le soir ! J’étais voir le spectacle de Blue Man Group situé dans cette partie gratuite (plus de 80 dollars la place que j’ai achetée le jour même sans réservation au préalable ) Spectacle très étonnant que seuls les américains peuvent faire avec beaucoup d’humour (pas nécessaire de connaître l’anglais sauf à 2 ou 3 moments du spectacle ), 3 fantomas font tout et n’importe quoi sur scène (jouent en tapant sur des tuyaux , tapent sur des tonneaux avec de la peinture dessus (ce n’est pas tout le spectacle seulement au début et un bout au milieu)s’envoient des chamallows dans la bouche à plusieurs mètres de distance et vont dans la salle chercher des spectateurs pour les faire monter sur scène , etc . ) c’est vivant… beaucoup de jeux de lumière , de sons .A conseiller pour voir un spectacle hors du commun!!
Cape Canaveral (40 dollars ou 62 dollars selon l’option choisie à l'entrée seulement valable si vous connaissez bien l'anglais car c'est une visite guidée en anglais du site )Parking gratuit
Une déception 😕.On pensait voir au moins quelque chose de vrai de la base de lancement de la navette avec la navette ou du moins l'atelier de préparation.... ….. enfin quelque chose comme cela ….mais à part le pas de tir de lancement de la navette au loin ....…au loin.... mais au très.. très loin 😠(ne pas se fier à ma photo car j'ai un grand zoom et de plus je l'ai agrandi à l'ordinateur !) ce sont seulement des vieilles fusées exposées dans un jardin, des équipements utilisés du passé (combinaisons des astronautes , capsules , etc) dans un hall mais intéressant tout de même , des films retraçant l’épopée des premiers astronautes (d’ailleurs ils étaient bien courageux pour partir avec ce matériel !) que l’on peut observer dans différents bâtiments en prenant des navettes !
Le simulateur de décollage c’est nul (surtout si vous avez fait les parcs d’Orlando avant !).L’essayer seulement si vous n’avez rien d’autre à faire ou pour passer le temps sinon laisser tomber si vous voyez une longue attente !!! vous n’allez rien rater !!
Match de basket NBA à Orlando (20 dollars parking situé en face de l’entrée)
Je m’étais renseigné au préalable pour assister à un match de basket NBA et justement durant ces 3 soirs de notre présence à Orlando il y avait un match de basket NBA Orlando contre Toronto
J’ai acheté la place par internet environ 75 dollars mais il y a moins cher par Ticket-Masters (ne pas oublier de prendre l’option Will Call lors de l’achat en ligne puis c’est très facile pour récupérer votre place, vous cherchez la machine automatique Ticket-Masters à l’entrée de la salle vous passez votre carte bleue dans l’automate (celle avec laquelle vous avez acheté votre place donc ne pas l’oublier !) et hop votre place sort de la machine , c’est simple comme tout ! (pour mon match de New York le système de récupération de billet est différent !)
Ambiance garantie avec hymnes et pom-pom girls !! 😊
Parc des Everglades entrée 10 dollars la voiture valable plusieurs jours
Premier jour on est entré par Florida city pour y passer l’après midi
Plusieurs arrêts dans le parc mais le plus interessant c’est le premier celui Royal Palm avec un joli sentier pour voir nos premiers alligators endormis sur le bord des chemins puis de petits pontons pour observer la flore (bon ben ce n’est que de hautes herbes et quelques arbustes )et surtout la faune (alligators donc , tortues , poissons , oiseaus et rapaces !)
Puis en allant plus loin sur la route vers Flamingo on peut s’arrêter à différents points pour faire de courtes balades mais moins intéressantes que le premier arrêt(sauf une halte où on a observé un hibou sur une branche mais c’était peut être lui qui nous observait)
On n’a pas été jusqu’au bout de la route car il se faisait tard !
Le lendemain on est entré par Shark Valley
Plusieurs possibilité pour visiter cette partie de parc:
Soit par un petit train départ toutes les heures environ (là pas chance il venait juste de partir)
A pieds (c’est bien mais juste pour avoir un aperçu de la faune (alligators , oiseaux )et de la flore(arbustes et hautes herbes) à proximité du parking si on n’a pas le temps !)
A vélo c’est ce que l’on a pris pour aller jusqu’au au bout de la route (plus d’une vingtaine de kilomètres aller retour que sur du plat, un peu monotone vers la fin ;s'il y avait quelques kilomètres de moins cela aurait été mieux ! ) pour monter sur un point de vue bétonné en colimaçon pour voir ....une étendue de verdure plate et de hautes herbes et un point d'eau pour alligators .
Location du vélo 7dollars environ par heure il faut environ 2 heures… on en a mis 2H30 mais on a payé pour 2 heures ..ouf !!On commence par une très longue ligne droite et on revient par une route un peu plus sinueuse (observation d’ hautes herbes , d’alligators , d’oiseaux de tortues et de ….serpents ) .
A la fin on passait juste à coté des alligators endormis du moins.. sans y faire attention ..on s’y habitue Ils ne sont pas vaillants ceux là …mais bon …je ne leur caresserai tout de même pas leurs écailles !!!
Le long de la route pour se rendre à Shark Valley différentes compagnies pour faire du air boat dans les Everglades
On a choisi d’aller à Chokoloskee pour faire du air boat (40 dollars par personne sur un bateau de 6 places) mais attention je pense que le paysage est différent entre Shark valley et Chokoloskee Vers Shark Valley cela doit être dans les hautes herbes mais à Chokoloskee c’est dans les mangroves ( voir photo ci dessous c’est tout de même assez joli et sympathique aussi avec un petit passage dans les hautes herbes surtout quand on va à toute vitesse dans les lignes droites entre ces racines sortantes de l’eau …. )et pour observer , deviner quoi ? …. des alligators !
Le musée de l’aviation à Pensecola entrée gratuite (Une boite à l’entrée pour mettre un petit billet si vous voulez !)mais musée situé dans une base militaire donc contrôle de passeport à l’entrée de la base
Voilà une bonne surprise que ce musée !! Tout plein d’avions de différentes époques bien mise en valeur dans un grand hall, certains suspendus en l’air (On peut même admirer le premier hydravion a avoir traversé l'Atlantique !), d’autres facilement accessible pour admirer le cockpit alors si vous passez par là , n’hésitez pas à y faire un tour !!! 😉
Pensecola On n’y est pas resté longtemps moins d’une demie journée , moins charmante que Key West et Saint Augustine mais de jolies demeures sont tout de même à voir en ville !!
Le musée Edison à Fort Myers
Entrée 20 dollars pour le musée et la maison d'Edison sinon moins cher pour voir que le musée ...mais c’est dommage car la maison est très intéressante à visiter !
Musée très hétéroclyte avec en présentation toutes les inventions de monsieur Edison puis on traverse la rue pour voir sa belle propriété et celle de son ami Ford
Nos agréables surprises du voyage
Key West
🙂
Ville très charmant à faire à pieds ou en vélos ( conseil: louez un vélo c'est 10 dollars la journée)avec de jolies maisons .Le coucher de soleil pas terrible (c’est un coucher de soleil qui se couche sur une mer quoi 😐!!)mais beaucoup de monde avec des spectacles de rues , quelques bars sympas avec des musiciens qui jouent en live !
On a visité la charmante maison d’Hemingway (12 dollars ) et ses nombreux chats (Visite commentée en anglais ).
Saint Augustine
Ville aussi très charmante à faire à pied avec son vieux fort espagnol à visiter (6 dollars) avec d’anciennes demeures Ne pas hésiter à faire une halte ou un détour pour aller visiter cette belle bourgade !!
Prochainement la Louisiane!!😉
Voilà mon programme effectué sur place !!
Départ le samedi 6 novembre de Paris visite de la ville en fin d’après midi l Nuit à Miami Dimanche 7 novembreVisite de la ville de Miami ( le quartier art déco, Viscaya Museum) et route vers key Largo (1H)Nuit Key Largo Lundi 8 novembreroute vers Key West visite de la ville en vélo Nuit à Key West Mardi 9 novembre Visite de la Maison d’hemingway à Key West Route et visite des Everglades dans l'après midi Nuit à Homestead
Mercredi 10 novembre Visite des Everglades Route vers Fort Myers Nuit à Fort Myers Jeudi 11 novembre Visite de la propriété d’Edison puis route vers Orlando Nuit à Orlando Vendredi 12 novembreVisite dUniversal Studio + Match de basket NBANuit à Orlando Samedi 13 novembreVisiter de Sea World + spectacle Blue Man GroupNuit à Orlando Dimanche 14 novembreRoute vers Cap Canaveral et visite du centre spatial puis route vers Saint Augustine Nuit à St Augustine Lundi 15 novembreVisite de Saint Augustine puis route vers Panama City Nuit à Panama City Mardi 16 novembreRoute vers Baton Rouge en passant par Pensecola (Visite de la ville et du musée de l’aviation)Nuit à Baton Rouge Mercredi 17 novembre Visite de Baton Rouge puis route vers Natchez en passant par St Francisville et visite des plantations » Oaklay plantation Aubudon », « Rosedownn plantation », »Visite de NatchezNuit à Natchez Jeudi 18 novembreVisite de Natchez puis route vers Lafayette Nuit à Lafayette Vendredi 19 novembre Route vers Houma et bateau dans les bayous Nuit à Houma chez l’habitant Samedi 20 novembreRoute vers la Nouvelle Orleans et visite de la ville Nuit à Nouvelle Orleans Dimanche 21 novembreVisite de la Nouvelle Orleans et gospel Nuit à Nouvelle Orleans Lundi 22 novembre Visite des plantations aux alentours de la Nouvelle Orleans (Destrehan Plantation, Laura plantation et Oak Alley Plantation)Nuit à Nouvelle Orleans Mardi 23 novembre Départ en avion vers New York +match NBA au Madison square garden Mercredi 24 novembre visite de la ville + spectacle de Mamamia Jeudi 25 novembre Défilé de la Thanksgiving dans les rues de New York + spectacle Stromp Vendredi 26 novembre visite de la ville Samedi retour sur Paris
Billet d’avion par American Airline le billet d’avion Paris – Miami puis Nouvelle Orleans via Dallas – New York et enfin New York Paris m’a coûté 679 euros TTC Ce qui était cool c’est qu’au retour sur Paris l’avion était au 3 quart vide et hop!! 3 sièges pour ma pomme pour bien m’allonger !! 😛
Location de voiture avec Alamo Pas de problème avec ce loueur de voiture Prise en charge du véhicule à l’aéroport de Miami (prendre une navette gratuite depuis l’aérogare qui vous mènera dans un hall à proximité où tous les loueurs seront là pour vous attendre .On fait les papiers puis on vous donne un lieu de parking qui correspond à la gamme de voiture choisie et vous choisissez la voiture que vous voulez sur cette partie de parking( !!!) ( on avait réservé une Impala et il n’y en avait pas 😕) Sur la route, le voyant de contrôle de révision du véhicule s’est allumé 😠; on a été au premier Alamo venu (aéroport de Tallahasse) et ils nous ont changé le véhicule sans problème .(Sans même vérifier le problème!) Frais d’abandon en dehors de la Floride (aéroport de Nouvelle Orléans 300 dollars prélevés sur la carte )
Pour l’essence la galon coûte entre 2.60 et 2.80 dollars mais on a vu à 2.59 dollars (une fois !) Si vous allez à Key West en voiture, faites le plein à Homestead (ce sera sur votre chemin si vous venez de Miami) car beaucoup moins cher qu’a Key West .Vous pourrez faire l’aller retour sans problème et vous gagnerez au moins 20 à 30 cents le galon 😉
Attention Alamo ne fournit pas de carte de la Floride . Ayez en une à votre arrivée sur place !!
Hébergements Nous avons réservé la première nuit à Miami à l’hotel Red Roof juste à coté de l’aéroport (parking gratuit ) (les avions passent juste au dessus de l’hôtel pour atterrir mais figurez vous, on ne les entend pas , du moins pour les chambres du rez-de-chaussée) .petit déjeuner très simple.
Nous avons réservé les 3 dernières nuits à la Nouvelle Orléans ! Nuit du samedi au Super 8 (un peu excentré mais pas cher car c’était une nuit de samedi et les samedis mais aussi les vendredi les prix sont plus élevés) Puis 2 nuits à l’hôtel Conti (prix moitié moins chers que le samedi !) hôtel bien placé dans le quartier français mais chambres un peu sombre mais parking payant 28 dollars par jour.
Pour le reste nous avions pas réservé d’hébergement. Nous prenions les motels ou hôtels situés sur notre chemin Ne pas hésiter à prendre des coupons de réduction dans les boites situées partout. C’est bien utile et très efficaces notamment pour Orlando .Grâce à cela on a eu un super prix (samedi compris ) au Day Inn situé en face d’Universal Studio (parking gratuit et de plus on va en plus à pieds au parc donc économie de parking pour ce parc) pour 38 dollars (TTC) la nuit pour une chambre de 2 grands lit .Sans ces coupons on aurait payé beaucoup plus chers A Houma on a essayé une nuit chez l’habitant chez un francophone fort sympathique Leland et sally Crochet (301 Midland Dr Houma chambre à 70 dollars plus 20 dollars par personne supplémentaires dans cette même chambre petit déjeuner très copieux) .
Parkings en Floride Dans l’ensemble on n’a pas payé beaucoup de parking aux prix élevés (sauf Nouvelle Orleans où c’était la fin du voyage et on ne voulait plus s’embêter à faire des kilomètres pour trouver un endroit où poser notre véhicule pour économiser quelques dollars) car dans tous les motels les parkings sont gratuits . A Sea World (14 dollars le parking) A Miami on a trouvé sans trop de difficultés des places publics avec parc mètre (prévoir pièces de25 c ou éventuellement des billets de 1 dollar car certains parc mètres les acceptent ) Un peu partout dans les villes on trouve des places de parking avec parc mètre ! 😉
Pour Key West c'est très facile de trouver des emplacements de parking gratuits mais il faut s'éloigner un peu du centre et puis marcher ..mais comme c'est une jolie ville pas de problème !😉
Péages en Floride On a eu quelques péages (bien se mettre sur les files de droites pour passer par lesguichets) ce n’est pas cher (environ à chaque fois 1 dollar ou moins) sauf pour aller à Cape Canaveral en prenant l’autoroute depuis Orlando premier péage 75 Cents puis 1 kilometre plus loin un peu plus d’1 dollar et encore 2 kilomètres plus loin encore environ 1 dollar et ouf après c’est fini !!)
Impressions des visites et activités (Je commence d’abord par la Floride puis plus tard la Louisiane )
Parcs d’attractions et endroits à visiter en Floride
A Orlando on a fait que 2 parcs Sea World et Universal Studio
Sea World prix d’entrée environ 84 dollars (parking 14 dollars)
Ouverture 9 heures .arrivez à l’ouverture pour faire les manèges à sensation (2 principalement :Manta et Kraken, ce sont des montagnes russes).Pas de queue tôt le matin, mais attention ne prenez pas alors un déjeuner copieux sinon 😕….
Manta vous partez avec la tête presque à l’envers et vous êtes remués de partout et Kraken aussi mais sans départ avec la tête à l’envers !!!
En fin d’après midi à Manta ils annonçaient 40 minutes d’attente , en 25 minutes on est repassé.
A Kraken toujours en fin d’après midi pas d’attente du tout on l’a refait même 2 fois de suite sans attendre une seule seconde !!
Si vous voulez ressortir tout mouillé faites Jewels of the Sea Aquarium (A faire quand il fait beau et chaud pour sécher plus vite après sinon attraction très humide )
5 spectacles importants à différents horaires. le premier commence à10 heures Si vous programmez bien vos spectacles on peut tous les faire en une journée (entre les shows vous pouvez faire le reste (visite des aquariums et des réserves, déjeuner , etc..)
Dans l’ensemble il y a de la place partout dans les amphis , c’est grand , pas la peine de se pointer 25 minutes avant pour entrer voir le show, il y a toujours des places libres, tout le monde entre à l’intérieur mais attention pour certains shows ne pas arriver en retard car ils ferment les portes .
Le plus chouette c’est au Nautilus Theatre à ne pas rater (13H30-15H30) spectacle sans animaux (Une sorte de pièce theâtre !)mais avec un chouette décor et de beaux costumes pour les acteurs (histoire d'un pêcheur qui tombe à l'eau et qui fait connaissance avec les êtres de la mer avec une gentille et une méchante etc ...)
A Whale Dolphin Theater(10 H-11H30-13H30-15H) joli spectacle avec des dauphins et des dresseurs qui voltigent dans les airs !!
Seaport Theatre (10H45-12H15-13H45-15H15)sympathique spectacle avec des animaux qui courent partout sur la scène
Sea Lion et Otter stadium (10H45-12H15-13H45-16H45)-Spectacle avec des pirates avec des otaries et une grosse bêbete à la fin (dommage que l’on ne comprenait pas l’anglais)
Shamu Stadium (12H30-14H30-17H30)Un peu notre déception c’est celui avec les orques (bon il y a eu un accident mortel il y a 4 mois donc les dresseurs ne nagent plus avec ceux ci et restent à coté du bassin !)Universal Studio prix d’entrée environ 87 dollars (parking je ne sais pas car hôtel à coté )
Ouverture à 9 heures mais c’était déjà ouvert quand on est arrivé à cette heure!!!
Prendre au départ un plan en français mais aussi en anglais car dans le français il n’y a pas les horaires de certaines attractions majeurs du parc (dans l’anglais oui !)
Dans la journée on peut faire aussi toutes les attractions en se débrouillant bien même si on quitte le parc à17 H30 (hé oui en fin de journée on est parti voir un match de basket NBA pour 19 heures)
Dans l’ensemble on n’a pas attendu longtemps avant chaque attraction (soit on passait direct soit entre 5 et 15 minutes) le plus long c’est dans l’après midi environ 25 –30 minutes pour la revanche de la Momie
On a beaucoup aimé les Simpsons (bon cela parle beaucoup en anglais mais bon ..)
Blues Brothers show spectacle dans la rue très animé mais un peu court (11H –12H15-14H15-15H30-16H45)
Certaines attractions sont à certaines heures (Terminators commence à 11 heure par exemple puis toutes les heures et demies)
Universal Orlando’s horror make up show (11H30 11H45 etc …)
Donc l’important c’est d’avoir les horaires de chaque show pour faire son programme de la journée !!Bon juste devant l’entrée d’Universal Studio et Island’sAventure (l’autre parc d’attraction située à coté) il y a une partie gratuite (City Walk)avec des resto et boutiques pour s’y promener le soir ! J’étais voir le spectacle de Blue Man Group situé dans cette partie gratuite (plus de 80 dollars la place que j’ai achetée le jour même sans réservation au préalable ) Spectacle très étonnant que seuls les américains peuvent faire avec beaucoup d’humour (pas nécessaire de connaître l’anglais sauf à 2 ou 3 moments du spectacle ), 3 fantomas font tout et n’importe quoi sur scène (jouent en tapant sur des tuyaux , tapent sur des tonneaux avec de la peinture dessus (ce n’est pas tout le spectacle seulement au début et un bout au milieu)s’envoient des chamallows dans la bouche à plusieurs mètres de distance et vont dans la salle chercher des spectateurs pour les faire monter sur scène , etc . ) c’est vivant… beaucoup de jeux de lumière , de sons .A conseiller pour voir un spectacle hors du commun!!
Cape Canaveral (40 dollars ou 62 dollars selon l’option choisie à l'entrée seulement valable si vous connaissez bien l'anglais car c'est une visite guidée en anglais du site )Parking gratuit
Une déception 😕.On pensait voir au moins quelque chose de vrai de la base de lancement de la navette avec la navette ou du moins l'atelier de préparation.... ….. enfin quelque chose comme cela ….mais à part le pas de tir de lancement de la navette au loin ....…au loin.... mais au très.. très loin 😠(ne pas se fier à ma photo car j'ai un grand zoom et de plus je l'ai agrandi à l'ordinateur !) ce sont seulement des vieilles fusées exposées dans un jardin, des équipements utilisés du passé (combinaisons des astronautes , capsules , etc) dans un hall mais intéressant tout de même , des films retraçant l’épopée des premiers astronautes (d’ailleurs ils étaient bien courageux pour partir avec ce matériel !) que l’on peut observer dans différents bâtiments en prenant des navettes !
Le simulateur de décollage c’est nul (surtout si vous avez fait les parcs d’Orlando avant !).L’essayer seulement si vous n’avez rien d’autre à faire ou pour passer le temps sinon laisser tomber si vous voyez une longue attente !!! vous n’allez rien rater !!Match de basket NBA à Orlando (20 dollars parking situé en face de l’entrée)
Je m’étais renseigné au préalable pour assister à un match de basket NBA et justement durant ces 3 soirs de notre présence à Orlando il y avait un match de basket NBA Orlando contre Toronto
J’ai acheté la place par internet environ 75 dollars mais il y a moins cher par Ticket-Masters (ne pas oublier de prendre l’option Will Call lors de l’achat en ligne puis c’est très facile pour récupérer votre place, vous cherchez la machine automatique Ticket-Masters à l’entrée de la salle vous passez votre carte bleue dans l’automate (celle avec laquelle vous avez acheté votre place donc ne pas l’oublier !) et hop votre place sort de la machine , c’est simple comme tout ! (pour mon match de New York le système de récupération de billet est différent !)
Ambiance garantie avec hymnes et pom-pom girls !! 😊Parc des Everglades entrée 10 dollars la voiture valable plusieurs jours
Premier jour on est entré par Florida city pour y passer l’après midi
Plusieurs arrêts dans le parc mais le plus interessant c’est le premier celui Royal Palm avec un joli sentier pour voir nos premiers alligators endormis sur le bord des chemins puis de petits pontons pour observer la flore (bon ben ce n’est que de hautes herbes et quelques arbustes )et surtout la faune (alligators donc , tortues , poissons , oiseaus et rapaces !)
Puis en allant plus loin sur la route vers Flamingo on peut s’arrêter à différents points pour faire de courtes balades mais moins intéressantes que le premier arrêt(sauf une halte où on a observé un hibou sur une branche mais c’était peut être lui qui nous observait)
On n’a pas été jusqu’au bout de la route car il se faisait tard !
Le lendemain on est entré par Shark Valley
Plusieurs possibilité pour visiter cette partie de parc:
Soit par un petit train départ toutes les heures environ (là pas chance il venait juste de partir)
A pieds (c’est bien mais juste pour avoir un aperçu de la faune (alligators , oiseaux )et de la flore(arbustes et hautes herbes) à proximité du parking si on n’a pas le temps !)
A vélo c’est ce que l’on a pris pour aller jusqu’au au bout de la route (plus d’une vingtaine de kilomètres aller retour que sur du plat, un peu monotone vers la fin ;s'il y avait quelques kilomètres de moins cela aurait été mieux ! ) pour monter sur un point de vue bétonné en colimaçon pour voir ....une étendue de verdure plate et de hautes herbes et un point d'eau pour alligators .
Location du vélo 7dollars environ par heure il faut environ 2 heures… on en a mis 2H30 mais on a payé pour 2 heures ..ouf !!On commence par une très longue ligne droite et on revient par une route un peu plus sinueuse (observation d’ hautes herbes , d’alligators , d’oiseaux de tortues et de ….serpents ) .
A la fin on passait juste à coté des alligators endormis du moins.. sans y faire attention ..on s’y habitue Ils ne sont pas vaillants ceux là …mais bon …je ne leur caresserai tout de même pas leurs écailles !!!
Le long de la route pour se rendre à Shark Valley différentes compagnies pour faire du air boat dans les EvergladesOn a choisi d’aller à Chokoloskee pour faire du air boat (40 dollars par personne sur un bateau de 6 places) mais attention je pense que le paysage est différent entre Shark valley et Chokoloskee Vers Shark Valley cela doit être dans les hautes herbes mais à Chokoloskee c’est dans les mangroves ( voir photo ci dessous c’est tout de même assez joli et sympathique aussi avec un petit passage dans les hautes herbes surtout quand on va à toute vitesse dans les lignes droites entre ces racines sortantes de l’eau …. )et pour observer , deviner quoi ? …. des alligators !

Le musée de l’aviation à Pensecola entrée gratuite (Une boite à l’entrée pour mettre un petit billet si vous voulez !)mais musée situé dans une base militaire donc contrôle de passeport à l’entrée de la base
Voilà une bonne surprise que ce musée !! Tout plein d’avions de différentes époques bien mise en valeur dans un grand hall, certains suspendus en l’air (On peut même admirer le premier hydravion a avoir traversé l'Atlantique !), d’autres facilement accessible pour admirer le cockpit alors si vous passez par là , n’hésitez pas à y faire un tour !!! 😉
Pensecola On n’y est pas resté longtemps moins d’une demie journée , moins charmante que Key West et Saint Augustine mais de jolies demeures sont tout de même à voir en ville !!Le musée Edison à Fort Myers
Entrée 20 dollars pour le musée et la maison d'Edison sinon moins cher pour voir que le musée ...mais c’est dommage car la maison est très intéressante à visiter !
Musée très hétéroclyte avec en présentation toutes les inventions de monsieur Edison puis on traverse la rue pour voir sa belle propriété et celle de son ami FordNos agréables surprises du voyage
Key West
🙂
Ville très charmant à faire à pieds ou en vélos ( conseil: louez un vélo c'est 10 dollars la journée)avec de jolies maisons .Le coucher de soleil pas terrible (c’est un coucher de soleil qui se couche sur une mer quoi 😐!!)mais beaucoup de monde avec des spectacles de rues , quelques bars sympas avec des musiciens qui jouent en live !
On a visité la charmante maison d’Hemingway (12 dollars ) et ses nombreux chats (Visite commentée en anglais ).Saint Augustine
Ville aussi très charmante à faire à pied avec son vieux fort espagnol à visiter (6 dollars) avec d’anciennes demeures Ne pas hésiter à faire une halte ou un détour pour aller visiter cette belle bourgade !!Prochainement la Louisiane!!😉
Pensez-vous que le bath va augmenter avant la fin de l'année 2010? (août 2010: 1 euro = 40 baths) English translation pending
le bath est un niveau tres bas😠🏴☠️ pensez vous quil va augmentez dici la fin de lannee jcompte me rendre en thailande en fin danné....
En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
Pérou: vol/agression/arnaque et même pire(!): quelle situation en 2010? English translation pending
Bonjour,
Voilà nous sommes en train de préparer un voyage au Pérou pour Avril 2010, nous avons lu les posts demandant quelle était la sécurité au Pérou (datant de 2008), les réponses rassurantes de ceux qui y sont allés et qui disent que rien ne craint. Nous sommes allés juste pour nous faire un peu peur sur le site de l'ambassade (vous savez le diplomatie.gouv.gnagnagna). On a bien tout lu gentiment bon ok, il y a des vols faut faire gaffe mais ça se gère...
Hier soir on lit le Lonely (donc guide sérieux et plutôt écrit pour les baroudeurs (enfin je pense) maintes fois cités dans les réunions de voyageurs etc etc) et là on lit (de mémoire donc les propos ne sont pas juste pour chaque ville mais c'est la tendance, je pourrais à la demande réécrire les passages tels que lu): Pisco: bon c'est bien mais faites gaffe au port et au marché pour les vols, de nombreuses agressions violentes contre les touristes ont eu lieu dernièrement (cool) Ica: sympa mais faites quand même attention au bus il y a eu des détrousages et même des cas de VIOL (!!!), aggression sexuelles sur des touristes (sympa pour la copine) d'autant moins réprimés que ces aggressions en général ne sont pas vraiment "punies" au Pérou... (!!!!!!!!!!!!) Nazca: à la descente des bus faites attention à la cohue et les prises à parties violentes pour vous fourguer un hotel ou un tour opérator...
Attendez là c'est quoi cette ambiance dépeinte encore faire gaffe au vol etc etc ça, encore passe mais des cas de VIOL!! alors est ce quelqu'un peut m'expliquer car là je captes pas de trouver ça dans un lonely plutot orienté vers des gens qui ont l'habitude des risques du voyage (on va dire) et là le bouquin il est farci de phrase alarmante (quand c'est pas ça c'est les volcans 😄). On serait 2 potes à voyager ça irait mais avec la copine ça le fait moyen si elle est harcelée à chaque coin de rue... (je pense pas que ce soit le cas mais bon... c'est déjà arrivé au point d'être écrit dans un guide (!!))
Je pense, pour zapper une partie de ce genre de désagrément, louer une voiture (j'ai toujours loué une voiture là ou j'ai voyagé j'aime bien le challenge 🏴☠️ (i.e Mexique, Japon) avec à chaque fois les particularités locales (topes, code de la route inexistant pour l'un; conduite à gauche et panneaux incompréhensible pour l'autre). Et là je me dis "wha la panam quand même le must"...alors qu'en pensez vous?? (tout ça pour un tour des plus classique (Lima-Nazca-Tititcaca-Cuzco) j'ai lu les posts le déconseillant fortement mais je me dis quand même à la campagne...et ça permettrait d'être un peu plus indépendant et...incognito (bon après avoir décollé l'autocollant EUROPCAR bien sûr 😄😄😄)
Alors voilà je voulais une petite mise à jour pour 2010 des conditions de voyage au Pérou. Juste une dernière précision j'ai passé 3 semaines au Mexique (pas à Cancun hein, au Mexique) et jamais au grand jamais nous n'avons eu aucun pb même tard le soir etc etc...
Hier soir on lit le Lonely (donc guide sérieux et plutôt écrit pour les baroudeurs (enfin je pense) maintes fois cités dans les réunions de voyageurs etc etc) et là on lit (de mémoire donc les propos ne sont pas juste pour chaque ville mais c'est la tendance, je pourrais à la demande réécrire les passages tels que lu): Pisco: bon c'est bien mais faites gaffe au port et au marché pour les vols, de nombreuses agressions violentes contre les touristes ont eu lieu dernièrement (cool) Ica: sympa mais faites quand même attention au bus il y a eu des détrousages et même des cas de VIOL (!!!), aggression sexuelles sur des touristes (sympa pour la copine) d'autant moins réprimés que ces aggressions en général ne sont pas vraiment "punies" au Pérou... (!!!!!!!!!!!!) Nazca: à la descente des bus faites attention à la cohue et les prises à parties violentes pour vous fourguer un hotel ou un tour opérator...
Attendez là c'est quoi cette ambiance dépeinte encore faire gaffe au vol etc etc ça, encore passe mais des cas de VIOL!! alors est ce quelqu'un peut m'expliquer car là je captes pas de trouver ça dans un lonely plutot orienté vers des gens qui ont l'habitude des risques du voyage (on va dire) et là le bouquin il est farci de phrase alarmante (quand c'est pas ça c'est les volcans 😄). On serait 2 potes à voyager ça irait mais avec la copine ça le fait moyen si elle est harcelée à chaque coin de rue... (je pense pas que ce soit le cas mais bon... c'est déjà arrivé au point d'être écrit dans un guide (!!))
Je pense, pour zapper une partie de ce genre de désagrément, louer une voiture (j'ai toujours loué une voiture là ou j'ai voyagé j'aime bien le challenge 🏴☠️ (i.e Mexique, Japon) avec à chaque fois les particularités locales (topes, code de la route inexistant pour l'un; conduite à gauche et panneaux incompréhensible pour l'autre). Et là je me dis "wha la panam quand même le must"...alors qu'en pensez vous?? (tout ça pour un tour des plus classique (Lima-Nazca-Tititcaca-Cuzco) j'ai lu les posts le déconseillant fortement mais je me dis quand même à la campagne...et ça permettrait d'être un peu plus indépendant et...incognito (bon après avoir décollé l'autocollant EUROPCAR bien sûr 😄😄😄)
Alors voilà je voulais une petite mise à jour pour 2010 des conditions de voyage au Pérou. Juste une dernière précision j'ai passé 3 semaines au Mexique (pas à Cancun hein, au Mexique) et jamais au grand jamais nous n'avons eu aucun pb même tard le soir etc etc...
Vivre en Nouvelle Calédonie: mon expérience English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'arriver sur le forum. Je me suis inscrite pour faire partager mon expérience de vie sur le "Caillou".
Voilà déjà 2 ans que je suis arrivée ici par hasard, je devais y rester quelques mois...et finalement j'y suis encore.
C'est un pays magnifique et je serai ravi d'apporter des conseils à tous ceux qui souhaitent venir s'installer en Nouvelle Calédonie.
A bientôt!
Je viens d'arriver sur le forum. Je me suis inscrite pour faire partager mon expérience de vie sur le "Caillou".
Voilà déjà 2 ans que je suis arrivée ici par hasard, je devais y rester quelques mois...et finalement j'y suis encore.
C'est un pays magnifique et je serai ravi d'apporter des conseils à tous ceux qui souhaitent venir s'installer en Nouvelle Calédonie.
A bientôt!
Voyage au Vietnam avec deux enfants (7 et 10 ans) en mars 2010 English translation pending
Bonjour, je suis une mère de famille qui prévoit un séjour de 3 semaines au Vietnam avec ses 2 filles de 7 et 10 ans en mars 2010. Ayant déja visité ce pays avec des amis il y a plusieurs années, j'avais souvent utilisé les service de SINH café pour les transports- hébergements et excursions locales.
Je suis une adepte du Lonely Planet lors de la planification de mes voyages mais comme nous partons du Québec au Canada, environ 24 heures de vols plus un décalage horaire non négligeable, et surtout parceque je serai seule avec mes enfants, j'ai pensé limiter mes déplacements en concentrant notre séjour au centre et au Sud du pays.
J'aurais besoin de conseils de la part de voyageurs y ayant séjourné récemment, concernant la température a cette période. Je préfère aussi éviter le Têt alors un départ en Mars serait convenable ?
J'aimerais aussi terminer le séjour à la plage avant de revenir a nos hivers Canadien. Je recherche la simplicité locale- abordable et sécuritaire pour mes filles et moi. Si vous avez des idée ???
Aussi, serait ce possible de combiner un séjour au Cambodge 3- 4 jrs sans trop de complication a destination ?
J'imagine que ça prendra alors un Visa entrées double au Vietnam si nous revenons pour y terminer le séjour ?
En terminant, j'ai souvenir que Sinh Café était amical et abordable à l'époque...est ce toujours le cas ?
Merci beaucoup pour vos commentaire, j'ai bien hâte de vous lire
Lynda la gaspésienne
Avec 100 000 Euros, combien de temps puis-je vivre en Thaïlande sans travailler? English translation pending
Bonjour.
Merci de répondre à cette question seulement si vous avez des sources sérieuses. Réponses non sérieuses, s'abstenir, merci.
Si je pars avec 100 000 euro en poche en Thaïlande sans travailler, combien de temps pourrais-je survivre dans ce magnifique pays ? Je précise que je peux me contenter d'avoir une vie simple, sans trop sortir. J'éviterai les restaurants, les boîtes de nuit, boire un verre dans les cafés. Je souhaite avoir une vie simple mais en profiter tout de même de temps à autre.
Sans utopie, avec votre vécu, combien de temps pourrais-je survivre avec cette somme ? Merci.
P.S : Je suis déjà allé en Thaïlande mais pas sassez pour me faire une idée. Il faut y vivre très longtemps pour connaître les bons tuyaux je pense.
Merci de répondre à cette question seulement si vous avez des sources sérieuses. Réponses non sérieuses, s'abstenir, merci.
Si je pars avec 100 000 euro en poche en Thaïlande sans travailler, combien de temps pourrais-je survivre dans ce magnifique pays ? Je précise que je peux me contenter d'avoir une vie simple, sans trop sortir. J'éviterai les restaurants, les boîtes de nuit, boire un verre dans les cafés. Je souhaite avoir une vie simple mais en profiter tout de même de temps à autre.
Sans utopie, avec votre vécu, combien de temps pourrais-je survivre avec cette somme ? Merci.
P.S : Je suis déjà allé en Thaïlande mais pas sassez pour me faire une idée. Il faut y vivre très longtemps pour connaître les bons tuyaux je pense.
Négociation du salaire en Suisse English translation pending
Bonjour à Tous,
Je viens de m'inscrire sur le forum qui m'a déjà aidé à répondre à beaucoup de questions concernant la Suisse où j'ai passé dernièrement un entretien.
Mais reste encore une interrogation sur la négociation du salaire que je pense avoir loupée. Je postule pour un poste de responsable commerciale.
Et je voudrais savoir si le salaire que j'ai negocié à savoir 5000 francs suisse brut par mois est raisonnable pour vivre à lausanne ( je compte m'installer là bas)? J'ai effectivement l'impression de m'être completement trompée, peut être aurais je du demander plus puisque que j'ai un niveau bac +4 et une experience de 4 ans dans le domaine avec une formation spécialisée dans l'activité pour laquelle je postule.
Ne vais je pas passer pour une mauvaise commerciale si j'ai demandé un salaire trop bas et être décridibilisée auprès de l'employeur. Aussi puis je a nouveau les recontacter pour renegocier mon salaire, cela se fait il ? ( en sachant qu'ils m'ont invité à les recontacter pour tte question et que j'ai l'impression que ma candidature les intéressait fortement)
Si quelqu'un peut donner réponses à mes questions, je lui en suis d'avance reconnaissante car je ne sais quoi faire? 😕
Merci !!!!!
lilitwo
Je viens de m'inscrire sur le forum qui m'a déjà aidé à répondre à beaucoup de questions concernant la Suisse où j'ai passé dernièrement un entretien.
Mais reste encore une interrogation sur la négociation du salaire que je pense avoir loupée. Je postule pour un poste de responsable commerciale.
Et je voudrais savoir si le salaire que j'ai negocié à savoir 5000 francs suisse brut par mois est raisonnable pour vivre à lausanne ( je compte m'installer là bas)? J'ai effectivement l'impression de m'être completement trompée, peut être aurais je du demander plus puisque que j'ai un niveau bac +4 et une experience de 4 ans dans le domaine avec une formation spécialisée dans l'activité pour laquelle je postule.
Ne vais je pas passer pour une mauvaise commerciale si j'ai demandé un salaire trop bas et être décridibilisée auprès de l'employeur. Aussi puis je a nouveau les recontacter pour renegocier mon salaire, cela se fait il ? ( en sachant qu'ils m'ont invité à les recontacter pour tte question et que j'ai l'impression que ma candidature les intéressait fortement)
Si quelqu'un peut donner réponses à mes questions, je lui en suis d'avance reconnaissante car je ne sais quoi faire? 😕
Merci !!!!!
lilitwo
Agence pour le Pantanal Sud et pour les Lençois (Brésil) English translation pending
Bonjour,
Malgré un ptit tour sur ce forum je trouve pas des infos précises à mes questions: Le PANTANAL: apparement le faire par le côté Nord est plus interessant et moins "attrape couillon" mais mon itinéraire me fait arrivé au sud vers campo grande... alors est-ce que vous auriez les infos sur une agence sérieuse pour 3-4j dans le pantanal par le SUD Les Lençois Je souhaiterais faire l'excursion en faisant le survol en avion (éventuellement?) mais surtout traverser en 4/4 de Fortaleza vers Sao Luis (pour reprendre le car à Sao Luis) et faire au passage les dunes et lacs laguna bonita + Jericocoa+ Caburé.. est ce que c'est possible et avec qu'elle agence? sinon est possible dans l'autre sens?
Merci d'avance pour vos réponses
Malgré un ptit tour sur ce forum je trouve pas des infos précises à mes questions: Le PANTANAL: apparement le faire par le côté Nord est plus interessant et moins "attrape couillon" mais mon itinéraire me fait arrivé au sud vers campo grande... alors est-ce que vous auriez les infos sur une agence sérieuse pour 3-4j dans le pantanal par le SUD Les Lençois Je souhaiterais faire l'excursion en faisant le survol en avion (éventuellement?) mais surtout traverser en 4/4 de Fortaleza vers Sao Luis (pour reprendre le car à Sao Luis) et faire au passage les dunes et lacs laguna bonita + Jericocoa+ Caburé.. est ce que c'est possible et avec qu'elle agence? sinon est possible dans l'autre sens?
Merci d'avance pour vos réponses
Assister à un match de football au stade de la Boca à Buenos Aires English translation pending
bonjour,
nous voudrions assister à un match mais certains nous ont dit que c'était un peu dangereux... qui peut nous renseigner
d'avance un grand merci
merci beaucoup
nous voudrions assister à un match mais certains nous ont dit que c'était un peu dangereux... qui peut nous renseigner
d'avance un grand merci
merci beaucoup
Attention: arnaque d'une Française de 40 ans à Bangkok et Pattaya! English translation pending
ATTENTION A CETTE FRANCAISE QUI DEPOUILLE LES FRANCAIS A BANGKOK ET PATTAYA AVEC SES BESOINS D'EMPRUNTER DE L'ARGENT
DANS L'URGENCE POUR SA SITUATION DESEPERE DE RENTRER EN FRANCE, MARI EN PRISON, S'EST FAIT VOLER TOUS SES PAPIERS.OU AUTRES..ETC...ET J'EN PASSE !!!!
et oui, encore un de plus comme moi qui viens de se faire avoir par cette francaise de 40ans, brune, cheveux court, d'apparence tout a fait classique et banal
au bord des larmes..."are you french???avec son accent pourri, je lui ai dit oui, et c'etait parti avec son histoire que son mari s'est fait aggresse a pattaya,
qu'il est en prison,
qu'elle doit payer la caution pour le faire sortir, , , etc 10.000 bahts...que l'ambassade ne peux pas l'aider...etc bla bla bla...tout cela a l'air ridicule
avec le recul mais sur le coup elle etait tres plausible dans les moindre details, a bord de craque, que ses vacanses sont finis...retour force, elle avait tout
tout de credible. tres maline et intelligente je dois dire, manipulatrice a souhait, la pauvre on ne va pas la laisser dans cette situation comme ca, bref
je lui ai donne 12.000 bahts soit 275 euros !!!! en pensant faire qq chose de bien pour qq'un dans l'urgence....elle m'a donne une adresse, avec un faux numero ...
faux email..que j'ai decouvert apres bien sur - je me suis dit que ca sentait pas bon ???? apres qq recherche, j'ai vu sur le site de l'ambassade
qui avertissait les francais de cette fameuse arnaqueuse...
bref si vous la rencontrer, ne commencer pas avoir pitie et appeller direct la police pour touriste, efficace et serieuse !!!
ou l'ambassade de france directement, ca fait apparement des annees qu'elle sevit...et il est temps que ca s'arrete...
c'etait notre dernier apres un mois magnifique en thailande,
je suis bien degoute de m'avoir fait avoir comme un couillon!!! et surtout par une francaise.....🙁
Thaïlande: mort du Roi et ses conséquences? English translation pending
Nous planifions notre voyage en Thailande depuis plusieurs mois. La nouvelle de la santé du roi nous inquiète. J'aimerais savoir l'opinion des personnes qui connaissent les politiques du pays sur le climat qui règnera sur la Thailande en cas du décès du roi.???
Les pieds au Népal... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit d'1 mois au Nepal par Sophie et Christophe en ballade autour de la planette. Pour les photos qui vont avec:http://www.lespiedssurterre.org. Bonne lecture. Mardi 24 Octobre: arrivée au Népal
Petit bilan après 3 mois sur la route, on est. vivant!!!! Mais encore… Et bien ça n'est pas si facile que ça de jouer les apprentis voyageurs. Pour le moment on a toujours pas eu de coups de blues, on ne ressent pas l'envie de rentrer et ces trois premiers mois déjà une aventure extraordinaire. Cependant, ces vacances un peu plus longues que d'habitude commencent à laisser imperceptiblement quelques traces: on ne s'émerveille plus autant, notre curiosité est un peu moins aiguisée et certaines choses inhérentes à notre quotidien deviennent plus pesantes certains jours: faire et défaire son sac régulièrement, se taper de longs trajets inconfortables, s'adapter à un nouveau pays sans avoir digéré le précédent, visiter, être harcelé par les "pro" du tourisme, etc…En fait le besoin de se poser se fait de plus en plus sentir, l'envie de ne plus bouger.
Jusqu'à présent le physique et le mental n'ont pas été ménagés avec trois pays pas forcement faciles sans farniente puis l'Inde qui pointe le bout de son nez. Allez courage, dans trois mois c'est les Maldives. "Il ne manquerait plus qu'ils se plaignent ces deux là!!!!"
Finalement, ce qui nous fatigue le plus et malheureusement qui nous colle a la peau, c'est notre condition de … touriste! Ca se voit a 10kms et on ne peut pas circuler sans qu'on nous propose du change, des souvenirs, un rickshaw, avec l'impression omniprésente d'être pris pour un porte monnaie ambulant. Certes les premiers temps ça fait parti du dépaysement, mais au bout d'un moment ça devient pénible et on a envie de se fondre dans la masse, de circuler incognito quoi!
Mais ne vous méprenez pas, ne comptez pas nous revoir de sitôt (tant mieux diront certains…), car c'est trop de la baaaaaaaaaaalle!!!!!!!!!!!
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.
Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Marc: plus connu sous le pseudonyme de " l'ours béarnais ", autant pour sa pilosité que pour son caractère. Il animera ces 2 semaines de ses gaudrioles et de son humour légendaire. " Afin d'amuser la galerie, je crache des gauloiseries ...".
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.
Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Beau comme un camion !
Petite présentation de la communauté népalaise qui nous accompagne:
Panta, notre guide, d'un naturel très rieur, il a toujours une petite anecdote, une histoire ou une chanson a nous faire partager. Homme de principe et de valeurs, autodidacte, cultive, nous auront de nombreuses discutions intéressantes sur "les choses de la vie". Et surtout, il sera a nos petits soins pendant ces 17 jours, une véritable croisière de luxe ce trek.
Nos porteurs:
Harry, 19 ans, marie a 13 ans, 1 enfant, le jeune homme s'avérera très porte sur le sexe et nous certifiera palier ces longues périodes d'abstinences par un travail fréquent du poignet (3 fois par jour même a 5000m!). Impressionnant le bougre, pourvu qu'il lui reste assez d'énergie pour passer le col…
Robin, 23 ans, 1 enfant, sera le plus résistant et avec ses quelques mots d'anglais, nous pourrons avoir quelques échanges.
Tapa le patriarche, 49 ans, une tripotée d'enfants à son actif. C'est en fait le plus pauvre des 3, il quitte son métier de charpentier pendant la saison touristique pour faire quelques sous. Le secret de sa forme himalayenne : jamais d'alcool ni cigarettes et quelques expéditions dans l'Everest a l'occasion.
Ils portent autour de 20/25 kgs chacun, aides d'une lanière sur le front (namlo), les sacs étant ficelles entre eux. Déjà lourdement charges, ils me promettent une bouteille de Brandy si je passe le col du Thorong La (5416m) avec mon sac a dos. Quand je vois leur équipement bien moins adapte que le notre et l'age de Tapa, je me promets de faire mon possible.
Coinche et jungle speed animent la soirée et nous nous couchons lamentablement à 21h00. Nous ne savons pas encore que les jours suivants, nous nous coucherons plus tôt encore.
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Maoiste A mesure que l'environnement change, les gens évoluent également. L'influence tibétaine se fait de plus en plus sentir, les visages s'arrondissent, leurs joues rosissent et l'architecture me rappelle quelques souvenirs de Chine. Les tibétains ont fui en masse après l'invasion chinoise et sont très présents sur les grands plateaux himalayens.
Alors que nous sommes en plein débat philosophique sur la dictature de la beauté en occident, nous croisons une étrange patrouille maoïste armée. De jeunes femmes d'a peine vingt ans manient le treillis et la carabine... en tongues, petite touche de coquetterie féminine dans cette ambiance de guérilla!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
Scène de vie Nous arrivons à Kirtipur, village perche sur une colline. Les immeubles en construction aux abords de la ville nous font regretter d'être venus. Mais en arrivant au sommet, nous découvrons de charmantes petites places paisibles ou la vie semble s'écouler tranquillement, cela change de l'ambiance trépidante de Thamel. Il y du riz étalé partout sur des nattes, les femmes le balaient ou le font " sauter " dans des jattes, les hommes bavardent ou font une partie de jeux dont je ne connais pas les règles. Ici pas de touristes et ça fait du bien.
A notre retour, nous rentrons à Thamel en passant par Indra Chowk, le quartier commerçant des népalais. On se croirait dans la rue Rivoli en période de soldes. De nombreux stands vendent des guirlandes lumineuses et des sachets de poudre de toutes les couleurs. C'est demain que commence Tihar, la fête des lumières qui dure jusqu'au 3 novembre. Impossible d'avancer dans les rues étroites au milieu des voitures, vélos, motos, un vrai parcours du combattant. Il faut d'ailleurs préciser qu'au Népal il n'existe pas de code de la route! C'est l'anarchie la plus totale, chauffards étant synonyme de chauffeurs, c'est la loi du plus fort.
Je me rends au rendez-vous prévu avec Naranjan pour régler les derniers détails. Pas de bol, il faut que je retourne a l'autre bout de la ville, la d'ou je viens! Retour difficile, tous les taxis sont pris. Je rencontre Sudeep qui me propose son aide puis me raccompagne a la guest. Il veut se joindre a moi demain et boire un verre ce soir, en tous cas il n'est pas acide a partir et je commence a trouver les népalais un peu collants. Heureusement, Thomas est la et j'en profite pour dire au revoir a mon nouvel "ami".
Puisque Sarah est partie, je prends sa place et partage la chambre de Sylvain. Je m'endors au son du hard rock dont me fait profiter le disquaire au bas de ma fenêtre. Faut absolument que je change de guest!
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Construction de route nous apercevons la chaîne du Manaslu, c'est à partir de cette gorge que partent les expéditions vers ce sommet majestueux. Puis une violente pluie vient nous surprendre nous offrant l'occasion de vérifier l'étanchéité des équipements et de patauger gaiement dans la boue.
Nous finissons épuises dans une auberge. En fait je ne m'attendais pas a tant de confort. Toutes les 2 heures, nous croisons des lodges ou il est possible de dormir ou se restaurer. La nourriture est bonne et variée même si les prix augmentent avec l'altitude, et nous bénéficions souvent de douches chaudes grâce à des capteurs solaires. A intervalles réguliers, nous trouvons des " safe drinking station " qui nous permettent de remplir nos bouteilles d'eau à moindre coût et d'éviter les déchets plastiques. Par ailleurs, notre guide Panta maîtrise parfaitement 3 types de massage, indien, japonais et suédois... Et ce soir on y a droit. " Les Annapurnas, pffft, meme ma semaine au Club med était plus roots! "
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
Fenêtres sur cour J'arrive enfin à Sankhu avec une heure de retard. C'est une ville moyenâgeuse ou rien ne semble avoir change depuis des siècles. Je suis la seule touriste du coin et je dois faire un peu tache avec mon sac a dos. Les gens, surtout les enfants me saluent d'un "namaste" les mains jointes. Littéralement, cela signifie:"Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protéges des dieux". Plus simplement: bonjour, bienvenue, au revoir, etc.…
Je grimpe au temple de Vajra Yogini. Arrive là-haut, je suis accueillie par des singes, c'est la première fois que j'en vois en liberté. Ils me font flipper car ils sont un peu agressifs. Ils suffit de les regarder trop longtemps surtout dans les yeux pour qu'ils chargent. Le pire c'est lorsqu'on a de la nourriture, comment vais-je faire pour manger mon sandwich? Heureusement il y a aussi des chiens qui les chassent. Le revers de la médaille, c'est qu'eux aussi ils en veulent a mon sandwich, sans oublier cette drôle de chèvre au comportement félin qui n'arrête pas de se frotter a moi pour recevoir des caresses…et bouffer mon pantalon!
L'endroit est chouette mais pas autant qu'ils le laissent entendre dans le guide. Ce n'est pas tout mais le temps presse et je dois marcher jusqu'a Changu Narayan un autre village, puis me rendre a Bhaktapur ou je vais passer la nuit.
Jérôme m'avait bien indique de traverser une rivière mais il ne m'avait pas préciser qu'il n'existait pas de pont. Pas d'autre possibilité, faut "chausser". Je remettais mes chaussettes les pieds mouilles lorsque j'aperçois un homme qui traverse en en portant un autre, a 5 mn près j'aurais peut-être pu aussi me faire porter…
Je marche a travers champs et rizières a étages au milieu des paysans qui travaillent et d'enfants qui jouent. C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on me propose de dormir chez l'habitant, cela aurait été une expérience super mais on m'attend ce soir à Bhaktapur, finalement la vraie liberté c'est de n'avoir aucun engagement même si c'est nous qui nous l'imposons.
Une heure et demi plus tard, j'aperçois Changu Narayan sur fond de coucher de soleil. Cette vielle ville aux tons chauds est juchée sur un promontoire au sommet duquel se trouve un magnifique temple. Etant donnée l'heure tardive, tous les touristes sont partis et, mis a part quelques gamins qui me réclament du chocolat, je profite seule de ce lieu. La nuit tombe, il est trop tard pour rejoindre Bhaktapur a pieds, je prends le dernier bus.
Bhaktapur by night c'est plutôt sombre. Un jeune m'indique la direction du centre puis téléphone a Indra. Il ne s'agit pas du dieu de la pluie des hindouistes mais d'un jeune homme de 25 ans qui s'occupe d'une association d'aide scolaire pour enfants indigents. Je l'avais contacte par Internet il y a plusieurs mois. Il me fait passer par un chemin qui m'évite de payer la taxe d'entrée de 10$ pour m'amener à la Khwopa guesthouse. Je visite ensuite son bureau où il m'explique plus en détails son association.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Ravitaillement Les premières neiges font leur apparition, ce n'est pas vraiment de bon augure pour la suite… C'est étrange de dépasser 3000m et d'être toujours entoure d'une riche végétation et de cultures, alors qu'à cette altitude nos fières Pyrénées sont déjà couvertes de pierriers et de neiges. La différence de latitude sans doute.
Les porteurs, ravis que je continuasse à porter mon sac, (depuis le temps que je rêvais de placer un subjonctif!) m'ont affublé du surnom de "tulle" (grand homme, grand frère). Le trek des Annapurnas mérite aujourd'hui celui d'"autoroute du Népal". En effet il y avait plus de monde sur cette étape qu'a la foire aux cochons de Champigny! Nos check points quotidiens auront le mérite de nous apprendre une chose a la vue de leurs registres: Pyrénées, Alpes et volcans auvergnats ne semblent plus satisfaire les fiers représentants de la patrie de Baudelaire et Bernard Menez, les français débarquent en masse sur le Toit du monde.
Finalement les journées sont rythmées par une forme de routine: Dal Bath pour Alexandre comme a tous les repas, Aurélie affairée avec ses pinceaux (très belles aquarelles), Alexandra et son échappée quotidienne sur du plat (bien vite rattrapée a la première grimpette), Poupette derrière son objectif et Marc qui amuse la galerie de ses ronchonneries béarnaises.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Tihar chez Indra
Pour la prospérité... Calme le soir, Bhaktapur est plutôt bruyante le matin, d'autant plus que ma fenêtre donne sur une rue ou s'installent les vendeurs à l'étalage.
La ville révèle toute sa beauté dans la douce lumière du matin. Son aspect médiéval, ses rues pavées et ses superbes maisons de briques avec encadrements de fenêtres en bois sculpte, en font une merveilleuse petite ville. Je loge près de Taumadhi Tole, une ravissante place ou se tient un marché toute la journée y compris le soir. De la terrasse du Sunny restaurant ou je déjeune, je contemple l'animation qui y règne et les temples qui la bordent. Avec ses cinq toits superposés, le temple de Nyatapola est le plus haut du Népal.
Je poursuis avec la visite habituelle du Durbar square, un peu décevante, le fameux palais aux 55 fenêtres étant de plus en rénovation. En tant que touriste, je me fais harceler par des jeunes proposant leur service de guide ou se faisant passer pour des étudiants devant mon refus. J'en deviens désagréable et suis obligée d'en arriver a leur dire :" I don't need any guide, any student, I want to be alone ! " Avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche.
Je rencontre le type d'hier soir a la descente du car qui m'emboîte le pas jusqu'à l'Internet café. A ma sortie il est la a m'attendre, il veut a tous prix me faire visiter son école de Thangka painting (peinture sur soie). Décidément les népalais sont coriaces. J'aurais un mal fou a lui faire comprendre après ¾ d'heure de ses explications mystico-religieuses-meditationnelles que je ne suis pas intéressée, ce qu'il savait d'emblée.
Je demande mon chemin à un autre jeune qui finalement va m'accompagner jusqu'à Hanuman Ghât ou se trouve un lieu de crémation et des vaches qui à leur tour ont eu le droit d'être honorée. La ballade se termine dans un rad local ou il me fait goûter à la bière népalaise, la jhad faite a base d'eau et de riz, le tout fermente. J'aurais droit à deux cuvées, celle de la veille et celle du jour, plus douce. C'est pas terrible mais bien moins pire que l'airag ! Je teste aussi le " king's curd ", élu roi des yaourt, fait a l'ancienne et présente dans un pot en terre, une spécialité de Bhaktapur. Excellent.
Au détour de ruelles, je tombe par hasard sur des jeux de rues style kermesse et des gens qui dansent autour de musiciens avant une prière collective. C'est Tihar aujourd'hui et c'est aussi Deepavali la nouvelle année pour les Newars, c'est la fête pour tout le monde. Les gens accrochent des guirlandes de fleurs aux balcons et font leurs derniers achats. Les potiers du quartier de Kumale dont la technique n'a pas changée depuis des siècles sont affaires à leurs tours de pierre. Ils doivent fournir d'énormes quantités de petits récipients qui serviront ce soir de lampes a huile.
Ca y est, la nuit tombe et les locaux commencent à poser des bougies à l'entrée des maisons, à l'encadrure des fenêtres et un peu partout dans les rues transformant les chemins en de magnifiques pistes d'atterrissage. Cela m'inquiète un peu de voir les flammes lécher le bois d'aussi près mais c'est tellement beau.
Les enfants se postent devant les boutiques et les marchands pour quémander des cadeaux, un peu comme pour Halloween. Dans leur grand plateau circulaire où se trouvent des bougies et des fleurs, les gens donnent de l'argent, des fruits ou des bonbons. Des petites filles habillées en rouge et or, maquillées pour l'occasion, réalisent des chorégraphies ou chantent. Les garçons eux emploient la manière forte et crient une rengaine, assez efficace pour que les gens donnent rapidement pour s'en débarrasser.
C'est alors que le festival est interrompu par plusieurs camions de pompiers. Ce qui devait arriver arriva... Plusieurs incendies ont pris dont un qui s'est rapidement propage a tel point que les deux camions de la ville n'ont pas suffit. D'autres sont arrives en renfort de Katmandou, Patan et de l'aéroport. Puis c'est la panne électrique et nous voila bientôt plonges dans l'obscurité.
La soirée se termine au resto avec Indra. Il m'invite a passer Tihar dans sa famille, je vais finalement rester ici pour les fêtes.
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Lac à Manang de Panta qui nous a mis en garde sur l'origine de la viande a cette altitude: elle vient de Pokhara en avion jusqu'a Jomson et n'est plus de toute première fraîcheur quand elle atterrit dans nos assiettes. Marc, solide comme un ours béarnais, se sortira de cette expérience culinaire sans séquelle. Mon estomac par contre, déjà fragilise, me rappellera à l'ordre avec une perfide tourista. Quant aux autres: Alexandra est très fatiguée, Aurélie est rouge comme un pinson (la protection 15 n'est apparemment pas suffisante a ces altitudes), Alexandre saigne du nez et Poupette a perdu l'appétit. Bref, tout est réuni pour aborder sereinement les choses sérieuses.
Nous avons profite de notre après-midi libre pour visiter le lac du coin (sieste interdite si on veut dormir le soir). Plus tard, entre 2 aller-retour aux toilettes, Internet m'offrira l'opportunité d'envoyer des nouvelles à ma douce et tendre restée a la capitale. Inespéré a 3500m!
Manang se révèle un sympathique village traditionnel, niche au fond d'une vallée et juche sur des falaises de terre. Il représente l'ultime halte avant d'aborder la longue ascension vers le col. Dernières recommandations de Panta en matière de mal d'altitude : a partir de maintenant, on mange de l'ail et on boit beaucoup d'eau. La fête Deepavali bat son plein au village, les percussions résonnent, mais pour nous ce sera une claque sur les bourses et au lit...
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Indra et moi Je fais la connaissance de deux fillettes croisées déjà la veille. Contrairement a la plupart des enfants d'ici, elles ne m'ont pas jeté un " hello " impersonnel et encore moins réclame " one roupie ". L'une a 12 ans et l'autre 7, nous réussissons à échanger quelques mots en anglais, 2e langue officielle du pays.
En fin d'après-midi, des danseuses donnent une représentation sur le podium installe sur la place. C'est la première fois que j'assisterai à du théâtre au micro.
Vient alors le dîner dans la famille d'Indra. Nous sommes 10 assis en L déchaussés sur de bas tabourets en bois presque à même le sol. Je prends soin de ne pas étendre mes jambes et de diriger mes pieds vers quelqu'un comme il est de coutume. Je m'assois donc en tailleur, ça me fait mal aux genoux mais bon… Face a chacun, sur le sol tapisse de glaise, est trace le contour d'un cercle en poudre blanche au centre duquel il y a un point rouge recouvert de fleurs, riz, banane, noix, autres petits fruits et d'un morceau de corde. Dans l'angle du L, il y a un peu de tout ça, des bougies et 3 petits bonhommes blancs aux yeux noirs qui ressemblent a Roswell en pâte de riz. Il y a plein d'autres choses puis du yaourt dont une louche sera mélangée aux riz et a la poudre rouge pour compose le pûjâ (offrande).
Commence le rituel : on mange la banane, on se met les fleurs sur la tête, puis on reçoit le tikka sur le front a base du pûjâ, le collier de fleurs, une corde autour du cou. On est ensuite aspergé de pétale de fleurs et on allume la corde qui se trouve au centre du cercle devant nous positionnée d'une certaine façon.
Le Chef découpe un gros fruit rond et distribue des morceaux à tout le monde, c'est doux et légèrement citronne. Puis le balaie est passe a chaque extrémité du L en direction du coin ou y'a plein de trucs. Je ne comprends rien à tout ce tralala.
Les deux soeurs s'occupent du rituel et du service, seule la mère est assise. Le tout dans un silence que je n'ose interrompre alors que j'ai plein de questions a poser. Cela ressemble davantage à des rites superstitieux que religieux, c'est peut-être un mélange des deux !?
Nous passons maintenant au repas. Dans une grande assiette en aluminium sont disposes des aliments; j'ai reconnu du riz sous sa forme séchée style pétales, des pommes de terre, de la viande, des haricots. Pour le reste ce sera la surprise.
Puisque tous mangent avec la main, je m'y essaie avec la main droite ce qui est d'usage. Je prends un peu de ce qui ressemble a du thé humide mélange avec du riz. Ce n'est pas évident, quelques miettes de ce mélange peu goutu tombe par terre. Ils rient non pas parce que je mange comme un goret mais parce que je viens d'avaler la nourriture des dieux ! La viande qui était soi-disant du boeuf se révèle être du mouton et j'aime pas ça, les haricots ont un goût si infecte que j'ai failli vomir. Je pense que je n'aurai plus de problème de dissociation bucco-nasale à la plongée ! Le pire, c'est lorsque j'ai réussi à vider la quasi totalité de mon assiette (mis a part les énormes morceaux de gras) et que l'on m'a servie une seconde fois. L'alcool de riz qu'ils nomment " vin " m'a aide à faire passer tout ça et tant pis si je suis saoule !
Dernière gaffe de la soirée, j'ai traverse la " table " au lieu de la contourner et failli rentrer dans la cuisine, séparée par un minuscule muret. Cette interdiction de rentrer dedans vient du système des castes, quelqu'un n'appartenant pas à la caste est considèré comme impur et peut donc " polluer " la nourriture.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Long is this road... belle performance de la Pologne qui du coup sera beaucoup plus silencieuse le soir venu. Un "Here is the strong girl" lance le lendemain par un guide couronnera ainsi son effort de la veille…
Les buffles laissent maintenant place aux yaks (si vous saviez combien ils m'ont manqué depuis la Mongolie), beaucoup plus dangereux. Conseil: dégager le passage a la vue du premier, armes de leurs longues cornes et complètement apeurés, ils foncent n'importe ou.
Avant de se poser, une dernière petite marche en hauteur pour se fabriquer quelques globules rouges puis redescente au lodge. L'ascension plus difficile que prévue se soldera par une tourista en pleine neige.
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Mes nouvelles copines d'enseignement y est meilleure et l'anglais obligatoire. Les élèves portent tous un uniforme avec cravate, les fillettes ont la jupette, les chaussettes et les couettes.
Ce soir, Tihar prend fin avec la célébration des frères et soeurs. Pour l'occasion, les soeurs qui vivent avec leur maris et enfants chez leur belle-famille sont revenus dans la maison familiale. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes. Les rituels sont a peu près les mêmes qu'hier avec plus de faste, inutiles d'essayer de comprendre quoi que ce soit les népalais eux-mêmes n'en sont pas capables hormis les "anciens". Seule chose remarquable, les colliers de fleurs ne sont plus oranges mais violets et les frères et soeurs s'offrent des cadeaux. Les soeurs pratiquent les rituels du tikka (pour leur souhaiter longue vie) puis leur tendent des fruits et autres nourritures qui n'ont rien a voir avec le repas. Les frères posent leur tête dessus puis en échange leur donne un billet ou un cadeau, généralement un vêtement.
Les hommes sont assis pendant que les soeurs les servent puis les resservent ainsi que les enfants. Elles ne s'asseiront pour dîner que lorsque les hommes auront quasiment termine. Il semble que ce soit une société hyper machiste. Quand a la place de l'invite, elle ne parait pas revêtir une importance particulière, j'ai passe le repas derrière un poteau et on a oublie de me servir a boire, personne n'a remarque que je n'ai pas bu de tout le repas! Cote ambiance, pas de discussions enflammées ni même de chant ou de danse, c'est d'un ennui à mourir même pas une engueulade pour se divertir. Ce n'est pas du tout festif à moins que je ne sois tombée dans une famille morose. Indra me donne l'impression d'être surtout intéressée par la caméra, et c'est moi qui ai le rôle du cameraman, il a d'ailleurs acheté une puissante lampe pour éclairer la pièce étant donne la mauvaise qualité des images de la veille. Bref, je suis déçue!
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Sur la route du Namo Bouddha ou je dois passer la nuit. Puis c'est reparti pour 3-4 heures de marche. J'avais oublie de préciser que j'ai un sac a dos sur le dos d'environ 11 ou 12 kilos.
J'emprunte le mauvais chemin et demande ma route a trois gamins de 7 a 12 ans qui parlent l'anglais. Ils m'escortent un moment le temps de me demander mon nom, mes origines, mon age, les échanges habituels quoi. Puis, très intrigues par l'ipod, ils me demandent ce que c'est. La meilleure réponse fut de leur faire écouter a tour de rôle tout en continuant a marcher. Ils ont eut l'air d'apprécier la tecno mais n'ont pas ose se trémousser sur ces sons endiables.
Je me suis donc rajouter une bonne demi-heure de rab et me voila sur la bonne voie. Le chemin de crête me fait découvrir en surplomb de magnifiques paysages de rizières en escaliers et en plus c'est en descente.
Au bout de deux heures mon sac devient de plus en plus lourd et le frottement se fait sentir au niveau des épaules et des hanches.
A la troisième heure, un homme patibulaire m'interpelle. Il n'est pas très clair voire ivre et me montre le couteau qu'il a fabrique lui-même dans l'espoir de me le vendre. Je n'ai aucune intention de lui acheter mais le bougre insiste et je commence a m'inquiéter car après tout, il n'y a personne aux alentours…je suis a sa mercie. Heureusement, trois types arrivent en sens inverse. Ils réagissent après leur avoir explique mon problème et lui feront rebrousser chemin. Le soleil déclinant et la fatigue achèvent de me faire abandonner à 5 km de la fin avec tout de même la satisfaction d'avoir parcouru 30 km avec mon sac sur le dos, je ne m'en croyais pas capable.
Quelques étirements en attendant le bus et me voici sur son toit, y'a plus de place a l'intérieur. Les autres voyageurs relayes au dessus m'aident a monter le sac. C'est rigolo de rouler les cheveux au vent, c'est même un peu vertigineux car la route domine des rizières.
J'arrive à la Shiva Guesthouse excentrée mais au calme. Je monte sur la terrasse. Enfin, je les aperçois: blancs, acérés ils sont la devant moi, je peux presque les toucher: les sommets de l'Himalaya. Le soleil se couche les éclairant d'une lumière rouge flamboyante.
Il est 18h et pas le courage de retourner en ville. Le tenancier me concocte une bonne soupe, me tape la discute et direction dodo.
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Le lit de la Kali Gandaki a l'horizon Kagbeni marque la frontière avec l'Upper Mustang. A 70$ de droits journaliers, nous préférerons le Dolpo (cf Himalaya le film) pour notre prochaine expédition. Panta nous décrit cette région comme la plus belle du Népal. Ca laisse rêveur...
Ici vivent beaucoup de Takali. Chez cette ethnie, les femmes sont aux commandes et font le business, pendant que les hommes parient et palabrent. Tout comme les paysages, ça en laisse plus d'un rêveur... Plus loin ce sont les brahmanes et les Chetri, de lointains descendants des Aryens qui n'ont plus ni tête blonde ni yeux bleus mais qui conservent de leurs ancêtres une grande silhouette et un visage fin. C'est captivant de voir sur le terrain comment guerres et migrations passées ont influence chaque vallée népalaise. En arrivant à Jomson, nous auront droit à 3 chekpoints successifs, la police, les militaires et le ministère du tourisme. Au moins, si il nous arrive quelque chose, la piste sera facile à suivre. La fin de la journée sera éprouvante. Nous marchons dans le lit de la rivière Kali Gandaki, portes par le chant de nos godillots et le charme des villages tout de blanc vêtus. Le vent se lève et nous ralentit, nos yeux ont quitte les cimes enneigées pour se focaliser sur nos pieds. C'est sur, Jean Pierre Mader est passe par la...
Ce soir on reprend les bonnes habitudes, apero Ricard et cidre, Marpha rivalisant avec Morteaux-Courlibeuf, dans le calvados, pour le titre de capitale mondiale de la pomme… Hic!
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
On est pas arrivé... poussière remontent en chandelle. C'est un enfer de rocailles. Le vent hurle." Je ne vous cache pas que ça été plus calme en ce qui nous concerne, mais peut être qu'il était un peu marseillais le Herzog!!! Nous continuons de suivre le Kali Gandaki qui se transforme bientôt en une des gorges les plus profondes du monde, puisque 6000m séparent le torrent des 2 sommets qui le bordent.
La journée sera marquée a midi par l'attaque sournoise du Swiss Rosty, saute de patates avec ail, oignons et un oeuf pour lier le tout. Marc sera le premier a tomber avant le repas du soir, je le rejoindrais au banc des victimes (c.a.d aux toilettes...) dans la nuit. Un concours de sifflante s'engagera alors sur plusieurs jours, match très serré qui s'achèvera par un score nul et encore quelques kilos en moins.
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Durbar Square a Patan
Interdit aux moins de 16 ans Dernier spot de la vallée a visiter: Patan. Je saute dans un taxi un peu neu-neu. Je n'avais pas prononcé Patan assez bien, il fallait dire Pa-ha-tan! Il m'a donc trimétal je ne sais ou sans réfléchir au fait que, touriste, cela ne pouvait être que la et malgré le plan que je lui avais montré.
Arrivée à bon port, j'ai réussi à esquiver les "péages" pour entrer dans le coeur historique de la ville. Ancienne ville royale, elle a laisse derrière elle un magnifique ensemble architectural. Durbar square est constitue d'une dizaine de temples et du palais royal. Sur la place, des saddhu ou ascètes itinérants se sont ici reconvertis en mannequins-photos pour touristes et réclament 10 roupies pour la pose!
Sinon, en se baladant au hasard des rues, on tombe parfois sur des scènes de vie assez surprenantes comme cette vieille femme se lavant les cheveux torse nu près du puit ou cette séance de toilette collective dans une fontaine.
Rendez-vous avec Sylvain et Thomas pour la soirée. Apres le resto, on termine la soirée au Fullmoon ou l'ambiance est excellente. Un groupe népalais donne un concert acoustique a base de reprises de tubes comme la Bamba, Alabama, Bob Marley etc.…
La température a baissée et il fait frisquet dans ma chambre, dans ces conditions je vais mettre 3 heures à m'endormir comme hier. Je me fais donc une bouillotte avec ma poche plastique " Platipus ", elle est faite pour résister à tous les traitements.
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Jour de fête
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Sèche linge local Sinon voici quelques recommandations pour avoir une bonne étoile sur ce genre de trek: toujours passer a gauche des stupas, ne jamais enjamber les loungtas (drapeaux de prières multicolores disposes en bannière au sommet d'un cairn, d'un stupa etc.…), tourner les moulins a prière de gauche a droite pour que les mantras soient entendus et éviter a tout prix le Yak burger et le Swiss rosty!!!!
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Bodnath agilité incroyables, ils jouent, se bagarrent, plongent et nagent comme des poisons, les bébés sont aussi adorables.
Je me rends ensuite a Bodnath peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. C'est un des sanctuaires du bouddhisme et son stuppa central est sans doute le plus grand du Népal. J'y rencontre un jeune népalais parlant assez bien le français qui s'invite à déjeuner avec moi. J'en profite pour lui expliquer les bonnes manières! Ce jeune homme me fait une étonnante démonstration de gymnastique oculaire. A force de méditation, il réussit à faire osciller ses yeux de manière frénétique, ça fait presque flipper.
De retour a Thamel, je réserve mon billet de bus pour Pokhara et je teste un nouveau resto indique dans le routard. Il ne se sont pas trompes, la pizza au poulet tandoori est vraiment excellente. Abracadabra
Chitre (2350m) Gurundi point of view (3200m) Bathanti (2660m) 5h de marche
Apres une sévère montée dans la foret népalaise, nous atteignons le Gurundi view point ou nous bénéficions d'une vue imprenable sur la face sud de la chaîne des Annapurnas. Pour une fois on arrivera tôt au gîte. Une guitare, et Marco se lance dans une interprétation à 4 cordes de Radio head... Ce sera une soirée magie et logique, et a la vue des tours proposes, Garcimore a du se " retournech pluch d'une foich dans chon chapeau ".
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Intitutrices coup, ils étaient tout chauds et croustillants.
Ce matin, j'ai décidé d'aller visiter une école publique et ça n'a pas été une mince affaire d'en trouver une. Finalement je tombe sur Mongol (car originaire de Mongolie) qui me conduit dans celle ou il a lui-même enseigne. Les élèves sont tous vêtus de la même manière et je remarque que les institutrices aussi ont un uniforme...rose!
Ils sont assis sur des bancs sans dossiers dans une classe dépourvue de tout affichage. Des le plus jeune age ils ont plusieurs professeurs comme au collège et pas d'instituteur attitré. J'assiste à un cours de science dont le thème est " l'eau ". J'admire les élèves pour leur patience et leur indulgence a l'égard de leur prof dont le cours se résume a un expose magistral fait la moitie du temps en anglais ! Cela semble très ennuyeux et sans aucune activité de la part des élèves ; en France ils me l'auraient déjà fait payer!
Le seul plaisir qu'il me reste à Thamel c'est de tester un resto par jour. Ce soir c'est le Third eye, pas mal mais pas super économique.
T'es ou?
Bathanti (2660m) Ghandruk (2000m) 4h de marche
De nombreux langurs (singes a tête blanche) escaladent la falaise voisine et nous saluent de bon matin. Toujours pas de téléphone dans cette vallée, l'armée les a tous réquisitionnés l'an passé. Impossible donc de causer a Sophie, ça commence a me peser sérieusement. Heureusement on double l'étape demain et on sera à Pokhara un jour plus tôt. Nous croisons plusieurs fois les porteurs d'agences telles que "nouvelles frontières". Leurs charges sont très lourdes, l'équipement limite, les repas ne sont pas inclus (ils se font la popotte avec les ingrédients qu'ils portent) et ils sont payés a coups de lance pierre (presque 2x moins que les nôtres dixit Panta). Quand le package n'est pas cher pour le client, la marge reste la même pour la compagnie et c'est les équipes locales qui trinquent…
Nous nous posons en fin d'après midi au Gurung cottage, superbe auberge
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.
Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Batmobile ma direction, la honte. La seule solution pour ne pas asphyxier le car entier fut de mettre mon pied dans un sac plastique.
Au 2/3 du trajet voici que le car s'arrête, c'est la panne. Apres une heure d'attente, je décide avec 6 autres personnes de monter dans le bus local. C'est sale, bonde, je suis coincée au milieu d'énormes sacs de riz et les vitres sont en verre. A chaque nid de poule j'ai l'impression qu'elles vont exploser, et ce n'est pas du "securit"!
La guest est nickel et la chambre chaude. Je fais la rencontre de mon voisin d'Internet, Quentin, un prof de sport qui vient d'inventer le bâton de marche avec amortisseur intégré. Petit resto en sa compagnie et au lit…a 21h00!
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
La troupe au complet
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Un éléphant ça trompe énormement petite plage de sable installés dans des chaises longues pour le coucher du soleil.
Sur le chemin, le cri de Sophie a la vue d'un bout de sac plastique ressemblant vaguement a un serpent et le sursaut arrière d'Alexandra ayant confondu un papillon noir avec une chauve-souris laissent sceptique quant a la suite du safari!
Nous aurons droit ensuite à un diaporama sur la faune du parc, histoire de nous mettre l'eau a la bouche.
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Eléphant safari
Gavial Lever 6h pour un tour en pirogue. La brume matinale a la surface de l'eau et la cote noyée dans ce brouillard nous donne l'impression d'être des explorateurs en pleine jungle sauvage. Que ni! Nous ne sommes pas les seuls, une autre nous suit de près avec à son bord 7 hollandais pas très discrets. L'Homme sera en effet l'animal que nous pourrons observer le plus près dans ce parc!
Nous passons près d'un gavial de bonne taille en pleine sieste, pas d'inquiétudes à avoir, ce crocodile à la longue gueule ne se nourrit que de poissons.
Apres une heure, nous accostons sur la terre ferme pour un retour a pieds. Des touristes nous ont déjà précédé et cela nous donne quelques craintes sur l'éventualité d'apercevoir quelque animal sauvage. Ces doutes seront confirmés par l'arrivée d'autres touristes. Qu'a cela ne tienne, notre guide, en tongue nous fait part des conseils de sécurité : chaussures montantes pour les serpents, pas de couleurs flashi ça énerve les rhino, ne pas tourner le dos a un tigre mais reculer doucement en arrière, en cas de rhino, grimper a un arbre ou, a défaut, prendre ses jambes a son coup tout en effectuant un strip-tease (nous gagnerons de précieuses secondes pendant qu'il reniflera les vêtements), face a un éléphant, l'arbre doit être massif, enfin, pour ce qui est de l'ours, rien a faire, dans tous les cas c'est cuit (il court, nage et grimpe aux arbres). Christophe nous apprendra que si quelqu'un tombe a l'eau dans une rivière infeste de crocos, dans le cas d'une attaque de croco, tout le monde doit se jeter aussi a la baille et faire un maximum de boucan, vas-y Christophe, montre-nous l'exemple...
Les 2h30 de jungle walking seront pitoyables : 3 poules sauvages, deux singes en haut d'un arbre a dix mètres de hauteurs, et une araignée tissant sa toile. Le plus " impressionnant " furent les empreintes de tigres et les crottes de rhino! Nous serons tout de même ravis d'avoir vu un pic-vert!
Tout a coup, un bruit de feuillage nous a alerte, c'est sans doute un éléphant sauvage. Christophe propose de grimper à un arbre pour l'observer. La réponse de notre guide est négative car trop dangereux, c'est un peu paradoxal lorsqu'il s'agit justement du but de " l'expédition ". Nous apprendrons à notre retour que des chanceux ont vu passer un tigre quelques mètres seulement devant nous, et m.... !
L'après-midi se fait a dos d'éléphant. Le " chauffeur " est assis sur sa nuque devant une nacelle destinée à recevoir 4 personnes. L'animal est dressé a la perfection, il effectue virages a gauche, a droite, marche arrière et arrache les lianes ou branches indésirables avec sa trompe sur demande. En plus, on se sent vraiment en sécurité sur cette bête de plusieurs tonnes qui nous trimbale à travers la jungle et entre les arbres. On se prend au passage quelques toiles d'araignées ou des branchages mais c'est assez sympa. Le seul hic sont les deux hollandais qui partagent notre nacelle et qui ont papotte pendant toute la ballade. C'est le moyen idéal pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel sauf qu'il n'y en a pas, des animaux! Nous sommes 4 ou 5 éléphants à évoluer dans le même périmètre et, à notre retour, d'autres touristes prennent le relais pour une rotation de 2 heures. Cela fait beaucoup d'agitation, pas étonnant que les animaux soient dans les coins plus reculés du parc, pas folles les bêtes! En plus, compte tenu de temps qui nous était imparti, le conducteur n'a pas voulu faire un détour de 10 minutes pour voir de plus près un Marsh crocodile. Nous sommes très déçus, ça ressemble davantage à un Disneyland avec activités a gogo mais rien n'est fait pour réunir les conditions favorables à un safari. C'est de la poudre au yeux et on est bien décide a le faire savoir a l'hôtel! Les activités devraient être plus longues de manière à entrer dans le coeur du parc, loin de l'activité humaine et avec peu de touristes...
Finalement, ils nous proposent demain matin une autre ballade de 3 heures a dos d'éléphant a la place du bird watching qui ne nous intéressait pas. Super!
Apero " happy hour " sur la plage avec free pop-corn et bière pour le coucher de soleil.
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Le premier à l'eau à perdu risquerait de nous foncer dessus pour protéger son bébé. Et oui, ici c'est pas les tigres qui font le plus de morts, mais les rhinos... Sophie passe sur la tête d'un autre éléphant le temps de vérifier la nacelle défectueuse et Christophe se joint aux 2 Alex et Aurelie. Finalement Sophie effectue un dernier passage à 3 mètres du sol en sens inverse pour se retrouver a nouveau sur la nacelle défectueuse mais seule cette fois.
Nous assistons, et participons pour certains, à " l'éléphant bath " qui est en fait l'occasion pour les 2 Alex et Christophe de monter sur ce dernier pendant qu'il est dans son bain. Au commandement de son jeune maître, le pachyderme se secoue, tous les trois auront donc partage sa baignoire!
Apres une petite sieste ou Sophie passera en compagnie du chaton de l'hôtel, nous montons a bord de la jeep pour une dernière excursion dans la jungle. Nous serons assez chanceux, rhino, daims et sangliers (mais toujours pas de tigres, dernière solution: le zoo).
Soirée spectacle de danses et percussions traditionnelles ou les filles auront l'occasion de montrer leur talent de danseuses puis échange de tours de magie avec notre guide.
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Salut, moi c'est Sophie
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Les pieds sur terre tet la tête dans les étoiles...
Samedi 20 Novembre: La Royal Kumari
Visite de Katmandou : Durbar square et Freak street.
On emprunte des chemins de traverse qui nous mène au milieu de places et petites cours intérieures ou se trouvent stuppas et autres chaityas.
On réussit à esquiver l'entrée payante du site en contournant par des petites ruelles, c'est toujours amusant de frauder, comme dans le metro quand on avait 14 ans. La place est très belle mais finalement on en fait vite le tour étant donne qu'on n'a pas le droit de pénétrer dans les temples, notamment la demeure de la Kumari. Cette déesse vivante (la seule au Monde), est choisit à l'age de 5 ans pour la perfection de son corps. Elle incarne la déesse Taleju qui selon la légende fut désirée par le roi Jayaprakash Malla. Pour le punir, il ne pourra désormais la contempler qu'à travers le corps d'une enfant de basse caste. Cette gamine ne doit pas saigner ce qui mettrait fin à sa " pureté " comme le fera d'ailleurs l'arrivée de ses premières règles, date a laquelle elle sera remplacée par une autre. Elle n'a donc pas le droit de bouger, de jouer, de marcher, etc.… et restera vierge toute sa vie durant. Chaque népalais rêve de la voir apparaître a la fenêtre de sa prison dorée mais il est interdit de la photographier. Les rois du Népal lui rendent visite une fois l'an et des cérémonies ont lieu en son honneur.
L'ancien quartier hippy de Freak street juxtapose le Durbar square. Il a perdu de son ambiance d'antan et la rue est bien calme. On se plait a l'imaginer pendant sa grande époque seventies.
Sur le retour nous craquons sur un gong que nous espérons pouvoir "confier" à nos amis de retour sur Paris. En revenant à la guest, Alexandra et Poupette ont elles aussi craquées sur des tables basses et cadre en bois. C'est pas gagne pour l'enregistrement des bagages, on craint le surpoids...
Dernière soirée ensemble a notre cantine habituelle, l'Everest Steack house.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Nos porteurs:
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
L'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084? English translation pending
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ?
Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ?
Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
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Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l'eau Bangalore, la Silicon Valley indienne La sécheresse en Inde pèse sur l'ensemble de l'économie
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
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Santa Barbara, qui me dira pourquoi j'ai le mal de vivre et le jetlag depuis si longtemps? English translation pending
Avis aux passagers du vol à destination de San Francisco : en raison du jetlag persistant, ce carnet risque de durée longtemps...
J'avais en tête, lors d'un précédent road trip en 2016 (https://voyageforum.com/v.f?post=7473211;search_string=Road%20trip%20en%20famille%20du%20Pacifique) , de continuer mon parcours à travers les USA et visiter quelques endroits que je n'avais pas eu l'occasion de voir. Le facteur déterminant, qui ne nous a pas fait réfléchir longtemps, est un billet d'avion à 1500 € pour ma petite tribu.
2 adultes et 3 enfants (5 ans, 11 ans et 14 ans).
Nous embarquons pour la ville de San Francisco, le voyage commence fort avec la visite du Golden Gate Bridge.
Pas de brume et une vue dégagée.
. Monument emblématique de San Francisco, le pont du Golden Gate a été construit de 1933 à 1937.
https://youtu.be/3lYvXqhqakk
Petit crochet à Saint Ignatius Church impressionnant édifice située sur le campus de l'Université de San Francisco.

Les premières impressions à San Francisco sont très bonnes, nous visiterons la ville plus en détail à la fin du séjour.
Pas de brume et une vue dégagée.
. Monument emblématique de San Francisco, le pont du Golden Gate a été construit de 1933 à 1937.
https://youtu.be/3lYvXqhqakkPetit crochet à Saint Ignatius Church impressionnant édifice située sur le campus de l'Université de San Francisco.

Les premières impressions à San Francisco sont très bonnes, nous visiterons la ville plus en détail à la fin du séjour.
2 semaines de Pâques au Japon: circuit, trucs et astuces English translation pending
Après 2 beaux voyages dans l'ouest américain (Carnet de voyage ici https://voyageforum.com/v.f?post=6689140;#6689140 ), on a décidé de pousser notre curiosité à l'Est, recherchant sans doute un plus grand dépaysement culturel.
C'était décidé, ce serait le Japon 🙂 !
Pour ce type de grand voyage, on aime généralement programmer 3 semaines, raison pour laquelle on part souvent en été... Cette fois, pas question : le climat estival du Japon est réputé chaud et humide, c'est pas pour nous ! On a déjà testé ça à NY et Washington, et franchement ça a gâché une partie des vacances... Ce sera donc le climat agréable du printemps, même si le voyage s'en trouve réduit à 2 semaines, étant donné les obligations scolaires de notre fils de 13 ans...
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Carnet d’un voyage de 23 jours en Espagne: Salamanque, l’Estrémadure et l’Andalousie English translation pending
Avril 2017 : Carnet d’un voyage de 23 jours en Espagne : Castille et Léon, Estrémadure et Andalousie
10/04
Vol d’1h45mn sans histoire entre Bâle et Madrid. A l’aéroport nous prenons le bus (Cie Avanzabus) que nous avions réservé sur internet pour Salamanque. 2h45mn plus tard dans de très bonnes conditions de voyage nous voilà à Salamanque. José-Carlos et Lally sont à la station de bus pour nous accueillir.
11/04
Redécouverte sous un beau soleil de cette magnifique ville : nous nous promenons dans la partie néo-renaissance autour de la Plaza Mayor et bien sûr sur cette magnifique Plaza Mayor. Dans l’après-midi nous découvrons la ville depuis les espaces aménagés le long de la rivière Tormes. Du vieux pont romain la vue est particulièrement belle sur la vieille ville et la cathédrale. Dîner en ville dans un petit bar à tapas spécialisé en cuisine portugaise « La Portu », excellentes tapas à base de bacalhau !
12/04 Balade en ville, dans l’après-midi nous avons assisté à des processions de semaine sainte dans la vieille ville. Plus austères que celles que nous avions déjà vues en Andalousie, elles témoignent néanmoins d’un aspect des traditions de la culture catholique espagnole.
13/04 Aujourd’hui José-Carlos et Lally nous emmènent visiter le fameux musée national de la sculpture à Valladolid. Le musée est installé dans le superbe collège Saint Grégoire de style manuélin. Après avoir d’abord admiré la chapelle et le magnifique cloître José-Carlos nous explique les œuvres maîtresses du musée avec entre autres les sculptures de Berruguete, de Jean de Joigny et de Gregorio Fernandez. Celles de Berruguete sont remarquables par le mouvement qu’il imprime à ces statues, surtout dans une époque où les canons esthétiques exigeaient des attitudes beaucoup plus statiques. Visite du centre ville de Valladolid somme toute assez restreint pour une grande ville. En rentrant sur Salamanque nous verrons encore quelques défilés de semaine sainte. Promenade du côté du collège de l’archevêché Fonseca, belle vue sur la vieille ville depuis un mirador. Excellent dîner dans un bar/restaurant « La Venta » près de la Puerta de Zamora.
Quel plaisir de retrouver et de se fondre dans la convivialité espagnole, dont témoignent tous ces bars et restaurants ouverts du matin à la nuit avec leurs terrasses bondées de gens qui boivent, mangent et surtout discutent à longueur de journée. De plus les consommations et les tapas sont très bons marché : moins de 5€ pour 4 boissons, moins de 20 € avec en plus un assortiment de tapas !
14/04
Nous prenons la route vers la ville de Toro, toujours sous un ciel bleu et un soleil déjà bien chaud pour la saison. Visite d’une 1ère église, celle de San Tomas avec un très beau retable baroque. Puis nous remontons la rue principale en direction de la porte qui donne accès à la vieille ville, une foule dense s’y presse dans l’attente du défilé de la semaine sainte. Nous allons en profiter également. A la fin du défilé nous allons visiter l'exceptionnelle église romane de Ste Maria le Majeure avec son superbe porche polychrome. Pique nique sur la place de l'église à deux pas du promontoire qui domine la vallée du Douro. Nous repartons vers la ville de Zamora. Visite de la ville haute, de quelques églises (encore !) et là aussi nous tombons sur les très belles processions de la semaine sainte également très réputées dans toute l’Espagne. 15/04
Petite balade matinale visite d’une librairie-salon de thé puis nous prenons l'apéritif à la Perri, bar où l'on mange la meilleure tortilla de patatas de Salamanque. Déjeuner à la Venta d'un délicieux lechón et d'une cuisse de cordero con papas le tout arrosé par un Almirez de Toro.
16/04 L'après-midi, balade à Alba de Tormès à 18 km de Salamanca, visites d'églises mudéjar avec entre autres un magnifique ensemble de sculptures des 12 apôtres autour du Christ. Visite de l'église où reposent les reliques de Ste Thérèse d'Avila.
18/04 Nous quittons Salamanque en voiture de location pour la ville de Béjar. Visite de la classique plaza Mayor, avec son palais ducal et son église. Juste à côté se trouve le village de Candelario : très beau village de montagne avec ses maisons montagnardes caractéristiques aux façades soit recouvertes de tuiles, soit brutes soit peintes, aux balcons de bois. Originalité que l’on ne trouve qu’ici et que l’on appelle batipuertas : ce sont des demi- portes en bois doublant la porte d’entrée normale servant à protéger la maison des intempéries et aussi à empêcher les animaux d’y entrer. Au milieu de toutes les rues il y des rigoles dans lesquelles coulent les ruisseaux provenant de la montagne. Le village est évidemment en pente, et le visiter demande quelques efforts. Le seul restaurant qui nous tentait est plein nous repartons donc vers Hervas à quelques km de là vers le sud. Nous y trouvons un bon restaurant « Mas que parrilla » où nous mangerons d'excellentes entrées : croquetas de setas y castañas, pimientos rojos en salsa puis un solomillo con patatas fritas, dessert , vin et café, le tout pour 43€ pour deux. Le quartier juif d’Hervas est connu : nous le visitons arpentant ses ruelles étroites, ses maisons décorées d'une étoile de David et toujours ses façades de tuiles ou de planches de bois. Nous repartons pour Villar de Plasencia où nous arrivons vers 17h. Difficile de trouver la casa rural « El Rincón » mais un habitant nous y amène en nous montrant le chemin à pied. Belle maison avec plusieurs chambres disposant chacune d’une terrasse sur la campagne environnante vers le sud, salon et cuisine commune au r-d-c.
19/04 Au programme d’aujourd’hui, visite de la vallée de la Vera : visite des villages de Pasarón, Cuacos, Jarandilla, Valverde, Villanueva, Garganta de la Olla et le célèbre monastère de Yuste. Les plus beaux villages surtout Pasarón, Cuacos et Valverde présentent de vieilles maisons aux beaux balcons de bois, aux linteaux de pierre avec les noms des propriétaires sculptés dessus. La campagne, très belle est entièrement dédiée aux vergers de cerisiers. La vallée est très visitée au moment de la floraison.
20/04 Autre vallée intéressante à visiter celle de la rivière Jerte à partir de la ville de Plasencia. Nous nous arrêtons d’abord près de Cabezuela del Valle pour faire la balade de los nogales : cette petite balade permet de voir plusieurs cascades. Le sentier avec des marches en escaliers grimpe fortement le long de la rivière, remontant de cascade en cascade vers le haut de la colline, le chemin au retour serpente sur une petite route goudronnée le long des vergers de cerisiers jusqu'au mini parking près du départ du chemin. Nous allons ensuite faire une deuxième balade, celle des pilones dans la Garganta del Infierno, près de la ville de Jerte. Le départ se fait du grand parking où est située la maison des gardes forestiers du parc. Pour accéder aux pilones il y a deux possibilités : soit la route forestière qui démarre derrière la maison du parc et grimpe tranquillement, soit le chemin qui monte dans la forêt. Nous avons choisi la route forestière qui a l’avantage de monter plus progressivement vers los Pilones. Ici la rivière a creusé de superbes marmites de géant dans la roche calcaire et le chemin permet de les admirer depuis un pont et un chemin qui surplombe la rivière en contrebas. Retour par un autre sentier forestier très agréable et qui passe par des chainerais, des chaos de rochers, et des clairières où poussent des genets. La balade complète a duré un peu plus de 2h ½. Le chant des oiseaux et le vol des rapaces nous ont accompagnés tout du long.
21/04 Dernier point d’intérêt dans cette région, le parc de Monfragüe réputé pour abriter une des plus grandes colonies de rapaces. Arrêt aux différents miradors pour voir essentiellement des vautours et des cigognes noires. Du château, très belle vue sur la confluence des deux rivières, le Douro et le Tetiar. Nous partons ensuite déjeuner sur la Plaza Mayor à Plasencia.
22/04 Départ pour la visite du beau village fantôme de Granadilla qui a été réhabilité après qu’il a été abandonné par ses habitants à la suite de la création du barrage et du lac de retenue qui a submergé les terres environnantes. Nous continuons ensuite en direction de Coria que nous atteignons au bout d’une heure. Visite de la vieille ville enceinte dans ses remparts, et de la cathédrale imposante tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous reprenons la route pour Alcantara, arrêt devant le pont romain puis nous repartons sous un ciel de plus en plus gris et frais (14°) vers Valencia de Alcántara. Les paysages depuis le départ sont les mêmes, un paysage plat à peine vallonné planté de bosquets de chênes sous lesquels paissent des troupeaux de bovins, très peu de villages, quelques maisons isolées, une zone désertique en fait ! Nous arrivons à la Codosera, gros village vers 16h30, nous trouvons la casa rural mais il n'y a personne, de plus pas de réseau téléphonique pour appeler, nous rebroussons chemin jusqu'au village à 3 km où nous allons déjeuner et en profitons pour appeler la gérante : elle nous attend à la casa dans 5 mn. Installation dans une belle chambre avec balcon et grande terrasse à l'étage inférieur il y a une grande cuisine, la salle à manger, un salon avec télé, jeux, une cheminée et une bibliothèque. Dîner improvisé sur place,
23/04 Nous prenons la direction de la ville d’Albuquerque, distante de 20 km et qui se signale de loin avec son château perché sur une colline qui domine la ville. Nous nous garons dans le centre et visitons la vieille ville typique avec ses ruelles pentues bordées de petites maisons blanches à deux étages. Je grimpe pour visiter le château : une visite organisée vient de commencer à laquelle je vais me joindre. Visite classique d'un château avec les souterrains, le donjon, les mâchicoulis etc. Belle vue du haut du donjon sur la campagne environnante et le Portugal en particulier.
24/04 Départ sous un beau soleil vers Badajoz que nous contournons puis arrêt à Olivenza, belle petite ville anciennement portugaise jusqu'en 1815, d'ailleurs cela se voit à la prédominance des azulejos, sur les murs des maisons ou dans les églises. On y trouve aussi une belle forteresse à la Vauban, un portail manuélin, un beau centre ville et des églises évidemment ! Nous quittons Olivenza pour Zafra notre prochaine ville étape. Bel hôtel situé sur la Plaza Grande. Balade en ville à la découverte de la Plaza Chica, de l'ayuntamiento avec son ancien cloître de briques.
25/04 Après un petit déjeuner buffet riche en produits de toutes sortes nous partons vers Jerez de los Caballeros à environ 25 km de Zafra ciel changeant, soleil prédominant, température entre 18° et 22°. L'arrivée en voiture sur Jerez est belle, nous nous garons près du centre ville et partons à pied jusqu'à la Plaza de España, centre stratégique de la ville. L'office du tourisme étant juste à côté nous y allons prendre les informations nécessaires à la visite : églises massives et fortifiées, avec un clocher carré de grosses pierres à la base puis une partie haute très décorées, il y en a une qui l’est avec des azulejos colorés. Il y a très peu d'ouvertures ce qui rend les nefs très sombres. Les autels baroques sont dans l'ensemble très chargés, dorés ou plus rarement de couleur sombre. Les orgues sont impressionnants avec leurs tuyaux qui surgissent du buffet à l'horizontale. Jerez a aussi un passé templier, on peut encore y voir la forteresse qu'ils ont édifiée sur les restes d'un château arabe. De l’Alcazaba on a une belle vue sur la ville, les restes de murailles et les portes qui accédaient à la vieille ville.
26/04 Le temps s'est nettement rafraichi, il fait 13° ce matin sur la place de Zafra et le ciel est couvert. Départ pour Cortegana en Andalousie, belle route assez sinueuse surtout dans la 2me moitié du parcours. Cortegana est un beau village perché et dominé par son château. Nous logeons dans une casa rural sur l'avenue qui sort de la ville vers Almonaster. De notre chambre nous avons une superbe vue sur le château et le vieux village. Balade découverte du village et du château, puis nous allons « tapear » au bar la « Esquina ».
27/04 Ce matin nous nous rendons à Almonaster la Réal pour y visiter la vieille ville, le château et la vieille mosquée qui a survécu au temps. Nous continuons vers la ville d’Aracena par une belle route sinueuse qui traverse une montagne de forêts de chênes. A Aracena nous verrons essentiellement le très beau château juché sur son éperon, et l’imposante église gothique qui y est accolée avec une magnifique nef nervurée. Détour par Jabugo, la « Mecque du jambon cru » sans intérêt en dehors des jambons mais à quel prix !
28/04 Départ sous la pluie vers la ville de Trigueros près de Huelva. Temps gris toute la journée. Hôtel agréable, moderne et propre avec gérants très avenants. Vu la météo il ne nous reste plus qu’à aller déjeuner au « Mesón del Bosque » excellent restaurant bon marché et populaire.
29/04 Temps toujours gris mais avec quelques déchirures de ciel bleu. Nous nous arrêtons à Niebla visite de la vieille ville, en particulier l'église San Martin (coupée en deux !) et l'église Santa Maria qui fut d'abord mosquée avant de devenir église chrétienne. La vieille ville est entièrement close de belles murailles encore bien préservées. Nous reprenons la voiture en direction de Séville puis d’Utrera et enfin une route de montagne vers Ronda et la Serranía de Ronda. Déjeuner à la venta Sollana sur le bord de la route puis arrivée à Benarrabá vers 16h. L'hôtel bien situé est construit au bout d’un monticule qui domine toute la région, des terrasses des chambres, belle vue sur les environs ou le beau jardin.
30/04 Temps mitigé mais agréable quand on veut se promener ce qui est le cas, surtout ici dans ce beau cadre montagneux où les vieux chemins qui reliaient les différents villages ne manquent pas. Ce matin descente en direction du rio Gena par un chemin carrossable qui descend régulièrement à travers une forêt clairsemée de magnifiques chênes lièges plus que centenaires à voir la circonférence de leurs troncs.
Arrivée en vue de la confluence des deux rivières tout en bas le chemin continue vers Genagualcín. Nous revenons sur nos pas et remontons par une piste carrossable vers Benarrabá. Un peu plus haut un sentier bien indiqué à droite monte de façon raide en 1 km jusqu'à Benarrabá et débouche devant le collège. Un peu plus tard nous prenons la voiture et allons visiter le village de Gaucin. C’est un beau village d'où la vue s'étend jusqu’au rocher de Gibraltar et aux montagnes du Maroc.
01/05 Le beau temps est revenu, nous en profitons pour faire la balade du « cerillo de la Cruz » qui part du bas du village à la Fuente alta. Beau sentier qui longe les anciens jardins et vergers du village, bel éclairage matinal. Au cours de la balade nous croiserons un habitant du village qui recherche vainement son labrador disparu dans les parages il y a une semaine !
2/5 Visite de la ville de Casares, très, trop touristique ! près d’Estepona. La vieille ville est construite sur les pentes d’un rocher sur lequel un château domine et la ville et toute la campagne environnante. Nous terminons notre journée par la visite d’Estepona, vieille cité balnéaire aux places et ruelles typiques de l’Andalousie.
3/5 Dernière journée en Andalousie, pour éviter Séville sa célèbre feria avec les encombrements et les inconvénients qui en découlent, nous avons préféré réserver un hôtel tout près de Carmona et à seulement 10 km de l’aéroport de Séville. Carmona est une très belle ville, également enserrée dans des murailles, percées de belles portes médiévales ou renaissance. Belles églises, palais avec patio, maisons blanches et ferronnerie noire ! sympathique bars et restaurants autour de la place principale, dont nous avons bien profités !
4/5 Retour en avion à Bâle/Mulhouse depuis l’aéroport de Séville.
-- Pour ceux qui voudraient voir les photos cliquer sur le lien suivant : https://goo.gl/photos/9AfJXXR38nDsLwjg7
NB : pour voir les légendes, cliquer sur la 1ère photo, cliquer sur l’icône « i », vous verrez les légendes dans le coin à droite en haut.
10/04
Vol d’1h45mn sans histoire entre Bâle et Madrid. A l’aéroport nous prenons le bus (Cie Avanzabus) que nous avions réservé sur internet pour Salamanque. 2h45mn plus tard dans de très bonnes conditions de voyage nous voilà à Salamanque. José-Carlos et Lally sont à la station de bus pour nous accueillir.
11/04
Redécouverte sous un beau soleil de cette magnifique ville : nous nous promenons dans la partie néo-renaissance autour de la Plaza Mayor et bien sûr sur cette magnifique Plaza Mayor. Dans l’après-midi nous découvrons la ville depuis les espaces aménagés le long de la rivière Tormes. Du vieux pont romain la vue est particulièrement belle sur la vieille ville et la cathédrale. Dîner en ville dans un petit bar à tapas spécialisé en cuisine portugaise « La Portu », excellentes tapas à base de bacalhau !
12/04 Balade en ville, dans l’après-midi nous avons assisté à des processions de semaine sainte dans la vieille ville. Plus austères que celles que nous avions déjà vues en Andalousie, elles témoignent néanmoins d’un aspect des traditions de la culture catholique espagnole.
13/04 Aujourd’hui José-Carlos et Lally nous emmènent visiter le fameux musée national de la sculpture à Valladolid. Le musée est installé dans le superbe collège Saint Grégoire de style manuélin. Après avoir d’abord admiré la chapelle et le magnifique cloître José-Carlos nous explique les œuvres maîtresses du musée avec entre autres les sculptures de Berruguete, de Jean de Joigny et de Gregorio Fernandez. Celles de Berruguete sont remarquables par le mouvement qu’il imprime à ces statues, surtout dans une époque où les canons esthétiques exigeaient des attitudes beaucoup plus statiques. Visite du centre ville de Valladolid somme toute assez restreint pour une grande ville. En rentrant sur Salamanque nous verrons encore quelques défilés de semaine sainte. Promenade du côté du collège de l’archevêché Fonseca, belle vue sur la vieille ville depuis un mirador. Excellent dîner dans un bar/restaurant « La Venta » près de la Puerta de Zamora.
Quel plaisir de retrouver et de se fondre dans la convivialité espagnole, dont témoignent tous ces bars et restaurants ouverts du matin à la nuit avec leurs terrasses bondées de gens qui boivent, mangent et surtout discutent à longueur de journée. De plus les consommations et les tapas sont très bons marché : moins de 5€ pour 4 boissons, moins de 20 € avec en plus un assortiment de tapas !
14/04
Nous prenons la route vers la ville de Toro, toujours sous un ciel bleu et un soleil déjà bien chaud pour la saison. Visite d’une 1ère église, celle de San Tomas avec un très beau retable baroque. Puis nous remontons la rue principale en direction de la porte qui donne accès à la vieille ville, une foule dense s’y presse dans l’attente du défilé de la semaine sainte. Nous allons en profiter également. A la fin du défilé nous allons visiter l'exceptionnelle église romane de Ste Maria le Majeure avec son superbe porche polychrome. Pique nique sur la place de l'église à deux pas du promontoire qui domine la vallée du Douro. Nous repartons vers la ville de Zamora. Visite de la ville haute, de quelques églises (encore !) et là aussi nous tombons sur les très belles processions de la semaine sainte également très réputées dans toute l’Espagne. 15/04
Petite balade matinale visite d’une librairie-salon de thé puis nous prenons l'apéritif à la Perri, bar où l'on mange la meilleure tortilla de patatas de Salamanque. Déjeuner à la Venta d'un délicieux lechón et d'une cuisse de cordero con papas le tout arrosé par un Almirez de Toro.
16/04 L'après-midi, balade à Alba de Tormès à 18 km de Salamanca, visites d'églises mudéjar avec entre autres un magnifique ensemble de sculptures des 12 apôtres autour du Christ. Visite de l'église où reposent les reliques de Ste Thérèse d'Avila.
18/04 Nous quittons Salamanque en voiture de location pour la ville de Béjar. Visite de la classique plaza Mayor, avec son palais ducal et son église. Juste à côté se trouve le village de Candelario : très beau village de montagne avec ses maisons montagnardes caractéristiques aux façades soit recouvertes de tuiles, soit brutes soit peintes, aux balcons de bois. Originalité que l’on ne trouve qu’ici et que l’on appelle batipuertas : ce sont des demi- portes en bois doublant la porte d’entrée normale servant à protéger la maison des intempéries et aussi à empêcher les animaux d’y entrer. Au milieu de toutes les rues il y des rigoles dans lesquelles coulent les ruisseaux provenant de la montagne. Le village est évidemment en pente, et le visiter demande quelques efforts. Le seul restaurant qui nous tentait est plein nous repartons donc vers Hervas à quelques km de là vers le sud. Nous y trouvons un bon restaurant « Mas que parrilla » où nous mangerons d'excellentes entrées : croquetas de setas y castañas, pimientos rojos en salsa puis un solomillo con patatas fritas, dessert , vin et café, le tout pour 43€ pour deux. Le quartier juif d’Hervas est connu : nous le visitons arpentant ses ruelles étroites, ses maisons décorées d'une étoile de David et toujours ses façades de tuiles ou de planches de bois. Nous repartons pour Villar de Plasencia où nous arrivons vers 17h. Difficile de trouver la casa rural « El Rincón » mais un habitant nous y amène en nous montrant le chemin à pied. Belle maison avec plusieurs chambres disposant chacune d’une terrasse sur la campagne environnante vers le sud, salon et cuisine commune au r-d-c.
19/04 Au programme d’aujourd’hui, visite de la vallée de la Vera : visite des villages de Pasarón, Cuacos, Jarandilla, Valverde, Villanueva, Garganta de la Olla et le célèbre monastère de Yuste. Les plus beaux villages surtout Pasarón, Cuacos et Valverde présentent de vieilles maisons aux beaux balcons de bois, aux linteaux de pierre avec les noms des propriétaires sculptés dessus. La campagne, très belle est entièrement dédiée aux vergers de cerisiers. La vallée est très visitée au moment de la floraison.
20/04 Autre vallée intéressante à visiter celle de la rivière Jerte à partir de la ville de Plasencia. Nous nous arrêtons d’abord près de Cabezuela del Valle pour faire la balade de los nogales : cette petite balade permet de voir plusieurs cascades. Le sentier avec des marches en escaliers grimpe fortement le long de la rivière, remontant de cascade en cascade vers le haut de la colline, le chemin au retour serpente sur une petite route goudronnée le long des vergers de cerisiers jusqu'au mini parking près du départ du chemin. Nous allons ensuite faire une deuxième balade, celle des pilones dans la Garganta del Infierno, près de la ville de Jerte. Le départ se fait du grand parking où est située la maison des gardes forestiers du parc. Pour accéder aux pilones il y a deux possibilités : soit la route forestière qui démarre derrière la maison du parc et grimpe tranquillement, soit le chemin qui monte dans la forêt. Nous avons choisi la route forestière qui a l’avantage de monter plus progressivement vers los Pilones. Ici la rivière a creusé de superbes marmites de géant dans la roche calcaire et le chemin permet de les admirer depuis un pont et un chemin qui surplombe la rivière en contrebas. Retour par un autre sentier forestier très agréable et qui passe par des chainerais, des chaos de rochers, et des clairières où poussent des genets. La balade complète a duré un peu plus de 2h ½. Le chant des oiseaux et le vol des rapaces nous ont accompagnés tout du long.
21/04 Dernier point d’intérêt dans cette région, le parc de Monfragüe réputé pour abriter une des plus grandes colonies de rapaces. Arrêt aux différents miradors pour voir essentiellement des vautours et des cigognes noires. Du château, très belle vue sur la confluence des deux rivières, le Douro et le Tetiar. Nous partons ensuite déjeuner sur la Plaza Mayor à Plasencia.
22/04 Départ pour la visite du beau village fantôme de Granadilla qui a été réhabilité après qu’il a été abandonné par ses habitants à la suite de la création du barrage et du lac de retenue qui a submergé les terres environnantes. Nous continuons ensuite en direction de Coria que nous atteignons au bout d’une heure. Visite de la vieille ville enceinte dans ses remparts, et de la cathédrale imposante tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous reprenons la route pour Alcantara, arrêt devant le pont romain puis nous repartons sous un ciel de plus en plus gris et frais (14°) vers Valencia de Alcántara. Les paysages depuis le départ sont les mêmes, un paysage plat à peine vallonné planté de bosquets de chênes sous lesquels paissent des troupeaux de bovins, très peu de villages, quelques maisons isolées, une zone désertique en fait ! Nous arrivons à la Codosera, gros village vers 16h30, nous trouvons la casa rural mais il n'y a personne, de plus pas de réseau téléphonique pour appeler, nous rebroussons chemin jusqu'au village à 3 km où nous allons déjeuner et en profitons pour appeler la gérante : elle nous attend à la casa dans 5 mn. Installation dans une belle chambre avec balcon et grande terrasse à l'étage inférieur il y a une grande cuisine, la salle à manger, un salon avec télé, jeux, une cheminée et une bibliothèque. Dîner improvisé sur place,
23/04 Nous prenons la direction de la ville d’Albuquerque, distante de 20 km et qui se signale de loin avec son château perché sur une colline qui domine la ville. Nous nous garons dans le centre et visitons la vieille ville typique avec ses ruelles pentues bordées de petites maisons blanches à deux étages. Je grimpe pour visiter le château : une visite organisée vient de commencer à laquelle je vais me joindre. Visite classique d'un château avec les souterrains, le donjon, les mâchicoulis etc. Belle vue du haut du donjon sur la campagne environnante et le Portugal en particulier.
24/04 Départ sous un beau soleil vers Badajoz que nous contournons puis arrêt à Olivenza, belle petite ville anciennement portugaise jusqu'en 1815, d'ailleurs cela se voit à la prédominance des azulejos, sur les murs des maisons ou dans les églises. On y trouve aussi une belle forteresse à la Vauban, un portail manuélin, un beau centre ville et des églises évidemment ! Nous quittons Olivenza pour Zafra notre prochaine ville étape. Bel hôtel situé sur la Plaza Grande. Balade en ville à la découverte de la Plaza Chica, de l'ayuntamiento avec son ancien cloître de briques.
25/04 Après un petit déjeuner buffet riche en produits de toutes sortes nous partons vers Jerez de los Caballeros à environ 25 km de Zafra ciel changeant, soleil prédominant, température entre 18° et 22°. L'arrivée en voiture sur Jerez est belle, nous nous garons près du centre ville et partons à pied jusqu'à la Plaza de España, centre stratégique de la ville. L'office du tourisme étant juste à côté nous y allons prendre les informations nécessaires à la visite : églises massives et fortifiées, avec un clocher carré de grosses pierres à la base puis une partie haute très décorées, il y en a une qui l’est avec des azulejos colorés. Il y a très peu d'ouvertures ce qui rend les nefs très sombres. Les autels baroques sont dans l'ensemble très chargés, dorés ou plus rarement de couleur sombre. Les orgues sont impressionnants avec leurs tuyaux qui surgissent du buffet à l'horizontale. Jerez a aussi un passé templier, on peut encore y voir la forteresse qu'ils ont édifiée sur les restes d'un château arabe. De l’Alcazaba on a une belle vue sur la ville, les restes de murailles et les portes qui accédaient à la vieille ville.
26/04 Le temps s'est nettement rafraichi, il fait 13° ce matin sur la place de Zafra et le ciel est couvert. Départ pour Cortegana en Andalousie, belle route assez sinueuse surtout dans la 2me moitié du parcours. Cortegana est un beau village perché et dominé par son château. Nous logeons dans une casa rural sur l'avenue qui sort de la ville vers Almonaster. De notre chambre nous avons une superbe vue sur le château et le vieux village. Balade découverte du village et du château, puis nous allons « tapear » au bar la « Esquina ».
27/04 Ce matin nous nous rendons à Almonaster la Réal pour y visiter la vieille ville, le château et la vieille mosquée qui a survécu au temps. Nous continuons vers la ville d’Aracena par une belle route sinueuse qui traverse une montagne de forêts de chênes. A Aracena nous verrons essentiellement le très beau château juché sur son éperon, et l’imposante église gothique qui y est accolée avec une magnifique nef nervurée. Détour par Jabugo, la « Mecque du jambon cru » sans intérêt en dehors des jambons mais à quel prix !
28/04 Départ sous la pluie vers la ville de Trigueros près de Huelva. Temps gris toute la journée. Hôtel agréable, moderne et propre avec gérants très avenants. Vu la météo il ne nous reste plus qu’à aller déjeuner au « Mesón del Bosque » excellent restaurant bon marché et populaire.
29/04 Temps toujours gris mais avec quelques déchirures de ciel bleu. Nous nous arrêtons à Niebla visite de la vieille ville, en particulier l'église San Martin (coupée en deux !) et l'église Santa Maria qui fut d'abord mosquée avant de devenir église chrétienne. La vieille ville est entièrement close de belles murailles encore bien préservées. Nous reprenons la voiture en direction de Séville puis d’Utrera et enfin une route de montagne vers Ronda et la Serranía de Ronda. Déjeuner à la venta Sollana sur le bord de la route puis arrivée à Benarrabá vers 16h. L'hôtel bien situé est construit au bout d’un monticule qui domine toute la région, des terrasses des chambres, belle vue sur les environs ou le beau jardin.
30/04 Temps mitigé mais agréable quand on veut se promener ce qui est le cas, surtout ici dans ce beau cadre montagneux où les vieux chemins qui reliaient les différents villages ne manquent pas. Ce matin descente en direction du rio Gena par un chemin carrossable qui descend régulièrement à travers une forêt clairsemée de magnifiques chênes lièges plus que centenaires à voir la circonférence de leurs troncs.
Arrivée en vue de la confluence des deux rivières tout en bas le chemin continue vers Genagualcín. Nous revenons sur nos pas et remontons par une piste carrossable vers Benarrabá. Un peu plus haut un sentier bien indiqué à droite monte de façon raide en 1 km jusqu'à Benarrabá et débouche devant le collège. Un peu plus tard nous prenons la voiture et allons visiter le village de Gaucin. C’est un beau village d'où la vue s'étend jusqu’au rocher de Gibraltar et aux montagnes du Maroc.
01/05 Le beau temps est revenu, nous en profitons pour faire la balade du « cerillo de la Cruz » qui part du bas du village à la Fuente alta. Beau sentier qui longe les anciens jardins et vergers du village, bel éclairage matinal. Au cours de la balade nous croiserons un habitant du village qui recherche vainement son labrador disparu dans les parages il y a une semaine !
2/5 Visite de la ville de Casares, très, trop touristique ! près d’Estepona. La vieille ville est construite sur les pentes d’un rocher sur lequel un château domine et la ville et toute la campagne environnante. Nous terminons notre journée par la visite d’Estepona, vieille cité balnéaire aux places et ruelles typiques de l’Andalousie.
3/5 Dernière journée en Andalousie, pour éviter Séville sa célèbre feria avec les encombrements et les inconvénients qui en découlent, nous avons préféré réserver un hôtel tout près de Carmona et à seulement 10 km de l’aéroport de Séville. Carmona est une très belle ville, également enserrée dans des murailles, percées de belles portes médiévales ou renaissance. Belles églises, palais avec patio, maisons blanches et ferronnerie noire ! sympathique bars et restaurants autour de la place principale, dont nous avons bien profités !
4/5 Retour en avion à Bâle/Mulhouse depuis l’aéroport de Séville.
-- Pour ceux qui voudraient voir les photos cliquer sur le lien suivant : https://goo.gl/photos/9AfJXXR38nDsLwjg7
NB : pour voir les légendes, cliquer sur la 1ère photo, cliquer sur l’icône « i », vous verrez les légendes dans le coin à droite en haut.
Road trip de la "grosse pomme" au Mont Rushmore et autres English translation pending
arrivés dimanche 22 au soir après 2 très courtes nuit le jet lag nous assome à 16h
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes

ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?
sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos
6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes
ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
Les couleurs du Maroc English translation pending
Bonsoir
à partir de lundi soir, pendant 5 jours, à 19h, cinq films sur les couleurs du Maroc (ocre, blanc, vert, rouge et bleu) .. on a fait le fixage du rouge :)
Ocre : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-005/les-couleurs-du-maroc Blanc : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-004/les-couleurs-du-maroc Vert : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-001/les-couleurs-du-maroc Rouge : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-002/les-couleurs-du-maroc Bleu : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-003/les-couleurs-du-maroc
"A vos cassettes"
Sérieusement, par rapport à d'autres émissions "vite fait plié" c'est un plaisir de travailler avec ce type de production, qui prend le temps de vraiment découvrir, entrer en contact, tourner... et ça ressent dans la qualité des documentaires.
à partir de lundi soir, pendant 5 jours, à 19h, cinq films sur les couleurs du Maroc (ocre, blanc, vert, rouge et bleu) .. on a fait le fixage du rouge :)
Ocre : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-005/les-couleurs-du-maroc Blanc : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-004/les-couleurs-du-maroc Vert : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-001/les-couleurs-du-maroc Rouge : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-002/les-couleurs-du-maroc Bleu : http://www.arte.tv/guide/fr/050118-003/les-couleurs-du-maroc
"A vos cassettes"
Sérieusement, par rapport à d'autres émissions "vite fait plié" c'est un plaisir de travailler avec ce type de production, qui prend le temps de vraiment découvrir, entrer en contact, tourner... et ça ressent dans la qualité des documentaires.
Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
République Démocratique du Congo: réveil du Nyamuragira English translation pending
Bonjour,
Le majestueux Nyamuragira s'est réveillé, une coulée de lave s'échapp e- heureusement du côté nord , épargnant la ville de Goma. Quelques petites vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=HuPejfKto0E http://earthquake-report.com/...ruption-in-dr-congo/ http://www.spaceref.com/...iewsr.html?pid=39010 Qlq infos supplémentaires sur le Parc des Virungas http://whc.unesco.org/fr/list/63
😉
Le majestueux Nyamuragira s'est réveillé, une coulée de lave s'échapp e- heureusement du côté nord , épargnant la ville de Goma. Quelques petites vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=HuPejfKto0E http://earthquake-report.com/...ruption-in-dr-congo/ http://www.spaceref.com/...iewsr.html?pid=39010 Qlq infos supplémentaires sur le Parc des Virungas http://whc.unesco.org/fr/list/63
😉
Voyage dans l'Ouest américain: visite de Torrey et Cathedral Valley English translation pending
Bonjour à tous,
L'an prochain nous retournons dans l'Ouest🙂🙂🙂.
Cette année nous sommes passé par Capitol Reef, malheureusement la météo ne nous a pas permis de faire Cathedral Valley. Nous y retournons donc cette année (j'avais vraiment aimé le secteur). Je voudrais réessayer de faire cette piste. J'ai 3 solutions: - croiser les doigts pour qu'il n'y ai pas eu d'orages la veille - comme Cendryon prendre un guide. Ils s'y vont sauf cas extrême - louer un 4x4 vraiment tout terrain (comme il y en a à Moab) Concernant cette dernière solution: quelqu'un sait-il si de tels 4x4 sont disponibles à la location à Torrey ?, si oui une adresse serait top !
Toutes suggestions concernant cette "escapade" sont le bienvenu🙂
Dernière question: est-ce facile de se repérer dans Cathedral Valley ou y a-t-il beaucoup de risque de se perdre?
merci d'avance, cordialement
Jean-François
L'an prochain nous retournons dans l'Ouest🙂🙂🙂.
Cette année nous sommes passé par Capitol Reef, malheureusement la météo ne nous a pas permis de faire Cathedral Valley. Nous y retournons donc cette année (j'avais vraiment aimé le secteur). Je voudrais réessayer de faire cette piste. J'ai 3 solutions: - croiser les doigts pour qu'il n'y ai pas eu d'orages la veille - comme Cendryon prendre un guide. Ils s'y vont sauf cas extrême - louer un 4x4 vraiment tout terrain (comme il y en a à Moab) Concernant cette dernière solution: quelqu'un sait-il si de tels 4x4 sont disponibles à la location à Torrey ?, si oui une adresse serait top !
Toutes suggestions concernant cette "escapade" sont le bienvenu🙂
Dernière question: est-ce facile de se repérer dans Cathedral Valley ou y a-t-il beaucoup de risque de se perdre?
merci d'avance, cordialement
Jean-François
De retour du Sénégal English translation pending
Salut à tous
ça y est je suis rentré des 16 jours au Sénégal et comme toujours un petit compte rendu; bon c'est à chaud et avec fatigue du voyage donc j'affinerai après😉 Ma manière de voyager; comme toujours sac à dos; un billet d'avion et une 1ere nuit réservée; pour le reste j'improvise.
A l'origine je voulais aller en casamance mais le bâteau était complet; manque de chance.
Mon itinéraire tout d'abord; Dakar-la somone-saly-warang-nianing (et détour à joal)-thiès-St louis-retour Dakar et gorée. Tout en taxis 7 places sauf 2 trajets saly warang et warang-nianing en taxi solo vu la faible distance.
Mes impressions à chauds des différents coins:
- La somone; gros bourg de 13000 habitants si je me trompe pas; souvent présenté comme le milieu entre le tourisme de masse de saly et la relative tranquillité des villages côtiés; la somone est bordée d'une plage présentée par les guides comme paradisiaque. Mes 3 jours à la somone qu'en dire? la plage était sale limite dépotoir à certains endroits; la plage principale est bordée de constructions; bref pas la plage paradisiaque présentée. Quand au bourg il ne présente pas vraiment d'intérêt si ce n'est quelques restos dont une pizzeria pour les amateurs. Au niveau hébergement; c'est moins cher que saly mais ça reste onéreux. Le meilleur qualité-prix à cette période trouvé fut l'hôtel la lagune; chambre tout confort à 15000CFA avec petit dej. Très peu de vie nocturne à la somone pour les amateurs. Quelques antiquaires et rabateurs mais je ne me suis pas senti harcelé.
- Saly; aîe difficile car souvent évoqué ici; saly est la station balnéaire du sénégal la plus connue avec les avantages et inconvenients que ça implique; pourtant la réalité est plus complexe: Il n'y a pas un saly mais 2; saly portugal le coeur de la station; bruyant et animé; et saly Niakhniakhale toute proche mais vraiment beaucoup plus calme; c'est dans cette deuxième que j'ai logé d'ailleurs. Autre chose lue souvent; les rabateurs et harcelements en tout genre; vrai mais limité à saly portugal et surtout à certains secteurs comme le rond point des banques et nouvelles frontières; il suffit de s'écarter par les ruelles en terre autour pour ne plus être embêté ou bien moins. Alors mes impressions sur saly; la plage était très sale comme la somone, pas si belle et paradisiaque qu'on nous la présente; il n'y a rien à faire à saly, rien à voir de particulier. Bref une étape intéressante pour trouver des banques, cybercafés voire faire un resto (ya du choix) ou une virée nocturne. A fuir sinon. Hébergements; hors de prix pour l'Afrique; j'ai logé à la ferme de saly- les amazones; le meillleur qualité prix trouvé; en bord de mer, superbe piscine et chambres tout confort. En haute saison ça devient hors de prix par contre.
- Warang; village à quelques kms de Mbour en descendant vers joal; tranquille mais rien de particulier à faire ou voir; de plus pas mal de chantiers et constructions de villas de toubabs de mbour; risque de salynisation à terme. Hébergement; les manguiers de warang; 15000 CFA; j'ai trouvé ça cher même si les cases sont joliement décorées et la petite piscine sympas; les cases sont petites et peu aérée; du coup on étouffe.
- Nianing; le seul véritable coup de coeur de la petite côte; situé à qq kms au sud de warang; nianing est un village côtier, bordant une plages jolie mais sale (très même); l'ambiance du village est paisible et les rapports bien moins commerciaux; j'ai bien aimé. 2 hébergements sympas; le benthénier; chambre à 12000CFA; auberge très sympas dans un magnifique jardin avec jolie piscine; personnel très sympas; seul soucis; en octobre il fait très chaud et les chambres sont petites et peuvent vite devenir étouffantes. Le girafon; deuxième bonne adresse; campement tenu par un sénégalais et un guinéen (style un peu jeune et rastas); très sympas et décontracté; cases grandes et climatisées à 12000 CFA en basse saison et surtout une bonne ambiance. Pas de vie nocturne à nianing mais qq maquis à l'autre extrémité du village; ambiance locale, pas de toubabs; c'était sympas.
- Thiès; 3 ème ville du Sénégal; absolument pas touristique (c'est reposant lol); Thiès est aussi une étape possible entre Mbour et St louis. Pas mal de restos et fast food libanais; sympas Pas vraiment de grande vie nocturne comme souvent idéalisé dans les guides; sauf le complexe dosso; grosse boîte de nuit sans intérêt. Peu d'hébergements; chez gilbert; je déconseille; loin de tout et difficile d'accès si non véhiculé; de plus quasi à l'abandon et plus cher que l'adresse suivante: hôtel rex; près du marché; très bon rapport qualité prix; 12000 CFA; pour ce prix une très belle chambre tout confort et surtout hyper centrale pour visiter la ville. Visiter la manufacture est intéressant; sinon rien de spécial à Thiès sauf l'ambiance d'une grande ville africaine; et c'est déjà bien.
- Mbour; grande ville comme Thiès (mais bien moins peuplée quand même); sans intérêt à mon goût; trop d'antiquaires et de harcellements en tout genre; le marché à la limite mérite une petite visite.
- St louis; ancienne capitale coloniale située au nord du Sénégal; l'île de St louis est délabrée, sale, nonchalante mais possède un réel charme; j'ai beaucoup aimé; un faux air de diego suarez à Madagascar😉 Plusieurs possibilités pour parcourir st louis; en taxi (mais quel intérêt?🙁), en charette (lent et itinéraire prédéfini), à pieds ou à vélo; perso j'ai choisi le vélo; une manière agréable de flaner dans st louis et autour; compter 3000 CFA la demi journée (9h-14h). Le tour de l'île peut se faire en 1 heure mais compter 2 à 3 heures si comme moi vous aimez flaner et prendre votre temps. Prévoir une pause repos et boisson, surtout à cette période très chaude. Hébergements; chers en général; le louisiana est très bien mais souvent complet (ce fut le cas lors de mon passage); l'auberge de jeunesse est vraiment pas chère (5000CFA) mais vraiment très sale (c'est un euphémisme) lors de mon passage; peut être mieux quand la saison reprend. Le café des arts est apparemment bien pour les petits budgets mais quand j'y suis passé ils m'ont dit qu'ils étaient fermés; vrai ou pas je sais pas; du coup la encore j'ai du me rabattre sur du budget moyen; hôtel de la tour; central, bien mais cher (22000 CFA); personnel peu sympathique.
- Dakar et gorée Dakar est tentaculaire, étouffante, embouteillée, très chère pour un touriste mais pas inintéressante non plus. La corniche est sympas pour la ballade et la plage de Ngor pas désagréable. Loger à petit budget à dakar est un parcours du combattant; les hôtels de passe miteux à 20 euros ne sont pas recommandés si vous tenez à vos affaires. L'hôtel océanic souvent présenté comme un des meilleur rapport qualité prix m'a déçu; chambre dégradée limite sale, personnel pas si avenant que mentionné dans les guides et tout ça à plus de 20000CFA la nuit. Perso j'ai préféré loger en fin de séjour à Ngor; la brazzérade est bien mais pas donnée; chambres tout confort à 25000CFa (finalement que 3000CFA de plus que l'océanic) mais surtout quartier plus sympas. Par contre personnel pas sympas du tout et ambiance bizarre parfois; evitez le resto, bon et côté mais très cher.
Gorée; un autre lieu incontournable chargé d'histoire; très mignon et agréable à visiter (même y loger doit être une bonne option). N'hésitez pas à flaner au gré des ruelles, certaines sont magnifiques. Pas besoin de prendre un guide c'est petit et y flaner à son rythme est bien plus agréable. Pour y aller; ferry à 5000CFA A/R. Sur place taxe touristique de 500 CFA.
Les transports; perso j'ai utilisé les 7 places; bien plus rapides et plus fiables en général que les cars mourides. A dakar la gare pompier est un vrai bordel mais n'importe quel taxi peut vous enmener devant un véhicule pour la destination choisie; pas difficile. Les routes sont bonnes en général. Dakar-Mbour; compter entre 2 à 3h en fonction des embouteillages à rufisque. Mbour-Thiès; environ 1h de route; la route est bonne. Des 7 places directs. Thiès-St louis; 3, 5h de route environ; route bonne; environ 4500 CFA St louis-Dakar; 4h de route directe environ sans repasser par thiès; 5000 CFA environ aussi Les taxis individuels; des tarifs plus élevés de dakar aux tarifs bas de Thiès on trouve de tout, il faut négocier et souvent dur. La route dakar st louis est plate, droite mais pas inintéressante car on découvre au gré du trajet des villages traditionnels se rapprochant de la carte postale mauritanienne.
Le climat en octobre; très très chaud; juste qq heures de pluies 1 jour sur tout le séjour.
J'ai évité le début de la saison touristique (le 23 octobre); avantages; un peu moins de monde, qq négociations sur les prix dans les hôtels. Inconvénients; certaines adresses encore fermées; un peu moins de choix. Malgré la période, certains hôtels m'ont répondus complets.
Sécurité: RAS sinon les précautions d'usage et de bon sens.
Vie nocturne; pas grand chose finalement hormis dakar (très cher), saly (un peu glauque quand même) et dans une moindre mesure st louis.
Mes impressions générales; St louis et gorée méritent d'être vus car ces lieux chagés d'histoire dégagent une atmosphère particulière. La petite côte par contre ne me semble pas un incontournable hormis nianing qui peut être une étape intéressante avant le siné saloum. La casamance et l'est du sénégal semble intéressants mais je ne connais pas. Dakar; pourquoi pas mais n'y restez pas trop si vous tenez à votre budget😎
Alors le sénégal; y aller ou non? Bon pour un 1er séjour ou pour un début d'itinéraire en Afrique, le sénégal est idéal car sur, facile d'y voyager il permet une immersion en douceur; par contre si on a déjà connu d'autres pays africains on reste un peu sur sa faim. Les paysages, plages sont souvent quelconques (hormis casamance peut être mais je ne connais pas), les rapports locaux-toubabs sont ici plus qu'ailleurs dictés malheureusement souvent par un but purement commercial (je parle en général car j'ai rencontré aussi des gens supers), le pays se révèle plus cher que d'autres pays d'afrique qui est déjà plus onéreuse pour un touriste que l'Asie. Disons que une dizaine de jours pour s'immerger à st louis et autour et faire un tour à dakar et gorée sont suffisant; pour les plages et paysages il y a mille fois mieux ailleurs.😛
Voilà j'arrête suis fatigué N'hésitez pas si des questions. Alex
ça y est je suis rentré des 16 jours au Sénégal et comme toujours un petit compte rendu; bon c'est à chaud et avec fatigue du voyage donc j'affinerai après😉 Ma manière de voyager; comme toujours sac à dos; un billet d'avion et une 1ere nuit réservée; pour le reste j'improvise.
A l'origine je voulais aller en casamance mais le bâteau était complet; manque de chance.
Mon itinéraire tout d'abord; Dakar-la somone-saly-warang-nianing (et détour à joal)-thiès-St louis-retour Dakar et gorée. Tout en taxis 7 places sauf 2 trajets saly warang et warang-nianing en taxi solo vu la faible distance.
Mes impressions à chauds des différents coins:
- La somone; gros bourg de 13000 habitants si je me trompe pas; souvent présenté comme le milieu entre le tourisme de masse de saly et la relative tranquillité des villages côtiés; la somone est bordée d'une plage présentée par les guides comme paradisiaque. Mes 3 jours à la somone qu'en dire? la plage était sale limite dépotoir à certains endroits; la plage principale est bordée de constructions; bref pas la plage paradisiaque présentée. Quand au bourg il ne présente pas vraiment d'intérêt si ce n'est quelques restos dont une pizzeria pour les amateurs. Au niveau hébergement; c'est moins cher que saly mais ça reste onéreux. Le meilleur qualité-prix à cette période trouvé fut l'hôtel la lagune; chambre tout confort à 15000CFA avec petit dej. Très peu de vie nocturne à la somone pour les amateurs. Quelques antiquaires et rabateurs mais je ne me suis pas senti harcelé.
- Saly; aîe difficile car souvent évoqué ici; saly est la station balnéaire du sénégal la plus connue avec les avantages et inconvenients que ça implique; pourtant la réalité est plus complexe: Il n'y a pas un saly mais 2; saly portugal le coeur de la station; bruyant et animé; et saly Niakhniakhale toute proche mais vraiment beaucoup plus calme; c'est dans cette deuxième que j'ai logé d'ailleurs. Autre chose lue souvent; les rabateurs et harcelements en tout genre; vrai mais limité à saly portugal et surtout à certains secteurs comme le rond point des banques et nouvelles frontières; il suffit de s'écarter par les ruelles en terre autour pour ne plus être embêté ou bien moins. Alors mes impressions sur saly; la plage était très sale comme la somone, pas si belle et paradisiaque qu'on nous la présente; il n'y a rien à faire à saly, rien à voir de particulier. Bref une étape intéressante pour trouver des banques, cybercafés voire faire un resto (ya du choix) ou une virée nocturne. A fuir sinon. Hébergements; hors de prix pour l'Afrique; j'ai logé à la ferme de saly- les amazones; le meillleur qualité prix trouvé; en bord de mer, superbe piscine et chambres tout confort. En haute saison ça devient hors de prix par contre.
- Warang; village à quelques kms de Mbour en descendant vers joal; tranquille mais rien de particulier à faire ou voir; de plus pas mal de chantiers et constructions de villas de toubabs de mbour; risque de salynisation à terme. Hébergement; les manguiers de warang; 15000 CFA; j'ai trouvé ça cher même si les cases sont joliement décorées et la petite piscine sympas; les cases sont petites et peu aérée; du coup on étouffe.
- Nianing; le seul véritable coup de coeur de la petite côte; situé à qq kms au sud de warang; nianing est un village côtier, bordant une plages jolie mais sale (très même); l'ambiance du village est paisible et les rapports bien moins commerciaux; j'ai bien aimé. 2 hébergements sympas; le benthénier; chambre à 12000CFA; auberge très sympas dans un magnifique jardin avec jolie piscine; personnel très sympas; seul soucis; en octobre il fait très chaud et les chambres sont petites et peuvent vite devenir étouffantes. Le girafon; deuxième bonne adresse; campement tenu par un sénégalais et un guinéen (style un peu jeune et rastas); très sympas et décontracté; cases grandes et climatisées à 12000 CFA en basse saison et surtout une bonne ambiance. Pas de vie nocturne à nianing mais qq maquis à l'autre extrémité du village; ambiance locale, pas de toubabs; c'était sympas.
- Thiès; 3 ème ville du Sénégal; absolument pas touristique (c'est reposant lol); Thiès est aussi une étape possible entre Mbour et St louis. Pas mal de restos et fast food libanais; sympas Pas vraiment de grande vie nocturne comme souvent idéalisé dans les guides; sauf le complexe dosso; grosse boîte de nuit sans intérêt. Peu d'hébergements; chez gilbert; je déconseille; loin de tout et difficile d'accès si non véhiculé; de plus quasi à l'abandon et plus cher que l'adresse suivante: hôtel rex; près du marché; très bon rapport qualité prix; 12000 CFA; pour ce prix une très belle chambre tout confort et surtout hyper centrale pour visiter la ville. Visiter la manufacture est intéressant; sinon rien de spécial à Thiès sauf l'ambiance d'une grande ville africaine; et c'est déjà bien.
- Mbour; grande ville comme Thiès (mais bien moins peuplée quand même); sans intérêt à mon goût; trop d'antiquaires et de harcellements en tout genre; le marché à la limite mérite une petite visite.
- St louis; ancienne capitale coloniale située au nord du Sénégal; l'île de St louis est délabrée, sale, nonchalante mais possède un réel charme; j'ai beaucoup aimé; un faux air de diego suarez à Madagascar😉 Plusieurs possibilités pour parcourir st louis; en taxi (mais quel intérêt?🙁), en charette (lent et itinéraire prédéfini), à pieds ou à vélo; perso j'ai choisi le vélo; une manière agréable de flaner dans st louis et autour; compter 3000 CFA la demi journée (9h-14h). Le tour de l'île peut se faire en 1 heure mais compter 2 à 3 heures si comme moi vous aimez flaner et prendre votre temps. Prévoir une pause repos et boisson, surtout à cette période très chaude. Hébergements; chers en général; le louisiana est très bien mais souvent complet (ce fut le cas lors de mon passage); l'auberge de jeunesse est vraiment pas chère (5000CFA) mais vraiment très sale (c'est un euphémisme) lors de mon passage; peut être mieux quand la saison reprend. Le café des arts est apparemment bien pour les petits budgets mais quand j'y suis passé ils m'ont dit qu'ils étaient fermés; vrai ou pas je sais pas; du coup la encore j'ai du me rabattre sur du budget moyen; hôtel de la tour; central, bien mais cher (22000 CFA); personnel peu sympathique.
- Dakar et gorée Dakar est tentaculaire, étouffante, embouteillée, très chère pour un touriste mais pas inintéressante non plus. La corniche est sympas pour la ballade et la plage de Ngor pas désagréable. Loger à petit budget à dakar est un parcours du combattant; les hôtels de passe miteux à 20 euros ne sont pas recommandés si vous tenez à vos affaires. L'hôtel océanic souvent présenté comme un des meilleur rapport qualité prix m'a déçu; chambre dégradée limite sale, personnel pas si avenant que mentionné dans les guides et tout ça à plus de 20000CFA la nuit. Perso j'ai préféré loger en fin de séjour à Ngor; la brazzérade est bien mais pas donnée; chambres tout confort à 25000CFa (finalement que 3000CFA de plus que l'océanic) mais surtout quartier plus sympas. Par contre personnel pas sympas du tout et ambiance bizarre parfois; evitez le resto, bon et côté mais très cher.
Gorée; un autre lieu incontournable chargé d'histoire; très mignon et agréable à visiter (même y loger doit être une bonne option). N'hésitez pas à flaner au gré des ruelles, certaines sont magnifiques. Pas besoin de prendre un guide c'est petit et y flaner à son rythme est bien plus agréable. Pour y aller; ferry à 5000CFA A/R. Sur place taxe touristique de 500 CFA.
Les transports; perso j'ai utilisé les 7 places; bien plus rapides et plus fiables en général que les cars mourides. A dakar la gare pompier est un vrai bordel mais n'importe quel taxi peut vous enmener devant un véhicule pour la destination choisie; pas difficile. Les routes sont bonnes en général. Dakar-Mbour; compter entre 2 à 3h en fonction des embouteillages à rufisque. Mbour-Thiès; environ 1h de route; la route est bonne. Des 7 places directs. Thiès-St louis; 3, 5h de route environ; route bonne; environ 4500 CFA St louis-Dakar; 4h de route directe environ sans repasser par thiès; 5000 CFA environ aussi Les taxis individuels; des tarifs plus élevés de dakar aux tarifs bas de Thiès on trouve de tout, il faut négocier et souvent dur. La route dakar st louis est plate, droite mais pas inintéressante car on découvre au gré du trajet des villages traditionnels se rapprochant de la carte postale mauritanienne.
Le climat en octobre; très très chaud; juste qq heures de pluies 1 jour sur tout le séjour.
J'ai évité le début de la saison touristique (le 23 octobre); avantages; un peu moins de monde, qq négociations sur les prix dans les hôtels. Inconvénients; certaines adresses encore fermées; un peu moins de choix. Malgré la période, certains hôtels m'ont répondus complets.
Sécurité: RAS sinon les précautions d'usage et de bon sens.
Vie nocturne; pas grand chose finalement hormis dakar (très cher), saly (un peu glauque quand même) et dans une moindre mesure st louis.
Mes impressions générales; St louis et gorée méritent d'être vus car ces lieux chagés d'histoire dégagent une atmosphère particulière. La petite côte par contre ne me semble pas un incontournable hormis nianing qui peut être une étape intéressante avant le siné saloum. La casamance et l'est du sénégal semble intéressants mais je ne connais pas. Dakar; pourquoi pas mais n'y restez pas trop si vous tenez à votre budget😎
Alors le sénégal; y aller ou non? Bon pour un 1er séjour ou pour un début d'itinéraire en Afrique, le sénégal est idéal car sur, facile d'y voyager il permet une immersion en douceur; par contre si on a déjà connu d'autres pays africains on reste un peu sur sa faim. Les paysages, plages sont souvent quelconques (hormis casamance peut être mais je ne connais pas), les rapports locaux-toubabs sont ici plus qu'ailleurs dictés malheureusement souvent par un but purement commercial (je parle en général car j'ai rencontré aussi des gens supers), le pays se révèle plus cher que d'autres pays d'afrique qui est déjà plus onéreuse pour un touriste que l'Asie. Disons que une dizaine de jours pour s'immerger à st louis et autour et faire un tour à dakar et gorée sont suffisant; pour les plages et paysages il y a mille fois mieux ailleurs.😛
Voilà j'arrête suis fatigué N'hésitez pas si des questions. Alex
Retour d'un voyage de quarante jours en Indonésie et en Malaisie English translation pending
Bonjour,
Vous trouverez des informations pratiques sur mon dernier voyage en Indonésie. Il s'agit de donner des informations sur les prix pratiqués, la durée des transports et les possibilités de "faire" un nombre important de sites "intéressants" avec le visa standard de 30 jours (l'appréciation des sites visités étant forcément suggestive).
Pour 1414€, j'ai combiné un trajet de 39 jours en passant par Sulawesi, Java-Est, Bali, Flores-Komodo, Singapour et la Malaisie en pleine saison touristique. Les billets d'avions et de train ont coûté 814€ : - Vol "Ethiad" Londres-Kuala Lumpur A/R : 437€ - Vol "AirAsia" Kuala Lumpur-Makassar : 60€ - Vol "AirAsia" Bali-Singapour : 16€ (promo spéciale pendant 2 jours) - Train "Eurostar" Lille-Londres A/R : 77€ - Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta : 82€ - Vol "Merpati" Bali-Maumere : 88€ - Visas et taxes d'aéroport en indonésie : 54€
Les vols Ethiad et Air Asia ont été achetés entre le 6 et le 9 juillet pour un voyage du 5 août au 12 septembre. Le comparateur de vols de VoyageForum a été très utile pour suivre pendant 15 jours l'historique et l'évolution des prix en pleine saison touristique. L'achat définitif a été fait en fonction des frais et bons de réduction proposés par les moteurs de recherche des 3 principaux opérateurs français.
Les 600€ restants ont été dépensés en transport (134€), visites-excursions (173€), repas (121€) et logement (172€ sur base chambre double divisé par 2).
Les frais bancaires de retrait ont représenté plus de 60€ avec un taux de change peu favorable : - > 4, 76 Ringgits malaisiens / Euro (taux de change à little india : 5, 05 MAR pour 1€) - > 13362 Roupies indonésiennes / Euro (taux de change à Kuta : 14000 INR pour 1€ chez Perama ; pas d'arnaque !) - > 2, 02 Dollars singapouriens / Euro (taux de change à little india : 2, 04 SGD pour 1€) En Malaisie et à Singapour, les changeurs indiens sont les plus compétitifs et sont ouverts le dimanche. Il n'y a pas de commissions.
En indonésie, il est difficile de retirer de l'argent au distributeur (1200000 INR à l'aéroport de Makassar, 1250000 INR à l'ATM Mandiri de Rantepao, 2500000 INR à l'ATM Mandiri de Yogjakarta et 3000000 INR à l'ATM Permata d'Ubud près de l'agence Perama à l'angle de Monkey forest rd).
Jour 1 (5 août 2009) : Eurostar (Lille/Londres/Lille - 77 Euro). Achat d'une "Oyster Card" à 10£ (dont 3£ de consigne). Metro King Cross St pancras-Heathrow (52 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Jour 2 : arrivée à Kuala Lumpur avec Ethiad Airways (Londres/KL/Londres - 437 Euro) à 14h puis bus "Star" KLIA->Puduraya bus station (1h15 - 10 MAR - AC). Anjung GH 75 MAR (chambre 4m2/pt déj+thé libre-service/douche eau chaude & wc communs - www.anjungkl.com). Jour 3 : Visite Chinatown** puis bus "Star" Puduraya->LCCT (1h15 - 12 MAR). Vol "Air Asia" KL->Makassar (16:05-19:30 - 280 MAR / pas de décalage horaire). Visa 25$ (ou 250500 INR avec possibilité de sortir de l'aéroport pour retirer de l'argent au DAB !). Taxi pour Terminal Bus Daya (20 mn - 65000 INR). Bus "Bintang Prima" pour Rantepao (22:00-06:00 - 85500 INR ; réservation faite par tour-opérateur "Yeki" situé à gauche de la sortie du terminal de l'aéroport). Jours 4-8 : Location VTT (cher 50000 INR = prix d'une moto !) - Wisma Imanuel (vaste chambre/douche eau chaude & wc/pt déj - 100000 INR). Visite de Lemo (tau tau*** / soleil<10h) - Suaya (tau tau*** / soleil <10h) - Londa (grotte avec tau tau*** / soleil >15h) - Tampangallo (grotte avec tau tau & cercueils***+mégalithes**) - Bori (mégalithes***+baby tree* / soleil<15h) - Kete kesu (village***+cercueils**) - Palawa (village***+mégalithes**) - Pana (falaise***) - Bolu (Marché aux buffles tous les 6 jours**) - Kambira (baby tree**) - Batutumonga (panorama**) - Lokomata (falaise*) - Marante (tombeaux*+village*) - Palattokke (cercueils suspendus**) - Sullukang (mégalithes*) - Siguntu (maisons*+paysages de rizières>15h**) Jour 9 : Location VTT - nombreuses cérémonies les jeudis/vendredis avec sacrifices de buffles vers 11h - Bus "New Liman" à 21:00 pour Makassar (arrivée 05:00 à l'aéroport / 06:00 au centre ville). Jour 10 : Visite de Makassar° (A éviter = rien à voir !). Consigne baggage au New Legend (20000 INR!). Taxi aéroport (90000 INR!). Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta (18:00-18:40 - 1100000 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 1h de retard / décalage horaire -1h). Taxi pour Sosro (20mn - 30000 INR) ou prendre mini-bus climatisé "Trans Yogja" à l'extérieur de l'aéroport (40mn - 3000 INR - arrêt à l'entrée de Sosro). Losmen Nuri (petite chambre avec mandi/pas de pt déj - 70000 INR). Jour 11 : A/R bus "trans Yogja" pour Prambanan (50mn - 2x3000 INR). Visite Prambanan** (entrée 110000 INR). Jour 12 : A/R bus "trans Yogja" pour Jombor Bus station (10mn - 2x3000 INR). A/R bus Borobudur (40 mn - 2x10000 INR). Visite Borobudur*** (entrée 1200000 INR). Jour 13 : Package Bromo-Ijen-Ferry pour Bali (agence Sosro - 490000 INR). Trajet pour Cemoro Lawang (durée 12h). Jour 14 : Lever 3h30 : jeep pour lever du soleil à Penanjakan*** (30mn - 90000 INR) puis montée au Bromo** (entrée 25000 INR). Trajet pour Sempol (durée 5h). Jour 15 : Lever 4h30 : balade jusqu'au Ijen** (30mn - entrée 25000 INR) et descente dans le volcan*** (2x30mn). Traversée en ferry (30mn - 5700 INR). Décalage horaire +1h. Bus public pour Lovina/Anturan (40mn - 22500 INR). Visite plage d'Anturan° (plage sale). Puspa bungalows (chambre-bungalow avec douche+wc/eau chaude/pt déj -100000 INR). Jour 16 : Bus "Perama" Lovina-Ubud (09:00-10h30 - 100000 INR ; demander la carte de fidélité gratuite qui donne droit à 5% de réduction + possibilité de "stop-over" à Bedugul). Kori Bali Inn** (vaste chambre/douche & wc avec eau chaude/pt déj/calme - 160000 INR ; vue sur les rizières à 2 pas de Monkey forest rd). Jour 17 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt à Goa Gajah** (entrée 6000 INR). Sentier vers Yeh Pulu* (entrée 6000 INR). Visite des temples de Penjeng (Kebo Edan, Penataran sasih...). Se renseigner sur les dates des grandes crémations ; le site de crémation se trouve sur la route principale à 300m à gauche dans le virage après Goa Gajah (horaire 09:00-12:00). Jour 18 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (30mn - 2x5000 INR). A/R Bemo Gianyar-Bangli (30mn - 2x5000 INR). Visite du Pura Kehen** (entrée 3000 INR). A/R Bemo Bangli-Kintamani (1h - 2x10000 INR). Visite du Pura Ulun Danu** et panorama** à Penelokan ; préférer la moto à 50000 INR pour s'arrêter sur la route (sites de crémations le long de la route avant Bangli, nombreuses fêtes de temples...). Jour 19 : Circuit "Bali Est" (08:30-17:00 - 160000 INR). Viste du Semara Pura*** (entrée 12000 INR), de Goa Lawah**, Tenganan*** (donation 5000 INR), Candidasa* et Pura Besakih*** (entrée 10000 INR). Spectacle de danse (80000 INR). Jour 20: A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt au carrefour de Pejeng. A/R Bemo Gianyar-Tampaksiring (30 mn - 2x10000 INR). Arrêt à Gunung Kawi*** (entrée 6000 INR). Balade vers Tirta Empul** (entrée 6000 INR). Circuit "Tanah Lot" (14:00-19:30 - 130000 INR). Visite de Taman Ayun*** (3000 INR), Alas Kedaton* (10000 INR) et Tanah Lot*** (10000 INR). Jour 21 : Bus "Perama" Ubud-Aéroport (09:00-10:30 - 40000 INR avec réduction fidélité ; gratuit si achat d'un billet Lovina-Kuta avec stop-over Ubud !). Vol "Merpati" Bali-Maumere (13:00-15:20 - 1178300 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 30mn d'avance / Fokker 100 avec arrêt 30 mn à Sumba). Taxi pour bus station (10 mn - 30000 INR). Kijang pour Moni (3h - 50000 INR). Watugana bungalows° (chambre mal entretenue/douche et wc avec eau froide/pt déj jusqu'à 11h - 100000 INR). Jour 22 : Lever 4h30 - moto pour le lever du soleil (30mn - 35000 INR). Montée au Kelimutu (entrée 20000 INR +3000 INR pour la moto). Vue superbe** du point de vue n°2 (attendre 08h pour que le 3ème lac de couleur "chocolat" se découvre) puis aller au point de vue n°1 et longer le cratère par la droite en direction du Gunung Kelimutu. Vue superbe*** sur les 2 lacs verts éclairés complétement avant l'arrivée des nuages à 09h. Retour direct possible vers le parking par un chemin mal balisé et peu entretenu ! Au retour, visite de la cascade* et de la maison traditionnelle Koamara**. Kijang pour Bajawa (5h - 125000 INR). Hotel Eidelweiss (douche & wc/seau eau chaude/pt déj - 200000 INR). Jour 23 : Ojek pour la journée (100000 INR). Visite du Wawo muda* (beau paysage sur l'Inérié et l'Ebulobo mais mini-lacs à sec en été), de Wogo (village* + mégalithes**), Bena (village 'fortifié' avec mégalithes***), Luba (village* tranquille à 2 pas de Bena) et Bela (village**). Jour 24 : Bus public pour Labuan Bajo (14h - 100000 INR -> négocier un Kijang à 600000 INR à partager entre touristes). Bemo centre-ville (30mn - 5000 INR). Hotel Gardena (vaste chambre/douche & wc avec eau froide/pt déj - 200000 INR). Jour 25 : Bateau jusqu'à Seraya Island (11:00-12:00 - 20000 INR). Snorkeling sur un "jardin" de coraux multicolores*** (15000 INR pour le masque-tuba). Seraya bungalows (bungalows individuel avec douche&wc/eau disponible de 18h à 22h - 175000 INR + 30000 INR si séjour d'1 seule nuit). Jour 26 : Bateau jusqu'à Labuan Bajo (09:00-10:00 - 20000 INR ; ne pas hésiter à affrêter un bateau à 80000 INR si vous voulez partir plus tard car il y a peu de choses à faire à Labuan Bajo). Croisière "Perama" jusqu'à Lombok (rdv 17:00 - repas 19:00 - nuit sur place - 1300000 INR -5% fidélité pour le 'deck' sinon 1800000 INR pour la cabine). Jour 27 : Départ pour Rinca à 05:00 - arrivée 09:00. Balade de 2h pour voir les dragons de Komodo***. Bateau jusqu'à Gili Laba. Snorkeling près des 'patates' de corail**. Nuit à bord avec traversée agitée du détroit entre Komodo et Sumbawa. Jour 28 : Arrivée théorique à Moyo vers 10:00 avec balade jusqu'à une cascade° (sans eau). Bateau jusqu'à Wera. Snorkeling le long d'une "forêt" de coraux** (longues branches de coraux durs). Arrivée à Lombok à 22:00 et dépose à Senggigi à minuit. Hôtel Elen's (chambre avec douche & wc/pt déj - 100000 INR ; réservé par Perama sur le bateau dans l'après-midi). Jour 29 : Bateau "Perama" pour Bali (09:00-13:00 - 330000 INR avec les 5% fidélité ; bus jusqu'à Kuta inclus). Bus Padangbai-Sanur (13:30-15:00 ; utilisation de la possibilité de stop-over sans surcoût). Visite du musée Le Mayeur** (5000 INR). Pondok Shanti (vaste chambre avec douche & wc/pas de pt déj - 150000 INR ; appartient au magasin qui fait office de bureau-relais Perama). Jours 30-31 : Bus "Perama" (09:00-11:00 - gratuit !). Balade sur la plage** de Kuta jusqu'à Legian. Berlian Inn (chambre-bungalow avec douche & wc/eau chaude/pt déj - 150000 INR). Jour 32 : Kijang pris dans la rue à 04h30 du matin (10mn - 42000 INR ; très nombreux taxi dans Jl Legian même la nuit pour 25000-35000 INR au compteur). Vol "Air Asia" pour Singapour (06:55-09:30 - 205000 INR en promo - taxe aéroport 150000 INR). Metro "MRT" pour Chinatown (50mn - 1, 8 SGD + 1 SGD de consigne rembourable). Backpackers Inn (chambre 4m2 climatisée/cuisine+salle de bain+machine à laver le linge en libre-service/pas de petit déj - 55 SGD ; réserver directement à l'aéroport auprès de l'office du tourisme). Jour 33 : Visite de Chinatown**, Colonial district**, Little India** et du quartier malais**. Jour 34 : Metro MRT jusqu'à la station 'Bugis' (10 mn - 1, 3 SGD + consigne) et marche jusqu'à la station de bus de Queen St. Bus "Johor Express" pour la gare routière de Johor (1h avec les 2 passages de douane - 2, 4 SGD). Bus "707" pour Malacca (11:00-13:30 - 19 MAR). Bus n°17 pour centre-ville (10 mn - 1 MAR). Sama Sama (chambre basique avec douche&wc commun/pas de pt déj - 35 MAR ; vélo et internet gratuits). Jour 35 : Visite des quartiers hollandais** et chinois**. Balade à vélo jusqu'à Bukit Cina**, St John's hill* et le quartier portugais°. Jour 36 : Bus 17 (10 mn ou 40mn - 1 MAR ; intercepter un bus à l'angle de Jl Cheng lock et Jl Kubu sinon en prenant le bus devant la Christ Church on visite toute la ville pendant 30 mn !). Bus "transnational" pour KL-Puduraya (12:00-14:15 - 12, 4 MAR). Anjung GH (70 MAR). Jour 37 : Visite de chinatown*, des lakes gardens*, du merdeka square**, de little india* et du golden district (tour Petronas** et des mega-mall*). Jour 38 : Bus "star" pour KLIA (1h15 - 12 MAR). Pas de taxe d'aéroport. Jour 39 (12 septembre 2009) : Metro Heathrow-Russel Square (50 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Remboursement de la Oyster : solde 2, 2£ remboursé sur CB + consigne 3£ remboursé en liquide. Visite du British museum*** (consigne 1£ pour bagage de 50 cm et 7 kg maximum !).
NB: Avec l'ouverture du hub TransNusa à Makassar depuis le 19 août (lignes vers Labuan bajo, Ende et Maumere), il est possible de passer directement de Sulawesi à Flores et donc d'économiser 1 vol (soit 80€) en enchaînant Flores-Lombok-Bali-Java en bateau. La future ouverture du hub de Mandala Airlines devrait aussi faire diminuer les prix de 50% sur les vols intérieurs au départ de Makassar.
Vous trouverez des informations pratiques sur mon dernier voyage en Indonésie. Il s'agit de donner des informations sur les prix pratiqués, la durée des transports et les possibilités de "faire" un nombre important de sites "intéressants" avec le visa standard de 30 jours (l'appréciation des sites visités étant forcément suggestive).
Pour 1414€, j'ai combiné un trajet de 39 jours en passant par Sulawesi, Java-Est, Bali, Flores-Komodo, Singapour et la Malaisie en pleine saison touristique. Les billets d'avions et de train ont coûté 814€ : - Vol "Ethiad" Londres-Kuala Lumpur A/R : 437€ - Vol "AirAsia" Kuala Lumpur-Makassar : 60€ - Vol "AirAsia" Bali-Singapour : 16€ (promo spéciale pendant 2 jours) - Train "Eurostar" Lille-Londres A/R : 77€ - Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta : 82€ - Vol "Merpati" Bali-Maumere : 88€ - Visas et taxes d'aéroport en indonésie : 54€
Les vols Ethiad et Air Asia ont été achetés entre le 6 et le 9 juillet pour un voyage du 5 août au 12 septembre. Le comparateur de vols de VoyageForum a été très utile pour suivre pendant 15 jours l'historique et l'évolution des prix en pleine saison touristique. L'achat définitif a été fait en fonction des frais et bons de réduction proposés par les moteurs de recherche des 3 principaux opérateurs français.
Les 600€ restants ont été dépensés en transport (134€), visites-excursions (173€), repas (121€) et logement (172€ sur base chambre double divisé par 2).
Les frais bancaires de retrait ont représenté plus de 60€ avec un taux de change peu favorable : - > 4, 76 Ringgits malaisiens / Euro (taux de change à little india : 5, 05 MAR pour 1€) - > 13362 Roupies indonésiennes / Euro (taux de change à Kuta : 14000 INR pour 1€ chez Perama ; pas d'arnaque !) - > 2, 02 Dollars singapouriens / Euro (taux de change à little india : 2, 04 SGD pour 1€) En Malaisie et à Singapour, les changeurs indiens sont les plus compétitifs et sont ouverts le dimanche. Il n'y a pas de commissions.
En indonésie, il est difficile de retirer de l'argent au distributeur (1200000 INR à l'aéroport de Makassar, 1250000 INR à l'ATM Mandiri de Rantepao, 2500000 INR à l'ATM Mandiri de Yogjakarta et 3000000 INR à l'ATM Permata d'Ubud près de l'agence Perama à l'angle de Monkey forest rd).
Jour 1 (5 août 2009) : Eurostar (Lille/Londres/Lille - 77 Euro). Achat d'une "Oyster Card" à 10£ (dont 3£ de consigne). Metro King Cross St pancras-Heathrow (52 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Jour 2 : arrivée à Kuala Lumpur avec Ethiad Airways (Londres/KL/Londres - 437 Euro) à 14h puis bus "Star" KLIA->Puduraya bus station (1h15 - 10 MAR - AC). Anjung GH 75 MAR (chambre 4m2/pt déj+thé libre-service/douche eau chaude & wc communs - www.anjungkl.com). Jour 3 : Visite Chinatown** puis bus "Star" Puduraya->LCCT (1h15 - 12 MAR). Vol "Air Asia" KL->Makassar (16:05-19:30 - 280 MAR / pas de décalage horaire). Visa 25$ (ou 250500 INR avec possibilité de sortir de l'aéroport pour retirer de l'argent au DAB !). Taxi pour Terminal Bus Daya (20 mn - 65000 INR). Bus "Bintang Prima" pour Rantepao (22:00-06:00 - 85500 INR ; réservation faite par tour-opérateur "Yeki" situé à gauche de la sortie du terminal de l'aéroport). Jours 4-8 : Location VTT (cher 50000 INR = prix d'une moto !) - Wisma Imanuel (vaste chambre/douche eau chaude & wc/pt déj - 100000 INR). Visite de Lemo (tau tau*** / soleil<10h) - Suaya (tau tau*** / soleil <10h) - Londa (grotte avec tau tau*** / soleil >15h) - Tampangallo (grotte avec tau tau & cercueils***+mégalithes**) - Bori (mégalithes***+baby tree* / soleil<15h) - Kete kesu (village***+cercueils**) - Palawa (village***+mégalithes**) - Pana (falaise***) - Bolu (Marché aux buffles tous les 6 jours**) - Kambira (baby tree**) - Batutumonga (panorama**) - Lokomata (falaise*) - Marante (tombeaux*+village*) - Palattokke (cercueils suspendus**) - Sullukang (mégalithes*) - Siguntu (maisons*+paysages de rizières>15h**) Jour 9 : Location VTT - nombreuses cérémonies les jeudis/vendredis avec sacrifices de buffles vers 11h - Bus "New Liman" à 21:00 pour Makassar (arrivée 05:00 à l'aéroport / 06:00 au centre ville). Jour 10 : Visite de Makassar° (A éviter = rien à voir !). Consigne baggage au New Legend (20000 INR!). Taxi aéroport (90000 INR!). Vol "Merpati" Makassar-Yogjakarta (18:00-18:40 - 1100000 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 1h de retard / décalage horaire -1h). Taxi pour Sosro (20mn - 30000 INR) ou prendre mini-bus climatisé "Trans Yogja" à l'extérieur de l'aéroport (40mn - 3000 INR - arrêt à l'entrée de Sosro). Losmen Nuri (petite chambre avec mandi/pas de pt déj - 70000 INR). Jour 11 : A/R bus "trans Yogja" pour Prambanan (50mn - 2x3000 INR). Visite Prambanan** (entrée 110000 INR). Jour 12 : A/R bus "trans Yogja" pour Jombor Bus station (10mn - 2x3000 INR). A/R bus Borobudur (40 mn - 2x10000 INR). Visite Borobudur*** (entrée 1200000 INR). Jour 13 : Package Bromo-Ijen-Ferry pour Bali (agence Sosro - 490000 INR). Trajet pour Cemoro Lawang (durée 12h). Jour 14 : Lever 3h30 : jeep pour lever du soleil à Penanjakan*** (30mn - 90000 INR) puis montée au Bromo** (entrée 25000 INR). Trajet pour Sempol (durée 5h). Jour 15 : Lever 4h30 : balade jusqu'au Ijen** (30mn - entrée 25000 INR) et descente dans le volcan*** (2x30mn). Traversée en ferry (30mn - 5700 INR). Décalage horaire +1h. Bus public pour Lovina/Anturan (40mn - 22500 INR). Visite plage d'Anturan° (plage sale). Puspa bungalows (chambre-bungalow avec douche+wc/eau chaude/pt déj -100000 INR). Jour 16 : Bus "Perama" Lovina-Ubud (09:00-10h30 - 100000 INR ; demander la carte de fidélité gratuite qui donne droit à 5% de réduction + possibilité de "stop-over" à Bedugul). Kori Bali Inn** (vaste chambre/douche & wc avec eau chaude/pt déj/calme - 160000 INR ; vue sur les rizières à 2 pas de Monkey forest rd). Jour 17 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt à Goa Gajah** (entrée 6000 INR). Sentier vers Yeh Pulu* (entrée 6000 INR). Visite des temples de Penjeng (Kebo Edan, Penataran sasih...). Se renseigner sur les dates des grandes crémations ; le site de crémation se trouve sur la route principale à 300m à gauche dans le virage après Goa Gajah (horaire 09:00-12:00). Jour 18 : A/R Bemo Ubud-Gianyar (30mn - 2x5000 INR). A/R Bemo Gianyar-Bangli (30mn - 2x5000 INR). Visite du Pura Kehen** (entrée 3000 INR). A/R Bemo Bangli-Kintamani (1h - 2x10000 INR). Visite du Pura Ulun Danu** et panorama** à Penelokan ; préférer la moto à 50000 INR pour s'arrêter sur la route (sites de crémations le long de la route avant Bangli, nombreuses fêtes de temples...). Jour 19 : Circuit "Bali Est" (08:30-17:00 - 160000 INR). Viste du Semara Pura*** (entrée 12000 INR), de Goa Lawah**, Tenganan*** (donation 5000 INR), Candidasa* et Pura Besakih*** (entrée 10000 INR). Spectacle de danse (80000 INR). Jour 20: A/R Bemo Ubud-Gianyar (20 mn - 2x5000 INR). Arrêt au carrefour de Pejeng. A/R Bemo Gianyar-Tampaksiring (30 mn - 2x10000 INR). Arrêt à Gunung Kawi*** (entrée 6000 INR). Balade vers Tirta Empul** (entrée 6000 INR). Circuit "Tanah Lot" (14:00-19:30 - 130000 INR). Visite de Taman Ayun*** (3000 INR), Alas Kedaton* (10000 INR) et Tanah Lot*** (10000 INR). Jour 21 : Bus "Perama" Ubud-Aéroport (09:00-10:30 - 40000 INR avec réduction fidélité ; gratuit si achat d'un billet Lovina-Kuta avec stop-over Ubud !). Vol "Merpati" Bali-Maumere (13:00-15:20 - 1178300 INR + taxe 30000 INR - départ/arrivée avec 30mn d'avance / Fokker 100 avec arrêt 30 mn à Sumba). Taxi pour bus station (10 mn - 30000 INR). Kijang pour Moni (3h - 50000 INR). Watugana bungalows° (chambre mal entretenue/douche et wc avec eau froide/pt déj jusqu'à 11h - 100000 INR). Jour 22 : Lever 4h30 - moto pour le lever du soleil (30mn - 35000 INR). Montée au Kelimutu (entrée 20000 INR +3000 INR pour la moto). Vue superbe** du point de vue n°2 (attendre 08h pour que le 3ème lac de couleur "chocolat" se découvre) puis aller au point de vue n°1 et longer le cratère par la droite en direction du Gunung Kelimutu. Vue superbe*** sur les 2 lacs verts éclairés complétement avant l'arrivée des nuages à 09h. Retour direct possible vers le parking par un chemin mal balisé et peu entretenu ! Au retour, visite de la cascade* et de la maison traditionnelle Koamara**. Kijang pour Bajawa (5h - 125000 INR). Hotel Eidelweiss (douche & wc/seau eau chaude/pt déj - 200000 INR). Jour 23 : Ojek pour la journée (100000 INR). Visite du Wawo muda* (beau paysage sur l'Inérié et l'Ebulobo mais mini-lacs à sec en été), de Wogo (village* + mégalithes**), Bena (village 'fortifié' avec mégalithes***), Luba (village* tranquille à 2 pas de Bena) et Bela (village**). Jour 24 : Bus public pour Labuan Bajo (14h - 100000 INR -> négocier un Kijang à 600000 INR à partager entre touristes). Bemo centre-ville (30mn - 5000 INR). Hotel Gardena (vaste chambre/douche & wc avec eau froide/pt déj - 200000 INR). Jour 25 : Bateau jusqu'à Seraya Island (11:00-12:00 - 20000 INR). Snorkeling sur un "jardin" de coraux multicolores*** (15000 INR pour le masque-tuba). Seraya bungalows (bungalows individuel avec douche&wc/eau disponible de 18h à 22h - 175000 INR + 30000 INR si séjour d'1 seule nuit). Jour 26 : Bateau jusqu'à Labuan Bajo (09:00-10:00 - 20000 INR ; ne pas hésiter à affrêter un bateau à 80000 INR si vous voulez partir plus tard car il y a peu de choses à faire à Labuan Bajo). Croisière "Perama" jusqu'à Lombok (rdv 17:00 - repas 19:00 - nuit sur place - 1300000 INR -5% fidélité pour le 'deck' sinon 1800000 INR pour la cabine). Jour 27 : Départ pour Rinca à 05:00 - arrivée 09:00. Balade de 2h pour voir les dragons de Komodo***. Bateau jusqu'à Gili Laba. Snorkeling près des 'patates' de corail**. Nuit à bord avec traversée agitée du détroit entre Komodo et Sumbawa. Jour 28 : Arrivée théorique à Moyo vers 10:00 avec balade jusqu'à une cascade° (sans eau). Bateau jusqu'à Wera. Snorkeling le long d'une "forêt" de coraux** (longues branches de coraux durs). Arrivée à Lombok à 22:00 et dépose à Senggigi à minuit. Hôtel Elen's (chambre avec douche & wc/pt déj - 100000 INR ; réservé par Perama sur le bateau dans l'après-midi). Jour 29 : Bateau "Perama" pour Bali (09:00-13:00 - 330000 INR avec les 5% fidélité ; bus jusqu'à Kuta inclus). Bus Padangbai-Sanur (13:30-15:00 ; utilisation de la possibilité de stop-over sans surcoût). Visite du musée Le Mayeur** (5000 INR). Pondok Shanti (vaste chambre avec douche & wc/pas de pt déj - 150000 INR ; appartient au magasin qui fait office de bureau-relais Perama). Jours 30-31 : Bus "Perama" (09:00-11:00 - gratuit !). Balade sur la plage** de Kuta jusqu'à Legian. Berlian Inn (chambre-bungalow avec douche & wc/eau chaude/pt déj - 150000 INR). Jour 32 : Kijang pris dans la rue à 04h30 du matin (10mn - 42000 INR ; très nombreux taxi dans Jl Legian même la nuit pour 25000-35000 INR au compteur). Vol "Air Asia" pour Singapour (06:55-09:30 - 205000 INR en promo - taxe aéroport 150000 INR). Metro "MRT" pour Chinatown (50mn - 1, 8 SGD + 1 SGD de consigne rembourable). Backpackers Inn (chambre 4m2 climatisée/cuisine+salle de bain+machine à laver le linge en libre-service/pas de petit déj - 55 SGD ; réserver directement à l'aéroport auprès de l'office du tourisme). Jour 33 : Visite de Chinatown**, Colonial district**, Little India** et du quartier malais**. Jour 34 : Metro MRT jusqu'à la station 'Bugis' (10 mn - 1, 3 SGD + consigne) et marche jusqu'à la station de bus de Queen St. Bus "Johor Express" pour la gare routière de Johor (1h avec les 2 passages de douane - 2, 4 SGD). Bus "707" pour Malacca (11:00-13:30 - 19 MAR). Bus n°17 pour centre-ville (10 mn - 1 MAR). Sama Sama (chambre basique avec douche&wc commun/pas de pt déj - 35 MAR ; vélo et internet gratuits). Jour 35 : Visite des quartiers hollandais** et chinois**. Balade à vélo jusqu'à Bukit Cina**, St John's hill* et le quartier portugais°. Jour 36 : Bus 17 (10 mn ou 40mn - 1 MAR ; intercepter un bus à l'angle de Jl Cheng lock et Jl Kubu sinon en prenant le bus devant la Christ Church on visite toute la ville pendant 30 mn !). Bus "transnational" pour KL-Puduraya (12:00-14:15 - 12, 4 MAR). Anjung GH (70 MAR). Jour 37 : Visite de chinatown*, des lakes gardens*, du merdeka square**, de little india* et du golden district (tour Petronas** et des mega-mall*). Jour 38 : Bus "star" pour KLIA (1h15 - 12 MAR). Pas de taxe d'aéroport. Jour 39 (12 septembre 2009) : Metro Heathrow-Russel Square (50 minutes - coût 2, 2£ en heure creuse et le we débité sur la Oyster). Remboursement de la Oyster : solde 2, 2£ remboursé sur CB + consigne 3£ remboursé en liquide. Visite du British museum*** (consigne 1£ pour bagage de 50 cm et 7 kg maximum !).
NB: Avec l'ouverture du hub TransNusa à Makassar depuis le 19 août (lignes vers Labuan bajo, Ende et Maumere), il est possible de passer directement de Sulawesi à Flores et donc d'économiser 1 vol (soit 80€) en enchaînant Flores-Lombok-Bali-Java en bateau. La future ouverture du hub de Mandala Airlines devrait aussi faire diminuer les prix de 50% sur les vols intérieurs au départ de Makassar.
Carnet de voyage d'un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015 English translation pending
Carnet de voyage d’un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
Retour du Sri Lanka: trois semaines en bus (et train) en couple English translation pending
Merci à tous les membres de ce forum qui nous ont bien aidés à préparer notre voyage ! 🙂
La végétation exubérante rend agréable les sites archéologiques, mais les singes sont à l'affût de nourriture ! ils ont piqué la glace d'une petite fille et l'ont léchée avec plaisir !, et ils ont attrapé les bananes dans mon sac (ils auraient même piqué un porte-monnaie nous a-t-on dit). Pas de pluie, un orage à colombo, il a fait plus chaud que d'habitude à la même époque (des restrictions d'eau vont être envisagés, car il n'y a pas de pluie annoncée), un bon 35°C.(sauf à Ella, la nuit) La monnaie nous a toujours été rendue correctement. Nous avons visité successivement : Negombo, Anuradhupara, (Minhitale), Polonnaruwa, Sigiriya, (Dambulla ), Kandy, Ella, Tangalle, Polhena, Galle, Colombo, nous avons toujours voyagé assis en bus sauf pour le trajet de retour Minhitale-Anuradhapura où nous sommes restés debout et Kandy-Ella que nous avons fait en train (réservation du samedi pour le mardi, existant uniquement en 3° classe, wagon pour les touristes); le train était plein pour le dimanche; éviter de prendre ce train la samedi, dimanche, et lundi, nous a -t-on dit. Nos logements ont été réservés à l'avance par e-mail, et confirmés quelques jours à l'avance par tél., ils étaient tous propres, avec serviettes de toilette et moustiquaire (sauf à colombo). les * vont jusqu'à ***. Negombo, 2 nuits : Silver Sands : la vue sur mer est une arnaque, cher ** 4700 rp air-con, pt déj 550rp par p., (poisson : 750 rp plus 10% et 15%). Anuradhupara, 3 nuits : Liévis' Tourist Rest: accueil super, très disponible *** 3000rp air-con , petit déjeuner et taxes comprises Polonnaruwa, 2 nuits : Thisara Guesthouse : *** bons repas ! 3900 rp, air-con, pt déjeuner compris( très bon) Sigiriya , 2 nuits: Eco Travel house, excentré (à 1,2 km de la route principale où le bus passe) : 4500 rp, air-con et petit déjeuner compris; accueil médiocre, et patron saoul, mais très bon cuisinier et belle chambre. Kandy , 3 nuits: Madugalle ** et 1/2*: 4000rp, fan, pt déjeuner inclus : situation centrale, accès à pied au centre, bon repas mais un peu frugal à 800rp , un peu strict. le restaurant white house n'est pas terrible. Ella 2 nuits: Aurora Bungalows *** : 3500, pt déjeuner compris, pas besoin de clim car il fait 16° la nuit! excellent rice and curry 700rp plus 10% taxe, mais 10 plats plus riz !et très bons petits déjeuners (hoppers) curd shop : bon curd and honey plus mango :200, coca 60rp Tangalle , 2 nuits: Gem's garden **, attention : réservation non respectée (faite 2 mois et demi à l'avance et confirmée par e-mail, puis par tél.), petit déjeuner minimum, mais bon poisson et filles de la maison sympathiques.Une cabana (4000 rp avec petit déjeuner)et une chambre dans la maison à 2500rp (eau froide, fan, avec petit déjeuner) nous avaient été proposé par e-mail, nous avions réservé une cabana mais elle était prise à notre arrivée, nous avons du prendre la chambre ( mais c'est correct), seulement ils nous ont demandé 3500rp ! heureusement nous avons photocopié les réponses à nos e-mails! (poisson entier, petits morceaux pommes de terre :675 rp plus 10% taxe.) Polhena 2 nuits: Sarisha Beach Resort ( bungalow de blue corals), mais plus excentrés, 700m plus loin sur Madilla road réservation respectée mais prix demandé supérieur et prix du petit déjeuner supérieur à ce qui était écrit, 2000rp sans pt déjeuner : payé 400 et non 450 rp.peu pratique; le petit déjeuner arrive froid (oeufs); et le dîner 3/4h plus tard (arrive en tuk tuk), curd tourné. il faut réclamer les serviettes de toilette par tél. c'est un peu compliqué; juste à côté vous avez Sabine guesthouse, où nous avons pris un petit déjeuner, belle plage, très propre, agréable, très bon accueil, moins cher.. Galle 2 nuits: Beach Havens : *** 3000rp la chambre au rc avec fan, tout à fait correct, 500 le petit déjeuner.réservation par e-mail impossible, téléphoner, 12 chambres mais rapidement plein. dîner super à India Hut, devant la mer, un peu plus haut sur la gauche, pas cher et très bon *** Colombo 1 nuit: Shalimar Hotel **et 1/2*réservé par booking: 5280rp, très bon accueil avec jus de fruit, grande chambre luxueuse (pas de moustiquaire et qqs moustiques), bon petit déjeuner américain, possibilité de transfert à l'aéroport : 2800 rp; chambre proposée pour prendre une douche avant le départ. Si vous avez des questions, posez-les.
La végétation exubérante rend agréable les sites archéologiques, mais les singes sont à l'affût de nourriture ! ils ont piqué la glace d'une petite fille et l'ont léchée avec plaisir !, et ils ont attrapé les bananes dans mon sac (ils auraient même piqué un porte-monnaie nous a-t-on dit). Pas de pluie, un orage à colombo, il a fait plus chaud que d'habitude à la même époque (des restrictions d'eau vont être envisagés, car il n'y a pas de pluie annoncée), un bon 35°C.(sauf à Ella, la nuit) La monnaie nous a toujours été rendue correctement. Nous avons visité successivement : Negombo, Anuradhupara, (Minhitale), Polonnaruwa, Sigiriya, (Dambulla ), Kandy, Ella, Tangalle, Polhena, Galle, Colombo, nous avons toujours voyagé assis en bus sauf pour le trajet de retour Minhitale-Anuradhapura où nous sommes restés debout et Kandy-Ella que nous avons fait en train (réservation du samedi pour le mardi, existant uniquement en 3° classe, wagon pour les touristes); le train était plein pour le dimanche; éviter de prendre ce train la samedi, dimanche, et lundi, nous a -t-on dit. Nos logements ont été réservés à l'avance par e-mail, et confirmés quelques jours à l'avance par tél., ils étaient tous propres, avec serviettes de toilette et moustiquaire (sauf à colombo). les * vont jusqu'à ***. Negombo, 2 nuits : Silver Sands : la vue sur mer est une arnaque, cher ** 4700 rp air-con, pt déj 550rp par p., (poisson : 750 rp plus 10% et 15%). Anuradhupara, 3 nuits : Liévis' Tourist Rest: accueil super, très disponible *** 3000rp air-con , petit déjeuner et taxes comprises Polonnaruwa, 2 nuits : Thisara Guesthouse : *** bons repas ! 3900 rp, air-con, pt déjeuner compris( très bon) Sigiriya , 2 nuits: Eco Travel house, excentré (à 1,2 km de la route principale où le bus passe) : 4500 rp, air-con et petit déjeuner compris; accueil médiocre, et patron saoul, mais très bon cuisinier et belle chambre. Kandy , 3 nuits: Madugalle ** et 1/2*: 4000rp, fan, pt déjeuner inclus : situation centrale, accès à pied au centre, bon repas mais un peu frugal à 800rp , un peu strict. le restaurant white house n'est pas terrible. Ella 2 nuits: Aurora Bungalows *** : 3500, pt déjeuner compris, pas besoin de clim car il fait 16° la nuit! excellent rice and curry 700rp plus 10% taxe, mais 10 plats plus riz !et très bons petits déjeuners (hoppers) curd shop : bon curd and honey plus mango :200, coca 60rp Tangalle , 2 nuits: Gem's garden **, attention : réservation non respectée (faite 2 mois et demi à l'avance et confirmée par e-mail, puis par tél.), petit déjeuner minimum, mais bon poisson et filles de la maison sympathiques.Une cabana (4000 rp avec petit déjeuner)et une chambre dans la maison à 2500rp (eau froide, fan, avec petit déjeuner) nous avaient été proposé par e-mail, nous avions réservé une cabana mais elle était prise à notre arrivée, nous avons du prendre la chambre ( mais c'est correct), seulement ils nous ont demandé 3500rp ! heureusement nous avons photocopié les réponses à nos e-mails! (poisson entier, petits morceaux pommes de terre :675 rp plus 10% taxe.) Polhena 2 nuits: Sarisha Beach Resort ( bungalow de blue corals), mais plus excentrés, 700m plus loin sur Madilla road réservation respectée mais prix demandé supérieur et prix du petit déjeuner supérieur à ce qui était écrit, 2000rp sans pt déjeuner : payé 400 et non 450 rp.peu pratique; le petit déjeuner arrive froid (oeufs); et le dîner 3/4h plus tard (arrive en tuk tuk), curd tourné. il faut réclamer les serviettes de toilette par tél. c'est un peu compliqué; juste à côté vous avez Sabine guesthouse, où nous avons pris un petit déjeuner, belle plage, très propre, agréable, très bon accueil, moins cher.. Galle 2 nuits: Beach Havens : *** 3000rp la chambre au rc avec fan, tout à fait correct, 500 le petit déjeuner.réservation par e-mail impossible, téléphoner, 12 chambres mais rapidement plein. dîner super à India Hut, devant la mer, un peu plus haut sur la gauche, pas cher et très bon *** Colombo 1 nuit: Shalimar Hotel **et 1/2*réservé par booking: 5280rp, très bon accueil avec jus de fruit, grande chambre luxueuse (pas de moustiquaire et qqs moustiques), bon petit déjeuner américain, possibilité de transfert à l'aéroport : 2800 rp; chambre proposée pour prendre une douche avant le départ. Si vous avez des questions, posez-les.
De Beijing à Kashgar par bus de jour en 25 étapes. Itinéraire et infos pratiques English translation pending
Itinéraire : Beijing-Taiyuan-Yulin-Yinchuan-Zhongwei-Guyuan-Pingliang-Tianshui-Luomen-Xiahe-Tongren/Repkong-Xunhua-Xining-Zhangye-Jiajuguan-Dunhuang-Hami-Turpan-Korla-Kuqa-Aksu-Hotan-Yarkand-Kashgar-Urumqi-Beijing
Jour 1 : départ de Bruxelles via ... mon avion pour Munich est annulé et on me propose d'aller à Frankfurt pour y prendre un vol China Air en lieu et place de Lufthansa pour Beijing. Vol A/R (599,40 Euro assurance en annulation comprise) Jour 2 : arrivée à Beijing vers 11h15. Bus pour la gare de Beijing West 16Y trajet 1h15. Train (exception qui confirme la règle !) rapide pour Taiyuan de 16h26 149Y trajet 3h30. L'achat du billet de train a été très rapide car il n'y avait presque personne aux guichets du côté Sud de la gare - la majorité des gens arrive par le côté Nord par la Lianluachi Donglu. Hôtel Fu Rong (Yingze Nanjie, à deux pas de la gare des bus) 168Y* (basic, vieillot, en restauration, calme) Jour 3 : excursion à Yuci. Bus 901, 3Y, trajet 1h15, "ancienne ville" accès gratuit, entrées dans les temples et vieilles maisons 60Y Jour 4 : bus pour Yulin 121Y trajet 7h. Hôtel Bething Quick 158Y*** dans une ruelle à l'entrée de l'avenue principale à deux pas de la gare des bus (hôtel neuf, calme, @). Ville agréable avec une rue commerçante ombragée et "normalement" "interdite" à la circulation Jour 5 : excursion aux grottes bouddhistes des gorges Hong Shixia, avant dernier arrêt du bus N°11 + 1Km à pied et à Kuangong City (place forte) terminus du bus N°11, trajet environ 1/4h depuis Yulin Jour 6 : bus pour Yinchuan 139Y trajet 5h20. Arrivée à la gare Sud des bus, bus local N°1 jusqu'à la Place Nanmen. Hôtel Guang Sheng Hong Da 188Y** (chambre donnant sur la Place Nanmen, double vitrage, calme, confort) Jour 7 et 8 : séjour à Yinchuan. Visite du Parc de la culture des Hui de Chine. Bus N°302 2Y trajet 1h15 entrée 60Y. Visite de la pagode Haibao. Bus N°30 entrée 10Y. Visite des tombeaux des Xia de l'Ouest (bus touristique à 9h, pas facile à trouver sur Beijing Donglu juste avant le carrefour avec Lijing Beijie, 8Y trajet 1h) Restaurant recommandé : Yingbinlou sur Jiefang Xijie Jour 9 : bus pour Zhongwei 53Y trajet 2h15. Hôtel Zhog Hui à l'Ouest de Gulou Beijie 130Y* (basic mais bon lit). Visite du superbe temple Gao. Ne croyez pas ce qu'écrit le Lonely Planet sur Zhongwhei, c'est de la "propagande" et la ville n'a rien qui incite à la flânerie dans une atmosphère raffinéeet il n'y a pas de vieilles maisons rénovées. Jour 10 : bus pour Guyuan 70Y 2h20. Gare routière de Guyuan à 5Km du cente ville. Hôtel Yong Xian 150Y* (avec petit déj. + dîner buffet, chambre sans fenêtre, lit dur, eau chaude tiède). Excursion à Xumi Shan (pas un seul touriste !) entrée 51Y, bus pour Sanying 8Y trajet 45' puis taxi collectif 7Y trajet 20' (environ 18Km) Jour 11 : bus pour Pingliang 23Y trajet 4h. Hôtel "Business" (à 100M du Pingliang Binguan, n'est pas sensé accepter les étrangers ! Problème avec la police Hôtels accessibles aux étrangers en Chine. Vos expériences récentes.
) 158Y** (moderne, calme, @)
Jour 12 : il tombe des cordes ! je renonce à visiter le Kongtong Shan. Bus pour Tianshui (Qincheng) 60Y trajet 5h45. Très beaux paysages. Difficile de trouver un hôtel qui accepte les étrangers ! Hôtel Xi Huang Gu Li 168Y** (correct, calme car à l'écart de Minzhu Donglu, petit déj.)
Jour 13 et 14 : visite du Musée des Arts Locaux de Tianshui (Nan Zhai Zi sur Minzhu Donglu) 20Y et du temple Fu Xi 30Y (2 tickets combinés 40Y) avec un nouveau musée attenant. Excursion à Gangu bus 16Y trajet aller avec embouteillages, deux acidents; retour plus rapide mais me rappelle plus le temps du trajet (1h30 ?) tout dépend si le chauffeur prend ou non l'autoroute. La route est plus lente mais plus plaisante.
Jour 15 : bus pour Luomen 25Y trajet 1h30 (autoroute) hôtel Luomen Binguan (le seul hôtel ?) 80Y* (très basic, sdb ... encore plus !) Visite de Laoshi Si à 8Km de la ville; pas de bus, taxi prix "normal" 20Y et pas ... 100Y ramené à 50Y comme réclamé !! De l'entrée du site 40Y une voiturette électrique parcoure les 2,5Km mais mieux vaut les faire à pied pour s'imprégner de la majestuosité des lieux (gorge étroite)
Jour 16 : bus pour Lanzhou 50Y trajet 3h. Impossible de trouver un hôtel acceptant les étrangers à un prix abordable ! Bus de 15h00 depuis la gare routière Sud pour Xiahe
70,5Y (!) trajet 3h30. Hôtel Overseas Tibetan 160Y* (un peu vieillot)
Jour 17 : séjour à Xiahe
Jour 18 : il pleut ! Bus pour Tongren/Repkong 25Y 2h30 route fabuleuse (yacks noirs sur fond de neige blanche) Hôtel Telecom 158Y° (pas chauffé, bruits de travaux et de ronflements de moteur, @)
Jour 19 : visite de Wutun Si et de ses environs(8Km au Nord de la ville, camionnette collective) et du monastère local (Rongwo Gonchen, entrée 50Y)
Jour 20 : bus pour Xunhua 16Y trajet 2h route fabuleuse hôtel Tian Niange Jiari (le seul à accepter les étrangers, panneau à la réception Concern Foreign Affairs Guesthouse) 180Y** (calme et confortable). Excursion en taxi dans les gorges de la Jishi (150Y)
Jour 21 : bus pour Xining 31Y me rappelle plus le temps du trajet car le voyage a été entaché par un accident mortel Etre dans un véhicule impliqué dans un accident mortel
Hôtel Long Yuan 148Y* (calme, matelas dur, peu de lampes, @)
Jour 22 et 23 : séjour à Xining et visite du Monastère Ta'Er (bus 3Y trajet environ 1h ou taxi partagé 10Y/pers) restaurant tournant au sommet de l'hôtel Jianyin
Jour 24 : bus pour Zhangye 62,3Y (!!) trajet 7h. Hôtel Jia Hua (près de la rue des restaurants) 118Y*(*) (calme, lit petit, @, odeurs d'égouts)
Jour 25 : excursion à Mati Si (55Y) avec Wang, Chinois rencontré la veille au restaurant de l'hôtel Yingbin Jiudian et qui m'a proposé d'y aller avec sa voiture.
Jour 26 : bus pour Jiayuguan 50,50Y (!) trajet 4h. Hôtel Jinye Binguan 120Y* (basic, ne prenez pas de chambre au rez car le couloir mène au parking d'où va-et-vient bruyants continuels). Visite du Fort (bus local N°4) et du Surplomb de la Grande Muraille (Taxi A/R 50Y) ticket combiné 120Y
Jour 27 : bus pour Dunhuang 70Y trajet 6h. Hôtel Feitian 150Y*** (calme) La "gare" des bus a déménagé et est à 1 petit Km à l'Est de Huacheng Donglu et n'est pas desservie par un bus local !
Jour 28 à 31 : séjour à Dunhuang et visites des grottes de Mogao (bus 10Y ou taxi partagé 10Y trajet 30'-40' entrée 160Y ... The Nirvana), du Yadan (bus touristique 140Y + entrées 40Y et 70Y, fabuleux) et des grottes de l'Ouest (bus local pour Nanhu, 20Y, cher pour un si court trajet - me rappelle plus du temps pour y aller). Entrée 30Y. Décevant !
Jour 32 : bus pour Hami 70Y trajet 8h dont 30' de réparation d'une panne. Route chaotique jusqu'à la "frontière" avec le Xinjiang. Hôtel Garden Holiday 268Y*** (pas trouvé d'hôtels bon marché !) (confort, calme, petit déj.)
Jour 33 : bus depuis la gare routière de "Nanjo" (à côté du Mausolée des rois de Hami - à visiter absolument; à 10Y environ en taxi depuis l'autre gare routière ou en prenant le bus N°15) pour Turpan 70Y trajet 6h30. Hôtel Dong Fang (à droite en sortant de la gare routière) 180Y° (bien trop cher pour une qualité médiocre mais c'est la semaine des congés du 1er Octobre, calme et lit pas trop inconfortable)
Jour 34 et 35 : séjour à Turpan et visite - en taxi partagé à trois, 100Y/chacun - de Jiaohe (40Y), de Tuyoq (30Y) et des grottes de Bezeklik (20Y) (pour ces dernières le LP écrit qu'on peut les ignorer ! le site est fabuleux et y aller ne coûte pas de droit d'entrée pour ceux qui ne désirent pas visiter des grottes sans plus grand chose à voir à l'intérieur - d'autant plus si on a déjà visité celles de Mogao). A voir également le Minaret d'Emin en prenant le bus local N°1, le tout nouveau musée de Turpan (y aller en premier lieux pour permettre de sélectionner les lieux à visiter dans les environs de Turpan). Si vous ne désirez pas manger ouigour il y a le Blue Island Coffee à l'étage de l'immeuble à l'angle de Wenhua Lu et de Gaochang Lu. Un nasi goreng comme là-bas !
Jour 36 : bus pour Korla 73Y trajet 6h30. L'autoroute traverse un massif montagneux dans des gorges d'une trentaine de Km de long, époustouflant. Hôtel au dessus de la gare des bus 98Y** (neuf et très correct, évitez les chambres trop près des toilettes/sdb communes car va-et-vient bruyants). Korla est une grande ville chinoise agréable et le buffet du soir (68Y bière comprise) du très chic hôtel Loulan, au centre ville, est à recommander.
Jour 37 : bus pour Kuqa 52Y trajet 4h. Hôtel Traffic 120Y° (très basic, sdb !, @ !). Le "Palais" Qiuci ne vaut ni la visite ni surtout les 55Y d'entrée ! La "vieille" ville et ses mosquées et activités sont plus intéressantes mais sans plus.
Jour 38 : taxi (le chauffeur - très sympathique et ultra prudent - "traîne" à l'hôtel Traffic) partagé à trois (200Y/personne) pour visiter les gorges du Tianmen (entrée 40Y) à 65Km (époustouflantes) et les grottes de Kizil (entrée 55Y) également à 65Km (décevantes).
Jour 39 : bus pour Aksu 42Y trajet 5h15. Route épouvantable, défoncée, cabossée, ... alors qu'on roule avec sur le côté le bitume lisse comme le tapis d'une table de billiard d'un autoroute pratiquement terminé ! Hôtel Jiang Nan Kuai Jie à 100M à gauche en sortant de la gare routière (du Sud). Un hôtel "luxueux" (dont j'ai oublié de noter le nom) en centre ville offre un excellent buffet à 79Y bière comprise
Jour 40 : bus de midi (!) pour Hotan 165Y (c'est un bus couchette !) trajet 7h30 (le LP annonce 5-6 heures mais il a oublié les 120Km entre Aksu et Aral où débute la trans-Taklamakan ! ensuite c'est bien 5-6 heures à 80Km/h de moyenne sur une route en parfait état). Traversée du désert du Taklamakan sur 420Km. Superbe, des dunes et pas mal de végétation malgré tout, quelques chameaux aussi. Hôtel Jiaotong 130Y° (basic, eau tiède, calme)
Jour 41 : séjour à Hotan. Sans intérêt. Musée local avec un très beau cercueil et informations en anglais. Bon restaurant ouighour au premier étage de l'hôtel Taxna. Evitez celui de l'hôtel Zhe Jiang.
Jour 42 : bus pour Yarkand 59Y trajet 6h. Hôtel Xing Sheng (à gauche de l'entrée du Shaché Binguan, trop cher) 150Y* (désagréable odeur dans la sdb, confortable et calme)
Jour 43 : séjour à Yarkand. J'ai la chance vers 10h00 d'assister à une représentation de danses et musiques locales sur le parvis de la mosquée avant que de me rendre compte qu'il s'agit d'un reportage commandée par la télévision chinoise ! Mais avant que celle-ci n'arrive avec ses gros sabots pour filmer les artistes locaux je me croyais vraiment dans une fête locale.
Jour 44 : bus pour Kashgar 40Y trajet 3h45. Hôtel Chini Bagh 200Y** (un peu cher mais très correct, calme, avec petit déj.)
Jour 45 à 48 : séjour à Kashgar. Taxi partagé à deux (j'ai payé 200Y mais après toute une série de quiproquo) pour le lac Karaikul, le sommet - dans tous les sens du terme - de mon voyage. Visite des mausolées d'Abakh Hoja (30Y) et de Yusuf Has Hajif (30Y). Taxi, 13Y, pour le marché aux bestiaux du dimanche situé maintenant au Nord-Ouest (et plus au Sud-Est) de la ville, bof/beauf/boeuf/veau/vache/cochon/ ... euh non ! pas cochon !/couvée ... hyper touristique, y'a plus de touristes que d'animaux (j'exagère) mais j'ai vu là plus de touristes "occidentaux" en 1 heure que durant tout mon voyage ! Traîner dans ce qui subsiste, pratiquement plus rien, de la vieille ville de Kashgar dont le nom rime avec foutoir. Mon stand café à Kashgar, le Karakoram Café, bonne pizza kashgar. Autre restaurant à recommander : le Altun Orda
Jour 49 : train (nouvelle exception !) de 14h12 pour Urumqi 345Y (couchette dure inférieure)
Jour 50 : arrivée à Urumqi avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu ! Superbes paysages dès le matin dans la tortueuse traversée de la chaîne de montagne au Sud d'Urumqi. Hôtel Xinjiang Maitian International Youth Hotel 140Y* (correct, calme, matelas très dur, aucun service même pas de papier cul !)
Jour 51 et 53 : séjour à Urumqi. Excursion au superbe lac Tian Chi (Tian Chi, agence à éviter (Chine)
) et visite du Musée de la Région Autonome du Xinjiang (très bien) mais évitez de perdre votre temps pour aller voir le très décevant Musée de la Ville d'Urumqi. Visite du Parc Hongshan pour la vue sur la ville. Bon restaurant de sushi (Likubo Sushi) au 1er étage d'une tour sur Xinhua Beilu (à droite au début en allant vers les quartiers ouighours)
Jour 54 : avion China Southern pour Beijing 2.600Y (Y'a des compagnies aériennes bien moins chères) Hôtel Beijing Lama Temple International Youth Hostel 220Y* (single sans fenêtre ! à 180Y) (très cher ! mais correct, bien situé)
Dépenses totales : 17.500Y soit 312Y/jour dont 160Y/nuit pour le logement. Mon avis sur les hôtels varie de ° (non recommandable) à *** (recommandable) et est basé sur mon estimation du rapport qualité/prix. Photos d'ici quelques jours.
Un tout grand merci à Mariecurry pour ses précieux renseignements Xinjiang - carnet pratique
Jour 1 : départ de Bruxelles via ... mon avion pour Munich est annulé et on me propose d'aller à Frankfurt pour y prendre un vol China Air en lieu et place de Lufthansa pour Beijing. Vol A/R (599,40 Euro assurance en annulation comprise) Jour 2 : arrivée à Beijing vers 11h15. Bus pour la gare de Beijing West 16Y trajet 1h15. Train (exception qui confirme la règle !) rapide pour Taiyuan de 16h26 149Y trajet 3h30. L'achat du billet de train a été très rapide car il n'y avait presque personne aux guichets du côté Sud de la gare - la majorité des gens arrive par le côté Nord par la Lianluachi Donglu. Hôtel Fu Rong (Yingze Nanjie, à deux pas de la gare des bus) 168Y* (basic, vieillot, en restauration, calme) Jour 3 : excursion à Yuci. Bus 901, 3Y, trajet 1h15, "ancienne ville" accès gratuit, entrées dans les temples et vieilles maisons 60Y Jour 4 : bus pour Yulin 121Y trajet 7h. Hôtel Bething Quick 158Y*** dans une ruelle à l'entrée de l'avenue principale à deux pas de la gare des bus (hôtel neuf, calme, @). Ville agréable avec une rue commerçante ombragée et "normalement" "interdite" à la circulation Jour 5 : excursion aux grottes bouddhistes des gorges Hong Shixia, avant dernier arrêt du bus N°11 + 1Km à pied et à Kuangong City (place forte) terminus du bus N°11, trajet environ 1/4h depuis Yulin Jour 6 : bus pour Yinchuan 139Y trajet 5h20. Arrivée à la gare Sud des bus, bus local N°1 jusqu'à la Place Nanmen. Hôtel Guang Sheng Hong Da 188Y** (chambre donnant sur la Place Nanmen, double vitrage, calme, confort) Jour 7 et 8 : séjour à Yinchuan. Visite du Parc de la culture des Hui de Chine. Bus N°302 2Y trajet 1h15 entrée 60Y. Visite de la pagode Haibao. Bus N°30 entrée 10Y. Visite des tombeaux des Xia de l'Ouest (bus touristique à 9h, pas facile à trouver sur Beijing Donglu juste avant le carrefour avec Lijing Beijie, 8Y trajet 1h) Restaurant recommandé : Yingbinlou sur Jiefang Xijie Jour 9 : bus pour Zhongwei 53Y trajet 2h15. Hôtel Zhog Hui à l'Ouest de Gulou Beijie 130Y* (basic mais bon lit). Visite du superbe temple Gao. Ne croyez pas ce qu'écrit le Lonely Planet sur Zhongwhei, c'est de la "propagande" et la ville n'a rien qui incite à la flânerie dans une atmosphère raffinéeet il n'y a pas de vieilles maisons rénovées. Jour 10 : bus pour Guyuan 70Y 2h20. Gare routière de Guyuan à 5Km du cente ville. Hôtel Yong Xian 150Y* (avec petit déj. + dîner buffet, chambre sans fenêtre, lit dur, eau chaude tiède). Excursion à Xumi Shan (pas un seul touriste !) entrée 51Y, bus pour Sanying 8Y trajet 45' puis taxi collectif 7Y trajet 20' (environ 18Km) Jour 11 : bus pour Pingliang 23Y trajet 4h. Hôtel "Business" (à 100M du Pingliang Binguan, n'est pas sensé accepter les étrangers ! Problème avec la police Hôtels accessibles aux étrangers en Chine. Vos expériences récentes.
) 158Y** (moderne, calme, @)
Jour 12 : il tombe des cordes ! je renonce à visiter le Kongtong Shan. Bus pour Tianshui (Qincheng) 60Y trajet 5h45. Très beaux paysages. Difficile de trouver un hôtel qui accepte les étrangers ! Hôtel Xi Huang Gu Li 168Y** (correct, calme car à l'écart de Minzhu Donglu, petit déj.)
Jour 13 et 14 : visite du Musée des Arts Locaux de Tianshui (Nan Zhai Zi sur Minzhu Donglu) 20Y et du temple Fu Xi 30Y (2 tickets combinés 40Y) avec un nouveau musée attenant. Excursion à Gangu bus 16Y trajet aller avec embouteillages, deux acidents; retour plus rapide mais me rappelle plus le temps du trajet (1h30 ?) tout dépend si le chauffeur prend ou non l'autoroute. La route est plus lente mais plus plaisante.
Jour 15 : bus pour Luomen 25Y trajet 1h30 (autoroute) hôtel Luomen Binguan (le seul hôtel ?) 80Y* (très basic, sdb ... encore plus !) Visite de Laoshi Si à 8Km de la ville; pas de bus, taxi prix "normal" 20Y et pas ... 100Y ramené à 50Y comme réclamé !! De l'entrée du site 40Y une voiturette électrique parcoure les 2,5Km mais mieux vaut les faire à pied pour s'imprégner de la majestuosité des lieux (gorge étroite)
Jour 16 : bus pour Lanzhou 50Y trajet 3h. Impossible de trouver un hôtel acceptant les étrangers à un prix abordable ! Bus de 15h00 depuis la gare routière Sud pour Xiahe
70,5Y (!) trajet 3h30. Hôtel Overseas Tibetan 160Y* (un peu vieillot)
Jour 17 : séjour à Xiahe
Jour 18 : il pleut ! Bus pour Tongren/Repkong 25Y 2h30 route fabuleuse (yacks noirs sur fond de neige blanche) Hôtel Telecom 158Y° (pas chauffé, bruits de travaux et de ronflements de moteur, @)
Jour 19 : visite de Wutun Si et de ses environs(8Km au Nord de la ville, camionnette collective) et du monastère local (Rongwo Gonchen, entrée 50Y)
Jour 20 : bus pour Xunhua 16Y trajet 2h route fabuleuse hôtel Tian Niange Jiari (le seul à accepter les étrangers, panneau à la réception Concern Foreign Affairs Guesthouse) 180Y** (calme et confortable). Excursion en taxi dans les gorges de la Jishi (150Y)
Jour 21 : bus pour Xining 31Y me rappelle plus le temps du trajet car le voyage a été entaché par un accident mortel Etre dans un véhicule impliqué dans un accident mortel
Hôtel Long Yuan 148Y* (calme, matelas dur, peu de lampes, @)
Jour 22 et 23 : séjour à Xining et visite du Monastère Ta'Er (bus 3Y trajet environ 1h ou taxi partagé 10Y/pers) restaurant tournant au sommet de l'hôtel Jianyin
Jour 24 : bus pour Zhangye 62,3Y (!!) trajet 7h. Hôtel Jia Hua (près de la rue des restaurants) 118Y*(*) (calme, lit petit, @, odeurs d'égouts)
Jour 25 : excursion à Mati Si (55Y) avec Wang, Chinois rencontré la veille au restaurant de l'hôtel Yingbin Jiudian et qui m'a proposé d'y aller avec sa voiture.
Jour 26 : bus pour Jiayuguan 50,50Y (!) trajet 4h. Hôtel Jinye Binguan 120Y* (basic, ne prenez pas de chambre au rez car le couloir mène au parking d'où va-et-vient bruyants continuels). Visite du Fort (bus local N°4) et du Surplomb de la Grande Muraille (Taxi A/R 50Y) ticket combiné 120Y
Jour 27 : bus pour Dunhuang 70Y trajet 6h. Hôtel Feitian 150Y*** (calme) La "gare" des bus a déménagé et est à 1 petit Km à l'Est de Huacheng Donglu et n'est pas desservie par un bus local !
Jour 28 à 31 : séjour à Dunhuang et visites des grottes de Mogao (bus 10Y ou taxi partagé 10Y trajet 30'-40' entrée 160Y ... The Nirvana), du Yadan (bus touristique 140Y + entrées 40Y et 70Y, fabuleux) et des grottes de l'Ouest (bus local pour Nanhu, 20Y, cher pour un si court trajet - me rappelle plus du temps pour y aller). Entrée 30Y. Décevant !
Jour 32 : bus pour Hami 70Y trajet 8h dont 30' de réparation d'une panne. Route chaotique jusqu'à la "frontière" avec le Xinjiang. Hôtel Garden Holiday 268Y*** (pas trouvé d'hôtels bon marché !) (confort, calme, petit déj.)
Jour 33 : bus depuis la gare routière de "Nanjo" (à côté du Mausolée des rois de Hami - à visiter absolument; à 10Y environ en taxi depuis l'autre gare routière ou en prenant le bus N°15) pour Turpan 70Y trajet 6h30. Hôtel Dong Fang (à droite en sortant de la gare routière) 180Y° (bien trop cher pour une qualité médiocre mais c'est la semaine des congés du 1er Octobre, calme et lit pas trop inconfortable)
Jour 34 et 35 : séjour à Turpan et visite - en taxi partagé à trois, 100Y/chacun - de Jiaohe (40Y), de Tuyoq (30Y) et des grottes de Bezeklik (20Y) (pour ces dernières le LP écrit qu'on peut les ignorer ! le site est fabuleux et y aller ne coûte pas de droit d'entrée pour ceux qui ne désirent pas visiter des grottes sans plus grand chose à voir à l'intérieur - d'autant plus si on a déjà visité celles de Mogao). A voir également le Minaret d'Emin en prenant le bus local N°1, le tout nouveau musée de Turpan (y aller en premier lieux pour permettre de sélectionner les lieux à visiter dans les environs de Turpan). Si vous ne désirez pas manger ouigour il y a le Blue Island Coffee à l'étage de l'immeuble à l'angle de Wenhua Lu et de Gaochang Lu. Un nasi goreng comme là-bas !
Jour 36 : bus pour Korla 73Y trajet 6h30. L'autoroute traverse un massif montagneux dans des gorges d'une trentaine de Km de long, époustouflant. Hôtel au dessus de la gare des bus 98Y** (neuf et très correct, évitez les chambres trop près des toilettes/sdb communes car va-et-vient bruyants). Korla est une grande ville chinoise agréable et le buffet du soir (68Y bière comprise) du très chic hôtel Loulan, au centre ville, est à recommander.
Jour 37 : bus pour Kuqa 52Y trajet 4h. Hôtel Traffic 120Y° (très basic, sdb !, @ !). Le "Palais" Qiuci ne vaut ni la visite ni surtout les 55Y d'entrée ! La "vieille" ville et ses mosquées et activités sont plus intéressantes mais sans plus.
Jour 38 : taxi (le chauffeur - très sympathique et ultra prudent - "traîne" à l'hôtel Traffic) partagé à trois (200Y/personne) pour visiter les gorges du Tianmen (entrée 40Y) à 65Km (époustouflantes) et les grottes de Kizil (entrée 55Y) également à 65Km (décevantes).
Jour 39 : bus pour Aksu 42Y trajet 5h15. Route épouvantable, défoncée, cabossée, ... alors qu'on roule avec sur le côté le bitume lisse comme le tapis d'une table de billiard d'un autoroute pratiquement terminé ! Hôtel Jiang Nan Kuai Jie à 100M à gauche en sortant de la gare routière (du Sud). Un hôtel "luxueux" (dont j'ai oublié de noter le nom) en centre ville offre un excellent buffet à 79Y bière comprise
Jour 40 : bus de midi (!) pour Hotan 165Y (c'est un bus couchette !) trajet 7h30 (le LP annonce 5-6 heures mais il a oublié les 120Km entre Aksu et Aral où débute la trans-Taklamakan ! ensuite c'est bien 5-6 heures à 80Km/h de moyenne sur une route en parfait état). Traversée du désert du Taklamakan sur 420Km. Superbe, des dunes et pas mal de végétation malgré tout, quelques chameaux aussi. Hôtel Jiaotong 130Y° (basic, eau tiède, calme)
Jour 41 : séjour à Hotan. Sans intérêt. Musée local avec un très beau cercueil et informations en anglais. Bon restaurant ouighour au premier étage de l'hôtel Taxna. Evitez celui de l'hôtel Zhe Jiang.
Jour 42 : bus pour Yarkand 59Y trajet 6h. Hôtel Xing Sheng (à gauche de l'entrée du Shaché Binguan, trop cher) 150Y* (désagréable odeur dans la sdb, confortable et calme)
Jour 43 : séjour à Yarkand. J'ai la chance vers 10h00 d'assister à une représentation de danses et musiques locales sur le parvis de la mosquée avant que de me rendre compte qu'il s'agit d'un reportage commandée par la télévision chinoise ! Mais avant que celle-ci n'arrive avec ses gros sabots pour filmer les artistes locaux je me croyais vraiment dans une fête locale.
Jour 44 : bus pour Kashgar 40Y trajet 3h45. Hôtel Chini Bagh 200Y** (un peu cher mais très correct, calme, avec petit déj.)
Jour 45 à 48 : séjour à Kashgar. Taxi partagé à deux (j'ai payé 200Y mais après toute une série de quiproquo) pour le lac Karaikul, le sommet - dans tous les sens du terme - de mon voyage. Visite des mausolées d'Abakh Hoja (30Y) et de Yusuf Has Hajif (30Y). Taxi, 13Y, pour le marché aux bestiaux du dimanche situé maintenant au Nord-Ouest (et plus au Sud-Est) de la ville, bof/beauf/boeuf/veau/vache/cochon/ ... euh non ! pas cochon !/couvée ... hyper touristique, y'a plus de touristes que d'animaux (j'exagère) mais j'ai vu là plus de touristes "occidentaux" en 1 heure que durant tout mon voyage ! Traîner dans ce qui subsiste, pratiquement plus rien, de la vieille ville de Kashgar dont le nom rime avec foutoir. Mon stand café à Kashgar, le Karakoram Café, bonne pizza kashgar. Autre restaurant à recommander : le Altun Orda
Jour 49 : train (nouvelle exception !) de 14h12 pour Urumqi 345Y (couchette dure inférieure)
Jour 50 : arrivée à Urumqi avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu ! Superbes paysages dès le matin dans la tortueuse traversée de la chaîne de montagne au Sud d'Urumqi. Hôtel Xinjiang Maitian International Youth Hotel 140Y* (correct, calme, matelas très dur, aucun service même pas de papier cul !)
Jour 51 et 53 : séjour à Urumqi. Excursion au superbe lac Tian Chi (Tian Chi, agence à éviter (Chine)
) et visite du Musée de la Région Autonome du Xinjiang (très bien) mais évitez de perdre votre temps pour aller voir le très décevant Musée de la Ville d'Urumqi. Visite du Parc Hongshan pour la vue sur la ville. Bon restaurant de sushi (Likubo Sushi) au 1er étage d'une tour sur Xinhua Beilu (à droite au début en allant vers les quartiers ouighours)
Jour 54 : avion China Southern pour Beijing 2.600Y (Y'a des compagnies aériennes bien moins chères) Hôtel Beijing Lama Temple International Youth Hostel 220Y* (single sans fenêtre ! à 180Y) (très cher ! mais correct, bien situé)Dépenses totales : 17.500Y soit 312Y/jour dont 160Y/nuit pour le logement. Mon avis sur les hôtels varie de ° (non recommandable) à *** (recommandable) et est basé sur mon estimation du rapport qualité/prix. Photos d'ici quelques jours.

Un tout grand merci à Mariecurry pour ses précieux renseignements Xinjiang - carnet pratique
