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Namibie-Botswana en janvier-février English translation pending
Coucou,
Pour nos prochaines vacances, nous venions de "décider" d'aller 3 semaines en Namibie-Botswana. Ce sera la première fois dans cette région pour tous les 2. Or, après calculs de nos périodes de vacances, nous sommes libres du 25 janvier au 18 février (2008 of course). C'est malheureusement la seule période de 3 semaines que nous pourrons prendre !!
En cherchant (ce forum, guide, mon ami google, ...) nous avons vu que nous serions pile-poil à la saison des pluies (et chaudes). Nous avons lu partout que nous pouvions aller quand on veut dans ces pays, mais que, en janvier-février, c'était surtout génial pour les ornitho (je le suis mais mon copain un peu (bcp !) moins...). Evidemment les animaux seront moins rassemblés autour des points d'eau qu'en période sèche.
Est-ce vraiment un problème ? Evidemment nous savons que même en saison sèche, il faut aussi avoir de la chance et de la patience pour observer les différentes espèces. Mais est-ce qu'en janvier-février, c'est bcp bcp plus difficile pour l'observation de la faune ? En gros, sachant que nous ne retournerons peut-être pas instantanément là-bas, vaut-il mieux trouver une autre destination pour janvier-février 2008 ? je précise qu'on était quand même bien emballé d'aller là-bas ! Notre voyage supposé aurait été windoek, kalahari, Sossusvlei, Deadvlei, éventuellement Etosha, Delta de l'Okavango puis Victoria Falls (à préciser bien-sûr). Evidemment la saison des pluies peut être un peu génante pour la faune mais nous pourrions toujours admirer les paysages qui ont l'air sublimes ! On n'arrive juste pas à savoir si c'est un peu dommage pour un premier voyage...
Voilà. Un grand merci d'avance pour votre aide. Et bonne année !
Pour nos prochaines vacances, nous venions de "décider" d'aller 3 semaines en Namibie-Botswana. Ce sera la première fois dans cette région pour tous les 2. Or, après calculs de nos périodes de vacances, nous sommes libres du 25 janvier au 18 février (2008 of course). C'est malheureusement la seule période de 3 semaines que nous pourrons prendre !!
En cherchant (ce forum, guide, mon ami google, ...) nous avons vu que nous serions pile-poil à la saison des pluies (et chaudes). Nous avons lu partout que nous pouvions aller quand on veut dans ces pays, mais que, en janvier-février, c'était surtout génial pour les ornitho (je le suis mais mon copain un peu (bcp !) moins...). Evidemment les animaux seront moins rassemblés autour des points d'eau qu'en période sèche.
Est-ce vraiment un problème ? Evidemment nous savons que même en saison sèche, il faut aussi avoir de la chance et de la patience pour observer les différentes espèces. Mais est-ce qu'en janvier-février, c'est bcp bcp plus difficile pour l'observation de la faune ? En gros, sachant que nous ne retournerons peut-être pas instantanément là-bas, vaut-il mieux trouver une autre destination pour janvier-février 2008 ? je précise qu'on était quand même bien emballé d'aller là-bas ! Notre voyage supposé aurait été windoek, kalahari, Sossusvlei, Deadvlei, éventuellement Etosha, Delta de l'Okavango puis Victoria Falls (à préciser bien-sûr). Evidemment la saison des pluies peut être un peu génante pour la faune mais nous pourrions toujours admirer les paysages qui ont l'air sublimes ! On n'arrive juste pas à savoir si c'est un peu dommage pour un premier voyage...
Voilà. Un grand merci d'avance pour votre aide. Et bonne année !
Différences entre le Mexique et Panama? English translation pending
j'ai l'intention de visiter mexico et panama
peut etre pour m'y intaller définitivement
quelles difference entre ces deux pays
lequel des deux peuples est le plus hospitalier
le moins mercantile
ect...
les inconvénients et les avantages de chacun ?
comment fait on pour se rendre directement de mexico à panama
le plus pratique et le cout ?
merci
Les indigènes English translation pending
Je viens de voir le film Les Indigènes.
Très poignant.
La France n'a pas honoré l'engagement qu'elle a contracté en faisant appel à ses Tirailleurs.
Aujourd'hui le gouvernement redonne un peu d'honneur à l'ensemble des combattants en revalorisant les pensions et Indemnités.
Les militaires condamnaient la mesure de cristallisation des pensions depuis longtemps...dès les lendemains de la guerre d'Algérie en fait...
Bien avant Djamel et ses acolytes...
Mais l'histoire est ces temps-ci...amnésique...
Mieux vaut tard que jamais...
Rappelons que l'OAS et ses membres ont toujours demandé la revalorisation des pensions...et oui l'Histoire est étonnante...
Vivre à Siem Reap (Cambodge) English translation pending
Bonjour tutti!
Je travaille actuellement en ONG sur Phnom Penh, mais je vais etre envoyee en mission plusieurs mois sur Siem Reap, tres prochainement.
Y a t il sur ce site des gens y habitant ou y ayant habite il y a peu?
Je ne suis pas tres enthousiaste a l idee d y vivre, j y suis passee qq jours dernierement pour visiter angkor, mais je n'ai pas specialement aime cette ville...aussi je ne savais pas que je serai amenee a m'y installer.
Alors si vous avez des bons plans a partager, n hesitez pas...
Toute info me sera utile...
Merci!
😉
Kaya
Je travaille actuellement en ONG sur Phnom Penh, mais je vais etre envoyee en mission plusieurs mois sur Siem Reap, tres prochainement.
Y a t il sur ce site des gens y habitant ou y ayant habite il y a peu?
Je ne suis pas tres enthousiaste a l idee d y vivre, j y suis passee qq jours dernierement pour visiter angkor, mais je n'ai pas specialement aime cette ville...aussi je ne savais pas que je serai amenee a m'y installer.
Alors si vous avez des bons plans a partager, n hesitez pas...
Toute info me sera utile...
Merci!
😉
Kaya
Préparation d'un voyage au Botswana English translation pending
Salut,
Je viens de m'inscrire à voyage forum et ne suis pas un pro de ce moyen de communication, mais espère le devenir... En fait nous nous sommes inscrits à un safari au Botswana (sous tente) en bivouac. Et après avoir lu quelques une de vos expériences j'aimerai savoir quels sont les risques réels du camping au sol. Avez vous des conseils ou anecdotes à ce sujet ?
Nous partons en juillet prochain, le 15 plus exactement pour une durée de 15 jours. Nous devons visiter le PN de CHOBE - SAVUTI - MOREMI - le Delta de l'OKAVANGO - le désert du KALAHARI (MKGADIKGADI PANS) - KASANE pour finir par les Chutes VICTORIA. Christine et moi sommes fascinés par vos récits et aussi par ceux et celles qui partent seuls sans accompagnement. En ce qui nous concerne, étant limités par la durée des vacances d'été - travail oblige. Nous devons nous contenter de voyages plus conventionnels. De plus cette année nous partons en famille et j'ai convaincu ma mère mon frangin ainsi que ma filleule de venir avec nous (ils n'en sont pas à leur première expérience!) mais voudraient savoir si quelqu'un connaît "Nomade" car c'est l'organisateur de notre prochain voyage...
D'avance merci pour vos suggestions - conseils...
Tout étant bon à prendre!!!
Payer l'entrée du parc Sossusvlei (Namibie) English translation pending
Bonjour
Une petite question technique, nous logerons à l'extérieur du parc Oasis sossus camping. Si on veut faire le coucher de soleil le soir en J1 à la dune Elim il faudra payer l'entrée du parc. Puis le lendemain faire les dunes faudra-t-il repayer ?
Je vous remercie
Anne
Afrique du Sud: itinéraire de 2 semaines à 4 + une semaine à 2 English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais beaucoup avoir vos idées et conseils pour un voyage que l'on voudrait réaliser en juillet 2017. Nos grands enfants 19 et 21 ans, nous accompagnent 2 semaines puis nous restons en couple encore 1 semaine. Cela veut dire que nous devons déposer les enfants à l'aéroport et que cela coupe notre itinéraire en apportant des contraintes mais bon....comment gérer cela au mieux??
J'ai trouvé des vols à bons prix avec de bonnes heures au départ de Bruxelles par Turkish airlines et donc j'ai booké lundi soir...du coup c'est la 1ère fois que je suis avec les vols AVANT notre itinéraire. Nous arrivons à 4 le 12/7 et les enfants repartent le 25/7. Nous rentrons le 1/08. J'aimerais réserver au plus vite dans le Krüger car il y aura certainement des trucs déjà full. Et je n'ai aucune idée de comment organiser au mieux nos 4 jours au Krüger: les endroits à ne pas manquer, les plus beaux coins du parc à voir en ce court laps de temps. C'est pourquoi j'ai besoin de conseils avisés des connaisseurs et amoureux de l'AFS. D'avance merci de m'éclairer.🙂😉
On aimerait beaucoup pouvoir faire 2-3h (ou plus) de randonnée là où c'est possible. Comme pour Blyde Canyon, Drakensberg, .... Merci de m'indiquer de bons plans si vous en avez.
Je me suis inspirée d'itinéraires que j'ai vu dans certains post (malheureusement je n'ai pas encore eu le temps de vraiment approfondir) et voici ce que j'en ai fait ....à mon avis j'ai trop bourré le truc. Les enfants veulent absolument voir le Kruger pour le reste ils n'ont pas d'exigences sauf que ce soit sympa 😎
Quant à notre semaine en couple après les avoir mis à l'aéroport, on aimerait bien se payer un chouette lodge et une réserve privée pour 2 ou 3 nuits. J'avais d'abord pensé prendre l'avion vers Victoria falls (au moment où les enfants rentrent) en y ajoutant aussi la réserve de Chobe mais c'est sans doute trop délirant? On aura mieux à faire à rester en AFS et à profiter encore d'un autre coin? Là aussi gros besoins de conseils avisés.
Donc pour les 2 semaines avec les enfants j'ai ceci:
11/7 Vol international 12/7 arrivée 10h35 Johannesburg / nuit Dullstroom 13/7 Dullstroom - Graskop, rando Blyde River 14/7 Continuer visites autour de Graskop et dormir à Phalaborwa 15/7 Kruger Olifants 16/7 Kruger Talamati ouTamboti 17/7 Kruger Lower Sabie 18/7 Kruger Pretoriuskop 19/7 comment couper la route jusque Saint Lucia? 20/7 Santa Lucia (baleines?) 21/7 Santa Lucia 22/7 Hluhluwe Imfolozi 23/7 Drakensberg 24/7 Drakensberg
25/7 retour Johannesburg airport, départ vol 18h15
26/7 6 jours complets en couple 27/7... 01/08 retour Johannesburg airport, départ vol 18h15
Vu comme ça j'ai un peu peur d'avoir trop peu de temps au Drakensberg pour randonner. Ou bien on laisse tomber le Drakensberg avec les enfants, ça nous donne 2 nuit de plus ailleurs et on revient au Drakensberg après durant notre semaine en couple? Ou bien je 1 jour est suffisant autour de Blyde et Graskop et je rajoute le 14/7 pour Drakensberg?
Je me rend compte que j'ai posé beaucoup de questions à la fois 😊😊 Déjà un tout grand merci pour les réponses que vous pourrez me donner.
J'aimerais beaucoup avoir vos idées et conseils pour un voyage que l'on voudrait réaliser en juillet 2017. Nos grands enfants 19 et 21 ans, nous accompagnent 2 semaines puis nous restons en couple encore 1 semaine. Cela veut dire que nous devons déposer les enfants à l'aéroport et que cela coupe notre itinéraire en apportant des contraintes mais bon....comment gérer cela au mieux??
J'ai trouvé des vols à bons prix avec de bonnes heures au départ de Bruxelles par Turkish airlines et donc j'ai booké lundi soir...du coup c'est la 1ère fois que je suis avec les vols AVANT notre itinéraire. Nous arrivons à 4 le 12/7 et les enfants repartent le 25/7. Nous rentrons le 1/08. J'aimerais réserver au plus vite dans le Krüger car il y aura certainement des trucs déjà full. Et je n'ai aucune idée de comment organiser au mieux nos 4 jours au Krüger: les endroits à ne pas manquer, les plus beaux coins du parc à voir en ce court laps de temps. C'est pourquoi j'ai besoin de conseils avisés des connaisseurs et amoureux de l'AFS. D'avance merci de m'éclairer.🙂😉
On aimerait beaucoup pouvoir faire 2-3h (ou plus) de randonnée là où c'est possible. Comme pour Blyde Canyon, Drakensberg, .... Merci de m'indiquer de bons plans si vous en avez.
Je me suis inspirée d'itinéraires que j'ai vu dans certains post (malheureusement je n'ai pas encore eu le temps de vraiment approfondir) et voici ce que j'en ai fait ....à mon avis j'ai trop bourré le truc. Les enfants veulent absolument voir le Kruger pour le reste ils n'ont pas d'exigences sauf que ce soit sympa 😎
Quant à notre semaine en couple après les avoir mis à l'aéroport, on aimerait bien se payer un chouette lodge et une réserve privée pour 2 ou 3 nuits. J'avais d'abord pensé prendre l'avion vers Victoria falls (au moment où les enfants rentrent) en y ajoutant aussi la réserve de Chobe mais c'est sans doute trop délirant? On aura mieux à faire à rester en AFS et à profiter encore d'un autre coin? Là aussi gros besoins de conseils avisés.
Donc pour les 2 semaines avec les enfants j'ai ceci:
11/7 Vol international 12/7 arrivée 10h35 Johannesburg / nuit Dullstroom 13/7 Dullstroom - Graskop, rando Blyde River 14/7 Continuer visites autour de Graskop et dormir à Phalaborwa 15/7 Kruger Olifants 16/7 Kruger Talamati ouTamboti 17/7 Kruger Lower Sabie 18/7 Kruger Pretoriuskop 19/7 comment couper la route jusque Saint Lucia? 20/7 Santa Lucia (baleines?) 21/7 Santa Lucia 22/7 Hluhluwe Imfolozi 23/7 Drakensberg 24/7 Drakensberg
25/7 retour Johannesburg airport, départ vol 18h15
26/7 6 jours complets en couple 27/7... 01/08 retour Johannesburg airport, départ vol 18h15
Vu comme ça j'ai un peu peur d'avoir trop peu de temps au Drakensberg pour randonner. Ou bien on laisse tomber le Drakensberg avec les enfants, ça nous donne 2 nuit de plus ailleurs et on revient au Drakensberg après durant notre semaine en couple? Ou bien je 1 jour est suffisant autour de Blyde et Graskop et je rajoute le 14/7 pour Drakensberg?
Je me rend compte que j'ai posé beaucoup de questions à la fois 😊😊 Déjà un tout grand merci pour les réponses que vous pourrez me donner.
Etosha: assez de jours? English translation pending
Bonjour,
Voici ce que j'ai prévu dans notre itinéraire :
Epupa Falls --> Hobatere Lodge Hobatere Lodge --> Okaukuejo Okaukuejo --> Halali Halali --> Mushara Bush Camp ensuite départ pour Rundu et la bande de Caprivi...
Je me demandais si le temps passé à Etosha était suffisant ? Nous adorons les animaux ! Si je peux ajouter une nuit dans cette région, où la mettre ? Plutôt au début (Dolomite ?) ou à Okaukuejo ou encore Halali ?
Merci pour vos conseils. Bonne journée.
Voici ce que j'ai prévu dans notre itinéraire :
Epupa Falls --> Hobatere Lodge Hobatere Lodge --> Okaukuejo Okaukuejo --> Halali Halali --> Mushara Bush Camp ensuite départ pour Rundu et la bande de Caprivi...
Je me demandais si le temps passé à Etosha était suffisant ? Nous adorons les animaux ! Si je peux ajouter une nuit dans cette région, où la mettre ? Plutôt au début (Dolomite ?) ou à Okaukuejo ou encore Halali ?
Merci pour vos conseils. Bonne journée.
Boucle Windhoek - Kgalagadi Transfrontier Park English translation pending
Hello tout le monde,
Nous prévoyons un petit road trip de +/- 15 jours à partir de Windhoek en mai 2016.
Obligatoire dans la boucle : passer quelques jours dans le Kgalagadi Transfrontier Park (KTP).
Nous pensions faire une boucle comme ceci
Questions 1/ Réaliste en 15 jours? 2/ Luderitz : indispensable, ou pas ? 3/ Est-ce une bonne idée de prolonger le tour en passant par le Namakwa avant d’aller au KTP ? Intérêt ?
Merci d'avance pour vos retours/avis !!
Nous prévoyons un petit road trip de +/- 15 jours à partir de Windhoek en mai 2016.
Obligatoire dans la boucle : passer quelques jours dans le Kgalagadi Transfrontier Park (KTP).
Nous pensions faire une boucle comme ceci
Questions 1/ Réaliste en 15 jours? 2/ Luderitz : indispensable, ou pas ? 3/ Est-ce une bonne idée de prolonger le tour en passant par le Namakwa avant d’aller au KTP ? Intérêt ?
Merci d'avance pour vos retours/avis !!
Voyage au Botswana fin 2016 English translation pending
je projette de faire un voyage au botswana fin 2016, je souhaiterais savoir si des personnes parmi vous aurez eu une expérience dans ce pays et éventuellement me donner des conseils . je souhaiterais faire un safari, le delta okawengo, la réserve de chobé et autres réserves. je lirais avec grandes attention ce que vous voudrez bien me dire. si vous avez des tours opérators à me conseillers ou des lieux a voir. merci.
Kasane, Botswana: safari photos avec cette agence? English translation pending
Bonsoir,
Est-ce que quelqu'un du forum a fait le day trip à Chobe avec Pangolin photo safaris ?
Je les ai contacté mais n'ai aucune réponse 😕
Namibie-Botswana en passant par Messum Crater, Numas Ravin, vallées de Marienflus et Hartman English translation pending
Un petit message pour participer au forum dans lequel j’ai puisé éhontément moultes infos pour la préparation de mes différents voyages.
Ce post a pour but de donner une idée d’itinéraire, et éventuellement d’apporter quelques réponses à des questions que nous nous posions avant notre départ : type de véhicule, faisabilité du trajet pour des néophytes du 4X4, problème de timing, barrières vétérinaires, approvisionnement en essence, quelle consommation attendre ?…
En 2012, notre premier voyage en Namibie nous fit parcourir ce pays du sud (Orange River) au nord (Kunene River), en passant par les grands sites bien connus : Brukkeros crater, Fish river canyon, Lüderitz, Sesriem, Twyfelfontein, Cap cross, Purros, Epupa Falls, Etosha…
Difficile de ne pas tomber amoureux de ce pays. Après un voyage en Equateur nous avons donc décidé de récidiver.
En août 2014 nous sommes donc repartis, la préparation de ce second voyage a pris plusieurs mois.
L’ensemble des réservations : billets d’avion, véhicule, entrées dans les parcs, camping, Lodges, était bouclé en décembre 2013 ; restait à fignoler les détails.
Là, un grand merci à tous : Mammanu pour ses cartes de Messum Crater, Krikri6792 pour ses conseils d’alternative de piste à la C14, Bastinj pour ses fichiers, Max68, ericacole, Francky, Bernicotti pour leurs compte rendus et carnets de voyage, un merci particulier à Pierre77N que j’ai honteusement harcelé de messages privés auxquels il répondait avec patience et célérité.
Les points clés de ce second voyage étaient :
-Messum crater
-Numas ravine (bivouac + randonnée à la recherche des peintures rupestres)
-Rejoindre la vallée de Marienfluss puis visiter la vallée de Hartmann, via Purros, Hoarusib river, Khumib river et la Roidroom pass
-Bande de Caprivi avec visite du parc de Mahango
-Chobe river front
-Chutes victoria
-Savuti , Moremi puis retour
Bien entendu nous avons revu et ré escaladé Big Dady à Sesriem, fait une seconde fois une visite à Etosha.
Le véhicule : n’étant pas des cadors du 4X4, ayant des pistes réputées pas simples à parcourir, quel véhicule ? Nous avons opté pour un Toyota Hillus T+ (Asco car Hire) 3L Turbo diesel avec boite automatique, double réservoir 140litres. Véhicule impeccable, 4000km au compteur, on le rendra à 9400 ! Pneus neufs. Deux roues de secours une neuve, l’autre ayant déjà roulée mais en bon état. Pour un néophyte du 4X4, un vrai régal, pas compliqué à utiliser, ça passe « partout » si on conduit avec prudence (dans le sens large du terme), manque le pilote automatique. Aucun problème dans le sable de Sesriem, dans l’Hoarusib et khumib river, pas de souci dans les vallées de Hartman et de Marienflus….Savuti et Moremi… Au risque de faire hurler les puristes (qu’ils me pardonnent car ils m’ont apporté de précieux conseils): durant tout le trajet pas de dégonflage de pneu : pression 1.9 durant l’ensemble du périple (sauf à Sesriem , pour voir et utiliser le compresseur), un seul petit ensablement ridicule (erreur de pilotage) dans l’Hoarusib river .
Le trajet : Quelques détails pour d’éventuels volontaires. J1 : arrivée à Windhoek, avec 3 heures de retard, nous décidons de sacrifier notre nuit au lodge de Barchan dune pour ne pas rouler de nuit. Aucun regret de cette décision guidée par la prudence. J2 : Windhoek >>Sesriem : via la Kupferberg pass et la Spreetshoogte pass J3 : Sesriem : « grimpette » au sommet deBig daddy, nous faisons chanter la dune en redescendant du sommet sur deavlei. J4 : Sesriem>> Swakopmund : Nous avons opté pour les pistes partant plein Nord après la Kuiseb pass, pistes reliant la C14 à la C28.Pour les emprunter elles nécessitent un permis que nous avions pris à l’accueil du parc de Sesriem. Très belles pistes, aucune comparaison avec la monotone C14 que nous avions emprunté en 2012, 1 guépard observé (+ girafes, Oryx …), puis nous avons enchainé la boucle de la Tinkas river (permis) suivi de la Welwischia road (permis , celui-là on ne l’avait pas, honte++)avant d’atteindre à la nuit Swakopmund. J5 : De Swakopmund à Numas ravine via Messum crater : Aucun problème d’orientation, nous avons quitté la C34 au niveau de cap cross pour entrer par le sud dans Messum crater, aucun problème. Cependant, bien étudier la sortie par le nord- est via la Messum river, cette sortie n’est pas forcément évidente à localiser, étudier le parcours sur T4A+google n’a pas été inutile. Sinon piste sans aucune difficulté. Bivouac dans Numas Ravine. J6 : De Numas ravine à Mowani mountain camp : J’ai trouvé très peu de renseignement sur cette ravine que je voulais explorer (en fait aucun, l’idée a été trouvée dans le lonely planet).Numas ravine se situe sur le versant ouest du Brandberg (à l’opposé de White Lady), superbe, pas compliqué d’accès. Nous y avons bivouaqué, pour y randonner J6 au matin à la recherche de peintures rupestres. Nous les avons trouvées, une bonne dizaine au total, il y en a surement plus, il faut chercher ! Numas ravine est une bonne alternative quand on a déjà visité White Lady et quand on désir contourner le Brandberg par le Nord. Le trajet de Numas ravine à Mowani mountain campfait une bonne trotte, surtout après une randonnée, nous sommes arrivés à la nuit. Mowani mountain campest un camping superbe. Troupeau d’éléphants du désert le lendemain matin au lever, à 400m de notre campement. Petite anecdote : nous avons assisté à une charge du troupeau (15 éléphants) qui se sont mis à barrir et courir après des chiens errants : impressionnant++ J7: Mowani mountain camp >>Grootberg Lodge J8: Grootberg Lodge >>Purros Plein de gasoil à Palmwag, à la station juste après la barrière vétérinaire. A la barrière vétérinaire, comme prévu, pas de problème dans le sens Sud- Nord, mais on sait jamais, nous avions camouflé nos provisions et effet, nous partions pour 6 jours en autonomie, ça fait de la bidoche dans le frigo ! Nous quittons Palmwag vers 9h30 et atteignons Sesfontein vers 12h (arrêts photo et déjeuner inclus) Complément de plein à la station de Sesfontein près du Fort, nous ne comptions pas sur cet approvionnement, en effet, la station ne semble pas approvisionnée régulièrement , et possède des heures de distributions limitées, on a tout bon + 13 litres de gasoil toujours bon à prendre quand on vise la vallée de Hartmann. Arrivée à Purros vers 16h J9 : Purros >>Marble Mine, via l’Hoarusib river, mont Himba sphinx, Khumib river, Orupembe. Avant de quitter Purros, je demande, sans y croire, au responsable du camp communautaire, s’il y a une possibilité de compléter le plein du véhicule (obsédé du gasoil le bonhomme). Il nous cédera une vingtaine de litres, pour cela il nous amène chez lui au village de Purros. Nous quittons Purros, réservoirs pleins, aux alentours de 10h30 arrivons à Marble mine vers 17h15 en prenant volontairement notre temps : photos, observations, déjeuner. La piste n’est pas compliquée, un « peu » cassante lors du passage d’un lit de rivière à l’autre via le mont Himba, de bons pneus sont recommandés. Là encore, on a bon, nos pneus sont neufs, taillés pour la caillasse. Marble mine : camp communautaire sympa++ sur le bord de la Khumib river. Nous n’avions pas de réservation, mais nous étions que trois dans le camp, donc un Sud-africain qui nous fait une description de notre trajet de demain très peu engageante ? J10 : Marble Mine>>Nord de la vallée de Marienflus via la rooidrom pass : Nous quittons Marble mine aux alentours de 9h.Après une visite des mines de marbres, nous passons la rooidrom pass. Je pense qu’on peut la qualifier de … « rugueuse » avec un passage plus rugueux sur 2 km environ. Là l’aide du copilote devant le véhicule pour guider le conducteur n’est pas du luxe, surtout pour des néophytes comme nous. J’applique les conseils de Pierre77 (merci Pierre) : doucement, pépère, en réfléchissant, ça passe. En fait la problématique est de ne pas abîmer la voiture. Nous déjeunons sous l’arbre en face de bidon «rouge »puis reprenons la piste pour atteindre l’extrême nord de la vallée de Marienflus. Sur le trajet nous observons 3 guépards. Nuit au camp Syncro, nous sommes seuls. L’emplacement est superbe au bord de la Kunene river, dont la couleur vert émeraude nous donne envie de faire une baignette, malheureusement la Kunene est encombrée de quelques « troncs d’arbre » rendant la baignade problématique. J11 : de la vallée de Marienflus à la vallée de Hartmann : Petit hic les nouveaux propriétaires du camp syncro, des européens (suisses), bien éduqués, viennent nous réclamer le règlement le lendemain matin au milieu de notre petit déjeuner. Je n’ai pas l’habitude de partir sans payer, cela aurait pu attendre la fin de notre repas ! Pour rejoindre la vallée de Hartmann nous repassons par Roidroom puis Oranjdrom. Bivouac dans la vallée de Hartmann….pas de commentaire, un petit quand même : ……… ! J12 : visite de la vallée de Hartmann puis retour vers Opuvo : Bien entendu, il est hors de question de faire ce trajet retour en une étape surtout que nous désirons visiter la vallée avant de partir (c’est un minimum !). Cette vallée est superbe, je l’ai préféré à la vallée de Marienflus qui elle-même est magnifique….question de goût car elles sont vraiment différentes. Pas de difficulté particulière au niveau conduite , un peu plus compliqué dans la partie nord- est, où la piste monte à l’assaut des dunes donc : piste de sable relativement profond + pente. La piste suit ensuite une ligne de crête avec une vue magnifique. Nous rejoindrons Orupembe via la piste partant plein sud à partir de Bloudrom (on emprunte un petit raccourci pour rejoindre cette piste à partir de Oranjedrom). La piste reliant Bloudrom à Orupembe, est un faux plat descendant, certains la trouvent monotone, personnellement je l’ai trouvée très belle, pas fatigante, d’autant plus que ..C’était pas moi qui conduisais ! Nous avons passé Orupembé rejoint la D3707, puis bivouac dans un site très sympa à l’écart de la piste. J13: Bivouac >>Opuwo: Nuit au Opuwo country Lodge (bof). Pour info jauge réservoir principal : ½ ; plein de gasoil à Opuwo (donc consommation de J9 à J13) = 119litres. J14 à J16 : nous ferons passer par Dolomite camp, puis Okaukuejo et Manutoni Il semble que Galton gate soit ouvert à tous (auparavant réservé aux tours opérateur et à ceux ayant une nuitée à dolomite camp) des travaux d’agrandissement de la gate sont en cours. J17: Manutoni>>Rundu via la piste D3001 puis D3016 pour rejoindre la B8, arrêt déjeuner à Giant Baobab Tree. J18 : Rundu >>Nunda safari lodge avec petit game drive dans la Mahango game réserve : nos premiers hippopotames, pas beaucoup d’animaux, mais très belle balade le long du fleuve. J19 : Rundu >>Salambala community camp Salambala community camp, pas de réservation, nous étions seul, camp très sympa, en plein milieu du bush, petit pan à 200 mètres pour observer les animaux. J20 : Salambala>>passage de la frontière (Ngoma bridge) puis chobe river front pour arriver à 15h derrière leSpar de Kasane où nous avons RDV avec Charles pour le Boat cruise (à ne pas manquer). Diner à Kasane arrivée de nuit 20h30 à Senyati safari camp.Ouf…je craignais cette arrivée de nuit mais pas de problème, la piste est sablonneuse ++++ mais en pente vers la rivière. Le point d’eau du camping est très intéressant pour observer les relations entre les différents groupes d’éléphants venant s’y abreuver. J21 : visite des chutes victoria toujours par l’intermédiaire de Charles qui vient nous prendre le matin au camp. Superbe, dire que j’ai faillis zapper les chutes par « commoditefainiantise »! Nuit n°2 au Senyati. J22 : Game drive sur Chobe river front puis nuit à Hihaha campsite. Fantastique, éléphants, buffles, hippopotames, mammouths par centaines ! Les ranger nous demande de faire un grand feu car un lion rode dans le coin, nos réserves de bois y passent. J23 : un peu de chobe river front avant de rejoindre Savuti Campsite. Bon faut avouer qu’il y a du sable, nous évitons un raccourci en ligne droite réputé difficile (cf carnet et discussion sur le VF) Nous secourons un véhicule de tour opérateur, ensablé depuis 2h30, ils n’en pouvaient plus, en fait il s’agissait d’une françaises avec deux aides Botswanais qui convoyaient du matériel pour un tour opérateur. Véhicule surchargé et remorque pleine à craquer !!En dix minutes le problème est réglé avec nos plaques de désensablement et dégonflage de pneus ! Nous les retrouverons à Ghoha gate en train de répartir le matériel dans deux véhicules, les touristes qui attendaient (depuis 2h30 !) dans le second véhicule, n’étant pas très ravis de voir le matériel s’accumuler dans l’allée centrale de leur « camion ». Nous arrivons pépère à Savuti avec nos pneus à 1.9bar, douche dans les « sanitaire fortifiés » du camp. J24 : Savuti>>North gate campsite, via la Marsh road : on a failli rouler sur un lion endormi ! Deux lions sont repérés au pied d’un arbre, nous contournons sournoisement le dit arbre pour mieux les observer, coup de frein, on aller gentiment rouler sur un troisième pépère en train de faire la sieste. Quand je dis rouler, c’est le pneu avant à moins d’un mètre du dit lion hypersomniaque ! Un camion est planté au niveau du gai avant North gate; la nuit commence à tomber lorsque nous arrivons au camp. Soirée barbecue, je chasse en la menaçant avec notre pelle, une hyène tachetée qui fouine dans le coffre du 4X4 resté ouvert. Cela ne l’empêchera pas de faire la vaisselle dans la nuit : nettoyage de la marmite laissée à l’extérieure! J25: North Gate>>Xakanaxa campsite Emplacement très sympa MAIS, Camp nullissime par ses commodités, franchement, sans être exigeant, ils pourraient faire un effort : trois douches et un WC pour une dizaine d’emplacements c’est léger, sachant que chaque emplacement reçoit environ huit à dix personnes…. J26 : Xakanaxa campsite Game drive dans tous les sens, sur toutes les pistes non inondées, à la recherche de félins ; on voit de tout sauf les félins …pas grave ! Là sincèrement, contre l’avis de certains, si on veut explorer les pistes latérales dans Moremi, un GPS est conseillé. Il nous aidait régulièrement à retrouver nos traces. En effet, régulièrement pendant nos Games drives, on sort de la piste principale, emprunte une secondaire, puis une petite à droite puis tiens un peu celle de gauche, un morceau de celle-là, oh de l’eau ! on franchit, puis cela ne passe plus demi-tour ; le retour sur ses pas n’est pas si évident malgré un bon sens de l’orientation, DONC GPS conseillé. J27: Xakanaxa campsite>>Third bridge campsite REgame drive dans tous les sens, RE à la recherche de félins ; RE on voit de tout sauf les félins …RE pas grave ! Campsite de Third bridge beaucoup mieux et de loin que Xakanaxa. Dans le nuit, girafe , hyènes, hippopotame s’invitent à notre emplacement. J28 : Third bridge campsite>>Crocodile camp à Maun: équipe très sympa J29: Maun>>Zelda game&guest farm: the king of the kitsch!! Notre seul léopard du voyage …mais pas en liberté. J30: Zelda game&guest farm>>Windhoek>>Franckfort>>Paris >>Brest FIN
Le véhicule : n’étant pas des cadors du 4X4, ayant des pistes réputées pas simples à parcourir, quel véhicule ? Nous avons opté pour un Toyota Hillus T+ (Asco car Hire) 3L Turbo diesel avec boite automatique, double réservoir 140litres. Véhicule impeccable, 4000km au compteur, on le rendra à 9400 ! Pneus neufs. Deux roues de secours une neuve, l’autre ayant déjà roulée mais en bon état. Pour un néophyte du 4X4, un vrai régal, pas compliqué à utiliser, ça passe « partout » si on conduit avec prudence (dans le sens large du terme), manque le pilote automatique. Aucun problème dans le sable de Sesriem, dans l’Hoarusib et khumib river, pas de souci dans les vallées de Hartman et de Marienflus….Savuti et Moremi… Au risque de faire hurler les puristes (qu’ils me pardonnent car ils m’ont apporté de précieux conseils): durant tout le trajet pas de dégonflage de pneu : pression 1.9 durant l’ensemble du périple (sauf à Sesriem , pour voir et utiliser le compresseur), un seul petit ensablement ridicule (erreur de pilotage) dans l’Hoarusib river .
Le trajet : Quelques détails pour d’éventuels volontaires. J1 : arrivée à Windhoek, avec 3 heures de retard, nous décidons de sacrifier notre nuit au lodge de Barchan dune pour ne pas rouler de nuit. Aucun regret de cette décision guidée par la prudence. J2 : Windhoek >>Sesriem : via la Kupferberg pass et la Spreetshoogte pass J3 : Sesriem : « grimpette » au sommet deBig daddy, nous faisons chanter la dune en redescendant du sommet sur deavlei. J4 : Sesriem>> Swakopmund : Nous avons opté pour les pistes partant plein Nord après la Kuiseb pass, pistes reliant la C14 à la C28.Pour les emprunter elles nécessitent un permis que nous avions pris à l’accueil du parc de Sesriem. Très belles pistes, aucune comparaison avec la monotone C14 que nous avions emprunté en 2012, 1 guépard observé (+ girafes, Oryx …), puis nous avons enchainé la boucle de la Tinkas river (permis) suivi de la Welwischia road (permis , celui-là on ne l’avait pas, honte++)avant d’atteindre à la nuit Swakopmund. J5 : De Swakopmund à Numas ravine via Messum crater : Aucun problème d’orientation, nous avons quitté la C34 au niveau de cap cross pour entrer par le sud dans Messum crater, aucun problème. Cependant, bien étudier la sortie par le nord- est via la Messum river, cette sortie n’est pas forcément évidente à localiser, étudier le parcours sur T4A+google n’a pas été inutile. Sinon piste sans aucune difficulté. Bivouac dans Numas Ravine. J6 : De Numas ravine à Mowani mountain camp : J’ai trouvé très peu de renseignement sur cette ravine que je voulais explorer (en fait aucun, l’idée a été trouvée dans le lonely planet).Numas ravine se situe sur le versant ouest du Brandberg (à l’opposé de White Lady), superbe, pas compliqué d’accès. Nous y avons bivouaqué, pour y randonner J6 au matin à la recherche de peintures rupestres. Nous les avons trouvées, une bonne dizaine au total, il y en a surement plus, il faut chercher ! Numas ravine est une bonne alternative quand on a déjà visité White Lady et quand on désir contourner le Brandberg par le Nord. Le trajet de Numas ravine à Mowani mountain campfait une bonne trotte, surtout après une randonnée, nous sommes arrivés à la nuit. Mowani mountain campest un camping superbe. Troupeau d’éléphants du désert le lendemain matin au lever, à 400m de notre campement. Petite anecdote : nous avons assisté à une charge du troupeau (15 éléphants) qui se sont mis à barrir et courir après des chiens errants : impressionnant++ J7: Mowani mountain camp >>Grootberg Lodge J8: Grootberg Lodge >>Purros Plein de gasoil à Palmwag, à la station juste après la barrière vétérinaire. A la barrière vétérinaire, comme prévu, pas de problème dans le sens Sud- Nord, mais on sait jamais, nous avions camouflé nos provisions et effet, nous partions pour 6 jours en autonomie, ça fait de la bidoche dans le frigo ! Nous quittons Palmwag vers 9h30 et atteignons Sesfontein vers 12h (arrêts photo et déjeuner inclus) Complément de plein à la station de Sesfontein près du Fort, nous ne comptions pas sur cet approvionnement, en effet, la station ne semble pas approvisionnée régulièrement , et possède des heures de distributions limitées, on a tout bon + 13 litres de gasoil toujours bon à prendre quand on vise la vallée de Hartmann. Arrivée à Purros vers 16h J9 : Purros >>Marble Mine, via l’Hoarusib river, mont Himba sphinx, Khumib river, Orupembe. Avant de quitter Purros, je demande, sans y croire, au responsable du camp communautaire, s’il y a une possibilité de compléter le plein du véhicule (obsédé du gasoil le bonhomme). Il nous cédera une vingtaine de litres, pour cela il nous amène chez lui au village de Purros. Nous quittons Purros, réservoirs pleins, aux alentours de 10h30 arrivons à Marble mine vers 17h15 en prenant volontairement notre temps : photos, observations, déjeuner. La piste n’est pas compliquée, un « peu » cassante lors du passage d’un lit de rivière à l’autre via le mont Himba, de bons pneus sont recommandés. Là encore, on a bon, nos pneus sont neufs, taillés pour la caillasse. Marble mine : camp communautaire sympa++ sur le bord de la Khumib river. Nous n’avions pas de réservation, mais nous étions que trois dans le camp, donc un Sud-africain qui nous fait une description de notre trajet de demain très peu engageante ? J10 : Marble Mine>>Nord de la vallée de Marienflus via la rooidrom pass : Nous quittons Marble mine aux alentours de 9h.Après une visite des mines de marbres, nous passons la rooidrom pass. Je pense qu’on peut la qualifier de … « rugueuse » avec un passage plus rugueux sur 2 km environ. Là l’aide du copilote devant le véhicule pour guider le conducteur n’est pas du luxe, surtout pour des néophytes comme nous. J’applique les conseils de Pierre77 (merci Pierre) : doucement, pépère, en réfléchissant, ça passe. En fait la problématique est de ne pas abîmer la voiture. Nous déjeunons sous l’arbre en face de bidon «rouge »puis reprenons la piste pour atteindre l’extrême nord de la vallée de Marienflus. Sur le trajet nous observons 3 guépards. Nuit au camp Syncro, nous sommes seuls. L’emplacement est superbe au bord de la Kunene river, dont la couleur vert émeraude nous donne envie de faire une baignette, malheureusement la Kunene est encombrée de quelques « troncs d’arbre » rendant la baignade problématique. J11 : de la vallée de Marienflus à la vallée de Hartmann : Petit hic les nouveaux propriétaires du camp syncro, des européens (suisses), bien éduqués, viennent nous réclamer le règlement le lendemain matin au milieu de notre petit déjeuner. Je n’ai pas l’habitude de partir sans payer, cela aurait pu attendre la fin de notre repas ! Pour rejoindre la vallée de Hartmann nous repassons par Roidroom puis Oranjdrom. Bivouac dans la vallée de Hartmann….pas de commentaire, un petit quand même : ……… ! J12 : visite de la vallée de Hartmann puis retour vers Opuvo : Bien entendu, il est hors de question de faire ce trajet retour en une étape surtout que nous désirons visiter la vallée avant de partir (c’est un minimum !). Cette vallée est superbe, je l’ai préféré à la vallée de Marienflus qui elle-même est magnifique….question de goût car elles sont vraiment différentes. Pas de difficulté particulière au niveau conduite , un peu plus compliqué dans la partie nord- est, où la piste monte à l’assaut des dunes donc : piste de sable relativement profond + pente. La piste suit ensuite une ligne de crête avec une vue magnifique. Nous rejoindrons Orupembe via la piste partant plein sud à partir de Bloudrom (on emprunte un petit raccourci pour rejoindre cette piste à partir de Oranjedrom). La piste reliant Bloudrom à Orupembe, est un faux plat descendant, certains la trouvent monotone, personnellement je l’ai trouvée très belle, pas fatigante, d’autant plus que ..C’était pas moi qui conduisais ! Nous avons passé Orupembé rejoint la D3707, puis bivouac dans un site très sympa à l’écart de la piste. J13: Bivouac >>Opuwo: Nuit au Opuwo country Lodge (bof). Pour info jauge réservoir principal : ½ ; plein de gasoil à Opuwo (donc consommation de J9 à J13) = 119litres. J14 à J16 : nous ferons passer par Dolomite camp, puis Okaukuejo et Manutoni Il semble que Galton gate soit ouvert à tous (auparavant réservé aux tours opérateur et à ceux ayant une nuitée à dolomite camp) des travaux d’agrandissement de la gate sont en cours. J17: Manutoni>>Rundu via la piste D3001 puis D3016 pour rejoindre la B8, arrêt déjeuner à Giant Baobab Tree. J18 : Rundu >>Nunda safari lodge avec petit game drive dans la Mahango game réserve : nos premiers hippopotames, pas beaucoup d’animaux, mais très belle balade le long du fleuve. J19 : Rundu >>Salambala community camp Salambala community camp, pas de réservation, nous étions seul, camp très sympa, en plein milieu du bush, petit pan à 200 mètres pour observer les animaux. J20 : Salambala>>passage de la frontière (Ngoma bridge) puis chobe river front pour arriver à 15h derrière leSpar de Kasane où nous avons RDV avec Charles pour le Boat cruise (à ne pas manquer). Diner à Kasane arrivée de nuit 20h30 à Senyati safari camp.Ouf…je craignais cette arrivée de nuit mais pas de problème, la piste est sablonneuse ++++ mais en pente vers la rivière. Le point d’eau du camping est très intéressant pour observer les relations entre les différents groupes d’éléphants venant s’y abreuver. J21 : visite des chutes victoria toujours par l’intermédiaire de Charles qui vient nous prendre le matin au camp. Superbe, dire que j’ai faillis zapper les chutes par « commoditefainiantise »! Nuit n°2 au Senyati. J22 : Game drive sur Chobe river front puis nuit à Hihaha campsite. Fantastique, éléphants, buffles, hippopotames, mammouths par centaines ! Les ranger nous demande de faire un grand feu car un lion rode dans le coin, nos réserves de bois y passent. J23 : un peu de chobe river front avant de rejoindre Savuti Campsite. Bon faut avouer qu’il y a du sable, nous évitons un raccourci en ligne droite réputé difficile (cf carnet et discussion sur le VF) Nous secourons un véhicule de tour opérateur, ensablé depuis 2h30, ils n’en pouvaient plus, en fait il s’agissait d’une françaises avec deux aides Botswanais qui convoyaient du matériel pour un tour opérateur. Véhicule surchargé et remorque pleine à craquer !!En dix minutes le problème est réglé avec nos plaques de désensablement et dégonflage de pneus ! Nous les retrouverons à Ghoha gate en train de répartir le matériel dans deux véhicules, les touristes qui attendaient (depuis 2h30 !) dans le second véhicule, n’étant pas très ravis de voir le matériel s’accumuler dans l’allée centrale de leur « camion ». Nous arrivons pépère à Savuti avec nos pneus à 1.9bar, douche dans les « sanitaire fortifiés » du camp. J24 : Savuti>>North gate campsite, via la Marsh road : on a failli rouler sur un lion endormi ! Deux lions sont repérés au pied d’un arbre, nous contournons sournoisement le dit arbre pour mieux les observer, coup de frein, on aller gentiment rouler sur un troisième pépère en train de faire la sieste. Quand je dis rouler, c’est le pneu avant à moins d’un mètre du dit lion hypersomniaque ! Un camion est planté au niveau du gai avant North gate; la nuit commence à tomber lorsque nous arrivons au camp. Soirée barbecue, je chasse en la menaçant avec notre pelle, une hyène tachetée qui fouine dans le coffre du 4X4 resté ouvert. Cela ne l’empêchera pas de faire la vaisselle dans la nuit : nettoyage de la marmite laissée à l’extérieure! J25: North Gate>>Xakanaxa campsite Emplacement très sympa MAIS, Camp nullissime par ses commodités, franchement, sans être exigeant, ils pourraient faire un effort : trois douches et un WC pour une dizaine d’emplacements c’est léger, sachant que chaque emplacement reçoit environ huit à dix personnes…. J26 : Xakanaxa campsite Game drive dans tous les sens, sur toutes les pistes non inondées, à la recherche de félins ; on voit de tout sauf les félins …pas grave ! Là sincèrement, contre l’avis de certains, si on veut explorer les pistes latérales dans Moremi, un GPS est conseillé. Il nous aidait régulièrement à retrouver nos traces. En effet, régulièrement pendant nos Games drives, on sort de la piste principale, emprunte une secondaire, puis une petite à droite puis tiens un peu celle de gauche, un morceau de celle-là, oh de l’eau ! on franchit, puis cela ne passe plus demi-tour ; le retour sur ses pas n’est pas si évident malgré un bon sens de l’orientation, DONC GPS conseillé. J27: Xakanaxa campsite>>Third bridge campsite REgame drive dans tous les sens, RE à la recherche de félins ; RE on voit de tout sauf les félins …RE pas grave ! Campsite de Third bridge beaucoup mieux et de loin que Xakanaxa. Dans le nuit, girafe , hyènes, hippopotame s’invitent à notre emplacement. J28 : Third bridge campsite>>Crocodile camp à Maun: équipe très sympa J29: Maun>>Zelda game&guest farm: the king of the kitsch!! Notre seul léopard du voyage …mais pas en liberté. J30: Zelda game&guest farm>>Windhoek>>Franckfort>>Paris >>Brest FIN
Travailler dans la vallée de l'Okanagan, été 2013 English translation pending
bon bon bon, je ne vient pas souvent sur ce site mais quand j'y vais c'est toujours très constructif et intéressant alors je me lance.
J'ai l’intension de partir pour l'été dans la vallée de l'Okanagan pour aller y cueillir des cerises, oui pour y faire de l'argent mais principalement pour me sortir de ma routine mortellement ennuyante à Québec, pour y rencontrer des gens et y vivre de nouvelles expériences. Changer d'air quoi!
Pour ce qui est du transport, j’hésite encore entre prendre l'autobus ou ma voiture pour m'y rendre, l'autobus serait moin cher et plus sur mais beaucoup plus long et ennuyant. ( enfin bref cette je ne me suis pas encore décider pour cela ). si il y a des intéresser à faire du covoiturage j'opterai peut-être pour mon auto ( en autan que l'on ce sépare les coup d'essences) ( en passant je possède une Honda Accord 2003, 4 cylindre, 2.4L, 2 porte, 4 place. ( full équipe alors air climatiser au besoin hihi )
Je compte partir mi juin (le 10 environ) le temps de ce rendre, de trouver les champs et de la job la récolte ne sera pas loin de commencer si ce n'est déjà fait.
alors si vous avez des conseil, truc, tuyo pour des endroit plus intéressant que d'autre pour cueillir des cerises ou tout autre conseil je suis preneur et si vous êtes intéresser pour le covoiturage laisser moi un message privé et on en parlera ( je veux vous rencontrer avant de partir c'est sur ).
J'ai l’intension de partir pour l'été dans la vallée de l'Okanagan pour aller y cueillir des cerises, oui pour y faire de l'argent mais principalement pour me sortir de ma routine mortellement ennuyante à Québec, pour y rencontrer des gens et y vivre de nouvelles expériences. Changer d'air quoi!
Pour ce qui est du transport, j’hésite encore entre prendre l'autobus ou ma voiture pour m'y rendre, l'autobus serait moin cher et plus sur mais beaucoup plus long et ennuyant. ( enfin bref cette je ne me suis pas encore décider pour cela ). si il y a des intéresser à faire du covoiturage j'opterai peut-être pour mon auto ( en autan que l'on ce sépare les coup d'essences) ( en passant je possède une Honda Accord 2003, 4 cylindre, 2.4L, 2 porte, 4 place. ( full équipe alors air climatiser au besoin hihi )
Je compte partir mi juin (le 10 environ) le temps de ce rendre, de trouver les champs et de la job la récolte ne sera pas loin de commencer si ce n'est déjà fait.
alors si vous avez des conseil, truc, tuyo pour des endroit plus intéressant que d'autre pour cueillir des cerises ou tout autre conseil je suis preneur et si vous êtes intéresser pour le covoiturage laisser moi un message privé et on en parlera ( je veux vous rencontrer avant de partir c'est sur ).
Bande de Caprivi - Vic Falls English translation pending
Bonsoir à tous,
Toujours dans la préparation de notre voyage, j'ai une nouvelle question sur l'itinéraire (en fait deux!) 😛
Notre périple se termine à Vic Falls, là où nous rendrons le véhicule, et le lendemain nous prenons l'avion à 13h de l'aéroport de Vic Falls.
D'abord, quel est le passage le plus simple et rapide? A priori de Katima Mulilo à Livingstone cela ne pose pas trop de problème par contre la frontière Zambie / Zimbabwe à Vic Falls est assez aléatoire en terme de temps (+ passage obligé par le bac).
Combien de temps faut-il compter pour faire Katima Mulilo/Vic Falls par la Zambie (passage de frontière inclus)?
Merci beaucoup pour votre aide!
Toujours dans la préparation de notre voyage, j'ai une nouvelle question sur l'itinéraire (en fait deux!) 😛
Notre périple se termine à Vic Falls, là où nous rendrons le véhicule, et le lendemain nous prenons l'avion à 13h de l'aéroport de Vic Falls.
D'abord, quel est le passage le plus simple et rapide? A priori de Katima Mulilo à Livingstone cela ne pose pas trop de problème par contre la frontière Zambie / Zimbabwe à Vic Falls est assez aléatoire en terme de temps (+ passage obligé par le bac).
Combien de temps faut-il compter pour faire Katima Mulilo/Vic Falls par la Zambie (passage de frontière inclus)?
Merci beaucoup pour votre aide!
Remplacement de bateau Neo Romantica pour la croisière "Terres et îles du Soleil" English translation pending
bonjour
nous devions partir le 24 mars avec le Neo Romantica pour une croisière
Terre et iles du Soleil
notre agence de voyage nous annonce:
changement de bateau/
à la place le costa Meditérranea et "sur classement" de votre cabine - du pont 2 au pont 7 cabine et grand balcon.😎
itinéraire du romantica
barcelona, Casa, Agadir, Lanzarote, Ténérife, Cadix et Malaga
à la place
barcelona, Casa, Ténérife, Madère, Malaga et Civitavecchia
vos avis??
micalea
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Avis sur itinéraire d'environ soixante-cinq jours Montréal - Banff et les États-Unis? English translation pending
Bonjour.
J'ai déjà parti un sujet là-dessus, il y a quelques mois, mais mes plans ont beaucoup changer. http://voyageforum.com/v.f?post=3595719;page=unread#unread
En gros, je part avec ma copine et un couple d'ami travailler à Banff pendant environ un mois. Nous avons plus ou moins 65 jours pour effectué le voyage. Il y a beaucoup d'information sur les Rocheuses, sur le site, que je crois être en mesure de m'arranger pour m'amuser là-bas, durant mes journées de congés. Je travaillerai probablement dans une hotel de Canmore.
C'est cependant pour le reste que je j'aimerais votre avis. J'aimerais surtout savoir si mon itinéraire regroupe pas mal tout les incontournables que je croiserai sur cette longue route. Je sais aussi que mon itinéraire est très chargée. Mais je me réserve 2-3 jours de lousse pour pouvoir respirer un peu.
Voici mon itinéraire non-officielle:
Jour 1 : Montréal – Baie Georgienne 10h et 830 km
Jour 2 : Baie Georgienne – Sauble Beach – Route Détroit 6h00 et 450 km Wasaga beach ?
Jour 3 : Détroit + Route Chicago 5h et 450 km
Jour 4 : Chicago
Jour 5 : Chicago + route vers Mount Rushmore
Jour 6 : Mount Rushmore 1500 km et 15h ****
Jour 7 : Route vers Grand Teton 9h et 770 km
Jour 8 : Grand Teton National Park et Yellowstone 1h30 et 100km
Jour 9 : Yellowstone National Park
Jour 10 : Yellowstone National Park + route Seattle
Jour 11 : Seattle 13h et 1250 km
Jour 12 : Seattle + Route Olympic National Park 3h et 220 km
Jour 13 : Olympic National Park + route Victoria 2h et 120 km
Jour 14 : Victoria
Jour 15 : Route Tofino avec Cathedral Grove 5h et 320 km
Jour 16 : Tofino + route vers Nanaimo 3h30 et 200 km
Jour 17 : Vancouver 3h et 90km
Jour 18 : Vancouver + Soirée Whistler 1h45 et 130 km
Jour 19 : Whistler – Kelowna 6h et 420 km
Jour 20: Visite de Okanagan Valley
Jour 21: Route vers Canmore (On passe dans Revelstoke, Glacier NP) 6h40 et 500 km
Environ 90h et 7350 km
Travail + Fin de semaines : Stampede, Banff, Jasper, Yoho, Kootenay, ect.
Jour 1: Canmore vers Edmonton 4h40 et 400 km Jour 2: Edmonton + route vers Waterton Jour 3: Waterton (Crypt Lake ?) et route Drumheller 6h30 et 560 km Jour 4: Drumheller et route vers Régina 4h30 et 300 km Jour 5: Régina 7h30 et 620 km Jour 6: Winnipeg 7h et 570 km Jour 7: Grand Beach + Thunder Bay 11h et 820km Jour 8: Sault Ste-Marie 9h et 700 km Jour 9: Montréal 13h et 1000 km
Vous comprendrez que, lorsque je dit route vers quelque part, souvent je planifie seulement la commencer et la finir le lendemain. Par exemple:
Jour 5 : Chicago + route vers Mount Rushmore
Jour 6 : Mount Rushmore 1500 km et 15h Cela signifie que je visiterai Chicago une partie de la journée, je ferai une partie du chemin vers Mount Rushmore, et je finirai la route le lendemain, tout en visitant. De toute façon, gardez toujours en tête que j'ai 2-3 jours de lousse là-dedans.
Les questions maintenant: Devrais-je sauter le passage à Tofino, Pacific Rim, qui est un peu décentré? Je vais aussi peut-être sauter Whistler, et Waterton en revenant si on a hâte d'arriver. Avez-vous des informations intéressantes pour chacunes des destinations que je visiterai? Ai-je oublié des endroits incontournables dans mon itinéraire?
Et finalement, le plus important: Après Chicago, j'ai plusieurs possibilité avant de me rendre à Yellowstone. Il y a le Mont Rushmore et ses environs (Bandlands NP, etc) Il y a, si je m'allonge un tout petit peu, Denvers, Colorado et le Rocky Mountain NP. Ça a l'air cool mais je verrai aussi des montagnes dans les alentours de Banff. De plus, il y a, si je m'allonge encore plus, les alentours de Moab (Arches NP, etc.). Est-ce que ça en vaudrait la peine? Je pourrais aussi en combiner là-dedans. Il faudrais que j'ajoute du temps à mon itinéraire parcontre. Mais je ne veux pas en rajouter trop. Qu'en pensez vous? Y-a-t-il d'autre choses a voir sinon?
Nus n'avons pas non plus un budget illimité. Nous somme des étudiants de 20 ans, vivant sur la Rive-Sud de Montréal.
Merci de votre aide si précieuse, chers voyageurs expérimentés.
- Un futur voyageur d'expérience
J'ai déjà parti un sujet là-dessus, il y a quelques mois, mais mes plans ont beaucoup changer. http://voyageforum.com/v.f?post=3595719;page=unread#unread
En gros, je part avec ma copine et un couple d'ami travailler à Banff pendant environ un mois. Nous avons plus ou moins 65 jours pour effectué le voyage. Il y a beaucoup d'information sur les Rocheuses, sur le site, que je crois être en mesure de m'arranger pour m'amuser là-bas, durant mes journées de congés. Je travaillerai probablement dans une hotel de Canmore.
C'est cependant pour le reste que je j'aimerais votre avis. J'aimerais surtout savoir si mon itinéraire regroupe pas mal tout les incontournables que je croiserai sur cette longue route. Je sais aussi que mon itinéraire est très chargée. Mais je me réserve 2-3 jours de lousse pour pouvoir respirer un peu.
Voici mon itinéraire non-officielle:
Jour 1 : Montréal – Baie Georgienne 10h et 830 km
Jour 2 : Baie Georgienne – Sauble Beach – Route Détroit 6h00 et 450 km Wasaga beach ?
Jour 3 : Détroit + Route Chicago 5h et 450 km
Jour 4 : Chicago
Jour 5 : Chicago + route vers Mount Rushmore
Jour 6 : Mount Rushmore 1500 km et 15h ****
Jour 7 : Route vers Grand Teton 9h et 770 km
Jour 8 : Grand Teton National Park et Yellowstone 1h30 et 100km
Jour 9 : Yellowstone National Park
Jour 10 : Yellowstone National Park + route Seattle
Jour 11 : Seattle 13h et 1250 km
Jour 12 : Seattle + Route Olympic National Park 3h et 220 km
Jour 13 : Olympic National Park + route Victoria 2h et 120 km
Jour 14 : Victoria
Jour 15 : Route Tofino avec Cathedral Grove 5h et 320 km
Jour 16 : Tofino + route vers Nanaimo 3h30 et 200 km
Jour 17 : Vancouver 3h et 90km
Jour 18 : Vancouver + Soirée Whistler 1h45 et 130 km
Jour 19 : Whistler – Kelowna 6h et 420 km
Jour 20: Visite de Okanagan Valley
Jour 21: Route vers Canmore (On passe dans Revelstoke, Glacier NP) 6h40 et 500 km
Environ 90h et 7350 km
Travail + Fin de semaines : Stampede, Banff, Jasper, Yoho, Kootenay, ect.
Jour 1: Canmore vers Edmonton 4h40 et 400 km Jour 2: Edmonton + route vers Waterton Jour 3: Waterton (Crypt Lake ?) et route Drumheller 6h30 et 560 km Jour 4: Drumheller et route vers Régina 4h30 et 300 km Jour 5: Régina 7h30 et 620 km Jour 6: Winnipeg 7h et 570 km Jour 7: Grand Beach + Thunder Bay 11h et 820km Jour 8: Sault Ste-Marie 9h et 700 km Jour 9: Montréal 13h et 1000 km
Vous comprendrez que, lorsque je dit route vers quelque part, souvent je planifie seulement la commencer et la finir le lendemain. Par exemple:
Jour 5 : Chicago + route vers Mount Rushmore
Jour 6 : Mount Rushmore 1500 km et 15h Cela signifie que je visiterai Chicago une partie de la journée, je ferai une partie du chemin vers Mount Rushmore, et je finirai la route le lendemain, tout en visitant. De toute façon, gardez toujours en tête que j'ai 2-3 jours de lousse là-dedans.
Les questions maintenant: Devrais-je sauter le passage à Tofino, Pacific Rim, qui est un peu décentré? Je vais aussi peut-être sauter Whistler, et Waterton en revenant si on a hâte d'arriver. Avez-vous des informations intéressantes pour chacunes des destinations que je visiterai? Ai-je oublié des endroits incontournables dans mon itinéraire?
Et finalement, le plus important: Après Chicago, j'ai plusieurs possibilité avant de me rendre à Yellowstone. Il y a le Mont Rushmore et ses environs (Bandlands NP, etc) Il y a, si je m'allonge un tout petit peu, Denvers, Colorado et le Rocky Mountain NP. Ça a l'air cool mais je verrai aussi des montagnes dans les alentours de Banff. De plus, il y a, si je m'allonge encore plus, les alentours de Moab (Arches NP, etc.). Est-ce que ça en vaudrait la peine? Je pourrais aussi en combiner là-dedans. Il faudrais que j'ajoute du temps à mon itinéraire parcontre. Mais je ne veux pas en rajouter trop. Qu'en pensez vous? Y-a-t-il d'autre choses a voir sinon?
Nus n'avons pas non plus un budget illimité. Nous somme des étudiants de 20 ans, vivant sur la Rive-Sud de Montréal.
Merci de votre aide si précieuse, chers voyageurs expérimentés.
- Un futur voyageur d'expérience
Projet d'expatriation au Costa Rica English translation pending
Je vis depuis toujours au Québec...j'ai décidé de plonger une 2 ième racine au Costa Rica suite à un voyage dans cette destination de rêve qui me ressemble drolement...
Je cherche un style de vie et non la fortune. J'étudie actuellement toutes les possibilités :m'y installer à temps partiel (6 mois/année) ou définitivement. y louer ou acheter un e résidence (appartement ou maison), investir, (seule ou avec partenaires)?
Qui que vous soyez et si animé d'aussi bonnes intentions que celles qui m'habitent, je vous remercie de me faire partager votre expérience d'immigration au Costa rica, j'invite aussi ceux qui songerai à faire le même parcours à correspondre avec moi....nous pourrions mettre en commun nos idées, réfléxions, informations et je ne sais quoi d'autre.
PURA VIDA!
Jullye
PURA VIDA!
Jullye
Namibie: trajet Palmwag-Epupa sur 1 jour? English translation pending
Salut à tous,
petite question pratique
Pensez vous que le trajet Palmwag- Epupa falls soit faisable sur une seule journée ? (en saison sêche)
Qui l'a déjà fait ?
Passer de Londres à Dublin pour le travail English translation pending
Voila je suis arrivé il y a maintenant 1 mois et je ne trouve pas de travail je cherche a plein aucun appel, je compte donc allez voir du coté de l'Irlande voir si se sera plus simple la concurrence est énorme ici à Londres donc je c pas trop comment faire
quand pensez vous ?
Quel est le meilleur moyen de passer de londres a dublin, train ou avion ??
Merci ciao
Merci ciao
Wwoofing dans l'Ouest canadien en automne-hiver? English translation pending
Je suis intéressée par faire quelques mois de wwoofing dans l'ouest du Canada à la fin de l'année. Je voulais demander l'avis d'autres woofers ou ex-woofers.
Sans point de chute défini à l'avance, je pense essayer d'aller dans un maximum d'endroits différents.
Pensez-vous qu'il soit possible de trouver (sans trop de problèmes) des places de wwoofing d'octobre à mars ? Et quels genre d'activités sont à faire pendant cette période ? Y-a-t'il des lieux qui sont plus adaptés pour l'hiver ?
Pensez-vous qu'il soit possible de trouver (sans trop de problèmes) des places de wwoofing d'octobre à mars ? Et quels genre d'activités sont à faire pendant cette période ? Y-a-t'il des lieux qui sont plus adaptés pour l'hiver ?
Circuit combiné Botswana-Namibie English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum.
Je planifie de faire un circuit combiné Botswana-Namibie fin juin 2008 de 3 semaines environ. Est-ce une bonne période, ou faut-il mieux partir en septembre ?
J'ai l'intention de partir avec un TO mais aucun circuit combiné ne me satisfait. Les circuits combinés ne restent pas très longtemps dans l'Okavango. Aussi, je vais peut-être envisager la solution de combiner un circuit à part entière sur la Namibie et un circuit à part entière sur le Botswana, pour une durée d'un mois. Si j'opte pour cette solution, je ne pourrait pas passer par Caprivi. A votre avis : faut-il privilégier Nxai pan, Makgadikgadi et Savuti plutôt que Caprivi ; est-ce vraiment dommage de ne pas faire de survol de l'Okavango et de ne pas passer par Spitzkope.
Merci par avance.
Christine
Je suis nouvelle sur ce forum.
Je planifie de faire un circuit combiné Botswana-Namibie fin juin 2008 de 3 semaines environ. Est-ce une bonne période, ou faut-il mieux partir en septembre ?
J'ai l'intention de partir avec un TO mais aucun circuit combiné ne me satisfait. Les circuits combinés ne restent pas très longtemps dans l'Okavango. Aussi, je vais peut-être envisager la solution de combiner un circuit à part entière sur la Namibie et un circuit à part entière sur le Botswana, pour une durée d'un mois. Si j'opte pour cette solution, je ne pourrait pas passer par Caprivi. A votre avis : faut-il privilégier Nxai pan, Makgadikgadi et Savuti plutôt que Caprivi ; est-ce vraiment dommage de ne pas faire de survol de l'Okavango et de ne pas passer par Spitzkope.
Merci par avance.
Christine
Deux itinéraires au Botswana English translation pending
bonjour à tous !!!
Nous allons voyager au botswana après être passé par la namibie et la RSA afin de terminer notre voyage en afrique australe. Ce sera la fin de notre tour du monde en famille. Nous serons en 4*4 avec tente sur le toit. Nous finirons par rentrer à joburg via le limpopo.
Mahango: ngepi camp (1j) Okavango: drotsky camp Katima mulilo: via kongola et linyandi (1j) ngoma bridge: ihaha ou autre (1J) kasane: toro ou kubu camp (2j) VFall: 1 jour aller/retour ihaha camp (1j) savuti camp: via the riverfront (2j) khwai??? xakanaxa campsite (1j) third bridge campsite(1j) Mankwe?? (1j) Maun: audi ou crocodile camp (1j) nata francistone serule selebi phikwe sephofe bobonong pont drill RSA: limpopo
ou
Mahango (1j) okavango: drotsky (1j) Tsodillo hill (2j) etsha nokanong matsibigale maun (1j) mankwe?? third bridge (1j) xakanaxa (1j) khwai?? savuti (2j) ihaha (2j) Kasane: VFall (2j) Nata francistone suite idem
j'ai beaucoup plus d'infos mais je voudrais savoir quel chemin serait le plus sympa. oit passer par la bande de caprivi ou via le delta.
Merci de nous aider. Toutes les infos nous serons utiles alors à votre clavier😛😊😊 A+
Nous allons voyager au botswana après être passé par la namibie et la RSA afin de terminer notre voyage en afrique australe. Ce sera la fin de notre tour du monde en famille. Nous serons en 4*4 avec tente sur le toit. Nous finirons par rentrer à joburg via le limpopo.
Mahango: ngepi camp (1j) Okavango: drotsky camp Katima mulilo: via kongola et linyandi (1j) ngoma bridge: ihaha ou autre (1J) kasane: toro ou kubu camp (2j) VFall: 1 jour aller/retour ihaha camp (1j) savuti camp: via the riverfront (2j) khwai??? xakanaxa campsite (1j) third bridge campsite(1j) Mankwe?? (1j) Maun: audi ou crocodile camp (1j) nata francistone serule selebi phikwe sephofe bobonong pont drill RSA: limpopo
ou
Mahango (1j) okavango: drotsky (1j) Tsodillo hill (2j) etsha nokanong matsibigale maun (1j) mankwe?? third bridge (1j) xakanaxa (1j) khwai?? savuti (2j) ihaha (2j) Kasane: VFall (2j) Nata francistone suite idem
j'ai beaucoup plus d'infos mais je voudrais savoir quel chemin serait le plus sympa. oit passer par la bande de caprivi ou via le delta.
Merci de nous aider. Toutes les infos nous serons utiles alors à votre clavier😛😊😊 A+
Voyage en Namibie en avril English translation pending
Bonjour, nous sommes 4 à partir 3 semaines en Namibie. Nous voudrions louer un 4X4 pour avoir plus de liberté mais les prix semblent très elevés (on part de johanesbourg). Est-ce possible de voyager en voiture simple? Où louer un 4x4 en Afrique du Sud? Les campings sont-ils chers? Si vous avez une expérience de voyage en Namibie et des sites à ne pas manquer...merci d'avance. A bientôt
Emmener mon chien au Nigeria English translation pending
🙂bonjour a tous!!!!!*
j'aimerais emmener mon chien au nigeria car mon ami est muté l bas au moi d'avril seulement j'ai appellé l'ambassade a paris qui ne m'on rien repondu
ni pour mon chien ni pour moi d'ailleur🙁 donc si quelqun peu m'aider pour savoir comment fair pour la demande de visa et pour mon chien merci d'avance🙂 laetitia
Trajet pour le delta de l'Okavango (Botswana) depuis la Namibie? English translation pending
Bonjour,
Qui peut nous dire l'état de la piste pour aller dans le delta de l'Okavango depuis la bande de Caprivi en Namibie? Et le temps de trajet? Est il envisageable de pousser jusqu'aux victoria falls et en combien de temps? Nous partons 3 semaine en NAmibie en aout et nous aurons un 4X4 de location. Dernière petite question : nous avons pris l'option tente sur le toit : combien de temps prend le montage/démontage de ce bidule?crise de nerf assurée? Tous vos conseils sont les bienvenus! merci
Qui peut nous dire l'état de la piste pour aller dans le delta de l'Okavango depuis la bande de Caprivi en Namibie? Et le temps de trajet? Est il envisageable de pousser jusqu'aux victoria falls et en combien de temps? Nous partons 3 semaine en NAmibie en aout et nous aurons un 4X4 de location. Dernière petite question : nous avons pris l'option tente sur le toit : combien de temps prend le montage/démontage de ce bidule?crise de nerf assurée? Tous vos conseils sont les bienvenus! merci
Avis sur un itinéraire de trois semaines en Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons un séjour de trois semaines en Afrique du sud en décembre 2013. Je suis conscient qu'il s'agit des vacances scolaires en Afrique du sud et c'est la raison pour laquelle je m'y prends tant en avance. Habitant Mayotte, notre seul point d'entrée vers l'Afrique du sud est Johannesburg.
Voici un court descriptif du voyage envisagé : J1 : Arrivée Johannesburg J2 et J3 : Blyde canyon (C'est une étape sur laquelle j'hésite vraiment car ayant des enfants plutôt jeunes nous ne marcheront pas et souhaitons simplement profiter de quelques points de vue sur la route du Kruger) (J'attends vos avis à ce sujet) J4 à J8 : Kruger (J'envisage deux nuits à Olifants et deux nuits à Lower Sabie) (J'attends votre avis également à ce sujet) J9 et J10 : Pretoria et/ou Johannesburg (Musées, Monuments, Diamants...) J11 à J13 : Victoria Falls côté Zambie et Zimbabwe (J'attends votre avis sur le fait de voir les chutes des deux côtés) J14 à J18 : Cape Town (Musées, Cap de Bonne Espérance, Table Mountain, Robben Island...) J19 et J20 : Johannesburg
Les durées ne sont pas encore fixées mais cela devrait ressembler à ça sachant que le voyage pourrait être rallongé d'un à trois jours en fonction des vols au départ de Mayotte pour Johannesburg.
Les transferts Johannesburg-Victoria Falls (ou Livingstone), Victoria Falls (ou Livingstone)-Cape Town et Cape Town-Johannesburg se feront en avion. Le budget total avion se situe autour de 1500€ par adulte au départ de Mayotte.
J'attends vos réponses, vos avis, vos conseils...
Toutes les réflexions constructives sont les bienvenues!
Merci a tous,
Thomas
Nous envisageons un séjour de trois semaines en Afrique du sud en décembre 2013. Je suis conscient qu'il s'agit des vacances scolaires en Afrique du sud et c'est la raison pour laquelle je m'y prends tant en avance. Habitant Mayotte, notre seul point d'entrée vers l'Afrique du sud est Johannesburg.
Voici un court descriptif du voyage envisagé : J1 : Arrivée Johannesburg J2 et J3 : Blyde canyon (C'est une étape sur laquelle j'hésite vraiment car ayant des enfants plutôt jeunes nous ne marcheront pas et souhaitons simplement profiter de quelques points de vue sur la route du Kruger) (J'attends vos avis à ce sujet) J4 à J8 : Kruger (J'envisage deux nuits à Olifants et deux nuits à Lower Sabie) (J'attends votre avis également à ce sujet) J9 et J10 : Pretoria et/ou Johannesburg (Musées, Monuments, Diamants...) J11 à J13 : Victoria Falls côté Zambie et Zimbabwe (J'attends votre avis sur le fait de voir les chutes des deux côtés) J14 à J18 : Cape Town (Musées, Cap de Bonne Espérance, Table Mountain, Robben Island...) J19 et J20 : Johannesburg
Les durées ne sont pas encore fixées mais cela devrait ressembler à ça sachant que le voyage pourrait être rallongé d'un à trois jours en fonction des vols au départ de Mayotte pour Johannesburg.
Les transferts Johannesburg-Victoria Falls (ou Livingstone), Victoria Falls (ou Livingstone)-Cape Town et Cape Town-Johannesburg se feront en avion. Le budget total avion se situe autour de 1500€ par adulte au départ de Mayotte.
J'attends vos réponses, vos avis, vos conseils...
Toutes les réflexions constructives sont les bienvenues!
Merci a tous,
Thomas
Vivre aux États-Unis ou au Canada avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
Presentement je vis au Québec mais avec mon mari nous avons decidés de partir vivre soit aux usa ou dans une province anglophone du Canada.
Nous avons pris cette décision tout simplement pour améliorer notre anglais qui est vraiment de base et pour que nos enfants puissent etre bilingue et ne pas avoir le probleme qu'on a eu lorsqu'on a proposé un travaille a l'etranger a mon mari mais il fallait parler anglais on a attendu pas mal de temps enfin compte mon mari a ete pris mais il galere avec son anglais voilà les raisons de notre decision.
Donc je cherche des Francais (je suis Francaise) ou autres pour me donner des conseilles surtout pour les ecoles aux usa mes enfants ont 11 ,9 ,7 ans, bien choisir une ville aux usa (le trip serais au bord de mer) etc...
Je voudrais savoir j'ai une garderie ici au Québec comment c'est aux usa, y a t'il un nombre d'enfants a garder (ici 6 toute seule, 9 a 2), quelle est le prix de garde a la journée (ici cela varie ou je suis c'est 25$/jours) etc....
Le mieux c'est d'acheter tout de suite ou de louer, comment avez vous fait??.
Quelle sorte de visas faut il pour nous??
Quelle est la meilleure destination usa ou Canada coté anglophone??, quelle serait votre choix et pourquoi.
merci pour vos réponses.
Administrateur de colonies, récit (Togo) English translation pending
Togo
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
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(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
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(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Retour de Namibie (août-septembre 2007) English translation pending
Informations de voyage en Namibie - 16 Aout - 8 Septembre 2007. Tout seul, en couple. Infos générales : - Il faut obligatoirement le permis de conduire internationnal. Le loueur de voiture (asco) le demande pour délivrer la voiture. - Beaucoup de vols et de "pertes" de bagages sur SAA. dixit notre organisateur de voyage ( " vous avez vos quatre bagages, c'est un miracle" ), selon plusieurs personnes rencontrées (bris de cadenats, vols...), et selon notre propre expérience au retour : manque deux bagages sur quatre (les vêtements et autres souvenirs). Il semblerait qu'il soit préférable de passer par Frankfurt pour arriver directement à Windhoek. Pour info aussi, le prix du kilo supplémentaire sur SAA est de 23 euro. (nous 6 kilos = 138 euros ! ! ! ! ). On aurait du réaménager nos bagages et nos sacs cabine ! ! ! - Le plan pneu est à connaitre avant de partir. Le plus important à savoir est que un pneu crevé et réparé n'est pas accepté par Asco Car Hire. En cas de crevaison, même s'il est réparé, le pneu sera refusé par Asco qui veut un pneu neuf. Alors soit vous l'achetez vous même (env 220 euros), soit ils vous calculent un prix prorata pour le remplacer : prix du neuf (380 euros ! ! ! ! ) divisé par 11 millimètres d'un pneu neuf (même si vous êtes partis avec des pneus déjà usagés) et multiplié par les millimètres usés manquants. En résumé, chez Asco, chaque pneu crevé doit revenir... neuf. Il est impératif de se faire écrire ces conditions (si possible en français) dans vos demandes de devis. Nous avons demandé à notre départ de pouvoir partir avec des vrais pneus 4x4, car les pneus montés d'origine sur les 4x4 neufs ne tiennent pas le choc sur les Gravels namibiennes (même s'ils sont plus costauds que les pneus de voitures "normales"). Mais Asco n'a rien voulu savoir. On a donc crevé "que" deux fois parce que on a roulé doucement : en fait il faut glisser le moins possible, donc beaucoup ralentir avant les virages et/ou les creux et les bosses et/ou les tôles ondulées très glissantes, si non on glisse sur un cailloux pointu et c'est la crevaison assurée. NB : l'assurance Zéro excess ne prend pas en compte les pneus évidemment ! - 4x4 ou pas 4x4 ? Tente sur le toit ? Sur les Gravels, pour nous y a pas photo. Il n'aurait pas été concevable, surtout en voyageant seul, de partir avec une "simple" voiture (genre petite Nissan ressemblant à une Clio) : ils roulent à 30 - 50 Km/h, les pneus sont trop fragiles, et à la moindre bosse on peut facilement casser un amortisseur (plus costaud sur les 4x4). Mais bon, chacun fait comme il veut ou comme il peut biensur. Nous on a roulé de 60 - 80 Km/h (Opuwo - Seisfontein) à 80 - 100 km/h ailleurs sur les Gravels (85% de notre trajet). Je ne sais pas me prononcer sur les Condor (genre petit minibus surélevé). Sauf que les pneus ne sont toujours pas adaptés. De même, la tente sur le toit pour le camping est très appréciable : moins salissant qu'une tente au sol, les bestioles (lézards) vues dans les douches ne savent pas monter à l'échelle. Le seul inconvénient de la tente sur le toit, c'est qu'il faut apprendre à ne pas boire le soir, parce que se lever la nuit (froide fin aout) et courir aux toilettes à l'autre bout du camping, c'est vraiment très dur... L'autre inconvénient de la tente sur le toit c'est que c'est écrit "TOURISTE" quand on arrive en ville et que ça attire... - on n'a pas vu de moustique fin Aout à Epupa (dans le nord). Soit il n'y en avait pas, soit la bombe anti moustique et le porte clé vibra-son (Nature et Découverte) ont fonctionné. - Température (du 15 Aout au 7 septembre) Nous n'avons jamais eu besoin plus que les sacs polaires emportés en supplément des couettes assez chaudes fournies par le loueur. Petite laine obligatoire pour les soirées dans le sud (à partir de 17h00). Pour les matins, on n'a jamais voulu tester les températures "de l'aube" puisque même à Sossusvlei on a visité en fin d'après midi (un couché de soleil vaut bien un levé non ?). Donc on se levait vers 6h30 - 7h00 et avec la même petite laine que celle du soir, ça a été. "évidemmment" la petite laine de ma petite femme était plus épaisse que la mienne et enfilée plus tôt... ! hihihi. - Petites Bestioles On n'a pas vu de scorpion, pas vu de serpent, pas d'araignée sauf des jolies araignées qui ressemblent à des scarabés à Sesriem camp site. On a juste vu des petits lézards deux fois dans les douches, et des plus gros jolis tout plein au bord de la Kunene. - Grosses bestioles. Pas vu de Léopard, pas vus d'hippo. Mais les autres étaient là : lions, éléphants, rhino, et tout le reste de la ménagerie en pagaille... - T-O : On avait tout réservé par Tourmaline qui n'ont pas été très prolixe en conseils sur l'itinéraire que j'avais longuement préparé grace à tous vos précieux conseils. J'aurais pu aller à Puros s'ils m'avaient bien conseillé. Je pense que c'est mieux de passer par un organisateur SUR PLACE parce que j'ai voulu réserver un Camping (Etosha safari camp) par moi même, mais Namibia Widle Resort m'a fait plein de soucis car ils ne voulaient pas de transfert en euros. Ma banque pouvait faire un transfert en Rand (pas en $N évidemment), mais me prenait beaucoup de frais. J'ai fini par faire un tranfert de 15 euros au lieu de 12... ! pour que NWR accepte... ! (+ 17 euros de frais bancaires ... !). Alors que Tourmaline a reçu mon transfert de banque et a payé presque tout y compris le loueur de voiture (pas les parcs, pas certains campings : betta, warmquelle....). En fait j'aurais pu m'occuper seul de la location de la voiture mais je n'ay aurais rien gagner sauf les précisions sur les pneus et la location d'un téléphone satellite que Tourmaline a raté. - Camping vs Lodges. Certes le camping de Hobatéré (par exemple) très sommaire ne souffre pas la différence avec le Lodge magnifique du même nom. Mais ce n'est pas comme ça partout. Le prix du camping (env 15 euros en général) fait aussi la différence avec celui d'un Lodge (Hobatéré par exemple : 190 euros pour deux : lodge, dinners, petit déj, game drive inclus. et franchement ça les valait : lions, lionnes, éléphants, lion qui se croque une gazelle le matin, éléphant qui vient nous respirer à 10 mètres...). Par contre exemple, le camping de Anib Lodge étant super classe (douche perso), il n'y avait pas lieu de prendre le Lodge. Nous on a fait 14 nuits en camping (tente sur le toit du 4x4), 3 nuits en bungalows, et 3 nuits en lodge et 2 nuits en hotel à Windhoek. Pas de camping en bord de mer (Swakopmund, Walvis bay) parce que arrivé du désert (Messum crater) à 32 degrés et plonger à 12 degrés en plein après-midi en arrivant à Henties bay, c'est décourageant. - Itinéraire. N'ayant pas eu d'infos suffisemment claires sur les durées de trajet entre les différents points d'intérêt, j'avais organisé de petites étapes de 200 kms en moyenne. La plus grosse de 280 Kms. J'ai tracé et relevé tous mes points GPS sur Google Earth. Ca a été surtout indispensable pour la petite piste désertique qui arrive (de UIS) et qui repart de Messum Crater vers Henties bay. Ce qui fait que, grace aux 4x4, nous avons roulé en général moins de 3h30 par jour. On partait en général vers 8h30 et on arrivait vers 11h30 au point suivant, toutes pauses photo incluses. Le reste de la journée était ainsi consacrée aux game drives, point d'eau, visites, rencontres avec les gens... et 8 à 10 heures de sommeil par nuit : des vraies vacances. De même, voyageant à un seul véhicule, je n'ai pas tanté ma chance du côté de Orupembe - Puros - Rivière Huab où les pistes semblaient plus hardues. Dommage, on reviendra. - itinéraire détaillé : * Windhoek : Uhland Lodge BB Très bien. Dinner chez Joes (très bon) * Waterberg : Camping Très bien. Electricité. * Etosha - Manutoni : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Halali : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Okaukuejo en travaux --> camping à la sortie sud : Etosha Safari Camp. Correct sans plus. Pas d'ombre. Electricité payante 50 $N. * Hobatéré : camping réservé, on a switché sur le lodge et on n'a pas regretté du tout, mais alors pas du tout... * Kunene River Lodge : Bangalow * Epupa : Camping. Au bord de la rivière. Super classe. Douche en lein air... ! * Opuwo : on a négocié le switch du camping (trop chaud) vers le lodge. Très bien. Vue magnifique. Piscine très froide. * Warmquelle - Ongongo : camping. Attention aux habitants de la rivière qui font la fête toutes les nuits. * Twyfelfontein. Camping à Aba Huab River Camp Site. Super. On a espéré voir des éléphants. * Henties bay : Hotel de Duine + dinner. Très bien. * Spitzkope : Camping autonome. Douche à l'autre bout du camp (5 km). Superbe endroit. * Walvis Bay : Lagoon Lodge. Très bien. Pas de repas (sauf sur demande à l'avance). Dinner Red House - restau espagnol très bien. * Kuangukuangu : 2 nuits. Braai Pack, Lunch Pack, Table d'hôte. Kuangukuangu c'est super-super. * Sesriem : Sesriem Camp Site (essayer d'obtenir une place 11 à 21, avec vue sur les dunes), à l'intérieur du parc, avant la porte d'accès à Sossusvlei. Piscine. Très bien. * Betta : Bungalow tout neuf (pas d'eau froide, que de l'eau brulante qu'il fallait fermer avec une pince énorme..) et super sympa. Piscine impossible car eau marron. * Klein Aus Vista : Camping. Très bien. * Anib Lodge : Camping extra : Douche et WC persos, électricité, Braai... Dinner au restau. Game drive cool. * Windhoek : Hotel Londiningi : Ca veut dire "lieu d'accueil et de protection"... Merci Nathalie... BB + Dinner - Ce que l'on retient : * On a aimé, on a beaucoup aimé... C'est vraiment différent de l'afrique occidentale. * on reviendra à deux voitures pour faire Puros, plus de temps sur la Kunene (entre Epupa et Swartboisdrift), peut être Marienfluss ou Hartmann Valley * on reviendra pour faire le Botswana : Chobe, Maun-Okavango, et Victoria Falls. Pour faire peut être aussi Kruger et autres jolis endroits en AFS malgré nos appréhensions sur la sécurité dans ce pays. Je tiens à remercier ici les acteurs-actrices principaux de ce forum dont les messages m'ont beaucoup aidé depuis 8 mois pour préparer ce voyage. Maintenant je vais tacher de rendre un peu la pareille : n'hésitez pas à me poser vos questions. Bons voyages à tous.