Results for "Delhi+et+quartier+|+7+>+8"
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Des avis sur la Nouvelle-Orléans? English translation pending
Bonjour.
Je prépare un voyage de 3 semaines aux états-unis (NY + la côte Ouest).
Je voudrais avoir des avis ou témoignages sur la Nouvelle Orléans afin de savoir si 5 ans après Katrina, cela vaut le coup que je fasse un détour par cette ville.
D'après ce que j'ai trouvé sur internet ça à l'air d'aller mieux mais beaucoup de choses sont encore détruites sauf le centre touristique, quartier français, et ça à l'air assez chaud ... enfin je trouve ça dommage de devoir rester seulement dans le centre ville et ne pas pouvoir se promener dans les autres quartiers car apparemment ça craint pas mal. D'autant plus que la période (fin Mai) il n'y a ni carnaval, ni festival du jazz ...
Hier j'ai regardé pour la première fois le film "j'irai dormir à hollywood" où l'on voit un morceau de la NO, ça n'a pas l'air très folichon ... (évidemment Antoine de Maximy ne choisit pas les meilleurs quartiers 😛) mais bon, déjà quand il prend le taxi ça refroidit pas mal 😐
Plus j'y pense et moins je sais 🤪
D'un côté je me dis que justement c'est en y allant (touriste) qu'au fil des années la NO reviendra à la normal, et d'un autre côté je me dis que ça risque de ressembler à du tourisme malsain (je ne veux pas aller la-bas pour contempler leur misère).
Je veux bien des avis de personnes ayant été dernièrement (depuis 2008 par exemple ...)
Merci d'avance.
Je prépare un voyage de 3 semaines aux états-unis (NY + la côte Ouest).
Je voudrais avoir des avis ou témoignages sur la Nouvelle Orléans afin de savoir si 5 ans après Katrina, cela vaut le coup que je fasse un détour par cette ville.
D'après ce que j'ai trouvé sur internet ça à l'air d'aller mieux mais beaucoup de choses sont encore détruites sauf le centre touristique, quartier français, et ça à l'air assez chaud ... enfin je trouve ça dommage de devoir rester seulement dans le centre ville et ne pas pouvoir se promener dans les autres quartiers car apparemment ça craint pas mal. D'autant plus que la période (fin Mai) il n'y a ni carnaval, ni festival du jazz ...
Hier j'ai regardé pour la première fois le film "j'irai dormir à hollywood" où l'on voit un morceau de la NO, ça n'a pas l'air très folichon ... (évidemment Antoine de Maximy ne choisit pas les meilleurs quartiers 😛) mais bon, déjà quand il prend le taxi ça refroidit pas mal 😐
Plus j'y pense et moins je sais 🤪
D'un côté je me dis que justement c'est en y allant (touriste) qu'au fil des années la NO reviendra à la normal, et d'un autre côté je me dis que ça risque de ressembler à du tourisme malsain (je ne veux pas aller la-bas pour contempler leur misère).
Je veux bien des avis de personnes ayant été dernièrement (depuis 2008 par exemple ...)
Merci d'avance.
Crête ou îles grecques? English translation pending
Bonjour à tous!
Mon amie et moi souhaitons partir une semaine en septembre dans cette zône là (notre premier voyage!) et malgré la lecture de nombreux livres, nous n'arrivons pas à faire un choix entre les deux solutions suivantes: 1) Passer une semaine en Crête: quelques jours d'un côté de l'île (les gorges, etc...) et le reste de l'autre 2) Passer quelques jours sur Santorin et le reste de la semaine sur une autre île Grecque.
Les deux solutions sont vraiment tentantes et le choix est rude. Nous sommes plus attirés par l'emerveillement des paysages que les ruines antiques et plus séduits par un séjour romantique et buccolique que par une ambiance survoltée et déjantée (telle que l'on pourrait la trouver à St Tropez en plein mois d'août par exemple!).
Votre aide et expérience pour faire ce choix sont les bienvenues pour nous aider à résoudre ce dilemne!
Merci beaucoup!
Mon amie et moi souhaitons partir une semaine en septembre dans cette zône là (notre premier voyage!) et malgré la lecture de nombreux livres, nous n'arrivons pas à faire un choix entre les deux solutions suivantes: 1) Passer une semaine en Crête: quelques jours d'un côté de l'île (les gorges, etc...) et le reste de l'autre 2) Passer quelques jours sur Santorin et le reste de la semaine sur une autre île Grecque.
Les deux solutions sont vraiment tentantes et le choix est rude. Nous sommes plus attirés par l'emerveillement des paysages que les ruines antiques et plus séduits par un séjour romantique et buccolique que par une ambiance survoltée et déjantée (telle que l'on pourrait la trouver à St Tropez en plein mois d'août par exemple!).
Votre aide et expérience pour faire ce choix sont les bienvenues pour nous aider à résoudre ce dilemne!
Merci beaucoup!
Passage du Cambodge au Vietnam English translation pending
salut tout le monde !
j'envisage peut-être un petit trip cet hiver ( Janvier ) de Bangkok jusqu'à Hô chi minh. je voulais donc savoir si il était simple de passer du Cambodge au Viet Nam. le visa est-il délivré à la frontière ou faut-il se le procurer au Cambodge antérieurement ? sinon je me posais aussi quelques questions au sujet de la fête du Tet. quelles sont les dates exactes cette année ? et cela risque-t-il de poser problème pour le logement ?
merci d'avance de votre aide.
a+, el Niño
j'envisage peut-être un petit trip cet hiver ( Janvier ) de Bangkok jusqu'à Hô chi minh. je voulais donc savoir si il était simple de passer du Cambodge au Viet Nam. le visa est-il délivré à la frontière ou faut-il se le procurer au Cambodge antérieurement ? sinon je me posais aussi quelques questions au sujet de la fête du Tet. quelles sont les dates exactes cette année ? et cela risque-t-il de poser problème pour le logement ?
merci d'avance de votre aide.
a+, el Niño
Francais voulant se marier au Cameroun avec une camerounaise English translation pending
Bonjour j'ai decidé d'entamer les demarches pour me marrier au cameroun j'ai ecrit a l'ambassade de france du cameroun et je vais recevoir le dossier en de exemplaires mais le dossier que je vais envoyer au cameroun il demande a ma futur femme un passeport avec visa d'entrée sorti du territoire camerouné ( vu su le site de mariage mixte) mais je voudrai quel rentre avec moi mais tant que j'ai pas transcription du dossier a quoi sa sert je me melange les pinceaux et elle faut qu'el publi les bans a douala une simple visite a la mairie et c'est bon ? jvoudrai des informations et commencez par le debut et ne rien oublier en papier car je veux vivre avec elle par la suite aidez moi svp
Découvertes pédestres au Cap Vert English translation pending
Voici déjà quelques semaines que nous sommes rentrés du Cap Vert et, enfin, notre carnet de voyages se précise...
Durant 3 semaines nous sommes partis à la découverte de quelques îles en alternant randonnées pédestres et parcours en voiture. Pour réserver les hébergements au cours des randonnées nous avions fait appel, avant le départ, à l'agence Nobai qui a été très réactive et efficace. Nous n'avons utilisé les services d'un guide que pour l'ascension du volcan Fogo. Pour les autres randonnées nous avons voyagé seuls sans aucune difficulté d'orientation.
15/02/2019 : Marseille-Lisbonne-Praia Pour tuer le temps entre 2 avions à Lisbonne nous faisons un petit tour au travers du parc des Nations créé, sur la rive du Tage, à l'occasion de l'exposition universelle en 1998. De l'aéroport, en 10 minutes de métro nous rejoignons la station Oriente, porte d'entrée du parc des Nations. Nous déambulons une partie de l'après-midi au cœur de ces constructions, parfois élégantes, parfois manquant de finesse mais toujours surprenantes. Nous reprenons le chemin de l'aéroport en fin de journée. A minuit (heure locale) nous descendons de l'avion accueillis par une douce chaleur tempérée par un vent assez fort. L'attente au contrôle des passeports sera relativement courte car nous avons eu la chance d'avoir des places à l'avant de l'avion. Le contrôle est rapide, l'enregistrement préalable sur internet pour payer la taxe de sécurité semble efficace et une fois les bagages récupérés nous retrouvons notre chauffeur qui nous conduit à l’hôtel. Le distributeur de billets de l'aéroport refuse obstinément notre carte Visa mais un guichet de change à coté nous dépanne.
Île de Santiago: côté mer, la houle permanente de l'Atlantique découpe la côte en une succession de criques et de plages. Évidemment, l'activité principale des petits ports est la pêche encore très artisanale. Côté montagne, l'origine volcanique du relief a découpé des crêtes acérées où se perchent de façon étonnante une multitude de hameaux. Des canyons escarpés dévalent jusqu'à la mer. Parfois au fond des vallées s'installent cocotiers et bananiers. Partout, la terre est aride : on se demande ce que vaches, chèvres et ânes trouvent à se mettre sous la dent. La canne à sucre profite du moindre petit lopin de terre suspendu et nous, nous profitons du « grogue », apéritif local au rhum et au citron !!!
16/02 : Praia – Tarrafal Le petit déjeuner est pris sur la terrasse de l’hôtel plutôt ventée. Nous sollicitons une voiture de location auprès de l’hôtel qui nous propose une Clio pour 55 € par jour. L'affaire est conclue et nous faisons un tour vers le DAB situé à 200 mètres. Ici, seule la carte Visa semble acceptée. La sortie de Praia est simple malgré une signalisation assez espacée mais en suivant attentivement la carte nous trouvons facilement notre chemin bien que le GPS du téléphone refuse absolument de fonctionner. La ville est étagée sur les collines avec de multiples constructions inachevées en tous sens. Après les derniers immeubles la route serpente dans un paysage d'une aridité totale. Le ciel reste voilé de lourds nuages chargés de poussière. Quelques rares chèvres, vaches et cochons efflanqués broutent au milieu des cailloux et les arbres décharnés semblent bousculés en permanence par le vent.
Nous croisons régulièrement des piétons qui circulent au bord de la route et les villages nombreux parsèment le paysage. Notre premier arrêt sera pour le petit port de Pedra Badejo.
C'est la fin du marché au poissons à la suite du retour de pèche. Nous croisons de nombreux habitants qui ramènent parfois un seul poisson, parfois une bassine pleine portée par les femmes sur la tête.


La mer est agitée et se fracasse en longs rouleaux sur le sable noir. Les bateaux de pêche colorés sont alignés au bord de l'eau. La route parcourt ensuite le bord de mer en franchissant de nombreux ravins au fond desquels poussent des vergers de bananiers et de cocotiers, oasis verdoyantes au cœur de ce paysage de pierre et de poussière. Un peu plus loin, la petite bourgade de Calheta de sao Miguel déploie ses façades peintes de fresques colorées tout autour du port et une petit place récemment aménagée avec des jeux d'enfants nous accueille pour un frugal pique nique de quelques biscuits accompagnant une banane et une mandarine.


La route devient ensuite pavée jusque Tarrafal. Nous tournons un long moment à la recherche d'une chambre disponible : c'est samedi et nous découvrons que la plupart des hébergements sont complets en week-end. Finalement guidés par un cycliste aimablement pressenti par une dame serviable nous rejoignons une pension où il reste une petite chambre sans eau chaude dans la douche. En fin d'après-midi nous parcourons le plage au sable blanc au milieu des sombres roches volcaniques.
De hautes vagues déferlantes font le bonheur des baigneurs et, ici aussi, de nombreuses barques de pêcheurs décorent la plage de leurs couleurs variées.


15/02/2019 : Marseille-Lisbonne-Praia Pour tuer le temps entre 2 avions à Lisbonne nous faisons un petit tour au travers du parc des Nations créé, sur la rive du Tage, à l'occasion de l'exposition universelle en 1998. De l'aéroport, en 10 minutes de métro nous rejoignons la station Oriente, porte d'entrée du parc des Nations. Nous déambulons une partie de l'après-midi au cœur de ces constructions, parfois élégantes, parfois manquant de finesse mais toujours surprenantes. Nous reprenons le chemin de l'aéroport en fin de journée. A minuit (heure locale) nous descendons de l'avion accueillis par une douce chaleur tempérée par un vent assez fort. L'attente au contrôle des passeports sera relativement courte car nous avons eu la chance d'avoir des places à l'avant de l'avion. Le contrôle est rapide, l'enregistrement préalable sur internet pour payer la taxe de sécurité semble efficace et une fois les bagages récupérés nous retrouvons notre chauffeur qui nous conduit à l’hôtel. Le distributeur de billets de l'aéroport refuse obstinément notre carte Visa mais un guichet de change à coté nous dépanne.
Île de Santiago: côté mer, la houle permanente de l'Atlantique découpe la côte en une succession de criques et de plages. Évidemment, l'activité principale des petits ports est la pêche encore très artisanale. Côté montagne, l'origine volcanique du relief a découpé des crêtes acérées où se perchent de façon étonnante une multitude de hameaux. Des canyons escarpés dévalent jusqu'à la mer. Parfois au fond des vallées s'installent cocotiers et bananiers. Partout, la terre est aride : on se demande ce que vaches, chèvres et ânes trouvent à se mettre sous la dent. La canne à sucre profite du moindre petit lopin de terre suspendu et nous, nous profitons du « grogue », apéritif local au rhum et au citron !!!
16/02 : Praia – Tarrafal Le petit déjeuner est pris sur la terrasse de l’hôtel plutôt ventée. Nous sollicitons une voiture de location auprès de l’hôtel qui nous propose une Clio pour 55 € par jour. L'affaire est conclue et nous faisons un tour vers le DAB situé à 200 mètres. Ici, seule la carte Visa semble acceptée. La sortie de Praia est simple malgré une signalisation assez espacée mais en suivant attentivement la carte nous trouvons facilement notre chemin bien que le GPS du téléphone refuse absolument de fonctionner. La ville est étagée sur les collines avec de multiples constructions inachevées en tous sens. Après les derniers immeubles la route serpente dans un paysage d'une aridité totale. Le ciel reste voilé de lourds nuages chargés de poussière. Quelques rares chèvres, vaches et cochons efflanqués broutent au milieu des cailloux et les arbres décharnés semblent bousculés en permanence par le vent.
Nous croisons régulièrement des piétons qui circulent au bord de la route et les villages nombreux parsèment le paysage. Notre premier arrêt sera pour le petit port de Pedra Badejo.
C'est la fin du marché au poissons à la suite du retour de pèche. Nous croisons de nombreux habitants qui ramènent parfois un seul poisson, parfois une bassine pleine portée par les femmes sur la tête.


La mer est agitée et se fracasse en longs rouleaux sur le sable noir. Les bateaux de pêche colorés sont alignés au bord de l'eau. La route parcourt ensuite le bord de mer en franchissant de nombreux ravins au fond desquels poussent des vergers de bananiers et de cocotiers, oasis verdoyantes au cœur de ce paysage de pierre et de poussière. Un peu plus loin, la petite bourgade de Calheta de sao Miguel déploie ses façades peintes de fresques colorées tout autour du port et une petit place récemment aménagée avec des jeux d'enfants nous accueille pour un frugal pique nique de quelques biscuits accompagnant une banane et une mandarine.


La route devient ensuite pavée jusque Tarrafal. Nous tournons un long moment à la recherche d'une chambre disponible : c'est samedi et nous découvrons que la plupart des hébergements sont complets en week-end. Finalement guidés par un cycliste aimablement pressenti par une dame serviable nous rejoignons une pension où il reste une petite chambre sans eau chaude dans la douche. En fin d'après-midi nous parcourons le plage au sable blanc au milieu des sombres roches volcaniques.
De hautes vagues déferlantes font le bonheur des baigneurs et, ici aussi, de nombreuses barques de pêcheurs décorent la plage de leurs couleurs variées.

Retour de Chine: Hebei, Mongolie-Intérieure, Gansu, Sichuan English translation pending
Je rentre tout juste d'un voyage en Chine. Après avoir récolté quantités d'informations précieuses sur ce site, à mon tour d'en partager. Ce n'est pas un récit à proprement parler, plutôt une description des endroits que j'ai traversés, avec des infos aussi pratiques que possible. Je précise (mais vous le verrez en lisant) que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots. Mon parcours fût le suivant : Pékin, Qinhuangdao/Shanhaiguan, Tianjin, Hohhot, Baotou/Gengis Khan, Jiayuguan, Zhangye, Lanzhou, LInxia, Xiahe, Chengdu, Emeishan/Leishan, Kangding, Tagong. Prenez ce qui vous intéresse !
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi à Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi à Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
Organisation d'un séjour de 2 semaines au Japon English translation pending
Bonjour,
Nous somme deux à vouloir partir au Japon pour les vacances scolaires d'Avril (donc 14 jours) notre fourchette de prix est entre 800 et 2000€ les prix que me propose le comparateur Kayak me paraisse très bas 1500€ pour le billet d'avion et l'hôtel 3 étoiles au centre ville de Tokyo. J'ai peur de me faire arnaquer, j'aimerai donc savoir si des personnes ayant déjà fait ce genre de voyage peuvent me conseiller, prendre une formule complète ? organiser tout moi même séparément ? en bref je suis perdu ...
Merci d'avance pour vos réponses
Merci d'avance pour vos réponses
Enfin un hub Air France commençant à ressembler à quelque chose (Charles-de-Gaulle) English translation pending
Bonjour à tous,
Je crée cette discussion afin que nous puissions échanger sur l'avenir de CDG et du hub AF. Cela fait suite à plusieurs annonces cette semaine en provenance d'ADP et d'AF:
- Tout d'abord l'ouverture de la première phase du batiment reliant les Terminaux 2A et 2C : Tous les passagers transitant par ces deux terminaux passent la sécurité en un espace commun puis arrivent dans un nouvel espace duty free où sont regroupées de nombreuses enseignes de luxe et de gastronomie avant de rejoindre leur salle d'embarquement soit coté 2A soit coté 2C.
C'est vrai que ça coinçait pas mal à la sécurité au 2C aux heures de pointes, cela permettra surement de fluidifier le trafic. il en va de même avec la PAF regroupée au sous sol du batiment en espérant qu'elle pourra absorber les 500 passagers de l'A380 d'EK ce qui n'était pas le cas dans la zone précédente où il fallait souvent attendre près d'une heure. Au troisième étage seront bientot installé 4 lounges dont ceux d'Etihad et d'Emirates qui quittera le sous sol du 2C. Du positifs pour ces deux terminaux bien mornes.
Je prend Emirates dans 2 semaines pour MRU via DXB, je ne manquerais pas de vous donner mes impressions sur cette nouvelle organisation.
Article avec photos: http://www.batiactu.com/edito/roissy--un-nouvel-envol-pour-ses-terminaux--diapo-31668.php
- L'ouverture du nouveau Satellite 4 : Un peu sur le modèle du S3 il sera relié au 2E où s'effectuera l'enregistrement des passagers qui seront ensuite acheminés par LISA jusqu'au S4. Une question se pose cependant, ADP n'arrête pas d'augmenter la surface d'embarquement de l'ensemble 2E (avec la jetée du 2E puis le S3 et bientot le S4) sans en accroitre la surface d'enregistrement située au 2E qui n'a jamais été agrandie. J'ai souvenir il y a quelques année d'une zone bondée certains jours de départs en vacances alors que seul le 2E était ouvert, qu'est ce que cela va être avec l'ouverture du S4?!
ADP et AF ont travaillé ensemble pour construire à la compagnie nationale un vrai hub (son principal point faible) et à partir du deuxième semestre tous ses vols seront regroupés aux 2E (S3 + S4): vols internationaux et 2F : vols shenghen. Un passage sous douane sera créé entre le 2E et 2F pour que les passagers en transit n'aient pas à repasser la sécurité. Un nouveau salon Affaires sera ouvert au S4 qui semble bien supérieurs à ce qu'AF à l'habitude de nous proposer (ce n'est pas difficile en même temps) et également au 2F ou les deux jetées seront réunies.
Le dossier de presse complet ADP: http://corporate.airfrance.com/fileadmin/dossiers/documents/dossiers_de_presse/dossier_de_presse_Construire_ensemble_le_hub_prefere_des_voyageurs.pdf
Aucune liaison automatique avec le 2G n'est prévue pour le moment. C'est un peu aberrant de contruire un terminal comme celui ci sensé s'intégrer dans un hub mais sans liaison physique avec les reste du complexe...
On assite en gros à une nette montée en gamme des services au sol d'AF et de Skyteam qui a enfin compris que CDG était l'un de ses principaux problèmes et à réussi à booster ADP pour résoudre ce problème, on avance on avance! Les autres compagnies hors skyteam continueront de subir les autres terminaux glauques avec quelques petites améliorations cependant prévues comme précedemment vu avec la liaison 2C-2A:
- Star Alliance au T1 - EasyJet au 2B-2D - Oneworld au 2A-2C + Etihad, XL et Emirates
L'ouverture d'un Terminal 4 est prévue pour l'horizon 2025 réservée aux compagnies hors alliance, ce qui hors les compagnies du golf me semble bien marginal.
Je crée cette discussion afin que nous puissions échanger sur l'avenir de CDG et du hub AF. Cela fait suite à plusieurs annonces cette semaine en provenance d'ADP et d'AF:
- Tout d'abord l'ouverture de la première phase du batiment reliant les Terminaux 2A et 2C : Tous les passagers transitant par ces deux terminaux passent la sécurité en un espace commun puis arrivent dans un nouvel espace duty free où sont regroupées de nombreuses enseignes de luxe et de gastronomie avant de rejoindre leur salle d'embarquement soit coté 2A soit coté 2C.
C'est vrai que ça coinçait pas mal à la sécurité au 2C aux heures de pointes, cela permettra surement de fluidifier le trafic. il en va de même avec la PAF regroupée au sous sol du batiment en espérant qu'elle pourra absorber les 500 passagers de l'A380 d'EK ce qui n'était pas le cas dans la zone précédente où il fallait souvent attendre près d'une heure. Au troisième étage seront bientot installé 4 lounges dont ceux d'Etihad et d'Emirates qui quittera le sous sol du 2C. Du positifs pour ces deux terminaux bien mornes.
Je prend Emirates dans 2 semaines pour MRU via DXB, je ne manquerais pas de vous donner mes impressions sur cette nouvelle organisation.
Article avec photos: http://www.batiactu.com/edito/roissy--un-nouvel-envol-pour-ses-terminaux--diapo-31668.php
- L'ouverture du nouveau Satellite 4 : Un peu sur le modèle du S3 il sera relié au 2E où s'effectuera l'enregistrement des passagers qui seront ensuite acheminés par LISA jusqu'au S4. Une question se pose cependant, ADP n'arrête pas d'augmenter la surface d'embarquement de l'ensemble 2E (avec la jetée du 2E puis le S3 et bientot le S4) sans en accroitre la surface d'enregistrement située au 2E qui n'a jamais été agrandie. J'ai souvenir il y a quelques année d'une zone bondée certains jours de départs en vacances alors que seul le 2E était ouvert, qu'est ce que cela va être avec l'ouverture du S4?!
ADP et AF ont travaillé ensemble pour construire à la compagnie nationale un vrai hub (son principal point faible) et à partir du deuxième semestre tous ses vols seront regroupés aux 2E (S3 + S4): vols internationaux et 2F : vols shenghen. Un passage sous douane sera créé entre le 2E et 2F pour que les passagers en transit n'aient pas à repasser la sécurité. Un nouveau salon Affaires sera ouvert au S4 qui semble bien supérieurs à ce qu'AF à l'habitude de nous proposer (ce n'est pas difficile en même temps) et également au 2F ou les deux jetées seront réunies.
Le dossier de presse complet ADP: http://corporate.airfrance.com/fileadmin/dossiers/documents/dossiers_de_presse/dossier_de_presse_Construire_ensemble_le_hub_prefere_des_voyageurs.pdf
Aucune liaison automatique avec le 2G n'est prévue pour le moment. C'est un peu aberrant de contruire un terminal comme celui ci sensé s'intégrer dans un hub mais sans liaison physique avec les reste du complexe...
On assite en gros à une nette montée en gamme des services au sol d'AF et de Skyteam qui a enfin compris que CDG était l'un de ses principaux problèmes et à réussi à booster ADP pour résoudre ce problème, on avance on avance! Les autres compagnies hors skyteam continueront de subir les autres terminaux glauques avec quelques petites améliorations cependant prévues comme précedemment vu avec la liaison 2C-2A:
- Star Alliance au T1 - EasyJet au 2B-2D - Oneworld au 2A-2C + Etihad, XL et Emirates
L'ouverture d'un Terminal 4 est prévue pour l'horizon 2025 réservée aux compagnies hors alliance, ce qui hors les compagnies du golf me semble bien marginal.
Retour de cinq jours à Alger English translation pending
De retour d’une escapade en Algérie
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Change Euros/Roupies indiennes en France? English translation pending
Bonjour,
Partant en Inde pour Novembre, je souhaiterais savoir si il est possible de se procurer des Billets en Rupees dans une banque, plus particulièrement à Paris.
Merci de votre réponse.
Partant en Inde pour Novembre, je souhaiterais savoir si il est possible de se procurer des Billets en Rupees dans une banque, plus particulièrement à Paris.
Merci de votre réponse.
Italie: contraventions reçues par la poste English translation pending
Bonjour,
Nous revenons d'un voyage en Italie, nous avons loué une voiture et nous nous sommes perdus dans Florence...🤪 Nous venons de recevoir deux contraventions par le poste, nous aurions commis deux infractions le même jours a 5 minutes d'intervale...
Y a t-il une façon de contester ces contraventions ou d'avoir plus d'information sur nos infractions? Y a t-il une limite de contravention que nous pouvons recevoir...nous avons tourné en rond 1h cette journée là, vais-je recevoir 12 contraventions????
Si vous avez vécu cette situation, j'aimerai le savoir...
Merci
Maxipout...
Y a t-il une façon de contester ces contraventions ou d'avoir plus d'information sur nos infractions? Y a t-il une limite de contravention que nous pouvons recevoir...nous avons tourné en rond 1h cette journée là, vais-je recevoir 12 contraventions????
Si vous avez vécu cette situation, j'aimerai le savoir...
Merci
Maxipout...
Retour de croisière à La Havane avec le MSC Opera English translation pending
bonjour a tous😉 domage pas beaucoup de retour de cette croisiere la havane msc opéra bonne journée a tous😏
Croisière sur le Norwegian Sun le 16 janvier 2016 Valparaiso Buenos Aires English translation pending
Je voudrais savoir si des francophones seront à bord du norwegian sun le 16 janvier 2016 de valparaiso a buenos aires et quelle est la meilleure solution pour aller de santiago a valparaiso je compte arriver la veille pour visiter un peu santiago avant de me rendre à valparaiso
Vietnam en octobre English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer 4 semaines au vietnam au mois d'octobre, pensez-vous que la pluie soit un problème à cette époque?
Notre souhait est de remonter d'Ho chi min à Hanoi en 4 semaines.
Merci
Nous souhaitons passer 4 semaines au vietnam au mois d'octobre, pensez-vous que la pluie soit un problème à cette époque?
Notre souhait est de remonter d'Ho chi min à Hanoi en 4 semaines.
Merci
Réalité de l'immobilier en Floride? English translation pending
Bonjour,
Après plusieurs séjours aux USA dont la Floride, j'arrive à être tenté par un investissement immobilier dans le secteur de Miami Beach central (vers la 40ème).
Un appartement standard (pas les Trumps !) simplement pour y avoir un pied à terre pour notre usage et celui de notre famille et amis...
Au printemps et à l'été 2006, un "2 chambres" coutait environ 270 à 350K$, en fonction de l'emplacement et de la vue.
Cet automne, et avec la crise actuelle, le prix ne semble pas avoir baissé, mais au contraire augmenté!
320 K$ est le minimum pour avoir des réponses sur les moteurs de recherches des agences...
Apres plusieurs contacts, il semblerait que la crise touche surtout les villas et lotissements de banlieue, et que les "bons" emplacements soient totalement épargnés.
Est-ce vrai? Les prix affichés par les agences sont-ils des prix d'appel non modifiés depuis quelques mois?
J'aimerais donc bien avoir l'avis de ceux qui connaissent ce secteur. Merci d'avance.
Apres plusieurs contacts, il semblerait que la crise touche surtout les villas et lotissements de banlieue, et que les "bons" emplacements soient totalement épargnés.
Est-ce vrai? Les prix affichés par les agences sont-ils des prix d'appel non modifiés depuis quelques mois?
J'aimerais donc bien avoir l'avis de ceux qui connaissent ce secteur. Merci d'avance.
Tokyo: dans quel quartier dormir? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au Japon en mars/avril 2009 et terminerons notre périple à Tokyo où nous passerons 5 nuits. Nous logerons dans un hôtel de la chaîne Toyoko, mais il y en a dans plusieurs quartiers, plus ou moins aux mêmes prix. Du coup, on hésite : Asakusa, Ikebukuro ou Shinjuku ?
A votre avis ?
Merci pour les infos.
Laurent
Nous partons au Japon en mars/avril 2009 et terminerons notre périple à Tokyo où nous passerons 5 nuits. Nous logerons dans un hôtel de la chaîne Toyoko, mais il y en a dans plusieurs quartiers, plus ou moins aux mêmes prix. Du coup, on hésite : Asakusa, Ikebukuro ou Shinjuku ?
A votre avis ?
Merci pour les infos.
Laurent
Délai suffisant entre atterrissage à Santiago du Chili et décollage vers Calama? English translation pending
Bonjour,
je pense prendre un vol direct Air France pour Paris => Santiago du chili le vendredi 1er juillet au soir, atterrissage le samedi 02 à 9H heure locale. Pour aller à Calama, je pensais prendre le vol LAN qui décolle ce même jour à 12H.
Pensez vous que le délai de 3H est bien ou trop juste? Je n ai jamais fait de correspondance.
Merci d'avance
je pense prendre un vol direct Air France pour Paris => Santiago du chili le vendredi 1er juillet au soir, atterrissage le samedi 02 à 9H heure locale. Pour aller à Calama, je pensais prendre le vol LAN qui décolle ce même jour à 12H.
Pensez vous que le délai de 3H est bien ou trop juste? Je n ai jamais fait de correspondance.
Merci d'avance
Adresse des organismes Minrex et Esti (Cuba) English translation pending
quelqu'un connait il l'adresse de ces2 organismes cubain à la havane
MINREX: ministere des relation exterieures (pour validation papier mariage divorce etc)
ESTI: pour faire traduire en francais les originaux espagnol
merci
MINREX: ministere des relation exterieures (pour validation papier mariage divorce etc)
ESTI: pour faire traduire en francais les originaux espagnol
merci
Projet de volontariat en Afrique de l'Ouest English translation pending
Bonjour,
Cathie, 48 ans.
Apres deux ans passé au Togo et rentrée depuis 14 mois en France, je ne pense qu'a une chose c'est de repartir donner de mon temps et de mon energie dans un pays d'Afrique.
Cameroun, Mali, Benin, Ghana.......je reste ouverte a toute proposition serieuse.
J'envisage un départ fin année 2018. Ce délai afin de bien préparer mon projet.
N'hésitez pas a me contacter
A tres vite
Cathie
Permis de conduire en Éthiopie English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai la chance de pouvoir partir vivre en Ethiopie, pour une durée de deux ans, entrecoupés de retours en France.
J'aimerais savoir s'il est possible, entant que ressortissant français de passer mon permis de conduire sur place (que je n'ai toujours pas en France) et de le faire valider à mon retour en France ?
L'ambassade est plus qu'évasive à ce sujet, donc si vous avez quelque info, je vous en remercie :)
Zi'
J'ai la chance de pouvoir partir vivre en Ethiopie, pour une durée de deux ans, entrecoupés de retours en France.
J'aimerais savoir s'il est possible, entant que ressortissant français de passer mon permis de conduire sur place (que je n'ai toujours pas en France) et de le faire valider à mon retour en France ?
L'ambassade est plus qu'évasive à ce sujet, donc si vous avez quelque info, je vous en remercie :)
Zi'
Train touristique entre Barcelone et Saint-Jacques-de-Compostelle? English translation pending
bonjour
je compte passer 15 jours à Barcelone début oct.
Je cherche le site d'un train touristique partant de Barcelone à St Jacques de Compostelle.
Y at-il d' autres suggestions de trains pour des excursions de 3ou 4 jours au départ de Barcelone.
Je cherche aussi un petit app.bien situé, dans un quartier sécuritaire et............surtout pas trop cher.
Merci! Mocka
Merci! Mocka
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :
09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre
10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur
11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque
12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco
13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine
14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate
16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno
17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy
18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol
22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral
24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera
25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho
26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
1h20 pour récupérer ses bagages et changer d'aéroport à Kuala Lumpur English translation pending
Bonjour,
On atterrit a Kuala Lumpur le 18 decembre a 20h35, a l'aeroport international (avec Qatar airways). Il y a un avion pour Penang a 21h55 depuis le terminal LCC. Est-ce faisable?
Sinon je dois dormir la nuit a KL ce qui ne m'enchante pas d'autant que ca a pas l'air donné!
Le vol pour Penang coute 6,35 EUR et je me dis que c'est mieux de dormir la bas et prendre le train au matin pour la thailande...
Merci!
On atterrit a Kuala Lumpur le 18 decembre a 20h35, a l'aeroport international (avec Qatar airways). Il y a un avion pour Penang a 21h55 depuis le terminal LCC. Est-ce faisable?
Sinon je dois dormir la nuit a KL ce qui ne m'enchante pas d'autant que ca a pas l'air donné!
Le vol pour Penang coute 6,35 EUR et je me dis que c'est mieux de dormir la bas et prendre le train au matin pour la thailande...
Merci!
S'installer au Québec, coût de la vie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'adresse à tout ceux qui habite au Québec car ma petite famille (mon mari et ma petite puce de 10 mois et demi) et moi-même aimerions partir vivre au Quebec et principalement au départ à Montréal.
Nous souhaiterions avoir des renseingnements pratiques par rapport à la ville.
Pouvez-vous me décrire les différents quartiers de Montréal et les + agréables à vivre ?
Combien coûte environ une place de cinéma, les transports, une baguette de pain 😉 ?
Je suis maquilleuse chez Wella qui est un grand groupe de produit capillaire et je voulais savoir si vous connaissiez Wella là-bas ?
Mon homme est informaticien : y a t-il des grands groupes qui recrutent en ce moment ?
Je vous trouve tous très sympathique aux lectures de vos posts et votre réputation de gens "très gentils et accueillants" ne semble pas vous faire défaut !
Je vous remercie d'avance des réponses que vous pourriez m'apporter 😊
Shirley, 25 ans, Région Parisienne
Je m'adresse à tout ceux qui habite au Québec car ma petite famille (mon mari et ma petite puce de 10 mois et demi) et moi-même aimerions partir vivre au Quebec et principalement au départ à Montréal.
Nous souhaiterions avoir des renseingnements pratiques par rapport à la ville.
Pouvez-vous me décrire les différents quartiers de Montréal et les + agréables à vivre ?
Combien coûte environ une place de cinéma, les transports, une baguette de pain 😉 ?
Je suis maquilleuse chez Wella qui est un grand groupe de produit capillaire et je voulais savoir si vous connaissiez Wella là-bas ?
Mon homme est informaticien : y a t-il des grands groupes qui recrutent en ce moment ?
Je vous trouve tous très sympathique aux lectures de vos posts et votre réputation de gens "très gentils et accueillants" ne semble pas vous faire défaut !
Je vous remercie d'avance des réponses que vous pourriez m'apporter 😊
Shirley, 25 ans, Région Parisienne
Recherche groupe ou agence de voyage très flexible pour visiter Jerusalem et Bethléem English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite visiter Jérusalem et peut-être d'autres villes en avril prochain (env 10jours).
Je voyage en solo habituellement, mais il me semble plus prudent de voyager en groupe ce coup-ci. (Mais peut-être ai-je tort?)
Connaîtriez-vous des agences de voyages ultra-flexibles auquelles faire appel en Belgique, au Luxembourg ou dans le Nord de la France?
Pour ceux qui se seraient déjà rendu en Israel et sur les territoires Palestiniens, auriez-vous des idées d'itinéraires?
Des conseils sur la sécurité, les lieux à ne pas manquer, ...?
D'avance, un grand merci pour votre aide!
D'avance, un grand merci pour votre aide!
Un tour du monde prévu sous peu et seulement deux pages libres sur le passeport English translation pending
Bonjour,
je suis en train de préparer un tour du monde avec une date de départ autour du 20 Janvier, sauf que je viens de me rendre compte que je n'ai plus que 2 page de libres ( avec déjà à chaque fois un tampon dessus)
J'habite en région parisienne ( 92) et j'ai vus que les délais moyen sont de 3 semaines ce qui est trop long, et vus que j'aurais surement mon billet une semaine seulement avant le départ c'est trop juste ( ou je ne veux pas prendre le risque) pour en demander un en urgence. http://vosdroits.service-public.fr/F1709.xhtml
Ou autre scénario, d'apres ce post : http://voyageforum.com/forum/renouvellement_passeport_en_voyage_D942638/
Je pourrais en avoir un temporaire en cour de route dans une ambassade. ( Quitte même à le déclarer volés si je voudrais le garder)
Avez vous la solution miracle?
je suis en train de préparer un tour du monde avec une date de départ autour du 20 Janvier, sauf que je viens de me rendre compte que je n'ai plus que 2 page de libres ( avec déjà à chaque fois un tampon dessus)
J'habite en région parisienne ( 92) et j'ai vus que les délais moyen sont de 3 semaines ce qui est trop long, et vus que j'aurais surement mon billet une semaine seulement avant le départ c'est trop juste ( ou je ne veux pas prendre le risque) pour en demander un en urgence. http://vosdroits.service-public.fr/F1709.xhtml
Ou autre scénario, d'apres ce post : http://voyageforum.com/forum/renouvellement_passeport_en_voyage_D942638/
Je pourrais en avoir un temporaire en cour de route dans une ambassade. ( Quitte même à le déclarer volés si je voudrais le garder)
Avez vous la solution miracle?
Construire sa maison au Sénégal English translation pending
Bonjour a toutes et a tous,
Ayant comme projet de venir vivre au Senegal dans un premier temps avec un but humanitaire, je suis a la recherche d'info concernant la construction d'une maison dans la region de M'Boro (+/- 70 km au nord de Dakar).
1) Prix des terrain (environ 1000 m2)
2) prix de la contruction (+/- 150 m2) sachant que j'ai l'intention de la construire avec des habitants du village.
3)formalites a remplir avant le debut de la construction.
Merci pour vos precieux renseignements.
Ayant comme projet de venir vivre au Senegal dans un premier temps avec un but humanitaire, je suis a la recherche d'info concernant la construction d'une maison dans la region de M'Boro (+/- 70 km au nord de Dakar).
1) Prix des terrain (environ 1000 m2)
2) prix de la contruction (+/- 150 m2) sachant que j'ai l'intention de la construire avec des habitants du village.
3)formalites a remplir avant le debut de la construction.
Merci pour vos precieux renseignements.
Great accommodation tips for Tokyo, Kyoto, and Osaka
Hello,
I’m new to the forum (I live in Paris), though I’ve used it before during my past trips, a long time ago when I was young :). I’m now the venerable age of 49.
As mentioned in the title, I’m looking for some great accommodation tips for myself and my two daughters, aged 10 and 12, that you may have recently tried during your travels in Japan.
Ideally, since I haven’t been back to Japan since 2008, I’d love to get some reliable recommendations for hotels or ryokan where you’ve stayed.
When I visited Japan several times in 2007 and 2008, I didn’t have kids, so I wasn’t as concerned about comfort. Even though my daughters are used to traveling with me, I’d still like to use the Japan Rail Pass as I did before—except back then, I didn’t book in advance. With kids, I’d prefer to plan ahead.
So if you have any great recommendations to share for these cities (priority), but I’m also interested in Nara, Matsuyama, Fukuoka/Hakata, and Hiroshima.
All your suggestions based on your past experiences will be much appreciated here.
I’d also be happy to chat with you about the differences between Japan nearly 20 years ago, when I first visited, and today. Have many things changed or evolved?
Thanks so much for your help.
Arnaud
I’m new to the forum (I live in Paris), though I’ve used it before during my past trips, a long time ago when I was young :). I’m now the venerable age of 49.
As mentioned in the title, I’m looking for some great accommodation tips for myself and my two daughters, aged 10 and 12, that you may have recently tried during your travels in Japan.
Ideally, since I haven’t been back to Japan since 2008, I’d love to get some reliable recommendations for hotels or ryokan where you’ve stayed.
When I visited Japan several times in 2007 and 2008, I didn’t have kids, so I wasn’t as concerned about comfort. Even though my daughters are used to traveling with me, I’d still like to use the Japan Rail Pass as I did before—except back then, I didn’t book in advance. With kids, I’d prefer to plan ahead.
So if you have any great recommendations to share for these cities (priority), but I’m also interested in Nara, Matsuyama, Fukuoka/Hakata, and Hiroshima.
All your suggestions based on your past experiences will be much appreciated here.
I’d also be happy to chat with you about the differences between Japan nearly 20 years ago, when I first visited, and today. Have many things changed or evolved?
Thanks so much for your help.
Arnaud
Partir vivre dans le Sud-Ouest français (Perpignan) English translation pending
Bonjour à tous !!!
Mon mari et moi voulons changer de vie ! Nous n'avons rien qui nous retienne dans le nord et nous souhaitons partir vivre à Perpignan.
Mon mari va demander sa mutation là-bas donc question boulot, pas de problème ! Au niveau du logement, j'ai regardé les petites annonces sur le net et à priori c'est le même prix que dans le nord !!! J'en revient pas !
Bref, pourriez-vous me dire si vous connaissez perpignan ou sa région ??
Est ce qu'on y vit si bien ?? Sur le net j'ai trouvé des post où on parle de l'insécurité qui y règne ! Certains me font m'imaginer le pire, on dirait carrément qu'ils parlent du bronx ! 🏴☠️ Je trouve ça un peu gros !!??
Merci d'avance pour vos réponses ! 😉
Mon mari et moi voulons changer de vie ! Nous n'avons rien qui nous retienne dans le nord et nous souhaitons partir vivre à Perpignan.
Mon mari va demander sa mutation là-bas donc question boulot, pas de problème ! Au niveau du logement, j'ai regardé les petites annonces sur le net et à priori c'est le même prix que dans le nord !!! J'en revient pas !
Bref, pourriez-vous me dire si vous connaissez perpignan ou sa région ??
Est ce qu'on y vit si bien ?? Sur le net j'ai trouvé des post où on parle de l'insécurité qui y règne ! Certains me font m'imaginer le pire, on dirait carrément qu'ils parlent du bronx ! 🏴☠️ Je trouve ça un peu gros !!??
Merci d'avance pour vos réponses ! 😉
Australie en camping-car, 45 jours entre février et mars 2017 English translation pending
Nous sommes 2 couples de retraités. Nous envisageons de partir en Australie e mi février 2017 à fin Mars 2017.
Vol Paris Sydney.
3 jours à Sydney
Location voiture sydney jusqu'à Adelaide par la côte. Logement par airbnb ou dans des motels. (15 jours)
Avion depuis Adelaide jusqu'à Alice springs.
Alice springs location camping car
visite 5 jours du centre
puis transit toujours en camping car jusqu'à cairns (8 jours)
Location de voiture à Cairns
descente jusqu'à Sydney en longeant la côte. Logement par airbnb ou dans des motels. 12 jours
logement 2 jours à Sydney avant le retour Avion.
Est ce que ce circuit est réaliste dans le délai imparti ? est on dans une période météo favorable ? Nous estimons le coût à 35 € / jour pour une voiture, 70 € pour le camping car (hors frais essence et péages), entre 40 et 50 € pour un logement airbnb pour 4.
Est ce que ce circuit est réaliste dans le délai imparti ? est on dans une période météo favorable ? Nous estimons le coût à 35 € / jour pour une voiture, 70 € pour le camping car (hors frais essence et péages), entre 40 et 50 € pour un logement airbnb pour 4.